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Forte envolée des prix de l’énergie et des matières premières dans les entreprises

Forte envolée des prix de l’énergie et des matières premières dans les entreprises


Selon l’enquête annuelle d’Initiative France, 58% des entrepreneurs interrogés se disent affectés par la flambée des matières premières.

Contrairement aux idées reçues et surtout à celle du gouvernement, l’économie française est loin d’en avoir fini avec une forte inflation. Parmi les autres principaux facteurs de difficultés cités dans l’étude, arrivent la hausse de l’énergie (45%), les ruptures d’approvisionnement (26%), ou encore les difficultés de recrutement (21%). A l’opposé, les changements des comportements post-covid (1%), la conjoncture économique (1%) ou encore la baisse du pouvoir d’achat (2%) sont relégués en bas de tableau.

Sans surprise, quelques secteurs sont en première ligne face à l’explosion des prix des matières premières et ceux de l’énergie. Ainsi, 86% des agriculteurs se disent affectés par l’augmentation des matières premières. Dans l’hôtellerie et la restauration, 80% des gérants affirment qu’ils sont particulièrement touchés par ces hausses. Enfin, les professionnels dans l’artisanat et l’industrie font également part d’un grand désarroi. 69% d’entre eux déclarent être concernés par cette envolée des prix.

Face à l’envolée des prix, certaines entreprises ont dû passer en revue les sources d’économies possibles, notamment à court-terme. Le principal levier mentionné par les répondants est tout simplement la baisse du chauffage (41%). Viennent ensuite la chasse aux dépenses énergétiques inutiles (37%), la sensibilisation des équipes aux mesures de sobriété (28%).
En revanche, très peu de répondants ont évoqué un recours aux énergies renouvelables (1%), un basculement vers un modèle moins énergivore (2%) ou encore un déménagement vers un site moins gourmand en énergie (1%). Enfin, seulement 14% ont installé de nouveaux équipements pour optimiser la consommation d’énergie.

Autre résultat frappant de cette enquête : 59% des dirigeants interrogés estiment que la prise en compte de l’impact écologique, social et sociétal est aussi important que l’enjeu économique. 6% affirment même que cet impact écologique est plus important que l’enjeu économique.

Parmi les principaux leviers envisagés, figurent en premier lieu le renforcement du tri des déchets et le recyclage (47%), la baisse de la consommation d’énergie et de matières premières (39%), l’utilisation de produits respectueux de l’environnement (37%). Viennent ensuite l’optimisation des déplacements (33%), le fonctionnement en circuit court (32%) ou encore la réduction de l’empreinte carbone de l’entreprise (28%)

En revanche, la mise en place de nouvelles pratiques en matière de gouvernance (7%), de ressources humaines (9%) ou la formation aux enjeux de la transition écologique (10%) sont très loin d’être des priorités pour la plupart des patrons interrogés dans le cadre de cette enquête.

Méthode : enquête nationale réalisée auprès de 1.732 entrepreneurs soutenus par le réseau initiative France entre le 10 novembre et le 13 décembre 2022.

Alimentation : envolée des prix

Alimentation : envolée des prix

Officiellement d’après l’indice obsolète de l’INSEE les prix de l’alimentation ont bondi de 11 %. D’après d’autres études, les hausses se situent plutôt autour de 15 % voire 20%. En effet, faut ajouter des changements de marques, de conditionnement et même la diminution des contenus. En réalité les prix augmentent tout au long de la chaîne de production et on pourra le vérifier avec la hausse des profits de l’industrie alimentaire et de la grande distribution.

Dans les rayons des supermarchés, les prix poursuivent leurs envolées. Le panier sélectionné par le « 20 Heures » connaît un troisième mois consécutif d’augmentation à deux chiffres, avec 13,9 % de hausse, par rapport à novembre 2021. Une flambée des prix qui s’invite à table. En entrée : la salade connaît une hausse de 9,5 % et son assaisonnement à l’huile d’olive a bondi de plus de 41 %. Le verre et l’emballage sont en cause.

Le plat n’est pas non plus épargné, au contraire. Le prix du steak haché surgelé flambe de plus de 30 %, pour les pâtes, c’est 27 % de hausse sur les marques et pour les haricots, le prix est 20 % plus cher que l’an dernier. La pizza surgelée aussi coûte plus d’argent. C’est au dessert que l’inflation commence à légèrement ralentir avec une augmentation de 14 % pour les yaourts et de 15,7 % pour le café. Les négociations commerciales entre fabricants et distributeurs devraient amener l’envolée à se poursuivre.

Pour les moins favorisés qui gagnent par exemple moins de 900 € par mois, les dépenses contraintes peuvent atteindre jusqu’à 80 % du budget. Du coup, le poste consommation alimentaire est fortement réduit.La consommation alimentaire est l’une des principales variables d’ajustement pour compenser l’inflation que subissent les ménages.La baisse de consommation touche surtout les ménages très défavorisés, de l’ordre de 20 % de la population , mais aussi désormais les couches moyennes. D’après l’INSEE, la consommation alimentaire des Français est en recul continu sur les neuf premiers mois de l’année de près de 5%. . Il est plus facile de la réduire que son loyer ou ses abonnements. Ces consommateurs achètent des produits qui coûtent moins cher au kilo, substituent du soja à de la viande, renoncent aux produits sucrés.

Un sondage Elabe ne fait que confirmer le décalage entre le niveau de l’inflation autour de 6 % et l’augmentation du pouvoir d’achat environ de 3%, soit une perte de 3 points , soit au moins 1000 € par an par ménage. Selon un sondage* Elabe pour BFMTV, près des trois quarts d’entre eux (73%) ont déjà le sentiment que leur pouvoir d’achat s’est dégradé (+16 points en un an).

Pas une catégorie de la population ne semble cette fois épargnée. Ce sentiment de dégradation est ressenti tant par les cadres/professions intermédiaires (76%, +22 points) que les employés/ouvriers (73%, +19 points), les moins de 35 ans (67%, +25 points) que les 65 ans et plus (73%, +10 points).

Avec la hausse des prix, l’immense majorité des Français doit ainsi se priver. 85% des personnes interrogées disent devoir « se serrer la ceinture », dont 30% beaucoup et 55% un peu.
De plus en plus de renoncements

Un sentiment partagé par une très large majorité de Français au sein de toutes les catégories de population: 79% des cadres et 91% des catégories populaires se trouvent dans cette situation. Mais ce sont les catégories populaires (41% disent devoir beaucoup « se serrer la ceinture »), les 25-49 ans (41%)
.
un nombre e croissant de Français assure devoir renoncer à des dépenses essentielles. Ainsi, plus d’un tiers a renoncé à acheter certains produits alimentaires (39%, +13 points).

Le succès des marques de distributeurs premier prix mais aussi moyen et haut de gamme, moins chères en moyenne de 30% que les grandes marques, illustre ce souci d’économies et pas seulement dans les catégories sociales les plus modestes. Le moral général des ménages mesuré par l’INSEE est tombé au plus bas depuis dix ans sur fond de dégradation des perspectives économiques .

2023 sera l’année d’une croissance quasi-nulle, voire négative, avec d’inévitables conséquences sur le pouvoir d’achat. Une éventuelle récession coïncidera avec le creux habituel de la consommation qui suit les fêtes de vingt d’années. Michel-Edouard Leclerc dit s’attendre à des achats qui se maintiennent pour décembre avant de plonger après Noël. A l’antenne de RMC le 8 novembre, celui qui fait office de porte-parole de la grande distribution a justifié son pessimisme en arguant d’une « inflation à deux chiffres ».
«
« A l’exception des 20% de ménages modestes qui peuvent connaître des situations très difficile y compris pour se nourrir, il n’y a pas de changement profond des rythmes de consommation, qui sont inscrits profondément dans nos vies, nos habitudes sociales », confirme l’économiste et historien spécialiste de l’inflation Michel-Pierre Chélini qui cite les épisodes d’inflation 1974-1975 et 1981-1983 suivis de rebonds systématiques de la consommation. « Dans les périodes d’inflation depuis 50 ans, il y a éventuellement de la consommation différée face à l’incertitude économique mais pas de destruction de la consommation », conclut-il; Peut-être un peu hâtivement car l’inflation malheureusement risque de durer!

Inflation et consommation : envolée des prix

>Inflation et consommation : envolée des prix

Officiellement d’après l’indice obsolète de l’INSEE les prix de l’alimentation ont bondi de 11 %. D’après d’autres études, les hausses se situent plutôt autour de 15 % voire 20%. En effet, faut ajouter des changements de marques, de conditionnement et même la diminution des contenus. En réalité les prix augmentent tout au long de la chaîne de production et on pourra le vérifier avec la hausse des profits de l’industrie alimentaire et de la grande distribution.

Dans les rayons des supermarchés, les prix poursuivent leurs envolées. Le panier sélectionné par le « 20 Heures » connaît un troisième mois consécutif d’augmentation à deux chiffres, avec 13,9 % de hausse, par rapport à novembre 2021. Une flambée des prix qui s’invite à table. En entrée : la salade connaît une hausse de 9,5 % et son assaisonnement à l’huile d’olive a bondi de plus de 41 %. Le verre et l’emballage sont en cause.

Le plat n’est pas non plus épargné, au contraire. Le prix du steak haché surgelé flambe de plus de 30 %, pour les pâtes, c’est 27 % de hausse sur les marques et pour les haricots, le prix est 20 % plus cher que l’an dernier. La pizza surgelée aussi coûte plus d’argent. C’est au dessert que l’inflation commence à légèrement ralentir avec une augmentation de 14 % pour les yaourts et de 15,7 % pour le café. Les négociations commerciales entre fabricants et distributeurs devraient amener l’envolée à se poursuivre.

Pour les moins favorisés qui gagnent par exemple moins de 900 € par mois, les dépenses contraintes peuvent atteindre jusqu’à 80 % du budget. Du coup, le poste consommation alimentaire est fortement réduit.La consommation alimentaire est l’une des principales variables d’ajustement pour compenser l’inflation que subissent les ménages.La baisse de consommation touche surtout les ménages très défavorisés, de l’ordre de 20 % de la population , mais aussi désormais les couches moyennes. D’après l’INSEE, la consommation alimentaire des Français est en recul continu sur les neuf premiers mois de l’année de près de 5%. . Il est plus facile de la réduire que son loyer ou ses abonnements. Ces consommateurs achètent des produits qui coûtent moins cher au kilo, substituent du soja à de la viande, renoncent aux produits sucrés.

Un sondage Elabe ne fait que confirmer le décalage entre le niveau de l’inflation autour de 6 % et l’augmentation du pouvoir d’achat environ de 3%, soit une perte de 3 points , soit au moins 1000 € par an par ménage. Selon un sondage* Elabe pour BFMTV, près des trois quarts d’entre eux (73%) ont déjà le sentiment que leur pouvoir d’achat s’est dégradé (+16 points en un an).

Pas une catégorie de la population ne semble cette fois épargnée. Ce sentiment de dégradation est ressenti tant par les cadres/professions intermédiaires (76%, +22 points) que les employés/ouvriers (73%, +19 points), les moins de 35 ans (67%, +25 points) que les 65 ans et plus (73%, +10 points).

Avec la hausse des prix, l’immense majorité des Français doit ainsi se priver. 85% des personnes interrogées disent devoir « se serrer la ceinture », dont 30% beaucoup et 55% un peu.
De plus en plus de renoncements

Un sentiment partagé par une très large majorité de Français au sein de toutes les catégories de population: 79% des cadres et 91% des catégories populaires se trouvent dans cette situation. Mais ce sont les catégories populaires (41% disent devoir beaucoup « se serrer la ceinture »), les 25-49 ans (41%)
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un nombre e croissant de Français assure devoir renoncer à des dépenses essentielles. Ainsi, plus d’un tiers a renoncé à acheter certains produits alimentaires (39%, +13 points).

Le succès des marques de distributeurs premier prix mais aussi moyen et haut de gamme, moins chères en moyenne de 30% que les grandes marques, illustre ce souci d’économies et pas seulement dans les catégories sociales les plus modestes. Le moral général des ménages mesuré par l’INSEE est tombé au plus bas depuis dix ans sur fond de dégradation des perspectives économiques .

2023 sera l’année d’une croissance quasi-nulle, voire négative, avec d’inévitables conséquences sur le pouvoir d’achat. Une éventuelle récession coïncidera avec le creux habituel de la consommation qui suit les fêtes de vingt d’années. Michel-Edouard Leclerc dit s’attendre à des achats qui se maintiennent pour décembre avant de plonger après Noël. A l’antenne de RMC le 8 novembre, celui qui fait office de porte-parole de la grande distribution a justifié son pessimisme en arguant d’une « inflation à deux chiffres ».
«
« A l’exception des 20% de ménages modestes qui peuvent connaître des situations très difficile y compris pour se nourrir, il n’y a pas de changement profond des rythmes de consommation, qui sont inscrits profondément dans nos vies, nos habitudes sociales », confirme l’économiste et historien spécialiste de l’inflation Michel-Pierre Chélini qui cite les épisodes d’inflation 1974-1975 et 1981-1983 suivis de rebonds systématiques de la consommation. « Dans les périodes d’inflation depuis 50 ans, il y a éventuellement de la consommation différée face à l’incertitude économique mais pas de destruction de la consommation », conclut-il; Peut-être un peu hâtivement car l’inflation malheureusement risque de durer!

Inflation et Supermarché : envolée des prix

Inflation et Supermarché : envolée des prix

Officiellement d’après l’indice obsolète de l’INSEE les prix de l’alimentation ont bondi de 11 %. D’après d’autres études, les hausses se situent plutôt autour de 15 % voire 20%. En effet, faut ajouter des changements de marques, de conditionnement et même la diminution des contenus. En réalité les prix augmentent tout au long de la chaîne de production et on pourra le vérifier avec la hausse des profits de l’industrie alimentaire et de la grande distribution.

Dans les rayons des supermarchés, les prix poursuivent leurs envolées. Le panier sélectionné par le « 20 Heures » connaît un troisième mois consécutif d’augmentation à deux chiffres, avec 13,9 % de hausse, par rapport à novembre 2021. Une flambée des prix qui s’invite à table. En entrée : la salade connaît une hausse de 9,5 % et son assaisonnement à l’huile d’olive a bondi de plus de 41 %. Le verre et l’emballage sont en cause.

Le plat n’est pas non plus épargné, au contraire. Le prix du steak haché surgelé flambe de plus de 30 %, pour les pâtes, c’est 27 % de hausse sur les marques et pour les haricots, le prix est 20 % plus cher que l’an dernier. La pizza surgelée aussi coûte plus d’argent. C’est au dessert que l’inflation commence à légèrement ralentir avec une augmentation de 14 % pour les yaourts et de 15,7 % pour le café. Les négociations commerciales entre fabricants et distributeurs devraient amener l’envolée à se poursuivre.

Pour les moins favorisés qui gagnent par exemple moins de 900 € par mois, les dépenses contraintes peuvent atteindre jusqu’à 80 % du budget. Du coup, le poste consommation alimentaire est fortement réduit.La consommation alimentaire est l’une des principales variables d’ajustement pour compenser l’inflation que subissent les ménages.La baisse de consommation touche surtout les ménages très défavorisés, de l’ordre de 20 % de la population , mais aussi désormais les couches moyennes. D’après l’INSEE, la consommation alimentaire des Français est en recul continu sur les neuf premiers mois de l’année de près de 5%. . Il est plus facile de la réduire que son loyer ou ses abonnements. Ces consommateurs achètent des produits qui coûtent moins cher au kilo, substituent du soja à de la viande, renoncent aux produits sucrés.

Un sondage Elabe ne fait que confirmer le décalage entre le niveau de l’inflation autour de 6 % et l’augmentation du pouvoir d’achat environ de 3%, soit une perte de 3 points , soit au moins 1000 € par an par ménage. Selon un sondage* Elabe pour BFMTV, près des trois quarts d’entre eux (73%) ont déjà le sentiment que leur pouvoir d’achat s’est dégradé (+16 points en un an).

Pas une catégorie de la population ne semble cette fois épargnée. Ce sentiment de dégradation est ressenti tant par les cadres/professions intermédiaires (76%, +22 points) que les employés/ouvriers (73%, +19 points), les moins de 35 ans (67%, +25 points) que les 65 ans et plus (73%, +10 points).

Avec la hausse des prix, l’immense majorité des Français doit ainsi se priver. 85% des personnes interrogées disent devoir « se serrer la ceinture », dont 30% beaucoup et 55% un peu.
De plus en plus de renoncements

Un sentiment partagé par une très large majorité de Français au sein de toutes les catégories de population: 79% des cadres et 91% des catégories populaires se trouvent dans cette situation. Mais ce sont les catégories populaires (41% disent devoir beaucoup « se serrer la ceinture »), les 25-49 ans (41%)
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un nombre e croissant de Français assure devoir renoncer à des dépenses essentielles. Ainsi, plus d’un tiers a renoncé à acheter certains produits alimentaires (39%, +13 points).

Le succès des marques de distributeurs premier prix mais aussi moyen et haut de gamme, moins chères en moyenne de 30% que les grandes marques, illustre ce souci d’économies et pas seulement dans les catégories sociales les plus modestes. Le moral général des ménages mesuré par l’INSEE est tombé au plus bas depuis dix ans sur fond de dégradation des perspectives économiques .

2023 sera l’année d’une croissance quasi-nulle, voire négative, avec d’inévitables conséquences sur le pouvoir d’achat. Une éventuelle récession coïncidera avec le creux habituel de la consommation qui suit les fêtes de vingt d’années. Michel-Edouard Leclerc dit s’attendre à des achats qui se maintiennent pour décembre avant de plonger après Noël. A l’antenne de RMC le 8 novembre, celui qui fait office de porte-parole de la grande distribution a justifié son pessimisme en arguant d’une « inflation à deux chiffres ».
«
« A l’exception des 20% de ménages modestes qui peuvent connaître des situations très difficile y compris pour se nourrir, il n’y a pas de changement profond des rythmes de consommation, qui sont inscrits profondément dans nos vies, nos habitudes sociales », confirme l’économiste et historien spécialiste de l’inflation Michel-Pierre Chélini qui cite les épisodes d’inflation 1974-1975 et 1981-1983 suivis de rebonds systématiques de la consommation. « Dans les périodes d’inflation depuis 50 ans, il y a éventuellement de la consommation différée face à l’incertitude économique mais pas de destruction de la consommation », conclut-il; Peut-être un peu hâtivement car l’inflation malheureusement risque de durer!

Supermarché : envolée des prix

Supermarché : envolée des prix

Officiellement d’après l’indice obsolète de l’INSEE les prix de l’alimentation ont bondi de 11 %. D’après d’autres études, les hausses se situent plutôt autour de 15 % voire 20%. En effet, faut ajouter des changements de marques, de conditionnement et même la diminution des contenus. En réalité les prix augmentent tout au long de la chaîne de production et on pourra le vérifier avec la hausse des profits de l’industrie alimentaire et de la grande distribution.

Dans les rayons des supermarchés, les prix poursuivent leurs envolées. Le panier sélectionné par le « 20 Heures » connaît un troisième mois consécutif d’augmentation à deux chiffres, avec 13,9 % de hausse, par rapport à novembre 2021. Une flambée des prix qui s’invite à table. En entrée : la salade connaît une hausse de 9,5 % et son assaisonnement à l’huile d’olive a bondi de plus de 41 %. Le verre et l’emballage sont en cause.

Le plat n’est pas non plus épargné, au contraire. Le prix du steak haché surgelé flambe de plus de 30 %, pour les pâtes, c’est 27 % de hausse sur les marques et pour les haricots, le prix est 20 % plus cher que l’an dernier. La pizza surgelée aussi coûte plus d’argent. C’est au dessert que l’inflation commence à légèrement ralentir avec une augmentation de 14 % pour les yaourts et de 15,7 % pour le café. Les négociations commerciales entre fabricants et distributeurs devraient amener l’envolée à se poursuivre.

Pour les moins favorisés qui gagnent par exemple moins de 900 € par mois, les dépenses contraintes peuvent atteindre jusqu’à 80 % du budget. Du coup, le poste consommation alimentaire est fortement réduit.La consommation alimentaire est l’une des principales variables d’ajustement pour compenser l’inflation que subissent les ménages.La baisse de consommation touche surtout les ménages très défavorisés, de l’ordre de 20 % de la population , mais aussi désormais les couches moyennes. D’après l’INSEE, la consommation alimentaire des Français est en recul continu sur les neuf premiers mois de l’année de près de 5%. . Il est plus facile de la réduire que son loyer ou ses abonnements. Ces consommateurs achètent des produits qui coûtent moins cher au kilo, substituent du soja à de la viande, renoncent aux produits sucrés.

Un sondage Elabe ne fait que confirmer le décalage entre le niveau de l’inflation autour de 6 % et l’augmentation du pouvoir d’achat environ de 3%, soit une perte de 3 points , soit au moins 1000 € par an par ménage. Selon un sondage* Elabe pour BFMTV, près des trois quarts d’entre eux (73%) ont déjà le sentiment que leur pouvoir d’achat s’est dégradé (+16 points en un an).

Pas une catégorie de la population ne semble cette fois épargnée. Ce sentiment de dégradation est ressenti tant par les cadres/professions intermédiaires (76%, +22 points) que les employés/ouvriers (73%, +19 points), les moins de 35 ans (67%, +25 points) que les 65 ans et plus (73%, +10 points).

Avec la hausse des prix, l’immense majorité des Français doit ainsi se priver. 85% des personnes interrogées disent devoir « se serrer la ceinture », dont 30% beaucoup et 55% un peu.
De plus en plus de renoncements

Un sentiment partagé par une très large majorité de Français au sein de toutes les catégories de population: 79% des cadres et 91% des catégories populaires se trouvent dans cette situation. Mais ce sont les catégories populaires (41% disent devoir beaucoup « se serrer la ceinture »), les 25-49 ans (41%)
.
un nombre e croissant de Français assure devoir renoncer à des dépenses essentielles. Ainsi, plus d’un tiers a renoncé à acheter certains produits alimentaires (39%, +13 points).

Le succès des marques de distributeurs premier prix mais aussi moyen et haut de gamme, moins chères en moyenne de 30% que les grandes marques, illustre ce souci d’économies et pas seulement dans les catégories sociales les plus modestes. Le moral général des ménages mesuré par l’INSEE est tombé au plus bas depuis dix ans sur fond de dégradation des perspectives économiques .

2023 sera l’année d’une croissance quasi-nulle, voire négative, avec d’inévitables conséquences sur le pouvoir d’achat. Une éventuelle récession coïncidera avec le creux habituel de la consommation qui suit les fêtes de vingt d’années. Michel-Edouard Leclerc dit s’attendre à des achats qui se maintiennent pour décembre avant de plonger après Noël. A l’antenne de RMC le 8 novembre, celui qui fait office de porte-parole de la grande distribution a justifié son pessimisme en arguant d’une « inflation à deux chiffres ».
«
« A l’exception des 20% de ménages modestes qui peuvent connaître des situations très difficile y compris pour se nourrir, il n’y a pas de changement profond des rythmes de consommation, qui sont inscrits profondément dans nos vies, nos habitudes sociales », confirme l’économiste et historien spécialiste de l’inflation Michel-Pierre Chélini qui cite les épisodes d’inflation 1974-1975 et 1981-1983 suivis de rebonds systématiques de la consommation. « Dans les périodes d’inflation depuis 50 ans, il y a éventuellement de la consommation différée face à l’incertitude économique mais pas de destruction de la consommation », conclut-il; Peut-être un peu hâtivement car l’inflation malheureusement risque de durer!

Envolée de l’inflation: La note surtout pour les salariés ?

Envolée de l’inflation: La note surtout pour les salariés ?

 

Contrairement aux affirmations des pouvoirs publics et de certains experts l’inflation n’est nullement provisoire. Pour preuve en janvier sur un an elle a encore progressé de près de 3 %. Le retour de l’inflation fait donc renaître le débat sur le maintien du pouvoir d’achat des salaires, analyse l’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur. Faute de revalorisation des salaires, comme en 1920, les salariés risquent de payer la note mais aussi les retraités et les épargnants (chronique dans le Monde)

 

Chronique. 

 

 

 La crainte de voir s’enclencher une boucle inflationniste prix-salaires est brandie actuellement par le patronat et par le gouvernement pour éviter une hausse générale des salaires. Plusieurs syndicats, inversement, alertent sur les risques de perte de pouvoir d’achat en cas de résurgence inflationniste et réclament un ajustement automatique tenant compte de l’inflation, une « indexation » des salaires sur les prix.

La question s’est posée il y a un siècle, lorsque, en 1919-1920, le pouvoir d’achat des salaires se trouve significativement réduit parce que les prix, bloqués pendant la guerre, ont été libérés, alors que les salaires restent souvent inchangés. Les entreprises, comme d’ailleurs l’Etat employeur, utilisent un mélange d’augmentations individuelles et de primes « de vie chère » pour limiter le mécontentement ou le départ des salariés. Un indice officiel du coût de la vie est créé en 1920, pour servir de référence aux négociations. Mais, même après avoir renoncé au retour au franc-or, les gouvernements rejettent l’idée d’indexation et la fixation des salaires reste décentralisée.

Le Front populaire impose en revanche une prise en compte du niveau des prix et du pouvoir d’achat dans les négociations collectives, devenues désormais obligatoires au niveau des branches professionnelles. Dans la pratique, les clauses d’indexation sont cependant presque toujours très prudentes et les recours à l’arbitrage intentés par les syndicats pour obtenir leur application conduisent, dans la plupart des cas, à des rejets au nom de « l’équilibre économique » du secteur (en fait, la préservation des profits et des investissements). L’inflation, comme au début des années 1920, profite principalement aux employeurs, privés et plus encore publics.

L’économie semi-dirigée qui suit la seconde guerre mondiale est, en revanche, propice à une politique nationale des salaires. Le mouvement ouvrier revendique alors « l’échelle mobile automatique et générale » et ainsi la possibilité pour « l’ouvrier » de pouvoir faire vivre sa famille dignement.

Après plusieurs années de débats, une loi adoptant l’échelle mobile des salaires est adoptée en 1952 par le gouvernement conservateur d’Antoine Pinay. Elle complète un dispositif où un salaire minimum national est défini par l’Etat (alors que, depuis 1936, il l’était par branche et par région). Mais la mise en œuvre est très loin des discours : les conventions collectives adaptent localement « l’échelle mobile » vers le haut ou vers le bas, en fonction des rapports de force et d’autres considérations tout aussi essentielles, comme les heures supplémentaires, le coût de la vie local, la part de l’emploi féminin (qui est à l’époque légalement moins rémunéré). Seule l’indexation du salaire minimum interprofessionnel garanti (le SMIG, lui-même sujet à nombre d’exceptions), adoptée cette même année, est réelle. Mais en période de croissance, l’indexation du salaire minimum n’empêchera pas une baisse relative du SMIG par rapport au salaire médian.

 

Énergie : envolée du prix du gaz ….et des autres énergies à suivre

 

 

Énergie : envolée du prix du gaz ….et des autres énergies à suivre

 

Nouveau record du prix du gaz ce mardi en raison notamment des tensions géopolitiques entre la Russie et certains de ces pays clients

. Une hausse qui mécaniquement va se reporter sur les autres énergies et sur l’électricité. À noter par ailleurs que les énergies renouvelables actuellement loin d’apporter le complément nécessaire à une demande en hausse du fait de la baisse des températures. En particulier l’éolien qui se révèle effectivement très intermittent.

On sait qu’en France la tension est extrême sur la production d’électricité et que le gouvernement a même demandé à la ministre écolo Barbara Ponfilly de solliciter davantage l’électricité nucléaire. D’ordinaire la France et le premier pays producteur exportateur mondial d’électricité mais du faîte de l’arrêt de plusieurs réacteurs entretien la France doit importer de l’électricité. Cela d’autant plus que parallèlement on a fermé la centrale de Fessenheim dont la durée de vie pouvait être prolongée d’une vingtaine d’années !

Le cours européen de référence, le TTF néerlandais, est monté vers 13 heures de près de 20% à 175 euros le mégawattheure (MWh), battant son record précédent du 6 octobre, quand celui du gaz britannique pour livraison le mois prochain a culminé à 435 pence par thermie (une unité de quantité de chaleur), suivant une hausse par rapport à la clôture de la veille. Ces niveaux de prix au comptant sont près de huit fois supérieurs à ceux du début d’année.

Le regain de tensions à la frontière entre la Russie et l’Ukraine est régulièrement mis en avant par les observateurs du marché pour expliquer la flambée des prix. Les Occidentaux affirment que Moscou masse du matériel militaire à la frontière ukrainienne en vue d’une possible opération, des accusations rejetées par la Russie qui se dit au contraire sous la menace de l’Otan, qui arme l’Ukraine et multiplie les déploiements de moyens aériens et maritimes dans la région de la mer Noire.

 

2022: envolée de croissance à 6% ?

2022: envolée de croissance à 6% ?

Le chiffre de 6 % de croissance en 2021 fait rêver certains journalistes approximatifs. En effet cette progression ne fait que compenser l’écroulement économique dû à la crise sanitaire. La France ne retrouvera en réalité que son niveau de croissance de fin 2019. À partir de 2022, il s’agira d’une véritable croissance. En général,  les économistes prévoient 3 à 4% d’augmentation du pub pour l’année prochaine.

Mais d’après les derniers travaux dévoilées par l’observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) ce mercredi 13 octobre, la croissance de l’économie française pourrait rebondir de 6,2% en 2022 au lieu de 4% si une partie de cette épargne était fléchée vers la consommation.

Les économistes estiment que plus de 151 milliards d’euros ont été accumulés par les ménages Français depuis le début de la pandémie. « L’épargne est un élément crucial de notre scénario », a déclaré l’économiste Christophe Blot lors d’un point presse.

« Les nouvelles sont plutôt bonnes. Le climat des affaires se porte bien. La confiance des ménages est plus élevée qu’au moment de la crise des gilets jaunes alors que l’impact macroéconomique de la crise n’a rien à voir. Il y a eu cet été un bond très fort de la consommation avec la levée des mesures prophylactiques », a affirmé l’économiste Mathieu Plane.

Dans leur modèle, les économistes de l’OFCE tablent sur la consommation d’un cinquième du total de l’épargne accumulée. C’est à dire environ 30 milliards d’euros, soit l’équivalent du plan d’investissement annoncé par Emmanuel Macron pour bâtir la France de 2030.

Une réserve toutefois le fait que cette épargne est concentrée sur la partie la plus aisée des ménages

Un risque aussi, la montée inévitable de l’inflation qui va venir grignoter le pouvoir d’achat en même temps que l’épargne.

Bois : une pénurie et une envolée des prix

Bois : une pénurie et une envolée des prix

Les prix du bois ne cessent de s’envoler sous l’effet de l’énorme pression de la demande américaine  et chinoise. Observons qu’une partie de ce mois nous revient de Chine sous forme de produits manufacturés ! Ainsi les prix pourraient bien doubler en un an sur la tendance. Des experts alertent sur la situation ( voir autre  article):

 

 » Face à l’impératif écologique, les besoins en bois de construction ne feront que croître au cours des prochaines années, alors que pour avoir une filière forte, une gestion mesurée de la ressource est ici primordiale pour ne pas céder à la tentation de bénéfices de court terme avec des coupes inconsidérées. Une bonne idée serait ici, en plus d’un réveil des politiques sur le libre-échangisme de la filière (principe de préférence nationale), de permettre aux professionnels du bâtiment d’établir des devis indexés sur les cours futurs du bois de construction, afin de garantir des marges décentes et de leur permettre de se couvrir contre les fluctuations des prix du bois. Enfin, il faut réfléchir à des incitations à la plantation d’arbres pour les propriétaires privés : son bénéfice économique étant multigénérationnel, une telle plantation devrait être exonérée de droits de succession afin de reconstituer sur le long terme notre patrimoine naturel. »

Envolée du chômage à 10,5 % (Unedic)

Envolée du chômage à 10,5 % (Unedic)

L’envolée du chômage et l’accroissement des déficits de l’Unedic constituent un effet mécanique de la crise sanitaire avec davantage de dépenses et moins de recettes. Selon les dernières prévisions de l’Unédic rendues publiques ce mercredi 21 octobre, le taux de chômage au sens du bureau international du travail devrait grimper à 10,5% de la population active en 2020 et redescendre à 9,6% en 2021. Avec plus de 670.000 postes détruits au cours de cette année, l’économie tricolore risque encore plus de s’enfoncer dans la crise.

 

L’Unedic prévoit un déficit  18,7 milliards d’euros en 2020, ce qui porterait sa dette à 55,5 milliards d’euros cette année, contre 38,4 milliards prévus en février. Les perspectives ne sont guère réjouissantes.

l’Unédic anticipe un déficit de 9,7 milliards d’euros dans un an, faisant augmenter la dette totale à 65,2 milliards d’euros.

Envolée des RSA

Envolée des RSA 

 

 

 

Suite à la crise les départements constatent une envolée des demandes de RSA avec une augmentation supplémentaire des dépenses de l’ordre d’un milliard d’euros. Les alertes remontant du terrain annoncent des progressions inquiétantes liées aux ravages économiques de la crise sanitaire: + 12% dans la Manche, + 14,6 % dans la Sarthe, + 17,94% en Haute-Saône… Certains élus jugent la situation pire que la crise mondiale de 2008.

Dominique Bussereau, président de l’association des départements, dénonce un tour de « passe-passe » budgétaire de Bercy. « Il manque 4,6 milliards chaque année et ce sera 5 à 6 milliards l’an prochain si rien ne change », prévient le président. Il ajoute: « Je n’ai pas envie de signer un document vide, avec des promesses nuageuses ».

 

Epargne : une envolée qui traduit l’inquiétude

Epargne :  une envolée qui traduit l’inquiétude

 

L’épargne depuis le début de la crise sanitaire a connu une envolée tout à fait exceptionnelle, elle a  augmenté de 12 points pour s’établir à 27,4% au deuxième trimestre, selon les chiffres de l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee) vendredi. D’ici la fin de l’année, les Français devraient avoir mis de côté pas loin de 100 milliards d’euros, « l’épargne Covid » s’élevant déjà à 80 milliards à fin juillet, selon la Banque de France. Il y a évidemment plusieurs explications à cette progression.

 Pendant la crise la production et la commercialisation ont été fortement handicapées et les Français se sont limités aux achats les plus indispensables. La baisse de la consommation a donc des dimensions conjoncturelles. Mais elle comporte aussi des aspects structurels avec une certaine évolution des modes de consommation moins dépensiers. Enfin et peut-être surtout, si les Français qui le peuvent, épargnent davantage, c’est en raison d’une crainte fort légitime d’une dégradation importante de l’économie et de l’emploi. De ce point de vue, avec une baisse de 10 % en 2020, c’est mécaniquement 1 million de chômeurs environ qui viendront s’ajouter aux autres avec des conséquences pour l’ensemble du pouvoir d’achat en France.

Le plan de relance de 100 milliards d’euros « devra remettre dans le circuit cette épargne excessive en rassurant sur l’emploi », note Philippe Waechter, chef économiste chez Ostrum Asset Management.

« Comment on mobilise cette épargne pour soutenir l’économie? C’est la grande question. Le plan de relance est censé faire repartir la machine mais il ne comporte pas de mesure ciblée sur l’épargne comme en Allemagne », qui a décidé de baisser la TVA pendant six mois, relève Mathieu Plane. « Le gouvernement préfère donner un message de confiance, inciter les Français à dépenser, mais est-ce que cela sera suffisant? Le risque est de mourir riche », ironise l’économiste.

Après avoir bondi à la sortie du confinement (+35,5% en mai et +10,3% en juin), les achats se sont stabilisés en juillet (+0,5%), avec une prime pour la consommation de carburants, en forte hausse, au détriment des dépenses en habillement-textile qui progressent plus faiblement.

La consommation des ménages retrouve ainsi « quasiment » son niveau de novembre 2019, selon l’Insee, mais « on n’a pas eu de véritable rattrapage, au sens où on continue d’accumuler des pertes », selon Mathieu Plane, directeur adjoint du département Analyse et Prévision de l’OFCE. Dès lors, « on ne peut pas parler de reprise, mais d’un simple rebond » de l’activité.

Surtout, cette baisse de la consommation a fait chuter le produit intérieur brut de 13,8% au deuxième trimestre 2020, selon l’Insee. Cet effondrement est inédit depuis 1949, date à laquelle il a commencé à mesurer l’activité économique française de façon trimestrielle. Même après la chute de Lehman Brothers en 2008-2009 ou la grève générale de mai 1968, la chute n’avait pas été aussi brutale.

France: croissance en berne et envolée des déficits

France: croissance en berne et envolée des déficits

Officiellement le projet de loi rectificatif du budget envisage désormais une baisse du PIB de 8 % et parallèlement une envolée de la dette d’autant. Des chiffres de toute façon tout à fait approximatifs surtout destinés à rassurer la commission européenne. La vérité est que la perte de croissance sera plus proche de 15 % et le déficit pourra atteindre 20 % du PIB . La  première loi de finances rectificative pour 2020, promulguée fin mars, tablait sur une contraction de 1% du PIB et sur un déficit public à -3,9% du PIB !

“Le confinement est plus long que ce qui pouvait avoir été anticipé (…) évidemment ça aura un impact plus fort sur notre croissance nationale. Nous avions prévu une croissance à -6, nous aurons une prévision de croissance qui va être fixée à -8 pour le projet de loi de finances rectificative”, a déclaré mardi le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire sur BFMTV et RMC.

Cette prolongation du confinement va également “aggraver les chiffres des comptes publics. On va passer par exemple de -7,6% de déficit (…) à -9% de déficit. Depuis la Seconde Guerre mondiale, jamais notre pays n’a connu ça”, a de son côté déclaré le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin sur la radio France info.

La contraction encore plus marquée de l’activité économique va se traduire par une perte de recettes fiscales de l’ordre de 43 milliards d’euros pour l’Etat (contre 37 milliards évoqués précédemment), précise-t-on dans l’entourage de Gérald Darmanin.

Le plan de soutien à l’économie française a déjà été plus que doublé, à 100 milliards d’euros, soit plus de 4% du PIB, Bruno Le Maire a assuré que “si à un moment donné il faut faire encore davantage, nous ferons encore davantage, nous serons là (…) tant que ce sera nécessaire”.

Le fonds de solidarité pour les TPE, indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales, dont bénéficient déjà plus de 900.000 entreprises, “va être beaucoup plus généreux, beaucoup plus substantiel et beaucoup plus ouvert à tous les entrepreneurs qui ont été touchés par la crise”, a annoncé Bruno Le Maire.

“Nous avons vu qu’il y avait des trous dans la raquette et nous avons voulu y répondre”, a-t-il précisé. “Du coup, les sommes vont exploser. On avait prévu un milliard d’euros sur ce fond (par mois pour mars et avril-NDLR), ce sera sept” milliards, pour les mois de mars, avril et mai.

Au-delà de l’Etat, ce fonds est également abondé par les régions, ainsi que par les assureurs, qui ont proposé de doubler leur participation à 400 millions d’euros et prévoient d’accroître leur soutien à l’économie, sous la pression du gouvernement.

Mélenchon 273 milliards dépenses mais envolée de la dette et du chômage

Mélenchon 273 milliards dépenses mais envolée  de la dette et  du chômage

 

La gauche en général entretient de mauvaises relations avec l’économie mais avec Mélenchon c’est l’ignorance complète. Son programme de dépenses se traduirait rapidement par une  hausse de fiscalité, par l’inflation et par une croissance du chômage. Le taux de prélèvement obligatoire passerait de 46 % à près  50 % ce qui amputerait la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat. Jean-Luc Mélenchon promet notamment une Augmentation des salaires, uen sixième semaine de congés 100 milliards d’euros d’investissements dans des projets écologiques et « socialement utiles » sont prévus ainsi que 173 milliards d’euros de dépenses nouvelles pour financer, notamment, une hausse du salaire minimum de 16% (à 1.300 euros nets par mois) dès 2017, la retraite à taux plein à 60 ans ou encore un plan de construction d’un million de logements. Notons que les importations seraient taxées entraînant un renchérissement des produits et services consommés par les Français du fait de cette taxation mais aussi en raison de la dégradation de la compétitivité des entreprises françaises. Au bas mot l’ensemble des mesures provoquerait  un chômage supplémentaire d’environ 1 million. Théoriquement il y aurait bien une hausse de la demande intérieure mais elle serait satisfaite soit par une production interne ou par des importations dont les prix seraient en nette hausse. Le plus grave serait évidemment de plomber la compétitivité des entreprises françaises ce qui ce répercuterait sur les consommateurs, sur la demande étrangère et déséquilibrerait  encore un peu plus une balance commerciale déjà catastrophique. En clair le risque est de détruire massivement des emplois. Ne parlons pas des grands équilibres financiers car cela aggraverait la dette et son coût de près de 200 milliards. Un programme économique et social finalement assez proche de celui de Marine Le Pen même si dans le domaine sociétal les propositions sont assez opposées. Pour résumer,  un programme qui promet tout à tout le monde mais aussi le contraire. À savoir notamment l’augmentation des salaires, des pensions mais avec rapidement une envolée de l’inflation qu’il chiffre à 4 % mais qui pourrait être beaucoup plus considérable avec la croissance notamment des taux d’intérêt. Taux  d’intérêt en nette hausse compte tenu du manque total de crédibilité d’un tel programme. Un programme qui aurait pu être inspiré par Fidel Castro ou Hugo Chavez qui ont conduit leur pays au désastre économique.

 

EDF : envolée des tarifs et des actions !

EDF : envolée des tarifs et des actions !

Augmentation des tarifs de 5% au premier août 2013, sans doute encore la même chose en 2014 voire en 2015. De quoi rassurer la bourse.  Le titre du groupe français qui augmente ses tarifs d’électricité jeudi a pris 58 % depuis le 1er janvier, la plus forte hausse du CAC 40.  La performance boursière d’EDF depuis le début de l’année est la plus spectaculaire de toutes les compagnies électriques et gazières d’Europe. Le rapport en Bourse avec GDF Suez s’est inversé mardi après l’annonce des résultats du groupe d’Henri Proglio, faisant perdre à GDF Suez, qui avait jusqu’ici la plus grosse capitalisation boursière du secteur depuis plus de trois ans, sa première place. Les résultats d’EDF ont été meilleurs que prévu : l’électricien français a dégagé au premier semestre de l’année une hausse de 3,5 % de son bénéfice net à 2,9 milliards d’euros. Son chiffre d’affaires a quant à lui augmenté de 10,7 % pour atteindre un montant total de 39,75 milliards d’euros. Les analystes ont eu tort, eux qui tablaient sur un bénéfice en repli à 2,62 milliards et un chiffre d’affaires de 39,65 milliards. Dopé par la confiance des investisseurs, déjà élevée grâce à l’augmentation programmée des tarifs de 5 %, le titre EDF s’est envolé mardi à 21,73 euros mardi, un record depuis l’automne 2011.  Au niveau de son parc nucléaire français, EDF semble bien parti pour augmenter la durée de vie de ses réacteurs de 20 ans, passant ainsi de 40 à 60 ans. Pour ces travaux, Henri Proglio a confirmé une enveloppe de 55 milliards d’euros. Dans Le Monde publié lundi, le patron d’EDF a confirmé que le groupe avait « commencé à travailler » avec le médiateur en charge de la fermeture de la centrale alsacienne de Fessenheim. Même si le sort de la centrale est incertain, les investisseurs y voient plus clair sur l’action EDF. À la question : est-ce que l’État est prêt à accepter une forte hausse des tarifs, ils ont une réponse. Pour les particuliers, les tarifs augmentent de 5 % au 1er août, pour les PME, de 2,7 %, ils restent les mêmes pour les grands industriels. De nouvelles augmentations sont au programme pour 2014 et 2015.

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