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Nantes Mort de Steve: pour Edwy Plenel, « Édouard Philippe a parlé trop vite » (Edwy Plenel)

Nantes Mort de Steve: pour Edwy Plenel, « Édouard Philippe a parlé trop vite » (Edwy Plenel)

 

Invité ce mardi à l’antenne de BFMTV et de RMC, le co-fondateur de Mediapart Edwy Plenel a de nouveau réagi à cette affaire, estimant que « sans aucun doute, Édouard Philippe a parlé trop vite et son ministre de l’Intérieur (Christophe Castaner, NDLR) a montré une très grande indifférence. »

« Nous avons révélé deux éléments qui auraient du se retrouver dans cette enquête de l’IGPN. D’abord le rapport du commandant de la compagnie républicaine de sécurité qui s’est refusé à toute utilisation de moyens lacrymogènes pour éviter les mouvements de panique. Lui savait que les mouvements de panique pouvaient être à l’origine de mouvements de foule. En 2017, voyant le danger, ils décident de ne pas intervenir. Ce rapport n’est ni fait ni à faire », poursuit-il.

Par la suite, interrogé sur la défiance envers la police, Edwy Plenel a expliqué que ces derniers avaient « lâché les freins. Ils n’ont eu aucun message de retenue, de précaution, de sensibilité. ‘Ou est Steve’ est fédérateur parce que les gens l’ont senti et les policiers en sont otage. Le pouvoir politique est violent par rapport à la politique: la violence contre les gilets jaunes, la jeunesse, la presse indépendante.

Projet loi santé : élaborer à la va-vite et sans concertation

Projet loi santé : élaborer à la va-vite et sans concertation

 

Ce que dénoncent dans une tribune Frédéric Valletoux, président de la fédération hospitalière de France, les représentants des grandes associations d’élus, François Baroin (maires), Dominique Bussereau (départements) et Hervé Morin (régions). Extrait:

 

« Alors que le gouvernement:  s’apprête à présenter le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé en Conseil des ministres, les représentants des collectivités territoriales et des établissements publics de santé s’unissent et prennent l’initiative d’une interpellation large du gouvernement sur la nécessaire prise en compte – dans la loi comme dans le cadre du grand débat national – de huit enjeux qu’ils ont identifiés comme majeurs pour notre système de santé. [...] Prenant acte d’une concertation insuffisante en amont, les associations des collectivités territoriales et de l’hospitalisation publique s’unissent pour faire entendre une parole forte et ambitieuse auprès du gouvernement. Aussi, nous, représentants des collectivités locales et des hospitaliers, nous engageons dans une démarche de large sensibilisation sur les enjeux auxquels cette réforme doit répondre pour faire face à la situation d’urgence que nous connaissons.

Nous demandons donc que des mesures ambitieuses soient prises pour affirmer une lutte volontariste contre les “déserts médicaux”, une démarche en faveur d’une médecine de proximité pour la garantie d’accès à des soins de qualité pour tous et permettant de répondre aux enjeux d’attractivité médicale et paramédicale. »

François Baroin, président de l’Association des maires de France (AMF)
Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des départements de France (ADF)
Hervé Morin, président de l’Association des régions de France (ARF)
Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF)

Macron : Plus loin, plus vite …..dans le mur

 Macron : Plus loin, plus vite …..dans le mur

On peut légitimement s’interroger sur la vraie stratégie de Macron qui passe du discours de compréhension et de contribution à la déclaration de guerre contre les factieux que sont les gilets jaunes. Un jour il écrit à l’une des inspiratrices des gilets jaunes : « je suis d’accord avec vous », un autre, il met au ban les gilets jaunes considérés comme des “ “agitateurs” souhaitant “renverser le gouvernement”. Pour le moins il y a du flou dans la stratégie de Macron dont le comportement à caractère binaire semble traduire un certain vide en tout cas de nombreuses contradictions. Des contradictions qui pourraient d’ailleurs expliquer le départ de nombre de collaborateurs de l’Élysée. On a bien du mal à comprendre une telle posture guerrière d’autant plus que le mouvement des gilets jaunes s’affaiblit nettement même si globalement le mécontentement et la colère demeure. En effet 75 % des Français sont vis-à-vis  de la politique du gouvernement demeure (selon un sondage Odoxa Dentsu consulting publié jeudi). Peut-être le durcissement est-il essentiellement adressé à ceux qui soutiennent encore Macron. Mais de toute évidence ce n’est pas une posture de rassemblement et de mobilisation du plus grand nombre. Pour tout dire, ce raidissement est même assez incompréhensible et en décalage avec les attentes du pays notamment en matière de pouvoir d’achat et de justice fiscale. Dans la foulée de ses “voeux aux Français” lundi soir, le président “a estimé qu’il était nécessaire que nous allions plus fort, plus loin et plus radicalement dans la transformation du pays”, a rapporté le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux lors du compte rendu du conseil. “Avec le constat que nous avons pris le bon chemin mais que des choses peuvent naturellement être améliorées”, a-t-il souligné. “Pour beaucoup de nos concitoyens, les choses n’ont pas réellement changé dans leur vie et dans leur quotidien (…), ils n’ont pas connu de changement suffisamment substantiel et concret dans leur vie de tous les jours”. Le moins que l’on puisse dire c’est que ces déclarations du président de la république constituent un curieux tissu de contradictions surtout quand en plus le pouvoir s’appuie sur le mécontentement actuel pour justifier des méthodes encore plus radicales !

Droits voisins : «aller plus vite » !!! (Christophe Caron)

Droits voisins : «aller plus vite » !!! (Christophe Caron)

 

Christophe Caron, avocat,  dans uen interview à la Tribune, défend le corporatisme de la presse ( les grands médias) qui veulent récupérer une partie de la cagnotte des GAFA tout en faisant complètement l’impasse sur les atteintes à la libertés des autres producteurs d’infos qui forcément seront interdits de diffusion par les GAFA pour des questions techniques. Une manière aussi de soutenir artificiellement une grande presse de moins en moins crédible.

 

LA TRIBUNE – Le Parlement européen a voté ce mercredi une directive sur les droits d’auteur, qui ouvre la voie à un droit voisin pour la presse. Cela va obliger les Gafa à rémunérer les éditeurs pour les contenus qu’ils diffusent. Est-ce vraiment une bonne nouvelle pour les journaux ?

CHRISTOPHE CARON - C’est incontestablement une bonne nouvelle pour la presse. Rappelons qu’aujourd’hui, les journaux ne disposent que dans certains cas seulement du droit d’auteur des journalistes. Or, le texte voté ce mercredi acte le principe que, de façon certaine, la presse va bénéficier d’un droit voisin du droit d’auteur, c’est-à-dire d’un droit spécifique, qui lui sera propre.

Quels sont les outils juridiques qui seront, à terme, mobilisables par les éditeurs, et qui leur permettront, en clair, de récupérer une partie de la manne publicitaire qui leur échappe ?

Il y a plusieurs actions possibles. En premier lieu, un droit permet d’abord de conclure des contrats – c’est-à-dire des contrats de cessions ou de licences, par exemple. Le deuxième outil à la disposition de la presse, qui est extrêmement puissant, est l’action en justice pour contrefaçon. Cette action pour contrefaçon peut être sanctionnée par un tribunal civil. Mais elle peut également être sanctionnée au pénal. La troisième arme qui pourrait être mobilisable est la possibilité de recourir, pour les éditeurs de presse, à une gestion collective de leurs droits. Cela reviendrait à créer un organisme spécifique, un peu similaire à la SACEM [Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, ndlr] ou à la SACD [Société des auteurs et compositeurs dramatiques]. Celui-ci aurait la charge de gérer les droits des éditeurs de presse. C’est, dans ce cas, cet organisme qui conclurait des contrats avec un utilisateur comme Google, percevrait des redevances, et les redistribuerait, in fine, aux titulaires des droits. Mais j’évoque cette perspective au conditionnel. Car si le principe d’un droit voisin a été voté, nous n’en connaissons pas encore totalement les modalités. Si cette possibilité n’est pas précisée dans le texte final, ce sera aux États de décider de l’inclure – ou pas -, lors de la transposition de la directive européenne dans les droits nationaux.

Si vous évoquez cette possibilité, c’est parce qu’il y a une vraie réflexion à ce sujet ?

Effectivement. Si la SACEM et la SACD ont vu le jour, c’est bien parce que les titulaires de droits, les auteurs en l’occurrence, estimaient qu’ils seraient plus fort ensemble… On peut avoir cette même logique pour la presse. Reste que plusieurs cas de figure sont envisageables : il y a des cas où adhérer à un organisme de gestion collective est obligatoire, d’autres où ce n’est pas le cas… Tout dépendra, une fois encore, ce que dira le droit européen et de la manière dont il sera transposé par les 28 pays membres.

Les Gafa ne vont-ils pas se rebiffer ? En Espagne, à la suite de l’instauration d’un droit voisin, Google n’a pas hésité à fermer son service Google News dans ce pays, ce qui a porté préjudice à de nombreux médias…

Ce sont des craintes légitimes. Mais imagine-t-on Google claquer la porte à tous les titres de presse des 28 pays de l’UE ? Sur le fond, je pense que ce texte sur le droit voisin contribue à rééquilibrer un rapport de force entre les entreprises de presse et certains Gafa. Ils ont tous intérêt à travailler ensemble. Le but n’est pas de condamner les Gafa, de leur interdire l’accès à la presse, mais qu’il y ait simplement un meilleur partage de la valeur. Les Gafa ont besoin des médias, et réciproquement. Une bonne entente serait profitable à tous.

Après ce vote du Parlement européen, que va-t-il se passer ?

Aujourd’hui, nous disposons d’un texte qui n’est pas définitif. Il va se passer ce qu’on appelle le « trilogue ». Concrètement, des réunions informelles vont avoir lieu entre trois entités : la Commission, le Conseil de l’UE et le Parlement. Après débats, ils vont se mettre d’accord sur un texte final. Celui-ci sera, ensuite, voté une dernière fois au Parlement européen. Si le « oui » l’emporte encore – ce qui est le plus probable -, le texte deviendra une directive, laquelle sera transposable dans les droits nationaux. À mon avis, on peut espérer disposer d’une directive au printemps prochain. La transposition dans les droits nationaux se fait dans les deux années qui suivent. Autrement dit, nous aurons une loi française d’ici deux à trois ans, au minimum.

Étant donné les difficultés de la presse française, n’y a-t-il pas la possibilité d’instaurer ce droit voisin plus rapidement ?

La France peut très bien choisir, de son propre chef, d’aller plus vite. Une proposition de loi sur le droit voisin a d’ailleurs été portée par le député Patrick Mignola (Modem). Mais, Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, a indiqué qu’elle préférait attendre la position de Bruxelles à ce sujet. Reste que la France peut très bien anticiper l’apparition du droit voisin, à travers une loi nationale, quitte à la modifier lorsque la directive européenne sera disponible. Cela relève d’un choix politique.

Pourquoi, d’après vous, les députés ont finalement approuvé le texte comprenant le droit voisin alors qu’ils l’avaient retoqué deux mois plus tôt ?

J’ai le sentiment que certains députés ont compris que certains arguments, très anxiogènes, qui étaient contre le droit voisin, n’étaient pas fondés en droit. On a dit, par exemple, que cela allait tuer les liens hypertextes… Or, c’est faux. Les liens hypertextes, dans le texte qui a été voté mercredi, ne sont pas concernés par le droit voisin. On a également dit qu’avec cette mesure, Wikipédia allait fermer, ce qui est encore faux. Certains députés s’en sont peut-être rendu compte…

Premier anniversaire du gouvernement : trop de réformes à la va vite et manque d’équilibre

Premier anniversaire du gouvernement : trop de réformes à la va vite et manque d’équilibre

Le gouvernement va fêter son premier anniversaire et le bilan qu’on peut tirer de son action est assez mitigé. Certes on peut noter une vraie volonté réformatrice mais c’est devenu autant un slogan qu’une volonté politique. En effet, certaines reformes sont conduites avec sérieux, elles sont nécessaires ; d’autres le sont aussi mais il faudra y consacrer davantage de temps avec de vraies négociations avec les acteurs concernés. Le Macron justifie cette déferlante réformatrice par sa légitimité. Il faut  rappeler que Macron n’a recueilli au premier tour qu’un score assez médiocre et que pour l’essentiel c’est le rejet de Marine Le Pen qui l’a fait élire et non l’adhésion à son programme. Du coup, cela devrait l’obliger à solliciter largement la négociation pour obtenir uen adhésion plus active au changement. Le problème c’est qu’après avoir balayé l’opposition politique, Macron veut aussi balayer toute intermédiation qu’il s’agisse des partenaires sociaux ou associatifs ou même du parlement. Un parlement composé essentiellement de godillots choisis par Macron par petites annonces sans expérience sociale ou politique, sans originalité et sans charisme. Bref des petits technos aux ordres. C’est surtout la méthode Macron qui est en cause ; Un Macron qui a adopté une posture de monarque républicain et qui impose une sorte de démocratie étatique de type impérial. Certes la conjoncture économique se porte mieux mais on ne peut cependant pas parler de miracle quand la croissance du PIB se limite à 2%. C’est mieux qu’avant mais bien insuffisant pour faire baiser de manière significative le chômage. L’économie se porte mieux c’est certain mais c’est aussi du à la conjoncture internationale. En outre, la politique de Macron manque sérieusement d’équilibre et les plus aisés sont notoirement avantagés par rapport aux efforts demandés aux autres. Pas étonnant que 64% des français soient mécontents de la politique économique est sociale. Dernier élément du bilan, la posture un peu trop professorale voire condescendante de Macron qui a du mal à aire preuve de compassion et de compréhension vis-à-vis des moins favorisés. A son crédit évidemment son culot et son dynamisme mais un peu de modestie et d’écoute seraient bienvenus. Finalement un bilan assez mitigé qui ne garantit pas l’avenir

Climat : six fois plus vite pour les énergies renouvelables ?

Climat : six fois plus vite pour les énergies renouvelables ?

65% d’énergies renouvelables en 2050 ce devrait être l’objectif pour faire baisser le température de 2 degré, affirme l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena, pour International Renewable Energy Agency) dans son rapport « Global Energy Transformation : a Roadmap to 2050 », Or la part des énergies renouvelables est de 18% ( 2015) dans le monde et il n’en est prévu que 25% en 2050. On voit que le défi est immense voire impossible à réaliser. Pour espérer contenir la hausse des températures sous la barre des 2°C, il faut multiplier ce rythme de développement des renouvelables par six, à la fois directement et via l’électrification des transports et de la chaleur. Solaire thermique, géothermie, bioénergie et carburants alternatifs seront également nécessaires. La réduction de la température sera difficile à réaliser sans le nucléaire notamment en France., la France produit une électricité décarbonnée à près de 95 % en 2014, avec 77 % de nucléaire, 12,6 % d’hydraulique, 3,1 % d’éolien et 1,1 % de photovoltaïque. C’est la raison principale de l’écart considérable des émissions de CO2 dues à l’énergie avec l’Allemagne : 5,52 tonnes par habitant et par an en France, 9,32 en Allemagne, selon des chiffres de 2012 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). D’où proviennent ces émissions ? En 2013, l’Allemagne a importé 76 milliards de mètres cube de gaz, 93 millions de tonnes de pétrole et brûlé 241 millions de tonnes de charbon dont 191 millions produites dans le pays. La même année, la France a importé 43 milliards de mètres cube de gaz, 57 millions de tonnes de pétrole et 19 millions de tonnes de charbon. Hors effet démographie, la différence entre les deux pays tient surtout au charbon et au gaz utilisés pour générer de l’électricité. Pour l’ensemble du monde, L’AIE estime nécessaire de passer d’un  investissement total de 93.000 milliards de dollars prévu aujourd’hui à 120.000 milliards de dollars, dont 18.000 milliards de dollars investis dans les réseaux et les outils de flexibilité. Ainsi, le surcoût annuel représenterait en 2050 quelque 1.700 milliards de dollars. Au-delà des investissements, cette stratégie impliquerait aussi de nouvelles approches en termes de planification, d’organisation des marchés de l’électricité, de régulation et de politiques publiques, mais aussi dans l’invention de nouveaux modèles économiques, où l’innovation est tout aussi nécessaire que dans la technologie. A noter que la m^me  Agence internationale de l’énergie (AIE), tablent sur une hausse de la demande de pétrole qui pourrait passer de 93,9millions de barils par jour (mbj) en 2016 à… 104,9 mbj en 2040 !

« Quand on veut tout faire trop vite, on risque de faire des conneries » (Mailly, FO)

« Quand on veut tout faire trop vite,  on risque de faire des conneries » (Mailly, FO)

L’activisme réformateur du gouvernemenet  inquiète Mailly le  patron de FO.  « Trop d’ordonnances ça peut tuer le malade », a ironisé M. Mailly sur Franceinfo, pointant « à la fois un problème de méthode et un problème de fond ». » « Quand on veut tout faire trop vite,  on risque de faire des conneries ;  « On ne nous a jamais parlé d’ordonnances sur la SNCF », a-t-il affirmé, estimant que le gouvernement a la « tentation de vouloir passer en force et de confondre vitesse et précipitation ». « Sur un dossier comme celui-là, il pourrait prendre le temps d’une véritable consultation », a-t-il ajouté, rappelant qu’ »il y a des lignes rouges », notamment la question du statut des cheminots.  Le statut n’est pas à l’origine de « tous les pépins qu’il y a régulièrement gare Montparnasse ou ailleurs », a-t-il relevé. FO, non représentatif à la SNCF, a appelé à une journée de manifestation le 22 mars, aux côtés de la CGT et de SUD rail.

Réforme code du travail :  » aller vite »( Edouard Philippe)

Réforme code du travail : «  aller vite »( Edouard Philippe)

 

Le Premier ministre Edouard Philippe déclare dans le JDD qu’il faudra aller très vite sur la réforme du code du travail. En cause,  le fait que le gouvernement  en dépit de concessions qui seront faites aux syndicats réformateurs notamment la CFDT  ne rencontrera qu’une opposition totale des syndicats corpos et gauchistes comme la CGT ou solidaire (sud) voire FO. Ces derniers n’ont qu’une envie en découdre avec ce gouvernement est très rapidement reconstituer un front social duplication du front de gauche des insoumis, des trotskistes et des marxistes du parti socialiste. Après la défaite de cette gauche dans les urnes on tentera d’instrumentaliser le mécontentement des salariés à des fins politiques. Pour éviter cela ou en cas pour limiter l’impact des mouvements sociaux lancés par l’extrême gauche, le gouvernement devra à la fois aller très vite mais aussi ouvrir des formes de cogestion associant largement les syndicats et restaurant un débat approfondi tant sur le terrain social économique.  Bref ce que demande la CFDT qui souhaite des formes de cogestion à l’allemande. Le Premier ministre Edouard Philippe s’explique dans un long entretien au JDD , son premier dans la presse, sur son agenda, ses réformes, sa méthode et sa relation avec Emmanuel Macron. Ses priorités pour les semaines à venir? « D’abord organiser le travail gouvernemental », avance-t-il, précisant qu’il présentera « une méthode de travail qui sera celle de ce gouvernement » lors du prochain Conseil des ministres jeudi. Et de réaffirmer que l’audit des finances publiques annoncé par le Président lors de sa campagne sera lancé « dans les prochains jours ». Et de fixer d’autres bornes dans son calendrier. « . « Je dis à tous : n’ayez pas peur. Nous avons l’occasion de dépasser quelque chose qui est bloqué », promet-il. « C’est une réforme majeure. Une bonne réforme est une réforme bien pensée, bien discutée, puis bien exécutée. La réforme du code du travail a été bien pensée. Nous allons désormais la discuter pour l’enrichir et l’expliquer (…). On ne s’engagera pas dans une réforme aussi puissante sans une phase de discussion avec les partenaires sociaux et le Parlement. Avec la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, nous aurons des rencontres bilatérales avec l’ensemble des organisations syndicales. Mais une fois que la discussion aura eu lieu, il faudra aller vite. On ne peut pas attendre deux ans pour achever cet exercice. Emmanuel Macron a entendu la colère des Français. Il sait aussi l’urgence de la transformation du pays.

Hollande veut négocier vite le Brexit!

Hollande veut négocier vite le brexit!

 

Sans doute en mal existentiel,  François Hollande a dit mardi à Theresa May qu’il souhaitait que les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne commencent « le plus rapidement possible». On voit mal comment Hollande pourrait jouer un rôle dans le processus de négociation. En effet, ces négociations ne pourront débuter  au plus tôt qu’en avril et vont durer au moins deux ans. De toute manière, François Hollande de ne dispose plus de la moindre crédibilité démocratique pour engager la France dans une direction ou une autre. Il faudra bien entendu attendre les élections présidentielles françaises pour que commence réellement la mission sur le processus de désengagement de la Grande-Bretagne. Il faudra surtout attendre que la nouvelle les sélections allemandes. Autant dire que la négociation ne débutera pas avant l’été 2017. L’autre raison qui fait douter d’un rôle possible de Hollande,  c’est le flou complet des orientations de la grande Bretagne. Une Grande-Bretagne qui affirme d’une part qu’elle a choisi le brexit dur c’est-à-dire pour résumer qu’elle confirme qu’elle veut quitter l’union européenne mais rester en même temps dans le marché unique. En clair, qu’elle veut le beurre et l’argent du beurre. Tous les médias importants ont repris naïvement et paresseusement la déclaration de la première ministre britannique qui a déclaré vouloir adopter une proposition d’une orientation « claire et nette » de brexit dur. En réalité, il s’agit d’un brexit flou. On ne peut en effet demander l’absence de droits de douane et l’accès aux marchés financiers européens sans contrainte et en même temps refuser toutes les autres obligations et solidarités européennes. On connaît la position de François Hollande qui voudrait précipiter la sortie totale de la Grande Bretagne, cela afin de renverser le rapport de force interne à l’Europe. Mais l’Allemagne est sur une toute autre position, elle souhaite en effet ménager ses intérêts économiques et pour cela laisser la porte ouverte à des accommodements avec la Grande-Bretagne concernant les échanges commerciaux voire financiers. François Hollande voudrait donc couper l’herbe sous le pied à l’Allemagne. C’est oublier qu’en réalité le leadership de l’Europe est assuré par l’Allemagne et que François Hollande lui-même n’a jamais été en capacité de contester Merkel notamment sur les contraintes budgétaires et sur la relance de la croissance. Les prudents technocrates de Bruxelles connaissent évidemment la réalité des rapports de force et ils attendront les élections françaises et allemandes pour commencer à se déterminer. Cela d’autant plus que les exigences britanniques risquent d’entrainer des négociations particulièrement longues, sans doute de 3 à 5 ans.

Montebourg : un programme vite fait

Montebourg : un programme vite fait

Un programme vite fait pour Montebourg qui comme les autres candidats de la primaire de la gauche a été surpris par le renoncement tardif de François Hollande. La plupart d’ailleurs n’ont encore publié aucun programme hormis Hamon  qui propose notamment son utopie de revenu universel d’un coût de 300 milliards ! Montebourg se gauchise sans doute par opposition à Manuel Valls,  sont principal concurrent. Ce programme se caractérise surtout par des dépenses supplémentaires dont on ignore le financement. Par ailleurs tout en soulignant son attachement à l’environnement Montebourg botte en touche par rapport aux centrales nucléaires en renvoyant le choix de fermeture ou non à l’autorité de sécurité nucléaire dont évidemment ce n’est pas le rôle. Même attitude faux-cul concernant la très controversée taxe carbone que Montebourg renvoie aux frontières de l’Europe. Un programme résolument à gauche ! Première proposition ancrant clairement le projet d’Arnaud Montebourg à gauche : « mettre fin à l’austérité aveugle, abroger la loi Travail et lancer un grand plan de relance de 30 milliards d’euros pour soutenir la croissance économique ». En lançant sa campagne le 21 août, le candidat avait d’abord affirmé vouloir « renégocier » la loi Travail, avant de rectifier le tir à l’occasion d’un déplacement à Florange (Moselle). Arnaud Montebourg précise certaines propositions : il veut ainsi « rendre 800 euros par an de pouvoir d’achat aux Français par une baisse de la CSG », « encadrer les salaires des patrons en les obligeant à augmenter les salaires de leurs employés s’ils souhaitent augmenter le leur », « proposer à chaque Français l’accès à une mutuelle publique à 10 euros par mois » ou « dédoubler les classes du CP au CE2 ». Il en met d’autres sur la table, comme la création de 5.000 postes dans les hôpitaux, et l’établissement d’un « plafonnement légal des tarifs des actes prothétiques et des soins les plus courants ». Autres nouveautés : la création d’un parquet national antiterroriste (idée empruntée à la droite et rejetée par le procureur de Paris François Molins) et celle d’un « service de renseignement de proximité ». En matière écologique, Arnaud Montebourg se dit favorable à l’instauration d’une « taxe carbone aux frontières de l’Europe », et rappelle son opposition aux gaz de schiste. Dans le domaine nucléaire, il entend « laisser le choix de fermeture ou non des centrales nucléaires à l’Autorité de sécurité nucléaire », comme il l’avait déjà expliqué mi-décembre. L’ancien ministre reprend aussi à son compte des propositions de François Hollande en 2012, comme la promulgation d’une « grande loi de séparation bancaire », et l’instauration du droit de vote des étrangers extracommunautaires aux élections locales. En matière institutionnelle, l’ancien ministre rappelle son souhait de proposer « dès l’été 2017 » un « référendum sur une nouvelle République », de « créer un statut de lanceurs d’alerte protecteur » ou de « permettre aux citoyens de saisir la Cour régionale des comptes ».

Chute des millionnaires chute en France et Royaume-Uni : vite un fonds de solidarité

Chute des millionnaires chute en France et Royaume-Uni : vite un fonds de solidarité

 

On apprend évidemment avec une grande tristesse que le nombre de millionnaires à dramatiquement diminué en France comme au Royaume uni. Du coup on se demande s’il ne conviendrait pas de créer en toute urgence un fonds de solidarité pour aider les riches à reconstituer leur patrimoine. La vérité c’est sans doute que le nombre de millionnaires n’a pas diminué mais qu’il a encore fortement augmenté en raison de l’accroissement des inégalités en France comme partout dans le monde. Ces millionnaires sont bien toujours français mais ils ont sollicité l’ingénierie fiscale pour échapper à l’imposition en France notamment grâce à un changement fictif de lieu de résidence à l’étranger. Selon Crédit Suisse, c’est dans ces deux pays que le nombre  dont le patrimoine dépasser le million de dollars (résidence principale inclus) s’est le plus contracté depuis un an. Dans son enquête mondiale baptisée  »Global Wealth du Crédit Suisse  Report », on apprend ainsi que la France compte 154.000 millionnaires de moins que l’an passé. En 2016, 1,64 million de Français disposeraient d’un patrimoine dont la valeur atteint au moins 1 million de dollars. Ils étaient 1,8 million il y a encore un an. La chute est encore plus spectaculaire par rapport à 2014. Voici deux ans, la France comptait 2,4 millions de millionnaires en dollars. 46% de plus qu’aujourd’hui! Moins de millionnaires en France mais aussi un patrimoine par habitant qui progresse moins fortement qu’ailleurs. La France est ainsi tombée au 16ème rang mondial. En moyenne, les Français disposent d’un capital (hors résidence principale) de 105.000 dollars (99.000 euros). Si on prend en compte la résidence principale, les Français se hissent certes au 6ème rang mondial avec un patrimoine moyen de 244.300 dollars (230.000 euros).

G7-Tafta: la France se félicite un peu vite

La France se glorifie sans doute un peu vite du soutien du G7 à ses postions sur l’accord TAFTA. En effet en dépit des réserves françaises ( y compris sur les délais), le G7 a souhaité que la négociation aboutisse pour la fin de l’année ( position d’Obama),  ce qui est incompatible avec les exigences française ( et d’autres pays d’Europe) et le temps nécessaire pour négocier les divergences. .  La France s’est cependant félicitée vendredi d’avoir fait « partager » sa position sur le traité de libre-échange transatlantique (Tafta ou TTIP) par le G7 à Ise-Shima, dans le centre du Japon, a déclaré l’entourage du président français François Hollande. François Hollande « a fait reconnaître par les dirigeants du G7 qu’il ne pourra y avoir de TTIP que si quatre conditions sont réunies », a-t-on assuré de même source. Dans son communiqué final, le G7 exprime sa volonté de parvenir « dès cette année » à l’accord sur le Tafta mais « à condition qu’il soit ambitieux, complet, d’un haut niveau de qualité et mutuellement bénéfique ». Le chef de l’Etat français avait émis début mai de vives réserves sur le projet. « A ce stade » des négociations, « la France dit non », avait-il déclaré, refusant un « libre-échange sans règle ».  »Jamais nous n’accepterons la mise en cause des principes essentiels pour notre agriculture, notre culture, pour la réciprocité pour l’accès aux marchés publics », avait insisté François Hollande, évoquant les « normes sanitaires, alimentaires, sociales, culturelles, environnementales ».

Abdeslam «souhaite partir le plus vite possible en France», Pourquoi ?

Abdeslam «souhaite partir le plus vite possible en France»,  Pourquoi ?

 

 

Curieux ce changement de stratégie de la part du très procédurier avocat d’ Abdeslam ; dans un  premiers temps il a tout fait pour retarder et même empêcher le transfert du terroriste en France. Objectif ne pas avoir à affronter les chefs d’inculpation de la justice française et être jugé par une justice belge pour des motifs moins lourds. Mais depuis les attentats de Bruxelles Abdeslam pourrait être impliqué d’une manière ou d’une autre du fait de ses relations très étroites avec le réseau de tueurs. Du coup les chefs d’inculpation en Belgique risquent d’être désormais plus sévères que précédemment. L’ avocat change son fusil d’épaule et souhaite désormais que son client réponde de ses actes commis en France devant la justice française. Pour cela l’avocat souhaite démontrer que son client n’est  responsable d’aucune tuerie et même qu’ il a renoncé de lui-même à déclencher les explosifs dont il était porteur. Reste évidemment l’éventuelle complicité de l’intéressé avec les auteurs des attentats. Mais des preuves qui seront peut-être difficiles à apporter par l’accusation notamment faute d’arrestation de complices encore en fuite. Il en va différemment  suite aux attentats de Bruxelles car plusieurs membres du réseau ont été arrêtés et pourraient témoigner de la complicité d’Abdelsam. Depuis les attentats perpétrés mardi par ses amis à l’aéroport international de Zaventem et dans le métro bruxellois, Salah intéresse beaucoup la justice belge. Le benjamin des trois frères Abdeslam a été arrêté vendredi dernier à Molenbeek, quatre jours avant les attentats, après quatre mois de cavale. Inculpé pour assassinats terroristes, il est incarcéré dans le quartier de haute sécurité de la prison de Bruges. Et son renvoi en France pour y répondre de sa participation aux attentats pourrait être retardé. La justice belge a décidé jeudi de reporter au 7 avril sa décision sur la prolongation de son maintien en détention provisoire et statuera le 31 mars sur le mandat d’arrêt européen délivré par la France. «Il faut laisser du temps à la justice belge», avait admis le procureur de Paris François Molins lors de sa visite lundi à Bruxelles. Le lendemain, les amis de Salah Abdeslam se faisaient exploser dans l’aéroport de Bruxelles et dans le métro de la capitale, tuant 31 personnes et en blessant 300 autres, selon le dernier bilan provisoire communiqué par le ministère de la Santé. Le pire attentat jamais commis en Belgique.

Tapie dit être ruiné : vite un « Tapiethon » !

Tapie dit être ruiné : vite un « Tapiethon » !

 

« Pourquoi tant de haine, je suis ruiné financièrement et moralement » dit Tapie. Du coup on envisage sérieusement d’organiser un « Tapiethon » pour remonter finances et moral du pauvre Nanard, abattu, dépouillé surtout victime d’une injustice. Dommage si la procédure avait pu durer encore quelques mois – en plus des 20 ans qu’a déjà cette affaire, Sarkozy revenant au pouvoir la même justice aurait sans doute passé l’éponge. On espère évidemment que les Français se montreront généreux envers un pauvre homme et lui rendre honneur et fortune, aussi l’amour qu’il mérité puisque les juges qui l’ont condamné à rembourser 400 millions n’ont de motif à leur jugement que la haine dit Tapie. Encore un peu et on va apercevoir que ces juges ont peut fait allégeance à l’Etat islamique ….ou à Hollande. Cela fait 20 ans que Nanard amuse le tapis … mais cela ne fait plus rire ! Surtout pas son argumentation surréaliste.  Bernard Tapie serait soit disant     »abattu » après sa condamnation à rembourser 404 millions d’euros mais aussi « ruiné » et par conséquent incapable de payer les sommes réclamées, dans un entretien publié vendredi par Le Monde. L’homme d’affaires, son épouse, leurs sociétés et leurs liquidateurs judiciaires doivent restituer les montants perçus en vertu de l’arbitrage qui a soldé en 2008 leur litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas; « Pourquoi tant de haine ? Parce que vraiment, quand on lit le jugement, on sent que je leur ai inspiré de la haine, aux magistrats », affirme-t-il dans l’interview publiée sur le site internet du quotidien, au lendemain de sa condamnation. On est dans un principe politique qui s’apparente à la Corée du Nord. Il ne faut plus que je respire… J’ai été le symbole de quelque chose, et maintenant cette chose, il faut la détruire », ajoute Bernard Tapie. L’ex-ministre de François Mitterrand déclare ne pas avoir directement touché les sommes, « astronomiques » à ses yeux, qui lui sont demandées par la justice. « Le groupe Bernard Tapie (GBT) a perçu exactement 245 millions. Moi personnellement, 45 millions, j’en ai donné la moitié à ma femme, c’était la moindre des choses, j’en ai donc gardé la moitié, et sur cette moitié, c’est-à-dire 22, j’en ai mis 20 dans le compte courant de La Provence », selon l’homme d’affaires, devenu propriétaire du quotidien régional en 2013. Aux 404 millions réclamés s’ajoutent les intérêts au taux légal depuis 2008, ainsi que le coût de la procédure d’arbitrage – estimé à plus d’un million d’euros – et les frais de justice, soit 300.000 euros supplémentaires. « Je n’ai pas touché ces 405 millions d’euros. Sinon, à la limite, il n’y aurait pas de problème ! Sans compter qu’ils me comptent les intérêts, plus le coût de l’arbitrage », juge-t-il. L’homme d’affaires ne percevra finalement qu’un euro symbolique à ce titre, pour un seul point de la procédure. « C’est à la fois humiliant et machiavélique », estime-t-il au sujet de cet euro. Non,  c’est peut-être simplement la justice… bien tardive. Et Nanard  sans complexe qui maintenant essaye d’enfoncer Sarkozy. « Mais c’est la première fois que la République elle-même, en la personne du président de la République de l’époque, interrompt en 2007 le cours ordinaire de la justice, provoque un arbitrage dont on s’apercevra ensuite qu’il est totalement bidouillé », a-t-il poursuivi. Faut le faire !!!

Adidas-Crédit Lyonnais : vite un « Tapie-ton »

Adidas-Crédit Lyonnais : vite un « Tapie-ton »

 

20 ans après le début de l’affaire le procès L’affaire « Tapie contre Crédit Lyonnais » est à nouveau devant la justice française. Certes l’arbitrage mafieux (autorisée par la ministre des finances de l’époque, Christine Lagarde, qui vient curieusement d’être exonérée de toute responsabilité) a été annulé  mais Tapie réclame désormais non pas 400 millions mais la modique somme d’un milliard. Avec toutes les procédures alambiquées qui vont encore caractériser ce procès,  il est vraisemblable que le jugement ne sera pas rendu avant 2017. Avec le retour probable de la droite on peut penser qu’un arbitrage encore favorable sera rendu à l’égard de Tapie et du coup se pose la question :  qui va payer ? Pourquoi ne pas lancer des maintenant un Tapie ton qui permettrait à l’État de faire l’économie d’une dépense d’indemnisation de cette pauvre victime,  d’autant que le budget ne  dispose pas des ressources nécessaires. Un geste de solidarité nationale prendrait un caractère humanitaire indiscutable à l’égard de ce pauvre Tapie, victime expiatoire d’un monde capitaliste sans pitié  qu’il a réduit à la mendicité. D’ailleurs Tapie l’a déclaré souvent dit lui-même « je n’ai plus un sou ». Le résumé des faits laisse vraiment songeur sur le sérieux et l’efficacité de la justice française. En effet La Cour d’appel de Paris examine à partir de ce mardi 29 septembre le conflit qui oppose l’homme d’affaires à la banque. Bernard Tapie affirme avoir été floué par le Crédit Lyonnais lors de la revente d’Adidas en 1993. Et si le dossier revient devant les juges plus de vingt ans après, c’est parce que l’affaire repart à zéro.  L’affaire avait déjà duré quinze ans. Et en 2008, beaucoup pensaient que le dossier était définitivement refermé. A l’époque, un arbitrage avait été rendu et validé par le gouvernement, sous Nicolas Sarkozy. Une conciliation qui accordait à Bernard Tapie un peu plus de 400 millions d’euros d’argent public pour avoir été lésé par le Crédit Lyonnais dans la revente d’Adidas au profit de Robert Louis-Dreyfus. Le dossier était donc refermé. Sauf que le consortium chargé de gérer les dettes de la banque a fait appel de cette décision et porté plainte pour « escroquerie en bande organisée ». Une enquête est en cours dans laquelle cinq personnes sont mises en examen, dont Bernard Tapie lui-même. Mais il reste la question de fond. L’homme d’affaires a-t-il été lésé ou non par le Crédit Lyonnais ? C’est sur ce point que la Cour d’appel de Paris se penche à partir de ce mardi. Retour à la case départ, donc, mais avec une nouveauté de taille. Cette fois, Bernard Tapie demande la suppression du plafond qu’il avait accepté lors de l’arbitrage et réclame plus d’un milliard d’euros de réparations. Pourquoi 1 milliard et pas 10 ? Aujourd’hui avec 1 milliard on n’a plus rien, d’où l’idée du Tapie ton lancée.

Alcatel : le bonus du patron divisé par deux…vite un téléthon

Alcatel : le bonus du patron divisé par deux…vite un téléthon

 

Le conseil d’administration d’Alcatel a lâché mais à moitié ! Face à la pression, Alcatel-Lucent a décidé d’agir et s’est réuni jeudi en conseil d’administration pour revoir les conditions de départ de l’ancien dirigeant. Conclusion : le «package» de départ de Michel Combes est divisé par près de deux. L’ancien patron de l’équipementier partira finalement avec l’équivalent de 7,9 millions d’euros. Il ne sera sans doute pas nécessaire d’organiser un téléthon car l’ancien patron d’Alcatel a retrouvé un job à la direction de Numéricable…où sa rémunération (stock-option) est déjà aussi contestée.  Sur le plan étique et social le bonus de près de 14 millions accordés au patron d’Alcatel  était  évidemment contestable. Mais il était  aussi de plus en plus critiqué au plan juridique d’autant que l’intéressé a retrouvé immédiatement un poste de dirigeant chez Numéricable. On lui reproche surtout d’avoir tordu les textes qui prévoyaient ce parachute doré. Le haut comité de gouvernement d’entreprise aurait en effet  émis un avis défavorable sur la régularité des conditions financières du départ de l’ex-patron d’Alcatel-Lucent. Après le déclenchement d’une enquête de l’autorité des marchés financiers, le Haut comité de gouvernement d’entreprise (HCGE), dont l’avis a été transmis au conseil d’administration d’Alcatel-Lucent, aurait pointé plusieurs et significatives irrégularités à ce sujet, selon Europe1. Parmi les points pouvant poser problème, figure en tête la clause de concurrence de 4,5 millions d’euros, qui doit être payée en 3 fois, à l’ex-directeur général de l’industriel franco-américain des télécommunications.  Les interrogations soulevées portent notamment sur le calendrier de la décision d’octroyer un tel montant alors que, dès le printemps 2015, l’arrivée prochaine de Michel Combes chez SFR-Numéricable était un secret de polichinelle.». Michel Combes avait quitté l’entreprise, le 31 août 2015, avec des conditions prévoyant le versement de près de 14 millions d’euros d’ici 2018, payables en actions et en stock-options.

 

 

Les grandes fortunes de France ont « perdu » 12,4 milliards en 15 jours….vite un téléthon !

Les grandes fortunes de France ont « perdu » 12,4 milliards en 15 jours….vite un téléthon !

 Un drame évidemment cette nouvelle qui touche les plus grands fortunes qui ont perdu près de  13 milliards en une  quinzaine de jours. Un drame pourtant dont les médias parlent peu avec d’innocentes victimes. Des victimes en quelque sorte de la volatilité des marchés (dont ils sont par ailleurs largement responsables pour avoir poussé les cours bien au-delà du raisonnable). Du coup on se demande si on ne devrait pas organiser un téléthon ! Surtout pour l’héritière de l’Oréal Madame Bettencourt qui voit sa fortune passer de 33 mulards à 30 milliards. Les fins de mois ne seront pas évidentes et les rations de caviar risquent de se réduire. On voit bien que la crise touche toutes les catégories de français, à quand un RSA pour milliardaire en difficulté ? Depuis le 16 août dernier, les huit plus grandes fortunes françaises ont en effet  vu leur patrimoine fondre de 9%. Sur la seule journée d’hier, ils ont « perdu » 3,5 milliards. Du coup, Bernard Arnault, le plus touché, n’est plus le Français le plus riche. Selon des calculs réalisés à partir des données du site Bloomberg qui recense les plus grandes fortunes de la planète, les Français figurant dans ce top 200 ont perdu pas moins de 3,5 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros) sur la seule journée d’hier. Au total depuis le 16 août, ce sont 13,9 milliards de dollars qui se sont évaporés, soit 12,4 milliards d’euros. Une somme colossale. Elle équivaut quasiment au déficit de la Sécurité sociale (assurance maladie et retraite) ou, plus trivialement, au prix de 125.000 Mercedes classe S neuves. Et si tous ont vu fondre leur patrimoine depuis le 16 août dernier, certains ont bien plus souffert que d’autres. A commencer par Bernard Arnault dont le patrimoine professionnel s’est contracté de 3 milliards d’euros (-9,6%) sur la période. La valeur des actions détenues par le patron de LVMH est passée en 15 jours de 32,2 à 29,2 milliards d’euros.  Sa grande rivale dans ce type de classement, Liliane Bettencourt, a plutôt mieux résisté à la tempête boursière. L’héritière de L’Oréal a certes, elle aussi, pâti du recul du cours de l’entreprise familiale depuis le 16 août. Elle a perdu, elle, quelque 2,6 milliards de d’euros (-8%) sur la période. Au 1er septembre, Bloomberg évalue sa fortune professionnelle à 33,3 milliards de dollars soit 29,5 milliards d’euros… ce qui lui permet tout de même de redevenir la première fortune de France, devant Bernard Arnault. Derrière ces deux mastodontes, François Pinault clôt le podium des plus grosses pertes. Le fondateur de l’empire Kering a vu lui sa fortune décroître de 1,5 milliard d’euros. Arnault, Bettencourt, Pinault… Les marchés ont semble-t-il, une fois n’est pas coutume, sanctionné les groupes de luxe qu’ils jugent sans doute particulièrement exposé au ralentissement de la croissance chinoise. D’ailleurs, après ces trois grandes figures du luxe français, on retrouve les frères Wertheimer, propriétaires de Chanel qui ont, chacun, « perdu » 1,25 milliard d’euros (-12,5%)…A contrario, les stars de la tech française ont un peu mieux résisté. Si Patrick Drahi a perdu 1,15 milliard d’euros depuis 15 jours (sa fortune est évaluée au 1er septembre à 14,1 milliards d’euros), c’est essentiellement dû à la journée d’hier où le cours de l’action Numericable-SFR a dégringolé de 4,3% hier. Xaviel Niel (Free) n’a lui perdu « que » 621 millions d’euros (-8,6%) sur la période avec une fortune estimée par Bloomberg à 7,9 milliards de dollars (plus de 7 milliards d’euros). Celui qui s’en sort le mieux, au final c’est Serge Dassault. Son patrimoine n’a fondu que de 6% en 15 jours. Une baisse inférieure à celle du CAC 40 sur la période.

 

La BCE fait tourner encore plus vite la planche à billets

La BCE fait tourner encore plus vite la planche à billets

 

En décidant de renforcer encore le plan de rachat d’actifs notamment de dettes  publiques la banque centrale européenne en faitefait tourner un peu plus vite la planche à billets. Il s’agit notamment pour la BCE de tenir compte du fléchissement de la croissance. La BCE fait en quelque sorte la même chose que les autres banques centrales en ouvrant les vannes des liquidités. En même temps il s’agit de favoriser une baisse compétitive de l’euro, opération d’autant plus réalisable que l’inflation officielle est presque négligeable (0,2 % sur un an). Fort logiquement ces annonces ont fait perdre 1% à l’euro, qui a touché un creux de deux semaines face au dollar, revenant tout près de 1,11 dollar, tandis que les rendements obligataires baissaient, à 0,73% pour l’emprunt de référence allemand à 10 ans. Il faut cependant s’attendre à ce que les autres banques centrales agissent dans le même sens et du coup on risque d’être affronté à une guerre des monnaies. Dans ce contexte il est peu probable que la Fed remonte ses taux d’ici la fin de l’année. Du coup l’Europe se trouve épargnée – pour un temps- par une éventuelle contagion de la remontée des taux américains. Pour la première fois, Mario Draghi a clairement dit que le programme de rachat de dette du secteur public (assouplissement quantitatif, QE) lancé en mars par la BCE pourrait être prolongé au-delà de son terme prévu, soit septembre 2016, et que la banque centrale pourrait en modifier la taille ou la composition. « Il n’y a pas de limites particulières aux possibilités qu’a la BCE de passer à une vitesse supérieure en matière de politique monétaire », a dit le président de la BCE. En l’état, la BCE rachète chaque mois pour 60 milliards d’euros d’actifs, pour l’essentiel des obligations d’Etat. « Les mots choisis par la BCE suggèrent qu’elle n’hésiterait pas à augmenter le montant de ses rachats d’actifs et à les prolonger au-delà de septembre 2016 si les perspectives de croissance et d’inflation se dégradaient davantage », a commenté Holger Schmieding, économiste de Berenberg. Evoquant les risques accrus de ralentissement de l’économie mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) a déclaré avant la réunion de jeudi que la BCE devrait envisager une prolongation de son QE.  La BCE, qui a sans surprise laissé ses principaux taux directeurs inchangés (à 0,05% pour le taux de refinancement), a jugé que la probabilité de ne pas atteindre son objectif d’inflation à moyen terme (un taux légèrement inférieur à 2% en rythme annuel) s’était accrue en raison de la baisse des cours du pétrole, du ralentissement de la croissance en Chine et dans d’autres pays émergents et de l’appréciation de l’euro. La banque centrale prévoit désormais une inflation de 0,1% seulement cette année dans la zone euro, de 1,1% en 2016 et de 1,7% en 2017. Elle prédisait en juin des taux de 0,3%, 1,5% et 1,8% respectivement. En ce qui concerne la croissance, les prévisions sont désormais de 1,4% en 2015, 1,7% l’an prochain et 1,8% en 2017, contre respectivement 1,5%, 1,9% et 2,0% en juin.

 

Réformes Valls : plus vite, plus fort, plus loin…… dans le mur

Réformes Valls : plus vite, plus fort, plus loin…… dans le mur

Valls annonce qu’il va accélérer les réformes considérant que le niveau de l’activité et encore trop faible. Il faudrait d’abord que ces réformes aient  commencé. Quant au niveau de l’activité il n’est pas seulement insuffisant il est presque nul ;  en fait la politique contradictoire du gouvernement va clairement dans le mur. Cela d’autant plus que l’environnement international se dégrade nettement. On va donc continuer cette politique bâtarde entre mi-austérité est mi-relance et sans s’attaquer aux réformes structurelles notamment concernant l’Etat et la fiscalité. Pour résumer il y aura encore quelques réformettes et cette annonce électorale de réduction d’impôt pour les couches moyennes en 2016. Il est clair que sans réforme de l’État, aucun allégement, aucune simplification, aucune diminution significative de la fiscalité ne seront  possibles. Le reste est littérature. Le gouvernement français va « poursuivre » sur la voie des réformes afin de « débloquer » une croissance encore « trop faible » en réduisant notamment la pression fiscale et en allant plus loin dans la refonte du marché du travail, déclare pourtant  Manuel Valls dans une tribune à paraître mardi dans Les Echos. A l’approche de l’université d’été du Medef, puis de celle du Parti socialiste, le Premier ministre réaffirme que « l’ampleur du soutien aux entreprises ne sera pas remise en cause » dans le Pacte de responsabilité, qu’une partie du PS veut réajuster. Dans un message au PS et à son aile gauche, il place son action sous le sceau du travail, de l’émancipation, de l’égalité et de la protection en défendant les efforts d’ »assainissement » déjà consentis selon lui. « Nous devons donc poursuivre nos réformes. Persévérer, c’est l’assurance de réussir. Changer de ligne de conduite, c’est la certitude de tout perdre », souligne le chef du gouvernement, en s’adressant aussi en termes voilés au Front national, « à ceux qui voudraient se barricader ». Manuel Valls confirme une nouvelle mesure de baisse d’impôts pour les classes moyennes dans le projet de loi de finances pour 2016, comme annoncé la semaine dernière par François Hollande. « Ces trois années de baisse consécutives allègent l’impôt des classes moyennes ( !!!) et populaires. L’impôt sur le revenu sera aussi modernisé grâce à la mise en oeuvre du prélèvement à la source, qui entrera en vigueur en 2018″,  écrit-il dans cette tribune intitulée « Poursuivre nos réformes économiques pour affirmer nos valeurs ». Le Premier ministre affirme sa volonté, dans le sillage de la loi Macron, de « lever les blocages » et de réduire « des réglementations excessives ou trop complexes », grâce notamment à une seconde loi croissance en 2016 et au projet de loi sur le numérique. S’agissant de la réforme du travail, il redit sa volonté de « repenser la façon d’élaborer une réglementation du travail devenue trop complexe ». Il insiste également sur la « flexisécurité » à la française et dit attendre beaucoup des « propositions audacieuses » que doit lui remettre en septembre l’ancien directeur du Travail Jean-Denis Combrexelle sur les accords d’entreprises et de branches.

Un téléthon vite pour Tapie

Un téléthon vite pour Tapie

 

400 millions ce n’est pas assez Bernard Tapie qui veut désormais un milliard pour réparer l’injustice dont il a été victime.  On ne peut évidemment demeure indifférent à cette détresse. On sait que la justice ne brille pas par sa rapidité et cela fait plus de 20 que l’affaire Tapie traine. Elle risque encore de se poursuivre jusqu’en 2017 où là Tapie espère que cette justice retrouvera avec Sarko son indépendance perdue. Mais que de souffrance en attendant  « j’en ai vraiment marre » a-t-il crié . Il faut faire quelque chose ;  comme pour la Grèce mobiliser la solidarité car la compassion ne permet pas de faire bouillir la marmite de Nanar. D’où l’idée de certains internautes d’organiser un téléthon pour Tapie. Jusque là le téléthon a surtout été organisé au profit des plus défavorisés jamais au profit des riches. Pourquoi une telle discrimination ? Un tel mépris même ? Les riches aussi ont droit au minimum de considération, d’humanité m^me. Vite un téléthon pour Nanar pour le sauver de sa détresse matérielle et morale et surtout pour éviter qu’il ne remonte sur les planches pour chanter (ou faire chanter) °.  C’est son avocat qui l’affirme ce jeudi, Bernard Tapie va donc réclamer un montant supérieur à un milliard d’euros à l’Etat dans le cadre du procès de son litige avec le Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas. L’homme d’affaires s’estime floué et selon Le Monde, il va demander des dommages et intérêts sur plus de vingt ans en plus de la somme d’un milliard d’euros. C’est la Cour d’appel de Paris, qui a déjà considéré l’arbitrage comme frauduleux, qui dira le 29 septembre prochain si oui ou non l’homme d’affaires a vraiment été lésé par le Crédit lyonnais.En février dernier, la Cour d’appel de Paris a annulé la sentence arbitrale qui avait accordé 404 millions d’euros à Bernard Tapie dans cette même affaire. Après cette décision, Bernard Tapie a déclaré qu’il espérait obtenir plus d’argent lors d’un nouveau procès.

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