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Portrait- Edouard Philippe : un exemple d’évolution politique d’un technocrate, de gauche à droite

Portrait- Edouard Philippe : un exemple  d’évolution politique d’un technocrate, de gauche à droite

 

 

Comme la plupart des technocrates Édouard Philippe aborde les enjeux majeurs de manière superficielle, globale et théorique. Certes comme Macron, il donne l’impression d’être intelligent et de posséder ses dossiers. La vérité c’est qu’il a complètement sous-estimé les conséquences de sa réforme et son entêtement correspond surtout à la posture politique qui pourrait lui donner un jour l’occasion de prétendre à la responsabilité de président de la république. De ce point de vue, avant toute décision gouvernementale, avant toute orientation législative, il serait urgent de faire évaluer la fameuse réforme avec toutes ses exceptions et ses modifications par la Cour des Comptes. Il se pourrait en effet que la fameuse retraite à point soit plus coûteuse que l’ancienne même si cette dernière mérite d’être progressivement ajustée pour des raisons d’équité et d’équilibre financier. Édouard Philippe illustre parfaitement la dérive droitière d’une partie de la technocratie française. Certes, Édouard Philippe aime à rappeler que son grand-père était communiste mais rapidement il  a sans doute senti qu’une carrière politique n’était pas assurée  à  gauche. Alors qu’il était encore étudiant à l’institut d’études politiques de Paris et à l’ENA, il a  milité dans les années 90 au  parti socialiste, un passage au demeurant rapide avant de rejoindre les thèses de plus en plus libérales de la droite. Un libéralisme d’autant plus dogmatique qu’il n’a pratiquement jamais travaillé dans le privé sinon comme lobbyiste. Il doit surtout sa carrière politique pour avoir été choisi par Alain Juppé comme membre du cabinet de ce dernier au ministère de l’écologie à partir de 2007 (un Juppé utilisé à contre emploi et qui ne laissa pas un grand souvenir sur ce plan là). On pourrait citer nombre d’exemples de ces politiciens de carrière qui commencent  à gauche voire  à l’extrême gauche , qui flirtent ensuite avec la social-démocratie pour virer carrément à droite. Cohn-Bendit par exemple l’ancien révolutionnaire de 68,  devenu adepte de l’ultra libéralisme de Macron en est sans doute l’exemple le plus significatif. Même chose pour Romain Goupil,  le leader lycéen de 68. Avec l’âge, les bons dîners en ville, le patrimoine qui s’arrondit , comme le ventre, les convictions s’amollissent !  Mais on pourrait citer nombre d’anciens responsables  du parti socialiste , anciens trotskistes ou maoïstes,  révolutionnaires de papier dans leur jeunesse qui ont ensuite nagé dans les eaux troubles du parti socialiste avant de rejoindre la droite puis  Macron. La vérité, c’est que le Premier ministre- comme nombre des professionnels de la politique -n’entretient qu’un rapport très approximatif avec les réalités économiques et sociales. En outre, il ne peut justifier d’aucun  passé professionnel qui légitime ses connaissances et ses orientations. Ce type de personnalité a besoin de se relégitimer en permanence en rajoutant du libéralisme au libéralisme. Un exercice d’autant plus facile qu’il n’en  mesure pas les conséquences. Dernier exemple en date, évidemment le report idiot et général de la retraite à 64 ans. Une réforme bête et inefficace. Si effectivement les Français doivent travailler davantage pour retrouver la compétitivité qui manque cruellement à l’économie ce n’est pas en retardant l’âge de la retraite 62 à 64 ans mais en augmentant la durée de travail annuelle des actifs puisque la France a la durée la plus faible de l’Europe ( ne parlons pas du monde). Aussi en  améliorant le rapport entre actifs et inactifs. La France est encore là le pays qui détient le record de personnes inactives comparées à ceux qui travaillent. Bref, Édouard Philippe est bien le fils spirituel de Juppé, un exemple de cette élite qui a transformé le mandat politique en métier, qui ne connaît rien aux réalités pour n’avoir pratiquement jamais travaillé dans le monde de la production et qui sans doute comme son mentor finira vraisemblablement au conseil constitutionnel et dans les pages oubliées de l’histoire .

Macron : portrait d’un « libéral » verbeux……..et monarchique

Macron : portrait d’un  libéral verbeux……..et monarchique

 

Les médias décrivent souvent Macron comme un expert, un intellectuel voire un visionnaire. Par parenthèses ce qu’on disait de Giscard d’Estaing au début de son mandat. Quand on examine un peu de près le parcours de Macron, rien ne se vérifie vraiment. En matière d’économie, Macron n’a aucune expérience ni même aucune formation, aucun diplôme. Son CV se réduit à  son passage chez Rothschild. Un  passage au demeurant très court et qui a surtout consisté à utiliser son carnet d’adresses pour réaliser des opérations financières. Un carnet d’adresses forcément utiles puisque tous les ministères et les cabinets ministériels sont noyautés par les énarques. Bref il a fait un court travail d’avocat d’affaires auxquels surtout pour faciliter  l’évitement réglementaire notamment fiscal.

Cette absence de compétence de l’économie ne l’empêche pas de pérorer sur le futur économique du pays le réduisant à une sorte de start-up de l’informatique : la fameuse formule de start-up nation qui ressemble à un slogan de chez Leclerc. Pour connaître l’économie réelle, il faut évidemment avoir exercé des responsabilités dans le monde de la production d et non dans le monde éthéré de la banque qui se consacre essentiellement aux activités de fusion et de placements spéculatifs. Macron n’est donc pas un expert, il n’en a ni l’expérience ni la formation.

Peut-on affirmer qu’il est cependant un intellectuel ? En réalité son parcours se résume surtout à l’ENA qui est à la pensée ce que McDo est à la gastronomie. Chacun sait qu’on apprend à peu près rien à l’ENA comme dans les instituts politiques qu’à fréquenté aussi Macron. Tout juste un peu de réglementations et surtout du marketing politique sur fond d’idéologie libérale. Bref beaucoup de bla-bla. Notons que Macron a échoué à deux reprises à l’école normale supérieure qui est d’un autre niveau intellectuel que l’ENA dont l’objet est surtout de former à la dialectique administrative pour ne pas répondre aux questions posées. Dans son CV Macron fait apparaître une formation en philosophie et sa proximité avec le philosophe Ricoeur voir d’autres. Des aspects très contestés.

Par contre, il connaît la langue française pour avoir réussi le concours général. Il sait parler, il ne s’en prive pas et inonde ses interlocuteurs; une sorte de diarrhée verbale qui tue en tout cas assomme l’auditeur. En matière de vision, Macron a des difficultés à définir son projet. Pas étonnant , il  limite un principe général de l’ultra libéralisme. En outre, Macron à picoré un peu partout, de gauche à droite. Il a commencé chez Chevènement, a continué au PS, il est devenu un proche de Hollande avant de tourner complètement vers les libéraux proches des républicains dont son premier ministre est toujours membre. C’est là qu’il trouve désormais sa base électorale depuis que la gauche qui a permis son élection l’a complètement abandonné ou presque. Faute de vision, l’ambition de Macron et surtout de s’inscrire dans une démarche monarchique espérant laisser trace  dans histoire comme Napoléon. Alors qu’il finira vraisemblablement comme Giscard. Brillant sur la forme mais  avec une pensée très creuse -finalement en contradiction totale entre une vision libérale- et une démarche théocratique à caractère monarchique. Une sorte d’imposture intellectuelle que le temps se charge de vérifier.

 

 

Portrait d’un climatosceptique

Portrait  d’un  climatosceptique 

 

Hier sur la chaîne télé 5, Finkielkraut affichait se réticences de climatosceptique avec des précautions oratoires philosophiques mais en conservant sa dialectique agressive d’ancien membre de l’Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJCml). L’orientation a changé puisque Finkielkraut est passé de l’ultra gauche à  l’ultra droite mais le ton reste. Ce n’est le pire des climatosceptiques. Il y a surtout le caricatural Laurent Alexandre.  Pourfendeur de Greta Thunberg,  intellectuel auto déclaré, Laurent Alexandre qui a fait rapidement fortune dans les affaires est sans doute un des archétypes type du climato- sceptique. C’est aussi un pourfendeur très agressif de Greta Berg à qui il  reproche son pessimisme. A voir la tête de l’intéressé, on ne peut pas dire cependant qu’il respire lui-même un grand optimisme, pour tout dire il est même assez sinistre. En plus, l’intellectuel auto déclaré n’hésite pas à utiliser l’insulte comme argument sans doute pour cacher son incompétence scientifique totale non seulement en matière d’environnement mais aussi concernant les technologies du futur. Exemple de la finesse de l’argumentaire : «Les parents de Greta Thunberg sont des salauds. Sa prestation à l’ONU était terriblement flippante d’un point de vue psychiatrique », souffle le cofondateur du site doctissimo.fr, auteur d’ouvrages sur les conséquences de l’intelligence artificielle (IA) qui participe, samedi 28 septembre à Paris, à la « Convention de la droite », organisée par des proches de Marion Maréchal, après avoir animé une conférence à l’université d’été du Rassemblement national

Au lendemain du discours de l’adolescente de 16 ans aux Nations unies, ce fils de dentistes parisiens est particulièrement remonté. Il multiplie les tweets et est également intervenu à la télévision pour livrer son point de vue sur celle qu’il surnomme « sainte Greta » ou encore « la déesse de la religion collapsologique ».

 

La jeune Suédoise tient un  »discours apocalyptique démoralisant », qui « révulse » profondément cet « intellectuel optimiste ». Mais pour le médiatique millionnaire, qui se revendique anti-Greta Thunberg (jusque dans sa présentation sur Twitter), il y a pire. « Derrière ce discours, il n’y a pas l’amour des petits oiseaux, il y a la fin de l’économie moderne, estime ce farouche libéral, jugeant le programme des jeunes qui marchent pour le climat « chaveziste »« anti-progrès, liberticide, malthusien, suicidaire ». Toutefois, il assure ne pas douter du consensus scientifique sur le dérèglement climatique.

Je n’ai jamais été climatosceptique. Je suis convaincu que l’on est en phase de réchauffement. Laurent Alexandre, homme d’affaires, auteur et essayiste franceinfo

Selon Laurent Alexandre, qui n’a aucune expertise particulière en climatologie, « on ne combat pas comme il faudrait le problème climatique » et certaines solutions résident dans le développement des nouvelles technologies. Il le martèle dans ses tribunes à L’Express, dans le très droitier magazine Valeurs actuelles, lors de ses nombreuses conférences ou innombrables interviews. Ce point de vue technophile, il le défend et le partage également au sein du think tank « The Digital New Deal » présidé par son camarade de l’ENA et ami de trente ans, Olivier Sichel.

 

« L’écologie politique saborde la civilisation occidentale », « le véganisme détruirait la France »« un ouvrier de 2019 vit mieux que Louis XIV »,  »encourageons les femmes douées à avoir plus d’enfants »… Les tribunes qu’il écrit pour L’Express font bondir les lecteurs, les internautes et au sein de la rédaction de l’hebdomadaire. « Depuis deux ans, la SDJ de L’Express s’est indignée à plusieurs reprises auprès de la direction de la rédaction du contenu des chroniques de Laurent Alexandre. Nous avons même clairement posé la question de la pertinence de sa présence dans le journal », a-t-elle indiqué à franceinfo. De droite sans doute Laurent Alexandre  et même d’extrême droite et sans doute atteint de troubles psychiatriques graves pour utiliser de tels arguments et telles injures. En tout cas pas vraiment un profil de scientifique encore moins de philosophe.

 

Portrait type du chômeur (Unedic)

 

Portrait type du chômeur (Unedic)

 

 

 

Difficile de faire une typologie qui permette de dégager le profil type des chômeurs en effet le chômage concerne autant les femmes que les hommes, 40 % pour le bac, donc 60 % ne l’on pas. L’allocation moyenne du chômeur tourne autour de 1000 €. Notons qu’un nombre important (37 % de chômeurs) étaient en CDD. La seule conclusion qui peut peut-être être tirée c’est que moins les chômeurs sont qualifiés et plus ils éprouvent des difficultés à retrouver un emploi. Une évidence encore qu’il faille relativiser car dans certains secteurs le BTP, l’agriculture ou les entreprises de services à la personne,  on peine souvent à recruter. Le facteur explicatif majeur tient surtout dans la faiblesse de la croissance qui peinait jusque-là à dépasser 1 % par an en France. Pour 2017 on escompte une légère reprise à 1,6 %. Un niveau encore insuffisant pour apurer de manière significative le solde des sans emploi. En 2016, autant d’hommes que de femmes étaient allocataires d’une indemnité chômage, et parmi eux un tiers travaillait, plus de la moitié n’avait pas le Bac et l’allocation moyenne mensuelle nette était de 1.010 euros, selon le profil dressé mardi par l’Unedic. L’an dernier, 2,51 millions de personnes ont été indemnisées par l’assurance chômage, dont 49% d’hommes et 51% de femmes, selon l’étude publiée mardi. Parmi ces allocataires, 1,75 million n’exerçaient pas d’activité et 767.000 cumulaient allocation et salaire. Les allocataires qui travaillaient étaient plus souvent des femmes (56%). Le cumul allocation-emploi vise à inciter les demandeurs d’emploi à reprendre un travail même moins rémunéré que le précédent. Près de six allocataires indemnisés sur 10 n’ont pas eu le baccalauréat. « Un faible niveau de diplôme augmente le risque d’être au chômage », dit l’Unédic. 6% ont le niveau Bac + 5 et plus. Avant d’être au chômage, 37% des personnes indemnisées étaient en CDD, 10% en intérim. Les licenciements représentent un tiers des motifs d’indemnisation, dont 9% pour licenciement économique. 16% ont connu le chômage après une rupture conventionnelle. Mise en place en 2008, la rupture conventionnelle permet à l’employeur et au salarié de mettre fin à un contrat à durée indéterminée (CDI) d’un commun accord. Le salarié concerné a accès à l’assurance chômage, ce qui n’est pas le cas s’il démissionnait. En 2016, les allocataires indemnisés touchaient en moyenne 1.900 euros brut de salaire mensuel avant l’ouverture de leurs droits, les femmes touchaient 1.680 euros et les hommes 2.120 euros. Les demandeurs d’emploi qui ne travaillent pas touchent une allocation moyenne de 1.010 euros net. Ceux qui travaillent ont en moyenne 1.240 euros (salaire+allocation). Le montant de l’allocation s’élève en moyenne à 540 euros. Environ 500 personnes (0,02% des bénéficiaires de l’assurance chômage) ont touché l’allocation maximale de 6.500 euros net. Il s’agit d’une grande majorité de cadres (90%), d’hommes (88%) et de seniors (76%).

 

 

Portrait social de la France : Près de 9 millions de chômeurs et aussi 9 millions de pauvres

Portrait social de la France : Près de 9 millions de chômeurs et aussi 9 millions de pauvres

Le portrait de la France effectué pat l’INSEE souligne certaines caractéristiques  d’écarts sociaux. Mais le plus  inquiétant c’est sans doute la montée de la pauvreté avec près de 9 millions de Français qui gagnent de 1000 euros et moins. Sans doute aussi la conséquence d’un chômage qui concerne aussi près de 9 millions de personnes même si ce ne sont pas toujours les mêmes. En effet certains salariés figurent aussi parmi les Français pauvres. Quelques  caractéristiques de ce portait social.

 

Les fonctionnaires gagnent 191 euros de plus par mois que les salariés du privé

Selon l’Insee, en 2014, le salaire net moyen atteignait 20.150 euros dans le privé contre 22.440 euros dans la fonction publique, soit une différence de 2.290 euros par an soit 191 euros par mois. Un chiffre qu’il faut toutefois nuancer, car cette moyenne inclut les salaires des employés à temps partiel, bien plus nombreux dans le privé. En raisonnant en équivalent temps plein, les salariés du privé apparaissent mieux lotis avec un salaire net annuel de 27.080 euros par an contre 26.920 euros pour les fonctionnaires.

Un cadre gagne 130% de plus qu’un ouvrier

En moyenne, un Français gagnait à temps plein 27.040 euros nets en 2014 soit 2.253 euros par mois. Évidemment cette moyenne cache des écarts importants. Ainsi les cadres disposent, en moyenne, d’un salaire net de 46.780 euros, soit 3.900 euros par mois contre 20.590 euros pour les ouvriers (1.715 euros nets).

Les impôts grignotent en moyenne 14% des revenus

On entend souvent dire que les impôts sont trop élevés en France. C’est oublier que moins de la moitié des Français paient l’impôt sur le revenu. Par ailleurs, selon l’Insee, l’impôt sur le revenu et sur le patrimoine ponctionne, en moyenne, 13,8% des revenus des ménages, hors prestations sociales.

Le niveau de vie des retraités est inférieur de 4,2% à celui des salariés

Toujours en moyenne, le niveau de vie (*) moyen d’une personne active était de 24.620 euros en 2014 soit à peine 0,6% de plus que les retraités (24.480 euros). Ce chiffre intègre certes les chômeurs qui, du fait de leurs faibles ressources, font chuter la moyenne. Mais même si on prend uniquement en compte les personnes bénéficiant d’un emploi, la différence avec les retraités n’est que de 4,2%. Ce qui rappelle une nouvelle fois combien le système de retraite français est généreux.

(*) )L’ensemble des revenus après impôts divisés par le nombre de personnes dans le foyer

Le taux de pauvreté a gagné 1 point depuis 2008

L’effet de la crise est bel et bien palpable. En 2014, le taux de pauvreté était de 14,1% soit 0,1% de plus que l’année précédente mais surtout 1,1% de plus qu’en 2008, lorsque la crise financière a bouleversé l’économie mondiale.

7 salariées sur 10 bénéficient d’un CDI

Les femmes ont beau travailler de plus en plus, seulement 70% de celles qui ont opté pour le salariat bénéficiaient, en 2010, d’un CDI. L’écart avec les hommes est impressionnant. Pour les salariés de sexe masculin, le taux de CDI atteint 76%.

Les accidents du travail touchent 21 fois plus les ouvriers que les cadres

En 2013, on recensait 21 accidents du travail par million d’heures travaillées. Ce chiffre est deux fois plus élevé chez les ouvriers (42 accidents) et bien plus faible chez les cadres (2). Les hommes sont plus exposés que les femmes (24 accidents contre 17 en moyenne), tout simplement parce qu’ils sont nettement plus représentés dans les secteurs les plus dangereux (bâtiment, transports, quincaillerie, etc.…).

Plus de 4 Français sur 10 sont locataires

En 2016, le nombre de Français qui étaient propriétaires de leurs logements était de 57,9%. Si la barre des 58% est en passe d’être franchie, cela fait plus de 10 ans que ce chiffre est relativement stable (il était de 57,1% en 2006 et de 55,6% en 2000).

Portrait social de la France : près de 9 millions de pauvres

Portrait social de la France : près de 9 millions de pauvres

 

 

Ce que révèle le portrait social de L’INSEE édition 2016 portant sur les chiffres 2014. , 8,8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire, fixé à 60 % du niveau de vie médian. Ce seuil s’établit à cette date à 1 008 euros par mois. Le taux de pauvreté s’élève ainsi à 14,1 % de la population, quasiment inchangé par rapport à 2013 (14,0 %). La moitié des personnes pauvres ont un niveau de vie inférieur à 805 euros mensuels. À titre de comparaison, le socle du revenu de solidarité active (RSA) pour une personne seule s’élève à 499 euros au 1er janvier 2014 puis 509 euros au 1er septembre, et l’allocation de solidarité pour personnes âgées (ASPA) est de 792 euros (au 1er avril 2014), sachant que d’autres prestations complètent souvent le revenu disponible des allocataires de ces minima sociaux. En 2014, l’indicateur d’intensité de la pauvreté progresse très légèrement, passant de 19,8 % en 2013 à 20,1 %, après s’être fortement replié en 2013 (– 1,5 point). Parmi les actifs, 10,7 % sont en situation de pauvreté monétaire : 36,6 % des chômeurs sont dans cette situation contre 7,7 % des personnes en emploi. En 2014, le niveau de vie médian des chômeurs augmente de 0,4 % en euros constants et leur taux de pauvreté diminue de 0,7 point. Cette légère hausse du niveau de vie des chômeurs est due à l’augmentation de la part des chômeurs indemnisés (+ 2,6 points), et à la progression du montant moyen d’allocation (+ 0,9 % sur un an en euros constants). En 2014, les personnes au chômage sont plus âgées en moyenne que celles de 2013. Elles ont en particulier davantage cotisé avant d’entrer au chômage et étaient mieux rémunérées quand elles étaient en emploi. En 2014, ce sont les retraités qui ont le taux de pauvreté le plus bas (7,6 %) ; leur taux de pauvreté poursuit sa baisse débutée en 2011. Pour les autres inactifs, dont les étudiants, le taux de pauvreté est beaucoup plus élevé : 31,1 %, en hausse de 1 point par rapport à 2013. Enfin, les enfants sont aussi fortement touchés par la pauvreté : en 2014, un enfant de moins de 18 ans sur cinq vit au sein d’une famille pauvre. Les personnes vivant au sein d’une famille monoparentale sont particulièrement touchées par la pauvreté. En 2014, 33,7 % de ces personnes sont pauvres, soit une proportion 2,4 fois plus élevée que dans l’ensemble de la population. Le taux de pauvreté des familles monoparentales est en hausse de 1,2 point par rapport à 2013, leurs revenus d’activité ayant fortement diminué pour les plus modestes d’entre elles. Les familles nombreuses sont également plus exposées : parmi les personnes vivant au sein d’un couple avec au moins trois enfants, 22,2 % sont confrontées à la pauvreté en 2014. Les personnes vivant en couple sans enfant sont les moins touchées par la pauvreté (5,7 % en 2014). Enfin, 16,0 % des personnes seules, qui ne bénéficient pas des économies d’échelle que permet la vie en couple, ni du revenu supplémentaire que peut apporter le conjoint, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Cette proportion est en hausse de 0,6 point par rapport à 2013.  Pauvreté monétaire : une personne est considérée comme pauvre lorsque son niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. L’Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative : le seuil est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. L’Insee, comme Eurostat, privilégie le seuil à 60 % de la médiane. . Taux de pauvreté : pourcentage de la population dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté (on privilégie généralement le seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie). Intensité de la pauvreté : écart relatif entre le niveau de vie médian de la population pauvre et le seuil de pauvreté. Plus cet indicateur est élevé et plus la pauvreté est dite intense, au sens où le niveau de vie des plus pauvres est très inférieur au seuil de pauvreté.

Attentat déjoué : portrait d’un abruti

Attentat déjoué : portrait d’un abruti

 

Le portrait type d’un terroriste ( il a tué uen femme et projetait un attentat dans uen église ). En faat un individu tiraillé entre deux civilisations celle de la France et celle de son pays d’origine, l’Algérie. Et qui réfugie dans la religion fondamentaliste pour gérer cette contradiction. Il ya en des centaines voire des milliers de ce profil en France ( Français ou étrangers). Pas facile de surveiller des abrutis de ce calibre qui en fait agisse essentiellement seul même s’ils ont quelques contacts ici ou là. On peut vraiment parler d’abruti quand en plus l’auteur appelle lui-même le SAMU De toute évidence de ce point de vue la lutte contre cette forme de terrorisme semble bien désuète. Un homme soupçonné de préparer un attentat contre une ou deux églises de Villejuif a été arrêté dimanche. Il s’agit d’un étudiant en informatique de 24 ans, aussi impliqué dans le meurtre d’une jeune femme dans cette ville du Val-de-Marne. Il a hospitalisé à l’Hôtel-Dieu sous le régime de la garde à vue et sa compagne a été interpellée.  Le jeune homme arrêté dimanche et suspecté d’avoir voulu commettre un attentat contre « une ou deux églises » s’appelle Sid Ahmed Ghlam. Ce Franco-Algérien de 24 ans est arrivé en France en 2009, dans le cadre d’un regroupement familial. Cet étudiant en informatique, célibataire et sans enfant, avait été signalé aux services de police comme ayant des velléités de départ en Syrie. Des vérifications ont été effectuées en 2014 et en 2015, a indiqué mercredi matin le ministre de l’Intérieur, « sans révéler d’éléments susceptibles de justifier l’ouverture d’une enquête judiciaire. » Mais il avait fait l’objet d’une fiche S, S pour sûreté de l’Etat. Selon nos informations, il avait réussi à se rendre en Turquie cette année, et à son retour, il n’a pas été placé en garde à vue. Son casier judiciaire était vierge. Seule une procédure pour violences volontaires le visait, classée sans suite en raison du retrait de la plainte de la victime, a spécifié le procureur de la République de Paris lors d’une conférence de presse mercredi après-midi. C’est dans sa voiture et à son domicile, un foyer du XIIIe arrondissement de Paris   que les policiers ont découvert un « arsenal composé notamment de plusieurs armes de guerre, d’armes de poing, de munitions, de gilets pare-balle et de matériel informatique et de téléphonie ». Et des documents prouvant la préparation d’un attentat contre « une ou deux églises » de Villejuif. C’est pour commettre cet attentat qu’il aurait tué dimanche matin de trois balles Aurélie Châtelain dont il cherchait, semble-t-il, à voler la voiture. Et c’est à ce moment là qu’il se serait blessé à la jambe. Et c’est lui qui a appelé le Samu, ce qui a permis son interpellation.

 

Coulibaly : portrait d’un délinquant « ordinaire »

Coulibaly : portrait d’un délinquant «  ordinaire »

Due certaine manière Coulibaly est assez représentatif de ces djihadistes de banlieue qui sont essentiellement des délinquants puis se radicalisent avec la religion pour donner une légitimité à leur mal être et à leur violence. Des marginaux, souvent incultes,  qui n’acceptent en fait aucune règle  et découvrent les vertus du fondamentalisme qui justifie tout,  même l’horreur. Coulibaly a vécu dans  cité HLM fondée il y a cinquante ans, séparée du reste de Grigny par le passage de l’autoroute A6. La Grande Borne, qui héberge quelque 13.000 habitants, a vu grandir Amédy Coulibaly, le preneur d’otage du magasin casher de la Porte de Vincennes. C’est là que Le Parisien est allé à la rencontre de ses proches. Loin  de l’image du terroriste que l’on a de lui aujourd’hui, le jeune Amédy Coulibaly avait tout de l’enfant « normal ». Au début des années 90, à la grande époque de Jackie Chan, il se prend de passion pour la boxe thaïe. il fréquente même un club fondé par un champion birman de la discipline. Mais l’aventure ne dure qu’un temps : « trop de règles, trop de rigueur pour lui. Ceux qui sont restés ont tous filé droit », se remémore un de ses anciens camarades de boxe. A la place, Amedy traîne dans les rues. Elève moyen, il sèche souvent les cours du collège Olivier-de-Serres. Bientôt, il se lance dans les braquages. En mai 2000, rapporte Le Parisien, il dévalise avec deux autres personnes un magasin de sport. Mais les policiers les attendent à la sortie, et la course-poursuite prend fin quand la voiture des braqueurs effectue une sortie de route au beau milieu d’un pont et finit sa chute cinq mètres plus bas. Bientôt, il est arrêté par la police et envoyé en prison. A sa sortie, loin de revenir sur le droit chemin, il reprend ses activités de braqueur. Selon les enquêteurs, c’est à cette époque-là qu’il se radicalise. Sans en parler autour de lui : « Si on m’avait dit ‘Tiens, il y a Amedy qui est en train de faire la Banque de France’, je n’aurais pas été surpris. Mais quand j’ai vu qu’il tuait des gens qui faisaient leurs courses, ça a été l’incompréhension », raconte un de ses proches. Que fait Coulibaly de l’argent de ses braquages? mystère. « Il n’a jamais eu la dernière paire de pompes à la mode ou une voiture flamboyante. Je me demande bien ce qu’il a fait de l’argent, à part payer ses avocats », s’interroge un de ses voisins. Un temps, pourtant, il semble vouloir se réinsérer. En 2008, il est décroche chez Coca-Cola un contrat de qualification. Un poste qui lui vaudra même, à l’été 2009, d’être invité à l’Elysée, en même temps que 499 autres jeunes. Mais l’affaire tourne court : en 2010, il est renvoyé en prison, pour avoir participé au projet d’évasion d’un des auteurs des attentats de 1995. Il n’en sortira qu’en 2014.

 




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