Archive pour le Tag 'impossible'

Fraude sociale: impossible de la quantifier ?

Fraude sociale: impossible de la quantifier ?

 

Lors du débat avec Jean-Luc Mélenchon, Éric Zemmour a affirmé que la fraude sociale atteignait 50 milliards par an. Des chiffres impossibles à vérifier ; par définition, la fraude s’intégre difficilement dans une démarche statistique officielle.

Ce qui est certain par contre c’est que toute la protection sociale représente bien environ 750 milliards. Restent les plus grandes incertitudes vis-à-vis des malversations concernant le chômage, la sécurité sociale, les autres aides par exemple au handicap. La Cour des Comptes avait chiffré cette fraude sociale un peu au doigt mouillé en indiquant un coup de l’ordre de 1 milliard. M

ais on peut tout aussi bien avancer le chiffre de 20 ou de 50 milliards. Les parlementaires Nathalie Goulet et Carole Grandjean ont déploré en 2019 que « si le chiffrage de la fraude aux prestations sociales est difficile à estimer, chacun s’accordera à partager qu’elle est largement sous-estimée du fait de son caractère dissimulé ». 

 

« Le débat entre Eric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV jeudi soir a donné lieu à un vif échange sur l’ampleur de la fraude aux prestations sociales. “Il faudrait que la solidarité nationale soit de nouveau nationale, et que nous ne donnions plus les allocations logements, les allocations familiales, le RSA aux étrangers. Il faut le limiter aux Français, ça nous réduira considérablement nos charges sociales. Sans compter la fraude sociale, qui est évaluée vous savez par le magistrat Charles Prats à 50 milliards d’euros”, a affirmé le polémiste Eric Zemmour, candidat hypothétique à l’élection présidentielle de 2022. Le problème c’est sans doute que la fraude aux prestations sociales ne concerne pas seulement certains étrangers mais une partie non négligeable de la société.

 

Afghanistan : mission impossible

Afghanistan : mission impossible

L’historien de la gauche américaine Michael Kazin estime, dans un entretien au « Monde », que le retrait américain d’Afghanistan devrait être l’occasion de mettre fin à l’illusion impériale aux Etats-Unis.

 

Michael Kazin est professeur d’histoire à l’université Georgetown, à Washington. Il est également rédacteur en chef émérite de Dissent, revue de la gauche critique. Il est généralement reconnu comme l’un des plus grands historiens de la gauche américaine. En mars 2022, il publiera aux Etats-Unis What It Took to Win : A History of the Democratic Party (« ce qu’il a fallu pour l’emporter : une histoire du parti démocrate », Farrar, Straus and Giroux), dans lequel il revient sur près de deux cents ans d’histoire du parti aujourd’hui dirigé par Joe Biden. Auteur de nombreux ouvrages, Michael Kazin a notamment dirigé The Princeton Encyclopedia of American Political History (Princeton University Press, 2010). Il collabore régulièrement avec The New York Times, The Washington Post et Foreign Affairs.

Que pensez-vous de la façon dont se déroule le retrait des troupes américaines d’Afghanistan ?

Le chaos s’est emparé de cette opération. L’attentat-suicide du 26 août, commis par l’organisation Etat islamique à l’aéroport de Kaboul, coûtant la vie à près de 100 personnes dont 13 soldats américains, a été un soudain et douloureux rappel pour nombre de mes concitoyens qui croyaient que ce genre d’attaque était chose du passé.

Mais, au-delà de cet événement sanglant, Joe Biden devrait s’excuser d’avoir aussi mal préparé le retrait de nos troupes et l’évacuation plutôt que de rester sur la défensive. Au cours de la conférence de presse qu’il a accordée jeudi, après l’attaque, le président américain a exprimé autant sa peine que sa colère. Mais il s’est abstenu d’en dire davantage, ce qui était peut-être prévisible étant donné le contexte. Il était sans doute trop tôt après un événement qui a choqué l’opinion. Ce type d’action terroriste était néanmoins prévisible. Le public n’y avait pas été préparé. Là aussi, il s’agit d’une erreur.

 

C’est pourquoi je crois que M. Biden ferait bien de reconnaître que la conduite générale du retrait de nos troupes n’était pas à la hauteur. Les Américains seront sensibles à ce geste. Bill Clinton s’est excusé en 1998 lorsqu’il a admis qu’il avait eu une relation avec Monica Lewinsky. En 1961, John F. Kennedy a également cherché à faire amende honorable après le débarquement raté dans la baie des Cochons à Cuba [des exilés cubains soutenus par les Américains avaient alors tenté d’envahir l’île, mais l’opération a tourné au fiasco]. JFK regarda les choses en face et concéda ouvertement qu’il s’agissait d’un échec. Je crois que s’excuser est une bonne chose, tant sur le plan moral que politique.

COVID-19: L’IMMUNITÉ COLLECTIVE IMPOSSIBLE EN 2021

COVID-19: L’IMMUNITÉ COLLECTIVE IMPOSSIBLE EN 2021

Compte tenu de l’arrivée de nouveaux variants, l’ immunité collectives visée par les experts sera sans doute impossible à atteindre la fin de l’année en France. Fixé à 60% à la fin 2020, ce taux a grimpé jusqu’à 80% pour être de nouveau relevé à 90% ces dernières semaines.

Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, qui évoquait début août la possibilité d’atteindre ces fameux 90% d’ici le début de l’automne, ne cache d’ailleurs plus ses doutes quant à notre capacité d’atteindre ce cap:

« La vision que l’on peut avoir de l’immunité de groupe aujourd’hui n’est malheureusement pas celle d’il y a dix-huit ou même six mois » a estimé le « Monsieur Vaccin » du gouvernement dans les colonnes du Journal du dimanche.

Passe sanitaire : débat surréaliste car le contrôle est impossible

Passe sanitaire : débat surréaliste car le contrôle est impossible

 

 

Le débat en France sur le problème du pass sanitaire prend de plus en plus un caractère surréaliste. En effet on ne cesse de multiplier les conditions d’application selon les lieux, le nombre de personnes, la nature de l’activité de sorte qu’il est difficile comprendre quelque chose.

Mais la principale faiblesse du pass c’est pratiquement l’impossibilité dans de nombreux cas de le contrôler sérieusement. Certes il sera difficile de présenter des pass trafiqués par contre on pourra aisément présenter un pass appartenant à une autre personne puisque l’identité elle-même ne sera pas contrôlée. On voit mal comment il pourrait en être autrement en particulier dans les manifestations de masse notamment sportive ou de loisirs. Tout ce cirque en fait  pour n’avoir pas à déclarer officiellement la vaccination obligatoire pour tous avec évidemment un délai qui imposerait par exemple la vaccination d’ici la fin de l’année. Bref un débat de sophiste, d’incompétents qui caractérise aussi la lâcheté des pouvoirs publics.

2022 : « équation compliquée pour Marine Le Pen mais pas impossible ( Jean-Yves Camus)

2022 :  » équation compliquée pour Marine Le Pen mais pas impossible ( Jean-Yves Camus)

Jean-Yves Camus, co-directeur de l’Observatoire des radicalités politiques, estime que Marine Le Pen devra « convaincre les électeurs qui sont restés chez eux » à voter pour l’élection présidentielle.(Interview France Info)

 

 

franceinfo : Marine Le Pen dit qu’elle ne reviendra pas au Front national. Mais y-a-t-il une véritable évolution alors qu’elle aborde toujours les mêmes thèmes ?

Jean-Yves Camus : On ne change pas une formule qui gagne. Il y a plusieurs manières de formuler ces thèmes et c’est vrai qu’il y a des différences notables entre la façon qu’utilisait Jean-Marie Le Pen et celle que, dès 2011, Marine Le Pen a entendu mettre en œuvre au sein de sa formation. Par exemple, ce refus des provocations répétées qui avaient rendu impossible tout élargissement du Front national, même si aux élections législatives de 1986, Jean-Marie Le Pen avait réussi à faire venir un certain nombre de transfuges de la droite d’alors qui se sont éloignés très très vite avec, en 1987, sa fameuse déclaration comparant la Shoah à un détail de l’Histoire. Toujours est-il que Marine Le Pen a reparlé d’immigration, dans des termes extrêmement clairs en annonçant ce référendum dont elle entend faire la priorité des débuts de son quinquennat, en rappelant aussi que « nous ne mettrons jamais un genou à terre » – référence aux manifestations qui ont suivi le mouvement Black Lives Matter, y compris en France – c’est l’expression du refus de toute repentance. Marine Le Pen, en mettant le sujet de l’immigration en avant, essaie de le faire sans outrance, de façon à ne pas dresser contre elle autant de monde que son père avait contre lui.

Le Rassemblement national poursuit donc sa dédiabolisation. Comment qualifier ce parti aujourd’hui ?

Il y a une chose qui est intéressante, c’est cette charte que le RN a signé vendredi avec le parti de Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, et celui au pouvoir en Pologne représenté par Jaroslaw Kaczynski. Tous les deux se réclament de la démocratie libérale. Ces partis acceptent le jeu de la démocratie, ils entendent bien arriver au pouvoir par les urnes, pas par une forme de révolution violente ni par la pression de la rue. Mais pour autant cette démocratie n’est pas la démocratie libérale traditionnelle. Les conceptions du peuple, de la Nation, des libertés publiques, diffèrent de celles qui sont en vigueur actuellement en Europe. Je crois qu’on doit réfléchir à l’utilisation du terme « extrême droite » parce qu’il renvoie inévitablement à ce qu’étaient ces partis il y a 30 ou 40 ans, à l’extrême droite traditionnelle avec évidemment en point d’orgue le fascisme et le national-socialisme. A l’époque de Jean-Marie Le Pen, beaucoup de gens parmi les opposants au FN n’hésitaient pas à dire que ce parti était fasciste, voire nazi, or, c’est évidemment une ligne qui est intenable aujourd’hui. Cela n’empêche que sur un certain nombre de points, que ce soit la question du droit du sol versus le droit du sang, la question de l’immigration, les questions sur la société multiculturelle, il y a des oppositions qui sont frontales entre l’immense majorité du spectre politique, de gauche comme de droite et le Rassemblement national. C’est une autre sorte de clivage.

Comment le RN va-t-il séduire un nouvel électorat pour la présidentielle, tout en conservant sa base traditionnelle ?

Il va d’abord falloir qu’il retrouve sa base traditionnelle parce que le taux d’abstention aux élections régionales et départementales a gravement affecté les résultats du parti qui se retrouve avec 130 conseillers régionaux en moins et moitié moins de conseillers départementaux, ce qui aura évidemment une incidence dans beaucoup de domaines y compris financiers. Donc il va falloir convaincre les électeurs qui sont restés chez eux que l’élection présidentielle, c’est autre chose, que c’est là que tout se joue. Est-ce que ça va marcher ? Ça dépendra de beaucoup de choses. D’abord, on ne sait absolument pas dans quelles conditions se tiendra la présidentielle de 2022 du point de vue de la pandémie. Aussi, il y a une question de remobilisation. Malgré tout, ces régionales – même si Marine Le Pen aujourd’hui a donné l’impression de passer par-dessus l’obstacle – donnent quand même un coup au moral. Et puis, il y aura la question de la concurrence. Eric Zemmour ou pas Eric Zemmour ? Et un candidat Les Républicains qui devra de toute façon se couvrir sur son flanc droit, surtout si c’est Xavier Bertrand, et qui reviendra sur le régalien, sur l’identité, et donc qui naturellement pourra peut-être garder un petit mieux les voix LR qu’on pouvait le prévoir il y a quelques semaines ou quelques mois. C’est une équation très compliquée pour Marine Le Pen mais pas complètement perdue.

Covid: une gestion impossible en avril du taux d’hospitalisation( Vittoria Colizza)

Covid: une gestion impossible en avril du taux d’hospitalisation( Vittoria Colizza) 

La directrice de recherche à l’Inserm,* Vittoria Colizza, estime que la gestion sera impossible en avril en raison de l’explosion du taux d’hospitalisation. (Interview)

Où en est l’épidémie?
Les vacances ont ralenti la circulation des souches présentes, notamment la souche historique, encore plus fortement que le couvre-feu. Ça a permis aux hospitalisations de rester sur un plateau. Aujourd’hui, l’épidémie est en hausse avec de fortes disparités régionales, une circulation très élevée dans les Hauts-de-France ou en Île-de-France par exemple, avec une augmentation lente mais constante du nombre d’hospitalisations depuis plusieurs semaines. L’inquiétude est forte vis-à-vis de la croissance des passages en réanimation. Cette situation est vraisemblablement liée à la présence du variant britannique. Santé publique France a apporté des preuves préliminaires d’un lien entre la hausse de l’incidence et le pourcentage de variants présents.

 

Pourquoi les entrées dans les services de réanimation augmentent-elles plus vite que les hospitalisations conventionnelles?
Plusieurs hypothèses. Selon des études menées au Royaume-Uni et au Danemark, le taux de sévérité associé au variant britannique est plus élevé de 64% par rapport à la souche historique. À un moment, cela se traduit par une hausse des entrées en hospitalisation, selon l’étude danoise, ou par une hausse des admissions en réanimation, selon des études préliminaires britanniques. Les données de terrain le montrent, mais nous attendons des travaux portant sur un plus grand nombre de patients pour le confirmer avec la puissance statistique nécessaire. Nos modèles indiquent que le taux d’hospitalisation accru associé au mutant anglais va rendre encore plus difficile la gestion sanitaire en avril. Le pic attendu est plus élevé qu’avec la souche historique.

En réanimation, les malades sont trois ans plus jeunes en moyenne que lors de la première vague. Le variant britannique est-il en cause?
On ne peut pas encore répondre de façon définitive. Les chercheurs danois ont analysé les entrées à l’hôpital par tranche d’âge et il n’y a pour l’instant pas d’indicateur qui confirmerait des variations du fait de ce mutant. Même si nous avons de forts soupçons concernant l’impact sur les réanimations, il n’existe pas encore d’étude le démontrant. D’autres facteurs peuvent aussi intervenir : la vaccination des personnes les plus âgées, même si celle-ci n’a pas encore d’impact sur la courbe épidémique ; peut-être des effets liés au comportement des seniors, qui se protègent mieux ; enfin, la circulation virale étant très élevée, un grand nombre d’adultes peuvent arriver en hospitalisation.

À quel moment la vaccination infléchira-t-elle les courbes?
Nous avons modélisé son effet possible dans l’hypothèse d’un maintien du couvre-feu actuel [voir courbes ci-dessous]. Nous avons comparé nos projections avec le rythme de vaccination précédent, soit 100.000 doses injectées par jour, le rythme accéléré actuel mis en place depuis le week-end dernier, 200.000, et un rythme plus optimiste de 300.000 par jour. Dans tous les cas, il faut attendre le début avril pour que les scénarios se séparent et qu’on observe un début d’impact. Mais ce rythme ne serait pas suffisant pour inverser la tendance croissante sur cette période.

 

Que donneraient ces trois scénarios s’ils étaient associés à un confinement « souple » ?
Un confinement semblable à celui observé dans la première phase en novembre, avec une forte adhésion de la population et un recours massif au télétravail, suffirait en Île-de-France à contenir l’épidémie à la hauteur du pic de la deuxième vague. Mais notre projection tablait sur l’adoption de telles restrictions dès la semaine dernière, c’était optimiste! L’objectif était de montrer la marge de manœuvre dont on dispose.

Quel est l’impact des confinements localisés et le week-end?
Il est trop tôt pour le savoir. Mais on estime qu’un confinement « souple  »est 15 % plus efficace qu’un couvre-feu sur le nombre d’hospitalisations. Celui du week-end se situe entre ces deux extrémités.

Est-il possible de freiner l’épidémie sans confiner?
C’est très peu probable. On a vraiment besoin de mesures de distanciation sociale, sans doute différenciées selon les territoires. Éviter un confinement présente des avantages sociétaux et économiques. Mais cela induit beaucoup d’infections, d’hospitalisations, de Covid longs, sans parler des décès… D’un point de vue épidémiologique, le but est aussi de limiter les niveaux d’incidence pour empêcher le Sars-CoV-2 d’évoluer. Aujourd’hui, une partie des Français ont déjà été infectés. Cela va accroître la pression de sélection sur le virus. La clé est donc de vacciner très vite, pour protéger la population mais aussi éviter de donner trop de temps au virus de réussir à échapper aux vaccins.

Vos projections ne prennent en compte ni les vacances de Pâques, ni la saisonnalité, pourquoi?
Les vacances ont joué un rôle à la Toussaint et en février, on peut espérer ça à Pâques. En Italie, le nombre de cas a bondi de 75% depuis deux semaines, du fait d’une dynamique complexe de conjugaison de souches. Parmi les facteurs qui peuvent l’expliquer, il y a le fait qu’il n’a pas eu de vacances scolaires en février, ainsi que le passage de certaines régions à un niveau plus faible de contrôle, avec la réouverture de bars et de restaurants. Concernant la météo, il faut faire attention : les beaux jours et la hausse des températures, ça aide à contrôler l’épidémie si la circulation virale est peu élevée, comme au premier déconfinement. Mais aux États-Unis, plusieurs États aux conditions climatiques clémentes ont subi une deuxième vague très forte pendant l’été car ils ont rouvert les commerces et les activités trop vite, avant d’avoir supprimé la circulation virale après la première vague.

 

* Directrice de recherche à la tête du laboratoire EPIcx à l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique, chapeauté par l’Inserm et Sorbonne Université.

Climat : « À ce rythme, la « neutralité carbone en 2050 impossible » (Corinne Le Quéré)

Climat : « À ce rythme, la « neutralité carbone en 2050 impossible » (Corinne Le Quéré)

 

Corinne Le Quéré, climatologue franco-canadienne, professeure de sciences du changement climatique et de la politique à l’université d’East Anglia, directrice du Tyndall Centre for Climate Change Research et présidente du Haut conseil pour le Climat estime qu’au rythme actuel la neutralité carbone en 2050 est impossible.

Cinq ans après son adoption lors de la COP21, où en est l’accord de Paris sur la lutte contre le changement climatique ? Est-ce que la trajectoire fixée est respectée par la communauté internationale ?

Corinne Le Quéré - L’ambition de l’Accord de Paris est de limiter le réchauffement climatique bien au-dessous de 2°C et de poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5° C.  Mais en parallèle, les engagements pris par les pays étaient alignés sur une trajectoire insuffisante, qui nous amenait à un réchauffement de 3°C. C’est cette trajectoire qui a été suivie au cours des dernières années jusqu’en 2019. Depuis 2015, on a ainsi constaté une augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 0,9% par an en moyenne. Ces émissions ont continué à augmenter, mais elles ont augmenté moins rapidement que la décennie précédente où elles augmentaient en moyenne de 3% chaque année.

Réconciliation France-Algérie: une mission impossible

Réconciliation France-Algérie: une mission impossible

 

 

Le rapport de l’historien, Benjamin Stora,  sur le sujet devrait être remis au président français, Emmanuel Macron, d’ici au 15 décembre

 

Benjamin Stora.

Spécialiste reconnu de l’Algérie, le professeur Benjamin Stora a prévu de remettre son rapport à Emmanuel Macron au plus tard, le 15 décembre. Le chef de l’Etat français lui a confié, en juillet, une mission sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie ». L’historien formulera des recommandations afin de favoriser « la réconciliation entre les peuples français et algérien ».

Benjamin Stora parviendra-t-il à réconcilier les mémoires blessées de la colonisation et de la guerre d’Algérie ? C’est le défi lancé en juillet par Emmanuel Macron à cet historien qui fait partie des spécialistes les plus réputés de l’histoire du Maghreb, en particulier de cette période qui déboucha sur l’indépendance algérienne.

Né en 1950 dans une famille juive à Constantine, Benjamin Stora a quitté le territoire algérien en 1962. Depuis plus de quarante, il travaille sur ces questions. D’un président français à l’autre, il est toujours aussi consulté. Il a rencontré pour la première fois François Mitterrand à ce sujet en 1990. Il le reverra à deux autres reprises les années suivantes. Puis sera sondé par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, et encore François Hollande à maintes reprises.

Il a aidé ce dernier à préparer son premier déplacement en Algérie, en décembre 2012, et l’y a accompagné. Il était proche de l’ancien conseiller diplomatique du président socialiste, Paul Jean-Ortiz, avec lequel il a souvent discuté de l’Algérie. Pour Benjamin Stora, le travail de réconciliation consiste surtout à rétablir la vérité des faits dans un contexte où cette période sert à la fabrique du nationalisme. L’historien français regrettait d’ailleurs à l’époque le manque d’ouverture des archives algériennes depuis l’indépendance, dommageable pour le travail des historiens des deux rives.

Il a croisé une première fois Emmanuel Macron à l’Elysée lorsque ce dernier était secrétaire général adjoint de la présidence, sous Hollande. Pour le disciple du philosophe Paul Ricœur, le « fait algérien » est un impensé en France. Il contamine la jeunesse issue de l’immigration et les autres mémoires africaines, d’où le besoin d’accélérer le travail des historiens afin de favoriser aussi bien la réconciliation nationale que celle entre les peuples de deux rives.

Archives. Benjamin Stora n’effacera d’un coup d’éponge magique les traumatismes de la colonisation. Il est conscient des limites de son travail mais il loue la volonté politique des présidents Tebboune et Macron. « On ne peut jamais définitivement réconcilier des mémoires, confiait l’historien à RFI en juillet. Mais je crois qu’il faut avancer vers une relative paix des mémoires pour précisément affronter les défis de l’avenir, pour ne pas rester prisonniers tout le temps du passé, parce que l’Algérie et la France ont besoin l’une de l’autre ».

Du côté algérien, les attentes sont importantes. Alger demande l’accès à toutes les archives françaises durant la colonisation. Pour l’instant, la France a rendu les archives ottomanes et courantes (concernant notamment l’état civil), mais refuse de fournir celles dites de « souveraineté » qui comprennent des notes internes du gouvernement général au préfet d’Alger et des services secrets, ainsi que des télex diplomatiques. Certains microfilms ont déjà été transmis au partenaire algérien mais on est loin de la totalité des documents disponibles.

La partie algérienne a exprimé d’autres requêtes, comme la restitution des tous les restes mortuaires, et le retour d’objets comme le canon Baba Merzoug, pièce de 12 tonnes consacrée à la défense du port d’Alger, symbole de la résistance du pays aux attaques du colonisateur depuis le XVIIe siècle.

« Des crimes méritent d’être racontés, comme la prise de l’oasis de Zaatcha où les troupes françaises du général Emile Herbillon ont massacré les combattants du cheikh Bouziane, réclamait le président algérien dans une interview à l’Opinion, en juillet. Le maréchal de Saint-Arnaud a aussi perpétré de nombreux massacres, qui ont fait plus de victimes qu’à Oradour-sur-Glane. »

 

Homologue algérien de Stora, Abdelmadjid Chikhi a accusé Paris de livrer une lutte acharnée contre les composantes de l’identité nationale algérienne. Certaines de ses déclarations laissent pantois les historiens français

Le chef de l’Etat algérien a bien accueilli la nomination de Benjamin Stora, qualifié de « sincère » et « connaisseur » de la période d’occupation française. On ne peut pas dire que la nomination de son homologue algérien, Abdelmadjid Chikhi, a suscité le même enthousiasme en France. Cet ancien moudjahid, indétrônable directeur des archives nationales, est considéré comme un gardien de l’orthodoxie.

Abdelmadjid Tebboune l’a appelé à ses côtés à la présidence, en avril, comme conseiller en charge des archives nationales et de la mémoire nationale. Neuf jours plus tard, Abdelmadjid Chikhi a accusé la France de livrer une lutte acharnée contre les composantes de l’identité nationale algérienne. Fin octobre, il a fait une autre sortie remarquée : « Après les massacres perpétrés en Algérie, la France a transféré les ossements des Algériens à Marseille pour les utiliser dans la fabrication du savon et le raffinage du sucre ».

Cette déclaration laisse pantois plusieurs historiens français consultés par l’Opinion. « Cette affirmation n’a jamais été étayée, confie l’un d’eux. Je n’ai jamais rien vu qui s’y rapporte dans toutes les archives que j’ai consultées. » D’autres fins connaisseurs de l’Algérie ont des explications plus rationnelles. Ces propos ont été rendus publics juste avant la commémoration du 1er novembre 1954, date de l’appel à la révolte adressé par le Front de libération nationale (FLN).

Repentance. « Abdelmadjid Chikhi est très politique, comme d’habitude, s’amuse une source proche de la présidence algérienne. Cela fait partie du récit national. Il n’y a pas à avoir d’inquiétude. Si le président Tebboune lui demande d’avancer sur les questions mémorielles, il le fera ! »

En lançant ce travail avec son homologue, le président Macron souhaite réduire ce genre de saillies qui sonnent comme une instrumentalisation de la mémoire à des fins politiques. Pas toujours facile. En accédant à l’indépendance, l’Algérie a intensifié son nationalisme, en même temps qu’il faiblissait régulièrement du côté français.

Dans la pratique, Benjamin Stora et Abdelmadjid Chikhi vont surtout travailler chacun de son côté. Une fois leurs copies respectives remises, des rencontres d’historiens entre les deux rives devraient être organisées pour un travail de d’échanges et de restitution.

« Ces questions mémorielles vont devenir de plus en plus sensibles à l’approche de la présidentielle de 2022 en France, alors que la droite et l’extrême droite et même certains proches de Macron ne souhaitent pas être dans la repentance », confie un diplomate français. Et puis, ce dossier pourrait être pollué par d’autres liés à l’immigration et à la sécurité. « C’est comme lorsqu’on joue au mikado, conclut le diplomate. C’est difficile d’extirper une baguette sans toucher les autres ».

Affaires Fillon : pression du parquet en France ? Impossible !

Affaires Fillon : pression  du parquet en France ? Impossible !

 

Devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale consacrée à «l’indépendance du pouvoir judiciaire», le 10 juin, Éliane Houlette a révélé avoir subi «la pression du parquet général» au début de l’affaire Fillon, en février 2017, selon des propos rapportés par Le Point. Aussitôt l’article paru, mardi dernier, François Fillon l’a envoyé par SMS à plusieurs soutiens, voyant là, «la confirmation des accusations qu’il avait portées à l’époque contre le pouvoir mais qu’il n’avait pas pu prouver», explique un proche. Des pressions du parquet sur des affaires politico-financières en France  mais quelle mauvaise foi ! ( certaines durent depuis 25 ans!)

Confinement impossible dans les territoires perdus de la République

Confinement impossible dans les territoires perdus de la République

ce que révèle Linda Kebbab (Unité SGP Police-FO) dans une interview au Figaro.

 


-Certains «territoires perdus» sont d’ordinaire peu enclins à respecter l’Etat de droit. Dans certains de ces quartiers, les réseaux sociaux rapportent des images de heurts avec les forces de l’ordre, qui tentent d’intervenir pour faire appliquer les règles de confinement. Les mesures d’urgence y sont-elles moins observées qu’ailleurs?

Linda KEBBAB. - Malheureusement, dans certains quartiers une partie des habitants ne prend pas la mesure de la situation, alors qu’il en va de la santé de leurs proches. Quotidiennement, les policiers sont confrontés à des refus de confinement de bandes habituées à agresser les forces de l’ordre. Maintien du trafic de stupéfiants, activités crapuleuses qui augmentent sur la voie publique, ou tout simplement rejet de l’autorité de l’État… Plusieurs guet-apens (des voitures sont mises à feu, des commerces dévalisés…) ont été enregistrés avec à chaque fois des agressions contre les pompiers et les policiers qui interviennent. À l’heure où nous parlons, je suis avisée d’un énorme caillassage contre mes collègues à Clichy-sous-Bois. Intenable!

À Clichy-sous-Bois, un policier a été mordu pour avoir demandé à un habitant de respecter le confinement.

Les policiers et gendarmes se retrouvent alors au contact de populations qui risquent de les infecter?

Évidemment, plus le contact est inévitable, plus le risque augmente. À Clichy-sous-Bois, un policier a été mordu pour avoir demandé à un habitant de respecter le confinement, près de Lyon d’autres en surnombre ont approché les policiers – dépourvus de masques – et les ont obligés à quitter les lieux au risque de se faire cracher dessus…

L’état-major du 93 a transmis la consigne suivante aux agents déployés sur le terrain: en cas de refus d’une personne de respecter le confinement et si elle est verbalisée plusieurs fois, ordre est donné de l’interpeller pour «mise en danger de la vie d’autrui». Nous le devons pour assurer la protection de la population, mais évidemment cela nous obligera à être encore plus au contact d’un potentiel porteur du virus. Plusieurs interpellations ont déjà eu lieu, d’ailleurs non sans difficulté, parfois sous les outrages de certains habitants depuis leurs fenêtres.

Le déploiement des forces de l’ordre pour faire respecter le confinement conduit-il à démobiliser certains effectifs en charge de la sécurité quotidienne des Français, rendant certaines portions du territoire moins sûres qu’avant?

Le ministère ne semblait pas avoir anticipé, nous avons donc dès dimanche, alors que l’annonce d’un confinement était une évidence à venir, saisi le ministre par courrier et lui avons demandé d’adapter l’organisation des services vers le plus urgent. Les tribunaux tournant désormais au ralenti, c’était une mesure nécessaire. Néanmoins il est vrai qu’il y ait déjà une perception de hausse des délits sur la voie publique tels que les vols ou dégradations de voitures, mais aussi les cambriolages des résidences principales délaissées par leurs propriétaires pour les secondaires. Il est beaucoup trop tôt pour dire si ce phénomène va s’inscrire dans la durée ou sera détectable sur les futures statistiques.

Les policiers se concentrent sur le secours aux personnes.

Lassés de ne pas pouvoir accomplir leurs missions dans des quartiers où l’insécurité chronique exige une attention de tous les instants, les policiers qui connaissent très bien leurs interlocuteurs, se concentrent sur le secours aux personnes – car le confinement est un facteur d’augmentation des violences ou conflits intrafamiliaux – et trouvent progressivement des solutions pour concilier lutte contre la criminalité et confinement à faire respecter. C’est aussi dans ce but que l’état-major du 93 a pu prendre cette initiative compréhensible

Comment savoir que si c’est fabriqué en France ? Impossible

Comment savoir que si c’est  fabriqué en France ? Impossible

 Un grand média  indique Comment on peut s’assurer qu’on achète un produit vraiment français. Et de citer « Origine France Garantie »  « le label le plus connu, mais aussi le plus fiable ». « Et pour cause, c’est celui qui possède le cahier des charges le plus rigoureux ». « Les produits doivent satisfaire à deux critères simples : être totalement fabriqués en France, et qu’au moins 50% de la valeur des composants du produit doit être acquise en France », précise le créateur du label, Yves Jégo, samedi matin sur Europe 1. « Ce label s’applique à toutes sortes de produits : des voitures, des produits alimentaires, un train, etc », explique-t-il. « On a 600 entreprises qui ont déjà fait la démarche pour obtenir le label. Quelque 3.000 gammes de produits sont aujourd’hui garanties. » D’abord il y a ce concept « fabriquer en France » qui peut se limiter à la phase de seul  montage même réduit à sa plus simple expression. Ensuite et surtout le fait d’acheter des composants dont 50 % de la valeur doit être acquise en France ne prouvent rien. En effet ces produits auront pu au moins en partie être eux-mêmes importés de l’étranger puis transformés ou montés en France. Les autres appellations «Made in France »« Fabriqué en France »« Produit Français »… n’ont guère davantage de sens. Un seul exemple celui de la motoculture fabriquée en France mais avec des moteurs et autres composants asiatiques notamment chinois. Finalement un peu comme les maillots de l’équipe de France où là on atteint le summum de l’escroquerie financière quand les maillots sont vendus autour de 100 € alors qu’ils ont été fabriqués en Thaïlande pour trois euros.

Aide aux transports : « impossible » (Hervé Morin)

Aide aux transports : « impossible » (Hervé Morin)

 

Hervé Morin, Le président de l’association des Régions de France, a expliqué sur Europe 1 que « les collectivités sont incapables de financer » une aide suffisante pour compenser la hausse du prix du carburant.

«  Pour Hervé Morin, président de l’association et de la région Normandie, « cette équation financière est absolument impossible ». « Les collectivités sont incapables de financer une compensation suffisante représentant des volumes absolument gigantesques », estime-t-il. Un tel dispositif « est absolument hors de proportion dans des budgets régionaux où trouver un ou deux millions d’euros représente déjà une gageure », s’emporte Hervé Morin. Il préconise donc que les « recettes de TVA supplémentaires, liées à l’augmentation des taxes et du prix du baril » que le gouvernement va percevoir, « soient affectées à nos compatriotes les plus modestes ». Christian Estrosi, de son coté,  ne veut pas que l’Etat se décharge à chaque fois sur les collectivités ».  »Christian Estrosi, président de la Métropole Nice Côte d’Azur, estime de son côté que « cette idée de défiscaliser cette contribution est un constat d’échec par rapport à ce qu’Emmanuel Macron a initié avec le gouvernement, c’est-à-dire faire monter le coût du diesel et de l’essence ». « Je ne veux pas que l’Etat se décharge à chaque fois sur les collectivités », dénonce-t-il, également sur Europe 1. Le rôle des régions « n’est pas de compenser les mesures fiscales nationales », complète par ailleurs l’association de Régions de France dans son communiqué.

Unedic : la réforme impossible de Macron

Unedic : la réforme impossible de Macron

 

La réforme souhaitée par Emmanuel Macon vise à faire bénéficier des allocations Unedic les travailleurs indépendants mais aussi les salariés qui démissionnent. Une réforme d’ampleur qui nécessitera non seulement une réforme quant à la gestion de l’Unedic (qu’en faite Macron souhaite étatiser) mais aussi et surtout des moyens financiers nouveaux. Or la situation financière de l’Unedic est particulièrement calamiteuse puisqu’elle enregistre un déficit annuel de l’ordre de 4 milliards et une dette de plus de 30 milliards. Il faudrait donc augmenter les cotisations, ce que ne veut pas le gouvernement  qui veut au contraire alléger les charges sociales au bénéfice des entreprises mais aussi des salariés. L’autre solution envisagée est celle de l’augmentation de la CSG, une augmentation déjà prévue et qui ne peut qui ne peut servir à toutes les sauces sans entamer de manière significative le pouvoir d’achat des ménages. En clair, la réforme de l’Unedic voulue par Macon ce n’est pas pour demain. Il y a encore du travail. L’Unedic s’inquiète d’ailleurs de la refonte de l’assurance-chômage. L’organisme, chargé de la gestion de cette assurance avec Pôle emploi, s’interroge sur la mise en place et les possibles conséquences de cette réforme souhaitée par le gouvernement dans une série de documents transmis aux partenaires sociaux, le 12 juillet, et consultés par l’AFP.  Au cours de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron a proposé l’ouverture des droits à l’assurance-chômage aux indépendants, ainsi qu’aux salariés qui démissionnent une fois tous les cinq ans. Cette refonte du système doit être discutée à l’automne. Elle devrait être progressivement mise en œuvre à partir de l’été 2018, selon Le Figaro.  Définition incertaine, incertitude sur le financement et craintes d’abus : l’Unedic émet des réserves quant à la pertinence de cette réforme de l’assurance-chômage. France info fait le point sur ses interrogations.  On s’inquiète notamment de « l’absence de définition unique de la notion d’indépendant » dans cette réforme. Les quelque 2,8 millions de travailleurs non-salariés, selon l’Insee, pourront-ils vraiment tous avoir accès à l’assurance-chômage ? A l’heure actuelle, les indépendants peuvent bénéficier de cette assurance uniquement « s’ils justifient d’un contrat de travail et sous certaines conditions », rapporte le site Service-Public.fr.  Dans ses notes, l’Unedic se préoccupe notamment du sort des« indépendants ‘économiquement dépendants’ » des plateformes collaboratives, telles qu’Uber, Foodora ou Deliveroo. Pourront-ils eux aussi avoir accès à ces droits avec cette réforme ? L’organisme se pose la même question pour les « loueurs de locaux d’habitation meublés », les « conjoints collaborateurs du chef d’entreprise » ou encore les « micro-entrepreneurs déclarant un chiffre d’affaires nul ». Pour l’organisme, la définition des indépendants qui pourront bénéficier de l’assurance-chômage reste encore floue.  L’autre inquiétude de l’Unedic concerne l’ouverture des droits à l’assurance-chômage aux salariés démissionnaires, une fois tous les cinq ans. Aujourd’hui, seules les personnes dont la démission est jugée « légitime » par Pôle emploi peuvent prétendre à des allocations-chômage. Le site Service-Public.fr évoque, par exemple, une démission due à la mutation d’un conjoint, ou au non-versement du salaire par l’employeur.  Si l’assurance-chômage est désormais ouverte à tous les démissionnaires, l’Unedic craint une  »augmentation » de la « durée entre la démission et la reprise d’un nouvel emploi », voire la hausse du « nombre de démissions » en France. L’organisme cible notamment les démissions « à l’approche du départ en retraite ». Autant d’effets pervers qui feraient, selon l’organisme, « courir un risque financier à l’assurance-chômage ».  Selon l’Unedic, moins de 55 000 démissionnaires ont reçu des allocations-chômage en 2016. Le nombre de démissions, chaque année, est largement supérieur : il oscille entre 900 000 et 1,1 million, selon le think tank libéral Institut Montaigne.

 

Une transition énergétique impossible

Une  transition énergétique impossible

D’après un rapport parlementaire la loi sur la transition énergétique ne pourra pas être respectée.  Concrètement, cette loi vise à réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre en France d’ici 2030 (par rapport au niveau de 1990) en utilisant les leviers de la consommation énergétique, du développement des énergies renouvelables et en baissant la part du nucléaire dans la production d’électricité. Or en l’état de la programmation pluriannuelle de l’énergie (ppe) cet objectif est hors d’atteinte. Pour l’instant la seule orientation précise concerne la fermeture de la centrale de Fessenheim.  Parmi les points les plus problématiques figure le retard de la feuille de route énergétique, la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Cette dernière doit couvrir la période 2016-2023 et devrait enfin être publiée dans les prochains jours, après des mois de débat, notamment parce qu’elle touche à la question sensible du nucléaire. Sur ce dossier, le rapport affirme « regretter » que la PPE « ne joue pas (…) son rôle programmatique« , en détaillant mieux comment la France entend réduire de 75 à 50% d’ici à 2025 la part du nucléaire dans la production de courant. Outre la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), d’autres fermetures de réacteurs sont évoquées sans être spécifiées, alors que « plusieurs pistes de réflexion » auraient pu être envisagées, basées sur les situations géographiques des centrales ou les activités économiques de substitution, juge le rapport. En clair les objectifs pour passer la part du nucléaire de 75 à 50 % d’ici 2025 sont inatteignables. de la mise en application de la loi.

(Avec AFP)

La Grèce : une dette impossible à rembourser ( le FMI)

La Grèce : une dette impossible à rembourser ( le FMI)

 

Mea culpa du FMI qui a failli torpiller la Grèce en l menaçant même de défaut et qui aujourd’hui reconnaît que la dette actuelle (autour de 170 % du PIB) est impossible à rembourser. Il aura fallu des mois et même des années aux éminents experts du fonds monétaire international pour s’apercevoir de l’évidence. Comment la Grèce pourrait-elle rembourser la totalité de sa dette dans le délai prévu alors qu’elle a perdue le quart de son PIB. Cela représente 32 000 € par habitant environ. Une somme insupportable pourtant équivalente par habitant à celle de la France. Avec une différence de taille les créanciers n’exigent pas les mêmes délais pour la France. La France paiera mais en monnaie de singe alors que la Grèce, elle ne peut pas même utiliser ce moyen monétaire. La Grèce peut rembourser mais à condition qu’on lui prête les sommes correspondantes ! A chaque plan d’aide, les créanciers et la Grèce se mettent d’accord sur des hypothèses qui ne se réalisent jamais. Croissance, rentrée des impôts, recettes de privatisations : les prévisions sont toujours trop optimistes. Arrive donc le jour où la Grèce manque d’argent, et fatalement il faut renégocier (toujours dans la douleur). En 2012, il était prévu que le ratio dette/PIB soit de 153% en 2015. La réalité d’aujourd’hui s’élève à 175%. De fait, les plans d’austérité, corollaires des plans d’aide, ont fait chuter le PIB grec de 25% depuis 2009. Résultat, malgré l’annulation de 107 milliards d’euros de dette sur les créanciers privés (aussi appelé haircut- « coupe de cheveux»), le ratio dette/PIB a explosé. La Grèce a besoin d’un allègement substantiel de sa dette pour pouvoir en supporter durablement le poids et replacer l’économie du pays sur la chemin de la croissance, a déclaré vendredi le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle, distincte des négociations en cours sur la mise en place du dernier plan de sauvetage en date, le FMI dit que l’allègement de la dette grecque doit être calibré sur des objectifs budgétaires et de croissance crédibles et souligne que les objectifs d’excédents primaires (hors service de la dette) qui ont été fixés au-delà de 2018 ne devraient pas être atteints. « Les objectifs actuels des autorités restent irréalistes en conservant l’hypothèse que la Grèce atteindra et maintiendra des excédents primaires de 3,5% du PIB pendant plusieurs décennies malgré des taux de chômage à deux chiffres », écrit le FMI. « Il n’est pas possible de supposer que la Grèce peut tout simplement sortir de son problème d’endettement. Un nouvel allègement de la dette est nécessaire pour qu’elle soit viable. »

(Avec Reuters)

L’impossible réforme du code du travail

L’impossible réforme du code du travail

 

Dominique Mircher directeur des ressources humaines. Et Jean d’Aleman, avocat,  soulignent la difficulté à engager une réforme du code du travail en France. Un propos qu’on peut discuter mais qui insistent surtout sur les incompréhensions entre entreprises et le salariat. (Interview la tribune)


Peut-on réformer le Code du Travail?

Non! La réponse est évidemment non.

Les dix dernières années l’ont démontré, et le débat qui s’ouvre aujourd’hui sur l’avant-projet de Loi El Khomri ne va pas nous démentir. Chaque année la réglementation sociale se développe, chaque année le législateur promet de simplifier, et chaque année, pour une mesure de simplification adoptée, les entreprises ont un lot d’obligations supplémentaires à remplir.

Bien sûr, des réformes sont mises en œuvre, mais force est de constater que la montagne, quand elle accouche, laisse apparaître une souris et qu’aucune approche d’ensemble n’a jamais pu aboutir sur ce thème. Les derniers exemples des lois Macron et Rebsamen s’inscrivent dans ce schéma. L’intention est là, mais le résultat est mince.

La question n’est donc pas de savoir si on doit réformer le Code du Travail, tout le monde s’y accorde, mais la méthode pour y parvenir.

Nous n’avons pas encore le résultat de la grande réforme annoncée par notre ministre, Mme El Khomri, mais on peut déjà constater que ce texte a du plomb dans l’aile, et que le grand ballet de la concertation politico syndicale est ouvert pour vider de sens ce texte qui se voulait être novateur.

La question n’est donc pas de savoir si on doit réformer le Code du Travail, tout le monde s’y accorde, mais la méthode pour y parvenir. C’est sur ce point que l’innovation s’impose.

Il nous parait, en effet, illusoire de penser que nos «acteurs sociaux» sont en mesure de réformer le Code du Travail et ce, pour de nombreuses raisons.

La loi sociale est comprise aujourd’hui comme le résultat de l’histoire sociale de notre pays.

Elle est le fruit d’évolutions acquises à la sueur des piquets de grève et des promesses électorales.

En un mot, elle est une sorte de «trophée de guerre» dont la vocation est de protéger les salariés face à l’employeur.

Réformer le Droit Social reviendrait donc à devoir assumer une régression sociale.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si on annonce aujourd’hui que 70% des français sont contre le projet de loi El Khomri, alors même qu’on peut être quasi certain que peu de gens pourraient en faire une présentation.

Par ailleurs, la confiance, élément indispensable à la réforme, est absente des relations entre les acteurs sociaux institutionnels.

Quelle confiance y-a-t-il entre les institutions que sont le Gouvernement, le Parlement, les organisations syndicales et les organisations patronales?

De plus, si les salariés français ont plutôt un regard positif sur le monde de l’entreprise et spécialement sur leur environnement proche, il n’en est pas de même concernant les institutions que sont le Gouvernement, le Parlement ou les Syndicats de salariés ou patronaux.

Le discours national reste englué dans la lutte des classes. L’Entreprise n’est pas vécue, au niveau national comme un «tout», mais comme l’existence de deux mondes en opposition: le patronat et le salariat.

Les nouvelles aspirations des salariés à plus d’autonomie et de liberté d’initiative ne sont pas comprises par un environnement juridique et politique peu familier avec le monde de l’entreprise.

Le constat est donc aujourd’hui celui d’un blocage au sommet des institutions, une méfiance accompagnée d’un conservatisme teinté de corporatisme: nos relations sociales institutionnelles sont immobiles alors que tout s’accélère autour de nous.

La loi, pléthorique et mal rédigée, est très difficilement applicable et les négociations interprofessionnelles ont clairement montrés leurs limites.

Et si l’avenir passait par la confiance?

Si tout est bloqué et que le Code du Travail ne peut pas être réformé «par le haut», et afin d’éviter l’explosion qui suit en général un blocage, pourquoi ne pas redonner le pouvoir au plus près de l’emploi et des conditions de travail?

La démocratie à laquelle nous sommes tous attachés est basée sur la confiance faite en la capacité humaine. Pourquoi ne pas la mettre en œuvre en entreprise?

Les salariés ne sont-ils pas les mieux placés pour apprécier la nécessaire adaptation de l’outil et des conditions de travail et d’emploi à l’environnement économique?

Là est l’innovation.

Elle passe par la reconnaissance que le bien commun ne peut être préservé que par les acteurs qui le composent, ce qui nécessite d’appliquer le principe de subsidiarité.

Il s’agirait, alors, de permettre une dérogation générale à la réglementation sociale sous réserve d’un accord d’entreprise majoritaire dont la seule limite serait le respect de droits fondamentaux dont la Loi pourrait rester le garant.

Cet accord pourrait ainsi porter sur l’emploi, la durée du travail, la formation, les conditions de travail, la sécurité, les congés, le télétravail, le travail «uberisé» etc.…

Ces accords deviendraient la règle sociale applicable à tous les salariés et dont le juge resterait le garant pour que son exécution se fasse de bonne foi en respectant la volonté des négociateurs.

Cet accord, pour entrer en vigueur, devrait avoir été négocié et signé avec une ou plusieurs organisations syndicales représentant plus de la moitié des salariés de l’entreprise.

Cet accord, pour entrer en vigueur, devrait avoir été négocié et signé avec une ou plusieurs organisations syndicales représentant plus de la moitié des salariés de l’entreprise. A défaut de syndicat dans l’entreprise ou en cas de désaccord, il serait soumis à un référendum.

Le chef d’entreprise pourrait obtenir des résultats dans ces négociations afin d’adapter l’organisation du travail dans son entreprise mais seulement s’il fait partager à tous ces salariés et à leurs représentants les perspectives économiques, l’état de la concurrence et plus généralement la stratégie de l’entreprise.

Les salariés pourraient obtenir des garanties tant en terme d’emploi que de qualité de vie au travail.

Ouvrir une telle possibilité permettrait enfin aux syndicats présents dans l’entreprise de légitimer leur présence au plus près des salariés dans toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Et sans doute de développer leur base d’adhérents (aujourd’hui seulement 8% des salariés français sont syndiqués)!

Les salariés seraient ainsi associés plus étroitement à la marche de l’entreprise ce qui aura nécessairement un impact positif sur leur intérêt et motivation au travail.

C’est en construisant ainsi un pacte social propre à chaque entreprise que celles-ci seront à même de s’adapter à l’environnement économique et concurrentiel.

Et c’est ainsi qu’elles pourront développer l’emploi.

Souhaitons que les discussions qui s’ouvrent aujourd’hui permettent cette innovation et que nos politiques le portent, dans le débat public, jusqu’aux prochaines échéances électorales.

Inversion du chômage : équation impossible ?

Inversion du chômage : équation impossible ?

 

L’ Inversion de la courbe du chômage se produira forcément en 2016 ou 2017 mais cela ne changera pas grand-chose au chômage de masse. Avec Hollande on a en effet connu 600 000 chômeurs en plus. Or la croissance est insuffisante pour retrouver uen solde positif d’emplois, il faudrait au moins 1.5% de croissance du PIB à productivité égale.  Or chaque année ce sont environ 100 000 demandeurs d’emplois qui viennent sur le marché. Cette année l’UNEDIC prévoit qu’il y aura 100 000 chômeurs supplémentaires, c’est à dire que l’inversion ne se produira pas. En cause évidemment l’activité qui est insuffisante. Même avec une activité globale en hausse ( autour de 1.5% pour le PIB en 2016), les entreprises vont d’abord utiliser leurs capacités de production actuelle , ensuite seulement embaucher et ou investir. Pa railleurs certains investissements n’ont pas pour objet d’embaucher immédiatement mais d’ augmenter la productivité ( produire davantage avec moins de main d’œuvre). La reprise de 2016 n’entrainera donc pas des embauches massives surtout pour éponger un tel stock de chômage. Au mieux dans les années à venir on va créer 100 000 emplois supplémentaires annuels  jusqu’en 2022, le solde de chômage tournera donc autour de 3 millions au lieu de 3 millions et demi. A moins évidemment d’engager de vraies reformes structurelles qui permettraient d’alléger le poids de la fiscalité, d’assouplir le code du travail, de remettre aussi en cause les 35 heures.  La plus grande crainte des patrons pour embaucher  se situant dans les conséquences  d’éventuels licenciements. D’une  manière plus globale, c’est l’absence de visibilité sur l’environnement et le manque de confiance qui entretiennent  aussi cette crainte. De sorte que la France risque pendant encore longtemps d’être condamnées à la croissance molle et au chômage de masse. Car ce n’est pas l’offre politique actuelle qui peut rassurer les acteurs économiques ;

Impossible d’interdire le retour des djihadistes français !!! (Cazeneuve)

Impossible d’interdire le retour des djihadistes français !!! (Cazeneuve)

Cazeneuve s’oppose à l’idée d’interdire e le retour des djihadistes sur le territoire, cela pour des raisons juridiques, En l’état du droit international , il a raison mais il a cependant tort car le fait précède souvent le droit qui est appelé à évoluer en permanence. En outre sur le plan matériel comment Cazeneuve compte s’y prendre pour surveiller les 1000 djihadistes actuels (en plus des djihadistes potentiels) et cela pendant des années. Majoritairement  les Français sont pour l’interdiction de ce retour et le droit doit évoluer compte tenu des nouveaux enjeux du terrorisme. Dans un courrier en réponse à la lettre que lui a adressée jeudi le président de l’UMP, Bernard Cazeneuve remercie Nicolas Sarkozy d’avoir pris part à sa consultation des ex-ministres de l’Intérieur. Le ministre explique par ailleurs pourquoi il s’oppose à la proposition phare du patron de l’UMP : l’interdiction de retour en France pour les personnes parties faire le jihad à l’étranger, y compris si elles sont Françaises ou binationales. La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme stipule que  »nul ne peut être privé du droit d’entrer sur le territoire de l’Etat dont il est le ressortissant », souligne Bernard Cazeneuve.  »Sauf à prendre le risque de se trouver sanctionné par la Cour européenne des droits de l’Homme, cet article s’oppose donc à ce que le retour en France de ressortissants français soit interdit, qu’ils aient ou non une autre nationalité », affirme-t-il. S’agissant de la déchéance de nationalité française pour les personnes condamnées pour terrorisme, Bernard Cazeneuve rappelle qu’elle est prévue par la loi et souligne avoir lui-même pris une mesure de ce type. Il affirme partager le souhait d’une coopération internationale « renforcée » en matière de renseignement, notamment avec le Maghreb et le Proche-Orient.  »Je partage votre ambition » aussi sur une réforme de l’espace Schengen, écrit par ailleurs Bernard Cazeneuve, qui ajoute avoir pris des initiatives pour renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’UE.   Même consensus affiché dans la lutte contre la radicalisation en prison et le trafic d’armes, ainsi que sur le renforcement de l’équipement des forces de l’ordre.  Le ministre promet également qu’une future loi sur le renseignement, dont l’élaboration est accélérée, « permettra de doter nos services de moyens nouveaux ».  »Le gouvernement a décidé (…) de recruter 500 agents supplémentaires chaque année« , a-t-il développé.

France : réduction de déficits impossible ( Moody’s)

France : réduction de déficits impossible ( Moody’s)

Mauvais pronostic de l’agence de notation Moody’s concernant la France : impossible d’atteindre les objectifs de déficits. Barnier (l’ex commissaire européen) avait bien raison de tenter d’interdire la notation des Etats .  Mieux vaut faire l’autruche pour les politiques français ! La France risque en effet  de ne pas atteindre ses objectifs en matière de réduction de son déficit budgétaire en 2014 et 2015, estime l’agence de notation Moody’s dans un communiqué, ce lundi 4 août. Et même si l’agence note que la France a donné une nouvelle orientation à sa politique budgétaire et la qualifie de positive, elle juge que l’application de nombreuses mesures reste floue et note que l’économie française est pénalisée par une faible croissance.  « En conséquence, si la tendance à la réduction du déficit devrait se poursuivre, il est peu probable que le pays atteigne ses objectifs budgétaires en 2014 et en 2015″, écrit Moody’s. Paris a promis à ses partenaires européens de ramener son déficit public à 3% de PIB en 2015, une promesse jugée peu réaliste par de nombreux économistes. Par ailleurs comme 2016 sera une année pré-électorale autant dire que les deficits sont repoussés à beaucoup plus tard.

 

Sarkozy : « retour impossible » (Bernard Debré)

Sarkozy : « retour impossible »  (Bernard Debré)

 

 Le député UMP filloniste Bernard Debré estime que l’ancien président Nicolas Sarkozy est « en train de pénaliser largement son camp » et qu’il « faut couper les branches mortes ». Soulignant que « la justice est en cours » et qu’il faut qu’elle « aille jusqu’au bout », Bernard Debré a déclaré sur LCI et Radio Classique : « encore une fois, si c’est vrai, Nicolas Sarkozy était nécessairement au courant du dépassement » de ses comptes de campagne. Il y avait un dépassement de 400 et quelque milliers d’euros (…) Vous avez en mémoire la lettre que Nicolas Sarkozy a écrite dans le Figaro avant les élections municipales où il se plaignait en disant « comment, avec un dépassement aussi mineur et minime, on me demande de rembourser 11 millions? » C’est un peu fort de café si vraiment il a dépassé de 17 millions.  Selon lui, le retour de l’ancien chef de l’Etat est « une impossibilité, on ne peut pas ». « Il faut couper les branches mortes ». A la question « Nicolas Sarkozy est-il une branche morte? », le député répond : « Oui tout à fait, je considère qu’il est en train de pénaliser largement son camp« .  Par ailleurs, le député Hervé Mariton, candidat déclaré à la présidence de l’UMP, a jugé sur France Info que « dans une campagne électorale, il y a un responsable, c’est le candidat. » C’est un peu facile de faire payer les exécutants alors qu’il y a un dossier complexe où d’évidence, si Jérôme Lavrilleux est responsable et il le reconnaît, il n’est sans doute pas le seul responsable.  A la question « Nicolas Sarkozy doit-il s’exprimer, comme l’a demandé mercredi soir Xavier Bertrand ? », le député de la Drôme répond : « Xavier Bertrand a raison. Il est tout à fait possible que Nicolas Sarkozy n’ait pas été au courant des débordements de sa campagne, c’est tout à fait recevable. Simplement, il est le candidat. Et quand on est le patron, on est le responsable ».

 

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