Archive pour le Tag 'fait'

Coronavirus: croissance exponentielle attendue du fait des variants

Coronavirus: croissance exponentielle attendue du fait des variants

 

Il n’y aura pas d’annonce du gouvernement ce jeudi concernant la traditionnelle conférence sur le virus.

 

Le gouvernement est en effet en pleine expectative. Il a confirmé qu’aucune mesure restrictive ne serait levée mais ne prévoit rien d’autre de plus contraignant pour l’instant. Pourtant, la menace se fait de plus en plus important. Si l’on se fie à l’évolution de la pandémie, les chiffres se dirigent tout droit vers une hausse quasi exponentielle. Depuis plusieurs jours, le nombre de contaminés augmente comme celui des hospitalisés. On est passé depuis plusieurs jours à une moyenne de 25 000 contaminés et on s’attend du fait  des variants à une accélération de la pandémie qui pourrait concerner de l’ordre de 60 à 70 000 personnes d’ici début mars bref d’ici huit ou 15 jours, il faudra certainement un nouveau train de mesures est sans doute des formes de reconfinement.

Le spectre du reconfinement est là, même si «on peut encore l’empêcher», espère-t-on au sein du gouvernement. Avec prudence toutefois. «S’il y a une hausse importante la semaine prochaine, il est possible que nous prenions des mesures. La situation à ce stade est maîtrisée, mais il n’est pas sûr qu’elle le reste.» Avec la perspective d’un reconfinement, les inquiétudes se renforcent pour l’activité économique du pays.

Alors que les bars et les restaurants devaient initialement rouvrir le 20 janvier, si l’épidémie avait été contrôlée, l’exécutif a reporté la date sans donner d’horizon. «Nous cherchons à anticiper au maximum, pour l’ensemble des secteurs, la visibilité que nous pouvons leur donner sur leur réouverture», a indiqué Gabriel Attal.

«La France du XXIe siècle: des chefs de guerres qui n’ont pas fait leur service militaire (Régis Debray)

 «La France du XXIe siècle: des chefs de guerres qui n’ont pas fait leur service militaire (Régis Debray)

 

A juste titre, Régis Debray dénonce les erreurs répétées de ces jeunes managers chefs de gouvernement, aussi chef des armées et qui n’ont jamais fait leur service militaire. Et qui évidemment reproduisent les mêmes erreurs que dans le passé avec d’abord l’éloge de la cause guerrière, l’usure ensuite puis la retraite souvent honteuse.

Exactement ce qu’on risque de rencontrer par exemple au Mali pour la France. Un conflit dont se demande quelle signification il peut avoir tellement il est peu soutenu non seulement par les dirigeants locaux mais aussi par les dirigeants de l’union européenne. Pourtant chacun sait que lâcher le Mali, le Niger ou encore le Burkina risquent de contaminer les autres pays qui touchent le Sahel et l’Afrique occidentale en général.

La France ne peut évidemment partir brutalement de cette contrée mais elle devrait mettre l’union européenne voir la diplomatie internationale tout entière devant ses responsabilités en fixant un délai. Ou bien la France par la communauté internationale en particulier par l’Europe ou bien elle doit partir car elle n’a pas les moyens d’entretenir une armée de 50 000 hommes. C’est tout juste si l’armée française peut entretenir un effectif de 5000 personnes dans un territoire 10 fois grand comme la France. Ce qui représenterait par exemple cinq soldats par département français.

 Une mission évidemment impossible. Et pendant ce temps là, l’Allemagne se vautre dans l’affairisme en signant des accords honteux avec la Chine, avec la Russie, avec tout ceux avec lesquels elle peut faire du business. On ne peut reprocher à l’Allemagne de bénéficier d’une industrie très compétitive et très en pointe. Par contre on peut s’interroger sérieusement sur les valeurs de la diplomatie allemande.

Corée-du-Nord : Kim Jong, l’autre fou, se fait aussi nommer secrétaire général de son parti

Corée-du-Nord : Kim Jong, l’autre fou, se fait aussi nommer  secrétaire général de son parti

Tandis que le pays meurt à petit feu sous l’effet de la famine mais aussi d’un virus complètement incontrôlé, le dictateur Kim Jong qui préside aux destinées funestes de la Corée du Nord a ajouté une médaille plus sur son costume de pantin avec le titre de secrétaire général du parti, reprenant le titre de son défunt père dans un geste largement symbolique visant à consolider davantage son pouvoir.

Le congrès a «pleinement approuvé» une proposition de promotion de Kim à ce poste, a déclaré KCNA, l’appelant «chef de la révolution et centre d’orientation et d’unité».

Kim a exercé un pouvoir presque absolu dans la Corée du Nord gouvernée dynastiquement depuis sa prise de fonction après la mort de son père Kim Jong Il en 2011. En 2012, le parti a nommé Kim Jong Il «secrétaire général éternel» et Kim Jong Un «premier secrétaire» à une conférence.

«La prise de contrôle de Kim a montré sa confiance dans le fait qu’il a maintenant officiellement rejoint les rangs de son père et de son grand-père», a déclaré Yang Moo-jin, professeur à l’Université d’études nord-coréennes de Séoul.

«Cela indique également son intention stratégique de centraliser le système de parti autour de lui et de renforcer son règne unique. De toute façon dans ce pays, l’opposition constitue une posture très dangereuse. Le risque est tout simplement de se faire assassiner.

Pétrole : la crise sanitaire fait baisser les prix

Pétrole : la crise sanitaire fait baisser les prix

Alors que ces temps derniers, le pétrole avait tendance à se redresser en raison des espérances de reprise, d’une réduction de la production de la part de l’Arabie Saoudite, la crise sanitaire se rappelle à l’ordre et vient peser sur les prix. En clair, la reprise attendue et parfois claironnée un peu tôt influence à la baisse les cours du pétrole

Les contrats à terme sur le pétrole brut Brent ont chuté de 42 cents, ou 0,8%, à 55,57 $ le baril à 0146 GMT après avoir grimpé auparavant à 56,39 $, son plus haut depuis le 25 février 2020. Le Brent a augmenté au cours des quatre sessions précédentes.

Le West Texas Intermediate (WTI) américain a glissé de 22 cents, ou 0,4%, à 52,02 $ le baril. Le WTI a atteint son plus haut niveau en près d’un an vendredi.

«Les points chauds de Covid ont de nouveau explosé en Asie, avec 11 millions de personnes (dans) les verrouillages dans la province chinoise de Hebei … avec une touche d’incertitude politique de la FED a déclenché des prises de bénéfices par les portes ce matin», Stephen Innes, chef du service mondial stratège du marché chez Axi, a déclaré lundi dans une note.

Croissance–Consommation France : chute du fait du confinement

Croissance–Consommation France : chute du fait du confinement

 

 

Une chute qui pourrait affecter de manière significative la croissance en France qui repose essentiellement sur la consommation intérieure. Selon les chiffes de l’institut de statistiques publié ce vendredi 8 janvier, les dépenses de consommation ont chuté de 18,9% au moment de la mise en oeuvre du confinement annoncé par le président de la République Emmanuel Macron fin octobre. La fermeture des commerces jugés « non-essentiels » a provoqué cette baisse brutale. La réouverture de la plupart des commerces au début du mois de décembre et les fêtes de fin d’année devraient permettre de limiter la casse.

Si le second confinement, moins strict, a un impact économique moins sévère que le premier, le prolongement des mesures d’endiguement freine les moteurs de l’économie tricolore.

Croissance Singapour : une baisse inédite du fait du coronavirus

Croissance Singapour : une baisse inédite du fait du coronavirus

Singapour a connu une baisse historique. En cause, les difficultés économiques dans la zone asiatique mais aussi dans le reste du monde. D’après les statistiques préliminaires communiquées par le ministère du Commerce et de l’Industrie, le produit intérieur brut (PIB) de Singapour a reculé de 5,8% l’an dernier.

Le PIB a chuté sur la période octobre-décembre de 3,8% en rythme annuel, montrent les données officielles, après une chute de 5,6% au troisième trimestre. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une contraction de 4,5%.

En rythme trimestriel, le PIB de Singapour a progressé de 2,1% au quatrième trimestre, marquant un ralentissement par rapport à la hausse de 9,5% enregistrée au trimestre précédent. Le redressement était dû en partie à la hausse insolente de la croissance en Chine, une croissance dont le rythme ralentit du faîte des mesures sanitaires très strictes des pays destinataires des exportations chinoises.

Erdogan : la Turquie fait profil bas avec l’UE

Erdogan : la Turquie fait profil bas avec l’UE

la Turquie avait déjà peu protesté contre les sanctions américaines suite à l’achat par la Turquie de matériel de défense russe. Erdogan fait aussi profil bas avec l’union économique. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé son souhait d’ouvrir « une nouvelle page » avec l’Union européenne lors d’un entretien téléphonique avec le président du Conseil européen Charles Michel. Il s’agit du premier contact de ce niveau depuis les sanctions décidées la semaine dernière contre son pays.

 

Allemagne : un détraqué fait cinq morts dont un bébé

Allemagne : un détraqué fait cinq morts dont un bébé

 

Encore un détraqué qui au volant de sa voiture a fait cinq morts de manière délibérée. La piste terroriste semble pour l’instant écartée. Le responsable du drame, un natif de la région, souffrait de troubles psychiatriques qui pourraient avoir joué un rôle dans son acte, a indiqué le procureur Peter Fritzen lors d’une conférence de presse en début de soirée. Le véhicule, un SUV qui roulait à vive allure, a «heurté et écrasé des passants au hasard», a décrit un responsable de la police locale, Franz-Dieter Ankner. «Les nouvelles en provenance de Trier me rendent très tristes. Mes condoléances vont aux proches des victimes, qui ont été arrachés à la vie de manière si subite et si violente», a réagi la chancelière Angela Merkel, selon un tweet posté par un porte-parole.

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Trump fait toujours de la résistance: l’image d’une démocratie d’un pays sous-développé

Trump fait toujours de la résistance:  l’image d’une démocratie d’un pays sous-développé

u fait de l’attitude de Trump, les États-Unis donnent l’image d’une démocratie type pays sous-développé où l’ancienne élu s’accroche désespérément pouvoir alors qu’il a été battu dans les urnes. Lâché par nombre de cadres républicains et par les grands patrons ,Trump fait quelques pas en arrière. Cependant il fait toujours de la résistance pour reconnaître sa défaite.

 

Une posture qui peut assurer ses supporters mais qui ne servira pas l’image de ce président fantasque et irresponsable. Trump a donc ouvert l’idée à une transition mais avec des réserves : «Ce sera quelque chose de très difficile à accepter, parce que nous savons qu’il y a eu une fraude massive», a-t-il répondu. Quittera-t-il alors la Maison Blanche le 20 janvier, jour de la prestation de serment du prochain président des États-Unis ? «Bien sûr que je le ferai. Et vous le savez», a-t-il répondu du bout des lèvres. «Je pense qu’il va se passer beaucoup de choses d’ici le 20» janvier, a tenu aussi à avancer le président sortant.

Ces mots, dans la bouche de Donald Trump, ont de l’importance, car son refus d’admettre la victoire de son adversaire est unique dans l’histoire du pays. Même si le passage de relais entre lui et Joe Biden au début de l’an prochain ne faisait déjà plus guère de doute. Le collège des grands électeurs se réunira le 14 décembre pour désigner officiellement le vainqueur de l’élection, en entérinant le résultat issu du scrutin populaire du 3 novembre. Ce devrait être une formalité. Donald Trump a en revanche refusé de dire s’il assisterait à l’inauguration de son rival démocrate.

Ethiopie: nouvelles menaces de guerre avec l’Érythrée du fait du Tigré

Ethiopie: nouvelles menaces de guerre avec l’Érythrée du fait du Tigré  

Dans une des zones les plus pauvres du monde et qui a déjà connu les pires guerres recommence un conflit initié par la région éthiopienne du Tigré qui réclame son indépendance. Une guerre complètement irresponsable qui va encore répandre une fois de plus la mort et la misère dans ces régions qui ont déjà été dévastées pendant des dizaines d’années.

Il y a d’abord eu la guerre d’indépendance de l’Érythrée qui a duré une trentaine d’années .

Une nouvelle guerre entre l’Érythrée et l’Éthiopie s’est développée de mai 1998 à juin 2000. Pour les questions de découpages frontaliers relativement d’ailleurs mineur puisque désertiques. Les deux pays ont engagé des forces considérables et subit d’énormes pertes.

Maintenant c’est donc la région éthiopienne du Tigré qui a déclaré dimanche que ses forces avaient bombardé samedi soir l’aéroport d’Asmara, la capitale de l’Érythrée, confirmant des informations rapportées par des diplomates.

Debretsion Gebremichael, président de l’exécutif régional du Tigré, a ajouté que ses forces étaient engagées depuis plusieurs jours dans un conflit contre l’Érythrée “sur plusieurs fronts”, sans plus de précisions, en plus des combats contre les troupes gouvernementales éthiopiennes.

Le bombardement de l’aéroport d’Asmara marque une escalade majeure dans le conflit qui secoue depuis 12 jours le Tigré, à la suite d’une offensive militaire lancée par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.

Le problème c’est que la guerre pourrait s’étendre dans la région avec une éventuelle reprise des hostilités sur la question des frontières.

Afrique : Qu’avons-nous fait de nos 60 premières années d’indépendance

Afrique : Qu’avons-nous fait de nos 60 premières années d’indépendance 

(Sylvain Félix Semilinko)

Soixante ans après les indépendances, le journaliste Sylvain Félix Semilinko constate dans une tribune du Monde que l’Etat de droit reste un vœu pieux dans de nombreux pays du continent.

 

Tribune. 

Qu’avons-nous fait de nos 60 premières années d’indépendance ? Alors qu’en Afrique de l’Ouest se profilent une série d’élections présidentielles, ces périodes porteuses de violences, d’arrestations, de musellement des médias, voire de meurtres et de massacres, sont propices à nous poser cette question.

Une grande partie du continent avait poussé des cris d’orfraie pour dénoncer le défunt président français, Jacques Chirac, grand connaisseur de la politique en Afrique, qui laissait entendre que celle-ci n’était pas encore prête pour la démocratie à l’occidentale. Paternalisme et condescendance, hurlait-on alors. Et pourtant, trente ans de pratiques démocratiques sur le continent tendent à prouver qu’il n’était pas loin de la vérité.

Les tares congénitales des démocraties africaines sont multiples. Partout où elle s’est ancrée, la démocratie a pour socle l’Etat de droit, fondé sur une Constitution qui, pour être pérenne, doit être intemporelle, impersonnelle et non taillée sur mesure. Difficile en Afrique de compter sur des textes consacrant ces principes – sauf de rares cas en Afrique australe –, d’où les perpétuels changements constitutionnels contextualisés selon les intérêts du moment.

Ensuite, la plupart des Constitutions d’Afrique sont des copiés-collés de celles des pays développés, avec parfois – quand la fainéantise intellectuelle ne l’emporte pas – une toute petite couche de vernis local. Or il est évident que les paramètres socio-culturels, anthropologiques et politico-économiques ne sont ni semblables ni comparables. Comment faire comprendre une Constitution ou des lois électorales à une population en majorité analphabète ? Sans compter qu’organiser des élections à cycles réguliers, deux ou trois années consécutives, sur un budget de l’Etat plutôt dérisoire est une gageure.

Démocratie ethnique

Les Constitutions africaines sont issues pour la plupart des mouvements politiques des années 1990, sur les ruines et les échecs des partis uniques. Ces derniers, héritiers de la décolonisation, n’ont pu construire des Etats modernes, mais des Etats semi-féodaux et patrimoniaux. L’Etat, c’était le chef, agissant tel un suzerain disposant à sa guise des ressources publiques et ayant droit de vie et de mort sur ses sujets. C’était aussi l’ère des coups d’Etat, commandités ou internes, pour qui veut prendre sa part du maigre gâteau national. Le chef, une fois le coup réussi, pouvait s’octroyer tous les pouvoirs, se faire nommer maréchal (Mobutu dans l’ex-Zaïre) ou changer la forme de l’Etat, qui devenait son empire (Bokassa en Centrafrique).

Les démocraties naissantes des années 1990 n’ont pas tiré les leçons de ces pratiques. Pis encore, elles ont alimenté et aggravé les divisions ethno-régionalistes dans des Etats qui n’étaient déjà pas des nations consolidées, leurs frontières étant un héritage de la conférence de Berlin de 1885. Et la démocratie ethnique s’est substituée à de véritables démocraties nationales. Le chanteur ivoirien Alpha Blondy n’a-t-il pas consacré un titre à la pratique démocratique ? « Démocratie ce n’est pas tribalisme », chantait-il au début des années 1990. Ces pays se sont retrouvés avec des dizaines, voire des centaines de partis politiques du jour au lendemain, et cela a été la naissance du business démocratique, car créer et enregistrer un parti vous ouvre des droits au titre des chartes de partis, même si le nombre d’adhérents déclarés relève de la fiction.

Dès lors, des dissensions et palabres à n’en plus finir sont apparus. Alors pour élargir l’assiette du gâteau, l’inventivité politique a donné naissance aux fameuses commissions électorales dites « indépendantes » ou « autonomes ». Ces mastodontes chargés d’organiser des élections justes et transparentes sont à l’origine de bien des crises pré- et post-électorales : République démocratique du Congo (RDC), Côte d’Ivoire, Bénin… Les budgets alloués à ces structures pour l’organisation des élections dépassent de 10, 20 ou 30 fois les budgets de développement d’une commune moyenne : plusieurs dizaines de milliards de francs CFA (des dizaines de millions d’euros) en Côte d’Ivoire en 2010, une dizaine de milliards pour des législatives en 2015 dans un pays aux ressources modestes comme le Bénin. Toute la classe politique, opposition ou pouvoir, cherche à prendre le contrôle de ces structures, surtout pour en toucher les indemnités de commission et autres oboles.

« Devoir d’ingratitude »

Puis viennent les cours et les conseils constitutionnels. Parfois, ces institutions judiciaires font doublon avec les commissions électorales. Nous n’avons jamais compris pourquoi les élections dans ces pays ne sont pas confiées à des institutions judiciaires crédibles et spécialisées, composées de magistrats expérimentés et d’auxiliaires de justice assermentés. Pourquoi recourt-on aux cours et tribunaux pour les contentieux électoraux, alors qu’ils ne sont pas impliqués en amont dans les opérations électorales ? En Côte d’Ivoire, c’est bien le ministère de la justice qui a piloté les audiences foraines dont est issue la liste électorale en 2010. C’est d’ailleurs l’un des acteurs clés de cette opération qui dirige aujourd’hui la commission électorale. Les élections devraient être l’affaire de la justice et des structures chargées de la décentralisation, alors que les commissions électorales ont fait leur temps et ont montré leurs limites. Quelle crédibilité peut-on accorder à un procès-verbal de vote signé par des commissaires locaux ne sachant ni lire ni écrire ?

Quant aux structures judiciaires spécialisées, sans être un praticien du droit mais au regard des expériences et pratiques courantes, il n’apparaît plus sain que les dirigeants des cours et tribunaux chargés des processus électoraux soient nommés par les pouvoirs en place. En Afrique plus qu’ailleurs, il paraît si difficile d’exercer son « devoir d’ingratitude » vis-à-vis du prince, comme le disait l’ancien président du Conseil constitutionnel français Robert Badinter. Des magistrats ou praticiens du droit expérimentés devraient être majoritaires dans ces juridictions et élire en leur sein les présidents desdites institutions sans voix prépondérante, pour leur garantir un minimum de professionnalisme, d’indépendance et de crédibilité. Les cas de la Côte d’Ivoire, de la RDC ou plus récemment du Mali peuvent aider à repenser les mécanismes de désignation pour ne pas confiner l’Afrique dans des crises électorales à répétition.

Certes, il revient au premier chef aux Africains de s’approprier les réformes du corpus institutionnel de leurs systèmes démocratiques, afin de les revisiter dans le sens d’une plus grande stabilité politique. Cependant, les partenaires et la communauté internationale peuvent les y encourager et y contribuer pour prévenir d’éventuelles crises, plutôt que d’intervenir en pompiers pendant les périodes électorales en Afrique. Aider à mieux articuler le binôme démocratie/développement, comme le plaidait François Mitterrand au sommet de La Baule en juin 1990. Cette articulation participerait à optimiser les ressources au service du plus grand nombre, des jeunes, des femmes et des populations vulnérables, dans cette Afrique qui a chanté et dansé Indépendance Cha Cha depuis soixante ans, sans que cette indépendance soit porteuse de beaucoup de progrès ni d’espérance pour sa jeunesse.

Sylvain Félix Semilinko est journaliste et consultant, ancien directeur d’Onuci-FM, la radio de l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire.

Afrique : Qu’avons-nous fait de nos 60 premières années d’indépendance

Afrique : Qu’avons-nous fait de nos 60 premières années d’indépendance 

(Sylvain Félix Semilinko)

Soixante ans après les indépendances, le journaliste Sylvain Félix Semilinko constate dans une tribune du Monde que l’Etat de droit reste un vœu pieux dans de nombreux pays du continent.

 

Tribune. 

Qu’avons-nous fait de nos 60 premières années d’indépendance ? Alors qu’en Afrique de l’Ouest se profilent une série d’élections présidentielles, ces périodes porteuses de violences, d’arrestations, de musellement des médias, voire de meurtres et de massacres, sont propices à nous poser cette question.

Une grande partie du continent avait poussé des cris d’orfraie pour dénoncer le défunt président français, Jacques Chirac, grand connaisseur de la politique en Afrique, qui laissait entendre que celle-ci n’était pas encore prête pour la démocratie à l’occidentale. Paternalisme et condescendance, hurlait-on alors. Et pourtant, trente ans de pratiques démocratiques sur le continent tendent à prouver qu’il n’était pas loin de la vérité.

Les tares congénitales des démocraties africaines sont multiples. Partout où elle s’est ancrée, la démocratie a pour socle l’Etat de droit, fondé sur une Constitution qui, pour être pérenne, doit être intemporelle, impersonnelle et non taillée sur mesure. Difficile en Afrique de compter sur des textes consacrant ces principes – sauf de rares cas en Afrique australe –, d’où les perpétuels changements constitutionnels contextualisés selon les intérêts du moment.

Ensuite, la plupart des Constitutions d’Afrique sont des copiés-collés de celles des pays développés, avec parfois – quand la fainéantise intellectuelle ne l’emporte pas – une toute petite couche de vernis local. Or il est évident que les paramètres socio-culturels, anthropologiques et politico-économiques ne sont ni semblables ni comparables. Comment faire comprendre une Constitution ou des lois électorales à une population en majorité analphabète ? Sans compter qu’organiser des élections à cycles réguliers, deux ou trois années consécutives, sur un budget de l’Etat plutôt dérisoire est une gageure.

Démocratie ethnique

Les Constitutions africaines sont issues pour la plupart des mouvements politiques des années 1990, sur les ruines et les échecs des partis uniques. Ces derniers, héritiers de la décolonisation, n’ont pu construire des Etats modernes, mais des Etats semi-féodaux et patrimoniaux. L’Etat, c’était le chef, agissant tel un suzerain disposant à sa guise des ressources publiques et ayant droit de vie et de mort sur ses sujets. C’était aussi l’ère des coups d’Etat, commandités ou internes, pour qui veut prendre sa part du maigre gâteau national. Le chef, une fois le coup réussi, pouvait s’octroyer tous les pouvoirs, se faire nommer maréchal (Mobutu dans l’ex-Zaïre) ou changer la forme de l’Etat, qui devenait son empire (Bokassa en Centrafrique).

Les démocraties naissantes des années 1990 n’ont pas tiré les leçons de ces pratiques. Pis encore, elles ont alimenté et aggravé les divisions ethno-régionalistes dans des Etats qui n’étaient déjà pas des nations consolidées, leurs frontières étant un héritage de la conférence de Berlin de 1885. Et la démocratie ethnique s’est substituée à de véritables démocraties nationales. Le chanteur ivoirien Alpha Blondy n’a-t-il pas consacré un titre à la pratique démocratique ? « Démocratie ce n’est pas tribalisme », chantait-il au début des années 1990. Ces pays se sont retrouvés avec des dizaines, voire des centaines de partis politiques du jour au lendemain, et cela a été la naissance du business démocratique, car créer et enregistrer un parti vous ouvre des droits au titre des chartes de partis, même si le nombre d’adhérents déclarés relève de la fiction.

Dès lors, des dissensions et palabres à n’en plus finir sont apparus. Alors pour élargir l’assiette du gâteau, l’inventivité politique a donné naissance aux fameuses commissions électorales dites « indépendantes » ou « autonomes ». Ces mastodontes chargés d’organiser des élections justes et transparentes sont à l’origine de bien des crises pré- et post-électorales : République démocratique du Congo (RDC), Côte d’Ivoire, Bénin… Les budgets alloués à ces structures pour l’organisation des élections dépassent de 10, 20 ou 30 fois les budgets de développement d’une commune moyenne : plusieurs dizaines de milliards de francs CFA (des dizaines de millions d’euros) en Côte d’Ivoire en 2010, une dizaine de milliards pour des législatives en 2015 dans un pays aux ressources modestes comme le Bénin. Toute la classe politique, opposition ou pouvoir, cherche à prendre le contrôle de ces structures, surtout pour en toucher les indemnités de commission et autres oboles.

« Devoir d’ingratitude »

Puis viennent les cours et les conseils constitutionnels. Parfois, ces institutions judiciaires font doublon avec les commissions électorales. Nous n’avons jamais compris pourquoi les élections dans ces pays ne sont pas confiées à des institutions judiciaires crédibles et spécialisées, composées de magistrats expérimentés et d’auxiliaires de justice assermentés. Pourquoi recourt-on aux cours et tribunaux pour les contentieux électoraux, alors qu’ils ne sont pas impliqués en amont dans les opérations électorales ? En Côte d’Ivoire, c’est bien le ministère de la justice qui a piloté les audiences foraines dont est issue la liste électorale en 2010. C’est d’ailleurs l’un des acteurs clés de cette opération qui dirige aujourd’hui la commission électorale. Les élections devraient être l’affaire de la justice et des structures chargées de la décentralisation, alors que les commissions électorales ont fait leur temps et ont montré leurs limites. Quelle crédibilité peut-on accorder à un procès-verbal de vote signé par des commissaires locaux ne sachant ni lire ni écrire ?

Quant aux structures judiciaires spécialisées, sans être un praticien du droit mais au regard des expériences et pratiques courantes, il n’apparaît plus sain que les dirigeants des cours et tribunaux chargés des processus électoraux soient nommés par les pouvoirs en place. En Afrique plus qu’ailleurs, il paraît si difficile d’exercer son « devoir d’ingratitude » vis-à-vis du prince, comme le disait l’ancien président du Conseil constitutionnel français Robert Badinter. Des magistrats ou praticiens du droit expérimentés devraient être majoritaires dans ces juridictions et élire en leur sein les présidents desdites institutions sans voix prépondérante, pour leur garantir un minimum de professionnalisme, d’indépendance et de crédibilité. Les cas de la Côte d’Ivoire, de la RDC ou plus récemment du Mali peuvent aider à repenser les mécanismes de désignation pour ne pas confiner l’Afrique dans des crises électorales à répétition.

Certes, il revient au premier chef aux Africains de s’approprier les réformes du corpus institutionnel de leurs systèmes démocratiques, afin de les revisiter dans le sens d’une plus grande stabilité politique. Cependant, les partenaires et la communauté internationale peuvent les y encourager et y contribuer pour prévenir d’éventuelles crises, plutôt que d’intervenir en pompiers pendant les périodes électorales en Afrique. Aider à mieux articuler le binôme démocratie/développement, comme le plaidait François Mitterrand au sommet de La Baule en juin 1990. Cette articulation participerait à optimiser les ressources au service du plus grand nombre, des jeunes, des femmes et des populations vulnérables, dans cette Afrique qui a chanté et dansé Indépendance Cha Cha depuis soixante ans, sans que cette indépendance soit porteuse de beaucoup de progrès ni d’espérance pour sa jeunesse.

Sylvain Félix Semilinko est journaliste et consultant, ancien directeur d’Onuci-FM, la radio de l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire.

 

Christine Lagarde fait aussi dans l’optimisme de façade

Christine Lagarde fait aussi dans l’optimisme de façade

Christine Lagarde rejoint l’optimisme de façade générale qui relativise la portée de la crise générale pour convaincre du redémarrage économique. Du coup, on bricole un peu les prévisions en réduisant la chute de la croissance de 8,7 à 8 %. Comme si une telle précision pouvait avoir la moindre pertinence. Ce que font d’ailleurs la plupart des Etats et notamment en France pour donner l’impression que la situation sera un tout petit peu moins grave qu’annoncé. Évidemment on n’en sait strictement rien et les premières tendances du  troisième trimestre sont malheureusement pas à la hauteur des espérances. En France par exemple, la croissance du dernier trimestre pourrait même être limitée à 1 %. En clair la dégringolade du PIB  atteindra 10 % au moins en 2020. De toute façon les propos et le changement à la marge des prévisions de la BCE ne change rien à sa politique monétaire

Les  grands argentiers européens ont en effet décidé de ne pas modifier leur politique monétaire dans l’immédiat la déflation menace alors que L’injection de liquidités via le programme de rachats d’actifs exceptionnel lié à la pandémie (PEPP) va se poursuivre, probablement jusqu’à l’épuisement de l’enveloppe de 1 350 milliards d’euros prévue. Elle doit se prolonger au moins jusqu’à la mi-2021 ou plus tard si la pandémie n’est pas terminée. Les taux d’intérêt restent inchangés.

« Un important soutien monétaire reste nécessaire pour soutenir la reprise économique et préserver la stabilité des prix à moyen terme », justifie Christine Lagarde. Cette politique a jusqu’ici échoué à réveiller l’inflation, qui « devrait rester négative dans les mois à venir avant de devenir positive début 2021 ». La faiblesse de la demande, la pression sur les salaires et la hausse de l’euro contribuent à ce phénomène. La BCE prévoit un taux d’inflation à 0,3 % à la fin de cette année, 1 % l’an prochain et 1,3 % en 2022 – loin de son objectif « proche mais en deçà » de 2 %. En revanche, les gouverneurs de la BCE ne voient pas de « risque déflationniste » …….dans l’immédiat.

En parallèle, Christine Lagarde « surveille attentivement » l’appréciation de l’euro, qui a encore gagné du terrain face au dollar après ses propos. Si l’évolution des taux de change ne fait pas partie du mandat stricto sensu de la BCE, elle a un impact sur les prix.

« Nous ne pouvons nous empêcher de penser que la BCE vient de manquer une opportunité d’anticiper les transformations en cours. Les chiffres de l’inflation le mois prochain pourraient faire monter la pression pour la faire changer de direction rapidement », analyse Frédérik Ducrozet, économiste chez Pictet.


 

 

BHL fait encore son cirque en Libye

BHL fait encore son cirque en Libye

 

BHL qui a largement contribué par son exhibitionnisme médiatique a entraîné la France dans la catastrophe libyenne réitère.IL  a voulu retourner comme en 2011 en Libye pour dit-il rééquilibrer les positions de la France. trop favorable aux forces d’Haftar, l’ami des Emirats, de l’Egypte, de la Russie . En fait un voyage en forme de fiasco puisque l’intéressé a été obligé de repartir rapidement rejeté d’ailleurs par les deux camps qui s’opposent en Libye.

 

Dommage car comme à son habitude BHL avait pris  le soin d’être accompagné d’une cohorte de journalistes et de caméramans. Ce qui est lui a permis de publier un grand reportage dans le dernier numéro de Paris Match ainsi qu’un article dans le Wall Street Journal, retraçant ses récentes mésaventures.

 

BHL davantage homme d’affaires que philosophe ( une fortune de quelque 150 millions grâce à ces différentes sociétés ), plus activiste des médias que militant humaniste s’est encore planté. Cette fois c’est moins grave que lorsque la France a contribué à déstabiliser complètement le pays pour éliminer

l’exécrable colonel Kadhafi mais qui avait l’avantage de tenir le pays aujourd’hui engagé dans la division et la guerre sans fin.  Un voyage inutile, ridicule, une nouvelle forme d’exhibitionnisme de la part de ce philosophe aux conceptions un peu trop simplistes et binaires du fait notamment qu’il consacre l’essentiel de son temps au business et aux représentations médiatiques.

Covid-19 : pourquoi n’avons-nous rien fait ?

Covid-19 : pourquoi n’avons-nous rien fait?

Ancien élève de l’ENA, essayiste et président de MDN Consultants, Francis Massé, analyse dans la tribune les raisons des défaillances de la sphère publique constatée pendant la crise du Covid-19 et apporte des pistes de solutions.

 

 

« Face à la crise du Covid-19 nous avons la stratégie de nos moyens. Rien ne sert de se lamenter, il faut faire face. En revanche il sera nécessaire de faire un retour d’expérience à grande et petite échelle pour analyser les causes de nos défaillances et être mieux préparés pour les prochaines crises. Nous pouvons identifier d’ores et déjà des causes lointaines inhérentes aux disfonctionnements de la sphère publique liés à son organisation à sa gouvernance et à un management lacunaire.

Nous sommes face à une crise, une véritable épreuve, douloureuse pour beaucoup, mais nous pouvons la questionner et la transformer en opportunité. Nous pouvons nous remettre en cause pour réagir en toute connaissance de cause.

Le Livre blanc de la défense et la sécurité nationale de 2008 prémonitoire

Le questionnement qui nous vient à l’esprit : pourquoi n’avons-nous rien fait alors que nous savions ? Pour prendre un seul exemple, le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008 soulignait l’occurrence de nouveaux risques naturels et sanitaires. Il exposait clairement ce qui suit.

« Les risques d’origine naturelle ou sanitaire sont devenus des facteurs de déstabilisation massive pour la population et les pouvoirs publics. Les risques sanitaires sont susceptibles d’engendrer une désorganisation des échanges économiques. Ils présentent des coûts de prévention et de protection très importants. La propagation de nouvelles souches virales ou bactériennes ou la réapparition sur le continent européen de souches anciennes résultent de l’ouverture des frontières, de la fluidité des transports et de la rapidité des échanges internationaux. De façon similaire, le territoire et la population sont exposés à la possibilité de catastrophes naturelles dont les effets changent progressivement d’échelle. Les départements et collectivités d’outre-mer sont particulièrement vulnérables à ce type d’événements. Mais le territoire métropolitain n’en est pas exempt, comme le montrent les tempêtes de 1999 ou l’exposition aux risques sismiques de la région méditerranéenne. Les désorganisations sociales majeures que peuvent provoquer les nouveaux types d’épidémies ou les accidents climatiques violents font partie des risques d’ampleur nouvelle qui pèsent sur la collectivité nationale. »

Notre propos n’est pas d’accuser mais de comprendre, d’analyser pourquoi nos dispositifs de pilotage n’ont pas fonctionné. « Comme toujours - écrit Jean Monnet dans ses mémoires à propos de la crise de 1929 -, la sagesse et les réformes n’interviennent qu’au terme de grandes difficultés. Des mesures si simples, prises plus tôt, eussent-elles évité́ la grande crise ? Poser cette question, c’est ignorer que les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité́ et ils ne voient la nécessité́ que dans la crise ».[1]

Par ailleurs les crises pandémiques ne sont pas les seules que notre civilisation court le risque de rencontrer. Le Livre blanc citait une liste considérable de menaces réelles :

- Attentats terroristes (simultanés et/ou majeurs) : probabilité forte, ampleur moyenne à sévère ; risque NRBC réel.

- Attaques informatiques : probabilité forte ; ampleur faible à forte.

- Menace balistique : en provenance de puissances majeures, ou désormais de nouvelles puissances dotées, compte tenu des portées prévisibles des missiles à l’horizon 2025 ; dans ce second cas, probabilité faible à moyenne ; ampleur potentiellement sévère.

- Pandémie : probabilité moyenne ; ampleur moyenne à sévère.

- Catastrophes naturelles (notamment inondations en métropole) ou industrielles : probabilité moyenne à forte ; ampleur moyenne à sévère.

- Criminalité organisée (accroissement des trafics de drogue, de contrefaçons, d’armes, activités de blanchiment) ; probabilité élevée.

- DOM-COM : – zone Caraïbes (séismes et cyclones) : probabilité forte ; – menaces sur Guyane et zone Océanie ; probabilité faible.

Trop de rapports et peu d’effets ?

Par conséquent notre interrogation pour être pertinente n’est pas de rechercher des responsables mais de rechercher les causes racines d’un manque d’anticipation, en particulier dans la sphère publique. Mais le secteur privé ne peut s’exonérer de retour d’expérience.

Nous sommes tout d’abord en profond désaccord dans notre pays sur l’État que nous souhaitons. Nous avons parfois l’impression, justifiée ou non, que nos gouvernants font le constat explicite ou implicite que l’État et son administration sont irréformables. Ils pensent qu’il faut trouver d’autres moyens de mener à bien des actions publiques par ailleurs indispensables.

Dès lors ils souhaitent aller vers une conception d’un État limité à des compétences régaliennes, aux questions d’ordre public, de police, de justice, de défense, voire de régulation économique. D’aucuns s’inscrivent d’ailleurs dans une pensée ultralibérale qui serait le nec plus ultra de la politique et de la civilisation.

A contrario, le tout État n’est pas une option.

Évitons de polémiquer sur ces deux options inefficaces. Trop idéologiques elles occultent des pans entiers de la réalité économique, sociale et environnementale. Celle-ci est un tout. Il est difficile de traiter un sujet indépendamment des autres. Nous aurons autant besoin demain de plus de planification et de pensée à long terme que d’initiatives décentralisées et d’entreprises libres et créatives. Aussi un État, stratège des stratèges (stratèges que sont les autres organisations publiques et privées) sera pour longtemps indispensable pour œuvrer à un plan de transformation.

Mais il faut entendre les doutes et hésitations quant à notre capacité à réformer, voire restructurer en profondeur l’Administration publique à tous les étages. La tâche est immense autant qu’urgente. Notre argument principal, c’est que le coût de sortie d’un système vers un autre est très élevé et que le Big Bang n’est pas crédible à nos yeux. Pour autant, au vu de l’accélération des risques et des menaces nous ne devons pas de nouveau être pris au dépourvu et pouvoir tirer parti de l’expérience actuelle.

Par ailleurs nous sommes un État, membre de l’Union européenne. A ce titre nous ne pouvons que concevoir une réorganisation de la sphère publique que dans une répartition claire entre l’Union et le niveau national.

Enfin, nous sommes un État qui doit co-construire en permanence ses stratégies avec le secteur économique et industriel et les entreprises. Ce ne sont pas, pour illustrer ce propos, les administrations qui fabriquent les tests médicaux ni les masques …[2]

Ces enjeux, ces défis géopolitiques, climatiques, de biodiversité, ces risques de crise économique et financière, de déficit démocratique ou de crise de la démocratie, ces risques de crises alimentaire, pandémique, nécessitent une compréhension ! Com-prendre, c’est prendre ensemble toute la réalité des situations.

La compréhension s’impose ! Puis l’action

Ce qui apparaît le mieux aux yeux des citoyens, c’est notre économie en crise parce que le chômage rompt le lien social. Et aujourd’hui la crise sanitaire. Mais beaucoup d’autres crises émergent aujourd’hui dont la simultanéité laisse deviner leur nature systémique. Nous sommes face aujourd’hui à plusieurs types de crises : les mutations métaphysiques, les crises psychologiques, les crises sociales, les crises économiques, les crises financières, les crises stratégiques, les crises issues de défaillances technologiques majeures ou les ruptures scientifiques, les crises écologiques majeures, les révolutions, les progrès techniques. [3]

Face à elles nous devons avoir la volonté de puiser les informations qui nous sont indispensables dans la réalité, reconnaître l’importance des problèmes concrets posés par notre temps et nous orienter vers des solutions justes. Sans cette attitude, il ne nous sera possible ni de relever les défis ni de résoudre les problèmes. Seule en effet l’intelligence des réalités nous permettra de dégager les bonnes conclusions.

Chaque « type de crise » possède ses caractéristiques propres ; il apparaît clairement, si l’on sait en repérer les signes avant-coureurs, percevoir le surgissement de l’irrégulier, prévoir l’imprévisible, gérer l’ingérable ou maîtriser le chaos, qu’il existe néanmoins, écrit Daniel Parrochia, une logique des crises encore à cerner. En particulier nous avons encore beaucoup à faire pour découvrir les liens entre elles et ensuite pour formaliser une action globale pour les résoudre.

 La lenteur n’est pas la procrastination

Chaque fois que l’action publique, le monde des entreprises et le corps social improviseront, ils aggraveront les crises et freineront les indispensables et profondes transformations. Nous devons prendre le temps disponible pour nous interroger et prendre les bonnes décisions. Nous souhaitons alerter sur le fait que la lenteur à privilégier n’est pas une procrastination ; il ne s’agit pas de prendre son temps face aux urgences innombrables que nous devons traiter. Il est question ici de savoir prendre le temps qu’il faut et qu’il est possible de prendre pour réfléchir avant l’action. [4]

Encore, le Livre blanc disait qu’en « cas de déclenchement de la pandémie, il s’agit d’empêcher que la crise sanitaire ne dégénère en crise humanitaire, économique, sécuritaire, voire institutionnelle ». Alors pourquoi, avant l’épreuve, nous n’avons rien fait ou trop peu ? A notre avis parce que nous n’avons pas eu les moyens ni de comprendre ni d’agir.

Pour établir un système public à la hauteur des enjeux et qui soit prêt à relever les défis, il nous faut tout d’abord comme nous venons de le voir posséder une compréhension complète de ces derniers. Mais beaucoup diront que le Livre blanc était là et bien d’autres rapports. Et alors ? Cela suffit-il ? La preuve que non. Les services compétents se le sont-ils approprié ? En ont-ils tiré des conséquences pratiques chacun pour leur compte ? Ont-ils coopéré pour formuler des stratégies en réponse ? Les finances publiques ont-elles pu être mobilisées ?

Trois raisons principales à ce fait insupportable pour l’esprit. Nos structures et nos organisations sont inadaptées : trop de structures silotées et redondantes. Notre gouvernance publique (et sans doute souvent privée) comme nos modes opératoires sont lacunaires : des processus, des modes opératoires et la gouvernance sont inappropriés. Notre pratique managériale n’est pas de qualité suffisante ; un management impensé ou lacunaire nous entrave

Trois pistes de solutions

Trois pistes de solutions doivent être rapidement trouvées et surtout mises en œuvre à toutes les échelles.

1- Bâtir une nouvelle architecture publique

Zygmunt Bauman a asséné avec pertinence que dans notre monde en globalisation rapide, les organismes ne sont pas à la hauteur des dépendances. [5]Est-il déraisonnable de penser que compte tenu des risques et des menaces précitées nous sommes en bonne situation de les traiter par des organisations qui restent verticales et en silos ? Notre préconisation est de passer progressivement à des structures beaucoup plus larges et horizontales, de type agences publiques, qui s’engagent sur une plus grande opérationnalité et des résultats. Une trop grande spécialisation nuit à la fluidité des coopérations et des échanges d’informations sur des sujets qui sont reliés entre eux.  Qui sait, par exemple, qu’il n’existe que très peu de collaboration entre les ministères de l’écologie et celui de la santé ? Trop de ministères avec leurs services déconcentrés, trop d’établissements publics, le tout parfois en doublons avec des collectivités territoriales elles-mêmes en surnombre. En ce qui concerne le système de santé Pascal Perrineau nous dit qu’en Allemagne ce système est mieux préparé́ qu’en France, du fait l’organisation fédérale, parce qu’elle assure effectivement l’autonomie des territoires, permet même d’adapter les mesures aux réalités locales de la pandémie. « Lorsque le système fédéral bénéficie d’une bonne coordination, il est performant. Et cette réalité́ questionne les limites du schéma administratif français ». [6]

Cela n’empêche pas nos amis allemands de s’interroger eux-mêmes sur les limites de cette organisation. Aussi la question des structures ne suffit pas à tout expliquer ce sont les processus qu’il faut aussi revisiter.

2- Opérer une révolution opérationnelle

Un autre Livre blanc, celui sur l’avenir de la Fonction publique n’affirmait-il pas en évoquant le rôle de référence intellectuelle et morale de l’action publique, que les valeurs du service public sont importantes y compris dans leur dimension opérationnelle, avec une place différente de celles qu’occupent les règles de droit. [7] Il est certain que les réformes de structure ne suffisent pas et qu’a fortiori, celles des processus et modes opératoires sont essentielles. La gouvernance publique doit être profondément rénovée afin de pouvoir organiser et coordonner l’ensemble des transitions indispensables qui seront à mener dans les prochaines années, en particulier dans l’ensemble de la sphère économique, sociale et écologique. Cette dimension professionnelle et opérationnelle devra prévaloir ce qui rejoint la question de l’efficacité publique et de l’efficience. Une véritable « culture du résultat » devra être développée dans toutes les chaînes de création de valeur de l’action publique. C’est une révolution intellectuelle et comportementale, un nouvel état d’esprit à créer mais comment serait-possible de s’en exonérer ? Sur le papier tout le monde semble d’accord. C’est une illusion !

De fait il n’existe pas de consensus au sein de l’État ; sinon l’effectivité de ce nouvel état d’esprit existerait de facto. Il ne sert à rien de nous mentir à nous-mêmes. La dilution des responsabilités, l’absence trop fréquente d’évaluation des résultats, le manque de sanction de l’inertie coûtent à l’efficacité publique. Ce qui entraine que les carences managériales sont également en cause.

3- Instaurer un management public moderne et humain

Il n’est plus possible de continuer à formater des gestionnaires de procédure pour prendre la tête des services publics. Il faut permettre à ces responsables d’être de vrais managers publics.

Car l’une des questions fondamentales nous semble être la désarticulation continue entre le Politique (les gouvernants) et le Technique (l’Administration) depuis deux à trois décennies. La bureaucratie s’est emparée du pouvoir sur des matières de plus en plus complexes tandis que les gouvernants se repliaient dans une autonomisation croissante du Politique, en fait de la politique. « Certes - écrivait Charles de Gaulle-, la conduite de la guerre appartient à l’homme d’État, les opérations sont le fait du militaire. Mais où chacun doit-il s’arrêter ? Dans quelle mesure la stratégie et la politique réagiront-elles l’une sur l’autre ? Laquelle devra s’étendre et laquelle se restreindre ? Cela ne peut être prescrit d’avance, ni même défini. »[8]

Le combler c’est que cette quasi -liberté d’action de l’Administration n’a pas pour autant favorisé sa meilleure gestion. En particulier celle des compétences et des talents. Trop de rapports ont dénoncé les lacunes dans la gestion des ressources humaines dans l’Administration pour qu’il soit nécessaire d’y revenir. Même le dernier rapport en date celui de Frédéric Thiriez a souligné cet indispensable effort d’une GRH professionnelle[9].

Nous devrions agir dans quatre directions. Perfectionner un « écosystème de la connaissance » qui renforce les capacités de l’Administration et de l’État à agir avec intelligence et jugement. L’instauration d’une véritable gestion prévisionnelle des effectifs, des connaissances et des compétences. Un développement effectif des compétences par des formations adaptées aux temps présents. Il est grand temps !

Pour conclure, il y a exactement 50 ans, entre le 11 et 17 avril 1970, l’équipage d’Apollo 13 a dû faire face à un accident menaçant sa survie. Les mesures prises avec les moyens du bord ont permis de ramener sur terre les membres de la mission. L’enquête ultérieure aura permis de remonter la chaine des évènements ayant conduit à l’accident en identifiant les erreurs commises et de les corriger.

Apprendre de nos erreurs permettra de fixer des missions plus claires aux managers publics et les conduiront ainsi à développer de l’intelligence collective, dans leurs équipes, seule issue pour décider dans des situations complexes et agir avec cohérence, dans plusieurs échelles d’espace et de temps à la fois. En deçà des enjeux politiques, les enjeux stratégiques d’une meilleure organisation technique et managériale de notre administration publique sont les plus importants. Nos fonctionnaires ont besoin que nous les aidions à reconstruire des services publics au service du public, au profit de la nation tout entière et de l’Europe. Au-delà des commissions d’enquêtes dont nos politiques seront demandeurs, il est nécessaire que  l’Administration fasse son anorgiamento. Les réformes n’ont que trop tardé. Il faudra tout changer, en bon ordre en dans le temps, et jouer sur les trois leviers à la fois les structures, la gouvernance et le management.

[1] Jean Monnet, Mémoires; Fayard, 1976

[2] A la même époque de la publication du Livre blanc, une enquête de l’Institut Global Scan (mars 2006) sur le système de la libre entreprise et de l’économie de marché est-il le meilleur pour l’avenir ? montrait que la France était le seul pays parmi les 20 interrogés à répondre non à la question.

[3] Daniel ParrochiaLa forme des crises, Logique et épistémologie ; collection milieux Éditions Champ Vallon (2008).

[4] Francis Massé, Urgences et lenteur, préface d’Anne-Marie Idrac, Éditions Fauves, 2017 ; Nouvelle édition 2020.

[5] La société assiégée, Le Rouergue /Chambon, 2005

[6] ITW Pascal Perrineau ; La Tribune Newsletter du 30 mars 2020.

[7] Rapport de Jean Ludovic Silicani : « Les valeurs essentielles incluent, bien évidemment, les valeurs traditionnelles, souvent perdues de vue et qu’il faut revivifier. Ces dernières peuvent cependant avoir, dans un référentiel de valeurs, une signification et une portée différentes de celle que leur attribuent l’histoire administrative et le droit. Les principes juridiques traditionnels dégagés par le droit public constituent naturellement des valeurs, mais inversement toutes les valeurs ne sont pas des principes juridiques. Le rôle de référence intellectuelle et morale de l’action publique qu’elles doivent jouer, mais aussi leur dimension opérationnelle implique de leur donner une place différente de celle qu’occupent les règles de droit. »

[8]Charles de Gaulle, le fil de l’épée.

[9]Mission Haute fonction publique du 30 janvier 2020.

 

 

Chloroquine: Olivier Véran fait son cirque politique

Chloroquine: Olivier Véran fait son cirque politique

 

Il n’est pas anormal que le ministre de la santé saisisse le Haut conseil de la santé publique après l’étude révélée par la revue the Lancet à propos notamment chloroquine. Par contre le délai de 48 heures qu’il impose pour fixer des règles éventuellement dérogatoires parait de nature surtout politique.

Ce genre d’expertise ne s’effectue pas en quelques heures. Il s’agit en quelque sorte d’une mise en demeure qui ressemble fort à celles qui ont été faites à l’autre comité des scientifiques auquel on a demandé de se prononcer sur l’opportunité d’élection municipale. Pour parler clair, Olivier Ferrand, fin politique tire le parapluie pour le cas où ?

De toute façon l’étude en cause parue dans la revue citée est insuffisante pour ce prononcer définitivement sur l’intérêt ou non de la chloroquine. “J’ai saisi le HCSP pour qu’il l’analyse et me propose sous 48 heures une révision des règles dérogatoires de prescription”, a dit le ministre dans un tweet. La prescription peut effectivement être modifiée mais cela ne prouve rien quant à l’efficience au contraire le danger du traitement. Une étude beaucoup plus large est beaucoup plus complète est d’ailleurs en cours pour son évaluation. N’oublions pas non plus que derrière la question des traitements est engagée une lutte économique sans merci entre les industries pharmaceutiques pour imposer à la fois leur traitement et le moment venu leur vaccin. La guerre est donc scientifique entre les institutions qui défendent leur boutique, les industries pharmaceutiques leur profit et les politiques qui cherchent à tirer profit des controverses scientifiques

Coronavirus: annonces prématurées du fait de la concurrence des industries pharmaceutiques

Coronavirus: annonces prématurées du fait de la concurrence des industries pharmaceutiques

 

Les autorités administratives de certains pays en France, aux États-Unis et ailleurs ont un peu tendance à faire si des procédures d’expertise pour vanter les mérites de tel ou tel remède. Ces annonces prématurées correspondent en fait  à la lutte sans merci que se livrent les industries pharmaceutiques qui pourraient être les premiers à commercialiser un traitement voir un vaccin. Ainsi L’AP-HP a déclenché une polémique en annonçant, le 27 avril, que le tocilizumab, utilisé dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde améliorait «significativement le pronostic des patients avec pneumonie Covid moyenne ou sévère». À cela s’ajoute une guerre d’ego de certains grands chercheurs et ou de mandarin qui profite de la situation pour valoriser leurs compétences dans les médias.

L’inquiétude fait monter en hausse le livret A

L’inquiétude fait monter en hausse le livret A

 

L’épargne sur les livrets A  augmenté de l’ordre de 50 % en mars. Ce que critique le ministre de l’économie Bruno Lemaire qui considère que l’économie n’a pas besoin d’épargne aujourd’hui. Aujourd’hui peut-être, mais demain sans doute. Il est clair que nombre de Français ont modifié la structure de la consommation en la concentrant sur tous les biens essentiels et en différents notamment nombre de dépenses d’équipement. Pour l’avenir,  il est possible que le comportement des Français soit encore influencé par les nombreuses incertitudes pas tellement sur la crise sanitaire mais surtout sur la crise économique qui va suivre. Ils savent bien entendu que le pays va enregistrer une énorme vague de défaillances et que globalement du fait de la montée du chômage le pouvoir d’achat moyen des Français va diminuer.

«Les encours bruts ont doublé entre mars et février 2020» : après avoir déposé 1,54 milliard d’euros sur les livrets A et de développement durable et solidaire (LDDS) en février, les Français ont remis de côté «3,8 milliards d’euros» en mars sur ces produits. Une hausse importante, de l’ordre de «50%» par rapport aux 2,52 milliards d’euros collectés le même mois, un an plus tôt indique Bercy.

Malgré la baisse du taux du livret A, ce produit a toujours les faveurs des épargnants. L’année 2019 avait été un excellent cru pour ces produits : en douze mois, la collecte nette – autrement dit, les dépôts soustraits des retraits – a progressé de 16,55 milliards d’euros, contre 12,69 milliards d’euros l’année précédente. Sur les trois premiers mois 2020, la collecte a été légèrement plus importante qu’en 2019, avec un peu moins de 10 milliards déposés contre 9,65 milliards un an plus tôt.

Cette épargne accrue inquiète le ministre de l’Économie, alors que la consommation des ménages reste l’un des boucliers de la croissance française. Bruno Le Maire a ainsi souligné un «risque de voir le taux d’épargne augmenter face aux incertitudes, au détriment du financement de notre économie». La frilosité des Français ainsi que l’arrêt d’un bon tiers de l’économie explique aisément cette chute. «L’épargne de précaution qui est en train d’être construite aujourd’hui [...] ne va pas se débloquer du jour au lendemain. Il est probable que les consommateurs auront des comportements attentistes et qu’il faudra donc inciter la demande», a mis en garde Bruno Lemaire. Pas sûr cependant que les consommateurs le suive  sur ce terrain car tout dépendra en faite de l’importance de la vague de défaillances d’entreprise et du chômage qui l’ accompagne.

Sondage Crise sanitaire : le gouvernement n’en fait pas assez pour 53 %

Sondage Crise sanitaire  : le gouvernement n’en fait pas assez pour 53 %

 

Selon une étude menée les 31 mars et 1er avril auprès d’un millier de Français par Odoxa avec Dentsu Consulting, pour Le Figaro et Franceinfo, les Français considèrent encore à 53 % que le gouvernement n’en fait pas assez.

Au flou de la parole gouvernementale sur les stocks de masques et de produits sanitaires s’est greffé le manque de clarté des oppositions sur leurs positions, selon l’opinion publique. Toutes les oppositions sont ainsi jugées majoritairement «pas à la hauteur», et leur parole est largement «méconnue» des Français, alors qu’Édouard Philippe réunit ce jeudi matin les chefs de parti en visioconférence. Que ce soit sur le confinement ou le maintien du premier tour des élections municipales, les volte-face des responsables politiques ont ajouté à la confusion.

Concernant Emmanuel Macron, qui a opéré un changement de ton face à la propagation du virus et a déclaré un véritable état de «guerre», 53 % des Français estiment toujours qu’il n’en fait pas assez. Le jugement pour l’exécutif est cependant moins sévère par rapport à la semaine dernière où 65 % des Français étaient persuadés que le gouvernement n’avait pas fait le nécessaire pour bien équiper les hôpitaux et les soignants face à l’épidémie.

Croissance : la BCE fait semblant d’abaisser ses prévisions pour 2020 et 2021

Croissance : la BCE fait semblant d’abaisser ses prévisions  pour 2020 et 2021

 

La Banque centrale européenne semble surtout se signaler par son immobilisme. On attendait beaucoup d’elle afin qu’elle manifeste comme d’autres banques centrales son intention de vraiment soutenir l’économie face au krach qui se prépare. La BCE n’a pas dit grand-chose elle a même fait semblant de rectifier ses perspectives économiques pour les diminuer de 0,3 % pour cette année.

Des projections complètement obsolètes dans la mesure où les conséquences probables de la crise actuelle amèneront la destruction de toutes croissance. En gros la zone euro va perdre les 1 % prévus en 2020 et tutoyer la stagnation voir la régression dans certains pays. Ce sera notamment le cas de la France mais sans doute aussi celui de l’Allemagne encore plus affectée par le choc en baisse des échanges internationaux. Dans la croissance a diminué de moitié.- La banque centrale européenne revoit donc a minima la correction de ses perspectives économiques.

La BCE s’attend maintenant à une croissance de l’économie de la zone de 0,8% cette année, contre 1,1% prévu antérieurement, et de 1,3% pour l’année prochaine, contre 1,4%. L’institut d’émission a confirmé sa prévision de croissance pour 2022, à +1,4%. Christine Lagarde, présidente de la BCE, a déclaré que les risques pesant sur ces perspectives étaient “clairement à la baisse” et que l’épidémie de coronavirus avait ajouté un élément négatif “significatif”.

“La croissance en zone euro devrait reprendre son essor à moyen terme”, a-t-elle ajouté lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de politique monétaire au cours de laquelle la BCE a laissé ses taux directeurs inchangés. Les projections d’inflation sont restées inchangées à 1,1%, 1,4% et 1,6%.

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