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Édouard Philippe fait son trou l’opinion

Édouard Philippe fait son trou l’opinion

Lentement mais sûrement Édouard Philippe fait son trou dans l’opinion publique. Certes il ne procède pas comme Macron à coups de conférences, de réunions internationales ou de déclarations tapageuses qui occupent presque chaque jour les médias mais il creuse son sillon à la fois de manière discrète et relativement efficace. Les Français apprécient surtout cette discrétion tout autant que sa compétence et sa personnalité non clivante. Un changement assez radical par rapport à d’autres premiers ministres comme Valls par exemple. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo les Français se disent satisfaits à hauteur de 50 % concernant le premier ministre de 56%, en hausse de 10 points sur 3 mois, selon les résultats d’un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo. Point positif pour Édouard Philippe, cette forte progression est principalement due à une hausse conjointe de la satisfaction tant auprès des électeurs de gauche (+17%) que de droite (+13%). Un premier ministre «et de droite et de gauche» en somme qui bénéficie en outre d’un score de dictateur africain auprès des sympathisants LREM qui jugent son action satisfaisante à 99%. Il n’y a guère que chez les frontistes que l’on n’apprécie pas Édouard Philippe. Et encore. Ils sont 33% des sympathisants du FN à approuver son action.  Les Français le jugent ainsi majoritairement «sympathique» et «compétent» (60% et 58%). À titre de comparaison, Jean-Marc Ayrault n’enregistrait sur ces deux critères que 39% et 40% à la même période après sa nomination. Comparé à ce prédécesseur, premier ministre de François Hollande au début de son quinquennat, Édouard Philippe réalise même une performance sur le critère du charisme. 41% des Français le jugent ainsi «charismatique» quand ils n’étaient que 15% à porter le même jugement sur Jean-Marc Ayrault. Quant aux relations entre Emmanuel Macron et son premier ministre, les Français la jugent plutôt bien équilibrée puisqu’ils sont 60% à assurer que «chacun des deux occupe l’espace politique qu’il faut». Un score étonnant pour Édouard Philippe. Chef de la majorité par fonction, il n’est pourtant affilié à aucun parti, pas même celui du président de la République.

 

 

Prospective Météo : L’hiver, il fait froid ! (Etienne Kapikian, ingénieur prévisionniste)

Prospective Météo : L’hiver, il fait froid ! (Etienne Kapikian, ingénieur prévisionniste)

Ce que dit en substance, Etienne Kapikian, ingénieur prévisionniste à Météo France interrogé sur France indo. En résumé l’hiver, il fait froid et il pourrait tomber de la neige même prochainement. Comme disait l’humoriste Pierre Dac, la difficulté en prospective, c’est de prévoir l’avenir ! Extrait de l’interview qui n’apprend pas grand-chose

 

 

Franceinfo : A quoi devons-nous nous attendre la semaine prochaine ?

Etienne Kapikian : On va avoir un léger redoux lundi et mardi, mais un froid polaire maritime, qui vient du nord et qui est chargé en humidité, arrive dans les prochains jours, notamment à partir de jeudi et jusqu’au week-end du 4-5 décembre. Le vent sensible va renforcer la sensation de froid. Les températures seront plutôt des températures proches des moyennes de janvier. Les maximales seront de 2°C sur le plateau de Lens, de 4 à 6°C à Paris, de 6°C à Toulouse, de 7 à 8°C à Bordeaux. Sur le pourtour méditerranéen, on dépassera à peine les 10°C. Par ailleurs, on va avoir des gelées matinales mais pas extrêmes. Les précipitations attendues vont apporter de la neige, même en plaine, dans l’est de la France, mais aussi à Paris ou en Normandie. En revanche, plus on s’approche de la côte Atlantique, notamment à Nantes ou Bordeaux, moins il y a de risques de neige car les températures seront plus douces.

La neige va-t-elle tenir ?

Dans les massifs, la neige devrait tenir de manière durable. En plaine, c’est plus délicat à prévoir. Néanmoins, plus on va vers l’Est, plus la neige risque de tenir au sol, notamment dans des villes comme Nancy et Besançon.

Cette situation est-elle normale pour la saison ?

Ce n’est pas anormal d’avoir un épisode de froid à cette saison. Le 1er décembre, c’est le début de l’hiver météorologique. Par le passé, nous avons d’ailleurs connu des épisodes bien plus froids. C’était le cas en 2010 avec des neiges à la fin du mois de novembre et des gelées sévères. L’épisode avait d’ailleurs duré jusqu’à Noël. L’hiver 1963 fut le plus long, car il s’était installé précocement. Et si on remonte encore plus loin, on a eu un record à Paris le 28 novembre 1890 avec une température de -14°C.

Cette arrivée brutale du froid est-elle l’une des manifestations du changement climatique ?

Non, nous sommes dans un climat où l’on peut avoir des retournements de situations importantes d’une semaine à l’autre sous les influences des différentes masses d’air. Depuis toujours on a eu un climat changeant dans le temps et l’espace.

Le froid est-il parti pour s’installer dans les prochaines semaines ?

Dans nos projections sur les dix prochains jours, on ne devrait pas avoir de redoux significatif. La première décade de décembre devrait donc être froide, mais on peut très bien avoir une fin décembre plus douce. D’ailleurs, les prévisions saisonnières, même si elles sont à prendre avec des pincettes, prévoyaient un trimestre novembre-décembre-janvier dans l’ensemble doux

LREM : démission du fait des élites déconnectées

 

100 marcheurs qui demissionnent de LREM pour protester contre le manque de démocratie d’un parti qui relève davantage d’un club de fans que d’une organisation politique. Plus grave encore à peine 10 % des militants du début sont encore actifs. En cause, le fait que les structures de base ne jouent strictement aucun rôle dans l’orientation du parti. Le seul rôle de ces structures de base et des militants et de lire les communiqués nationaux et de les diffuser. Les responsables nationaux de la république en marche rétorquent que cette démission collective relève de l’épaisseur du trait (Griveaux sur BFM). On  considère le phénomène comme complètement anecdotique puisque le mouvement compterait 384 000 adhérents et que ce ne sont pas 100 démissions qui vont le déstabiliser. La vérité c’est que la république en marche ne compte certainement pas 384 000 adhérents. Ce chiffre est le total de ceux  qui a un moment ou à un autre ont apporté leur soutien à Macron mais il ne s’agit pas d’une véritable adhésion puisque cette adhésion n’est pas renouvelée chaque année et qu’elle ne nécessite pas de verser une cotisation. En fait c’est une addition de noms, une sorte de pétition. Non seulement les structures de base n’ont aucun rôle,  aucune responsabilité mais en plus le niveau national a désigné des référents locaux, sorte de commissaire politique représentant d’une direction autoproclamée. Dans une tribune publiée mardi sur le site de franceinfo, ces “100 démocrates” autoproclamés dénoncent ce qu‘ils considèrent comme un manque de démocratie au sein du mouvement dont quelque 800 membres – parlementaires, élus, référents et 200 militants tirés au sort – se réunissent samedi à Lyon. Parmi les démissionnaires figurent Tiphaine Beaulieu, présidente de la confédération des Marcheurs de la République, et Emmanuel Drouin, élu municipal de Segré (Maine-et-Loire). Tiphaine Beaulieu a expliqué vouloir quitter un “parti d’élites, complètement déconnecté des réalités”. “Moi, personnellement, ce que je rejette, c‘est l‘abus d‘autorité, l‘autocratie, l‘arrogance, la politique de l‘entre soi”, a dit à Reuters celle qui était il y a quelques mois la porte-parole du collectif des “Marcheurs en colère”. Ils affirment ne pouvoir “continuer au sein d‘un mouvement ou parti sans ligne politique qui n’a pas su s’appuyer sur les piliers de la démocratie et qui a nié avec arrogance et mépris l’intelligence du peuple”. Dans sa profession de foi, Christophe Castaner dit son vœu de “réinventer” le parti dont il entend “préserver la voix singulière” face au pouvoir. Il aura du travail car il faudra transformer le club de supporters de Macon en organisation politique réellement démocratique.

Nicolas Hulot:  » on en a fait des quelques trucs! »

Nicolas Hulot:  » on en a fait des quelques trucs! »

C’est en substance ce que dit Nicolas Hulot pour tenter de justifier une certaine immobilité de son ministère. Dans une interview au JDD le ministre de l’écologie se défend de sa discrétion en déclarant « on a quand même fait des choses ».  Des choses, oui mais finalement assez marginales  sauf concernant la perspective de la suppression des moteurs thermiques pour les automobiles à l’horizon de 2040. Une position prise aussi par d’autres Etats et même parfois avancée à 2030. Pour le reste les autres les orientations paraissent assez anecdotiques.  Nicolas Hulot qualifie par exemple de « vraie satisfaction » le vote mardi interdisant « l’exploitation des hydrocarbures ». Une exploitation qui en France n’aurait pas pesé très lourd. « Sur le front du climat, la France prend le leadership dans la mise en œuvre des accords de Paris », se félicite-t-il aussi. Une affirmation un peu rapide car nombre d’autres pays ou d’autres régions sont plus avancées en matière de préservation du climat. La pollution constatée dans plusieurs grandes villes notamment à Paris fait  d’ailleurs l’objet de critiques à l’étranger. D’où la décision d’ailleurs de la maire  de Paris d’avancer à 2030 la fin des voitures à essence dans Paris et à 2024 la fin du diesel. Surtout Nicolas Hulot oublie de dire que l’essentiel de la politique climatique de la France repose sur le maintien voir le développement du parc nucléaire. Un dossier sur lequel il se tait, cela d’autant plus que ses sociétés et ses associations ont été largement financées par de grandes entreprises  comme EDF. Ce qui lui a permis au passage d’accumuler la plus grande fortune du gouvernement à savoir autour de 200 millions ! Sur les dossiers sensibles Nicolas Hulot évite de se positionner.  Exemple encore, l’aéroport de Notre-Dame des Landes. La vérité c’est que Nicolas Hulot est largement fragilisé par son business de l’écologie et qu’il devra quitter le gouvernement. Il a en effet de plus en plus de difficultés à donner une légitimité à sa présence au ministère de l’environnement. De ce point de vue les Français ne sont pas naïfs puisque les sondages démontrent que Nicolas Hulot est surtout là pour donner une caution écologique à Macon.

 

Journaliste français détenu en Turquie : Hollande fait sa pub

Journaliste français détenu en Turquie : Hollande fait sa pub

 

Décidément Hollande fait tout pour préparer son retour politique et éventuellement reprendre en main un mouvement socialiste complètement désemparé. Récemment il a joué au fondeur en attaquant macro déclarant en substance que les sacrifices des Français, ça suffit. Une sorte de coup de pied de l’âne de celui qui a du mal à accepter d’avoir été écarté par un de ses disciples. Une déclaration  assez iconoclaste de la part de celui qui joue maintenant au frondeur et précisément sur un terrain qui avait fait émerger le mécontentement des insoumis du parti socialiste. Maintenant ce qui compte pour Hollande, c’est de parler, n’importe quel bavardage. Un bavardage d’ailleurs dangereux pour la libération d’un otage politique. Il s’agit bien en effet d’un problème mythique car Erdogan agacés par les remontrances européennes en matière de liberté veut se servir du journaliste emprisonné pour peser sur les rapports Turquie-UE. Il est  surprenant que François Hollande déclare qu’il est en train d’intervenir pour faire libérer le journaliste emprisonné en Turquie par Erdogan. Dans ce genre d’opération, on  doit en effet respecter la plus grande discrétion pour être efficace. Ce n’est qu’à l’issue d’une éventuelle libération qu’on peut éventuellement s’en attribuer les mérites. De toute évidence Hollande manifeste un vide existentiel « Je fais passer des messages aux autorités turques pour appuyer la libération de ce journaliste indépendant » emprisonné depuis le 26 juillet, a déclaré François Hollande à l’AFP, mercredi 30 août, confirmant une information du Journal du dimanche.  Dans un entretien au JDD, mercredi, l’ancien chef de l’Etat a expliqué avoir activé « tous ses réseaux en Turquie » pour aider Loup Bureau. Il a « mobilisé l’ambassade française et ses contacts auprès des autorités turques », précise le JDD« Il faut dire aux Turcs que Loup Bureau est seulement un journaliste qui faisait son métier », a martelé l’ancien président de la République.

François Hollande explique également avoir eu « une conversation avec le père de Loup Bureau« , et se dit disposé à rencontrer les proches du journaliste détenu. « Il ne s’agit pas de négociations parallèles, assure-t-il. « Il faut laisser travailler le gouvernement et la diplomatie française. » Le mieux pour cela serait que François Hollande se taise.

Hulot a fait une fortune avec l’écologie

Hulot a fait une fortune   avec l’écologie

 

 

Le journal Businessman ou écologiste ? Surtout journaliste businessman, Hulot est le journaliste le mieux payé au monde. . Le journal  américain People With Money estime que Hulot  a accumulé  près de 215 millions d’euros.  Récemment épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyl salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien.

Hulot fait du fric avec l’écologie

Hulot fait du  fric  avec l’écologie

 

 

Businessman ou écologiste ? Surtout journaliste businessman, Hulot est le journaliste le mieux payé au monde. . Le journal  américain People With Money estime que Hulot  a accumulé  près de 215 millions d’euros.  Récemment épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyl salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien.

États-Unis : la faible inflation fait douter de la croissance

États-Unis : la faible inflation fait douter de la croissance

 

La faible inflation constatée aux États-Unis fait douter de la croissance et même de la pertinence du processus en cours concernant la remontée des taux par la Fed. Le Fmi avait d’ailleurs anticipé le tassement de la croissance. Il a abaissé récemment  ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump, pointant les incertitudes persistantes autour de son plan de relance économique.
Le Fonds monétaire international estime ainsi que le produit intérieur brut (PIB) américain avancera de seulement 2,1% cette année et en 2018 alors qu’il prévoyait respectivement 2,3% et 2,5% en avril, selon son nouveau rapport annuel sur les Etats-Unis.
« Cela reflète pour une large part l’incertitude sur les mesures macro-économiques qui seront mises en place dans les prochains mois », explique le Fonds. En 2019, l’expansion devrait se tasser à 1,9%, très loin des 3% que le président américain assure pouvoir atteindre. Le FMI juge aussi que le modèle économique américain ne fonctionne plus « aussi bien » qu’il devrait, générant une croissance qui suscite trop d’inégalités. Depuis la crise financière de 2008, les Etats-Unis connaissent certes une expansion économique continue – la troisième plus longue depuis 1850 – mais qui s’est révélée « trop faible et trop inégale », estime le FMI. Comme de nombreux autres pays développés, l’économie américaine fait face à « des changements séculaires » allant des ruptures technologiques, qui demandent une forte adaptation des travailleurs, au vieillissement de la population. Ces changements ont un impact sur le niveau de vie des Américains. « Les revenus des ménages stagnent pour une grande partie de la population », note le Fonds, ajoutant que même si le taux de chômage ne devrait pas dépasser 4,3% en 2017 et 2018, « les offres d’emplois se détériorent pour nombre de travailleurs, trop découragés pour continuer à chercher du travail ». Le pays accuse aussi un des taux de pauvreté les plus élevés parmi les pays riches (13,5%). Sur les projets de réformes de l’administration Trump, le FMI reconnaît que le système fiscal devrait être simplifié mais insiste pour qu’il « réduise les inégalités des revenus » et suggère d’augmenter les recettes de l’Etat par l’institution d’une taxe carbone et d’un relèvement des taxes sur les hydrocarbures, des mesures qui ont très peu de chances de trouver un écho favorable à Washington. Sur le plan du commerce, alors que l’administration Trump est tentée par des mesures protectionnistes, le FMI admet qu’il y a « une marge » pour améliorer les accords commerciaux y compris celui de l’Aléna avec le Mexique et le Canada, dont la renégociation va bientôt commencer. Mais il ajoute que les Etats-Unis « auraient intérêt à rester ouverts ». Alors que le dollar apparaît « modérément surévalué » (de 10% à 20%), la banque centrale (Fed) devrait « continuer à relever graduellement les taux d’intérêt » au vu des données économiques, affirme par ailleurs le FMI. Mais elle devrait être prête à supporter que l’inflation dépasse un peu sa cible de 2%. Une inflation qui stagne pourtant.  Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont été inchangés en juin, le coût de l’essence et des services de téléphonie mobile ayant encore baissé, selon les statistiques officielles publiées vendredi susceptibles de remettre en question le rythme de hausse des taux de la Réserve fédérale. L’indice des prix à la consommation (CPI) du département du Travail a été virtuellement inchangé le mois dernier après une petite baisse de 0,1% en mai. L’absence de rebond de l’inflation pourrait inquiéter certains membres de la Fed qui avaient jugé précédemment que la modération de l’inflation était un phénomène passager. Sur les 12 mois à juin, le taux d’inflation ressort à 1,6%, son niveau le plus bas depuis octobre 2016, contre 1,9% en mai. L’inflation faiblit depuis le taux de 2,7% atteint en février.  Le dollar a accentué ses pertes face à un panier de devises de référence et le rendement des Treasuries à 10 a baissé en réaction à cette statistique, ainsi qu’à celle des ventes de détails, également décevante.

14 juillet : Trump en fait des tonnes

14 juillet : Trump en fait des tonnes

 

 

D’une certaine manière,  Marcon être mis de côté les divergences qui fâchent  au cours de la séquence diplomatique du 14 juillet notamment concernant le protectionnisme et le climat. Ceci étant,  la présence de Trump  tant que président des États-Unis était justifiée par la commémoration de l’engagement des troupes américaines lors  de la Grande guerre. Un engagement décisif avec le sacrifice d’environ 100 000 soldats américains morts très loin de deux chez eux. Il est clair que cette rencontre a largement servi aussi bien à Macron. Mais Trump en a fait des tonnes. Mais dans tous les domaines positifs ou négatifs le président américain fait toujours dans l’outrance. Il a profité de sa présence à Paris pour tenter de donner une autre image internationale isolée qu’il est actuellement dans le concert diplomatique mondial. Parallèlement cette visite du président américain sert aussi la posture de Macon qui saisit toutes les occasions pour montrer qu’il devient un interlocuteur incontournable au plan mondial. Macron profite aussi des très mauvaises relations entre Merkel et Trump. Il bénéficie également de la marginalisation de la Grande-Bretagne après le brexit. Le renforcement de la position internationale de Macron est aussi destiné à lui servir au plan intérieur afin de solidifier son image et sans doute de mieux faire accepter des réformes dont certaines ne seront pas très populaires même si elles sont nécessaires. Pour le président américain la présence en France avait aussi l’objectif de politique intérieure afin d’améliorer un climat aujourd’hui détestable autour de la Maison-Blanche. Du coup on a surtout appuyé sur les points de convergence  de part et d’autre. Les deux dirigeants, ont surtout insisté sur les questions consensuelles, ont multiplié tout au long de ces deux jours accolades, poignées de mains appuyées et sourires. « Rien ne nous séparera jamais », a déclaré Emmanuel Macron à l’issue du défilé du 14-Juillet qui a intégré des unités américaines. « La présence aujourd’hui à mes côtés du président Donald Trump et de son épouse est le signe d’une amitié qui traverse les temps et je veux ici les remercier, remercier les Etats-Unis pour le choix fait il y a cent ans », a-t-il ajouté. Donald Trump, qui a chaudement applaudi un défilé militaire qui lui avait été refusé aux Etats-Unis lors de son investiture en janvier, a de son côté évoqué une relation franco-américaine « plus forte que jamais » au lendemain d’un dîner entre « amis » dans un restaurant de la Tour Eiffel.

Déficit: Moscovici fait la leçon à la France

Déficit: Moscovici fait la leçon à la France

 

 

Moscovici,  qui lorgne sur le poste de président de la commission,  fait la leçon à la France et déclare qu’il n’y aura pas de nouveau délai pour que la France respecte les critères de déficit budgétaire. Il n’a sans doute pas tort mais il est dommage qu’il n’ait pas montré autant de rigueur lorsqu’il était ministre de l’économie, dans européen son pays. Pour Moscovici, Il n’est pas question que l’Union européenne accorde un nouveau délai à la France pour ramener ses déficits publics à 3% du PIB ou moins comme elle s’y est engagée, a déclaré lundi sur France 2 le commissaire européen aux Affaires économiques. Le précédent gouvernement prévoyait un retour de ces déficits à 2,8% fin 2017. Mais dans l’audit qu’elle a rendu la semaine dernière, la Cour des Comptes estime qu’il y a un risque de dérapage de 0,4 point de PIB. « Pas question de nouveau délai mais simplement une politique budgétaire sérieuse sans être austère doit être au rendez-vous », a déclaré Pierre Moscovici. Il a souligné que le gouvernement français ne demandait d’ailleurs pas un nouveau délai.  »Moi je fais confiance au gouvernement français pour tenir ses engagements, comme je lui fais confiance pour présenter ensuite un budget 2018 qui lui permette de passer pour le coup clairement en dessous de 3%, ce qui permettra à la France de sortir de (…) la procédure de déficit excessif », a-t-il dit. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé la semaine dernière que des mesures d’économie seraient prises pour contenir les déficits publics à 3% en fin d’année.

 

« J’ai sûrement fait une connerie avec Sens commun « (Fillon)

« J’ai sûrement fait une connerie avec Sens commun «  (Fillon)

 

Samedi, Le Parisien assurait que François Fillon avait fait part de ses regrets quant à son rapprochement avec le mouvement Sens Commun – la formation politique issu de la Manif pour Tous – durant la campagne présidentielle. « Par rapport à Sens commun, j’ai sûrement fait une connerie« , aurait confié l’ancien candidat à l’un de ses proches selon Le Parisien. Bien qu’il ne se soit pas exprimé officiellement sur le sujet, ces propos rapportés ont valu une volée de bois vert à François Fillon de la part de personnalités issus de la droite conservatrice, voir de l’extrême. Pierre Gentillet, ancien président des jeunes de la Droite populaire et proche du député Thierry Mariani, a traité l’intéressé « d’ingrat » en soulignant : « Le même Sens commun qui lui a sauvé la mise en organisant le grand rassemblement au Trocadéro qui lui a évité d’avoir à se retirer ». Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, une institution opposée à l’homoparentalité et à l’IVG, est encore plus avec le candidat arrivé en troisième position au soir du premier tour, comme le relève Le Figaro : « Fillon sans Sens commun faisait un résultat encore plus faible. Sens commun a surestimé Fillon, incapable de porter le courant conservateur ». Des voix s’élèvent même du côté du Front national pour fustiger le revirement du candidat. « Inélégance de Monsieur Fillon, si attaché aux apparences vestimentaires et qui crache sur ceux qui ont permis le Trocadéro », s’indigne par exemple Pascal Gannat, le secrétaire départemental du FN dans la Sarthe. Le Figaro révèle également que plusieurs proches de François Fillon ont souhaité démentir les propos polémiques qui étaient prêtés à l’ancien premier ministre.

Macron fait encore monter l’euro


Macron fait encore monter l’euro

 

Le premier tour des élections présidentielles avait déjà provoqué un effet bénéfique sur le cours de l’euro. Cet effet se confirme encore après l’élection de macro. Du coup mécaniquement les Français auront gagné 2,50 % de pouvoir d’achat en une quinzaine de jours, c’est-à-dire sans doute beaucoup plus que ce qui sera accordé en moyenne par exemple aux salariés et  retraités en 2017. L’euro a franchi en effet dimanche le seuil de 1,10 dollar pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis et a inscrit un plus haut d’un an contre le yen en réaction à la large victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle française. Emmanuel Macron a été élu dimanche président de la République en s’imposant avec plus de 65% des voix face à la candidate d’extrême droite Marine Le Pen.  Dans les premières transactions en Asie, l’euro a progressé de 0,2% touchant un point haut à 1,1023 dollar, au plus haut depuis le 9 novembre. La devise européenne a gagné jusqu’à 0,5% contre le yen, qui jouit d’un statut de valeur refuge, pour inscrire un plus haut d’un an à 124,58 yens. Le dollar a aussi progressé contre la devise japonaise, atteignant un plus haut de sept semaines à 113,14 yens. La devise européenne avait déjà fortement progressé après le premier tour de l’élection présidentielle française qui avait vu le candidat pro-européen d’En Marche! arriver en tête devant Marine Le Pen, le 23 avril dernier. L’euro s’est apprécié de 2,50% contre le dollar entre le 21 avril et le 5 mai. Sur la même période les actifs financiers français ont aussi bénéficié de la disparition du risque d’une sortie de la France de l’Union européenne et de l’euro lié à l’éventualité d’une victoire de Marine Le Pen. Au fur et à mesure des sondages d’intentions de vote pour le second tour confirmant la large avance d’Emmanuel Macron, la Bourse de Paris a accru ses gains pour progresser de près de 7,4% entre les deux tours contre une progression de 6,35% de l’indice Eurostoxx 50 des valeurs de la zone euro. L’écart entre le taux de rendement des obligations françaises et allemandes à 10 ans, mesure de la prime de risque exigée par les investisseurs pour détenir la dette publique française, a été divisé par deux, passant d’un plus haut de près de 80 points à moins de 40 points de base vendredi.

Macron fait remonter l’euro face au dollar

Macron fait remonter l’euro face au dollar

 

Grâce à l’effet Macron, L’euro au  plus haut niveau en six mois face au dollar. La  crainte du populisme étant écartée en France en même temps que les craintes de l’éclatement de l’union européenne, la monnaie commune reprend de la vigueur. « Si, dans les faits, M. Macron gagne dimanche la présidentielle française, cela évacuerait le spectre d’une sortie désordonnée de la France à la fois de la monnaie européenne et de l’Union européenne (UE) », a commenté Joe Manimbo de Western Union dans une note. Dans l’immédiat, cette perspective permettait à l’euro d’évoluer au plus haut face au dollar depuis l’élection présidentielle américaine en novembre, qui avait alors donné un coup de fouet au billet vert. « L’euro était aussi porté par de bons chiffres de l’activité du secteur privé à travers la zone euro en avril, notamment en Italie », a relevé Michael Hewson, analyste chez CMC Markets. De son côté, le dollar tentait de résister grâce au soutien que lui avait apporté la veille la Réserve fédérale américaine (Fed).Vers 21H00 GMT (23H00 à Paris), l’euro valait 1,0984 dollar contre 1,0884 dollar mercredi vers la même heure. La devise européenne montait face à la monnaie nippone, à 123,51 yens pour un euro contre 122,77 yens mercredi soir. L’euro « surfe tout simplement sur la vague Macron », a mis en avant David Gilmore de Foreign Exchange Analytics. « Il s’en est bien sorti lors du débat hier (mercredi) soir et je pense que le marché prend pleinement en compte une victoire de M. Macron dimanche », a-t-il continué.

 

2017 : Le Pen, une candidature qui fait honte à la France

2017 : Le Pen,  une candidature qui fait honte à la France

 

Si l’on en croit la presse étrangère, la candidature  de Marine Le Pen constitue une véritable honte pour la France. En cause,  ses valeurs,  ses orientations économiques et sa  personnalité. Concernant sa personnalité, Marine Le Pen  est un pur produit du système, héritière d’un parti et de la richesse de son père. En outre, impliquée dans de nombreuses affaires y compris d’enrichissement personnel et de détournement de fonds publics.  L’intéressée n’a pratiquement jamais travaillé et se révèle complètement incompétente en matière économique, elle n’entretient que des relations approximatives avec les réalités sociales (qu’elle observait sans doute du château paternel de  Montretout). Cette candidature fait honte à la France du fait de l’incongruité des propos de l’intéressé, de sa grossièreté et de sa vulgarité. Dernière citation en date « : le vieux réflexe républicain tout pourri » « contrairement à son père,  Marine Le Pen semble peu cultivée et sa rhétorique est plus proche de celle utilisée dans un bistrot que dans les cercles philosophiques.  Les valeurs sur lesquelles elles se font sont à la fois obsolètes et scandaleuses, c’est le repli généralisé sur une France  étriquée, le rejet de tout ce qui est étranger,  le racisme et la haine. Le pire, c’est sans doute son programme économique complètement invraisemblable qui propose d’ignorer la dette, le retour au franc,  la sortie de l’union européenne. Autant de propositions qui témoignent de son ignorance totale de la complexité des processus de production et d’échange. Une espèce de programme poujadiste qui renvoie aux années 50, un cocktail d’étatisme, de corporatisme et de nationalisme qui ne peut conduire qu’à la ruine du pays voire à  au conflit avec les pays voisins et même à la guerre. Toutes les guerres ont commencé sur les fondements du nationalisme. Vu de l’étranger cette candidature est une sorte d’ovni politique. Que 20 30 % des Français fassent confiance à une telle caricature politique affectent gravement la crédibilité du pays et notamment sa lucidité et sa capacité à se réformer réellement.  

 

Le Pen : une candidature qui fait honte à la France

Le Pen : une candidature qui fait honte à la France

 

La candidature l de Marine Le Pen constitue une véritable honte pour la France. En cause,  ses valeurs,  ses orientations économiques et sa  personnalité. Concernant sa personnalité, Marine Le Pen  est un pur produit du système, héritière d’un parti et de la richesse de son père. En outre, impliquée dans de nombreuses affaires y compris d’enrichissement personnel et de détournement de fonds publics.  L’intéressée n’a pratiquement jamais travaillé et se révèle complètement incompétente en matière économique, elle n’entretient que des relations approximatives avec les réalités sociales (qu’elle observait sans doute du château paternel de  Montretout). Cette candidature fait honte à la France du fait de l’incongruité des propos de l’intéressé, de sa grossièreté et de sa vulgarité. Dernière citation en date « : le vieux réflexe républicain tout pourri «  contrairement à son père Marine Le Pen semble peu cultivée et sa rhétorique est plus proche de celle utilisée dans un bistrot que dans les cercles philosophiques.  Les valeurs sur lesquelles elles se font sont à la fois obsolètes et scandaleuses, c’est le repli généralisé sur une France  étriquée, le rejet de tout ce qui est étranger,  le racisme et la haine. Le pire, c’est sans doute son programme économique complètement invraisemblable qui propose d’ignorer la dette, le retour au franc,  la sortie de l’union européenne. Autant de propositions qui témoignent de son ignorance totale de la complexité des processus de production et d’échange. Une espèce de programme poujadiste qui renvoie aux années 50, un cocktail d’étatisme, de corporatisme et de nationalisme qui ne peut conduire qu’à la ruine du pays voire à  au conflit avec les pays voisins et même à la guerre. Toutes les guerres ont commencé sur les fondements du nationalisme. Vu de l’étranger cette candidature est une sorte d’ovni politique. Que 20 30 % des Français fassent confiance à une telle caricature politique affectent gravement la crédibilité du pays et notamment sa lucidité et sa capacité à se réformer réellement.  

 

Soutien Fillon : comme Sarkozy, Juppé fait le service minimum

Soutien Fillon : comme Sarkozy, Juppé fait le service minimum

 

 

Juppé a accepté une photo Chez Deezer en présence de Fillon mais avec beaucoup de réticence (comme précédemment Sarkozy).et avec des conditions.  . «Je ne soutiendrai pas un gouvernement dont la ligne serait dictée par Sens commun. C’est simple, je serai dans l’opposition», aurait même lâché Alain Juppé, selon des propos rapportés le jour même dans Le Canard enchaîné. «Écoutez de la musique, ça vous apaisera», préfère éluder Alain Juppé, sans cesse invité à commenter cette phrase. Avant de sévir: «Si je répondais à tous les ragots qui circulent dans les médias, on ne serait pas couché!». Nathalie Kosciusko-Morizet, pas rancunière après avoir été sifflée au meeting de Fillon s’efforce de jouer l’unité de façade et  loue «ce message de rassemblement en cette fin de campagne». «Il y a eu un message de Nicolas Sarkozy (mardi soir, NDLR), aujourd’hui il y a cette visite conjointe avec Alain Juppé. C’est important», plaide l’ancienne candidate à la primaire. . Initialement, c’est dans son école de codeurs informatiques, «l’école 42» de Xavier Niel, le patron de Free  que la poignée de mains Fillon-Juppé aurait dû avoir lieu. Un déplacement annulé à la dernière minute. Quelques élèves auraient exprimé leur souhait de faire apparaître la photo de Penelope Fillon sur tous les écrans de l’établissement. «J’adorerais que nos élèves soient aussi révolutionnaires que les gens le disent. Donc continuez de propager cette info, mais je crois que c’est surtout un vrai problème de sécurité», nuance Xavier Niel. Des salariés de Deezer ont pris le relais: quelques ordinateurs affichent le message «Rends l’argent»… Cernés par les journalistes, les deux responsables politiques n’ont, semble-t-il, rien vu. Alors que François Fillon est persuadé d’accéder le second tour, Alain Juppé laisse entendre que ce n’est pas gagné. Devant un tableau qui précise l’organisation des équipes de Deezer, il observe haut et fort: «La colonne “to do” est plus longue que la colonne “done”. Il y a du boulot».

« Pénélope n’a rien fait ! »(Fillon)…. justement ce qu’on lui reproche !

« Pénélope n’a rien fait ! »(Fillon)….  justement ce qu’on lui reproche !

 

 

 

 

Avec des larmes dans les yeux,  François Fillon ne cesse de défendre son épouse injustement attaquée. Il considère qu’elle n’a rien fait de répréhensible. Or justement c’est ce qu’on lui reproche : de n’avoir rien fait, d’avoir occupé,  d’ailleurs longtemps à son insu,  un emploi fictif. Un emploi fictif qui a entraîné un détournement de fonds publics quand Pénélope a été déclarée assistante parlementaire. Un autre emploi fictif qui a entraîné un abus de bien social quand Pénélope était supposée travailler pour la revue des deux mondes où personne ne l’a jamais vue. Bref de nombreux détournements de fonds publics ou privés qui ne semblent pas émouvoir autrement le rigoureux Fillon. Le pire dans cette affaire au-delà des sommes en jeu, c’est sans doute cette attitude hautaine et méprisante de l’intéressé qui se comporte comme un hobereau  de l’ancien régime complètement incapable de comprendre le sentiment d’injustice qu’éprouve une grande partie des Français donc il faut rappeler que le salaire moyen se situe autour de 1700 € par mois, bien loin des 20 à 30 000 € mensuels que brassait Fillon pour financer son luxueux train de vie. Comment faire admettre à ces  français moyens qu’il est normal que le candidat des républicains se fasse payer des costumes de 7000 € (pour une facture totale de 50 000 €)? Surtout qu’en face à l’étonnement des observateurs Fillon ne peut répondre que : « et alors ? » Pour François Fillon, il n’y a rien d’anormal dans ses financements occultes. Il accuse la justice de le persécuter  et réfute même à cette dernière le droit d’enquêter. Il est certain que cette affaire se terminera par un non-lieu. Fillon joue d’ailleurs la montre et espère bien que le temps finira par enterrer une affaire qui n’est pas prête d’être jugée. Pour preuve, l’affaire Tapie qui dure depuis une vingtaine d’années ou encore l’affaire Sarkozy concernant le financement de sa campagne en 2012. Ne parlons pas de l’affaire Bettencourt qui a fini pour l’essentiel en eau de boudin concernant les principaux bénéficiaires. Il y a aussi fort à parier que les défenseurs de Fillon vont solliciter tous les méandres judiciaires pour obtenir des annulations de procédures. Pour résumer, cette affaire va  sans doute durer des années voire des dizaines d’années si François Fillon devait être élu président de la république. En ce cas, il bénéficierait d’une totale immunité pendant ses mandats. Lors de sa convocation devant les juges d’instruction Fillon a choisi d’entrer de gagner du temps en ne répondant pas aux questions posées mais en se contentant de lire une déclaration en forme de mise en cause des conditions de sa mise en examen. Peut-être sera-t-il encore convoqué mais il a déjà gagné plus d’un mois. Officiellement l’ex-Premier ministre, qui a été entendu mardi par les juges, est mis en examen pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations déclaratives, a-t-on précisé de source judiciaire. La peine encourue pour détournement de fonds publics est de dix ans de prison et un million d’euros d’amende. Et pour peser mais pour peser sur les juges d’instruction l’entourage de François Fillon a affirmé que cette affaire ce terminerait par un non-lieu ; une manière de faire pression sur des juges qui ne pèsent pas lourd dans les affaires politiques ou financières dans la plupart finissent par être enterré.  François Fillon s’est contenté lors de son audition de lire une déclaration rédigée au préalable, dans laquelle il a suivi sa ligne de défense habituelle : son épouse, Penelope, a bien travaillé à la Revue des deux mondes et comme attachée parlementaire à l’Assemblée nationale. « J’attends d’être traité comme tous les citoyens de notre pays, sans précipitation et avec le seul souci que la justice soit rendue en toute impartialité », a-t-il dit.

Trump fait son show, pas de la politique (Anne Deysine)

Trump fait son show, pas de la politique (Anne Deysine)

 

Anne Deysine, spécialiste du droit américain, analyse le  «Muslim Ban» de Trump dans une interview à 20 minutes.

Juriste, professeure à l’université de Nanterre, auteure de la Cour suprême des Etats-Unis (éd. Dalloz), Anne Deysine estime que le décret Trump ne tiendra pas longtemps juridiquement. En fait sur cette question, come sur les autres, Trump faiat surtout son show. Pour lui c’est l’impact médiatique qui compte. Il sera toujours temps de faire évoluer sa position en fonctions des contraintes. Il pourra même expliquer que ce changement lui a été imposé par l’establishment. La posture de Trump c’est celle qu’il connaît le mieux : « la télé-réalité ». Compte tenu des très vives réactions des grands patrons américains hostiles à ce décret il sera forcément contraint de changer son orientation, orientation au demeurant illégale.

 

Interview :

Les Etats-Unis ont-ils une tradition particulière sur le droit de l’immigration ?

Tout le monde le sait : les Etats-Unis sont une terre d’accueil. Ils se sont construits sur des vagues successives d’immigration. Ce décret constitue une vraie rupture. Même Dick Cheney, le vice-président de George W. Bush, qui n’est pas connu pour être un gauchiste, a déclaré qu’il «allait à l’encontre de tout ce que l’Amérique défend et ce en quoi elle croit». En réalité, il y a eu des hauts et des bas : à plusieurs reprises dans l’histoire américaine, il y a eu des périodes anti-immigrants. Le Congrès a voté des lois pour limiter l’entrée de certaines populations, souvent par voie de quotas. C’est le cas du Chinese Exclusion Act, en 1882, par exemple. Mais cette fois, c’est le président qui décide seul.

Pourquoi Trump agit-il par décret ?

La Constitution confère au Congrès le soin de légiférer en matière d’immigration. Mais Trump recherche l’effet de choc. Trump a voulu montrer à sa base qu’il respectait ses promesses électorales.

Ce décret est-il vulnérable, en droit ?

Il est une violation de la Constitution. Il a peu de chances de survivre à l’examen au fond. Le cinquième amendement prévoit une garantie, le due process, qui établit que chacun a le droit à une «procédure juste». Les individus qui ont des papiers en règle, des visas, ne peuvent pas voir leurs droits soudainement bafoués. Ensuite, il y a l’angle des discriminations. L’idée de sélectionner certains pays plutôt que d’autres, en soi, peut être considérée comme discriminatoire. Par ailleurs, le décret prévoit que le «ministre» de la Sécurité intérieure choisisse, au cas par cas, les personnes admises sur le territoire. Entre les lignes, cela veut dire vraisemblablement prendre les chrétiens, et pas les musulmans. C’est là une deuxième atteinte discriminatoire.

Les associations de défense des droits civiques  ont déjà remporté une bataille…

La première action en justice a été intentée dans l’Eastern District of New York : deux Irakiens qui étaient bloqués à l’aéroport JFK, avec des visas, ont finalement pu rentrer aux Etats-Unis samedi soir. Mais la juge n’a pas statué au fond. Sa décision est l’équivalent américain d’une ordonnance de référé. Elle dit en substance : «Je suspends l’application du décret car je pense que les plaignants vont gagner.» Elle ne s’applique pas qu’aux deux Irakiens, car l’action en justice est portée par les organisations de défense des libertés, qui ont élargi la question sur le fond. Pour tous les gens qui étaient bloqués dans les aéroports américains, le problème est réglé. Cela concerne les personnes qui ont déjà des visas ou des permis de séjour.

Et pour les autres ?

C’est un autre aspect du décret. Il dit que l’administration veut améliorer le vetting process, le processus de vérification des individus, avant admission sur le territoire. Elle se donne trois mois, le temps du décret, pour y arriver. Mais au bout de ce délai, elle pourra difficilement le rendre plus strict, car il est déjà l’un des plus durs au monde. Elle va donc, je pense, revenir quasiment à la situation actuelle. Entre-temps, Trump aura fait son show et fait peur à tout le monde.

Trump bloque les frontières sauf pour les pays où il fait du business !

Trump bloque les frontières sauf pour les pays où il fait du business !

L’interdiction vise les réfugiés et les  visiteurs de sept pays à la population majoritairement musulmane : Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen. Mais trois pays font l’objet d’une exception: la Turquie, l’Egypte et l’Arabie Saoudite, trois pays avec lesquels le groupe Trump entretien de fortes relations économiques. En clair il y fait du business. Curieux comme décision notamment concernant la Turquie où transitent la plupart des terroristes. L’interdiction comme les exceptions pour motif de business montrent la dérive autoritaire de Trump ; un président des États-Unis qui se soucie peu du caractère réaliste ou illégal de ses décisions et dont  la politique consiste pour ses premières mesures a surtout mettre en scène la signature de décrets sur lesquels risquent de revenir la justice américaine et le congrès. Pour importe pour le nouveau président américain : seul compte l’effet médiatique si des institutions remettent  en cause certaines orientations, il pourra toujours imputer la faute  aux représentants de l’establishment. Bref du populisme teinté d’autoritarisme qui met en cause les principes démocratiques des États-Unis. Avec en plus une forte dose d’hypocrisie pour protéger les intérêts financiers du groupe Trump. Un groupe dont il a conservé la propriété contrairement à l’usage et au droit américain.

« Je mets en place de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir les terroristes islamiques radicaux hors des Etats-Unis d’Amérique. Nous ne voulons laisser entrer dans notre pays que ceux qui soutiendront notre pays et aiment profondément notre peuple », a déclaré Donald Trump lors d’une cérémonie au Pentagone. Ces mesures sont évidemment critiquables et même condamnables mais elles sont surtout illégales. L’ACLU et les associations américaines de défense des droits civiques  soulignent que leur interpellation dont ont été victimes nombre de ressortissants des pays visés sur la seule base du décret violent le 5e amendement de la Constitution américaine, qui protège contre les abus gouvernementaux et garantit la sécurité juridique de tout individu. Selon Stephen Legomsky, ancien conseiller juridique des services d’immigration et de la citoyenneté américaine au sein de l’administration Obama, cette disposition pourrait être inconstitutionnelle. Dans une tribune publiée par le New York Times (en anglais), David J. Bier estime aussi que cette disposition est illégale. Pour lui, le décret n’est pas conforme les « Immigration and nationality acts of 1965″, une série de lois adoptées qui a notamment aboli les quotas basés sur la nationalité. Ces textes prévoient qu’aucune personne ne peut être « discriminée dans la délivrance de son visa d’immigrant en raison de sa race, de son sexe, de sa nationalité, de son lieu de naissance ou de son lieu de résidence » et ils encadrent strictement les exceptions. David J. Bier cite par exemple le cas d’Iraniens interdits d’entrés aux Etats-Unis, en 1980, par le président Jimmy Carter, pendant la crise des otages américains en Iran. Il s’agissait d’étudiants, de touristes et de visiteurs temporaires mais il existait de nombreuses exceptions. A plusieurs reprises, les tribunaux américains ont ainsi rappelé l’interdiction de la discrimination en matière d’immigration. En 1996, le Congrès a par ailleurs adopté un amendement pour signifier que le lieu de la demande d’immigration ne peut pas être un facteur discriminant.

Montebourg : un programme vite fait

Montebourg : un programme vite fait

Un programme vite fait pour Montebourg qui comme les autres candidats de la primaire de la gauche a été surpris par le renoncement tardif de François Hollande. La plupart d’ailleurs n’ont encore publié aucun programme hormis Hamon  qui propose notamment son utopie de revenu universel d’un coût de 300 milliards ! Montebourg se gauchise sans doute par opposition à Manuel Valls,  sont principal concurrent. Ce programme se caractérise surtout par des dépenses supplémentaires dont on ignore le financement. Par ailleurs tout en soulignant son attachement à l’environnement Montebourg botte en touche par rapport aux centrales nucléaires en renvoyant le choix de fermeture ou non à l’autorité de sécurité nucléaire dont évidemment ce n’est pas le rôle. Même attitude faux-cul concernant la très controversée taxe carbone que Montebourg renvoie aux frontières de l’Europe. Un programme résolument à gauche ! Première proposition ancrant clairement le projet d’Arnaud Montebourg à gauche : « mettre fin à l’austérité aveugle, abroger la loi Travail et lancer un grand plan de relance de 30 milliards d’euros pour soutenir la croissance économique ». En lançant sa campagne le 21 août, le candidat avait d’abord affirmé vouloir « renégocier » la loi Travail, avant de rectifier le tir à l’occasion d’un déplacement à Florange (Moselle). Arnaud Montebourg précise certaines propositions : il veut ainsi « rendre 800 euros par an de pouvoir d’achat aux Français par une baisse de la CSG », « encadrer les salaires des patrons en les obligeant à augmenter les salaires de leurs employés s’ils souhaitent augmenter le leur », « proposer à chaque Français l’accès à une mutuelle publique à 10 euros par mois » ou « dédoubler les classes du CP au CE2 ». Il en met d’autres sur la table, comme la création de 5.000 postes dans les hôpitaux, et l’établissement d’un « plafonnement légal des tarifs des actes prothétiques et des soins les plus courants ». Autres nouveautés : la création d’un parquet national antiterroriste (idée empruntée à la droite et rejetée par le procureur de Paris François Molins) et celle d’un « service de renseignement de proximité ». En matière écologique, Arnaud Montebourg se dit favorable à l’instauration d’une « taxe carbone aux frontières de l’Europe », et rappelle son opposition aux gaz de schiste. Dans le domaine nucléaire, il entend « laisser le choix de fermeture ou non des centrales nucléaires à l’Autorité de sécurité nucléaire », comme il l’avait déjà expliqué mi-décembre. L’ancien ministre reprend aussi à son compte des propositions de François Hollande en 2012, comme la promulgation d’une « grande loi de séparation bancaire », et l’instauration du droit de vote des étrangers extracommunautaires aux élections locales. En matière institutionnelle, l’ancien ministre rappelle son souhait de proposer « dès l’été 2017 » un « référendum sur une nouvelle République », de « créer un statut de lanceurs d’alerte protecteur » ou de « permettre aux citoyens de saisir la Cour régionale des comptes ».

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