Archive pour le Tag 'déjà'

Salaire fonctionnaires : 14 milliards déjà dépensés en plus

Salaire fonctionnaires : 14 milliards déjà dépensés en plus

 
Près de 14 milliards d’euros en plus depuis deux ans. C’est le chiffre mis en avant par le gouvernement jeudi 14 mars, à cinq jours d’un appel à la mobilisation pour les salaires des fonctionnaires. Selon un document présenté aux syndicats, 13,8 milliards d’euros en mesures salariales ont été dépensés depuis 2022 au bénéfice des agents publics. Des augmentations qui aboutissent à une croissance significative de l’enveloppe. Pas forcément une augmentation du pouvoir d’achat individuel car les salaires de base demeurent faibles mais tout simplement un résultat provenant du nombre excessif de fonctionnaires.

Dans le détail, 9,2 milliards d’euros concernent les augmentations générales des salaires de base (+3,5% en 2022 et +1,5% en 2023). Les relèvements successifs des plus bas salaires ont coûté 1,3 milliard d’euros et la prime exceptionnelle de 300 à 800 euros, octroyée à l’automne 2023 aux agents les moins bien rémunérés, 2,3 milliards d’euros.

 

Un milliard d’euros a été déboursé pour contribuer au financement des mutuelles des fonctionnaires (à hauteur de 15 euros par mois depuis 2022 dans la fonction publique d’Etat) et verser la Garantie individuelle du pouvoir d’achat (Gipa, une somme destinée à compenser l’inflation), selon le document du ministère de la Fonction publique.

 

Dans ce contexte budgétaire contraint, Stanislas Guérini écarte à ce stade toute nouvelle augmentation générale en 2024 pour les fonctionnaires. S’il admet que leurs salaires ont progressé moins rapidement que dans le privé ces dernières années, le ministre assure que leur « pouvoir d’achat a moins décroché que ce que j’entends parfois dans le débat public ».

 

Les syndicats, de leur côté, se refusent à une « année blanche » en 2024 et appellent les 5,7 millions d’agents publics à se mobiliser mardi. Ils demandent tous une augmentation générale des salaires, via une revalorisation de la valeur du point d’indice et une distribution de points à tous les agents.

 

Réchauffement climatique : la limite de 1,5°C déjà presque atteinte

Réchauffement climatique : la limite de 1,5°C déjà presque atteinte

La hausse des concentrations de CO2 dans l’atmosphère cette année s’annonce supérieure aux niveaux compatibles avec des trajectoires de réchauffement du climat respectant la limite de 1,5°C, selon une étude du service de météorologie britannique, qui s’appuie sur les relevés d’une station de référence à Hawaï.

L’accord de Paris de 2015 a pour ambition de maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre les efforts pour limiter l’augmentation de la température à 1,5°C. Mais cette limite la plus ambitieuse – qui se comprend comme une moyenne de température sur au moins 20 ans – est considérée comme de plus en plus difficile à conserver par les experts. «La hausse estimée des concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone pour cette année est bien au-dessus des trois scénarios compatibles avec la limite de 1,5°C soulignés dans le rapport du Giec», a résumé Richard Betts, chercheur au Met Office.

Le climat actuel marque déjà un réchauffement d’environ 1,2°C ou 1,3°C par rapport à 1850-1900. Et au rythme actuel d’émissions, le Giec prévoit que le seuil de 1,5°C a une chance sur deux d’être atteint en moyenne dès les années 2030-2035. «Pour conserver le réchauffement sous 1,5°C, l’accumulation du CO2 devra ralentir substantiellement ces prochaines années et s’arrêter d’ici le milieu du siècle. Mais la prévision pour 2024 ne témoigne pas d’un tel ralentissement», a mis en garde Richard Betts.

Climat: la limite de 1,5°C déjà presque atteinte

Climat: la limite de 1,5°C déjà presque atteinte

La hausse des concentrations de CO2 dans l’atmosphère cette année s’annonce supérieure aux niveaux compatibles avec des trajectoires de réchauffement du climat respectant la limite de 1,5°C, selon une étude du service de météorologie britannique, qui s’appuie sur les relevés d’une station de référence à Hawaï.

L’accord de Paris de 2015 a pour ambition de maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre les efforts pour limiter l’augmentation de la température à 1,5°C. Mais cette limite la plus ambitieuse – qui se comprend comme une moyenne de température sur au moins 20 ans – est considérée comme de plus en plus difficile à conserver par les experts. «La hausse estimée des concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone pour cette année est bien au-dessus des trois scénarios compatibles avec la limite de 1,5°C soulignés dans le rapport du Giec», a résumé Richard Betts, chercheur au Met Office.

Le climat actuel marque déjà un réchauffement d’environ 1,2°C ou 1,3°C par rapport à 1850-1900. Et au rythme actuel d’émissions, le Giec prévoit que le seuil de 1,5°C a une chance sur deux d’être atteint en moyenne dès les années 2030-2035. «Pour conserver le réchauffement sous 1,5°C, l’accumulation du CO2 devra ralentir substantiellement ces prochaines années et s’arrêter d’ici le milieu du siècle. Mais la prévision pour 2024 ne témoigne pas d’un tel ralentissement», a mis en garde Richard Betts.

Présidentielle américaine : Une victoire déjà inquiétante Trump dans l’Iowa

Présidentielle américaine : Une victoire déjà inquiétante Trump dans l’Iowa

L’ancien président américain a remporté, lundi 15 janvier, dans l’Iowa la première des primaires républicaines, ont annoncé les médias américains à peine une demi-heure après le début du vote, consolidant son statut de grand favori de la droite pour la présidentielle de novembre. Le magnat de 77 ans, quatre fois inculpé au pénal, laisse loin derrière lui ses principaux rivaux Nikki Haley et Ron DeSantis, même si les résultats sont encore provisoires et que les estimations continuent d’évoluer.

Une première victoire forcément inquiétante compte tenu du profil très caractériel de l’intéressé à la fois inculte, provocateur et imprévisible.

Conférence de presse de Macon : déjà pour couper l’herbe sous le pied du premier ministre

Conférence de presse de Macon : déjà pour couper l’herbe sous le pied du Premier ministre

Macron a décidé de tenir une conférence de presse mardi soir. Du coup, le premier ministre qui envisageait une déclaration de politique générale repousse son intervention. Un scénario déjà connu dans le passé avec un président qui coupe l’herbe sous le pied de son Premier ministre.

Sans doute un scénario qu’on retrouvera par la suite car si le président veut récupérer l’actuelle popularité de son premier ministre, il ne lui permettra pas d’occuper en permanence le devant de la scène. Du coup le lendemain, Gabriel Attal se résoudra seulement à réunir
l’ensemble de ses ministres à 17 heures à Matignon en « séminaire de travail » pour préparer de manière « collégiale » sa déclaration de politique générale que chaque chef de gouvernement prononce devant le Parlement après sa nomination, a annoncé Matignon dimanche soir.

Aucune date n’a encore été arrêtée pour cette déclaration.

Politique-Rachida Dati : ministre déjà mise en examen

Politique-Rachida Dati : ministre déjà mise en examen


Elle est en effet mise en examen, depuis 2021, pour « corruption » et « trafic d’influence » par un juge d’instruction financier parisien. La maire du 7e arrondissement de Paris est soupçonnée d’avoir touché 900.000 euros sur trois ans (2009, 2010, 2011) de la part de Renault pour exercer une forme de lobbying au Parlement européen.

Si elle reconnaît avoir touché cet argent, Rachida Dati conteste avoir exercé une quelconque mission de lobbying à Bruxelles pour le compte de Renault. Il s’agissait, selon elle, d’honoraires pour une mission de conseil visant à favoriser le développement de Renault à l’international et, en particulier, au Moyen-Orient.

À un tarif de 1.000 euros de l’heure, elle a reconnu avoir touché 300.000 euros par an (pour 300 heures de travail, soit deux mois/an) dans cette affaire. C’est la direction de Renault – celle qui avait succédé à Carlos Ghosn – qui avait signalé l’affaire à la justice. Dans un premier temps, Rachida Dati avait été placée sous le statut de témoin assisté avant d’être mise en examen.

Justice-Rachida Dati : ministre déjà mise en examen

Justice-Rachida Dati : ministre déjà mise en examen


Comme dans l’affaire Fillon, Rachida Dati aura sans doute du mal à fournir des preuves écrites de sa mission de lobbying qui lui ont permis d’empocher de l’ordre d’un million sur trois ans de la part de Renault. Elle est en effet mise en examen, depuis 2021, pour « corruption » et « trafic d’influence » par un juge d’instruction financier parisien. La maire du 7e arrondissement de Paris est soupçonnée d’avoir touché 900.000 euros sur trois ans (2009, 2010, 2011) de la part de Renault pour exercer une forme de lobbying au Parlement européen.

Si elle reconnaît avoir touché cet argent, Rachida Dati conteste avoir exercé une quelconque mission de lobbying à Bruxelles pour le compte de Renault. Il s’agissait, selon elle, d’honoraires pour une mission de conseil visant à favoriser le développement de Renault à l’international et, en particulier, au Moyen-Orient.

À un tarif de 1.000 euros de l’heure, elle a reconnu avoir touché 300.000 euros par an (pour 300 heures de travail, soit deux mois/an) dans cette affaire. C’est la direction de Renault – celle qui avait succédé à Carlos Ghosn – qui avait signalé l’affaire à la justice. Dans un premier temps, Rachida Dati avait été placée sous le statut de témoin assisté avant d’être mise en examen.

Rachida Dati : ministre déjà mise en examen

Rachida Dati : ministre déjà mise en examen


Elle est en effet mise en examen, depuis 2021, pour « corruption » et « trafic d’influence » par un juge d’instruction financier parisien. La maire du 7e arrondissement de Paris est soupçonnée d’avoir touché 900.000 euros sur trois ans (2009, 2010, 2011) de la part de Renault pour exercer une forme de lobbying au Parlement européen.

Si elle reconnaît avoir touché cet argent, Rachida Dati conteste avoir exercé une quelconque mission de lobbying à Bruxelles pour le compte de Renault. Il s’agissait, selon elle, d’honoraires pour une mission de conseil visant à favoriser le développement de Renault à l’international et, en particulier, au Moyen-Orient.

À un tarif de 1.000 euros de l’heure, elle a reconnu avoir touché 300.000 euros par an (pour 300 heures de travail, soit deux mois/an) dans cette affaire. C’est la direction de Renault – celle qui avait succédé à Carlos Ghosn – qui avait signalé l’affaire à la justice. Dans un premier temps, Rachida Dati avait été placée sous le statut de témoin assisté avant d’être mise en examen.

Politique « Avec Trump, l’Ukraine serait déjà russe ! »

Politique « Avec Trump, l’Ukraine serait déjà russe ! » (Douglas Kennedy, écrivain)

Dans son nouveau livre, un roman d’anticipation, l’écrivain américain le plus apprécié des Français imagine une nouvelle guerre de Sécession aux États-Unis. Le duel Biden-Trump de 2024 pourrait-il nous en rapprocher ? ( interview La tribune)

Donald Trump est-il si bien parti qu’on le dit pour remporter les primaires du Parti républicain qui démarrent à la mi-janvier ?

DOUGLAS KENNEDY – Tout dépend de la suite donnée à ses affaires judiciaires. Le Maine, où je réside et me trouve en ce moment, vient d’interdire à Trump de participer aux primaires parce que, selon la ministre chargée de l’organisation des élections, il tombe sous le coup du 14e amendement de la Constitution, qui interdit à un homme public qui a prêté serment de la défendre de participer à une sédition, ce qui fut le cas avec son coup d’État raté du 6 janvier 2021. Bien sûr, comme dans le Colorado, où les juges de la Cour suprême locale ont pris la même décision, il a fait appel. Mais à la Cour suprême fédérale, cette fois, où six juges sur neuf lui sont favorables, il dispose d’une majorité, tout ça joue pour lui.

Dans le Michigan, autre État démocrate, les juges n’ont même pas voulu se prononcer sur le 14 e amendement. Est-ce à dire que les démocrates ont peur de Donald Trump ?

C’est toute la difficulté de vivre dans un système fédéral où les États peuvent prendre des décisions presque contradictoires. Dans mon État du Maine, les législateurs ont sanctuarisé le droit à l’avortement et la détention de 10 grammes de cannabis, alors que dans l’Alabama cela vous mène tout droit en prison. Il faut dire aussi que dans les États avec une forte classe moyenne comme le Michigan, le Parti républicain de Ronald Reagan a su se transformer en mouvement des classes populaires, tandis que le Parti démocrate de Franklin Roosevelt est devenu dans le même temps de plus en plus le parti de l’élite éduquée. Il y a enfin ce constat que plus Trump se retrouve devant les tribunaux, plus son système de défense sur le thème du complot des élites contre lui semble le renforcer.

La radicalisation du débat politique va-t-elle réduire la campagne présidentielle à un combat contre le wokisme chez les républicains et contre le fascisme chez les démocrates ?

J’espère que non. On voit d’ailleurs que si beaucoup de républicains dénoncent le wokisme dans la société américaine comme une sorte de nouveau maccarthysme de gauche, d’autres s’inquiètent également de voir Trump menacer les institutions démocratiques. Dans cet affrontement du « nous contre eux », ce sont d’abord la colère et la peur qui s’expriment. Et celle de la majorité blanche de devenir minoritaire dans ce pays ne doit pas être ignorée. Pour moi, le danger du fascisme est supérieur à celui du wokisme, surtout avec un Trump dont le modèle s’appelle Vladimir Poutine. Mais j’aurais préféré que le débat de la présidentielle tourne autour de l’économie. Le bilan de Joe Biden sur ce point est excellent. L’inflation a été réduite, mais cela ne suffit apparemment pas, car si le prix de l’essence, par exemple, continue de baisser, l’image de Biden, elle, continue de se dégrader. Il a l’apparence d’un vieillard, presque d’un zombie, et il est objectivement très âgé. Si les classes populaires devraient lui être reconnaissantes d’avoir fait du mieux qu’il pouvait pour les protéger pendant le Covid, sa vieillesse est exploitée par les médias conservateurs comme Fox News, ce qui occulte complètement son bilan.

Dans l’affrontement du « nous contre eux », ce sont d’abord la colère et la peur qui s’expriment

Pourquoi dans ce cas ne laisse-t-il pas un autre démocrate, plus jeune et plus prometteur, le remplacer sur le ticket de la présidentielle ? On a beaucoup évoqué notamment le gouverneur de Californie, Gavin Newsom…

D’abord parce que, lorsque vous vous lancez en campagne, il vous faut entre 500 millions et 1 milliard de dollars pour tenir jusqu’au mois de novembre. Les primaires démarrent dans quinze jours, et si Newsom est très riche, il est peut-être déjà trop tard pour rattraper ce retard en matière de financement. Ensuite, Newsom est perçu comme un membre de l’élite, plus progressiste que ne l’est Biden. Or cette élection se gagnera à droite pour les républicains mais au centre pour les démocrates.

Dans les primaires républicaines, beaucoup pensaient que le gouverneur de Floride, Ron DeSantis avait ses chances face à Donald Trump…

Oui, mais c’est fini. Sa campagne est catastrophique, il s’est mis beaucoup de gens à dos.

Que penser de Nikki Haley, ex-gouverneure de Caroline du Sud et ex-ambassadrice de Donald Trump aux Nations unies, qui remonte dans les sondages ?

Bien qu’elle ne soit pas vraiment modérée, comme le prouve son soutien à une interdiction de l’avortement après six semaines de grossesse, Nikki Haley pourrait bénéficier de l’aide du magnat de la presse de droite Rupert Murdoch, car elle est suffisamment conservatrice à ses yeux sans être extrémiste. Et elle n’est pas non plus Hillary Clinton. Si j’étais Biden, je me méfierais d’elle.

Joe Biden a-t-il eu raison de qualifier de « fasciste » la déclaration de Trump sur l’immigration qui « empoisonne le sang » des Américains ?

Oui, il a gagné en 2020 en promettant de protéger « l’âme » de l’Amérique et de défendre aussi l’image des États-Unis dans le monde. Si les deux hommes se retrouvent face à face, le thème de la peur du fascisme sera présent dans le débat. Cela n’empêchera pas la compétition d’être serrée. Il y a même une possibilité pour les démocrates de reprendre la Chambre des représentants, quitte à perdre de peu le Sénat.

Comment expliquez-vous la réticence des Américains à faire plus et mieux pour l’Ukraine ?

D’abord par la peur de se laisser entraîner dans une autre grande guerre, car le syndrome de la défaite au Vietnam, une guerre qui n’était pas la nôtre, n’a jamais disparu. Je crois sincèrement que si Donald Trump avait été élu en 2020, l’Ukraine serait déjà russe aujourd’hui. Les Américains éduqués soutiennent Joe Biden et Antony Blinken dans ce choix de tenir bon aux côtés des Ukrainiens, mais il faut redouter la rhétorique de Trump lorsqu’il dit qu’une fois élu il ferait la paix en Ukraine avec Poutine en moins de vingt-quatre heures.

Vous aimez l’Europe. Dans votre livre d’anticipation, vous la voyez céder presque tout entière aux populismes d’extrême droite…

Heureusement que les Polonais en Europe et les Brésiliens en Amérique du Sud ont fini par comprendre ce qu’était l’extrême droite au pouvoir. Il y a comme cela, heureusement, des changements qui permettent de croire que tout n’est pas irréversible. Regardez l’Irlande, que j’aime tant. C’était un pays ultraconservateur et hyper catho qui interdisait l’avortement et le mariage gay. Aujourd’hui, c’est du passé, même si l’extrême droite irlandaise pointe le bout de son nez sur les questions d’immigration. Je crois malgré tout qu’effectivement nous sommes en train de vivre une version numérique des années 1930, celles qui ont précédé les heures les plus sombres de notre XXe siècle. La chute du mur de Berlin, qui m’a fait pleurer de bonheur, n’est plus qu’un lointain souvenir pour les gens.

Vous en voulez tant que cela au numérique, à Internet et aux réseaux sociaux ?

Je pense qu’on a un rapport différent au monde lorsqu’on est devant son écran d’ordinateur ou de smartphone pour naviguer sur Internet et les réseaux sociaux. C’est un peu mon obsession, la peur que ces instruments deviennent ceux d’un totalitarisme au détriment de nos libertés. À tel point que lorsque je suis dans le métro à New York ou Paris et que je vois quelqu’un lire un livre ou un journal, j’ai presque envie de l’embrasser.

* Et c’est ainsi que nous vivrons, Belfond, 336 pages, 22,90 euros

Futur de la terre: Des limites planétaires déjà dépassées

Futur de la terre: Des limites planétaires déjà dépassées


Si elle pouvait parler, la Terre nous dirait que notre existence et celle de nos enfants dépendent de sa bonne santé, car nous faisons partie d’elle. Elle nous expliquerait que si nous ne sentons pas encore toutes les implications de ses dysfonctionnements, c’est parce que son temps est plus long que le nôtre et que les effets réels tardent encore à se manifester pleinement. Enfin, elle insisterait sur le fait qu’il est grand temps de la régénérer. Pour cela, c’est toute l’allocation de notre capital que nous devons repenser !

par Alain Desvigne est PDG d’Amarenco. dans les » Echos ».

Création continue, croissance limitée, principe de décentralisation, recyclage, sous-optimalité… Appliquons les principes du vivant

Six limites planétaires sur neuf ont été franchies : le climat, la biodiversité, le cycle biochimique de l’azote et du phosphore, les sols, les eaux douces et la pollution liée aux activités humaines. Concrètement, cela signifie que nous épuisons littéralement notre Terre et donc, notre maison, celle qui nous permet de nous alimenter et de respirer.

Aujourd’hui, nous devons agir sans attendre, en nous appuyant sur les neuf principes fondamentaux du vivant pour restaurer ces limites : la création continue, la croissance limitée, le principe de décentralisation, la diversité, l’équilibre dynamique, l’interdépendance, le recyclage des déchets, la singularité et, enfin la sous-optimalité.

Se contenter de remplacer les énergies fossiles par des solutions durables ne traite pas le fond du problème. Autour des centrales solaires, il faut mener des programmes de régénération des sols, afin de leur permettre de mieux capter l’eau, le carbone et, donc, de redonner le potentiel de vie
Ces grands principes doivent être adressés de façon systémique et nous inspirer. Nos entreprises doivent s’engager collectivement sur le chemin de la régénération, à savoir une organisation qui opère comme un système vivant dans le respect des limites planétaires.

Cette volonté est aujourd’hui freinée par une approche en silo, principale maladie de notre ère industrielle. Prenons l’exemple de la finance : d’un côté, nous avons les infrastructures, qui rassemblent les énergies renouvelables et fossiles et, de l’autre, les solutions fondées sur la nature. Ces typologies d’actifs sont adressées de façon indépendante par des investisseurs différents, avec des horizons d’investissement pourtant similaires, c’est-à-dire long, voire très long terme. Continuer à les séparer, c’est continuer à siloter le vivant et, donc, aller droit dans le mur.

Se contenter de remplacer les énergies fossiles par des solutions durables ne traite pas le fond du problème. Autour des centrales solaires, il faut mener des programmes de régénération des sols, afin de leur permettre de mieux capter l’eau, le carbone et, donc, de redonner le potentiel de vie. C’est ainsi que nous pourrons revenir à un équilibre planétaire.

L’enjeu numéro 1 est de réintégrer, à la fois dans nos entreprises et au sein des territoires, une approche holistique, intégrative. Pour débloquer les fonds nécessaires aux financements de cette révolution, la volonté politique sera la clé. Tout se joue dans l’allocation du capital. La finance est le nerf de la guerre pour transformer nos façons de produire. Là encore, il faut désiloter, afin que les ministères des finances, de l’écologie et de l’énergie communiquent entre eux. Actuellement, les réponses apportées ne sont pas coordonnées, avec des conséquences dramatiques pour notre planète.

Au problème de l’approche fragmentée s’ajoute notre vision court-termiste des enjeux, avec une réflexion qui se fait uniquement à travers le prisme de la meilleure rentabilité. Tant que les gouvernements ne feront pas de choix très clairs en taxant davantage les énergies fossiles, dont le TRI (Taux de Rendement Interne) est bien supérieur à celui des énergies renouvelables, la finance continuera d’allouer des fonds insuffisants aux solutions permettant d’assurer la vie humaine sur notre planète. Il est temps d’en finir avec un système qui privilégie une recherche de profit déraisonnable. La Terre nous montre la voie à suivre depuis 3,5 milliards d’années. Qu’attendons-nous pour l’écouter ?

Alain Desvigne est PDG d’Amarenco.

Environnement et Avenir de la terre: Des limites planétaires déjà dépassées

Environnement et Avenir de la terre: Des limites planétaires déjà dépassées


Si elle pouvait parler, la Terre nous dirait que notre existence et celle de nos enfants dépendent de sa bonne santé, car nous faisons partie d’elle. Elle nous expliquerait que si nous ne sentons pas encore toutes les implications de ses dysfonctionnements, c’est parce que son temps est plus long que le nôtre et que les effets réels tardent encore à se manifester pleinement. Enfin, elle insisterait sur le fait qu’il est grand temps de la régénérer. Pour cela, c’est toute l’allocation de notre capital que nous devons repenser !

par Alain Desvigne est PDG d’Amarenco. dans les » Echos ».

Création continue, croissance limitée, principe de décentralisation, recyclage, sous-optimalité… Appliquons les principes du vivant

Six limites planétaires sur neuf ont été franchies : le climat, la biodiversité, le cycle biochimique de l’azote et du phosphore, les sols, les eaux douces et la pollution liée aux activités humaines. Concrètement, cela signifie que nous épuisons littéralement notre Terre et donc, notre maison, celle qui nous permet de nous alimenter et de respirer.

Aujourd’hui, nous devons agir sans attendre, en nous appuyant sur les neuf principes fondamentaux du vivant pour restaurer ces limites : la création continue, la croissance limitée, le principe de décentralisation, la diversité, l’équilibre dynamique, l’interdépendance, le recyclage des déchets, la singularité et, enfin la sous-optimalité.

Se contenter de remplacer les énergies fossiles par des solutions durables ne traite pas le fond du problème. Autour des centrales solaires, il faut mener des programmes de régénération des sols, afin de leur permettre de mieux capter l’eau, le carbone et, donc, de redonner le potentiel de vie
Ces grands principes doivent être adressés de façon systémique et nous inspirer. Nos entreprises doivent s’engager collectivement sur le chemin de la régénération, à savoir une organisation qui opère comme un système vivant dans le respect des limites planétaires.

Cette volonté est aujourd’hui freinée par une approche en silo, principale maladie de notre ère industrielle. Prenons l’exemple de la finance : d’un côté, nous avons les infrastructures, qui rassemblent les énergies renouvelables et fossiles et, de l’autre, les solutions fondées sur la nature. Ces typologies d’actifs sont adressées de façon indépendante par des investisseurs différents, avec des horizons d’investissement pourtant similaires, c’est-à-dire long, voire très long terme. Continuer à les séparer, c’est continuer à siloter le vivant et, donc, aller droit dans le mur.

Se contenter de remplacer les énergies fossiles par des solutions durables ne traite pas le fond du problème. Autour des centrales solaires, il faut mener des programmes de régénération des sols, afin de leur permettre de mieux capter l’eau, le carbone et, donc, de redonner le potentiel de vie. C’est ainsi que nous pourrons revenir à un équilibre planétaire.

L’enjeu numéro 1 est de réintégrer, à la fois dans nos entreprises et au sein des territoires, une approche holistique, intégrative. Pour débloquer les fonds nécessaires aux financements de cette révolution, la volonté politique sera la clé. Tout se joue dans l’allocation du capital. La finance est le nerf de la guerre pour transformer nos façons de produire. Là encore, il faut désiloter, afin que les ministères des finances, de l’écologie et de l’énergie communiquent entre eux. Actuellement, les réponses apportées ne sont pas coordonnées, avec des conséquences dramatiques pour notre planète.

Au problème de l’approche fragmentée s’ajoute notre vision court-termiste des enjeux, avec une réflexion qui se fait uniquement à travers le prisme de la meilleure rentabilité. Tant que les gouvernements ne feront pas de choix très clairs en taxant davantage les énergies fossiles, dont le TRI (Taux de Rendement Interne) est bien supérieur à celui des énergies renouvelables, la finance continuera d’allouer des fonds insuffisants aux solutions permettant d’assurer la vie humaine sur notre planète. Il est temps d’en finir avec un système qui privilégie une recherche de profit déraisonnable. La Terre nous montre la voie à suivre depuis 3,5 milliards d’années. Qu’attendons-nous pour l’écouter ?

Alain Desvigne est PDG d’Amarenco.

La nouvelle ministre de la santé déjà sous les feux de la justice

La nouvelle ministre de la santé déjà sous les feux de la justice

La nouvelle ministre de la Santé, montée en grade après la démission d’Aurélien Rousseau pour désaccord sur la loi immigration, « est visée par une enquête judiciaire ouverte en juin 2023″, écrit Mediapart, jeudi 21 décembre. Selon le site d’information, il est reproché à Agnès Firmin Le Bodo d’avoir reçu « sans les déclarer » des cadeaux d’une valeur estimée à 20 000 euros des laboratoires Urgo, en tant que pharmacienne.

Le procureur de la République du Havre a confirmé jeudi soir à l’AFP qu’une enquête avait été ouverte. Selon Bruno Dieudonné, cette enquête a été ouverte « du chef de ‘perception non autorisée par un professionnel de santé d’avantages procurés par une personne produisant ou commercialisant des produits sanitaires’, dans le prolongement de l’affaire qui a abouti à la condamnation des laboratoires Urgo en janvier 2023 par le tribunal correctionnel de Dijon ».

« Le secret de l’enquête m’interdit de communiquer davantage, notamment sur l’identité des pharmaciens visés par cette enquête. Sur une période qui va de fin 2015 à fin 2020, six d’entre eux ont reçu des gratifications pour un montant total supérieur à 12 000 euros », détaille le procureur. Sollicité par l’AFP, l’entourage de la ministre a déclaré qu’elle « répondra(it) uniquement aux autorités compétentes ».

Climat: L’accord de Paris déjà obsolète

Climat: L’accord de Paris déjà obsolète

L’objectif de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels est désormais inatteignable. C’est ce qui ressort d’une étude de l’équipe scientifique du Global Carbon Project publiée mardi 5 décembre. Alors que la COP28 se tient actuellement à Dubaï, aux Emirats arabes unis, « il semble désormais inévitable que nous dépassions l’objectif de 1,5°C de l’Accord de Paris » signé en 2015 lors de la COP21, estime le professeur Pierre Friedlingstein, du Global Systems Institute d’Exeter, qui a dirigé l’étude.

« Les dirigeants réunis à la COP28 devront se mettre d’accord sur des réductions rapides des émissions de combustibles fossiles, même pour maintenir l’objectif de 2°C », alerte Pierre Friedlingstein. Le rapport note que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) fossile ont encore augmenté globalement en 2023. Elles s’élèvent à 36,8 milliards de tonnes en 2023, en hausse de 1,1 % par rapport à 2022. Toutefois, dans certaines régions, notamment en Europe et aux États-Unis, les émissions de CO2 fossile diminuent, de 7,4 % en Union européenne, et de 3 % aux États-Unis. A l’inverse, elles sont en hausse de 8,2 % en Inde et de 4 % en Chine.

Les scientifiques expliquent que l’action mondiale visant à réduire les combustibles Le rapport estime qu’au total, les émissions mondiales totales de CO2 (fossiles et changement d’usage des terres) atteindront 40,9 milliards de tonnes en 2023, soit qu’à peu près le même niveau qu’en 2022.

L’Accord de Paris signé en 2015 a fixé comme objectif de maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale « bien en dessous de 2°C au-dessus des niveaux préindustriels » et de poursuivre les efforts « pour limiter l’augmentation de la température à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels ». Pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, les émissions de gaz à effet de serre doivent culminer avant 2025 au plus tard et diminuer de 43 % d’ici 2030.

École : le redoublement envisagé déjà contesté par le parti socialiste

École : le redoublement envisagé déjà contesté par le parti socialiste

Encore la preuve que le parti socialiste est largement hors sol par rapport aux réalités et aux sentiments des Français en matière d’éducation nationale. Le parti socialiste refuse l’hypothèse du redoublement au motif des discriminations sociales qu’il produit, bref au motif d’arguments socio-politiques alors qu’on ne devrait prendre en compte que le rapport des élèves à l’acquisition des savoirs fondamentaux et l’abaissement général du niveau du système scolaire français.

« Présenter le redoublement comme un remède à la baisse du niveau des élèves constitue le déni d’une triple réalité » estime Yannick Trigance, Secrétaire national du Parti socialiste , conseiller régional d’Ile-de-France et…..ancien enseignant .

Pas une semaine sans une annonce du ministre de l’éducation nationale, Gabriel Attal, qui, en matière de conservatisme et de vision passéiste de notre système d’enseignement, n’a décidément rien à envier à Jean-Michel Blanquer qui fut l’un de ses prédécesseurs. C’est ainsi que, mercredi 22 novembre, le ministre a affirmé qu’il allait « revoir » la « question du tabou du redoublement », promettant de « prendre des décisions » qu’il annoncera début décembre dans le cadre des conclusions de la mission « exigence des savoirs » lancée début octobre.

Supprimé en 2014 à un moment où la France en présentait un taux parmi les plus élevés des pays de l’OCDE, le redoublement d’une classe, avec l’accord des parents, a été rétabli par un décret de février 2018, avec également la mise en place un dispositif d’aide personnalisée qui n’a pratiquement jamais existé faute de moyens.

Au-delà de la visée quelque peu électoraliste – recommencer une classe reste très ancré positivement dans l’esprit de bon nombre de nos concitoyens –, le fait de présenter le redoublement comme un remède à la baisse du niveau des élèves n’en constitue pas moins le déni d’une triple réalité : redoubler une classe est injuste socialement, impactant psychologiquement et inadapté pédagogiquement.

En effet, comme l’ont montré bon nombre d’études, le redoublement reste fortement connoté socialement : 57 % des élèves de seconde professionnelle sont en retard, contre 20 % des élèves de seconde générale et technologique. Les enfants d’ouvriers redoublent bien plus que les enfants de cadres ; à niveau de difficulté égale, les enfants des familles monoparentales ont 37 % de risques de plus de redoubler une classe.

En un mot, le taux de redoublement dépend largement de la catégorie sociale des élèves : si la part d’élèves en retard en fin de collège chez les enfants d’ouvriers non qualifiés a diminué d’un tiers en dix ans, elle a, dans le même temps, été divisée par deux chez les enfants de cadres.

Le budget 2024 déjà obsolète

Le budget 2024 déjà obsolète

Le budget 2024 et à peine voté par le Parlement apparaît déjà complètement obsolète non seulement à la Cour des Comptes mais aussi par Bruxelles. Le problème de la fiabilité du budget est classique en France. D’un côté on sous-estime les dépenses- voirr à cet égard la dérive générale- mais aussi toute une série de chèques attribués à telle ou telle catégorie ou champs d’activité), d’un autre on surestime la croissance.

Les experts considèrent aujourd’hui qu’il sera bien difficile d’atteindre 1 % de croissance et le consensus tourne autour de 0,8 %. Le gouvernement ,lui, retient la perspective de 1,4 %. Une manipulation comptable qui permet de cacher un peu mieux l’ampleur du déficit;

Or les nuages s’accumulent sur les prévisions macroéconomiques du gouvernement. Déjà, entre le printemps et la présentation du projet de loi de finances (PLF), en septembre, Bercy avait de lui-même abaissé sa prévision de croissance pour l’an prochain de 1,6 % à 1,4 %. Malgré cet ajustement, le Haut Conseil des finances publiques de la Cour des comptes l’a jugée « élevée », notamment par rapport au consensus des économistes, qui tourne autour de 0,8 %.

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