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Politique de Défense-Face à la Russie, l’UE doit investir 500 milliards

Politique de Défense-Face à la Russie, l’UE doit investir 500 milliards 

 Le nouveau commissaire européen à la Défense Andrius Kubilius a plaidé vendredi pour un véritable « big bang » dans le secteur de la défense en Europe, seul moyen selon lui de pouvoir faire face à une éventuelle agression russe.

« Nous devons passer de ce que certains appellent une approche progressive dans l’augmentation de nos capacités de défense à une approche de type +big bang+ », a souligné, dans un entretien à l’AFP, l’ex-Premier ministre lituanien qui a pris dimanche ses nouvelles fonctions à Bruxelles.

Ce changement d’approche est rendu d’autant plus indispensable que la menace russe se précise, a-t-il averti. « La Russie peut être prête à lancer une attaque militaire contre un pays de l’UE ou de l’Otan avant 2030 », a-t-il mis en garde, citant plusieurs rapports des services de renseignement.

Les 23 pays européens membres de l’Otan se sont engagés à consacrer au moins 2% de leur Produit intérieur brut (PIB) aux dépenses militaires. Mais, a rappelé le nouveau commissaire européen, le patron de l’Otan veut augmenter ce seuil. Or, a-t-il expliqué, 1% de dépenses militaires en plus dans l’UE, c’est « 200 milliards de plus » pour investir dans la défense.

L’idée serait donc de convaincre les États membres d’emprunter dès maintenant, jusqu’à 500 milliards d’euros, qu’ils rembourseraient sur plusieurs années, grâce à l’argent de toute façon prévu pour se conformer aux nouvelles exigences de l’Otan, a-t-il expliqué.

L’UE consacre moins de 0,1% de son PIB à aider militairement l’Ukraine quand 9% du PIB russe est absorbé par les dépenses militaires, a-t-il encore expliqué.

Il est donc urgent de corriger le tir, sous peine de « répéter les erreurs » commises pendant les années 30, a-t-il assuré jeudi devant le Parlement européen.

Défense-Face à la Russie, l’UE doit investir 500 milliards

Défense-Face à la Russie, l’UE doit investir 500 milliards 

 Le nouveau commissaire européen à la Défense Andrius Kubilius a plaidé vendredi pour un véritable « big bang » dans le secteur de la défense en Europe, seul moyen selon lui de pouvoir faire face à une éventuelle agression russe.

« Nous devons passer de ce que certains appellent une approche progressive dans l’augmentation de nos capacités de défense à une approche de type +big bang+ », a souligné, dans un entretien à l’AFP, l’ex-Premier ministre lituanien qui a pris dimanche ses nouvelles fonctions à Bruxelles.

Ce changement d’approche est rendu d’autant plus indispensable que la menace russe se précise, a-t-il averti. « La Russie peut être prête à lancer une attaque militaire contre un pays de l’UE ou de l’Otan avant 2030 », a-t-il mis en garde, citant plusieurs rapports des services de renseignement.

Les 23 pays européens membres de l’Otan se sont engagés à consacrer au moins 2% de leur Produit intérieur brut (PIB) aux dépenses militaires. Mais, a rappelé le nouveau commissaire européen, le patron de l’Otan veut augmenter ce seuil. Or, a-t-il expliqué, 1% de dépenses militaires en plus dans l’UE, c’est « 200 milliards de plus » pour investir dans la défense.

L’idée serait donc de convaincre les États membres d’emprunter dès maintenant, jusqu’à 500 milliards d’euros, qu’ils rembourseraient sur plusieurs années, grâce à l’argent de toute façon prévu pour se conformer aux nouvelles exigences de l’Otan, a-t-il expliqué.

L’UE consacre moins de 0,1% de son PIB à aider militairement l’Ukraine quand 9% du PIB russe est absorbé par les dépenses militaires, a-t-il encore expliqué.

Il est donc urgent de corriger le tir, sous peine de « répéter les erreurs » commises pendant les années 30, a-t-il assuré jeudi devant le Parlement européen.

PLACEMENTS/ Pourquoi les jeunes préfèrent investir dans les cryptos

Pourquoi les jeunes préfèrent investir dans les cryptos
par
Akanksha Jalan

Professeur de finance à Rennes School of Business

Roman Matkovskyy

Professeur de finance à Rennes School of Business

Les deux professeurs de finance Akanksha Jalan et Roman Matkovskyy expliquent, dans une tribune au « Monde », les principales motivations qui poussent les jeunes générations à investir dans les cryptomonnaies : la rapidité d’exécution, l’adrénaline et la méfiance à l’égard des Etats.

Malgré le krach de l’automne 2022, le marché des cryptomonnaies attire de plus en plus. Au printemps 2023, plus de 10 % des Français et 17 % des 18-35 ans placent désormais ainsi une partie de leur épargne. L’engouement des jeunes pour ces monnaies numériques est international.

En moyenne, dans les pays d’Europe du Nord, alors que seuls 10 % de plus de 60 ans s’y sont intéressés, 60 % des 16-24 ans envisagent désormais d’investir ainsi. Les Suédois sont les plus familiers avec ces cryptomonnaies : jusqu’à 85 % des jeunes hommes suédois songent à acheter des bitcoins par exemple.

Comment expliquer une telle attirance pour des actifs dont les cours sont si volatils et la réputation si sulfureuse ? A la demande du Nasdaq, nous avons cherché à comprendre les motivations de cette génération (« Cryptocurrency and Nordic Youth (2022-2023) », étude financée par la Nasdaq Nordic Foundation), pourquoi, alors qu’ils commencent à peine à travailler, sont-ils de plus en plus nombreux à vouloir convertir leurs débuts d’économies dans ces monnaies qui ne permettent pas d’acheter grand-chose ?

Le fait que les cours aient connu ces dernières années des flambées impressionnantes peut expliquer la confiance de certains investisseurs débutants, mais il est moins facile de comprendre pourquoi les fortes baisses qui ont suivi n’ont pas restreint leur pouvoir de séduction. Certes, la recherche académique a montré le goût particulier des jeunes, et en particulier des jeunes hommes, pour les investissements risqués et agressifs. Les hausses et baisses brutales des cours leur procurent de l’adrénaline. Les fortunes amassées par certains les éperonnent. Mariés et logés, les mêmes deviennent plus prudents.

Mais le succès persistant des cryptomonnaies s’explique aussi par le fait que les mauvaises expériences n’affectent curieusement pas le désir de continuer à investir ainsi. Environ 10 % des personnes que nous avons interrogées nous ont dit avoir gagné de l’argent sur ces marchés, pour 4 % qui en avaient perdu, et notre étude montre qu’au lieu d’inciter ces derniers à stopper l’expérience, ces pertes, en réalité, leur ont plutôt donné envie de continuer à prendre des risques pour « se refaire », en particulier lorsque ces jeunes étaient « surconfiants » en leurs capacités.

Afrique: Investir dans l’humain

Afrique: Investir dans l’humain

Par Franck Kié est commissaire général du Cyber Africa Forum et associé Gérant de Ciberobs Consulting dans l’Opinion

La transformation numérique de l’Afrique est un véritable game changer pour le continent. A mesure que celui-ci se digitalise, nous assistons à un développement socio-économique fulgurant des pays africains.

Un article intéressant qui sort un peu de l’approche classique du codéveloppement réduit au financement des grosses infrastructures matérielles. La formation dans l’humain est un préalable sans doute à l’indispensable développement de l’Afrique NDLR

Selon un rapport publié en 2020 par Google et la Société Financière Internationale (SFI), l’économie numérique en Afrique a le potentiel de générer 180 milliards de dollars de revenus d’ici 2025 et 712 milliards de dollars d’ici 2050. En quelques années, les technologies du numérique se sont imposées comme de véritables piliers de développement de l’Afrique. Seul le numérique semble pouvoir permettre au continent de répondre aux Objectifs de Développement Durables (ODD) des Nations Unies, et ainsi de réduire la pauvreté et de favoriser l’inclusion sous toutes ses formes.

Une formation adaptée à ces nouveaux outils paraît indispensable pour permettre de profiter entièrement de toutes les potentialités qu’offre le numérique. C’est un enjeu d’autant plus urgent à adresser que la population devrait atteindre les 2,4 milliards d’habitants d’ici 2050, faisant de l’Afrique le continent de la jeunesse.

Plus de 30 millions de jeunes africains entreront chaque année sur le marché du travail et près de 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques selon la Société Financière Internationale. En 2017, les titulaires d’un diplôme en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM) ne représentaient que 2 % de la population africaine totale selon une étude du World Economic Forum intitulée « The Future of Jobs and Skils in Africa. Preparing the Region for the Fourth Industrial Revolution ». Il est urgent pour l’ensemble des Etats de notre continent d’impulser des politiques d’enseignement supérieur à même de répondre à cette nouvelle économie numérique qui se déploie.

Déficit pédagogique. Nombreux sont les acteurs privés à proposer des initiatives et à se mobiliser pour faire face à ce déficit pédagogique, mais celles-ci sont loin d’être suffisantes. Nous avons besoin de l’implication et de l’engagement des pouvoirs publics pour consolider le tissu pédagogique qui se construit. Le Maroc a su le faire, en lançant sa plateforme nationale d’e-learning « Academia Ramqya » qui vise à renforcer les compétences et les connaissances de ses talents aux différents métiers du digital. Désormais, il en va de la responsabilité de tous les dirigeants africains de se doter de telles solutions.

L’appui aux start-up et à l’innovation s’impose également comme un enjeu majeur. En Tunisie, le gouvernement a développé un programme d’initiation à l’entrepreneuriat numérique. Pour permettre à toutes les populations de tirer le meilleur profit de cette révolution technologique, il est primordial de disposer, là encore, d’une formation adaptée à cette nouvelle réalité.

Au-delà de l’enjeu socio-économique, il s’agit aussi d’un enjeu de souveraineté. Alors que les cyberattaques sur le continent se multiplient et que nos données sont hébergées en grande majorité par des puissances étrangères, la sécurité nationale de chacun des pays du continent est en danger. Nous aurons besoin de data scientists, de data analystes et de développeurs, etc. Faisons en sorte qu’ils soient formés en Afrique afin qu’ils participent aux enjeux numériques de l’Afrique.

Notre jeunesse est un vivier de talents que nous ne pouvons plus ignorer. Il est plus que jamais urgent de lui offrir l’accompagnement permettant de déployer toutes les opportunités qu’offre cette transition numérique.

Franck Kié est commissaire général du Cyber Africa Forum et est associé Gérant de Ciberobs Consulting

Afrique: Investir dans le capital humain

Afrique: Investir dans le capital humain

Par Franck Kié est commissaire général du Cyber Africa Forum et associé Gérant de Ciberobs Consulting dans l’Opinion

La transformation numérique de l’Afrique est un véritable game changer pour le continent. A mesure que celui-ci se digitalise, nous assistons à un développement socio-économique fulgurant des pays africains.

Selon un rapport publié en 2020 par Google et la Société Financière Internationale (SFI), l’économie numérique en Afrique a le potentiel de générer 180 milliards de dollars de revenus d’ici 2025 et 712 milliards de dollars d’ici 2050. En quelques années, les technologies du numérique se sont imposées comme de véritables piliers de développement de l’Afrique. Seul le numérique semble pouvoir permettre au continent de répondre aux Objectifs de Développement Durables (ODD) des Nations Unies, et ainsi de réduire la pauvreté et de favoriser l’inclusion sous toutes ses formes.

Une formation adaptée à ces nouveaux outils paraît indispensable pour permettre de profiter entièrement de toutes les potentialités qu’offre le numérique. C’est un enjeu d’autant plus urgent à adresser que la population devrait atteindre les 2,4 milliards d’habitants d’ici 2050, faisant de l’Afrique le continent de la jeunesse.

Plus de 30 millions de jeunes africains entreront chaque année sur le marché du travail et près de 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques selon la Société Financière Internationale. En 2017, les titulaires d’un diplôme en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM) ne représentaient que 2 % de la population africaine totale selon une étude du World Economic Forum intitulée « The Future of Jobs and Skils in Africa. Preparing the Region for the Fourth Industrial Revolution ». Il est urgent pour l’ensemble des Etats de notre continent d’impulser des politiques d’enseignement supérieur à même de répondre à cette nouvelle économie numérique qui se déploie.

Déficit pédagogique. Nombreux sont les acteurs privés à proposer des initiatives et à se mobiliser pour faire face à ce déficit pédagogique, mais celles-ci sont loin d’être suffisantes. Nous avons besoin de l’implication et de l’engagement des pouvoirs publics pour consolider le tissu pédagogique qui se construit. Le Maroc a su le faire, en lançant sa plateforme nationale d’e-learning « Academia Ramqya » qui vise à renforcer les compétences et les connaissances de ses talents aux différents métiers du digital. Désormais, il en va de la responsabilité de tous les dirigeants africains de se doter de telles solutions.

L’appui aux start-up et à l’innovation s’impose également comme un enjeu majeur. En Tunisie, le gouvernement a développé un programme d’initiation à l’entrepreneuriat numérique. Pour permettre à toutes les populations de tirer le meilleur profit de cette révolution technologique, il est primordial de disposer, là encore, d’une formation adaptée à cette nouvelle réalité.

Au-delà de l’enjeu socio-économique, il s’agit aussi d’un enjeu de souveraineté. Alors que les cyberattaques sur le continent se multiplient et que nos données sont hébergées en grande majorité par des puissances étrangères, la sécurité nationale de chacun des pays du continent est en danger. Nous aurons besoin de data scientists, de data analystes et de développeurs, etc. Faisons en sorte qu’ils soient formés en Afrique afin qu’ils participent aux enjeux numériques de l’Afrique.

Notre jeunesse est un vivier de talents que nous ne pouvons plus ignorer. Il est plus que jamais urgent de lui offrir l’accompagnement permettant de déployer toutes les opportunités qu’offre cette transition numérique.

Franck Kié est commissaire général du Cyber Africa Forum et est associé Gérant de Ciberobs Consulting

Transition écologique: Pour Pisani-Ferry Il faut investir 70 milliards d’euros d’ici 2030

Transition écologique: Pour Pisani-Ferry Il faut investir 70 milliards d’euros d’ici 2030

L’économiste qui avait conseillé macro pour sa campagne électorale de 2017 estime qu’il faut combiner sobriété et investissements massifs pour la transition écologique.
Le directeur de l’institut Bruegel souligne que la France accuse un sérieux retard dans la transition.

L’économiste abandonne l’idée de maintenir le niveau de croissance et d’emploi. Il annonce clairement des sacrifices.Bref une vision peu optimiste de la transition écologique qui fait sans doute l’impasse sur les mutations structurelles de la consommation composée de plus en plus de services produisant valeur ajoutée et emplois. D’une certaine manière, l’économiste reprend l’idée de la  » fin de l’abondance » là où il faudrait sans doute davantage parler de mutation de la société et de l’économie.

Après des premiers travaux préalables menés sous l’égide de France Stratégie, un organisme de prospective rattaché à la cheffe du gouvernement, l’économiste a dévoilé une note d’étape avant un premier rapport plus complet qui doit être remis au début de l’année 2023. «Il y a un retard de la prise en compte de l’action climatique sur la croissance, l’inflation, les finances publiques et l’emploi. Le cadre présenté aujourd’hui est incomplet et non chiffré mais il est urgent de poser ces questions. Le rythme de la baisse des émissions par tête doit s’accélérer », a déclaré l’enseignant et pilier de la campagne d’Emmanuel Macron en 2017.

Le réchauffement climatique va entraîner des conséquences considérables sur le système économique actuel. « La transition est en train de bouleverser le capitalisme. Le capitalisme brun est complètement dépassé par le capitalisme vert. La valorisation boursière de Tesla dépasse largement celle de General Motors », a-t-il poursuivi lors d’une présentation à la presse ce mercredi 9 novembre.

L’un des principaux leviers de cette nécessaire transition est la substitution des énergies fossiles par des énergies décarbonées. Du côté de la demande, la transition énergétique va nécessiter un investissement de l’ordre de 2,5 points de produit intérieur brut (PIB) en 2030, soit environ 70 milliards d’euros selon les premiers résultats de travail intermédiaire avec, d’ici là, une montée en puissance du montant des sommes mises sur la table. Ces investissements publics et privés seront nécessaires pour atteindre les objectifs de réduction de 55% des émissions de CO2 d’ici 2030 et la neutralité carbone en 2050.

Aujourd’hui, les politiques climatiques en général et en particulier en France ne sont pas crédibles. La France est le seul pays de l’Union à 27 à ne pas tenir ses objectifs en matière de renouvelables. Il faut remédier à ces déficits », a déclaré le professeur d’économie.

Cette transition ne se fera pas sans une réorientation du progrès technique a averti l’économiste. « Il faut faire un effort important pour réorienter l’innovation vers une économie plus neutre climatiquement. Il faut faire un effort de réorientation de la recherche. Le rendement de l’effort de recherche va être limité au début », a poursuivi l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron.
La note adressée à la Première ministre évoque un effort accru et précoce de l’intervention publique en matière de recherche et développement « car le coût à changer de sentier sera d’autant plus élevé que l’économie aura continué à s’engager sur celui de l’innovation brune. »

Enfin, cette transition doit également mettre l’accent sur la sobriété. « Il faut donner un sens économique à la sobriété. Le débat sur la sobriété est encombré car il est associé à la décroissance. La sobriété fait partie de l’effort qu’il faut effectuer », souligne Jean-Pisani Ferry. Sur ce point la guerre en Ukraine a ravivé les débats sur la sobriété énergétique alors que la crise du gaz met en péril l’industrie du Vieux continent.

« A 10 ans, il ne faut pas se cacher que la transition va nécessiter des investissements et un choc négatif sur l’offre. Cela va affecter le PIB potentiel », poursuit Jean Pisani Ferry.
Pour parvenir à réduire ces émissions de CO2, « il faudra mettre au rebut des équipements. Cette transition va dévaloriser des compétences et des brevets. Il y aura une érosion des gains de productivité. Le résultat est une configuration inflationniste avec moins d’offre et plus de demande », résume l’économiste. « Il faut abandonner l’idée que la croissance verte est nécessairement créatrice d’activité et d’emplois. Certaines qualifications vont être rendues obsolètes. Il va donc falloir mettre en place des formations adaptées », ajoute-t-il. Face au chaos climatique, les prochaines années risquent d’être décisives.

Économiser, consommer ou investir

Économiser, consommer ou investir ?

 

Christian Staub, managing director Rurope de Fidelity International s’interroge sur le choix des épargnants dans l’Opinion

 

 

En ces temps difficiles, épargner constitue une réaction humaine tout à fait normale. Et rares sont les années qui ont été aussi marquées par l’incertitude que la dernière. Face à la crise du coronavirus, les Européens ont, ainsi sans surprise, réagi en mettant davantage d’argent de côté. En conséquence, le taux d’épargne des ménages a augmenté, selon Eurostat, de plus de 17 % au troisième trimestre 2020 pour atteindre le deuxième niveau le plus élevé observé depuis 1999, l’année où ces données ont commencé à être suivies.

Toutefois, les épargnants sont extrêmement réticents à l’idée de flécher leurs économies placées sur leurs comptes épargne vers des comptes de placement. Les données d’Eurostat montrent également que, dans le même temps, le taux d’investissement – compris entre 8 et 9 % – est resté quasiment inchangé depuis 2012. En outre, il n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant la crise financière de 2008, taux alors supérieur à 11 %.

Ces chiffres peuvent être interprétés de différentes manières, néanmoins, un élément ressort clairement : il s’agit des coûts d’opportunité. L’argent économisé sur un compte bancaire, qui ne sert presque pas d’intérêts, ne contribue ni à la reprise économique ni à faire fructifier un capital en vue de la retraite.

Si l’on additionne ces chiffres pour de nombreux ménages et sur de nombreuses années, le montant qui en résulte est colossal. Selon l’EFAMA (European Fund and Asset Management Association), la richesse des ménages européens serait supérieure d’environ 1 200 milliards d’euros s’ils avaient réduit leurs dépôts bancaires entre 2008 et 2019 et investi plutôt en bourse, sur les marchés actions et obligataires.

C’est ainsi qu’au sortir de cette pandémie, les responsables politiques se trouvent confrontés à une mission difficile : les entreprises, et dans une certaine mesure les ministres des finances, ont tout intérêt à ce que cette épargne soit réinjectée dans l’économie par le biais de la consommation.

Mais se concentrer uniquement sur la consommation à court terme comme un pilier de la reprise économique, cela équivaut à ne pas saisir une occasion inégalée d’inciter les investisseurs particuliers à participer aux marchés des capitaux de l’Union européenne. Car l’épargne pourrait très bien être orientée vers une perspective de prospérité à long terme, négligée sur les dix dernières années.

Nous avons besoin d’une reprise fondée sur les investissements au moins autant que d’une relance par la consommation.

C’est pourquoi nous saluons l’initiative lancée dans le cadre de l’Union des Marchés de Capitaux, qui encourage la participation des investisseurs particuliers aux marchés par l’intermédiaire de différents programmes, tel que le produit paneuropéen d’épargne-retraite individuelle (PEPP), un tableau de bord Retraite et un rapprochement des normes de publication d’informations. Nous accueillons favorablement également la révision imminente des directives MiFID (et DDA) concernant la distribution de fonds.

Cependant, dans un monde post-crise, une réponse rapide est nécessaire, en tirant parti des aspects positifs du comportement des consommateurs résultant de la pandémie – avec une inflexion digitale sur tout le continent. En effet, les outils en ligne de prévoyance et de planification financière, basés sur des normes d’architecture ouverte et qui contribuent à l’inclusion financière, devraient être une pierre angulaire de la politique future.

Promouvoir un système financier sain. Les outils de planification financière sont doublement bénéfiques s’agissant de la participation des investisseurs particuliers aux marchés des capitaux : ils accroissent à long terme le nombre de particuliers sur les marchés tout en encourageant les placements stratégiques plutôt que la spéculation à court terme.

Cela s’avère particulièrement important à une époque qui voit se multiplier des mouvements spéculatifs se multiplier, impliquant des particuliers qui ont trouvé dans la Bourse un jeu. L’instinct d’épargne peut rapidement s’altérer et se transformer en un désir accru de prise de risques à mesure que les incertitudes s’éloignent.

C’est pourquoi nous devons tout faire le plus rapidement possible pour intégrer les investisseurs particuliers en devenir, restaurer la confiance des citoyens dans les marchés de capitaux et y encourager leur participation. Faute de quoi, nous risquons de traverser une nouvelle décennie avec un taux d’investissement atone.

Christian Staub est managing director Europe de Fidelity International.

Internet : investir davantage et plus vite

Internet  : investir  davantage et plus vite 

 

Pour revitaliser l’infrastructure numérique des Etats-Unis, le plan Biden vise le haut débit avec 100 milliards de dollars d’investissements en huit ans, explique l’analyste Georges Nahon, dans une tribune au « Monde ». Mais les chances de réussite sont incertaines, car l’époque a changé.

 

Tribune.

 Le président Biden a annoncé, le 31 mars, son ambitieux plan « Build Back Better » (« Mieux reconstruire ») avec un chapitre sur l’accès au débit pour tous et la recherche et développement (R&D). Son objectif : la création d’emplois (« The American Jobs Plan »). Sa cible : la Chine. Mais depuis la fin de la guerre froide, peu de plans de stimulation ont donné les résultats attendus. Si le plan est voté par le Congrès, il sera confronté à des dynamiques de réalité et de viabilité qui changent très vite.

Le constat selon la Maison Blanche est qu’en 2021« plus de 30 millions d’Américains n’ont toujours pas accès à Internet haut débit », même si, selon les câblo-opérateurs, 70 % à 80 % des foyers américains ont accès physiquement à des débits maximums d’un gigabit par seconde soit moins que la vitesse de la fibre en France. Mais cela concerne les villes. Et un Américain sur cinq vit en zone rurale, dont 35 % n’ont pas d’accès à un débit décent.

 

Pour les foyers à faibles ressources, la dépense acceptable serait de 10 dollars par mois. Hélas, le tarif est élevé, entre 50 et 70 dollars par mois, car il y a peu de concurrence dans les réseaux fixes : 85.4 % de la population en zone rurale n’ont qu’un opérateur et 14,6 % n’en ont aucun.

 

Aux Etats-Unis, le haut débit est défini comme 25 mégabits par seconde (Mbps) par la Commission fédérale des communications (FCC), homologue de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) en France. Mais selon l’organisme Broadband Now, le débit en réception nécessaire pour une famille de quatre personnes est d’au moins 108 Mbps. Et [l’opérateur américain] AT&T prévoit que d’ici à 2025, il y aura un doublement du trafic en réception.

Le plan parle de nouveaux réseaux bâtis pour résister à l’épreuve du temps, ce qui pointe vers la fibre pour réduire le risque d’obsolescence. Pour le mettre en œuvre, trente-deux représentants démocrates ont déposé un projet de loi : « The Leading Infrastructure For Tomorrow’s America (LIFT America) Act ». La partie haut débit de LIFT comprend 109,3 milliards de dollars, dont 80 milliards pour le déploiement à 100 % du haut débit, et 9,3 milliards en subventions pour « l’abordabilité » des tarifs. LIFT veut aussi neutraliser les réglementations qui empêchent les communes dans dix-huit Etats de créer et d’exploiter des réseaux.

Covid-19 : investir et planifier pour éviter l’effondrement

Covid-19 :  investir et planifier pour éviter l’effondrement

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Eric Monnet estime qu’aider le tissu productif et réorienter l’épargne devraient être les deux priorités du gouvernement

Tribune.

 Il est devenu courant de parler de « guerre » contre le coronavirus. La restriction des libertés d’activité et de déplacement ainsi que la mobilisation des hôpitaux atteignent en effet des niveaux inconnus en dehors des grands conflits armés qui ont marqué l’histoire du XXe siècle sur notre territoire. L’importance sans précédent en temps de paix du choc économique sur la production et la consommation nous pousse également vers un vocabulaire martial.

Mais, si l’on suit cette perspective, il est toutefois frappant de constater combien le rôle économique de l’Etat ne revêt, pour l’instant, aucun des attributs d’une économie de guerre. Certes, cela tient en partie au fait que, heureusement, nous avons évité le rationnement et le contrôle des prix. Mais, pour le reste, faut-il se réjouir de cette timidité ? On peut au contraire y voir un signe de faiblesse, empêchant une réponse proportionnée à la crise économique actuelle.

A l’opposé de l’organisation de la production qui caractérisait les puissances étatiques en guerre, les politiques jouent aujourd’hui principalement un rôle de régulation et d’assurance, en attendant que les forces du marché reprennent rapidement leur droit. Elles mettent en place divers dispositifs fiscaux, de crédit et de subvention pour éviter faillites d’entreprises et chômage tant que dure le choc. En revanche, il n’y a pas de tentative de réorganiser la production et les échanges, de « planifier » l’économie pour qu’elle puisse surmonter ce choc autrement, en se transformant.

Refus de planification

Ainsi, le débat porte principalement sur le choix de fermer et d’indemniser temporairement des entreprises, plutôt que sur des manières alternatives de faire fonctionner l’économie en ces temps difficiles. Les commerçants et restaurateurs sont priés de s’organiser eux-mêmes pour mettre en place le retrait de commande et se tourner vers des compagnies privées de livraison – dont on connaît l’appétence pour le travail précaire, les fortes marges et l’échappement à la fiscalité. On fait appel au sens civique du consommateur pour tenter de nuancer le fait que les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), Deliveroo, Netflix et consorts sont les grands gagnants économiques de cette crise.

Planifier ne requiert pas de tout nationaliser – on voit que les chaînes d’approvisionnement fonctionnent –, mais il est révélateur qu’aucun service public n’ait été conçu pour assurer les livraisons, et que les commandes de l’Etat n’aient pas massivement remplacé les commandes privées dans certains secteurs. Il semble que les conséquences de cette crise sur le développement du capitalisme monopolistique numérique et ses dangers – bien décrites par les économistes Robert Boyer ou Daniel Cohen dans diverses contributions récentes – soient largement sous-estimées.

Macron: » Investir dans l’avenir  » !!! ( vœux Macron déc. 2019 )

Macron: Investir dans l’avenir  » !!!  ( vœux Macron déc. 2019 )

 

Dans le flot de banalités presque rituelles des vœux de Macron , on aura sans doute peu observé cette intention magistrale du président de la république d’investir dans l’avenir. On espère que ce discours n’a pas mobilisé comme d’habitude des dizaines de conseillers pour trouver une telle formule ridicule. On voit mal en effet comment on pourrait investir dans le passé. Par définition, l’investissement concerne le futur. Cela démontre à l’évidence le peu de consistance économique de Macron  dont le profil est plus proche de celui d’un bonimenteur que d’un véritable expert.

Les médias décrivent souvent Macron comme un expert, un intellectuel voire un visionnaire. Par parenthèses ce qu’on disait de Giscard d’Estaing au début de son mandat. Quand on examine un peu de près le parcours de Macron, rien ne se vérifie vraiment. En matière d’économie, Macron n’a aucune expérience ni même aucune formation, aucun diplôme. Son CV se réduit à  son passage chez Rothschild. Un  passage au demeurant très court et qui a surtout consisté à utiliser son carnet d’adresses pour réaliser des opérations financières. Un carnet d’adresses forcément utiles puisque tous les ministères et les cabinets ministériels sont noyautés par les énarques. Bref il a fait un court travail d’avocat d’affaires auxquels surtout pour faciliter  l’évitement réglementaire notamment fiscal.

Cette absence de compétence de l’économie ne l’empêche pas de pérorer sur le futur économique du pays le réduisant à une sorte de start-up de l’informatique : la fameuse formule de start-up nation qui ressemble à un slogan de chez Leclerc. Pour connaître l’économie réelle, il faut évidemment avoir exercé des responsabilités dans le monde de la production d et non dans le monde éthéré de la banque qui se consacre essentiellement aux activités de fusion et de placements spéculatifs. Macron n’est donc pas un expert, il n’en a ni l’expérience ni la formation.

Peut-on affirmer qu’il est cependant un intellectuel ? En réalité son parcours se résume surtout à l’ENA qui est à la pensée ce que McDo est à la gastronomie. Chacun sait qu’on apprend à peu près rien à l’ENA comme dans les instituts politiques qu’à fréquenté aussi Macron. Tout juste un peu de réglementations et surtout du marketing politique sur fond d’idéologie libérale. Bref beaucoup de bla-bla. Notons que Macron a échoué à deux reprises à l’école normale supérieure qui est d’un autre niveau intellectuel que l’ENA dont l’objet est surtout de former à la dialectique administrative pour ne pas répondre aux questions posées. Dans son CV Macron fait apparaître une formation en philosophie et sa proximité avec le philosophe Ricoeur voir d’autres. Des aspects très contestés.

Par contre, il connaît la langue française pour avoir réussi le concours général. Il sait parler, il ne s’en prive pas et inonde ses interlocuteurs; une sorte de diarrhée verbale qui tue en tout cas assomme l’auditeur. En matière de vision, Macron a des difficultés à définir son projet. Pas étonnant , il  limite un principe général de l’ultra libéralisme. En outre, Macron à picoré un peu partout, de gauche à droite. Il a commencé chez Chevènement, a continué au PS, il est devenu un proche de Hollande avant de tourner complètement vers les libéraux proches des républicains dont son premier ministre est toujours membre. C’est là qu’il trouve désormais sa base électorale depuis que la gauche qui a permis son élection l’a complètement abandonné ou presque. Faute de vision, l’ambition de Macron et surtout de s’inscrire dans une démarche monarchique espérant laisser trace  dans histoire comme Napoléon. Alors qu’il finira vraisemblablement comme Giscard. Brillant sur la forme mais  avec une pensée très creuse -finalement en contradiction totale entre une vision libérale- et une démarche théocratique à caractère monarchique. Une sorte d’imposture intellectuelle que le temps se charge de vérifier.

 

« Investir dans l’avenir  » !!! ( vœux Macron déc. 2019 )

 

« Investir dans l’avenir  » !!!  ( vœux Macron déc. 2019 )

 

Dans le flot de banalités presque rituelles des vœux de Macron , on aura sans doute peu observé cette intention magistrale du président de la république : d’investir dans l’avenir. On espère que ce discours n’a pas mobilisé comme d’habitude des dizaines de conseillers pour trouver une telle formule ridicule. On voit mal en effet comment on pourrait investir dans le passé. Par définition, l’investissement concerne le futur. Cela démontre à l’évidence le peu de consistance économique de Macron  dont le profil est plus proche de celui d’un bonimenteur que d’un véritable expert.

Les médias décrivent souvent Macron comme un expert, un intellectuel voire un visionnaire. Par parenthèses ce qu’on disait de Giscard d’Estaing au début de son mandat. Quand on examine un peu de près le parcours de Macron, rien ne se vérifie vraiment. En matière d’économie, Macron n’a aucune expérience ni même aucune formation, aucun diplôme. Son CV se réduit à  son passage chez Rothschild. Un  passage au demeurant très court et qui a surtout consisté à utiliser son carnet d’adresses pour réaliser des opérations financières. Un carnet d’adresses forcément utiles puisque tous les ministères et les cabinets ministériels sont noyautés par les énarques. Bref il a fait un court travail d’avocat d’affaires auxquels surtout pour faciliter  l’évitement réglementaire notamment fiscal.

Cette absence de compétence de l’économie ne l’empêche pas de pérorer sur le futur économique du pays le réduisant à une sorte de start-up de l’informatique : la fameuse formule de start-up nation qui ressemble à un slogan de chez Leclerc. Pour connaître l’économie réelle, il faut évidemment avoir exercé des responsabilités dans le monde de la production d et non dans le monde éthéré de la banque qui se consacre essentiellement aux activités de fusion et de placements spéculatifs. Macron n’est donc pas un expert, il n’en a ni l’expérience ni la formation.

Peut-on affirmer qu’il est cependant un intellectuel ? En réalité son parcours se résume surtout à l’ENA qui est à la pensée ce que McDo est à la gastronomie. Chacun sait qu’on apprend à peu près rien à l’ENA comme dans les instituts politiques qu’à fréquenté aussi Macron. Tout juste un peu de réglementations et surtout du marketing politique sur fond d’idéologie libérale. Bref beaucoup de bla-bla. Notons que Macron a échoué à deux reprises à l’école normale supérieure qui est d’un autre niveau intellectuel que l’ENA dont l’objet est surtout de former à la dialectique administrative pour ne pas répondre aux questions posées. Dans son CV Macron fait apparaître une formation en philosophie et sa proximité avec le philosophe Ricoeur voir d’autres. Des aspects très contestés.

Par contre, il connaît la langue française pour avoir réussi le concours général. Il sait parler, il ne s’en prive pas et inonde ses interlocuteurs; une sorte de diarrhée verbale qui tue en tout cas assomme l’auditeur. En matière de vision, Macron a des difficultés à définir son projet. Pas étonnant , il  limite un principe général de l’ultra libéralisme. En outre, Macron à picoré un peu partout, de gauche à droite. Il a commencé chez Chevènement, a continué au PS, il est devenu un proche de Hollande avant de tourner complètement vers les libéraux proches des républicains dont son premier ministre est toujours membre. C’est là qu’il trouve désormais sa base électorale depuis que la gauche qui a permis son élection l’a complètement abandonné ou presque. Faute de vision, l’ambition de Macron et surtout de s’inscrire dans une démarche monarchique espérant laisser trace  dans histoire comme Napoléon. Alors qu’il finira vraisemblablement comme Giscard. Brillant sur la forme mais  avec une pensée très creuse -finalement en contradiction totale entre une vision libérale- et une démarche théocratique à caractère monarchique. Une sorte d’imposture intellectuelle que le temps se charge de vérifier.

Suppression ISF : pas vraiment d’obligation d’investir en France

Suppression ISF : pas vraiment d’obligation d’investir en France

Contrairement à ce qu’avait laissé entendre Emmanuel macro lors de son interview il n’y a pas vraiment d’obligations pour les dispensés  de l’ISF d’investir en France. Toute obligation de ce genre aurait d’ailleurs été contradictoire avec les orientations européennes. La suppression de l’ISF peut constituer un encouragement à soutenir l’économie réelle mais certainement pas une obligation Certes les dispensés  de l’ISF auront la possibilité d’investir en France mais tout autant en Europe, ailleurs voire nulle part. Présenté comme «résolument orienté vers le soutien à l’investissement, tant public que privé», le budget prévoit – outre de la réforme de l’ISF – «une réforme globale du régime d’imposition des revenus de l’épargne» qui instaure un prélèvement forfaitaire unique (PFU) d’imposition des revenus mobiliers de 30 %». Une sorte de ‘bouclier fiscal’, donc, qui va avantager une partie des ménages anciennement concernés par l’ISF, sans toutefois les obliger à réinvestir l’argent qu’ils vont dégager dans l’économie française. Et rien ne les empêchera d’investir dans l’économie européenne plutôt que dans l’économie française.  Et pour cause: les traités européens empêchent une telle opération. «Toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers doivent être levées, sauf circonstances exceptionnelles», indique l’Union européenne, selon qui «la libre circulation des capitaux est la pierre angulaire du marché unique». L »autre critique fondamentale concernant l’ISF concerne la cible. En effet les très grandes fortunes grâce au dispositif d’optimisation fiscale échappent à l’ISF et seront peu touchés par l’IFI qui va peser sur l’immobilier. En faite ce sont les patrimoines moyens qui risquent d’être victimes de cette évolution fiscale dont rien n’indique qu’elle va permettre de développer les investissements en France. Eric Woerth  président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, est aussi très dubitatif sur l’incitation à investir dans l’économie réelle. Par ailleurs il critique vertement le futur impôt sur la fortune immobilière (IFI) « Pourquoi garder un ISF sur l’immobilier ? Sinon pour tenter de garder un équilibre ou de pouvoir se rattraper aux branches, et de ne pas assumer totalement ? », s’est interrogé l’ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy. « Pourquoi lutter contre le logement ?   »L’immobilier, le logement, c’est un grand secteur économie. Il n’y a pas de rente immobilière. Quand vous être un propriétaire immobilier ce n’est pas une rente, vous avez investi dans de la pierre plutôt que dans des actions », a argumenté le député de l’Oise. « Plus le patrimoine est élevé, moins l’immobilier pèse. Donc ça va toucher les patrimoines moyens de gens qui au fond n’ont rien à faire dans cet impôt », a conclu Eric Woerth, qui généralise l’attitude du gouvernement sur l’ISF à l’ensemble du Budget. « C’est vrai de beaucoup de mesures de ce budget qui sont ‘en même temps’. Ni chèvre ni chou, ni bouteille à moitié vide, ni bouteille à moitié pleine ».

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Messagerie express : « UPS va investir un milliard d’euros en Europe

Messagerie express : « UPS va investir  un milliard d’euros en Europe

 

Les messagers  express ont du souci à se faire avec la décision d’UPS d’investir I milliard en Europe pour développer son réseau. Deux raisons d’être inquiets d’abord parce qu’UPS va élargir ses part de marché, ensuite parce que cela risque d’exercer un pression à la baisse des prix sur un des rares marché du transport encore relativement lucratif. United Parce Service prévoit d’investir un milliard d’euros en Europe pour y développer son réseau de distribution de colis, rapporte dimanche le magazine allemand Wirtschaftswoche. « Nous allons fortement développer notre réseau en Allemagne et dans le reste de l’Europe », dit Frank Sportolari, patron d’UPS en Allemagne, cité par le magazine. Il précise que cet investissement va se traduire par une augmentation du nombre de boutiques et de centres de tri. Wirtschaftswoche avance le montant d’un milliard d’euros, sans citer de source. UPS et Deutsche Post devraient faire face à une concurrence accrue en Europe avec l’annonce du rachat du néerlandais TNT Express par l’américain Fedex pour 4,4 milliards d’euros. Pour Frank Sportolari, UPS a « perdu du temps » avec sa propre tentative de rachat de TNT en 2013, finalement bloquée par les autorités européennes pour des raisons d’atteinte à la concurrence.

 

Hollande: maintenant c’est aux entreprises d’embaucher et d’investir »

Hollande: maintenant c’est aux entreprises d’embaucher et d’investir »

Hollande vient de faire un grande découverte, maintenant c’est aux entreprise d’embaucher et d’investir. A vrai dire on s’en serait douter un peu mais mieux vaut une découverte tardive que pas du tout. Hollande justifie son affirmation avec la mise en œuvre du pacte de responsabilité applicable au premier janvier. Un détail toutefois seulement 8 branches sur 50 ont abouti à des négociations, d’autres trainent les pieds, certaines n’en veulent pas ; Et il en sera du pacte de responsabilité comme du CICE, pas forcément calibré pour permettre aux PME d’embaucher. De toute manière pour embaucher il faudrait une reprise de la croissance. Or il est prévu à peine +1% de progression pour le PIB en 2015. Pas vraiment de quoi vraiment regarnir de manière significative les carnets de commandes. Hollande prend aussi la mesure des limites des contrats aidés (toujours bons à prendre pour les intéressés mais financièrement coûteux). En réalité la croissance et l’embauche ne se décrètent  pas par la loi. Ces deux éléments ne peuvent répartir en hausse tant que la confiance est absente. Or c’est la problématique centrale pour la France. Les entreprises comme les ménages n’ont pas confiance en l’avenir car il n’y a aucune visibilité quant à l’avenir. Pire dans les sondages les  Français attendent à des hausses d’impôts (il y en aura forcément au moins concernant les impôts locaux). D’une certaine manière le monarque républicain est nu, nu comme son bureau lors de son allocution. Il n’a plus de cartouches hormis la loi fourretout de Macron qui ne va pas changer grand-chose parce que pas du tout à la hauteur de l’enjeu. Du coup Hollande se  repositionne suis le terrain des valeurs sociétales, c’est plus confortable car l’évaluation des résultats est plus difficile à effectuer. Témoin son sermon sur l’environnement alors que les négociations auront lieu que fin 2015 et avec beaucoup de doutes quant aux décisions qui pourraient être prises (pour le moment est chaque pays qui définir ses propres objectifs)°.

L’Europe doit investir davantage

L’Europe doit investir davantage

 

L’idée fait son chemin même si elle progresse très lentement. Il faut encourager les investissements pour relancer la croissance et non penser que l’austérité seule sera de nature à booster l’activité. Cette fois c’est au sein de la future commission européenne que la réflexion progresse ; sans doute auusi du fait des très mauvais résultats économiques enregistrés par l’Allemagne en Août. C’est le futur vice président de la commison européenne qui le dit :  Jyrki Katainen. l’ancien Premier ministre finlandais, qui prendra ses fonctions le 1er novembre. « Des pays comme l’Allemagne, qui ont des excédents au niveau des paiements courants, peuvent se permettre d’investir davantage, non seulement parce que cela stimulera l’économie de l’Union européenne, mais aussi qu’ils doivent faire attention à leur future croissance économique », a déclaré le futur vice-président dans un entretien accordé à Reuters en marge des réunions d’automne du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. L’investissement en Allemagne baisse régulièrement depuis 20 ans. Il représentait environ 20% du produit intérieur brut (PIB) du pays à la fin des années 1990. Il n’en représente plus désormais qu’un peu plus de 17%, selon le groupe de réflexion Centre for European Reform. Mais l’Allemagne, qui a pour objectif d’équilibrer son budget fédéral, se montre réticente à accroître l’investissement public. « Notre message est que les pays à excédent devraient investir dans leur avenir », déclare Katainen. Pour lui, l’investissement doit se porter avant tout sur la recherche et le développement et sur les infrastructures. La France et l’Italie doivent elles aussi faire plus en matière d’investissement public, estime Katainen, mais, à la différence de l’Allemagne, elles ne peuvent augmenter leurs emprunts pour atteindre ce but en raison du niveau élevé de leurs déficits et de leur endettement. Ces deux pays doivent simplement « donner la priorité » à l’investissement dans leurs budgets, dit-il. Katainen donne un satisfecit à l’Italie pour son projet de réformer son code du travail, ce qui, estime le futur vice-président de la CE, renforcera la compétitivité du pays sur le moyen-long terme. Quant à la France, elle doit « faire plus », dit celui qui chapeautera le futur commissaire aux Affaires économiques et financières, à la fiscalité et aux douanes, le Français Pierre Moscovici. « Les réformes structurelles sont parfois plus difficiles à entreprendre que l’assainissement budgétaire », ajoute Katainen. Comme exemple de réforme structurelle favorable à la croissance, Katainen cite la réduction des impôts directs et des charges et la récupération de l’argent ainsi perdu par l’augmentation des impôts indirects et des taxes sur l’environnement.




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