Archive pour le Tag 'entreprises'

Vingt milliards pour les fonds propres des entreprises

Vingt milliards pour les fonds propres des entreprises

Trois milliards d’euros de garanties publiques prévus dans le plan de relance sont censés permettre de lever 15 milliards d’euros de fonds propres dans le privé. « Nous sommes passés d’un objectif de garantie de l’Etat à un objectif d’encours. Nous visons désormais 20 milliards d’euros de prêts participatifs pour la reconstruction des fonds propres des entreprises.

Ce plan de soutien des fonds propres sera destiné aux entreprises de taille petite, moyenne et intermédiaire ayant des perspectives de développement, mais dont la structure de bilan a été affaiblie par la crise. Ces financements leur permettront d’investir, d’embaucher et de développer leur activité », détaille Bercy dans un communiqué. Ce plan s’ajoute au 120 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat (PGE),

Le remboursement des PGE pourra s’étaler sur six ans avec un taux compris entre 1 % et 2,5 % maximum. s un décalage du début du remboursement pourra être envisagé à deux ans (contre douze mois normalement), sous réserve d’approbation par la Commission européenne.

 

Couvre-feu : 1 milliard supplémentaire pour les entreprises, insuffisant !

Couvre-feu : 1 milliard supplémentaire pour les entreprises, insuffisant !

 

Le gouvernement a décidé d’ajouter 1 milliard supplémentaire pour soutenir les entreprises suite à la décision de mise en place d’un couvre-feu. Mais quand on examine le contenu et l’ampleur de ce soutien, on peut vérifier qu’il est loin d’être à la hauteur des enjeux : 500 € par pour les très petites entreprises, 10 000 € par mois pour les grosses, une exonération des charges pour les entreprises complètement fermées ; la seule mesure un peu significative concerne le chômage partiel à plein temps. Rien que pour cette mesure en fonction de la dégradation économique prévisible l’enveloppe sera loin d’être suffisante. «Il est plus judicieux de renforcer le soutien économique aux entreprises plutôt que d’avoir à traiter des dizaines de milliers de faillites et une explosion du chômage», a estimé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

Fonds de solidarité renforcé, exonération de charges sociales, prêts garantis par l’État, débat autour des loyers… Voici les nouveaux dispositifs d’aides dont pourront bénéficier les entreprises concernées par le tour de vis qui entrera en vigueur samedi soir.

«Nous allons renforcer une nouvelle fois, simplifier et élargir le Fonds de solidarité », a indiqué le locataire de Bercy. En premier lieu, toutes les entreprises de moins de 50 salariés qui sont installées dans les zones de couvre-feu et qui ont perdu 50% de leur chiffre d’affaires par rapport à 2019 pourront bénéficier d’une aide allant jusqu’à 500 euros, et cela, pendant toute la durée de la mesure. Les hôtels, cafés, restaurants, sociétés de la culture, de l’événementiel ou encore du sport bénéficieront d’un accès au Fonds de solidarité allant jusqu’à 10.000 euros par mois, dès lors qu’ils subissent une perte de chiffre d’affaires de 50%. L’accès au fonds était auparavant conditionné à une baisse de 70%.

Pour les secteurs en difficulté, le chômage partiel à plein temps, c’est-à-dire pris en charge à 100% par l’État, va être réactivé : jusqu’à 4,5 fois le smic et 80% du net pour les salariés.

Sans surprise, les exonérations de charges sociales font également partie de l’arsenal conçu par le ministère de l’Économie. Jusqu’à la fin du couvre-feu, les entreprises fermées administrativement bénéficieront ainsi d’une exonération totale de leurs cotisations sociales patronales. Les entreprises du secteur de l’hôtellerie-restauration qui sont installées dans les zones de couvre-feu pourront aussi bénéficier d’une exonération totale de cotisations sociales et patronales dès qu’elles perdent 50% de leur chiffre d’affaires.

Par ailleurs, le dispositif des prêts garantis par l’État (PGE) est prolongé jusqu’au 30 juin 2021, au lieu de décembre 2020. Ce prêt de trésorerie accordé par les banques à un taux très bas pour aider les entreprises à absorber le choc de la crise sanitaire peut représenter jusqu’à 25% du chiffre d’affaires. 90 % de son montant est garanti par l’État. Les PGE sont remboursables à l’issue de la première année, mais ils peuvent être prolongés pendant cinq ans à des taux compris entre 1 et 2,5 %.

« Petites entreprises : une insuffisance de poids politique »

« Petites entreprises : une insuffisance de poids politique »

Le sociologue Michel Offerlé estime, dans une tribune au « Monde », que si les petites entreprises sont incontournables sur le territoire, elles ne parviennent

Tribune. La pandémie a produit un effet de loupe sur les mondes patronaux. Sur les clivages divisant les entreprises, sur leurs intérêts divergents, sur les inégalités traversant les patronats.

Comment s’en sortir ? Ce que les patrons ont pu faire, et faire faire, pendant, et après, renvoie à des situations très contrastées selon les capitaux et les relations qu’ils peuvent mobiliser. Entre le PDG de Total et le carreleur de Bressuire, les possibilités de surmonter la crise sur le long terme sont incommensurables. Il faudrait analyser ici le nuancier des situations patronales. De la déréliction, la décompensation à la débrouillardise individuelle, de l’inaction collective à la prise en charge par des grandes entreprises soucieuses de préserver leurs filières ou à l’action des organisations patronales, diversement capables d’intervenir concrètement pour le plus grand nombre.

Ce sont également des déséquilibres gigantesques dans l’accès à l’information et aux aides publiques, et des professions montrées du doigt, banquiers bien sûr comme à l’accoutumée chez les petits patrons, mais aussi assureurs et donneurs d’ordre, qui ont pu profiter des circonstances pour imposer des conditions drastiques et des délais de paiement délétères. La solidarité entre patrons, rappelée par les organisations patronales durant la crise, n’est jamais un long fleuve tranquille.

Ces organisations sont incontournables, c’est vers elles que les pouvoirs politiques et les médias se tournent pour « faire parler les patrons ». Mais elles sont loin de représenter tous les patrons, comme l’a montré l’enquête de représentativité de 2017. Certes, on est là à des taux d’adhésion honorables dans le contexte français, mais beaucoup d’adhérents ignorent qu’ils adhèrent à une confédération nationale (l’adhésion se fait par les fédérations, et pour des raisons consuméristes). Et les chiffres revendiqués avant 2017, 750 000 pour le Medef, 550 000 pour la CGPME et 300 000 pour l’Union professionnelle artisanale (UPA, devenue U2P, regroupant artisans et professions libérales) ont été balayés par le réalisme de la pesée : respectivement 123 000 Medef, 144 000 CGPME, 150 000 U2P.

La CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) est une pièce centrale dans la représentation des petits patrons, même si le Medef prétend s’appuyer d’abord sur le tissu des entreprises enracinées dans des territoires et si l’UPA revendique d’être la voix des tout petits, de l’artisanat et de la proximité.

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« Petites entreprises: un enjeu central pour l’emploi »

« Petites entreprises: un enjeu central pour l’emploi »

Le sociologue Philippe Trouvé constate, dans une tribune au « Monde », que l’effondrement de l’économie a généré des mesures de soutien indiscriminé aux entreprises, englobant de fait les PME dans la politique économique.

Tribune. A la différence des grandes crises qui ont secoué l’économie mondiale au cours des dernières décennies, celle liée à la pandémie de Covid-19 éclaire d’un jour nouveau le rôle vital des très petites et des petites et moyennes entreprises (TPE et PME), qui pouvaient passer jusqu’ici, à l’heure de la « start-up nation », de la « révolution numérique » et du grand jeu de la « compétitivité mondiale », pour un poids mort.

Lire aussi  Patrons de PME éprouvés par la crise, témoignez

Les crises précédentes – crises asiatiques ou sud-américaines des années 2000, des subprimes en 2008, de la dette en 2010 – se sont surtout déployées dans le noyau dur du capitalisme financier : il s’agissait, pour reprendre la célèbre tripartition de l’économie inventée jadis par l’historien Fernand Braudel (Civilisation matérielle, économie et capitalisme, Armand Colin, 1979), d’un « phénomène d’altitude », touchant les relations commerciales « au loin ». En revanche, la crise présente, déclenchée par des mesures sans précédent de confinement des populations, a affecté en priorité les deux autres étages « braudéliens » de l’économie. D’une part, celui des « structures du quotidien », de « la vie matérielle » des populations qui tentent de satisfaire leurs besoins élémentaires (vie domestique, alimentation, santé…) ; d’autre part, celui des « échanges marchands de voisinage » et de « l’économie d’usage », domaine de la petite production artisanale, commerciale et servicielle.

Dès lors, le maintien de l’activité des plus petites entreprises, souvent les moins visibles et considérées comme les moins productives, est devenu brutalement un enjeu central pour les politiques publiques, habituées jusqu’alors à favoriser la compétitivité des entreprises considérées comme les mieux armées pour s’inscrire dans les chaînes de valeur mondialisées, ou offrant le plus fort potentiel de développement, d’innovation et de création d’emplois – les championnes de la French Tech, les PME insérées dans les « pôles de compétitivité », les « champions nationaux »…

A l’inverse des traditionnelles politiques publiques de soutien à la compétitivité ou à l’innovation, promptes à livrer les canards boiteux aux forces impitoyables du marché, il a fallu adopter un train de mesures plus prosaïques, frapper fort et tous azimuts. D’où le recours à des aides individualisées – là où les mesures de soutien étaient plutôt conditionnées à la capacité de se constituer en réseau, à des interventions à plusieurs niveaux – local, territorial, sectoriel et national –, quand les politiques antérieures prétendaient « cibler » des objectifs macroéconomiques, et enfin au resserrement des « critères d’éligibilité », auparavant complexes et illisibles, sur la sécurisation de la trésorerie à court terme (subventions salariales par l’activité partielle, reports de charges, d’impôts et de cotisations, prêts garantis par l’Etat, fonds de solidarité, etc.).

 

SNCF et la RATP: encore des grèves pour tuer les entreprises

SNCF et la RATP: encore des grèves pour tuer les entreprises

Une nouvelle fois la CGT et Sud se lancent dans une compétition meurtrière pour leur entreprise en multipliant les grèves. Des grèves qui finiront un jour par tuer définitivement des sociétés publiques par ailleurs financièrement très fragiles est évidemment plombées par la crise sanitaire. Mais depuis des année, c’est la surenchère permanente entre les gauchistes de la CGT et ceux de Sud. Non seulement ils participent à la mort lente de leur entreprise mais en même temps ils discréditent un peu plus le syndicalisme. La participation risque d’être insignifiante tellement dans les entreprises certains prennent  conscience de l’irresponsabilité de telles orientations syndicales surtout dans la période actuelle.

Les  conséquences pratiques du mouvement de jeudi s’annoncent très limitées. « Aucun impact sur le trafic pour le réseau RATP », pronostiquait l’entreprise mardi soir. A la SNCF, on annonce  « normal » sur les grandes lignes TGV, le trafic sera « quasi-normal » sur les lignes Transilien et Intercités (les ex-trains Corail), et du côté des TER, « normal avec quelques adaptations en Nouvelle-Aquitaine et PACA », selon l’entreprise.

 

Prêts garantis par l’État: les risques pour les entreprises

Prêts garantis par l’État: les risques pour les entreprises

Les TPE et PME qui souhaitent prolonger la durée de leur prêt garanti par l’État (PGE) bénéficieront de taux bancaires compris entre 1% et 2,5%, «particulièrement avantageux», a annoncé dimanche le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

Le problème des prêts soutenus par l’État aux entreprises, c’est qu’ils sont souvent incontournables car sans aide à la trésorerie nombre d’entreprises pourraient mourir. Cependant il ne règle rien sur le fond concernant les pertes de chiffre d’affaires et de marges. Ils ne font que repousser dans le temps les difficultés. Par définition les prêts doivent être remboursés, normalement ou bout d’un an et peuvent être éventuellement amortis jusqu’à 5 ans  supplémentaires. Notons que ces prêts peuvent être d’un montant relativement considérable qu’ils peuvent atteindre jusqu’à 25 % du chiffre d’affaires. Pour des entreprises déjà fragiles et fortement affectées en plus par la crise sanitaire, il conviendra d’emprunter pour rembourser les prêts précédents, ce qui va dégrader encore un peu plus la situation financière.

Une crise d’une telle ampleur risque de peser sur certains secteurs de manière dramatique et les pertes de l’année 2020 ne pourront être amorties avant 10 ans. D’où l’inadaptation du système de prêt ( PEG ) qui auraient dû être consentis sur très longue période. Évidemment avec des critères pour éviter de soutenir artificiellement des activités structurellement déficitaires ou des entreprises zombies. Nombre d’entreprises responsables ne solliciteront pas des prêts dont ils savent qu’ils ne pourront être remboursés que par d’autres prêts.

 

Le prêt garanti par l’Etat est un prêt de trésorerie d’un an. Il comportera un différé d’amortissement sur cette durée. L’entreprise pourra décider, à l’issue de la première année, d’amortir le prêt sur une durée de 1, 2, 3, 4 ou 5 années supplémentaires. Ce prêt de trésorerie pourra couvrir jusqu’à trois mois de chiffre d’affaires. Le prêt bénéficie d’une garantie de l’État à hauteur de 70 à 90%, selon la taille de l’entreprise. Les banques conservent ainsi une part du risque associé.

Ce prêt s’adresse à toutes les activités économiques – sociétés, commerçants, artisans, exploitants agricoles, professions libérales, micro-entrepreneurs, associations et fondations – ayant une activité économique, hormis quelques exclusions dans le secteur financier et les sociétés civiles immobilières.

Un arrêté du 6 mai 2020 a élargi le bénéfice de ce dispositif :

  • à certaines sociétés civiles immobilières ;
  • aux entreprises en difficulté depuis le 1er janvier 2020.

Le PGE est aussi étendu aux prêts octroyés par l’intermédiaire des plateformes de financement participatif.

Quelles étapes pour obtenir un prêt garanti par l’État ?

·       Pour les entreprises de moins de 5 000 salariés

Cette procédure s’applique pour les entreprises employant moins de 5 000 salariés et réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros en France :

L’entreprise se rapproche d’un partenaire bancaire pour faire une demande de prêt

 

Il est possible de faire une demande regroupant plusieurs prêts. Le montant cumulé de ces prêts ne doit pas dépasser 25% du chiffre d’affaires ou 2 ans de masse salariale pour les entreprises en création ou innovantes

Après examen de la situation de l’entreprise (critères d’éligibilité notamment), la banque donne un pré-accord pour un prêt

 

L’entreprise se connecte sur la plateforme attestation-pge.bpifrance.fr pour obtenir un identifiant unique qu’elle communique à sa banque

 

L’entreprise fournit à cet effet son SIREN, le montant du prêt et le nom de l’agence bancaire. Pendant le premier mois du dispositif, l’entreprise ne pourra obtenir qu’un seul numéro unique, elle ne le demande donc qu’après avoir obtenu un pré-accord de la banque

Sur confirmation du numéro unique par Bpifrance, la banque accorde le prêt

 

En cas de difficulté ou de refus, l’entreprise peut contacter Bpifrance à l’adresse suivante : supportentrepriseattestation-pge@bpifrance.fr

 Pour les entreprises de plus de 5000 salariés

Cette procédure s’applique en France pour les entreprises employant au moins 5 000 salariés ou réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’euros en France

L’entreprise se rapproche de ses partenaires bancaires pour faire une demande de prêt, et obtient leur pré-accord

L’entreprise transmet sa demande à l’adresse : garantie.État.grandesentreprises@bpifrance.fr

Le dossier est instruit dès réception pour l’État par la Direction générale du Trésor appuyée par Bpifrance Financement SA

La garantie de l’État est accordée par arrêté individuel du ministre de l’Économie et des Finances

Les banques peuvent alors octroyer le prêt à l’entreprise

Plan de relance: le danger des prêts aux entreprises

Plan de relance: le danger des prêts aux entreprises

  • Le problème des prêts soutenus par l’État aux entreprises, c’est qu’ils sont souvent incontournables car sans aide à la trésorerie nombre d’entreprises pourraient mourir. Cependant il ne règle rien sur le fond concernant les pertes de chiffre d’affaires et de marges. Ils ne font que repousser dans le temps les difficultés. Par définition les prêts doivent être remboursés, normalement ou bout d’un an et peuvent être éventuellement amortis jusqu’à 5 ans  supplémentaires. Notons que ces prêts peuvent être d’un montant relativement considérable qu’ils peuvent atteindre jusqu’à 25 % du chiffre d’affaires. Pour des entreprises déjà fragiles et fortement affectées en plus par la crise sanitaire, il conviendra d’emprunter pour rembourser les prêts précédents, ce qui va dégrader encore un peu plus la situation financière.
  •  Une crise d’une telle ampleur risque de peser sur certains secteurs de manière dramatique et les pertes de l’année 2020 ne pourront être amorties avant 10 ans. D’où l’inadaptation du système de prêt ( PEG ) qui auraient dû être consentis sur très longue période. Évidemment avec des critères pour éviter de soutenir artificiellement des activités structurellement déficitaires ou des entreprises zombies. Nombre d’entreprises responsables ne solliciteront pas des prêts dont ils savent qu’ils ne pourront être remboursés que par d’autres prêts.
  •  Le prêt garanti par l’Etat est un prêt de trésorerie d’un an. Il comportera un différé d’amortissement sur cette durée. L’entreprise pourra décider, à l’issue de la première année, d’amortir le prêt sur une durée de 1, 2, 3, 4 ou 5 années supplémentaires. Ce prêt de trésorerie pourra couvrir jusqu’à trois mois de chiffre d’affaires. Le prêt bénéficie d’une garantie de l’État à hauteur de 70 à 90%, selon la taille de l’entreprise. Les banques conservent ainsi une part du risque associé.

Ce prêt s’adresse à toutes les activités économiques – sociétés, commerçants, artisans, exploitants agricoles, professions libérales, micro-entrepreneurs, associations et fondations – ayant une activité économique, hormis quelques exclusions dans le secteur financier et les sociétés civiles immobilières.

Un arrêté du 6 mai 2020 a élargi le bénéfice de ce dispositif :

  • à certaines sociétés civiles immobilières ;
  • aux entreprises en difficulté depuis le 1er janvier 2020.

Le PGE est aussi étendu aux prêts octroyés par l’intermédiaire des plateformes de financement participatif.

Quelles étapes pour obtenir un prêt garanti par l’État ?

·       Pour les entreprises de moins de 5 000 salariés

Cette procédure s’applique pour les entreprises employant moins de 5 000 salariés et réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros en France :

L’entreprise se rapproche d’un partenaire bancaire pour faire une demande de prêt

 

Il est possible de faire une demande regroupant plusieurs prêts. Le montant cumulé de ces prêts ne doit pas dépasser 25% du chiffre d’affaires ou 2 ans de masse salariale pour les entreprises en création ou innovantes

Après examen de la situation de l’entreprise (critères d’éligibilité notamment), la banque donne un pré-accord pour un prêt

 

L’entreprise se connecte sur la plateforme attestation-pge.bpifrance.fr pour obtenir un identifiant unique qu’elle communique à sa banque

 

L’entreprise fournit à cet effet son SIREN, le montant du prêt et le nom de l’agence bancaire. Pendant le premier mois du dispositif, l’entreprise ne pourra obtenir qu’un seul numéro unique, elle ne le demande donc qu’après avoir obtenu un pré-accord de la banque

Sur confirmation du numéro unique par Bpifrance, la banque accorde le prêt

 

En cas de difficulté ou de refus, l’entreprise peut contacter Bpifrance à l’adresse suivante : supportentrepriseattestation-pge@bpifrance.fr

 Pour les entreprises de plus de 5000 salariés

Cette procédure s’applique en France pour les entreprises employant au moins 5 000 salariés ou réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’euros en France

L’entreprise se rapproche de ses partenaires bancaires pour faire une demande de prêt, et obtient leur pré-accord

L’entreprise transmet sa demande à l’adresse : garantie.État.grandesentreprises@bpifrance.fr

Le dossier est instruit dès réception pour l’État par la Direction générale du Trésor appuyée par Bpifrance Financement SA

La garantie de l’État est accordée par arrêté individuel du ministre de l’Économie et des Finances

Les banques peuvent alors octroyer le prêt à l’entreprise

Le prêt garanti aux entreprises : prolonger le délai à cinq ans

Le prêt garanti aux entreprises : prolonger le délai à cinq ans

 

Le prêt garanti aux entreprises constitue évidemment une bouffée d’oxygène salutaire pour l’emploi. Le problème c’est que nombre de ces entreprises ne pourront pas rembourser après un an dans la mesure où l’activité n’aura pas retrouvé son niveau de 2019 et qu’il faudra éponger les pertes de 2020. Par exemple, le secteur du transport maritime très touché à travers la voix du patron de Brittany ferries réclame un prolongement à cinq ans du remboursement des prêts garantis. Jean-Marc Roué, président de la société, explique pourquoi dans la tribune son président presse le gouvernement d’instaurer un plan de relance du trafic transmanche sur cinq ans.

 

Mi-juillet, après la levée d’une première quatorzaine imposée par le Royaume-Uni, Brittany Ferries a redémarré progressivement le trafic avec une rotation de neuf navires sur douze et une capacité réduite à 30-40 %. Quel est l’impact de cette nouvelle restriction ?

Jean-Marc Roué, président de la compagnie Brittany Ferries - La quatorzaine a des conséquences sur la fréquentation de nos lignes et les réservations à court et moyen termes. Les perspectives ne sont pas bonnes. Le week-end des 15 et 16 août, près de 35.000 passagers ont anticipé leur retour, annulé ou reporté leurs voyages. On enregistre à ce jour 65.000 annulations ou reports sur août, septembre et octobre. La compagnie a transporté 200.000 passagers sur juillet et août au lieu des 780.000 sur la même période de 2019, et l’on note une très forte dépression depuis le 15 août. Les réservations pour l’automne ont chuté de moitié. Sans visibilité sur la date de levée de cette mesure, nous sommes contraints de regrouper et de consolider nos traversées.

Cela se traduit donc par le désarmement de deux navires ?

Nous ne pouvons pas laisser naviguer nos navires avec peu de passagers à bord. Le regroupement des traversées réduit nos coûts d’exploitation et nous donne une chance de surmonter cette période difficile. Nous désarmons donc nos navires un peu plus tôt qu’habituellement.

Le coût carbone dans les comptes des entreprises ?

Le coût carbone dans les comptes des entreprises ?

 

L’économiste François Meunier explique, dans une tribune au « Monde », comment certaines sociétés, comme BP ou Danone, calculent un résultat « net de carbone » en attribuant un coût à leurs émissions. Un article intéressant mais qui démontre que pour nombre d’économistes  le graal pour la décarbonisation est sa marchandisation !

Tribune. Suivant l’exemple d’autres grandes entreprises, Bernard Looney, le nouveau dirigeant [depuis le 4 février] de BP, la grande compagnie pétrolière britannique, vient de s’engager à rendre sa société « zéro carbone » d’ici à 2050. On souhaite que BP y arrive, et le plus tôt possible. Un moyen simple peut l’y aider : faire rentrer le coût carbone de l’activité de l’entreprise dans ses comptes financiers publiés régulièrement.

Ce sera un moyen pour le public et les actionnaires, désormais acquis en majorité à l’idée de mettre en place un prix de la ressource carbone, de mesurer le progrès accompli d’année en année et de rendre l’engagement publiquement opposable.

En France, la société Danone est en avance sur ce chemin : elle calcule déjà un résultat consolidé net du coût du carbone consommé dans le processus de production, en indiquant dans son rapport annuel les sources de ses coûts directs et indirects en carbone (section § 5-3 de son rapport).

 

Voici comment, sur le modèle de Danone, la proposition peut être articulée. 

Toute entreprise souhaitant afficher qu’elle se conforme bien à des engagements environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), à côté de son jeu de comptes financiers établis comme d’habitude, pourrait publier en annexe les mêmes comptes, mais cette fois en faisant comme si le carbone consommé, c’est-à-dire rejeté dans la nature, coûtait un certain prix.

Ce prix pourrait être par exemple de 35 euros, comme le fait Danone en lien avec ce que retient aujourd’hui l’Union européenne – un prix jugé trop bas par les spécialistes. Mais ce prix pourrait, si la société le souhaite, se rapprocher des 120 euros retenus par la Suède pour sa taxe carbone.

 

Ce montant viendrait s’ajouter, de façon notionnelle, au coût de tous les biens et services consommés par l’entreprise contenant du carbone. En quelque sorte, elle ferait comme si la totalité de ses intrants supportait déjà une taxe carbone pleine et entière, sans bien sûr à ce jour la payer. 

Une entreprise pourrait ainsi publier d’une part un résultat net d’un milliard d’euros dans ses comptes financiers habituels, mais il serait d’autre part réduit à 400 millions d’euros une fois pris en compte le coût carbone. La différence de 600 millions serait ainsi son estimation de ce qu’elle rejette à titre gratuit dans l’environnement dans lequel elle opère, au détriment de tous. Elle montrerait d’année en année comment progresse ce résultat « net de carbone », notamment en comparaison avec son résultat carbone inclus. »

Entreprises : tous en faillite d’ici 5 ans ?

 

Entreprises : tous en faillite d’ici 5 ans ?

C’est la question que pose dans la tribune  Mounis Hassim, consultant en Financement de Projets et ancien Maître de Conférences à Sciences Po Paris.

 

« Salué par l’ensemble des commentateurs et des analystes pour sa réactivité – création d’un Fonds de Solidarité, pour les très petites entreprises (TPE) et indépendants, création d’un Fonds de 20 milliards d’euros pour renforcer des participations financières de l’État dans les entreprises stratégiques en difficulté – pour l’importance de la réponse financière (plusieurs centaines de milliards d’euros en bilan et hors bilan), l’Etat se retrouve, aujourd’hui, critiqué, par certains Instituts, sur les modalités même de son intervention ; la jugeant inappropriée, aux effets secondaires mal appréhendés.

Pour juger du bon fondement ou non de ces critiques, il convient de se resituer dans le contexte du mois de mars 2020 et de répondre à ces questions : Que pouvaient réellement faire les pouvoirs publics ? Quelle latitude avaient-ils ? En axant leur aide majeure sur le Prêt Garanti par l’Etat (PGE), l’Etat pouvait-il agir différemment ? L’Etat, agissant de la sorte, avait-il conscience des effets pervers du PGE ?

Trois leviers d’action à la disposition de l’Etat

L’Etat, pour faire face à cette crise inédite avait trois leviers d’action à sa disposition : les subventions d’exploitation, la dette garantie et l’entrée dans le capital des sociétés.

Optimum de premier rang, les subventions d’exploitation représente une solution où l’on supplée une perte de chiffre d’affaires par une injection de cash. Cela revient à substituer les faiblesses de bas de bilan (ce que l’entreprise possède à court terme ndlr) par une injection de cash de même typologie – de bas de bilan. Pourquoi l’Etat ne s’est-il pas tourné vers cette voie, idéale ? Pourquoi n’a-t-il pas actionné ce levier d’action, qui paraissait si bien répondre au problème posé ?

Simplement, parce que cette solution présentait trois risques majeurs :

- un risque réglementaire : Elle aurait, sans doute, été retoquée par les autorités de contrôle européennes pour aides indues qui auraient faussé la concurrence

- un risque d’aléa moral : ce faisant, l’Etat aurait risqué de fausser le jeu du marché et de la concurrence

- un risque financier : cette injection de cash aurait eu un coût astronomique direct de l’ordre de 200 milliards d’euros (10% du PIB) venant se rajouter au coût des autres mesures.

Autre solution : la dette financière garantie par l’Etat. En passant par le circuit bancaire, l’Etat trouvait, par ce biais, le moyen le plus rapide d’injecter du cash aux entreprises pour leur permettre de passer le trou d’air lié au confinement tout en minorant son impact pour ses propres finances publiques (cette garantie publique étant comptabilisée en hors-bilan).

Enfin, dernière solution : la montée directe au capital des entreprises ou les obligations convertibles en actions. Il s’agit certainement de la plus mauvaise des solutions : le retour de l’Etat dans l’Economie n’est pas demandé par grand monde ; et au-delà de l’infaisabilité pratique, des délais de traitement qui auraient été incroyablement longs (organisation des Assemblées Générales des Actionnaires, valorisation des actifs,..), pour les PME, PMI cela aurait signifié, vu les montant en question, la perte de contrôle des sociétés au profit de l’Etat qui se serait retrouvé actionnaire ultra-majoritaire de plusieurs centaines de milliers d’entreprises.

Pourquoi avoir choisi la voie du Prêt Garanti par l’Etat ?

Aussi, pourquoi parmi ces trois options, l’Etat a-t-il choisi la voie du PGE ? Et avec ce choix, l’Etat avait-il conscience des effets secondaires de ce mode de financement spécifique ? Au final, l’Etat apporte une solution de haut de bilan (lié au financement à long terme des sociétés ndlr).

En fait, pour bien comprendre le choix de l’option utilisée, il convient de le remettre dans le contexte du mois de mars 2020 et comment l’Etat a agi à la fois sur le compte de résultat des entreprises et leur bilan pour renforcer leur trésorerie. Le confinement décrété par l’Etat mi-mars qui a gelé l’activité a, de facto, mis le tissu économique du pays dans une impasse financière – avec des recettes d’exploitation réduites à néant pour les entreprises. Ayant bien conscience de l’impact potentiellement mortifère pour celles-ci, l’Etat a lancé un plan d’urgence d’envergure actionnant deux leviers financiers:

 

1. Les actions sur le compte de résultat des entreprises avec :

- une action sur les charges d’exploitation avec promotion du chômage partiel et gel des prélèvement des cotisations et des taxes. Sachant que pour les entreprises – hors secteurs d’infrastructure et activités hautement capitalistiques – les salaires, les cotisations sociales, les impôts et taxes représentent une part très significative des charges d’exploitation, l’Etat via le chômage partiel (prenant à sa charge le paiement des salaires) a grandement allégé le fardeau financier pesant sur les entreprises ; leur laissant latitude pour gérer, entre elles et en bonne intelligence, la problématique du financement des loyers et du financement du stock de marchandises et des matières premières.

- une action sur les recettes d’exploitation : une subvention d’exploitation de 1.500 euros par mois pour les PME/PMI et entrepreneurs indépendants leur permettant de couvrir certains coûts fixes.

2. Les actions sur le bilan des entreprises, plus précisément sur les ressources longues : délaissant la voie de la montée dans le capital, l’Etat a choisi la voie du Prêt Garanti (PGE) à hauteur de 25 % du chiffre d’affaires annuel pour les entreprises demandant assistance.

Ainsi, autant les deux premières mesures suscitent adhésion et consensus, autant la troisième mesure, de nature radicalement différente, porte un problème majeur d’adéquation au problème auquel les entreprises font face.

Règles cardinales de l’orthodoxie financière

En effet, en matière de gestion financière, l’orthodoxie financière énonce deux règles cardinales :

- les investissements doivent être financés par des ressources longues (capital, emprunts ou crédit bancaires) ; sachant que les flux futurs générés par l’investissement seront à même de rembourser les charges financières dudit investissement

- l’activité doit être en mesure de générer un chiffre d’affaires suffisamment important pour couvrir l’ensemble des charges d’exploitation (financement du stock, salaires, cotisations, loyers,..) et dégager un bénéfice pour permettre à l’entreprise de fonctionner.

Or, ici, en l’espèce, sur le plan financier, l’Etat supplée à l’effondrement des recettes d’exploitation par une subvention d’exploitation, à la portée assez réduite (1.500 euros par mois), et par un Massif Prêt Bancaire Garanti ; autrement dit, on supplée au manque de recettes d’exploitation par un apport de trésorerie, renforçant, certes le Fonds de Roulement Net Global de l’Entreprise, mais ayant pour conséquence directe d’endetter l’entreprise – alors qu’aucun investissement, emploi long ne se retrouve en face de celle-ci !

Derrière la classification comptable, et le débat d’experts, se pose une question cruciale d’adéquation de la réponse au problème posé : cette affectation de ressources longues (Prêt Garanti) ne finançant aucun investissement (aucun emploi long), ne sera en mesure de générer aucun flux financier supplémentaire à même d’assurer le remboursement dudit emprunt ! Aussi, le danger est-il grand de voir nos entreprises, déjà fragiles, ployer sous un endettement démesuré qui, représentant plusieurs années d’Excédent Brut d’Exploitation finira immanquablement par peser, à terme, sur leur viabilité.

Machiavel disait « qu’en politique, le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal », c’est sans doute ce qui a guidé le choix du Gouvernement : rechercher le Second Best, l’Optimum de Second Rang, sachant que le First Best était inopérationnel, non envisageable. Ce faisant, il nous reste juste à espérer qu’après avoir échappé au pire, à l’effondrement généralisé de l’Economie, nous serons à même d’éviter la faillite générale d’ici cinq ans (durée du remboursement du PGE), avec un endettement privé et public hors de contrôle.

Protéger l’union économique des entreprises étrangères subventionnées

Protéger l’union économique des entreprises étrangères subventionnées

La commission européenne s’aperçoit peut-être un peu tard que la zone économique en cause constitue un vaste marché où on peut faire ses courses à bon compte en rachetant des entreprises y compris avec des subventions d’État. Bien sûr la Chine est visée mais pas seulement car il y a de nombreuses manières de soutenir un secteur économique. C’est d’ailleurs l’éternelle question entre Boeing et Airbus. Conflit aussi en matière fiscale entre les grands du numérique et les entreprises européennes devenues sous-traitantes des géants numériques.

La commission fixe comme limite une participation maximale de 35 % pour les entreprises étrangères. Un chiffre déjà bien excessif car il est pas nécessaire de contrôler 35 % des capitaux d’une entreprise pour en prendre la direction surtout dans le cadre d’alliances;  la difficulté viendra surtout de la méthodologie pour vérifier la nature, l’objet et l’ampleur des biens dont a pu bénéficier une entreprise pour s’implanter sur le marché de l’union européenne. Nombre  d’entreprises chinoises ont des statuts très hybrides. Certaines sont entièrement privées ou  associées  avec des partenaires étrangers d’autres sont dites d’État ou encore appartiennent théoriquement au personnel. Comment dès lors  distinguer ce qui relève de soutien technologique, économique, logistique, commerciale, voire politique  et financier ? En outre il n’y a pas seulement des conditions financières à prendre en compte mais aussi des conditions sociales et environnementales.

Ce que semble ignorer pour l’instant l’union économique qui en quelque sorte saucissonne les débats “L’UE figure parmi les économies les plus ouvertes du monde, ce qui attire des niveaux d’investissement élevés de la part de nos partenaires commerciaux. Toutefois, notre ouverture est de plus en plus remise en question par des pratiques commerciales étrangères, y compris les subventions, qui faussent les conditions de concurrence équitables pour les entreprises de l’UE”, déplore Phil Hogan, commissaire chargé du commerce, cité dans un communiqué.

“Il existe un nombre croissant de cas dans lesquels les subventions étrangères semblent avoir facilité l’acquisition d’entreprises de l’UE ou faussé les décisions d’investissement, les opérations de marché ou les politiques tarifaires de leurs bénéficiaires, ou la soumission d’offres dans une procédure de passation de marchés publics, au détriment des entreprises non subventionnées”, poursuit le communiqué.

Les entreprises étrangères à l’UE souhaitant acquérir une participation de plus de 35% dans des entreprises appartenant au bloc communautaire et dont le chiffre d’affaires dépasse 100 millions d’euros devront au préalable informer la Commission européenne si elles ont bénéficié d’une aide d’Etat de plus de 10 millions d’euros, selon ce projet consulté par Reuters.

La Commission pourrait infliger une amende ou décider de bloquer l’opération en cas de manquement à cette nouvelle disposition. L’acquéreur pourrait aussi être contraint de céder des actifs pour compenser l’avantage indu.

Une entreprise opérant déjà dans le bloc communautaire et ayant bénéficié de subventions étrangères de plus de 200.000 euros sur trois ans devra également en informer la Commission européenne.

Cette entreprise pourrait alors devoir céder des actifs, réduire sa part de marché ou ses capacités afin d’éviter une distorsion du marché, indique le projet de la Commission.

Chômage partiel : 15 % financés par les entreprises à partir du 1er juin

Chômage partiel : 15 % financés par les entreprises à partir du 1er juin

Pas de rupture brutale dans le mode de financement du chômage partiel mais une transition qui va solliciter les entreprises concernées. Pour les salariés ,l’indemnisation du chômage partiel ne devrait pas changer beaucoup. L’indemnité versée au salarié restera inchangée, autour de 70% de sa rémunération brute, soit environ 84% du salaire net. La différence viendra du mode de financement dont 15 % seront désormais à la charge de l’entreprise à partir du 1er juin. Une exception toutefois les secteurs particulièrement touchés notamment par des décisions de fermeture administrative qui vont continuer de bénéficier du dispositif antérieur de chômage partiel.

A partir du 1er juin, l’Etat et l’Unedic ne prendront plus à leur charge que 85% de l’indemnité, qui reste plafonnée à l’équivalent de 4,5 Smic, et les entreprises ne seront plus remboursées qu’à hauteur de 60% du salaire brut, contre 70% actuellement.

Le communiqué du ministère du Travail précise toutefois que les secteurs qui ont été visés par des “restrictions législatives ou réglementaires particulières en raison de la crise sanitaire, continueront à bénéficier d’une prise en charge à 100%”.

 

 

Protéger les entreprises stratégiques.. en Grande_Bretagne

Protéger les entreprises stratégiques.. en Grande-Bretagne

Avec la crise du Coronavirus la valorisation du capital s’est écroulée dans certains secteurs et certaines entreprises. À titre d’exemple, Renault qui valait bien encore pour longtemps 30 milliards ne vaut plus que 5, c’est-à-dire pratiquement rien pour celui qui prétendait il y a encore quelques mois être le premier constructeur mondial. Il en est de même pour nombre d’entreprises françaises et  étrangères. Faute de mesures de protection ,on pourrait assister à une grande braderie soutenue et entretenue notamment par les fonds spéculatifs. La France a annoncé son intention d’éviter cette grande braderie mais n’a pas pris de dispositions encore trop précises dans ce domaine. Faudra faire vite car la crise sanitaire aura fait fondre dividendes et valeurs du capital au point que beaucoup d’entreprises pourraient basculer dans d’autres mains que celle des propriétaires actuels. De son côté ministre britannique des Finances, Rishi Sunak, a autorisé un plan de sauvetage destiné à protéger les entreprises considérées comme stratégiques, dans un contexte de crise économique provoquée par l’épidémie de coronavirus, a rapporté dimanche le Financial Times.

Le Trésor britannique a indiqué pour sa part à Reuters être prêt à intervenir en “dernier ressort” pour aider ces entreprises, dont la chute pourrait selon lui “nuire de manière disproportionnée à l’économie”.

“En cas de circonstances exceptionnelles, lorsqu’une compagnie viable a épuisé toutes les options et que sa chute nuirait de manière disproportionnée à l’économie, nous pourrions envisager un soutien en ‘dernier ressort’”, a déclaré par courriel une porte-parole du Trésor.

Dans le cadre du plan de secours dénommé “Projet Birch”, écrit le Financial Times, le ministre des Finances a accru la capacité du Trésor à gérer les opérations de sauvetage de compagnies “viables” ayant utilisé toutes les autres options, parmi lesquelles les programmes de prêts gouvernementaux.

Selon la même source, l’Etat pourrait acquérir une participation dans des entreprises cruciales qui font face à des difficultés financières sévères. Le FT précise toutefois que le Trésor n’envisagera pas cette hypothèse en premier lieu, mais préférera d’abord accorder des extensions de prêts.

UE: des aides aux grandes entreprises transformées en participations au capital

UE: des aides aux grandes entreprises transformées en participations au capital

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C’est la piste que recommande l’union européenne. Pour l’instant par exemple en France, on a simplement promis des prêts significatifs aux grosses entreprises en grande difficulté mais il n’avait pas été question de transformer ces aides exceptionnelles en prise de participation au capital. On sait que le ministre de l’économie favorable à un plan massif de soutien à l’économie n’est d’une façon générale pas favorable aux prises de participation de l’État.

La Commission européenne a adopté vendredi des dispositions autorisant les Etats membres de l’Union à aider les entreprises durement touchées par la crise du coronavirus en prenant des parts de leur capital qui seront soumises à une interdiction de dividendes, de rachats d’actions, de bonus et d’acquisitions.

Selon un dirigeant européen, ils pourront en outre accorder à ces entreprises des prêts subordonnés à des conditions favorables.

Réouverture de 400.000 entreprises lundi

Réouverture de 400.000 entreprises lundi

Lors de sa conférence télévisée dédiée au plan de déconfinement du 11 mai, le Premier ministre a passé la parole au ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui a notamment annoncé que, lundi, quelque 400.000 entreprises vont pouvoir rouvrir, ce qui représente 875.000 salariés. Les centres commerciaux de plus de 40.000 mètres carrés pourront rouvrir, en accord avec les préfets, « sauf en Ile-de-France, où les risques sanitaires nous amènent à reporter leur ouverture », précise Bruno Le Maire.

Moins d’une semaine après les États-Unis, le Japon est devenu jeudi le deuxième pays au monde à autoriser le médicament remdesivir pour traiter des patients atteints de la maladie Covid-19, a confirmé à l’AFP un responsable du ministère japonais de la Santé.

Les procédures d’autorisation d’un nouveau médicament sont habituellement longues au Japon, mais le gouvernement nippon a décidé cette fois-ci de faire vite, face au manque actuel de solutions thérapeutiques validées contre le nouveau coronavirus.

Ce médicament avait obtenu vendredi dernier une autorisation en urgence similaire de l’agence américaine du médicament (FDA), sur la base d’un essai clinique américain positif. Ce médicament expérimental du laboratoire américain Gilead Sciences avait initialement été développé pour soigner les malades de la fièvre hémorragique Ebola, mais n’avait jamais été approuvé contre aucune maladie avant le Covid-19.

C’est la première thérapie à avoir démontré une certaine efficacité face au Covid-19 dans un essai clinique de taille significative, englobant plus d’un millier de patients.

Entreprises confinées : les moins de 10 salariés exonérées de charges

Entreprises confinées :  les moins de 10 salariés  exonérées de charges

Les entreprises de moins de 10 salariés (TPE) qui ont été obligées de fermer par décision administrative à cause du confinement seront exonérées de charges sociales durant toute la période dudit confinement, a indiqué lundi soir Bercy à plusieurs médias, confirmant ainsi une déclaration du premier ministre Edouard Philippe devant le Sénat quelques heures plus tôt. Une décision qui devrait s’appliquer à tous les secteurs d’activité.

Par ailleurs, le gouvernement travaille toujours sur l’annulation des charges pour les entreprises des secteurs les plus touchés par la crise tels que la restauration, l’hôtellerie et le spectacle.

Déconfinement entreprises : un plan technocratique

Déconfinement entreprises : un plan technocratique

 

Le plan de déconfinement des entreprises va présenter de nombreuses difficultés d’application car il a été conçu sur le modèle d’organisation dans un bureau et non dans une unité de production. Ainsi la règle veut imposer en permanence un espace de 4 m² d’une personne sera difficile à respecter compte tenu notamment de la mobilité à l’intérieur même des usines et autres lieux de travail. Par ailleurs, le port du masque pendant toute la journée est moins supportable dans une usine que dans un bureau climatisé. Notons que les chaînes de production comme les chaînes de distribution et de commercialisation n’ont évidemment pas été toute conçue pour réserver un espace permanent de 4 m² autour d’un salarié.

Beaucoup d’employeurs auront sans doute du mal à comprendre et à appliquer la réglementation fixée par le gouvernement qui indique

« La surface de l’établissement à prendre compte par l’employeur ou l’exploitant est la surface résiduelle de l’espace considéré, c’est-à-dire la surface effectivement disponible pour les occupants, déduction faite des parties occupées. Pour un bâtiment de bureaux par exemple, cette surface est d’environ 80% de la surface totale pour tenir compte des espaces de circulation notamment. Pour un magasin, il convient de retrancher à la surface totale celle qui est occupée par les rayonnages et les réserves (entre autres) pour déterminer in fine la surface résiduelle pour l’accueil des clients. Ainsi, un établissement disposant d’une surface résiduelle de 160 m² pourrait accueillir simultanément 160/4 = 40 personnes ou salariés. La « jauge » de 4m² par personne peut toutefois être corrigée, à l’initiative de l’exploitant et au vu du résultat de l’évaluation des risques, d’une marge de sécurité en fonction de l’activité. !!!

On se demande à quoi servent les CSE, conseil social et économique, qui doit aussi  se préoccuper des questions d’hygiène et qui auraient pu parfaitement négocier dans l’entreprise avec éventuellement l’apport  d’experts sur les conditions concrètes de mise en œuvre des règles d’hygiène. Au lieu de cela on a préféré la norme centralisatrice et bureaucratique.

Des prêts représentant 5% de leur C.A. aux entreprises fragilisées

Une disposition supplémentaire intéressante pour tenter de sauver du massacre les PME avec des prêts représentant 5 % d’affaires. Pourtant ils ne seront d’aucune utilité pour certaines entreprises dont le chiffre d’affaires aura été proche de zéro pendant des semaines voire des mois. C’est le cas évidemment pour la restauration, l’hôtellerie, le tourisme et de nombreux services. Les sociétés européennes fragilisées par la crise liée au coronavirus pourront donc  solliciter des aides d’Etat allant jusqu’à 5% de leur chiffre d’affaires 2019 dans le cadre d’une nouvelle disposition proposée par la Commission européenne, a déclaré dimanche une source au fait du dossier. Le montant du prêt pourrait également représenter jusqu’à 40% de la masse salariale annuelle de l’entreprise bénéficiaire, a ajouté cette même source.

Prêts garantis : 150.000 entreprises bénéficiaires

Prêts garantis : 150.000 entreprises bénéficiaires

Le chiffre peut paraître impressionnant mais il faut le rapporter à l’ensemble du nombre d’entreprises. En France, on compte environ 2 800 000 entreprises dont de l’ordre de 2 600 000 entreprises de zéro à 10 salariés. Sans doute, ce sont  ces petites entreprises qui auront le plus de difficultés à résister à la crise faute de trésorerie d’avance. En effet pour la plupart, elles continuent de payer des charges tandis que les recettes sont proches de zéro ou très affaiblies Nombre d’entre elles pourraient d’ailleurs complètement disparaître en particulier dans le secteur du tourisme, de l’hôtellerie, du transport ou de l’événementiel. Aujourd’hui quelque 150.000 entreprises françaises ont obtenu un accord en vue d’obtenir un prêt garanti par l’Etat pour un montant total représentant 22 milliards d’euros, a annoncé mardi le directeur général de bpiFrance Nicolas Dufourcq sur BFM Business.

Pour permettre aux entreprises de faire face au coup d’arrêt à l’économie provoquée par l’épidémie de coronavirus, le gouvernement a mis sur pied un dispositif de prêts garantis par l’Etat pour un total pouvant atteindre jusqu’à 300 milliards d’euros.

“La montée en puissance du régime est très forte, très rapide. Ça démarre fort”, a déclaré Nicolas Dufourcq.

Le directeur général de bpiFrance, acteur clef du dispositif des prêts garantis, a ajouté que 40 milliards d’euros de demandes supplémentaires étaient en cours d’examen.

“Je pense que nous passerons les 100 milliards d’euros sans hésitation”, a-t-il dit.

20 milliards pour sauver les grandes entreprises stratégiques

 20 milliards pour sauver les grandes entreprises stratégiques

Le gouvernement met sur la table 20 milliards d’euros pour des prises de participation ou des nationalisations d’entreprises mises en difficulté par la crise du coronavirus. En tout, cela porte le plan d’urgence de 45 à 100 milliards d’euros. Avec de tels montants, le déficit public devrait atteindre cette année un niveau jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Ces prévisions se basent sur l’hypothèse d’un confinement de six semaines.

Le « quoi qu’il en coûte » lancé le 12 mars par Emmanuel Macron prend chaque semaine des aspects plus hors normes. Désormais, le gouvernement estime que la facture de son plan d’urgence lancé pour répondre à la crise économique provoquée par le coronavirus s’établit à 100 milliards d’euros, plus du double de ce qu’il avait annoncé le 17 mars (45 milliards).

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