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Républicains : Vauquiez Calmels, Peltier, Abad un cocktail d’arrivistes aux convictions fluctuantes

Républicains :  Vauquiez Calmels, Peltier, Abad un cocktail d’arrivistes aux convictions fluctuantes

 

Ce qui caractérise l’équipe de directions des républicains ce n’est pas forcément la jeunesse mais l’opportunisme et les convictions très évolutives.  Ils ont en commun d’avoir les dents qui traînent par terre et des références philosophiques et politiques qui évoluent en fonction des opportunités. Le premier est évidemment Laurent Wauquiez,  fidèle courtisan de Jacques Barrot  qui a attendu que son mentor lui offre son fauteuil de député. Un mentor très modéré, centriste, européen et libéral. Des références auxquels Wauquiez a adhéré pour se faire élire. Mais depuis Wauquiez a beaucoup changé il est devenu antieuropéen, étatiste populiste et réac. Cela pour faire plaisir à la base militante des républicains, une base radicalisée qui avait élu Fillon comme candidat aux présidentielles à la place de Juppé. On connaît la suite, la droite a connu un désastre historique. On trouve les mêmes caractéristiques dans la personnalité de Virginie Calmels -  qui a profité de l’aspiration de Juppé pour monter en politique à Bordeaux. Elle aussi fait preuve d’une grande flexibilité en matière de convictions politiques Après avoir rejoint Alain Juppé lors de la primaire de la droite et du centre, Virginie Calmels s’est tournée vers François Fillon, l’espace de quelques mois, pour l’abandonner en pleine tempête. Son ralliement à Wauquiez, en septembre, lui a valu de nombreuses critiques.  Guillaume Peltier, député du Loir-et-Cher et conseiller régional du Val-de-Loire, a parcouru un large spectre politique, de l’extrême droite jusqu’au centre. Maître tacticien de Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2012 et de la primaire de la droite, Guillaume Peltier revendique aujourd’hui sa filiation au gaullisme social à la Seguin après avoir fait ses armes au Front national, au MNR de Bruno Mégret puis au MPF de Philippe de Villiers. Son adhésion à l’UMP, depuis devenue Les Républicains, date de 2009. Damien Abad - Député et Conseiller départemental de l’Ain, est un centriste reconverti. Il a constitué l’une des cartes maîtresses de la campagne de Bruno Le Maire pour la primaire de la droite et du centre, avant de rejoindre François Fillon en tant que porte-parole.  Bref une belle équipe d’opportunistes qui n’hésitent pas à changer de convictions et de camp et qui n’ont pas grand-chose en commun sinon leur farouche volonté de parvenir au pouvoir.

 

Encore 200 milliards d’emprunts en 2018

Encore 200 milliards d’emprunts en 2018

 

Un nouveau record d’emprunts en 2018 pour boucher les trous des différents déséquilibres des comptes. En gros,  il faut de l’ordre de 100 milliards pour combler du budget 2018 et encore 100 milliards pour rembourser les emprunts passés. D’une certaine façon la France consacre une très grande partie de ses ressources à payer les dérives financières antérieures. Le pire c’est que cela va continuer dans la mesure où on ne constate pas d’évolution structurelle. En effet,  la légère amélioration des équilibres budgétaires de 2017 (comme de 2018)  est  essentiellement liés à une augmentation des ressources fiscales corrélée  au regain de croissance. À noter que dans le même temps que la France accuse régulièrement un déficit de près de 100 milliards, l’Allemagne, elle, dégage environ 20 milliards d’excédents. Par ailleurs on se demande bien comment la France parviendra à financer toutes les annonces faites par Macron concernant par exemple la prolongation du nucléaire, la situation catastrophique de d’EDF, les énergies renouvelables. Sans doute par des emprunts supplémentaires et où des renoncements La France émettra donc  l‘an prochain 195 milliards d‘euros de dette à moyen et long terme nets des rachats pour couvrir les besoins de financement de l‘Etat, a annoncé jeudi l‘Agence France Trésor, confirmant les chiffres publiés à l‘occasion de la présentation du projet de loi de finances fin septembre.  Ce programme, qui sera complété par 7,7 milliards d‘autres ressources, servira à financer un déficit budgétaire prévisionnel de 85,8 milliards d‘euros et à rembourser 116,6 milliards de dette à moyen et long terme arrivant à échéance ainsi que d‘autres besoins de trésorerie pour 0,3 milliard. L‘organisme chargé de la gestion de la dette de l‘Etat français précise qu‘elle a émis pour 213,1 milliards d‘euros brut de dette à moyen et long terme cette année, répartis entre 193,1 milliards d‘euros d’obligations à taux fixe (OAT) et 20,0 milliards d’obligations indexées sur l’inflation (OATi et OAT€i). Elle a procédé parallèlement à 18,2 milliards d‘euros de rachats de titres arrivant à échéance en 2018 et à 9,9 milliards de rachats de titres arrivant à échéance en 2019, soit un total de 28,1 milliards. S‘agissant de la dette à court terme (BTF), l‘AFT indique que son encours devrait rester stable l‘an prochain après une baisse de 1,1 milliard d‘euros attendue cette année. Il s’élevait à 134,8 milliards d‘euros fin novembre. Pour son programme d’émission, l‘AFT prévoit de lancer l‘an prochain une nouvelle souche de référence de maturité février 2021, d‘une nouvelle souche de référence sur la zone 5 ans, d‘une nouvelle souche de référence à 10 ans et d‘une autre à 15 ans, est-il précisé dans un communiqué.

Christopher Froome dopé lors au dernier Tour d’Espagne

Christopher Froome dopé lors au dernier Tour d’Espagne

Après Contador, Armstrong, Indurain, Froome pris la main dans le sac à pharmacie pour avoir utilisé  le dopant bien connu des cyclistes le salbutamol.  Le salbutamol aide à mieux respirer quand il est consommé par inhalation. Un effet déjà pas négligeable pour un sportif, mais les dopés se sont vite aperçus que cette substance, consommée sous forme de cachets, a des effets anabolisants (elle renforce les muscles). D’où un beau succès dans le peloton et ailleurs (33% des 238 cas positifs recensés en France sur l’année 1998).  Le Britannique Christopher Froome, quadruple vainqueur du Tour de France et vainqueur du Tour d’Espagne 2017, a donc été contrôlé positif au test antidopage, au bronchodilatateur salbutamol lors de la Vuelta qu’il a remporté, a indiqué ce mercredi 13 décembre l’Union cycliste internationale (UCI) dans un communiqué à l’AFP. Pour sa défense, Froome a déjà expliqué à plusieurs reprises qu’il souffrait d’asthme. A la suite de cette annonce, ce mercredi, l’équipe du cycliste a publié un communiqué, assurant que ce dernier a « suivi les conseils du médecin » pour augmenter la dose de salbutamol. « Au cours de la dernière semaine de la Vuelta, Chris a présenté des symptômes d’asthme aigus. Sur les conseils du médecin Team Sky, il a utilisé une dose accrue de Salbutamol (toujours dans les limites des doses admissibles) avant le test d’urine du 7 septembre. En tant que chef de course, Chris a été testé après chaque étape de cette période et il a déclaré que son utilisation du médicament faisait partie du processus », explique le communiqué. Devant les caméras du direct, le Britannique a déjà eu recours à des inhalations en course. Par le passé, il a aussi bénéficié d’AUT (autorisation à usage thérapeutique) dont le mode de prescription a d’ailleurs été encadré différemment par la suite. Mais c’est la première fois que le Britannique, qui incarne la domination de l’équipe Sky dans le cyclisme depuis le début de la décade, fait l’objet d’une procédure pour une affaire de dopage. Cette affaire n’est également pas sans rappeler celle -sans commune mesure, pour le moment- de Lance Armstrong, héros déchu du cyclisme qui a perdu titres et maillots jaunes pour plusieurs infractions à la réglementation antidopage, révélées par l’Agence américaine antidopage (USADA). Il a également été radié à vie de toutes compétitions sportives. Enfin, cette polémique rappelle celle dans les années 1990 de l’Espagnol Miguel Indurain, autre vainqueur du Tour de France appelé à justifier un contrôle antidopage « anormal ». En 1994, Indurain venait de remporter son quatrième Tour de France… comme Froome. A la fin de l’été, il devait s’expliquer sur un contrôle datant du mois de mai précédent à l’occasion du Tour de l’Oise, une simple course de préparation au Tour. A cause, déjà, du salbutamol.

 

Républicains : Nouvelle démission de Nora Berra, ancienne secrétaire d’Etat

Républicains : Nouvelle démission de  Nora Berra, ancienne secrétaire d’Etat

 

 

Il est sans doute évident que le feuilleton des démissions des républicains de Wauquiez va se prolonger pendant assez longtemps. Chaque jour pourrait bien apporter sa liste de nouveaux responsables considérant que la position ultra droitière de Wauquiez est incompatible avec les anciennes valeurs du mouvement.  D’une certaine manière, on peut classer les républicains en plusieurs catégories. Il y a d’abord ceux qui ont rejoint purement et simplement Macron comme le Premier ministre ou le ministre de l’économie. Ceux qui sont partis et qui tentent de s’organiser de manière autonome entre Macron et  Vauquiez (mouvement agir ou anciens constructifs). Il y a aussi ceux qui s’apprêtent  à partir mais qui cherche une fenêtre de tir médiatique pour justifier leur prochaine démission. On compte également des républicains très sceptiques à l’égard de Wauquiez mais qui vont tenter de manœuvrer pour l’affaiblir comme Valérie Pécresse. Enfin restera la garde rapprochée de Wauquiez et les militants les plus réacs qui évidemment resteront dans le parti. Après le départ de Xavier Bertrand, c’est donc  L’ancienne secrétaire d’Etat Nora Berra qui a annoncé mercredi son départ des Républicains, en désaccord avec le « projet de fermeture » de son nouveau président Laurent Wauquiez dans lequel « l’outrance » a pris le pas sur la droite « sociale et humaniste ». « Je quitte Les Républicains après une réflexion sur ce que devient ce parti ». « Non pas qu’une droite qui s’assume me dérange. Sarkozy avait assumé cette droite. Mais (avec Laurent Wauquiez) la différence est énorme », a déclaré Nora Berra, ancienne secrétaire d’Etat chargée des Aînés (2009-2010), puis de la Santé (2010-2012) avec comme ministre de tutelle Xavier Bertrand, qui a annoncé lundi son départ de LR. A l’époque, « c’était une droite ouverte, unie au centre, une droite sociale. Et lorsque j’ai pu exercer des responsabilités, j’ai toujours porté une action foncièrement sociale, vers les plus fragiles ». « Une droite qui mettait en avant la diversité des talents, des lignes politiques et la diversité des origines », a expliqué l’élue lyonnaise, qui a toutefois été élue sur la liste régionale de Laurent Wauquiez en 2015. Mais « le projet porté par Laurent Wauquiez est pour moi un projet de fermeture, une ligne où l’outrance a pris le pas sur la droite sociale et humaniste que je compte encore défendre. C’est une droite droitisée, dénuée d’équilibre, dans l’outrance sur les questions d’immigration et d’identité, avec de la critique permanente, une critique sans mesure ».


Toujours davantage d’échanges internationaux (OMC)

Toujours davantage d’échanges internationaux  (OMC)

 

En dépit des discours protectionnistes et de certaines mesures visant à taxer davantage les importations, le commerce international ne cesse de se développer. Deux raisons à cela,  d’abord l’internationalisation des processus de production ensuite  la montée en puissance des pays en développement. Le plus souvent les produits un peu sophistiqués sont le résultat d’assemblages d’éléments produits dans différents pays ;  à cela s’ajoutent des phénomènes de délocalisation liée à des questions de compétitivité fiscale  ou-et sociale. Enfin la demande des pays en développement tire l’activité mondiale du fait de l’accroissement des niveaux de vie. On assiste à  un double phénomène concernant la régulation des échanges internationaux : d’une part une certaine tendance au protectionnisme se traduisant par l’augmentation de droits de douane mais parallèlement les développements d’accord commerciaux qui au contraire visent à réduire la fiscalité sur les échanges. La libéralisation du commerce international bat son plein. Selon une récente étude de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les membres de l’institution internationale ont imposé moins de mesures restrictives pour les échanges entre octobre 2016 et octobre 2017.  Pendant la période d’octobre 2016 à octobre 2017, 108 mesures restrictives pour le commerce ont été mises en place comme l’introduction ou l’augmentation de droits de douanes, ou des restrictions quantitatives. Cela correspond à une moyenne de 9 mesures par mois contre 15 durant la période précédente. En parallèle, les membres de l’OMC ont également mis en oeuvre 128 mesures visant à faciliter les échanges y compris la suppression ou la réduction des droits de douane. « Cela correspond à près de 11 mesures de facilitation des échanges par mois, ce qui est beaucoup moins que la moyenne mensuelle indiquée dans le précédent rapport de suivi annuel ». Au final, les membres de l’OMC continuent « de prendre plus de mesures de facilitation des échanges que de mesures restrictives pour le commerce », une tendance observée depuis quatre ans. Selon l’OMC, le  volume du commerce mondial des marchandises était en hausse de 4,2% au premier semestre 2017 par rapport à la même période un an plus tôt. Il y a eu également un fort accroissement du commerce en valeur, avec une hausse en glissement annuel de 9,3% pour les exportations de marchandises et de 4,9% pour les exportations de services commerciaux. Ces hausses « représentent une amélioration importante par rapport à 2016, lorsque les flux commerciaux internationaux avaient diminué en valeur et que la croissance du commerce en volume était tombée à son plus bas niveau depuis la crise financière. »

EDF : un besoin de financement de 200 milliards d’ici une vingtaine d’années

EDF : un besoin de financement de 200 milliards d’ici une vingtaine d’années

 

EDF est malade de l’endettement, une maladie qui pourrait encore s’aggraver avec les  décisions de l’État de développer les énergies renouvelables (15 milliards en 5 ans, 25 milliards pour le solaire d’ici 2035), d’imposer le projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR au Royaume-Uni, à Hinkley Point, (investissement de 23 milliards d’euros partagé à deux tiers/un tiers entre EDF et le chinois CGN, déjà alliés pour la construction de deux réacteurs en Chine). Face à la crise financière dramatique d’EDF n’a donc pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles.   Du côté d’EDF, on  s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.   L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire (vers 2040). . En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs.

 

La Russie interdite des Jeux olympiques d’hiver 2018

La Russie interdite  des Jeux olympiques d’hiver 2018

On ne peut nier  que nombre de disciplines sportives sont gangrenées par le dopage et cela en raison notamment des sommes folles qui sont en jeu. Si on ajoute à cela les préoccupations nationalistes on aura compris que nombre d’épreuves sont faussées. Cependant les ex pays de l’Est et la Russie en particulier avaient en quelque sorte institutionnalisé le dopage. Du coup  Le Comité olympique russe a été banni des Jeux olympiques d‘hiver 2018 qui seront organisés en février prochain à Pyeongchang, en Corée du Sud, a annoncé mardi le Comité international olympique (CIO).  L’enquête de l’AMA, avait notamment qu’un laboratoire de Moscou a couvert le dopage des athlètes russes, en échangeant les échantillons d’urine des athlètes dopés contre des échantillons sains.  L’avocat canadien qui a dirigé le rapport, Richard McLaren, assure que le ministre russe des Sports a supervisé cette manipulation. Selon lui, le personnel du laboratoire était obligé de participer à ce système de dopage d’Etat. L’enquête de la commission fait suite aux accusations de l’ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou, Grigori Rodchenkov, qui avait révélé au New York Times que des dizaines d’athlètes russes avaient utilisé des produits dopants et faussé les résultats de leurs contrôles, avec le soutien des autorités sportives. Le CIO reproche donc  à Moscou son implication dans un vaste scandale de dopage. Certains sportifs russes seront toutefois autorisés à concourir sous la bannière olympique et pourront se présenter comme “athlètes olympiques de Russie”, a toutefois annoncé le CIO. Dans la foulée de ces annonces, le consortium de la télévision officielle russe VGTRK a fait savoir que les jeux de Pyeongchang ne seraient pas retransmis, rapporte l‘agence de presse Interfax.

Brexit : toujours pas pas d’accord

Brexit : toujours pas d’accord

 

Officiellement le  président de la commission européenne et Teresa May se réjouissent des avancées mais la première ministre britannique déclare que les deux parties n’ont encore pas été capables de se mettre d’accord lundi. On aurait avancé sur la facture impayée par le Royaume-Uni qui tournerait autour de 50 milliards d’euros mais d’autres points des divergences restent à régler, le sort des citoyens expatriés respectifs et la frontière nord-irlandaise sans parler évidemment de la question complexe des futures relations commerciales. «Nous avons eu une rencontre franchement constructive», a déclaré le chef de l’exécutif européen. «Theresa May est une âpre négociatrice (…). Elle défend le point de vue de la Grande-Bretagne avec toute l’énergie que nous lui connaissons», a-t-il ajouté, se refusant à parler «d’échec». «C’est le début du tout dernier round», a-t-il dit. «Comme l’a dit le président Juncker, nous avons eu aujourd’hui un entretien constructif. Les deux parties travaillent dur en bonne foi, nous négocions durement», a déclaré pour sa part Theresa May. «Nous nous reverrons avant la fin de la semaine», a-t-elle précisé, se disant également confiante dans l’issue des discussions. La Britannique devait encore rencontrer lundi après-midi le président du Conseil européen Donald Tusk, qui représente les 27 dirigeants de l’UE. Plus tôt dans la journée, le suspense était à son comble. Les choses seraient finalisées «à 90%», a annoncé le Times.  C’est sur le dossier irlandais que portait toute l’attention de dernière minute. Le gouvernement britannique a proposé une solution visant à préserver la spécificité de l’Irlande du Nord. Il s’engagerait à garantir la continuité réglementaire avec la République d’Irlande, au sud, afin de ne pas créer d’obstacle à la circulation des personnes et des marchandises. Cela se ferait à travers l’allocation de nouvelles compétences au gouvernement régional de la province, quitte à créer un statut différent avec le reste du Royaume-Uni. Le gouvernement de Dublin s’est réuni lundi matin pour discuter de cette solution. Car, comme l’a rappelé Donald Tusk vendredi en déplacement dans la capitale de la République, «toute offre britannique sur la frontière irlandaise après le Brexit doit être acceptable pour l’Irlande». Un veto de fait conféré au premier ministre Leo Varadkar sur l’ensemble de l’accord. Restera de toute façon la difficile question des relations commerciales qui pourraient aussi faire échouer la négociation

Allemagne : nouveau gouvernement d’union ?

Allemagne : nouveau gouvernement d’union ?

Il se pourrait bien que l’Allemagne sorte de sa crise politique par le haut. En effet il n’est plus exclu que les sociaux-démocrates repassent un accord avec Merkel. Sous la pression du président de la République, Frank-Walter Steinmeier, et des conservateurs qui ont invoqué le besoin de stabilité de l’Allemagne et veulent éviter de nouvelles élections, le SPD a accepté vendredi d’entamer des discussions avec les conservateurs. Les sociaux-démocrates voulaient au départ reconstituer leurs forces dans l’opposition après quatre ans de cohabitation avec Angela Merkel qui ont débouché sur leur plus mauvais score électoral depuis 1933 aux élections fédérales du 24 septembre. Vers un épilogue de la crise en Allemagne ? La direction du SPD a déclaré lundi 4 décembre soutenir à l’unanimité des négociations avec les conservateurs sur la formation d’une grande coalition de gouvernement alors que le pays est plongé dans une crise politique d’envergure après l’échec des pourparlers entre le parti d’Angela Merkel et ses alliés du CSU avec les Verts et le FDP. Dans un document rendu public, le SPD de Martin Schulz mentionne parmi ses exigences de premier plan une harmonisation de l’impôt sur les sociétés au niveau européen ainsi qu’une hausse d’impôts pour les plus hauts revenus. Le parti préconise également une « politique ambitieuse en matière de climat » ainsi qu’une augmentation du budget de l’Éducation, des fonds alloués à l’internet haut débit ou encore des infrastructures routières et du logement. Jeudi 30 novembre, Sigmar Gabriel, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes et membre du SPD, avait prévenu que son parti ne se précipiterait pas pour accepter de former une nouvelle « grande coalition » avec les conservateurs. Dès le soir de son cuisant revers aux élections législatives du 24 septembre, 20,5 % des voix soit sa pire performance dans l’Allemagne de l’après-guerre, le SPD, associé à Merkel entre 2005 et 2009 et de nouveau depuis 2013, a exclu de reconduire l’expérience et a opté pour une cure dans l’opposition. Mais l’échec des discussions engagées entre le bloc CDU-CSU, les Verts et les libéraux du FDP, et le souci d’éviter un retour aux urnes ont placé le parti sous pression et l’ont amené à revoir sa position.

« Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes » (Hamon)

« Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes » (Hamon)

Intox ou information, Benoît Hamon a affirmé dimanche qu’il pensait que le projet de Notre-Dame des Landes ne se ferait pas. Invité du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, Benoît Hamon estime sans concession qu’il « n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Les hypocrites au gouvernement veulent dire le contraire mais Emmanuel Macron ne le fera pas ». La question qui se pose est peut-être pas tant celle de la création de l’aéroport que celle du maintien de Nicolas Hulot au gouvernement. Pour l’instant il semble bien que la question ne soit pas encore tranchée concernant l’avenir de l’infrastructure en cause. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a annoncé qu’un rapport serait remis le 13 décembre prochain à Édouard Philippe. « Attendons le 13 pour savoir s’il est possible d’avoir une solution différente de la réalisation de l’aéroport ou de l’annulation du projet. Le gouvernement tranchera sur la base de ce rapport », a-t-il ajouté.  Si Emmanuel Macon hésite encore c’est sans doute parce que la décision favorable pour la création d’un nouvel aéroport serait de nature à affaiblir de manière très sensible la crédibilité de Nicolas Hulot. Nicolas Hulot qui est un peu la caution écologique de Macon serait beaucoup moins utile. Or sur les principaux dossiers, Nicolas Hulot a dû avaler pas mal de couleuvres mêmes sur le dossier du glyphosate où le gouvernement a dû se rattraper aux branches en affirmant que l’interdiction ne se ferait pas d’ici cinq ans comme décidée par l’union européenne mais d’ ici trois ans, si on trouve les alternatives d’ici cette échéance. Des alternatives qui seront difficiles à trouver dans ce délai. Du coup, on n’interdira sans doute partiellement l’utilisation du désherbant chimique pour faire semblant de respecter l’engagement soutenu par Nicolas Hulot. Nicolas Hulot qui comme tout  ministre de l’environnement ne sert pas à grand-chose. On objectera à juste titre qu’il n’est pas le premier dans ce champ ministériel. Un champ ministériel d’ailleurs très virtuel puisque le ministre ne dispose d’aucune administration et d’aucun vrai moyen. C’est le ministère de la parole  qui veut se donner l’illusion de servir la cause de l’environnement mais qui ne fait qu’accroître les contradictions entre les problématiques économiques, sociétales et  écologiques. La vérité aussi c’est que Nicolas Hulot n’a aucune culture ni environnementale, ni politique. C’est un pur produit des médias. Sorte de Michel Drucker ou Mimi Matisse qui a utilisé sa notoriété télévisuelle pour se construire une pseudo autorité politique. Certes il a réalisé quelques reportages intéressants sur la dégradation des écosystèmes mais cela ne suffit pas pour lui délivrer un brevet de compétence. Une compétence qu’il a d’ailleurs surtout utilisée pour se constituer une fortune de 200 millions grâce à son business écologique. Le journal  américain People With Money estime que Hulot  a accumulé  près de 215 millions d’euros.   Épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa Fondation, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyl salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien. . Pour autant, hors de question pour l’écologiste de quitter le navire. «Il faut qu’on arrête cette petite musique de savoir si je vais arrêter. Je suis là pour faire et je suis là pour durer», a-t-il déclaré…durer un certain temps ….comme le fût du canon de Fernand Reynaud !

 

 

Elections Corse : vers davantage d’autonomie ?

Elections  Corse : vers davantage d’autonomie ?

 

 Un bon alignement des planètes a permis aux nationalistes de remporter la avec 45 % des voix. Responsable de cette victoire d’abord l’écroulement des clans traditionnels qui se sont partagés le pouvoir pendant des dizaines d’années mais sans parvenir vraiment faire décoller économiquement la Corse,  sans parler des affaires. Ensuite l’écroulemenet  de la gauche socialiste qui s’inscrit dans la tendance générale du pays. Le même affaiblissement concerne les partis de droite traditionnelle. Par ailleurs l’extrême droite Front National ne parvient pas vraiment à s’implanter en Corse. Dernier élément les difficultés qu’éprouvent en marche à exister sur le terrain , en Corse en particulier. Du coup les nationalistes vont sans doute encore renforcer cette victoire au deuxième tour. Il y aura forcément des conséquences politiques qui notamment devraient se traduire par un renforcement de l’autonomie de l’île. La problématique de l’indépendance pourrait se poser le moment venu mais il n’est pas certain que les Corses sur ce terrain soient très favorables à se couper de la France eu égard à leuer  forte dépendance économique et sociale. La liste Femu a Corsica de Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni a donc  littéralement écrasé ses adversaires pour ce premier tour des élections territoriales, recueillant au total 45,36 % des suffrages sur l’île. «Un score sans précédent dans l’histoire de la Corse», se félicite Gilles Simeoni, qui n’osait espérer un résultat aussi élevé même si sa liste partait favorite. Des meetings combles, des débats menés avec une maîtrise imparable, et surtout une opposition affaiblie par l’éviction du paysage politique des «clans» traditionnels: les nationalistes corses ont su saisir le moment pour conforter leur place à la tête de la région. Très loin derrière eux, la liste de Jean-Martin Mondoloni, A strada di l’avvene, ne recueille que 14,97 % des suffrages. Un score faible pour une droite divisée entre la candidature de Jean-Martin Mondoloni et celle de Valérie Bozzi (12,77%), seule femme tête de liste. Autre confirmation de ce scrutin: La République en marche ne parvient pas à entraîner les Corses dans son sillage. La liste conduite par le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, n’est parvenue à rassembler que 11,26 % des voix. En queue de peloton, la liste nationaliste de Paul-Félix Benedetti, Core in Fronte, recueille 6,69 % des suffrages qui devraient, selon toute vraisemblance, se reporter vers la liste nationaliste. Suivent l’unique liste de gauche menée par Jacques Casamarta, qui n’a convaincu que 5,68 % des électeurs, et la liste Front national de Charles Giacomi, qui écope de 3,28 %. Les deux listes de droite et la liste En marche!, qui ne cachaient pas leur volonté de s’allier pour peser dans les urnes le 10 décembre, reconnaissent qu’il sera difficile voire impossible de contrer la vague nationaliste. Mathématiquement, ce «front républicain» ne serait pas en mesure de passer en tête: «Simeoni qui plie l’élection à 45 % et qui sera conforté par d’autres indépendantistes à 6 ou 7 %: nos listes cumulées ne feront pas le poids», reconnaît Jean-Martin Mondoloni.

 

François Ruffin (député Insoumis) : ne pas se contenter d’une posture d’opposant

François Ruffin (Insoumis) :  ne pas se contenter d’une posture d’opposant 

Ruffin député insoumis remet d’une  certaine manière en cause la posture systématique d’opposant de Mélenchon dans une  interview au JDD. Il veut un parti de propositions.

Les Budgets 2018 ont été adoptés, les ordonnances de réforme du Code du travail ont été approuvées cette semaine sans que la contestation ne prenne dans la rue… Est-ce difficile d’être un opposant en ce début de quinquennat Macron?
Ce n’est pas comme si j’avais été surpris. J’étais sceptique sur cette capacité de mobilisation. Il y avait deux obstacles à une forte mobilisation sociale. Quand un Président et une Assemblée viennent d’être élus, ils ont une légitimité qui empêche les gens de descendre dans la rue tout de suite après. Le second point, c’est qu’il y a eu une bataille l’an dernier sur la loi Travail. Elle s’est terminée par une défaite et elle pèse forcément dans les têtes…

Donc dès le départ, vous saviez qu’il n’y aurait pas de mouvement social d’ampleur cet automne?
Non, je mène un tas de batailles sur lesquelles je suis sceptique au départ et qu’il m’arrive de gagner. Quand je fais Merci Patron!, par exemple, je ne me dis pas que je vais duper Bernard Arnault. Je ne me dis pas que je ferai 500.000 entrées en salles, ni que je vais me choper un César et que je deviendrais député tout de suite après… A chaque mobilisation, je vois les obstacles et je les énonce.

 Si vous avez échoué sur les ordonnances, que vous faudra-t-il faire pour mobiliser sur les réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’assurance chômage?
Je me refuse de me situer dans ce temps-là. Bien sûr qu’à l’Assemblée, on mènera les bagarres, on déposera les amendements. Mais notre défi aujourd’hui est autre : on incarne une force d’opposition, il faut que l’on incarne désormais une force de proposition. On ne peut pas se situer uniquement dans l’opposition aux prochaines réformes, il faut qu’on dise ce qu’on est capables de mettre en œuvre. J’ai 18 ans d’opposition derrière moi. La contestation, l’animation dans la rue : tout ça, je sais faire. Mais il y a maintenant pour moi une mue à faire.

Vous disiez il y a quelques jours que vous ne sentiez pas les Insoumis « prêts à gouverner ». A vous entendre ici, on a l’impression que vous parlez d’abord de vous…
La lecture qu’il y a eu au sujet de ces propos ne me paraît pas juste. Certains ont compris que je n’avais pas le moral. Au contraire! C’est parce que j’ai changé, justement, que je dis cela. C’est parce que la question du pouvoir ne s’était jamais posée à moi. C’était de la fiction. Aujourd’hui, ce n’est pas une réalité mais c’est en tout cas une possibilité. J’ai envie d’apparaître comme quelqu’un de crédible sur différentes thématiques.

Mais vous ne sentez pas votre camp prêt…
Aujourd’hui, moi, non, je ne me sens pas prêt à gouverner. Mais je m’y prépare tous les jours. Déposer une proposition de loi, pour moi, c’est nouveau. Tous les jours, j’ai le sentiment d’essayer d’élever mon niveau de responsabilité. Mais aujourd’hui, ne me filez pas de ministère! Je ne suis pas sûr de le vouloir d’ailleurs…

Se préparer à gouverner, n’est-ce pas accepter les compromis et laisser tomber certains de vos combats?
Les compromis, je n’ai jamais cessé d’en faire. A chaque moment, dans la lutte sociale, tu te demandes ce que tu dois faire pour faire converger les forces. Quand je m’allie à l’UDI pour proposer une taxation fiscale sur les grands transferts de football, je n’ai aucun problème.

Donc s’allier avec d’autres forces politiques, c’est possible?
A gauche, ça ne me dérange pas, au contraire. Mais il faut savoir qui a l’hégémonie. Tant que cette question n’est pas tranchée par tout le monde – à savoir que la force hégémonique, c’est nous -, il n’y aura pas d’alliance. Et donc aujourd’hui, il faut constater que le centre de gravité n’est plus au Parti socialiste, c’est tout. Après, ce n’est pas trop ma tasse de thé tous ces trucs partisans…

Avez-vous l’impression d’être au bon endroit pour faire progresser vos combats?
Oui, je suis en adéquation avec moi-même. Pendant 18 ans, j’ai crié dans le désert. Quand vous faites un petit journal comme Fakir, vous y mettez toutes vos convictions, mais vous avez au final quelques milliers de lecteurs clairsemés dans la France… Aujourd’hui, mon désert est un peu plus peuplé. Quand je porte une parole à l’Assemblée sur l’agriculture, il y a des paysans qui m’écoutent. Quand je parle des médias sur Facebook, je fais un million de vues…

Vous assumez le fait de faire de l’Assemblée une tribune?
C’est ce que j’ai dit à mes électeurs lors de la campagne : « Vous savez, il n’y aura aucune de mes propositions qui passera, mais je me tiendrai droit pour vous. » On a une tribune à utiliser pour porter la voix des gens.

L’Assemblée ne sert pas qu’à ça normalement…
Je souhaiterais que l’Assemblée soit autre chose mais ce n’est pas moi qui l’ai décidé. C’est bien ma frustration : la loi ne se fait pas à l’Assemblée. Elle se fait dans les cabinets ministériels avec des orientations fixées par l’Elysée. Et nous on vient à l’Assemblée chipoter pour des virgules sur des textes qui seront de toute façon votés. Nous sommes donc une chambre d’enregistrement des désirs du Président. Quand Les Républicains ont porté une proposition de loi sur la compétitivité de l’agriculture, les députés En marche ont demandé une motion de rejet, sans débat. Même si le texte est bon, ils votent contre, parce qu’il ne vient pas d’eux. Dans ce cadre, ce qui reste d’utile est cette fonction tribunitienne.

Vous dites que votre rhétorique n’est pas celle d’un parlementaire « classique », la manière dont vous vous habillez est souvent scrutée… Est-ce compliqué pour vous d’entrer dans le costume de député?
Je n’ai jamais fait de mon attitude un vecteur de communication : je voulais juste ne pas porter de cravate, je n’en ai jamais portée de ma vie. Si vous deviez mettre un costume et une cravate, vous auriez l’impression de devenir un pingouin, non? C’est comme ça que je le vis. Si je commence à me déguiser, comment je vais devoir déguiser mon discours ensuite?

Vous publiez votre « première enquête de député-reporter », Un député à l’hôpital psychiatrique. Le manque de moyens pour la psychiatrie en France, c’est votre nouvelle obsession?
A l’Assemblée, on est condamné à avoir plusieurs obsessions : j’ai aussi beaucoup travaillé sur Sanofi ces derniers temps, sur l’agriculture énormément… C’est la démarche qui m’intéressait : celle de continuer à être reporter. Ma mission est d’aller chercher ce qui se passe dans le pays et de le faire remonter à la tribune de l’Assemblée. Pour ce travail, j’ai passé plusieurs jours en hôpital psychiatrique, puis je suis allé voir la direction de l’hôpital, l’Agence régionale de santé, j’ai interpellé la ministre de la Santé et je vais déposer une proposition de loi [pour aligner le financement de l'hôpital psychiatrique sur l'hôpital public]. Je sais bien qu’elle ne sera pas adoptée, mais je veux servir de mouche du coche : le ministère sera obligé de se préoccuper de cette question, la députée En marche de la Somme va visiter à son tour l’hôpital… Je veux produire un effet d’entraînement.

Pourquoi, comme d’autres députés, ne pas avoir écrit un rapport parlementaire?
Je ne sais même pas aujourd’hui comment on fait une mission [parlementaire] ou comment être rapporteur d’une mission en étant dans l’opposition – apparemment, c’est à peu près impossible. Je souhaite faire des rapports parlementaires pendant mon mandat, mais c’est une démarche beaucoup plus lourde, de 6 mois ou un an. Mais ce n’est non plus pas mon livre qui va faire monter le sujet de la psychiatrie : vous croyez que ça intéresse l’opinion publique, mon bouquin? Mon objectif n’est pas qu’il se vende! Tous mes droits d’auteur sont reversés au Collectif pour une psychiatrie citoyenne, dans la Somme.

Vous vous considérez aujourd’hui comme un homme politique?
Quand on me dit « homme politique », je regarde derrière moi et je me demande de qui on parle. Peut-être que je vais m’y habituer… Et puis dire « homme politique », ça donne l’impression que c’est un métier. Je me considère toujours comme journaliste.

Vous le journaliste, qu’allez-vous faire de cette expérience parlementaire? Un nouveau livre? Un film?
Je n’en sais rien. Le champ des possibles est ouvert, j’aimerais bien faire un film… Mais ce qui me manque, c’est du temps.

Vous êtes donc en reportage pendant cinq ans?
Oui, bien sûr! J’aime ce métier de journaliste, discuter avec les gens, essayer de comprendre comment ils pensent, ce qu’ils ressentent… Qu’ils soient député, ministre, éleveur ou plombier.

Vous êtes toujours rédacteur en chef de Fakir. Pas de problème avec votre fonction de député?
Ça ne me pose aucun souci. Jean Jaurès était responsable de L’Humanité! Je ne me compare pas à lui, mais je m’inscris dans une tradition, celle de Camille Desmoulins, de Marat ou de Vallès, qui avaient leur journal et en même temps faisaient de la politique… Ça ne veut pas dire que je me reconnais dans ces gens-là.

 

Si le maire d’Amiens était Insoumis, par exemple, est-ce que Fakir enquêterait sur lui?
Je ne crois pas à l’objectivité. Tout individu appartient à une classe sociale, il est d’un genre… On porte tous ça en nous. Je considère que mon journal, parmi d’autres supports, est un moyen d’en appeler à l’intelligence des gens. Et Fakir me force aussi à ne pas devenir con : en une journée à l’Assemblée, tu abordes sept sujets différents. Tu risques d’être superficiel sur tout. Là, par exemple, je me force à lire Histoire des agricultures du monde, de 500 pages, je bosse vraiment sur le sujet. Je me prétends intellectuel et je n’ai pas l’intention d’arrêter d’en être un.

Vous dénoncez souvent les médias qui appartiennent à de grands groupes industriels. Etait-ce si pénible d’accorder une interview au groupe Lagardère?
Non, pas du tout. Vous savez, mercredi j’étais chez LCI, un média du groupe Bouygues… Je souhaite d’abord que vous puissiez être, avec vos lecteurs, les responsables de votre publication. Mais de toute façon, on est condamnés à être en contradiction : ma pomme a été élevée aux pesticides, je vais quand même la manger ; la lumière est allumée, d’où vient l’uranium? Tout objet ici [Il englobe d'un geste du bras son bureau] est fabriqué par une multinationale. Malheureusement, c’est un système dont on ne peut pas entièrement s’extraire d’un seul coup, on peut seulement faire au mieux.

Dépassements d’honoraires : surtout les spécialistes

Dépassements d’honoraires : surtout les spécialistes

 

2,66 milliards d’euros – dont 2,45 milliards «pour les seuls spécialistes» – de dépassements ont été facturés l’an dernier. Un montant en hausse de 2,3% par rapport à 2012, lié en partie à l’augmentation du nombre de médecins spécialistes et de leur activité, explique la sécurité sociale. Sur le territoire, des écarts considérables subsistent d’un département à l’autre et entre médecins, malgré le «contrat d’accès aux soins» (CAS) en vigueur depuis 2013 pour inciter les praticiens à stabiliser leurs dépassements. Un dispositif a été reconduit en ce sens en 2016 sous le nom d’Optam. Par spécialité, les plus forts taux de dépassements se retrouvent chez les gynécologues-médicaux (98,2%), les gériatres (92,9%), les neuro-psychiatres (73,2%) ou encore les stomatologues (72,1%). En revanche, chez les spécialistes de la médecine nucléaire il est de 5,4%, et de 6,6% chez les radiothérapeutes.  Ces taux de dépassement, chez tous les médecins autorisés à en pratiquer, sont en baisse. Chez les seuls spécialistes (hors médecine générale), le taux atteignait en moyenne 52,5% en 2016 contre 56,9% cinq ans plus tôt. Inversement, la part d’actes réalisés aux tarifs de la sécurité sociale a augmenté de 5,4 points depuis 2011 (de 32,1% à 37,5% en 2016)

Veto des Etats-Unis et de l’UE pour le statut d’économie de marché à la Chine

Veto des Etats Unis pour le statut d’économie de marché à la Chine

Les États-Unis et l’union européenne contestent le statut d’économie de marché à la Chine ce qui juridiquement permettra de maintenir des barrières douanières vis-à-vis des importations chinoises. En cause, le fait que la Chine soutient artificiellement la compétitivité de certaines productions qui envahissent les marchés occidentaux. Les Etats-Unis ont donc officiellement informé l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) qu’ils s’opposaient à l’octroi à la Chine du statut d’économie de marché, ce qui devrait leur permettre de maintenir des barrières douanières élevées sur certains produits chinois. Cette déclaration a été transmise par les services du représentant américain au Commerce et a été rendue publique jeudi. Elle fait suite à un avis rendu en octobre par le département du Commerce selon lequel la Chine n’a pas répondu aux critères d’une économie de marché dans le cadre de l’étude d’un dossier antidumping sur les feuilles d’aluminium. Les Etats-Unis et l’Union européenne s’opposent à ce que la Chine bénéficie du statut d’économie de marché, 16 ans après son adhésion à l’OMC, en raison du rôle jugé prépondérant de l’Etat dans l’économie chinoise, notamment via une politique de subventions. « Nous sommes préoccupés par le fait que la libéralisation économique de la Chine semble avoir ralenti ou s’être inversée, avec un rôle de l’Etat qui va croissant », a déclaré jeudi David Malpass, sous-secrétaire au Trésor pour les affaires internationales.   »Les entreprises publiques ne sont pas soumises à de fortes contraintes budgétaires et la politique industrielle de la Chine est devenue de plus en plus problématique pour les entreprises étrangères. D’immenses crédits à l’exportation affluent de manière non-économique et faussent le marché », a-t-il ajouté.

Cantona : l’instrumentalisation du racisme d’un rancunier primaire

 

 

 

Cantona qui fut indiscutablement un très grand joueur de football n’en  finit  pas de ruminer sa rancœur pour n’avoir pas participé à la merveilleuse aventure de 98 avec l’équipe de France. Du coup,  il ne cesse  de multiplier les attaques notamment contre Didier Deschamps au surplus Cantona instrumentalise le racisme pour discréditer le sélectionneur national. Il considère que notamment que la non sélection de Benzema par équipe de France relève de la ségrégation. Il convient vivement de remettre à leur place ces attaques inadmissibles qui feront d’ailleurs l’objet d’un procès. En effet Cantona, encore une fois un des plus grands joueurs de football en son temps ne cesse de faire dans la provocation en  se montrant par exemple méprisant à l’égard du PSG dont il ne regarde pas les matchs. Méprisant aussi à l’égard de Neymar et d’une façon générale à l’égard de tout le football français.  L’ancien footballeur devenu acteur de cinéma ne se caractérise pas par une grande intelligence et une grande finesse. Il suffit de l’écouter lors de ses apparitions télévisées, pas même capable de structurer une pensée un peu cohérente voire même de prononcer une phrase un peu correcte. Il parle un peu comme certains rappeurs, de manière elliptique, simpliste, caricaturale et provocatrice. Comme acteur de cinéma,  il a surpris dans ses premiers rôles mais dans les suivants il n’a cessé de se mimer lui-même incapable d’incarner des personnages différents.  Cantona aimerait bien jouer les intellos par exemple quand il publie un livre de BD du niveau de classe maternelle. Comme beaucoup de joueurs de foot (pas tous heureusement) Cantona ne risque pas d’avoir un jour le Goncourt et ses propos stupides et malveillants n’améliorent pas l’image d’un footeux  un peu brut de brut mais d’un orgueil démesuré et revanchard. Convoqué au Palais de justice de Paris, Eric Cantona a donc appris, vendredi 24 novembre, sa mise en examen. Une procédure formelle engagée à la suite d’une plainte pour diffamation déposée par son ancien coéquipier en équipe de France (1989-1995) Didier Deschamps. Selon nos informations, ladite plainte a été déposée par le sélectionneur des Bleus le 3 juin 2016, soit une semaine avant l’ouverture de l’Euro organisé dans l’Hexagone, et un procès aura lieu dans plusieurs mois, devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris. La plainte découle d’un entretien donné par l’ex-légende de Manchester United, en mai 2016, au quotidien britannique The Guardian. Dans cette interview, le « King » abordait la non-sélection pour l’Euro de l’attaquant madrilène Karim Benzema, mis en examen dans l’affaire du chantage à la sextape, dont son coéquipier Mathieu Valbuena est la victime : « Deschamps, il a un nom très français. Peut-être qu’il est le seul en France à avoir un nom vraiment français. Personne dans sa famille n’est mélangé avec quelqu’un, vous savez. Comme les Mormons en Amérique. Une chose est sûre, Benzema et Ben Arfa sont deux des meilleurs joueurs français et ne seront pas à l’Euro. Et pour sûr, Benzema et Ben Arfa ont des origines nord-africaines. Donc le débat est ouvert. » Après les propos d’Eric Cantona, Didier Deschamps avait découvert que le mot « raciste » avait été tagué sur le mur de sa maison secondaire, à Concarneau (Finistère). Carlo Alberto Brusa, l’avocat du sélectionneur des Bleus, estime que « les bornes ont été dépassées » et critique « l’approche grossière » de l’ex-star des Red Devils. « M. Cantona a laissé entendre que les choix de Didier Deschamps étaient liés aux origines maghrébines des joueurs, confie le juriste au MondeM. Deschamps a été profondément choqué, touché par cette approche du débat sportif et par rapport au message de mixité véhiculé par l’équipe de France. Didier Deschamps n’a jamais véhiculé un quelconque message raciste. Personne avant M. Cantona n’avait jamais osé émettre des soupçons de racisme» « Didier Deschamps n’a jamais été guidé par un quelconque principe racial pour décider qui doit jouer ou pas en équipe de France, poursuit son avocat, qui conseille également deux autres champions du monde 1998 : Zinédine Zidane et Laurent Blanc. C’est un technicien. Cela va même au-delà de la personne de Didier Deschamps. Cela touche les valeurs morales véhiculées par l’équipe de France et la Fédération française de football. » Le juriste assure qu’il « n’y a aucune soif de vengeance » chez son client et que « l’affaire ira au bout. Il y a une volonté de sanctionner des propos inadmissibles, indignes de la personne de M. Cantona, ajoute Me Brusa. Les faits sont graves : on est dans la société de l’après-Charlie Hebdo et Bataclan, et le fait de glisser ce type de message dans le sport, qui véhicule des valeurs universelles, c’est jeter de l’huile sur le feu. » Cette procédure intervient alors que le conflit larvé entre Eric Cantona (45 sélections en équipe de France, de 1987 à 1995) et Didier Deschamps (103 apparitions sous le maillot tricolore entre 1989 à 2000) est de notoriété publique. Cette détestation réciproque trouve ses origines dans la mise à l’écart du « King » par le sélectionneur des Bleus Aimé Jacquet avant l’Euro 1996, disputé en Angleterre. Capitaine de l’équipe de France jusqu’alors, le buteur de Manchester United voit « DD » s’emparer du brassard, devenir le premier relais de Jacquet, et conduire ses partenaires au sommet du foot mondial, en 1998, et européen, deux ans plus tard. Par médias interposés, Eric Cantona n’a jamais manqué d’égratigner son ex-coéquipier depuis la fin de sa carrière internationale. « Deschamps ? Ça va, parce qu’il donne 100 % de lui-même, mais il sera toujours un porteur d’eau. Des joueurs comme ça, on en trouve à tous les coins de rue. Aujourd’hui, Didier, il fait le moine, il joue les moralisateurs, mais il finira par tomber dans tous les vices du monde », glisse le Mancunien à la Gazzetta dello Sport, en septembre 1996. Bis repetita en 2007, dans les colonnes de L’Equipe Magazine : « Deschamps et Desailly, ce ne sont pas des hommes. Il y a des mecs qui ont gagné à côté d’eux et qui les méprisent autant que moi. Pas la peine d’entrer dans les détails, je n’en fais pas une affaire personnelle. Mais, sincèrement, est-ce que ces gens-là viendraient vous sauver si vous étiez en train de vous noyer ? » Dernier exemple en date, lors d’un entretien à Libération, en juin 2016, en écho à son interview au Guardian : « Tenez, il paraît qu’il va m’attaquer en justice. C’est bien la première fois qu’il passera d’une position défensive à une position offensive, il verra si c’est si facile… Avec son agent et son avocat, ils ne seront pas trop de trois pour réfléchir et distinguer ce qui relève de la diffamation du fait de mettre le problème sur la place publique. Ça n’a rien à voir, mais puisqu’on parle de son agent [Jean-Pierre Bernès, dirigeant de l’Olympique de Marseille lorsque Cantona y jouait], je tiens à dire que ce même agent s’occupe aussi des intérêts de certains joueurs [comme Nabil Fekir]. Vous trouvez ça normal ? Quand on dirige une fédération, on écarte tout soupçon, me semble-t-il» Pour Me Brusa, « la boucle est bouclée ». « M. Cantona garde tout ça à travers de la gorge. Tout ceci ressemble à un petit règlement de comptes pour rendre à Didier Deschamps la monnaie de sa pièce », lance l’avocat. Le procès entre les deux hommes pourrait se tenir avant le début de la Coupe du monde en Russie (du 14 juin au 15 juillet 2018).

Glysophate interdit en France d’ici 3 ans ? Pas sûr

Glysophate interdit en France d’ici 3 ans ? Pas sûr

La plupart des médias ont pris pour argent comptant l’intention de la France d’interdire le glysophate  dans les trois ans alors que  l’union européenne autorise encore l’utilisation de l’herbicide pour encore cinq ans. Pourquoi ce raidissement de la France, simplement parce qu’il fallait donner l’impression que Nicolas Hulot n’avale pas toutes les couleuvres.  La réalité c’est que Macron  ne se mouille pas beaucoup avec la respective de ce délai de trois ans assorti d’une condition à savoir trouver des alternatives d’ici la. Autant dire que faute d’alternative la France rejoindra discrètement les nations qui ont voté pour un délai de cinq ans. La bataille des délais est en fait  faite très politique.  L’Allemagne qui s’était abstenue précédemment sur ce dossier a cette fois  approuvé la proposition de cinq ans de la commission européenne. Deux raisons à cela l’Allemagne tient comme d’habitude ses intérêts économiques et en la circonstance elle soutient bayer  qui a racheté Monsanto le fabricant de l’herbicide en cause (commercialisé sous la marque RoundUp). Au passage Merkel en profite pour mettre les écolos allemands en difficulté dans la perspective notamment d’éventuelles nouvelles élections si les sociaux démocrates ne se décident pas à refaire un gouvernement d’union. Côté français Macron essaye de sauver la mise à Nicolas Hulot qui jusqu’à maintenant a perdu la quasi-totalité des arbitrages mettant en cause la problématique environnementale. D’une certaine manière, c’est un peu comme avec les éoliennes et le nucléaire. Contrairement aux engagements du plan de mix énergétique le nucléaire ne sera pas réduit en France ; sa production d’électricité ne sera pas ramenée de 75 % à 50 % d’ici 2025. De toute façon une proposition complètement irréaliste. Mais pour donner le change Hulot sera autorisé à développer les moulins à vent appelé éolienne pour tenter de donner l’illusion que le gouvernement favorise les énergies alternatives. Or on sait que les éoliennes produisent à peine 4 % de l’électricité et qu’on contraint EDF à racheter cette électricité deux à trois fois son prix. Pour l’interdiction de l’herbicide contesté dans les trois ans,  la décision apparaît en effet aussi très ambigüe si l’on se fie la déclaration officielle de Macron “J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glysophate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans”, a écrit le président français sur Twitter. De toute manière il est vraisemblable que Nicolas Hulot aura quitté le gouvernement d’ici là et que l’interdiction pourra être décalée dans le temps de manière discrète

Eclatement d’EDF ?

Eclatement d’EDF ?

 

L’hypothèse d’un éclatement d’EDF n’est pas impossible c’est même un scénario étudié par Bercy et par Nicolas Hulot. Il s’agirait d’isoler l’activité nucléaire dans une structure à part avec une régulation des prix qui permettrait de couvrir les coûts et de faire face notamment à la facture du Grand carénage qui doit permettre de prolonger les réacteurs d’au moins 10 ans. Une facture de 40 à 50 milliards. L’électricité produite par cette entité juridique autonome serait vendue ensuite aux sociétés qui commercialisent l’électricité, à EDF comme aux autres opérateurs. Au final évidemment c’est le consommateur qui paiera la facture. Ce scénario circule depuis de longs mois consistant à séparer les activités nucléaires d’EDF du reste du groupe que sont les énergies renouvelables, les services énergétiques et les 27 millions de clients. Sans aller jusqu’à un démantèlement qui soulèverait une fronde des syndicats, l’idée consiste à isoler les 58 réacteurs nucléaires dans une structure à part, qui resterait détenue par EDF. L’objectif serait ensuite de réguler la production électrique nucléaire. Concrètement, il s’agirait de garantir au parc nucléaire un prix qui évoluerait en fonction de ses coûts. Ce système existe déjà pour le réseau de lignes à haute tension RTE et pour Enedis qui distribue l’électricité jusqu’aux compteurs. Le régulateur de l’énergie contrôlerait ainsi les coûts et investissements du parc nucléaire pour fixer l’évolution de son tarif de vente. Il serait ensuite directement répercuter sur la facture des clients comme l’est le tarif de transport de l’électricité. « Garantir les prix est la seule solution pour donner de la visibilité à EDF, justifie un bon connaisseur du groupe. Le nucléaire ne peut plus dépendre des aléas de marché ».

Deux produits tueurs d’abeilles interdites

 Deux produits  tueurs d’abeilles interdites  

Deux produits  contenant du sulfoxaflor, un principe actif soupçonné de tuer les abeilles, ont  été suspendues par le tribunal administratif de Nice, a-t-on appris vendredi auprès de la juridiction. Ces produits avaient pourtant reçu l’autorisation de mise sur le marché français de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), le 27 septembre dernier. Cette structure avait estimé qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques l‘un et l‘autre ne présentaient “aucun danger pour la santé publique ou l’environnement”. De l’ordre de 35 000 tonnes par an au début des années 90, la production annuelle française de miel est aujourd’hui d’environ 15 000 tonnes, soit une diminution de plus de 50% sur cette période.   Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder) : subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité. Ce syndrome est très préoccupant en raison de l’importance écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice. Les études en cours montrent que plusieurs causes sont responsables de cette disparition progressive : traitements pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, nouveaux prédateurs…

 

Les abeilles et autres insectes pollinisateurs représentent par leur action :

  • la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales
  • la production de plus de trois quarts des cultures dans le monde – majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d’épices et de stimulants (café, cacao)
  • 35 % de la production alimentaire mondiale en tonnage
  • 10 % du chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale
  • 153 milliards d’euros par an
  • 20 000 personnes en France dans la filière apicole (miel et autres produits de la ruche), dont 2 000 apiculteurs professionnels
  • 98 000 éleveurs amateurs en France

 

Chômage : pas d’éclaircie

Chômage : pas d’éclaircie

 

 

 

D’après certains analystes tous les indicateurs économiques seraient au vert ; malheureusement, cela ne se traduit absolument pas en matière d’emploi. Effectivement la croissance redresse un peu, on espère même un quatrième trimestre au-dessus des prévisions. Au total la croissance française pourrait approcher les 2 % en 2017. Le les investissements augmentent également et le climat des affaires est au beau fixe. Les statistiques du chômage, elles, font du yo-yo mais globalement sur un an le nombre de chômeurs augmente qu’il s’agisse  de la catégorie A ou des autres catégories. En cause, le faite que de nombreux emplois aidés sont en nette diminution mais aussi surtout une croissance qui n’est pas encore suffisamment dynamique pour créer des soldes  significatifs d’emplois dans le privé. La bataille pour l’emploi est encore loin d’être gagnée par le gouvernement d’autant plus que certaines réformes structurelles ne donneront pas d’effet avant plusieurs années. Le nombre de demandeurs d‘emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a en effet progressé de 0,2% le mois dernier pour s’établir à 3.483.600, soit 8.000 de plus qu’à fin septembre. En septembre, il avait reculé de 1,8%, diminuant de 64.800 sur le mois, soit sa plus forte baisse depuis le début de cette série statistique en 1996.En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d‘inscrits à Pôle emploi reste stable, avec 100 personnes supplémentaires en un mois, à 5.616.000 (5.923.200 en incluant les départements d‘Outre-mer, également stable sur un mois).Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A progresse de 0,2% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C augmente de 2,8%. Au total, depuis le début de l‘année, le nombre de demandeurs d‘emploi s‘inscrit en hausse de 16.500 pour la seule catégorie A mais progresse de 152.200 en prenant également en considération les catégories B et C. Cette progression du nombre d‘inscrits dans les trois catégories ABC depuis le début de l‘année – qui efface la baisse enregistrée sur l‘ensemble de l‘année 2016 – s‘inscrit en parallèle d‘un recul marqué des inscrits à Pôle emploi non disponibles et donc non tenus de chercher un emploi.  En octobre, les effectifs de la catégorie D (sans emploi pour cause de formation ou de maladie par exemple), notamment été alimentés jusqu’à la mi-année par le plan de formations supplémentaires des chômeurs mis en place sur la fin du quinquennat de François Hollande, refluent de 0,7% sur un mois et chutent de 17,3% sur un an.

Taxe d’habitation : à partir de 2500 € pour une personne seule et 4000 € pour un couple

Taxe d’habitation : à partir de 2500 € pour une personne seule et 4000 € pour un couple

 

 

On sait que la taxe d’habitation représente l’un des impôts les plus lourds pour nombre de Français. En moyenne la taxe d’habitation représente 1000 € (2000 € avec la taxe foncière) mais avec de très fortes disparités selon les communes. Taxe foncière et taxe d’habitation peuvent représenter plus d’un mois de salaire. Les 20 % de Français qui ne seront pas exonérés de la taxe d’habitation sont ceux dont les revenus seront de 2500 € nets (et au-dessus) pour une personne seule et de 4000 € (et au-dessus) pour un couple. . On connaît en effet  les plafonds d’exonération pour cet impôt local. Autrement dit, on sait qui bénéficiera de cette mesure-phare voulue par Emmanuel Macron. Ces plafonds seront de 27.000 euros de revenu fiscal de référence (obtenu après un abattement de 10% sur les salaires réels) pour une personne seule et 43.000 euros pour un couple sans enfant. Pour un couple avec un enfant, le plafond pour être exonéré de taxe d’habitation est de 49.000 euros de revenu fiscal de référence. Il faudra ensuite rajouter 6000 euros au revenu fiscal de référence pour chaque enfant supplémentaire.  Selon les calculs du gouvernement, 80 % des Français, soit 17 millions de foyers, sont sous ces plafonds et devraient être exemptés de taxe d’habitation… dans 3 ans. En 2018, première étape de cette réforme, leur taxe baissera de 30%. Suivra ensuite un autre tiers avant d’arriver à la suppression complète. Pour savoir si vous serez exonérés ou pas de la taxe d’habitation en 2020, Le Figaro Immobilier vous propose ce simulateur. Il vous suffit de renseigner votre situation familiale (célibataire ou en couple), votre nombre de parts et votre revenu fiscal de référence.

 

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