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Pourquoi 7 secrétaires d’État n’ont pas d’affectation

Pourquoi 7 secrétaires d’État n’ont pas d’affectation

 

On peut légitimement se demander à quoi vont servir les sept secrétaires d’État sans attribution précise. Première observation, Macron avait promis un gouvernement très resserré de 15 ministres. Finalement on en aura le double.  Concernant les secrétaires d’État sans véritable objet social, c’est l’interrogation. À moins de se souvenir de la sortie de Renault Muselier secrétaire d’État aux affaires étrangères entre 2002 et 2004 placés auprès de Dominique de Villepin : » le ministre fait tout et moi je fais le reste ! » Ce qui sans doute rendait assez bien compte de la réalité d’autant que Muselier n’a jamais été considéré comme un grand besogneux. À l’inverse de Villepin se caractérisait  par un grand activisme. Dans le cas du gouvernement d’Édouard Philippe, l’objectif de Macron est de rééquilibrer les sensibilités gauche droite et de placer des hommes de confiance pour surveiller des ministres très marqués qui pourraient avoir des velléités d’indépendance. Avec ce type de montage, on peut d’ores et déjà prévoir des situations conflictuelles entre les directeurs de cabinet des ministres et ces secrétaires d’État sans affectation précise. Notons aussi que bien sûr parallèlement subsisteront des directeurs d’administration véritable gouverneur de leur champ respectif aussi des conseillers élyséens pour superviser chaque secteur. Bref on ne manquera pas de chef pour se surveiller les uns les autres. Prévenant les questions, l’Élysée a précisé auprès de l’AFP qu’ils avaient « vocation à être les adjoints des ministres auprès desquels ils sont nommés ». Emmanuel Macron imite ainsi Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, qui avaient choisi de ne pas attribuer de compétences précises à – dans l’ordre – Renaud Muselier, secrétaire d’État aux Affaires étrangères entre 2002 et 2004, Nicolas Forissier, secrétaire d’État en charge de l’Agriculture entre 2004 et 2005, et Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale entre 2010 et 2012.  Cette dernière, qui a quitté Les Républicains en mars 2017 pour rejoindre Emmanuel Macron, livre son analyse dans les colonnes du JDD.  »Cela permet d’abord d’effectuer des équilibres politiques au sein de gros ministères, développe-t-elle encore. Ma nomination venait ainsi de l’Elysée – j’étais une sarkozyste – quand Roselyne Bachelot était alors une fidèle filloniste. »

 

Le PDG d’Air France-KLM menace le SNPL

Le PDG d’Air France-KLM  menace le SNPL

Jean-Marc Janaillac le PDG d’Air France-KLM et président d’Air France a écrit au pilote ce mardi, pour «attirer leur attention sur les enjeux qui s’y attachent et souligner les conséquences du choix qu’auront à effectuer ceux d’entre eux qui y participeront ». Cette consultation a été lancée par le bureau du SNPL Air France sur ce propre proposition corporative avec l’emblématique négociations ». Ce « souci d’ouverture » qui l’a conduit, lui et Franck Terner, le directeur général d’Air France, à « accepter à plusieurs reprises de faire évoluer le contenu du projet d’accord dans le sens souhaité par les représentants « (du SNPL), « ne doit pas être pris pour de la faiblesse ». « Aujourd’hui, nous sommes parvenus au bout de ce que nous pouvions accepter, y compris sur les points sur lesquels nous ne sommes pas parvenus à un accord avec le bureau du SNPL », assure-t-il. « Ainsi qu’il a été  indiqué au Président du SNPL, le seul projet d’accord sur lequel nous sommes aujourd’hui engagés, et que nous sommes susceptibles de signer, est celui que nous avons proposé à la signature des syndicats de pilotes à questions la suite de plusieurs mois de négociation avec eux. La version portée par le bureau du SNPL n’engage que lui. Dans le triple choix compliqué qui vous est proposé aujourd’hui, il doit être très clair que voter en faveur du projet porté par le bureau du SNPL revient à voter contre tout accord », explique Jean-Marc Janaillac. Jean-Marc Janaillac s’est montré menaçant en disant que ce projet « indispensable pour remettre durablement Air France sur une trajectoire de croissance profitable » sera créé d’une manière ou d’une autre. «Si le résultat de la consultation conduisait au rejet du projet d’accord que nous avons proposé, ou si celui-ci ne faisait pas l’objet d’une signature rapide, alors que le délai imparti aura été particulièrement long, je convoquerai donc immédiatement le Conseil d’administration d’Air France KLM afin de lui proposer une voie alternative pour y parvenir. Il est en effet de ma responsabilité vis-à-vis d’Air France, de ses personnels et de ses clients que la Nouvelle compagnie soit créée, d’une manière ou d’une autre », a-t-il écrit. Pour certains en interne, cette alternative serait de rattacher ce transporteur non plus à Air France mais à Air France-KLM, sans nécessité de faire appel à des pilotes d’Air France, qui-plus-est avec des contrats d’Air France. Un scénario qui sortirait cette compagnie de l’orbite d’Air France et du SNPL Air France. Et qui priverait les possibilités d’évolution de carrière des pilotes d’Air France. Pour autant, selon de nombreux pilotes, un vote favorable semble se dessiner. Une bonne partie de la base grogne contre le bureau du SNPL qu’ils accusent au mieux de  ralentir la création de cette compagnie.

Emplois fictifs d’assistants parlementaires : la grande hypocrisie

Emplois fictifs d’assistants parlementaires : la grande hypocrisie

 

 

Ce fameux scandale des emplois fictifs d’assistants parlementaires constitue en réalité une vaste hypocrisie. En effet dans la plupart des partis des assistants parlementaires de députés   français et européens ont également une casquette politique. Une partie de ces assistants parlementaires travaillent pour le parti à temps partiel ou à temps complet. Il n’y a donc pas seulement le Front National et le MoDem qui sont dans cette situation mais  à peu près toutes les autres organisations. De toute manière,  le député ne sort pas de rien, les candidatures ex nihilo  de futurs n’existent pratiquement pas surtout pour les européennes en raison du mode de scrutin. Les députés bien que représentants de leurs électeurs conservent  bien entendus des relations étroites avec leur parti politique. Les élus eux-mêmes travail autant pour leurs mandats électifs que pour leur parti. Et il en va donc de même pour certains assistants parlementaires. Le même phénomène existe dans le monde syndical ou nombre de permanents ne travaillent  pas exclusivement pour l’entreprise qui les a détachés à des fins syndicales, ils travaillent  pour certains aussi pour leur fédération, ou leur organisation interprofessionnelle. La question n’est donc pas de savoir pour qui travaille l’assistant parlementaire mais si le travail existe  réellement. De toute façon, il sera toujours très complexe de démêler les différentes activités des assistants parlementaires comme d’ailleurs des députés. Le vrai scandale c’est lorsqu’un n’assistant parlementaire ne fournit aucun travail comme dans le cas de l’affaire Fillon. Il est évident que dans cette histoire il y a aussi beaucoup de règlements de comptes entre partis, à l’intérieur d’un même parti ou même avec des individus évincés. Un ancien collaborateur d’un eurodéputé MoDem, dit avoir été témoin d’un système d’emplois fictifs au sein du parti centriste. «J’ai vu que des parlementaires, à plusieurs, finançaient des temps partiels d’assistants parlementaires qui ne fournissaient aucun travail pour le député», explique cet ancien collaborateur parlementaire qui a passé cinq ans au Parlement européen, entre 2004 et 2009. Sous couvert d’anonymat, il ajoute que les députés européens MoDem en question auraient été astreints par le parti à embaucher ces assistants, sous peine de ne pas être investis aux prochaines élections. «Les députés qui ont été contraints de jouer ce jeu se rendaient compte au bout de quelques mois de législature que l’assistant ne fournissait pas de travail», indique-t-il. «Les parlementaires, conscients du risque juridique, réclamaient avec beaucoup de difficulté que l’assistant, de temps en temps, se manifeste, transmette une note sommaire sur un sujet ou une petite revue de presse, qui permettrait d’apporter une preuve qu’un travail a bien été effectué, au cas où il y aurait des contrôles», poursuit-t-il. Le témoin est catégorique: «Il s’agissait bien d’emplois à temps partiel fictifs. François Bayrou ment quand il dit le contraire». En faite d’en enquête on aurait relevé une quinzaine de cas, ce qui est très loin sans doute de la vérité mais ne change pas le questionnement sur la pertinence d’une enquête judiciaire sur un sujet très connu.

 

Endettement mondial: risque d’éclatement ?

  • Endettement mondial: risque d’éclatement ?
  • Avec la remontée de l’inflation vers 2018 mais plus surement en 2019, la bulle de l’endettement comporte des risques accrus d’éclatement. En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède).Prudemment, la FED a cependant augmenté ses taux …en attendant la suite et surtout la politique de Trump.  Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclut un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. L’exemple le plus significatif étant sans doute Uber en déficit chronique mais  valorisée à 65 milliards mais cependant protégé parce que non côté en bourse.  De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Victor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2148 milliards d’euros à la fin de 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. La dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps.

Législatives: Nouveau record d’abstention

Législatives:  Nouveau record d’abstention

53% d’absentions selon un sondage Odoxa pour franceinfo* publié vendredi 16 juin. Si cette prévision se confirme, ce serait un record pour une élection présidentielle ou législative sous la Ve République. Au premier tour du scrutin, le 11 juin, 51,29% des Français s’étaient abstenus, ce qui était déjà un record. Selon le sondage, 48% des sympathisants de gauche comptent s’abstenir, 35% des sympathisants de droite hors FN, 61% des sympathisants FN et 35% des sympathisants d’En Marche.  Ce sont les jeunes qui devraient le plus s’abstenir : 61% des 18-24 ans et 63% des 25-34 ans ne se rendront pas aux urnes. Du côté des catégories socioprofessionnelles, 58% des employés et ouvriers devraient s’abstenir.  En ce qui concerne les raisons, 27% des abstentionnistes déclarent ne pas se rendre aux urnes parce qu’ils pensent que l’élection est jouée d’avance et que La République en marche va l’emporter, alors que 24% ne se reconnaissent pas dans les projets ou les personnalités des candidats qui se présentent. Selon ce sondage, 6 Français sur 10 estiment qu’une large majorité En Marche à l’Assemblée nationale serait une mauvaise chose, étant donné que le mouvement n’a recueilli qu’un tiers des votes au premier tour des élections législatives. Dans le détail, c’est ce que pensent 65% des sympathisants de gauche, 77% des sympathisants de droite hors FN et 85% des sympathisants du FN. 

 

Brexit : départ d’Airbus de Grande-Bretagne ?

Brexit : départ d’Airbus de Grande-Bretagne

Fabrice Brégier, directeur général délégué d’Airbus fixe des conditions au maintien des activités de production en Grande –Bretagne. Il, a déclaré que l’accord qui sortira de ces négociations devrait permettre aux employés de l’avionneur européen, en provenance du monde entier, d’entrer facilement en Grande-Bretagne, devrait garantir l’absence de droits de douane sur les composants des avions et devrait garantir le maintien de certaines normes réglementaires. Sinon, la Grande-Bretagne prendrait le risque de voir Airbus délocaliser sa production à l’avenir, a-t-il dit. « Pour les nouvelles productions, il est très facile d’avoir une nouvelle usine quelque part dans le monde. Nous aurions plein de propositions », a déclaré le directeur général délégué d’Airbus, cité par le Sunday Times. « Nous voulons rester en Grande-Bretagne, pourvu que les conditions pour travailler dans une organisation intégrée soient remplies », a-t-il ajouté. Airbus emploie plus de 10.000 personnes sur deux sites en Grande-Bretagne.

 

Machines à la place des hommes d’ici 50 ans ?

Machines à la place des hommes d’ici 50 ans ?

 

 

La robotisation serait susceptible de remplacer l’homme d’ici une cinquantaine d’années d’après une  récente étude, dirigée par Katja Grace du Future of Humanity Institute à Oxford. Près 350 experts de l’intelligence artificielle (IA) ont été interrogés sur le temps qu’il faudrait, selon eux, aux machines pour maîtriser des postes et des tâches actuellement attribués à des humains. Selon leurs estimations, les intelligences artificielles pourront surpasser les humains dans certains domaines dès la prochaine décennie.  Les traducteurs de langues doivent ainsi se tenir prêts pour 2024, les conducteurs de camion pour 2027. Les journalistes et chercheurs peuvent aussi enclencher le compte à rebours: la pleine capacité artificielle à écrire un essai de qualité est prévue pour 2026. Les vendeurs tiendront pour leur part jusqu’à 2030. Tous domaines confondus, il faudra selon les chercheurs se préparer pour 2061, où les intelligences artificielles ont une chance sur deux de pouvoir surpasser les humains pour à peu près n’importe quelle tâche. Reste à savoir quel crédit on peut apporter à ce type d’étude d’organismes de recherche dont l’objet est de travailler sur l’intelligence artificielle et qui cherche à montrer l’importance de leur domaine pour obtenir des crédits publics et des parts de marché. D’autres études aux méthodologies tout aussi discutables montrent que ce sont 10 % des emplois qui pourraient  être impactés d’ici 10 à 20 ans. La vérité c’est qu’on ne sait pas quelles seront les conséquences du développement de l’intelligence artificielle. Un seul exemple l’étude indique que les conducteurs de camions pourraient disparaître à partir de 2027 mais encore faudrait-il tenir compte des autres emplois logistiques qui se sont largement développés du fait de la complexification de la gestion des flux. (Sans parler des difficultés que représente le camion sans chauffeur, comme la voiture d’ailleurs).  Une étude donc intéressante mais sans doute très approximative et qui néglige les emplois actuels ou nouveaux à fort contenu humain.

 

 

Créations d’emplois : perspectives de reprise

Créations d’emplois : perspectives de reprise

 

 

Pour la rentrée, la France pourrait retrouver une perspective de création de 200 000 emplois par an, soit une progression encore supérieure à 2016. En 2016 l’économie française a créé 187 200  postes , en net, dans le secteur marchand . En revanche, l’industrie et la construction continuent de détruire plus d’emplois qu’elles n’en créent. C’est une performance inédite depuis 2007, selon les chiffres définitifs de l’Insee publiés jeudi 9 mars. L’économie française a créé 187 200 postes, en net, dans le secteur marchand (+ 1,2 %) sur l’ensemble de l’année 2016. Ces chiffres viennent confirmer à quelques milliers près les estimations provisoires de février (191 700 emplois). Le dernier trimestre de 2016 s’est bien terminé, avec 64 400 créations nettes d’emplois dans les secteurs marchands non agricoles (+ 0,4 % par rapport au trimestre précédent), soit le septième trimestre consécutif de hausse, précise l’Insee. le nouveau baromètre ManpowerGroup des perspectives d’emploi pour le 3è trimestre 2017 -baromètre réalisé dans 43 pays et territoires, du 19 avril au 2 mai, auprès de 58.000 employeurs issus d’entreprises privées et d’organismes publics, dont 1003 employeurs de France- dont Le Figaro dévoile les principaux résultats pour l’Hexagone, le solde net d’emplois attendu dans le commerce est «le plus important depuis 14 ans», c’est-à-dire depuis le lancement de l’étude en 2003: +11% des intentions d’embauche, soit 9 points de plus comparé au trimestre précédent et 12 points par rapport au 3è trimestre de 2016. Une première donc, qui confirme que l’emploi semble bel et bien reparti en France, avec une tendance proche des 200.000 créations de postes par an selon les données provisoires de l’emploi salarié qui doivent être confirmées ce mardi matin. D’ailleurs, dans une étude publiée à la mi avril concernant les besoins de main-d’œuvre sur le territoire, Pôle emploi faisait également état d’intentions d’embauches au plus haut depuis 2002. L’hôtellerie-Restauration est particulièrement bien orientée, avec des perspectives d’embauche en progression de 8% et un solde net d’emploi qui grimpe de 6 points par rapport au trimestre précédent. «Le secteur regagne du terrain et observe une forte dynamique», note ainsi ManpowerGroup. Suivent les secteurs des Services publics (+2%), de l’Industrie Manufacturière et du Transport et Logistique, qui sont tous deux en croissance de 1%. Seuls les employeurs de secteur de l’Agriculture, de la Forêt, de la Chasse et de la Pêche sont les plus pessimistes sur leurs intentions d’embauche au trimestre prochain avec une prévision de recrutements qui plonge de 6% et un solde net d’emploi qui dégringole de 11 points sur un an. Globalement, les employeurs interrogés en France font état d’intention d’embauches positives, la prévision nette d’emploi après correction des variations saisonnières atteignant +2% et confirmant «la tendance positive observée depuis maintenant 5 trimestres consécutifs». Au 3è trimestre 2017, les effectifs devraient donc croître dans 5 des 10 secteurs d’activité étudiés. Pour la période comprise entre juillet et septembre, 7% des employeurs interrogés entendent renforcer leurs effectifs alors que 3% d’entre eux prévoient de les réduire. Ainsi, près de 9 employeurs sur 10 n’anticipent aucune évolution de leurs effectifs au cours du prochain trimestre. «Des perspectives d’embauche si positives dans deux secteurs clés de la consommation -le commerce et l’hôtellerie-restauration- traduisent une confiance renouvelée dans l’avenir et attestent que la France se relève après des périodes de doutes et de morosité, traduit Alain Roumilhac, Président de ManpowerGroup France. Il est par ailleurs intéressant d’observer que le moral des employeurs est également au beau fixe au niveau EMEA puisque 23 des 25 pays prévoient d’accroître leurs effectifs au cours du prochain trimestre.

 

Réformes sociales, justice, éducation : des syndicats contre….. Comme d’ habitude !

 

Réformes  sociales, justice, éducation : des syndicats contre….. Comme d’ habitude !

 

San surprise, les syndicats ont manifesté leur opposition sitôt connues certaines réformes en particulier dans le domaine socail, de la justice ou de l’éducation. Une opposition sur la forme comme sur le fond. Sur la forme on reproche surtout au gouvernement d’aller trop vite. Certes certains domaines sont complexes mais faire durer la concertation pendant des mois et des mois conduit le plus souvent à l’immobilisme. De toute manière,  le gouvernement a raison de ne pas se laisser ligoter par les arguties de syndicats globalement très peu représentatifs qui subordonnent trop souvent l’intérêt général à des  intérêts corporatistes. Certains  syndicats à l’idéologie crypto marxistes et ou poujadistes qui entretiennent des liens approximatifs avec leur base ou les citoyens par exemple les plus défavorisés notamment les  chômeurs.  La plupart des organisations syndicales ont souhaité un décalage dans le temps du vote du Parlement. Certaines sont de bonne foi et souhaitent apporter une contribution positive à ces réformes structurelles. D’autres au contraire ont pour seul objectif de construire un front social pour combattre la politique du gouvernement. En clair, le report à l’automne du vote constitue un sérieux risque majeur de détérioration du climat social dans le pays. Certes aujourd’hui,  les syndicats à vocation essentiellement contestataire ne pourront pas organiser le troisième tour social qu’ils souhaitent  mais ils disposent cependant d’un pouvoir de nuisance suffisant pour pourrir le climat social et au-delà affecter négativement la confiance économique. Pour neutraliser l’opposition des syndicats gauchistes et corporatistes, il semble cependant indispensable de rééquilibrer le projet de réforme par de nouvelles avancées pour les  salariés et les organisations qui les représentent. Pour Le privé par exemple, globalement on ne peut qu’approuver  la philosophie du projet qui vise à décentraliser la négociation sociale dans l’entreprise mais cette décentralisation devrait aussi s’accompagner d’une plus grande association des salariés à la gestion des entreprises. L’objectif est double : permettre une meilleure appropriation de l’environnement économique de l’entreprise et renforcer le rôle de syndicats devenus complètement marginaux (le taux de syndicalisation atteint à peine 5 % sur la base de 12 timbres payés par an). Il ne s’agit pas  de dupliquer  la cogestion comme en Allemagne mais de s’en inspirer par exemple en créant des comités stratégiques consultatifs élus dans les grandes entreprises et les PME d’une certaine taille. Ces comités consultatifs auraient un rôle d’évaluation et de prospective concernant la stratégie de l’entreprise (notons que ce devrait être le rôle des comités d’entreprise malheureusement trop englués  dans la gestion des œuvres sociales et les questions accessoires). L’idée générale est de renforcer la syndicalisation et le niveau de connaissances économiques des représentants syndicaux et des salariés. D’autres formes d’association sont possibles avec la présence de représentants de salariés élus dans les conseils d’administration et/ou autre instances dirigeantes des entreprises d’une certaine taille.

Macron et Poutine d’accord pour un sommet sur l’Ukraine

Macron et Poutine d’accord pour un sommet sur l’Ukraine

Lors de la rencontre entre Macron  et Poutine on a surtout procédé à un échange de divergences sur différents sujets mais sans décision commune. La seule orientation concrète est le souhait des deux chefs d’État d’organiser rapidement un sommet intégrant l’Allemagne à propos de l’Ukraine. Il s’agit de la mise en œuvre des accords de Minsk de 2015, en vue d’une « désescalade » en Ukraine, a annoncé le président français. Les deux dirigeants, qui ont eu des entretiens lundi à Versailles, sont également tombés d’accord sur la création d’ »un forum franco-russe des sociétés civiles » afin d’approfondir le dialogue entre les deux pays et « surmonter les éventuelles incompréhensions. » « Notre souhait, je crois pouvoir le dire sous le contrôle du président Poutine, c’est que dans les meilleurs délais puisse se tenir à nouveau un échange sous le format dit ‘Normandie’, avec l’Allemagne et l’Ukraine, (…) et en particulier que nous puissions (…) avoir accès à un rapport détaillé de l’OSCE », a dit Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue russe. « J’ai rappelé la volonté que nous puissions aboutir dans le cadre des engagements de Minsk à une désescalade de ce conflit », a-t-il ajouté. Sur la Syrie, le président français a souligné que les deux pays allaient travailler ensemble à la recherche d’une solution politique, ajoutant que la « ligne rouge », pour Paris, était l’utilisation d’armes chimiques « par qui que ce soit. »   »Toute utilisation d’armes chimiques fera l’objet de représailles et d’une riposte immédiate, en tout cas de la part des Français. En la matière, je souhaite que nous puissions échanger des informations utiles et travailler ensemble pour partager la lecture de la situation sur le terrain », a-t-il dit. La France, a-t-il rappelé sans plus de précisions, souhaite « trouver dans la durée une solution politique inclusive qui permettra au delà de l’éradication des terroristes, de ramener la paix en Syrie ».

Risque d’éclatement de la bulle Uber

Risque d’éclatement de la bulle Uber

Selon un analyste Uber qui ne cesse d’accumuler les pertes risque d’éclater en plein vol du faîte d’une valorisation complètement artificielle.  Cette valorisation avoisine les 70 milliards de dollars.  Un gérant de fonds estime que les investisseurs qui ont misé dans Uber sont victimes d’un système s’apparentant à une pyramide de Ponzi. Selon Hamid Douglass, il n’y a que 1% de chance que le groupe évite la faillite dans les dix ans qui viennent. Pointé du doigt par une partie de ses chauffeurs et même de ses clients après les polémiques déclenchées par son patron Travis Kalanick, Uber commence à l’être également par certains investisseurs. Hamid Douglass, le co-fondateur d’une société d’investissement qui gère plus de 37 milliards de dollars, estime que dans les dix ans qui viennent, Uber a moins de 1% de chance de survie. « Quand je regarde Uber … je pense que c’est l’un des investissements les plus stupides de l’histoire. La probabilité de faillite de cette entreprise dans une décennie est de 99% », a déclaré le dirigeant de Magellan Financial Group.  Hamid Douglass va même plus loin et compare les levées de fonds d’Uber à un système de Ponzi, un montage financier frauduleux qui consiste à rentabiliser les investissements des anciens actionnaires essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants.  »La société perd constamment de l’argent, et sa stratégie de levée de fonds ressemble de plus en plus à un système de Ponzi (…) Tout ce qu’ils font avec les levées de fonds est de continuer à faire progresser la valorisation de l’entreprise car il y a toujours quelqu’un pour dire, ‘je vais mettre de l’argent dans l’entreprise puisque la prochaine levée de fonds se fera à un prix plus élevé’ ». Hamid Douglass n’est pas le seul à critiquer la valorisation d’Uber. Certains analystes doutent également de la capacité de groupe à devenir rentable. En 2016, le groupe américain a enregistré une perte de 2,8 milliards de dollars, soit près de 1 milliard de dollars de plus qu’en 2015. Une somme colossal qui est difficile à comprendre pour une entreprise qui ne compte que 6.700 salariés dans le monde (dont à peine 120 en France) et aucun site industriel.

Un état d’urgence qui va durer 10 ans au moins

Un   état d’urgence qui va durer 10 ans au moins

 

Nouveau débat un peu surréaliste quant à la nécessité ou non de prolonger l’état d’urgence. Le président de la république propose que la mesure soit encore prolongée jusqu’en novembre et des voix s’élèvent pour protester contre cette mesure considérée comme liberticide. Un nouveau débat de sophistes évidemment car le danger terroriste va continuer d’exister pendant 10 ou 15 ans voire davantage. Certes d’ici quelques temps l’État islamique va disparaître mais le risque sera encore beaucoup plus considérable avec le redéploiement des anciens combattants de Daech et leur capacité à recruter et à mobiliser. Malheureusement les attentats vont continuer voire même s’accroître dans les prochaines années et cela dans toutes les régions du monde. Dès lors il convient bien évidemment de prendre des moyens adaptés pour éviter contre cette nouvelle forme de guerre inédite dont l’objet est de répandre la peur, la mort et de détruire la civilisation occidentale. Faut-il rappeler que la France est sous le régime de l’état d’urgence depuis le 14 novembre 2015, lendemain des attentats commis à Saint-Denis et à Paris, où la salle de spectacles du Bataclan avait été visée. Les attaques avaient fait 130 morts et plus de 400 blessés. L’état d’urgence, qui autorise notamment les perquisitions administratives et les assignations à résidence, a depuis été prolongé à cinq reprises. La prolongation de l’état d’urgence est loin de faire l’unanimité en France. Ses détracteurs jugent cette mesure au mieux inefficace, au pire comme une atteinte aux droits fondamentaux. D’une certaine manière la tendance générale à gauche comme à droite concernant l’état d’urgence consiste à approuver l’orientation mais en l’assortissant de réserves telles que cela revient à en critiquer le principe même. Difficile de s’y retrouver dans l’auberge espagnole des réflexions « philosophiques » des principaux leaders. À droite on trouve ceux qui approuvent  mais qui pensent qu’il faut compléter la mesure, d’autres qui estiment que n’est pas ce nécessaire À gauche bien sûr il y a les bobos et les indignés permanents gardien du temple des dogmes, aussi toute cette vieille gauche, anciens marxistes. Bref on approuve sans approuver ou on condamne sans vraiment condamner. La démonstration évidente de l’énorme décalage qui peut exister entre des élites embourgeoisées d’autant plus fermes  sur le terrain des valeurs qu’ils sont éloignés des réalités sociales et sociétales. Pour résumer le clergé politique est pour la préservation de la théologie de l’immobilisme contre l’envie de mouvement régalien exprimé par l’opinion publique. À tout cela s’ajoute les discussions byzantines des juristes sophistes qui ne cessent de relire la Bible juridique républicaine. Certes on pourra légitimement objecter que Macron  veut en même temps réaliser un coup politique en mettant la droite en porte-à-faux. De la même manière on peut argumenter sur le fait que cette mesure sera bien insuffisante pour lutter à elle seule contre le terrorisme. Reste que l’opinion publique est favorable à ce symbole qui correspond à une nette revalorisation du rôle régalien de l’État. Un symbole qui nécessairement devra inspirer une politique beaucoup plus opérationnelle et plus volontariste pour affronter  le terrorisme : Une politique  couvrant le domaine du renseignement, de la sécurité, du pénal et de la défense nationale mais prenant aussi en compte les facteurs explicatifs sociaux et sociétaux qui nourrissent le terreau sur lequel pousse le radicalisme.

Pour la poursuite d’une politique expansive de la BCE (Weidman)

Pour la poursuite d’une  politique expansive de la  BCE (Weidman)

 

Le possible futur président  de la BCE confirme la nécessité d’une politique accommodante pour soutenir l’économie de la part de l’institut monétaire. L’actuel président de la Bundesbank est en effet un prétendant sérieux à la succession de Mario Draghi. Une prise de position qui peut surprendre de la part d’un responsable allemand mais qui correspond sans doute à la volonté de l’Allemagne de faire des concessions pour soutenir l’économie européenne qui en a bien besoin et en même temps freiner la montée des eurosceptiques. Cependant fidèle à la position allemande le gouverneur de la banque centrale d’outre-Rhin réaffirme sa volonté de maîtriser l’inflation via la hausse des taux d’intérêt. Une politique monétaire accommodante reste appropriée pour l’instant dans la zone euro mais la Banque centrale européenne (BCE) devra « faire preuve de cran » lorsque les pressions inflationnistes deviendront plus fortes, a déclaré le président de la Bundesbank, Jens Weidmann .L’élection d’Emmanuel Macron, favorable à une plus grande convergence au sein de la zone euro, en tant que président de la France a réduit le degré d’incertitudes politiques dans la région sans pour autant donner automatiquement carte blanche à la BCE pour lancer un cycle de resserrement monétaire, a dit Jens Weidmann au journal autrichien Der Standard. « Nous ne fondons pas notre politique monétaire sur les événements politiques mais sur les perspectives de prix. A l’heure actuelle, il est incontestable qu’une politique monétaire expansive est appropriée. Il existe cependant des opinions assez différentes sur l’ampleur nécessaire de cette expansion monétaire et sur les instruments auxquels nous avons recours », a dit Jens Weidmann, membre du conseil des gouverneurs de la BCE. En excluant le coût élevé de l’énergie, la pression sur les prix reste faible dans la zone euro, a-t-il ajouté. « Mais elle va progressivement augmenter avec la reprise économique. Cela doit être correctement pris en compte dans notre politique monétaire tournée vers l’avenir et il y a aussi des débats à ce sujet au sein du conseil des gouverneurs », a-t-il déclaré. A ses yeux, les décideurs de la BCE devront faire preuve de fermeté lorsque les pressions inflationnistes grandiront. « Nous ne pouvons pas reporter la normalisation de la politique monétaire en raison de la situation des finances publiques dans certains pays ou en raison des pertes que pourraient subir des intervenants sur les marchés financiers. La BCE devra alors faire preuve de cran », a dit Jens Weidman. Le journal allemand Der Spiegel a rapporté que l’Allemagne souhaitait voir Jens Weidmann succéder à Mario Draghi au poste de président de la BCE.

Dirigeants d’entreprises trop payés, la révolte des actionnaires ? (Proxinvest)

Dirigeants d’entreprises trop payés, la révolte des actionnaires ?  (Proxinvest)

 

Il faut s’attendre à la révolte des actionnaires car certains dirigeants d’entreprises sont trop payés d’après l’interview sur BFM  de  Loïc Dessaint, directeur général de Proxinvest . 

 

 

 

Quelles entreprises ont du souci à se faire à propos du vote de la rémunération de leurs dirigeants aux AG 2017?

Loïc Dessaint: Nous trouvons que la rémunération a un peu trop augmenté chez Total. Avec plus de 6 millions d’euros, Patrick Pouyanné a dépassé le niveau de rémunération de son défunt prédécesseur, Christophe de Margerie. Cette hausse nous ennuie parce que, si on regarde la performance du groupe sur 4-5 ans, la chute de l’activité est phénoménale, ses bénéfices ont plongé. L’argument de la direction est que Total a mieux performé que ses concurrents sur 2016. Mais pour nous, des bénéfices qui chutent moins vite que ceux du secteur ne justifient pas une telle augmentation.

Nous sommes aussi déçus de constater que la rémunération de Carlos Ghosn chez Renault bouge à peine, en dépit de la défiance des actionnaires exprimée l’année dernière. Ce niveau de rémunération reste trop élevé à notre avis, parce qu’il a deux jobs, un chez Nissan, un chez Renault. Donc il ne consacre pas tout son temps à la marque française, mais touche quand même le double de ce que gagnent les patrons les mieux payés du CAC 40.

Et surtout, nous sommes extrêmement choqués par ce qui se passe chez Solocal, l’ex-Pages jaunes. L’entreprise avait une dette énorme, elle a dû être restructurée, les actionnaires ont versé presque 400 millions d’euros pour la recapitaliser, et il en reste autant à rembourser. L’année dernière, la rémunération du dirigeant a été rejetée. Et cette année, elle accorde un plan d’action gratuite sur 6% du capital pour les cadres et dirigeants. Pour nous, c’est presque de l’abus de bien social. En tout cas un manque de décence inouïe, qu’on ne comprend pas.

Votre cabinet conseille ce vendredi aux actionnaires de Valeo de voter contre la rémunération de son PDG, Jacques Aschenbroich, en dépit de ses résultats excellents. Pourquoi?

Ses performances sont exceptionnelles, et la transparence de ses rémunérations est bonne, deux critères qui justifient à nos yeux que le dirigeant obtienne un bonus maximal. Ce qui nous dérange, c’est le montant de sa rémunération comparé à la taille de l’entreprise. Nous considérons que la rémunération fixe du dirigeant ne doit pas excéder la médiane du CAC 40, qui est de 1 million d’euros par an -c’est le cas pour Valeo- et que la part variable ne doit pas dépasser 150% du fixe, donc 1,5 million. Ici, Jacques Aschenbroich a obtenu un peu plus de 160%.

Alors ce n’est pas beaucoup plus, mais s’y ajoute une rémunération sous forme d’actions gratuites de 2,7 millions. C’est plus que le double de 2015 (1,2 million). C’est énorme. Au total, sa rémunération augmente de 59% sur un an. Du coup, le PDG de Valeo va devenir le 2e patron le mieux payé du CAC 40, alors que son entreprise n’est que la 34e capitalisation de l’indice parisien, en queue de peloton. Voilà pourquoi on conseille contre sa rémunération, presque à contrecœur, parce qu’on n’aime pas voter contre quelqu’un qui est bon. D’ailleurs on dit bien que ce n’est pas le PDG qui est à blâmer, mais plutôt les membres du comité de rémunération de Valeo. Son président, Georges Pauget, nous avait d’ailleurs laissé un mauvais souvenir quand il dirigeait le Crédit Agricole.

Comment fixez-vous ces politiques de vote, ces plafonds très précis… Comment se passe la cuisine interne chez Proxinvest?

Ici à Paris, nous sommes une quinzaine d’analystes à passer notre année à éplucher les documents de référence des entreprises, des pavés de 500 à 900 pages. Depuis 20 ans maintenant, on fait un rapport annuel sur la rémunération des dirigeants français, on observe les montants, les comportements depuis la fin des années 90. Nous calculons des médianes, des moyennes. Bref, nous sommes devenus des experts pour identifier les meilleures pratiques, celles qu’on va mettre en avant auprès de nos clients investisseurs.

Justement, on en discute avec ces derniers, ces sociétés de gestion, ces caisses de retraite, des mastodontes qui gèrent jusqu’à plusieurs centaines de milliards d’investissement. On débat avec eux. Ensuite, nos principes sont examinés par notre comité d’orientation. Il compte une douzaine de membres: des investisseurs clients ou non de Proxinvest, un ancien de l’Autorité des marchés financiers, des représentants de sociétés cotées, des opérateurs d’indices boursiers, des professeurs de droit, et un actionnaire de société familiale. Ils nous apportent beaucoup, grâce à leur recul et leur expérience. Proxinvest rencontre en outre une soixantaine de sociétés cotées pour leur présenter notre politique de vote, et on ajuste en fonction de nos échanges. Enfin, notre conseil de surveillance a le dernier mot.

PS : on ressort la vieille dialectique d’opposition

PS : on ressort la vieille dialectique d’opposition

 

L’ancien trotskiste,  Cambadélis, premier secrétaire du PS,  ressort la vielle dialectique « Haro sur ce gouvernement de droite ». « Un gouvernement de droite, une remise en cause du statut des fonctionnaires, le retour des inégalités, la purge chez les enseignants etc. » ;  bref le discours radical utilisé par  le parti socialiste quand il est dans l’opposition. Malheureusement il y a encore quelques jours ce même parti socialiste était au pouvoir et son bilan est encore pire que celui de Sarkozy. Jamais le chômage n’a été un tel niveau et les inégalités sociales aussi fortes. Du coup, le discours de Cambadélis qui redécouvre les vertus gauchistes tombe vraiment à plat. En cause évidemment,  l’usure du pouvoir et les contradictions d’un parti en voie d’extinction. Des responsables d’un parti vraiment trop grassouillets qui visiblement ont fait honneur à la gastronomie républicaine comme Hollande, Cambadélis, Julien Dray, ou même Moscovici. Trop joufflus, trop ventrus pour convaincre de leur ascétique et révolutionnaire  discours. Des critiques qui tombent à plat et qui masquent  mal le grand vide du parti socialiste dont l’audience dans le pays ne représente plus que 5 à 6 %. Jean-Christophe Cambadélis a fait du Mélenchon, il a dénoncé les idées proférées par différents membre du gouvernement avant leur entrée en fonction. Ainsi, il a « chargé » Jean-Michel Blanquer, le nouveau ministre de l’Education nationale qualifié « d’homme des purges, largement responsable de la diminution du nombre des enseignants » sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il l’a aussi accusé de vouloir « remettre en cause le statut des enseignants et de trop militer pour l’autonomie des établissements, c’-est-à-dire en fait d’instituer l’inégalité ». Quant au nouveau ministre PRG de l’Agriculture, Jacques Mézard, il est l’homme qui est « pour le cumul des mandats » quant à Bruno Le Maire, il est celui qui « veut la fin du statut de la fonction publique territoriale » Et de conclure « ce gouvernement de droite pour la droite ne peut pas inspirer confiance ». Est-ce à dire que Jean-Christophe Cambadélis veut définitivement inscrire le PS dans l’opposition à Emmanuel Macron ? Le Premier secrétaire se refuse à répondre pour l’instant: « Nous nous voulons constructifs et vigilants. On verra qui sera majoritaire à l’Assemblée nationale »

Trump a demandé d’enterrer une enquête sur les relations avec la Russie

Trump a demandé d’enterrer une enquête sur les relations avec la Russie

 

 

Le président des Etats-Unis est désormais soupçonné d’avoir tenté de mettre fin à une enquête du FBI. Selon un article du New York Times  publié mardi soir, Donald Trump a demandé mi-février au directeur du FBI James Comey, qu’il a limogé avec fracas la semaine dernière , de mettre un terme aux investigations visant Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale. James Comey a rédigé un mémo sur sa conversation avec Trump. Détail accablant : James Comey a relaté cette conversation dans une note écrite, citée par le quotidien  »C’est quelqu’un de bien. J’ espère que vous pourrez laisser tomber », aurait affirmé Donald Trump, selon cette note rédigée par le patron du puissant Federal Bureau of Investigation. La Maison Blanche a catégoriquement contesté cette version des faits, qui pourrait constituer une possible obstruction à la justice, affirmant que le président n’avait « jamais demandé à M. Comey ou qui que ce soit d’autre de clore aucune enquête ».  »Ce n’est pas un récit fidèle (…) de la conversation entre le président et M. Comey », a indiqué un responsable de l’administration sous couvert d’anonymat.Dans un témoignage jeudi devant le Sénat, le directeur par intérim du FBI, Andrew McCabe, avait affirmé qu’il n’y avait eu « aucune tentative » d’entraver l’enquête sur les liens possibles entre des membres de l’équipe Trump et la Russie. L’enquête visant Michael Flynn, qui est toujours en cours, est distincte de cette dernière. Michael Flynn a été contraint à la démission le 13 février pour avoir omis de révéler des contacts répétés avec l’ambassadeur russe aux Etats-Unis, dont certains auraient porté sur des sanctions américaines contre Moscou.

 

Diesel : 38 000 décès dus aux oxydes d’azote

Diesel : 38 000 décès dus aux oxydes d’azote

 

Une étude Publiée lundi 15 mai dans la revue scientifique Nature,  montre que ces excès d’émissions sont responsables d’environ 38 000 décès prématurés en 2015, principalement dans les pays de l’Union européenne, en Chine et en Inde. Pour l’article publié dans Nature , l’ONG s’est associée notamment à l’Environmental Health Analytics (EHA), une société qui conseille notamment l’Agence américaine pour l’environnement, et à l’université du Colorado. Elle s’est intéressée aux onze plus gros marchés automobiles (Union européenne, Etats-Unis, Chine, Inde, RussieAustralieBrésilMexiqueCanadaJapon et Corée du Sud) qui concentrent plus de 80 % des ventes mondiales de nouveaux véhicules diesel. L’étude passe au crible non seulement les performances des voitures particulières, mais aussi celles des poids lourds vendus jusqu’en 2015, dernière année pour laquelle les auteurs ont pu bénéficier de toutes les données. L’enquête indique que, en conditions réelles de conduite, l’ensemble des véhicules diesel en ont émis, en 2015, 13,2 millions de tonnes de NOx, soit 4,6 millions de plus que les 8,6 millions estimées sur la base des mesures effectuées en laboratoire. A l’échelle de la planète, cela signifie qu’un quart de ces véhicules légers (particuliers, utilitaires, camionnettes) et un tiers des poids lourds (camions, bus) dépassent les standards réglementaires. En croisant ces données, issues d’une trentaine de travaux scientifiques produits au cours des cinq dernières années, avec des études épidémiologiques, les auteurs arrivent à la conclusion que ces excès d’émissions d’oxydes d’azote – qui sont des précurseurs majeurs des particules fines PM 2,5 et de l’ozone – sont aujourd’hui responsables d’environ 38 000 décès prématurés : accidents vasculaires cérébraux, infarctus ou cancers du poumon. Et que ce décompte macabre se portera à 174 000 morts en 2040 si les gouvernements n’adoptent pas des mesures de contrôle plus strictes. En Europe, les excès de NOx sont ainsi associés à 11 500 décès en 2015 parmi lesquels 6 900 sont imputables aux voitures et 4 600 aux camions et bus. L’Union européenne est la seule région du monde où la mortalité induite par les véhicules légers est supérieure à celle causée par les poids lourds. « Il y a deux raisons principales à cette singularité, explique au Monde Susan C. Anenberg, coauteure de l’étude et fondatrice de l’EHA. La large flotte de voitures particulières roulant au diesel [plus de 8 millions de ventes en 2016] et le manque de tests robustes d’émissions dans de vraies conditions de conduite ».

Pour un gouvernement d’union nationale

Pour un gouvernement d’union nationale

 

 

Il est clair que les clivages gauche droite sont complètement dépassés et qu’ils n’intéressent que les apparatchiks des appareils. Le contexte de terrorisme, la crise économique et le délabrement de nos finances publiques donnent  une légitimité supplémentaire à la nécessité d’une union nationale. Il s’agit de réunir toutes les compétences et toutes les volontés pour permettre le redressement du pays. De ce point de vue les appartenances aux vieilles boutiques politiques sont obsolètes, il faut réunir les plus lucides, les plus modernes et les plus déterminés. Il y a longtemps une majorité de Français ne ce détermine plus en fonction des vertus affichées de tel ou tel camp. Il y a longtemps que les Français ne croient plus aux promesses débitées leur des campagnes électorales. Depuis plus de 30 ans trop de déception ce sont accumulés. La nature même de la crise son ampleur, sa durée exige donc la mobilisation des hommes et des femmes de progrès de ce temps. Des responsables de valeurs existent dans toutes les formations républicaines comme existe aussi des apparatchiks néandertaliens qui substituent  l’intérêt de leurs appareils à l’intérêt général et où qui proposent  un futur nourri des années 50. L’objectif prioritaire est de s’attaquer à la dramatique question du chômage principal source de création des inégalités sociales, de la misère et de la désespérance. Dans le cadre des contraintes budgétaires et normatives des marges de manœuvre existent. Encore faudrait-il que la question de la croissance et de l’emploi constitue le choix prioritaire pour l’affectation des ressources. De ce point de vue,  on est encore loin du compte au sein aussi bien de l’État que des collectivités locales. Certains objecteront qu’en prenant en compte une gestion plus rigoureuse on risque de gérer la France comme une entreprise. Mais quelle honte y aurait-il ? Certes l’objet même de l’intérêt national n’est pas comparable avec celui d’une entreprise. Pour autant,  il y a la même obligation de résultat. L’objet social est différent mais le citoyen est en droit d’attendre des résultats, il est en droit d’attendre la meilleure affectation des ressources publiques ;  ceci vaut pour le domaine économique mais aussi pour d’autres champs sociétaux comme l’école ou la santé. Le caractère public des missions n’autorise nullement l’amateurisme ou la gabegie. Des défauts largement responsables aujourd’hui des 7 à 8 millions de chômeurs, de la croissance molle, d’un endettement abyssal qui représente 33 000 € en moyenne par Français et du record du monde des prélèvements obligatoires. Alors oui il est temps d’unir les forces constructives, les forces compétentes et les forces de progrès.

Candidature législative d’En marche!: 3/4 des Français approuvent

Candidature législative d’En marche!: 3/4 des Français approuvent

 

La liste de 428 candidats de REM aux législatives, dévoilée hier, ainsi que sa composition paritaire et comptant moitié de novices en politique, est jugé « plutôt une bonne chose » par 76% des sondés par Harris Interactive pour RMC et Atlantico publiée ce vendredi.39%  des sondés estiment que la formation d’Emmanuel Macron a un « bon projet » pour les législatives des 11 et 18 juin, devant la France insoumise (27%), Les Républicains et le Front national, tous deux à 24% d’opinions favorables, et le Parti socialiste (17%). Le refus de la République en marche d’investir Manuel Valls sans toutefois présenter de candidat face à lui dans l’Essonne, est jugé en outre « plutôt cohérent avec la démarche » du mouvement par deux tiers des sondés. Selon un autre sondage Harris Interactive-Indeed, 29% des Français sont prêts à voter pour le mouvement d’Emmanuel Macron et le MoDem aux élections législatives, 20% pour Les Républicains et l’UDI, 20% pour le Front national, 14% pour La France insoumise et 7% pour le Parti socialiste.

 

Le papy boom d’ici à 2070

 

Le papy boom d’ici à 2070

 

Le ratio du nombre d’actifs par rapport au nombre d’inactifs de 60 ans ou plus s’établirait à 1,4 à l’horizon 2070. À titre de comparaison, ce ratio s’établissait à 2,2 en 1995. Dans ces conditions on voit mal comment pourraient être assurés l’équilibre des conditions actuelles des retraites. En un demi-siècle, l’Insee prévoit que la population active passera de 29,4 à 32,1 millions. En revanche, le taux d’activité globale des Français devrait baisser de 4,6 points, en raison du vieillissement de la population. La population active française continuerait d’augmenter jusqu’en 2070 mais de manière nettement moins soutenue par rapport aux dernières décennies, constate une étude de l’Insee, publiée mardi 9 mai. Ces observations seraient une conséquence directe du vieillissement de la population en âge de travailler. Dans sa projection, l’institut français de la statistique et des études économiques estime que la population active -l’ensemble des personnes de 15 ans ou plus susceptibles de contribuer à la production nationale- gagnerait 2,5 millions d’actifs sur l’ensemble de la période 2015-2070. À titre de comparaison, la population active s’est accrue de plus de 7,2 millions d’actifs sur la période 1975 et 2015. Ce ralentissement du nombre de personnes en âge de travailler provient du vieillissement de la population. La hausse du nombre de personnes de 70 ans ou plus contribue à la baisse du taux d’activité des 15 ans ou plus. Pour autant, le taux d’activité des personnes de 15 à 64 ans devrait, selon les prévisions, s’accroître. Ainsi, il n’y aurait plus que 1,4 actif pour chaque inactif de 60 ans ou plus en 2070, contre 1,9 en 2015. Le taux d’activité des femmes de 60 à 64 ans, autour de 29% en 2015, continuerait d’augmenter jusqu’au début des années 2070. Il se stabiliserait autour de 60%. Le taux d’activité des hommes de 60 à 64 ans progresserait de manière régulière entre 2015 et 2070. Il passerait de 30% jusqu’à un niveau proche de 70%. Ce scénario est construit dans l’hypothèse que la législation des retraites reste inchangée d’ici 2070.

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