Archive pour le Tag 'entreprises'

Moral des entreprises toujours en chute

Moral des entreprises toujours en chute

Dans une vaste enquête dévoilée ce jeudi par Bpifrance, le moral des PME et TPE continue de flancher. Le solde d’opinion des chefs d’entreprises sur le chiffre d’affaires demeure positif (+16), mais bien inférieur à sa moyenne de 2000-2023 (+23).

« Les PME anticipent une poursuite du ralentissement en 2024 et 2025 », a déclaré Thomas Laboureau, économiste lors d’un point presse.

«Aujourd’hui, il y a un net ralentissement vécu par les TPE et les PME sur l’investissement. L’environnement macroéconomique est contraint par un taux d’intérêt assez fort. »

Interrogés avant la dissolution et les législatives, les dirigeants avaient déjà exprimé des craintes sur leur activité. L’annonce tonitruante de la dissolution de l’Assemblée nationale et l’instabilité politique risquent de peser sur la confiance des chefs d’entreprises.

Or, les récentes enquêtes menées par la Banque de France ont montré que l’incertitude était un aléa qui pouvait peser sur l’activité. « Les remontées de terrain qui nous arrivent expriment des inquiétudes », a déclaré Philippe Mutricy, directeur des études. « Cette inquiétude va dépendre du gouvernement qui va se constituer, de l’équilibre à l’intérieur de l’exécutif et du programme qui sera appliqué. Les programmes ont été réalisés en 48 heures, a-t-il rappelé. L’impact sur l’investissement et l’emploi va dépendre de l’impact des mesures sur le coût du travail ».

 

Entreprises-La confiance : levier de performance !

Entreprises-La confiance : levier de performance  !

. Alors que les bouleversements technologiques, climatiques, géopolitiques et sociétaux modifient considérablement les modes de travail et de gouvernance, Frédéric Lafage, président de la Fédération Cinov, invite les acteurs économiques à embrasser un changement de paradigme radical pour faire de la confiance la pierre angulaire de leur action. Par Frédéric Lafage, Président de la Fédération Cinov, organisation patronale représentative de la branche Bureaux d’études techniques, cabinets d’ingénieurs-conseils et sociétés de conseil (BETIC)- dans la Tribune.
Une contribution très intéressante mais qui n’assiste sans doute pas suffisamment sur la concertation, la participation bref la démocratisation dans l’entreprise surtout dans un pays où le centralisme alimente toute la culture  y compris dans beaucoup trop d’entreprises NDLR

La confiance est une composante essentielle de la vie en société. Sans elle, les systèmes de gouvernance des organisations et des projets sont fragilisés, une réalité que chacun peut observer dans sa vie citoyenne, professionnelle et personnelle. La gouvernance se voit ébranlée au gré des bouleversements sociaux et des crises qui se multiplient. Un constat s’impose alors : nous évoluons aujourd’hui dans une société qui tend à se transformer en une société de défiance, ce qui nous oblige à repenser nos modes de gouvernance pour rétablir la confiance et la stabilité.

Les avancées technologiques, la digitalisation, les défis climatiques et environnementaux, les bouleversements géopolitiques, les révolutions sociétales et culturelles ainsi que la crise sanitaire mettent régulièrement à l’épreuve la société française et sa vie économique, et donc les entreprises en première ligne. Ces dernières doivent reconsidérer l’intégralité de leur vision stratégique à l’aune de ces bouleversements majeurs qui transforment leurs activités. Un travail d’ampleur nécessaire qui assure leur pérennité !

À cela s’ajoutent des évolutions réglementaires régulières, qui renforcent les exigences imposées aux entreprises, exigences qui inhibent la créativité, créent une situation de repli sur soi et de défiance entre les acteurs, contribuant ainsi à un climat d’anxiété lié à un environnement de plus en plus complexe et incertain.

Ce climat de défiance qui s’est installé dans la société s’est naturellement répercuté dans les relations professionnelles. Cela se manifeste concrètement dans les projets de terrain, où chaque partie prenante est centrée sur sa tâche, sans vision globale ni souci de la qualité d’usage in fine produite. Une organisation en silos où le risque est vécu comme une responsabilité à éviter, voire à reporter sur un autre acteur du projet : un cercle vicieux où l’audace de l’innovation est sacrifiée sur l’autel de la défiance. Et penser que le problème vient d’ailleurs, que « l’enfer c’est les autres », c’est précisément le problème !

La défiance actuelle entre les parties prenantes d’un projet, par exemple dans un domaine dont la chaîne de valeur est aussi prolifique que la construction, a un impact direct sur la qualité des réalisations, les relations professionnelles, le nombre de litiges, les délais de construction et la compétitivité du secteur dans son ensemble.

Pour réussir les transitions en cours et faire face à un environnement incertain, complexe et intrinsèquement plus « risqué », il est impératif de rétablir la confiance entre les acteurs et de mettre fin à ce repli sur soi afin d’atteindre deux objectifs majeurs : la performance à la fois technique et financière, et la réponse aux attentes en termes de qualité des prestations attendues.

Il est possible, à l’issue d’un travail d’analyse de ses propres expériences, de dégager les axes permettant de concevoir une « bulle de confiance » propice à l’efficacité opérationnelle, à la performance économique, à l’amélioration des relations entre les différents acteurs, et donc à la réussite d’un projet. Cette « bulle de confiance » peut être définie comme un espace collaboratif où les parties prenantes sont plus et mieux impliquées, où la confiance et le respect mutuel favorisent une approche globale, et où l’objectif n’est plus seulement le respect de ses propres engagements contractuels, mais la satisfaction du travail collectif accompli et la qualité de la réponse globale apportée à l’usager, quel qu’il soit.

Un récent travail d’analyse de projets de terrain réalisé par des enseignants-chercheurs et des professionnels du secteur de la construction a ainsi permis d’identifier les critères de cette « bulle de confiance ». Leur mise en œuvre nécessitera des échanges et des investissements pour faire évoluer certaines pratiques. Mais le prix à payer sera faible pour s’extraire des absurdités imposées par le « court-termisme » - avec les conséquences financières, de qualité et de dégradations sociales qui en découlent - et pour s’inscrire dans une démarche résolument pérenne. Les conditions pour créer une telle « bulle de confiance » existent.

Il appartient désormais aux partenaires économiques d’adhérer sincèrement à ce changement de paradigme pour faire des choix pertinents pour eux, pour leurs clients, et pour répondre aux défis actuels et à venir !

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(*) Frédéric Lafage est, depuis 2018, Président de la Fédération Cinov, organisation patronale représentative de la branche BETIC. En dehors de ses engagements syndicaux, il est Président-Fondateur du groupe Lacort. Il est également expert judiciaire en acoustique, spécialisé dans l’ingénierie acoustique et vibratoire, la formation et le conseil.

Nouvelle-Calédonie : 150 entreprises pillées et incendiées

Nouvelle-Calédonie : 150 entreprises pillées et incendiées

Alors qu’à ce jour plus de 150 entreprises ont été pillé et incendié, laissant plus de 1000 employés sans travail, l’économie est fortement touchée des pleurs la chambre de commerce.


« Il est impératif de sécuriser immédiatement cette zone afin de sauver les entreprises encore debout » a ajouté la CCi qui redoute dans un avenir proche une augmentation de la dépendance encore plus forte aux importations. Le territoire est en effet très dépendante des exportations de nickel et des subventions de l’État.

IA : les entreprises vont dans le mur ! ( McKinsey )

IA : les entreprises vont dans le mur  ! ( McKinsey )

Le cabinet de conseil constate que les milliers de tests qu’ont lancés les entreprises depuis plus d’un an sur des cas d’usage s’avèrent peu rentables. L’expert IA de McKinsey recommande une nouvelle approche du sujet. Parmi les cas d’usage de l’IA largement testés dans les entreprises, l’optimisation automatique de la gestion des énormes bases de données.( infos des « Echos »)

 

Quinze mois après ChatGPT, l’histoire de l’IA réclame une première encyclique. C’est la conviction de McKinsey, qui voit trop d’entreprises s’embourber dans leur ruée vers l’intelligence artificielle générative. « Moins de 10 % ont vu un effet sur plus de 20 % de leur Ebit », prévient Stéphane Bout, le patron de QuantumBlack.

Voilà pourquoi la filiale logiciel du cabinet de conseil, armée de 1.200 experts des données, annonce aux « Echos » lancer une nouvelle offre d’accompagnement sur l’IA qui tire les leçons d’un an et demi d’expérience à leurs côtés. Avec un mot d’ordre : arrêter les expérimentations à tout bout de champ et se concentrer sur deux ou trois chantiers approfondis.

IA : Des réductions d’effectifs dans la moitié des entreprises

IA : Des réductions d’effectifs dans la moitié des entreprises

Selon une enquête publiée par le groupe suisse Adecco la moitié des entreprises pourrait dans un premier temps être amenée à effectuer des réductions d’effectifs suite au développement de l’intelligence artificielle. Selon cette enquête, 61% des dirigeants interrogés pensent que l’IA va changer la donne pour leur secteur, la proportion grimpant à 82% dans le secteur de la technologie contre 51% dans l’automobile, le transport et la logistique. Mais 57% avouent manquer de confiance dans les compétences et connaissances sur l’IA de leur propre équipe dirigeante. Et « si les décideurs ne comprennent pas les opportunités d’affaires de l’IA, alors ils ne peuvent pas définir la stratégie d’investissement », mettent en garde les auteurs de l’enquête.
Les entreprises manquent de connaissances en matière d’IA. Elles doivent mieux préparer leur personnel à ces technologies, affirme une enquête publiée par le groupe suisse Adecco. La majorité des chefs d’entreprise interrogés se sentent, en effet, mal équipés pour gérer ce bouleversement technologique.

« Les entreprises doivent en faire davantage pour former et redéployer leurs équipes afin d’obtenir le meilleur de ce bond technologique. » Voilà la mise en garde de Denis Machuel, le patron d’Adecco, servant de conclusion à l’enquête qu’a mené le géant de l’intérim sur les conséquences de l’IA dans les entreprises.

L’étude a ainsi démontré que les dirigeants d’entreprises n’étaient pas prêts à accueillir cette technologie.  Car si, il y a une dizaine d’années, la numérisation de l’économie avait elle-même suscité d’importantes craintes mais avait finalement créé « beaucoup d’emplois », a souligné le patron d’Adecco, les choses pourraient être différentes pour l’IA. Pour gérer ce nouveau saut technologique, il est « critique », selon lui, que les dirigeants d’entreprises comprennent eux-même l’IA pour pouvoir préparer leur personnel.

Selon une étude du Fonds monétaire international (FMI), l’IA pourrait changer les contours de 40% des emplois dans le monde, les risques étant plus élevés dans les économies développées. Si certains postes vont être remplacés, l’IA va dans d’autres cas compléter le travail des humains. Mais elle risque d’accroître les inégalités de revenus entre les travailleurs qui pourront tirer parti de l’IA et ceux qui ne parviendront pas à s’adapter, d’après cette étude du FMI.

« L’IA ce n’est pas une révolution, c’est un changement de civilisation qui va impacter en profondeur tous les secteurs, tous les métiers, toutes les fonctions. Une étude de McKinsey estimait qu’à terme 50 % des tâches de 70 % des salariés pourraient être accomplies par de l’IA », a aussi affirmé Philippe Corrot, le patron de la startup Mirakl, dans une interview aux Echos ce vendredi. Pour ce dernier, « La robotisation des usines a « commoditisé » la force manuelle. On va « commoditiser » la puissance intellectuelle, et l’on sait que d’ici peu l’IA ne sera pas simplement plus intelligente qu’Einstein mais 1.000 fois plus puissante. L’impact économique, social, sociétal va être colossal. Voilà pourquoi tous les chefs d’entreprise, les économistes, les politiques doivent faire de l’IA une priorité. »

 

Pour un partage de la valeur dans les entreprises

Pour un partage partage de la valeur dans les entreprises 

 

L’économiste Noélie Delahaie décrit, dans une tribune au « Monde », les mécanismes qui permettent aux entreprises d’éviter d’augmenter les rémunérations.

 

Dans son discours de politique générale, le 30 janvier, [le premier ministre] Gabriel Attal a insisté sur la nécessité d’enrayer le phénomène de « smicardisation ». Si 17 % des salariés se trouvent aujourd’hui au niveau du smic, rappelons que ce phénomène n’est pas nouveau et il s’explique de manière mécanique par l’indexation du smic sur l’inflation, ce qui permet un relatif maintien du pouvoir d’achat du smic. En revanche, selon la direction de l’animation, de la recherche, des études et des statistiques [Dares] du ministère du travail, les évolutions du salaire réel mensuel de base montrent une baisse du pouvoir d’achat des salariés au-dessus du smic, de l’ordre de 3 % depuis début 2021. Comment expliquer une telle situation ?
Il convient de lire les évolutions récentes au regard des politiques de flexibilisation et de précarisation du travail déployées par les entreprises depuis plusieurs décennies. A cela s’ajoute un mouvement de diversification et de complexification des pratiques salariales qui se manifeste, à partir des années 1980, par la montée de l’individualisation puis, à partir des années 2000, par l’expansion des dispositifs d’épargne salariale, aujourd’hui rebaptisés « partage de la valeur » dans le débat public (intéressement, participation et plan d’épargne entreprise).
D’après la Dares, seulement 10,6 % des entreprises de dix salariés ou plus, qui emploient 51 % des salariés, ont engagé des négociations sur les salaires et les primes en 2021, et un accord a été conclu dans moins de sept cas sur dix. L’absence de négociations est par ailleurs fréquemment justifiée par l’application directe d’un accord de branche.
Alors que les pouvoirs publics excluent toute possibilité d’indexation des salaires sur l’inflation, l’alternative privilégiée, fréquemment mobilisée par le passé, consiste à encourager les employeurs à verser des primes exonérées partiellement ou totalement de cotisations sociales pour maintenir au moins temporairement le pouvoir d’achat.

Entreprises et Relocalisation  en France: une illusion

Entreprises et Relocalisation  en France: une illusion

D’une certaine manière, la crise du Covid avait fait émerger la problématique de la relocalisation des activités de production mais l’inflation a refroidi les ardeurs dans son domaine compte tenu du renchérissement des coûts de production. 90% des entreprises estiment que «ce n’est pas à l’ordre du jour», selon la troisième édition du baromètre de la souveraineté réalisé par OpinionWay pour la société de conseil en achats, By.O. Group, dévoilé par Les Echos .

 

La confirmation sans doute que la France paye la facture de son manque de productivité, son poids des charges financières et la lourdeur des procédures administratives NDLR

Sur les 506 dirigeants interrogés entre 9 octobre et le 3 novembre derniers, près d’un patron de grand groupe sur deux juge ne pas être «souverain». Un chiffre en hausse de 5 points par rapport à 2022 et 9 points par rapport à 2021. C’est dans le secteur de l’industrie que ce «regain de dépendance à l’égard de l’étranger est le plus fort». «La souveraineté reste une illusion pour les grandes entreprises», abonde Marc Debets, président de By.O. Group.

Si les dirigeants de grands groupes n’envisagent pas de relocaliser leur activité dans l’Hexagone, ils sont toutefois plus ouverts qu’il y a un an pour rapatrier leur activité en Europe. Un peu plus d’un quart d’entre eux (28%) souhaitent revenir sur le Vieux continent, contre 3% en 2022 et 43% réfléchissent à un projet (contre 15% l’an dernier). «La compétitivité prix reste le principal obstacle. Les grandes entreprises qui relocalisent cherchent des coûts de main-d’œuvre bas», souligne Marc Debets.

Conjoncture-Entreprises: Moral des PME en baisse

Conjoncture-Entreprises: Moral des PME en baisse

Le moral des dirigeants de PME et TPE sur les perspectives perd deux points (pour s’établir à 4 points) pour s’éloigner véritablement de sa moyenne de long terme selon la dernière vaste enquête réalisée par BPI France à la fin de l’année 2023. « Il y a clairement un refroidissement. Les indicateurs se replient tous assez nettement », a déclaré Philippe Mutricy, directeur de l’évaluation et des études, lors d’un point presse ce mardi 16 janvier.

Sans surprise, la construction et le bâtiment sont particulièrement pessimistes sur les prochains mois. Le resserrement de la politique monétaire de la BCE et le durcissement des conditions d’octroi des crédits ont plongé l’activité dans la crise. Dans les autres secteurs, l’activité devrait globalement se stabiliser.

Résultat, la plupart des entreprises de réduire l’embauche. La baisse est « nettement plus marquée dans la construction (−7 points, à +3) et, plus encore, les transports (−14 points à −8, un niveau très en-deçà de la moyenne de long terme du secteur de +6), en cohérence avec des perspectives d’activité plus dégradées dans ces secteurs », résume la banque publique.

Sur le front de l’emploi, le chômage pourrait poursuivre sa hausse en 2024 comme le prévoit l’Insee et la Banque de France dans leurs dernières projections.

Les dirigeants ont également fait part de leurs craintes sur leur trésorerie en ce début d’année 2024. L’opinion des chefs d’entreprise est en baisse de 7 points pour s’établir à 12 points, soit un niveau bien inférieur à la moyenne de long terme (-4 points).

Entreprises: Moral des PME en baisse

Entreprises: Moral des PME en baisse

Le moral des dirigeants de PME et TPE sur les perspectives perd deux points (pour s’établir à 4 points) pour s’éloigner véritablement de sa moyenne de long terme selon la dernière vaste enquête réalisée par BPI France à la fin de l’année 2023. « Il y a clairement un refroidissement. Les indicateurs se replient tous assez nettement », a déclaré Philippe Mutricy, directeur de l’évaluation et des études, lors d’un point presse ce mardi 16 janvier.

Sans surprise, la construction et le bâtiment sont particulièrement pessimistes sur les prochains mois. Le resserrement de la politique monétaire de la BCE et le durcissement des conditions d’octroi des crédits ont plongé l’activité dans la crise. Dans les autres secteurs, l’activité devrait globalement se stabiliser.

Résultat, la plupart des entreprises de réduire l’embauche. La baisse est « nettement plus marquée dans la construction (−7 points, à +3) et, plus encore, les transports (−14 points à −8, un niveau très en-deçà de la moyenne de long terme du secteur de +6), en cohérence avec des perspectives d’activité plus dégradées dans ces secteurs », résume la banque publique.

Sur le front de l’emploi, le chômage pourrait poursuivre sa hausse en 2024 comme le prévoit l’Insee et la Banque de France dans leurs dernières projections.

Les dirigeants ont également fait part de leurs craintes sur leur trésorerie en ce début d’année 2024. L’opinion des chefs d’entreprise est en baisse de 7 points pour s’établir à 12 points, soit un niveau bien inférieur à la moyenne de long terme (-4 points).

Entreprises : record de faillites

Entreprises : record de faillites

Avec 57.729 procédures ouvertes en 2023, le nombre de défaillances d’entreprises en France est en augmentation de 35,8% par rapport à 2022 – après la hausse historique de 49 % en 2022, indique une étude du groupe Altares publiée jeudi. Pour le seul quatrième trimestre, elles sont en hausse de 37,2%, à 16.820, par rapport au même de 2022. « Précédemment, seule la période de récession de 1992-1993 avait amené la France à des seuils comparables pour un dernier trimestre », remarque l’étude.

Le groupe BPCE a, de son côté, chiffré à 240.000 le nombre d’emplois menacés par ces défaillances d’entreprises. C’est un tiers de plus qu’en 2019 et un niveau inédit depuis au moins 2016. « 2023 a été extrêmement compliquée pour les PME et les ETI », précise Julien Laugier, économiste de la banque. Cette année, ce sont encore 25.000 emplois qui pourraient être menacés.

Certains secteurs souffriraient particulièrement, comme celui de l’immobilier et du bâtiment, fragilisé par le maintien des taux d’intérêt à un niveau élevé, estime BPCE. L’érosion des marges pourrait par ailleurs se révéler difficile pour le secteur de la restauration et du service aux entreprises.

Remboursement des prêts (PGE) aux entreprises prolongé jusqu’en 2026

Bercy a prorogé le dispositif d’accompagnement jusqu’à fin 2026 ( Au lieu de fin 2023), en accord avec la Banque de France et la Fédération bancaire française.

« Cela permettra de sauver certaines entreprises. J’ai toujours dit que le prêt garanti par l’Etat était là pour soutenir les entreprises, pas pour être un boulet », a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Économie ce dimanche sur France 3. « Donc si certaines entreprises ont encore des difficultés à rembourser, elles peuvent continuer à rééchelonner », a-t-il poursuivi.

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Bercy a indiqué dans un communiqué que « dans leur grande majorité, les entreprises ont fait face en 2022 et 2023 au remboursement de leur PGE sans difficulté ». Le ministère estime ainsi que « plus de 50 milliards de crédits ont été intégralement remboursés sur les 107 milliards d’euros octroyés aux TPE/PME depuis 2020 ».

Les PGE ont permis de maintenir à flots la trésorerie d’entreprises mises à mal par la pandémie. Mais ces mêmes entreprises, affaiblies par cette crise puis par l’inflation, ont ainsi vu leur endettement s’alourdir parfois significativement. Et une partie d’entre elles peinent désormais à rembourser ces prêts, consentis par les banques avec des intérêts compris entre 1 et 2,5 % (coût de la garantie de l’État compris).

Selon une étude publiée mi-décembre par la Confédération des PME (CPME) après consultation des patrons de TPE-PME, 28% des entreprises ayant souscrit un PGE au moment du Covid rencontrent des difficultés accrues pour rembourser leur prêt et 3% ne parviennent plus à le rembourser, étant de fait contraintes à cesser l’activité.

De fait, comme l’indique Bercy, le dispositif de restructuration a déjà accompagné « environ 560 entreprises en 2022 et 2023 en leur permettant d’étaler le PGE sur une durée de deux à quatre années supplémentaires par rapport à l’échéancier initial ».

Avec AFP

Entreprises : moral des patrons en nette baisse

Entreprises : moral des patrons en nette baisse

L’évolution très baissière du moral des ménages témoigne de la morosité qui s’installe dans la conjoncture économique. Selon la dernière grande consultation des entrepreneurs réalisée par OpinionWay pour CCI France, La Tribune et LCI. L’indicateur qui mesure l’optimisme des dirigeants d’entreprise a plongé au mois de décembre pour atteindre son second niveau le plus bas (77) de l’année 2023. Entre juin et septembre, le moral des patrons a chuté de près de 20 points passant de 96 à 74. Depuis, il ne s’est vraiment jamais redressé.

58% des patrons ont moins investi ou renoncé à investir en 2023. Dans le détail, ils sont 61% dans l’industrie et 60% dans les services contre 57% dans le commerce et 54% dans la construction. Le durcissement des conditions d’accès aux crédits et le manque de perspectives à moyen terme ont incité les chefs d’entreprise à appuyer sur le frein de l’investissement. Confrontés à la hausse des taux, 37% des dirigeants affirment avoir plus de difficultés à financer leur activité à court terme.

Parmi les autres conséquences notables figurent les projets d’embauche à l’arrêt. 18% des entreprises déclarent avoir moins recruté ou renoncé à embaucher en raison de l’augmentation des taux. Dans la construction, un chef d’entreprise sur cinq a revu ses ambitions de recrutement à la baisse. Il faut dire que le secteur traverse une crise brutale depuis la guerre en Ukraine. Entre les difficultés

(*) Méthode : Étude réalisée auprès d’un échantillon de 1020 dirigeants d’entreprises comptant au moins un salarié. L’échantillon a été interrogé par téléphone du 5 au 15 décembre. La représentativité de l’échantillon a été assurée par un redressement selon le secteur d’activité et la taille, après stratification par région d’implantation.

1.

Économie–Alerte sur la trésorerie des entreprises ( BCE)

Économie–Alerte sur la trésorerie des entreprises ( BCE)

L’inflation qui provoque l’envolée des taux crée évidemment de graves difficultés pour la trésorerie des entreprises. Des entreprises qui empruntent davantage pour compenser le manque de trésorerie mais qui en même temps font grossir leur dette au risque d’une crise financière. Un risque d’autant plus sérieux qu’il n’y a guère de perspectives de baisse des taux prochaines en Europe.

Les entreprises sont ainsi affronter à une sorte de montagne de dettes qui pourraient secouer les entreprises mais aussi éventuellement les banques comme cela a été le cas avec les difficultés des banques régionales américaines.

Dans son dernier rapport sur la stabilité financière, publié mercredi, la BCE alerte donc sur la «fragilité» du secteur, en raison du durcissement des conditions de crédit, de l’incertitude géopolitique et du ralentissement de l’économie.

D’aucuns pourraient juger curieux de voir la BCE s’inquiéter soudain des conséquences de la politique qu’elle a mise en œuvre depuis un peu plus d’un an, à savoir une hausse sans précédent des taux d’intérêt, passés de – 0,50 % à 4 %. C’est que, après sa première mission, consacrée à l’inflation.

Mais il y a sans doute à travers cette déclaration l’affrontement de deux postures sur l’évolution des taux. Certains au sein de la banque centrale européenne soutiennent que la lutte contre l’inflation est encore loin d’être gagnée et militent pour un maintien des taux actuels voir même pour la poursuite de leur hausse. À l’inverse, d’autres financiers se montrent très inquiets sur les conséquences de l’envolée des charges financières sur la croissance. À tout le moins, ils souhaitent une stabilisation des taux d’intérêt et même progressivement une régression.

Alerte sur la trésorerie des entreprises par la BCE

Alerte sur la trésorerie des entreprises par la BCE

L’inflation qui provoque l’envolée des taux crée évidemment de graves des pour la trésorerie des entreprises. Des entreprises qui empruntent davantage pour compenser le manque de trésorerie mais qui en même temps font grossir leur dette au risque d’une crise financière.

Les entreprises sont ainsi affronter à une sorte de montagne de dettes qui pourraient secouer les entreprises mais aussi éventuellement les banques comme cela a été le cas avec les difficultés des banques régionales américaines.

Dans son dernier rapport sur la stabilité financière, publié mercredi, la BCE alerte donc sur la «fragilité» du secteur, en raison du durcissement des conditions de crédit, de l’incertitude géopolitique et du ralentissement de l’économie.

D’aucuns pourraient juger curieux de voir la BCE s’inquiéter soudain des conséquences de la politique qu’elle a mise en œuvre depuis un peu plus d’un an, à savoir une hausse sans précédent des taux d’intérêt, passés de – 0,50 % à 4 %. C’est que, après sa première mission, consacrée à l’inflation.

Mais il y a sans doute à travers cette déclaration l’affrontement de deux postures sur l’évolution des taux. Certains au sein de la banque centrale européenne soutiennent que la lutte contre l’inflation est encore loin d’être gagnée et militent pour un maintien des taux actuels voir même pour la poursuite de leur hausse. À l’inverse, d’autres financiers se montrent très inquiets sur les conséquences de l’envolée des charges financières sur la croissance. À tout le moins, ils souhaitent une stabilisation des taux d’intérêt et même progressivement une régression.

Entreprises : la quête de sens

Entreprises : la quête de sens

« Les métiers du risque et de l’audit interne contribuent directement aux enjeux de la transition écologique et sociale. En effet, ils confirment que les actions mises en œuvre sont bien cohérentes avec les objectifs que l’entreprise s’est donnée », juge la vice-présidente de l’Ifaci, l’institut française de l’audit et du contrôle internes. dans l’Opinion

Les faits – 57% des personnes interrogées jugent que « contribuer aux enjeux de la transition écologique et sociale » donnerait du sens à leur travail (Enquête Audencia, mars 2022).
La quête de sens au travers de l’activité professionnelle a fait l’objet de nombreux articles depuis quelques années, plus notablement sans doute depuis l’épisode du Covid. Serions-nous devenus plus sensibles à la finalité de notre activité professionnelle ?

Une enquête publiée par Audencia (1) en mars 2022 montre que 92% des répondants se « posent des questions » sur le sens qu’ils donnent à leur activité professionnelle, 42% des répondants ayant d’ores-et-déjà entrepris une transition professionnelle. Ces chiffres impressionnants semblent toutefois devoir être tempérés. 58% des personnes ayant réalisé une transition professionnelle affirment en être satisfaits mais… se posent toujours des questions. En réalité, la quête de sens n’est pas un objectif en soi, mais un chemin parcouru tout au long de nos vies professionnelles… et personnelles.

Au-delà de la permanence de cette quête, pour 57% des répondants à l’enquête Audencia, ce qui donnerait du sens à leur travail serait de « contribuer aux enjeux de la transition écologique et sociale ». Les objectifs globaux de réduction des émissions fixés à l’ensemble de l’économie pour les horizons 2030 puis 2050 imposent aux entreprises des transformations majeures de leur chaîne d’approvisionnement, de leur processus de fabrication, de leur organisation, de leurs relations avec leurs parties prenantes…

Les règlementations européennes récentes, avec en premier lieu la CSRD, consacrent le rôle majeur des entreprises dans cette transition en leur imposant des objectifs de reporting très détaillés en matière d’impact environnemental et social. Ces transformations imposent à l’entreprise de raisonner en termes d’impacts positifs ou négatifs sur les 3 P : « Profit, People, Planet ». Une triple dimension bien connue des métiers du risque et de l’audit interne, car depuis longtemps intégrée dans leurs grilles d’analyse.

Maîtrise des projets stratégiques, assurance sur la pertinence et la qualité d’un nouveau reporting : c’est le terrain de jeu naturel pour les métiers du risque et les auditeurs internes… qui réconcilient ainsi activité professionnelle et quête de sens, en cohérence avec les causes climatiques et sociales de notre temps.

Véritables boussoles, les métiers du risque et de l’audit interne confirment que ce que l’entreprise décide et met en œuvre, est en cohérence par rapport aux objectifs qu’elle s’est donnée. Le risk manager questionne l’entreprise, son environnement et y cherche les signaux faibles. L’auditeur interne questionne les processus de réalisation et de décision, traque les non-sens, offre un nouveau regard et s’interroge sur l’utilité et la valeur de ses constats et recommandations.

Cette remise en question permanente, très déstabilisante, conduit en contrepartie à une indéfectible solidarité au sein des équipes d’audit interne que l’on constate dans toutes les entreprises. Des liens s’y créent pour la vie parce que, loin des certitudes, on y tâtonne ensemble à la recherche du sens, là où les systèmes ont parfois une propension à dérailler. Pour tout cela, les métiers du risque et de l’audit interne font partie des chemins les plus directs de la quête de sens.

(1) – L’Ifaci est partenaire de la chaire de recherche Audencia « Performance Globale Multi-Capitaux ».

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