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Unedic: une économie de 2,27 milliards d’euros assez hypothétique

Unedic: une économie de 2,27 milliards d’euros assez hypothétique

 

D’après l’Unedic, le retour à l’équilibre financier sera assuré d’ici fin 2020 et le régime sera même excédentaire en 2021. Ce serait dû aux  effets conjoints de la réforme qui diminue les droits des chômeurs et d’un environnement économique plus favorable. Il est clair qu’il faut se méfier de ce genre d’annonce tellement il a déjà été employé et malheureusement peu confirmé dans les faits qu’il s’agisse par exemple du système des retraites dont le comité d’orientation ( sorte d’institution de chapeaux à plumes au service des gouvernements successifs) qui avait annoncé l’équilibre du système ou autre exemple celui de l’équilibre de la sécurité sociale. Ce qui est certain,  c’est qu’on a réduit les droits, ce qui produira moins de dépenses chiffrées autour de 3 milliards. La question se pose quand même de l’évolution du deuxième paramètre concernant  le nombre de bénéficiaires. En effet,  tout dépendra de la conjoncture économique alors l’Unedic donne l’impression que la France connaît une embellie sur le plan de la croissance. Faut-il rappeler que c’est plutôt le contraire qui se passe puisque la croissance en 2019 sera limitée autour de 1,2 %.

Pas vraiment de quoi créer de manière significative des emplois. Par exemple lors des derniers chiffres de l’emploi 30 000 postes ont bien été créés mais parallèlement 30 000 personnes sont venus gonfler ce qu’on appelle le halo du chômage. Bref, de toute manière, une évolution tout à fait  anodine quand il y a plus de 6 millions de chômeurs dont 2.5 millions sont indemnisés.  Compte tenu du ralentissement mondial qui se confirme de jour en jour l’année 2020 voire 2021 pourrait bien être catastrophique sur le plan de l’activité économique et donc du chômage. Pourtant dans ses nouvelles prévisions financières, publiées mardi, l’Unedic anticipe ainsi un retour à l’équilibre de ses comptes au deuxième semestre de 2020, soit quelques mois plus tôt qu’en l’absence de réforme. L’organisme prévoit une amélioration importante de son solde financier au cours des deux années suivantes, toujours sous les effets conjugués de la réforme et de la conjoncture économique.

Le solde financier passerait ainsi de -1,8 milliard d’euros en 2019 à un quasi-équilibre en 2020 (-0,3 milliard d’euros) puis deviendrait excédentaire pour atteindre 3 milliards d’euros en 2021, puis 5,3 milliards en 2022.

Hors effet de la réforme, le solde financier aurait atteint +1,2 milliard d’euros en 2021 puis +3,2 milliards d’euros en 2022.

La dette qui devait atteindre son niveau maximum en 2020 à 37,6 milliards d’euros, soit l’équivalent de 11 mois de recettes, devrait par ailleurs être ramenée à 29,4 milliards en 2022.

Cette refonte des règles de l’assurance chômage, vivement décriée par les syndicats, affectera toutefois les demandeurs d’emploi, estime l’Unedic.

Près de la moitié d’entre eux verront l’ouverture de leurs droits retardée ou annulée. Ils bénéficieront de droits plus courts ou d’une indemnité plus faible mais versée sur un plus longue période.

La réforme prévoit notamment un durcissement des droits d’entrée dans le régime d’assurance chômage dès le 1er novembre et un changement de calcul de l’indemnité au 1er avril prochain. Ces deux mesures permettront à elles deux de générer des économies de 3,2 milliards d’euros entre 2019 et 2021.

A cela, s’ajoutent les mesures venant diminuer les allocations des cadres les mieux rémunérés, soit quelque 160 millions d’euros sur trois ans. Au total la réforme doit permettre de réduire les dépenses de 3,4 milliards d’euros.

L’intégration au régime des salariés démissionnaires et des indépendants, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, devrait entraîner 900 millions d’euros de dépenses supplémentaires. A cela, s’ajoute l’augmentation de la contribution de l’Unedic à Pole emploi pour financer la formation des chômeurs, qui est estimée à 800 millions d’euros.

Les économies globales générées sur les années 2019-2021 s’élèvent ainsi à 2,2 milliards d’euros.

“Ça va être une tuerie”, avait déclarée lundi le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur Public Sénat, reprenant les objections de l’ensemble des syndicats.

“Cette réforme (…) est faite dans une logique purement budgétaire”, a-t-il ajouté. “Ce n’est pas le modèle de protection sociale ni le modèle de société que j’ai envie de prôner. Le gouvernement a fait ces décrets, il en portera une responsabilité”.

Dès le 1er novembre, 9% des personnes qui auraient ouvert un droit avec les règles de 2017 ne pourront pas s’inscrire à l’assurance chômage, car ils n’auront pas atteint six mois d’affiliation (au lieu de quatre aujourd’hui). Douze pour cent ouvriront un droit mais plus tard (cinq mois plus tard en moyenne), et 11% ouvriront un droit à la même date mais plus court.

Au 1er avril, 37% des nouveaux entrants, soit 850.000 personnes, verront leurs allocations passer de 905 euros par mois à 708 euros en moyenne, selon les calculs de l’Unedic. Ces allocations seront, en revanche, versées sur 18 mois contre 12 aujourd’hui.

Plan biodiversité :  » pas assez concret » (Allain Bougrain-Dubourg)

Plan biodiversité :  » pas assez concret » (Allain Bougrain-Dubourg)

INVITÉ RTL – Allain Bougrain-Dubourg, le président de la Ligue pour la protection des oiseaux, réagit au plan biodiversité présenté par Nicolas Hulot ce mercredi 4 juillet. (RTL)

Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, a présenté ce mercredi 4 juillet un plan de sauvegarde de la biodiversité. Peut-on parler d’un plan de sauvetage suffisant ? « Tel qu’il apparaît, non, car on n’est pas assez dans le concret, regrette Allain Bougrain-Dubourg, le président de la Ligue pour la protection des oiseaux. Je voudrais quand même signaler que c’est formidable de constater que Nicolas Hulot veuille porter la question de la biodiversité et son déclin au même niveau que la question climatique ». Un paradoxe tout de même que l’exécutif parle de biodiversité, quand on sait qu’Emmanuel Macron veut remettre les chasses présidentielles à l’ordre du jour par exemple. « Oui, la France chasse 66 espèces différentes d’oiseaux contre une moyenne de 14 espèces dans le reste de l’Europe… déplore Allain Bougrain-Dubourg. Ce plan me gêne un peu car il n’est pas au plus prêt des réalités : il reste 500 à 1.000 visons d’Europe, une trentaine d’aigles de Bonelli… Il faut du courage pour mettre un terme à ces mauvaises habitudes ». Pour l’expert, il n’est pas trop tard pour faire changer les choses car « il y a toujours la capacité d’une résilience ». Le président de la Ligue pour la protection des oiseaux prend l’exemple des années 1970, où il n’y avait quasiment plus de faucons pèlerins et où il y avait moins de dix couples de cigognes blanches : ces premiers colonisent Paris aujourd’hui, et il y a plus de 2.000 couples de cigognes blanches. « On a sauvé toutes ces espèces emblématiques, maintenant il faut sauver la nature ‘ordinaire’, celle qui nous entoure et qui s’estompe timidement. Les oiseaux se cachent pour mourir, alerte Allain Bougrain-Dubourg. Il faut que les moyens suivent (…), les Français attendent des élus un peu de courage« .

« Le transport aérien français pas assez compétitif » (Jean-Marc Janaillac)

« Le transport aérien français  pas assez compétitif » (Jean-Marc Janaillac)

Coïncidence, la grève chez Air France sur les salaires se situe au même moment que s’ouvrent les  Assises du transport aérien qui vont être centrées sur le manque de compétitivité du pavillon français. « Le transport aérien français n’est pas assez compétitif, y compris par rapport aux compagnies européennes ». « Le pavillon français est en recul parce que nos compagnies aériennes ont tardé à se réformer et parce que notre environnement fiscal, social et réglementaire est trop pesant. Le différentiel annuel de charges d’Air France par rapport à ses concurrents européens est de plusieurs centaines de millions d’euros », analyse le patron d’Air France. Un différentiel de l’ordre 500 millions réclamés  à l’Etat tandis que  la somme que représenterait le cout des augmentations salariales à Air France serait d’environ 300 millions. . Où le personnel sera en grève le 23 et sans doute le 30. Les revendications d’augmentation générale des salaires de 6%, sont les causes de ces grèves. . “La situation économique et financière de la compagnie, dans un environnement concurrentiel particulièrement agressif, rendait cette augmentation générale impossible sans compromettre sa stratégie de croissance, d’investissement et de reprise des embauches”, a précisé la compagnie dans un communiqué; Il s’agit de   rattraper la perte de pouvoir d’achat subie depuis la dernière augmentation générale en 2011. Au JDDle président du groupe aérien, Jean-Marc Janaillac, explique avoir encore l’espoir de « trouver une issue ». « Je comprends le sentiment d’injustice des salariés qui ont fait des efforts, alors même que ce qui pèse sur Air France, charges et taxes, n’a pas évolué. Mais je le regrette vis-à-vis de nos passagers et de nos salariés », explique le patron d’Air-France KLM. Qui détaille : « Nous avons proposé une mesure d’augmentation générale, le doublement de l’intéressement et une compensation de perte de pouvoir d’achat pour les salariés concernés. Nous ne pouvons pas aller plus loin. »

 

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action ! (Yannick Jadot)

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action !  (Yannick Jadot)

« Les discours de repentance climatique, j’en ai un peu assez ». Invité sur franceinfo pour évoquer le sommet pour le climat qui s’est tenu mardi 12 décembre, à Paris, Yannick Jadot a déploré que l’on fasse  »des sommets d’autoaccusation pour masquer l’inaction. » Le député européen Europe Ecologie – Les Verts a affirmé qu’il n’y avait pas eu  »d’annonces sérieuses » à l’occasion de cette journée organisée presque deux ans jour pour jour après l’accord de Paris, conclu à l’issue de la COP21. « Moi je veux que la France soit gardienne de l’accord de Paris, leader du climat. Mais pour cela, il faut que l’on agisse. Il faut arrêter de dire : nous n’en faisons pas assez. »« Les Etats ne sont pas dans le bon tempo de l’action climatique », a encore martelé Yannick Jadot, donnant ainsi raison à Emmanuel Macron quand il affirme que l’on est « en train de perdre la bataille »« Qu’Emmanuel Macron prenne un leadership mondial sur le climat, tant mieux. Qu’à ce sommet, tout le monde ait mis un taquet à Donald Trump, cela nous fait tous plaisir. Moi, les discours de repentance climatique j’en ai un peu assez. Moi, je veux de l’action. » Yannick Jadot a également salué les engagements pris par les entreprises. « Tant mieux si elles le font. C’est une responsabilité morale. Mais la responsabilité des Etats, c’est de ne plus donner un euro aux énergies fossiles, sinon on n’est pas cohérent. » Le député a ainsi rappelé que les pays européens doivent encore augmenter leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour limiter à au moins deux degrés le réchauffement climatique  à l’échelle mondiale d’ici 2100.  Et d’inviter le président Emmanuel Macron à engager l’action « à l’échelle française et européenne pour que l’on puisse assumer ce leadership par l’exemple. Mais c’est le seul président français qui utilise les enceintes des Nations Unies ou ce type de sommet pour vanter le nucléaire. Ce qui totalement aberrant.’

Macron recadre encore des ministres pourtant assez muets

Macron recadre encore des  ministres pourtant assez muets

Une nouvelle fois le chef de l’État a sévèrement recadré ses ministres exigeant le silence le plus total en dehors des réunions officielles. Pourtant force de constater que la plupart des ministres se montrent  particulièrement silencieux voir même complètement transparents. Certes à l’occasion du probable remaniement ministériel, au demeurant très partiel, certains ministres et certains responsables d’en marche avaient émis quelques souhaits relatifs au fonctionnement du gouvernement futur. Macron a mit les choses au point : silence dans les rangs au nom de la solidarité gouvernementale. Les ministres sont seulement autorisés à commenter favorablement les propos et orientations du chef de l’État. D’une certaine manière Emmanuel Macon s’inscrit dans une certaine logique de monarchie républicaine mais de type napoléonien. Le patron du gouvernement , c’est le chef de l’État, le patron du Parlement,  c’est aussi le chef de l’État et le patron de la république en marche c’est aussi le chef de l’État. Pour preuve Emmanuel Macon a désigné lui-même le futur responsable de la république en marche à savoir Castaner qui n’aura m^me pas droit au titre de président. . Il n’y aura donc que ce candidat désigné par Macron et qui sera élu par des responsables nationaux qui ne sont redevables de leur pouvoir que vis-à-vis de Macon. Ce que confirment d’ailleurs les statuts de la république en marche où  les adhérents dans le principal organisme directeur ne seront représentés qu’à hauteur de 25 % et encore tirés au hasard, comme au loto. Cet hyper concentration du pouvoir est évidemment critiquable démocratiquement et politiquement. Si la popularité de Macon devait s’affaiblir, c’est le mouvement de réforme qui pourrait être mise en cause puisqu’aucun autre responsable que Macron  n’incarne réellement le pouvoir.

L’économie française continue de créer des emplois mais pas assez

L’économie française continue de créer des emplois mais pas assez

L’économie française continue de créer des emplois mais sur un rythme bien insuffisant pour réduire de manière significative le chômage. À ce rythme, e il faudra une quinzaine d’années pour nous guérir du sous-emploi. En cause évidemment la croissance ; on ne peut en effet faire de miracle avec une croissance du PIB inférieur à 1,5 %. Donc L’économie française a connu un huitième trimestre consécutif de créations nettes d’emplois marchands, avec 49.400 nouveaux postes (+0,3%) au 1er trimestre, grâce au dynamisme des services et de l’intérim, selon une estimation de l’Insee publiée ce vendredi. Sur un an, le secteur marchand (privé non agricole) a créé 198.300 emplois salariés (+1,2%), pour atteindre 16,23 millions de postes, son plus haut niveau de 2008. De janvier à mars, le secteur tertiaire (+44.200 hors intérim, +0,4%) et l’emploi temporaire (+12.000, +1,8%) ont vu leurs effectifs croître. Les services, principale locomotive de l’emploi privé, sont en progression constante depuis fin 2013. Quant à l’intérim, avec 668.500 salariés, il flirte désormais avec son record de 677.500 atteint début 2007. Ces deux secteurs font plus que compenser les nouvelles destructions de postes dans l’industrie (-4.800, -0,2%) et dans la construction (-2.000, -0,2%), dont l’érosion des effectifs se poursuit. Les usines ont perdu près d’un million de postes depuis début 2001, les chantiers plus de 200.000 depuis fin 2008. Les tendances sont identiques sur l’année, avec une forte progression de l’emploi tertiaire (+147.500, +1,3%), de l’intérim (+83.200, +14,2%), et des baisses dans l’industrie (-23.300, -0,7%) ainsi que dans la construction (-9.100, -0,7%). Cet indicateur concerne principalement les postes salariés du secteur privé non agricole.

Emploi cadres : assez stable

Emploi  cadres : assez stable 

 

Au cours des trois premiers mois de l’année, la proportion d’entreprises signalant une augmentation de leurs volumes de recrutement par rapport à la même période de l’année précédente est comparable à celle relevée un an plus tôt (38%), tandis que la proportion d’entreprises déclarant des embauches moins nombreuses recule de quatre points, à 21%. D’après le baromètre trimestriel de l’Association pour l’emploi des cadres, 59% des entreprises interrogées ont recruté au moins un cadre au cours des trois premiers mois de l’année, soit quatre points de plus qu’un an plus tôt, « un niveau parmi les plus élevés depuis la création du baromètre trimestriel », est-il précisé. « Ce haut niveau semble installé, puisque cela fait maintenant quatre trimestres que cet indicateur est au moins égal à 57% », souligne l’Apec. Alors que les entreprises restent relativement prudentes sur leurs prévisions d’embauches au deuxième trimestre, le degré de certitude des intentions de recrutement s’inscrit en nette hausse par rapport à 2016. Sur les 55% d’entreprises envisageant d’embaucher au moins un cadre au deuxième trimestre (comme un an plus tôt), près des trois quarts (73%) se déclarent certaines de recruter, contre 68% il y a un an. Pour l’Apec, « ces bons résultats sont en phase avec la tendance haussière des recrutements » annoncée dans ses prévisions pour 2017, publiées en février. Au premier trimestre, le principal moteur du recrutement est resté le remplacement des départs (48%, -4 points sur un an), devant le développement de l’activité, en légère progression (27%, +1 point).

Recapitalisation d’EDF : contexte pas assez favorable ! Un euphémisme

Recapitalisation d’EDF : contexte pas assez favorable ! Un euphémisme

 

D’après le patron d’EDF Jean-Bernard Lévy le contexte n’aurait pas été assez favorable pour envisager la recapitalisation prévue de l’entreprise. Une formule très vague qui masque mal la situation financière catastrophique de l’électricien.  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme.  du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. La situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls ». En clair EDF attend une recapitalisation rapide de l’Etat qui tarde (3  milliards) et un appui d’investisseurs pour l’instant très dubitatifs sur la rentabilité de l’entreprise.  Le groupe a toutefois précisé mercredi que l’opération serait réalisée d’ici à la fin du premier trimestre 2017, si les conditions de marché le permettent. « Elle n’a pas pour l’instant été réalisée parce que nous n’avions pas un contexte permettant de la réaliser », a dit Jean-Bernard Lévy lors d’une conférence de presse organisée à l’issue d’un Comité stratégique de filière nucléaire présidé par le secrétaire d’Etat à l’Industrie Christophe Sirugue. « Pour qu’une augmentation de capital fonctionne bien, il faut qu’un certain nombre de feux soient au vert (…), que nous ayons rempli une certain nombre de conditions. Pour l’instant ces conditions n’ont pas été remplies », a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

Membres d’un membre d’un conseil d’administration : pas assez payés !

Membres d’un  membre d’un conseil d’administration : pas assez payés !

C’est l’information économique du jour : les membres des conseils d’administration d’entreprise française ne sont pas suffisamment payés d’ après les données du cabinet de chasseurs de têtes Stuart Spencer, révélées par les Échos. Motif : les administrateurs d’entreprise étrangère sont nettement mieux rémunérés. On croit rêver évidemment car la plupart du temps le travail des administrateurs se limite à participer à quelque réunion d’une durée moyenne de trois heures, soit de l’ordre de six jours de présence. Jours de présence et non de travail car la plupart des administrateurs ne lisent  pas même les documents avant les réunions, au mieux ils les survolent  pendant que leurs chauffeurs les conduits au conseil. Il y a des exceptions bien sûr mais qui ne font que confirmer la règle. En France en particulier les administrateurs ne servent à peu près à rien. Ils se contentent d’écouter le président du conseil d’administration et les rapporteurs des questions et projets. C’est tout juste s’ils se permettent une petite remarque le plus souvent anecdotique. En réalité des entreprises françaises sont dirigées par le seul président du conseil d’administration et la direction générale. Pourquoi ? Parce que la plupart des conseils d’administration français sont constitués d’une sorte de mafia de personnalités qui se renvoyant  l’ascenseur ;  cela essentiellement pour éviter toute contestation. Quand l’État est présent les administrateurs représentant les pouvoirs publics se comportent avec la même discrétion. Il faut avoir été administrateur de grande société pour savoir qu’il ne se passe à peu près rien dans les conseils uniquement réunis pour satisfaire aux obligations juridiques. Du coup quand la contestation émerge, elle a souvent lieu lors des assemblées générales et surtout de la part des petits porteurs. Un administrateur d’une entreprise du CAC40 gagnait, en 2015, 82.154 euros en moyenne. Somme qui se décompose par une rémunération « fixe » de 32.602 euros et un jeton variable de 3.865 euros par réunion du conseil. Si ce chiffre est en hausse de 13% par rapport à l’an dernier, il s’agit d’une augmentation quelque peu tronquée, indiquent les Échos. En effet, elle s’explique avant tout par le changement dans la composition de l’indice. Ainsi, l’entité fusionnée LafargeHolcim et Nokia, deux groupes généreux en matière de rémunération de jetons de présence, ont fait leur entrée l’an passé. À l’inverse, EDF, assez peu généreuse avec ses administrateurs, est sortie. En ne considérant que les 35 groupes présents dans l’indice en 2014 et 2015, la hausse n’est que de 6%. Cette augmentation est due au fait que les groupes français sont obligés de revoir à la hausse leurs rémunérations pour attirer des administrateurs – surtout des administrateurs étrangers – alors que ces derniers sont bien mieux rémunérés dans les autres pays. En Suisse, ils gagnent en moyenne 291.625 euros, aux États-Unis 256.814 euros, au Royaume–Uni 120.000 euros et en Allemagne 129.747 euros. « Faire venir un étranger dans un conseil en France est une tâche difficile, car la rémunération n’est pas forcément très attractive », conclut Bertrand Richard, associé chez Spencer Stuart, cité par les Échos. Certaines sociétés françaises tentent de réagir en payant les administrateurs étrangers par des jetons additionnels.

Un nouveau plan d’investissements assez flou

Un  nouveau plan d’investissements assez flou

 

 

 

Difficile de voir clair dans le nouveau plan d’investissement d’avenir annoncé par l’Elysée.  Pour deux raisons d’abord on voit mal comment il sera financé ensuite on mélange plusieurs type d’action qui ne relèvent pas toutes du plan d’investissement PIA (action de la banque publique d’investissement par exemple). Même pour ce qui concerne proprement le PIA l’affectation est très floue également exemple : 700 pour un fonds dédié aux infrastructures énergétiques et urbaines en fonds propres !  Sur le total de 10 milliards, 4 milliards seront consacrés à des interventions en fonds propres, a annoncé la présidence, un montant déjà évoqué par le Commissaire général à l’investissement, Louis Schweitzer. François Hollande a déclaré que plus de la moitié des 10 milliards serait consacrée à l’enseignement supérieur et à la recherche, et le reste à la montée en gamme des entreprises et à l’innovation. Le chef de l’Etat avait annoncé fin avril que deux tiers du PIA3, attendu au plus tard dans le budget 2017 de l’Etat, seraient consacrés à des projets de transition écologique et énergétique. Emmanuel Macron a quant à lui souligné lundi que la Banque publique d’investissement consacrerait 15 milliards d’euros pour l’industrie d’ici 2018. François Hollande et le ministre de l’Economie participaient à un événement sur « la nouvelle France industrielle », une initiative lancée en 2013 pour soutenir la modernisation de l’industrie. François Hollande a estimé que l’amélioration économique – redressement de la croissance, hausse des marges des entreprises et le fait que « la tendance est à la diminution du chômage » – n’est pas uniquement conjoncturel. « Ce sont les fruits concrets de ce que nous avons fait ensemble depuis 2012″, a-t-il dit, vantant la politique de baisse des prélèvements sur les entreprises et le dispositif de suramortissement prolongé jusqu’en 2017. « Il nous faut accélérer », a ajouté le chef de l’Etat. « L’économie va mieux et c’est quand ça va mieux qu’il faut aller encore plus vite. » La destination d’une partie des 4 milliards d’euros d’interventions en fonds propres a été précisée : 700 millions pour un fonds « grands défis », 700 pour un fonds dédié aux infrastructures énergétiques et urbaines, 500 pour la SPI (Société de projets industriels), 500 pour un nouveau fonds d’amorçage et 200 millions pour un fonds pour l’internationalisation des PME.

(Avec Reuters)

La CGT ne travaille pas assez ses dossiers (Bernard Vivier)

La CGT ne travaille pas assez ses dossiers (Bernard Vivier)

 

Pour Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail, la radicalisation gauchisante de la CGT s’explique en grande partie par le flou actuel de la ligne entretenue par les rivalités internes et un manque de travail sur les dossiers. (interview Challenges)

Comment comprendre le virage à gauche de Philippe Martinez?

Il a un objectif: ressouder les rangs pour faire bloc autour de lui. Pour y parvenir, il est plus facile de fédérer ses troupes autour d’un  »ennemi » externe que de s’engager dans un débat sur l’identité du syndicat. Cette démarche raviverait les conflits entre les différents courants de la CGT. Ce que Philippe Martinez veut absolument éviter.

Sur le plan doctrinal n’est-elle pas à contre-courant?

La CGT n’a surtout pas assez travaillé ses dossiers. Par exemple, sur les 32 heures, la centrale n’a pas fait d’analyse économique approfondie. Même logique pour la campagne sur le coût du capital relancée par Martinez pour expliquer les problèmes économiques de la France. Les slogans claquent mais le fond n’est pas au rendez-vous comme cela pouvait être le cas dans les années 70/80.

Il s’est aussi attaqué à la CFDT. Pourquoi?

Oui, il a eu des mots assez durs concernant Laurent Berger lors de son discours d’ouverture du congrès. Idem, pour rassembler, mieux vaut trouver des menaces extérieures. D’ailleurs, cette séquence a été très bien menée: la semaine dernière, il a lancé une petite bombe en déclarant que la CGT ne serait peut-être plus le premier syndicat de France en 2017, date à laquelle une nouvelle mesure de la représentativité doit avoir lieu. Plusieurs jours après, il égratigne la CDFT, ce qui lui permet de remobiliser sa base.

La CGT est-elle menacée par le déclinisme?

Ces dernières années, la centrale de Montreuil s’est contentée de protéger ses forteresses dans la fonction publique. Conséquence: la CGT est absente dans certaines grandes entreprises. Elle est ainsi aujourd’hui talonnée par la CFDT. Mais l’organisation a encore les reins très solides. Sa capacité à recruter et former des militants est intacte. Et elle bénéficie encore d’un maillage territorial très dense. En revanche, le travail de clarification pour trancher entre un syndicalisme de contestation et un syndicalisme de compromis n’a pas été entamé. Ce qui peut évidemment être un facteur de stagnation. En clair, qui n’avance pas est condamné à reculer.

 

Les livrets d’épargne pas assez taxés ?

Les livrets d’épargne pas assez taxés ? 

 

Sous prétexte de dépassement du plafond autorisé concernant les livrets d’épargne le fisc envisage de taxer ces derniers. Alors  que la rémunération est déjà dérisoire, ce qui explique la baisse régulière de la collecte ;  certes, on constate certains dépassements mais on ne peut pas considérer le livret d’épargne comme un outil de spéculation ou d’optimisation fiscale. Le fisc reproche cependant aux établissements bancaires d’être trop laxistes dans la gestion des livrets réglementés. Il les accuse notamment d’accepter que leurs clients déposent de l’épargne sur un compte qui a déjà atteint le plafond fixé par la loi. D’après le dernier rapport de l’Observatoire de l’épargne réglementée, 3,5% des livrets A ouverts à fin 2014 disposaient d’encours supérieurs au plafond de 22.950 euros. Pour les LDD, 13,8% des comptes dépassaient le seuil des 12.000 euros réglementaires tandis que pour le LEP, 37,9% des comptes disposaient d’un encours supérieurs au plafond de 7700 euros.Sur les 61,6 millions de livrets A ouverts en 2014, ils représentaient 20% des encours totaux, soit environ 50 milliards d’euros. Pour le LDD, les dépassements de plafonds pèsent 41,4% des encours (environ 42 milliards) tandis que pour les LEP, ils représentent 68,5% de l’encours total (31,8 milliards). Les intérêts versés sur ces sommes étant défiscalisés, l’administration fiscale s’estime lésée. Elle mène donc une lutte acharnée contre ces pratiques, multipliant les sanctions à l’encontre des établissements. Le barème des amendes a par ailleurs été durci: désormais, le fisc applique une amende égale au montant des intérêts versés sur les comptes en anomalie avec un minimum de 75 euros par compte. Les banques, qui dénoncent un acharnement, ont déjà obtenu une victoire: «Le Conseil d’Etat a rendu un arrêt le 9 mars dernier qui conclut que les procès-verbaux établis par l’administration fiscale ne sont pas valides. C’est pourquoi il y aura sans doute de plus en plus de décisions dans ce sens dans les mois qui viennent», souligne Blandine Leporcq. Les établissements ont par ailleurs sollicité l’intervention du ministre des Finances Sapin dans ce conflit. Pour le moment, pas de réponse de sa part. «Nous sommes en discussions avec l’administration pour résoudre la question», assure-t-on du côté de la Fédération bancaire française. En attendant, les clients ne sont pas concernés. «Aucun risque pour leur épargne», assure cette dernière.

(Avec le Figaro)

Réforme du code du travail : « pas assez loin » (Jean-Claude Bourrelier, Bricorama)

Réforme du code du travail : « pas assez loin » (Jean-Claude Bourrelier, Bricorama)

 

Le patron de Bricorama revient sur la réforme du code du travail et considère que les mesures ne sont pas à la hauteur de concernant le droit du travail en France et propose des pistes de réflexion pour redonner un élan à la croissance. (Interview Challenge)

L’ancien ministre de la Justice Robert Badinter a remis, ce lundi, ses propositions à Manuel Valls sur la réforme du code du travail. Le Premier ministre a redit que les 35 heures ne seraient pas remises en cause, fermant la porte aux propositions du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. Qu’en pensez-vous?

Selon moi, les employés ne voulaient pas plus de temps libre, mais davantage de revenus. Or les 35 heures ont totalement modifié leurs relations par rapport au travail. Les employés –sauf les cadres généralement- se sont adaptés à passer plus de temps libre. Mais pour en profiter, cela nécessite plus d’argent… Vouloir desserrer le carcan et redonner du pouvoir d’achat à ceux qui veulent travailler était une bonne chose. Il faut qu’on redonne de la liberté aux entreprises. Car il faut bien avoir en tête qu’il n’y a pas de charges patronales… mais des charges qui pèsent sur les salaires.

Quels sont les sujets à traiter en priorité dans la réforme code du travail?

Je pense qu’il serait bon de s’inspirer du modèle suisse. Mille huit cent quarante-quatre heures annuelles contre mille six cent sept en France, soit deux cent trente-sept heures de plus, et seulement quatre semaines de congés payés. Là-bas, les emplois sont mieux rémunérés, les antagonismes ne débouchent pas systématiquement sur des conflits et le code du travail suisse ne fait que cinq cents pages, alors que le français en compte plus de trois mille ! Il y a aussi plus de souplesse pour licencier, ce qui a pour corollaire de favoriser les embauches les patrons se mettant moins de pression. Alors qu’en France, ceux-ci vont prendre toutes sortes de précautions et ne recruter qu’en cas de nécessité absolue. De même, ce système est générateur de stress chez les salariés qui s’accrochent à leur emploi de peur de ne rien trouver d’autre s’ils le perdent.

François Hollande a présenté son plan d’ »urgence » contre le chômage [plus de deux milliards d'euros pour former 500.000 chômeurs et inciter encore les PME à embaucher, ndlr]. Est-ce suffisant?

Ce qui a été présenté est bien en vue des prochaines échéances présidentielles… Mais ça ne va pas assez loin! Aucune mesure annoncée n’est à la hauteur des défis qui s’annoncent pour les vingt prochaines années. La société a profondément changé. Il faut changer de logiciel, et avant, arrêter de faire porter autant de charges sur le travail. Je préconise de les transférer sur la consommation (par le biais d’une TVA sociale plus importante par exemple) et sur l’énergie (que l’énergie, le gaz et le pétrole soient davantage ponctionnés). Ces nouvelles rentrées d’argent permettraient de remplacer, voire de supprimer, les taxes sur le travail.

Partagez-vous le sentiment d’Emmanuel Macron selon lequel « la vie d’un entrepreneur, elle est bien souvent plus dure que celle d’un salarié »?

Oui, mais en y ajoutant quelques subtilités… Cela est vrai pour les petits patrons, pas pour les géants du CAC 40. Mais il est bon de rappeler combien c’est compliqué pour les éleveurs de canards, de porcs, les artisans boulangers et j’en passe. Ces « petits » patrons doivent mettre de côté pour laisser les gains dans l’entreprise. Et si les affaires vont mal, tous ces efforts n’auront servi à rien et peuvent conduire les entrepreneurs à de graves difficultés. On peut encore être entrepreneur en France, d’autant que cela correspond parfaitement à la génération Y qui veut être indépendante et se réaliser dans son activité professionnelle. Mais cela demande du courage car, encore une fois, les choses sont trop encadrées et laissent trop peu de place à la liberté entrepreneuriale et de gestion.

« Hollande : pas allé assez loin pour la jeunesse » (Benjamin Lucas) ….Un euphémisme !!!

« Hollande : pas allé assez loin pour la jeunesse » (Benjamin Lucas) ….Un euphémisme !!!

 

 

Il est passablement gonflé le jeune responsable des socialistes en affirmant que Hollande n’est pas allée assez loin pour la jeunesse…. Un euphémisme. D’autant qu’en fait il légitime  l’action du gouvernement en affirmant « la réduction du temps de travail dans ce pays ça crée des emplois, de la richesse, de l’activité ; et ça permet de travailler moins, mieux et tous »…. Enfin presque ! Devrait-il préciser.  Avec de tels propos il n’est pas étonnant que la jeunesse s’estime aussi exclue du débat démocratique. ( interview JDD).

Vous venez d’être élu à la tête du Mouvement des Jeunes socialistes (MJS) pour un mandat de deux ans. Quels sont vos engagements?
Pour que la gauche réussisse et pour limiter la progression du Front national, des mesures sont à renforcer, notamment la lutte contre la pauvreté et la politique jeunesse. On a un besoin urgent de montrer que la politique peut changer le quotidien, parce qu’aujourd’hui 7 jeunes sur 10 s’abstiennent. Une grande partie des jeunes ne croit plus en la politique, ce qui fait progresser le Front national. Pour gagner en 2017, le troisième axe sur lequel je veux insister pendant ces deux ans, c’est la nécessité de l’union de la gauche. La gauche unie, c’est ce qui lui permet de gagner et d’entrer au pouvoir. On va proposer à toutes les organisations de la jeune gauche de se retrouver et de créer des propositions communes pour 2017. C’est la condition de sa victoire et de sa réussite.

Quel est le regard des jeunes sur l’état de la politique en France?
Aujourd’hui, il y a beaucoup de déception, de désespoir et de sentiment que la politique ne peut plus rien chez les jeunes. Pour mobiliser la jeunesse, il faut d’abord que l’on voit clairement la différence entre la gauche et la droite dans les actes et les paroles. C’est pour ça que je rejette absolument toute tentative de travailler avec des gens de droite. Nous n’avons pas du tout la même conception de la société. Ne reprenons pas les mots de la droite sur le temps de travail et sur les cotisations sociales. Ensuite, il y a le renouvellement des pratiques et de la vie politique. Finissons-en avec le cumul des mandats à gauche comme à droite et surtout à l’extrême droite, parce que c’est le parti qui cumule le plus. Aujourd’hui la plupart des présidents de régions nouvellement élus, ça reste des hommes blancs de plus de 50 ans. On a des responsables politiques qui ne ressemblent pas assez à la population. On a besoin de diversité, de parité et de jeunesse.

Justement la jeunesse était au cœur de la campagne de François Hollande en 2012. Sur quoi devrait-il travailler les seize mois qui viennent, avant la prochaine élection présidentielle?
Quand on se compare avec la droite, on peut se rassurer. Il y a beaucoup de choses qui ont été faites pour les jeunes : la réforme de l’école, l’ouverture de la prime d’activité en janvier 2016, avec des jeunes qui entrent dans le droit commun et qui ont accès aux minimas sociaux. On a augmenté les bourses au début du quinquennat, etc. Mais effectivement on n’est pas allé assez loin. Beaucoup de jeunes ne sentent pas dans leur quotidien l’impact de la gauche arrivée au pouvoir en 2012. C’est ce sur quoi il faut travailler. Aujourd’hui, quand on a moins de 25 ans, on n’a pas le droit au RSA et on ne voit pas au nom de quoi parce qu’on est jeune, on n’aurait pas les mêmes droits que les autres. Les jeunes forment la catégorie la plus pauvre en France et c’est une urgence de travailler sur ce point : augmenter les APL, augmenter les loyers, réduire le temps de travail pour créer des emplois, augmenter le Smic, etc.

Pacte de responsabilité : pas assez efficace pour l’emploi (Valls)

Pacte de responsabilité : pas assez efficace pour l’emploi (Valls)

 

Une sorte d’aveu de manuel Valls sur le peu d’effet du pacte de responsabilité sur l’emploi. Déjà après les premières évaluations on commence à douter d’efficacité du CICE mais maintenant c’est le pacte de responsabilité qui est mis en question par Valls. Pas étonnant il n’ya que 14 branches sur 50 qui ont signé des accords et prix des engagements. De toute manière un pacte auusi général et pas ciblé du tout ne pouvait produire des miracles. Au mieux on a peut-être réussi à maintenir quelques emplois. On voit pal par ailleurs quels types d’engagement formels pourraient prendre les entreprises faute de croissance suffisante ; ce sont les carnets de commandes qui influencent  les politiques d’embauche,  pas les dispositifs étatiques fussent-ils pour réduire la fiscalité. Et de toute manière puisque ce pacte était très général il aurait plus simple, trop simple,  de diminuer la fiscalité sans formalité bureaucratique. Manuel Valls est donc  revenu sur les effets du pacte de responsabilité. Les employeurs ont pris « trop peu » d’engagements en échange des aides obtenues dans le cadre du pacte de responsabilité, a-t-il déclaré. « Seules 14 des 50 branches qui emploient le plus ont conclu un accord », a-t-il indiqué lors de son discours de clôture de la 4e conférence sociale. « C’est trop peu. Je l’ai déjà dit plusieurs fois. On ne peut pas en rester là ».

 

 

Migrants : « on ne s’attache pas assez aux causes » (Chevènement)

Migrants : «  on ne s’attache pas assez aux causes »  (Chevènement)

 

Jean-Pierre Chevènement n’a certainement pas complètement peur quand il considère que le problème des migrants ne se réduit pas à la question de l’accueil d’urgence. Il pinte aussi la responsabilité des pays occidentaux dans les conflits en cours et pose la question du co-développement. Invité spécial de Gérard Larcher en Algérie, dans le cadre d’une visite officielle de quatre jours, Jean-Pierre Chevènement répond au Figaro.fr sur la crise des migrants. «Il ne faut pas laisser croire que la question se réduit à la gestion des flux», a-t-il tenu à préciser.

La crise des migrants agite la classe politique française. Quelle est votre analyse?

JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT - On s’attache beaucoup trop aux effets et pas assez aux causes. On ne veut pas voir que ces migrants sont originaires de pays qui ont été déstabilisés par la guerre ou par des conflits internes. Mais la guerre est souvent étrangère et nous avons collectivement, nous Occidentaux, une certaine responsabilité dans la déstabilisation de l’Irak, de la Libye et dans une certaine mesure, de la Syrie car il aurait fallu organiser une médiation plutôt que de prendre parti dans un conflit qui nous dépasse, le conflit Sunnites/Chiites. Il faut tarir la principale source de ces migrations et gérer les effets sans gesticulations inutiles, sans déclarations à l’emporte-pièce, avec fermeté et humanité.

Comment lutter en amont contre un tel problème?

Le problème doit être pris dans sa globalité. Je veux parler de la question du codéveloppement avec les pays d’origine, du problème des Etats que nous pouvons aider à se construire ou à se développer, puis celui de la gestion des flux. Mais sur ce dernier point, la matière est partagée entre les Etats et l’Union européenne aux termes du traité de Lisbonne. Personne n’a dit que c’est une décision prise par la Commission qui le règle par répartition entre les pays. Ce problème implique l’accord de tous les pays. Cela suppose donc un Conseil européen préparé et outillé pour faire appliquer les décisions qu’il pourra prendre. En même temps, il ne faut pas laisser croire que la question se réduit à la gestion des flux. Ce n’est pas vrai. Quand on observe les ordres de grandeur, on constate 8 millions de déplacés à l’intérieur de la Syrie, 4 millions de réfugiés dans les pays voisins et environ 200 000 Syriens arrivés sur nos côtes.

Le spectre de 800 000 réfugiées accueillis en Allemagne suscite des inquiétudes…

A force de faire des annonces dans tous les sens, on finit par ne plus rien maîtriser. Celle-ci a été faite par le ministre de l’Intérieur allemand sur les demandeurs d’asile en fin d’année. Je mets en garde contre de tels effets d’annonce. La politique, ce n’est pas la communication.

Sondage Taubira: pas assez sévère pour 73%

Sondage Taubira:  pas assez sévère pour 73%

Un sondage qui confirme que Taubira est à coté de ses chaussures en matière de politique pénale. Certes sur les principes elle a sans doute raison mais elle fait abstraction des réalités de sorte qu’elle discrédite même les valeurs quelle est supposée défendre. D’une manière générale cet angélisme de « gauche » est le plus sûr moyen d’alimenter la protestation qui s’exprime à travers  le FN. C’est toute le drame du PS -et depuis longtemps- gérer les réalités à partir d’une vison théorique des choses et non à partir de la réalité. Exemple la réinsertion des condamnés  au lieu de la détention. Certes la détention n’est pas le meilleur moyen de favoriser la réinsertion mais le laxisme est sans doute pire. En vérité il n’existe aucune politique de réinsertion, les moyens prévus à cet effet sont dérisoires voire inexistants. La plupart des détenus n’ont pas même de travail pendant qu’ils effectuent leur peine et quand ils sortent au mieux, ils consulteront un psy mal rémunéré pendant quelques minutes ou une assistante sociale dégentée, peut-être une heure de discussion au total après des années de prison. Sans parler de ceux aux multiples condamnations qui ne mettent jamais les pieds dans un établissement pénitentiaire. Bref une politique carcérale de gribouille. En tant qu’ancien visiteur de prison, je peux témoigner malheureusement du décalage entre les discours angéliques et la pratique de gestion des populations condamnées. Certes encore une fois la prison n’est pas la solution mais  encore faudrait-il des peines de substitution réellement de nature à favoriser la réinsertion. Dans ce domaine, ce ne sont pas les bracelets électroniques qui peuvent faire  office d’outils de resocialisation des  populations des délinquants.   Selon un sondage Odoxa publié par i-Télé vendredi, 73% d’entre eux considèrent que Christiane Taubira ne se montre pas assez sévère en matière de lutte contre la délinquance. Quelques 72% des Français sont du même avis quant à sa position en matière de lutte contre le terrorisme.  Les sympathisants de droite se montrent plus impitoyables (91% pour la lutte contre la délinquance et 88% pour la lutte contre le terrorisme) que les sympathisants de gauche (53% contre la délinquance et 54% contre le terrorisme). Plus rude encore pour la garde des Sceaux, deux-tiers des Français pensent que Christiane Taubira est un handicap pour le gouvernement. Quelques 65% des Français considèrent que la Ministre de la Justice représente « plutôt un handicap » pour le gouvernement. Cette opinion est partagée par 91% des sympathisants de droite contre 63% des sympathisants de gauche.

 

Immobilier : prix en baisse mais pas assez

Immobilier : prix en baisse mais pas assez

L’immobilier c’est sacré en France, on ne peut en parler qu’avec modération ; donc pas question de dire trop fort que les prix baissent même sils sont encore beaucoup trop élevés pour relancer le marché. D’autant que notaires et agents immobiliers se rémunèrent encore sur le prix ! Les notaires avouent  toutefois  une baisse  prix des logements anciens « en pente douce »: recul de 1,7% (-1,9% pour les appartements et -0,4% pour les maisons anciennes) au niveau national à fin septembre. «Depuis 2011, les prix des appartements en France ont baissé de 7% en moyenne en retirant l’inflation et ceux des maisons de 5%», précise Thierry Thomas, président de l’Institut notarial du droit immobilier. «La tendance baissière se confirme», ajoute-t-il. Elle devrait même s’accélérer début 2015, prédisent les notaires en se basant sur les avant-contrats signés cet automne et dont les actes définitifs de vente seront signés en janvier (-1,7% entre octobre et janvier 2015) et -1,2% pour les maisons qui retrouveront leur niveau de 2010). À Paris, les prix au m2 devraient ainsi passer en janvier sous la barre des 8000 euros en moyenne. Mais, plus que jamais, de très importantes disparités régionales se cachent derrière ces moyennes de prix, avec d’un côté les grandes villes qui résistent plus ou moins bien et de l’autre, les campagnes qui s’effondrent.  Dans les campagnes les prix ont baissé de l’ordre de 50% en moyenne depuis 2008.  En zone urbaine la baisse est nettement plus légère mais réelle ‘(surtout dans les banlieues éloignées). L’immobilier devient de plus en plus un marché de vieux car les primo accédants jeunes ne peuvent supporter des charges d’un logement  de 230 000 euros (valeur moyenne). Du coup tendanciellement, le prix est condamné à baisser.  De moins en moins présents sur le marché, les acquéreurs âgés de moins de 30 ans ont été à l’origine de 18,8% des ventes d’appartements anciens, sur les 12 mois écoulés à fin septembre, contre 19,6% en 2013. Ils ont réalisé 15,6% des transactions sur les maisons anciennes, contre 16,2% sur la même période un an plus tôt. A contrario, les acheteurs âgés de 60 ans et plus, se sont renforcés, en étant à l’origine de 21% des ventes d’appartements anciens et 14,8% de celles des maisons anciennes, contre respectivement 20,3% et 14% un an auparavant mais on ne relance par un marché uniquement avec de retraités.

 

Immobilier: prix en baisse mais pas assez

Immobilier: prix en baisse mais pas assez

 

En dépit d’une baisse constatée par les notaires, le marché ne repart part pas. Sans doute des baisses encore très insuffisantes pour resolvabiliser les candidats à l’achat notamment les primo-accédants. Cela en dépit de taux historiquement bas. Bonne nouvelle pour les primo-accédants, les prix des logements anciens en France ont légèrement baissé au deuxième trimestre. Ils ont cédé 0,5% par rapport au trois mois précédents, selon les données définitives de l’indice Notaires-Insee publié ce 21 octobre.  D’avril à juin, les prix des maisons ont en revanche légèrement progressé de 0,2%.  Sur un an, les prix des logements anciens affichent un recul de 1,3% en France, plus marqué que celui annoncé le mois dernier dans des données provisoires, le prix des appartements baissant de 1,3% et celui des maisons de 1,2%.   »La tendance à la baisse se confirme, et ce un peu plus nettement en Ile-de-France qu’en province. La baisse cumulée de l’indice national atteint 4,4% depuis le point haut du troisième trimestre 2011″, estiment les notaires. Dans un marché qualifié « d’atone et attentiste », ils appellent à l’application imminente des mesures du plan de relance annoncé par le gouvernement, « afin d’en percevoir au plus vite les effets et rompre l’immobilisme des acteurs du marché ».  Du coté des taux, la baisse continue également. Sur 15 ans, ils ont cédé 0,25 point depuis un mois, selon les chiffres du courtier Empruntis, atteignant 2,45%. Sur 20 ans, ils ressortent à 2,75% et sur 25 ans 3,3%.  Le courtier table sur des taux stables ou en baisse pour la fin de l’année.

 

Sondage : le gouvernement n’en fait pas assez pour les entreprises pour 63% des Français

Sondage : le gouvernement n’en fait pas assez pour les entreprises pour 63% des Français

Déclarer « J’aime les entreprises »  c’est bien  mais agir, c’est mieux ;  ce que pensent les Français. Une large majorité de Français a le jugement inverse : 63 % d’entre eux considèrent en effet que « Manuel Valls et le gouvernement n’en font pas assez pour les entreprises » contre 15 % qui jugent que l’exécutif en « fait trop » et encore 15 % qui estiment que ce n’est « pas assez ».  Sans surprise, la proportion de sondés qui pensent qu’il n’y en a « pas assez » pour les entreprises atteint des sommets chez les sympathisants de droite (81 %) de longue date acquis à la politique de l’offre. Une position partagée par 72 % des électeurs du FN. Plus intéressant encore sont les résultats de ce sondage chez les sympathisants de gauche : 44 %, soit une majorité relative, estiment aussi que le gouvernement n’en fait « pas assez », contre 22 % qui juge le dosage bon et 22 % qui l’estiment « trop » favorable aux entreprises. Le président de CSA, Bernard Sananès, voit deux raisons à ces résultats : «L’entreprise est perçue comme un acteur de la sortie de crise» et les Français considèrent désormais «qu’aider les entreprises, ce n’est pas aider les patrons mais l’emploi». De quoi faire écho aux propos du Premier ministre déclarant devant le Medef : «Il n’y a pas d’emplois sans employeurs. C’est pourquoi il est absurde de parler de «cadeau fait aux patrons» ».  A gauche, seuls les sympathisants du PCF et de Jean-Luc Mélenchon jugent majoritairement (47 %) que l’exécutif en « fait trop ». Les sympathisants écologistes pensent, au contraire, à 53 % que le gouvernement n’en fait « pas assez » pour les entreprises. Un avis partagé par 41 % d’électeurs socialistes contre 18 % estimant que c’est « trop ». Voilà qui devrait alimenter le débat entre le gouvernement et les frondeurs du PS, minoritaires dans leur électorat. Plus largement, la conversion des sympathisants de gauche à une politique pro-entreprise rappelle celle survenue dans les dernières années à propos de la fiscalité (les impôts étant devenus impopulaires même à gauche). «C’est une conversion de la même ampleur, mais celle sur les entreprises est plus positive et plus pragmatique», nuance Bernard Sananès, soulignant que, s’agissant des entreprises, les sondés ne se situent pas par rapport à leur cas particulier mais en fonction d’une vision de l’économie. Et d’assurer à la lumière d’autres enquêtes : «Il y a, dans l’opinion, une réhabilitation de l’entreprise.»

 

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