Archive pour le Tag 'séniors'

Séniors : la contradiction entre l’âge de la retraite et l’emploi

Séniors : la contradiction entre l’âge de la retraite et l’emploi

 

Théoriquement la retraite peut être prise à partir de 62 ans. Dans les faits,  l’âge moyen de départ et de 62 ans et demi. On s’apprête à repousser la à 64 ans pour une retraite pleine or le problème est qu’une partie non négligeable des salariés âgés sont déjà au chômage avant. Les seniors sont en effet particulièrement frappés par le chômage de longue durée (au delà d’un an). En 2018, 37,8% des demandeurs d’emploi ayant plus de 50 ans étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus de deux ans contre 22,3% pour l’ensemble des inscrits. Plus l’âge avance et plus de 50 ans rencontrent de grandes difficultés pour sortir du chômage.

Ainsi, 60,2% des plus de 55 ans étaient au chômage depuis plus d’un an en 2018 contre 41,8% pour l’ensemble des chômeurs de 15 à 64 ans.

Comment dès lors  envisager d’un point de vue social la compatibilité avec un report de l’âge de la retraite. Il est vraisemblable qu’en attendant la fatidique date, nombre d’intéressés iront rejoindre le halo du chômage, c’est-à-dire ce qui n’ont plus droit à rien en matière d’indemnités et qui ne recherchent plus de travail à Pôle emploi. Un report éventuel de l’âge  de la retraite (qui devrait être ciblé en fonction de la nature des métiers et de leur pénibilité) n’est donc socialement acceptable que s’il est accompagné d’une politique de réinsertion professionnelle de ces salariés âgés en utilisant d’une part les moyens de la formation, d’autre part en créant des dispositions légales contractuelles pour aménager leur temps et autres conditions de travail

Contradiction entre le chômage des séniors et le report de l’âge de la retraite

Contradiction entre le chômage des séniors et le report de l’âge de la retraite

 

Cette contradiction est la conséquence du traitement des problématiques économiques et sociales par tranches de saucisson ; Or ces questions s’insèrent le plus souvent dans des processus systémiques interdépendants ; Pour parler simple, on veut repousser l’âge de la retraite (théoriquement applicable à 62 ans mais la moyenne des départ réels est de 62.5 ans) ; dans la reforme en cours, la date de départ serait repoussée à 64 ans. Le problème c’est qu’actuellement un retraité sur deux part en retraite en situation de quasi chômage. (Certains sont à pole emploi d’autres alimentent  le halo du chômage (sécu, invalidité, allocations sociales, etc.). Se pose donc avec l’allongement de l’âge effectif du départ en retraite le problème crucial de l’emploi des séniors. Et de ce point de vue tout est à revoir dans les conditions d’utilisation de cette catégories (temps de travail, formation, responsabilités, transition  etc.). Les avertissements sur l’emploi des seniors se multiplient donc. Après le rapport du Sénat présenté le 8 octobre dernier, c’est autour de la Cour des comptes de tirer la sonnette d’alarme. Dans un référé rendu public ce jeudi 10 octobre, le président de la juridiction financière, Didier Migaud, met en garde le Premier ministre, Edouard Philippe, sur les risques de précarisation des seniors exclus du marché du travail. Alors que le gouvernement s’est lancé dans une réforme des retraites très sensible politiquement, la question de l’emploi des salariés les plus âgés revient au centre des débats. Le recul de l’âge légal à la retraite lié aux différentes réformes menées depuis une quinzaine d’années n’a pas amélioré forcément sur tous les plans le sort des seniors sur le marché du travail.

Le nombre de chômeurs de longue durée âgés de plus de 50 ans, inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, a explosé après la crise de 2008. D’après les données de l’Insee communiqués dans le document de la Cour des comptes, les chômeurs de plus de 50 ans ont doublé (554.000 au premier trimestre 2019), « soit une hausse beaucoup plus importante que celle du nombre de chômeurs âgés de 15 à 24 ans (+ 11 %) et de 25 à 49 ans (+ 26 %) ».

Rien que pour la catégorie A, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de plus de 50 ans a triplé depuis 2008 (916.400) en raison également de la fin de dispense de recherche d’emploi pour les plus de 57 ans depuis 2012. Le premier magistrat de la rue Cambon est particulièrement critique à l’égard des politiques de ressources humaines dans les entreprises.

« .

Du côté du revenu de solidarité active (RSA) ou de l’allocation pour adulte handicapé (AAH), la proportion des allocataires âgés de 60 à 64 ans dans leur classe d’âge  »a ainsi augmenté de 111 % en dix ans depuis 2009 pour le RSA socle, et de 192 % depuis 2010 pour l’AAH ».

Les différents mécanismes de protection sociale ne suffisent pas à limiter ce risque de précarisation pour les seniors situés dans une zone grise. « Ces revenus de transfert parviennent à réduire partiellement le taux de pauvreté des ménages de seniors qui ne sont ni en emploi, ni en retraite. Ce taux passe de plus de 72 % avant redistribution à 54 % après. Cette part reste toutefois très élevée, à un niveau supérieur à celui constaté pour les personnes sans emploi âgés de 25 à 52 ans (47 % après redistribution) »explique la Cour des comptes. Elle évalue le niveau de vie mensuel de ces personnes à 882 euros alors que le seuil de pauvreté s’élève à environ 1.015 euros par mois selon de récents chiffres de l’Insee.

Le magistrat Didier Migaud pointe en particulier l’absence d’évaluation des politiques publiques relatives aux retraites. Il relève par exemple que la loi de 2010 portée par le gouvernement de François Fillon n’a donné lieu « à aucune étude d’impact solide sur les effets potentiels des mesures de report d’âge en termes de basculement dans l’inactivité et les minima sociaux ».

Il souligne que les premières études documentées sur cette réforme ont été publiées en 2016 par le ministère de la Santé. Le service de statistiques du ministère a ainsi montré que le report de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans allait entraîner « un surplus d’environ 80.000 allocataires âgés de 60 et 61 ans au titre du RSA socle, de l’AAH et de l’ASS, pour un surcoût estimé à environ 600 millions d’euros par an ».

A cela s’ajoute, un « bilan décevant » des politiques de l’emploi à l’égard des seniors depuis le début des années 2000 qui contribue à leur mise à l’écart du marché du travail. Face à la possible aggravation des risques de paupérisation, l’organisme public recommande de mieux chiffrer les phénomènes de basculement dans l’inactivité de cette population dans le cadre de la future réforme.

 

Emploi des seniors : la contradiction avec l’âge de la retraite

Emploi des seniors : la contradiction avec l’âge de la retraite

 

Théoriquement la retraite peut être prise à partir de 62 ans. Dans les faits,  l’âge moyen de départ et de 62 ans et demi. On s’apprête à repousser la à 64 ans pour une retraite pleine or le problème est qu’une partie non négligeable des salariés âgés sont déjà au chômage avant. Les seniors sont en effet particulièrement frappés par le chômage de longue durée (au delà d’un an). En 2018, 37,8% des demandeurs d’emploi ayant plus de 50 ans étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus de deux ans contre 22,3% pour l’ensemble des inscrits. Plus l’âge avance et plus de 50 ans rencontrent de grandes difficultés pour sortir du chômage.

Ainsi, 60,2% des plus de 55 ans étaient au chômage depuis plus d’un an en 2018 contre 41,8% pour l’ensemble des chômeurs de 15 à 64 ans.

Comment dès lors  envisager d’un point de vue social la compatibilité avec un report de l’âge de la retraite. Il est vraisemblable qu’en attendant la fatidique date, nombre d’intéressés iront rejoindre le halo du chômage, c’est-à-dire ce qui n’ont plus droit à rien en matière d’indemnités et qui ne recherchent plus de travail à Pôle emploi. Un report éventuel de l’âge  de la retraite (qui devrait être ciblé en fonction de la nature des métiers et de leur pénibilité) n’est donc socialement acceptable que s’il est accompagné d’une politique de réinsertion professionnelle de ces salariés âgés en utilisant d’une part les moyens de la formation, d’autre part en créant des dispositions légales contractuelles pour aménager leur temps et autres conditions de travail

Séniors : un niveau de vie de 2000 euros

Séniors : un niveau de vie de 2000 euros

 

Encore une comparaison des revenus sujette à caution entre actifs et retraités. Ce revenu serait de 2049 €, ce serait le revenu moyen des ménages de retraités ;  supérieur à celui des 25-64 ans mais  qui tend à stagner depuis plusieurs années. La revue notre temps conteste cette présentation.   D’emblée, citons un chiffre: la pension moyenne d’un retraité français était, en 2015, de 1 376€ bruts, soit 1 283€ nets. Ce  montant provient d’une enquête très complète publiée en mai dernier par le service statistique du ministère des Solidarités et de la Santé, la Drees. Cette dernière estime aussi, à partir d’une analyse des  pensions des retraités nés en 1946, qu’un peu plus d’un quart d’entre eux touchent moins de 800€ de pension, et 44% moins de 1200€! Nous sommes ici très loin de l’opulence…  Notons toutefois que la Drees ne prend ici en compte que les pensions directes. Elle exclut les pensions de réversion – versées à la mort du conjoint –, ainsi que les revenus complémentaires que touchent certains: loyers, placements, aides sociales, salaires pour ceux qui ont une activité à temps partiel… C’est ce biais qui explique pourquoi l’Insee estime, elle, que le niveau de vie mensuel moyen d’un retraité, tous revenus confondus, est de 2049€, contre 2062€ pour un actif et 1946€ pour l’ensemble .  De grandes différences existent également selon la profession exercée et le nombre d’années cotisées. En 2015, les fonctionnaires civils d’État touchaient par exemple une pension brute moyenne de 2280€, selon la Drees. Cette pension moyenne descend à 2120€ pour les affiliés aux régimes spéciaux (SNCF, marins, employés de la Banque de France…), 1920€ pour les professions libérales, 1 220€ pour les salariés du régime général. Et jusqu’à 710€ pour les artisans, 600€ pour les agriculteurs et 500€ pour les commerçants! Il faudrait ajouter que beaucoup de retraités ont travaillé le double en termes de temps de travail par rapport aux actifs actuels ! 

Seniors : plus actifs en Allemagne qu’en France

Seniors : plus actifs en Allemagne qu’en France

Si l’on suit l’exemple allemand il se pourrait bien que les retraités deviennent plus actifs à l’avenir qu’aujourd’hui. Cela pour des raisons économiques et sociales notamment en raison du déséquilibre chronique des caisses de retraite aussi bien de la sécurité sociale que des caisses complémentaires. À cet égard les français pourraient rapidement rattraper les Allemands car différentes mesures envisagées pour boucher les trous caisses de retraite nous conduisent vers les   70 ans pour une retraite pleine. 14%, c’est le pourcentage des Allemands âgés de 65 ans à 69 ans qui travaillent encore. Il y a seulement 10 ans, l’institut Destatis -l’équivalent de l’Insee en Allemagne- estimait que, dans cette tranche d’âge, la part des actifs se limitait à 6%. Tous ne sont évidemment pas salariés. Dans 4 cas sur 10, ces seniors qui ne se contentent pas de leur pension de retraités travaillent pour leur propre compte ou pour un membre de leur famille.  L’enquête de Destatis ne dit pas si leur activité est vécue comme une contrainte ou relève uniquement d’un choix personnel. En Allemagne, l’âge légal du départ à la retraite est de 65 ans et 3 mois. Reste que la différence avec la France est saisissante. Passé cet âge, les Français encore en activité sont nettement moins nombreux. Selon l’Insee, le pourcentage des actifs de plus de 65 ans dans l’Hexagone se limitaient en 2013 à 2,3% !  Les seniors allemands sont également de plus en plus nombreux à se mettre au diapason de la jeunesse vis-à-vis des nouvelles technologies. 57% des plus de 65 ans utilisent régulièrement un ordinateur. Et 45% surfent sur internet.  L’enquête de Destatis met aussi en avant le nombre croissant de retraités inscrits dans les universités allemandes en tant qu’auditeurs libres. 42% de ces étudiants qui apprennent pour l’amour de l’art ont plus de 65 ans. Ils sont un tiers de plus qu’en 2005.

Service civique obligatoire pour les seniors (Rama Yade) !!!

Service civique obligatoire pour les seniors (Rama Yade) !!!

 

Rama Yade propose uen service civique obligatoire pour les séniors. De quoi sourire- et même pleurer- car s’il devait y avoir uen service civique obligatoire cela devrait concerner les jeunes dont beaucoup ont un sérieux besoin d’être formatés  au valeurs de la république. De ce point de vue un service militaires serait plus pertinent. Pourquoi cette proposition ? d’abord pour tenter d’exister politiquement. L’UDI ne représente plus grand-chose ( autour de 5%), Rama Yade encore moins puisque c’est une  proposition personnelle. Rama Yade a besoin d’exister or l’espace de la sphère politique ne cesse de rétrécir ; on se saisit donc de questions les plus dérisoires quitte en plus à polémiquer pour donner du contenu au débat démocratique. Par ailleurs Rama Yade et l’archétype du politique, issue d’un milieu bourgeois,  diplômée de sciences Po, fonctionnaire , elle a atteint très rapidement  les sommet du pouvoir  grâce à des phénomènes de cour. Choisie par les princes ‘(Sarko notamment) elle a été nommée Ministre sans vraiment convaincre. Certes elle est sympathique, appréciée même du fait peut-Eter de la modération de ses propos. Mais des propos sans grand contenu. L’idée d’un service civique peut être intéressante mais encore uen fois il doit concerner les jeunes, tous les jeunes et être obligatoire. Pour les séniors on pourrait par contre proposer un service, facultatif bien   sûr à ceux qui ont envie de transmettre leurs compétences, d’apporter uen contribution à la vie socio- culturelle et notamment de transmettre les valeurs de la république ( nota: beaucoup n’ont pas attendu Rama Yade pour s’engager dans ce sens). Bref un truc mal ficelée par Rama Yade à la limite du ridicule et qui peut en outre tuer une idée intéressante.  Le Think Tank « Allons Enfants », fondé par Rama Yade, veut donc   »reconsidérer nos personnes âgées comme des citoyens engagés dans la société et non plus comme une charge ». Pour ce faire, le collectif propose d’instaurer un service civique obligatoire aux seniors « à partir de l’âge de la retraite jusqu’à la perte d’autonomie ». Selon « Allons Enfants », cette idée aurait le double avantage de « favoriser la transmission des savoirs et des expériences » tout en augmentant « le pouvoir d’achat des retraités dans le besoin ». Selon le communiqué publié par le Think Tank sur sa page Facebook, « on mesure le progrès d’une société au traitement réservé à ses vieux ». Cette proposition ne semble toutefois pas faire l’unanimité, y compris au sein de l’UDI, le parti de Rama Yade. « Cette idée n’engage en rien l’UDI », a par exemple tweeté le député Yves Jégo, la qualifiant de « saugrenue ». Réplique quasi-immédiate de la principale intéressée, qui fustige « ces politiques qui critiquent mais ne proposent rien pour nos vieux réduits à un risque-dépendance ».

Séniors : de plus en plus de pauvres

Séniors : de plus en plus de pauvres   

Le Secours catholique dit avoir accueilli près d’un million et demi de personnes en 2013, dont 8,5% de plus de 60 ans, alors qu’ils représentaient 5% des populations aidées en 2000, et la progression est plus forte chez les plus de 50 ans, qui comptent pour 25,5% des personnes accueillies contre 18% en 2011.  Ce chiffre fait écho à ceux du chômage : en septembre, le nombre de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans avait augmenté de 11,1% sur un an contre 4,0% pour l’ensemble de la population. Le texte relève qu’un tiers des 55-64 sont bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA). Le Secours catholique s’inquiète en outre de la proportion grandissante de femmes parmi les seniors accueillis : de 54% en 2003 à 61% en 2013, avec un revenu moyen de 772 euros, « soit 215 euros en dessous du seuil de pauvreté », souligne le rapport. Les plus âgés ne sont pas les seuls touchés puisque le nombre total de personnes accueillies s’accroît (+46.000), avec une hausse marquée des familles avec enfant, qu’elles soient monoparentales (+2,3%) ou qu’il s’agisse de couples (+6%). Le revenu mensuel moyen des personnes soutenues, dont 16% de ménages qui n’ont aucune ressource, est de 515 euros par unité de consommation, soit 772 euros pour un couple ou 1.081 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans.  L’organisation caritative rappelle encore que la pauvreté entraîne la perte de lien social. Ainsi les hommes seuls ont-ils compté pour un quart des ménages accueillis et présentent le niveau de vie moyen le plus faible, avec 437 euros par mois. Enfin, écrit le Secours catholique, « la précarité énergétique gagne du terrain ». L’aide financière apportée aux personnes dans cette situation a presque doublé (+90%) en dix ans.

Chômage : hausse chez les jeunes et les séniors

Chômage : hausse chez les jeunes et les séniors

 

Selon les chiffres de l’Insee publiés ce jeudi 5 juin, il s’est maintenu à 9,7% en métropole au premier trimestre 2014, soit le même chiffre qu’au dernier trimestre 2013. En comptant les départements d’outre-mer, le taux passe à 10,1% de la population active. Sur un an, l’Insee constate une baisse de 0,2 point, le nombre de chômeurs s’établissant à 2,779 millions sur les trois premiers mois de l’année. Dans le détail, le taux de chômage progresse sur les deux catégories les plus sensibles à savoir les jeunes et les seniors. Sur les 15-24 ans, le chômage progresse ainsi de deux points par rapport au précédent trimestre, atteignant 22,9%. Chez les 50 ans et plus, il augmente de trois points à 6,7%. Ces deux hausses sont toutefois compensées par la baisse sur les 25-49 ans de 1 point, à 9%. Ces chiffres sont construits en retenant les normes du Bureau International du Travail, qui diffèrent dans la comptabilisation du nombre de personnes sans emploi de celle retenue par Pôle emploi.

Un rapport pour « piquer » l’argent des séniors

Un rapport pour « piquer » l’argent des séniors

Le gouvernement s’intéresse de près à l’argent des séniors et envisage différentes manières  pour l’utiliser.  Comme l’ingénierie financière et fiscale et sans limite, il faut s’attendre à quelques innovations. Comment donc  inciter les séniors à dépenser plus? Le commissariat général à la stratégie et à la prospective a planché sur la question. Il vient de remettre, ce jeudi 5 décembre, son rapport au gouvernement. Il faut dire que le revenu disponible des plus de 60 ans atteint 424 milliards d’euros. C’est cette manne qui fait tellement rêver le gouvernement. Les séniors consomment, en effet, nettement moins que la moyenne et mettent davantage d’argent de côté. Selon ce rapport, si leur taux d’épargne retombait à 16%, cela pourrait générer 1 à 1,5 point de croissance à court terme.  Plusieurs pistes sont donc évoquées pour les pousser à consommer davantage. Comme, par exemple, mettre en place une nouvelle forme de viager: le bien ne serait pas cédé à un particulier mais à un intermédiaire, une banque ou un assureur, en contrepartie d’une rente mensuelle. Autre idée encore: créer un nouveau livret d’épargne, une sorte de livret A spécialement dédié aux séniors, mieux rémunéré mais où l’argent serait partiellement bloqué, sauf cas exceptionnels, pour être investi dans le financement des entreprises.

 

Chômage record en novembre, surtout chez les jeunes et les séniors

Chômage record en novembre, surtout chez les jeunes et les séniors

. En novembre, les travailleurs les plus âgés et les plus jeunes ont été les plus touchés. Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (ceux n’ayant exercé aucune activité) a augmenté de 29.300 (+0,9%) le mois dernier en France métropolitaine, pour atteindre 3.132.600, son niveau le plus élevé depuis janvier 1998. Il s’approche du plus haut niveau de la série statistique du ministère, qui débute en janvier 1996, qui est de 3.205.300 demandeurs d’emploi en janvier 1997. Sur un an, la progression en catégorie A est de 10,8%. En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi progresse de 0,7%, soit 30.400 personnes de plus, pour atteindre 4.617.400 (+9,2% sur un an). Avec les départements d’Outre-mer, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B et C est de 4.904.900. François Hollande, conscient selon son entourage que la réussite de son quinquennat se jouera sur ce dossier, a réitéré jeudi son engagement d’inverser la courbe du chômage d’ici fin 2013. En novembre, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de plus de 50 ans a progressé de 1,2% en catégorie A (+17,5% sur un an) et de 1,0% en A, B, C (+15,6% sur un an). Le nombre de demandeurs d’emploi âgés de moins de 25 ans a également augmenté de 1,2% en catégorie A (+10,2% sur un an), et de 0,7% en A, B, C (+9,1% sur un an). Le nombre de personnes âgées de 25 à 49 ans a moins progressé (+0,8% en catégorie A et +0,5% en A, B et C).

 

 




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