Archive pour le Tag 'internet'

Le business de l’ indignation sur internet (Luc Vinogradoff)

Le business de l’ indignation sur internet (Luc Vinogradoff)

Dans le Monde Luc Vinogradoff  critique l’abaissement du seuil de l’indignation et son exploitation commerciale (extraits) :

L’indignation est  encouragée par des multinationales car elle est au cœur même du fonctionnement des plates-formes qu’elles ont créées. Le contenu à fort quotient émotionnel génère le plus de likes, de commentaires, de partages – une des émotions qui rapportent le plus est la colère. Pour que ces services, que nous utilisons gratuitement, soient rentables, ces entreprises ont besoin de toujours plus de trafic, donc de revenus publicitaires. Elles ont intérêt à ce qu’on y reste le plus longtemps possible. C’est une réalité qu’on a trop tendance à oublier lorsqu’on traite de polémiques nées sur les réseaux sociaux. Molly Crockett, professeure adjointe de psychologie à l’université Yale (Connecticut), le rappelle justement dans « Indignation morale à l’ère digitale », une étude qui s’intéresse « à la façon dont la technologie peut transformer l’expression de l’indignation morale et ses conséquences sociales ». L’hypothèse émise par Molly Crockett, qui s’appuie sur de précédentes études et sur ses propres recherches, a forcément déjà été effleurée par celles et ceux qui ont un usage un peu trop intensif des réseaux sociaux : ces écosystèmes « exacerbent la façon dont on exprime l’indignation, en gonflant les stimulus déclencheurs, en réduisant son coût et en amplifiant les bénéfices personnels que l’on en tire ». Rien de plus facile que de rejoindre en quelques clics une cohorte numérique qui crie son mécontentement, surtout si le hashtag, la vidéo ou la personne qui suscite le mécontentement apparaît sans cesse dans notre flux, partagé par nos amis et automatiquement mis en avant par les algorithmes. Ou, comme le formule une comparaison de l’étude particulièrement bien trouvée : Dans les espaces sociaux d’Internet, l’expression de l’indignation relève parfois du réflexe, de par l’architecture même de ces espaces, et pour d’autres raisons qui en découlent et que la chercheuse résume ainsi : « Exprimer son indignation n’est pas limité par l’endroit où on se trouve, par l’heure ou la probabilité d’être confronté à la source de notre indignation. » « Diffuser notre réprobation morale à des personnes qui partagent nos valeurs nous permet de nous cacher dans la foule. Moquer un inconnu dans la rue est bien plus risqué que de rejoindre une foule de plusieurs milliers de comptes Twitter. » Dans un environnement comme Facebook ou Twitter, chacun a une compensation émotionnelle en échange du partage de son indignation, explique Molly Crockett, qui parle de « récompense réputationnelle », ce retour, sous la forme de likes, de cœurs ou de retweets, pour avoir « fait la publicité de notre caractère à notre réseau social ». Dans ce jeu, ce serait la carotte. Le bâton, en revanche, pourrait potentiellement faire plus de dommages. Si notre capacité d’indignation s’est à ce point banalisée, sa valeur ne peut que se diluer. A force de s’indigner systématiquement, on ne s’indigne plus vraiment de rien. « Exactement comme quelqu’un qui grignote sans cesse sans même avoir faim, écrit Molly Crockett. Celui qui a pris l’habitude de s’indigner en ligne va le faire sans vraiment se sentir indigné. » Pis encore, « en abaissant le seuil de l’indignation, les réseaux sociaux, mais aussi les médias numériques risquent de dégrader notre capacité à distinguer entre l’abominable et le désagréable ». A trop passer de temps dans nos flux, une tragédie humanitaire qui se déroule à des milliers de kilomètres, la dernière déclaration politique débile diffusée par les matinales de radio ou un hashtag de cour de récréation se succèdent et finissent par se confondre. Evitons quand même de tomber dans le piège de dire que l’écosystème qui s’est construit autour des réseaux sociaux ne serait qu’un espace creux de sentiments désincarnés. Les indignations omniprésentes qui y circulent sont parfois canalisées et aboutissent à des actions concrètes et structurées, servent à mettre en contact des personnes éloignées qui organisent des pétitions à succès, des manifestations. Mais  Il n’y a pour ces plates-formes ni victimes ni bourreaux, ni opprimés ni oppresseurs, seulement des usagers et des clients. 

 

On pourrait ajouter que l’indignation (comme la critique) sous pseudo alimente sans grand danger la rumeur et le bruit. (NDLR)

Internet : des avis truqués

Internet : des avis truqués  

 

Ce n’est pas une grande découverte mais simplement une confirmation de la part de  la direction générale de la concurrence (DGCCRF). On sait depuis longtemps que les commentaires et les avis des internautes sont largement bidonnés. Qu’il s’agisse d’avis concernant les produits et services ou de commentaires sur les informations des sites (c’est pourquoi le présent site ne diffuse de commentaires d’internautes, avis toujours intéressant mais dont la publication est relativement ambiguë).  La direction des de la concurrence a révélé le 6 octobre dernier un taux d’anomalie toujours très élevé de 35%. Ces pratiques commerciales trompeuses, observées par la DGCCRF depuis 2010, touchent tous les secteurs et notamment ceux de l’automobile, de l’électroménager, de l’habillement ou de l’hôtellerie. Certains professionnels rédigent eux-mêmes des avis, avantageux, en se faisant passer pour des consommateurs ou publient de faux avis, défavorables, sur leurs concurrents. D’autres ont recours à la modération pour supprimer, ou cacher des avis négatifs, relégués dans les dernières pages. Ces deux pratiques ont été observées plus particulièrement dans le secteur de l’hôtellerie, dans certains organismes de formation, mais également dans les services entre particuliers. Mais, depuis peu, une troisième pratique consistant à «mentir sur le processus de modération» a la faveur de nombreux sites Internet. Des fraudeurs affirmeraient ainsi avoir recours à des normes qui «fixent des conditions de vérification lorsque ce n’est pas le cas», selon Loïc Tanguy, un porte-parole de la DGCCRF. Parmi ces normes figure notamment la référence à la certification NF Z 74-501 qui permet de faire référence à une certification du processus de collecte, de modération et de restitution des avis. Une garantie utilisée «abusivement et de manière déloyale par de nombreux professionnels», toujours d’après le porte-parole de la DGCCRF. En d’autres mots, des sites s’auto-déclarent conformes aux normes imposées. En 2016, cinq professionnels auraient fait l’objet d’un avertissement pour des références abusives à la certification de leur avis d’après les résultats affichés par la direction de la répression des fraudes. Ces comportements trompeurs touchent non seulement les consommateurs, de plus en plus nombreux à se fier aux avis d’autres internautes, mais aussi les professionnels, qui doivent faire face à de la concurrence déloyale. D’après la DGCCRF, 74% des internautes auraient déjà renoncé à acheter un produit à cause de commentaires ou d’avis négatifs et 41% auraient déjà réalisé un achat spontané à la suite d’un avis positif. Des chiffres inquiétants au regard de la hausse des pratiques déloyales, qui encouragent des associations à fiabiliser le traitement des avis en ligne des consommateurs. C’est notamment le cas de l’Association française de normalisation (Afnor) qui a publié, en juillet 2013, la première norme volontaire pour lutter contre les faux avis des consommateurs. La norme Afnor ne comporte aucune obligation mais représente un gage éthique, devant garantir l’interdiction d’acheter des avis et l’identification de l’auteur pour le modérateur. D’autres stratégies de lutte contre les pratiques frauduleuses sont également mises en place et le cadre réglementaire a été renforcé pour mieux informer le consommateur. À compter du 1er janvier 2018, toute personne dont l’activité consiste à collecter, modérer ou diffuser des avis en ligne de consommateurs devra assurer une information loyale, claire et transparente sur les modalités de publication et de traitement de ces avis, d’après la DGCCRF. L’objectif serait de «mieux équilibrer les relations entre plateformes et utilisateurs» pour renforcer «la confiance en l’information présentée», comme l’a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances à Talliinn, le 29 septembre dernier.

Taxe internet sur vidéos

Taxe internet sur vidéos

Une taxe  dite « YouTube » a été décrétée. Un  taux de 2%, avait été adopté au parlement en décembre 2016, contre l’avis du gouvernement. Son but est de faire participer les plateformes vidéos payantes et gratuites au financement de la création audiovisuelle, au même titre que les autres acteurs du secteur en France. Auparavant, un premier texte, dit « taxe Netflix », d’un taux de 2% également, avait été adopté en 2014. Sont concernées les « entreprises de vente et location de vidéogrammes sous forme physique ou dématérialisée établies hors de France et (les) entreprises qui mettent à disposition du public en France des contenus audiovisuels à titre gratuit qu’elles soient établies en France ou hors de France », selon le Journal officiel. Ces mesures ont reçu le feu vert de la Commission européenne.  Le système français prévoit que les diffuseurs d’oeuvres cinématographiques et audiovisuelles contribuent au financement à la création de ces oeuvres. Par conséquent le chiffre d’affaires des salles de cinéma, mais aussi les chaînes de télévision, la vidéo, la vidéo à la demande et internet sont soumis à une taxe, gérée par le CNC.

Refuser les articles payants sur internet

Refuser les  articles payants sur internet

 

Un modèle économique qui s’impose  de plus en plus dans les grands sites d’information : le paiement des articles. Pourquoi devrait-on payer une information générale pour ne pas dire banale essentiellement issue des agences de presse quand l’accès à l’information plus pointue notamment scientifique ou technique est, elle, gratuite.  On peut évidemment comprendre les difficultés à trouver un équilibre économique satisfaisant pour les grands médias présents sur Internet. Cela d’autant plus que la concurrence est rude non seulement avec les grands sites mais aussi avec des centaines d’autres plus petits. Certes sur le net, c’est parfois un peu l’auberge Espagnole, le pire côtoie le meilleur mais progressivement les internautes savent faire le tri. Ils savent faire la distinction entre les propos caricaturaux, grossiers et malveillants d’un site partisan et les informations qui proposent une ouverture à la réflexion. Bien entendu aucun site ne peut prétendre à l’objectivité, une notion relative,  mais on peut toutefois tenter de  faciliter la compréhension de problématiques de plus en plus complexes   d’un monde contemporain en pleine mutation. Tenter aussi Décoder ainsi une information émanant des agences de presse reprises sans analyse par de trop nombreux médias.  Personne ne peut non plus revendiquer une neutralité complète mais on peut s’efforcer d’élargir le champ des sensibilités et des argumentations pour équilibrer la ligne éditoriale. Presque tous les sites sont financés par la publicité dont internet devient le premier support puisque que la presse traditionnelle voit son audience se réduire régulièrement au point pour certains titres d’être menacés de disparition. En cause sans doute, la concurrence de nouveaux médias aussi des gestions pas très rigoureuses des médias classiques, enfin la paresse intellectuelle de certains journalistes. L’accès payant de la plupart des grands sites informatiques ne paraît guère pertinent d’abord parce que la même information peut être obtenue gratuitement ailleurs.  Ensuite et peut-être surtout, parce que l’intérêt ou la pertinence des articles ne justifie guère le paiement. Quelques journaux ou sites font effectivement un vrai travail d’analyse et ou d’investigations mais trop se contentent  les infos parues partout au même moment et presque dans les mêmes termes. Bref la reprise presque in  extenso des dépêches d’agences surtout pendant ces périodes de vacances d’été.  On peut comprendre que le paiement soit éventuellement exigé lorsque la pub est absente d’un site, c’est plus difficile à admettre quand la pub est présente ; en plus quand elle  se manifeste de manière particulièrement intrusive et envahissante. Dernière observation la tendance (en plus de la pub) à substituer des images et du bruit aux articles ; Les titres, les photos, les vidéos masquent souvent le vide rédactionnel. A moins de prendre tous les internautes pour des ados attardés.

Amazon et internet tuent le commerce traditionnel

 

Amazon et internet tuent  le commerce traditionnel

Selon Heuler Hermes les défaillances des grandes entreprises du secteur ont augmenté de 66% au plan mondial en 2016. Une situation qui peut paraître paradoxale dans un monde où la consommation ne s’est jamais aussi bien portée. Au plan mondial en effet, les ventes au détail ont cru de 4,8% par an en moyenne sur les dix dernières années. Sauf que cet appétit de consommation passe de moins en moins par le canal historique des magasins en dur. Mais de plus en plus en ligne. La part du e-commerce ne cesse en effet de grimper dans la consommation mondiale. Elle était inférieure à 5% il y a une dizaine d’année, elle a atteint les 9% en 2016 et devrait monter à 15% d’ici 2020. « L’activité en ligne est alimentée tant par l’offre que par la demande, cette accélération est soutenue par les actions des digital natives et par les plateformes commerciales, qui bouleversent et refondent l’industrie », note Heuler Hermes. Une demande croissante qui entraîne une hausse du nombre d’acteurs et donc une féroce guerre des prix. En conséquence, la rentabilité des grandes enseignes est passée de 8% en 2011 à 5,7% en 2016. Avec une part du e-commerce à 15% dans trois ans, cela pourrait entraîner une vague de faillites sans précédent dans le secteur. Et les détaillants français sont particulièrement fragiles selon Heuler Hermes. Certains grands noms comme Darty, la Fnac ou Leclerc avec le drive ont certes réussi leur transformation digitale. Mais il s’agit d’arbres qui cachent une forêt bien plus dépouillée. « Les consommateurs français, dont 64% achètent en ligne, sont disposés à consommer différemment. Mais malgré quelques exemples de succès, les détaillants français n’ont pas réussi à répondre à ces attentes. En résulte une détérioration prononcée de leurs états financiers, explique Maxime Lemerle, responsable des études sectorielles et défaillances chez Euler Hermes. Après avoir longtemps considéré le e-commerce comme un canal parallèle, les détaillants français commencent seulement à investir pour rattraper leur retard dans la course digitale. »   Selon Heuler Hermes, le résultat d’exploitation du secteur est passé de 3,7% en 2015 à 2,6% en 2016, tandis que l’endettement est lui monté à 95%. Les secteurs les plus touchés seront ceux de l’électronique et du prêt-à-porter, estime le spécialiste des faillites. C’est sur ces marchés que la concurrence du e-commerce est le plus féroce.

Internet : pub intrusive, ras-le-bol

Internet : pub intrusive ras-le-bol

 

Ras le bol de la pub intrusive qui bloque l’accès des informations sur Internet, ras-le-bol des critères de sélection de Google qui fait passer en tête les sites de pub avant les sites recherchés et déréférence sans raison Pas étonnant que se développe de plus en plus l’utilisation de logiciels qui bloquent la pub. Trop de pub tue la pub. Certes le modèle économique sur Internet repose essentiellement sur les recettes de la pub ce qui permet un très large accès, le plus souvent gratuit, à l’information. Pour autant dans ce domaine comme dans d’autres, les excès  se payent. En effet de nombreux internautes ne supportent plus cette pub Intrusive  qui envahit les écrans avant l’accès aux contenus recherchés. Parmi les formats irritants identifiés par ce groupe de pression figurent les fenêtres surgissantes, les vidéos avec du son qui se déclenchent toutes seules, les messages animés clignotants et les annonces en plein écran qui masquent le contenu que l’internaute souhaite lire ou visualiser. L’explosion de l’usage des outils de blocage publicitaire a relancé le débat au sein même du secteur de la pub quant à savoir s’il faut freiner les pratiques abusives d’annonces ou simplement empêcher les consommateurs d’utiliser un bloqueur publicitaire. « Coalition for Better Ads » (Coalition pour de meilleures publicités) a annoncé mercredi son intention de mettre en place des normes, non contraignantes, s’appuyant sur une étude dans laquelle plus de 25.000 internautes sur les réseaux fixe et mobile ont évalué différentes formats d’annonces. Elle a identifié six formats de publicités sur le web et 12 autres pour le mobile jugés inacceptables par le consommateur et a invité les annonceurs à ne pas les utiliser. Les formats publicitaires identifiés par la coalition « ont déjà été déconseillés pendant des années par ces organismes et pourtant ils sont encore fréquents », fait toutefois remarquer Matti Littunen, analyste au cabinet d’études Enders Analysis spécialisé dans les médias numériques. La coalition est composée de grandes fédérations de l’industrie de la publicité en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et aux Etats-Unis, de géants de la publicité en ligne comme Google et Facebook, d’annonceurs tels que Procter & Gamble et Unilever, et groupes d’informations, dont News Corp, le Washington Post et Thomson Reuters, maison mère de Reuters News. « C’est une occasion, vu l’ampleur de notre participation, non seulement de noter ce dont le consommateur ne veut pas mais aussi d’éduquer et prendre des mesures pour en faire une réalité de l’expérience en ligne », a dit Chuck Curran, un avocat de la coalition, lors d’une conférence de presse téléphonique. « Il s’agit de repérer le moment où le consommateur n’est pas juste mécontent de l’expérience publicitaire mais où il est plus disposé à utiliser des bloqueurs de publicité (…). » Le blocage des publicités, un phénomène en constante progression depuis 2013, a concerné 615 millions d’ordinateurs ou de terminaux mobiles en 2016, soit 30% de plus qu’il y a un an, selon des estimations de PageFair, une société irlandaise qui propose des outils visant à lutter contre le développement des bloqueurs de publicité. Rapporté au nombre d’internautes dans le monde, cela représente 11% de la population. En 2015, Facebook, la deuxième plus importante plate-forme de publicité au monde derrière Google, avait averti que les logiciels anti-publicité affectaient son chiffre d’affaires. Depuis, le groupe a réagi en réduisant sévèrement les formats publicitaires impopulaires tout en déployant sur son site une technologie pour contrer le blocage publicitaire. Matti Littunen du cabinet Enders Analysis s’interroge cependant sur la portée de ces mesures. Pour lui, certaines des raisons qui poussent à l’utilisation d’un bloqueur de publicité ne sont pas abordées. Il cite en exemple le temps trop long de chargement des pages (souvent lié à un contenu publicitaire mal optimisé ou aux requêtes excessives d’un logiciel tiers) et l’absence d’outils simples permettant aux consommateurs de contrôler la manière dont leurs données sont collectées et utilisées pour le ciblage publicitaire en ligne.

Internet : Enfin des normes pour les pubs intrusives ?

Internet : Enfin des normes pour les pubs intrusives ?

 

Un groupe international de publicitaires s’inquiète enfin des effets  contre productifs  de la pub intrusive. Excès qui ont favorisé le développement de logiciels qui bloquent la diffusion. Conclusion : trop de pub tue la pub. Certes le modèle économique sur Internet repose essentiellement sur les recettes de la pub ce qui permet un très large accès, le plus souvent gratuit, à l’information. Pour autant dans ce domaine comme dans d’autres, les excès  se payent. En effet de nombreux internautes ne supportent plus cette pub Intrusive  qui envahit les écrans avant l’accès aux contenus recherchés. Parmi les formats irritants identifiés par ce groupe de pression figurent les fenêtres surgissantes, les vidéos avec du son qui se déclenchent toutes seules, les messages animés clignotants et les annonces en plein écran qui masquent le contenu que l’internaute souhaite lire ou visualiser. L’explosion de l’usage des outils de blocage publicitaire a relancé le débat au sein même du secteur de la pub quant à savoir s’il faut freiner les pratiques abusives d’annonces ou simplement empêcher les consommateurs d’utiliser un bloqueur publicitaire. « Coalition for Better Ads » (Coalition pour de meilleures publicités) a annoncé mercredi son intention de mettre en place des normes, non contraignantes, s’appuyant sur une étude dans laquelle plus de 25.000 internautes sur les réseaux fixe et mobile ont évalué différentes formats d’annonces. Elle a identifié six formats de publicités sur le web et 12 autres pour le mobile jugés inacceptables par le consommateur et a invité les annonceurs à ne pas les utiliser. Les formats publicitaires identifiés par la coalition « ont déjà été déconseillés pendant des années par ces organismes et pourtant ils sont encore fréquents », fait toutefois remarquer Matti Littunen, analyste au cabinet d’études Enders Analysis spécialisé dans les médias numériques. La coalition est composée de grandes fédérations de l’industrie de la publicité en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et aux Etats-Unis, de géants de la publicité en ligne comme Google et Facebook, d’annonceurs tels que Procter & Gamble et Unilever, et groupes d’informations, dont News Corp, le Washington Post et Thomson Reuters, maison mère de Reuters News. « C’est une occasion, vu l’ampleur de notre participation, non seulement de noter ce dont le consommateur ne veut pas mais aussi d’éduquer et prendre des mesures pour en faire une réalité de l’expérience en ligne », a dit Chuck Curran, un avocat de la coalition, lors d’une conférence de presse téléphonique. « Il s’agit de repérer le moment où le consommateur n’est pas juste mécontent de l’expérience publicitaire mais où il est plus disposé à utiliser des bloqueurs de publicité (…). » Le blocage des publicités, un phénomène en constante progression depuis 2013, a concerné 615 millions d’ordinateurs ou de terminaux mobiles en 2016, soit 30% de plus qu’il y a un an, selon des estimations de PageFair, une société irlandaise qui propose des outils visant à lutter contre le développement des bloqueurs de publicité. Rapporté au nombre d’internautes dans le monde, cela représente 11% de la population. En 2015, Facebook, la deuxième plus importante plate-forme de publicité au monde derrière Google, avait averti que les logiciels anti-publicité affectaient son chiffre d’affaires. Depuis, le groupe a réagi en réduisant sévèrement les formats publicitaires impopulaires tout en déployant sur son site une technologie pour contrer le blocage publicitaire. Matti Littunen du cabinet Enders Analysis s’interroge cependant sur la portée de ces mesures. Pour lui, certaines des raisons qui poussent à l’utilisation d’un bloqueur de publicité ne sont pas abordées. Il cite en exemple le temps trop long de chargement des pages (souvent lié à un contenu publicitaire mal optimisé ou aux requêtes excessives d’un logiciel tiers) et l’absence d’outils simples permettant aux consommateurs de contrôler la manière dont leurs données sont collectées et utilisées pour le ciblage publicitaire en ligne.

Non aux articles payants sur internet

Non aux articles payants sur internet

 

Une tendance qui progresse : l’accès payant à nombre d’articles des grands sites. On peut évidemment comprendre les difficultés à trouver un équilibre économique satisfaisant pour les grands médias présents sur Internet. Cela d’autant plus que la concurrence est rude non seulement avec les grands sites mais aussi avec des centaines d’autres plus petits. Certes sur le net, c’est parfois un peu l’auberge Espagnole, le pire côtoie le meilleur mais progressivement les internautes savent faire le tri. Ils savent faire la distinction entre les propos caraicaturaux, grossiers et malveillants d’un site partisan et les informations qui proposent une ouverture à la réflexion. Bien entendu aucun site ne peut prétendre à l’objectivité, une notion relative,  mais on peut toutefois tenter de  faciliter la compréhension de problématiques de plus en plus complexes   d’un monde contemporain en pleine mutation. Tenter aussi Décoder ainsi une information émanant des agences de presse reprises sans analyse par de trop nombreux médias.  Personne ne peut non plus revendiquer une neutralité complète mais on peut s’efforcer d’élargir le champ des sensibilités et des argumentations pour équilibrer la ligne éditoriale. Presque tous les sites sont financés par la publicité dont internet devient le premier support puisque que la presse traditionnelle voit son audience se réduire régulièrement au point pour certains titres d’être menacés de disparition. En cause sans doute, la concurrence de nouveaux médias aussi des gestions pas très rigoureuses des médias classiques, enfin la paresse intellectuelle de certains journalistes. L’accès payant de la plupart des grands sites informatiques ne paraît guère pertinent d’abord parce que la même information peut être obtenue gratuitement ailleurs.  Ensuite et peut-être surtout, parce que l’intérêt ou la pertinence des articles ne justifie guère le paiement. Quelques journaux ou sites font effectivement un vrai travail d’analyse et ou d’investigations mais trop se contentent  les infos parues partout au même moment et presque dans les mêmes termes. Bref la reprise presque in  extenso des dépêches d’agences. On peut comprendre que le paiement soit éventuellement exigé lorsque la pub est absente d’un site, c’est plus difficile à admettre quand la pub est présente ; en plus quand elle  se manifeste de manière particulièrement intrusive et envahissante. Dernière observation la tendance (en plus de la pub) à substituer des images et du bruit aux articles ; Les titres, les photos, les vidéos masquent souvent le vide rédactionnel. A moins de prendre tous les internautes pour des ados attardés.

 

Internet : l’inventeur Fillon rétropédale

Internet : l’inventeur Fillon  rétropédale

 

En plein salon du CES à Las Vegas Fillon s’est pratiquement déclaré inventeur de l’Internet en France. Suite aux critiques et moqueries de nombre d’internautes, Fillon tente maintenant de rétropédaler en  indiquant que l’accès s’est  démocratisé grâce à la mise en concurrence des opérateurs qu’il a favorisée. Certes la mise en concurrence à aider à augmenter l’utilisation d’Internet mais c’est surtout la DSL qui a fait exploser le nombre d’internautes. Rappel historique. Pendant l’été 1988, l’INRIA se connecte au réseau NSFNet de Sophia Antipolis à Princeton par une liaison satellite louée à France Telecom et MCI. La liaison est opérationnelle le 8 août 1988 et permet aux chercheurs de l’INRIA d’accéder au réseau américain et aux chercheurs de la NASA de consulter la base de données astronomique basée à Strasbourg. C’est la première fois que les réseaux français sont connectés directement à un réseau en utilisant TCP-IP, le protocole de l’Internet. Cela reste limité à la recherche et l’éducation pour quelques années. En 1992, presque simultanément, French Data Network et Altern (par l’intermédiaire du service minitel 3616 ALTERN) ont permis au grand public de se connecter au réseau Internet. L’accès au World Wide Web n’existait pas encore et les services offerts étaient le courrier électronique, les news par le réseau Usenet, l’accès à de nombreuses archives de logiciels et de documentation et l’accès aux machines du réseau Internet. Le premier véritable fournisseur d’accès grand public fut WorldNet qui ouvrit ses portes en février 1994 lors du Computer Associates Expo. Ensuite FranceNet lança son service en juin 1994. FranceNet fut fondé par Rafi Haladjian. Ensuite, suivirent dans l’ordre CalvacomInternet Way et Imaginet.  En FranceInternet est utilisé par le grand public depuis 1994, mais n’a réellement connu un essor qu’à partir du milieu des années 2000. Le 31 décembre 2014, la France comptait 26 millions d’abonnements Internet haut et très haut débit sur réseaux fixes1. En 2014, 80,7 % des foyers ont un accès Internet, soit 22,5 millions de foyers (47 millions d’internautes en janvier 2015 selon Médiamétrie2, tandis que 19,3 % des foyers n’y ont pas accès, soit 5,4 millions de foyers, sur un total de 27,8 millions de foyers3. En 2014, 82 % des Français âgés de 12 ans et plus ont accès à Internet à leur domicile bien que seulement 77 % l’utilisent ; parmi ces 82 %, 78 % se connectent tous les jours, ce qui fait que 64 % des Français de 12 ans et plus se connectent ainsi tous les jours à Internet depuis leur domicile. En 2014, tous lieux de connexion pris en compte (et non que domicile), 83 % des Français sont des internautes.  Accessible initialement à un nombre réduit d’utilisateurs dans un petit nombre d’entreprises et d’universités, l’utilisation de l’Internet par le grand public n’a commencé qu’à partir de 1994 et s’est vraiment démocratisé au début du siècle par l’apparition de l’ADSL.

(Avec Wikipedia)

 

Internet : grâce à Fillon ?

Internet : grâce à Fillon ?

 

La course à la modernité est engagée surtout entre Fillon et Macron. L’ancien premier ministre est sans doute conscient que Macron incarne mieux le modernisme que lui. Par ailleurs et surtout il constate avec inquiétude la montée de Macron dans les sondages tandis que son score se tasse après ses malheureuses déclarations notamment sur les remboursements de la sécurité sociale. Du coup, Fillon déclare sans scrupules qu’il est le promoteur d’Internet en France. Et d’ajouter sans honte  «Je ne suis pas au CES de Las Vegas pour sacrifier à une mode. Il y a les nouveaux convertis mais moi, je suis un pratiquant de longue date», a souligné l’ancien locataire de Matignon avec dans son viseur, Emmanuel Macron. «Qu’est-ce qu’a fait M. Macron en matière de technologie? Il a fait des choses? Qu’est ce que j’ai fait moi? J’ai ouvert les télécommunications à la concurrence. Vous pensez qu’il y aurait de l’internet en France si on avait toujours France Telecom avec des fonctionnaires? Et qui s’opposait à cette réforme? La gauche», a soutenu le député de Paris, au micro de l’émission Quotidien sur TMC. Une déclaration qui a bien entendu susciter de nombreuses réactions critiques et amusées. Certains internautes se demandant si Fillon n’avait pas aussi inventé l’écriture, l’imprimerie, le vaccin contre la rage ou le fils à couper le beurre. Une déclaration qui a suscité l’étonnement plus ou moins amusé des chercheurs, ingénieurs et techniciens notamment d’Orange. Pour un peu Fillon aurait affirmé que Macron était le défenseur du Minitel.

 

Pokémon Go : sujet mondial numéro 1 sur internet !

Pokémon Go : sujet mondial numéro 1 sur internet !

 

 

 

 

On ne sait pas s’il faut en rire ou s’en inquiéter mais le sujet numéro1 des internautes sur Google est Pokémon Go. La preuve qu’internet n’est pas prioritairement  un outil d’émancipation et d’information mais aussi et peut-être d’abord un support distractif. Pas étonnant que les investissements (et les profits) en matière de jeux vidéos sur le web connaissent   des progressions exponentielles. Le jeu mobile Pokémon Go a en effet été la requête la plus populaire cette année à l’échelle mondiale sur le moteur de recherche en ligne de Google, selon un classement publié aujourd’hui par le groupe internet américain. Il est suivi par l’iPhone 7 d’Apple, sorti en septembre, puis par Donald Trump, qui a remporté l’élection présidentielle américaine en novembre, et par le chanteur Prince, décédé en avril. Donald Trump arrive également en tête du classement des personnalités, devant sa rivale démocrate Hillary Clinton. Pour ce qui est des sujets d’actualité ayant intéressé les internautes, l’élection présidentielle américaine arrive en tête des recherches, suivie par les jeux Olympiques et par le Brexit. Google publie cette liste des tendances mondiales tous les ans, de même que des listes par pays résumant les grands centres d’intérêt des internautes. En France, Pokémon Go était arrivé cette année en deuxième place parmi les sujets d’actualités les plus recherchés, derrière l’Euro de football et devant le Tour de France, les jeux Olympiques et l’élection présidentielle américaine. Sur le réseau social Facebook, qui avait publié sa propre liste début décembre, l’élection présidentielle américaine et la politique brésilienne étaient ressortis comme les sujets les plus discutés cette année à l’échelle de la planète. Pokémon Go pointait en troisième position.

La pub sur internet enfin régulée ?

La pub sur internet enfin régulée ?

 

.83% des Français sont agacés par la pub en ligne, surtout les pubs très intrusives. Le régulateur veut s’intéresser à cette pub de plus en plus envahissante surtout de la part des géants d’internet  en position de quasi monopole. Le marché de la pub sur internet est en pleine expansion, il représenterait actuellement autour de 3 milliards en France avec des taux de progression de l’ordre de 20% par an. Certes le modèle économique de nombre de site repose sur la pub lorsque l’accès est gratuit pour autant la pub est notamment  insupportable quand elle est imposée avant l’accès à l’info proprement dite. Ce lundi, le régulateur a annoncé l’ouverture d’une enquête qui débouchera d’ici un an sur des recommandations voire sur l’ouverture d’enquêtes antitrust. Bruno Lasserre, le président de l’autorité explique qu’il s’agira de « savoir si la concurrence s’exerce de façon satisfaisante sur ce marché. [...] On veut garder un écosystème qui présente une chance pour l’innovation, qui donne un avenir au startups« . Le régulateur va s’intéresser tout particulièrement au degré d’intégration verticale de la publicité en ligne, l’exemple le plus criant étant celui de Google. En effet, le géant américain possède DFP, une plateforme pour optimiser l’inventaire publicitaire d’un éditeur, mais aussi Adexchanges, une place de marché. Il a aussi lancé un service de DMP (data management platform) pour permettre aux clients de gérer leurs données et de les enrichir. L’Autorité de la concurrence étudiera également la publicité sur les réseaux sociaux pour déterminer s’il s’agit d’un marché distinct des autres formes de pub. Et elle cherchera à vérifier des informations ayant filtrées dans la presse sur des restrictions de collecte de données imposées par Google, Yahoo!, ou encore Facebook vis-à-vis des DMP.  Pour Bruno Lasserre, cette enquête, « c’est un travail de très grande ampleur. » A ce stade, a-t-il poursuivi, cela reste « une enquête dans un cadre coopératif« . Autant dire que l’autorité ne pourra pas procéder à des perquisitions. D’après le syndicat des régies de l’Internet (SRI), le chiffre d’affaires de la publicité en ligne en France a atteint 3,216 milliards en 2015, un chiffre en progression constante. Depuis 2012, le CA a grimpé de plus de 500 millions d’euros, ce qui représente une hausse de 19%.

(Avec Reuters et AFP)

 

Débat « Loi Travail » : le triomphe démocratique d’Internet

Débat  « Loi Travail » : le triomphe  d’Internet

 

 

Il se passe sans doute des choses assez fondamentales en matière de fonctionnement démocratique avec la montée des réseaux sociaux sur Internet. Dernier exemple en date, la pétition lancée contre la loi qui ce matin 26 février avait recueilli près de 600 000 signataires et qui risque de dépasser 1 million d’ici quelques jours. Au-delà du nombre de signataires de cette pétition il faut prendre aussi en compte les innombrables prises de position réflexions, analyses développées  sur les sites d’internautes. Une autre manière d’exercer la démocratie qui rend un peu obsolète d’autres formes d’expression comme les manifestations voir les grèves mêmes si ces moyens peuvent se révéler encore utiles dans certains cas. Mais pendant que les syndicats pour une fois réunis éprouvent les pires difficultés à trouver les terrains d’entente nécessaires soit pour amender la loi sur le marché du travail, soit pour la rejeter entièrement, les citoyens peuvent en temps réel faire valoir leur point de vue. Le succès de la pétition mais aussi des sites qui ont contribué à l’appropriation de la problématique marquera de toute évidence une étape dans l’évolution de notre pratique démocratique. Le gouvernement l’a tellement compris qu’il a pris une initiative -inédite avec premier compte Twitter certifié dédié à … une loi Confronté à une forte mobilisation sur Internet – une pétition qui dépasse les 600.000 signatures et un appel à la grève lancé sur Facebook- contre son projet de réforme du Code du Travail, le gouvernement a voulu faire usage des mêmes armes en lançant un compte Twitter certifié « La loi Travail », instantanément moqué par les Internautes. Ce qui est en cause c’est à la fois le fond et la forme de cette loi travail. De toute évidence le gouvernement a fait une grave faute de communication en indiquant d’entrée que cette loi ne serait pas amendée et qu’elle ferait l’objet de l’application du 49-3, or cette loi est largement déséquilibrée, elle privilégie essentiellement la flexibilité au détriment de la sécurité. Elle manque surtout d’une vision globale sur l’évolution des conditions sociales. Une plus grande souplesse en matière de licenciement ne pouvant constituer le seul mode de régulation de conditions sociales qu’il convient cependant de faire évoluer.

Internet neutre dans l’UE

Internet neutre dans l’UE

C’est désormais l’interdiction pour un pays dans l’UE d’imposer des frais supplémentaires en fonction du pays d’origine ou de surtaxer les mobiles de l’étranger.  Le Parlement européen a définitivement adopté mardi un projet de règlement mettant fin à partir du 15 juin 2017 aux frais d’itinérance (« roaming »), surcoûts imposés aux télécommunications mobiles dans un autre pays de l’UE. L’Union européenne a déjà imposé une réduction progressive des frais d’itinérance qui ne peuvent dépasser aujourd’hui 20 centimes par méga-octet. Les opérateurs pourront toutefois « appliquer une politique d’utilisation raisonnable » en matière de consommation de services d’itinérance. En d’autres termes, un client qui souhaiterait souscrire un abonnement téléphonique dans un pays où celui-ci est moins cher pour l’utiliser essentiellement dans un autre, pourra se voir opposer la réglementation communautaire. Les eurodéputés ont également entériné un chapitre plus controversé de ce même règlement relatif à la « neutralité d’internet ». On entend par là le fait de garantir une égalité de condition d’accès à la toile mondiale à tous les usagers et fournisseurs de contenus.

Amazon découvre les faux avis sur internet !

 

Amazon découvre les faux avis sur internet !

 

D’une certaine manière Amazon découvre la lune et la réalité des faux avis sur internet. Ou fait dans l’hypocrisie. Il est clair que-un grand nombre d’avis sont truqués. En France par exemple le ministère de l’économie a relevé des anomalies sur environ 50% d’avis. En général les marques ne diffusent que des avis  positifs avec quand même quelques avis négatifs pour donner un minimum de crédibilité aux commentaires favorables ; un phénomène observé sur tous les sites internet où finalemenet les avis diffusés  n’ont que peu d’intérêt.ils peuvent auusi être entièrement truqués comme pour Amazone et bien d’autres. En faveur de la marque ou contre. Ce qu’on appelle l’évaluation bidonnée. Sans parler des délires et autres insultes, que permet de manière anonyme le net.  Le géant américain de la distribution Amazon vient en faire le frais en ligne Amazon a porté plainte aux Etats-Unis contre plus d’un millier de personnes accusées d’avoir écrit contre paiement de faux avis sur des produits proposés dans sa boutique en ligne. La plainte vise des individus non identifiés (« John Doe ») numérotés de 1 à 1.114, accusés de proposer sous des pseudonymes leurs services pour inventer des revues d’articles sur Amazon, avec un prix unitaire démarrant à 5 dollars pièce. Ils ont pour point commun d’utiliser le site fiverr.com, utilisé par des travailleurs indépendants pour trouver des emplois à la tâche dans divers domaines (traductions, design, édition…) et qui n’est pas lui-même ciblé par la plainte. Les individus visés promettent par exemple au vendeur d’un produit qu’ils n’ont pas acheté de publier des critiques positives ou assorties de la note maximale de 5 étoiles, certains permettant même au vendeur d’écrire lui-même la critique, détaille Amazon, qui dit avoir lui-même réussi à acheter de faux avis en se faisant passer pour un vendeur ou un fabricant.

Internet : non au stockage des données personnelles par les États-Unis (cour de justice européenne)

Internet : non au stockage des données personnelles par les États-Unis (cour de justice européenne)

 

Finalement la cour de justice de l’Europe s’est montrée moins laxiste que la commission pour autoriser les États-Unis à stocker les données personnelles des Européens. Sans doute a-t-on tenu compte des réticences des grands opérateurs américains pour respecter réellement des règles de déontologie en la matière. La Cour européenne de justice (CEJ), suivant l’avis de son avocat général, a invalidé mardi une directive de la Commission adoptée en juillet 2000 autorisant le transfert de données personnelles d’internautes européens vers les Etats-Unis. La Commission européenne avait fixé un cadre juridique accordant aux Etats-Unis un régime de « Safe Harbour », autrement dit la possibilité de stocker sur des serveurs américains des données personnelles de ressortissants européens. La Cour de justice, dans un communiqué, déclare la décision prise par « la Commission le 26 juillet 2000 invalide ». Elle argue du fait que le cadre juridique prévoit qu’une entreprise ou une société qui entend faire sortir des données de l’UE doit disposer de la part du pays destinataire, en l’occurrence les Etats-Unis, d’un « niveau de protection adéquat à ces données » en prenant en compte « toutes les circonstances » légales ou de fait. Or, dans son avis, l’avocat général auprès de la CEJ estimait que les circonstances n’étaient plus de nature à assurer ce niveau de protection depuis les révélations faites par l’ancien analyste Edward Snowden sur le programme de surveillance Prism de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA). Lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi, le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans a déclaré que l’UE travaillait à une réforme du système actuel afin de tenir compte de la décision de la CEJ. « Dans l’intervalle, les transferts de données peuvent se poursuivre sur la base d’autres mécanismes » juridiques, a-t-il dit. « Nous travaillons avec les autorités américaines pour rendre les transferts de données plus sûrs pour les citoyens européens. A la lumière de ce jugement (de la CEJ), nous allons poursuivre ce travail pour mettre en place un nouveau cadre, sûr, de transfert des données personnelles à travers l’Atlantique. »

Intrenet: nouvelle défense anti pub

Nouvelle défense anti pub

Il est clair que devant le développement de la pub intrusive et agressive des programmes  se développent  pour lutter contre l’envahissement des écrans. Certes l’équilibre financier de site Internet ne peut reposer aujourd’hui que sur la publicité. Pour autant cette publicité sature souvent l’information au point de l’étouffer. Dernier exemple de la lutte contre la pub excessive l’initiative d’Apple avec la A version iOS9 qui sort ce mercredi 16 septembre, et qui rend possible le blocage de publicité sur le navigateur Internet d’Apple pour mobile. Les pubs insérées dans les applications mobiles ne sont pas concernées. Les utilisateurs d’iPhone et d’iPad allergiques à publicité vont être contents. La version du logiciel qui est téléchargée par Apple (iOS9) sur presque tous ses iPhone (à partir du 4S) et iPad (à partir du 2), rend possible le filtrage de contenus publicitaires web dans la version mobile du navigateur web Safari.  Cette possibilité de filtrage vaut pour les publicités et les programmes qui traquent la navigation sur le web de l’internaute. Elle existait déjà pour la version de Safari pour les Mac. Apple ne fait qu’en étendre le fonctionnement dans son navigateur mobile.  Pour bloquer la publicité et le traçage de la navigation web à des fins publicitaire (au travers des cookies), les possesseurs d’iPhone et d’iPad doivent eux-mêmes télécharger et installer un logiciel bloqueur. Tout en satisfaisant ses clients lassés par les publicités intrusives, Apple a dans le collimateur Google qui fait son miel de la publicité sur mobile, y compris sur iPhone. Mais Apple risque aussi de mécontenter les éditeurs de sites web qui vivent des revenus tirés de la publicité sur Internet.  Jusqu’à présent, les adeptes du blocage publicitaire se trouvent essentiellement parmi les internautes équipés d’ordinateurs fixes. Compte tenu des centaines de millions de possesseurs d’iPhone et d’iPad, la donne pourrait changer et étendre le filtrage de la publicité au monde du mobile. Toutefois, les fans des mobiles Apple ne pourront pas s’affranchir complètement de la publicité. Seule la navigation sur le Web mobile est potentiellement concernée. Les publicités contenues dans les applications mobiles, sur lesquelles Apple perçoit une commission de 30%, continueront de s’afficher sur les écrans. 

 

 

 

 

Pas de taxe sur les boxs internet et les ordinateurs

Pas de taxe sur les boxs internet et les ordinateurs

 

Emmanuel Macron a pris position, il n’y aura pas de taxe sur les boxs Internet. De toute manière cette éventuelle taxe sur les boxs aurait été d’un faible rapport fiscal puisque la plupart des détenteurs de boxs paient déjà la taxe audiovisuelle. Seuls ceux qui n’ont  pas accès à la télévision par les voies classiques auraient donc été concernés (ceux qui regardent exclusivement la télé sur ordinateurs). Mais l’enjeu est plus large il concerne l’éventuelle élargissement de l’assiette fiscale de la redevance. Si cette redevance devait être appliquée aux ordinateurs, tablettes et Smartphones le rendement serait autrement important. À défaut de cet élargissement il faut sans doute s’attendre à une augmentation de l’actuelle taxe de redevance audiovisuelle compte tenu  d’une part du désengagement de l’État, d’autre part des immenses gaspillages financiers tant de France Télévisions que de Radio France. Il faudra toutefois que le relèvement de la taxe audiovisuelle soit faible et discrète pour ne pas venir en contradiction avec la décision deux Hollande de ne pas augmenter les impôts. &Fleur Pellerin a indiqué que c’était une « option » envisagée. Mais Emmanuel Macron n’est pas d’accord : il ne veut pas d’une redevance audiovisuelle élargie aux box Internet. Emmanuel Macron n’est pas d’accord avec Fleur Pellerin : il ne veut pas d’une redevance audiovisuelle élargie aux box Internet. En tout cas pas dans l’immédiat. Il estime qu’il faut une réflexion sur une refonte plus globale de la redevance mais que cela prendra du temps. Il y a quelques jours sur France Info, la ministre de la Culture avait indiqué qu’une extension de la redevance audiovisuelle aux box Internet était « une option » envisagée. Ce serait un « moyen de moderniser l’assiette de la redevance » audiovisuelle. En revanche, « pas question de taxer les smartphones et les tablettes », avait ajouté Fleur Pellerin.  Les arbitrages « seront pris dans les prochains jours » par le président de la République et le Premier ministre, avait-elle fait savoir. Emmanuel Macron a fait connaître sa position.

 

Contre la taxe box Internet (Axelle Lemaire )

Contre la taxe box Internet (Axelle Lemaire )

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que le projet de taxe sur les box Internet est particulièrement ambigu. Tellement ambigu que même Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique, a dit jeudi ne pas être favorable à l’extension de la redevance télévisuelle aux box des opérateurs télécoms, une piste pourtant évoquée par la ministre de la Culture. La question se pose en effet de savoir six cette taxe frappera tous les utilisateurs de box Internet en plus de la taxe classique sur l’audiovisuel ou si cette taxe n’affectera que les détenteurs de box Internet qui actuellement ne payent pas la redevance indiquée audiovisuelle. Dans cette dernière hypothèse l’assiette serait très peu élargie et on ne voit guère l’intérêt fiscal d’une telle modification. Par contre si on devait créer une taxe supplémentaire pour tous les détenteurs de box Internet possédant aussi la télévision ( payant donc déjà la redevance audiovisuelle), l’assiette fiscale serait considérable. Mais dans ce que la il serait plus facile d’ augmenter l’actuelle redevance audiovisuelle. Une nouvelle taxe box Internet présente donc peu d’intérêt sauf à vouloir matraquer vraiment fiscalement les utilisateurs du net. Interrogée mercredi sur France Info, Fleur Pellerin avait indiqué qu’il s’agissait d’une « option sur la table », tout en excluant de taxer les smartphones ou les tablettes. « Je pense qu’il est heureux que l’option d’une contribution sur les smartphones et les tablettes tactiles ait été écartée », a déclaré jeudi Axelle Lemaire dans un entretien vidéo à L’Opinion.  Quant à la question d’une redevance sur les box internet : « je n’y suis pas tellement favorable même si (…) il faut se poser la question du financement de l’audiovisuel public », a-t-elle dit. « Ça concerne moins de 2% des foyers en France parce qu’en réalité, 98% des foyers ont une télévision, donc déjà c’est assez mineur comme public touché », a poursuivi Axelle Lemaire, ajoutant que les jeunes seraient sans doute les premiers touchés.  La secrétaire d’Etat s’est en outre interrogée sur la possibilité, pour les autorités, de vérifier l’utilisation de la télévision par les détenteurs de box.

 

Chine : 15 000 personnes arrêtées pour délit d’Internet

Chine : 15 000 personnes arrêtées pour délit d’Internet

 

Une curieuse conception de la liberté d’expression en Chine avec ce délit d’Internet. La police nationale chinoise a en effet annoncé mardi avoir arrêté 15.000 personnes pour « mise en péril de la sécurité sur internet », rapporte une dépêche de l’agence Reuters, publiée par Business Insider. Le mois dernier, les autorités ont lancé une opération baptisée « Nettoyer internet », prévue pour durer six mois. « Pour la prochaine étape, les organes chargés de la sécurité publique continueront à accroître les moyens nécessaires pour enquêter et pour agir contre les cybercrimes », a déclaré le ministère de la Sécurité publique dans un communiqué publié sur son site internet, avant de préciser que 7.400 « actes criminels » font l’objet d’enquêtes, sans préciser depuis quelle date. Le régime chinois est très répressif en matière de libertés sur internet. Depuis  2013, date de l’investiture du président Xi Jinping, internet fait l’objet d’une surveillance massive et systématique.

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