Archive pour le Tag 'c’est'

Benalla, c’est qui ?

Benalla, c’est qui ?

Un homme d’appareil qui grenouille comme d’autres dans les partis politiques pour en tirer profit.  Les premières armes politiques d’Alexandre Benalla, 26 ans, remontent à 2011. « Il était tout jeune, 20 ans à peine, se souvient Eric Plumer, ancien responsable du service d’ordre national du Parti socialiste. Il avait fait la sécurité de plusieurs artistes, il en voulait, il était intelligent et compétent, dans mon souvenir, posé. Nous sommes en pleines primaires socialistes, je le charge de la protection de Martine Aubry. Puis je le prends dans mon service d’ordre durant la campagne 2012 de François Hollande. ». Il se met ensuite brièvement au service d’Arnaud Montebourg, avant d’être « viré manu militari » par ce dernier : « Le SPHP [le Service de protection des hautes personnalités] me l’avait proposé comme chauffeur en 2012, raconte au Monde l’ancien ministre du redressement productif. Je m’en suis séparé au bout d’une semaine après une faute professionnelle d’une première gravité : il avait provoqué un accident de voiture en ma présence et voulait prendre la fuite. ». Avec d’anciens mis policier Benalla a monté sa boite de protection privée. Après le PS, il a réussi à montre dans le train de Macron grâce à ses amis socialistes qui ont retourné leur veste. Il a tissé des liens d’amitié avec Macron dont il assurait la sécurité y compris pendant e vacances du président de la république. Ce sont sans doute ces liens qui ont conduit Macron à tant de tolérance. Et personne n’a voulu contredire le chef de l’Etat  très chatouilleux quant à son autorité de monarque républicain.

« La loi agriculture- alimentation : c’est la disparition de l’écologie » (David Cormand)

« La loi agriculture- alimentation : c’est la disparition de l’écologie » (David Cormand)

 

 

David Cormand, secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), répond à l’interview du ministre de l’Agriculture Stéphane Travert parue dimanche dans le JDD.

 

« Pas une semaine sans qu’une nouvelle étude scientifique témoigne de l’effondrement de la vie sur Terre : disparition des vertébrés, des insectes, des oiseaux, des zones humides, des forêts primaires, des coraux. Partout, et de plus en plus rapidement, la vie recule. Il aura pourtant fallut plusieurs milliards d’années pour que notre planète soit en mesure d’accueillir la vie. Il aura ensuite fallut plusieurs centaines de millions d’années pour que la vie trouve son chemin au prix d’innombrables hasards, jusqu’à l’apparition d’homo sapiens. Des milliers d’années auront ensuite été nécessaires pour que l’humanité en arrive à la situation d’aujourd’hui.

Cette situation, c’est le sixième épisode d’extinction massive que la Terre ait connue; et la première exclusivement due à l’activité humaine. En quelques générations, notre civilisation est parvenue à rendre notre planète inhospitalière.

Pourtant, nous savons qu’il est possible de faire autrement. Encore faut-il accepter de remettre en question nos modes de production et de consommation.

L’agriculture, par exemple, et notre manière de nous alimenter, constituent un enjeu majeur. C’était, en principe, l’objet des travaux des états généraux de l’alimentation de permettre de déboucher sur une loi qui réponde enfin à ces grandes problématiques.

Il n’en a rien été. Partout, la voracité des lobbys s’impose. Les récents propos tenus à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, niant la réalité de l’effondrement des insectes polinisateurs ainsi que le projet de loi qu’il propose illustrent l’aveuglement de celles et ceux qui nous dirigent sur ce sujet pourtant fondamental.

Il y a plus de vingt ans, déjà, un ministre de l’époque, Claude Allègre, niait la réalité du changement climatique. Le même déni et la même inconséquence face à la menace qui pèse sur la biodiversité que celle constatée il y a 20 ans face à la réalité du changement climatique constituent la feuille de route du ministre de l’agriculture. En renvoyant à plus tard, comme toujours, l’interdiction du glyphosate, le ministre condamne la biodiversité en même temps qu’il condamne l’avenir de l’agriculture de notre pays.

Car la guerre qu’il mène contre la nature pénalise aussi les agricultrices et les agriculteurs, premières victimes de l’alliance des multinationales de l’agro-industrie, de l’agro-alimentaire et de la grande distribution. Pour ces grands groupes, l’agriculture idéale est une agriculture sans paysan.nes, sans terre, accro au pétrole, dans laquelle les animaux sont enfermés dans des usines et réduis à l’état d’objets destinés à produire.

Les paysan.nes de notre pays ont subi, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le plus grand plan social qu’ait connu notre pays: 5.000.000 d’emplois ont été détruit.

Si durant les trente glorieuses, la révolution industrielle de l’agriculture a pu, pour un temps, augmenter les revenus et améliorer la qualité de vie des agriculteurs. Nous savons aujourd’hui que cette prospérité provisoire avait un prix : désertification des campagnes, surendettement, surcharge de travail, suicides, maladies professionnelles, souffrance animale. A cette réalité s’ajoute le constat que les aliments mis à disposition des consommatrices et des consommateurs présentent des risques pour leur santé. Les maladies environnementales explosent.

Pour répondre à cette fin de cycle, il est vital de se poser les bonnes questions et d’inventer une nouvelle révolution agricole qui repose sur une agriculture paysanne et bio, des filières courtes, l’abandon de la chimie, le respect des écosystèmes, la prise en compte du bien-être animal et la création d’emplois de paysan-nes qui permettent la répartition de la charge de travail et la revitalisation des territoires ruraux et des terroirs.

Avec la loi qu’il va porter au nom du gouvernement, Stéphane Travert tourne le dos à une agriculture d’avenir. En refusant d’interdire les glyphosates, en refusant d’installer la vidéo dans les abattoirs et de mettre fin à l’élevage en cage des poules, des lapins et des truies, en ignorant la question du changement climatique, en choisissant de ne pas aider activement les collectivités locales à la mise en oeuvre des 50% d’alimentation bio et locale dans la restauration collective et en ne s’engageant pas en faveur d’un repas végétarien par semaine dans les cantines afin d’aller vers une alimentation moins carnée, il choisit de sacrifier l’avenir agricole de la France en se faisant le meilleur allié des lobbys. Sourd et aveugle aux menaces écologiques qui pèsent sur notre civilisation, Stéphane Travert persiste à soutenir une agriculture archaïque dépendante de la chimie, du pétrole et de l’exploitation animale.

Il ne faut pas y voir la traduction d’une ‘pensée complexe’, mais la duplicité d’un gouvernement qui fait le contraire de ce qu’il dit.

L’urgence climatique et l’urgence environnementale exigent de nos dirigeant.es des choix courageux et cohérents. Avec l’orientation que dessine la Loi alimentation pour l’agriculture de notre pays, nous constatons une nouvelle fois un Rendez-Vous manqué. »

 

Banlieues: «C’est le vide sidéral»

Banlieues: «C’est le vide sidéral»

 

Inutile de tourner autour du pot, Macron a enterré sans ménagement pour son auteur le rapport Borloo. Certes on ne pouvait pas attendre à une reprise intégrale de ce plan très ambitieux, certes ce plan faisait suite à bien d’autres qui n’ont pas toujours montré uen grande efficacité mais Macron a non seulement enterré le rapport Borloo mais aussi la problématique renvoyée à une question subalterne ; Il faudra donc attendre une future explosion ou la répétition d’actes inqualifiables comme à Marseille ou la police a été visée par des armes lourdes pour que Macron manifeste un peu de considération des ces zones en déshérence économique et républicaine ; Les organisations de gauche et les ONG ont clairement affiché leurs grandes déceptions. A droite c’est aussi la même tonalité.

«Il n’y a aucun engagement concret, et c’est le vide sidéral. Pourquoi avoir fait appel à Jean-Louis Borloo, alors qu’on le dénigre tant aujourd’hui?» s’est interrogé le député LR Damien Abad. «Jean-Louis Borloo, comme beaucoup de maires de France dans des villes de banlieue, a-t-il souligné, n’a aucune leçon à recevoir de celles et ceux qui n’ont pas vécu en banlieue.»

Porte-parole des Républicains, Lydia Guirous s’est étonnée, comme d’autres, qu’Emmanuel Macron reprenne «la rhétorique des associations communautaristes». «Faut-il être “racisé.e” pour parler de banlieues?» s’est-elle interrogée alors qu’Emmanuel Macron a souligné qu’un échange de rapport entre «deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers» n’aurait «aucun sens». «Je trouve extrêmement choquant que Macron évoque un argument racial digne des Indigènes de la République, en délégitimant toute solution pour les banlieues qui émanerait de “mâles blancs”, a commenté Marine Le Pen. La présidente du FN y voit «la consécration du communautarisme au sommet de l’État». À gauche, le maire PCF de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Patrice Bessac, ironisait dans la cour de l’Élysée: «Plus les discours sont longs et moins il y a de pognon…» Lui aussi a entendu «un discours de la méthode et pas d’action». «Quand il s’agit des entreprises, des grosses fortunes de ce pays, là il y a des objectifs très précis.

 

 

SNCF : la vraie réforme, c’est changer les dirigeants

SNCF : la vraie réforme,  c’est  changer les dirigeants

 

 

 

La  SNCF a certes besoin de réformes car sa gestion n’est pas réellement un modèle d’efficacité. Le problème n’est pas nouveau. Nombre d’éléments de la problématique méritent d’être examinés (dette, financement des investissements, conditions de concurrence, effet aménagement du territoire, organisation et conditions sociales notamment). Pour autant, on néglige sans doute l’élément essentiel à savoir le management. Le problème c’est que la SNCF s’inscrit dans un environnement de plus en plus concurrentiel (surtout de nature intermodale) et qu’elle est dirigée par des fonctionnaires. Plus exactement par des ingénieurs des ponts sortant de l’école sans aucune expérience et de plus en plus maintenant aussi par des énarques. De ce point de vue la SNCF n’a gère gagné au change. La SNCF n’a pratiquement jamais eu de dirigeants à la hauteur des enjeux de l’entreprise. Son conseil administration est un organe d’enregistrement de la direction et rares sont ceux qui osent contester une orientation. L’incurie de ces dirigeants est patente en termes d’efficacité, concernant la gestion économique, financière et commerciale. Certes,  certains parviennent à faire un peu de com. mais c’est un vernis qui cache mal les défaillances de gestion. Une telle entreprise a besoin de vrais patrons, de responsables d’expérience, de gestionnaires pas de fonctionnaires ou assimilés. Les grands corps trustent littéralement tous les postes ; leur inefficacité vient surtout du fait qu’ils entrent très tôt dans l’entreprise et se fondent dans la culture molle ambiante. Les cheminots de base  ont sans doute des responsabilités mais ce ne sont pas eux qui dirigent l’entreprise, loin s’en faut car les innombrables structures de concertation sont surtout de pure forme et traitent souvent des questions très secondaires. Les cheminots appliquent les directives de leur direction (exemple la fuite en avant du financement des TGV principale responsable de la situation financière catastrophique, la réduction de l’entretien du réseau, une politique commerciale en perpétuel changement et contradictoire). L’urgence pour la SNCF c’est de trouver un vrai patron, pas un commis de l’Etat qui ne connait rien à la gestion d’une entreprise bousculée par son environnement concurrentiel. L’urgence c’est que ce patron s’entoure lui-même de dirigeants  ayant une  expérience économique et sociale au profil de gestionnaire. On ne change pas une  entreprise par les textes uniquement, loin s’en faut. L’entreprise en général ne  vaut que par la valeur de ses  dirigeants et leur capacité à mobiliser les ressources humaines  de leur société.

« La loi alimentation : c’est la disparition de l’écologie » (David Cormand

« La loi alimentation : c’est la disparition de l’écologie » (David Cormand)

David Cormand, secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), répond à l’interview du ministre de l’Agriculture Stéphane Travert parue dimanche dans le JDD.

 

« Pas une semaine sans qu’une nouvelle étude scientifique témoigne de l’effondrement de la vie sur Terre : disparition des vertébrés, des insectes, des oiseaux, des zones humides, des forêts primaires, des coraux. Partout, et de plus en plus rapidement, la vie recule. Il aura pourtant fallut plusieurs milliards d’années pour que notre planète soit en mesure d’accueillir la vie. Il aura ensuite fallut plusieurs centaines de millions d’années pour que la vie trouve son chemin au prix d’innombrables hasards, jusqu’à l’apparition d’homo sapiens. Des milliers d’années auront ensuite été nécessaires pour que l’humanité en arrive à la situation d’aujourd’hui.

Cette situation, c’est le sixième épisode d’extinction massive que la Terre ait connue; et la première exclusivement due à l’activité humaine. En quelques générations, notre civilisation est parvenue à rendre notre planète inhospitalière.

Pourtant, nous savons qu’il est possible de faire autrement. Encore faut-il accepter de remettre en question nos modes de production et de consommation.

L’agriculture, par exemple, et notre manière de nous alimenter, constituent un enjeu majeur. C’était, en principe, l’objet des travaux des états généraux de l’alimentation de permettre de déboucher sur une loi qui réponde enfin à ces grandes problématiques.

Il n’en a rien été. Partout, la voracité des lobbys s’impose. Les récents propos tenus à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, niant la réalité de l’effondrement des insectes polinisateurs ainsi que le projet de loi qu’il propose illustrent l’aveuglement de celles et ceux qui nous dirigent sur ce sujet pourtant fondamental.

Il y a plus de vingt ans, déjà, un ministre de l’époque, Claude Allègre, niait la réalité du changement climatique. Le même déni et la même inconséquence face à la menace qui pèse sur la biodiversité que celle constatée il y a 20 ans face à la réalité du changement climatique constituent la feuille de route du ministre de l’agriculture. En renvoyant à plus tard, comme toujours, l’interdiction du glyphosate, le ministre condamne la biodiversité en même temps qu’il condamne l’avenir de l’agriculture de notre pays.

Car la guerre qu’il mène contre la nature pénalise aussi les agricultrices et les agriculteurs, premières victimes de l’alliance des multinationales de l’agro-industrie, de l’agro-alimentaire et de la grande distribution. Pour ces grands groupes, l’agriculture idéale est une agriculture sans paysan.nes, sans terre, accro au pétrole, dans laquelle les animaux sont enfermés dans des usines et réduis à l’état d’objets destinés à produire.

Les paysan.nes de notre pays ont subi, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le plus grand plan social qu’ait connu notre pays: 5.000.000 d’emplois ont été détruit.

Si durant les trente glorieuses, la révolution industrielle de l’agriculture a pu, pour un temps, augmenter les revenus et améliorer la qualité de vie des agriculteurs. ces, nous savons aujourd’hui que cette prospérité provisoire avait un prix : désertification des campagnes, surendettement, surcharge de travail, suicides, maladies professionnelles, souffrance animale. A cette réalité s’ajoute le constat que les aliments mis à disposition des consommatrices et des consommateurs présentent des risques pour leur santé. Les maladies environnementales explosent.

Pour répondre à cette fin de cycle, il est vital de se poser les bonnes questions et d’inventer une nouvelle révolution agricole qui repose sur une agriculture paysanne et bio, des filières courtes, l’abandon de la chimie, le respect des éco-systèmes, la prise en compte du bien-être animal et la création d’emplois de paysan-nes qui permettent la répartition de la charge de travail et la revitalisation des territoires ruraux et des terroirs.

Avec la loi qu’il va porter au nom du gouvernement, Stéphane Travert tourne le dos à une agriculture d’avenir. En refusant d’interdire les glyphosates, en refusant d’installer la vidéo dans les abattoirs et de mettre fin à l’élevage en cage des poules, des lapins et des truies, en ignorant la question du changement climatique, en choisissant de ne pas aider activement les collectivités locales à la mise en oeuvre des 50% d’alimentation bio et locale dans la restauration collective et en ne s’engageant pas en faveur d’un repas végétarien par semaine dans les cantines afin d’aller vers une alimentation moins carnée, il choisit de sacrifier l’avenir agricole de la France en se faisant le meilleur allié des lobbys. Sourd et aveugle aux menaces écologiques qui pèsent sur notre civilisation, Stéphane Travert persiste à soutenir une agriculture archaïque dépendante de la chimie, du pétrole et de l’exploitation animale.

Il ne faut pas y voir la traduction d’une ‘pensée complexe’, mais la duplicité d’un gouvernement qui fait le contraire de ce qu’il dit.

L’urgence climatique et l’urgence environnementale exigent de nos dirigeant.es des choix courageux et cohérents. Avec l’orientation que dessine la Loi alimentation pour l’agriculture de notre pays, nous constatons une nouvelle fois un Rendez-Vous manqué. »

 

UE- taxation des Gafa : c’est pas pour demain !

UE- taxation des Gafa : c’est pas pour demain !

 

La question de la taxation des Gafa révèle ce qu’est réellement l’Europe,  une espèce de kaléidoscope de pays sans véritable ligne politique commune. Ces géants du numériques réalisent d’énormes bénéfices en Europe mais ne payent que des impôts très marginaux. Cela en raison de la délocalisation théorique de leur lieu de production. Du coup, la France avait pris l’initiative d’instituer une  taxe sur le chiffre d’affaire puisqu’il est impossible de cerner avec précision le bénéfice réalisé dans chaque pays.  .Lemaire avait annoncé récemment un  taxe de 2% à6 du chiffre d’affaires sur les GAFA mais qui sera en fait plus proche des 3%. Ou même rien du tout.  En cause, les différences d’appréciations des différents pays européens dont certains font du dumping fiscal un atout de compétitivité pour attirer les sièges sociaux. Compte tenu des montages juridiques des GAFA pour favoriser l’optimisation fiscale, il est à peu près impossible de cerner ‘le montant des bénéfices réalisés dans chaque pays. Du coup c’est sur le chiffre d’affaires que porterait la nouvelle fiscalité.  Quel sera le taux de taxation? « La fourchette va de 2% et 6% ; on sera plus près de 2 que de 6″, confiait Lemaire-t-il. À ceux qui jugeraient la mesure trop modeste, Le Maire répond d’avance : « C’est un point de départ. Je préfère un texte applicable très vite plutôt que des négociations interminables. On l’améliorera par la suite. » Le ministre veut croire que les résistances faiblissent en Europe, même en Irlande et au Luxembourg, pour qui l’optimisation fiscale est une manne. Mais  le projet de taxation des géants du numérique présenté le mois dernier par la Commission européenne a été accueilli avec scepticisme par certains Etats membres et par le secrétaire général de l’OCDE, qui ont plaidé pour une approche à l’échelle internationale plutôt qu’européenne. Autant dire uen renvoi à la St Glinglin. E plus maintenant même l’Allemagne met des réserves par peur de se voir imposer en retour des taxes sur les exportions vers les Etats-Unis. Et l’OCDE qui émet des réserves !  Ces réserves se sont manifestées lors d’une réunion de l’Ecofin samedi à Sofia, au cours de laquelle les ministres de l’Economie européens se sont penchés première fois sur ce projet. Cependant  le ministre des Finances allemand Olaf Scholz, qui a pris ses fonctions le mois dernier, n’a pas pris position clairement sur le sujet. Cette attitude pourrait indiquer une évolution de la position de l’Allemagne, qui avait dans un premier temps soutenu l’initiative lancée par la France en septembre dernier pour aboutir à une taxation plus équitable des “Gafa”. Olaf Scholz, qui n’a pas pris la parole pendant la réunion ministérielle, a simplement déclaré à la presse qu’il était nécessaire de traiter la “question morale” de la taxation des groupes numériques, sans préciser la façon de résoudre le problème. Des responsables européens ont dit que Berlin craignait que plusieurs entreprises allemandes ne soient concernées par cette taxe et s’inquiétait d’éventuelles mesures de représailles susceptibles de pénaliser les exportations allemandes. Présent à la réunion, le secrétaire général de l’OCDE (Organisation de coopération et développement économiques) Angel Gurria avait auparavant mis en garde les ministres contre toute précipitation.

Gérald Darmanin :  » l’impôt à la source, c’est clair » !

Gérald Darmanin :  » l’impôt à la source, c’est clair » !

Pour Darmanin c’est clair comme de l’eau de source. En plus presqu’indolore. Bref,  une vraie martingale pour Bercy qui pourra discrètement augmenter l’impôt  en faisant porter la responsabilité aux entreprises doublement punies  par la lourdeur du dispositif et par le manque à gagner sur les salaires qui leur sera imputé. Bref, les entreprises vont faire ce qui était de la responsabilité d’une banque.  Darmanin s’explique dans le JDD :

« L’impôt s’adaptera à votre vie, assure-t-il ainsi. C’est une grande simplification. Désormais, le contribuable paiera l’impôt sur le revenu au moment où il le percevra. » Le ministre explique également pourquoi il faut choisir entre trois taux d’imposition sur la déclaration de revenus reçus par les foyers ces derniers jours : « Ceux qui veulent la simplicité choisiront le taux qui leur est proposé par défaut, c’est-à-dire le taux qui prend en compte leurs revenus et leur situation familiale. C’est ce taux qui permet d’ajuster l’impôt à votre situation. Mais vous aurez aussi la possibilité – facultative – de choisir un taux individualisé (qui ne prend pas en compte la situation familiale) ou un taux neutre (qui ne prend pas en compte l’ensemble des revenus). »

Gérald Darmanin précise également que 2018 sera bien une année blanche (« les Français ne paieront jamais les impôts de cette année »), à moins d’un « revenu exceptionnel », une prime par exemple. En revanche, insiste le ministre, « rien ne change » concernant les réductions d’impôts : « L’impôt à la source n’est pas une réforme du calcul de l’impôt, mais de la façon de le payer. »

Contrôle des chômeurs, oui mais l’insertion c’est mieux

Contrôle des chômeurs, oui mais l’insertion c’est mieux

 

Depuis quelque temps le gouvernemenet tombe dans le populisme en opposant des catégories sociales aux autres. Il est clair t qu’on trouvera une majorité pour contrôler et sanctionner les chômeurs.  Mais le contrôle des chômeurs ne saurait constituer la mesure phare  pour gérer  un problème qui constitue la pire inégalité sociale. Certes une très petite minorité de chômeurs trichent  avec le régime d’assurance chômage mais la question centrale consiste à réinsérer professionnellement et socialement des personnes qui perdent peu à peu contact avec la société. Ce n’est pas une politique de culpabilisation  qui permettra de réinsérer les marginaux mais une politique d’accompagnement intégrant bien sûr la formation, la réadaptation professionnelle et les aspects psychologiques. Encore une fois on ne peut nier que certains chômeurs profitent du système mais pour l’essentiel la plupart souffrent  de leur situation. C’est à cette souffrance qu’il faut répondre, c’est au manque de formation qu’il faut faire face et c’est avec des opérations d’insertion qu’on permettra assez chômeurs de réintégrer pleinement la communauté économique et sociale. Pas sûr que de ce point de vue les salariés de Pole emploi soient très armés intégrer les différents aspects déjà évoqués. On ferait mieux plutôt que de culpabiliser l’ensemble des chômeurs d’une part évidemment de développer la croissance car sans croissants pas d’emploi. D’autre part pour les chômeurs vraiment en difficulté de développer les entreprises d’insertion qui permettent chômeurs de reprendre contact avec la vie professionnelle, de se former, de retrouver une dignité et des perspectives d’emploi plus durable. De ce point de vue,  le plan du gouvernement est surtout centré sur les contrôles et sanctions et pas suffisamment sur l’insertion.  Pas étonnant si  les arbitrages du gouvernement annoncés lundi pour le contrôle des chômeurs ont suscité de vives réactions des organisations syndicales. Les sanctions seront  donc allégées lorsque le chômeur manquera sans motif valable un rendez-vous avec son conseiller Pôle emploi – ce qui représente 70% des motifs de sanction. A l’inverse, elles seront alourdies pour ceux dont les recherches sont considérées comme insuffisantes, en cas de refus d’une offre raisonnable ou de non participation au journal de bord. Un chômeur qui manquera un rendez-vous avec son conseiller sera ainsi radié pendant quinze jours, contrairement à deux mois aujourd’hui. Mais au premier manquement (insuffisance de recherche, par exemple), le demandeur d’emploi verra ses allocations supprimées pendant un mois, au deuxième manquement, pendant deux mois et au troisième, pendant quatre mois. Le gouvernement n’a pas confirmé ce barème, précisant qu’il ferait l’objet de discussions avec les partenaires sociaux. “On voit qu’il y a une volonté de renforcer largement le contrôle des demandeurs d’emploi, plus qu’il y a une volonté de renforcer l’accompagnement”, a déclaré Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT.

80km/h : c’est courageux mais c’est idiot et injuste

80km/h : c’est courageux mais c’est idiot et injuste

 

S’attaquer uen nouvelle fois à la vitesse facteur essentiel de risque sur la route est courageux mais  le faire de cette manière relève de l’entêtement. Visiblement,  le Premier ministre veut sa réforme à lui car Macron n’est pas spécialement favorable à cette orientation qui frappe surtout les zones rurales. Une orientation impopulaire qui concerne uen nouvelle fois la France profonde. Un mesure idiote car elle n’intègre pas  les différences de caractères accidentogènes. Une mesure injuste car elle frappe ceux qui n’ont pas les moyens de résider dans des appartements urbains trop chers.  On ne peut aussi s’empêcher d’interroger pour savoir sil s’agit de faire baisser la dangerosité de la route ou d’augmenter les recettes fiscales liées aux infractions de vitesse. Les radars automatiques rapportent en effet de l’ordre de 1 milliards par an ; avec une vitesse de 80, il sera facile de multiplier rapidement ce chiffre par 2 ou 3. Pourtant la mesure  parait  en apparence de bon sens : réduire la vitesse pour limiter la gravité et le nombre d’accidents. On sait en effet que la vitesse et l’alcool sont les deux facteurs explicatifs majeurs qui affectent l’insécurité routière. Pour autant,  une mesure de portée générale n’est pas forcément très pertinente. En effet sur certaines portions, même une vitesse à 80 km/h peu se révéler dangereuse  alors que sur d’autres une vitesse à 100 km/h ne présente que peu de danger. La vérité, c’est qu’il conviendrait de mettre en place une régulation de la vitesse beaucoup plus fine adaptée à chaque tronçon en fonction de la dangerosité. De ce point de vue,  il fauta regretter que l’Etat ne disposent d’aucun outils réellement scientifique pour analyser l’accidentologie. Du coup la hausse comme la baisse du nombre d’accidents n’est jamais expliqué ou alors  de manière fantaisiste.  Une philosophie par exemple qui est pratiquée dans les chemins de fer pourtant un transport guidé où  les risques est beaucoup moindres.  Le Conseil national de la sécurité routière (CNRS) - organe purement consultatif – avait déjà préconisé cette réduction de la vitesse en 2013. Au lieu de le suivre, le gouvernement d’alors s’était tourné bien plus tard, en 2015, vers une expérimentation de deux ans sur quatre axes en France.  Achevée depuis cet été, celle-ci est mise de côté. Le nouveau gouvernement, en effet, ne souhaite pas communiquer sur ses résultats, une manière de dire que cette expérimentation telle qu’elle a été conçue ne peut sérieusement être reprise. Sous dimensionnée dans la durée mais aussi dans le nombre d’axes choisis, ses données ne peuvent être exploitées d’après le gouvernemenet ! Notons que des pays qui avaient abaissé la VL sont en train de la relever pour des motifs de sécurité. L’absence d’approche réellement scientifique permet évidemment toutes les approximations.

 

SNCF: C’est comme Johny Halliday, tout le monde parle sans vraiment connaitre !

SNCF: C’est comme Johny Halliday, tout le monde parle sans vraiment connaitre !

Pour la a problématique SNCF, tout le monde a son avis comme sur la succession de Johnny Halliday mais sans vraiment connaître l’affaire. Alors le débat très réducteur voir caricatural nourrit les pour et les contre. Pour la SNCF, ce qu’on sait,  c’est qu’il fauta réformer mais quoi ? Là c’est le grand flou. Du coup,  on amalgame la question du statut, la mise en concurrence, le régime juridique de l’entreprise, les petites lignes, l’endettement. Des sujet qui entretiennent certaines interrelations forcément mais pas toujours évidentes pour affirmer que cela va moderniser l’entreprise. Pour tout dire l’analyse est un peu bâclée et la réforme abordée avec confusion et précipitation. On voit mal  ce qui va changer entre le statut d’entreprise nationale de la SNCF et celui de l’actuel EPIC. Notons que la société a déjà été nationale avec un statut de société anonyme avant 1982. Peut-être pour favoriser l’entre l’arrivée d’actionnaires privés. Mais il faudra vraiment du courage à ces derniers compte tenu de la condition d’exploitation du rail sans parler de son endettement. Second élément la question de l’endettement près de 45 milliards. C’est évidemment énorme mais cela résulte surtout de l’accumulation des décisions de l’État qui a imposé le développement de lignes nouvelles TGV alors que la SNCF n’avait pas le premier sou pour les financer. Notons d’ailleurs que le gouvernement ne propose aucun mécanisme d’apurement de cette dette contrairement à ce qu’on fait les Allemands. La question de la rentabilité des petites lignes qui justifieraient leur suppression est évidemment ridicule. On peut et on doit changer le mode d’exploitation de ces lignes. Cependant prendre le prétexte que sur la moitié du réseau ferroviaire seulement 2 % du trafic sont concernés pour justifier la fermeture  ne peut que participer à la désertification de nombre de territoires. Avec un tel raisonnement pourrait fermer 90 % du réseau routier. On oublie évidemment de prendre en compte la dimension d’aménagement du territoire et de développement durable. La mise en concurrence suppose de préciser les conditions exploitation des nouveaux exploitants en particulier concernant les péages et là rien n’est précisé. Quant au statut des cheminots, il est évidemment à revoir mais faire porter tout le pds de la réforme aux nouveaux entrants ne paraît pas particulièrement courageux et équitable. Bref tout cela sent le travail précipité et même bâclé.

Compensation baisse APL : c’est pas pour demain

Compensation baisse APL : c’est pas pour demain

Il est possible que la baisse des APL ne correspond coïncide pas avec la baisse équivalente des loyers de la part des organismes HLM. Cela essentiellement des questions techniques et administratives. Cette compensation  requiert en effet un partage d‘information entre les caisses d‘allocation familiales qui calculent le montant des APL et les bailleurs. Ces derniers visent désormais une mise en œuvre d‘ici avril-mai avec effet rétroactif au 1er février. Mais il est possible que des délais supplémentaires soient nécessaires aux bailleurs du coup la compensation pourrait être effectuée avec environ six mois de retard. Ce qui ne sera pas sans poser de problème de trésorerie aux allocataires mais peut-être aussi aux bailleurs qui devront subir des coupes par ailleurs. Avant même la publication du projet de loi, les mesures de baisse des APL du parc social adoptées dans le cadre du budget 2018 ont éprouvé des acteurs du logement social, chargés de mettre en œuvre ces coupes. Des indicateurs de l‘Union sociale pour l‘habitat montrent un fléchissement de la construction de logements sociaux. Selon un rapport publié fin janvier par la fédération, 92.900 logements sociaux ont été agréés en 2017 contre 100.300 en 2016. “Ce repli est à relier d‘une part à la réduction des crédits alloués par l‘Etat au Fonds national des aides à la pierre (-96 millions d‘euros) au cours de l’été et d‘autre part à l‘inquiétude soulevée par les baisses de ressources pour les organismes HLM qu‘entraîne la mise en place de la réduction de loyer de solidarité (RLS)”, estime la fédération.

Politique africaine : « C’est un changement de méthode profond » ! (Macron)

Politique africaine : « C’est un changement de méthode profond » ! (Macron)

 

Pas sûr que la posture de Macron vis-à-vis de l’Afrique soit très différente de celle de ses prédécesseurs. Pour preuve déjà,  chaque fois qu’il visite un pays il sort le carnet de chèques (en Tunisie il y a quelques jours au Sénégal maintenant). Or on sait combien ces annonces sont illusoires car en fait elles s’inscrivent dans une enveloppe budgétaire déjà déterminée et de ce point de vue la France a réduit l’aide au  développement qu’elle s’est elle-même fixée ou que les organisations internationales recommandent. Pire, cette  aide est en régression. On objectera que tout ne se réduit pas à une question de volume de l’enveloppe financière, il n’empêche que le discours doit être en cohérence avec la pratique.  La question est aussi de  savoir comment utiliser ces aides financières, comment sont-elles contrôlées et évaluées. La vérité c’est que la plus grande partie de ces aides s’évapore sous le chaud soleil africain dans les superstructures nationales locales dans des O.N.G. dont le fonctionnement est plus proche de celui d’une administration que d’une association. Certes certaines O.N.G. notamment moyennes et petites font un travail remarquable par contre dans certaines grosses organisations, les permanents ont parfois tendance à confondre développement du tourisme. La vraie révolution du deux développement  consisterait à régler directement la facture au fournisseur. Le transfert via des institutions, superstructures et autres grosses O.N.G. favorise l’évaporation des contributions financières au développement. De ce point de vue, on peut adhérer en partie seulement au discours du président de la république qui rêve un peu en déclarant « C’est un changement de méthode profond, explique le Président au JDD. Nous avons défini des priorités : éducation, santé, environnement, français et culture. Il s’agit désormais de travailler sur des projets concrets qui correspondent dans ce cadre à la stratégie des gouvernements ou des sociétés civiles. Il s’agit aussi d’assurer un suivi dans la durée. La France ne doit plus être une sorte de pays rêvé, dans lequel tout le monde peut s’imaginer un avenir rêvé, mais elle doit agir sur le terrain. La jeunesse africaine a à se construire un avenir choisi. C’est tout l’objet de ce déplacement au Sénégal. Aider le gouvernement sur l’éducation. Porter des projets qui changent la vie concrète des sénégalaises et des sénégalais : le TER, la construction des collèges, la lutte contre l’érosion côtière à Saint-Louis. »

L’obsolescence programmée, c’est quoi ?

L’obsolescence programmée, c’est quoi ? 

 

Schématiquement c’est l’art de soutenir une croissance inutile. Certes on ne peut nier que le renouvellement de certains produits est nécessaire pour intégrer les progrès techniques permettant à ses produits être davantage efficaces, économes en matière et énergie. Bref pour mettre à disposition du consommateur des produits plus performants. Ceci étant,  le taux de renouvellement est aussi largement encouragé pour  développer le chiffre d’affaires des firmes. On s’appuie sur des effets de mode. Ainsi par exemple concernant les nouvelles technologies de l’information certes des problèmes existent  dans la mesure où les informations sont de plus en plus gourmandes en capacité. Cependant en imposant l’augmentation des capacités du soft (systèmes,  logiciels etc.) ont contraint le moment venu à acheter également un nouveau matériel adapté. Cela vaut en particulier pour les ordinateurs, les Smartphones la télévision et autre objets connectés. En outre les nouveaux matériels sont de plus en plus fragiles car conçus  pour durer quelques années seulement parfois deux ans comme les imprimantes qui sont impossibles à démonter.  Le promoteur immobilier américain Bernard London parle «d’obsolescence imposée» pour stimuler l’industrie et la croissance.  «Toute notre économie est basée sur l’obsolescence programmée (…). Nous fabriquons de bons produits, nous poussons les gens à les acheter, et puis l’année suivante nous introduisons délibérément quelque chose qui va rendre ces produits démodés, dépassés, obsolètes. Nous faisons cela pour une raison évidente: gagner de l’argent», disait Brooks Stevens, designer industriel américain disparu en 1995.  L’obsolescence programmée est une stratégie malheureusement courante pour les entreprises consistant à planifier « la mort prématurée » de leurs produits, obligeant les consommateurs à en acheter de nouveaux. Elle se définit ainsi : l’obsolescence programmée ou planifiée est le processus par lequel un bien devient obsolète pour un utilisateur donné, parce que l’objet en question n’est plus à la mode ou qu’il n’est plus utilisable.

En clair, certains produits sont prévus pour ne plus fonctionner ou être passés de mode après un certain temps d’utilisation afin de forcer le consommateur à les remplacer. Cette technique est particulièrement utilisée par les constructeurs d’appareils électroniques (ordinateurs, téléphones, consoles…) et électroménagers (réfrigérateurs, machines à laver…). Selon l’UFC-Que Choisir(1), la durée de vie moyenne des appareils électroménagers courants oscillerait aujourd’hui entre 6 à 8 ou 9 ans contre 10 à 12 ans auparavant. Par exemple :

  • un ordinateur portable aurait une durée de vie comprise entre 5 et 8 ans,
  • une télévision de 8 ans,
  • un téléphone portable de 4 ans,
  • un réfrigérateur de 10 ans.

D’autres produits sont connus pour faire l’objet d’une conception prévoyant leur obsolescence programmée : les imprimantes, et les smartphone sans parler des voitures qui ne sont plus réparables par le mécanicien du coin.

 

Quelques autres chiffres sur l’obsolescence programmée:

La durée des appareils suivants est artificiellement maintenue très basse :

  • Les ordinateurs portables durent entre deux ans et demi et cinq ans au maximum. De plus, il est souvent difficile de les ouvrir, surtout quand des marques comme Apple créent des vis nouvelles pour chaque appareil.
  • Les écrans plats ne résistent pas plus longtemps et connaissent un taux de panne qui peut atteindre 34 % au bout de 4 ans pour certains modèles.
  • Les imprimantes destinées au grand public fonctionnent trois ans en moyenne.
  • Les batteries de smartphones et de tablettes seraient conçues pour ne pas dépasser de 300 à 400 cycles de charge, ce qui représente à peine de deux à trois ans d’utilisation.

D’un autre côté, les dépenses de réparation ont chuté de 40 % de 1997 à 2007 et seuls 44 % des appareils tombés en panne seraient réparés.
À titre d’exemple, il était autrefois relativement aisé de  changer les roulements du tambour d’un lave-linge. Mais de nos jours, les cuves sont fabriquées avec des roulements sertis : s’ils cassent, il faut changer tout l’appareil.

 

Brexit: c’est pas si grave  » (OMC)

Brexit: c’est pas si grave  » (OMC)

 

 

C’est en substance ce que dit le patron de l’organisation mondiale du commerce (OMC), Roberto Azevedo,  c’est-à-dire à peu près le contraire de ce qu’il avait affirmé avant le Brexit. Avant le référendum britannique du 23 juin 2016 en faveur du Brexit, le patron de l’OMC avait averti qu’une sortie de l’UE risquait d’entraîner pour les exportateurs britanniques 5,6 milliards de livres par an de droits de douane supplémentaires. Il avait également prévu que Londres devrait négocier de nouveaux accords commerciaux avec les 58 pays liés au bloc européen par un accord de libre-échange. Pourquoi ce changement de position ? Tout simplement parce qu’on est très loin d’un accord entre l’union européenne et le Royaume Uni. Cela en raison de divergences de fond sur la facture à régler par les Britanniques, sur le futur accord commercial mais aussi en raison de l’impréparation totale du gouvernement britannique L’absence d’accord commercial avec l’Union européenne au moment du Brexit ne serait « pas la fin du monde » pour le Royaume-Uni, même si cela pourrait entraîner « des rigidités et des coûts » pour ce pays, a donc estimé dimanche le patron de l’OMC, Roberto Azevedo. Sans accord commercial au moment de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, celui-ci se verrait appliquer les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), c’est-à-dire des barrières douanières et tarifaires. « Environ la moitié du commerce du Royaume-Uni est déjà soumise aux règles de l’OMC – avec les Etats-Unis, la Chine et plusieurs grands pays émergents où l’UE ne dispose pas d’accords commerciaux », a déclaré Roberto Azevedo dans un entretien avec le journal britannique The Sunday Telegraph. « Ainsi, si le commerce du Royaume-Uni avec l’UE est régi par les règles de l’OMC, ce n’est pas la fin du monde », a-t-il ajouté, tout en estimant préférable la conclusion d’un accord de libre-échange (ALE) entre les deux parties. Le Royaume-Uni a prévu de quitter le marché unique européen et l’Union douanière en se retirant de l’UE le 29 mars 2019, tout en espérant pouvoir conclure d’ici là un accord de libre-échange avec Bruxelles. Mais l’UE refuse d’entamer des négociations sur la future relation commerciale sans accord préalable sur trois dossiers qu’elle juge prioritaires, dont la facture du divorce et la frontière entre les deux Irlande, alimentant l’hypothèse de la possibilité d’une absence d’accord.

Optimisation fiscale ou fraude fiscale, c’est différent !

Optimisation fiscale  ou  fraude  fiscale c’est différent !

Grand débat sémantique autour de l’évitement  fiscale s’agit-il d’une fraude ou d’une optimisation. Dans un cas,  ce serait condamnable mais pas dans l’autre. Le résultat c’est que légal ou pas, l’optimisation aboutit au fait que des entreprise ne payent pratiquement pas grand-chose comme fiscalité sur les bénfices tandis que les PME qui n’ont pas de superstructure juridique et fiscale en payent 35%. Juridiquement l’optimalisation  fiscale  serait normal, légale et non condamnable y compris sur le plan moral à l’inverse de la fraude. La frontière est tellement mince qu’elle autorise à mettre les deux concepts dans le même sac.   L’Avocate au Barreau de Paris, spécialiste du droit pénal et du droit de la presse, Delphine Meillet  défend pourtant  la thèse que l’évasion fiscale et l’optimisation  sont deux concepts très différents. Pourtant l’objectif est bien le même : optimiser pour payer moins d’impôts. Dans un cas, on s’affranchit des règles mais dans l’autre on «  sollicite le droit » pour le contourner. La réalité,  c’est que la plupart des grandes entreprise ne payent que quelques % (autour de 3% en moyenne) sur les bénéfices quand des entreprises moins importantes en payent plus de 35%. Certaines multinationales comme Nike ne payent même rien du tout ni aux Etats-Unis ni aux Pays –bas (Pays européen qui constitue aussi un véritable paradis fiscal comme encore le Luxembourg).  On a évidemment du mal à adhérer à la distinction sémantique de l’avocate : « Hier les Panama Papers. Aujourd’hui les Paradise Papers. Le nom est quasiment le même, le dossier est porté par les mêmes journalistes, le traitement par la presse est à l’identique… L’un et l’autre, portés par le même consortium international de journalistes d’investigation, n’ont pourtant rien à voir. D’un côté un système massif de fraude fiscale ; de l’autre, des opérations fiscales déclarées et légales. D’un côté, des chefs d’Etat et des chefs d’entreprise impliqués dans des opérations d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent et de l’autre des entreprises à la réussite exceptionnelle, la reine d’Angleterre, Shakira… et Bernard Arnault en tête de proue. Il ne faut pas être un expert de la fiscalité internationale pour comprendre qu’il y a un gouffre entre ces deux “scandales”, que rien ne relie. » L’avocate défend évidemment ses client, c’est son métier. Reste que l’optimisation priverait la France d’environ 20 milliards d’après des économistes de l’université des Nations-Unis. (La fraude totale pouvant se chiffrer à 50 ou 60 milliards).

Optimisation fiscale et évasion fiscale c’est différent ! (Delphine Meillet, avocate)

Optimisation fiscale et évasion fiscale c’est différent ! (Delphine Meillet, avocate)

L’Avocate au Barreau de Paris, spécialiste du droit pénal et du droit de la presse, Delphine Meillet  défend la thèse que l’évasion fiscale et l’optimisation  sont deux concepts très différents. Pourtant l’objectif est bien le même : optimiser pour payer moins d’impôts. Dans un cas, on s’affranchit des règles mais dans l’autre on «  sollicite le droit » pour le contourner. La réalité c’est que la plupart des grandes entreprise ne payent que quelques % sur les bénéfices quand des entreprises moins importantes en payent plus de 30%. Certaines multinationales comme Nike ne payent même rien du tout ni aux Etats-Unis ni aux Pays –bas (Pays européen qui constitue aussi un véritable paradis fiscal comme encore le Luxembourg).  On a évidemment du mal à adhérer à la distinction sémantique de l’avocate : « Hier les Panama Papers. Aujourd’hui les Paradise Papers. Le nom est quasiment le même, le dossier est porté par les mêmes journalistes, le traitement par la presse est à l’identique… L’un et l’autre, portés par le même consortium international de journalistes d’investigation, n’ont pourtant rien à voir. D’un côté un système massif de fraude fiscale ; de l’autre, des opérations fiscales déclarées et légales. D’un côté, des chefs d’Etat et des chefs d’entreprise impliqués dans des opérations d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent et de l’autre des entreprises à la réussite exceptionnelle, la reine d’Angleterre, Shakira… et Bernard Arnault en tête de proue. Il ne faut pas être un expert de la fiscalité internationale pour comprendre qu’il y a un gouffre entre ces deux “scandales”, que rien ne relie. »

Affaire Kerviel : c’est la policière qui est mise en examen !

Affaire Kerviel : c’est la policière qui est mise en examen !

 

Dans l’affaire de la Société générale l’indécent voir au ridicule. Une affaire qui démontre que la justice se couche devant la puissance de l’institution financière. Non seulement la justice continue de faire porter le chapeau au seul Kerviel en étouffant ses arguments sur la responsabilité de la banque concernant l’énormes de la perte de 5 milliards mais en plus la justice met  maintenant en examen la policière qui avait recueilli les confidences d’une magistrate qui mettait en cause la responsabilité de la banque. Certes juridiquement cette policière n’avait sans doute pas à enregistrer de manière clandestine cette magistrate mais au-delà de la forme reste le fond à savoir que la justice ne veut pas être impliquée de quelque manière que ce soit dans un scandale qu’elle tente d’étouffer . L’ancienne policière de la Brigade financière, Nathalie Le Roy, a donc été mise en examen à Lille le 16 août dans l’affaire de l’enregistrement, à son insu, d’une magistrate qui avait été produit devant la justice par la défense de l’ex-trader Jérôme Kerviel, a appris l’AFP vendredi de source judiciaire. Comme l’a révélé le Journal du Dimanche dimanche dernier, la policière a été mise en examen pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » dans cette instruction ouverte à Paris puis dépaysée à Lille après une plainte de cette magistrate du parquet de Paris, désormais à la retraite, Chantal de Leiris.   »Nathalie Le Roy a fait cela de manière tout à fait désintéressée. Tous les critères juridiques sont réunis pour qu’elle bénéficie du statut de lanceuse d’alerte », a commenté l’avocat de la policière Gilles-William Goldnadel. Chargée de l’enquête Kerviel, l’ancienne policière avait elle-même procédé à l’enregistrement, mi-juin 2015, lors d’un rendez-vous dans un café parisien avec cette magistrate, vice-procureur au parquet de Paris pendant l’enquête sur les agissements de Jérôme Kerviel à la Société générale. Durant cette conversation, la vice-procureur donnait du crédit à l’hypothèse d’une enquête biaisée en faveur de la banque, assurant que les juges étaient « sous la coupe » des avocats de la Société générale.  »La Société générale n’a pas eu prise sur moi, ni sur la Brigade financière », avait rectifié la magistrate publiquement, avant de porter plainte.

« Le bordel, «c’est vous, les journalistes, qui le mettez»(Macron)

« Le bordel, «c’est vous, les journalistes,  qui le mettez»(Macron)

 

 

Le bordel, «c’est vous qui le mettez».  La plaisanterie, lâchée par Emmanuel Macron aux journalistes ce vendredi, en dit long sur la vision du chef de l’État du rôle des médias dans la polémique autour de ses propos sur ceux «qui foutent le bordel» au lieu de chercher du travail. Interrogé lors d’une séance de questions-réponses aux «24 H du bâtiment» avec des acteurs du secteur, Macron a tout fait pour relativiser la portée de cette sortie controversée. «On a plus parlé de péripéties sur ce déplacement que du fond de ce que nous avons annoncé avec les ministres du Travail et de l’Education nationale, qui est fondamental», a-t-il regretté. Un moyen de rappeler l’objectif premier de ce déplacement à Egletons, en Corrèze, consacré aux projets pour la formation, et qui devait conclure la contre-offensive sociale du chef de l’État après les débats houleux sur le budget. «Si les gens s’intéressaient à la vie du pays, ils auraient plutôt dû parler de ce qu’on a dit dans cette table ronde. On a parlé des vrais problèmes des vrais gens, et des vraies propositions pour vraiment protéger», a poursuivi le président de la République.

Opel : oui à l’électrique, si c’est rentable

Opel : oui à  l’électrique, si c’est rentable

 

Ce qu’a déclaré Carlos Tavares, président du directoire du constructeur automobile français, cité dimanche par Bild am Sonntag. “Nous, PSA, allons mettre cette technologie à la disposition d‘Opel pour aller plus loin dans l’électrification. Si Opel veut un jour devenir une marque entièrement électrique, cela nous convient, à condition que ce soit rentable”, a dit Carlos Tavares. Un impératif qui s’impose de la même manière ou presque à tous les constructeurs la question est en effet de savoir quand la voiture électrique aura  une place significative dans le marché et à quelle  condition. Pour l’instant il est clair que les utilisateurs que les automobilistes ne sont pas prêts à dépenser 10 ou 20 000 € supplémentaires pour posséder  leur propre véhicule. En outre, il faudra que l’autonomie des voitures puisse permettre d’effectuer au moins 400 km. Cela pourrait remettre en cause le concept actuel d’automobile et son mode de production. Bref une véritable révolution pour le secteur industriel concerné. Pas sûr non plus que ces véhicules électriques soient possédés en propre par les utilisateurs surtout si le prix demeure encore difficilement accessible pour certains. Il se pourrait que la location prenne le pas sur l’acquisition dans la mesure une automobile en moyenne est utilisée à peine une heure sur 24 heures et qu’il est donc difficile d’amortir un prix d’achat important. Il faut que les véhicules électriques parviennent à trouver leur place sur le marché sans la moindre subvention, a donc  ajouté le patron de PSA. . De nombreux constructeurs automobiles perçoivent la voiture électrique comme l‘avenir du secteur, pour des raisons environnementales, et cette évolution, encouragée par les pouvoirs publics dans de nombreux pays, a été accélérée avec les affaires  des émissions polluantes des véhicules diesel de Volkswagen ou encore de PSA en France.

Eolien ….. C’est du vent ?…

Eolien ….. C’est du vent ?…

Et si l’éolien n’était que du vent en tout cas une illusion énergétique, aussi  un scandale financier. Ce qu’estime Jacques Attali dans une tribune de l’Express.

 

« L’impérieuse nécessité de la  réduction des émissions des gaz à effet de serre conduit parfois à des politiques absurdes, résultats de la précipitation d’hommes politiques (pour qui l’écologie représente d’abord des voix), et de l’avidité d’entreprises (pour qui le « vert » représente surtout des profits).
Ainsi du développement des éoliennes, considérées aujourd’hui comme une source incontournable d’énergies renouvelables, au même titre que le solaire.
Sans parler de leur dimension esthétique, ni de leur pollution sonore, que chacun peut apprécier à sa guise,  leur utilité, dans une politique de croissance durable, est hautement problématique. Ces grandes machines sont déployées aujourd’hui à très grande vitesse, partout dans le monde, du Texas à la Chine, à l’image de l’Allemagne, qui dispose aujourd’hui du plus grand parc éolien du monde, représentant une puissance de 25.000 MW. D’autres pays ambitionnent des niveaux équivalents : le Royaume-Uni projette d’installer une puissance éolienne de 33.000 MW ; les Pays-Bas parlent de 6.000, seulement en off-shore ; et la France veut atteindre en dix ans la même puissance que l’Allemagne. Ces objectifs, en apparence considérables, sont en fait dérisoires : En Allemagne, toutes ces éoliennes, saturant le territoire, représentent à peine 5% de la consommation de l’électricité du pays, contre 25 % pour le nucléaire, qui ne disparaitra pas. En France, où à peine un huitième de cette puissance est installée, il faudrait construire 1.400 éoliennes chaque année pour satisfaire la seule augmentation annuelle de la consommation électrique ; et plus de 2.100 pour produire autant qu’une seule centrale nucléaire. De plus, c’est une énergie très incertaine, qui ne peut être produite qu’à des moments improbables, quand il y a du vent (et pas n’importe lequel) et donc pas lors d’anticyclone. Au total, une éolienne ne produit annuellement que l’équivalent de 2000 heures de sa puissance maximale. Aussi, l’énergie éolienne ne se développe que si est mise en place une gestion très fine des prévisions météorologiques, avec des investissements importants, pour intégrer cette multitude de productions locales dans les réseaux. Cela exige d’énormes subventions (qui, en France, portent le taux de rentabilité sur fonds propre à 22 % en moyenne et même à 40 % sur les sites les plus venteux) et l’abandon de bien des contrôles.
Au total, c’est donc une énergie très envahissante, attirant toutes les cupidités. Si l’Allemagne a atteint les limites de ce que son territoire peut supporter, la France est partie dans le même délire : alors que la loi Montagne et la loi Littoral contrôlent très rigoureusement la construction d’immeubles et d’usines, les autorités régionales développent les éoliennes sans pratiquement aucun contrôle : deux permis de construire ont même été accordés à moins de 20 km du Mont-Saint-Michel. Et les éoliennes off-shore se développent aussi sans aucun contrôle de leurs impacts sur le tissu littoral.
Le moment est venu au moins d’une pause, pour en mesurer toutes les dimensions, avant que le vent n’emporte nos illusions. »

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