Archive pour le Tag 'éviter'

BCE : politique monétaire accommodante ….pour éviter le krach ?

BCE : politique monétaire  accommodante ….pour éviter le krach ?

 

 

À la Fed, banque centrale américaine comme à la BCE banque centrale européenne, on ne cesse de délivrer des propos rassurants concernant la poursuite et l’amplification de la politique accommodante notamment en matière de taux d’intérêt. Il s’agit officiellement de tenter d’apporter un soutien supplémentaire à l’économie dans le contexte d’une “incertitude accrue”. De fait,  les dernières prévisions de la commission européenne font apparaître encore un nouveau tassement économique pour 2019 mais aussi pour 2020. La situation la plus préoccupante étant  sans doute celle de l’Allemagne dont la croissance  atteindra péniblement 0,5 % en 2019 et qui en plus est embourbé dans des problèmes politiques qui paralysent sa gouvernance. La France de son côté avait pensé éviter l’orage du tassement économique général mais sa croissance devrait être limitée à 1,2 % en 2019. Surtout ce qui est inquiétant, c’est la nette baisse de moral des décideurs économiques. La pression augmente donc sur la BCE afin que, comme la Fed, elle  s’inscrive dans un nouveau mouvement de baisse des taux d’intérêt. D’une façon générale afin qu’elle assouplisse encore la politique monétaire. Mais comme pour la Fed,  il s’agit de sauver la croissance mais sans doute aussi d’éviter un éventuel Krach. En effet pour de la période la valeur du marché des actions n’a cessé d’augmenter de manière assez artificielle. L’indice part aux États-Unis a même dépassé son record historique. Tout cela n’est possible que grâce à l’assouplissement de la politique monétaire. En clair grâce à la planche à billets. Notons par exemple  que la question des déficits et des équilibres budgétaires n’est plus à l’ordre du jour en Europe et la dérive est repartie dans nombre de pays. Il suffirait cependant de l’éclatement d’une bulle pour que tout le système s’écroule comme en 2007 (marché des actions, marché immobilier, marché des changes etc.). La seule solution qu’on ait trouvée pour l’instant, c’est la fuite en avant qui consiste à alimenter le système en fausse monnaie pour qu’il ne s’écroule pas brutalement. Pour l’instant le système tient notamment parce que l’inflation est maîtrisée précisément en raison du tassement économique.

BCE : politique monétaire accommodante ….pour éviter le krach ?

BCE : politique monétaire   accommodante ….pour éviter le krach ?

 

 

À la Fed, banque centrale américaine comme à la BCE banque centrale européenne, on ne cesse de délivrer des propos rassurants concernant la poursuite et l’amplification de la politique accommodante notamment en matière de taux d’intérêt. Il s’agit officiellement de tenter d’apporter un soutien supplémentaire à l’économie dans le contexte d’une “incertitude accrue”, suivant le compte rendu des débats publié jeudi. De fait,  les dernières prévisions de la commission européenne font apparaître encore un nouveau tassement économique pour 2019 mais aussi pour 2020. La situation la plus préoccupante étant  sans doute celle de l’Allemagne dont la croissance  atteindra péniblement 0,5 % en 2019 et qui en plus est embourbé dans des problèmes politiques qui paralysent sa gouvernance. (Gros échec aux européennes pour la coalition en place au gouvernement.  Conflit aussi entre la CDU , la CSU et les sociaux-démocrate lesquels par exemple contestent la candidature allemande à la présidence de la commission européenne ! ). La France de son côté avait pensé éviter l’orage du tassement économique général mais sa croissance devrait être limitée à 1,2 % en 2019. Surtout ce qui est inquiétant, c’est la nette baisse de moral des décideurs économiques. La pression augmente donc sur la BCE afin que, comme la Fed, elle  s’inscrive dans un nouveau mouvement de baisse des taux d’intérêt. D’une façon générale afin qu’elle assouplisse encore la politique monétaire. Mais comme pour la Fed,  il s’agit de sauver la croissance mais sans doute aussi d’éviter un éventuel Krach. En effet pour de la période la valeur du marché des actions n’a cessé d’augmenter de manière assez artificielle. L’indice part aux États-Unis a même dépassé son record historique. Tout cela n’est possible que grâce à l’assouplissement de la politique monétaire. En clair grâce à la planche à billets. Notons par exemple  que la question des déficits et des équilibres budgétaires n’est plus à l’ordre du jour en Europe et la dérive est repartie dans nombre de pays. Il suffirait cependant de l’éclatement d’une bulle pour que tout le système s’écroule comme en 2007 (marché des actions, marché immobilier, marché des changes etc.). La seule solution qu’on ait trouvée pour l’instant, c’est la fuite en avant qui consiste à alimenter le système en fausse monnaie pour qu’il ne s’écroule pas brutalement. Pour l’instant le système tient notamment parce que l’inflation est maîtrisée précisément en raison du tassement économique.

L’économie circulaire : des ordonnances pour éviter les lobbies ou s’y soumettre ?

L’économie circulaire : des ordonnances pour éviter les lobbies ou s’y soumettre ?

 

 

La loi sur l’économie circulaire risque d’être très succincte et très générale. L’essentiel des orientations et des moyens seront définis par ordonnances. Cette méthode un peu anti démocratique serait justifié par la nécessité d’éviter la pression des lobbys déclare le gouvernement. Mais la question est de savoir si c’est pour les éviter ou au contraire s’y soumettre. En effet le concept d’économie circulaire remet en cause le mode de production, de distribution et de consommation. En gros l’objectif est de limiter la quantité de déchets de toutes sortes et aussi de favoriser leur recyclage avec un principe de responsabilité des producteurs. On peut légitimement s’interroger, notamment dans le cas des plans alimentaires territoriaux (qui recherchent notamment un équilibre entre la production locale et la consommation) sur l’intérêt sanitaire et environnemental de consommer des produits hors saison qui parcourt des milliers de kilomètres. Des produits par ailleurs poussé chimiquement et sans grande saveur gastronomique. Le recyclage de certains déchets va aussi rencontrer l’opposition de nombre de producteurs. L’économie circulaire vise aussi à réduire de manière sensible les émissions polluantes notamment en raccourcissant les circuits de distribution. Le transport et la logistique sont en effet très l’énergie qui va et participe à l’accroissement des émissions vente. On comprend par exemple qu’on puisse importer des aliments exotiques en plein hiver européen qu’on ne peut produire sur place mais on peut s’interroger sur le bien-fondé de consommer par exemple du raisin en janvier ou en février. De nombreuses mesures de la future loi sur l’économie circulaire actuellement en préparation seront adoptées par ordonnances, selon un projet de texte consulté par l’AFP, une méthode censée protéger le texte des lobbies selon le gouvernement et qui suscite déjà des critiques. Cette loi, qui sera soumise au Parlement dans les mois à venir, doit permettre de réduire la quantité de déchets jetés par les Français (plastiques, produits électroniques usagés, emballages, etc.) mais aussi d’améliorer leur recyclage.

Elle reprend la cinquantaine de mesures de la « feuille de route de l’économie circulaire », présentée l’an dernier et qui vont d’un meilleur affichage sur la recyclabilité des produits à l’extension à de nouveaux produits du principe de la responsabilité des producteurs (REP) ou encore à des sanctions pour les filières qui n’atteignent pas leurs objectifs de recyclage.

Le projet de texte consulté par l’AFP datant du 15 janvier et initialement dévoilé par la lettre Déchets Infos prévoit que l’essentiel des mesures, longuement énumérées dans l’exposé des motifs, soient adoptées « par voie d’ordonnance ». Cette décision vise à éviter que les « lobbies » ne tentent d’influencer les débats parlementaires, a expliqué la secrétaire d’État Brune Poirson la semaine dernière devant le Conseil national de la transition écologique (CNTE), selon des sources concordantes.

Au ministère de la Transition écologique et circulaire, on confirme ce choix des ordonnances, même si on précise que la rédaction du projet de loi n’est pas totalement terminée.

Cette méthode suscite toutefois l’inquiétude des acteurs concernés. Nicolas Garnier, délégué général de l’association Amorce, qui regroupe des collectivités et des entreprises, fait part de sa « perplexité » devant des mesures qui seront en grande partie prises « sans débat parlementaire », même si « sur le fond, le projet de loi a le mérite de recadrer les sujets » sur l’éco-conception des produits ou l’information du consommateur. « On a cinq articles sur le volet consommation pour dire on a fait un pas vers les associations, mais pour les choses sérieuses, cela va être par ordonnance (…) sans aucune visibilité sur leur contenu », regrette aussi Émile Meunier, avocat spécialisé en droit de l’environnement. Du côté des industriels du recyclage, on se dit « dans l’expectative ». « Les ordonnances ne nous rassurent pas sur la transparence » indique à l’AFP Jean-Philippe Carpentier, président de la fédération Federec, qui attendait plus de mesures précises sur l’incorporation des matières recyclées dans les produits ou le traitement des déchets ultimes.

 

Brexit : un report pour éviter la crise britannique

Brexit : un report pour éviter la crise britannique

 

 

 

Comme c’était prévisible la Grande-Bretagne est tellement empêtrée dans ses contradictions vis-à-vis du Brexit qu’on pourrait arrêter les pendules quant à la décision de quitter l’union. Ce serait une sorte de porte de sortie politique pour éviter la crise outre-manche. En effet la date de sortie officielle est fixée le 29 mars mais le gouvernement britannique est complètement paralysé parce qu’il ne veut ni organiser un nouveau référendum, ni voter en l’état l’accord passé avec l’union européenne pour la transition. La seule solution politique serait donc de provoquer de nouvelles élections législatives que les conservateurs ne sont d’ailleurs pas sûrs de gagner. De toute manière le contexte politique n’est pas réuni pour qu’une décision définitive intervienne le 29 mars concernant la sortie de l’union européenne par la Grande-Bretagne. Du coup de manière discrète des contacts sont pris à l’initiative surtout des Britanniques pour envisager un report de la date fatidique. Ce qui permettrait peut-être de réunir les conditions d’un contexte politique plus favorable à un accord de transition. Ce ne serait pas la première fois que la Grande-Bretagne et le gouvernement conservateur se contredisent sur cette affaire complexe du Brexit. Le quotidien britannique cite trois sources européennes qui disent avoir été approchées par des représentants de Londres chargés de « sonder le terrain » alors que le projet de Brexit négocié par la première ministre Theresa May avec Bruxelles est contesté, tant par l’opposition travailliste que par de nombreux membres de sa majorité conservatrice.

Réagissant aux informations rapportées par le Telegraph, un porte-parole du 10, Downing Street a déclaré que Theresa May a toujours affirmé que le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne le 29 mars prochain et qu’aucun report de la mise en œuvre de l’article 50 des traités européens ne serait demandé.

 

 

Gilets jaunes : éviter le danger de la manipulation politique

Gilets jaunes : éviter le danger de la manipulation politique

Le  risque de manipulation politique et évident en raison de l’état de structuration du mouvement. À juste titre les gilets jaunes de base  se méfient  par dessus tout de ces leaders plus ou moins auto désignées qui profitent  de l’occasion pour s’offrir un retour médiatique voire politique. Aucune  organisation n’échappe à ce bilais démocratique. Il y en a toujours qui sont prêts à détourner à leur profit l’objet social d’un mouvement. Le gouvernement lui-même est plein de ces responsables qui ont slalomé entre différents courants associatifs et politiques pour parvenir enfin à décrocher un portefeuille ministériel. Ou un poste en vue est bien rémunéré. Mais c’est autre chose que d’être manipulé. On se demande par exemple qui sont les auteurs de ces appels à manifester à Paris à deux endroits différents alors que la majorité des gilets jaunes préfet veut rester sur  place pour des questions matérielles, d’efficacité aussi de sécurité. En interne, il est toutefois sans doute nécessaire de structurer le mouvement d’abord au niveau départemental puis au niveau national cela pour éviter que les revendications et les actions partent dans tous les sens y compris parfois de manière contradictoire. La question des délégations qui rencontrent les pouvoirs publics  est un autre problème qui peut être réglé avec des délégations tournantes ou en partie tournante. Par ailleurs,ces délégations doivent avoir un mandat clair qui consiste seulement à ,exposer les revendications et leur justification. Les propositions des pouvoirs publics ne doivent être acceptées qu’après avoir été soumise au instance décentralisées et aux groupes locaux. Le problème c’est que la plupart des responsables des gilets jaunes n’ont guère d’expérience politique voir sociale et que le risque est grand qu’il se fasse endormir ou récupérer par les marchands de discours soporifique des oligarques  du pouvoir.

Il reste Seulement 2 ans pour éviter la catastrophe climatique (ONU)

Il reste Seulement  2 ans pour éviter la catastrophe   climatique (ONU)

 

Le secrétaire général de l’ONU lance un cri d’alerte en direction de la société à propos du climat : « Si nous ne changeons pas d’orientation d’ici 2020, nous risquons (…) des conséquences désastreuses pour les humains et les systèmes naturels qui nous soutiennent», Il invite cette société a demandé des comptes aux dirigeants de la planète qui se contentent surtout de déclaration mais qui dans la pratique perpétue les pratiques qui détruisent environnement et le climat. « Il est impératif que la société civile – jeunes, groupes de femmes, secteur privé, communautés religieuses, scientifiques et mouvements écologiques dans le monde – demande des comptes aux dirigeants », a insisté le secrétaire général des Nations unies. En dressant un tableau noir des menaces pesant sur la chaîne alimentaire et l’accès à l’eau, M. Guterres a martelé que le monde faisait « face à une menace existentielle directe » et au « plus grand défi » de l’époque. « Le changement climatique va plus vite que nous » et « nous devons rompre avec la paralysie ». « Nous avons les outils pour rendre nos actions efficaces mais nous manquons – même après l’accord de Paris – de leadership et d’ambition pour faire ce que nous devons faire », a-t-il déploré. Ainsi, « nous devons arrêter la déforestation, restaurer les forêts détériorées et changer notre manière de cultiver ». Il faut aussi revoir « la manière de chauffer, de refroidir et d’éclairer nos bâtiments pour gaspiller moins d’énergie ». Antonio Guterres a rappelé qu’il organisera à l’ONU un sommet mondial sur le climat en septembre 2019, soit un an avant l’échéance imposée aux signataires de l’accord de Paris de 2015 pour s’acquitter de leurs engagements.

 

 

 

Philosophie de la sérendipité pour éviter la mode de la « disruptivité »

Philosophie de la sérendipité pour éviter la mode de la « disruptivité »

Un article diffusé dans la Tribune Jean-Baptiste Canivet, directeur associé de la startup Stig.Pro qui propose la séredipidité pour échapper au néologisme de la « Disruptivité ».

 

 

 

« Désormais sur toutes les lèvres, l’innovation disruptive s’est érigée en ambition suprême des entreprises. Il faut être disruptif, ou mourir. Une injonction qui se conjugue dans un contexte d’optimisation des moyens de tous bords et de recherche de rentabilité immédiate. On ne peut pourtant pas toujours être disruptif et d’ailleurs, le faut-il vraiment ? L’innovation de rupture serait-elle forcément plus porteuse que l’innovation du quotidien ?

Ce sont pourtant les innovations ordinaires et les avantages concurrentiels, qui permettent de hisser de nombreuses entreprises sur leurs marchés. Ce prétendu impératif de disrupter à tout prix s’accompagne de difficultés d’anticipation croissantes pour les gouvernants de plus en plus contraints de naviguer à vue dans un monde mouvant.

Pourtant, l’Histoire prouve que les grands progrès comme les petites révolutions émanent souvent de découvertes accidentelles, d’expérimentations « gratuites », d’explorations périphériques… Ce processus s’appelle la sérendipité. Cet état d’esprit et son aspect désintéressé, peut-il s’appliquer à l’entreprise, royaume du ROI systématique, pour innover au jour le jour, saisir l’air du temps et favoriser la créativité, face à l’impermanence et à la difficulté de planifier ?

L’un des concepts favoris des anglosaxons, « serendipity », est introduit dans le langage en 1945 par le sociologue américain Merton, et n’entre dans le Larousse en français qu’en 2012. Il désigne le fait de trouver quelque chose qui n’était pas initialement prévu par la recherche, et d’en tirer parti. Une sorte de hasard heureux, qui ne relève pas uniquement de la chance, puisqu’il est provoqué par une démarche quelconque, et s’associe à une certaine sagacité pour en tirer le bénéfice. Nombre de grandes découvertes ne sont pas nées de fulgurances créatives, mais issues de ce processus qui mène à trouver ce qu’on ne cherchait pas à l’origine : de la tarte tatin retournée par erreur, à la pénicilline dont les propriétés antibiotiques sont observées à partir de la moisissure, en passant par le viagra initialement conçu pour traiter les angines de poitrine et dont un effet secondaire en deviendra la vertu principale… Ce fut également le cas de la grotte de Lascaux trouvée par hasard par des adolescents. La découverte, encore sans valeur historique, arrive aux oreilles du préhistorien Henri Breuil réfugié dans la région, qui s’y attardera pour en révéler le trésor archéologique. Plus récemment, les lunettes permettant de rétablir la perception des couleurs pour les daltoniens sont nées d’un projet de mise au point de lunettes de protection laser initialement destinées aux chirurgiens.

Le cas le plus connu de découverte par sérendipité -qui n’en est finalement pas vraiment un- reste la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, parti à la conquête des Indes : il mourut certainement sans réaliser qu’il avait trouvé un nouveau monde.

Ces histoires de ratages réussis, de trouvailles fortuites, sont riches d’enseignements pour les organisations. Elles permettent de relativiser l’inattendu et d’appréhender l’aléa autrement qu’une menace. Comment se servir du désordre apparent comme outil de prospective ? Si, par définition, on ne peut pas maîtriser la sérendipité, peut-on créer un cadre favorable dans l’entreprise ? Comment ne pas passer à côté d’une découverte ou d’une innovation ? Une phrase du philosophe indien J. Krisnamurti dit : « On ne peut inviter le vent, mais il faut laisser la fenêtre ouverte ». La sérendipité n’est pas une méthode, elle n’est pas une stratégie, mais une attitude à ancrer dans la culture d’entreprise.

Avant toute chose, il est indispensable d’instaurer un management propice à responsabiliser les collaborateurs, en fixant le cap de l’organisation de façon précise sans être restrictif (ses ambitions et valeurs fondatrices), et en mobilisant l’intelligence collective.

La condition sine qua none à la sérendipité est une certaine dose de liberté : les managers doivent sensibiliser les collaborateurs et éveiller leur curiosité notamment sur l’extérieur. En effet, toute découverte issue de la sérendipité est le fruit d’une quête, d’un mouvement initial. A l’entreprise de l’impulser, en offrant aux collaborateurs davantage de latitude pour explorer les sentiers hors des tâches attribuées et des objectifs immédiats. Cela peut se concrétiser par un temps consacré, comme chez Google, qui alloue 20% du temps de travail des salariés à une initiative de leur choix. Ils peuvent ainsi approfondir une idée qui les intéresse personnellement sur leur temps de travail, en contrepartie, l’entreprise s’octroie les innovations réalisées dans ce cadre pour les intégrer à son offre. Aux Pays-Bas, les chercheurs ont pour tradition de consacrer leur vendredi à des recherches personnelles. Dans certains instituts d’études avancées, on réunit des chercheurs en leur demandant d’innover, provoquant ainsi un foisonnement entre disciplines diverses et parfois très éloignées.

Second préalable indispensable : la communication. La configuration des nouveaux espaces de travail peut favoriser le partage afin que la créativité rencontre l’expertise, avec les espaces de co-working, flex-offices, et zones communes de détente. Les nouvelles technologies sociales jouent un rôle essentiel pour que ce partage soit fertile : c’est précisément la communication de non-initiés à un expert, qui a permis à la grotte de Lascaux d’être révélée pour ce qu’elle est. Utilisables hors de l’entreprise, ces outils prolongent le brainstorming en échappant au cadre de référence du bureau, et concourent à plus de porosité entre les champs d’explorations personnelles et l’entreprise.

Pour que cette émulation soit féconde, reste à savoir repérer les opportunités qui en émergent. Louis Pasteur disait : « La chance ne favorise que des esprits préparés ». L’entreprise doit mettre en place une écoute permanente et alerte, pour saisir les fruits de ces expérimentations, identifier et accueillir ce « hasard heureux », pour l’articuler avec ses intérêts ou en déceler le nouveau potentiel. Une politique de recrutement qui introduit de la diversité au sein de l’entreprise, lui permettra de s’entourer d’esprits affûtés, des profils parfois atypiques.

Enfin, il est important que l’entreprise soit capable de se remettre en question pour se réorienter, lorsque le potentiel d’une découverte est supérieur, pour son développement.

Il s’agit de sortir d’une logique de planification, pour privilégier une approche d’opportunités. Paradoxalement, c’est en sortant d’une vision court-termiste que l’entreprise trouvera le chemin le plus court vers l’innovation. Un savant équilibre de stratégie et d’improvisation face aux éléments, de liberté et de contrôle, lui éviteront, à l’instar d’un Christophe Colomb, de passer à côté, qu’il s’agisse de grandes conquêtes ou de petites trouvailles. Ces dernières demeurent de précieuses alliées dans nos économies matures où ce sont souvent les services associés et les petits « détails » qui font toute la différence.

Trump vire le directeur du FBI : pour éviter une enquête sur ses liens avec Moscou

Trump vire le  directeur du FBI : pour éviter une enquête sur ses liens avec Moscou

Sur franceinfo, Fabrizio Calvi, journaliste spécialiste de l’histoire du renseignement américain, a estimé la véritable raison était l’enquête ouverte par le FBI sur les connexions supposées de Donald Trump avec la Russie.

 

Franceinfo : Donald Trump reprocherait à James Comey sa gestion de l’affaire des emails d’Hillary Clinton. Est-ce la véritable raison ?

Fabrizio Calvi : Les mails d’Hillary Clinton sont vraiment un prétexte. En fait, la véritable raison est qu‘il y a une enquête ouverte par le FBI sur les connexions russes de Donald Trump, aussi bien mafieuses qu’au niveau des services secrets.

Le directeur du FBI a réclamé plus de fonds au département de la Justice pour pouvoir continuer cette enquête sur les connexions russes de Donald Trump. Le lendemain il a été limogé. Il y avait des rumeurs, comme quoi Donald Trump risquait d’être mis en examen, donc c’est une affaire très délicate. Cela fait partie d’une guerre secrète entre les grandes agences de renseignement américain et Donald Trump.

Donald Trump se méfie-t-il beaucoup du FBI ?

Il se méfie énormément. Il a fait un coup de force, c’est du jamais vu à ce niveau-là. Il y a eu déjà un limogeage d’un directeur du FBI. C’était par Bill Clinton en 1993, mais dans des conditions différentes. On lui reprochait d’avoir utilisé de l’argent public pour refaire sa maison.

Le limogeage du directeur du FBI apparaît comme une opération grossière, pourquoi Donald Trump a-t-il agi de la sorte ?

C’est vrai que pour bloquer l’enquête, c’était sans doute la seule manière qu’il avait. Maintenant il y a des Républicains qui demandent la nomination d’un procureur indépendant. Mais le procureur indépendant est nommé soit par la Maison Blanche soit par le ministère de la Justice. S’il n’y pas de nomination d’un procureur indépendant, ça risque d’être compliqué. Il y a une chose sur laquelle il faut compter, c’est sur l’indiscipline de certains agents du FBI. Mais s’il n’y a pas d’enquête ouverte, leur marge de manoeuvre est très limitée.

Dupont-Aignan se vend à Marine Le Pen pour éviter la faillite financière de son parti

Dupont-Aignan se vend à   Marine Le Pen pour éviter la faillite financière de son parti

 

Pour sauver son micro- parti  « debout la France », Dupont Aignan n’a pas hésité à s’allier avec le diable. En cause,  le fait qu’il n’a pas réussi à atteindre 5%, ce qui lui aurait permis d’être remboursé par l’État pour ses dépenses de campagne. Pour sauver son petit parti de quelques milliers d’adhérents, Dupont Aignan se vend donc à Marine Le Pen. L’objectif est d’obtenir en retour quelques députés qui viendront remplir  les caisses de son micro parti et continuer à faire de la politique. Pourtant Dupont Aignan affirmait  encore le 19 avril que son parti était de nature humaniste et non xénophobe, ce qui l’empêchait de rejoindre le Front national. Cependant la logique financière a pris le pas sur la morale politique « Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme », a déclaré le président de Debout la France sur France 2, quelques heures après avoir rencontré Marine Le Pen dans un appartement du XVIIe arrondissement de Paris. « L’enjeu c’est de sauver la France. » Le comité national de Debout la France, réuni vendredi, s’était divisé sur son positionnement en vue du second tour de l’élection présidentielle, avait indiqué son vice-président Dominique Jamet lequel a démissionné aussitôt de son parti. « Il y a eu des discussions où tous les avis se sont opposés et à la fin on s’est séparés. Il n’y a pas de décision prise, il n’y a pas de décision commune », a-t-il déclaré à l’issue de quatre heures trente de réunion. Nicolas Dupont-Aignan, issu de la droite gaulliste, n’a pas réussi à franchir la barre fatidique des 5%, qui permet d’être remboursé de ses frais de campagne.

FN : Le Pen invente la « trêve judiciaire » pour éviter la justice

FN : Le Pen invente la « trêve judiciaire » pour éviter la justice

 

Ce n’est pas la première fois que Marine Le Pen  refuse d’être interrogée dans le cadre d’une enquête judiciaire mais cette fois elle invente un nouveau concept : « l’usage républicain de la trêve judiciaire ». Une sorte d’objet juridique nouveau et non identifié qui autoriserait les politiques à s’affranchir de la justice pendant des périodes électorales. Comme les périodes électorales sont nombreuses en France et il est possible d’user et d’abuser des procédures d’allongement du traitement des affaires, cela signifie que les politiques se situent au-dessus des lois qui, elles, s’appliquent  par contre aux citoyens moyens. Notons d’ailleurs que Marine Le Pen  traînes plusieurs casseroles depuis 2012 mais que les procédures ont permis jusque-là d’éviter mises en examen et condamnations. Observons qu’il serait possible de demander la levée de l’immunité parlementaire dont bénéficie largement Marine Le Pen du fait de son mandat européen. Mais la procédure est tellement longue que cela lui permet de gagner encore des mois voire des années avec les moyens de recours. Marine Le Pen était attendue mercredi matin par la police dans l’affaire des assistants parlementaires des eurodéputés FN, mais elle a refusé de s’y rendre. La candidate à la présidentielle était convoquée pour être entendue en audition libre à l’Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff) à Nanterre, le même jour que sa chef de cabinet Catherine Griset, qui a elle été placée en garde à vue avant d’être mise en examen pour recel d’abus de confiance.

« Il faut revenir à un usage républicain qui est celui d’une trêve (judiciaire). Que ces auditions aient lieu après les élections », a déclaré (sans rire) à l’AFP l’avocat de Marine Le Pen, Me Rodolphe Bosselut, s’étonnant d’une « subite précipitation » des investigations à deux mois de la présidentielle. « L’enquête n’est pas nouvelle, qu’est-ce qui empêchait d’ouvrir une information judiciaire après la remise du rapport de l’Olaf (l’organisme antifraude de l’Union européenne) cet été et d’entendre les protagonistes à l’automne? Il y avait toute latitude pour le faire avant », a-t-il argumenté. Pour résumer la ligne de défense de Marine Le Pen : avant c’est trop tôt, après c’est trop tard. « Comme pendant les régionales, je ne répondrai pas pendant la campagne électorale. Cette période ne permettant ni la neutralité ni la sérénité nécessaire au fonctionnement correct de la justice », a expliqué Marine Le Pen à l’AFP, vendredi. Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a estimé que « lorsqu’on prétend aux plus hautes responsabilités, on ne peut se placer au-dessus des lois de la République. » Selon lui, « aucun responsable politique ne peut refuser, s’il est républicain, de déferrer aux convocations de la justice. Le respect de l’autorité de l’Etat et des institutions commence par cela. »  Il est possible pour la justice, et même en l’absence de toute audition, de mettre en examen par lettre un individu, l’immunité parlementaire suspendrait une telle procédure.

La justice pourrait être tentée de demander la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen. Mais compte tenu du formalisme attaché à cette procédure, il n’est pas certain que le Parlement de Strasbourg se prononce avant les résultats de l’élection présidentielle et des législatives. Or, Marine Le Pen l’a promis, via son avocat, elle est prête à se rendre aux convocations de la justice après ces échéances politiques. D’ici là, elle aura peut-être été élue. Et parée d’une nouvelle immunité. Peut-être pas celle de président de la république mais celle de parlementaire française après les législatives qui succéderont aux présidentielles.

 

Affaires Fillon : devant des juges d’instruction pour éviter un enterrement

Affaires Fillon : devant des juges d’instruction pour éviter un enterrement

 

 

 

Pour éviter un enterrement de l’affaire (du fait des délais de prescription), Fillon est renvoyé devant  trois juges d’instruction, pour  des chefs de détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et recel, trafic d’influence et manquement aux obligations déclaratives. L’entourage de Fillon se félicité de ce renvoi alors qu’il constitue une honte pour ce candidat. En effet, le renvoi devant un juge d’instruction ne peut se produire que s’il existe de fortes présomptions. En outre, les chefs d’inculpation sont d’une gravité sans précédant pour un candidat à la présidence de la république. Une affaire qui salit l’intéressé mais aussi la France dont un des candidats potentiels à la présidence trainera pour toujours son image de corruption. Dans n’importe quel autre pays un responsable politique aurait démissionné. Ce ne sera pas le cas pour Fillon même s’il est mis en examen. En effet après avoir déclaré qu’en cas de mise en examen il démissionnerait, Fillon et revenu sur cet engagement déclarant maintenir sa candidature dans tous les cas. François Fillon, qui est désormais éliminé du second tour dans tous les sondages au profit de la présidente du Front national Marine Le Pen et du candidat du mouvement En marche ! Emmanuel Macron, a fait savoir la semaine dernière qu’il serait candidat « jusqu’à la victoire », quelle que soit la suite donnée par la justice à cette affaire, y compris dans l’éventualité d’une mise en examen. Les juges ont désormais la maîtrise du calendrier. En tout état de cause, d’éventuelles poursuites à son encontre seront suspendues pendant cinq ans s’il est élu président. Le 16 février dernier, le PNF avait fait savoir, après réception des premiers résultats de l’enquête préliminaire, qu’il écartait « en l’état » un classement sans suite de la procédure. Une source proche du dossier avait ajouté que le classement sans suite était « improbable » au terme de l’enquête. Mais deux options s’offraient à lui : l’ouverture d’une information judiciaire ou une citation à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris d’un ou plusieurs protagonistes de l’affaire. Le PNF explique dans un communiqué avoir finalement opté pour l’information judiciaire afin d’éviter que certains faits anciens soient prescrits, en vertu d’une loi adoptée le 16 février dernier, et qui doit entrer en vigueur en début de semaine prochaine. L’enquête préliminaire, ouverte le 25 janvier, concernait initialement des de détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits, et visait notamment François Fillon et son épouse, Penelope. Penelope Fillon a été employée par son mari comme assistante parlementaire de 1988 à 1990 puis de 1998 à 2002 et de mai 2012 à novembre 2013. Elle a aussi travaillé auprès de son suppléant Marc Joulaud de mai 2002 au 31 août 2007. Penelope Fillon a par ailleurs été employée comme « conseiller littéraire » de la prestigieuse « Revue des deux mondes », propriété d’un « ami de la famille », l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharrière, entre mai 2012 et décembre 2013. Des postes dont les enquêteurs doutent de la matérialité. L’enquête a par la suite été élargie aux activités des deux enfants aînés du couple, Marie et Charles, qui ont effectué des « missions » auprès de leur père au Sénat entre 2005 et 2007.

 

Macron : surtout éviter le catalogue des promesses illusoires !

Macron : surtout éviter le catalogue  des promesses illusoires !

 

 

 

Nombre de concurrents de Macron  aux présidentielles lui reprochent l’insuffisance de son programme et le manque de précisions des orientations. Pour parler clair,  ils souhaiteraient sans doute que comme tous les autres candidats, Emmanuel Macron élabore un catalogue de promesses. Il s’agit évidemment d’ un piège dans lequel le candidat de « en marche » ne doit pas tomber. De l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par la droite, les promesses ne manquent pas ; d’une certaine manière c’est un peu le catalogue de la Redoute. Il y en a pour toutes les catégories socioprofessionnelles auxquelles on promet de raser gratis. Évidemment, une fois au pouvoir, les dirigeants s’empressent de contredire leurs intentions initiales au prétexte qu’ils avaient sous-estimé la gravité de la situation du pays notamment sur le plan financier.  Une contradiction récurrente qui a largement nourri tous les populismes et qui a d’une certaine manière discrédité le système politique. L’urgence n’est sans doute pas de promettre tout à tout le monde avec des propositions tout aussi illusoires que  démagogiques comme  le  relèvement significatif de tous les revenus en même temps que la baisse d’impôts générale et le plein-emploi d’ici 2022. Autant de propositions irréalistes et mensongères. Certes, le progrès social est indispensable mais il n’est envisageable qu’avec des progrès économiques au moins équivalents  à moins de conduire le pays vers la faillite. Emmanuel Macron aurait donc intérêt à demeurer dans sa posture qui vise à éclairer les problématiques des grands enjeux économiques, sociaux et sociétaux. Ce travail d’analyse est un préalable pour ne pas tomber dans le piège de la démagogie.  De ce point de vue,  nombre de Français ne sont pas très matures pour comprendre la complexité de la crise systémique actuelle en particulier celle de la France qui accumule les retards en matière de mutations structurelles. Du coup, la paresse  et l’incompétence conduisent  nombre de candidats à adopter dans le simplisme pour mieux donner une légitimité à des propositions irresponsables et bâclées. Une récente étude a confirmé l’insuffisance de culture  économique et financière des Français. Des Français qui se situent au dernier rang en Europe pour leurs connaissances en matière de gestion financière y compris pour leurs finances personnelles. (Étude Allianz en Europe). Le déficit de compréhension des facteurs explicatifs de la crise française est immense. Il peut être comblé par quelqu’un comme Macron qui n’est pas prisonnier de l’idéologie d’un appareil et de la logique des partis. Une logique des partis qui, pour satisfaire les différents courants, consiste le plus souvent à promettre tout et le contraire. La responsabilité d’un chef d’État consiste à faire d’abord un travail d’explication pour permettre une adhésion plus consciente et plus active aux enjeux du moment. Ensuite, il lui appartient de définir des orientations qui se révéleront pertinente dans le temps. Bref une vision, un projet mais pas l’auberge Espagne ou l’inventaire à la Prévert. Il sera toujours temps le moment venu -et ce sera alors nécessaire notamment lors des législatives- de traduire ces orientations en politiques sectorielles. Macron ,s’il veut réussir, doit s’en tenir à cette philosophie et non tomber dans le piège de la posture des marchands d’illusions qui ont conduit la France dans l’état dans lequel elle est depuis plus de 30 ans. Pour résumer, priorité surtout à l’analyse, à la vision et au projet de société. De ce point de vue Macron devra se méfier des ralliements des professionnels de la politique de droite comme de gauche et faire essentiellement confiance à la société civile qui adhère son projet et notamment aux jeunes 

Hollande : candidat pour éviter l’éclatement de la gauche ?

Hollande : candidat pour éviter l’éclatement de la gauche ?

 

 C’est hypothèse que font certains parlementaires qui ont peur que Mélenchon, Valls, Macron ne fassent  définitivement éclater la gauche et le pari socialiste en même temps. Il semble bien que François Hollande n’ait pas encore définitivement renoncé à sa candidature. « Il faut toujours se rassembler, se regrouper, faire un ensemble, une famille, une cohésion, une ambition », déclarait-il mardi à La Rochelle. « Cela vaut pour un pays : est-ce qu’on est capable à un moment, au-delà de nos différences, de nous retrouver dans ce qui va être un chemin commun pour les prochaines années? », ajoutait le chef de l’Etat, qui confiait récemment à des journalistes son souci de « valoriser ce qui a été fait et en même temps projeter sur l’avenir. » Même détermination devant une centaine de députés socialistes mardi soir au ministère de l’Agriculture. « Nous ne sommes pas uniquement sur un bilan, nous avons un projet », a dit le président, selon un participant. « François Hollande s’est montré très déterminé », a raconté à Reuters le député « hollandais » Sébastien Denaja. « Comment peut-il ne pas y aller alors qu’il a un bilan et une réelle capacité de rassemblement ? »Mais  Le flottement est perceptible jusque chez les « hollandais », à l’image des ministres Michel Sapin et Jean-Yves Le Drian, qui ont désigné Manuel Valls comme candidat possible en cas de renoncement de François Hollande. L’avocat Jean-Pierre Mignard, ami de 30 ans du président, était allé plus loin dans l’hebdomadaire Marianne : « A titre personnel, et amical, je souhaite qu’il s’évite une humiliation ». Face aux ambitions élyséennes de Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg ou Emmanuel Macron, un député PS juge lui aussi une candidature Hollande indispensable au rassemblement. « S’il n’y va pas, c’est une déflagration et une implosion immédiate du PS », prévient-il. (Avec Reuters)

Grande-Bretagne : baisse des taux pour éviter la récession

Grande-Bretagne : baisse des taux pour éviter la récession

 

Officiellement la banque d’Angleterre prévoit un net ralentissement de l’économie en 2017 avec une prévision de 0,8 % (au lieu de 2,3 % qui étaient prévus avant le brexit). Toutefois la décélération pourrait être encore plus importante et l’activité pourrait flirter avec le rouge. Du coup, pour redynamiser l’économie, la Banque d’Angleterre (BoE) a abaissé jeudi son taux directeur pour la première fois depuis 2009 et relancé son programme de rachat d’obligations pour faire face aux effets sur l’économie du vote des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Union européenne. L’institut d’émission se tient prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la stabilité financière et n’exclut pas de baisser encore les taux mais écarte l’idée de les faire passer en territoire négatif, a déclaré son gouverneur, Mark Carney. La BoE, qui a baissé son taux directeur d’un quart de point, le ramenant à 0,25%, anticipe une stagnation de l’économie britannique pour le reste de l’année et s’attend à une croissance faible tout au long de l’an prochain. Si la baisse des taux, votée à l’unanimité par les neuf membres du conseil de politique de la BoE, était attendue par les économistes, la décision d’augmenter de 60 milliards de livres le programme d’assouplissement quantitatif, ainsi porté à 435 milliards de livres, l’était moins. L’élargissement de ce programme de rachat d’obligations, qui a été voté par six voix contre trois, durera six mois. La banque centrale a également lancé deux nouveaux programmes, dont l’un pour le rachat de 10 milliards de livres d’obligations d’entreprises de bonne qualité et l’autre, dont le montant pourrait atteindre 100 milliards de livres, pour s’assurer que les banques continuent à prêter malgré la baisse des taux.

Royaume-Uni : un plan de relance pour éviter la récession

Royaume-Uni : un plan de relance pour éviter la récession 

Face aux menaces de récession suite au brexit le gouvernement britannique a décidé de relancer la croissance par un soutien à son industrie et à la consommation. Pour l’année 2017,  on attendait une croissance supérieure à 2 % mais s’il faudra sans doute se contenter de 0,6 % voir envisager la récession. L’activité générale pourrait en effet tomber dans le rouge. Du coup la banque d’Angleterre va sans doute décider une baisse des taux actuellement de 0,5 % pour passer à 0,25 % voire  à zéro.  Les indicateurs peu rassurants se multiplient depuis le vote en faveur du Brexit avec notamment l’annonce d’une forte contraction de l’activité du secteur manufacturier en juillet. Theresa May, a donc annoncé un plan de soutien à l’industrie et aux salaires ». « Il nous faut une véritable stratégie industrielle qui se concentre sur une amélioration de la productivité, qui récompense ceux qui travaillent dur par de plus hauts salaires, et crée plus d’opportunités pour que les jeunes gens, quel que soit le milieu dont ils sont issus, aillent aussi loin que là où leur talent les porte », avait-elle notamment déclaré. Et hier, 2 août, à Londres, à l’issue d’une réunion avec onze de ses ministres, la nouvelle Première ministre persévérait dans cette voie en traçant les grandes lignes de son plan destiné à adapter l’économie du pays à l’environnement post-Brexit et à relancer une politique industrielle enterrée il y a trente ans par Margaret Thatcher. Presque une demi-surprise, quand on voit, cet été 2016, que plusieurs autres pays se sont engagés dans une politique de relance. A l’issue de cette première séance de travail de la commission interministérielle sur « la stratégie économique et industrielle », un porte-parole a déclaré dans un communiqué: « La Première ministre a souligné que l’objectif de la nouvelle stratégie industrielle devait être de mettre sur pied une économie qui fonctionne pour tout le monde. » Les ministres réunis ont évoqué les moyens de soutenir l’activité dans tout le pays, dans les régions qui souffrent comme dans celles qui profitent de la mondialisation. Mais, de fait, le défi consiste à enrayer le long déclin du secteur industriel en portant secours aux entreprises mises à mal par la mondialisation, sans pour autant menacer la compétitivité britannique. De son côté, le ministre des Finances, Philip Hammond, a déclaré qu’une réduction de l’écart de compétitivité entre Londres et le sud-est de l’Angleterre, d’une part, et le reste du pays, d’autre part, pourrait entraîner une hausse de 9% de la production. Les ministres se sont mis d’accord sur le fait qu’il faudrait également « créer une économie ouverte aux nouvelles industries, en particulier celles qui vont avoir une influence sur nos vies à l’avenir ». Le volontarisme affiché pourrait donc être destiné à des fleurons historiques de l’industrie britannique, comme le constructeur automobile Jaguar Land Rover ou le groupe aéronautique BAE Systems, mais aussi à des entreprises de nouvelles technologies.

(Avec Reuters)

Hollande évoque la garde nationale pour éviter de parler du service national obligatoire

Hollande évoque la garde nationale pour éviter de parler du service national obligatoire

A défaut de contenu la gauche a l’habitude d’utiliser des formules sémantiques flamboyantes. Cette fois Hollande évoque la garde nationale quand il s’agit en fait de renforcer un peu les réservistes. Quinze mille réservistes opérationnels de gendarmerie et de police seront disponibles « d’ici la fin du mois », contre 12.000 actuellement, pour « assurer la sécurité des différents événements de l’été » a déclaré le chef de l’État.  Il est clair que le contexte pré électoral ne prédispose pas à poser la problématique d’un engagement actif au service de la république via un nouveau service national obligatoire.  Attentat après attentat, les pouvoirs publics bricolent leur plan de lutte contre le terrorisme. Mais force est de constater que la réponse n’est guère adaptée à l’enjeu. Au mieux on se contente d’indiquer que de nouvelles tueries sont à prévoir mais sans problématiser la question et sans permettre à l’opinion d’être en mesure de comprendre et d’accepter une nouvelle articulation entre la problématique de sécurité et la problématique de liberté.  L’un des piliers du plan gouvernemental pour lutter contre le terrorisme repose sur l’opération sentinelle (opération Vigipirate renforcée) qui mobilise 10 000 militaires dans les rues et les lieux publics. En réalité une opération très symbolique qui vise surtout à rassurer la population. Cette action devrait relever des forces de police et non des forces militaires lesquelles s sont déjà épuisées par toutes les tâches de surveillance des rassemblements divers et variés, festifs ou non. On sait que la France s’est imprudemment engagée sur nombre de théâtres d’opérations de guerre au Moyen-Orient et en Afrique où les effectifs sont déjà insuffisants. Or avec l’opération sentinelle on se prive d’environ 10 % des effectifs de l’armée de terre. Pris de court une nouvelle fois,  le ministre de l’intérieur a sorti de son chapeau un service militaire pour ceux qui le souhaitent : une curieuse conception de la solidarité républicaine. Il est clair qu’en période préélectorale personne n’ose ouvrir le débat sur la nécessité d’un service national obligatoire par exemple de six mois et qui permettrait de libérer totalement les militaires de cette opération Sentinelle. Accessoirement cela offrirait un moyen de permettre une adhésion plus active aux valeurs de la république ; république dans les citoyens ne peuvent se comporter uniquement en consommateurs de liberté individuelle ou collective mais sans les contraintes de l’engagement. Le contexte commanderait pourtant un changement de statut du citoyen passant de la posture de consommateurs à celui d’acteur.

 

 

Fraude fiscale: Cahuzac sollicite la constitution pour éviter un procès !

Fraude fiscale: Cahuzac sollicite la constitution pour éviter un procès !

Comme dans la plupart des affaires politico- financières Cahuzac de faire durer la procédure, cette fois en sollicitant le conseil constitutionnel. D’après lui les poursuites actuelles seraient contraires à la constitution puisqu’il a déjà fait l’objet d’un redressement fiscal. Un amalgame particulièrement tordu entre poursuites fiscales et poursuites pénales mais qui pourrait lui faire gagner encore quelques mois voir plusieurs années en usant et abusant à l’extrême la procédure. Une affaire assez lamentable tans sur le fond que sur  la forme. L’exemplaire ministre du budget, chantre de la rigueur fiscale  a dissimulée des comptes à l’étranger ; il en niait même l’existence. En outre il ne s’agit pas de broutilles mais de millions dont l’origine douteuse n’a même pas encore été élucidée. Bref la collusion entre le système politique et le système économique et financier. De quoi évidemment s’interroger sur la manière dont le parti socialiste recrute ses meilleures responsables. De quoi s’interroger sur la sociologie d’un parti supposé représenter les couches les moins favorisées. De quoi s’interroger sur les motivations réelles de ses responsables. Sans doute pas tous pourris mais porteurs de convictions molles qui favorisent  certaines tentations. Sur la forme le système de défense de Cahuzac  est assez surréaliste. L’amende équivaut-elle à la prison? Peut-on être jugé deux fois pour la même infraction? La Cour de cassation dira mercredi 30 mars si elle s’en remet aux juges constitutionnels dans l’affaire de fraude fiscale qui aura marqué le quinquennat de François Hollande, celle du ministre menteur Jérôme Cahuzac. L’avocat général Denis Mondon a indiqué qu’il n’était pas question d’affirmer qu’ »une amende est de même nature qu’une peine de prison ».  »Les sanctions fiscales protègent les intérêts financiers de l’Etat », tandis que « les sanctions pénales protègent la citoyenneté, la nation »: dans un cas, on veut être remboursé, dans l’autre, on vise « l’exemplarité », la « dissuasion » via la « publicité des débats », avait-il lancé. Si elle décidait de transmettre la question aux « sages », la Cour de cassation pourrait s’appuyer sur un précédent retentissant, celui d’EADS. Le Conseil constitutionnel avait mis fin à une procédure pénale contre le groupe aéronautique le 18 mars 2015 car les faits avaient déjà été examinés par une juridiction administrative. Mais on le sait la justice est essentiellement faite pour les pauvres. !

(Avec AFP)

Air France : négocier pour éviter le suicide ?

Air France : négocier pour éviter le suicide ?

 

Il aura sans doute fallu que la direction menace de fermer une dizaine de dessertes avec comme conséquence la suppression d’environ 1000 emplois pour que le SNPL accepte de revenir à la table des négociations dès le 18 septembre dans le cadre des discussions autour du plan de restructuration « Perform 2020″. Air France, qui a tenu vendredi dernier un comité central d’entreprise souhaite que ses navigants acceptent de voler plus longtemps pour ne pas être contrainte de réduire de 10% son réseau long-courrier d’ici 2017.  Finalement les pilotes du SNPL d’Air France semblent faire preuve d’un peu de réalisme mais la partie est loin d’être gagnée. Peut-être pourra-t-on éviter  suicide collectif largement provoqué depuis des années par un syndicat corpo à la stratégie mortifère. Les recettes unitaires d’Air France-KLM se sont en effet encore dégradées au deuxième trimestre, conduisant le groupe à annoncer de nouvelles économies et une hausse de ses capacités plus modérée que prévu sur l’année. Le groupe franco-néerlandais, qui déplore « une absence d’amélioration de (ses) résultats », va notamment réduire d’environ 300 millions d’euros ses frais généraux et administratifs, sur un total d’un peu plus 1,1 milliard. Ses capacités devraient croître de 0,6% cette année, contre une hausse de 1,1% prévue en février, notamment à la suite d’une réduction de la voilure au Japon, au Brésil et en Afrique de l’Est. Au deuxième trimestre, la recette unitaire au siège-kilomètre offert a reculé de 4,8% à données comparables. Sur le trimestre, Air France-KLM a vu son excédent brut d’exploitation (Ebitda) baisser de 72 millions d’euros en rythme annuel, à 569 millions d’euros, avec un chiffre d’affaires de 6,642 milliards, en hausse de 3,0% grâce à la hausse du dollar, mais en recul de 4,5% à données comparables.  Les analystes attendaient en moyenne un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 575,50 millions d’euros et un chiffre d’affaires de 6,513 milliards, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. Sur le semestre, Air France-KLM a creusé sa perte d’exploitation à 232 millions, l’appréciation du dollar ayant renchéri les coûts de carburant et de maintenance du groupe. Air France-KLM règle 42% de ses coûts en dollar, alors qu’il ne réalise que 25% de son chiffre d’affaires dans la monnaie américaine. Le groupe, qui s’abstient toujours dans son communiqué de tout objectif de résultat pour 2015, confirme viser une réduction de sa dette d’un milliard d’euros sur un an pour la ramener à environ 4,4 milliards fin 2015, à comparer à 4,55 milliards au 30 juin. Il réaffirme aussi prévoir pour cette année une réduction de 1% à 1,3% de ses coûts unitaires, soit 250 à 350 millions d’euros d’économies, qui passe notamment par les nouvelles mesures annoncées chez Air France à la mi-juin.

Pour éviter l’exclusion Lavrilleux quitte l’UMP mais pas son mandat de député européen

Pour éviter l’exclusion Lavrilleux quitte l’UMP mais pas son mandat de député européen

 

Pour avoir révélé la mise en place de fausses facturations à l’UMP, Lavrilleux,  le lampiste, va payer ; ce sera sans doute l’exclusion. Du coup il anticipe et décide de démissionner de l’UMP. Mais il conservera son mandat de député européen. On ne lui pardonnera sans doute pas d’avoir craqué en avouant les méthodes frauduleuses de l’UMP. En outre il clairement dit que Sarkozy ne pouvait pas ne pas être au courant. L’ancien bras droit de Jean-François Copé a donc annoncé mercredi sur RTL qu’il se mettait « en congé de l’UMP ». « Je ne renouvellerai pas cette année ma cotisation à ce qui a été ma famille politique pendant très longtemps puisque j’ai adhéré au RPR en tant que militant en mars 1989, et je suis à l’UMP depuis sa création », a expliqué l’ex-directeur adjoint de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy, à l’origine des révélations fracassantes sur la mise en place d’un système occulte qui permettait à son camp d’éviter de dépasser le plafond autorisé des frais de campagne. L’élu de droite, qui compte conserver son mandat européen, a également écrit une lettre au secrétaire général par intérim de l’UMP, Luc Chatel, transmise à la presse. Il y confirme sa décision de « reprendre (sa) liberté », qualifiant de « mascarade » la procédure d’exclusion. Celle-ci, explique-t-il, « n’a donc plus lieu d’être, et si vous deviez la prolonger, elle apparaîtrait pour ce qu’elle n’a jamais cessé d’être, une mascarade, une justice d’exception ». La suspension de Jérôme Lavrilleux le mois dernier par une commission des recours avait ouvert la voix à sa procédure d’exclusion. Il devait être fixé sur son sort le 21 octobre. Sur RTL, l’élu a dit avoir l’impression que la décision du bureau politique était « déjà actée », que le rapport était « écrit ». « Il sera rendu public la semaine prochaine donc j’ai l’impression d’avoir à affronter une sorte de justice d’exception, avec un peloton d’exécution qui est déjà réuni », a-t-il ajouté. Jérôme Lavrilleux en profite pour régler ses comptes avec ses rivaux, en les nommant directement. « À un moment ou un autre, il faut arrêter de se ridiculiser : ceux qui ont engagé cette procédure le font pour des mauvaises raisons, des petites raisons de mesquineries personnelles pour régler des comptes par personnes interposées. Je pense clairement à François Fillon et sans doute à Alain Juppé. » Fin août, Jérôme Lavrilleux avait averti que s’il était exclu de l’UMP, il « parlerait ». « Si on m’exclut de l’UMP, ça se réglera devant les tribunaux. J’ai déjà pris plusieurs avocats », avait-il prévenu auprès du Parisien. Selon des propos rapportés par L’Express, l’eurodéputé affirmait par ailleurs avoir du « mal à imaginer que Nicolas Sarkozy ne connaissait pas le nom de Bygmalion », comme le prétend l’ancien chef de l’Etat. Mais Jérôme Lavrilleux ne l’accusait en rien : « L’honnêteté n’empêche pas la maladresse », disait-il, mettant plutôt en cause plusieurs proches de l’ex-Président, comme son ancien directeur de campagne, Guillaume Lambert, son conseiller communication à l’Elysée, Franck Louvrier et le sondeur Pierre Giacometti.

 

PS-la Rochelle -Valls : des mesurettes sur le pouvoir achat pour éviter d’être sifflé

PS-la Rochelle -Valls :  des mesurettes sur le pouvoir achat pour éviter d’être sifflé

Et voilà après avoir été applaudi par le Medef, Valls doit éviter de se faire siffler à La Rochelle par les socialistes. Du coup il va utiliser les bonnes vielles méthodes des promesses chères à Hollande, cette fois sur le pouvoir d’achat en vue de calmer les grognards de gauche. Des mesurettes évidemment mais en politique le verbe surmédiatisé est plus important que l’action discrète et efficace.  Dimanche, son discours sera scruté par tous les socialistes et surtout ceux qui accusent le nouveau gouvernement de trop aimer les entreprises. Manuel Valls leur réserve un cadeau : face aux militants socialistes réunis à l’université d’été de La Rochelle, le Premier ministre devrait faire, selon nos informations, des annonces pour améliorer le pouvoir d’achat des Français. Ce discours, qu’il prononcera en clôture de l’université d’été, en milieu de journée dimanche, est important pour le Premier ministre. Ce vendredi, il travaille dessus et il le peaufinera samedi soir. « Ce ne sera pas un discours de politique général, mais il va donner de la cohérence et du sens à l’action du gouvernement », explique un visiteur de Matignon. « Il faut donner de la perspective, dire là où on va. » Alors que sa déclaration d’amour aux entreprises devant le Medef a été particulièrement mal perçue par une partie de la gauche – Cécile Duflot l’accusant dans Les Echos « d’imiter Thatcher » – Manuel Valls doit calmer les « frondeurs » qui menacent, notamment, de ne pas voter le prochain projet de loi de finances qui fixera le budget de l’Etat pour 2015. Plusieurs annonces ont déjà été faites par l’exécutif ces derniers jours. Le Revenu de Solidarité Active (RSA) « socle » va ainsi augmenter de 2% au 1er septembre, passant à 509,30 euros par mois pour une personne seule, a appris l’AFP auprès du Secrétariat d’Etat en charge de la lutte contre l’exclusion. Le président a pour sa part annoncé une refonte des premières tranches de l’impôt sur le revenu pour le rendre « plus juste et plus simple », ainsi qu’une fusion de la prime pour l’emploi et du RSA activité. Ces deux mesures, dont les modalités restent à trancher, doivent compenser la censure par le Conseil constitutionnel des 2,5 mds d’euros d’allègements de cotisations salariales pour les salariés modestes, l’essentiel du volet « solidarité » du Pacte.

 

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