Archive pour le Tag 'rouge'

1er-Mai : jaune, rouge et noir à Paris

1er-Mai : jaune, rouge et noir à  Paris

Comme d’habitude il faut noter de très grandes divergences quant à la participation à ce 1er mai. Le ministère de l’intérieur dénombre environ 150 000 personnes mais la CGT le double. À Paris le ministère de l’intérieur n’a compté que 16 000 personnes tandis que l’organisation indépendante occurrence en a compté 40 000 soit presque trois fois plus. Le nombre de participants réels en France paraît très sous-estimé par le ministère de l’intérieur. D’une façon générale la manifestation s’est déroulée dans un calme relatif en France. À Paris par contre,  les gilets noirs ont perturbé le début de la manifestation au point qu’il a fallu exfiltrer de secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. La CGT a dénoncé une “répression inouïe et sans discernement” dont son secrétaire général, Philippe Martinez, a été victime. “Nos camarades présents, y compris notre secrétaire général, se font gazer et reçoivent des grenades”, a écrit la confédération dans un communiqué. La préfecture de police de Paris a démenti avoir pris la CGT pour cible. La CGT a défilé aux côtés de la FSU, Solidaires et des organisations étudiantes UNEF et UNL. Force ouvrière n’avait pas lancé d’appel national et a laissé ses antennes locales organiser leurs propres rassemblements ou se joindre aux actions d’autres syndicats. La CFDT, la CFE-CGC et la Fage s’étaient pour leur part donné rendez-vous place de l’Odéon à Paris, où le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a rappelé l’attention portée par son organisation au mouvement des “Gilets jaunes”.

Croissance : L’industrie européenne toujours dans le rouge

Croissance : L’industrie européenne  toujours dans le rouge

La situation de l’industrie européenne n’a jamais été aussi grave depuis 2013. Elle enregistre en effet une nette baisse à 47,7. Selon le dernier indice PME Markit. En cause évidemment le ralentissement des échanges internationaux et notamment le conflit commercial entre la Chine et les États-Unis. Une fine dans la croissance se tasse aussi. S’ajoutent à cela des facteurs explicatifs spécifiques à l’Europe avec les incertitudes concernant le break site mais d’une façon générale la montée des populismes dans la plupart des pays de l’union européenne. Pour le premier semestre la tendance devrait être dans l’industrie  Pour l’économiste Chris Wllliamson, « les risques baissiers se sont intensifiés en mars, les indicateurs prospectifs de l’enquête suggérant un renforcement de la contraction au deuxième trimestre». De son côté, l’économiste en chef chez Ostrum Asset Management, Philippe Waechter explique que  »pour la zone Euro, l’indice n’a pas été aussi bas depuis juin 2013 mais à l’époque le mouvement était haussier alors qu’ici, il traduit une détérioration de l’activité [...] L’activité manufacturière ralentit un peu plus vite qu’attendu en zone euro. Le choc externe du commerce mondial est violent et persistant. La politique économique de la zone Euro est insuffisante pour y faire face. Préoccupant pour l’activité à venir ». Ce sont les Allemands qui ont connu la plus faible performance de l’indicateur manufacturier avec un repli qui entraîne un plus bas de plus de six ans et demi. Depuis plusieurs mois, l’industrie automobile outre-Rhin connaît de vraies difficultés liées notamment à la baisse de la demande internationale et au renforcement des normes contre la pollution à l’échelle du Vieux continent. La première puissance économique européenne est suivie de l’Italie. Pour l’économiste de Markit Amritpal Virdee, les dernières données PMI relatives à l’industrie manufacturière en Italie signalent une industrie en mauvaise santé.

« La production, le nombre de nouvelles commandes, les ventes à l’exportation, l’emploi et l’activité des directeurs d’achat sont tous au plus bas, avec pour tous les secteurs une contraction la plus rapide depuis six ans ».

Si l’économie de la péninsule possède de nombreux atouts comme le rappelle une étude de l’OCDE publiée ce lundi, la situation s’est fortement dégradée ces derniers mois. Pour 2019, l’organisation prévoit une récession avec un PIB à -0,2% pour l’année.

« Le PIB par habitant se situe peu ou prou au même niveau qu’il y a 20 ans, et le taux de pauvreté demeure élevé, notamment parmi les jeunes. »

« La faiblesse de la croissance de la productivité et l’ampleur des inégalités sociales et régionales constituent des problèmes de longue date, auxquels il faut s’attaquer vigoureusement. Le niveau de la dette publique demeure élevé, à 134% du PIB, et constitue une source de risques », expliquent les économistes de l’institution internationale.

Les difficultés s’accumulent en France

En France, la conjoncture du secteur industriel s’est également détériorée en mars après avoir connu une période plus favorable en début d’année. De nombreux sites industriels ont traversé de véritables épreuves pendant des mois sans vraiment se relever

D’après les derniers résultats de l’enquête de Markit sur l’économie hexagonale, l’indice PMI des directeurs d’achat s’est replié de 51,5 en février à 49,7. Cet indicateur, qui prend en compte les nouvelles commandes, la production, l’emploi, les délais de livraison des fournisseurs et les stocks des achats, a connu sa première contraction depuis décembre 2018. Un niveau inférieur à 50 signale un repli de l’activité, tandis qu’une valeur supérieure à cette limite traduit une expansion. Le cabinet explique cet infléchissement par « un retour à la baisse de la production et des nouvelles commandes ainsi que du plus fort recul des ventes à l’export depuis trois mois ». Les résultats de l’enquête indiquent que cette baisse de la demande est particulièrement visible dans l’industrie automobile et le commerce de détail.

Ce coup de mou a eu des répercussions sur l’emploi.

« La baisse de la production a incité les fabricants français à limiter les créations de postes en mars, l’emploi ne progressant ainsi que très faiblement, et à son rythme le plus faible des trois derniers mois d’expansion », explique Markit.

Si la baisse de l’inflation a profité aux industriels français, cela n’a pas empêché une hausse des coûts de production avec le niveau encore soutenu des prix des matières premières.

Concernant les perspectives, les entreprises se montrent optimistes pour les douze prochains mois sur l’évolution de l’activité. En revanche, l’enquête de Markit signale une érosion de la confiance qui atteint un plus bas de trois mois en mars.

« Les répondants se disant préoccupés par la faiblesse de la demande sous-jacente. »

Pour Eliot Kerr, « les derniers résultats de l’enquête sont d’autant plus inquiétants que les mouvements sociaux se poursuivent. Les manifestations des gilets jaunes empêchent tout rebond de la demande intérieure tandis que les conditions sur les marchés étrangers restent très difficiles, les nouvelles commandes à l’export diminuant en effet pour le septième mois consécutif. »

La morosité de la croissance du secteur industriel européen s’explique en partie par un net ralentissement des échanges mondiaux. Les répondants à l’enquête se disent « en effet préoccupés par les guerres commerciales, la hausse des droits de douane, l’incertitude politique croissante, le Brexit et -sans doute le facteur le plus important – les prévisions de détérioration de la conjoncture économique tant sur les marchés intérieurs qu’à l’étranger ».

Les dernières prévisions de la direction générale du trésor (DGT) publiées la semaine dernière laissent entrevoir un essoufflement des échanges dans les prochains mois. Ainsi, les économistes de Bercy prévoient que la croissance des échanges commerciaux mondiaux passeraient de 5,8% en 2017 à 4,5% en 2018 et 3% en 2019.

France : secteur manufacturier dans le rouge

France : secteur manufacturier dans le rouge

 

Déjà en phase de ralentissement depuis le mois de septembre, l’indice PMI du secteur manufacturier est passé le mois dernier en deçà du seuil de 50 qui distingue croissance et contraction de l’activité. Il s’est établi à 49,7, conformément à la première estimation « flash » publiée mi-décembre. En recul de plus d’un point par rapport à sa valeur de 50,8 en novembre,  il touche son plus bas niveau depuis septembre 2016.  »Les entreprises interrogées attribuent notamment cette tendance à la faiblesse actuelle du secteur automobile ainsi qu’aux perturbations liées aux manifestations des ‘Gilets jaunes’ », souligne Eliott Kerr, économiste d’IHS Markit, cité dans un communiqué. Ce recul de l’activité dans le secteur manufacturier a principalement été alimenté par la baisse de la production, qui a enregistré le mois dernier son repli le plus marqué depuis avril 2015, soit sa deuxième diminution en trois mois. Parallèlement, le volume global des nouvelles commandes a fortement reculé en décembre pour le troisième mois consécutif. Les nouvelles commandes à l’export ont suivi une tendance comparable, enregistrant une quatrième baisse mensuelle consécutive et affichant en décembre leur recul le plus marqué depuis avril 2016. Dans ce contexte de recul de l’activité et de ralentissement de la demande, les fabricants français ont réduit leurs effectifs en décembre pour le deuxième mois de suite. Le niveau de confiance des industriels sur leurs perspectives d’activité à douze mois est tombé le mois dernier à un plus bas depuis avril 2016, sur fond d’inquiétudes sur « une faiblesse prolongée de la demande, notamment dans le secteur de l’automobile », note IHS Markit.

Du vin bleu… et du lait rouge ?

Du vin bleu… et du lait rouge ?  

Les goûts et les couleurs ne sauraient être discutées paraît-il. Pourtant la création d’un vin de couleur bleue justifie certaines interrogations. La raison de la coloration de manière artificielle répondrait simplement à un souci de nouveauté. Pourtant la nouveauté n’est pas toujours synonyme de progrès y compris au plan gastronomique ou œnologique. Pourquoi pas aussi du lait rouge. Il suffirait d’ajouter un colorant chimique dans la nourriture des vaches. Pourquoi rouge ?  Là aussi pour la nouveauté. On pourrait même ajouter des bulles pour donner un aspect plus festif. Curieux cette maladie de tout colorer ou l’inverse de décolorer comme le pain ou le sucre ou même la viande. Comme si ce qui était naturel s’opposait à une conception surfaite de la modernité. La boisson, dite vin bleu, produite dans la région d’Almeria (Andalousie), est obtenue en filtrant du chardonnay à travers de la pulpe de raisins noirs contenant de l’anthocyane, un pigment naturel. Résultat, un vin bleu turquoise aux arômes de cerise, framboise et fruits de la passion, assure le distributeur. Les bouteilles nommées “Vindigo” et vendues 12 euros, semblent éviter les écueils. L’entrepreneur assure avoir reçu des commandes de toute la France, mais aussi de Belgique, d’Allemagne, ou même de Russie et de Chine. A l’heure où le vin rosé accède à peine à la reconnaissance auprès des œnologues, après une forte amélioration de sa qualité, le vin bleu est cependant loin de faire l’unanimité. “C’est un peu lourd au niveau des arômes”….lourd tout court !

Montebourg, après le slip bleu blanc rouge, miel « Bleu Blanc Ruche »

Montebourg, après le slip bleu blanc rouge, miel « Bleu Blanc Ruche »

L’ancien ministre de l’économie Arnaud Montebourg qui s’était spécialisée dans la reconquête économique nationale avec des résultats assez douteux se lance maintenant dans la promotion du miel. Celui qui avait défendu le slip et le maillot tricolore veut maintenant lancer la marque bleue blanc ruche pour le miel français. En fait il s’agit d’une marque commerciale qui encouragerait cependant le développement de la filière. On peut évidemment se réjouir de toutes les initiatives qui visent à sauver les abeilles menacées par la chimie de l’agriculture et le caractère industriel du mode de production- reconvertie dans le business Arnaud Montebourg n’a encore pas fait la démonstration de son talent, peut-être parviendra-t-il à se sucrer avec le miel ? L’ancien ministre de l’Economie Arnaud Montebourg, qui a fait du repeuplement des abeilles l’un de ses chevaux de bataille, lance une marque de miel « d’origine France garantie » et une école d’apiculture, a-t-il annoncé mercredi 8 août à l’AFP.
« On lance une marque qui s’appelle « Bleu Blanc Ruche », qui va acheter du miel à des apiculteurs français à un prix supérieur au marché, en contrepartie de quoi ceux-ci s’engagent à eux-mêmes repeupler, c’est-à-dire à augmenter leur cheptel », a indiqué Arnaud Montebourg à l’AFP.

L’info partout en bleu, blanc, rouge

L’info partout   en bleu, blanc, rouge

 

Impossible d’échapper à ‘ambiance bleu blanc rouge.  Les médias consacrent évidemment une place importante aux commémorations et aux fêtes 14 juillet, symbole d’une liberté très chère et d’une démocratie qui a remplacé la  monarchie. Une liberté fondamentale dont parfois on n’apprécie pas le prix quand on constate ce qui se passe dans certains pays privés des droits fondamentaux. Pour autant, une démocratie encore relative en France dans la mesure en fait on vit davantage dans un environnement de monarchie républicaine que dans un système évolué de démocratie. Une sorte de mix entre eux quelques principes fondamentaux de démocratie avec partout des féodalités. C’est-à-dire des responsables élus dont l’objectif est le pouvoir et qui décident ensuite seuls ce qu’ils veulent. Globalement une démocratie surtout limitée au moment crucial  des votes mêmes si heureusement foisonnent des corps intermédiaires, des associations, des groupes de réflexions et de propositions qui donnent un contenu à notre fonctionnement collectif. En ce début du XXIe siècle, la démocratie est sans doute encore à l’ère néandertalien ne. Elle devra progresser que le citoyen soit considéré non pas seulement commun sujet d’élection mais comme un acteur de la vie collective. Des changements de mentalité sont nécessaires chez les responsables autant que chez  les citoyens. Mais  les élus sont un peu à l’image de ceux  qu’ils les élisent et les reproches qu’on peut faire à ceux qui deviennent responsables peuvent être faits à ceux qui les désignent. En France, pays des libertés, on doit évidemment jouir pleinement des privilèges que confère la démocratie même si c’est son concept est en fait  réduit dans le cadre d’une république monarchique qui s’appuie sur des baronnies locales à caractère plutôt autocratique. Ce n’est pas encore demain que le citoyen  sera totalement conscient et actif. Cette insuffisance de démocratie à généré de nombreux scories dans la vie économique, sociale voire sociétale en France. De nombreuses réformes sont donc nécessaires. Mais la maladie survenue par décret de la superstructure monarchique veut être réglée par les mêmes édits républicains. D’où les mêmes erreurs à savoir le manque de prise en compte des réalités et de mobilisation des acteurs. La France aura du mal à s’arracher de ce concept de démocratie monarchie car elle choisit souvent des responsables qui reproduisent le système. C’est vrai surtout pour les présidents de la république surtout pour Macron qui pousse le rituel monarchique jusqu’aux limites du ridicule. Par comparaison on est loin de la simplicité par exemple d’Angela Merkel ou encore de Teresa May,  leaders de pays aussi démocratiques que la France. Mais dans la période on ne peut échapper aux symboles notamment : le drapeau bleu blanc. Après les festivités du  14 juillet, tout tourne autour des Bleus entre (couleur royale dans le drapeau unifié). On rêve d’un titre pour  cette équipe bleue blanc black, on souhaite  un moment de bonheur national partagé dans une conjoncture politique, économique et social trop souvent grise et manquant sérieusement de couleurs, et de partage. Tout cela ne durera sans doute pas plus d’une quinzaine de jours, les réalités reprendront le dessus. Mais vivre un tel moment ne peut être ignoré car  la France à un urgent besoin de réconciliation, de dynamisme mais aussi de joie partagée.

Croissance Japon: rouge confirmé

Croissance Japon: rouge confirmé

 

La contraction économique au 1er trimestre confirmée, moins   0,6% en rythme annualisé sur la période janvier-mars, pour le PIB en raion notamment de la consommation.  Il s’agit du premier recul du produit intérieur brut (PIB) au Japon en neuf trimestres, en raison d’un ralentissement des investissements et de la consommation des ménages. C’est le premier recul du PIB japonais en neuf trimestres, mettant fin à la plus longue période de croissance depuis celle qui avait duré 12 trimestres entre avril-juin 1986 et janvier-mars 1989 et au cours de laquelle s’était formée une bulle économique qui a éclaté au début des années 1990. Pour le premier trimestre 2018, d’un trimestre à l’autre, le PIB a diminué de 0,2%, identique à la première estimation, alors que le consensus des estimations d’économistes recueillies par Reuters ressortait à -0,1%. La consommation des ménages, qui représente plus de la moitié du PIB, est en repli de 0,1% sur la période janvier-mars par rapport au trimestre précédent, une donnée confirmée par rapport à la première estimation. Les dépenses d’investissement ont augmenté de 0,3% par rapport au dernier trimestre 2017, contre une baisse de 0,1% en première estimation et alors que l’estimation médiane prévoyait une hausse de 0,2%.

Japon : croissance dans le rouge

Japon : croissance dans le rouge

Le recul de 0.2 % du PIB au premier trimestre  intervient alors que le rythme de croissance s’était essoufflé au fil des trimestres, avec une hausse de 0,7% début 2017, puis de 0,5% aux deuxième et troisième trimestres et enfin de seulement 0,1% en fin d’année (contre une estimation précédente de 0,4%). Ce repli s’explique principalement par une consommation des ménages qui a stagné, des investissements des entreprises en petite baisse (-0,1%) et une chute dans l’immobilier résidentiel. Le commerce extérieur a en revanche apporté une contribution positive grâce à de vigoureuses exportations (+0,6%). Les économistes prévoient cependant un rebond de la troisième économie du monde sur le reste de l’année. . En rythme annualisé, le PIB ressort en déclin de 0,6%.

Foot-FC Nantes-PSG: l ‘arbitre donne un coup de pied et un carton rouge !!!

Foot-FC Nantes-PSG: l ‘arbitre donne un coup de pied et un carton rouge !!!

On sait depuis longtemps que l’arbitrage français n’est guère brillant, pour preuve leurs prestations chaque week-end leur des matchs de foot pro et le fait qu’ils sont rarement sollicités dans les grandes confrontations internationales. Mais cette fois ,c’est Tony Chapron, un des « meilleurs » arbitres, tombé sur le terrain, qui donne coup de pied à un joueur nantais et en plus le gratifie d’un carton. Une situation tellement ubuesque que la vidéo a fait le tour du monde. Certes Tony Chapron ne semble pas respirer l’intelligence mais après sa maladresse aurait pu au moins éviter d’une part de se venger sur un joueur en le frappant d’abord et en lui donnant un carton rouge ensuite. De toute évidence,  il y a un vrai problème d’arbitrage en France que n’a pas résolue la professionnalisation. Pas étonnant si ces arbitres sont aussi peu respectés (ce  qui est également lamentable). Il est clair que le football professionnel a fondamentalement changé en quelques dizaines d’années, il est devenu beaucoup plus technique et surtout plus rapide et la plupart des arbitres ont bien du mal à suivre le rythme. Il y a sans doute aussi une question de recrutement, de formation et d’évaluation dans le corps arbitral. Un corps arbitral trop refermé sur lui-même et qui tente de masquer ses faiblesses par un corporatisme désuet. Il serait temps de mettre en place une commission composée des différents acteurs pour réfléchir à l’évolution de l’arbitrage et notamment s’interroger sur sa faiblesse actuelle par rapport aux autres pays majeurs du football.

 

La France emprunte 7 milliards d’emprunts verts pour une dette encore plus rouge

La France emprunte 7 milliards d’emprunts verts pour une dette encore plus rouge

 

7 milliards d’euros d’obligations vertes, sur une échéance de 22 ans, avec une date de remboursement fixée au 25 juin 2039.  On peut évidemment se féliciter que certains emprunts soient de plus en plus orientés en direction des investissements liés à la croissance verte. Pour autant, la France qui s’enorgueillit  d’avoir lancé les premiers emprunts d’État verts  au monde (mais après la Pologne quand même) devrait sans doute faire preuve de davantage de modestie. En effet,  un emprunt reste un emprunt et viendra s’ajouter à la dette française faute de ressources suffisantes pour le rembourser. Pourtant le gouvernement considère que cet emprunt présente un caractère historique par son ampleur  et que  les ambitions françaises sont sans commune mesure avec l’obligation assimilable d’Etat (OAT) de 750 millions de dollars et d’une maturité de cinq ans annoncée en décembre par la Pologne. « Avec cette obligation en euros, nous espérons susciter l’engouement d’autres Etats européens, ou d’autres entreprises, pour plus d’obligations, encore plus vertes et plus responsables », confie ainsi Michel Sapin, qui souligne que cette obligation verte devra permettre à la France de se financer au même coût, voire à un coût moindre, qu’avec des OAT classiques. « Nous pourrions bénéficier d’un effet de marché avantageux, lié aux règles qui suscitent de la demande verte», se prend-il à espérer. Avec cette obligation verte, la France, déjà à l’origine de 20% des émissions mondiales de green bonds, entend contribuer au bon fonctionnement du marché grâce à la grande qualité de crédit et à la liquidité de l’actif. Encore une fois reste qu’il faudra rembourser ce nouveau type d’obligations. De ce point de vue, avec un endettement dépassant  2000 milliards,  la France a certainement atteint et même dépassé ses capacités d’emprunt surtout si la tendance à la remontée des taux se confirme. On peut aussi se poser la question de la pertinence de l’affectation de ses obligations vers la croissance verte. Peut-être aurait-il été plus utile de contraindre la totalité des emprunts à comporter une part d’orientation de croissance verte ce qui serait économiquement, financièrement et écologiquement plus cohérent. Sinon, on risque de faire coexister des investissements au service d’une croissance verte et d’autres qui vont à l’encontre au contraire des préoccupations environnementales.

25 % des Français dans le rouge chaque mois

25 % des Français dans le rouge chaque mois

 

Ça va mieux ! Peut- être mais pour certains car 25% des Français sont régulièrement dans le rouge chaque mois. Selon la 5 ème édition annuelle du baromètre Cofidis/CSA, 26% des Français n’arrivent pas à boucler leur fin de mois. Ils sont de plus en plus nombreux à vivre avec un découvert. Près d’un sur deux (46%) y a recours au moins une fois par an. Un sur cinq se trouve «dans le rouge» chaque mois. Les Français estiment qu’il leur faudrait 464 euros supplémentaires pour mois pour «vivre confortablement». Cette somme leur permettrait de dépenser davantage en priorité dans les loisirs. Ils investiraient en seconde position dans l’équipement de la maison, en troisième position dans l’habillement et enfin dans l’alimentation. 49% des personnes interrogées expliquent qu’elles doivent recourir au découvert à cause de dépenses incompressibles et de leurs difficultés financières. Et 46% le considèrent comme un outil de gestion budgétaire comme un autre. Le découvert s’élève en moyenne à 360 euros. «Les Français continuent de considérer le découvert comme un moyen «gratuit» de boucler leur fins de mois. Pourtant, comme un crédit, il est soumis à des intérêts, dont on occulte l’existence», observe Céline François, directrice du marketing de Cofidis. Les difficultés économiques font redouter le pire aux plus fragiles. Un quart de nos compatriotes affirme «glisser vers la pauvreté». 8% se classe dans la catégorie des personnes pauvres. Afin de s’en sortir, 20% des personnes interrogées puisent dans leur épargne pour s’en sortir. 6% s’endette de plus en plus. Conséquence logique, les Français sont partagés sur l’évolution du pouvoir d’achat. 50% des représentants des classes moyennes inférieures prévoient qu’il va baisser contre 38% qui estiment qu’il va rester stable. (Avec Reuters)

 

 

Montebourg : le candidat Bleu-Blanc-Rouge

Montebourg : le candidat Bleu-Blanc-Rouge

 

Des chaussettes jusqu’à la marinière en passant par le slip tout sera Bleu-Blanc-Rouge chez Montebourg qui va annoncer sa candidature pour 2017. Bref le champion du made in France va en faire des tonnes à coups d’effets de manches (tricolores aussi)  pour tenter de gagner la primaire à gauche voire même pour se présenter sans l’accord du parti socialiste. Comme Hollande en 2012,  il promet de tout changer y compris l’Europe. Évidemment des promesses qui n’engageront que ceux qu’il est écoute.  Dans un registre volontiers souverainiste, le chantre du made in France entend donc mettre en place un mandat « voté par le peuple » pour renégocier avec Bruxelles certaines dispositions communautaires. Selon nos informations, Montebourg promet par exemple s’il est élu président d’engager un bras de fer avec la Commission pour supprimer la directive sur les travailleurs détachés. Quitte à l’interdire unilatéralement sur le sol français. Il envisage par ailleurs de revoir les mécanismes des commandes publiques afin de favoriser les entreprises françaises. Dans la fibre patriotique, Montebourg va annoncer le retour d’un service national obligatoire pour les garçons et les filles, selon de nouvelles modalités. Les jeunes concernés devront donner un peu de leur temps et de leur énergie au pays pour répondre à des enjeux de solidarité et de développement notamment. Objectif, selon un proche, « renouveler l’idée de nation, de communauté d’intérêts de droits et de devoirs ».  Sur le plan économique, l’ancien ministre de Bercy souhaite créer une grande banque couvrant les risques des PME, l’actuelle BPI (Banque publique d’investissement) étant jugée utile mais sous-dimensionnée. Plus originale, la création d’un service public local de l’emploi, placé « sous contrôle citoyen » au niveau régional. En matière de pouvoir d’achat, Montebourg, qui s’est reconverti dans le privé après sa sortie du gouvernement en septembre 2014, propose que les salariés touchent une participation plus importante sur les bénéfices de leur entreprise. Enfin il voudrait offrir la possibilité à quatre millions de locataires du parc HLM d’acquérir leur logement.

 

 

Sidérurgie mondiale : financièrement dans le rouge

Sidérurgie mondiale : financièrement dans le rouge

 

La sidérurgie mondiale est au bord du marasme financier avec une dette colossale en cause d’abord une surproduction structurelle qui contribue à l’affaiblissement des prix. S’ajoute à cela une conjoncture internationale déprimée. Le tassement économique mondial réduit notablement la demande de produits sidérurgiques. La dette des 30 premiers sidérurgistes mondiaux atteint le montant record de 150 milliards de dollars (133 milliards d’euros), selon le cabinet comptable EY, qui ajoute que les mesures publiques de soutien ne seront efficaces que si elles s’accompagnent d’une restructuration radicale du secteur. Cette dette est cependant largement dépassée par celle des aciéries chinoises, estimée à 500 milliards de dollars. Dans son rapport publié jeudi, EY observe que les sidérurgistes financent par l’endettement la lutte en cours pour les parts de marché, au point que certains sont au bord de la faillite, et il constate que la sidérurgie chinoise a accru ses capacités de production d’environ un milliard de tonnes depuis 2000, portant ainsi les surcapacités mondiales à quelque 700 millions de tonnes. Ces surcapacités chroniques et la déprime des prix suscitent déjà des initiatives telles que les discussions en vue d’une fusion éventuelle engagées entre l’allemand Thyssenkrupp et l’indien Tata Steel. Thyssenkrupp, le 16ème sidérurgiste mondial par le tonnage, a également annoncé la cession de ses actifs immobiliers. Fin juin, son « gearing » (ratio dette/fonds propres) était de 175% contre 124% un an auparavant, avec une dette de 4,77 milliards d’euros contre 4,39 milliards un an plus tôt. Le groupe allemand veut ramener son « gearing » à moins de 150% d’ici fin septembre, la clôture de son exercice annuel.ArcelorMittal, le numéro un mondial du secteur, s’est quant à lui employé à régler la question par le biais d’une augmentation de capital de trois milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) au printemps. Il a aussi vendu en avril une participation dans l’espagnol Gestamp pour un milliard de dollars, ramenant ainsi sa dette nette à 12,7 milliards de dollars fin juin contre 17,3 milliards fin mars. Et il anticipe un cash-flow positif cette année. La Chine, elle, s’est engagée à réduire ses capacités d’acier de 45 millions de tonnes cette année mais elle n’avait accompli fin juillet que 47% de cet objectif. L’Europe et les Etats-Unis, qui reprochent à la Chine de vendre à perte son acier excédentaire, lui ont imposé des pénalités, suscitant ses protestations. (Avec Reuters

Assurance-chômage: encore davantage dans le rouge

Assurance-chômage: encore davantage dans le rouge

 

Conséquence de l’incapacité des partenaires sociaux à négocier sur l’avenir de l’Unedic, l’assura l’assurance chômage sera de fait étatisée et les déficits vont s’amplifier. Il faudra compter avec un nouveau déficit de l’ordre de 4 milliards en 2016 et à peu près autant en 2017 ; du coup la dette  va continuer de s’envoler pour atteindre les 35 milliards. Déjà important, le déficit du régime d’assurance-chômage devrait donc  être encore plus important que prévu. Selon un document présenté lundi en conseil d’administration de l’Unedic, le trou devrait atteindre 4,4 milliards cette année et 3,9 milliards l’an prochain. Soit davantage que les 4,2 milliards et 3,6 milliards prévus jusqu’à présent respectivement pour 2016 et 2017. «Nous constatons à fin mai une sous-estimation des dépenses en allocations par rapport à la prévision», note l’organisme dans une note obtenue par l’AFP. Au final, la dette de l’assurance-chômage, qui est le fruit des déficits cumulés, atteindrait 30,2 milliards fin 2016 et 34,1 milliards fin 2017. Jusqu’à présent, elle était censée culminer à 33,6 milliards à la fin de l’année prochaine. Le gouvernement avait pourtant promis à Bruxelles 800 millions d’euros par an d’économies supplémentaires. Un objectif aujourd’hui hors de portée.

 

Croissance Japon : l’activité manufacturière dans le rouge

Croissance Japon : l’activité manufacturière dans le rouge

 

 

Mauvais signe pour le Japon et l’économie mondiale avec le recul de l’activité manufacturière pour le troisième mois consécutif. Un recul qui traduit aussi le tassement chinois et au-delà de l’activité mondiale.  L’indice PMI « flash » Markit/Nikkei est tombé à 47,6 en mai en données corrigées des variations saisonnières après 48,1, chiffre définitif, le mois précédent. Il se retrouve ainsi pour le troisième mois consécutif sous la barre des 50, et témoigne d’une contraction de l’activité à son rythme le plus soutenu depuis décembre 2012. Le sous-indice de la production a pour sa part chuté à 44,1 après 45,0 le mois dernier. Il s’agira de la contraction la plus marquée depuis décembre 2012 si elle est confirmée dans la version définitive du rapport. Le séisme du mois dernier à Kumamoto, qui a provoqué de gros dégâts, est susceptible de peser encore sur la production, explique Markit, tandis que la demande extérieure s’est elle aussi contractée. L’économie japonaise a connu au premier trimestre sa plus forte croissance depuis un an, grâce notamment à une solide consommation des ménages, mais les économistes jugent ce rebond insuffisant pour écarter le risque d’une contraction sur la période avril-juin. (Avec Reuters))

Croissance Russie : toujours dans le rouge mais amélioration

 

Croissance Russie : toujours dans le rouge mais amélioration

 

Après avoir chuté de près de 4 % l’an passé, le PIB de la Russie pourrait se redresser et afficher une baisse de seulement 1 % pour l’année en cours. En cause surtout le redressement des prix du pétrole qui constitue l’une des ressources principales de la Russie aussi le redressement du rouble qui permet de redonner du pouvoir d’achat pour la consommation. L’économie russe s’est contractée moins qu’attendu au premier trimestre, montre lundi la première estimation du produit intérieur brut (PIB), grâce entre autres au rebond des cours du pétrole depuis février. Le service fédéral de la statistique a fait état d’une baisse de 1,2% du PIB en rythme annuel alors que de nombreux économistes tablaient sur une contraction d’environ 2%. Ce chiffre marque une nette amélioration par rapport aux trois derniers mois de 2015, durant lesquels le PIB avait chuté de 3,8% sur un an. Sur l’ensemble de l’an dernier, l’économie russe s’est contractée de 3,7%. « Les chiffres d’aujourd’hui confirment que la phase aiguë de la crise économique est désormais terminée », a déclaré Liza Ermolenko, économiste de Capital Economics, dans une note. « Il semble désormais que l’économie puisse renouer avec la croissance (en rythme annuel) au second semestre de l’année, plutôt qu’en 2017 comme nous le prévoyions. » Si les chiffres du premier trimestre ont bénéficié du fait que la période a compté un jour ouvré de plus qu’en 2015, Liza Ermolenko précise que les données corrigées des variations saisonnières semblent elles aussi en hausse. D’autres indicateurs économiques publiés ces dernières semaines, comme les ventes au détail ou la production industrielle, vont aussi dans le sens d’une amélioration de la conjoncture. « Certains signes suggérant que l’économie avait touché le fond étaient déjà apparus en début d’année », a commenté Ivan Tchakarov, économiste de Citi, dans une note. « C’était particulièrement visible dans les dépenses de consommation, la baisse du revenu réel ayant nettement ralenti. » Le PIB russe baisse en rythme annuel depuis le début 2015 en raison de la chute des cours du pétrole et des sanctions occidentales liées au conflit en Ukraine. La Russie a toutefois profité depuis février de la remontée du pétrole tandis que l’appréciation du rouble, en freinant l’inflation, dopait le revenu disponible réel des ménages. Les économistes interrogés par Reuters fin avril prévoient en moyenne une contraction de 1,5% du PIB russe cette année alors que le ministère de l’Economie table sur une baisse bien plus modeste, de 0,2% seulement.

(Avec Reuters)

France : croissance dans le rouge en février

France : croissance dans le rouge en février

L’activité dans le secteur privé en France s’est légèrement contractée en février après 12 mois consécutifs en zone de croissance, sous l’effet notamment d’une baisse des nouvelles commandes, selon la version flash des indices PMI de Markit publiée lundi. Le recul a surtout touché les services, dont le petit rebond de janvier après une fin d’année 2015 parasitée par les attentats de Paris et Saint-Denis n’a pas tenu. L’indice du secteur est retombé à 49,8, contre 50,3 en janvier, la barre de 50 marquant la séparation entre croissance et contraction de l’activité. L’indice du secteur manufacturier a, lui, légèrement progressé à 50,3, contre 50,0 un mois plus tôt. Mais sa composante production est tombée à 49,6, un plus bas de six mois. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un indice manufacturier à 49,9 et un indice des services à 50,3. L’indice composite, qui combine des éléments des indices du secteur manufacturier et des services, a baissé à 49,8, repassant sous la barre des 50 pour la première fois depuis janvier 2015. Markit souligne que les nouvelles commandes enregistrées par les entreprises françaises ont diminué pour la première fois depuis six mois en février. Les chefs d’entreprise interrogés font état d’une légère baisse de leurs carnets de commandes mais aussi d’une hausse limitée de leurs effectifs.

Japon : Le commerce extérieur retombe dans le rouge

Japon : Le commerce extérieur retombe  dans le rouge

Le Japon enregistre un déficit en novembre, alors que ses exportations ont de nouveau reculé en valeur sur fond de ralentissement en Chine, a annoncé jeudi le ministère des Finances. Le solde s’est établi à 379,72 milliards de yens (2,85 milliards d’euros) sur la période, à comparer à un déficit de 898,82 milliards de yens un an plus tôt. La baisse conjuguée du commerce extérieur au Japon mais surtout en Chine constitue un indicateur inquiétant pour l’évolution de la croissance mondiale. La Chine enregistre en effet une baisse marquée des importations, en recul de 5,6% sur le mois. Les exportations elles aussi sont en baisse de 3,7% en novembre. La baisse des exportations de la Chine traduit un très net ralentissement de la demande notamment dans les pays développés. Cette baisse continue depuis des mois hypothèque d’une certaine manière les hypothèses de croissance internationale du coup les instituts économiques ne cessent de revoir à la baisse leurs prévisions. L’OCDE a baissé d’ailleurs  ses prévisions de croissance mondiale pour 2015 et 2016, comme elle l’avait déjà fait en septembre, se disant « profondément préoccupée » de la faiblesse du commerce international, dont la Chine est un pivot.  L’Organisation de coopération et de développement économiques par exemple attend désormais une croissance mondiale de 2,9% cette année, contre 3,0% espéré auparavant, puis 3,3% l’an prochain, contre 3,6% attendu auparavant. En France aussi on a revu à la baisse les perspectives. La Banque de France ne prévoit plus que 0,3% de croissance pour l’économie française au quatrième trimestre, contre 0,4% auparavant, dans sa deuxième estimation fondée sur son enquête mensuelle de conjoncture de novembre publiée mardi. Elle fait notamment état d’un repli de l’activité dans les services à destination des ménages (hébergement-restauration, activités récréatives) après les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis. La nouvelle prévision pour le quatrième trimestre est inférieure à celle de l’Insee dans sa dernière note de conjoncture publiée en octobre et à celle du dernier consensus des économistes interrogés par Reuters, qui se situent à +0,4%. L’enquête de conjoncture pour novembre fait apparaître une baisse d’un point de l’indicateur du climat des affaires dans l’industrie, à 98, comme dans les services, à 96, et une stabilité de l’indicateur pour le bâtiment à 96.

Livret A : dans le rouge, pourquoi ?

Livret A : dans le rouge, pourquoi ?

 

De toute évidence les  épargnants ne sont pas convaincus de l’intérêt de mettre leur épargne sur le livret A.  Pourquoi ? D’abord parce que les revenus (salaires et pensions) ne progressent plus, ensuite parce que les taux d’intérêt sont insignifiants au regard de l’inflation réelle. L’indice des prix de l’INSEE est en effet faussé par l’évolution structurelle de la consommation des ménages ; pour résumer il y a une  hausse des dépenses contraintes dans les budgets qui n’est  pas compensée  par la stabilisation ou la baisse de dépenses ajustables. La véritable inflation est donc supérieure au taux de rémunération de 0,75 % du livret A. En conséquence le Livret A a enchaîné un septième mois consécutif dans le rouge en octobre, les épargnants ayant effectué davantage de retraits que de dépôts à hauteur de 2,29 milliards d’euros, selon des données publiées lundi 23 novembre par la Caisse des dépôts. Au terme des dix premiers mois de l’année, la décollecte nette sur ce produit atteint 8,50 milliards d’euros, un niveau sensiblement supérieur à celui constaté sur l’ensemble de 2014 (-6,13 milliards d’euros). Comme septembre, octobre est généralement un mauvais mois pour le Livret A puisque ses détenteurs ont tendance à piocher dans leur épargne pour payer leurs impôts ou acheter leurs cadeaux de fin d’année. Ainsi, en octobre 2014, la décollecte nette s’était élevée à 2,93 milliards d’euros. Ce produit souffre aussi actuellement d’un déficit d’image puisque son taux est à son plus bas niveau historique (0,75%) en raison de la faiblesse de l’inflation. Il reste toutefois supérieur à ce qu’il devrait être en théorie, soit 0,50%, puisque la Banque de France avait choisi cet été de déroger à sa formule de calcul. Fin octobre, 254,5 milliards d’euros étaient déposés sur ce produit d’épargne, un niveau encore confortable pour assurer les missions de ce livret, qui sert notamment à financer des logements sociaux. De son côté, le Livret de développement durable (LDD) a suivi la même tendance en octobre et les retraits ont aussi été supérieurs aux dépôts, à hauteur de 780 millions d’euros. Depuis le 1er janvier, il affiche une décollecte nette de 1,88 milliard d’euros. Ainsi, en prenant en compte Le Livret A et le LDD, la décollecte nette s’élève à 10,37 milliards d’euros depuis le début de l’année, un niveau proche du record constaté en 1996 (-12,8 milliards d’euros). Au total, 354,8 milliards d’euros étaient déposés fin octobre sur un Livret A ou un LDD, montant en baisse de 3,07 milliards d’euros par rapport à fin septembre.

(Avec AFP)

Terrorisme : Valls « un peu» perdu agite maintenant le chiffon rouge

Terrorisme : Valls «  un peu» perdu agite maintenant  le chiffon rouge

 

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est difficile de comprendre la stratégie de communication de Valls. Nous sommes en effet passés du déni à la phase de l’immobilisme et maintenant à la phase de surenchère concernant les risques du terrorisme. Phase de déni d’abord quand on affirmait sans le moindre doute que toutes les mesures étaient prises pour prévenir le terrorisme et de citer des cas où des actes de terrorisme avaient été empêchés. Malheureusement suite aux attentats il a fallu passer à une autre phase celle de l’immobilisme où on affirmait que les services de renseignements et de police étaient bien ajustés au risque ou encore qu’il était hors de question de s’allier avec les Russes ; nous vivons actuellement la troisième phase caractérisée par un changement complet de stratégie et un discours alarmiste. Valls a même envisagé la possibilité d’attaques chimiques sur le pays. En fait il semble bien que dans la période Valls ne sache plus très bien où il en est et où il veut aller. Surtout Hollande s’est complètement approprié le portefeuille de la sécurité et ne laisse pratiquement aucun espace médiatique pour l’expression du gouvernement. Du coup Valls tente d’exister à tout prix y compris avec des propos excessifs par ailleurs en contradiction totale avec ce qu’il disait il y a encore quelques jours ou quelques semaines.

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