Archive pour le Tag 'capital'

L’Etat vend 4,15% du capital d’Engie

L’Etat  vend  4,15% du capital d’Engie

 

L’État a choisi Engie dans la branche énergie pour vendre  un peu plus de 4 % capital d’Engie. Progressivement l’État ce désengage de cette entreprise  pour ne plus contrôler qu’environ 25 %. Évidemment il n’a pas été envisagé de vendre des participations dans Edf dont la situation financière est catastrophique est dont  l’action a perdu 90 % de sa valeur. À l’inverse, Engie est sur la voie d’un net redressement. Engie a accusé en 2016 une perte nette de 400 millions d’euros après une perte de 4,6 milliards en 2015. Le producteur et fournisseur de gaz et d’électricité a été une nouvelle fois pénalisé par des dépréciations d’actifs liées aux prix de l’énergie en Europe. Son résultat net récurrent part du groupe a par ailleurs reculé de 4,3% à 2,5 milliards d’euros. L’Ebitda a atteint 10,7 millions d’euros, en baisse de 5,2%. En organique, le repli est de 2,7%. Le chiffre d’affaires est ressorti à 66,6 milliards, en baisse de 4,6% (-4% en organique). Ces chiffres sont conformes à « la guidance » 2016. Engie a indique que la génération de cash était restée très soutenue à 9,7 milliards d’euros permettant une poursuite de la réduction de la dette nette. Les programmes de rotation de portefeuille et d’investissements atteignent respectivement 8 milliards d’euros de cessions à ce jour soit plus de 50 % de l’objectif à fin 2018, et 4,7 milliards d’euros d’investissements de croissance en 2016. Le programme de performance  » Lean 2018  » est en avance par rapport à sa feuille de route 2016. Le groupe décide d’accélérer sa mise en œuvre en révisant ses objectifs de 20 % à la hausse (1,2 milliard d’euros de gains nets à horizon 2018). En 2017, Engie prévoit un résultat net récurrent part du groupe compris entre 2,4 et 2,6 milliards d’euros qui marque une accélération de la croissance organique portée par ses moteurs de croissance.  L‘Agence des participations de l‘Etat (APE) a annoncé mardi soir la clôture d‘une opération de cession de 4,15% du capital d‘Engie pour 1,53 milliard d‘euros, notamment via un placement accéléré auprès d‘investisseurs institutionnels. L‘Etat a placé 4,1% du capital du producteur et fournisseur de gaz et d’électricité, soit 99,9 millions d‘actions, auprès d‘institutionnels, à 13,80 euros par action, a précisé l‘APE. Il a vendu en parallèle 11,1 millions d‘actions, soit 0,46% du capital, qui seront proposées ultérieurement aux salariés et anciens salariés du groupe, au même prix par action, soit un montant total de 153 millions d‘euros. “Cette cession de titres s’est déroulée dans de très bonnes conditions pour les intérêts patrimoniaux de l’Etat. Elle constitue la première étape du plan de cessions d’actifs pour un montant de 10 milliards d’euros”, a déclaré par la suite le ministre de l‘Economie et des Finances.

STX: Retailleau (LR) veut des salariés au capital

STX: Retailleau (LR) veut des salariés  au capital

 

 

 

Alors que le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, a annoncé une nationalisation temporaire qui n’aura sans doute pas lieu (mais destiné à peser sur les négociations avec l’Italie concernant la répartition du capital) Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat et président de la région Pays de la Loire, en rajoute avec des propositions socialisantes. Il souhaite en effet que les salariés soient aussi présents au capital (retour au concept de participation de De Gaulle, concept oublié depuis longtemps y compris par les socialistes). Une proposition qui a du sens et qui par ailleurs pourrait être généralisé pour permettre en particulier aux syndicats et aux salariés de mieux s’approprier la problématique économique de l’entreprise. « Dans la fabrication d’un paquebot, il y a 75% de valeur ajoutée apportée par les entreprises cotraitantes et sous-traitantes. Cela aurait du sens dans l’ancrage territorial qu’il y ait une montée en puissance dans le capital à la fois des salariés mais aussi des entreprises industrielles cotraitantes », a justifié M. Retailleau.  »Tout le monde parle du capital, mais il y a d’autres garanties qui s’écrivent dans un pacte d’actionnaires, il faut des verrous, il faut des vétos », a-t-il ajouté en estimant qu’il ne fallait pas que cette annonce d’une nationalisation temporaire de STX France ne soit qu’un « coup de com’ ». Selon l’élu, les Italiens « achètent une pépite qui est un fleuron mondial pour 80 millions d’euros, ce n’est rien. Je gage que derrière les rodomontades, les Italiens vont trouver un accord. Mais cet accord doit donner suffisamment de garanties », a-t-il insisté. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé jeudi une nationalisation temporaire des chantiers navals de STX France afin de « défendre les intérêts stratégiques de la France », après l’échec des discussions avec le groupe italien Fincantieri.

Cessions de capital, EDF pas concerné…..tu m’étonnes

Cessions de capital, EDF pas concerné…..tu m’étonnes

 

 

 

pas étonnant que le gouvernement n’envisage pas la vente de ses participations financières dans EDF compte de tenu de la situation catastrophique du producteur national d’électricité. L’action qui valit  80 € n’atteint même pas une valeur de 9 euros aujourd’hui. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité   Le groupe EDF ne devrait donc pas être concerné par les cessions de participations de l’Etat annoncées ces derniers jours par le gouvernement, a déclaré samedi à Reuters une source proche de la direction de l’électricien historique français. Le ministère de l’Economie et des Finances a confirmé vendredi que le gouvernement céderait dans les prochains mois des participations de l’Etat à hauteur de dix milliards d’euros, pour alimenter un fonds destiné à l’innovation. « Les signaux qu’on reçoit, c’est qu’on n’est pas du tout concernés », a cependant déclaré la source proche de la direction d’EDF en marge des rencontres économiques d’Aix-en-Provence. L’Etat possède 83,1% du capital d’EDF.

Air France : le coup de l’augmentation de capital !

Air France : le coup de  l’augmentation de capital !

En général il faut-se mieux fait méfier du coup de l’augmentation de capital dans une entreprise où l’État possède encore une part importante. Il s’agit tout simplement de boucher un trou du fait de manque de rentabilité chronique. Une rentabilité structurellement insignifiante depuis des années du fait en particulier du poids de la masse salariale. La vérité c’est que cette insignifiante rentabilité n’a été obtenue que grâce à quelques artifices comptables. Le patron de la compagnie reconnaît lui-même le manque de compétitivité d’Air France. « Nous sommes parmi les grandes compagnies celle dont la rentabilité est la plus faible : la moitié de celle de Lufthansa, le tiers de celle de British Airways et le quart de celle de Delta ou d’easyJet », a-t-il martelé. Le PDG d’Air France-KLM a également souligné les autres faiblesses du groupe. Sa valorisation boursière est ainsi « ridiculement basse », de l’ordre de 1,5 milliard d’euros, « quatre fois inférieure à celle de Lufthansa et dix fois moindre que celle de Ryanair, soit la valeur de dix avions long-courriers alors que nous en avons 160 ». Quant au niveau d’endettement, il est encore trop élevé (5,6 milliards d’euros), « ce qui fait qu’aujourd’hui, les capitaux propres d’Air France sont négatifs ». Air France fait partie des compagnies les plus endettées (4,2 milliards d’euros) et les moins capitalisées. L’an passé, elle a échappé de peu à une recapitalisation grâce à la vente de 49,9% de sa filiale de restauration Servair et sa part dans Amadeus pour un total de 440 millions d’euros. Mais cela ne suffira pas. Entre 600 et 800 millions pourraient être nécessaires, estiment plusieurs sources. Contactée, la direction d’Air France KLM n’a pas souhaité commenter. L’État, actionnaire à 17,6%, s’inquiète pourtant de cette situation. « Emmanuel Macron disait qu’Air France était le prochain Areva » confie un proche de l’ancien ministre de l’Économie. Lors de l’arrivée du PDG Jean-Marc Janaillac l’été dernier, Bercy a insisté sur la nécessité d’améliorer la compétitivité de l’entreprise grâce à un accord social fort. « Mais acheter des avions coûte cher et la solidité du bilan compte » reconnaît un ancien cadre du ministère. À partir du 1er janvier 2019, une nouvelle norme comptable va en effet obliger Air France à intégrer à son bilan les loyers de leasing de ses avions. Une mauvaise nouvelle pour le groupe qui loue 40% de ses appareils contre seulement 20% pour la plupart de ses concurrents. Sa dette comptable augmentera ainsi de 7 milliards d’euros et deviendra insoutenable.

EDF : une augmentation de capital très hypothétique

EDF : une augmentation de capital très hypothétique

Une opération qui devrait être réalisée au cours du premier trimestre après avoir été reculée « en raison de conditions de marché favorable » . La question est de savoir si effectivement ces conditions se sont aujourd’hui améliorées. On vise une augmentation de capital de 4 milliards dont l’essentiel risque d’être assuré à hauteur de 3 milliards par l’État. De toute manière cette augmentation de capital sera bien insuffisante pour faire face à la situation financière catastrophique de l’électricien.  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme.  Du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. La situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls ». En clair EDF attend une recapitalisation rapide de l’Etat qui tarde (3  milliards) et un appui d’investisseurs pour l’instant très dubitatifs sur la rentabilité de l’entreprise.  Le groupe a toutefois précisé mercredi que l’opération serait réalisée d’ici à la fin du premier trimestre 2017, si les conditions de marché le permettent. « Elle n’a pas pour l’instant été réalisée parce que nous n’avions pas un contexte permettant de la réaliser », a dit Jean-Bernard Lévy lors d’une conférence de presse organisée à l’issue d’un Comité stratégique de filière nucléaire présidé par le secrétaire d’Etat à l’Industrie Christophe Sirugue. « Pour qu’une augmentation de capital fonctionne bien, il faut qu’un certain nombre de feux soient au vert (…), que nous ayons rempli une certain nombre de conditions. Pour l’instant ces conditions n’ont pas été remplies », a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

 

Orange au capital de Canal + ?

Orange au capital de Canal + ?

 

Il se confirme chaque jour un peu plus qu’Orange a l’intention d’opérer un rapprochement commercial avec Canal+ mais au-delà d’envisager aussi rapprochement capitalistique. D’après Reuters, Bolloré pourrait proposer à Stéphane Richard de lui céder 50% [de Canal +] en échange de titres Orange». L’éditeur du Grand Journal étant valorisé quelque 6 milliards d’euros, la moitié de l’entreprise correspondrait donc plus ou moins à 10% du capital d’un Orange qui s’en trouverait grandement renforcé dans le domaine des contenus. Sur ce créneau, dont Stéphane Richard ne voulait pas entendre parler il y a encore quelques mois, l’opérateur fait face à la concurrence agressive de SFR (propriétaire de Libération). La société détenue par Patrick Drahi en a fait la pièce maîtresse de sa stratégie de recrutement d’abonnés, pour se distinguer de son rival, qui joue plutôt sur la qualité de service et de réseau.  Dans l’immédiat, une simple prise de participation d’Orange dans Canal +, doublée d’accords commerciaux, semble réalisable. On voit mal l’Etat, détenteur de 23% du capital de l’opérateur télécoms, accepter une opération plus vaste, touchant l’actionnariat de ce fleuron aux 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, avant l’élection présidentielle de 2017. Après cela, tout est possible et dépendra beaucoup de l’identité des futurs chefs de l’Etat et du gouvernement et du prochain ministre de l’Economie

Renault et Nissan : rééquilibrage du capital et fusion

Renault et Nissan : rééquilibrage du capital et fusion

 

L’Etat français nourrit des soupçons à l’égard de Carlos Gohn sur l’évolution de l’alliance Renault-Nissan, de son coté Nissan ne voit pas d’un bon œil la montée en puissance de l’Etat français dans Renault. Nissan, sauvé dans les années 2000 par Renault, mais qui aujourd’hui vaut trois plus que Renault (Renault dont les profits dépendent pour ¾ des résultats de Nissan). La tentation est grande pour Carlos Gohn de rééquilibrer capital et pouvoir au profit du japonais (qui le demande), aussi de se débarrasser de la tutelle encombrante de l’Etat français Car les participations croisées entre Renault et Nissan donnent mécaniquement plus de poids à la France depuis que l’Etat français a augmenté sa participation. Du coup on pourrait assister à  un rééquilibrage important de l’alliance de telle sorte que chaque partenaire, à terme, dispose de 25 à 35% du capital. Emmanuel Macron a indiqué  en affirmant que « ceux qui proposent un rééquilibrage des pouvoirs avec un agenda caché prennent le risque d’abîmer l’alliance ».  Les deux groupes penseraient à « une société unique où cohabiteraient les actionnaires japonais de Nissan et ceux de Renault, et l’Etat français au premier chef ». Une société qui pourrait être basée aux Pays-Bas (l’alliance actuelle est déjà localisée au Pays-Bas). Le risque d’un mauvais rééquilibrage pour rénal c’est d’être absorbé par Nissan ce désormais 4 ème constructeur mondial avec des délocalisations des directions et de la production. Le risque c’est qu’il n’y  ait plus de constructeurs automobile français après PSA absorbé par les chinois, Renault serait mangé par les japonais. .

Areva : Bercy veut faire entrer les chinois au capital

Areva : Bercy veut faire entrer les chinois au capital

 

 

Après l’échec financier d’Areva on resserre les boulons. D’abord avec la restructuration de la filière nucléaire autour d’EDF, ensuite en recapitalisant ce qui reste d’Areva. Problème : l’Etat n’a pas d’argent et veut donc solliciter des capitaux chinois pour renflouer Areva. Quand on connaît le caractère stratégique de la filière nucléaire on peut s’interroger sur le bien-fondé de cette ouverture  des portes de la technologie aux chinois. Rien de surprenant cependant car dans la période la France propose de manière privilégiée de vendre ce ses bijoux de famille au chinois. Dernier exemple en date la vente  de l’aéroport de Lyon et de  Nice « accueillir des groupes chinois à son capital, ce qui permettrait d’alléger la facture de sa recapitalisation pour l’Etat français », a déclaré Philippe Varin, le président du conseil d’administration du groupe nucléaire. « La Chine est incontournable pour Areva. C’est maintenant qu’il faut nouer des alliances, car elle est en croissance et a besoin de technologies », dit-il dans les colonnes du Journal du Dimanche. Areva a annoncé cette semaine la première étape d’un plan de sauvetage sous la forme d’un protocole d’accord avec EDF qui rachèterait jusqu’à 75% de son activité réacteurs. L’opération, avec d’autres cessions et éléments de financement, vise à couvrir ses besoins à hauteur de 3,6 milliards d’euros pour la période 2015-2017, sur un total de sept milliards nécessaires. Areva estime qu’il aura besoin en outre d’une augmentation de capital « significative ». L’Etat français, qui en détient 87%, a fait savoir qu’il prendrait ses responsabilités.  Mais, selon Le Journal du Dimanche, le ministère de l’Economie jugerait les demandes d’Areva trop élevées et miserait sur une injection de capital limitée à deux  milliards l’an prochain pour couvrir la prochaine échéance de dettes de 1,8  milliard d’euros du groupe, en septembre  2016. Dans ce contexte, le ministère serait favorable à l’arrivée d’investisseurs chinois dans la mesure où, « plus les Chinois investiront, moins la facture sera élevée pour la France », explique une source proche de Bercy citée par le journal. La recapitalisation pourrait alors se faire en deux temps, une opération menée par l’Etat l’an prochain, puis l’entrée des investisseurs chinois plus tard, les noms des électriciens China General Nuclear Power Corporation (CGN) et China National Nuclear Corporation (CNNC) étant avancés.

 

Alstom : L’Etat va prendre 10% du capital

Alstom : L’Etat va prendre 10% du capital  L’Etat souhaiterait acquérir 10% du capital

Enfin l’Etat s’avance un peu sur le dossier Alstom puisqu’il est question qu’il prenne 10% d’Alstom. Joe Kaeser, le président de Siemens, et Shunichi Miyanaga, celui de Mitsubishi Heavy Industries, ont rencontré François Hollande ce mardi 17 juin, puis  les députés en fin d’après-midi.. Grosse journée de tractation pour les patrons de Mitsubishi et Siemens au lendemain de l’annonce de leur offre commune sur Alstom. Le Nippon s’est joint à l’Allemand pour proposer la constitution de trois coentreprises: une pour les turbines vapeur, une pour les réseaux intelligents et la troisième pour les turbines hydrauliques. Les deux groupes vont maintenant devoir convaincre l’exécutif français de la pertinence de leur offre. Le président de Siemens, Joe Kaeser, et celui de Mitsubishi Heavy Industries, Shunichi Miyanaga ont rendez-vous avec François Hollande à l’Elysée à 10h30 ce matin. En fin d’après-midi, ils seront tous deux auditionnés devant la commission des Affaires économiques à l’Assemblée nationale.  L’Etat souhaiterait acquérir 10% du capital d’Alstom. Selon des sources syndicales citées par Reuters, l’Etat français voudrait acquérir 10% ou plus du capital d’Alstom aux côtés de Mitsubishi. L’opération pourrait s’effectuer via la Banque publique d’investissement (BPI).  Mitsubishi souhaitait en effet  que l’Etat prenne 10% du capital d’Alstom. Shunichi Miyanaga, le PDG de Mitsubishi Industries, souhaite que l’Etat français entre à hauteur de 10% dans le capital d’Alstom. Il a exprimé cette requête devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale au côté de son homologue de Siemens, Joe Kaeser, qui s’est dit lui « très heureux » que l’Etat intervienne.

2025 : trois dangers, le vieillissement, le déclin, le manque de capital (Moscovici)

2025 : trois dangers, le vieillissement, le déclin, le manque de capital (Moscovici)

En guise de rentrée gouvernementale ce lundi 19 août, François Hollande reçoit à 10 heures ses ministres, à l’Elysée, pour un séminaire consacré à « la France en 2025″. Objectif de l’exécutif: dessiner la France du futur. Chaque ministère a eu un mois pour rendre sa copie. Parmi elles, celle de Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie et des Finances. Pour lui, trois périls menacent la France. Le premier est d’ordre macro-géo-économique. En clair, il consiste en une perte d’influence et un déclassement de la France notamment face au émergents. Le second danger est démographique et social. La France vieillit, le nombre d’actifs diminue. Enfin, le dernier est un péril micro-économique et technologique. Sans accumulation massive de capital, la révolution numérique pourrait être compromise, estiment les services de Bercy.  Pierre Moscovici relativise toutefois. « Ces trois périls inévitables ne sont pas pour autant inéluctables », si tant est que le France soit capable de « rénover son état providence ». Dans la check-list du ministre: modernisation, dématérialisation des services publics, réforme du marché du travail, allègement de la fiscalité. Au niveau européen, le ministre de l’Economie propose de définir une politique économique commune. A noter, cette petite phrase en page 3 du document: « Prenons garde à ne pas faire l’erreur stratégique de copier le modèle allemand actuel, et de chercher à grand renfort d’argent public, à reconstruire une industrie perdue. ». Bref, beaucoup d’incantations, douze ans pour les concrétiser.

 

EDF : ouverture du capital de RTE ?

EDF :  ouverture du  capital de RTE ?

« L’ouverture du capital de RTE n’est pas à l’ordre du jour et n’est de notre point de vue pas envisageable », a dit à l’AFP un porte-parole du ministère, sans plus de commentaires. Le Journal du dimanche avait rapporté le jour même qu’EDF et le gouvernement envisageaient d’ouvrir le capital de RTE, autrement dit d’en céder une partie, afin d’aider l’électricien historique à réduire son importante dette (39,2 milliards d’euros à fin décembre).  Outre des motivations financières, l’hebdomadaire dominical, qui citait une source gouvernementale anonyme, avait souligné que cela permettrait à RTE de nouer des « alliances avec des partenaires européens », le gestionnaire de réseau rêvant de constituer un jour un « EADS des réseaux électriques ».  Par ailleurs, la réglementation européenne, qui vise à empêcher les conflits d’intérêts entre les réseaux d’énergie et leurs utilisateurs, pousse leurs propriétaires traditionnels, les producteurs d’énergie, à s’en séparer.  De leur côté, interrogés par l’AFP dimanche matin, EDF et RTE n’ont fait aucun commentaire.  RTE exploite le réseau public de transport d’électricité en France, soit 100.000 km de lignes électriques à haute tension. Conformément à la réglementation européenne, l’entreprise bénéficie déjà d’une autonomie de gouvernance, de financement et de fonctionnement, bien qu’elle reste une filiale à 100% d’EDF.  Le scénario d’une ouverture du capital, voire d’une cession de RTE, refait régulièrement surface. Mais, au-delà du démenti ministériel, rien ne semble presser EDF (détenu à 84% par l’Etat) de mener une telle opération.  L’électricien est certes fortement endetté et souffre d’une conjoncture dégradée, mais dégage d’importants bénéfices et a conforté ses finances grâce à l’accord avec le gouvernement sur le financement des énergies renouvelables et à un méga-emprunt obligataire.  Reste que dans le secteur énergétique, de telles opérations sont à la mode. GDF Suez a cédé en 2011 25% du capital de sa filiale de transport de gaz, GRTgaz, à un consortium public (Caisse des dépôts, CDC Infrastructure et CNP Assurances) pour 1,1 milliard d’euros.  Le géant pétrolier Total est lui-même en train de vendre pour 2,4 milliards d’euros sa filiale de gazoducs TIGF à un consortium incluant… EDF.

 

L’Etat au capital de PSA ?

L’Etat au capital de PSA ?

« La situation du groupe inquiète l’exécutif. A tel point que, selon nos informations, l’éventualité d’une entrée de l’Etat au capital de PSA est examinée de près à l’Elysée », écrit Libération sans citer ses sources.  Le quotidien précise qu’il ne s’agit, « à ce stade, que d’une hypothèse de dernier recours, au cas où le groupe ne parviendrait pas à endiguer ses pertes ».   »Mais si une augmentation de capital se révélait indispensable, l’Etat pourrait y participer », indique une « source élyséenne » au journal, précisant toutefois qu’il reviendra à la direction du constructeur automobile de mettre la question sur la table.   »De sources gouvernementales, on confirme que l’Etat ne laisserait pas PSA faire faillite. Même si la question +n’est pas d’actualité tout de suite+ », écrit encore le quotidien.  L’Etat a accordé une garantie de 7 milliards d’euros à la banque interne de PSA en octobre dernier en échange d’un droit de regard sur « toute opération affectant le contrôle ou le périmètre du groupe ».  Selon Libération, le gouvernement aurait aussi envisagé que Louis Gallois prenne la suite de l’actuel patron actuel de PSA, Philippe Varin, dont le mandat arrive à échéance en mai.   »La piste de son remplacement par Louis Gallois semble avoir été envisagée au sein de l’exécutif. Mais, selon nos informations, l’ancien patron d’EADS a fait savoir qu’il n’était pas candidat », écrit le quotidien.  PSA Peugeot Citroën a annoncé jeudi soir des dépréciations d’actifs massives de 4,7 milliards d’euros pour l’exercice 2012, ce qui va entraîner une perte annuelle d’ampleur astronomique. La publication des résultats annuels du constructeur est prévue mercredi.

 

Restructuration du capital d’EADS

Restructuration du capital d’EADS

Un prochain  accord, selon M. Hollande, « doit permettre de donner de la stabilité mais également aussi une démarche d’avenir pour cette grande entreprise ».  L’Allemagne va monter au capital pour assurer l’équilibre avec la France, quand l’actionnaire allemand de référence, le constructeur automobile Daimler, s’en retire.  Mais en revanche, d’après Latribune.fr, EADS a obtenu d’être un peu moins dépendant de ses actionnaires étatiques: France, Allemagne et l’Espagne, qui ont créé le groupe en 2000 et le contrôlent.  Les Etats n’auront « pas de droit de veto individuel sur les choix opérationnels de la direction », écrit La Tribune, et il leur sera impossible « de nommer directement les administrateurs ».  EADS s’est refusé à confirmer ces informations. Mais une source proche du dossier estimait la Tribune bien informée.  Si cette version était confirmée, le groupe pourrait s’en sentir soulagé. L’arrivée de la banque publique KfW au capital alimentait en effet la crainte de voir Berlin resserrer son étreinte sur la direction, selon un conseil d’EADS.  L’Allemagne s’était opposée au projet de fusion avec BAE et elle n’a pas digéré la décision du nouveau patron d’EADS, l’allemand Tom Enders, d’installer le quartier général du groupe en France, à Toulouse.  De son côté, la société EADS a fait savoir lundi qu’elle entendait « préserver et renforcer, si besoin, les intérêts … des actionnaires ».  Le message a été interprété comme une confirmation de l’intention prêtée au groupe de procéder à des rachats de titres, pour soutenir le cours quand ses actionnaires industriels les vendront.  Réaction: le titre EADS s’est apprécié de 2,14% à la Bourse de Paris, clôturant à 26,44 euros contre 25,89 vendredi.  La sortie prochaine de Daimler du capital et celle de l’autre industriel de référence, le groupe de media français Lagardère, attendue en 2013, va mettre un terme au pacte d’actionnaires et retirer aux Etats leur feuille de vigne.  Leur participation se fera au grand jour, alors qu’en 2000 Berlin avait confié la défense de ses intérêts à Daimler. L’Allemagne avait également exigé de l’Espagne et la France créent des paravents juridiques. La France avait confié ses parts à Lagardère qui vote en son nom au conseil administration.  Les Etats doivent donc former une nouveau partenariat mais ils ne pourront plus contrôler, même indirectement, que moins de 30% du capital, et non plus 51% comme à présent.  La loi néerlandaise, qui régit EADS domiciliée aux Pays-Bas, oblige en effet les actionnaires, individuels ou agissant en concert, à lancer une OPA sur l’ensemble de la société dès qu’ils atteignent le seuil de 30%.  Dans le scénario le plus fréquemment évoqué, la participation de la KfW passerait de 1% à 12%. Elle rachèterait 6,5% au fonds d’investissement allemand Dedalus, formé de banques régionales publiques et d’investisseurs privés, et les 4,5% restants à Daimler.  La France détenant 15% du capital, l’équilibre franco-allemand serait préservé en parquant 3% des actions dans une structure juridique séparée, sans droits de vote. D’après La Tribune, Paris aurait un délai de deux ans pour s’en défaire.  En attendant, Paris et Berlin auraient chacun 12% des droits de vote. Même si l’Espagne conserve 5,5% des actions, la barre des 30% n’aura pas été franchie.




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