Archive pour le Tag 'Réforme'

Réforme indemnités chômage : en application au premier octobre

Réforme indemnités chômage : en application au premier octobre

Les nouvelles règles controversées de calcul du montant de l’allocation-chômage, mesure phare de la réforme, devaient entrer en vigueur au 1er juillet, mais le Conseil d’État les avait suspendues en juin, arguant des «incertitudes sur la situation économique». 

Selon une évaluation de l’Unédic, jusque 1,15 million de personnes ouvrant des droits dans l’année suivant l’entrée en vigueur de la réforme toucheraient une allocation mensuelle plus faible (de 17% en moyenne), avec dans le même temps une «durée théorique d’indemnisation» allongée (14 mois en moyenne contre 11 avant la réforme).

 «Il faut s’assurer qu’il n’est jamais plus rentable de ne pas travailler que de travailler», a déclaré Emmanuel Macron.

Réforme des retraites : «quand on tombera les masques» (Macron)

Réforme des retraites : «quand on tombera les masques» (Macron)

 

 

Une expression sans doute un peu malheureuse de M acron qui en fait opère un recul sur son attention de réformer les retraites et déclare «on va faire ça quand on tombera les masques, si je puis dire».

 

Il s’agit bien entendu seulement des masques utilisés dans le cadre de l’actuelle crise sanitaire !

«Ne vous faites pas de la bile avec tout ça», a-t-il insisté, «il faut qu’on soit intelligent collectivement» pour «trouver le bon système pour sauver nos retraites.» «Si on se dit les choses en vérité, on vit de plus en plus longtemps, on étudie de plus en plus longtemps. Et qui est-ce qui finance les retraites ? C’est les gens qui travaillent. Comment on va faire pour avoir les mêmes retraites ?», a-t-il insisté. «Il faut trouver le bon système pour garder les retraites» mais «pas demander des choses impossibles aux gens qui travaillent», a-t-il conclu.

Bref, la réforme des retraites est renvoyée aux calendes électorales et cela d’autant plus qu’on s’est aperçu un peu tardivement que la suppression des régimes spéciaux ne produirait d’effet  financier bénéfique significatif que d’ici 30 40 ans.

Réforme des retraites : Jean Castex met la pédale douce

Réforme des retraites : Jean Castex met la pédale douce

 

Macron c’est peut-être un peu avancé à propos de la réforme des retraites en tout cas il s’est une nouvelle fois contredit. Le chef de l’État aurait fait savoir son intention non  pas de procéder à la grande réforme annoncée qui doit prendre en compte les aspects paramétriques mais aussi systémiques ( l’équilibre financier et la justice sociale ) mais de se limiter à la suppression de certains régimes spéciaux (certains seront sans doute maintenus comme pour les militaires ou les élus). En même temps, Macron aurait l’intention de procéder un léger relèvement du minimum de pension à 1000 €. (Ce minimum incluant sans doute la retraite complémentaire ).

Cependant cette idée de réformer partiellement les retraites rencontre des oppositions y compris dans la majorité actuelle compte tenu des risques politiques et du côté partiel de la réforme.

« Nous avons plus que jamais l’impérieux devoir de favoriser au maximum l’unité du pays », a lancé Jean Castex, reprenant à son compte les craintes de nombreux Marcheurs qui plaident pour une sortie de crise apaisée. Cette réforme, qualifiée de « nécessité absolue » par le chef du gouvernement, « ne pourra reprendre que lorsque la pandémie sera sous contrôle et que la reprise économique sera suffisamment solide ».

 

Réforme des retraites : du rafistolage (CFDT)

Réforme des retraites : du rafistolage (CFDT)

« Nous n’avons été contactés par personne sur le fait qu’il y aurait des petits rafistolages sur la question des retraites », assure Laurent Berger, rappelant que « la CFDT pense qu’un système de retraites plus juste doit être construit. »

Selon Laurent Berger, invité de l’émission Calvi 3D, le calendrier ne permet pas de faire passer une « réforme sérieuse » avant l’élection présidentielle qui se déroulera dans huit mois.

« On ne peut pas faire du rafistolage d’ici à l’élection présidentielle », affirme le secrétaire général de la CFDT, affirmant que « le sujet des retraites est trop sérieux pour en faire un enjeu électoral ».

EDF : Jean-Bernard Lévy veut toujours une réforme du groupe

EDF : Jean-Bernard Lévy veut toujours une réforme du groupe

Alors que les négociations pour réformer le groupe sont au point mort, l’électricien français craint de se faire doubler par la concurrence qui investit notamment dans les énergies renouvelables. Jean-Bernard Lévy, le PDG, plaide pour une accélération des investissements du groupe détenu majoritairement par l’Etat. EDF doit dans le même temps continuer à investir dans le nucléaire pour maintenir son parc vieillissant.

Pour justifier la réforme du groupe le patron d’EDF estime indispensable des investissements aussi bien dans le renouvelable que dans le nucléaire . « Depuis 2015, nous avons construit avec l’État une stratégie pour EDF qui repose à la fois sur le nucléaire et sur les énergies renouvelables. Nous souhaitons l’accélération de certaines décisions », a-t-il déclaré.

 

Concernant les énergies renouvelables, Jean-Bernard Lévy dit vouloir doubler le rythme actuel de construction d’installations. « Partant de 34  gigawatts, notre objectif serait d’atteindre 100  gigawatts en 2030. Mais il faudrait que nous disposions des moyens nécessaires à ce changement de rythme pour pouvoir

Dans un  entretien au JDD, Jean-Bernard Lévy estime de son côté que « les parts de marché d’EDF irritent à Bruxelles, alors que le choix nucléaire français engagé dès l’après-guerre nous fait bénéficier d’un système électrique autonome, exportateur, décarboné à plus de 90%, et moins cher que ceux de nos voisins européens ».

EDF: Réforme reportée, Pourquoi ?

EDF: Réforme reportée, Pourquoi ?

 

Plusieurs facteurs explicatifs permettent de comprendre le report de la réforme EDF qui prévoyait l’éclatement de l’entreprise. Il y a bien sûr l’environnement électoral qui  incite à mettre de côté les projets délicats. Mais il y a surtout la guerre souterraine entre notamment la France et l’Allemagne concernant l’avenir du nucléaire. L’Allemagne qui sous pression de ses écologistes a supprimé le nucléaire (Pour les remplacer par des centrales à charbon !) et qui ne souhaite pas que la France devienne une grande puissance mondiale dans ce domaine. L’enjeu est évidemment énergétique pour la France mais aussi économique avec les perspectives de développement notamment de nouvelles centrales notamment EPR à l’étranger.

 «Des progrès substantiels ont été accomplis dans nos discussions avec la Commission européenne. Mais, à date, nous n’avons pas trouvé d’accord global. Or, il n’est pas envisageable de soumettre un projet de loi au Parlement si les grands principes n’ont pas fait l’objet d’un accord préalable» avec Bruxelles, confirme-t-on de source gouvernementale .

L’enjeu est donc double : la redéfinition d’une politique énergétique en France avec un renforcement du nucléaire évoqué d’ailleurs par le chef de l’État et une dimension relative l’exportation du modèle énergétique français.

Une réforme des retraites liée à l’espérance de vie (Olivier Blanchard et Jean Tirole)

 

Une réforme des retraites liée à l’espérance de vie (Olivier Blanchard et Jean Tirole) 

Les deux économistes ont proposé , dans une tribune au « Monde », d’améliorer la réforme des retraites dans le sens d’une plus grande équité, sans âge pivot, en indexant les pensions sur les salaires plutôt que sur les prix.

(Les intéressés reprennent leur proposition d’un récent rapport remis à Macron. Dommage qu’il n’est pas abordé la question du travail des seniors dont se débarrassent  nombre de patrons pour des questions de masse salariale et  fiscalse NDLR)

 

Tribune.

Faut-il reprendre la réforme des retraites, et si oui comment ? En France, les évolutions démographiques sont marquées par l’augmentation de l’espérance de vie plus que par la diminution de la fertilité. L’augmentation de l’espérance et de la qualité de vie est une très bonne nouvelle. Mais elle nécessite des ajustements, en particulier de trouver le bon équilibre entre travail et retraite.

Sur la base des travaux d’Axel Börsch-Supan et des vingt-trois autres membres de notre commission d’experts sur les grands défis économiques, réunie par le président de la République, nous plaidons pour l’adaptation du système de retraite et pour une série de mesures aidant les seniors à travailler plus longtemps et incitant les entreprises à aménager leurs conditions de travail et à les employer plus longtemps s’ils le veulent : par exemple, par un traitement des maladies chroniques en prévention et en réparation, par une formation continue adaptée et par un aménagement des rythmes de travail et de transition vie professionnelle-retraite.

Par rapport aux autres pays développés, la France a un taux d’emploi des seniors beaucoup plus faible (moins de 50 % à 60 ans) et un âge de départ à la retraite plus précoce. En conséquence, le temps passé à la retraite par les Français est, par exemple, 20 % plus long (quatre ans) que celui des Allemands. Cela pose le problème de l’équilibre du système de retraite, et des réformes à répétition pour y mettre des rustines.

 

La proposition de réforme discutée ces trois dernières années a de nombreux points positifs. Mais elle est perfectible. Il ne s’agira ici que du régime général : il est évident que, pour des raisons d’équité, les régimes spéciaux, ceux des fonctionnaires et des indépendants, devront, à terme, se fondre dans un système universel.

S’il y aura toujours des imprévus nécessitant des ajustements, il faut d’une part faire en sorte que le financement du système soit pérenne afin d’éviter des réformes continuelles, et d’autre part fournir une visibilité sur la façon dont ces ajustements auront lieu.

 

Pour cela, nous proposons d’indexer les pensions sur les salaires plutôt que sur les prix, mais avec un ajustement si nécessaire. L’équilibre du système actuel, indexé sur l’inflation, est otage de l’évolution différentielle des salaires et des prix ; cette évolution elle-même dépend du taux de croissance de la productivité, qui varie dans le temps et se trouve difficile à anticiper. Dans notre proposition, à démographie donnée, salaires, cotisations et pensions évoluent au même rythme, ce qui rend le système plus stable et plus juste.

Réforme européenne de la taxe carbone : le risque d’un retour des gilets jaunes

Réforme européenne de la taxe carbone : le risque d’un retour des gilets jaunes

 

Les technocrates de Bruxelles ont décidé de réformer profondément le marché de la taxe carbone, en gros d’augmenter de manière assez considérable le coût  à polluer. Le problème c’est que désormais ce dispositif pourrait concerner deux secteurs stratégiques pour les consommateurs à savoir le transport et le chauffage. Pascal Canfin , ancien vert rallié à la république en marche s’inquiète des conséquences dans la tribune (extrait). Des conséquences susceptible de ranimer la colère des gilets jaunes

 Le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre a été présenté comme l’un des principaux outils à disposition de l’Europe pour réussir sa transition climatique. Il a été établi en 2005. Pourquoi faut-il déjà le réformer ?

Pascal Canfin - Historiquement, le prix de la tonne de CO2 s’est longtemps situé entre 5 euros et 15 euros. Cela ne changeait rien aux modèles économiques. Quand ce prix atteint 50 euros, vous impactez plus profondément la rationalité économique des industriels. Les technologies décarbonées deviennent rentables et le charbon ne l’est plus. Le prix de la tonne de CO2 va probablement se stabiliser à court terme autour de 60 euros. Dans des secteurs comme l’aluminium, le ciment, les fertilisants, la chimie ou l’électricité, on bascule alors vers un monde où les technologies décarbonées deviennent rentables. En contrepartie d’une augmentation du prix du carbone nécessaire pour atteindre nos objectifs, il est normal, en parallèle, de mettre en place un ajustement carbone aux frontières. Cela assurera une concurrence équitable vis-à-vis des industriels qui, comme les Chinois, les Indiens ou les Turcs, paient chez eux zéro euro sur le carbone.

La Commission européenne prévoit d’annoncer un nouveau marché carbone spécifique au carburant et au chauffage. Cela équivaudrait à la création d’un système pollueur-payeur pour les ménages. Une telle proposition vous semble-t-elle acceptable ?

Je soutiens très fortement le paquet climat de la Commission, mais pas cette proposition de nouveau marché contre laquelle je me bats depuis plusieurs semaines. Taxer les ménages serait une erreur politique. Il est pertinent de mettre en place un prix du carbone pour les entreprises. Elles peuvent réaliser des calculs de rentabilité à dix ans, changer de fournisseur, licencier des salariés et en embaucher d’autres. Une famille ne va pas licencier ses enfants, elle ne va pas arrêter de les mettre à la crèche même si cela implique de s’y rendre en voiture. Le raisonnement ne peut pas être le même que pour les entreprises. Le prix du carbone est donc un bon outil pour les acteurs économiques rationnels. Pour les ménages, d’autres solutions existent.

Quels freins entendez-vous activer si cette proposition est effectivement posée sur le tapis ?

Je suis persuadé qu’il n’y a pas de majorité au Parlement européen, et qu’il n’en existe pas au Conseil non plus. Cette mesure, si elle est proposée par la Commission européenne, ne verra jamais le jour. En tant que président de la commission Environnement au Parlement européen, je suis contre. La majorité du groupe Renew est contre. Les ONG environnementales et les verts y sont également opposés. Tous les pays qui sont d’habitude des amis du Green Deal sont contre, comme la France ou l’Espagne. C’est une mauvaise idée qui vient de la CDU en Allemagne et Ursula von der Leyen ne devrait pas la reprendre à son compte.

Le système actuel d’échange de quotas d’émission prévoit de nombreuses exceptions et des quotas gratuits dans certains secteurs. Faut-il faire table rase et considérer tous les secteurs industriels à égalité ?

L’extension prévue au secteur maritime et à l’aviation va dans le bon sens. Il n’y a aucune raison que ces deux secteurs ne contribuent pas à l’effort climatique. La baisse des quotas gratuits est un élément primordial de la réforme. Il ne s’agit pas de les arrêter du jour au lendemain, mais de les diminuer de manière transitoire jusqu’à les faire disparaître. Ma proposition est de conditionner le solde de quotas gratuits à la réalisation des investissements qui permettent la décarbonation de l’industrie. Par exemple, quand une entreprise comme ArcelorMittal investit dans l’acier décarboné, cet investissement vert devrait continuer de générer des quotas gratuits. Il semble logique de ne pas leur faire payer le CO2 en même temps.

Le prix élevé du carbone ne risque-t-il pas de rendre certaines industries françaises moins compétitives ?

Il y a trois éléments indissociables. Nous sommes favorables à un fonctionnement du marché carbone qui passe par un prix élevé, mais aussi à une baisse des allocations gratuites et à la mise en place d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières pour assurer une concurrence équitable. Je n’irai pas devant les salariés de cimenteries, d’aciéries ou d’usines d’aluminium pour leur annoncer que des emplois vont être supprimés parce qu’on met un prix du carbone à 60 euros pendant que l’acier chinois ou turc arrive chez nous à zéro euro.

Le mécanisme européen d’ajustement aux frontières est-il compatible avec les règles de l’OMC ?
Oui. Même Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC, défend ce mécanisme. Je tiens à envoyer un message à nos partenaires commerciaux : nous ne voulons pas rentrer dans une guerre commerciale pour le climat ! Nous ne sommes pas là pour faire des choses discriminatoires ou dérogatoires vis-à-vis des règles de l’OMC. Ce que nous voulons, c’est utiliser des règles de l’OMC qui permettent, pour des raisons environnementales et climatiques, de mettre en place des mécanismes d’ajustement. Nous serons les premiers au monde à le faire. Nous serons très probablement attaqués par quelques pays. Mais nous gagnerons à la fin parce que depuis le début, nous concevons ce dispositif pour qu’il soit compatible. On pourra dire aux Chinois, aux Indiens et aux autres que tout le monde a signé les règles de l’OMC et que notre dispositif y est conforme. Il n’y aura aucune raison de considérer qu’il s’agit de protectionnisme.

La France a défendu ce principe d’ajustement aux frontières depuis au moins deux décennies. Pourquoi l’idée ne s’est-elle pas concrétisée plus tôt ?

La France défend cette idée depuis l’époque de Jacques Chirac. On n’a jamais trouvé de majorité parce que la France était moins influente. Désormais, c’est le cas.

Pour atteindre ses objectifs climatiques, l’Europe entend mettre certains secteurs de l’industrie sous pression. L’automobile est dans le viseur avec la révision des normes d’émissions pour les voitures. Les industriels sont-ils prêts ?

La réforme des standards CO2 de l’industrie automobile est un élément clé du paquet de la Commission européenne, qui pourrait conduire à la fin de la vente des voitures thermiques en 2035. L’industrie automobile m’est apparue profondément divisée à ce sujet. Des acteurs comme Volkswagen ou Renault y sont favorables parce qu’ils possèdent un temps d’avance dans leurs investissements. D’autres comme BMW sont contre. Je ne sais pas si Stellantis est pour ou contre, mais Carlos Tavares sait que cette échéance sera inéluctable. Je défends par ailleurs l’idée d’un fonds de transition juste « auto », essentiel pour accompagner les salariés des PME directement concernés, et à qui il faut proposer de nouvelles perspectives.

Social–Réforme des retraites: renvoyée aux calendes sanitaires

Social–Réforme des retraites: renvoyée aux calendes sanitaires

 

Pour ne pas donner l’impression qu’il recule sur les retraites,  Macron habille son abandon en justifiant de la crise sanitaire. La vérité c’est que son allocution de télévisée devait être centrée sur cette question démontrant ainsi la volonté réformatrice du gouvernement. Un gouvernement sans doute a pris peur devant les sondages qui démontrent que les Français ne souhaitent pas de recul de l’âge de la retraite, un des axes majeurs de la réforme.

Plus de 7 Français sur 10 s’opposent à une hausse de l’âge légal, selon un sondage Elabe pour Les Échos, Radio Classique et l’Institut Montaigne.

Ils sont 71% à se dire opposés à une hausse de l’âge légal de la retraite (inchangé), contre 29% favorables, et 91% (-2) opposés à une baisse du montant des retraites. En outre, plus d’une personne sur deux (52%) juge que « le système de retraite tel qu’il fonctionne aujourd’hui en France fonctionne bien », contre 47% qui estiment le contraire.

Et plus on est âgé, et plus on a foi en ce système, souligne le sondage : ainsi, « les retraités sont davantage convaincus du bon fonctionnement du système de retraite actuel » (62 % estiment qu’il fonctionne bien, soit 3 points de plus qu’en 2019) par rapport aux actifs (49%). Toutefois, le jugement des actifs a progressé par rapport à l’enquête précédente (+14 points). Enfin, interrogées sur les régimes spéciaux de retraite, 65% des personnes sondées sont favorables à  »la suppression des 42 régimes existants dont les régimes spéciaux ». 

 

Reçus à l’Élysée mardi, syndicats et patronats sont unanimement opposés à la mise en œuvre d’une réforme avant la présidentielle de 2022. Même chose pour le Medef, partisan d’un relèvement de l’âge de départ à 64 ans mais qui craint que la relance ne soit entravée par d’éventuels mouvements sociaux. Et la majorité est elle-même divisée sur le contenu de la réforme et sur son calendrier.

L’étude Elabe a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1.002 personnes, selon la méthode des quotas, interrogées par Internet les 6 et 7 juillet.

 

Sondage réforme des retraites et Macron : 65 % des Français contre

Sondage réforme des retraites et macron : 65 % des Français contre

Selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro 65% des Français ont été mécontents d’apprendre que le président de la République n’avait pas renoncé à la réforme des retraites. En dehors des sympathisants LREM (75% d’adhésion), ceux de tous les autres partis politiques, y compris ceux de LR, sont en désaccord avec Emmanuel Macron sur ce sujet.

L’ensemble de l’allocution du chef de l’État n’a donc globalement pas rencontré l’adhésion d’une majorité des Français : seulement 46% d’entre eux l’ont trouvé «convaincant». D’ailleurs, s’ils estiment que le président de la République a fait preuve de clarté dans ses annonces (69%), seuls 49% considèrent qu’il a «bien compris leurs préoccupations».

 

Réforme des retraites: renvoyée aux calendes

Réforme des retraites: renvoyée aux calendes

 

Pour ne pas donner l’impression qu’il recule sur les retraites,  Macron habille son abandon en justifiant de la crise sanitaire. La vérité c’est que son allocution de télévisée devait être centrée sur cette question démontrant ainsi la volonté réformatrice du gouvernement. Un gouvernement sans doute a pris peur devant les sondages qui démontrent que les Français ne souhaitent pas de recul de l’âge de la retraite, un des axes majeurs de la réforme.

Plus de 7 Français sur 10 s’opposent à une hausse de l’âge légal, selon un sondage Elabe pour Les Échos, Radio Classique et l’Institut Montaigne.

Ils sont 71% à se dire opposés à une hausse de l’âge légal de la retraite (inchangé), contre 29% favorables, et 91% (-2) opposés à une baisse du montant des retraites. En outre, plus d’une personne sur deux (52%) juge que « le système de retraite tel qu’il fonctionne aujourd’hui en France fonctionne bien », contre 47% qui estiment le contraire.

Et plus on est âgé, et plus on a foi en ce système, souligne le sondage : ainsi, « les retraités sont davantage convaincus du bon fonctionnement du système de retraite actuel » (62 % estiment qu’il fonctionne bien, soit 3 points de plus qu’en 2019) par rapport aux actifs (49%). Toutefois, le jugement des actifs a progressé par rapport à l’enquête précédente (+14 points). Enfin, interrogées sur les régimes spéciaux de retraite, 65% des personnes sondées sont favorables à  »la suppression des 42 régimes existants dont les régimes spéciaux ». 

 

Reçus à l’Élysée mardi, syndicats et patronats sont unanimement opposés à la mise en œuvre d’une réforme avant la présidentielle de 2022. Même chose pour le Medef, partisan d’un relèvement de l’âge de départ à 64 ans mais qui craint que la relance ne soit entravée par d’éventuels mouvements sociaux. Et la majorité est elle-même divisée sur le contenu de la réforme et sur son calendrier. 

L’étude Elabe a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1.002 personnes, selon la méthode des quotas, interrogées par Internet les 6 et 7 juillet.

 

Union économique : la réforme structurelle manquée lors du brexit

Union économique : la réforme structurelle manquée lors du brexit

 

Le juriste Aurélien Antoine, Professeur de droit public à l’université Jean-Monnet (Saint Etienne) et l’université de Lyon, directeur de l’Observatoire du Brexit,  s’interroge, dans une tribune au « Monde », sur la capacité de l’Union européenne à affronter les contradictions apparues à la faveur du Brexit, au-delà du « succès » diplomatique qu’elle revendique face à Boris Johnson ( extrait)

 

 

Tribune.
Les informations diffusées par les médias européens au moment de dresser un premier bilan à moyen terme du Brexit depuis le référendum du 23 juin 2016 ont légitimement salué la façon dont les négociations du Brexit ont été menées par la task force de la Commission européenne et son chef, Michel Barnier. 

L’unité et la rigueur juridique de l’Union ont tranché face à la légèreté des négociateurs britanniques. L’accord du Vendredi saint relatif à la paix en Irlande du Nord a été préservé par un protocole signé entre les deux parties qui évite le rétablissement d’une frontière dure entre le nord et le sud de l’île – même si l’incertitude a accentué les tensions en Irlande du Nord au début de l’année.

Il faut également insister sur le positionnement strict de l’Union européenne (UE) à l’égard de la City, qui voit désormais son leadership financier en Europe contesté par les places de Francfort et d’Amsterdam. De façon générale, l’UE a su faire preuve d’inventivité afin de préserver le marché commun en préservant les conditions d’une concurrence équitable entre les deux parties.

Absence de sursaut politique de l’UE après le référendum

Ces points positifs ne sauraient dissimuler le revers de la médaille : l’appel à un sursaut politique de l’Union européenne après les résultats du référendum n’a pas été entendu. Si, du côté britannique, la stratégie de « Global Britain » ou le mantra du « Take back control » sont, pour l’heure, des faux-semblants, le Brexit apparaît pour l’UE comme une occasion manquée de provoquer une réforme structurelle lui permettant de relever les défis contemporains au premier rang desquels figurent la préservation de l’environnement et la réduction des inégalités.

À cette critique générale s’en ajoutent trois autres plus circonscrites à la façon dont l’UE a géré et continue d’appréhender sa relation avec le Royaume-Uni. Tout d’abord, le fait que la qualité des négociations conduites par Michel Barnier ait finalement pris le pas sur ce que la crise du Brexit signifie pour l’UE est un révélateur des travers de cette dernière : dès lors que le fonctionnement technocratique de la gouvernance communautaire aboutit à des résultats, la faiblesse du projet politique européen lui-même est éclipsé.

 


 

Ensuite, l’issue ordonnée du Brexit doit susciter la prudence. Les deux textes qui l’encadrent (l’accord qui a régi le retrait du Royaume-Uni, puis le traité de commerce et de coopération qui détermine la nature des relations économiques et diplomatiques entre les deux parties) atteignent déjà leurs limites. Le traité de commerce et de coopération n’est qu’une base juridique incomplète qui a eu pour finalité première de rassurer les milieux économiques, ce qui n’est pas négligeable.

Réforme des Retraites- »Non à la politisation » (CFDT)

Réforme des Retraites- »Non à la politisation » (CFDT)

  • D’une certaine manière, et depuis déjà longtemps, la CFDT refuse que la réforme des retraites devienne un enjeu électoraliste pour montrer qui sera le plus réformateur au contraire le plus social. ( Notons que le Medef est aussi d’accord pour le report après les présidentielles de la réforme des retraites car elle craint également la dérive des promesses avant 2022).
  • Compte tenu du paysage politique Il n’est pas impossible que certains ultra-libéraux proposent un report de l’âge de la retraite jusqu’à 70 ans alors qu’à l’inverse des gauchistes proposent une retraite à 55 ans.
  • À ce petit jeu, on risque de déboucher sur des propositions particulièrement démagogiques et incohérentes. Pourtant la CFDT  n’est pas opposée à la réforme en privilégiant l’allongement de la durée de cotisation. Un phénomène d’ailleurs largement entamé  puisque dans le privé, le départ réel s’effectue après 63 ans. Reste que la moitié des prétendants à la retraite sont au chômage et que se posent  aussi les conditions de maintien des seniors  dans l’emploi.
  • La CFDT estime que le scénario de départ à la retraite de 62 à 64 ans, sérieusement envisagé par le gouvernement selon Les Echos, serait particulièrement préjudiciable aux « travailleurs de la deuxième ligne ». « Ça ne passera pas comme ça, c’est impossible », a-indiqué la CFDT, n’excluant pas de redescendre dans la rue si, malgré tout, le gouvernement garde ce cap. « Ce qui est sûr, c’est que la CFDT est opposée à un relèvement brutal de l’âge de départ en retraite. Le faire cet automne, parce que c’est la seule voie de passage, c’est politiquement dingue, et socialement, ce sera explosif ».
  • Laurent Berger a d’ailleurs tenu à mettre en avant ce qu’il considère comme « un point de départ assez injuste ». « On fait croire que les choses seraient statiques aujourd’hui. Or la durée de cotisation continue d’augmenter et les gens continuent de partir de plus en plus tard, parce qu’il y a la loi Touraine, avec l’augmentation de la durée de cotisation », a-t-il expliqué. Le leader de la CFDT s’est toutefois dit ouvert à la discussion, qu’il s’agisse de « l’évolution de notre système de protection sociale ou de nos services publics », tout en refusant catégoriquement « les deals qui n’ont pas de sens ».

L’injustice de la réforme de l’assurance-chômage

L’injustice de la réforme de l’assurance-chômage 

Alors que le Conseil d’Etat a suspendu les nouvelles règles de calcul des indemnités de chômage qui devait entrer en vigueur le 1er juillet, un collectif de sénateurs et de députés socialistes appelle dans une tribune au « Monde » le gouvernement à remiser un projet qui aggrave les inégalités existantes.

 

Tribune.

 

La réforme de l’assurance-chômage, repoussée à plusieurs reprises par le gouvernement lui-même car elle aggravait les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire et retoquée à nouveau par le Conseil d’Etat le 22 juin après une première censure à l’automne 2020, n’a pas pu entrer en vigueur le 1er juillet comme prévu initialement par le gouvernement.

Pourtant, le gouvernement s’arc-boute sur son texte malgré l’évidence de son incongruité sociale et de sa faiblesse juridique et n’envisage rien de plus qu’un report à l’automne. La crise est-elle finie ? Non, loin de là. Mais la fin du « quoi qu’il en coûte » suppose manifestement qu’il en coûte prioritairement aux plus précaires d’entre nous. Car cette réforme va faire des dégâts considérables. « Une tuerie », avait synthétisé Laurent Berger au moment de la première version de cette réforme, avant la crise sanitaire.

 

Rappelons que, d’après les projections de l’Unédic, près de 1,15 million de nouveaux demandeurs d’emploi (sur 2,8 millions estimés) vont subir un retard dans leur indemnisation ou une baisse de celle-ci lors des douze premiers mois d’existence de cette réforme. A partir de l’étude d’impact réalisée par l’Unédic, le Parti socialiste a entrepris de quantifier l’impact territorial de la réforme, en projetant les résultats de l’Unédic dans chacun des départements de métropole et d’outre-mer.

Le résultat confirme l’injustice de la réforme, qui aggrave les disparités territoriales et frappera plus durement les départements déjà touchés par un environnement économique et social dégradé ou les territoires enclavés dans lesquels le frein à la mobilité est aussi souvent un frein à l’emploi. C’est donc la principale caractéristique de cette réforme que de creuser les inégalités existantes, que de frapper les plus fragiles, que d’ajouter de la précarité à la précarité.

Car, en réformant le mode de calcul du salaire journalier de référence (SJR), qui sert de base au calcul de l’indemnité versé par Pôle emploi aux demandeurs d’emploi, le gouvernement a fait le choix de pénaliser les « permittents » , autrement dit ceux qui connaissent des trajectoires heurtées qui alternent régulièrement périodes d’emploi et de chômage. Ainsi, pour une durée de travail égale, un demandeur d’emploi qui a connu des interruptions dans son parcours perdra jusqu’à 41 % de son indemnité !

 

Cela concerne principalement les jeunes, dont l’accès à un emploi stable est rendu plus difficile encore par la crise. Ce sont ainsi 345 000 nouveaux demandeurs d’emplois de moins de 25 ans qui subiront les conséquences de cette réforme, rien que pour la première année !

Retraite-Non à la politisation de la réforme (CFDT)

Retraite-Non à la politisation de la réforme (CFDT)

  • D’une certaine manière, et depuis déjà longtemps, la CFDT refuse que la réforme des retraites devienne un enjeu électoraliste pour montrer qui sera le plus réformateur au contraire le plus social. ( Notons que le Medef est aussi d’accord pour le report après les présidentielles de la réforme des retraites car elle craint également la dérive des promesses avant 2022).
  • À ce petit jeu, on risque de déboucher sur des propositions particulièrement démagogiques et incohérentes. Pourtant la CFDT  n’est pas opposée à la réforme en privilégiant l’allongement de la durée de cotisation. Un phénomène d’ailleurs largement entamé  puisque dans le privé, le départ réel s’effectue après 63 ans. Reste que la moitié des prétendants à la retraite sont au chômage et que se posent  aussi les conditions de maintien des seniors  dans l’emploi.
  • La CFDT estime que le scénario de départ à la retraite de 62 à 64 ans, sérieusement envisagé par le gouvernement selon Les Echos, serait particulièrement préjudiciable aux « travailleurs de la deuxième ligne ». « Ça ne passera pas comme ça, c’est impossible », a-indiqué la CFDT, n’excluant pas de redescendre dans la rue si, malgré tout, le gouvernement garde ce cap. « Ce qui est sûr, c’est que la CFDT est opposée à un relèvement brutal de l’âge de départ en retraite. Le faire cet automne, parce que c’est la seule voie de passage, c’est politiquement dingue, et socialement, ce sera explosif ».
  • Laurent Berger a d’ailleurs tenu à mettre en avant ce qu’il considère comme « un point de départ assez injuste ». « On fait croire que les choses seraient statiques aujourd’hui. Or la durée de cotisation continue d’augmenter et les gens continuent de partir de plus en plus tard, parce qu’il y a la loi Touraine, avec l’augmentation de la durée de cotisation », a-t-il expliqué. Le leader de la CFDT s’est toutefois dit ouvert à la discussion, qu’il s’agisse de « l’évolution de notre système de protection sociale ou de nos services publics », tout en refusant catégoriquement « les deals qui n’ont pas de sens ».

Social-Non à la politisation de la réforme des retraites (CFDT)

Social-Non à la politisation de la réforme des retraites (CFDT)

  • D’une certaine manière et depuis déjà longtemps, la CFDT refuse que la réforme des retraites devienne un enjeu électoraliste pour montrer qui sera le plus réformateur au contraire le plus social. À ce petit jeu, on risque de déboucher sur des propositions particulièrement démagogiques et incohérentes. Pourtant la CFDT  n’est pas opposée à la réforme en privilégiant l’allongement de la durée de cotisation. Un phénomène d’ailleurs largement court puisque dans le privé, le départ réel s’effectue après 63 ans. Reste que la moitié des prétendants à la retraite sont au chômage et que se posent  aussi les conditions de maintien des seniors  dans l’emploi.
  • Estime que le scénario de départ à la retraite de 62 à 64 ans, sérieusement envisagé par le gouvernement selon Les Echos, serait particulièrement préjudiciable aux « travailleurs de la deuxième ligne ». « Ça ne passera pas comme ça, c’est impossible », a-t-il prédit, n’excluant pas de redescendre dans la rue si, malgré tout, le gouvernement garde ce cap. « Ce qui est sûr, c’est que la CFDT est opposée à un relèvement brutal de l’âge de départ en retraite. Le faire cet automne, parce que c’est la seule voie de passage, c’est politiquement dingue, et socialement, ce sera explosif », a-t-il affirmé.
  • Réforme des retraites : « C’est politiquement totalement dingue, et socialement ce sera explosif », déclare Laurent Berger, secrétaire générale de la CFDT
  • Laurent Berger a d’ailleurs tenu à mettre en avant ce qu’il considère comme « un point de départ assez injuste ». « On fait croire que les choses seraient statiques aujourd’hui. Or la durée de cotisation continue d’augmenter et les gens continuent de partir de plus en plus tard, parce qu’il y a la loi Touraine, avec l’augmentation de la durée de cotisation », a-t-il expliqué. Le leader de la CFDT s’est toutefois dit ouvert à la discussion, qu’il s’agisse de « l’évolution de notre système de protection sociale ou de nos services publics », tout en refusant catégoriquement « les deals qui n’ont pas de sens ».

Non à la politisation de la réforme des retraites (CFDT)

  • Non à la politisation de la réforme des retraites (CFDT)
  • D’une certaine manière et depuis déjà longtemps, la CFDT refuse que la réforme des retraites devienne un enjeu électoraliste pour montrer qui sera le plus réformateur au contraire le plus social. À ce petit jeu on risque de déboucher sur des propositions particulièrement démagogiques et incohérentes. Pourtant laCFDT  n’est pas opposée à la réforme en privilégiant l’allongement de la durée de cotisation. Un phénomène d’ailleurs largement court puisque dans le privé, le départ réel s’effectue après 63 ans. Reste que la moitié des prétendants à la retraite sont au chômage et que se posent  aussi les conditions de maintien des séniors  dans l’emploi.
  • Estime que le scénario de départ à la retraite de 62 à 64 ans, sérieusement envisagé par le gouvernement selon Les Echos, serait particulièrement préjudiciable aux « travailleurs de la deuxième ligne ». « Ça ne passera pas comme ça, c’est impossible », a-t-il prédit, n’excluant pas de redescendre dans la rue si, malgré tout, le gouvernement garde ce cap. « Ce qui est sûr, c’est que la CFDT est opposée à un relèvement brutal de l’âge de départ en retraite. Le faire cet automne, parce que c’est la seule voie de passage, c’est politiquement dingue, et socialement, ce sera explosif », a-t-il affirmé.
  • Réforme des retraites : « C’est politiquement totalement dingue, et socialement ce sera explosif », déclare Laurent Berger, secrétaire générale de la CFDT
  • Laurent Berger a d’ailleurs tenu à mettre en avant ce qu’il considère comme « un point de départ assez injuste ». « On fait croire que les choses seraient statiques aujourd’hui. Or la durée de cotisation continue d’augmenter et les gens continuent de partir de plus en plus tard, parce qu’il y a la loi Touraine, avec l’augmentation de la durée de cotisation », a-t-il expliqué. Le leader de la CFDT s’est toutefois dit ouvert à la discussion, qu’il s’agisse de « l’évolution de notre système de protection sociale ou de nos services publics », tout en refusant catégoriquement « les deals qui n’ont pas de sens ».

Retraites: relance de la réforme par Macron pour masquer la défaite électorale

Retraites: relance de la réforme par Macron pour masquer la défaite électorale

 

 

La défaite électorale massive du parti présidentiel justifie une nouvelle dynamique de changement de la part du pouvoir. La retraite pourrait faire l’objet du premier champ d’action gouvernementale. Il s’agit de montrer que le gouvernement et le président de la république ne sont pas inactifs mais au contraire à la pointe de l’évolution progressiste. Macron a besoin de démontrer à ses électeurs potentiels qu’il est l’homme des réformes et qui n’atteindra pas 2022 pour le prouver encore.

 

Jusque-là le président de la république bousculée par les conséquences de la réforme avait renvoyé la question après les élections présidentielles. Mais avec le prétexte du vide la réforme a été suspendue. 

Au début de la crise sanitaire en mars 2020 - le passage à un régime universel a été voté en première lecture à l’Assemblée juste avant le premier confinement -, la réforme des retraites est l’emblème de sa volonté réformatrice. Depuis que la situation sanitaire s’améliore, il cherche une voie de passage pour la remettre en selle.

 

Il se pourrait bien qu’il ne s’agisse pas cette fois de reprendre la réforme des retraites dans sa globalité mais simplement de reporter par exemple à 64 ans l’âge de la retraite (Notons car dans la pratique les retraités prennent en moyenne leur retraite autour de 63 ans). En effet le système universel pose de nombreux problèmes techniques et son examen risque de reporter les échéances bien au-delà de 2022.

 

On objectera que le terrain retraite est relativement miné socialement. Notons quand même sur le fond il est surtout contesté par les organisations d’extrême-gauche. Sur la forme il est vrai qu’une majorité des organisations sociales souhaite le report après 2022 pour  éviter les mesures simplistes et démagogiques.

 

On voit mal quel autre champ de réforme sans trop de difficultés pourrait démontrer la volonté de transformation deMacron. C’est donc un peu par défaut que la question des retraites pourrait être fait pour relancer la dynamique présidentielle.

Réforme des retraites : agir sur l’âge

Réforme des retraites : agir sur l’âge

 

Victor Poirier, directeur des publications à l’Institut Montaigne, think tank d’orientation très libérale, livre son analyse sur la réforme du système de retraites, qui pourrait être relancée avant la fin du quinquennat. 

 

  • Tribune
  •  

Plusieurs lectures peuvent être faites du dernier rapport du Conseil d’Orientation des Retraites, publié le 10 juin. Certaines se veulent optimistes et rassurantes ; d’autres sont plus réalistes, et appellent à une réforme du système de retraites, indispensable pour assurer sa pérennité et son caractère redistributif. Partons d’abord des chiffres : la part des dépenses de retraite dans le PIB a atteint 14,7% de la richesse nationale en 2020, un niveau (très élevé), notamment du fait de la crise économique et sanitaire. Cette part sera de 13,7% en 2022, un niveau similaire à celui de l’avant-crise, et devrait descendre entre 11,3 et 13,0% d’ici à 2070.

Toujours les chiffres : le déficit du système de retraites a atteint 18 milliards d’euros en 2020, soit 0,8% du PIB. Le solde varierait en 2070 entre -0,7% du PIB et +2,1% selon le scénario retenu.

Encore, les chiffres : le ratio entre le nombre de personnes de 20 à 50 ans et celui des personnes de 60 ans et plus passerait de 1,9 en 2020 à 1,3 en 2070.

Maintenant, la « traduction », c’est-à-dire les deux interprétations possibles des chiffres du COR.

La première consiste à déduire de ces observations qu’il n’y aurait pas, à terme, de problème de financement du système des retraites. La plupart des scénarios tendraient à un surplus des recettes du système de retraites (et non à un déficit), les dépenses baisseraient en part du PIB. Tous les voyants seraient au vert.

La seconde, plus réaliste et pragmatique, consiste à étudier en particulier l’évolution des pensions qui continueront de croître en euros constants, mais qui chuteront relativement au revenu brut (entre 31,6% et 36,5 % du revenu brut moyen en 2070, contre 50,1 % actuellement). Cette situation représente, in fine, une rupture d’équité générationnelle, puisque les plus jeunes seraient à la fois pénalisés par des taux de cotisation plus élevés et un montant moyen de pension plus faible relativement au revenu d’activité moyen. Sans parler de bombe à retardement, évoquer l’équilibre financier du système à long terme sans tenir compte de l’appauvrissement relatif des retraités équivaudrait à passer à côté d’un problème majeur.

Cette réforme « ne doit pas être un simple calcul comptable »

Cette deuxième interprétation doit nous amener à réfléchir : certes, un recul de l’âge de départ est une mesure globalement impopulaire (7 Français sur 10 s’y opposent selon de récents sondages). Mais l’impopularité de cette solution doit-elle prendre le pas sur la situation bien plus difficile à laquelle notre système de retraite est promis, et dont les conséquences seraient bien plus importantes pour les générations concernées ?

Aux deux options simplistes que sont nier le moindre problème financier du système, ou dramatiser la situation actuelle, une troisième voie existe et doit être privilégiée : celle de la pédagogie et de la rationalité pour faire du débat autour de la réforme des retraites un moment d’échange intergénérationnel et de valorisation de la place des seniors dans notre société.

Pour ce faire, il convient de rappeler que la France fait figure aujourd’hui de cas particulier : son taux d’emploi des seniors (54,3% des 55-64 ans contre 60,7% pour la moyenne OCDE) et son âge moyen de départ à la retraite (autour de 60 ans, contre plus de 65 ans pour tous les grands pays industrialisés), sont parmi les plus bas de l’ensemble des pays développés.

Une réforme visant à augmenter l’âge de départ à la retraite ne doit pas être un simple calcul comptable. En encourageant un maintien à l’emploi des seniors, ces derniers voient leur protection sociale renforcée et le risque de précarisation réduit, alors que l’espérance de vie augmente. Le maintien en activité répond à des enjeux clés de bien-être : les seniors qui restent en emploi se sentent en moyenne plus intégrés dans la société et sont en meilleure santé que ceux qui, au même âge, sont déjà partis à la retraite.

L’équité et la transparence, les deux chantiers qui doivent être retenus

Cette situation bénéficierait par ailleurs à l’Etat qui assurerait la pérennité financière du système de retraite, et aux entreprises françaises, qui subissent encore trop aujourd’hui la perte de savoir-faire et de l’expérience des seniors, engendrant indirectement des conséquences sur leur croissance.

Une autre particularité française pourrait – devrait – aussi être intégrée à la prochaine réforme des retraites. Aujourd’hui, les régimes spéciaux – 42 régimes au total – sont l’antithèse du fameux jardin à la française qui fait habituellement pâlir nos voisins. Pourquoi un tel éparpillement? Les règles des régimes spéciaux sont-elles globalement plus favorables que celles du secteur privé? Il n’y a pas de consensus sur ce sujet, mais surtout, là n’est pas la question. En effet, soit les différences de règles public-privé sont réelles et leur maintien ne se justifie pas ; soit elles ne le sont pas, et alors l’alignement s’impose tout autant (et devrait être de surcroît plus aisé à atteindre). Les différences de règles alimentent la suspicion, brouillent la transparence de la situation des régimes et, surtout, constituent un frein à l’acceptation des efforts nécessaires au redressement des régimes par l’ensemble de la population.

Il convient donc de ne succomber ni aux sirènes alarmistes, ni aux discours simplistes. La France bénéficie d’un système de retraites parmi les plus généreux du monde. Un recul d’un ou deux ans de l’âge de départ à la retraite ne le rendra pas moins enviable au regard de ceux de ses voisins. Une réforme des retraites post-Covid devra s’articuler autour de deux chantiers majeurs : l’équité, qui suppose d’agir sur l’un des deux paramètres de durée à disposition (l’âge de départ ou le nombre de trimestres nécessaire pour une retraite à taux plein) et la transparence, à travers une simplification trop souvent écartée sans raison. Le tout pour garantir la pérennité d’un système à répartition qui peut – et doit – faire la fierté de notre pays.

Réforme de l’Allocation adulte handicapé: Des effets pervers

Réforme de l’Allocation adulte handicapé: Des effets pervers ? 

 

Un collectif d’universitaires et de chercheurs estime, dans une tribune au « Monde », que la proposition de loi sur la déconjugalisation de l’AAH soumise à l’Assemblée le jeudi 17 février constitue une opportunité de garantir les droits fondamentaux des personnes handicapées.

 

 

Tribune.
 Le mode de calcul actuel de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) est contraire à l’esprit de cette prestation, créée pour garantir l’autonomie financière des personnes handicapées. Le 17 juin, en examinant une proposition de loi de déconjugalisation de l’AAH, l’Assemblée nationale aura la possibilité de modifier substantiellement le mode de calcul de cette prestation et de proposer un dispositif réellement en adéquation avec les objectifs affichés de cette prestation sociale. En 1975, cette allocation voulait faire accéder à un revenu minimal et à une vie digne et autonome les personnes ne pouvant pas assurer leur subsistance par une activité salariée du fait de leur handicap. Aujourd’hui, le mode de calcul de cette prestation aboutit à des effets inverses à ceux qui étaient recherchés. La prise en compte des revenus des conjoints, qu’ils soient ou non mariés ou pacsés, implique pour nombre de bénéficiaires vivant en couple une réduction, voire une perte complète, de leur allocation.

 

Pour un couple dont le bénéficiaire n’a pas d’autres revenus que l’AAH, son allocation commence à décroître à partir de 1 016,55 euros de salaire net de son conjoint, jusqu’à s’annuler complètement au-delà de 2 271,55 euros. Un amendement sur la proposition de loi de déconjugalisation de l’AAH, déposé par le gouvernement et la majorité, se propose de rehausser le seuil de décroissance à 1 276,20 euros et de laisser pratiquement inchangé le seuil d’annulation, à 2 280,20 euros en induisant des pertes significatives pour certains couples avec enfants. Par exemple, pour un couple avec un enfant ces pertes s’étaleraient sur la tranche de salaires 2300-2850 € et, pour un couple avec deux enfants, sur la tranche de salaires 2350-3500 €.

Depuis le début de l’année 2020, un mouvement citoyen, porté par les personnes concernées elles-mêmes, a réussi à inscrire à l’agenda politique la revendication de la déconjugalisation de l’AAH. Ne plus prendre en considération les revenus du conjoint constitue un enjeu majeur pour plusieurs raisons.

Comme le montrent les nombreux récits recueillis depuis un an, les études de victimation analysées par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) ou certaines études qualitatives, la dépendance financière générée par la conjugalisation des prestations sociales augmente la probabilité de survenue de violences conjugales.

12345...25



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol