Archive pour le Tag 'proposition'

Grand débat -Proposition de Macron : le catalogue de la Redoute ?

Grand débat -Proposition de Macron : le catalogue de la Redoute ?

 

Ce qui frappe dans le document qui a été  distribué aux médias justes avant le début de l’incendie de Notre-Dame c’est son caractère un peu anachronique. Une sorte de catalogue de la R ; pour chaque  catégorie, une petite mesure mais sans cohérence entre elle et surtout sans vision. Nous parlons pas de l’écologie  complètement absente. De fait, cette réponse de Macron n’a pas suscité  un grand enthousiasme dans l’opinion publique et même de la part des médias. En plus la suppression possible de l’ENA est assez mal passée  dans la mesure où on sait bien qu’elle serait remplacée par un institut supérieur de formation des fonctionnaires. Bref une petite manipulation sémantique. Sur la principale question, à savoir le pouvoir d’achat, il n’y a guère de réponse nouvelle sauf concernant l’indexation des petites retraites de moins de 2000 €. Pas non plus de grande révolution en matière de fiscalité. Pas grand-chose concernant les services publics sinon la promesse qu’on ne fermera pas d’autres hôpitaux ou d’autres écoles. Pour tout dire des petits bouts de réponses à chaque catégorie socio professionnelle mais un grand vide concernant la rénovation démocratique, la décentralisation et la stratégie globale. Il est clair que Macron va bénéficier du report de son intervention pour revoir sérieusement sa copie au moins dans la forme. Sur la méthode, le président semble toujours privilégier le lien direct avec les citoyens en ignorant l’intermédiation aussi bien du Parlement que des syndicats ou des associations. Aucune ouverture de discussions nouvelles n’est envisagée et le pouvoir poursuit un cap difficilement lisible. On peut imaginer que ce catalogue ne rencontrera pas d’opposition significative et massive mais il ne faut cependant pas compter qu’il soit supporté par une majorité dans l’opinion publique car tout cela manque sérieusement de souffle et de vision.

Loi contre la haine sur Internet, une proposition confuse

Loi  contre la haine sur Internet, une proposition confuse

 

A priori,  la proposition de loi contre la haine sur Internet paraît intéressante pour tenter de mettre fin au dérives notamment racistes. Reste que ce projet va poser de nombreuses interrogations. Il faudra d’abord définir ce qu’on entend par le concept de haine. En effet certaines postures relèvent simplement du débat démocratique quand elles font s’affronter  des stratégies politiques ou des visions différentes sur des problématiques sociales, économiques ou sociétales. La question est aussi de savoir si c’est la forme ou le fond qui sera retenu. Sans doute un peu les deux mais on peut souhaiter bon courage aux juges qui auront à évaluer le caractère haineux de certains propos sur le net ( sauf les propos bêtes et méchants). Un autre problème se pose celui de savoir si l’on peut réguler les propos uniquement sur un support comme Internet. Finalement Internet est un support comme les autres ; il n’est devenu important qu’en raison du nombre de personnes qui utilisent ce média. Pas sûr que la seule régulation sur Internet soit juridiquement acceptable. Si régulation il y a, elle doit concerner tous les supports d’expression. Le texte sera déposé par la députée La République en marche Laetitia Avia et reprendra les propositions de son rapport sur le sujet, a ajouté le chef de l’Etat lors d’un discours au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). “Ce texte portera des dispositions claires imposant les retraits dans les meilleurs délais de tous les contenus appelant à la haine, mettant en oeuvre toutes les techniques permettant de repérer l’identité dans les meilleurs délais et enfin appelant à la responsabilité, y compris sur le plan juridique, les plateformes”, a dit Emmanuel Macron. “Faut-il interdire partout sur Internet l’anonymat ? Je pense que nous pourrions aller par cette voie à quelques égards vers le pire et il faudra donc y réfléchir à deux fois”, a-t-il ajouté.

Unedic : dernière proposition du MEDEF avant rupture ?

Unedic : dernière proposition du MEDEF avant rupture ?

Refus total du bonus malus voulu par les syndicats et le gouvernement concernant les contrats courts. Le patronat à la place propose le paiement d’un forfait, d’un montant fixe qui viendra alimenter un fonds commun pour améliorer l’accès à la complémentaire santé et augmenter des droits au compte personnel de formation. Curieusement en cas d’échec, le patronat s’en remet à l’arbitrage des pouvoirs publics auxquels il demande de participer aux négociations en cours. Au moins un point d’accord avec les syndicats qui eux aussi veulent s’en remettre à l’arbitrage du ministère du travail en cas d’échec des négociations avec le patronat. Il y a par ailleurs une sorte de contradiction chez les partenaires sociaux à vouloir garder la main sur les négociations relatives à l’Unedic et en même temps solliciter l’arbitrage du ministère du travail. Cela d’autant plus que l’intention du gouvernement est de remettre la main sur l’Unedic avec y compris une modification du financement via l’impôt. En clair dans ce domaine comme dans d’autres l’étatisme reprend le dessus en France. Sans doute la faute au gouvernement qui définit des cadrages trop contraignants mais aussi aux partenaires qui en la circonstance montre un peu irresponsables. “Si dans ce texte, il n’y a pas les mesures que nous préconisons sur la réduction des contrats courts, il y aura un échec et après nous en appelons à la ministre du Travail pour regarder ce qu’on fait de ce constat d’échec”, a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger sur LCI. En cas d’échec des négociations, le gouvernement doit décider s’il reprend les rênes du régime et procède lui-même aux réformes : des économies de 3 à 3,9 milliards d’euros sur trois ans, la révision des règles de cumul emploi et chômage et la mise en place d’un dispositif pour limiter le recours aux contrats de courte durée. Cette perspective n’enchante ni le patronat ni les syndicats. “Ce serait un échec pour tout le monde. Si le gouvernement reprend la main, ce sera aussi des baisses de droits importantes pour les demandeurs d’emploi”, a dit à Reuters la secrétaire générale adjointe de la CFDT, Marylise Léon. La loi prévoit, en cas d’échec des pourparlers, que le gouvernement reprenne la main et modifie les règles de l’assurance chômage par décret “mais, s’il y a un recours au décret, le gouvernement ne fera pas seul, les partenaires sociaux auront un rôle à jouer”, a poursuivi la source.

Gérard Collomb : sa proposition de démission traduit le malaise avec Macron

 Gérard Collomb : sa proposition de démission  traduit le malaise avec Macron

 

Depuis que Gérard Collomb, ministre de l’intérieur a dénoncé l’hubris, ce péché d’orgueil qui ronge la personnalité de Macron, le climat s’est nettement détérioré entre le président de la république. Dans l’affaire Benalla, l’Élysée n’a guère apprécié que Gérard Collomb se dédouane de toute responsabilité vis-à-vis des débordements de l’homme de confiance de Macron. Fortement agacé par les interventions permanentes de Benalla auprès des responsables dépendant du ministère de l’intérieur, Gérard Collomb a remis à sa place Benalla. Il faut dire qu’il en a même rajouté feignant d’ignorer l’intéressé dans ses déclarations à la commission parlementaire. L’Élysée aurait souhaité qu’il prenne une position plus neutre voire qu’il défende Benalla mais Gérard Collomb a décidé de l’enfoncer en le considérant non pas comme un personnage central mais comme un petit délinquant occupant des fonctions de seconde zone à l’Élysée. Dans d’autres circonstances Gérard Collomb n’a guère apprécié la position jupitérienne de Macron considérant qu’il se comportait davantage en Bonaparte qu’en président de la république. Pour manifester sa rupture avec le style Macron, Gérard Collomb a donc brutalement annoncé qu’il démissionnerait de son poste de ministre d’État, ministre de l’intérieur pour reconquérir sa mairie de Lyon. Une annonce prématurée qui n’a guère été appréciée par l’Élysée. Comme les critiques continuent de pleuvoir de la part de l’entourage de Macron, Gérard Collomb frappe encore un nouveau coup et vient de d’offrir sa démission à Macron. Lequel a refusé car cela sanctionnerait de manière très officielle le divorce entre le président de la république et son principal soutien politique.

 

Air France : une proposition « finale » de la direction

Air France : une proposition « finale » de la direction

Alors que L’intersyndicale a confirmé son appel à la grève pour les journées des 18, 19, 23 et 24 avril, la direction propose un accord  de négociation  « final ». En clair c’est à prendre ou à laisser. La grève aurait déjà couté autour de 200 millions d’ après Ar France qui veut y mettre fin avec cette nouvelle proposition d’augmentation de salaires. Celle-ci porte sur une hausse salariale de 1% supplémentaire en 2018 qui s’ajoute au 1% déjà proposé et sur une augmentation générale de 1,65% par an pour les années 2019, 2020 et 2021 (soit + 5% en moyenne) qui entraînerait pour les salariés, selon la direction, une hausse de salaire de 12,5% en moyenne entre 2018 et 2021, en tenant compte des augmentations individuelles et du GVT (glissement vieillesse technicité). Pour les pilotes, la hausse sera supérieure. La compagnie est prête à se mettre autour de la table pour discuter de leurs revendications spécifiques. En plus de la hausse générale, ils demandent 4,7% supplémentaires. Par ailleurs, pour les plus bas salaires, les hausses salariales de 1% en 2018 et de 1,65% par an entre 2019 et 2021 s’accompagnent d’un plancher de 25 euros par mois en 2018 et de 40 euros par mois pour les trois années suivantes. La direction intègre une clause de revoyure en cas de baisse des résultats financiers. Elle sera déclenchée si le résultat d’exploitation passe en dessous de 200 millions d’euros. Pour rappel, ils ont atteint en 2017 588 millions d’euros. “Poursuivre le conflit et refuser cette proposition d’accord particulièrement favorable pour les salariés d’Air France serait prendre une lourde responsabilité vis-à-vis de toute l’entreprise et de ses clients.” Air France précise que le projet d’accord final qu’elle a présenté lundi à l’intersyndicale est soumis à signature jusqu’à vendredi 20 avril à 12h00.

Un pont sur la Manche : dernière proposition du farfelu Boris Johnson !

Un  pont sur la Manche : dernière proposition du farfelu Boris Johnson !

 

On se plaint souvent à juste raison de la médiocrité de la classe politique française et de ses incohérences. Mais la France est largement concurrencée sur ce plan par d’autres pays par exemple le Royaume-Uni Dernière proposition du farfelu ministre Boris Johnson : construire un pont sur la  manche ! Le pire c’est que cette proposition vient d’un des plus fervents défenseurs Brexit  qui veut rompre avec l’union économique. Enfin pour être juste à la veille du vote, il était encore contre le Brexit  comme nombre  conservateurs et qu’il a changé de camp au dernier moment. Depuis, Johnson s’est fait le champion du Brexit dans son propre camp avant notamment de déstabiliser Teresa mais, première ministre dans l’objectif de  prendre sa place. Cette question a bien été évoquée entre Macron et Teresa mais Paris est évidemment opposée à un projet qui n’a aucun sens économique. L‘Elysée a parallèlement souligné que le tunnel sous la Manche n’était utilisé qu’à 55% de sa capacité, “donc avant de faire un pont utilisons le tunnel”. Boris Johnson est convaincu qu‘un pont de 35 km, financé par des capitaux privés, est envisageable pour accroître les échanges touristiques et commerciaux après le Brexit.“La technologie évolue en permanence et il y a des ponts bien plus longs ailleurs dans le monde”, a-t-il dit à ses conseillers, selon le quotidien britannique The Daily Telegraph. Le pont le plus long du monde, entre Danyang et Kunshan en Chine, mesure plus de 160 km. Interrogé sur ce sujet, le ministre français de l‘Economie, Bruno Le Maire, a répondu vendredi sur Europe 1 : “Ecoutez pourquoi pas, toutes les idées, mêmes celles qui sont parfois les plus farfelues, doivent être étudiées.” “Réalisons déjà les infrastructures qui sont commencées avant d‘envisager de nouvelles”, a-t-il ajouté. “Essayons de rentabiliser le tunnel, essayons de faire le Lyon-Turin. Tout ça coûte cher. Avant d‘envisager de nouvelles infrastructures, regardons comment est-ce qu‘on peut achever celles qui sont lancées.”

 

Supprimer Franc CFA: » une proposition irresponsable de Kaboré (Burkina) ?

Supprimer Franc CFA: » une proposition irresponsable de Kaboré (Burkina) ?

 

Ce n’est sans doute pas un hasard macro s’est montré aussi critique vis-à-vis de la suppression du franc CFA proposée  par le président du Burkina. Une proposition d’autant plus irresponsable que Macron se dit prêt à laisser tomber cette monnaie portée à bout de bras par la France et derrière l’union européenne Non sans raison certains africains se posent  la question de leur souveraineté monétaire et certains responsables comme le président du Burkina propose une monnaie unique au moins pour les pays relevant de la CEDEAO. La perspective de 2020 paraît cependant complètement irréaliste  au regard des différences d’appréciation des différents pays sur cette question. Des appréciations qui tiennent compte notamment des grandes différences de développement. La parité du CFA est assurée par la France et derrière par l’euro et garantit un pouvoir d’achat au consommateur. Au regard des résultats économiques, le franc CFA est encore nettement surévalué. La mise en place d’une monnaie africaine unique ferait sans doute baisser  brutalement le pouvoir d’achat. Mais il est clair aussi que le haut niveau du CFA constitue souvent un handicap pour les exportations mais par contre favorise les importations. Se poserait aussi la question de la gouvernance de la banque centrale. Or jusqu’à maintenant les outils  économiques et financiers communs mis en place par différents pays africains n’ont pas constitué des modèles de gestion. Le débat est ouvert mais des progrès seront réalisés sur la vision commune de cette menée africaine commune et surtout sur les conditions de sa gestion Les Africains « peuvent changer les règles du jeu » du franc CFA, a estimé le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, qui soutient la création prochaine d’une monnaie commune aux pays d’Afrique de l’ouest. Monnaie commune utilisée par 15 pays francophones d’Afrique de l’ouest et du centre (155 millions d’habitants), liée à l’euro par un système de parité fixe, le « CFA » fait débat: considéré comme un facteur de stabilité par ses défenseurs, il est jugé par ses détracteurs comme un frein au développement des pays aux économies fragiles. Pour garantir sa parité, les Etats africains doivent déposer 50% de leurs réserves de change auprès du Trésor français, ce qui entame leur souveraineté, selon certains économistes. « Nous pouvons tout à fait changer les règles du jeu, il appartient aux Africains de le décider », avait  estimé M. Kaboré, lors d’une interview à Ouagadougou avec des journalistes de TV5 Monde, RFI et Le Monde. « Au niveau de la CDEAO nous avons engagé un processus pour mettre en place une monnaie » commune, a-t-il rappelé, en jugeant que celle-ci pourrait être créée « très prochainement ». Il y a fort à parier que nombre de pays qui officiellement  soutiennent la proposition ne sont pas prêts à s’engager dans une voie qui pourrait brutalement faire chuter le pouvoir d’achat des africains concernés et les aligner par exemple sur le Burkina le salaire moyen est de 50 € par mois. !

Sécu: Fillon efface sa proposition

Sécu: Fillon efface sa proposition  

 

 

Conséquences sans doute des nombreuses critiques relatives aux propositions de Fillon sur la sécu et de l’opposition de 90 % des Français, une  partie de programme sécu de l’ancien premier ministre désigné par la primaire de la droite a été purement et simplement effacée de son site Internet. Une manière peut-être pour tenter d’étouffer les nombreuses réactions négatives sur ce sujet mais qui risque d’affaiblir notablement la posture de réformateur radical de l’intéressé. Il se pourrait bien maintenant que les autres mesures phares de Fillon passent également l’objet d’une lecture attentive et critique comme par exemple l’allégement de fiscalité pour les plus favorisés  alors que notamment les autres seront particulièrement touchés par la hausse de TVA. Une mesure qui concerne surtout ceux qui consacrent  la quasi totalité de leurs revenus à la consommation. Le député de Paris et candidat de la droite et du centre avait promis durant sa campagne pour la primaire de « désétatiser » le système de santé, notamment en « focalisant l’assurance publique universelle sur des affections graves ou de longue durée, et l’assurance privée sur le reste ».  Ces derniers jours, François Fillon avait tenté d’adopter un ton et une approche différente sur le sujet, virage que ses alliés ont eu du mal à défendre. Mardi matin, Jérôme Chartier, son porte-parole, avait ainsi assuré sur BFMTV-RMC avait n’avait pas vraiment mis un terme aux spéculations. Ce n’est pas du renoncement. La protection des Français est un ensemble Sécurité sociale-complémentaires santé. Cet ensemble-là doit continuer à protéger 100% des Français et 100% des maladies, François Fillon n’a pas varié d’un cil ». Sauf que quelques heures plus tard, l’AFP a remarqué que la proposition la plus contestée du député LR avait été retiré de son site internet dans l’après-midi, alors qu’elle était encore visible à midi.

Référendums : une proposition électoraliste de Sarkozy

Référendums : une proposition électoraliste de Sarkozy

Sur Europe 1 le constitutionnaliste Oliver Duhamel considère que les propositions de Sarkozy sur les referendums, sont essentiellement électoralistes. Nicolas Sarkozy propose aux Français de prendre exemple sur les Britanniques en autorisant le ministre de la Sécurité à « décider de la mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux » et ce, sans l’intervention d’un juge. Le candidat est convaincu « qu’on doit limiter la liberté de ces gens-là pour protéger la liberté des citoyens français. » Un principe de privation de liberté a priori que Nicolas Sarkozy avait déjà évoqué en septembre dernier. Mais cette mesure choc est-elle en accord avec la constitution ?
Peut importe que ce soit constitutionnel ou non. La réponse est non pour Olivier Duhamel, spécialiste des institutions d’Europe 1. « Donner l’autorisation d’interner sans intervention d’un juge serait contraire à la constitution. Maintenant, c’est le Conseil constitutionnel qui le confirmera ou pas. Mais que ce soit inconstitutionnel, donc impossible ou pas, ce n’est pas le problème de Nicolas Sarkozy. »
« Ça lui est complètement égal s’il ne peut pas le faire après. Son seul but c’est, aujourd’hui, de proposer quelque chose de spectaculaire et de susceptible de gagner des voix. Après, si ça ne se peut pas, qu’est-ce que ça peut faire ? » D’ailleurs, le président Hollande s’était engagé à saisir le Conseil d’État sur cette question après les attentats. Mais tous les spécialistes s’accordaient à dire qu’un internement par précaution ne serait pas envisageable.
Une stratégie électorale. Pour le spécialiste, la justification d’une telle proposition est ailleurs : Nicolas Sarkzoy joue son rôle de candidat à la primaire de la droite. Il cherche donc à séduire le plus d’électeurs possible. « Le fond de son calcul c’est que, d’une part, beaucoup d’électeurs républicains sont aujourd’hui, sur ces questions, sur une ligne très sécuritaire et très autoritaire. »
« Et d’autre part qu’il faut qu’il récupère des électeurs d’extrême droite, des électeurs du Front national, en plus grand nombre qu’Alain Juppé [son principal rival] va récupérer d’électeurs sympathisants de gauche. Donc il va de plus en plus loin sur des thématiques de la droite dure voire de l’extrême droite pour essayer de parvenir à ses fins. »
Réforme démocratique : ça va retomber à plat.

Ce que pense 20 Minutes l’historien Jean Garrigues, spécialiste d’histoire politique dans une interview à 2 minutes. Qui n’aborde que de manière allusive la question fondamentale de la sociologie du personnel politique ou la question de la démocratie active qui ne se limite pas au dépôt d’un bulletin dans l’urne.
La volonté de renouvellement démocratique est-elle une nouveauté dans le débat politique ?
Non, ce thème a déjà plusieurs décennies. Le premier à avoir réformé la Ve République est son père fondateur, le général De Gaulle, qui en 1962 décide de faire élire le président au suffrage universel. On peut évoquer la révision du septennat qui a renforcé la présidentialisation en couplant l’agenda législatif et présidentiel. Depuis plusieurs années, le thème de VIe République est régulièrement mis en avant par Jean-Luc Mélenchon ou Arnaud Montebourg par exemple. A gauche, mais aussi chez François Bayrou et les centristes, on demande davantage de proportionnelle depuis longtemps.
L’introduction d’une part de proportionnelle à l’Assemblée était d’ailleurs une promesse de campagne de Hollande. Elle ne sera pas tenue. N’est-ce pas le lot des réformes institutionnelles ?
C’est un peu l’impression que ça donne. La proportionnelle, on en parle depuis longtemps et ça ne vient pas. Il y a une raison logique : le parti qui remporte l’élection présidentielle n’a pas intérêt à voir écorner sa majorité. Mêmes réticences sur le non-cumul des mandats. On voit bien l’opposition du Sénat : ceux qui doivent la voter sont les premiers concernés. Il est à craindre que beaucoup de ces projets de réformes tombent à plat. C’est tout le problème du blocage entre les élites politiques qui ont tendance à vouloir maintenir le système et la demande populaire. Il faut ajouter à ça le poids de « l’exception française » : toute une génération politique nourrie par la culture gaullienne qui rend difficile le fait de penser aux systèmes parlementaires d’autres pays européens. Il y a un tabou répulsif de la IIIe et IVe République sur ce sujet.

Aujourd’hui, de Macron à Mélenchon, du président aux candidats de droite. Tout le monde en parle…
La crise de confiance entre les acteurs politiques et les citoyens n’a jamais été aussi forte. Il est normal de réfléchir à des transformations des institutions. Il y a un mouvement de fond, une aspiration du corps civique à plus de démocratie, qu’on retrouve dans les mouvements citoyens ou à Nuit Debout. En 2008, il y a eu une petite amorce de rééquilibrage avec la commission sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions, présidée par Édouard Balladur. Les politiques se rendent compte que ce n’est pas assez. Dans nos élections intermédiaires, près de la moitié des électeurs s’abstiennent…

Quelles sont les pistes pour tenter de renouveler la démocratie ?
Deux directions existent. Une direction de nature fonctionnelle : comment améliorer le fonctionnement des institutions. En accélérant les processus parlementaires, par exemple, comme propose Hollande de réduire le nombre de lectures par Chambre pour les textes en urgence. Ce ne sera pas spectaculaire mais bien efficace. Il y a aussi la direction plus symbolique, en imposant davantage de transparence, en organisant des audits des ministres ou un contrôle populaire de l’action présidentielle comme le propose Macron. On peut évoquer aussi l’augmentation des initiatives législatives populaires, le recours aux droits de pétition, le renouvellement du personnel politique…

Ces thématiques seront-elles au centre de la campagne ?
Je pense qu’elles devraient l’être, car la défiance politique atteint un niveau exceptionnel. Malheureusement, on voit très bien la direction que certains veulent donner à la campagne : sécurité, immigration, laïcité, des sujets plus spectaculaires. A coté, le problème majeur dans nos sociétés, la hausse du chômage, sera encore déterminant. Je crains que la thématique du renouvellement démocratique soit encore une fois laissée de côté.

 

Vœux : Sarkozy surtout revanchard mais sans proposition

Vœux : Sarkozy surtout revanchard mais sans proposition  

Sarkozy n’a pas fait œuvre d’une grande imagination lors de ses vœux aux Français. Pour l’essentiel il s’est surtout montré revanchard en critiquant à peu près tout ce que faisait le gouvernement mais sans beaucoup de propositions de la part de son organisation Sarkozy s’est contenté de dénoncer l’augmentation des impôts, la hausse du chômage et les choix « politiques et économiques qui conduisent la France dans l’impasse ». En guise d’orientation et de propositions il s’est contenté d’inviter sa famille politique a engagé une réflexion approfondie. Preuve sans doute que des orientations et un contenu programmatique sont encore bien inconsistants du côté des Républicains voir surtout très contradictoires.   »Des millions de Français se sentent abandonnés et méprisés par des choix politiques qui font fi de valeurs essentielles de la République », conclut-il. « Il est de notre responsabilité de leur apporter des réponses (…) Dessinons un projet d’avenir digne de la France, à la hauteur de la gravité des enjeux. » L’ancien président Nicolas Sarkozy attaque dans ses vœux aux Français pour 2016 son successeur, François Hollande, qu’il accuse de conduire la France dans une « impasse », et invite sa propre famille politique à préparer l’alternance. Le président du parti Les Républicains (LR), héritier de l’UMP, a publié ces vœux sur sa page Facebook quelques heures avant que le chef de l’Etat adresse les siens dans une déclaration radio-télédiffusée à 20h00. Nicolas Sarkozy annonce certes que LR soutiendra les décisions prise par le gouvernement pour renforcer la sécurité des Français après les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts à Paris. Il mentionne particulièrement la déchéance de nationalité pour les binationaux coupables de faits de terrorisme, projet qui divise la gauche. Mais il subordonne son soutien à cette mesure « à la condition qu’elle soit accompagnée d’autres décisions qu’exige la situation ». Mais sur ses deux autres décisions souhaitées par Sarkozy on n’en sera pas davantage ! Bref l’archétype d’un message d’opposants mais qui ne crédibilisent pas le candidat à la gestion du pays pour 2017. « Nous ne pouvons plus accepter que la République recule », déclare l’ancien chef de l’Etat. Il exhorte le gouvernement de gauche actuel à trancher « au lieu d’hésiter », à décider « au lieu de tergiverser » et à agir « plutôt que de vouloir mettre en scène un rapprochement artificiel avec l’opposition » de droite.

Proposition de Nissan pour limiter le poids de l’État dans Renault

Proposition de Nissan pour limiter le poids de l’État dans Renault

 

Dans un document, Nissan demande que les droits de vote de l’Etat soient à la fois plafonnés et leur exercice cantonné à des situations limitées, et réclame un engagement écrit que Renault n’interviendra pas dans la gestion et la gouvernance de Nissan, ou que l’Etat français n’interférera pas dans les affaires du groupe japonais, ont déclaré deux sources, confirmant des informations du Figaro. Les deux parties « travaillent sur une solution », a indiqué une des sources, et les choses semblent aller « dans le sens des propositions (que le gouvernement) a faites ». Nissan a par ailleurs adopté une attitude de compromis sur la question des droits de vote au cœur de la crise qui agite l’alliance Renault-Nissan depuis plusieurs mois, ont ajouté les sources. Le groupe japonais, qui a tenu lundi un conseil d’administration, pourrait en effet renoncer à exiger l’activation de ses droits de vote. En revanche, selon Le Figaro, le groupe veut avoir le droit d’acquérir des actions Renault en cas d’interférence dans ses affaires. Le constructeur automobile nippon détient 15% de Renault mais aucun droit de vote, tandis que l’Etat français est monté en avril de 15,01% à près de 20% du capital de Renault pour s’assurer l’an prochain les droits de vote doubles prévus par la loi Florange.

Fusion : CSG-IR: proposition d’Ayrault enterrée par Valls

 

Fusion : CSG-IR: proposition d’Ayrault enterrée par Valls

 

C’est très poliment que Vals a enterré la proposition d’Ayrault. Proposition d’un « impôt citoyen » qui aurait fusionné CSG et IR pour imposer tous les revenus. Valls a enfin compris que le lien citoyenneté –impôt était assez surréaliste (surtout qu’en fait tous les Français payent déjà des impôts ( TVA, impôts locaux etc.). Sas doute auusi pouvait-on se demander pourquoi Ayrault  n’avait pas mis en œuvre sa proposition alors qu’il était Premier ministre ! Enfin une grande réforme fiscale qui peut se concevoir en début de mandat devient impossible à réaliser maintenant surtout avec une auusi faible popularité de l’exécutif.  Sans parler du véritable ras-le-bol fiscal ! Il y a un mois, Michel Sapin avait trouvé l’idée «intéressante» mais «complexe». Ce dimanche, Manuel Valls a employé la même méthode pour commenter la proposition de son prédécesseur Jean-Marc Ayrault de remplacer l’impôt sur le revenu et la CSG par un impôt citoyen sur le revenu. «C’est une belle idée, mais je ne suis pas sûr que les Français lient automatiquement l’impôt et la citoyenneté», a-t-il déclaré sur iTélé et Europe 1. Refuser, mais sans froisser. C’est pourquoi l’amendement sera «examiné de la manière la plus précise possible» dans le débat sur le budget 2016 à partir de jeudi à l’Assemblée nationale. Sans le dire, le chef du gouvernement a donc fermé la porte à cette réforme que François Hollande avait lui aussi enterrée en 2014. Et appelle donc les parlementaires à en faire de même la semaine prochaine. «Je souhaite que la gauche s’identifie pleinement à la maîtrise de la fiscalité et à la baisse de l’impôt» a-t-il ajouté, reconnaissant que «les Français depuis plusieurs années sont à cran vis-à-vis de l’impôt». Sauf qu’il s’agit également, à un an et demi de l’élection présidentielle de 2017, de ménager le camp de la gauche. Et si l’on en croit Le Journal du Dimanche, cette mesure serait largement soutenue au sein de la gauche. «Cet amendement correspond au souhait d’une majorité du groupe de poursuivre le chantier des réformes et de donner des signaux à la gauche sans compliquer la tâche de l’exécutif», affirme Jean-Marc Ayrault. C’est pourquoi le président de la République lui-même se serait finalement laissé convaincre de lancer une réforme fiscale. Les services de Bercy seraient en train de plancher sur l’idée de l’ancien premier ministre qui sera reçu prochainement par Manuel Valls. «Les Français demandent plus que jamais de la clarté en matière fiscale et ils ont raison», conclut-on dans l’entourage de l’actuel chef du gouvernement.

Migrants : nouvelle proposition ridicule de Bruxelles

Migrants : nouvelle proposition ridicule de Bruxelles

 

Il ya quelques jours Bruxelles avait proposé de répartir 20 000 migrants dans l’union européenne. Face aux refus de certains Etats notamment la France, elle propose d’en répartir maintenant le double, soit 40 000 pour au moins 500 000 qui entreront en Europe cette année. D’une part cette proposition est ridicule car elle n’est pas à la hauteur de l’enjeu, d’autre part les Etats sont pris au piège car ils ne pourront dire oui 40 000   quand ils étaient opposés à  20 000. Pour l’essentiel ces migrants fuient les conflits, la guerre et la famine. Ils sont souvent le produit des interventions internationales militaires et des politiques économiques des pays occidentaux. D’où la nécessité d’élargir la problématique de l’immigration bien au-delà du simple accueil.  La Commission   européenne va donc proposer la semaine prochaine que 40.000 demandeurs d’asile arrivés par bateau en Italie et en Grèce soient accueillis dans d’autres pays de l’Union afin de soulager Rome et Athènes, a-t-on appris vendredi de source informée à Bruxelles. A la mi-mai, la Commission a proposé que 20.000 migrants soient accueillis et répartis à travers l’UE au cours des deux prochaines années mais la Grande-Bretagne, l’Irlande et le Danemark pourraient être dispensés de participer à ce dispositif. Sa proposition sur les 40.000 demandeurs d’asile, qui doit être finalisée mercredi prochain, devra être approuvée par la majorité des Etats membres censés accueillir ces migrants — en premier lieu la France et l’Allemagne. Depuis le début de l’année, quelque 60.000 migrants sont arrivés en Europe en traversant la Méditerranée, dont 30.500 qui ont été recueillis en Italie. Environ 1.800 se sont noyés en tentant la traversée, selon les Nations unies.

Une dette perpétuelle : la proposition du ministre des finances grec

Une dette perpétuelle : la proposition du ministre des finances grec

Le ministre grec des finances ne prononce pas le mot tabou d’annulation mais propose essentiellement de ne pas rembourser le capital en échange du caractère perpétuel de la dette. Une manière en fait d’étaler dans le temps les remboursements sans choquer l’orthodoxie des allemands. En fait La dette actuelle serait échangée contre deux types de nouvelles obligations. Les premières seraient des obligations indexées sur la performance de croissance de la dette. Une étude du FMI de 2002 avait déjà exploré cette perspective. L’idée est de réduire les paiements quand la croissance est faible et de les accélérer quand elle est forte. Il s’agit donc d’inverser les priorités par rapport au programme de 2012 : on ne fait pas passer la capacité de remboursement de la dette avant la croissance, on adapte cette capacité à la croissance. Du coup, on permettrait à la Grèce de se concentrer sur sa capacité à générer de la croissance, par les réformes, mais surtout par l’investissement. L’objectif d’excédent primaire de 4,5 % du PIB par an, fixé par la troïka dans l’intérêt des créanciers, deviendrait de facto caduc. L’autre idée est de transformer une partie de la dette en dette perpétuelle. Dans ce cas, la Grèce n’aurait plus à rembourser le capital de la dette, mais seulement à verser des intérêts perpétuels calculés sur le capital versé. Par exemple, si 100 milliards d’euros de dette est convertie en obligations perpétuelles à 3 % (le taux est fictif, on ne le connaît pas), la Grèce ne devra pas rembourser ces 100 milliards d’euros, mais devra, chaque année – et à perpétuité – payer 3 milliards d’euros à ses créanciers.

 

Foot Suarez : une proposition pour jouer au Kossovo pour 1500 euros par mois !

Foot Suarez : une proposition pour jouer au Kossovo pour 1500 euros par mois !

 

Une équipe du championnat de première division du Kosovo, Hajvalia, a offert à l’Uruguayen Luis Suarez, exclu du Mondial 2014 pour avoir mordu un adversaire, de jouer en toute légalité pour elle durant sa suspension pour neuf matches par la Fifa, car le Kosovo n’en est pas membre.  La proposition a été faite par Xhavit Pacolli, le président de Hajvalia, petite équipe d’un quartier de la capitale kosovare de Pristina qui occupe la 6e place dans la première division locale.  M. Pacolli a indiqué à l’AFP qu’il offrait une rétribution de 1.500 euros par mois à la star uruguayenne jusqu’au mois de novembre, lorsque sa suspension arrive à terme. M. Pacolli serait prêt à débourser 30.000 euros sur les quatre prochains mois, montant qui sera versé dans les caisses de Liverpool si l’équipe anglaise, pour laquelle il joue, autorise Suarez à fouler les pelouses du championnat kosovar.  « Le montant peut faire sourire (Suarez) mais c’est tout ce que nous pouvons lui offrir », a dit M. Pacolli. Le Kosovo, qui a proclamé son indépendance de la Serbie en 2008, n’est pas membre de l’Uefa (instance dirigeante du foot européen) ni de la Fédération internationale de football en raison de l’opposition de Belgrade. L’indépendance du Kosovo a été reconnue par les États-Unis et une majorité de pays de l’Union européenne. Elle est farouchement rejetée par la Serbie, appuyée par la Russie et… l’Uruguay.  La commission de discipline de la Fifa a infligé à Suarez une suspension de neuf matches et quatre mois d’interdiction de toutes activités liées au football après avoir mordu le joueur italien Giorgio Chiellini pendant de la Coupe du monde de football au Brésil.

Un syndicalisme de proposition pas seulement de mécontentement (Laurent Berger, CFDT)

Un syndicalisme de proposition pas seulement de mécontentement (Laurent Berger, CFDT)

Il a raison berger de la CFDT, le syndicalisme français se satisfait surtout de protestation et est incapable de faire des propositions crédibles d’où son manque dramatique de représentativité. Et un débat social en France assez caricatural. La faute aux syndicats uniquement protestataires mais aussi à un patronat peu représentatif des PME et nettement plus rétrograde qu’en Allemagne par exemple. Invité ce jeudi 1er mai sur BFMTV, Laurent Berger ne le cache pas: « nous [la CFDT] ne faisons pas de ce 1er mai un enjeu de mobilisation ». Le leader syndical a de nouveau pris le contre-pied des autres syndicats en défendant le pacte de responsabilité. « Le problème est de savoir ‘à quoi sert un syndicat’. L’image véhiculée est que nous rallions les mécontentements. Mais nous devons aussi porter des propositions », a fait valoir Laurent Berger. Avant de poursuivre: « la CFDT a défendu le pacte de responsabilité car redonner des marges est une condition nécessaire ». « Les entreprises ne sont pas que des employeurs », a-t-il ajouté, ce sont aussi « des salariés qui ont envie de conserver leur travail et de compétitivité pour leurs entreprises ».  Ainsi, « restaurer les marges des entreprises n’est pas un sujet tabou, à condition que le patronat s’engage sur des objectifs chiffrés dans les branches », a-t-il développé. Laurent Berger a ce sens affirmer que « la patronat doit arrêter de geindre de pleurnicher ». « Ce discours est déprimant; ils ont des conditions pour récréer de l’emploi, il faut qu’ils les saisissent ».  Interrogé ensuite le plan d’économies du gouvernement, Laurent Berger a affirmé: « réduire la dépense publique, oui. Mais avec discernement ». Il a donné un satisfecit au gouvernement qui a décidé d’épargner les pensions de retraites le plus modestes. Mais il réaffirmé son opposition au gel du point d’indice des fonctionnaires car « tous les fonctionnaires indistinctement » sont touchés. Et Laurent Berger d’appeler à la manifestation, le 15 mai prochain, contre cette dernière mesure.

 

Evasion fiscale : proposition de lois par le Sénat

Evasion fiscale : proposition de lois par le  Sénat

Les évadés fiscaux, mais aussi les intermédiaires, restent dans le viseur des parlementaires français. La commission d’enquête sénatoriale sur « le rôle des banques et des acteurs financiers dans l’évasion des ressources financières » a en effet rendu ses travaux, ce jeudi 24 octobre.  Au total, les sénateurs ont formulé 34 propositions afin de lutter efficacement contre l’évasion fiscale. L’une d’elles consiste à « créer un délit spécifique d’incitation à la fraude fiscale », comportant notamment « la répression du démarchage et de la publicité pour des dispositifs d’évasion fiscale ». En clair, cibler l’ensemble de la chaîne permettant aux capitaux non-déclarés de quitter le pays. Une autre vise à « appliquer rigoureusement les dispositions destinées à lutter contre les conflits d’intérêts aux autorités administratives de supervision, aux services des administrations économiques et aux magistrats. »Mais la commission menée par le sénateur Eric Bocquet (CRC) a également pointé du doigt l’incapacité supposée de Bercy à pouvoir régulariser les dossiers des « repentis » fiscaux. En l’état actuel, « il faudrait 25 ans (à l’administration fiscale française) pour régulariser les dossiers », a-t-il ainsi déclaré lors de la remise du rapport. Bercy n’a d’ailleurs pas tardé à réagir, ce qui a permis d’apprendre que l’administration fiscale avait reçu plus de 3.000 demandes de régularisation depuis la publication le 21 juin de la circulaire Cazeneuve encadrant la procédure. »Notre organisation actuelle permet de traiter ces dossiers, il n’y a aucun problème d’engorgement », a assuré Bercy à l’AFP, en précisant qu’ »en cas d’afflux, nous adapterons notre organisation et quoiqu’il arrive, les dossiers seront traités ». 




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