Archive pour le Tag 'entreprises'

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

 

C’est le bilan de l’institut des politiques publiques (IPP). Ce CICE (23 milliards !) était destiné à baisser le coût du travail pour faciliter l’embauche, doper l’investissement et redresser les marges des entreprises. En fait, il a surtout profité aux grandes entreprises et peu aux entreprise moyennes et petites qui sont pourtant celles qui embauchent le plus. Le problème est que cette réduction de charges a été mal ciblée, il a même été destinée a des entreprises non soumises à la concurrence internationale ou même à la Poste ! L’efficacité de cette politique de l’offre reste toujours aussi floue malgré la multiplication des évaluations. Depuis le premier janvier 2019, le CICE a été transformé en baisse pérenne de cotisations patronales. Et là encore, des travaux des économistes de l’institut des politiques publiques (IPP) ont montré que son impact « sur la compétitivité et l’emploi est incertain » à moyen ou long terme.

L es mesures générales de baisse du coût du travail concernent un ensemble de dispositifs très disparate. Sur les 55 milliards d’euros, le CICE représente près de la moitié de l’enveloppe (23 milliards d’euros).

Les auteurs du rapport montraient que le taux de non-recours pour les micro-entreprises (10,9%), les petites et moyennes entreprises (4,8%) ou les entreprises de taille intermédiaire (6,3%) était très élevé au regard de celui des grandes entreprises. En effet, les grands établissements affichaient à l’époque un taux de non-recours de 0%.

Sécheresse: la FNSEA compte seulement 14 000 entreprises sinistrées !

Sécheresse: la FNSEA compte seulement 14 000 entreprises sinistrées !

 

 

De manière un peu irresponsable, la FNSEA estime à seulement 80 millions les dégâts de la sécheresse pour le secteur agricole quand sans doute les dégâts atteignent des centaines de millions.  Seulement 14 000 exploitations seraient concernées sur les 450 000 du pays. Une évaluation tout à fait fantaisiste et dangereuse. En effet, les conséquences de la sécheresse dépassent et de très loin les 80 millions évoqués. Il faudra d’ailleurs attendre la fin de la saison pour faire un bilan autrement plus pertinent. Attendre par exemple l’ensilage des maigres productions de maïs qui vont affecter la production de viande. Une viande produite déjà depuis plusieurs mois avec du fourrage puisque les prés sont complètement grillés. La même problématique se pose pour les producteurs de lait dont les coûts vont également croître. Il faudra aussi attendre les vendanges pour bien apprécier les pertes de productions affectées en début d’année par le gel et plus tard grillé par des températures excessives. En apparence,  les producteurs de céréales s’en sont bien sortis avec de bons rendements. Le problème c’est que les rendements ont été excellents dans le monde entier en particulier dans les pays de l’Est. De ce fait, les cours s’écroulent et les retombées financières de ce phénomène affecteront fortement le résultat des les entreprises. La conséquence immédiate de tout cela sera de nouvelles faillites d’exploitations.

Le nombre de chefs d’exploitation agricole s’est réduit à 448 500 (-1%) en 2018. En 2017, il s’élevait encore à 453 000, et en 2016 à 462 000, a précisé la MSA, le régime de sécurité sociale des agriculteurs (santé, retraite, emploi). y a dix ans, en 2008, la France comptait encore 514 000 agriculteurs. Le pays « perd entre 1,5% et 2% de chefs d’exploitation par an », a indiqué un responsable de la MSA, selon lequel cette érosion est « assez régulière ».

Par paresse autant sans doute que par manque de courage politique, la FNSEA pour justifier le dommage à 80 millions se fonde sur l’assureur agricole Groupama qui ne prend en compte que les sinistres déclarés.

Ce premier bilan devrait être très inférieur à l’estimation finale, les agriculteurs étant couverts sur ce sujet jusqu’en octobre. D’autres assureurs agricoles, majeurs comme le Crédit agricole, n’ont pas encore dévoilé leurs chiffres. Avec la multiplication des aléas météorologiques, liés notamment au changement climatique, les coûts d’indemnisation vont crescendo depuis plusieurs années.

En juillet, la Fédération française de l’assurance avait chiffré entre 700 et 900 millions d’euros le coût annuel de tels épisodes de sécheresse, lors des quatre dernières années. Pour aider les agriculteurs à passer le cap cette année, le ministère de l’Agriculture avait demandé fin juillet à Bruxelles d’anticiper le versement d’une partie des aides européennes, à mi-octobre. Soit l’équivalent d’un milliard d’euros d’avance. Un coup de pouce pour soulager un peu les trésoreries des éleveurs, mises à mal par plusieurs saisons de manque d’eau.

Entreprises moyennes (ETI) : les effets néfastes du tassement international.

Entreprises moyennes (ETI) : les effets néfastes du tassement international. 

 

Selon la dernière enquête de conjoncture réalisée par Bpifrance et la direction générale des entreprises (DGE) installée au ministère de l’Economie, les entreprises  de taille intermédiaire (ETI) exposées aux marchés extérieurs souffrent de la dégradation de la conjoncture mondiale. Dans son dernier bulletin, le fonds monétaire international (FMI) a abaissé ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale à 3,2% en 2019 et 3,5% en 2020 contre 3,3% et 3,6% en avril. Les tensions commerciales et technologiques, les incertitudes qui entourent l’issue du Brexit, le coup de frein dans les économies émergentes ont amené la plupart des prévisionnistes à revoir à la baisse leurs projections.

L’examen détaillé des résultats de la banque publique indique que le solde des opinions des dirigeants anticipant un développement de leur activité a dégringolé de 23 points en un an passant de 76% à 53%. 62% des ETI qui réalisent au moins un quart de leur chiffre d’affaires à l’international prévoient une expansion de leur activité en 2019 et 9% anticipent un recul. Les entreprises moyennes qui exportent un peu moins (entre 5% et 25% de leur chiffre d’affaires à l’international) « voient leur indicateur d’activité reculer de 15 points (à 36) ».

Les firmes davantage tournées sur le marché intérieur semblent bien mieux résister aux soubresauts de l’économie mondiale. Les auteurs de la note de conjoncture expliquent par exemple que la construction connaît un regain d’activité sur un an (+60%, +12 points) tout comme le commerce, les transports ou l’hébergement restauration avec un indicateur à 39% (+4 points sur un an).

Sans surprise, les carnets de commandes se remplissent à un rythme plus modéré qu’en 2018. L’outil qui mesure les prévisions des carnets de commandes est en repli de 13 points sur un an passant de 33% à 20%. Tous les secteurs économiques sont concernés par cette tendance et plus particulièrement le commerce, les transports et l’hébergement-restauration qui enregistrent une baisse de 20 points sur un an du solde d’opinion relatif aux carnets de commandes.

G7 : accord minimal ou minimaliste sur la fiscalité des entreprises

G7 : accord minimal ou minimaliste sur  la fiscalité des entreprises

Les ministres des Finances des pays du G7 se sont mis d’accord sur un principe très vague d’imposition minimale pour les sociétés à fin de réduire l’évasion. Mais un principe très vague dont la nature l’ampleur et les modalités ne sont pas définies. On peut donc s’interroger pour savoir s’il s’agit d’un accord minimal ou minimaliste. Restera aussi à préciser dans quel pays, les géants du numérique peuvent et doivent être imposés. Pour les grands du numérique, le parlement français a définitivement adopté le 11 juillet l’instauration d’une taxe, faisant de la France un pays pionnier en matière d’imposition des « Gafa » (Google, Amazon, Facebook et Apple) et autres multinationales accusées d’évasion fiscale. Cette solution unilatérale, qui a vocation à n’être que temporaire dans l’attente d’un aboutissement de négociations internationales, a poussé les Etats-Unis à ouvrir une enquête, qui pourrait déboucher sur des mesures de représailles commerciales.

« La meilleure solution et la sagesse, c’est désormais de trouver une solution internationale. Le G7, c’est le bon moment pour décider de cette taxation internationale », a souligné mercredi Bruno Le Maire, disant vouloir ensuite trouver un accord à l’OCDE. La France a érigé en priorité pour le G7 Finances de Chantilly la recherche d’un accord fiscal de principe, avec la mise en place d’un impôt sur les sociétés minimal a niveau mondial pour mieux lutter contre l’évasion fiscale « Aux Etats-Unis », cet impôt minimal  »existe déjà, il est de 13% », a souligné M. Le Maire. « Ca veut dire que si vous rapatriez vos bénéfices dans un pays qui a un impôt sur les sociétés à 3%, et bien vous paierez les 10 points d’écart à l’Etat où vous êtes installés ».

Difficultés de recrutement dans 60% des entreprises

Difficultés de recrutement dans 60% des entreprises

Les difficultés de recrutement semblent bien ce confirmer en France dans nombre de domaines économiques. Plusieurs raisons à cela d’abord l’évolution démographique avec le vieillissement de population d’actifs qu’il faut remplacer. Ensuite le manque de compétence et d’expérience des candidats potentiels à l’emploi. Des candidats jeunes dont la formation théorique est un peu courte pour répondre au caractère perse opérationnel de certaines tâches. En gros une certaine inadaptation du système de formation au marché du travail. Sans parler des bacs bidons distribués à la sauvette qui débouchent sur rien du tout. Dernier élément et pas des moindres la modification du rapport culturel. Depuis notamment la mise en place des 35 heures un changement fondamental est intervenu dans le pays, nombre de salariés souhaite de moins en moins travailler. Ce qu’on appelle pudiquement la civilisation du loisir ou des RTT mais qu’on pourrait qualifier de civilisation de la paresse. Évidemment une analyse qui ne peut être portée par aucun parti politique dont l’objet est surtout de faire des promesses y comprises irréalistes mais surtout pas des analyses qui mettent en cause la responsabilité des Français eux-mêmes. La problématique vaut y compris pour les cadres qui comme l’ont montré nombres d’enquêtes préfèrent du temps libre à des rémunérations plus fortes. Brefs qui ont largement adhéré aussi à la culture RTT. Selon le dernier baromètre réalisé par l’institut OpinionWay pour La Tribune, CCI France et LCI, 60% des entreprises de plus de 10 salariés interrogées expriment des difficultés de recrutement. Dans les entreprises entre 0 et 9 salariés, cette proportion est quatre fois plus faible (15%). Cela peut en partie s’expliquer par le fait que « 75% des entreprises de 0 salarié aujourd’hui n’ont jamais entamé de procédure de recrutement depuis leur création », expliquent les auteurs de l’enquête.« Parmi celles ayant déjà eu des salariés, l’embauche demeure relativement ponctuelle, 61% d’entre elles n’ont embauché personne au cours des 12 derniers mois (contre 10% des entreprises comptant 10 salariés ou plus) », ajoutent-ils. Alors que le chômage continue de baisser en France et que la population active vieillit, les déboires des entreprises pour embaucher pourraient se multiplier.

Taxe Gafa pour 26 entreprises en France

Taxe Gafa pour  26 entreprises en France

26 entreprises devront cette année reverser 3% du chiffre d’affaires réalisé en France au fisc, dans le cadre de la taxe Gafa qui doit être appliquée de façon rétrospective au 1er janvier 2019. (Selon une étude du cabinet juridique et fiscal Taj)

La taxe, annoncée en décembre en réponse notamment au mouvement des «gilets jaunes», doit concerner les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de 750 millions d’euros dans le monde et de plus de 25 millions d’euros en France. L’étude Taj a mis en évidence les sociétés qui remplissent ces critères.

• Vente de biens: Alibaba, Amazon, Apple, Ebay, Google, Groupon, Rakuten, Schibsted, Wish, Zalando.

• Intermédiaire de services: Amadeus, Axel Springer, Booking, Expedia, Match.com, Randstad, Recruit, Sabre, Travelport Worldwide, Tripadvisor, Uber.

• Publicité en ligne: Amazon, Criteo, Ebay, Facebook, Google, Microsoft, Twitter, Verizon.

Parmi tous ces futurs payeurs, les entreprises françaises sont bien présentes. Criteo est une pépite de la «French Tech»: fondée en 2005 par trois Français, elle est cotée au Nasdaq et emploie 2700 personnes dans le monde pour un chiffre d’affaires de 966 millions de dollars (hors reversements). L’entreprise est spécialisée dans le marketing personnalisé à partir des données des internautes, notamment leur historique de navigation. Un secteur d’activité visé expressément par Bruno Le Maire, qui évoque le ciblage publicitaire et «la revente de données personnelles à des fins publicitaires». «Nous visons en premier lieu les plateformes qui touchent une commission pour mettre en relation des clients et des entreprises», ajoutait le ministre au début du mois.

 

Le moral des ménages et des entreprises en baisse

Le moral des ménages et des entreprises en baisse

 

Baisse du moral des entreprises et des ménages qui augure mal de la future activité. En clair,  la croissance pourrait être décevante au quatrième trimestre. .Selon la dernière enquête Markit de novembre, les chefs d’entreprise interrogés signalent que leur optimisme est en recul pour l’activité des prochains mois. Seulement 27% des firmes déclarent que leurs activités pourraient encore s’accroître dans les 12 prochains mois. Elles étaient plus de 40% un an auparavant alors que l’économie française affichait une croissance élevée (2,3%) par rapport à la moyenne de ces dernières années. C’est donc le taux le plus bas depuis deux ans. M^me tendance pour les ménages Selon des chiffres de l’Insee dévoilés mardi, le moral des ménages a atteint en novembre son point le plus bas depuis février 2015. La confiance des ménages français a aussi  fortement baissé en novembre, en raison d’un regain de pessimisme sur le niveau de vie en France et d’une nette augmentation des craintes concernant l’évolution du chômage, a annoncé mardi l’Insee.. Le moral des ménages, calculé sur la base de soldes d’opinion (différences entre proportion de réponses positives et négatives), s’est établi à 92 points, soit trois points de moins qu’en octobre. Il s’agit de « son plus bas niveau depuis février 2015″, précise l’Insee. Avec cette baisse, qui intervient en plein conflit des « gilets jaunes », l’indicateur mesurant la confiance des ménages s’établit nettement en dessous de « sa moyenne de long terme », qui est de 100 points, rappelle l’organisme public dans un communiqué.  Selon l’Insee, la proportion de ménages jugeant opportun de faire des achats importants a ainsi fortement diminué en novembre : le solde correspondant perd huit points et se situe sous sa moyenne de longue période pour la première fois depuis décembre 2015. L’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne a, elle aussi, nettement diminué. « Le solde correspondant perd six points et repasse au-dessous de sa moyenne de longue période », indique le communiqué.

« l’Urssaf, l’amie des entreprises » !!! (Macron)

« l’Urssaf, l’amie des entreprises » !!! (Macron)

 

Encore une formule bien maladroite de Macron qui a déclaré devant un parterre de chefs d’entreprise «  l’URSSAF est votre amie ». . Il est clair que ceux qui ont une expérience de création d’entreprise ne sauraient partager la vision rose de Macron. En effet trop souvent l’URSSAF lave impose brutalement des montants  complètement déconnecté du chiffre d’affaires de l’entreprise. En clair l’URSSAF ne se préoccupe pas de savoir si l’entreprise fait du  business ou pas. On objectera que le moment venu des régularisations sont effectués mais des régularisations trop tardives qui tuent la trésorerie et l’entreprise avec. Il n’est pas question évidemment de mettre en cause le rôle important de l’URSSAF en tant qu’organisme de collecte des cotisations sociales mais il s’agit de critiquer son fonctionnement technocratique. L’échange sur ce sujet aura au moins permis à Macron de découvrir le concept de salaire différé.  ; »On oublie trop souvent de le dire », a-t-il plaidé. Dans les comparatifs entre pays, « il faut aussi qu’on regarde la vie avec un salaire », mais aussi « un coût de la vie » où sont inclus « les risques du quotidien ». Ce qu’on appelle en fait le salaire différé, un concept approprié de manière assez approximative par Macon. Un salaire différé qui pourrait être supérieur au salaire net d’après l’institut économique Molinari. En tout cas dont l’enjeu financier est considérable.

Entreprises : Philippe caresse le Medef

Entreprises : Philippe caresse le Medef

 

À défaut de pouvoir engager la grande réforme de l’État qui plombe la compétitivité de l’économie et freine l’initiative, Édouard Philippe s’est efforcé de rassurer le Medef l’heure de son université d’été. En gros les allégements fiscaux prévus seront maintenus avec notamment le crédit impôt recherchent devenu pérenne. Par contre, les autres baisses de cotisations sociales promises en 2019 seront décalées à la fin de l’année. En cause, la croissance qui se tasse  ce sérieusement puisqu’on attend seulement autour de 1,5 % en 2018 pour le PIB (au lieu des 2,3 %) et pas davantage pour 2019. D’où mécaniquement des déséquilibres financiers encore accentués qui justifient d’une part des coups de rabot sur les dépenses et des reports d’allégement de fiscalité.  Geoffroy Roux de Bézieux, qui a pris la tête du Medef début juillet, avait critiqué devant le Premier ministre le report de quelques mois, en 2019, d’une partie des baisses de cotisations patronales promises aux entreprises et invité l’exécutif à ne pas franchir la “ligne rouge” de l’alourdissement des charges.“Il a également rappelé qu’une vingtaine de petites taxes sur les entreprises seraient supprimées l’an prochain, pour un montant global de 200 millions d’euros. (20 taxes sur environ 500 !). Dans son discours d’ouverture, le nouveau président du Medef avait estimé que les mesures budgétaires annoncées la veille par le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire constituaient un “très mauvais signal”. Tout en saluant les réformes mises en œuvre en un an, notamment celle concernant le droit du travail, il a fixé “une ligne rouge : celle de ne pas alourdir les charges des entreprises”.

Entreprises : report des allègements fiscaux

Entreprises : report des allègements fiscaux     Il y aura bien transformation CICE en allégement de charges pérenne. Par contre,  les mesures supplémentaires de diminution de quatre points des cotisations sociales au niveau du SMIC, elles, seront décalées au 1er octobre au lieu du 1er janvier 2019. En clair pour 2019 les allègements de charges seront assez faibles par rapport à 2018. Reste à savoir aussi si d’autres charges supplémentaires ne seront pas créées comme par exemple la prise en compte d’une partie des indemnités journalières en cas de maladie encore l’augmentation des cotisations ASSEDIC qui pourraient se combiner avec une plus forte dégressivité des indemnités.  Autre mesure, annoncée quelques heures plus tard par M. Le Maire lors d’une rencontre organisée par l’Association des journalistes économiques et financiers (Ajef): la hausse du taux du cinquième acompte de l’impôt sur les sociétés (IS) pour les entreprises réalisant plus de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires.« Il n’y aura pas d’élargissement mais celles qui y sont soumises verront le taux augmenter par rapport aux trois tranches existantes », a expliqué le ministre, disant anticiper un gain de 1,3 milliard d’euros pour les finances publiques. Les acomptes d’impôt sur les sociétés sont des versements payés par anticipation par les entreprises sur une partie de leur chiffre d’affaires.« Il s’agit d’avances de trésorerie. Cela ne changera pas le montant final d’impôt sur les sociétés payé par les entreprises », a précisé Bercy. « Ça ne fait que résoudre un problème de très court terme pour la trésorerie de l’Etat en 2019 et ça ne résout pas les vrais problèmes structurels de ce pays, 57% de dépense publique sur le PIB » alors que la moyenne européenne est autour de 50%, a estimé Geoffroy Roux de Bézieux. Un avis partagé par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), qui a dénoncé dans un communiqué le report d’allègement de charges annoncé par Bercy.

Baisse des créations d’entreprises en juillet

 Baisse des créations d’entreprises en juillet

Les créations d’entreprises ont reculé de 3,3% en juillet, après avoir déjà baissé de 1,1% en juin, tant du côté des micro-entreprises que des sociétés classiques, a indiqué vendredi l’Insee.

Selon l’organisme public de statistiques, les créations d’entreprises classiques ont enregistré sur un mois un repli de 3,9%, après un recul de 1,7% le mois précédent.

Les immatriculations de micro-entrepreneurs, qui étaient restées quasiment stables en juin (-0,3%), ont pour leur part reculé de 2,5%, précise l’Insee dans un communiqué.

Le nombre cumulé d’entreprises créées au cours des 12 derniers mois en données brutes poursuit néanmoins son accélération, avec une progression de 16,3%, contre 15,6% en juin et 13,9% en mai.

Sur les trois derniers mois, l’Insee fait état d’une dynamique particulièrement positive dans le secteur des transports et de l’entreposage, où 8.300 créations d’entreprises ont été enregistrées.

« Au sein de ce secteur, c’est dans les autres activités de poste et de courrier, incluant la livraison à domicile, que la hausse est la plus importante », avec 7.400 créations de sociétés, précise le communiqué.

Selon l’Insee, près de 43% des créations d’entreprises sont des immatriculations de micro-entrepreneurs, un chiffre en hausse pour le neuvième mois consécutif

Suppression des résultats trimestriels des entreprises (Trump)

Suppression des résultats trimestriels des entreprises (Trump)

 

Trump propose à la bourse américaine de supprimer la publication trimestrielle des résultats pour les entreprises cotées. Une bonne initiative finalement car cette périodicité trop rapprochée n’a guère de sens. Elle est surtout source de pression sur l’entreprise qui a alors tendance à privilégier les résultats de très court terme. On pourrait rajouter que la cotation journalière des sociétés n’a pas non plus une grande signification sauf pour les spéculateurs. Une cotation hebdomadaire voir mensuelle serait sans doute suffisante. En attendant on pourrait se contenter de cette publication semestrielle des résultats des entreprises cotées en bourse.  Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase et patron de la principale organisation patronale américaine, et le milliardaire Warren Buffett, avaient plaidé en début d’année, dans une tribune au Wall Street Journal, pour la suppression des prévisions trimestrielles jugeant qu’elles n’encourageaient pas à investir sur le long terme.

Indemnités maladie : financées par les entreprises !!!

Indemnités maladie : financées par les entreprises !!!

Paradoxe, le gouvernement après avoir allégé les charges sociales s’apprête à les alourdir en reportant le cout des arrêts maladie sur les entreprises. Une perspective complètement irrationnelle car on voit mal pourquoi les entreprises auraient à subir les conséquences des arrêts de travail pour maladie dont elles sont rarement responsables. La vérité c’est que le gouvernement ne sait plus à quel saint se vouer pour boucher les trous des différents budgets et en particulier de la sécurité sociale. Les perspectives sont en effet mauvaises avec le net tassement de la croissance qui tournera autour de 1,5 % au lieu des 2 % prévus. Du coup, les recettes fiscales vont notoirement diminuer. Pour ce qui concerne le social plus particulièrement, la Sécu subira aussi les conséquences de la reprise du chômage. Le transfert des coûts des arrêts maladie au moins en partie pour les premiers jours et donc envisager par le gouvernement. Edouard Philippe a confirmé que le sujet serait à l’ordre du jour des bilatérales de la rentrée qui doivent balayer les thèmes sociaux de l’automne. “Nous pourrons à cette occasion évoquer le sujet des arrêts de travail dont le mode de gestion actuel apparaît très largement perfectible et qui pourrait justifier d’engager des travaux pour le rendre plus cohérent, plus équitable et plus responsabilisant”, a-t-il écrit selon une source patronale. Actuellement, les indemnités journalières sont financées par la Sécurité sociale à hauteur de 50% de la rémunération après un délai de carence de trois jours. Selon Les Echos, le gouvernement évalue la possibilité de faire payer aux entreprises quatre jours d’indemnités journalières pour les arrêts maladie de moins d’une semaine, ce qui représenterait, d’après le quotidien, une somme totale de plus de 900 millions d’euros. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait évoqué vendredi dernier la nécessité d’une “discussion” sur les dépenses d’assurance maladie, comme les indemnités journalières, qui “explosent”. Ces indemnités pour arrêt maladie ont représenté au total en 2017 un peu plus de 10,3 milliards d’euros, soit une hausse de 4,4 % en un an, d’après le dernier rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale.

Les entreprises vont payer les indemnités maladie ?

Retour de la taxation sociale, les indemnités journalières versées aux salariés pour des arrêts maladie sont actuellement financées par la Sécurité sociale à hauteur de 50% de la rémunération après un délai de carence de trois jours. Le gouvernement évalue la possibilité de faire payer aux entreprises quatre jours d’indemnités journalières au-delà du délai de carence pour les arrêts de moins de huit jours. Cela représenterait un coût de 900 millions d’euros, écrivent les Echos. Les arbitrages devraient être annoncés en septembre après une concertation avec les partenaires sociaux sur le sujet. La période envisagée était initialement de 30 jours, précise le quotidien, ce qui aurait représenté un coût de trois à quatre milliards d’euros pour les entreprises. Mais le gouvernement aurait revu ses ambitions à la baisse devant l’hostilité manifestée par le patronat. “Nous craignons d’aller dans une concertation qui ne soit qu’un faire-valoir pseudo-paritaire pour nous faire avaler la pilule”, a déclaré le vice-président de la CPME Jean-Michel Pottier qui précise qu’un tel projet est un véritable “chiffon rouge” pour le patronat. “Le principe n’est pas acceptable. On ne peut pas dire qu’on baisse les charges pour les entreprises et, à côté, nous taper dessus à la première occasion”, a dit pour sa part à Reuters le président de l’U2P, Alain Griset. Le gouvernement aurait demandé à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) de se pencher sur le sujet, précisent les Echos. Le rapport n’a pas encore été rendu public.

Protection des entreprises : Golden Sare et vente des bijoux de famille

  • Protection des entreprises : Golden Sare et vente des bijoux de famille

San doute pour justifier aussi la vente de bijoux de famille comme la FDJ ou ADP, le gouvernemenet renforce son dispositif de Golden share pour protéger des secteurs stratégiques. Dans la loi Pacte.  Le Golden Share correspond à des actions qui permettent à son ou ses détenteurs de s’opposer à des résolutions lors d’un vote en conseil d’administration. Une action golden share donne donc un droit de véto au conseil d’administration, en occurrence là celui de l’Etat.  Dans sa dernière mouture élaborée par Bercy, le projet de loi facilitera le recours par l’Etat aux “golden shares” tout en permettant de mieux filtrer les investissements étrangers dont les montants s’envolent dans l’Hexagone. Leur nombre a augmenté de 16% en 2017 pour atteindre un record, selon les chiffres de Business France, illustrant le regain d’attractivité de l’économie française. Le passage sous pavillon étranger de fleurons – Alcatel, Alstom, Lafarge – de même que les rachats de jeunes pousses sur des secteurs en pointe alimentent cependant la crainte de perdre des compétences clefs au profit de nations étrangères dotées d’un féroce appétit, Etats-Unis et Chine en tête. Le projet de loi introduit une palette plus étendue de sanctions et d’injonctions à disposition du locataire de Bercy qui pourra, en cas d’urgence, suspendre les droits de vote d’un investisseur, nommer un mandataire “chargé de veiller à la protection des intérêts nationaux” ou encore empêcher l’acquéreur de bénéficier de ses actifs ou de dividendes. La liste des secteurs concernés par ces mesures exceptionnelles doit par ailleurs être élargie via un décret pour inclure les semi-conducteurs, le spatial, les drones, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la robotique et le stockage de données. Ils s’ajouteront à la défense, l’approvisionnement énergétique, la santé publique, les communications électroniques, l’approvisionnement en eau et les réseaux de transport, déjà protégés. On s’inquiète cependant que le texte ne serve à “habiller une politique de vente de bijoux de famille” en permettant de se désengager à bon compte d’entreprises pour renflouer les caisses de l’Etat.

Premiers accords entre l’Etat et des entreprises pour l’insertion

Premiers accords entre  l’Etat et des entreprises pour l’insertion

Après l’enterrement du plan Borloo, il faut espérer que les accords entre grandes entreprises permettront uen meilleure insertion pour des candidats à l’emploi provenant des quartiers difficiles. Dans un premier temps, trois grandes entreprises ont signé mercredi un pacte avec le gouvernement pour favoriser l’insertion professionnelle des habitants des quartiers prioritaires, qui « ont deux fois moins de chance d’avoir accès à un entretien d’embauche », selon Julien Denormandie, Secrétaire d’Etat. Le groupe d’intérim Adecco, la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) d’Ile-de-France et Accor Hotel Group sont les trois premiers à avoir signé ce PAQTE (Pacte avec les Quartiers pour Toutes les Entreprises) avec l’État lors d’une cérémonie au ministère de la Cohésion des territoires.

Ce pacte se décline en quatre engagements : la découverte des métiers avec les stages de 3e, la formation avec l’apprentissage, le recrutement avec les emplois francs et le testing, et les marchés publics avec les clauses d’insertion.

« Des indicateurs très clairs ont été mis en place pour assurer un suivi de ces engagements », a assuré Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires.

Cette démarche s’inscrit dans la « volonté politique », réaffirmée par le président Macron mardi devant le Congrès, de « lutter contre les inégalités de destin », a-t-il ajouté.

« Vous avez deux fois moins de chance d’avoir accès à un entretien d’embauche si vous venez d’un QPV (quartier prioritaire de la ville, ndlr) », ce qui « n’est pas acceptable », a expliqué M. Denormandie, avant de lancer aux entreprises: « On compte sur vous ».

Le 22 mai, Emmanuel Macron avait appelé les entreprises à « prendre leur part » dans la lutte contre le chômage qui touche un quart de la population des 1.300 quartiers prioritaires en métropole, et plus d’un tiers des jeunes. Dans le détail, Adecco a promis de recruter 400 stagiaires, 500 alternants et 1.000 personnes en « CDI intérimaire » issus de ces QPV.

« Dans la perspective du Grand Paris et des jeux Olympiques, nous recrutons », a lancé de son côté Bernard Gernez, vice-président de la FRTP d’Ile-de-France. « Notre problème à nous, c’est le recrutement », a renchéri Sven Boinet d’Accor, vantant un métier où « un jeune qui rentre à 16 ans peut devenir directeur d’hôtel dix ans plus tard ». Le groupe d’hôtellerie et de restauration s’est engagé à recruter 15% d’apprentis venant des quartiers, tout en offrant 400 places de stage. Et pour que les habitants de ces quartiers soient informés de ces opportunités d’emploi, les offices HLM seront mis à contribution, a annoncé Said Hammouche. Fondateur du cabinet de conseil Mozaïk RH, il a lancé récemment « diversifiezvostalents.com », une plateforme de mise en relation entre recruteurs et candidats issus de la diversité. Par ailleurs, 15 millions d’euros vont être alloués par l’Etat dès 2019 à de grandes associations « structurantes qui ont fait la preuve de leur utilité » sur le terrain, a annoncé le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard. Parmi elles, l’Agence pour l’éducation pour le sport (Apels) ou encore Voisins Malins, créée dans l’Essonne.

 

 

Créations d’entreprises : +0.1% en avril au plus haut depuis 8 ans

Créations d’entreprises : +0.1% en avril au plus haut depuis 8 ans

 

.Au mois d’avril dernier, le nombre total de créations d’entreprises, tous types confondus, a légèrement augmenté (+0,1% après 0,4% en mars, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrés, CVS-CJO). Si la hausse n’est pas spectaculaire, le nombre de créations n’a jamais été aussi élevé depuis 2010.Au total, 55.577 entreprises ont été créées en avril contre 55.522 en mars et 55.302 en février, selon le communiqué de l’institut de statistiques. Sur cet ensemble, 31.268 sont des entreprises classiques (56%) et 24.310 sont des microentreprises (44%). Par ailleurs, le nombre cumulé de créations d’entreprises au cours des quatre premiers mois de l’année s’élève à 240.211 contre 202.921 un an auparavant. En glissement annuel, les créations cumulées ont augmenté de 12%. Cette dynamique est particulièrement visible pour les microentreprises (+19,4%) et moindre pour les entreprises individuelles classiques (14,3%). En parallèle, la sinistralité des entreprises a clairement diminué sur les trois premiers mois de l’année. Selon une étude du cabinet Altares publiée à la fin du mois d’avril dernier, le nombre de défaillances a reculé de 8,7% à 14.300. La grande majorité des procédures (94%) concerne les Très petites entreprises (TPE de moins de dix salariés) qui restent très vulnérables. « Il y a dix ans, la sinistralité augmentait de 5%, désormais elle recule de près de 9% », souligne le directeur des études chez Altares Thierry Millon

Iran : les entreprises allemandes en difficulté

Iran : les entreprises allemandes en difficulté

Le  ministre des Affaires étrangères Heiko Maas a reconnu qu’en fait il n’y avait pratiquement pas de moyens de protéger les entreprises allemandes en Iran. Le dilemme pour les entreprises allemandes comme pour les autres entreprises européennes (voire d’autres zones) est simple : ou commercer avec les États-Unis ou commercer avec l’Iran. Certes la problématique n’est pas aussi simple  car certaines activités pourront être maintenues mais beaucoup seront perturbées ; En effet les Etats –unis vont prendre des sanctions vis-à-vis de toute société qui voudra faire du business avec l’Iran sur des aspects que Trump juge stratégique. Dès lors certaines entreprises préféreront se retirer de l’Iran pour ne pas être sanctionnées aux Etats-Unis. Or l’Allemagne est le pays européen largemenet le plus concerné par les exportations européennes aux Etats Unis.   L’Allemagne aimerait cependant  aider ses entreprises à poursuivre leurs activités en Iran après la décision des Etats-Unis de réimposer des sanctions contre Téhéran, même s’il risque d’être difficile de les protéger des répercussions, a déclaré dimanche son ministre des Affaires étrangères Heiko Maas.  En annonçant mardi sa décision de dénoncer l’accord nucléaire conclu en 2015 avec l’Iran et de réimposer des sanctions contre Téhéran, le président américain Donald Trump a également menacé de sanctions toute entreprise étrangère qui ferait des affaires en Iran. “Je ne vois pas de solution simple pour protéger les sociétés de tous les risques de sanctions américaines”, a déclaré Heiko Maas au journal Bild am Sonntag.

Endettement risqué des entreprises: tour de vis

Endettement risqué des entreprises: tour de vis

 

C’est évidemment un tour de vis jugé nécessaire par le HCSF (Le Haut Conseil de stabilité financière) dans la perspective d’uen remontée des taux. Les 6 grandes banques systémiques (celle qui peuvent entrainer uen crise générale) devront limiter leurs prêts aux grandes entreprises endettées à 5% de leurs fonds propres. En cause, le fait que les entreprises françaises déjà endettées ont continué de manière inconsidérée au regard de leurs résultats et de leur capacité à rembourser.   La mesure, qui concerne BNP Paribas, BPCE, Banque postale, Crédit agricole, Crédit mutuel et Société générale, entrera en vigueur le 1er juillet 2018 pour une durée de deux ans et pourra être prolongée d’un an, fait savoir dans un communiqué le HCSF. Elle ne vise que les grandes entreprises résidant en France et ne s’applique qu’aux expositions de plus de 300 millions d’euros. “Le Haut conseil souhaite préserver la résilience des banques face à un risque de défaut des entreprises les plus endettées”, souligne le superviseur du secteur financier français. “Il souhaite renforcer la discipline de marché en sensibilisant à la bonne appréciation des risques découlant d’une dynamique excessive de l’endettement de ces grandes entreprises notamment au regard de la perspective d’une remontée des taux”, poursuit l’instance présidée par le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire.

Création d’entreprises : forte hausse en 2016

 

 

Macron lors de son interview télévisé a justifié sa politique fiscale notamment la suppression de l’ISF par la fuite des entrepreneurs concernés. Des centaines de meilleurs selon lui. Les chiffres sont bien différents ; au cours des dix dernières années ; c’est 800 par an en moyenne qui sont partis. D’autres sont revenus, des entreprisse étrangères se sont implantées et la plupart des entreprise sont créées par des Français vivant et restant en France. Au total la France a enregistré un nouveau record de création en 2016. Selon de l’Insee, ce sont ainsi 591.000 entreprises qui ont été créées en 2017, soit 7% de plus qu’en 2016. Un pic depuis 2010. Mieux, selon ses statisticiens de l’Institut, le nombre de créations d’entreprises classiques (hors microentrepreneurs) est au plus haut niveau depuis que l’Insee mesure cette dynamique. C’est-à-dire depuis 30 ans! Et, grande nouveauté, les commerces ne tiennent plus le haut du pavé : ce sont les « activités spécialisées, scientifiques et techniques », notamment les activités de conseil, qui arrivent en tête des créations.   »Dans cette activité, constate l’Insee, une création d’entreprise individuelle sur deux est le fait d’une personne de moins de 30 ans. » Globalement d’ailleurs, l’âge moyen des créateurs d’entreprises individuelles baisse : il est désormais de 36 ans contre 38 ans en 2015. A eux seuls, les moins de 30 ans représentent 37% du total et jusqu’à la moitié pour les activités de conseil pour les affaires et autres conseils de gestion. « Tous types d’entreprises confondus, précise l’Insee, le secteur des transports et de l’entreposage reste celui où les créateurs sont les plus jeunes, avec une moyenne d’âge de 28 ans. » Cependant, dans cette branche, les créations dans le transport de voyageurs par taxi (y compris VTC) s’essoufflent : elles diminuent pour la première fois depuis 2009 après deux années de très forte hausse en 2015 et 2016. C’est la conséquence de la loi Thévenoud de 2014 et des barrières administratives érigées pour protéger les chauffeurs de taxi. De même, si le secteur immobilier est à nouveau dynamique, notamment grâce à l’ouverture d’agences, la construction est en léger recul. En particulier, les immatriculations de microentrepreneurs sont en chute libre. Enfin, il est à noter que l’Ile-de-France profite au premier chef de cet engouement pour l’entrepreneuriat. Ainsi, selon l’Insee, la région contribue pour près de la moitié à l’augmentation globale enregistrée l’an dernier, avec 16.300 créations, soit 10% de plus qu’en 2016. Et parmi les secteurs concernés, on trouve les activités de conseil, de poste et de courrier, mais aussi le transport et l’entreposage.

 

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