Archive pour le Tag 'milliards'

Crise énergétique: Un surcoût de 60 milliards ?

Crise énergétique: Un surcoût de 60 milliards ?

D’après un calcul de la Banque de France, le surcoût de la facture énergétique en 2022 pour la France représente 2,5 points de produit intérieur brut (PIB), soit environ 60 milliards d’euros de plus par rapport à 2021.

Mais ces calculs sont forcément assez approximatifs car on ne possède pas de prêt période de référence ( 2022 mais sans crise énergétique); on se fonde donc sur l’année précédente. En outre, tout ne serait être imputé à la problématique énergétique. Plus en amont de cette crise il y a eu en effet la hausse des matières premières notamment des métaux. Le problème vient aussi du réajustement monétaire après une politique monétaire très accommodante dont une grande partie n’a pas été dirigée vers les économies mais vers la spéculation.L’inflation est un moyen de réajuster la valeur réelle des monnaies Il y a aussi le phénomène de relocalisation de certaines productions qui entraînent des surcoûts structurels sans parler des dimensions environnementales elle aussi en général coûteuses.

« C’est le plus gros choc depuis 1974. A l’époque, la taille du choc était estimé à 2,8 points de PIB », souligne la Banque centrale. A l’époque, la crise pétrolière de 1973 avait mis fin brutalement à la période des « 30 glorieuses », synonyme de forte croissance et de plein emploi. Cette crise avait débouché sur une période de « stagflation », c’est-à-dire une croissance plate et une inflation élevée.

Actuellement la croissance européenne se dirige lentement mais sûrement vers la récession Le dernier indice PMI dévoilé ce vendredi 4 novembre indique que l’activité dans la zone euro s’est repliée à 48,1 en octobre contre 47,3 en septembre. L’activité est en expansion lorsqu’elle dépasse le seuil de 50 et en contraction en deçà de cette limite.
Il s’agit d’un plus bas depuis 23 mois. La conjoncture est particulièrement morose en Allemagne (45,1), en Italie (45,8) ou en Espagne (48). En France, l’activité demeure en territoire positif à 50,2 mais pourrait aussi plonger en récession si la situation continue de se dégrader dans les mois à venir.

Côté inflation, sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui sert de base de comparaison au niveau européen, augmenterait de 7,1% en octobre, après une hausse de 6,2 % le mois précédent. Sur un mois, il rebondirait de 1,3%, après -0,5% en septembre d’après les récents chiffres de l’Insee.

En attendant, chez les ménages, la hausse de l’inflation estimée à 6,2% en octobre par l’Insee continue de peser sur leur budget. Compte tenu du poids de l’énergie et de l’alimentaire dans le porte-monnaie des Français, la consommation a commencé à freiner pour de nombreuses familles obligées de se serrer la ceinture pour pouvoir se chauffer et se nourrir.

De ce point de vue, l’évolution de l’indice général des prix traduit peu la répartition du choc entre les ménages, les entreprises et l’Etat. D’après les modèles de la Banque de France, un tiers de ce choc serait encaissé par les ménages et deux tiers par les entreprises sans intervention publique.

Néanmoins, la mise en place des différentes mesures comme le bouclier tarifaire ou la ristourne sur le carburant a permis d’abaisser l’ampleur de ce choc chez les ménages et les entreprises. « Après intervention budgétaire, la sphère publique devient un financeur de ce choc ». Au final, les ménages encaisseraient 10% de ce choc, l’Etat un tiers et les entreprises un peu plus de 50%.
Lire aussiSans le bouclier tarifaire, « les prix de l’énergie doubleraient en 2023 » (Bruno Le Maire)

La dépendance de l’économie hexagonale aux énergies fossiles a pesé sur le pouvoir d’achat des Français. D’après une récente étude du cabinet Cambridge Econometrics, l’envolée des prix du gaz et du pétrole cet été est responsable de 40% de la hausse de l’inflation en France. Entre août 2020 et août 2022, les prix de l’énergie pour les ménages français ont bondi de 37%. Résultat, un ménage français médian aurait perdu 410 euros de pouvoir d’achat par rapport à 2020. Là aussi une évaluation assez approximative !

Compte tenu du renchérissement du coût de l’énergie, la perspective d’une réindustrialisation accélérée de l’Hexagone pourrait être mise à mal par cette crise énergétique particulièrement douloureuse.
En effet, le poids de l’énergie dans les coûts de production en France a tendance à augmenter et cette hausse pourrait s’installer dans la durée. Face à cette envolée, les industriels français pourraient encore délocaliser des sites de production dans des pays à bas coût. En prenant en compte ces répercussions indirectes, le coût de ce choc énergétique pour l’économie tricolore pourrait être encore plus élevé, surtout que les énergies de substitution au fossile se font attendre. Notamment du fait. Des contradictions de la politique énergétique

Transport ferroviaire »: pour un un plan d’investissements de 100 milliards d’euros en dix ans

Transport ferroviaire »: pour un un plan d’investissements de 100 milliards d’euros en dix ans

Les présidents de régions réclament un investissement massif de 10 milliards par an pendant 10 ans au profit du ferroviaire pour accompagner la transition écologique.Un objectif qui malheureusement ne figure nullement dans la micro planification écologique annoncée il y a deux jours par la première ministre. Or rien ne changera fondamentalement dans le transport de personnes sans un soutien significatif des transports collectifs et notamment du ferroviaire.

« C’est un ‘new deal’ ferroviaire, à la mesure des crises et des défis de nos générations, et du changement climatique. » Seize présidents de régions et de collectivités territoriales appellent à « un plan national de modernisation et d’équipement ferroviaire » en France, avec un plan d’investissements à hauteur de 100 milliards d’euros sur dix ans, dans une tribune publiée par le journal Le Monde, samedi 22 octobre.

La tribune a pour signataires, entre autres, le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et Jean Rottner, à la tête de la région Grand Est, ou encore Serge Letchimy, président de la collectivité territoriale de Martinique.

« Agissons ensemble, c’est notre responsabilité collective », lancent encore les signataires du texte. Ces derniers s’adressent notamment à Bruxelles « pour investir massivement dans les réseaux de transport ». « C’est le sens du mécanisme pour l’interconnexion en Europe, dans le droit fil des objectifs du pacte vert européen. C’est également un puissant levier de la reconquête de la souveraineté énergétique européenne », défendent-ils.

Dans cette tribune, les présidents de régions rappellent que le réseau ferroviaire français « requiert, selon Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF lui-même, un investissement de 100 milliards d’euros sur quinze ans, pour sa remise à niveau immédiate et pour atteindre la neutralité carbone en 2050″. Pour les signataires, « l’innovation doit être au cœur de ce chantier ». « Le ferroviaire, c’est le développement économique », soulignent-ils.

Ces derniers pointe les bienfaits d’un tel plan pour « la relocalisation de notre industrie », qui passerait notamment « par la relance des autoroutes ferroviaires de fret, la fin des tergiversations autour du tracé du Lyon-Turin ou la modernisation de la ligne des primeurs Perpignan-Rungis (Val-de-Marne). »

Bénéfices stratosphériques CGM–CMA de 7,6 milliards en un trimestre !

Bénéfices stratosphériques CGM–CMA de 7,6 milliards en un trimestre !

 

L’armateur a largement profité de la désorganisation des processus de production et des dysfonctionnements logistiques pour engranger sur un seul trimestre 6,7 milliards de bénéfices. Un résultat à provenant essentiellement de l’augmentation des taux de fret et qui évidemment nourrit aussi l’inflation.

Cette information intervient en même temps que l’Allemagne décide une taxe sur les superprofits alors que la France pour l’instant s’y oppose. Évidemment, on conviendra que les résultats financiers peuvent varier avec la conjoncture mais sans doute pas à ce point là qui relève de la spéculation.( Comme pour  les énergéticiens et autres). En clair, certains producteurs et distributeurs profitent  de la crise Covid.

Le e chiffre d’affaires a bondi de 57% sur un an, à 19,48 milliards de dollars. La performance est donc stratosphérique. En moyenne chaque jour, l’armateur dirigé par Rodolphe Saadé, dégage un bénéfice net de 84,4 millions de dollars. Depuis le début de l’année, les bénéfices flirtent avec les 15 milliards de dollars, soit quasiment autant qu’au cours de l’ensemble de l’année dernière (17,9 milliards).

En six mois, le groupe basé à Marseille aura engrangé 14,8 milliards de dollars, après un record de 17,9 milliards sur toute l’année 2021. Cela lui a valu de figurer, aux côtés d’énergéticiens, parmi les cibles d’une éventuelle taxe sur les « superprofits », réclamée par l’opposition de gauche en France.

La Première ministre Élisabeth Borne avait indiqué la semaine dernière qu’elle ne fermait pas la porte à une telle taxation, mais qu’elle préférait que chaque entreprise qui le peut « baisse les prix pour le consommateur et donne du pouvoir d’achat à ses salariés ».

« Une taxe n’a jamais amélioré la vie de nos compatriotes. Nos compatriotes ont besoin d’argent dans leur poche, pas dans les poches de l’Etat », insistait le ministre de l’Economie Bruno Le Maire devant le Parlement en juillet. Au retour de la pause estivale, sa ligne n’a pas changé et le numéro 2 du gouvernement fait désormais des appels du pied aux secteurs bancaire et assurantiel pour qu’ils réduisent les frais bancaires ou les primes d’assurance. Mais les partisans d’une taxe n’ont pas pour autant  abandonné D’autant que le champ des activités bénéficiant de la crise  Covid est beaucoup plus large..

« On n’a pas l’impression que le code de la taxation soit à même de répartir justement (les profits), surtout depuis le Covid », a jugé Esther Duflo vendredi sur France Inter. Donc « la taxe sur les superprofits, c’est une vraie bonne idée », a poursuivi la colauréate du prix Nobel d’économie 2019.

A Matignon, le ton est devenu légèrement plus conciliant au sujet d’une telle taxation.

« Je pense que les entreprises vont faire preuve de responsabilité » en agissant pour le pouvoir d’achat des Français, a estimé jeudi Elisabeth Borne. Mais « si certaines ne le faisaient pas, nous ne fermons pas la porte » à une taxation exceptionnelle des superprofits, a-t-elle dit.

 

Pétrole-Aramco : près de 50 milliards de bénéfices sur un trimestre !

Pétrole-Aramco : près de 50 milliards de bénéfices sur un trimestre !

Près de 50 milliards de bénéfices sur le second trimestre pur le géant pétrolier saoudien, conséquence notamment du conflit en Ukraine

48,4. C’est le montant en milliards de dollars des bénéfices enregistrés par le géant pétrolier saoudien Aramco, au cours du deuxième trimestre de l’année. Des bénéfices pharaoniques tirés par la flambée des cours du brut consécutive à l’invasion russe de l’Ukraine et à la reprise économique post-covid.

Ce bénéfice trimestriel, le plus élevé d’Aramco depuis son introduction en Bourse en 2019 (la plus grande de l’Histoire), est supérieur aux prévisions des analystes, qui tablaient sur 46,2 milliards de dollars. En réalité, le bénéfice net du premier producteur mondial d’or noir a bondi de 90% en glissement annuel et permet ainsi à Aramco d’enregistrer son deuxième record trimestriel consécutif, après avoir affiché un résultat net de 39,5 milliards de dollars entre janvier et mars 2022.

Les cinq plus grandes entreprises privées du secteur ont, de leurs côtés, engrangé 62,46 milliards de dollars de bénéfices au cours du deuxième trimestre de l’année. (Par ordre croissant : TotalEnergies 5,7 milliards, BP 9,26 milliards, Chevron 11,6 milliards, ExxonMobil 17,9 milliard et Shell 18 milliards).

Au cours du deuxième trimestre, le baril d’or noir coté à New York s’est échangé entre 95 et 120 dollars environ. En hausse depuis plus d’un an en raison du rebond de la demande des entreprises et des ménages après la pandémie, il a été propulsé à des niveaux plus vus depuis 2008 au printemps dernier, suite aux sanctions imposées à la Russie après qu’elle ait envahi l’Ukraine le 24 février.

 

Un bénéfice de 62,5 milliards de dollars pour les cinq grandes sociétés pétrolières

Un bénéfice trimestriel  de 62,5 milliards de dollars pour les cinq grandes sociétés pétrolières

 

 

Ce n’est pas vraiment une découverte: plus les cours du pétrole sont hauts et plus les pétroliers (et les Etats via la fiscalité) engrangent de bénéfices . l’Etat  récupère davantage  de TVA sur l’énergie. Ses recettes fiscales gagnent 24 milliards d’euros supplémentaires en 2022, soit +8% sur l’ensemble de ses prélèvements. Sans compter la part de TVA perçue par les collectivités territoriales et la sécurité sociale. Au total, sur toutes les administrations publiques centrales, locales et sociales c’est 50 milliards d’impôts, taxes et cotisations qui rentrent en plus dans les caisses publiques en 2022.    De quoi s’étonner car la logique devrait être inverse. En cause, la position quasi hégémonique des grandes sociétés pétrolières. Comme TotalEnergies, Shell, ExxonMobil et Chevron, le géant britannique BP a vu son bénéfice s’envoler au deuxième trimestre pour atteindre 9,26 milliards de dollars. Tirés par la flambée des prix des hydrocarbures, les profits de ces cinq majors atteignent 62,4 milliards de dollars, soit l’équivalent du PIB de la Bulgarie. De quoi faire grincer des dents, à l’heure où les ménages, en Europe comme aux Etats-Unis, voient leur pouvoir d’achat s’éroder avec l’inflation.

Au total, les cinq plus grandes entreprises du secteur ont engrangé 62,46 milliards de dollars de bénéfices au cours des trois derniers mois. ( TotalEnergies 5,7 milliards, BP 9,26 milliards, Chevron 11,6 milliards, ExxonMobil 17,9 milliard et Shell 18 milliards). A titre de comparaison, c’est peu ou prou l’équivalent du PIB de la Bulgarie en 2020.

En hausse depuis plus d’un an en raison du rebond de la demande des entreprises et des ménages après la pandémie, il a été propulsé à des niveaux plus vus depuis 2008 au printemps dernier, suite aux sanctions imposées à la Russie après qu’elle ait envahi l’Ukraine le 24 février. Le gaz, de son côté, s’envole de nouveau depuis que la Russie réduit progressivement ses livraisons vers les Vingt-Sept.

Sur le Vieux Continent, ces bénéfices pharaoniques ont fait naître de vifs débats autour de la mise en place d’une taxe temporaire sur les « superprofits » des multinationales alors que de nombreux ménages ont vu leur pouvoir d’achat s’éroder avec la hausse du coût de la vie. Ainsi, en mai dernier, Londres a annoncé la création d’une taxe exceptionnelle sur le secteur de l’énergie afin d’aider à financer en partie les aides gouvernementales destinées aux ménages les plus modestes. L’Italie a adopté une approche similaire.

Une taxe temporaire a également été mise en place en Espagne et au Portugal. Ces deux pays de la péninsule ibérique ont obtenu une dérogation de la part de Bruxelles pour s’écarter temporairement des règles du marché européen de l’électricité. Objectif : limiter le prix du gaz fourni aux centrales électriques gazières pendant un an. Les gaziers seront compensés et recevront la différence entre le prix du marché et le tarif plafonné. Cette compensation sera financée par une taxe sur les bénéfices perçus par les compagnies électriques.

En France, la piste d’une « taxe exceptionnelle » sur les « bénéfices exceptionnels » des fournisseurs d’hydrocarbures, des prestataires de transports maritimes ou encore des concessionnaires d’autoroutes a été totalement écartée par les parlementaires ce mardi 2 août. Cette piste, d’abord évoquée au printemps dernier, a resurgi ces derniers jours après le doublement des profits de TotalEnergies au deuxième trimestre.

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a redit son opposition au « réflexe pavlovien de la taxe ».  »Une taxe n’a jamais amélioré la vie de nos compatriotes. Ils ont besoin d’argent dans leurs poches, pas dans les poches de l’Etat », a appuyé le ministre.

Sous pression, TotalEnergies a toutefois annoncé il y a quelques jours qu’il appliquera une remise à la pompe de 20 centimes par litre entre septembre et novembre dans toutes ses stations-service, puis à 10 centimes par litre sur le reste de l’année.

 

600 milliards de dollars pour les infrastructures dans le monde ?

600 milliards de dollars pour les infrastructures dans le monde ?

Des États-Unis pour aider les pays en développement et contrer dans ce domaine la stratégie chinoise

 

Le G7 «s’est donné pour ambition de faire au monde une meilleure offre en matière d’investissement dans les infrastructures», a souligné le chancelier allemand Olaf Scholz, présentant le projet aux côtés du président américain. Les États-Unis, à eux seuls, promettent de «mobiliser» quelque «200 milliards de dollars» sur cinq ans pour ce programme.

Les Occidentaux souhaitent se démarquer de la Chine, qui a investi massivement dans nombre de pays en développement, pour construire des infrastructures au travers du programme dit des «Nouvelles routes de la soie», ou pour s’assurer à un accès à certaines matières premières. Pékin est  accusé de mener ses projets au travers de prêts peu avantageux, voire franchement périlleux, qui aggravent les problèmes d’endettement de pays déjà vulnérables et-ou pillent les ressources locales.

 

L’offensive chinoise «existe depuis des années et s’est traduite par de nombreux versements en liquide et de nombreux investissements», selon les déclarations d’un haut responsable de la Maison Blanche, «mais ce n’est vraiment pas trop tard», à propos de l’initiative du G7. «Beaucoup de pays qui ont reçu des fonds ou des investissements du programme BRI (acronyme de la dénomination en anglais Belt and Road Initiative) réalisent désormais, des années plus tard, qu’ils sont plus endettés, que leur PIB n’a pas progressé de manière significative, que les soi-disant investissements n’ont pas atteint leurs populations»..

EDF: une perte réelle de 16 milliards

EDF: une perte réelle de 16 milliards

 

On comprend le rôle stratégique d’EDF dans la crise énergétique actuelle amplifiée par la guerre en Ukraine. Le gouvernement s’est servi de cette particularité énergétique française pour limiter la hausse des prix de l’électricité. Reste que cela contribue aussi à agrandir encore l’énorme trou d’EDF ( dette passée, coût du grand carénage, coût des déchets etc.).

En outre,  le gouvernement a décidé de construire EPR d’un cout d’environ de 50 milliards dont on ne sait absolument pas comment elles seront financées.

EDF a donc annoncé lundi 14 mars dans un communiqué avoir revu à la hausse l’estimation de l’impact négatif sur ses résultats 2022 de sa baisse de production ainsi que des mesures gouvernementales relevant le volume d’électricité nucléaire que le groupe vend à prix réduit à ses concurrents.

L’énergéticien français précise que son estimation de l’impact négatif de la baisse de sa production sur son Ebitda pour 2022 a été réévaluée à environ 16 milliards d’euros, soit cinq milliards de plus qu’estimé lors de la présentation des résultats annuels début février.

Par ailleurs, l’impact négatif des mesures annoncées mi-janvier par le gouvernement pour limiter la hausse des prix de l’électricité en France a également été revu en hausse à 10,2 milliards d’euros, contre 8,4 milliards auparavant.

Au-delà du financement se posera sans doute rapidement la problématique de la renationalisation d’EDF dont  la privatisation n’a aucun sens puisque les grandes orientations sont prises par le gouvernement; Mais sans indication des moyens de financement !

Etats- unis : énorme soutien de 14 milliards à l’Ukraine

Etats- unis : énorme soutien de 14 milliards à l’Ukraine

 

Un énorme soutien de 14 milliards ( À comparer aux 450 millions décidés par l’union européenne) vient d’être décidé par le congrès américain (dont la plus grande partie sera consacrée au renforcement de la défense militaire). Une satisfaction évidemment pour l’Ukraine mais le risque que la guerre se prolonge encore longtemps et devienne de plus en plus cruelle.

Ces fonds sont entre autres censés permettre à l’Ukraine de protéger son réseau électrique, combattre les cyberattaques et s’équiper en armes défensives. Le paquet comprend également plus de 2,6 milliards de dollars d’aide humanitaire et plus d’un milliard de dollars pour soutenir les réfugiés fuyant le pays en guerre.

Énergie : une facture supplémentaire 22 milliards d’euros ?

Énergie : une facture supplémentaire 22 milliards d’euros ?

Pour montrer sans doute qu’il se préoccupe du renchérissement de l’énergie, le ministre de l’économie estime à 20 milliards d’euros la facture supplémentaire.

Sans doute une évaluation faite au doigt mouillé car pour l’instant personne n’est en capacité de dire jusqu’où pourront monter les prix de l’énergie qu’il s’agisse du gaz, du carburant de l’électricité.
En moyenne , les Français dépensent  approximativement autant pour le chauffage que pour le carburant soit pour les 2021 peu plus de 3000 €. On peut faire l’hypothèse que l’augmentation des prix atteindra en moyenne au moins 50 % en 2022, soit une croissance de 1500 € par ménage. On est évidemment loin de la compensation avec le chèque de 100 € accordés à certains.

Le gouvernement réfléchit à des mesures mais des orientations qui sans doute ne parviendront pas à couvrir loin s’en faut la totalité de l’augmentation de l’énergie

«Le plafonnement des tarifs de l’électricité» a quant à lui coûté «8 milliards d’euros et l’indemnité inflation 4 milliards d’euros», a détaillé le ministre. «La facture totale s’élève à plus de 20 milliards d’euros sur la seule protection de nos compatriotes contre la flambée des prix de l’énergie», a-t-il conclu.

«Le bouclier tarifaire» dégainé par le gouvernement contre la hausse des prix de l’énergie «va coûter cher», avait reconnu quelques minutes plus tôt le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt. «On peut regretter que cela creuse le déficit», a-t-il déclaré sur France Bleu Drôme Ardèche. «Mais si nous n’avions pas mis en place ce +bouclier tarifaire+, la facture d’électricité des Français aurait augmenté de 50% au mois de février, la facture de gaz de 40%. Oui c’est de l’argent public, oui c’est de la dépense, mais c’est une dépense qui protège les Français», a argumenté Olivier Dussopt.

En France aussi, les prix de l’énergie pèsent sur le budget des ménages: dans certaines stations-service, le litre d’essence dépasse désormais la barre symbolique des 2 euros le litre. Face à ces évolutions douloureuses pour le pouvoir d’achat, Bruno Le Maire a assuré que l’État resterait présent : «je vois toutes les inquiétudes.» Le ministre de l’Économie n’a en revanche pas précisé quelle forme pourrait prendre cette aide, et s’il s’agirait à nouveau d’un «chèque», comme celui qui avait été versé aux ménages précaires en décembre 2021.

Sur le long terme, Bruno Le Maire estime nécessaire de renforcer l’«indépendance énergétique de la France», avec notamment la possibilité de désindexer les prix de l’électricité de ceux du gaz, comme cela est le cas actuellement.

 

 

Nucléaire-EDF : Une recapitalisation de 2 milliards qui ne suffit pas

Nucléaire-EDF :Une recapitalisation de 2 milliards qui ne suffit pas

 

La recapitalisation de 2 milliards est loin d’être négligeable mais au regard des enjeux, elle est cependant presque anecdotique ( 5 milliards en tout avec les 3 milliards d’actifs qui vont être réalisés par l’entreprise). EDF traîne déjà une dette de près de 40 milliards  et va perdre de l’ordre  10 milliards avec la décision du gouvernement de bloquer le prix de l’électricité. EDF doit faire face aussi à l’énorme facture du renforcement de la sécurité , notamment grand plan de carénage d’un cout d’une cinquantaine de milliards. Et encore 50 milliards pour le financement des six premiers réacteurs EPR  décidés par Emmanuel Macron. Il faudra encore ajouter quelques dizaines de milliards pour les plans d’enfouissement des déchets. Bref si EDF était une entreprise privée il y a longtemps qu’elle serait en faillite. D’où l’idée sans doute d’une possible renationalisation qui avance.Cela d’autant plus qu’il faudra aussi financer les huit autres EPR mis à l’étude ( il faudrait une trentaine d’EPR d’après les spécialistes).

Car malgré cette commande colossale d’EPR, le groupe traverse une période douloureuse, à la suite d’un enchaînement de mauvaises nouvelles. Le fournisseur historique subit notamment la décision de l’exécutif d’augmenter le volume d’électricité qu’il devra vendre à prix cassé à ses concurrents en 2022 afin de plafonner les factures des Français. Surtout, il se trouve confronté  du fait de la crise sanitaire à chute sans précédent du niveau de disponibilité de son parc nucléaire et  du fait d’un défaut de corrosion identifié dans plusieurs installations, et dont les causes restent inconnues. De quoi renforcer ses difficultés à emprunter sur les marchés, après que Fitch a abaissé d’un cran sa note de crédit, et que Moody’s l’a placé sur une perspective négative.

 

EDF :Une recapitalisation de 2 milliards qui ne suffit pas

EDF :Une recapitalisation de 2 milliards qui ne suffit pas

 

La recapitalisation de 2 milliards est loin d’être négligeable mais au regard des enjeux, elle est cependant presque anecdotique. EDF traîne déjà une dette de près de 40 milliards  et va perdre de l’ordre  10 milliards avec la décision du gouvernement de bloquer le prix de l’électricité. EDF doit faire face aussi à l’énorme facture du renforcement de la sécurité , notamment grand plan de carénage d’un cout d’une cinquantaine de milliards. Et encore 50 milliards pour le financement des six premiers réacteurs EPR  décidés par Emmanuel Macron. Il faudra encore ajouter quelques dizaines de milliards pour les plans d’enfouissement des déchets. Bref si EDF était une entreprise privée il y a longtemps qu’elle serait en faillite. D’où l’idée sans doute d’une possible renationalisation qui avance.

Car malgré cette commande colossale d’EPR, le groupe traverse une période douloureuse, à la suite d’un enchaînement de mauvaises nouvelles. Le fournisseur historique subit notamment la décision de l’exécutif d’augmenter le volume d’électricité qu’il devra vendre à prix cassé à ses concurrents en 2022 afin de plafonner les factures des Français. Surtout, il se trouve confronté  du fait de la crise sanitaire à chute sans précédent du niveau de disponibilité de son parc nucléaire et  du fait d’un défaut de corrosion identifié dans plusieurs installations, et dont les causes restent inconnues. De quoi renforcer ses difficultés à emprunter sur les marchés, après que Fitch a abaissé d’un cran sa note de crédit, et que Moody’s l’a placé sur une perspective négative.

 

Les banques Françaises : 32 milliards de profits !

Les banques Françaises : 32 milliards de profits !

Environ 32 milliards d’euros de profits. Soit le double que l’an passé et en hausse de 27% par rapport aux résultats de 2019, avant la crise sanitaire.

Ces résultats reposent sur une même dynamique, indépendamment du mix des métiers, à savoir un effet de ciseaux positif entre des revenus en nette hausse et des charges d’exploitation qui progressent moins vite. L’année 2021 marque notamment le retour en force de la banque de détail, avec des ménages qui épargnent et consomment, et des entreprises qui investissent. Globalement, les revenus de la banque de détail en France, comme les encours de crédits et d’épargne, progressent au même rythme que la croissance du PIB, soit autour de 6%. Certaines banques ont cependant poussé les feux sur certains segments, comme BPCE sur le crédit immobilier (+7,6%) ou Crédit Mutuel Alliance Fédérale sur l’assurance.

Reste que les banques mutualistes font toujours la différence en termes d’efficacité opérationnelle, avec des coefficients d’exploitation (charges d’exploitation sur chiffre d’affaires) inférieurs à ceux des banques commerciales.

Il est clair qu’il vaut mieux un système financier en bonne santé que le contraire. Pour autant, l’ampleur des profits paraît un peu démesuré par rapport au développement de l’activité.

En cause notamment la politique très accommodante de la banque centrale qui a distribué de l’argent sans intérêt au banques. Un argent qui n’a pas été entièrement orienté vers l’économie productive mais qui a aussi servi à la spéculation. En outre grâce à cet argent gratuit reçu de la banque centrale, les banques se sont gavées puisque dans le même temps elles ont plutôt eu tendance aussi à maintenir et même faire croître le cout de leurs activités financières sur le dos des entreprises et des titulaires de comptes. Parallèlement elles ont continué de réduire le nombre de guichets pour leurs activités de banque de dépôt. De ce point de vue l’obligation de disposer d’un compte bancaire- qu’on comprend pour des questions de commodités- constitue une sorte de rente de situation pour les banques.

Un accord international contre les pandémies ?

Un accord international contre les pandémies ?

L’union européenne propose un traité international pour aborder de manière efficace et égalitaire les pandémies. 

Des négociateurs internationaux se réuniront mercredi 9 février pour la premières fois afin d’entamer les discussions sur un éventuel traité Le but de ces négociations est de trouver un accord préliminaire d’ici le mois d’août.

. Bruxelles a toutefois eu du mal à obtenir tous les soutiens nécessaires à un nouveau traité auprès des Etats-Unis et d’autres grandes puissances, certains pays désirant que cet accord soit non contraignant. Un porte-parole de Charles Michel, le président du Conseil européen, qui a proposé en novembre 2020 un nouveau traité relatif aux pandémies, a déclaré qu’il n’avait pas de nouveau commentaire à faire sur la question.

Malgré l’absence de consensus sur la manière dont le virus a émergé, l’hypothèse la plus largement répandue concernant les origines de la Covid-19 est que le virus a infecté l’homme naturellement, probablement par le biais du commerce d’animaux sauvages. Ainsi, l’une des mesures que l’UE souhaite instaurer concerne la fermeture progressive des marchés où le commerce d’animaux sauvages est pratiqué, a indiqué le responsable européen.

La nécessité de prévoir des mesures incitant les pays à signaler les nouveaux virus, afin de faciliter leur détection et de limiter les dissimulations, est également jugée comme cruciale. Plusieurs pays d’Afrique australe ont vu leurs liaisons aériennes avec plusieurs pays à travers le monde suspendues après la découverte du variant Omicron, ce qui fait craindre que certaines nations ne signalent pas les nouvelles épidémies rapidement si les mesures incitatives ne sont pas assez attrayantes.

 

BNP : Première banque en Europe avec 10 milliards de bénéfices mais avec moins d’agences

 BNP : Première banque en Europe avec 10 milliards de bénéfices mais avec moins d’agences

La première banque en Europe combien compte bien s’appuyer encore sur la technologie pour être plus performante. Par contre, elle en profite pour nettoyer nombre d’agences avec des clients éjectés à plus de 30 km dans un autre établissement. La première banque européenne affiche un résultat record de 9,5 milliards d’euros en 2021. Le groupe intégré, qui tire la moitié de ses revenus dans le Retail et les services financiers spécialisés, s’estime bien positionné pour atteindre ses nouveaux objectifs à 2025, notamment une rentabilité du groupe de plus de 11%. Cerise sur le gâteau, le taux de distribution aux actionnaires est porté, de façon pérenne, à 60%.

L’objectif et de consolider ses parts de marché dans tous ses métiers, de manière industrialisée et méthodique, presque sans éclats, bien ancré sur trois piliers, la banque commerciale et les services financiers spécialisés (55% du chiffre d’affaires), la banque d’investissement (31%) et le pôle assurance, gestion d’actifs et gestion privée (14%). Et même les 11 milliards d’euros de fonds propres « libérés » par la vente de sa filiale californienne Bank of the West, une opération qui doit être finalisée à la fin de l’année, seront consacrés à un plan de rachat d’actions (4 milliards) dont on peut se demander quel est réellement l’intérêt économique global pour l’entreprise sauf attirer les cours vers le haut.

Pfizer: 22 milliards de bénéfices en 2021

Pfizer: 22 milliards de bénéfices en 2021

Un chiffre d’affaires 81,3 milliards de dollars, et un résultat net, à 22 milliards en 2021. Son sérum a, en effet, raflé 70 % du marché aux États-Unis et dans l’Union européenne. « 2021 a été une année charnière pour Pfizer », s’est félicité son PDG, ­Albert Bourla, en commentant ses résultats annuels. Sans les ventes liées au Covid, son chiffre d’affaires a progressé de 6 %.

 

Le laboratoire américain, qui planche sur un vaccin ciblant spécifiquement Omicron, devrait continuer à augmenter sa production cette année. Il prévoit de fabriquer 4 milliards de doses. À cela s’ajouteront les livraisons du Paxlovid, son comprimé contre le Covid prescrit pour les personnes risquant de développer une forme sévère. Il devrait générer 22 milliards de dollars de revenus. 120 millions de traitements – vendus à 530 dollars l’unité aux États-Unis – sont attendus en 2022. Pfizer planche déjà sur une nouvelle génération de comprimés.

Ces volumes sans précédent devraient permettre à Pfizer de franchir le cap des 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2022 dont près de la moitié (54 milliards) liés au Covid.

Macron en Russie : du bluff ?

Macron en Russie : du bluff ?

 Comme c’était prévisible Macron n’a strictement rien obtenu de Poutine. Ce dernier n’a voulu faire aucune promesse. Il s’est d’ailleurs peu exprimé à propos de la rencontre avec Macron qui s’est lui-même chargé du service après-vente en survalorisant sa démarche.

 

Il est clair que Macron était fondé à rencontrer Poutine mais le problème est que les chances d’aboutir à des décisions concrètes étaient à peu près nulles car le vrai débat a lieu entre Biden et Poutine et passe largement au-dessus de la tête de l’Europe et de la France.

Cette rencontre a pu servir Poutine pour tenter de rendre les Européens plus bienveillants que Biden vis-à-vis de la Russie. Elle a aussi certainement eu pour objectif de servir la campagne de Macron qui veut toujours se donner l’image d’un leader mondial sur la scène internationale.

«La diplomatie, c’est le dialogue. Je reproche à la diplomatie française de ne pas avoir entretenu un dialogue exigeant avec la Russie», a également déclaré le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau sur Europe 1. «Fallait-il le faire ? (se rendre sur place, NDLR) Je pense que oui. (…) Maintenant je me méfie toujours des coups de bluff, d’esbroufe, d’Emmanuel Macron. Je pense qu’il fallait y aller, mais il revient bredouille avec une mise en scène à la Poutine extraordinaire – une salle froide comme la Sibérie et une table très longue pour ajouter de la distance physique», a-t-il encore fustigé.Notons que Macron a fait aussi encore une fois dans le en même temps en affirmant à Moscou que la Russie n’avait pas l’intention belliqueuse tandis que lorsqu’il était à Kiev il encourageait les ukrainiens à se montrer très sécurisant vis-à-vis de la politique agressive de la Russie

Composants électroniques :Un plan de 50 milliards de l’Union européenne

Composants électroniques : Un plan de 50 milliards de l’union européenne

L’union européenne se lance enfin lance un plan très ambitieux de près de 50 milliards d’euros. Elle se dote également d’un instrument de réciprocité équivalent au Defense Production Act (DPA) américain pour préserver ses intérêts stratégiques dans certains domaines critiques, dont les puces

Un plan de 50 milliards d’euros d’ici à 2030 pour réduire ses dépendances en matière de semi-conducteurs et retrouver une autonomie stratégique, a annoncé vendredi Thierry Breton, commissaire européen en charge du marché intérieur lors d’un briefing. Soit 12 milliards d’euros, dont 6 milliards financés par la Commission, sur le volet recherche ; près de 30 milliards d’euros de la part des États membres, via le plan de relance européen, pour la construction notamment de trois à cinq très grandes usines (Mégafab) ; et, enfin, la création par la Banque européenne d’investissement (BEI) d’un fonds de plus de 5 milliards d’euros pour financer cette filière. Un plan d’ampleur sensiblement équivalente à celui des Etats-Unis (52 milliards de dollars).

Ce plan financier s’accompagne d’un volet réglementaire (« Chips european Act »), crucial pour sécuriser les approvisionnements critiques de l’Europe dans certains domaines, dont les puces. La commission européenne va se doter d’un instrument de réciprocité équivalent au Defense Production Act (DPA) américain, qui permet au président d’exiger des entreprises sur le sol américain de produire exclusivement pour les Etats-Unis. Ce qu’ont récemment fait Donald Trump puis Joe Biden pour lutter contre la pandémie de la Covid-19. Le « Chips european Act » « rétablit un rapport de force dans la géostratégie de la chaîne de valeur, a expliqué Thierry Breton. Cet instrument va exister mais nous préférerons toujours favoriser le dialogue ». Cette initiative est clairement une étape importante dans l’évolution vers une Europe puissance, qui s’éloigne d’une Europe ouverte aux quatre vents.

Enfin, la Commission souhaite s’assurer de la sécurité d’approvisionnement et établir des règles pour les entreprises étrangères souhaitant investir dans des installations de production de MegaFab en Europe. « Nous avons appris de la crise des vaccins. Nous adaptons notre marché unique aux nouvelles réalités de la géopolitique des chaînes d’approvisionnement », a fait valoir Thierry Breton.

Pourquoi perdre des vies au Mali ?

Pourquoi perdre des vies au Mali ?

 

Pourquoi »Perdre la vie pour assurer la sécurité d’un pays qui ne veut pas de vous « , interroge, mardi 1er février sur franceinfo, Christian Cambon, président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, et sénateur du Val-de-Marne. L’interview du sénateur sur France Info

 Comment évaluez-vous la situation de la France au Mali ?

Christian Cambon : C’est un sentiment d’amertume parce que dans ces jours difficiles pour la France au Mali je pense aux 53 soldats qui y ont laissé la vie et aux centaines de blessés qui seront marqués à vie. Le constat c’est que la junte, actuellement au pouvoir au Mali, ne souhaite pas la présence française et les humiliations qu’on nous fait endurer doivent nous conduire à un examen en profondeur pour évaluer les solutions que nous avons devant nous. Cette humiliation pose nos relations avec les pays d’Afrique. Le ministre dit qu’elle est excellente mais malgré tout c’est un signe de faiblesse que nous identifions et c’est aussi un questionnement en Europe. J’espère que les indications du gouvernement sont les bonnes. Il y a beaucoup de questions et un grand gâchis à constater.

La France doit-elle désengager ses militaires ?

Le désengagement avait commencé puisque le président de la République avait annoncé un redéploiement mais je pense que maintenant il faut être très clair. Quand je vois le Mali remettre en cause nos accords militaires, quand je vois qu’il interdit le survol d’une partie du territoire du Mali à notre propres avions, quand je vois la présence des milices Wagner alimentées par les Russes qui prennent de plus en plus de positions dans le pays, les campagnes anti-françaises, bien évidemment on en peut que tirer les conclusions de cette situation.

« Je pense qu’il faut avoir le courage de dire que ce n’est sans doute plus à partir du Mali qu’il va falloir poursuivre notre présence au Sahel. »

 

Est-ce que la lutte contre le terrorisme continue ?

Bien sûr, mais il faut savoir qu’il n’y a jamais de solution militaire à ce genre de conflit. La solution politique qui est dans la main des dirigeants maliens finira un jour par s’imposer, mais elle doit respecter un certain nombre de principes. Nos soldats se sont battus pour assurer la sécurité et la souveraineté du Mali. Quand on apprend qu’un certain nombre de ses dirigeants sont en train d’ouvrir des pourparlers avec des terroristes qui ont du sang français sur les mains, c’est inacceptable.

Qu’attendez-vous du gouvernement français ?

Nous demandons qu’il associe la représentation nationale. Nos concitoyens se posent beaucoup de questions sur cet engagement. Ils voient nos soldats revenir blessés ou pire encore et se demandent pourquoi on est là-bas. Perdre la vie pour assurer la sécurité d’un pays qui ne veut pas de vous pose beaucoup de questions.

Google (Alphabet) a pratiquement doublé son bénéfice annuel en 2021 avec un résultat de près de 80 milliards

Google (Alphabet) a pratiquement doublé son bénéfice annuel en 2021 avec un résultat de près de 80 milliards

Les big Tech ont enregistré des profits records du fait de la reprise économique. En haut du tableau figure Google qui se gave des profits de la publicité.Par ailleurs l’accord passé avec les diffuseurs d’information renforce encore sa position sur le marché de la pub. Google emploie d’ailleurs des méthodes très inclusives contraignant pratiquement l’internaute à prendre connaissance des pubs s’il veut accéder à l’information.

 «Nos revenus trimestriels, en hausse de 32% sur un an, reflètent des dépenses publicitaires solides dans tous les formats et la forte présence des consommateurs en ligne, ainsi qu’une croissance substantielle des recettes pour Google Cloud», la branche d’informatique à distance de l’entreprise, a indiqué Ruth Porat, la directrice financière d’Alphabet.

En tout, Google a engrangé plus de 61 milliards de dollars de recettes publicitaires, grâce à la recherche en ligne et à sa plateforme de vidéos, essentiellement. Sa branche de cloud a progressé de 45%, à 5,5 milliards de chiffre d’affaires. Et le patron du groupe, Sundar Pichai, s’est félicité de «ventes trimestrielles record malgré les difficultés de la chaîne d’approvisionnement» pour Pixel, sa marque de smartphone. Alphabet a sorti à l’automne le Pixel 6, une nouvelle gamme d’appareils avec un processeur conçu par Google et de nombreuses fonctionnalités d’intelligence artificielle.

La société a par ailleurs indiqué que son conseil d’administration avait approuvé un fractionnement de son action à 20 pour une, afin de la rendre plus abordable pour les petits investisseurs. Le titre prenait plus de 7% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse de New York, à plus de 2.900 dollars.

Cependant la situation quasi monopolistique de Google la rend particulièrement fragile face aux velléités des pouvoirs publics américains de réguler le secteur de la bigue Tech qui pourrait dès cette année s’approprier de l’ordre de 30 % du gâteau mondial de la pub.

 

Finances- Dividendes mondiaux record à 2.000 milliards, merci les banques centrales !

Finances- Dividendes mondiaux record à 2.000 milliards, merci les banques centrales !

La crise est un concept sans doute relatif, dramatique pour certains mais très rentable pour d’autres. Pour preuve, la pandémie n’a pas du tout affecté le retour financier de ceux qui ont investi dans la bourse. Ainsi par exemple on connaîtra un records de dividendes  en 2022 : plus de 2.000 milliards de dollars au niveau mondial, à en croire l’étude du cabinet de recherche IHS Markit.

La crise est de toute évidence déjà loin. Alimentés par les profits records des grandes entreprises l’année dernière, les dividendes versés en 2022 devraient dépasser de 18 % leur niveau d’avant-crise à 2.094 milliards de dollars, après avoir déjà fortement rebondi en 2021 . Bref pour certains la crise n’a pas existé bien au contraire. Un résultat qui n’est pas sans rapport heureusement avec la performance des entreprises mais qui découle surtout des énormes liquidités déversées gratuitement par la banque centrale dans une très grande partie n’a pas été orientée vers l’économie réelle mais dans la spéculation. Pour preuve en dépit de la pandémie la très bonne santé des trésoreries. Beaucoup d’entreprises n’ont même pas utilisé à des fins d’investissement ou même de soutien à l’exploitation les prêts obtenus auprès des banques et des gouvernements.

Évidemment cette politique accommodante des banques centrales  a eu  des effets positifs en évitant que la fragilité de certains ne se traduise en dépôt de bilan. On a soutenu les entreprises en même temps que les emplois. Reste qu’une très grande partie des liquidités s’est trouvée orientée vers des placements financiers spéculatifs. À titre d’exemple il suffit de voir ce nombre de grandes entreprises en très bonne santé financière grâce à la crise et qui ont racheté inutilement leurs propres actions pour faire monter les cours. Or spéculation, la rentabilité des entreprises n’aurait jamais atteint une progression de 18 % en deux ans.

Le problème de cette politique accommodante dont certains aspects étaient nécessaires, c’est qui va falloir maintenant payer la facture. Et comme d’habitude cette facture sera sans doute payée par une inflation qui va à bas bruit (peut-être) amputer les revenus du travail et de l’épargne.

Les bénéfiicaires  peuvent dire merci aux banques centrales et aux futures victimes de l’inflation.

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