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CAC 40 : la Bourse de Paris encore en hausse avant correction

CAC 40 : la Bourse de Paris encore en hausse….. avant correction 

Comme d’habitude, c’est un peu le même rituel qui se déroule dans les milieux boursiers avec une envolée des cours vers la fin de l’année avant correction et prise de bénéfice. L’argent n’a pas manqué cette année grâce notamment à la générosité de la banque centrale européenne qui a inondé l’économie mais aussi les milieux financiers. Pour preuve de cette excellente santé financière, nombre d’entreprises se sont engagés dans la voie du rachat d’actions. Une opération complètement inutile sur le plan stratégique mais qui permet de gonfler les cours avant d’encaisser le fruit des hausses et de les faire payer ensuite aux naïfs de la bourse.

D’une certaine manière c’est le grand paradoxe de l’année 2021, année de crise sanitaire, année de redressement économique ( mais le retard demeure encore sur 2019) et d’amélioration du volume de liquidités des entreprises.

Le quoi qu’il en coûte était nécessaire mais il a été déversé sans condition vraiment contraignante et sans ciblage précis . De sorte que l’argent gratuit offert aux banques par la BCE n’a pas servi seulement qu’à soutenir l’économie. Il a aussi servi à soutenir inutilement les cours boursiers. Pour preuve cette augmentation de 30 % des cours complètement déconnectés de l’évolution des activités et de la vraie rentabilité des entreprises.

 

Hier l’indice CAC 40 avait encore gagné 0,57% à 7.181,11 points, un plus haut en clôture, mais, au cours de la séance, il était monté jusqu’à 7.187,76, un pic absolu améliorant son précédent plafond de la mi-novembre. 

Bourse de Paris : l’envolée avant prise de bénéfice !

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Comme d’habitude, c’est un peu le même rituel qui se déroule dans les milieux boursiers avec une envolée des cours vers la fin de l’année avant correction et prise de bénéfice. L’argent n’a pas manqué cette année grâce notamment à la générosité de la banque centrale européenne qui a inondé l’économie mais aussi les milieux financiers. Pour preuve de cette excellente santé financière, nombre d’entreprises se sont engagés dans la voie du rachat d’actions. Une opération complètement inutile sur le plan stratégique mais qui permet de gonfler les cours avant d’encaisser le fruit des hausses et de les faire payer ensuite aux naïfs de la bourse.

L’année se termine donc en beauté à la Bourse de Paris. Le CAC 40 grimpé de 0,76% mardi et a battu son record absolu en clôture, à 7.181,11 points, s’affranchissant des craintes liées à la propagation du variant Omicron. Au cours de la séance, il est monté jusqu’à 7.187,76 points, un niveau également inédit. Ses précédents records en séance (7.183,08 points) et à la clôture (7.156,85 points) dataient de mi-novembre. Depuis le début de l’année, le CAC 40 grimpe de plus de 29%, du jamais vu en 20 ans.

D’une certaine manière c’est le grand paradoxe de l’année 2021, année de crise sanitaire, année de redressement économique ( mais le retard demeure encore sur 2019) et d’amélioration du volume de liquidités des entreprises.

Le quoi qu’il en coûte était nécessaire mais il a été déversé sans condition vraiment contraignante et sans ciblage précis . De sorte que l’argent gratuit offert aux banques par la BCE n’a pas servi seulement qu’à soutenir l’économie. Il a aussi servi à soutenir inutilement les cours boursiers. Pour preuve cette augmentation de 30 % des cours complètement déconnectés de l’évolution des activités et de la vraie rentabilité des entreprises.

Wall Street : hausse record….. avant correction ?

Wall Street : hausse record….. avant correction ?

Officiellement les experts expliquent la très forte hausse de la bourse à Wall Street par la prise en compte d’éléments rassurants relatifs au variant omicron. Les cours auraient progressé du faît que les opérateurs sont un peu rassuré par les experts qui affirment que le variant Omicron serait moins dangereux que le variant Delta, même s’il est nettement plus contagieux.

La vérité sans doute c’est aussi que le marché est très volatile et surtout que comme c’est la tradition certain grand opérateurs poussent  les cours à la hausse vers la fin de l’année avant la traditionnelle correction qui suit.

Le Dow Jones a ainsi terminé sur un gain de 0,55% à 35.950,56 points, l’indice Nasdaq, à forte pondération technologique, a pris 0,85% à 15.653,37 points et le S&P 500 a avancé de 0,62% pour s’inscrire à 4.725,79 points, un record absolu, le 68ème de l’année pour l’indice élargi.

 Le danger économique réel viendra sans doute d’un niveau d’inflation particulièrement élevée mesurée à à 5,7% sur un an en novembre, soit son rythme le plus élevé depuis 1982. Une inflation de nature à amputer sérieusement le pouvoir d’achat et qui va peser notamment sur la consommation. Dans l’enquête mensuelle de l’université du Michigan, publiée jeudi également, un ménage sur quatre a «spécifiquement cité l’impact négatif de l’inflation sur son niveau de vie».

CO2 : c’est reparti comme avant (COP 26)

CO2  : c’est reparti comme avant (COP 26)

 

 

 

Après la parenthèse endémique, les émissions de CO2 sont reparties comme avant . Après une baisse historique de 5,4 % l’an dernier, ces dernières sont reparties à la hausse dès 2021, à 36,4 milliards de tonnes de CO2 (+ 4,9 %), selon les dernières données du Global Carbon Project dévoilées jeudi. Avec la croissance actuelle, elles pourraient même renouer avec leur niveau de 2019 (36,7 milliards).

 

Une étude qui ne fait que confirmer les inquiétudes de l’ONU sur des hypothèses de climat.

l’Accord de Paris prévoyait rester sous le seuil fatidique des +2°C, si possible 1,5°C, d’ici à 2050 par rapport à l’ère pré-industrielle mais d’après l’ONU les engagements réels des Etats restent largement insuffisants. Résultat : le monde se dirige peu à peu vers un réchauffement « catastrophique » de +2,7 °C, avertit l’ONU dans un rapport publié le 17 septembre.

.Pour cause, en prenant en compte l’ensemble des contributions nationales des Etats (c’est-à-dire leur stratégie pour atteindre les ambitions de préservation du climat), les émissions de gaz à effet de serre devraient augmenter de 16% en 2030 par rapport à 2010. Il faudrait pourtant les réduire de 40% d’ici à 2030 pour rester sous les +1,5°C, et de 25% pour se maintenir sous les +2°C, fait valoir l’organisation internationale. Sinon c’est une véritable catastrophe climatique qui va se produire.

Droit de vote à 16 ans: Une fuite en avant ?

Droit de vote à 16 ans: Une fuite en avant ?

Une interview dans l’opinion de Nicolas Beytout à propos de l’éventualité d’un droit de vote à 16 ans

Une proposition de loi vient d’être déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale pour abaisser à 16 ans l’âge du droit de vote.

C’est le député de La République en Marche de l’Indre, François Jolivet, qui en est l’auteur, avec un objectif d’ailleurs plus large que le seul droit de vote, puisque son projet, c’est d’émanciper largement les ados en leur accordant aussi le droit de passer le permis de conduire à 16 ans, âge qui deviendrait dans la foulée celui de la majorité pénale. En somme, l’idée ce serait de considérer qu’à 16 ans, un jeune est aujourd’hui un adulte qui est responsable, qui doit pouvoir se déplacer librement et surtout, participer au choix démocratique fondateur qu’est une élection. A vrai dire, ce droit de vote à 16 ans, c’est une vieille histoire : depuis que Valéry Giscard d’Estaing l’avait ramené de 21 à 18 ans, le sujet est régulièrement réapparu. Récemment encore, la gauche de la macronie avait fait cette proposition (c’était l’an dernier), et Anne Hidalgo l’avait suggéré pour les dernières élections municipales. Mais la relance de cette proposition, on la doit surtout à Clément Beaune, l’influent secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, un proche d’Emmanuel Macron, lui aussi situé plutôt à gauche sur l’échiquier de la République en Marche.

Est-ce que ça signifie que ce serait une opération plutôt destinée à favoriser un vote de gauche ?

Si j’en juge par la réaction de Marine Le Pen à cette proposition, oui, sans aucun doute : pour la patronne du Rassemblement national, cette idée est tout simplement « grotesque ». Circulez, il n’y a rien à voir.

Et pourtant, les études d’opinion tendent plutôt à démontrer que les jeunes votent beaucoup Le Pen.

Oui, mais il s’agit surtout des jeunes de 25 à 30 ans, c’est-à-dire les jeunes adultes déjà installés dans la vie active, déjà en butte aux problèmes d’emploi, de fins de mois, d’insécurité, et qui effectivement votent Le Pen. Les 18-24 ans, eux, ont voté nettement plus à gauche à la dernière présidentielle. Leur chouchou, c’était Mélenchon, et cette fois, il y a de bonnes chances pour que Yannick Jadot fasse une performance dans cette tranche d’âge. J’ajoute que tous les candidats de gauche (les Jadot, Mélenchon, Hidalgo, ont mis ça dans leur programme). Alors évidemment, je vois votre air dubitatif sur l’intérêt politique d’une telle opération pour l’actuelle majorité. Premier élément de réponse : personne évidemment ne songe à mettre en place cette réforme à temps pour la prochaine présidentielle. Non, ce que veulent les promoteurs de ce droit de vote à 16 ans, c’est lancer le débat sur la revitalisation de la démocratie, c’est tout faire pour lutter contre l’abstention, cette maladie lente qui ronge l’engagement des citoyens dans les affaires de leur pays. Parmi les jeunes, l’abstention est absolument massive, et s’ils pouvaient voter, alors les débats seraient probablement plus larges, plus animés, et la démocratie (pensent-ils) y gagnerait.

Vous notiez que Clément Beaune est un proche d’Emmanuel Macron. Est-ce que le chef de l’Etat s’est déjà prononcé sur ce dossier ?

Oui, il n’est pas chaud chaud. Il dit qu’il est «prêt à avancer sur le 16-18», mais il veut d’abord «saturer les compteurs de vote». C’est une drôle d’expression, mais on voit bien ce que le Président a en tête : est-ce que ce truc est un gadget ? Est-ce qu’il ne vaut pas mieux travailler sur les autres pistes qui permettraient de réduire l’abstention (par exemple le vote par procuration, le vote à distance, le vote par correspondance) ? Et d’ailleurs, les jeunes ne le demandent pas spécialement. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Sarah El Haïry, la secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à l’Engagement. Elle fait le constat que les jeunes sont très engagés sur le climat, et sur les inégalités, mais qu’ils ne croient pas à l’expression démocratique. La solution : leur prouver que la politique peut faire bouger les choses. Un défi autrement plus grand que le seul fait de changer le curseur sur l’âge du vote.

Politique monétaire banques centrales : la baisse du rachat d’actifs avant la baisse des taux

Politique monétaire banques centrales  : la baisse du rachat d’actifs avant la baisse des taux

 

 

La banque centrale américaine donne le ton des orientation des institutions monétaires. Il n’est pas question pour l’instant de rompre brutalement avec la politique accommodante. On commencera par réduire le programme de rachat d’actifs et ce n’est sans doute que vers le milieu ou la fin de 2022 que la question de l’augmentation des taux sera clairement posée. Une politique qui devrait être suivie par les autres banques centrales y comprit la banque centrale européenne. Cela d’autant plus que la croissance–réelle– en Europe est beaucoup moins dynamique qu’outre-Atlantique .

 Concernant la banque centrale européenne en outre la diminution des rachats d’actifs sera d’autant plus aisée que les critères budgétaires européens en vigueur jusque-là sont mis entre parenthèses. Une augmentation des taux prématurés aurait des effets très négatifs sur l’inflation et surtout la croissance :

 «Alors que le moment est proche de réduire nos achats d’actifs, il serait prématuré de resserrer la politique en augmentant les taux maintenant», car cela aurait pour effet «de ralentir la croissance de l’emploi», a déclaré Powell, lors d’une conférence virtuelle. «Nous sommes sur la bonne voie pour commencer à réduire progressivement nos achats d’actifs qui, si l’économie évolue globalement comme prévu, seront achevés d’ici le milieu de l’année prochaine», a-t-il de nouveau indiqué.

Les achats d’actifs, l’un des outils anti-crise de la Fed, s’élèvent à 120 milliards de dollars par mois. L’institution veut, maintenant que la reprise économique est lancée, les ramener progressivement à zéro.

Finances–Politique monétaire : la baisse du rachat d’actifs avant la baisse des taux

Finances–Politique monétaire  : la baisse du rachat d’actifs avant la baisse des taux

 

 

La banque centrale américaine donne le ton des orientation des institutions monétaires. Il n’est pas question pour l’instant de rompre brutalement avec la politique accommodante. On commencera par réduire le programme de rachat d’actifs et ce n’est sans doute que vers le milieu ou la fin de 2022 que la question de l’augmentation des taux sera clairement posée. Une politique qui devrait être suivie par les autres banques centrales y comprit la banque centrale européenne. Cela d’autant plus que la croissance–réelle– en Europe est beaucoup moins dynamique qu’outre-Atlantique .

 Concernant la banque centrale européenne en outre la diminution des rachats d’actifs sera d’autant plus aisée que les critères budgétaires européens en vigueur jusque-là sont mis entre parenthèses. Une augmentation des taux prématurés aurait des effets très négatifs sur l’inflation et surtout la croissance :

 «Alors que le moment est proche de réduire nos achats d’actifs, il serait prématuré de resserrer la politique en augmentant les taux maintenant», car cela aurait pour effet «de ralentir la croissance de l’emploi», a déclaré Powell, lors d’une conférence virtuelle. «Nous sommes sur la bonne voie pour commencer à réduire progressivement nos achats d’actifs qui, si l’économie évolue globalement comme prévu, seront achevés d’ici le milieu de l’année prochaine», a-t-il de nouveau indiqué.

Les achats d’actifs, l’un des outils anti-crise de la Fed, s’élèvent à 120 milliards de dollars par mois. L’institution veut, maintenant que la reprise économique est lancée, les ramener progressivement à zéro.

OPA de Vivendi sur Lagardère : une opération politique avant 2022 ?

OPA de Vivendi sur Lagardère : une opération politique avant 2022 ?

Il y a peine trois mois que Vivendi et Lagardère s’étaient mis d’accord sur un protocole mettant fin à la guerre entre les deux groupes. Comme souvent Vivendi naguère respecté sa parole et annonce cette fois une OPA globale sur Lagardère après le rachat des titres détenus par le fonds Ambert.

Une opération capitalistique bien sûr mais peut-être aussi politique afin de permettre à Vivendi de maîtriser les médias que possède Lagardère en vue des élections de 2022.

Les médias de Vivendi penchent le fait de plus en plus à droite et même à l’extrême droite. Témoin le fait qu’une filiale  de Vivendi diffuse d’ailleurs le livre de Zemmour. Sans parler de la chaîne CNews qui s’enfonce de plus en plus dans le populisme nauséabond. Sur le plan politique, Lagardère a été très proche de Sarkozy, ensuite de Macron. Bref deux groupes très teintés politiquement.

Société–Consommation de pain : de 1 kg avant 1900 à 100 g par jour aujourd’hui !

Société–Consommation de pain : de 1 kg avant 1900 à 100 g par jour aujourd’hui  !

 

 

Un peu avant 1900 on consommait  pratiquement 1 kg de pain par jour et par habitant. Aujourd’hui, c’est de l’ordre de 100 g !  En cause évidemment les conditions générales de vie relative aux conditions de travail et à l’alimentation. Précédemment, le pain constituait l’aliment de base. Aujourd’hui, il est devenu presque anecdotique et en plus décliné dans des dizaines et des dizaines de formules qui d’ailleurs n’ont plus grand-chose à voir avec le pain traditionnel.( Accessoirement avec des prix 5 à 10 fois plus chers).  Il est loin  le temps du pain de huit livres, de quatre livres ou même de deux livres qui aujourd’hui fait nettement moins de 500 g!

 

Concernant les prix, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques, en janvier 2020 une baguette – de 250 grammes donc – coûte 0,88 euro, soit un prix au kilo de 3,52 euros. 20 ans plus tôt, ce prix était de 0,63 euro, soit 2,53 euros par kilo.

 

Selon la dernière étude de la FEB, la Fédération des Entreprises de Boulangeries, si 87% des interrogés déclarent avoir toujours du pain chez eux, ils déclarent en consommer en moyenne 105 grammes par jour en semaine contre 114 grammes en 2015, soit un recul de près de 8%.

Si la quantité moyenne baisse, la quête de qualité progresse. En 2021, les trois critères d’achat du pain sont le goût, la fabrication traditionnelle et la fraîcheur. 65% des Français perçoivent une amélioration de la qualité du pain et les labels rassurent. 96% sont satisfaits du pain qu’ils achètent.

Le pain 100% français est plébiscité par la majorité des personnes interrogées. 52% sont sensibles à l’origine du blé et 73% trouvent important un pain fabriqué à base de blé cultivé en France.

Qui dit pain, dit baguette pour les Français, et ce produit demeure en tête des préférences pour 41% des Français dans sa version « tradition ». La baguette classique arrive juste derrière. Les consommatrices préfèrent quant à elles la baguette aux céréales (22% contre 9% des hommes).

En dehors des baguettes, ce sont le pain complet, le pain de campagne et aux céréales qui remportent la faveur des consommateurs.

Voitures autonomes: pas avant plusieurs décennies ! peut-être

 Voitures autonomes: pas  avant plusieurs décennies ! peut-être 

 

Les experts ne savent pas quand, si toutefois cela arrive un jour, nous aurons des véhicules véritablement autonomes, capables de se déplacer partout sans aide. Avant cela, l’IA devra déjà commencer par devenir… beaucoup plus intelligente par Christopher Mims Dans le Wall Street Journal (extraits)

 

En 2015, Elon Musk avait annoncé que les véhicules autonomes pouvant rouler « n’importe où » seraient disponibles d’ici deux ou trois ans.

En 2016, le directeur général de Lyft, John Zimmer, avait prédit qu’elles allaient « pratiquement mettre fin » à la possession de voiture particulière d’ici à 2025.

En 2018, le CEO de Waymo, John Krafcik, avait prévenu que la mise au point des robocars autonomes prendrait finalement plus de temps que prévu.

En 2021, certains experts ne savent pas quand, si cela se produit un jour, les particuliers pourront acheter des voitures sans volant se conduisant toutes seules.

Contrairement aux investisseurs et aux dirigeants d’entreprise, les universitaires qui étudient l’intelligence artificielle, l’ingénierie des systèmes et les technologies autonomes soulignent depuis longtemps que la conception d’une automobile entièrement autonome prendrait de nombreuses années, voire des décennies. Aujourd’hui, certains vont même plus loin et affirment que, malgré des investissements qui dépassent déjà les 80 milliards de dollars, nous ne disposerons peut-être jamais des voitures autonomes promises. Du moins, pas sans avancées majeures dans le domaine de l’intelligence artificielle, que personne ne prévoit de sitôt, ni sans un réaménagement intégral de nos villes.

Même les plus fervents promoteurs de cette technologie — en 2019, M. Musk était revenu sur ses prévisions précédentes et déclarait que les robots-taxis autonomes Tesla feraient leur apparition en 2020 — commencent à admettre publiquement que les experts qui se montrent sceptiques ont peut-être raison.

Dans les véhicules que vous pouvez aujourd’hui acheter, la conduite autonome n’a pas réussi à se matérialiser autrement que par un régulateur de vitesse amélioré, comme le Super Cruise de GM ou l’Autopilot de Tesla, au nom très optimiste

« Une grande partie de l’IA appliquée au monde réel doit être pensée pour permettre une conduite autonome totale, généralisée et sans assistance puisse fonctionner », a récemment tweeté M. Musk lui-même. Autrement dit, pour qu’une voiture puisse conduire comme un être humain, les chercheurs doivent créer une IA à sa hauteur. Les chercheurs et les universitaires spécialisés dans ce domaine vous diront que nous n’avons pas la moindre idée de la manière d’y parvenir. M. Musk, en revanche, semble être convaincu que c’est exactement ce que Tesla va réussir. Il ne cesse de vanter les mérites de la prochaine génération de la technologie « Full Self Driving » de l’entreprise, actuellement en phase de test bêta — qui n’est en réalité qu’un système d’aide à la conduite au nom trompeur.

Un article récemment publié, intitulé Why AI is Harder Than We Think, résume fort bien la situation. Melanie Mitchell, informaticienne et enseignante en systèmes complexes à l’Institut Santa Fe, y note qu’à mesure que s’éloigne l’horizon de la commercialisation des véhicules autonomes, les acteurs du secteur redéfinissent le terme. Comme ces véhicules nécessitent des zones test géographiquement limitées et des conditions météorologiques idéales — sans évoquer les conducteurs à bord pour assurer la sécurité ou, au moins, des contrôleurs à distance — les constructeurs et les partisans de ces véhicules ont intégré toutes ces restrictions dans leur définition de l’autonomie.

Même avec tous ces astérisques, écrit la docteure Mitchell, « aucune de leurs prédictions ne s’est réalisée ».

Dans les véhicules que vous pouvez aujourd’hui acheter, la conduite autonome n’a pas réussi à se matérialiser autrement que par un régulateur de vitesse amélioré, comme le Super Cruise de GM ou l’Autopilot de Tesla, au nom très optimiste. A San Francisco, Cruise, filiale de GM, teste des véhicules autonomes sans conducteur au volant, mais avec un humain qui surveille les performances du véhicule depuis le siège arrière. Par ailleurs, il n’existe pour l’heure qu’un seul service commercial de robot-taxi fonctionnant aux Etats-Unis sans conducteur humain. L’opération, conduite par Waymo, une filiale d’Alphabet, se limite à des zones à faible densité de la métropole de Phoenix.

Même dans ces conditions, les véhicules de Waymo se sont retrouvés impliqués dans des accidents mineurs au cours desquels ils ont été percutés par-derrière. Leur comportement déroutant (pour les humains) a été cité comme une cause possible de ces accidents. Récemment, l’un d’eux a été perturbé par des cônes de signalisation sur un chantier.

« Je ne suis pas convaincu que nous soyons davantage percutés ou accrochés par l’arrière qu’un véhicule conduit par un humain », assure Nathaniel Fairfield, ingénieur logiciel et responsable de l’équipe « comportement » chez Waymo. Les véhicules autonomes de l’entreprise ont été programmés pour être prudents — « à l’inverse du jeune conducteur classique », insiste-t-il.

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Les problèmes des voitures sans conducteur se manifestent réellement à partir du troisième niveau. Selon Mme Cummings, les algorithmes actuels de deep learning, le nec plus ultra de l’apprentissage automatique, ne sont pas en mesure de fournir une représentation du monde basée sur la connaissance. Et les tentatives des ingénieurs humains pour combler cette lacune — comme la création de cartes ultra-détaillées pour compenser les failles des données des capteurs — ne sont pas mises à jour assez fréquemment pour guider un véhicule dans toutes les situations possibles, par exemple lorsqu’il se retrouve confronté à des travaux non cartographiés.

De plus en plus d’experts estiment que le chemin vers l’autonomie complète ne sera, en fin de compte, pas principalement basé sur l’IA

Les systèmes d’apprentissage automatique, qui sont excellents pour comparer des modèles, ne sont pas doués pour l’extrapolation, c’est-à-dire pour se servir de ce qu’ils ont appris dans un domaine afin de l’appliquer à un autre. Par exemple, ils peuvent identifier un bonhomme de neige sur le bord de la route comme étant un piéton potentiel, mais ne peuvent pas dire qu’il s’agit en fait d’un objet inanimé qui a très peu de chances de traverser la voie.

« Quand vous êtes un enfant en bas âge, on vous apprend qu’on peut se brûler avec une cuisinière », rappelle la docteure Cummings. Mais l’IA n’est pas très douée pour transposer ce qu’il sait d’une casserole à une autre, ajoute-t-elle. « Vous devez lui enseigner cela pour chaque ustensile qui existe. »

Des chercheurs du MIT tentent de combler cette lacune en revenant à l’essentiel. Ils ont lancé une vaste étude pour comprendre comment les bébés apprennent, en termes techniques, afin de retranscrire cela dans les futurs systèmes d’IA.

« Des milliards de dollars ont été dépensés dans le secteur de la conduite autonome, mais les résultats ne vont pas être à la hauteur de leurs attentes », prévient la docteure Cummings. Cela ne signifie pas que nous n’aurons pas un jour une sorte de voiture « autonome », dit-elle. Mais « ce ne sera pas ce que tout le monde a promis ».

En revanche, ajoute-t-elle, de petites navettes circulant à faible vitesse dans des zones bien cartographiées et équipées de capteurs, par exemple à télédétection par laser, pourraient permettre aux ingénieurs de limiter le degré de sécurité à un niveau acceptable pour les régulateurs et le public. (Imaginez, par exemple, des navettes à destination et en provenance d’un aéroport, circulant sur des voies spécialement aménagées).

M. Fairfield, de Waymo, affirme que son équipe ne voit pas d’obstacles technologiques fondamentaux à la généralisation des services de robots-taxis autonomes comme ceux de son entreprise. « Si vous êtes trop conservateur et que vous ignorez la réalité, vous dites que cela va prendre trente ans — mais ce n’est tout simplement pas vrai », assure-t-il.

De plus en plus d’experts estiment que le chemin vers l’autonomie complète ne sera, en fin de compte, pas principalement basé sur l’IA. Les ingénieurs ont résolu nombre d’autres problèmes complexes — comme l’atterrissage de vaisseaux spatiaux sur Mars — en les divisant en petits morceaux, afin que de brillants esprits soient en mesure de concevoir des systèmes capables de gérer chaque étape. Raj Rajkumar, professeur d’ingénierie à l’université Carnegie Mellon, qui travaille depuis longtemps sur les voitures autonomes, est optimiste concernant cette approche. « Cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais j’entrevois la lumière au bout du tunnel », dit-il.

C’est la principale stratégie adoptée par Waymo pour faire circuler ses navettes autonomes. « Nous ne pensons pas qu’il faille une IA complète pour résoudre le problème de la conduite », estime d’ailleurs M. Fairfield.

De son côté, M. Urmson, d’Aurora, explique que son entreprise combine l’IA avec d’autres technologies pour créer des systèmes capables d’appliquer des règles générales à des situations nouvelles, comme le ferait un humain.

Pour arriver à des véhicules autonomes conçus via des méthodes « traditionnelles », avec une « ingénierie des systèmes » éprouvée, il faudrait encore dépenser des sommes énormes pour équiper nos routes de transpondeurs et de capteurs afin de guider et corriger les voitures robots, explique Mme Mitchell. Et leur déploiement resterait limité à certaines zones et dans certaines conditions météorologiques, avec des téléopérateurs humains sur le qui-vive au cas où les choses tournent mal, ajoute-t-elle.

Cette version animatronique à la Disney de notre avenir en matière de conduite autonome serait à mille lieues de la création d’une intelligence artificielle susceptible d’être installée dans n’importe quel véhicule et de remplacer immédiatement un conducteur humain. Cela pourrait aboutir à des voitures plus sûres conduites par des humains, et des véhicules entièrement autonomes dans une poignée de zones soigneusement contrôlées. Mais ce ne serait pas la fin de la possession de voiture individuelle, qui n’est, elle, pas pour si tôt.

Société- Consommation de pain : de 1 kg avant 1900 à 100 g par jour !

Société- Consommation de pain : de 1 kg avant 1900 à 100 g par jour !

 

 

Un peu avant 1900 on consommait  pratiquement 1 kg de pain par jour et par habitant. Aujourd’hui c’est de l’ordre de 100 g !  En cause évidemment les conditions générales de vie relative aux conditions de travail et à l’alimentation. Précédemment, le pain constituait l’aliment de base. Aujourd’hui il est devenu presque anecdotique et en plus décliné dans des dizaines et des dizaines de formules qui d’ailleurs n’ont plus grand-chose à voir avec le pain traditionnel.( Accessoirement avec des prix 5 à 10 fois plus chers).  Il est loin  le temps du pain de huit livres, de quatre livres ou même de deux livres qui aujourd’hui fait nettement moins de 500 g!

 

Concernant les prix, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques, en janvier 2020 une baguette – de 250 grammes donc – coûte 0,88 euro, soit un prix au kilo de 3,52 euros. 20 ans plus tôt, ce prix était de 0,63 euro, soit 2,53 euros par kilo.

 

Selon la dernière étude de la FEB, la Fédération des Entreprises de Boulangeries, si 87% des interrogés déclarent avoir toujours du pain chez eux, ils déclarent en consommer en moyenne 105 grammes par jour en semaine contre 114 grammes en 2015, soit un recul de près de 8%.

Si la quantité moyenne baisse, la quête de qualité progresse. En 2021, les trois critères d’achat du pain sont le goût, la fabrication traditionnelle et la fraîcheur. 65% des Français perçoivent une amélioration de la qualité du pain et les labels rassurent. 96% sont satisfaits du pain qu’ils achètent.

Le pain 100% français est plébiscité par la majorité des personnes interrogées. 52% sont sensibles à l’origine du blé et 73% trouvent important un pain fabriqué à base de blé cultivé en France.

Qui dit pain, dit baguette pour les Français, et ce produit demeure en tête des préférences pour 41% des Français dans sa version « tradition ». La baguette classique arrive juste derrière. Les consommatrices préfèrent quant à elles la baguette aux céréales (22% contre 9% des hommes).

En dehors des baguettes, ce sont le pain complet, le pain de campagne et aux céréales qui remportent la faveur des consommateurs.

Consommation de pain : de 1 kg avant 1900 à 100 g par jour !

Consommation de pain : de 1 kg avant 1900 à 100 g par jour !

 

 

Un peu avant 1900 on consommait  pratiquement 1 kg de pain par jour et par habitant. Aujourd’hui c’est de l’ordre de 100 g !  En cause évidemment les conditions générales de vie relative aux conditions de travail et à l’alimentation. Précédemment, le pain constituait l’aliment de base. Aujourd’hui il est devenu presque anecdotique et en plus décliné dans des dizaines et des dizaines de formules qui d’ailleurs n’ont plus grand-chose à voir avec le pain traditionnel.( Accessoirement avec des prix 5 à 10 fois plus chers).  Il est loin  le temps du pain de huit livres, de quatre livres ou même de deux livres qui aujourd’hui fait nettement moins de 500 g!

 

Concernant les prix, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques, en janvier 2020 une baguette – de 250 grammes donc – coûte 0,88 euro, soit un prix au kilo de 3,52 euros. 20 ans plus tôt, ce prix était de 0,63 euro, soit 2,53 euros par kilo.

 

Selon la dernière étude de la FEB, la Fédération des Entreprises de Boulangeries, si 87% des interrogés déclarent avoir toujours du pain chez eux, ils déclarent en consommer en moyenne 105 grammes par jour en semaine contre 114 grammes en 2015, soit un recul de près de 8%.

Si la quantité moyenne baisse, la quête de qualité progresse. En 2021, les trois critères d’achat du pain sont le goût, la fabrication traditionnelle et la fraîcheur. 65% des Français perçoivent une amélioration de la qualité du pain et les labels rassurent. 96% sont satisfaits du pain qu’ils achètent.

Le pain 100% français est plébiscité par la majorité des personnes interrogées. 52% sont sensibles à l’origine du blé et 73% trouvent important un pain fabriqué à base de blé cultivé en France.

Qui dit pain, dit baguette pour les Français, et ce produit demeure en tête des préférences pour 41% des Français dans sa version « tradition ». La baguette classique arrive juste derrière. Les consommatrices préfèrent quant à elles la baguette aux céréales (22% contre 9% des hommes).

En dehors des baguettes, ce sont le pain complet, le pain de campagne et aux céréales qui remportent la faveur des consommateurs.

Unedic : un retour à l’équilibre pas avant 2023

Unedic : un retour à l’équilibre pas avant 2023

 

L’Unedic estime que sa situation devrait s’améliorer et prévoit le retour à l’équilibre à partir de 2023. Des pronostiques souvent contredits par la réalité d’autant que les vagues de licenciement suite à la crise sanitaire n’ont pas encore provoquée d’effets immédiats significatifs . Cette vague de licenciements est d’ailleurs prévue pour le second semestre 2021 et le premier semestre 2022. Sans parler à partir de 2023 d’un rythme de croissance molle de 2 % ( après les effets de rattrapage en 2021 et 2022) qui pourraient encore augmenter le nombre de chômeurs. L’organisme en charge de l’assurance-chômage prévoit une embellie du solde du régime à partir du second semestre 2021, pour reprendre ensuite une trajectoire de retour à l’équilibre à partir de 2023. Compte tenu de l’amélioration de la situation sanitaire et de la trajectoire de croissance du PIB, rehaussée à 5,75 % en début de semaine par la Banque de France pour cette année, l’association paritaire, qui a présenté ses nouvelles projections financières jeudi après-midi, estime que l’activité reviendrait à son niveau d’avant-crise en 2022.

Soldes: le « match truqué d’Amazon » qui lance les soldes avant les dates

  • Soldes: le « match truqué d’Amazon » qui lance les soldes avant les dates

 

  • Des commerçants s’insurgent contre le faite qu’Amazon bien avant les dates des soldes soient autorisés à lancer une campagne de réduction des prix. La campagne promotionnelle d’Amazon se déroulera à partir de la troisième semaine de juillet. «
  • En captant un maximum de clientèle et de pouvoir d’achat avant que les consommateurs ne soient autorisés à profiter des soldes chez leurs commerçants, Amazon brise ce moment attendu par les commerces physiques pour écouler leurs stocks accumulés durant le confinement et refaire leur trésorerie», indique le texte.
  • «La puissance financière d’Amazon lui permet désormais de transgresser les règles établies et les équilibres économiques à son seul avantage» indique le texte qui qualifie l’avancée des dates promotionnelles d’Amazon de «déclaration de guerre économique» à laquelle le gouvernement «doit mettre fin sans délai».
  • Jugeant «urgent» de «rétablir en France une équité de traitement entre toutes les formes de commerce», la tribune pointe notamment «l’assujettissement des entrepôts e-commerce à l’autorisation d’exploitation commerciale qui sera défendue la semaine prochaine au Sénat dans le cadre du projet de loi climat».

PS : De l’audace encore de l’audace ! Ou le dernier cri avant extinction ?

 PS : De l’audace encore de l’audace ! Ou le dernier cri avant extinction ?

Dans son essai, le député PS des Landes Boris Vallaud ancien énarque propose des pistes pour un prochain gouvernement de gauche, une rupture en faveur d’une « République sociale » qui permette d’affronter un « monde qui se défait ».De l’audace encore de l’audace ou peut-être le dernier cri avant extinction d’un parti socialiste qui n’en finit pas de mourir. Un cri qui aura du mal à être entendu car venant précisément d’un ancien énarque archétype du responsable socialiste qui a coulé le parti.

 

 

Livre.
 Réfléchir à l’après-crise sanitaire et économique et s’interroger sur la pertinence des valeurs chères à la gauche. Dans Un esprit de résistance, Boris Vallaud, député des Landes et une des principales voix du Parti socialiste à l’Assemblée nationale, s’est lancé dans une entreprise risquée. Les pistes qu’il propose ont le mérite de tenter un nouveau récit à un an de la présidentielle.C’est en s’appuyant tout à la fois sur son expérience de directeur de cabinet d’un gros ministère – il fut celui d’Arnaud Montebourg au ministère du redressement productif (en 2013-2014) – et de député du terrain que le responsable du projet du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2022 entend renouer avec l’audace d’une gauche réformatrice. L’essai revient d’abord sur la récession liée à la pandémie et ses répercussions sur un Etat social déjà bien mis à mal par vingt ans de libéralisme. L’auteur se souvient alors de ses jeunes années de sous-préfet et le « sentiment d’impuissance » qu’il a pu éprouver, et éprouve encore comme député devant l’affaiblissement de l’Etat.

Fidélité à l’Europe

Il décrit avec justesse la détresse sociale dont il est témoin, avec le creusement abyssal des inégalités : celle de ces « Daniel Blake », travailleur pauvre, héros éponyme du film de Ken Loach (en 2016), qu’il voit frapper à la porte de sa permanence. Des électeurs des classes populaires, laissés pour compte de la mondialisation, s’enfonçant un peu plus dans la pauvreté, qui ont formé le gros des troupes des « gilets jaunes ».

 

Le ténor socialiste prône – et ce n’est pas une surprise venant d’un ancien proche de Montebourg – « une souveraineté politique qui s’impose à l’ordre économique », afin de retrouver, face à la mondialisation des échanges, une capacité d’action tant industrielle qu’agricole. Mais s’il vante un mode de régulation par le pouvoir politique de la puissance du marché, il le fait, et c’est là son originalité, sans abandonner la fidélité exigeante envers l’Europe qu’il juge urgent de ne pas lâcher.

Boris Vallaud s’essaie ensuite à quelques propositions de réformes et de changement d’optique pour un prochain gouvernement de gauche, alliant renouvellement démocratique et justice sociale : scrutin préférentiel pour une Assemblée nationale renouvelée, protection sociale universelle et inconditionnelle pour « s’adapter aux mutations du salariat », revenu de base sans condition pour les jeunes, « salaire maximum de décence » pour limiter les rémunérations des grands patrons… Bref, explique-t-il, une rupture en faveur d’une « République sociale » qui permette d’affronter un « monde qui se défait ».

Sondage Retraites : 60 % contre une réforme avant 2022

Sondage Retraites : 60 % contre une réforme avant 2022

De  manière un peu subite la problématique de la réforme des retraites est réapparue à la une des médias notamment sous la pression du ministre de l’économie qui veut faire plaisir à Bruxelles et sous la pression de milieu patronaux. Une  réforme qui est certes jugée nécessaire par une majorité des Français dans les sondages mais pas dans une période électorale. Ainsi  d’après le sondage Odoxa Backbone-consulting, réalisé pour Le Figaro et France Info, la population est nettement opposée à une réforme avant les élections présidentielles; 60% d’entre eux, farouchement opposés à une mise en place de la réforme d’ici à 2022. Le rejet est unanime au sein de la population active et de tous les électorats, à l’exception des partisans de La République en Marche.

  L’idée de faire passer l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans se heurte à la désapprobation de 7 Français sur 10. En cela, l’opinion publique est constante : en septembre 2019, les chiffres étaient similaires. Le président d’Odoxa, Gaël Sliman, présente même cette réforme comme «l’un des rares sujets de consensus entre Français.»

Si le chef de l’État persiste dans sa volonté, il pourrait bien être confronté à une nouvelle explosion de la colère sociale. 64% des Français apporteraient leur soutien à des mouvements de contestation.

Faire une fausse réforme des retraites avant les élections !

Faire une fausse réforme des retraites avant les élections !

 

 

La réforme des retraites refait surface dans les médias et dans l’opinion. Globalement, une majorité de Français se dégage en faveur d’une réforme. Le problème est cependant de savoir quel contenu et quel calendrier. Le ministre de l’économie milite depuis déjà des semaines que cette question émerge à nouveau. Du coup, le président de la république serait à la recherche du meilleur calendrier.

Il s’agit pour lui de montrer sa volonté réformatrice mais tout en même temps ne pas prendre trop de risques politiques qui pourraient hypothéquer un peu plus sa candidature en 2022. Du coup, on pourrait scinder la réforme en deux avec un débat préalable avant les élections présidentielles histoire d’alimenter les médias et l’opinion .

Les décisions finales -forcément difficiles- ne seraient adoptées qu’après les élections présidentielles. Bref le nouveau macronisme  qui se révèle: faire en même temps tout et rien. Dernier exemple récent : les états généraux de la justice mais sans parler du fond c’est-à-dire de l’objet social qui justifie l’existence du système judiciaire.

Conflit palestinien : la fuite en avant de Benyamin Nétanyahou

Conflit palestinien : la fuite en avant de Benyamin Nétanyahou

La fuite en avant sécuritaire de Benyamin Nétanyahou a suscité un élan nationaliste palestinien et offert au Hamas l’occasion de s’affirmer grâce à sa capacité de riposte militaire face à un Fatah moribond, analyse la chercheuse dans une tribune au « Monde ».

Tribune

L’actuelle confrontation entre Israël et le Hamas donne en apparence une impression de déjà-vu. A l’instar des opérations de 2009, 2012 et 2014, elle s’inscrit dans un environnement international brouillé par un changement d’administration aux Etats-Unis, un contexte d’élections en Israël, mais aussi une tentative de rapprochement inter palestinien.

Fragilisé sur la scène politique intérieure, le premier ministre Benyamin Nétanyahou joue de nouveau la carte de la diversion même si, cette fois, la situation est sensiblement différente tant par la démonstration de force du Hamas que par les mobilisations inattendues des Palestiniens d’Israël.

Depuis la fin du mois d’avril, des militants de tous bords se mobilisent contre l’expulsion de vingt-huit familles palestiniennes du quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est. Loin d’être inédites, ces expropriations s’inscrivent dans la continuité d’une politique de spoliation des biens des Palestiniens de Jérusalem-Est qu’Israël occupe illégalement depuis 1967. Si les précédentes mobilisations ne sont jamais restées sous silence, elles ont, cette fois, eu une résonnance toute particulière marquée par une campagne internationale sur les réseaux sociaux pour « sauver Sheikh Jarrah ».

Dans l’impasse, Nétanyahou a joué sa carte favorite : dépolitiser le dossier pour l’amener sur le terrain du religieux et du sécuritaire

Autre élément significatif, la véhémence des nationalistes religieux israéliens mobilisés en faveur de l’expulsion des Palestiniens. Critiqué à l’international, dépassé sur sa droite, Nétanyahou, déjà incapable de former un gouvernement, se retrouve dans l’impasse.

Comme souvent, il a alors joué sa carte favorite : dépolitiser le dossier pour l’amener sur le terrain du religieux et du sécuritaire. En quelques jours, la confrontation s’est déplacée de Sheikh Jarrah vers Al-Aqsa puis d’Al-Aqsa vers la bande de Gaza.

 

A Al-Aqsa, les forces de sécurité israéliennes ont installé sans raison apparente des barrières métalliques empêchant les réunions quotidiennes de Palestiniens devant la porte de Damas en ce mois de ramadan. Comme en 2017, l’installation de barrières a provoqué leur colère. Celle-ci a été brutalement réprimée par la police israélienne – qui a fait preuve d’une violence toute particulière en pénétrant dans l’enceinte même de la mosquée pendant la prière – secondée par des extrémistes juifs, partisans de l’avocat et député d’extrême droite Itamar Ben Gvir. Galvanisés par leur victoire au Parlement, ces derniers se sont lancés dans de véritables chasses à l’homme au cri de « morts aux Arabes »

DROGUE: campagne d’info avant l’été ?

DROGUE: campagne d’info avant l’été ?

 

Alors que le président de la république a annoncé un grand débat sur la drogue, le ministre de l’intérieur de son côté annonce une grande campagne de sensibilisation à partir de l’été.

Il est évident que cette question est très sensible dans la mesure où elle est souvent liée à l’insécurité.

Le phénomène n’est évidemment pas nouveau mais il a pris une telle ampleur qui s’inscrit désormais aussi dans une problématique économique. En effet de trafic de drogue représente entre 3 et 5 milliards fait vivre de l’ordre de 200 000 personnes à partir notamment de 5000 points de vente officiellement repérés, soit une cinquantaine par département.

Un phénomène considérable et en plus aggravée en France premier pays consommateur de cannabis

 

« La France est devenue un pays de consommation et donc, il faut briser ce tabou », avait estimé le chef de l’État. La France est le premier pays d’Europe en nombre de

« Le cannabis est devenu une drogue dure », a déclaré Gérald Darmanin au JDD, rappelant la hausse « considérable » du niveau de THC, la molécule psychotrope du cannabis.

UN RETOUR À LA VIE NORMALE ? PAS AVANT L’AUTOMNE (PDG DE PFIZER)

UN RETOUR À LA VIE NORMALE ? PAS AVANT L’AUTOMNE (PDG DE PFIZER)

 

 

Il faudra attendre encore plusieurs mois avant un retour à la vie normale. C’est du moins ce sur quoi table Albert Bourla, le PDG de Pfizer, dans un entretien accordé à plusieurs titres de presse européens dont Les Échos. Pour le patron du groupe pharmaceutique américain, un retour à une vie sans la menace pesante du Covid-19 pourrait se faire à l’automne prochain en Europe.

« Une fois qu’une proportion significative de la population a été vaccinée, il est possible de revenir à la vie presque comme avant. Tout dépend de la vitesse à laquelle on vaccine », ajoute le dirigeant en mentionnant l’exemple d’Israël qui se rapproche de plus en plus de l’immunité collective.

A contrario, le rythme de la campagne de vaccination est sans conteste l’une des critiques récurrentes émises à l’encontre de l’Union européenne et de ses États membres, dont la France. Pour Albert Bourla, « l’Europe n’est pas en retard par rapport aux pays les plus vastes » même si la distribution de doses à 447 millions de personnes constitue « une tâche monumentale ».

« Le problème est que tous les industriels n’ont pas été en mesure de livrer ce qu’ils avaient promis. C’est cela qui a créé des difficultés, temporaires, dans les campagnes de vaccination », répond le PDG de Pfizer en prenant soin d’éviter de citer les laboratoires pharmaceutiques mis en cause.

Le PDG estime que le scénario le plus probable est celui d’une « situation endémique » mais que l’épidémie de Covid-19 deviendra au fil du temps « comme la grippe », la vaccination permettant notamment d’atténuer considérablement les crises sanitaires causées par ce coronavirus et ses variants.

« Bien sûr, ce n’est que mon estimation. Les choses peuvent évoluer. Mais d’après tout ce que j’ai vu, c’est le scénario le plus probable », avance enfin Albert Bourla.

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