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Poutine : un entourage de brutes incultes

Poutine : un entourage de brutes incultes

De nettoyage politique en nettoyage politique, Poutine a éliminé progressivement les plus compétents et les plus raisonnables.
Aujourd’hui, il est essentiellement entouré par d’anciens du KGB recrutés moins pour leurs compétences et leurs diplômes que par leur cruauté et leur fidélité au régime. L’exemple plus significatif étant sans doute le patron de Wagner ancien détenu et maintenant milliardaire.

En 1979, Prigojine est condamné à du sursis pour vol, puis en 1981 à douze ans de prison pour « brigandage, escroquerie et incitation de mineurs à la prostitution ». Il est libéré en 1990.

Ainsi les généraux les plus hauts placés de l’armée sont responsables directement des milliers et des milliers de morts pour rien. La situation s’est encore aggravée quand Poutine qui ne connaît rien de la stratégie militaire a voulu se transformer en commandant en chef.

En Russie, comme dans la plupart des pays autocratiques, tout s’achète car tout est corrompu. On sait que Poutine n’est pas un grand stratège militaire. Son grade de colonel a été attribué dans le cadre de ses activités d’espionnage du KGB. C’est grâce à des manœuvres dilatoires et criminelles qu’il est parvenu dans le cercle d’Elsine pour finalement lui succéder. Sa culture politique, sa stratégie et tout son entourage s’inspire du KGB (FSB aujourd’hui).

Pour lui les morts n’ont guère d’importance, les assassinats y compris de masse font partie des outils de régulation pour le pouvoir en place. Tout l’entourage proche de Poutine est issu du KGB et partage cette culture.

Outre la culture , ils partagent aussi la richesse du pays en se remplissant les poches de manière outrancière. Bref une sorte de mafia politique qui doit étouffer la liberté à l’intérieur comme à l’extérieur et maintenir pouvoir et argent.

Poutine est conscient que sa place est menacée sans doute de l’intérieur et en particulier dans les milieux militaires très mécontents de la manière catastrophique dont la guerre est menée en particulier par le groupe Wagner.

Poutine ignore tout concept de liberté et de démocratie. Pour sauver sa peau ils pourraient utiliser les pires moyens d’autant qu’il n’est guère courageux. Il craint en effet beaucoup la maladie et surtout de finir comme Kadhafi.

Le seul rempart contre cette folie se situe sans doute du côté de la Chine qui ne laisserait pas Poutine provoquer sans réponse une catastrophe mondiale. Le problème est que Poutine et son entourage ne brille pas par l’intelligence. Et qu’ils sont sans doute bien incapable d’évaluer les risques géostratégiques voir même le danger pour eux-mêmes

Foot mondial-France -Tunisie: D’abord le naufrage de Déchamps

Foot mondial-France -Tunisie: D’abord le naufrage de Deschamps

La France a subi une véritable humiliation de la part d’une Tunisie très accrocheuse qui jouait sa qualification. L’équipe de France a été ridicule pendant une grande partie du match sauf quand Des champs s’est enfin décidé à faire entrer des cadres.

On peut légitimement se demander quelle idée folle a traversé l’esprit du sélectionneur de présenter une équipe pratiquement entièrement nouvelle et sans vraie expérience internationale. Pire, il a mis les joueurs à des postes le plus souvent inconnus d’eux. L’impression générale était que la Tunisie jouait contre une équipe de juniors.

L’argument d’une qualification déjà réalisée avant le match ne tient pas. En effet, on ne gère pas un groupe de cette manière. Cette défaite pourrait en effet porter un coup à la dynamique de succès. Ce match n’a strictement rien apporté sur la valeur des remplaçants. Aucun n’a réussi à émerger de ce désastre.

La cohérence aurait que l’entraîneur garde une ossature de titulaires avec remplacement progressif par des nouveaux joueurs en fonction du score et de la prestation. Rien de tout cela. Quand Dechamps s’est enfin décidé à faire entrer des cadres, il était trop tard. Il faudrait que l’entraîneur cesse ce type d’improvisation surtout en plaçant des joueurs qui ne sont pas réellement à leur poste. Il faudrait aussi qu’il se réveille à temps quand visiblement l’équipe n’est pas dans le rythme. Ce n’est pas 10 minutes de la fin d’un match qu’un entraîneur doit réagir.Il faudrait aussi qu’ils ne passe pas passivement une grande partie des matchs sur le banc et qu’il réagisse. aussi

Si par malheur, la France devait être rapidement éliminée des phases suivantes, le maintien de Dechamps à la tête de l’équipe de France pourrait être mis en cause.

Les spectateurs, les téléspectateurs et les supporters ont passé une après-midi épouvantable en plus en essuyant les sifflets permanents de supporters tunisiens bien peu sportifs et qui n’ont pas eux aussi été à la hauteur de l’enjeu sur ce plan.

Fiscalité internationale : l’Irlande fait de la résistance

Fiscalité internationale : l’Irlande fait de la résistance

Comme c’était prévu, l’Irlande se pose fortement à l’augmentation de la fiscalité sur les entreprises; la fiscalité dont elle a fait un argument économique fondamental pour localiser les sièges sociaux chez elle  et ainsi ramasser la manne fiscale. L’Irlande a montré une forte résistance mardi sur le projet de Joe Biden de taxer les bénéfices des multinationales d’au moins 15% à l’échelle mondiale au moment où un consensus semblait se dessiner au G7.

Le ministre des Finances irlandais Paschal Donohoe a déclaré que son pays n’avait pas l’intention d’augmenter son taux d’imposition sur les sociétés qui est l’un des plus bas au monde, rejetant du même coup la proposition américaine dévoilée la semaine dernière par la secrétaire au Trésor Janet Yellen.

« Nous avons des réserves vraiment importantes concernant un taux d’imposition minimum mondial à un niveau tel que cela signifierait que seuls certains pays, et certaines grandes économies, pourront bénéficier de cette base », a expliqué le ministre à la chaîne britannique Sky News.

L’Irlande ne fait pas partie du G7. -Dans l’Irlande ne fait pas parti–reprendra la proposition de Biden tout de 15 % alors que l’Irlande applique un taux de 12,5% .

La semaine dernière, Janet Yellen avait souligné que 15% était « un plancher » et que les discussions allaient se poursuivre avec l’objectif d’être « ambitieux » et « d’augmenter ce taux ».

Au sein du G7 -qui regroupe l’Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, l’Italie, le Japon, et le Royaume-Uni- Paris et Berlin ont immédiatement apporté leur soutien à cette proposition estimant que 15% était un bon compromis.

 

 

Climat : création du délit d’«écocide» !!

Climat : création du délit d’«écocide»

 

 

C’est fait l’assemblée a adopté la création d’un délit d’écocide qui se substitue à ce qui avait été prévu de façon plus radicale à savoir le crime  d’écocide . Reste que le concept est toujours aussi fumeux. En faite l’interprétation juridique sera difficile et sans doute limitée à des cas avérés de pollution volontaire de l’air, des eaux ou du sol. Finalement des délits que le dispositif législatif actuel pouvait déjà punir. Innovation de l’assemblée est seulement de l’ordre sémantique.

 

Marqué par la crise des gilets jaunes née d’une taxe carbone sur les carburants, le gouvernement n’a cessé d’insister sur la «ligne de crête» entre «ambition écologique» et «acceptabilité sociale». Une prudence manifeste au sujet des poids lourds, filière très hostile au texte. Les LREM soulignent ainsi les nombreuses «étapes» avant la mise en place éventuelle d’une écotaxe régionale dans les collectivités volontaires. Et attendent début 2022 pour préciser la trajectoire de suppression de l’avantage fiscal du gazole routier à l’horizon 2030. Pas de quoi entamer les critiques des députés LR, qui fustigent une «écologie punitive» et de «taxation», promettant la défense d’une «écologie positive» lors de la présidentielle.

Les écologistes, à l’instar d’instances indépendantes comme le Haut Conseil pour le climat, considèrent pour leur part que ce texte ne suffira pas à atteindre l’objectif de réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990.

«Ce texte est au milieu du gué», surtout pour «la jeune génération beaucoup plus impatiente», estime le «marcheur» de l’aile gauche Jean-Louis Touraine. «Ce n’est pas la première loi ni la dernière, mais on monte les escaliers quatre à quatre», répond le rapporteur Jean-René Cazeneuve (LREM).

 

En faite c texte global et surtout une manière de rassurer les membres de la commission climat devenue très hostile au gouvernement après l’abandon et où le délayage par le gouvernement de leurs propositions. Globalement cette loi n’apporte pas grand chose à part quelque mesure dont la plupart très accessoires.

2022: un gouvernement d« union nationale » annoncé par Marine Lepen

2022: un gouvernement d« union nationale » annoncé par Marine Lepen

 

Un possible gouvernement d’union nationale avec des responsables de droite mais aussi de gauche comme Montebourg, c’est la principale nouvelle annonce de Marine Le Pen qui parvient progressivement à banaliser l’image de son parti et la sienne propre. Une image beaucoup plus policée et plus tolérante aussi mais qui reste ferme sur le danger pour elle de l’immigration.

 

Marine Lepen interrogée sur BFM s’est faite surtout la championne des libertés au si bien contre le séparatisme que dans le cadre de la crise sanitaire. Notons aussi que le rassemblement national avait  ouvert le débat sur un projet très détaillé  de référendum concernant l’environnement.

 

Bref, progressivement le rassemblement national devient un peu un parti comme les autres d’autant plus qu’il ne conteste plus l’union européenne et encore moins l’euro. Il faut ajouter à cette image plus policée le phénomène assez fondamental d’obsolescence du front républicain qui jusque-là constituait  une sorte de plafond de verre pour le Front National. Mais le meilleur argument sans doute de marine Lepen est  sans doute l’échec assez retentissant de Macron dans le domaine économique tout autant que dans le domaine sanitaire. La principale dynamique du rassemblement national se nourrit des erreurs, des contradictions et de l’immobilisme de Macron.

Coronavirus Royaume-Uni: un nouveau variant en provenance d’Afrique du Sud

Coronavirus Royaume-Uni: un nouveau variant en provenance d’Afrique du Sud

Un nouveau variant du coronavirus SARS-CoV-2 plus contagieux que celui précédemment a été découvert selon le ministre de la santé . Ce variant à origine l’Afrique du Sud. Deux  cas ont été en contact avec des personnes qui ont séjourné en Afrique du Sud au cours des dernières semaines. Le ministère sud-africain de la Santé a annoncé la semaine dernière la découverte d’une nouvelle mutation du coronavirus, qu’il a jugée responsable d’une récente flambée des cas dans le pays.

“Ce nouveau variant est très préoccupant parce qu’il est encore plus transmissible et qu’il semble avoir muté encore davantage que le premier nouveau variant qui a été découvert au Royaume-Uni”, a ajouté le ministre de la Santé. Matt Hancock a déclaré que les cas contacts des personnes infectées par ce nouveau variant ont été placés à l’isolement, ajoutant que toutes les personnes ayant séjourné ces quinze derniers jours en Afrique du Sud devaient également s’isoler.

Coronavirus: l’isolement des Britanniques, un avant-goût du brexit

Coronavirus: l’isolement des Britanniques, un avant-goût du brexit

 

Il est clair que les pays de l’union européenne ne feront pas de cadeau au  Royaume-Uni en cas de brexit dur. Il y aura un rétablissement des frontières dans toutes les hypothèses, les contrôles seront encore plus renforcés,  encore davantage en cas d’absence d’accord.

 

Il faut prévoir des blocages routiers monstres au passages frontaliers. Des contrôles aussi pour les passagers. D’une certaine manière, la Grande-Bretagne a un avant-goût de ce qui pourrait l’attend avec les décisions de nombreux de pays de se couper de Londres pour éviter les contaminations du virus notamment du virus mutant très contaminant.

La France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Irlande, la Belgique, l’Autriche, la Suisse, la Pologne, la Norvège, le Danemark, la Suède, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, l’Estonie, la Bulgarie et la République tchèque mais aussi Israël, le Canada, la Tunisie, le Soudan, Hong Kong et l’Inde, ont pris des mesures de ce type après que le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a averti qu’une variante potentiellement très contagieuse du virus constituait un danger pour son pays.

Les pays européens entendent coordonner leur réponse à la suite de cette décision prise en urgence, pour l’instant valable jusque mardi soir minuit. La France a fermé provisoirement sa frontière avec le Royaume-Uni dès dimanche soir pour les personnes et les camions, bloquant ainsi la plus importante voie de transit du commerce britannique avec l’Europe continentale.

De longues files de camions se sont formées sur des kilomètres à l’approche du port de Douvres, principal point de passage pour les marchandises échangées entre la Grande-Bretagne et l’Europe continentale. Des milliers de chauffeurs de poids lourds étrangers se retrouvent ainsi bloqués en Grande-Bretagne à quelques jours de Noël.

Aux Etats-Unis, le secrétaire adjoint à la Santé, Brett Giroir, a jugé possible qu’une interdiction d’entrer sur le territoire américain soit prise à l’encontre des personnes en provenance du Royaume-Uni. Le principal conseiller scientifique du gouvernement britannique a tout de même jugé probable un durcissement en Grande-Bretagne des restrictions de déplacements et d’activités destinées à lutter contre l’épidémie.

“Je dirais que les preuves concernant ce virus sont qu’il se propage facilement, qu’il est plus transmissible, nous devons absolument garantir que nous appliquons le bon degré de restrictions”, a dit Patrick Vallance au cours d’une conférence de presse organisée par Boris Johnson.

“Et je pense qu’il est probable en conséquence que les mesures doivent être renforcées dans certains endroits au moment opportun, pas réduites”, a-t-il ajouté. Boris Johnson et Emmanuel Macron ont eu une discussion téléphonique sur cette fermeture des frontières lundi après-midi.

Cette évolution de la crise sanitaire en Grande-Bretagne a aussi des conséquences côté français, avec des camions qui s’entassent aux abords des ports, notamment Calais.“Aucun chauffeur ne veut livrer au Royaume-Uni maintenant, donc le Royaume-Uni va voir son approvisionnement en fret se tarir”, a déclaré la Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR) en France.

Xi Jinping a bloqué la mise en bourse d’ Alibaba (Ant Group)

Xi Jinping a bloqué la mise en bourse d’ Alibaba (Ant Group)

 

C’est le président chinois Xi Jinping qui a pris lui-même la décision de bloquer les normes opérations de mise en bourse de la société du milliardaire chinois Ma patron d’Ali Baba (Ant Group). Une opération estimée à 37 milliards de dollars (31,35 milliards d’euros) qui devait être la plus importante IPO jamais réalisée au monde, rapporte jeudi le Wall Street Journal, citant des responsables chinois informés du dossier.

En fait le milliardaire chinois pourrait bien être victime d’un règlement de compte d’une part parce que son poids économique comment s’inquiéter les instances communistes et le chef de l’État chinois,  d’autre part parce que l’intéressé s’est livré à quelques critiques sur le système monétaire et quelques autres aspects de la politique économique chinoise. Xi Jinping a alors ordonné aux autorités réglementaires chinoises d’enquêter sur Ant et a de fait interrompu l’introduction en Bourse, écrit le Wall Street Journal.

Ant Group n’a pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires de Reuters. Il n’a pas été possible de joindre le service de presse du gouvernement chinois.

A l’occasion d’un congrès à Shanghaï le 24 octobre, Jack Ma a déclaré que le système réglementaire chinois bridait l’innovation et devait être réformé pour soutenir la croissance.

Reuters a rapporté ce mois-ci que ce discours avait déclenché un enchaînement de réactions ayant torpillé l’IPO d’Ant.

Peu après les propos cinglants de Jack Ma, les autorités chinoises ont commencé à rassembler des rapports, dont l’un portait sur la manière dont Ant a utilisé des produits financiers numériques comme Huabei, un service de carte de crédit virtuelle, pour inciter les jeunes et les pauvres à s’endetter.

Le cabinet général du Conseil d’Etat, le gouvernement chinois, a établi un rapport sur la réception du discours de Jack Ma par le grand public et l’a soumis aux dirigeants du pays, dont Xi Jinping, a rapporté Reuters.

 

Terrorisme : une promesse d’ «actions concrètes» non précisées de Macron

Terrorisme : une promesse d’ «actions concrètes» non précisées de Macron

Le chef de l’État a sans doute compris qu’au-delà des actions manifestants la compassion et la solidarité, il convenait en matière de terrorisme de parler de mesures concrètes et surtout de les appliquer. Message reçu d’après l’Élysée «Le président souhaite également que l’on engage très rapidement des actions concrètes, qui permettront d’entraver les structures ou les personnes qui encouragent, directement ou indirectement, le terrorisme.

Mais rien n’a été indiqué sur la nature et l’ampleur de ces mesures puisque mission a été donnée au ministre de l’intérieur et au ministre de la justice de présenter un plan d’action.

Normalement ,les ministres ont 15 jours pour faire leurs propositions. Le problème c’est qu’ils sont loin d’être sur la même longueur d’onde et que certaines mesures avancées par l’un et par l’autre risquent d’être contradictoires. La seule mesure un peu concrète est l’intention de renforcer la sécurité des enseignants dès la rentrée après les vacances de Toussaint

On pense que le chef de l’État est particulièrement attentif aux problèmes de la haine diffusée sur les réseaux sociaux qu’ils souhaiteraient réguler.

La difficulté sera toutefois d’obtenir la bénédiction du conseil constitutionnel qui s’est justement opposé à des mesures de régulation de ces réseaux sociaux à l’occasion de la loi Avia. Dans une décision rendue publique, les membres du conseil constitutionnel avaient déclaré non-conforme à la Constitution l’article 1er du texte. Celui-ci détaillait la manière dont les plateformes doivent retirer les contenus illégaux  les apologies de terrorisme, et d’autre part les contenus plus largement «à caractère haineux» mis en ligne. Pour chaque catégorie, le Conseil a dénoncé la procédure prévue, infligeant un coup d’arrêt à l’ensemble du texte.

Notons que le conseil constitutionnel avait estimé que la constitution permettait de réprimer les éventuels abus. D’où sans doute cette idée des Républicains de proposer un référendum pour changer la situation et contourner ainsi les réticences du conseil constitutionnel.

Dans l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, «les réseaux sociaux ont une responsabilité, et nous devons arriver à mieux les encadrer», a pointé Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, sur BFMTV.

Jean-Michel Blanquer travaille quant à lui sur la réponse éducative à formuler après ce drame. «Il y aura beaucoup plus qu’une minute de silence, confirme au Figaro le ministre de l’Éducation nationale. Nous allons élaborer avec les syndicats les actes et la méthode d’approche pour organiser le jour de la rentrée scolaire, le 2 novembre, et s’assurer qu’il n’y ait pas d’angle mort de la République.»Un document pédagogique sur la liberté d’expression pourrait être distribué, peut-être sous la forme d’un film à diffuser en classe.

Coronavirus Suède : 5000 morts, en 24 heures et remise en cause de la politique sanitaire

Coronavirus  Suède :  5000 morts, en 24 heures et remise en cause de la politique sanitaire

Avec 499,1 morts par million d’habitants, ce pays scandinave, habitué à être cité en exemple dans de nombreux domaines, pointe à une peu enviable cinquième place mondiale concernant ce taux de mortalité. Derrière quatre autres Etats européens (Belgique, Royaume-Uni, Espagne et Italie) et devant la France, selon les données officielles compilées par l’AFP.

«Je pense que nous aurions dû commencer les tests de masse beaucoup plus tôt, nous aurions dû tester plus de gens», estime Lars Falk, médecin et chef de service au prestigieux hôpital Karolinska de Stockholm. «Dès que quelqu’un est testé positif, il ne sort plus autant et ne rencontre pas autant de gens que s’il n’est pas au courant», dit-il à l’AFP.

Le nombre des patients en soins intensifs est en nette baisse dans son unité comme ailleurs, la Suède a passé le pic, les statistiques s’améliorant progressivement. Mais la pression augmente sur le gouvernement, accusé en particulier de s’être trop réfugié derrière son administration, en l’occurrence l’autorité sanitaire dirigée par son épidémiologiste en chef, Anders Tegnell.

Le premier ministre social-démocrate Stefan Löfven a réaffirmé au cours du week-end que la politique de son pays «n’était pas un échec». Le même, au fatalisme prémonitoire, avait pourtant averti début avril : «Nous allons devoir compter les morts par milliers, autant nous y préparer».

Si la Suède n’a pas de plus mauvais bilan que les autres pays européens les plus touchés, il est très mauvais comparé à celui de ses voisins immédiats et alliés nordiques, où l’épidémie est arrivée à peu près à la même date. Relativement à la population, cinq fois moins de morts au Danemark et – à densité comparable – huit fois moins en Finlande et onze fois moins en Norvège.

Le nombre très important des gens ayant péri dans les maisons de retraite «n’a rien à voir avec la stratégie. Il est lié aux failles dans la société que nous corrigeons», a toutefois plaidé Stefan Löfven, citant l’hygiène déficiente dans les résidences pour seniors.

«Un pas en arrière»

Les responsables des partis politiques, qui comme une grande partie de la population ont largement soutenu la décision de ne pas confiner les 10,3 millions de Suédois, commencent aussi à émettre des critiques. Ils déplorent notamment le retard dans la mise en place d’une campagne de tests massifs, qui n’a réellement commencé que cette semaine et révèle souvent plus de 1000 cas supplémentaires quotidiens ces derniers jours.

«Un leader doit faire un pas en avant, mais Löfven a fait un pas en arrière», a dénoncé Ebba Thor, la dirigeante des chrétiens-démocrates, dans l’opposition de droite. Pour le chef des libéraux au Parlement, Johan Pehrson, l’approche moins stricte de la Suède «pourrait avoir contribué au bilan très élevé». Le patron des conservateurs a quant à lui réclamé la constitution immédiate d’une commission d’enquête sur la gestion gouvernementale de la crise.

Les Suédois, interdits de passer leurs vacances dans plusieurs Etats de l’Union européenne y compris chez leurs voisins nordiques, auront finalement le droit de passer leurs congés dans dix pays, a annoncé mercredi la ministre des Affaires étrangères Ann Linde. Et la Suède peut espérer entrer dans la phase finale de l’épidémie, selon les médecins.

En soins intensifs, «les chiffres ont vraiment baissé. Il y a une vraie différence par rapport à il y a deux mois», explique Karin Hildebrand, médecin à l’hôpital Södersjukhuset de Stockholm, qui s’attend à une poursuite de la décrue. Quant à Anders Tegnell, avocat d’une «stratégie marathon», il a répété que les confinements ne marchaient pas et qu’une fois les restrictions levées, le virus recommencerait tôt ou tard à circuler.

Sans vaccin, «on ne peut pas entièrement éliminer le virus», a-t-il dit mardi. Une étude – dont la fiabilité est controversée – montre que 14% des quelque 50.000 habitants de Stockholm qui ont fait le test de dépistage ont des anticorps agissant face au Covid-19. La capitale est de loin la région la plus touchée du pays.

Pause

Manque d’électricité l’hiver prochain ?

Manque d’électricité l’hiver prochain ?

Encore un effet Coronavirus qui aura retardé nombre d’opérations d’entretien donc de capacité de production d’EDF. Cette capacité de production pourrait être réduite mais cependant suffisante pour affronter les besoins de l’hiver prochain. En fait,  tout dépendra de la rigueur de la température et à quelques degrés près la France pourrait manquer d’énergie électrique

 

“En situation de normales saisonnières, où il n’y a pas d’excès de froid, la sécurité d’approvisionnement est assurée sans utiliser quelque autre levier que ce soit ; le parc suffira”, a dit François Brottes lors d’une conférence de presse avec Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire.

“Néanmoins, en cas de froid plus rigoureux – si on est en-dessous de trois degrés, sept degrés voire un peu plus -, nous aurons à faire face et à devoir faire appel à d’autres moyens que le parc de production qui sera disponible.”

Alors que l’équilibre entre offre et demande est habituellement sensible autour de janvier et février, la vigilance sera ainsi de mise dès fin octobre et début novembre.

“Il n’est pas question, il n’est pas envisageable et il n’est pas envisagé quelque ‘black-out’ que ce soit”, a toutefois ajouté François Brottes, rappelant que la France pouvait activer toute une série de “leviers” pour s’adapter.

Parmi ces solutions figurent les économies de chauffage des bâtiments, la diminution de la tension sur les réseaux ou encore la réduction et le report volontaires de la demande de certains consommateurs (“l’effacement”), en particulier des industriels.

RTE estime aussi que les pays voisins de la France seront en mesure de lui fournir de l’électricité au cours de l’hiver prochain et que le pays pourra compter sur 10 GW de disponibilité d’importation en cas de besoin.( notons qu’on en exportait précédemment)

En dernier recours, si la France venait à épuiser l’ensemble de ces “leviers”, qui représentent 18 GW équivalant à la puissance de 18 réacteurs nucléaires, des coupures ciblées, temporaires et maîtrisées – des “délestages” – pourraient toutefois s’avérer nécessaires. Bref si tout va bien, si la demande n’est pas trop excessive, si la température est clémente et on s’habitue à certains délestages, la production pourrait être satisfaisante. Pas trop rassurant comme message.

 

GRAND ENTRETIEN. le jour d’après (Thomas Piketty )

GRAND ENTRETIEN. le jour d’après (Thomas Piketty )

(interview France Info)

Tout d’abord, comment allez-vous et comment travaillez-vous dans cette période de « déconfinement progressif » ?

 

 

Pour commencer, nous allons parler du chamboulement majeur qui se déroule derrière nos fenêtres. Quels mots utilisez-vous pour décrire la situation économique mondiale actuelle ?

C’est une situation inédite. Dans le sens où on n’a jamais, dans l’histoire, décidé collectivement de mettre à l’arrêt l’activité humaine et économique de cette façon-là. Et je pense que l’on a bien fait. Il faut quand même reprendre le point de départ : ce qu’il s’est passé c’est que, fin février, début mars, les prévisions de modèles épidémiologiques sont arrivées sur la table des gouvernements dans les différents pays du monde, annonçant que si l’on ne faisait rien, on allait avoir 40 millions de morts dans le monde. C’était la prévision centrale de ces modèles, en particulier ceux diffusés par l’Imperial College à Londres. Cela voulait dire 400 000 ou 500 000 morts en France, 2 millions de morts aux États-Unis…

Face à ça, les gouvernements, en quelques jours, se sont dit : « Bon, on est obligés de prendre des mesures totalement inédites. » Et personne ne peut leur reprocher. Peut-être, un jour, dans six mois, dans un an, on reprendra le dossier, on essaiera de comprendre ce que l’on aurait pu faire de mieux, avant : sans doute, davantage investir dans l’hôpital, avoir davantage de matériel, ce qui nous aurait permis de davantage tester et d’isoler principalement les personnes les plus fragiles. Mais bon, ça c’est pour ensuite. Là, on a pris une décision inédite face à un contexte inédit et donc, du point de vue de l’économie mondiale, on a une chute du niveau de production et d’activité économique comment on ne l’avait, d’une certaine façon, jamais vu. Sur un temps aussi court, on n’avait jamais décidé d’arrêter tout simplement de produire. Donc forcément, il ne faut pas s’étonner qu’à la sortie on ait cette baisse vertigineuse de la production. Mais voilà, maintenant, ce qui compte, c’est de voir la suite.

Cette situation va aussi conduire à une énorme augmentation de l’endettement public. Parce que c’est vrai que dans l’immédiat, vous n’allez pas matraquer les gens d’impôts pour continuer de financer les écoles, les hôpitaux, les dépenses publiques en général. Donc la seule solution dans l’immédiat, là, c’est l’endettement, un peu la création monétaire, et on y reviendra. Je voudrais simplement dire que sur ce point-là, c’est une situation qui n’est pas complètement inédite. Autant on n’avait jamais vu une épidémie comme ça, ou peut-être l’épidémie de grippe espagnole en 1918-1919, par contre, des situations d’endettement public considérable, ça on a beaucoup d’exemples historiques à notre disposition.

La bonne nouvelle, c’est qu’on s’en est toujours sortis. Il y a dans l’histoire, au cours du XIXe siècle, du XXe siècle, après les guerres mondiales, mais aussi parfois dans d’autres contextes, des situations d’endettements publics encore plus élevés que ce que l’on a aujourd’hui, qui atteignent parfois 200%, 300% du produit intérieur brut (PIB), plus de deux ou trois années de production, et il y a plusieurs solutions. Aucune n’est simple, mais au moins il y a des solutions.

Il y a des précédents historiques, et ma démarche en tant que chercheur, c’est d’essayer d’aller voir comment les précédents historiques dans l’histoire économique, politique, des inégalités et des sociétés humaines, peuvent nous aider, non pas à faire exactement la même chose, parce que chaque situation est unique, mais apprendre dans l’histoire qu’il y a toujours une multiplicité de choix possibles. C’est peut-être ça la leçon la plus importante qu’on peut quand même tirer pour la situation actuelle. L’idée selon laquelle il y aurait une seule solution économique, une seule politique possible, par exemple face à des situations d’endettement public, ça c’est faux. Dans l’histoire, on a tout un répertoire de solutions qui sont utilisées et ça peut nous aider pour regarder l’avenir.

On reviendra justement sur cette question de la dette un petit peu plus tard. Pour revenir à maintenant : qu’est-ce que nous révèle cette crise que l’on traverse actuellement ? Notamment d’un point de vue des inégalités sociales. Qu’est-ce que vous percevez à travers cette crise ?

Cette crise, malheureusement, exprime très clairement la violence des inégalités sociales qui traversent nos sociétés, renforce encore plus le besoin de réduire les inégalités et de trouver un autre modèle économique, tout simplement. De changer notre système économique. D’abord, ce qui me frappe, c’est la violence des inégalités face à cette crise. On parle du confinement, mais le confinement évidemment c’est très différent si vous êtes dans un grand appartement avec des livres ou si vous êtes dans un appartement minuscule, ou pour toutes les personnes qui sont sans-abri.

Et puis tout dépend aussi de vos possibilités de subvenir à vos besoins. C’est-à-dire que pour des personnes qui ont des économies, qui continuent de toucher leur salaire ou qui touchent des allocations chômage, la situation est à peu près tenable financièrement. Mais pour toutes les personnes qui sont dans des situations de travail précaire, si vous êtes un travailleur intérimaire, si vous êtes en contrat court et que votre CDD s’arrête au milieu du confinement, le chômage partiel, ce n’est pas pour vous.

Au cours des dix dernières années, on a célébré ces statuts indépendants, où tout le monde allait devenir un startupper, un entrepreneur de sa propre vie avec moins de cotisations sociales, mais aussi moins de protection sociale. Eh bien aujourd’hui, on se rend compte que pour toutes ces personnes qui ont ces statuts, beaucoup ont dû continuer à travailler, aller faire des livraisons à vélo, parce qu’il n’y avait pas de revenu.

Mais alors, dans les pays plus pauvres, si on se déplace vers le sud de la planète, alors là, cette question devient beaucoup plus massive encore. Quand vous décidez le confinement et l’arrêt de l’activité économique dans un pays comme l’Inde, ou dans des pays dans l’Afrique de l’Ouest, où 90% des personnes travaillent dans le secteur informel et n’ont pas d’accès à des systèmes de revenus minimums ou d’allocations chômage ou de transferts sociaux, qu’est-ce que vous allez devenir ?

On l’a vu en Inde, il y a eu beaucoup de violences vis-à-vis de populations migrantes, de travailleurs ruraux qui étaient dans des villes, sur des chantiers, qui n’avaient pas toujours une habitation en dur, qui ont été éjectés des villes à la faveur du confinement, et qui se sont retrouvés sur les routes, sur les chemins à aller vers les campagnes, sans revenu. Et là, ça exprime à quel point on a besoin de système de protection sociale, de revenu minimum.

Dans les pays du Nord, on a développé des systèmes comme ça, mais ils restent insuffisants. Il y a beaucoup de gens qui passent à travers les gouttes. Ce n’est pas assez automatique. Dans les pays du Sud, on devrait utiliser cette opportunité pour accélérer la mise en place de systèmes de revenu minimum. Ce qui n’est pas du tout impossible. Je voudrais dire que dans un pays comme l’Inde, la plus grande démocratie du monde même si elle traverse aujourd’hui des crises et des clivages identitaires, religieux, extrêmement inquiétants, il y a eu l’an dernier, pendant la campagne électorale 2019, un débat très avancé sur la question de la mise en place d’un système de revenu minimum à un niveau très basique mais qui permettrait, au moins dans des situations comme celle-là, d’éviter l’extrême pauvreté et d’éviter à choisir entre mourir de faim ou mourir du virus.

Alors ce n’est pas du tout l’idéologie du gouvernement actuel. C’est vrai que les partis qui défendaient davantage la basse caste ou les segments les plus pauvres de la société indienne, qui faisaient ces propositions, ont perdu les élections, ce qui n’était pas évident au départ. Ça s’est passé aussi parce qu’il y a eu des attentats en janvier 2019 au Cachemire qui ont « reclivé » sur les questions identitaires et qui ont conduit le parti nationaliste hindou, avec beaucoup d’habilité, à redéfinir le conflit politique non plus sur des questions sociales mais sur des questions de clivage entre hindous et musulmans. Ils ont gagné les élections comme ça et là ils continuent d’être un peu dans ce type d’attitudes, à aiguiser les conflits plutôt que d’essayer de trouver les politiques sociales. Peut-être qu’à la faveur de la crise, même des gouvernements comme ça vont finalement se retrouver à agir.

Pour résumer, cette crise exprime le besoin que l’on a de protection sociale et espérons qu’en particulier dans les pays où le système social est le moins développé, ce sera l’occasion d’accélérer dans cette voie à la suite de cette crise.

Vous pensez que cet arrêt économique forcé pourrait permettre de redémarrer autrement. Pour y arriver, vous parlez d’une « relance verte ». Est-ce que vous pouvez nous dire ce que vous imaginez derrière cette « relance verte » ? Et concrètement, comment doit agir la puissance publique ?

D’abord, on va avoir besoin d’une relance très forte de la part des pouvoirs publics, parce que là, le niveau d’activité économique va s’effondrer, le niveau de chômage a déjà, comme aux États-Unis, augmenté à des niveaux très élevés. En France, on ne le voit pas encore complètement parce qu’il y avait des mesures de chômage partiel, mais on voit bien que, dans beaucoup de secteurs, l’activité va redémarrer très doucement. Donc on va avoir besoin de la puissance publique pour aider à limiter cette montée du chômage, à créer des nouveaux emplois.

Et là, je pense que ce serait vraiment une erreur de se contenter de subventionner les activités très intensives en émission de carbone dont on sait qu’elles doivent diminuer à terme. On est quand même un peu schizophrènes sur ces questions parce que, fin 2015 à Paris, on a signé des objectifs vis-à-vis de toute la planète disant qu’il fallait éviter absolument que le réchauffement dépasse 2 °C et puis, finalement, on n’est pas du tout sur cette trajectoire. Donc là, on a quand même une occasion de repenser les choses pour avoir une relance qui met l’accent sur d’autres secteurs d’activité. La santé, d’abord.

Sondage Macron: recul en d’avril

 

D’une manière générale plus de 60 % des Français ne font pas confiance au gouvernement pour gérer la crise sanitaire. Par ailleurs la cote de popularité de Macron et du gouvernement s’affaiblit encore.

  • Macon perd un point dans le baromètre Ifop-JDD (de 43% à 42%), deux points chez BVA (40 à 38%), six points selon Ipsos (44% à 38%) et huit points chez Harris Interactive (de 51% à 43%), tous les quatre publiés depuis la mi-avril – et même ce vendredi pour Harris.
  • Il chute de 6 points dans le Kantar One-Point du mois de mai, qui a déjà été réalisé (de 47% à 41%) et qui comptera donc pour la prochaine vague.

Rappelons aussi que les différences d’une enquête à l’autre peuvent relever soit de la méthodologie utilisée par chacun des instituts (mode de collecte, taille et « redressement » de l’échantillon…) et surtout de la question exacte qui est posée…. sans parler des liens particuliers entre les financiers qui détiennent les médias et le pouvoir !

Environnement -Des catastrophes climatiques de plus en plus nombreuses et de plus en plus coûteuses

Environnement -Des catastrophes climatiques de plus en plus nombreuses et de plus en plus coûteuses

 

Ce qui caractérise les catastrophes climatiques, c’est la croissance de leur nombre et l’ampleur de leurs conséquences. Des conséquences très difficiles à évaluer en effet certains effets peuvent être spectaculaires quand d’autres sont à long terme ;  par exemple à propos des maladies et des exodes. La plupart de ces catastrophes sont liés à l’activité humaine du fait  du réchauffement climatique. « Des phénomènes météo extrêmes, alimentés par le changement climatique, ont frappé tous les continents peuplés en 2019, entraînant dans la mort et déplaçant des millions de personnes et causant des milliards de dollars de dégâts », souligne l’ONG britannique Christian Aid dans une étude.

 

Sept des plus grandes  catastrophes ont même causé des dégâts évalués à plus de 10 milliards de dollars (9 milliards d’euros): les inondations dans le nord de l’Inde et le typhon Lekima en Chine (10 milliards chacun); l’ouragan Dorian en Amérique du Nord (11,4 milliards); les inondations de juin à août en Chine (12 milliards); les inondations dans le Midwest et le sud des Etats-Unis (12,5 milliards); le typhon Hagibis en octobre au Japon (15 milliards) et les feux de forêt en Californie d’octobre-novembre (25 milliards).sans parler de l’Australie.

« Chacun de ces désastres a un lien avec le changement climatique », relèvent les auteurs.

Ainsi, en Argentine et en Uruguay, où des inondations ont causé pour 2,5 milliards de dégâts en janvier, les zones affectées ont connu des précipitations cinq fois plus importantes que la moyenne, un an après avoir connu une grave sécheresse. Des variations qui s’accentuent avec le changement climatique, et des sols rendus plus secs qui aggravent les conséquences en cas de fortes pluies.

Autre exemple, le cyclone Idai, qui a dévasté la deuxième ville du Mozambique en mars, a été selon des scientifiques renforcé par le réchauffement de la température de l’océan Indien, alors que la montée du niveau des eaux a aggravé les inondations qui l’ont suivi. Mêmes phénomènes à l’oeuvre pour le cyclone Fani en Inde et au Bangladesh en mai, avec des dégâts évalués à plus de huit milliards de dollars.

Christian Aid souligne toutefois qu’ »en aucune façon les chiffres financiers ne donnent une vison globale » de l’étendue de ces catastrophes, notamment en conséquences pour les populations.

Prenant en compte les vies humaines perdues, l’ONG souligne que « l’immense majorité des décès a été causée par deux événements seulement » (les inondations dans le nord de l’Inde, 1.900 morts, et Idai au Mozambique, 1.300 morts), rappelant que les populations les plus pauvres paient le prix le plus élevé des conséquences du changement climatique.

« Par contraste, les coûts financiers sont plus élevés dans les pays riches et le Japon et les Etats-Unis ont connu les trois événements les plus coûteux », selon le rapport.

Mi-décembre, le réassureur suisse Swiss Re avait dans une première estimation annuelle évalué à 140 milliards de dollars les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et aux désastres humains en 2019, contre 176 milliards en 2018.

 

 

Retour à 90 km/h : un retour adapté aux caractéristiques accidentogènes ( D. Busserreau)

Retour à  90 km/h : un retour adapté aux caractéristiques accidentogènes ( D. Busserreau)

 

Dominique Bussereau,  président de l’Assemblée des Départements de France, a raison de ne pas se précipiter tête baissée vers un retour généralisé 90 km/h désormais permis par la loi. Il ne veut pas commettre la même erreur que le gouvernement qui a pris une mesure très globale ne tenant pas compte du caractère accidentogène des différentes portions de route. Dominique Bussereau propose donc un retour prudent et surtout adapté aux caractéristiques plus ou moins dangereux des routes. Ce qu’il a déclaré dans une interview à sur Europe 1  

La loi mobilité, promulguée la semaine dernière, permet désormais aux départements de choisir s’ils veulent ou non revenir à une limitation de vitesse de 90 km/h sur certaines routes du réseau secondaire, après la tentative avortée du gouvernement de généraliser les 80 km/h. Mais même après cela, l’éventuel retour aux 90 km/h s’annonce périlleux. « La loi a été promulguée, on n’attend pas de décret d’application. Mais c’est assez compliqué », a prévenu Dominique Bussereau, président du conseil départemental de Charente-Maritime et président de l’Assemblée des Départements de France, samedi soir sur Europe 1.

Chaque département va pouvoir choisir une solution qui lui convient, et Dominique Bussereau anticipe d’ores et déjà trois cas de figure. D’abord, « ceux qui vont rester aux 80 km/h, parce qu’ils estiment que c’est compliqué, qu’il faut remettre les panneaux, que ça va coûter de l’argent, ou parfois par conviction personnelle de leurs exécutifs ». Ensuite, « ceux qui vont essayer de repasser au maximum à 90 km/h », notamment les territoires ruraux comme le Cantal ou la Corrèze. Et enfin, « une autre catégorie, à laquelle appartient mon département, la Charente-Maritime, où on va faire du coup par coup. »

Et Dominique Bussereau de détailler cette fameuse méthode : « On va consulter les pompiers, les gendarmes, la police, les maires, la préfecture et on va remettre du 90 km/h là où on aura de bonnes statistiques d’accidentologie, on va laisser beaucoup à 80 km/h et on pourra mettre de courts tronçons à 70 km/h. » Selon lui, c’est d’ailleurs ce que l’exécutif aurait dû faire depuis le début, en réunissant tous les acteurs autour de la table. « Cela aurait évité la colère, la démagogie et peut-être certaines exactions comme ce qui se passe actuellement [avec] de nouveaux radars incendiés régulièrement sur toutes les routes de France », analyse le président de l’ADF.

Quant à savoir si toutes ces limitations de vitesse différentes vont perturber les automobilistes, Dominique Bussereau n’y voit pas vraiment de difficulté. « Tout cela est compliqué mais dans une ville, vous avez du 50, du 30, du 20… l’automobiliste français est habitué tous les jours à des vitesses différentes. »

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