Archive pour le Tag 'augmenter'

Augmenter le SMIC (Valérie Pécresse)

Augmenter le SMIC (Valérie Pécresse)

Valarie Pécresse présidente de la région ile de France revient sur la question de augmentation des bas salaires évoque notamment par certains leaders de LR.

« Il n’est pas question d’augmenter le Smic brut ni de dégrader la compétitivité des entreprises, mais de baisser les charges salariales grâce aux réformes. Cela pourrait permettre de porter le Smic net à plus de 1. 200 euros mais aussi d’augmenter tous les autres salaires. Au sein de « Libres ! », on travaille sur les scénarios chiffrés, car la réforme doit précéder la baisse des charges. Nous aborderons le problème du faible écart entre le Smic net et les revenus d’assistance. Pour un père de deux enfants dont l’épouse est au chômage, le RSA est à plus de 1. 000 euros, alors que le Smic net est de 1. 140 euros. Si celui-ci reprend un travail, il doit payer son passe Navigo et perd toute une série d’aides sociales.

Le travail au noir couplé au RSA reste plus intéressant. Pour gagner en pouvoir d’achat, certains plaident pour la défiscalisation des heures supplémentaires. C’était une bonne idée un peu coûteuse pour les finances publiques, mais cela ne répondait pas à toutes les situations. Ainsi les mères seules qui doivent s’occuper de leurs enfants ne veulent pas nécessairement faire des heures supplémentaires. D’où ce travail sur la feuille de paie. Il faut faire les réformes et répercuter la baisse des cotisations salariales. Attention à l’illusion, car si les salariés ont un salaire supérieur, ils auront davantage de reste à charge en matière de maladie, le système actuel mutualisé leur étant finalement plus favorable… » Sur l’assurance maladie, sujet sensible s’il en est, l’idée n’est pas d’augmenter le reste à charge, mais d’éviter le gaspillage. Repousser la retraite à 65 ans et réduire la durée d’indemnisation du chômage c’était des engagements de la présidentielle de 2017. En matière de maladie, il faut lutter contre le gaspillage et ne pas augmenter les déremboursements. J’ai par exemple dans le collimateur les 6 milliards d’euros dépensés en transport sanitaire.

Il faut augmenter les taux d’intérêt (Deutsche Bank)

Un peu gonflé le patron de la Deutsche Bank qui avait tripoté- avec d’autres- sur les taux de change et qui réclame maintenant une hausse des taux de pour améliorer la rentabilité des banques Le patron de Deutsche Bank, John Cryan, a appelé, mercredi, la Banque centrale européenne (BCE) à mettre fin à l’ère de l’argent très bon marché qui conduit à la création de bulles et handicape les banques européennes. La politique des taux d’intérêt au plus bas a un autre effet indésirable, en ayant « contribué à une baisse de l’activité des banques européennes » de 23% par rapport à avant la crise, selon le banquier. Un processus qui se poursuit car des prêts contractés dans le passé à des taux plus élevés viennent chaque jour à échéance. Ceci étant, on  voit mal pourquoi la BCE remonterait  ses taux puisque l’inflation est encore très loin de son objectif de 2 % et que par ailleurs la reprise de la croissance en Europe est encore relativement fragile. Enfin un relèvement des taux serait susceptible de faire encore remonter l’euro. Finalement ce discours de certaines banques allemandes est assez contradictoire.

 

Électricité : Ségolène Royal veut augmenter les tarifs

Électricité : Ségolène Royal veut augmenter les tarifs

Curieux, Ségolène Royale qui se fait souvent le champion de la défense des consommateurs veut cette fois augmenter les tarifs d’électricité de manière plus importante que ne le propose le régulateur. Ségolène Royal aurait voulu que les tarifs augmentent de 3 % tandis que la commission de régulation de l’énergie veut la limiter à 2 %. En apparence la discussion paraît technique et l’enjeu peu important. Enfin le différend masque une situation financière catastrophique d’EDF et de sa filiale ENEDIS. (Ancienne RDF rebaptisée) car le groupe EDF est au bord de la faillite. La différence de 1 % sur les tarifs et de taille si l’on se fie à l’inflation de l’ordre de 1%. 1 %. Ségolène Royal, qui juge «indispensable que, dans le cadre d’un niveau du tarif stable, sa structure évolue pour favoriser les bonnes pratiques de la transition énergétique», compte donc «examine(r) les suites à donner (…) pour que les tarifs puissent mieux prendre en compte ces évolutions dès 2017, et notamment les conditions d’une nouvelle délibération». La CRE a fixé fin 2016 ces tarifs, dits «Turpe distribution», qui déterminent la rémunération d’Enedis (ex-ERDF), filiale d’EDF en charge du réseau français de distribution d’électricité (lignes moyenne et basse tension). Ce Turpe représente environ un tiers d’une facture d’électricité. Ces sommes financent les investissements sur le réseau d’électricité. En novembre, la CRE avait proposé une augmentation correspondant à une majoration de 2 % du prix de l’électricité payée par le consommateur. Insuffisant pour Enedis, la filiale d’EDF en charge du réseau de distribution. Mardi, comme la loi l’y autorise, Ségolène Royal a demandé à la CRE de revoir sa copie. Quarante-huit heures plus tard, retour à l’envoyeur: le gendarme de l’électricité, auquel la loi réserve le dernier mot dans ce dossier, a indiqué qu’il maintenait sa décision. L’évolution souhaitée par l’exécutif «conduirait à une hausse de plus de 3% de la facture des particuliers». Il a rappelé que sa décision de fin 2016 limiterait cette hausse à 2%. À travers ce différend autour de l’évolution des tarifs resurgit évidemment la situation financière catastrophique du groupe EDF. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. L’électricien doit racheter Areva NP, le pôle réacteurs et services d’Areva dans le cadre de la restructuration de la filière nucléaire française. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs.

SMIC : l’augmenter davantage ou non ?

SMIC : l’augmenter davantage ou non ?

 

 

La problématique n’est pas simple et les avis des experts sont assez partagés sur le sujet. Pour résumer certains considèrent que l’augmentation du SMIC aurait un effet d’entraînement négatif sur l’économie puisqu’il tirerait tous les salaires vers le haut. Inversement d’autres considèrent une croissance des plus bas salaires seraient de nature à soutenir la consommation qui pèse plus de 50 % sur le PIB. S’y ajoutent  des comparaisons d’ordre international. Le Smic atteint 62% du salaire médian qui s’élevait à 1772 euros nets en 2013, notent les experts. En Allemagne, le salaire minimum est à 48% du salaire médian. Au Royaume-Uni, il s’élève à 49%. Rien n’est sûr dans ce domaine, la bataille d’experts en témoigne. Dans leur dernier rapport, tout en notant que le coût du travail en France a décroché par rapport au reste de la zone euro et que « l’emploi devrait progresser en 2016 et en 2017″, les experts estiment que « la situation encore fragile » interdit toute revalorisation « au-delà de la formule légale. » Le chômage frappe surtout les moins qualifiés, qui visent des emplois au Smic. L’augmenter trop vite s’avérerait finalement défavorable à l’emploi, estiment-ils. Une argumentation contestée bien sûr par les syndicats mais aussi par la très libérale OFCE. Eric Heyer, de l’OFCE. « Je ne suis pas forcément hostile à cette analyse, mais son augmentation serait aussi favorable à la demande. » D’autant que les revenus modestes sont moins portés sur l’épargne. ». Un débat qui intervient à leur que le gouvernement vient d’accorder 11 € d’augmentation nette aux smicards (soit 1153 euros nets). La question se pose de plus en plus de savoir comment augmenter le pouvoir d’achat des salariés notamment les moins favorisés sans pour autant accroître les charges des entreprises. De ce point de vue un allégement des cotisations sociales des salariés remplacés par une augmentation de la CSG permettrait à la fois de redonner du pouvoir d’achat sans pour autant peser sur le coût du travail. Un débat qui a d’ailleurs été engagé par Emmanuel Macron mais dans des proportions sans doute très  insuffisantes.

La facture de gaz (et du reste) va augmenter

La facture de gaz (et du reste) va augmenter

Alors qu’on ne prévoit qu’une inflation officielle de moins de 1 % en 2017, dans le même temps on va enregistrer nombre d’augmentations de dépenses contraintes. Dernier exemple en date celui de  la facture de gaz va augmenter de 5%, voire un petit peu plus. En cause la remontée des prix du pétrole mais aussi la hausse de la fiscalité : application de la taxe TICGN (taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel) – ou contribution climat énergie (taxe carbone). D’autres hausses du même type sont prévues concernant les assurances par exemple qui seraient justifiées par un dérapage lié aux risque naturels et pour l’automobile au renchérissement du coût des les accidents. De  Nombreux d’abonnement augmentent : également l’eau, l’électricité, le ramassage des ordures ménagères. Il faut aussi ajouter les impôts locaux. Au total des dépenses contraintes qui vont peser sur le budget des ménages et qui au total vont faire dériver l’augmentation des prix bien au-delà des 1 % si on prend en compte la déformation structurelle de la consommation des ménages et de leurs dépenses. Un décalage entre l’inflation officielle mesurée par l’INSEE et l’inflation constatée par les ménages notamment les plus défavorisés qui consacrent la totalité de leurs revenus aux dépenses courantes et contraintes. De ce point de vue,  l’indice moyen qui mesure l’inflation en France se révèle relativement obsolète. Pour être pertinent il devrait prendre en compte chacune des catégories socio professionnelles, la structure de leurs dépenses, la composition familiale et la localisation géographique. La sous-estimation chronique de l’inflation à évidemment pour objet de freiner l’augmentation des salaires et pensions. Mais cette sous-estimation a des effets relativement pervers sur le pouvoir d’achat, sur la croissance et le chômage. En effet plus de la moitié du PIB  est imputable à la consommation des ménages et le quasi blocage des salaires et pensions participent à la mollesse de la croissance française qui au mieux atteindra 1,2 % en 2016 et encore moins en 2017 puisqu’il n’est prévu qu’1%.

 

Augmenter les consultations médicales des généralistes : une erreur ?

Augmenter les consultations médicales des généralistes : une erreur ?

Augmenter le coût des consultations médicales en les faisant passer de 23 à 25 € serait une erreur d’après une interview dans challenges de Brigitte Dormont, professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine. Une approche pourtant médicalement douteuse et financièrement improbable. En effet il est notamment proposé de recourir davantage aux spécialistes alors que précisément c’est l’approche du généraliste qui devrait être privilégiée pour en particulier davantage mieux corréler l’état de santé au mode de vie et à son environnement. Le recours excessif au spécialiste ruine la sécu et ne contribue pas à améliorer l’état de santé global des patients.

Brigitte Dormont DR

 

Faut-il porter le prix de la consultation médicale de 23 à 25 euros, comme le demandent les syndicats de médecins?

Sur le fond, l’augmentation aveugle des consultations serait une double erreur, budgétaire et médicale. Faire passer le tarif des généralistes de 23 à 25 euros, soit une hausse de 8,7%, comme le réclament plusieurs syndicats, coûterait environ 750 millions d’euros aux assurés sociaux. Pour quel résultat? On tournerait le dos à une politique suivie depuis de nombreuses années qui vise à décourager la multiplication des actes médicaux en incitant financièrement les consultations de qualité, la prévention et la meilleure prise en charge des maladies chroniques.

De quelle façon, l’Assurance-maladie incite-t-elle les médecins à mieux prescrire?

Depuis 2011, l’Assurance-maladie a délibérément gelé le tarif des consultations pour développer des modes de rémunération plus vertueux: forfait de 5 euros par patient pour le rôle de médecin traitant, de 40 euros pour un patient souffrant d’une maladie chronique, de 5 euros par personne de plus de 80 ans… Des primes liées à la qualité des soins ont aussi vu le jour pour atteindre en 2015 plus de 6.700 euros par médecin. Au total, entre 2006 et 2014, l’ensemble de ces compléments de rémunération est passé de 11 à 18 % du revenu des médecins.

Doit-elle poursuivre dans cette voie?

Si l’Assurance-maladie est prête à mettre de l’argent sur la table, mieux vaudrait qu’elle poursuive dans cette direction. Il faut inciter les médecins libéraux à moderniser leurs cabinets pour se libérer des tâches administratives et comptables. Il est aussi urgent de mieux organiser le suivi des malades chroniques: pourquoi ne pas accorder une prime aux médecins qui accepteraient de jouer un rôle de coordinateur des soins entre les hôpitaux et les médecins libéraux? C’est là qu’il faut affecter les moyens financiers pour améliorer la qualité des soins.

Les médecins français sont-ils mal payés?

Ce n’est pas ce qui ressort des comparaisons internationales. Si l’on exclut la Belgique et le Luxembourg, où les données sont surestimées à cause des frais professionnels, la France arrive en deuxième position derrière l’Allemagne pour la rémunération des spécialistes, égale à 4,6 fois le salaire moyen. Pour celle des généralistes, égale à 2,8 fois le salaire moyen, la France est en troisième position, derrière l’Allemagne et le Royaume.

 

Orange : gros cirque médiatique pour imposer sa nouvelle box et augmenter ses profits

Orange : gros cirque médiatique pour imposer sa nouvelle box et augmenter ses profits

 

 

Un gros cirque médiatique a été organisé par Orange pour pousser ses clients à migrer vers sa nouvelle box. Une nouvelle box notamment justifiée par les très gros investissements réalisés en matière de fibre optique. Mais du coup Orange envisage de développer de nombreux services payants en plus de l’abonnement évidemment ;  comme cette nouvelle boxe sera accessible aux clients ADSL on peut imaginer qu’au final tout cela se traduira par une augmentation de la facture. Certes la cible optique offre une capacité sans commune mesure avec le réseau téléphonique actuel pour autant il sera loin d’être accessible partout. À terme il est évident que fibre optique ou pas les clients d’Orange devront muter vers la nouvelle boxe et sa nouvelle tarification.  Lors d’un grand show organisé à Paris, l’opérateur historique a dévoilé sa nouvelle « Livebox » couplée à un décodeur Ultra HD. Avec un débit Wi-Fi pouvant atteindre 1 gigabit par seconde, elle doit permettre à Orange de doper son nombre d’abonnés à la fibre avec des services gourmands en bande passante. Déployer la fibre à coups de milliards d’euros, c’est bien. La rentabiliser, c’est mieux. Et c’est précisément pour cela qu’Orange a dégainé sa nouvelle « Livebox » ce mercredi, lors de son « Show Hello » au Carrousel du Louvre. Lors de cet événement dédié aux innovations du groupe, Stéphane Richard, le PDG de l’opérateur, n’a pas lésiné sur les superlatifs pour auréoler son nouveau bébé : « Tout est plus puissant. On y a incorporé la meilleure puce du marché, qui va nous permettre d’apporter beaucoup de nouveaux services. On a un ensemble Wi-Fi infiniment plus performant que ce qu’on a connu jusque-là [avec un débit pouvant atteindre 1 gigabit par seconde, Ndlr]. Grâce à cela, on pourra connecter une dizaine de terminaux simultanément sur la même box. »  Pour aller avec ces standards, Orange a déroulé tout un éventail de nouveaux contenus. D’après Stéphane Richard, « plus de 300 titres à la demande en Ultra HD » seront disponibles dès la commercialisation de la box. Parmi eux, il y aura notamment des séries signées Netflix, comme NarcosBreaking Bad ouMarseille. Lors du prochain Euro 2016 de football, huit matchs seront exclusivement diffusés en Ultra HD pour les clients d’Orange TV. D’après Stéphane Richard, plus de 200 jeux vidéo seront téléchargeables « en accès direct », et une plateforme dédiée aux contenus en réalité virtuelle devrait voir le jour prochainement. Pour rentabiliser cet investissement colossal, l’opérateur historique doit impérativement faire migrer ses clients ADSL traditionnels vers la fibre. Mais aussi en profiter pour récupérer les abonnés Internet fixes partis chez Free (surtout dans les grandes villes), lorsque le trublion a chamboulé le marché en 2002 avec ses offres à prix cassé. En parallèle, Orange table sur une augmentation de l’ARPU (le revenu moyen par abonné), en étoffant son offre avec des contenus payants. Aujourd’hui, Orange compte un peu plus de 1 million d’abonnés à la fibre, sur un total de 5 millions de clients éligibles (qui disposent d’une prise adéquate). Avec sa box, l’opérateur espère bien convertir ces derniers à ses offres maison. Sachant que, d’ici à 2018, il vise les 12 millions de logements raccordables.

 

(Avec Reuters)

Carbone : des taxes pour diminuer la pollution ou augmenter les ressources fiscales

Carbone : des taxes pour diminuer la pollution ou augmenter les ressources fiscales

C’est l’ambiguïté permanente des technocrates qui utilisent des questions environnementales pour innover en manière en matière d’ingénierie fiscale ;  de ce point de vue les propos de Christine Lagarde sont révélateurs de cette ambiguïté. Pour préserver l’environnement et en particulier éviter le réchauffement climatique, c’est surtout par la régulation qu’on parviendra à réduire les émissions polluantes exemple le jour où ce sera enfin décidé supprimer le diesel. Il faut certes du temps pour amortir le parc diesel mais plus on retarde la décision est plus cet amortissement sera décalé dans le temps. Augmenter la fiscalité relève d’une autre problématique et ne changera guère la situation relative à l’environnement. Pourtant Christine Lagarde considère que le moment serait bien choisi pour instaurer une taxe carbone avec un double objectif réduire les émissions, deuxièmement augmenter les ressources fiscales des états pas sûrs cependant que ce soit la solution miracle d’abord une politique de normes paraît plus efficace pour contraindre à une meilleure maîtrise des les émissions polluantes, deuxièmement augmenter encore la fiscalité risque précisément dans la période de peser négativement sur le niveau de la croissance La patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a estimé mercredi que c’était le « bon moment » d’introduire une « taxe carbone » afin de financer la lutte contre le réchauffement climatique tout en redressant les finances des Etats. « C’est simplement le bon moment d’introduire une taxe carbone », a déclaré Mme Lagarde lors de l’assemblée générale FMI-Banque mondiale à Lima, au Pérou, à deux mois de la conférence de Paris sur le climat. Selon la dirigeante, cette contribution permettrait aux ministres des Finances du globe de reconstituer les « matelas de sécurité » budgétaires qui ont été durement affectés par le récent ralentissement économique mondial. « Les ministres des Finances cherchent des sources de revenus, c’est le propre des ministres des Finances (…) qui ont toujours besoin de matelas de sécurité pour combattre la prochaine crise », a détaillé Mme Lagarde. La dirigeante a affiché sa préférence pour une taxe par rapport au système concurrent d’un marché carbone, en vigueur notamment en Europe, où les entreprises s’échangent des quotas d’émissions de CO2 moyennant finances. « Je sais que beaucoup de gens préféraient le système d’échanges de quotas d’émissions mais nous pensons que la taxation de carbone serait bien meilleure », a estimé Mme Lagarde.

Lien:

  • site poèmes-chansons-théâtre de l’auteur

 

Supermarchés : le gouvernement veut augmenter les prix !!

Supermarchés : le gouvernement veut augmenter les prix !!

 

Il n’y a pas si longtemps, on aurait sans doute vu un gouvernement agir pour que les prix n’augmentent pas dans la grande distribution. Maintenant c’est le contraire, le gouvernement (avec Valls, Le Foll et Macron)  invite les grands magasins à augmenter leurs prix. Tout cela pour ne pas écraser les producteurs surtout agricoles. En fait en procédant à un amalgame entre la situation des producteurs agricoles (vraiment en difficulté) et l’industrie agro-alimentaire, le gouvernement mélange tout. Les intérêts sont loin d’être les mêmes, ils sont même contradictoires. En outre c’est l’occasion d’opérer de reformes structurelles dans nos réseaux de distribution qui se gavent sur le dos des producteurs comme des consommateurs. De toute évidence le gouvernement est complètement perdu  et ne comprend pas grand-chose aux mécanismes économiques. La déflation n’est bonne pour personne », expliquait le ministre de l’Agriculture, Stephane Le Foll, lundi au Salon international de l’agroalimentaire (Sial). En compagnie de son collègue de l’Economie, Emmanuel Macron, le porte-parole du gouvernement convoque ce jeudi 23 octobre les distributeurs, les représentants de l’industrie agroalimentaire et des agriculteurs. Il s’agit de faire à nouveau le point sur la guerre des prix.  Le gouvernement a-t-il vraiment les armes pour faire remonter les prix? En tout cas, le ton se durcit. Manuel Valls et Stephane Le Foll ont multiplié les avertissements lors de leur visite au Sial. Le Premier ministre a mis en garde la grande distribution sur les pratiques commerciales abusives. Il a alerté sur un risque de « spirale perdant, perdant, perdant ». Un risque qui concerne « les producteurs agricoles et les industries alimentaires », mais aussi, « qu’elles m’écoutent bien, les enseignes de la grande distribution », a insisté le chef du gouvernement.  Dernier « perdant »: les consommateurs « si le tissu économique se déchire ». Manuel Valls a dénoncé « le mouvement de déflation, déjà puissant, qui menace l’activité économique et l’emploi ».  Stephane Le Foll, lui, a rappelé les fondements du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. Le CICE, a-t-il souligné, ne doit pas être transformé en outil de baisse de prix.  Le Sial, le grand rendez-vous de l’industrie alimentaire se tient cette semaine à Villepinte. En pleine guerre des prix, les acteurs du secteur ont compris… Ce jeudi, face aux acteurs de la distribution et de l’agroalimentaire au ministère de l’agriculture, les ministres devraient faire un rappel à la loi et promettre des contrôles sévères en cas de manquement. « Il faut qu’on arrête de tourner en rond », explique un acteur du dossier. Cela dit, les distributeurs font preuve de bonne volonté. Leclerc et la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, qui regroupe les distributeurs intégrés, viennent de signer des accords de bonne conduite avec les PME. Ils s’engagent aussi à nommer un médiateur interne à chaque enseigne pour résoudre les conflits lors des négociations commerciales.

 

Allemagne : « il faut augmenter les salaires » (Bruxelles)

Allemagne : «  il faut augmenter les salaires » (Bruxelles)

‘Lintrenational ne tire plus la croissance allemande, l’Europe non plus (dont la croiasnce est aton, par d’autre solution pour Bruxelles que de relancer la demande intérieure alleman de pour soutenir la zone euro. Pour Bruxelles, « Il serait très important que l’Allemagne intensifie les investissements publics, stimule la demande et réduise ses excédents commerciaux excessifs, qui font du tort à ses voisins européens. Pour cela, un changement sur la politique des salaires est indispensable, du point de vue de la commission », a expliqué le Hongrois, chargé de l’Emploi et des Affaires sociales à Bruxelles, dans une interview accordée au quotidien allemand Die Welt, à paraître dimanche. « La croissance des salaires est restée fortement derrière l’évolution de la productivité » depuis plus de 10 ans en Allemagne, critique le commissaire européen dans les colonnes du journal conservateur.  »Ce serait mieux, si les salaires augmentaient de concert avec la productivité », a-t-il ajouté. Le débat sur une hausse des salaires a récemment été ravivé en Allemagne. Le patron de la Bundesbank, Jens Weidmann, a notamment estimé que les salaires avaient une marge de progression de 3% dans un pays où, par endroits « nous sommes quasiment en situation de plein emploi ». L’Allemagne a vécu des années de retenue salariale, un facteur déterminant dans la compétitivité de ses entreprises.

 

Télécoms : il faut concentrer…. Pour augmenter les prix !

Télécoms : il faut concentrer…. Pour augmenter les prix !

Si les clients de SFR ont dû suivre d’un oeil inquiet le feuilleton ayant abouti au rachat de l’opérateur par Numericable, leurs craintes seront peut-être dissipées. C’est en tout cas le but poursuivi par Franck Cadoret, le directeur général exécutif de la désormais ex-filiale de Vivendi, invité du « Grand Talk » de 01netTV ce mercredi 23 avril.  Selon lui, « les abonnés SFR vont bénéficier de services sur le fixe ». Tandis que les abonnés de Numericable, eux, profiteront d’offres sur le mobile. Autre avantage: la mutualisation des investissements, notamment en ce qui concerne les services dédiés à internet. Elle pourrait permettre de passer de 1,5 million de prises câble et cuivre (pour l’ADSL) à 7,5 millions de prises, lors des prochains mois. Ce qui placerait le nouvel acteur en position de force, devant l’opérateur historique Orange.  Mais la victoire de Numericable face à Bouygues Telecom aura tout de même des conséquences dans le secteur du mobile, selon Franck Cadoret. Car la présence de quatre opérateurs sur le marché, si elle a pour effet de faire baisser les prix, ne pourra pas durer éternellement. « Les offres à 2, 10 ou 20 euros, on en trouve nulle part ailleurs dans le monde alors que notre pays est pourtant difficile à couvrir en raison de la géographie. Les opérateurs se trouvent face à un mur d’investissements », estime-t-il ainsi.  Du coup, les tarifs devraient baisser encore un peu, « mais ils devraient augmenter à nouveau », selon le dirigeant via le déploiement de services supplémentaires.  En outre, une prochaine fusion entre deux opérateurs ne serait pas insensée: « je pense que ce rapprochement en appellera d’autres. Comme Orange ne peut se marier sinon il se retrouverait en abus de position dominante, je vous laisse deviner quels sont les acteurs restants qui pourraient s’unir ». Transmis à Xavier Niel, le patron de Free, et à Martin Bouygues.

 

Immobilier- Impôts locaux : une réforme pour augmenter la fiscalité

Immobilier- Impôts locaux : une réforme pour augmenter la fiscalité

 

C’est un secret pour personne, la plupart des collectivités sont endettées jusqu’au cou ; d’où l’idée de modifier (et d’augmenter bien) sûr la fiscalité locale). En s’attaquant à la révision des valeurs locatives des habitations, base de calcul des taxes foncière et d’habitation, le gouvernement a pris le risque d’ouvrir une boîte de Pandore. L’enjeu est d’actualiser les bases d’imposition de 46 millions de locaux d’habitation, fixées en 1970 et restées inchangées depuis: obsolètes, elles ne reflètent plus la réalité du marché locatif. Un chantier similaire pour les locaux professionnels a déjà été engagé et doit aboutir en 2015, mais la tâche était d’une bien moindre ampleur (3 millions de locaux). Il y a 43 ans, une baignoire, le chauffage central ou les sanitaires, considérés comme des « indices de confort », justifiaient une valeur locative plus élevée. En conséquence, les bâtiments récents se retrouvent plus taxés que les immeubles anciens, dont la valeur locative est gelée depuis quarante ans, mais qui ont souvent été modernisés depuis. Dans la capitale par exemple, certains résidents de l’un des quartiers les plus cossus, le Marais, s’acquittent de taxes locales dérisoires, car elles ont été assises sur l’état des bâtiments, datant parfois du XVIIIe siècle, dans les années 1970, alors qu’ils étaient souvent à l’abandon. A l’inverse un logement social en banlieue, pourra, lui, avoir une valeur locative supérieure à celle d’un appartement de surface équivalente, dans le Marais. Dans une même rue, à quelques numéros de distance, la taxe d’habitation d’appartements similaires peut ainsi varier du simple au triple. Le but affiché par le gouvernement est donc de « remettre de la justice dans le système fiscal local », tout en simplifiant le mode de calcul de ces valeurs locatives, qui seront désormais mises à jour très régulièrement. Mais ce toilettage ne sera pas sans conséquences, ni pour les locataires, qui s’acquittent de la taxe d’habitation, ni pour les propriétaires, qui règlent la taxe foncière. « Cela va induire des transferts de charges entre les contribuables: pour certains, la valeur locative va augmenter, et pour d’autres, elle va baisser », reconnaît-on au ministère de la Décentralisation. Afin d’être le plus indolores possible, ces modifications devront s’étaler sur une période de plusieurs années, à définir en concertation avec les élus, selon la même source. Car les présidents de conseils généraux et les maires risqueraient une sanction électorale, à cause d’une hausse des impôts… résultant mécaniquement de la révision des valeurs locatives. Au début des années 1990 un vaste travail technique de révision des données avait été engagé, mais « les gouvernements successifs, d’abord de gauche, puis de droite (…) ont renoncé », rappelle le président UMP de la commission des Finances de l’Assemblée, Gilles Carrez. « C’est une réforme extraordinairement difficile à conduire (…) mais absolument nécessaire. Plus le temps passe, plus il devient indispensable d’avoir le courage de s’y atteler », souligne-t-il. « J’espère qu’on arrivera à la faire avec un minimum de consensus politique », relève Gilles Carrez. Car des injustices se créent non seulement entre contribuables mais aussi entre collectivités, puisque les valeurs locatives entrent dans le calcul des dotations qu’elles reçoivent. Au total la réforme – qui nécessite une large collecte de données -, ne se concrétisera pas avant 2018. L’Association des petites villes de France (APVF) a souhaité qu’elle ait lieu « dans des délais raisonnables » et soit « abordée dans le cadre de l’intercommunalité ». La concertation avec les élus doit se poursuivre en octobre, avec l’ambition d’inscrire le lancement de la réforme dans le projet de loi de finances rectificative votée en décembre. Le Premier ministre l’avait annoncée mi-juillet dans le cadre du pacte de confiance et de responsabilité.

 

Augmenter encore les impôts : une erreur majeure (Gilles carrez)

Augmenter encore les impôts : une erreur majeure (Gilles carrez)

 

« Je suis catégorique, c’est une erreur majeure », a déclaré le député du Val-de-Marne, interrogé par Europe 1.   »Entre les augmentations d’impôts qui avaient été décidées par la précédente majorité, les augmentations d’impôts encore plus importantes de cette majorité, on a administré à notre pays un choc fiscal de 60 milliards d’euros, trois points de PIB ! », a-t-il ajouté, « c’est le meilleur moyen d’étouffer l’économie ».   »Comment voulez-vous que la consommation reparte si le pouvoir d’achat des ménages, en particulier des classes moyennes, est encore altéré, diminué, par, par exemple, une hausse de CSG pour le financement de la réforme des retraites », a encore fait valoir Gilles Carrez.  Selon lui, « il faut arrêter les hausses d’impôts, il faut que le gouvernement le comprenne, c’est d’ailleurs le message du FMI, il faut se tourner résolument vers les dépenses et faire des économies, c’est possible ».  Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a déclaré samedi dans un entretien à Nice-Matin que le budget 2014, qui sera révélé dans quelques semaines, prévoirait une hausse des prélèvements obligatoires équivalant à 0,3% du produit intérieur brut. Cela correspond à environ 6 milliards d’euros de recettes nouvelles à trouver, sur la base d’un PIB de 2.032 milliards d’euros pour l’année 2012.   »Nous devons réduire les déficits légués par la droite, mais le faire à un rythme qui ne contrarie pas la croissance. Nous le ferons d’abord, comme le recommande le Fonds monétaire international (FMI), par des économies sur les dépenses publiques et, ensuite, par une hausse limitée des prélèvements obligatoires, de 0,3% du PIB, toujours dans la justice sociale », a assuré le ministre.  Dans cette interview, Pierre Moscovici annonce aussi une prévision de croissance revue à la baisse, le PIB devant évoluer selon lui en 2013 entre -0,1% et +0,1%, alors que le gouvernement tablait jusqu’à présent sur une modeste croissance de 0,1% de l’économie du pays.  Pour Gilles Carrez, ces nouvelles prévisions sont « plus réalistes ». Mais le député UMP « trouve vraiment regrettable qu’on attende la torpeur du mois d’août pour annoncer cette révision à la baisse ».   »On a l’impression que le gouvernement, plutôt que de discuter de façon transparente de ces sujets au Parlement (en juillet), a attendu délibérément quelques semaines pour enfin tirer les conséquences d’une réalité économique qui n’est pas bonne », a-t-il poursuivi, rappelant aussi que Pierre Moscovici avait fait état le 2 août, dans un entretien au Wall Street Journal, d’un déficit public risquant de dépasser cette année les 3,7% initialement ciblés.

 

Les impôts vont augmenter en 2014

Les impôts vont augmenter en 2014

 Mauvaise nouvelle: les impôts pourraient bien augmenter en 2014 si ces hausses sont « absolument indispensables », a reconnu le même chef de l’Etat. Elles devraient s’ajouter aux 30 milliards de prélèvements nouveaux votés depuis un an. Est-ce une simple nuance sémantique ou bien une inflexion dictée par les impératifs budgétaires ? Car jusqu’à présent, la ligne présidentielle, encore rappelée lors de la conférence de presse du 16 mai, était : pas d’impôt supplémentaire pour les particuliers en 2014 exception faite de la hausse de la TVA au 1er janvier prochain pour financer le Crédit impôt compétitivité. Jean-Marc Ayrault, de son côté, avait promis en avril qu’il « n’y aura pas d’augmentation générale des impôts en 2014. « C’est une nouvelle importante. C’est parce que nous avons un sérieux budgétaire ».  Mais avec la préparation du budget 2014 qui entre dans sa phase active, les choses ont changé. Le 1,5 milliard d’euros d’économies budgétaires nettes prévu l’an prochain pour l’Etat ne suffira pas à réduire le déficit public. Mardi 2 juillet, Pierre Moscovici invité de BFMTV-RMC, abordant la question du déficit s’était montré on ne peut plus clair. « La première année, nous avons baissé le déficit avec deux tiers de prélèvements et un tiers d’économies », a-t-il indiqué. « L’année prochaine, nous ferons un tiers de prélèvements, et deux tiers d’économies. Il y aura des impôts, oui, bien sûr. » Le ministre de l’Economie a d’ailleurs prévu une hausse de 0,3% des prélèvements obligatoires en 2014 (soit 6 milliards d’euros).  Quels prélèvements vont donc augmenter en 2014 ? Outre la TVA, la mise en place d’une fiscalité écologique voulue par les écologistes va immanquablement avoir des conséquences pour les particuliers, même modestes.  Concernant cette fois l’impôt sur le revenu payé par 18 millions de contribuables sur 36,4 millions, la baisse du plafond de l’avantage du quotient familial décidé dans le cadre de la réforme de la politique familiale, le nouveau coup de rabot sur les niches fiscales annoncé pour 2014, et l’instauration d’un taux à 45% vont mécaniquement alourdir la note pour nombre de contribuables moyens et aisés.  Au plan de l’épargne, il est possible que la fiscalité sur les gros contrats d’assurance-vie soit revue dans un sens moins favorable, dans la ligne du rapport Berger-Lefebvre.  Mais les nouveaux prélèvements ou la hausse de ceux existants concerneront au moins autant les cotisations sociales. Hier, François Hollande a confirmé que tous les Français devront faire des efforts pour sauvegarder les régimes de retraites. Ce qui signifie que la CSG sera certainement augmentée sur les pensions moyennes et élevées. De même, il est quasi-assuré que les cotisations retraites seront augmentées pour les particuliers comme pour les entreprises. Ces dernières, du moins les grandes, doivent s’attendre à des modifications de l’Impôt sur les sociétés (IS) afin d’en accroître le rendement.

 

Augmenter les cotisations et bloquer les retraites ( Soubie)

Augmenter les cotisations et bloquer les retraites ( Soubie)

Les partenaires sociaux étaient reçus par Jean-Marc Ayrault, lundi 13 mai, en vue de la conférence sociale de juillet prochain. Il y sera notamment question de la réforme des retraites, dossier explosif par excellence. Raymond Soubie, l’ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, est revenu sur la réforme de 2010, très contestée, au micro de BFM Business. « La réforme de 2010 touchait au tabou de la retraite à 60 ans, en portant l’âge légal à 62 ans« , a-t-il affirmé, pour justifier la grande impopularité de la mesure.  Il a ensuite livré ses pronostics sur l’orientation que pourrait prendre le gouvernement : « Après 2020, je peux parier qu’il va prolonger la réforme Fillon » de 2003, a-t-il déclaré. « D’ici 2020, il va augmenter les cotisations, retarder l’âge de départ à la retraite, allonger la durée de cotisation encore plus que ce que prévoit la loi Fillon, abaisser les pensions, ou déconnecter les pensions de l’évolution des prix. » Du coup, selon lui, « le gouvernement va, évidemment, prendre la voie la moins difficile. C’est l’augmentation des cotisations, même si cela pèse sur les salariés et les entreprises, ainsi que la désindexation des pensions. Pourquoi ? Parce que les partenaires sociaux viennent de le faire à propos des régimes complémentaires. »

 

La Fed veut augmenter le plafond de la dette, la BCE le diminue

La Fed veut augmenter le plafond de la dette, la BCE le diminue

 

Deux politiques totalement contradictoires et qui ne semblent pas tellement interroger les observateurs. La Fed veut augmenter le plafond de la dette, dans le même tems l’Europe le diminue avec notamment le nouveau traité. Que signifie cette contradiction, simplement que nous sommes entrés dans la guerre des monnaies. L’Europe va conserver une euro fort mais une économie atone tandis que le dollar (comme le yen) va baisser mais avec une économie soutenue. Le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke a exhorté lundi le Congrès à relever le plafond d’endettement des Etats-Unis pour parer à tout risque de défaut, estiment en outre que les passes d’armes politiques sur le déficit étaient préjudiciables à la situation économique. Il a argué que relever ce plafond légal d’endettement ne revenait pas à autoriser de nouvelles dépenses publiques. « Relever le plafond de la dette, ce que le Congrès doit faire périodiquement, donne au gouvernement la capacité de payer ses factures en cours », a-t-il expliqué lors d’un événement. « Cela ne crée ni nouveaux déficits ni nouvelles dépenses (…) Il est très, très important que le Congrès prenne les décisions qui s’imposent en vue de relever le plafond de la dette afin d’éviter une situation où notre gouvernement ne paierait pas ses factures ». Le Trésor a fait savoir que les Etats-Unis avaient atteint leur plafond d’endettement le 31 décembre et qu’il recourait dorénavant à des dispositions particulières pour permettre au gouvernement de remplir ses obligations financières. Il a ajouté lundi que le pays se trouverait à court de ressources pour éviter un défaut entre la mi-février et le début mars. Le secrétaire au Trésor Timothy Geithner a lui aussi exhorté le Congrès à relever le plafond d’endettement légal de 16.400 milliards de dollars, faute de quoi, le pays risquait des dommages économiques « irréparables ». Les parlementaires ont convenu début janvier de proroger les baisses d’impôt pour les ménages gagnant moins de 450.000 dollars par an mais ils doivent encore s’entendre sur le plafond de la dette, ainsi que sur une réduction des dépenses publiques, dont le déclenchement automatique a été repoussé au 1er mars. Ben Bernanke a également estimé que les Etats-Unis restaient dans une situation de reprise relativement fragile. Il a ajouté, lors de questions et réponses, que les choses évoluaient dans le bon sens pour l’économie américaine « mais pas aussi vite que nous le voudrions ». La Fed a choisi en décembre de poursuivre ses rachats obligataires tant que la situation de l’emploi ne se sera pas nettement améliorée.  

 




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