Archive pour le Tag 'entreprises'

Entreprises : Un affichage de neutralité carbone très théorique

Entreprises : Un affichage de neutralité carbone très théorique

En autorisant finalement les firmes à se prévaloir, pour leurs produits, d’un « zéro carbone » pourtant considéré comme une « allégation sans aucun fondement scientifique », le Sénat induit l’idée que cet objectif est atteignable « sans repenser notre structure socio-économique », s’indigne l’avocat Paul Dalmasso dans une tribune pour « Le Monde ».

 

Tribune. 
Le Groupe d’experts international sur l’évolution du climat (GIEC) définit la neutralité carbone comme l’équilibre, à l’échelle mondiale, entre les émissions et les absorptions de CO2 anthropiques sur une période donnée. 

En cohérence avec la définition du GIEC, l’Agence de la transition écologique (Ademe) rappelle que le concept de neutralité carbone n’a « réellement de sens qu’à l’échelle de la planète » et « ne peut pas s’appliquer à une autre échelle – territoire infranational, organisation [entreprises, associations, collectivités, etc.], produit ou service, etcIndividuellement ou à leur échelle, les acteurs économiques, collectivités et citoyens qui s’engagent pour la neutralité carbone ne sont, ni ne peuvent devenir, ou se revendiquer, neutres en carbone, l’atteinte d’une neutralité carbone arithmétique n’ayant pas de sens à leur échelle. »

En dépit de la définition qu’en donne le GIEC, et ignorant la position de l’Ademe, certaines entreprises revendiquent pourtant, dans leurs annonces publicitaires, la neutralité carbone de leurs produits. A supposer même que le concept ait un sens à leur échelle, le mode opératoire utilisé par ces entreprises pour afficher la neutralité carbone de leurs biens ou services repose sur le triptyque « mesurer, réduire, compenser », éminemment critiquable.

 

« Mesurer » : les standards et protocoles existant sur le marché laissent aux entreprises une grande marge de manœuvre concernant le périmètre des émissions à intégrer dans leur évaluation, et n’incluent pas systématiquement les émissions les plus significatives de leur chaîne de valeur. La neutralité ainsi revendiquée ne concerne donc jamais la totalité des émissions de l’entreprise.

« Réduire » : les réductions d’émissions annoncées sont autodéclaratives, estimées sur la base d’actions souvent peu ambitieuses et difficilement vérifiables.

« Compenser » : le procédé consiste à financer, par l’achat de « crédits-carbone », le développement de puits de carbone ayant vocation à absorber les émissions que l’entreprise n’a pu éviter ou réduire. Ne disposant pas actuellement de technologies efficientes pour absorber des quantités significatives de CO2, ces crédits financent principalement le développement de puits biologiques (projets de forestation ou de reforestation).

Viser une neutralité carbone par compensation, en recourant au développement de projets de (re)forestation, revient donc à postuler une équivalence parfaite entre une émission immédiate et certaine de l’entreprise – entraînant des conséquences physiques directes sur le dérèglement climatique –, et une absorption future – en raison de la durée de croissance des arbres, sur plusieurs décennies – et incertaine – ces projets sont soumis à de nombreux aléas : leur annulation, incendies, sécheresse, etc.

Orthographe : des problèmes dans 75 % des entreprises

Orthographe : des problèmes dans 75 % des entreprises

La crise de l’enseignement se répercute maintenant logiquement dans les entreprises qui sont victimes de l’écroulement du niveau scolaire en particulier en orthographe d’après une info d’Europe 1. Selon un sondage Ipsos pour la Fondation Voltaire, trois entreprises françaises sur quatre estiment être confrontées à un problème d’orthographe de leurs employés. Des difficultés d’expression écrite et/ou orale qui nuisent à l’image de ces entreprises, selon Mélanie Viennot, présidente de la Fondation.

Un mot mal orthographié sur le CV, une mauvaise concordance des temps à l’oral, une erreur de vocabulaire au cours d’un entretien… Les fautes d’orthographe sont de plus en plus rédhibitoires pour les employeurs. Et pour cause, selon un sondage Ipsos pour la Fondation Voltaire, 75% des entreprises françaises se retrouvent confrontées à un problème d’orthographe de leurs employés. Un problème lors du recrutement, qui va aussi au-delà.

Car selon la gravité de la faute d’orthographe, cela peut nuire à la crédibilité du salarié, mais également de l’entreprise, explique au micro d’Europe 1, Mélanie Viennot, présidente de la Fondation Voltaire qui a commandé ce sondage. « Aujourd’hui, on écrit beaucoup plus du fait du télétravail, du fait de l’évolution des fonctions, que ce soit sur des postes de techniciens, de commerciaux, de managers, d’encadrants… Tous ces postes sont concernés », précise-t-elle. « Quelqu’un qui fait des fautes, a tendance à apparaître comme moins compétent, moins intelligent, alors que ce n’est pas du tout le cas ». Reste que pour les employeurs, cela pose un véritable problème d’image : « Quelqu’un qui s’exprime mal, qui fait des fautes, nuit à l’image de toute son entreprise. »

Un phénomène accentué par le coronavirus

D’autant que l’arrivée du télétravail dans le sillon du coronavirus a accentué ce phénomène, même à l’oral. Car avec moins de temps informel et plus de réunions, il faut être percutant, plus succinct et maîtriser son expression. D’ailleurs, neuf employeurs sur dix estiment que la qualité de l’expression orale est désormais plus nécessaire qu’avant la crise.

Cloud souverain : Ne pas se lier les mains avec les grands de la tech américaine

Cloud souverain : Ne pas se lier les mains avec les grands de la tech américaine

Les petits poucets français du logiciel d’entreprise Atolia, Jalios, Jamespot, Netframe, Talkspirit, Twake, Whaller et Wimi, se regroupent dans un collectif pour affirmer qu’il est possible, notamment pour les administrations, de créer un « cloud de confiance » tout en se passant d’acteurs américains, et notamment de la suite bureautique toute-puissante de Microsoft. L’objectif : casser la perception – largement entretenue par le lobbying des Gafam, mais aussi, indirectement, par le gouvernement – que l’écosystème français du cloud n’est pas à la hauteur des enjeux de numérisation de l’économie. ( dans la Tribune)

Décidément, la pilule du « cloud du confiance » -la stratégie nationale qui ouvre grand la porte aux Gafam américains pour équiper les entreprises stratégiques et administrations françaises en solutions cloud- ne passe pas. Huit acteurs tricolores du logiciel -Atolia, Jalios, Jamespot, Netframe, Talkspirit, Twake, Whaller et Wimi- ont annoncé le 18 octobre la création d’un collectif qui les regroupe en une sorte d’équipe de France des solutions cloud souveraines. Concurrentes mais solidaires face à Microsoft, leader du marché des solutions bureautiques, ces huit pépites du SaaS (software as a service, Ndlr) proposent des alternatives françaises dans les domaines de la messagerie, du traitement de texte, du tchat, de la visioconférence ou encore du stockage de documents. « Nous sommes en mesure de proposer dès aujourd’hui une alternative crédible à la suite logicielle Microsoft 365, anciennement Office 365 », revendiquent-elles dans un communiqué commun. De quoi contredire Emmanuel Macron, qui estimait lors de la présentation du plan France 2030, la semaine dernière, qu’il « est faux de se dire que nous aurons un cloud totalement souverain dans cinq ans, parce qu’on a pris beaucoup de retard« .

Crise Sanitaire: Bruxelles veut la fin des aides de l’État aux entreprises au 1er juillet 2022

Crise Sanitaire: Bruxelles veut la fin des aides de l’État aux entreprises au 1er juillet 2022

 

 

Encore une orientation européenne qui risque de faire émerger les oppositions entre différents pays de l’UE. Cette décision de mettre fin aux aides aux entreprises des entreprises dès la fin de juin 2022 va susciter nombre de polémiques. Elle va d’abord apparaître comme une orientation très technocratique car s’appliquant à tous les secteurs économiques sans distinction des conséquences concrètes. Or certains secteurs économiques ont été bien plus touchés que d’autres. En outre des aides devront être lissés dans le temps pour ne pas d’un coup peser de manière brutale sur la situation financière des entreprises.

La crise a en outre révélé la nécessité de soutenir durablement des secteurs en voie de disparition du fait d’une mondialisation incontrôlée. Certains produits et services devront être rapatriés pour assurer un minimum de souveraineté européenne ( l’exemple le plus caricatural étend celui des composants électroniques).

La Commission européenne a don annoncé qu’elle souhaitait mettre fin en juin 2022 à l’assouplissement exceptionnel des aides d’État introduit pendant la crise du Covid-19 pour aider les entreprises en difficulté. Prenant acte de la forte reprise économique depuis le printemps, Bruxelles «a envoyé aux États membres, pour consultation, un projet de proposition visant à prolonger jusqu’au 30 juin 2022 l’encadrement temporaire des aides d’État, tout en définissant la voie à suivre en vue de [sa] suppression progressive», précise un communiqué.

Ce régime d’exception, introduit depuis mars 2020, devait expirer fin 2021. Il a permis aux États membres de verser un total de 3 milliards d’euros d’aides pour sauver des entreprises touchées par la crise économique liée à la pandémie de Covid-19.

Environnement : « Les entreprises pas encore à la hauteur »

Environnement : « Les entreprises pas encore à la hauteur »

 

par Philippe Moati, Professeur d’économie à l’Université de Paris, cofondateur de l’ObSoCo

Depuis l’épidémie de Covid-19, l’économiste Philippe Moati, qui s’appuie sur les données du Baromètre de l’engagement, constate dans une tribune au « Monde » que les Français estiment très insuffisante la prise en compte des impacts environnementaux par les entreprises.

 

Tribune.

La crise sanitaire a renforcé le désir de nombre de consommateurs de donner une dimension politique à leurs actes d’achat. Si la prise en compte des impacts environnementaux était déjà largement engagée, la singularité du contexte a donné un élan au désir de soutenir le tissu économique local en consommant français ou en privilégiant les circuits courts et les commerces de proximité.

Parallèlement, les Français attendent de plus en plus des entreprises qu’elles aillent au-delà de la fourniture de biens et de services compétitifs : qu’elles veillent à réduire leurs impacts négatifs, voire qu’elles contribuent positivement aux grands enjeux de notre époque.

L’évolution récente du contenu des publicités semble indiquer que les marques en ont pris acte. Pourtant, au vu des résultats de la première édition du Baromètre de l’engagement L’ObSoCo/Trusteam Finance, le moins que l’on puisse dire est qu’il leur reste beaucoup à faire pour s’aligner sur les attentes des consommateurs.

L’étude confirme l’inclinaison des Français en faveur de la consommation responsable. Par exemple, pour 62 % des personnes interrogées l’impact environnemental est un critère d’achat important. Encore faut-il que l’offre existe, de même que l’information permettant de la signaler aux consommateurs. Les marques ont donc, évidemment, un rôle à jouer. Mais seulement 15 % des répondants estiment qu’elles leur rendent plus facile l’adoption de comportements de consommation responsable.

 

Plus encore, interrogées sur les catégories d’acteurs auxquels incombe en priorité la responsabilité d’agir afin de résoudre les problèmes environnementaux, sociaux et sociétaux de notre époque, les personnes sollicitées classent les grandes entreprises en deuxième position, derrière l’Etat, mais devant les consommateurs/citoyens. Mais visiblement, aux yeux des Français, les actions des entreprises ne paraissent pas à la hauteur de cette responsabilité.

Seulement 15 % des répondants estiment que les entreprises sont suffisamment impliquées dans la réponse à la crise écologique ou aux grandes questions sociales et sociétales. Près d’un sur quatre considère qu’elles ne le sont pas du tout. Significatif : seuls 16 % des personnes interrogées ont été en mesure de citer au moins une entreprise leur paraissant « particulièrement engagée en faveur de l’intérêt général et dont l’action contribue à produire un impact positif sur la société et l’état du monde ».

Non aux entreprises sans bilan carbone (maire de Bordeaux )

Non aux entreprises sans bilan carbone (maire de  Bordeaux )

« Le bilan carbone sera désormais un critère décisif pour les entreprises qui souhaitent s’installer à Bordeaux », déclare le maire de Bordeaux..( intreview La Tribune (extrait)

 

Nous voulons attirer des entreprises bas carbone, celles qui ont un impact positif sur le territoire y compris sur le plan environnemental. Et pour attirer ces entreprises vertueuses nous devons bien sûr montrer l’exemple en matière de transition écologique, de végétalisation, d’accessibilité. Je veux notamment développer les activités portuaires qui sont en pleine transition en abandonnant les activités pétrolières pour des métiers comme le retrofit, la remotorisation au gaz naturel liquéfié, ou encore la production d’hydrogène vert. L’économie sociale et solidaire (ESS) est aussi un secteur que nous promouvons activement activement par une convention avec trois autres collectivités, une feuille de route votée le 8 juin dernier et trois appels à projets en cours sur la coopération, les formes innovantes d’emploi, et l’économie circulaire et la low tech. Nous avons soutenu Citiz et nous soutenons le projet ïkos et le développement de la monnaie locale, la MIEL. Vous savez, je préfère l’ESSisation de l’économie que l’Uberisation de l’économie ! Je défends l’idée de Gaël Giraud de « l’économie du bien commun » qui s’inspire des principes de l’ESS, de l’économie circulaire et de gestion sobre des ressources.

On comprend donc que, par exemple, une entreprise du secteur pétrolier ou du type d’Amazon n’est pas la bienvenue à Bordeaux…

Oui, tout à fait ! Je ne veux pas qu’on attire des entreprises polluantes ou qui ne s’interrogent pas sur leur bilan carbone. Ce n’est pas à nous d’encourager ce type d’activités même si on ne pourra bien évidemment pas les interdire. Nous ne pourrons pas réussir la transition écologique du territoire sans les entreprises. J’ajouterai que le monde économique a compris qu’il n’y a pas de salut en dehors d’un changement de modèle radical. J’étais au Medef cet été et eux-mêmes parlent de « la nécessaire conversion de nos modes de production ». La RSE et les coûts climatiques sont aujourd’hui de vrais sujets pour et dans les entreprises !

Donc, je le dis : le bilan carbone sera désormais un critère décisif pour les entreprises qui souhaitent s’installer à Bordeaux et nous allons également l’intégrer dans nos marchés publics. L’emploi reste évidemment un critère important et il est compatible avec le bilan carbone parce qu’il faut se poser les bonnes questions : pourquoi attirer à Bordeaux des entreprises qui n’ont pas compris que le sens de l’histoire c’est la décarbonation de l’économie et qui sont donc condamnées ?

Depuis votre élection vous n’avez pas souhaité incarner en tant que maire un rôle économique. Avez-vous changé d’avis ?

Oui, j’ai évolué là-dessus, je le reconnais ! Quand un chef d’entreprise bordelais vient me voir, c’est mon rôle de l’écouter, de lui répondre et de l’accompagner, y compris dans ses démarches de décarbonation. Ce n’est pas de ma compétence mais, oui, c’est bien ma responsabilité et je n’ai pas l’intention de m’y dérober, sans me renier ! Et, en, tant qu’ancien avocat à mon compte, je comprends mieux le langage et les enjeux de l’entreprise que bien d’autres responsables politiques.

Qu’est-ce qui a changé dans le quotidien des habitants et des salariés bordelais ?

Je trouve amusant que ceux qui nous disent qu’on n’en fait pas assez pour le climat sont précisément ceux qui n’ont rien fait pendant des années ! Mais, soyons honnêtes, je suis le premier à être convaincu qu’on n’en fait pas suffisamment. Nous travaillons pour adapter le territoire à la transition climatique et nous allons insister dans les prochains mois sur les mobilités pour rééquilibrer le partage de l’espace public qui est aujourd’hui trop favorable à la voiture. Nous parlons d’une ville apaisée en passant la ville à 30 km/h, pas seulement l’hyper-centre, en rendant la rue aux enfants près des écoles bordelaises et en continuant à développer le vélo. L’autre sujet c’est l’urbanisme avec notre politique de zéro artificialisation des sols et le label du bâtiment frugal bordelais.

Quel est l’état de vos relations avec les professionnels de l’immobilier qui dénoncent le volume trop faible de nouveaux logements ?

On est beaucoup dans la négociation parce que tant qu’on n’a pas révisé le plan local d’urbanisme on ne peut pas imposer ce label. Mais on constate qu’il y a de l’adhésion avec des promoteurs qui ont accepté de remettre en jeu leurs permis de construire. Par ailleurs, nous n’avons pas décrété de gel et nous continuons à construire à Bordeaux ! Mes prédécesseurs considéraient que construire partout et n’importe comment allait faire baisser les prix et les loyers… On voit bien que c’est une posture idéologique qui n’a pas fonctionné ! Aujourd’hui, on cherche à construire mieux.

Au risque de surenchérir encore le coût des logements neufs…

Ce qui coûte le plus cher dans une opération à Bordeaux aujourd’hui c’est le coût du foncier, notamment parce que Bordeaux est rentrée trop tardivement dans l’établissement public foncier régional à cause du refus d’Alain Juppé. On travaille aussi beaucoup avec l’office foncier solidaire sur les baux réels solidaires (BRS) qui permettent de dissocier le logement et le foncier et donc de réduire le coût du logement de 20 % à 30 %. Et c’est en plus un dispositif anti-spéculation à la revente. Enfin, on va rattraper le retard hérité de la précédente majorité sur le logement social.

Il y a malgré un tout à risque à Bordeaux, ou à La Rochelle, de surenchérir encore des prix déjà inabordables pour les classes populaires et moyennes

Mais cette réalité est déjà là ! On ne peut plus acheter à Bordeaux à cause de ces prix astronomiques. On hérite de ce fléau et, contrairement à nos prédécesseurs, on essaye des choses, y compris des mesures un peu coercitives. C’est la logique de l’expérimentation de l’encadrement des loyers que nous mettrons en place en 2022. Le mot important c’est expérimentation. On nous dit que ça ne fonctionnera pas… Et bien si c’est le cas on ne s’entêtera pas, mais si on arrive à faire baisser le prix des loyers à Bordeaux, alors tant mieux ! Cette logique d’expérimentation doit être notre nouvelle manière de faire de la politique.

Soutenez-vous l’un des cinq canditats aux primaires des écologistes pour la présidentielle de 2022 ?

Je voterai et je sais pour qui je vais voter mais je ne souhaite pas prendre position publiquement. Je le ferai peut-être avant le second tour. J’insiste simplement sur le fait qu’il ne faut pas élire un chef de parti mais un candidat capable de rassembler le plus largement possible, bien au-delà de l’électorat écolo. Il ne faut donc pas chercher nécessairement l’écologie la plus partisane mais celui ou celle qui pourra fédérer suffisamment pour réaliser un très bon score et même réunir une majorité des Français

Vente en ligne: hausse de 57 % des entreprises

Vente en ligne: hausse de 57 % des entreprises

Le nombre de créations d’entreprises dans la vente en ligne et la livraison à domicile en France a fortement augmenté en 2020, profitant de la fermeture des commerces non essentiels due à la crise sanitaire, a rapporté vendredi l’Insee. Dans la vente en ligne, elles ont progressé de 57% à 33.000 entreprises créées, précise l’Institut national des statistiques.

Économie–Entreprises : baisse des profits au troisième trimestre

Économie–Entreprises : baisse des profits au troisième trimestre

 

C’est le paradoxe alors que les bourses connaissent un envol aussi inédit que dangereux, les bénéfices, eux, devraient baisser de l’ordre de 8 % au troisième trimestre, selon les estimations de l’agence Reuters. En cause évidemment la quatrième vague sanitaire du fait du variant delta qui fait renaître les incertitudes chez les acteurs économiques. À cela s’ajoute aussi la désorganisation des chaînes logistiques internationales qui peinent à s’adapter au yo-yo des mesures sanitaires restrictives.

Au deuxième trimestre, les importantes mesures de relance budgétaire prises par les gouvernements pour soutenir la reprise économique et l’assouplissement des restrictions sanitaires avaient suscité une forte demande de la part des consommateurs. Les entreprises confrontées à des ruptures d’approvisionnement et à l’épuisement des stocks avaient relevé leurs tarifs pour compenser la hausse des coûts des intrants.

Ces éléments avaient contribué à porter les bénéfices nets combinés des 2.542 entreprises mondiales ayant une capitalisation boursière d’au moins un milliard de dollars au niveau record de 734 milliards de dollars (624,6 milliards d’euros) sur la période avril-juin, selon les données Refinitiv, analysées par Reuters.

Économie Entreprises : baisse des profits au troisième trimestre

Économie Entreprises : baisse des profits au troisième trimestre

 

C’est le paradoxe alors que les bourses connaissent un envol aussi inédit que dangereux, les bénéfices, eux, devraient baisser de l’ordre de 8 % au troisième trimestre, selon les estimations de l’agence Reuters. En cause évidemment la quatrième vague sanitaire du fait du variant delta qui fait renaître les incertitudes chez les acteurs économiques. À cela s’ajoute aussi la désorganisation des chaînes logistiques internationales qui peinent à s’adapter au yo-yo des mesures sanitaires restrictives.

Au deuxième trimestre, les importantes mesures de relance budgétaire prises par les gouvernements pour soutenir la reprise économique et l’assouplissement des restrictions sanitaires avaient suscité une forte demande de la part des consommateurs. Les entreprises confrontées à des ruptures d’approvisionnement et à l’épuisement des stocks avaient relevé leurs tarifs pour compenser la hausse des coûts des intrants.

Ces éléments avaient contribué à porter les bénéfices nets combinés des 2.542 entreprises mondiales ayant une capitalisation boursière d’au moins un milliard de dollars au niveau record de 734 milliards de dollars (624,6 milliards d’euros) sur la période avril-juin, selon les données Refinitiv, analysées par Reuters.

Entreprises : baisse des profits au troisième trimestre

Entreprises : baisse des profits au troisième trimestre

 

C’est le paradoxe alors que les bourses connaissent un envol aussi inédit que dangereux, les bénéfices, eux, devraient baisser de l’ordre de 8 % au troisième trimestre, selon les estimations de l’agence Reuters. En cause évidemment la quatrième vague sanitaire du fait du variant delta qui fait renaître les incertitudes chez les acteurs économiques. À cela s’ajoute aussi la désorganisation des chaînes logistiques internationales qui peinent à s’adapter au yo-yo des mesures sanitaires restrictives.

Au deuxième trimestre, les importantes mesures de relance budgétaire prises par les gouvernements pour soutenir la reprise économique et l’assouplissement des restrictions sanitaires avaient suscité une forte demande de la part des consommateurs. Les entreprises confrontées à des ruptures d’approvisionnement et à l’épuisement des stocks avaient relevé leurs tarifs pour compenser la hausse des coûts des intrants.

Ces éléments avaient contribué à porter les bénéfices nets combinés des 2.542 entreprises mondiales ayant une capitalisation boursière d’au moins un milliard de dollars au niveau record de 734 milliards de dollars (624,6 milliards d’euros) sur la période avril-juin, selon les données Refinitiv, analysées par Reuters.

Pass sanitaire : Le flou pour les Entreprises

Pass sanitaire  : Le flou pour les Entreprises

Le Conseil constitutionnel a supprimé de la loi le licenciement des CDD sans pass si leur activité le requiert, au motif d’une « différence de traitement » avec les salariés en CDI, qui ne peuvent être licenciés pour cela.

« Pour nous, c’est le flou », a jugé François Asselin, Patron de la CGPME. « Le Conseil constitutionnel ne fait pas de distinction entre la nature d’un contrat de travail, que ce soit un CDI, un CDD ou un contrat d’intérim. Il peut être suspendu, ce contrat de travail, si le salarié doit se faire vacciner pour pouvoir travailler et qu’il ne veut pas se faire vacciner. » Pour François Asselin se pose alors des questions « d’ordre pratique ». Il prend l’exemple d’un CDD employé pour remédier à un pic d’activité. « Si je suspends le CDD, est-ce que le CDD est décalé d’autant ? Cela veut dire que lorsque je pourrais réemployer mon salarié, si un jour il est vacciné, je décalerais d’autant le CDD ? C’est-à-dire qu’une fois que le pic d’activité serait passé, je devrais employer quelqu’un dont je n’ai plus besoin. »

« l’employeur est dans une insécurité juridique totale quant à l’organisation de son activité. J’aime mieux vous dire que ce sera plutôt compliqué »« Nous avons besoin des uns et des autres. On a besoin de tout le monde », a encore affirmé le leader de la CPME.

La reprise profite surtout aux grandes entreprises

  • La reprise profite surtout aux grandes entreprises

 

  • Tom Fairless dans le Wall Street Journal constate que les poids lourds de leur secteur ont creusé l’écart avec leurs concurrents plus modestes (extrait)

 

Tribune

  • Les grandes entreprises ont pris de l’avance pendant la pandémie de Covid-19. Elles ont tiré parti des changements induits par le profond bouleversement du monde des affaires, comme ce dernier n’en avait pas connu depuis des décennies, pour s’arroger une part encore plus grosse du gâteau économique. Et aujourd’hui, alors que les pays les plus riches se remettent de la crise, les poids lourds poussent leur avantage en consacrant plus d’argent aux investissements et acquisitions, en recrutant les meilleurs profils, en utilisant le big data et en s’appuyant sur les nouvelles technologies.
  • Leur succès pourrait susciter des frictions avec les autorités de régulation de la concurrence.
  • L’administration Biden défend un nouveau cadre réglementaire destiné à encourager la concurrence au sein de l’économie américaine, avertissant qu’un plus petit nombre de gros acteurs contrôle une plus grande partie du marché. La puissante autorité de la concurrence de l’Union européenne revoit, elle aussi, sa façon de contrôler l’économie numérique.
  • Pour les économistes, la faiblesse des gains de productivités avant la pandémie s’explique en partie par l’écart qui sépare les grandes et les petites entreprises. Traditionnellement, les innovations se propagent d’entreprise en entreprise, soutenant l’économie dans son ensemble. Mais au cours des dernières années, les grandes entreprises ont tiré des bénéfices démesurés grâce à leur taille tandis que beaucoup de petites entreprises ont eu des difficultés à rester dans la course.
  • Tout indique que, depuis la crise financière mondiale il y a dix ans, de gros investissements particulièrement en actifs incorporels, se traduisent en marges plus juteuses et en croissance plus rapide, car les géants ont plus d’influence sur les prix à la consommation et les salaires.
  • Selon une enquête McKinsey, menée auprès de 5 500 entreprises américaines et européennes, deux tiers de la croissance en recherche et développement sur les neuf premiers mois de l’année 2020 étaient le fait de grandes entreprises très productives. En outre, ces entreprises n’ont pas connu de baisse des ventes sur cette période, tandis que les autres ont enregistré une baisse de chiffre d’affaires de 11 % en moyenne.
  • « Ces entreprises sont source d’une quantité considérable d’innovation. Mettre en place certaines politiques peut avoir des conséquences négatives pour beaucoup de gens »
  • Le Fonds monétaire international a averti en mars qu’en raison de la pandémie, la concentration sectorielle pourrait augmenter dans les économies avancées, au moins autant que dans les années 2001 à 2015 inclus.
  • La concentration sectorielle, mesurée par le ratio du chiffre d’affaires des quatre premières entreprises d’un secteur comparé au chiffre d’affaires des 20 plus grandes entreprises de ce marché, a augmenté de plus de 30 % depuis 1980, selon l’étude du FMI qui couvre différents secteurs et pays. Après la pandémie, les quatre premières entreprises d’un secteur captent en moyenne 60 % des ventes, contre 56 % si la pandémie n’avait pas eu lieu, selon les projections du FMI.
  • Mais certains économistes et spécialistes de la concurrence disent que la réponse à apporter par les régulateurs au pouvoir croissant des grandes entreprises férues de technologie n’est pas facile à déterminer.
  • « Ces entreprises sont source d’une quantité considérable d’innovation. Mettre en place certaines politiques peut avoir des conséquences négatives pour beaucoup de gens », observe ainsi Prasanna Tambe, professeur associé à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie.
  • Pendant la pandémie, les grandes entreprises ont ainsi eu l’assise financière et les capacités numériques pour adapter rapidement leur business model et de développer de nouveaux produits, alors que de nombreux concurrents de taille plus modeste dépérissaient et se concentraient sur leur survie.
  • Voith Group, une entreprise d’ingénierie allemande qui est l’un des trois constructeurs de grosses turbines hydrauliques aux Etats-Unis, a utilisé les données de ses clients pour effectuer des opérations d’entretien dans des centrales hydroélectriques à l’étranger quand ses salariés n’ont plus pu traverser les frontières.
  • Les ingénieurs de l’entreprise ont étudié l’acoustique de la salle des machines dans les stations et développé un algorithme pour identifier tout son inhabituel pouvant indiquer un dysfonctionnement.
  • Voith, qui compte plus de 20 000 salariés et réalise environ 4,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an, propose désormais un service de maintenance à distance de centrales hydroélectriques. La société a récemment acquis une entreprise de services numériques avec des bureaux à Munich et Berlin pour créer de nouveau produits numériques et attirer un personnel jeune et rodé à l’usage des nouvelles technologies, a indiqué Toralf Haag, le directeur général de l’entreprise.
  • Comme elles développent des outils utilisés par d’autres sur leur lieu de travail, des entreprises comme Google et Microsoft ont pu créer très rapidement des produits pendant la pandémie, en s’appuyant sur les données relatives aux habitudes quotidiennes de ces salariés. « Comment une petite entreprise proposant des solutions d’intelligence pour le personnel peut-elle rivaliser avec cela ? », demande Prasanna Tambe.
  • L’activité mondiale de fusions-acquisitions a grimpé à 1 500 milliards de dollars sur les mois d’avril à juin, un montant jamais atteint lors d’un deuxième trimestre depuis que ces relevés sont effectués par Refinitiv.
  • « Nous considérons simplement que les petits acteurs ne pourront pas suivre », a déclaré Pat Gelsinger, le CEO d’Intel lors de la présentation des résultats de l’entreprise en juillet.
  • Intel envisage l’acquisition de la société spécialisée dans la production de puces GlobalFoundries Inc. pour environ 30 milliards de dollars, ont rapporté le mois dernier des sources proches du dossier. Ce serait la plus grosse acquisition d’Intel à ce jour.
  • Seulement 20 % des Italiens environ travaillent pour des entreprises comptant plus de 250 salariés, contre presque 60 % des Américains
  • Mais, quand bien même les grandes entreprises sont avantagées, « si elles offrent un produit fantastique… et n’abusent pas de leur pouvoir de marché… vous ne pouvez rien faire contre ces entreprises et vous ne devriez rien faire », estime Mario Mariniello, un ancien cadre de l’autorité européenne de la concurrence.
  • L’importance de la taille constitue un défi particulier pour l’Europe car l’économie est dominée par de petites entreprises, particulièrement au Sud. Seulement 20 % des Italiens environ travaillent pour des entreprises comptant plus de 250 salariés, contre presque 60 % des Américains.
  • Dans le secteur automobile, les principaux fournisseurs demandent de plus en plus aux PME de se connecter à des plateformes numériques sophistiquées, qui exigent des nouvelles technologies et des investissements. Les grandes brasseries ont utilisé leur taille pour mettre la main sur les rares ressources et matières premières, alors que des brasseurs artisanaux se sont vus contraints d’arrêter la production.
  • Dans le bâtiment, les grandes entreprises ont investi dans des drones, certains coûtant plus de 40 000 dollars pièce, et dans des logiciels d’intelligence artificielle pour cartographier les sites et surveiller la présence des salariés. Un pilote de drone peut ainsi réunir, lors d’un bref survol, les informations qui auraient nécessité des heures de collecte à pied.
  • Stefano Valentini, président du fabricant français Drone Volt SA, a constaté une forte demande de drones de la part des grandes entreprises du nord de l’Europe et des Etats-Unis dans le sillage de la pandémie. En revanche, peu de demande provient du sud de l’Europe, où les petites entreprises, moins capitalisées, sont la norme. Pour certaines sociétés, dont beaucoup ont mis du temps à se remettre de la crise financière, « la Covid est la crise qui les a achevées », a-t-il résumé.
  • L’entreprise de Stefano Valentini a elle-même récemment fusionné en partie avec un concurrent américain. « Il faut avoir les épaules larges pour résister au choc de la Covid », a-t-il commenté.
  • Traduit à partir de la version originale en anglais par Astrid Mélite.

Entreprises en difficulté: Un soutien insuffisant du gouvernement

Entreprises en difficulté: Un soutien insuffisant du gouvernement

Sébastien Laye, chercheur associé à l’Institut Thomas More, estime que le soutien du gouvernement aux entreprises en difficulté est insuffisant. (Tribune dans l’opinion, extrait)

Alors que les soutiens aux entreprises mis en place pendant la crise vont progressivement s’éteindre, de nombreuses TPE-PME risquent de souffrir pendant de longues années. Au niveau macroéconomique, le danger est de voir notre croissance amputée de quelques dixièmes de points chaque année pendant toute la décennie, faute de dispositifs suffisamment puissants et novateurs pour traiter la situation des entreprises en difficulté.

Il ne s’agit pas simplement de déverser de l’argent sur nos entreprises mais d’avoir des procédures de traitement de leurs difficultés adaptées, alors que la Banque mondiale nous classe au 26e rang mondial en la matière. A rebours de la mission Ricol qui avait plaidé en avril pour une remise à plat de tout le système, le gouvernement a en quelque sorte clos le sujet avec deux mesures modesConsidère que le soutien du gouvernement vis-à-vis des entreprises en difficulté est insuffisant (tribune dans l’opinion) extraittes Considère que le soutien du gouvernement est insuffisant pour les entreprises en difficulté (tribune dans le pignon)en juin : une procédure flash pour les petites entreprises et la mobilisation renforcée des Codefi (Comité départemental d’examen des difficultés des entreprises) sur les territoires.

C’est bien peu, trop peu, au regard du défi à venir. Et c’est d’autant plus dommageable qu’un récent rapport de l’Assemblée nationale et que le travail réalisé par l’Institut Thomas More (qui formule 45 propositions détaillées) montrent la voie d’une profonde refonte du système. Parmi les axes de réforme, signalons-en trois principales.

Il faut inciter les entrepreneurs à traiter leurs premières difficultés le plus tôt possible, non pas en s’adressant à un tribunal comme aujourd’hui ou à l’administration fiscale, mais en parlant à des pairs spécialisés

Indépendants. La première est de mettre le paquet sur les procédures préventives. Il faut en effet inciter les entrepreneurs à traiter leurs premières difficultés le plus tôt possible, non pas en s’adressant à un tribunal comme aujourd’hui ou à l’administration fiscale comme le prévoit le gouvernement, mais en parlant à des pairs spécialisés et non chargés des sanctions.

La deuxième est la révision dans le sens de plus de concurrence et de transparence des rémunérations et des pratiques des administrateurs et des mandataires judiciaires, souvent un frein à ces procédures préventives. Un big bang similaire à celui qu’a connu la profession des notaires est une condition sine qua non à la dynamisation d’un système refondé.

Enfin, il faut consolider les acquis des salariés français lors de ces procédures impliquant les entreprises en difficulté : la loi doit sanctuariser la place de la garantie des salaires (régime AGS) parmi les créanciers. Elle pourrait également l’étendre aux procédures collectives et aux indépendants, qui aujourd’hui, dans la foulée de la crise de la Covid, sont moins bien protégés que les salariés.

Une flexisécurité à la française bien pensée exigerait à la fois plus de concurrence et une consolidation de certains dispositifs dans le domaine des entreprises en difficulté. Ce n’est malheureusement pas la voie prise par le gouvernement, qui semble espérer que le rebond post-Covid produira une croissance suffisante à protéger les petites entreprises et leurs salariés.

Sébastien Laye, chercheur associé à l’Institut Thomas More, est l’auteur du rapport « Entreprises en difficulté : pour une refondation du système français », disponible sur www.institut-thomas-more.org.

Soutien aux entreprises : Attention à la rupture brutale

Soutien aux entreprises : Attention à la rupture brutale

Benoît Coeuré chargé au début de la crise du Covid, via un comité regroupant des spécialistes des finances publiques, d’évaluer l’impact économique des mesures de soutien à l’économie attire l’attention sur les risques d’une rupture brutale en cas de suppression du soutien aux entreprises d’autant que la quatrième vague en cours pourrait à nouveau affecter gravement le fonctionnement économique.

Le rapport met en garde sur les incertitudes du contexte sanitaire et invite ainsi à prolonger les aides alors que leur débranchement doit être discuté en août. « Les dispositifs […] devront rester réactifs, en complément de la montée en charge de l’activité partielle de longue durée », note le comité. Il rappelle par ailleurs que, exception faite de la Grande-Bretagne, les pays européens n’ont pas prévu de stopper les aides aussi rapidement.

Numérisation des entreprises: Les enjeux

    • Numérisation des entreprises: Les enjeux
    • Vincent Rouaix est PDG d’Inetum évoque les enjeux les risques relatifs à la numérisation des entreprises (L’Opinion extraits).
  • tribune

 

    • L’année 2020 a été une année charnière pour la numérisation des entreprises. Alors que nous nous interrogions il y a peu sur l’augmentation grandissante de la part d’outils spécifiques pour la digitalisation des activités, nous avons rapidement eu la conviction que l’enjeu réel des organisations résidait dans la capacité à s’adapter et à exploiter pleinement les avantages du « digital flow ​», surtout dans ces temps de bouleversement. C’est-à-dire non pas simplement constater la croissance du numérique dans les usages, mais surtout permettre aux organisations d’en faire le meilleur usage possible.
    • La crise du Covid s’est imposée comme un accélérateur, un révélateur et un catalyseur d’une tendance de fond.
    • Ce « tsunami digital » a tout d’abord impacté nos business models dans un processus de destruction / création, se traduisant par l’ubérisation de pans entiers des chaînes de valeurs sectorielles. Un impact également visible au travers de l’automatisation et la robotisation des tâches administratives « processées », comme – par exemple – le traitement des données, pour une meilleure efficience et une augmentation du ROI.
    • Le télétravail est apparu comme un nouveau vecteur de délocalisation Avec à la clé, un risque de précarisation et de perte de compétitivité pour les populations des pays à environnement social protecteur
    • Ce mouvement d’ampleur a également impacté le monde professionnel et les conditions de travail, en imposant aux organisations de toutes tailles et de tous secteurs d’envisager un recours à quasiment 100 % à la dématérialisation de leurs activités, avec la mutation des solutions de Workforce Management. Le télétravail est apparu comme un nouveau vecteur de délocalisation, si ce n’est même à plus large échelle, comme un vecteur de mondialisation du travail. Avec à la clé, un risque de précarisation et de perte de compétitivité pour les populations des pays à environnement social protecteur et à coût élevé.
    • A marche forcée. En termes de pilotage, la crise a confirmé pour les entreprises la nécessité de pouvoir conduire une feuille de route stratégique, quelles que soient les contraintes rencontrées. Selon l’étude Twilio Covid-19 digital engagement report, cette crise a accéléré la numérisation des entreprises de six, sept ans en moyenne à l’échelle de la planète.
    • Cette crise est aussi révélatrice de niveaux d’avancements de digitalisation divergents selon les entreprises, et de réelles disparités. En effet, certaines entreprises ont été confortées dans leur capacité à assurer la continuité de leurs services et de leur business, quand d’autres ont été contraintes de s’engager sur la voie de cette transformation à marche forcée.
    • Face à ces bouleversements, nous avons la conviction qu’il est nécessaire de repenser notre environnement, pour dessiner les contours d’une digitalisation positive pour la société de demain.
    • Avec en premier lieu, la question des compétences. Constat issu du terrain, il y a nécessité à renforcer nos cursus de formation pour faire face à la demande croissante de profils digitaux (techniques mais aussi issus des digital natives). Cela doit passer par l’éducation au numérique dès le plus jeune âge, afin de se prémunir de tout risque d’une « fracture numérique », pour les populations de demain. Cela passera aussi par la formation professionnelle en continu, que nous considérons comme indispensable dans un environnement technologique en perpétuelle évolution tel que le Digital Flow.
    • La formation des comex aux enjeux du digital nous semble donc particulièrement importante. Leur périmètre d’intervention dans l’entreprise doit être emprunt du digital
    • Repenser l’environnement digital doit également se faire à l’échelon de la gouvernance des entreprises. S’il y a aujourd’hui une réelle nécessité à positionner la technologie et l’innovation au plus haut niveau des comex, tout en priorisant en parallèle l’ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance), la conformité et la sécurité, la formation au digital des plus hauts niveaux hiérarchiques est un prérequis. Et ce pour éviter une démultiplication des rôles et attributions (CDO / CIO) sur un sujet qui concerne tout le monde au premier plan. Ce n’est pas le rôle d’un seul acteur mais le rôle de tous. La formation des comex aux enjeux du digital nous semble donc particulièrement importante. Leur périmètre d’intervention dans l’entreprise doit être emprunt du digital. Ce qui entraîne de facto une implication accrue dans l’appropriation des nouveaux usages.
    • Cette prise en compte globale de notre environnement est nécessaire pour assurer la transformation de la société, dans une logique positive pour tous. Elle doit se faire dans une volonté de concret, avec l’ambition de lutter contre la création d’une fracture digitale, et l’émergence de réelles inégalités.
    • Elle doit être pensée intelligemment, et proposer des leviers d’amélioration. C’est le cas avec la disparition des tâches administratives à faible valeur ajoutée, au moyen de solutions d’automatisation et de robotisation. Et c’est également le cas lorsque la maîtrise du digital, devenue indispensable au quotidien, permet d’appréhender au mieux la complexité croissante des environnements des postes à responsabilité.
    • Le digital permet aujourd’hui de concilier deux approches pour les entreprises : d’un côté, le digital introduit flexibilité et amélioration de la qualité de vie au travail pour les salariés, et de l’autre, maximisation et facilitation de la relation client pour les dirigeants.
    • Fracture numérique. Si les organisations doivent assumer un rôle moteur dans le cadre de la digitalisation de la société, l’Etat doit également assumer sa part et continuer d’investir dans des dispositifs de soutien à l’attention de tous, et créer les conditions de défenses suffisantes pour protéger efficacement les entreprises.
    • Il doit également soutenir la digitalisation des TPE/PME/ETI, considérées à juste titre comme les clés de voûte de la relance économique en cours. Ces entreprises sont confrontées à des défis spécifiques qui appellent des réponses adaptées. Elles doivent articuler à la fois une dynamique de digitalisation d’urgence pour faire front, avec une digitalisation de relance pour gagner en compétitivité.
    • L’Etat, par le biais de différentes solutions de prêts, de financement, et des dispositifs d’accompagnement, s’inscrit aux côtés des entreprises pour relever ensemble ce défi.
    • Mais l’Etat peut aller encore plus loin, en permettant le développement des infrastructures nécessaires à l’émergence d’acteurs en tant que champions nationaux et européens. Pour cela, nous sommes reconnaissants des dispositifs d’incitations et de financement disponibles mais qui doivent être encore complétés par une logique de protection de nos modèles nationaux et européens. Un des leviers complémentaires que nous appelons de nos vœux serait la création de fonds de pension à la française (publique ou privée) pour supporter les investissements de long terme.
    • Donner une dimension sociétale à cette digitalisation, c’est aider à la performance et offrir aux organisations la possibilité de définir de nouveaux standards de travail, en cohérence avec les attentes des collaborateurs, moteurs des organisations.
    • Vincent Rouaix est PDG d’Inetum.

Covid et entreprises : de plus en plus de défaillances

Covid et entreprises : de plus en plus de défaillances

Selon le  Conseil national des greffiers de tribunaux de commerce, on a compté presque 30 % en plus de défaillance au cours du premier semestre 2021

. Le nombre d’entreprises radiées du registre du commerce et des sociétés (RCS) s’est élevé à 131.412 au premier semestre, soit un bond de 28 % par rapport à la même période de 2020, selon le dernier baromètre des entreprises réalisé par Xerfi à partir des données du Conseil National des Greffiers des Tribunaux de Commerce (CNGTC). La hausse est certes moins spectaculaire si la comparaison se fait avec l’année 2019 avant-Covid (+1,5 %), mais la tendance est là.

La  hausse des radiations intervient en même temps que la hausse spectaculaire des créations d’entreprises, avec 324.829 entités créées au premier semestre (+68 % par rapport au premier semestre 2020), tirée principalement par la livraison à domicile et l’e-commerce. Mais

b eaucoup de ces activités, souvent sous statut d’entreprise individuelle, disparaissent un an plus tard. Elles ont une durée de vie très limitée .

Passe sanitaire: les petites entreprises contre sanctions pénales

Passe sanitaire: les petites entreprises contre sanctions pénales

Deux organisations patronales, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et l’Union des entreprises de proximité (U2P), se sont insurgées contre cette partie du projet de loi, dans des communiqués distincts. Elles s’opposent aux sanctions dont se rendraient passibles des chefs d’entreprise – restaurateurs, exploitants de salles de cinéma ou d’un service de transport – en cas de défaut de contrôle du passe pour l’accès à leur établissement. Soit une amende maximale de 45.000 euros et un an de prison, selon l’avant-projet consulté par l’AFP. Un montant jugé par ailleurs excessif par le conseil d’État et qui devra être revu.

Les organisations parlementaires souhaitent par ailleurs que «les parlementaires fassent  évoluer le projet de loi (…) en réduisant la charge et la responsabilité pesant sur les chefs d’entreprise concernés par le passe sanitaire de leurs clients», ainsi qu’«en fixant les délais de mise en œuvre en concertation avec les professionnels».

Climat : les entreprises de diversion des grandes sociétés

Climat : les entreprises de diversion des grandes sociétés

 

L’historien Jean-Baptiste Fressoz met en garde, dans sa chronique au Monde , contre les diversions des grandes entreprises dans le débat sur le climat.

Tribune

 

En octobre 2018, Darren Woods, PDG du groupe ExxonMobil, faisait une annonce tonitruante : Exxon consacrerait un million de dollars au lobbying en faveur d’une taxe carbone américaine. Beaucoup d’encre a coulé pour expliquer cette décision. Exxon souhaiterait rompre avec son passé climatosceptique et peser sur les procès intentés contre elle par différentes villes américaines ; la taxe carbone reporterait à plus tard l’interdiction des moteurs à explosion ; mieux encore : fixée à 40 dollars la tonne, elle exclurait le charbon de la production électrique, accroissant d’autant le marché du gaz naturel dont Exxon est un acteur majeur…

La discussion en était là quand Keith McCoy, responsable du lobbying d’Exxon à Washington, a malgré lui donné récemment une explication déroutante de simplicité. Enregistré à son insu par Greenpeace lors d’un appel vidéo rendu public le 30 juin, il explique qu’Exxon défend la taxe carbone… parce qu’elle n’existera jamais ! Elle n’est qu’un sujet de controverse, intéressant mais futile. Trop impopulaire, elle ne sera jamais acceptée, ni par les Américains, ni par leurs représentants. La défendre permet de passer pour écologiste et d’occuper le terrain : la proposition fournit une marotte aux économistes, aux environnementalistes, aux politiciens. Et pendant ce temps Exxon peut pomper tranquille.

Une histoire fallacieuse de l’énergie

Cet aveu doit être pris au sérieux car Exxon a toujours été à la pointe des manœuvres dilatoires face au changement climatique. Prenons par exemple l’idée de « transition énergétique ». En octobre 1982, Edward David, directeur de la recherche et développement d’Exxon, prononce un grand discours devant les climatologues américains. Il n’est pas encore climatosceptique : le péril existe, il pourrait même devenir grave au XXIe siècle. Mais la question intéressante est : quel phénomène se réalisera en premier ? La catastrophe climatique ou bien la « transition énergétique » ? C’est là son thème-clé : le mix énergétique change de manière aussi certaine que le climat.

« Tout le monde sait », affirmait alors le cadre d’Exxon, « que nous sommes entrés dans une transition énergétique », processus lent mais inexorable. Et il fonde cette affirmation sur l’histoire : les Etats-Unis, aux XIXe et XXe siècles, auraient connu deux transitions énergétiques : l’une du bois au charbon, la seconde du charbon au pétrole. La troisième transition, celle en cours, débarrassera le monde des fossiles et installera « un mix de ressources renouvelables qui ne poseront pas de problème de CO2 ». Science, capitalisme et innovation ont produit des transitions par le passé : surtout ne les entravons pas.

La présence de salariés dans les conseils d’administration bénéfique aux entreprises

La  présence de salariés dans les conseils d’administration bénéfique aux entreprises

 

L’économiste Patricia Crifo observe, dans une tribune au « Monde », que les recherches démontrent que l’accroissement de la part des salariés dans la gouvernance des entreprises augmente leur capacité à innover et leur productivité.(extrait)

 

Tribune. 

 

Qui doit gouverner les entreprises, autrement dit orienter et contrôler l’action de leurs dirigeants ? Des représentants des actionnaires ? Des administrateurs indépendants, sélectionnés pour leurs compétences ? Des représentants des salariés ? Sur ce thème, l’opposition est tranchée entre les pays d’Europe continentale, qui pratiquent depuis longtemps la « codétermination » avec, en moyenne, 30 % de représentants des salariés au sein des conseils d’administration, et les pays inspirés du modèle anglo-saxon où les actionnaires gardent le monopole du pouvoir.

Les entreprises françaises, traditionnellement peu ouvertes à une participation des salariés à la gouvernance, dans un contexte de relations conflictuelles entre patronat et syndicats, ont cependant évolué ces dernières années. Depuis les lois Sapin (2013), Rebsamen (2015) et Pacte (2019), une présence minimale des salariés s’est imposée dans les conseils où ils détiennent désormais entre 10 et 15 % des sièges, leur nombre continuant lentement à croître.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Responsabilité sociale et environnementale : repenser le modèle de l’entreprise pour s’adapter aux nouveaux enjeux

Que faut-il en attendre ? Que faut-il au contraire en craindre ? Les recherches menées en Allemagne où, depuis longtemps, de 30 à 50 % des administrateurs sont des salariés, permettent de cadrer le débat. Premier constat : les actionnaires n’aiment pas trop partager leur pouvoir. Des études ont montré que, lorsque les salariés ont plus de 30 % des sièges, les investisseurs perçoivent défavorablement cette présence, ce qui induit très concrètement une diminution de la valeur et de la rentabilité boursière des firmes. (« Does Good Corporate Governance Include Employee Representation? Evidence from German Corporate Boards », Larry Fauver et Michaël Fuerst, Journal of Financial Economics, 2006).

Les compétences des salariés

Pourtant − et c’est le second constat − aucune étude n’a réussi à mettre en évidence qu’une gouvernance incluant un nombre significatif de salariés avait un effet négatif quelconque sur le fonctionnement des entreprises. Les risques de blocage au sein des conseils, pointés par les opposants à la codétermination, sont assez facilement contrés. En moyenne, aucune augmentation de la masse salariale n’est relevée. Les performances boursières chutent mais les performances réelles des firmes ne baissent pas.

Plusieurs recherches convergentes montrent même, que, contrairement aux craintes des investisseurs, la présence significative de salariés dans les conseils d’administration a en moyenne des effets positifs, en particulier sur la productivité du travail et le nombre de brevets déposés (« Codetermination, Efficiency and Productivity », Felix Fitzroy et Kornelius Kraft, British Journal of Industrial Organization, 2005 ; « Codetermination and innovation », Kornelius Kraft, Jörg Stank et Ralf Dewenter, Cambridge Journal of Economics, 2011).

Économie-Des entreprises condamnées laisser Amazon entrer à leur capital

  • Économie-Des entreprises condamnées laisser Amazon entrer à leur capital

Un article du Wall Street Journal (extrait)

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    • Les entreprises qui veulent être présentes sur la plateforme d’Amazon pour vendre leurs produits ou leurs services découvrent parfois une étonnante condition : accepter que le géant de la vente en ligne prenne une part importante de leur capital à un prix très avantageux.
    • Des documents et des entretiens avec des sources proches des accords révèlent ainsi que le groupe a conclu un peu plus d’une dizaine de contrats avec des entreprises cotées, contrats aux termes desquels Amazon a obtenu des warrants, c’est-à-dire le droit d’acheter des actions à un prix potentiellement inférieur à celui du marché.
    • Ces dix dernières années, Amazon a également signé de genre d’accord avec plus de 75 sociétés non cotées, a précisé l’une des sources. Cumulées, ces participations effectives et potentielles dans des entreprises qui vont du centre d’appel au spécialiste du gaz naturel vaudraient des milliards de dollars, Amazon étant parfois l’un des principaux actionnaires.
    • Ces transactions peu courantes dans le milieu témoignent aussi de la façon dont Amazon utilise son poids pour s’enrichir et s’imposer. Les pratiques du groupe en matière de concurrence (y compris vis-à-vis d’entreprises dont il est partenaire) sont d’ailleurs dans le collimateur des régulateurs et des parlementaires.
    • Si ces accords peuvent aider les vendeurs à obtenir des débouchés colossaux, qui peuvent à leur tour doper le cours de Bourse, les dirigeants de plusieurs entreprises ont expliqué qu’ils s’étaient sentis obligés d’accepter les avances d’Amazon. Les accords donnent parfois aussi au géant le droit de siéger au conseil d’administration ou de surenchérir quand une entreprise concurrente fait une offre d’achat.
    • Dans tous les cas, Amazon profite de ce que les vendeurs gagnent à travailler avec l’un des plus gros groupes au monde.
    • Dans les contrats qui prévoient des warrants, Amazon pèse de tout son poids pour obtenir des conditions très intéressantes parce que le groupe sait que peu d’entreprises refuseront, ont raconté d’anciens responsables d’Amazon ayant travaillé sur ces contrats
    • Le géant de Seattle a pour habitude de tirer parti de sa taille et de son pouvoir pour imposer des conditions qui lui sont favorables : obliger ses partenaires dans une activité à souscrire à d’autres activités du groupe, savoir avant tout le monde quelle sera la pépite technologique de demain grâce à son fonds de capital-risque ou encore créer des produits Amazon qui concurrenceront des marques moins connues. Affirmant vouloir obtenir les meilleures affaires pour ses clients, il s’est battu bec et ongles pour conquérir des parts de marché.
    • Dans les contrats qui prévoient des warrants, Amazon pèse de tout son poids pour obtenir des conditions très intéressantes parce que le groupe sait que peu d’entreprises refuseront, ont raconté d’anciens responsables d’Amazon ayant travaillé sur ces contrats.
    • Pour certaines entreprises, accorder des warrants à Amazon, c’est obtenir un avantage concurrentiel non négligeable. Clean Energy Fuels a conclu un accord avec Amazon en début d’année aux termes duquel le groupe pourrait monter à 20 % du capital d’ici dix ans et devenir ainsi son deuxième actionnaire. Ses dirigeants n’avaient jamais conclu de contrat octroyant des warrants à un client, a souligné une source proche du dossier, mais Amazon avait lancé un vaste appel d’offres auprès d’autres spécialistes du gaz naturel et Clean Energy s’est dit qu’en acceptant la demande, le groupe n’aurait plus envie de travailler avec ses concurrents. Clean Energy doit désormais prévenir Amazon s’il reçoit une offre d’achat, a précisé la source. Clean Energy n’a pas souhaité commenter.
    • Le premier contrat de majeur conclu entre Amazon et une société cotée date de 2016. A l’époque, le groupe se cherchait un partenaire dans le fret aérien pour développer son immense réseau logistique. Les dirigeants ont constaté que les partenaires potentiels étaient tous moins grands, moins connus et moins dynamiques qu’Amazon, et qu’un gros contrat avec le groupe donnerait un coup de fouet à leur cours de Bourse, a raconté une source. Mais Amazon voulait profiter de cette envolée boursière potentielle, selon cette personne.
    • Le groupe a donc proposé un accord à Air Transport Services, une société de leasing d’avions installée à Wilmington, dans l’Ohio, qui a d’abord refusé la clause d’octroi de warrants, ont rapporté des sources. Une équipe s’est rendue à Seattle pour mener des « négociations longues et intenses », à l’issue desquelles Amazon a fini par convaincre Air Transport Services, souligne une source. « Il a fallu déployer des trésors de persuasion », selon elle. Amazon détient aujourd’hui environ 19,5 % d’Air Transport Services, ce qui en fait son principal actionnaire.
    • La porte-parole d’Air Transport Services n’a pas souhaité commenter.
    • Les dirigeants d’Amazon savaient que leur groupe aurait besoin de beaucoup plus d’avions pour faire face à sa croissance exponentielle, et ce premier contrat les autorisait à en conclure d’autres, a indiqué l’une des sources.
    • Dans son contrat conclu avec Startek, un spécialiste des centres d’appel installé dans le Colorado, Amazon a obtenu le droit de prendre 20 % du capital en l’échange de 600 millions de dollars d’achats sur huit ans
    • Avec Atlas Air Worldwide Holdings, Amazon a conclu un contrat de crédit-bail de dix ans avec les mêmes conditions. Mais cette fois-ci, le groupe a demandé des warrants représentant jusqu’à 20 % du capital d’Atlas sur cinq ans (plus une option pour 10 % supplémentaires en fonction de l’activité qu’il confiait à Atlas). Le géant voulait aussi, sous réserve de certaines conditions, obtenir un administrateur au conseil d’Atlas.
    • Des sources proches des deux camps indiquent que les warrants étaient une condition sine qua none du partenariat. « Il était clair qu’il n’y aurait pas d’accord sans cela », affirme l’une des sources. Les dirigeants d’Atlas ne voulaient pas laisser passer cette opportunité commerciale et ont estimé que les warrants étaient le prix à payer pour travailler avec Amazon, a-t-elle précisé.
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