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Air France: suppression de 7.580 emplois d’ici fin 2022

Air France:  suppression de 7.580 emplois d’ici fin 2022

Le groupe Air France ne prévoit pas de retour à la normale avant 2024 concernant son niveau d’activité. Conséquence, des résultats économiques catastrophiques jusqu’à cette date et qui vont justifier la suppression de 7580 emplois à Air France et dans sa filiale régionale hop.

Soit une suppression globale inférieure à celle de British Airways qui prévoit de diminuer de 30 % de personnel et à peu près du même ordre que celle de la Lufthansa prévoit qui des suppressions d’au moins 15 %. Compte tenu des pertes de trafic colossal en 2020 et de la remontée très progressive de l’activité jusqu’en 2025 les suppressions d’effectif total dans le secteur aérien mondial devraient se situer dans une fourchette de 15 à 20 %.

“Pour Air France, les projections des besoins d’effectifs font apparaître une baisse de 6.560 emplois à l’horizon fin 2022 sur un total actuel de 41.000”, précise le groupe dans un communiqué.

“Les nombreux départs naturels prévus sur la période (plus de 3.500) permettront de compenser plus de la moitié de cette réduction d’emplois grâce à une pyramide des âges favorable”, ajoute-t-elle.

“Pour Hop!, le redimensionnement de l’activité et la restructuration de la compagnie, liée notamment à la simplification de la flotte, entraînent à l’horizon des trois ans une réduction de 1.020 emplois sur un effectif actuel de 2.420. En prenant en compte les départs naturels estimés, le sureffectif reste d’environ 820 à fin 2022”, indique Air France.

Le groupe souligne que la pandémie de coronavirus a eu pour effet de faire chuter l’activité et le chiffre d’affaires d’Air France de 95% pendant trois mois.

“Au plus fort de la crise, la compagnie a perdu 15 millions d’euros par jour”, ajoute-t-il, notant que “la reprise s’annonce très lente en raison des nombreuses incertitudes qui persistent sur la situation sanitaire, la levée des restrictions de voyage et l’évolution de la demande commerciale”.

“Sur la base d’hypothèses de reprise ambitieuses”, Air France prévoit que le niveau d’activité de 2019 ne reviendra pas avant 2024.

Un groupe d’une centaine de salariés s’est réuni dans la matinée devant le siège d’Air France à Roissy-en-France pour dénoncer les suppressions de postes alors que le gouvernement a annoncé en mai qu’il allait débloquer sept milliards d’euros pour aider l’entreprise.

La secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a estimé vendredi matin sur Sud Radio que la compagnie était “au bord du gouffre” et que les aides étaient justifiées. Elle a toutefois exhorté la direction à favoriser les départs volontaires.

“Un plan social réussi est effectivement un plan social où il n’y a pas de départs contraints”, a-t-elle dit.

Ce plan dit “de reconstruction” sera présenté fin juillet, avec celui du groupe Air France-KLM.

Air France et Hop! “mèneront l’ensemble de ces processus dans le respect du dialogue et avec responsabilité et transparence sur les enjeux de reconstruction du groupe Air France”.

Entreprises : tous en faillite d’ici 5 ans ?

 

Entreprises : tous en faillite d’ici 5 ans ?

C’est la question que pose dans la tribune  Mounis Hassim, consultant en Financement de Projets et ancien Maître de Conférences à Sciences Po Paris.

 

« Salué par l’ensemble des commentateurs et des analystes pour sa réactivité – création d’un Fonds de Solidarité, pour les très petites entreprises (TPE) et indépendants, création d’un Fonds de 20 milliards d’euros pour renforcer des participations financières de l’État dans les entreprises stratégiques en difficulté – pour l’importance de la réponse financière (plusieurs centaines de milliards d’euros en bilan et hors bilan), l’Etat se retrouve, aujourd’hui, critiqué, par certains Instituts, sur les modalités même de son intervention ; la jugeant inappropriée, aux effets secondaires mal appréhendés.

Pour juger du bon fondement ou non de ces critiques, il convient de se resituer dans le contexte du mois de mars 2020 et de répondre à ces questions : Que pouvaient réellement faire les pouvoirs publics ? Quelle latitude avaient-ils ? En axant leur aide majeure sur le Prêt Garanti par l’Etat (PGE), l’Etat pouvait-il agir différemment ? L’Etat, agissant de la sorte, avait-il conscience des effets pervers du PGE ?

Trois leviers d’action à la disposition de l’Etat

L’Etat, pour faire face à cette crise inédite avait trois leviers d’action à sa disposition : les subventions d’exploitation, la dette garantie et l’entrée dans le capital des sociétés.

Optimum de premier rang, les subventions d’exploitation représente une solution où l’on supplée une perte de chiffre d’affaires par une injection de cash. Cela revient à substituer les faiblesses de bas de bilan (ce que l’entreprise possède à court terme ndlr) par une injection de cash de même typologie – de bas de bilan. Pourquoi l’Etat ne s’est-il pas tourné vers cette voie, idéale ? Pourquoi n’a-t-il pas actionné ce levier d’action, qui paraissait si bien répondre au problème posé ?

Simplement, parce que cette solution présentait trois risques majeurs :

- un risque réglementaire : Elle aurait, sans doute, été retoquée par les autorités de contrôle européennes pour aides indues qui auraient faussé la concurrence

- un risque d’aléa moral : ce faisant, l’Etat aurait risqué de fausser le jeu du marché et de la concurrence

- un risque financier : cette injection de cash aurait eu un coût astronomique direct de l’ordre de 200 milliards d’euros (10% du PIB) venant se rajouter au coût des autres mesures.

Autre solution : la dette financière garantie par l’Etat. En passant par le circuit bancaire, l’Etat trouvait, par ce biais, le moyen le plus rapide d’injecter du cash aux entreprises pour leur permettre de passer le trou d’air lié au confinement tout en minorant son impact pour ses propres finances publiques (cette garantie publique étant comptabilisée en hors-bilan).

Enfin, dernière solution : la montée directe au capital des entreprises ou les obligations convertibles en actions. Il s’agit certainement de la plus mauvaise des solutions : le retour de l’Etat dans l’Economie n’est pas demandé par grand monde ; et au-delà de l’infaisabilité pratique, des délais de traitement qui auraient été incroyablement longs (organisation des Assemblées Générales des Actionnaires, valorisation des actifs,..), pour les PME, PMI cela aurait signifié, vu les montant en question, la perte de contrôle des sociétés au profit de l’Etat qui se serait retrouvé actionnaire ultra-majoritaire de plusieurs centaines de milliers d’entreprises.

Pourquoi avoir choisi la voie du Prêt Garanti par l’Etat ?

Aussi, pourquoi parmi ces trois options, l’Etat a-t-il choisi la voie du PGE ? Et avec ce choix, l’Etat avait-il conscience des effets secondaires de ce mode de financement spécifique ? Au final, l’Etat apporte une solution de haut de bilan (lié au financement à long terme des sociétés ndlr).

En fait, pour bien comprendre le choix de l’option utilisée, il convient de le remettre dans le contexte du mois de mars 2020 et comment l’Etat a agi à la fois sur le compte de résultat des entreprises et leur bilan pour renforcer leur trésorerie. Le confinement décrété par l’Etat mi-mars qui a gelé l’activité a, de facto, mis le tissu économique du pays dans une impasse financière – avec des recettes d’exploitation réduites à néant pour les entreprises. Ayant bien conscience de l’impact potentiellement mortifère pour celles-ci, l’Etat a lancé un plan d’urgence d’envergure actionnant deux leviers financiers:

 

1. Les actions sur le compte de résultat des entreprises avec :

- une action sur les charges d’exploitation avec promotion du chômage partiel et gel des prélèvement des cotisations et des taxes. Sachant que pour les entreprises – hors secteurs d’infrastructure et activités hautement capitalistiques – les salaires, les cotisations sociales, les impôts et taxes représentent une part très significative des charges d’exploitation, l’Etat via le chômage partiel (prenant à sa charge le paiement des salaires) a grandement allégé le fardeau financier pesant sur les entreprises ; leur laissant latitude pour gérer, entre elles et en bonne intelligence, la problématique du financement des loyers et du financement du stock de marchandises et des matières premières.

- une action sur les recettes d’exploitation : une subvention d’exploitation de 1.500 euros par mois pour les PME/PMI et entrepreneurs indépendants leur permettant de couvrir certains coûts fixes.

2. Les actions sur le bilan des entreprises, plus précisément sur les ressources longues : délaissant la voie de la montée dans le capital, l’Etat a choisi la voie du Prêt Garanti (PGE) à hauteur de 25 % du chiffre d’affaires annuel pour les entreprises demandant assistance.

Ainsi, autant les deux premières mesures suscitent adhésion et consensus, autant la troisième mesure, de nature radicalement différente, porte un problème majeur d’adéquation au problème auquel les entreprises font face.

Règles cardinales de l’orthodoxie financière

En effet, en matière de gestion financière, l’orthodoxie financière énonce deux règles cardinales :

- les investissements doivent être financés par des ressources longues (capital, emprunts ou crédit bancaires) ; sachant que les flux futurs générés par l’investissement seront à même de rembourser les charges financières dudit investissement

- l’activité doit être en mesure de générer un chiffre d’affaires suffisamment important pour couvrir l’ensemble des charges d’exploitation (financement du stock, salaires, cotisations, loyers,..) et dégager un bénéfice pour permettre à l’entreprise de fonctionner.

Or, ici, en l’espèce, sur le plan financier, l’Etat supplée à l’effondrement des recettes d’exploitation par une subvention d’exploitation, à la portée assez réduite (1.500 euros par mois), et par un Massif Prêt Bancaire Garanti ; autrement dit, on supplée au manque de recettes d’exploitation par un apport de trésorerie, renforçant, certes le Fonds de Roulement Net Global de l’Entreprise, mais ayant pour conséquence directe d’endetter l’entreprise – alors qu’aucun investissement, emploi long ne se retrouve en face de celle-ci !

Derrière la classification comptable, et le débat d’experts, se pose une question cruciale d’adéquation de la réponse au problème posé : cette affectation de ressources longues (Prêt Garanti) ne finançant aucun investissement (aucun emploi long), ne sera en mesure de générer aucun flux financier supplémentaire à même d’assurer le remboursement dudit emprunt ! Aussi, le danger est-il grand de voir nos entreprises, déjà fragiles, ployer sous un endettement démesuré qui, représentant plusieurs années d’Excédent Brut d’Exploitation finira immanquablement par peser, à terme, sur leur viabilité.

Machiavel disait « qu’en politique, le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal », c’est sans doute ce qui a guidé le choix du Gouvernement : rechercher le Second Best, l’Optimum de Second Rang, sachant que le First Best était inopérationnel, non envisageable. Ce faisant, il nous reste juste à espérer qu’après avoir échappé au pire, à l’effondrement généralisé de l’Economie, nous serons à même d’éviter la faillite générale d’ici cinq ans (durée du remboursement du PGE), avec un endettement privé et public hors de contrôle.

Effectif Air France : moins 7.500 postes d’ici 2022

Effectif Air France : moins 7.500 postes d’ici 2022

On  se rapproche de la ligne rouge indiquée par le ministre de l’économie Bruno Lemaire : pas plus de 8000 suppressions d’emplois dans le groupe Air France. Progressivement l’addition des suppressions de postes ce précise Sur les 6.500 postes supprimés au sein d’Air France, 3.500 le seront via des départs à la retraite non remplacés et le solde via des plans sociaux, ont précisé ces sources à Reuters.

L’essentiel des postes supprimés chez Air France et Hop! concerneront des fonctions support et de maintenance au sol.

La direction n’a pas souhaité pour l’instant commenter ces informations. Elle devrait présenter officiellement ces chiffres aux organisations syndicales lors d’une réunion vendredi.

En mai, le directeur général du groupe franco-néerlandais Air France-KLM, Ben Smith, avait dit à Reuters que l’entreprise souhaitait surtout recourir à des départs volontaires plutôt que des départs forcés.

Le gouvernement français, qui a débloqué une aide de sept milliards d’euros pour la compagnie face à la crise du coronavirus, avait dit espérer le 18 juin par la voix du ministre de l’Economie Bruno Le Maire qu’il y aurait moins de 8.000 suppressions d’emplois chez Air France.

Défaillances: immense vague d’ici la fin de l’année

Défaillances: immense vague  d’ici la fin de l’année

une hausse de près de 80% du nombre d’entreprises en cessation de paiement d’ici la fin de l’année prévoit une étude de l’observatoire français de conjoncture économique. Un niveau de défaillances qui ne devrait pas aboutir à la suppression de 700 000 emplois comme l’indique le ministre de l’économie mais qui serait plus proche du double compte tenu des phénomènes de sous-traitance dans les processus complexes de production. Il faudrait sauver presque 50 000 entreprises, leur apporter les fonds propres nécessaires afin qu’elles survivent soit de l’ordre d’une dizaine de milliards. De toute manière, un cout que l’on retrouvera sur une autre ligne budgétaire que celle de la suppression de ressources fiscales et autres taxes mais sur la ligne Unedic dont déjà on prévoit un déficit de 50 à 60 milliards pour 2020.

 

 Autant dire que le soutien aux entreprises notamment aux PME PMI, les plus pourvoyeuses d’emplois coûteraient moins chers que l’augmentation du déficit de l’Unedic. En cas de soutien il y a maintien d’une production donc d’une croissance, d’une richesse nationale alors que dans l’autre il n’y a que dépenses sans aucune recette, ni commerciale ni fiscale.

 

Retour du paracétamol d’ici trois ans

Retour du paracétamol d’ici trois ans

L’antalgique le plus utilisé au monde pourrait revenir en France où il a d’ailleurs des origines en Alsace. C’est la molécule la plus répandue qui n’est d’ailleurs pas sans danger à trop forte dose. La France maîtrisait la production de cette molécule, elle  l’a  délocalisée à peu près à 90 % en Asie. A

Désormais la France veut contrôler sur son sol l’ensemble de la chaîne de production du paracétamol d’ici trois ans, ont annoncé jeudi les ministères de l’Économie et de la Santé, deux jours après l’appel du président Macron pour relocaliser certains médicaments. «Des travaux sont ainsi engagés avec Seqens, Upsa et Sanofi pour que, d’ici 3 ans, la France soit en mesure de reproduire, conditionner et distribuer du paracétamol», précise un communiqué conjoint de la secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Économie Agnès Pannier-Runacher et du ministre de la Santé Olivier Véran.

«Dès jeudi, nous lancerons une initiative de relocalisation de certaines productions critiques», avait annoncé mardi le président de la République à l’issue de la visite d’une usine Sanofi à Marcy-l’Étoile, dans le Rhône. «Nul ne peut concevoir que la France soit un jour dans l’incapacité de permettre à chacun d’accéder à des soins, à des traitements et à des médicaments», développe jeudi Olivier Véran.

En février, un rapport commandé par le gouvernement faisait ainsi plusieurs recommandations sur d’éventuelles pénuries de médicaments essentiels. «Sur cette base, le CSF (Comité stratégique de filière des Industries et Technologies de Santé, ndlr) élaborera un plan d’actions qui reposera sur le recensement de projets industriels pouvant faire l’objet de relocalisations, en tenant compte de leur faisabilité socio-économique, des externalités environnementales et sociales, ainsi que des critères d’éligibilité aux mesures de soutien nationales et européennes», poursuit le communiqué. «La relocalisation de la production de principes actifs de paracétamol sur le territoire national constituera un premier exemple de cette démarche», conclut-il.

Coronavirus :encore une promesse miraculeuse de traitement d’ici septembre

Coronavirus :encore une promesse miraculeuse de traitement d’ici septembre

 

Il est clair que les groupes pharmaceutiques internationaux sont lancés dans une lutte de recherche légitime mais qui ce confond parfois avec la recherche de profits financiers liés en particulier à la remontée du niveau des actions.. Ainsi chaque jour ou presque l’un des grands groupes pharmaceutiques( en fait cinq à six dans le monde pour 50 à 60 usines de production). – Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly déclare par exemple  avoir un médicament spécifiquement conçu pour traiter le COVID-19 autorisé à être utilisé dès septembre si tout se déroule comme prévu pour l’une des deux thérapies à base d’anticorps qu’il teste actuellement, a déclaré son responsable scientifique à Reuters mercredi. Notons que les principales informations ne viennent pas des laboratoires de recherche mais des industries pharmaceutiques dans certaines d’ailleurs évertue  à démolir d’éventuels progrès qui pourraient être faits chez les concurrents. Pire le groupe pharmaceutique américain en cause avance l’idée que son traitement serait même plus efficace et plus utile qu’un vaccin avec une utilisation à caractère préventif. Bref un traitement à tout faire. Pas de doute que la bourse va réagir favorablement.

Selon Daniel Skovronsky, ces thérapies pourraient être plus utiles qu’un vaccin dans le cadre d’une utilisation généralisée comme traitement contre le COVID-19 si elles s’avèrent efficaces. Elles pourraient également être utilisées à titre préventif contre la maladie.

“Pour l’indication du traitement, en particulier, cela pourrait aller assez vite”, a-t-il déclaré à Reuters. “Si en août ou septembre, nous constatons que les personnes qui ont été traitées ne progressent pas vers l’hospitalisation, cela constituerait une donnée importante et pourrait conduire à l’autorisation d’utilisation en urgence”.

“Cela vous place donc dans la période de l’automne : septembre, octobre, novembre n’est pas déraisonnable”, a-t-il dit.

Les vaccins actuellement développés et testés ne seront probablement pas prêts avant la fin de l’année au plus tôt.

Au début du mois, Eli Lilly a annoncé avoir commencé à tester deux traitements d’anticorps distincts chez les patients atteints de COVID-19. L’un, actuellement désigné LY-CoV555, est développé en partenariat avec la société biotechnologique canadienne AbCellera. L’autre, JS016, est développé en collaboration avec le fabricant chinois de médicaments Shanghai Junshi Biosciences.

Tous deux fonctionnent en bloquant une partie de la protéine du virus qu’il utilise pour pénétrer dans les cellules humaines et se répliquer.

Le troisième anticorps candidat au traitement de Lilly agit sur une partie différente du virus et sera très probablement testé en combinaison avec l’un ou les deux autres, a expliqué Daniel Skovronsky. La question n’est pas de savoir si le traitement de la société pharmaceutique américaine est efficace ou pas, elle les peut-être mais encore faudrait-il la soumettre au méthodologies qui permettent de vérifier son efficacité et de contrôler ses contre-indications. À ce rythme pas de doute une autre industrie va sans doute annoncer un traitement va avoir un bassin dans les jours qui viennent !

Coronavirus :encore une promesse miraculeuse de traitement d’ici septembre

Coronavirus :encore une promesse miraculeuse de traitement d’ici septembre

 

Il est clair que les groupes pharmaceutiques internationaux sont lancés dans une lutte de recherche légitime mais qui ce confond parfois avec la recherche de profits financiers liés en particulier à la remontée du niveau des actions.. Ainsi chaque jour ou presque l’un des grands groupes pharmaceutiques( en fait cinq à six dans le monde pour 50 à 60 usines de production). – Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly déclare par exemple  avoir un médicament spécifiquement conçu pour traiter le COVID-19 autorisé à être utilisé dès septembre si tout se déroule comme prévu pour l’une des deux thérapies à base d’anticorps qu’il teste actuellement, a déclaré son responsable scientifique à Reuters mercredi. Notons que les principales informations ne viennent pas des laboratoires de recherche mais des industries pharmaceutiques dans certaines d’ailleurs évertue  à démolir d’éventuels progrès qui pourraient être faits chez les concurrents. Pire le groupe pharmaceutique américain en cause avance l’idée que son traitement serait même plus efficace et plus utile qu’un vaccin avec une utilisation à caractère préventif. Bref un traitement à tout faire. Pas de doute que la bourse va réagir favorablement.

Selon Daniel Skovronsky, ces thérapies pourraient être plus utiles qu’un vaccin dans le cadre d’une utilisation généralisée comme traitement contre le COVID-19 si elles s’avèrent efficaces. Elles pourraient également être utilisées à titre préventif contre la maladie.

“Pour l’indication du traitement, en particulier, cela pourrait aller assez vite”, a-t-il déclaré à Reuters. “Si en août ou septembre, nous constatons que les personnes qui ont été traitées ne progressent pas vers l’hospitalisation, cela constituerait une donnée importante et pourrait conduire à l’autorisation d’utilisation en urgence”.

“Cela vous place donc dans la période de l’automne : septembre, octobre, novembre n’est pas déraisonnable”, a-t-il dit.

Les vaccins actuellement développés et testés ne seront probablement pas prêts avant la fin de l’année au plus tôt.

Au début du mois, Eli Lilly a annoncé avoir commencé à tester deux traitements d’anticorps distincts chez les patients atteints de COVID-19. L’un, actuellement désigné LY-CoV555, est développé en partenariat avec la société biotechnologique canadienne AbCellera. L’autre, JS016, est développé en collaboration avec le fabricant chinois de médicaments Shanghai Junshi Biosciences.

Tous deux fonctionnent en bloquant une partie de la protéine du virus qu’il utilise pour pénétrer dans les cellules humaines et se répliquer.

Le troisième anticorps candidat au traitement de Lilly agit sur une partie différente du virus et sera très probablement testé en combinaison avec l’un ou les deux autres, a expliqué Daniel Skovronsky. La question n’est pas de savoir si le traitement de la société pharmaceutique américaine est efficace ou pas, elle les peut-être mais encore faudrait-il la soumettre au méthodologies qui permettent de vérifier son efficacité et de contrôler ses contre-indications. À ce rythme pas de doute une autre industrie va sans doute annoncer un traitement va avoir un bassin dans les jours qui viennent !

Conditions climatiques invivables pour 3,5 milliards de personnes d’ici à 50 ans

Conditions climatiques invivables pour 3,5 milliards de personnes d’ici à 50 ans

Un article très intéressant des Echos souligne que le climat risque d’être invivable 50 ans 3,5 milliards d’habitants ( au lieu de 1 % aujourd’hui). En cause évidemment le réchauffement climatique. C’est ce que révèle une nouvelle étude publiée ce mardi dans la très renommée revue scientifique « PNAS » , menée par cinq universitaires américains, européens et chinois.

En étudiant l’impressionnante masse d’informations démographiques et de données sur l’utilisation des terres et sur le climat, qui sont devenues disponibles ces dernières années, les chercheurs se sont demandé quelles étaient les conditions climatiques de la vie humaine au cours des derniers millénaires, puis ils ont examiné dans quelles régions ces conditions devraient se produire à l’avenir.

Résultats ? Les humains, tout comme la production de cultures et de bétail, sont en fait concentrés dans une bande climatique « étonnamment étroite », expliquent-ils : la plupart des habitants de la planète vivent dans des endroits où la température annuelle moyenne est d’environ 11 à 15°C, une « niche climatique ». Et ce, depuis 6.000 ans, en dépit de modes de vie radicalement bouleversés depuis la période mi-Holocène.

 

Mais tout pourrait changer si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter et que rien n’est fait pour enrayer le phénomène. « En l’absence d’atténuation du changement climatique ou de migration humaine, la température ressentie par une personne devrait évoluer davantage au cours des prochaines décennies qu’elle ne l’a été au cours des six derniers millénaires », révèle l’étude, qui s’appuie notamment sur le scénario le plus pessimiste - celui du « business as usual » – des scientifiques du GIEC (estimation d’un réchauffement de l’ordre de 4,3°C en 2100).

Dans cinquante ans à peine, près de 20 % de la surface de la Terre pourrait être concernée par ces conditions climatiques que l’un des coauteurs, Jens-Christian Svenning de l’université danoise d’Aarhus, qualifie de « quasi invivables », contre 0,8 % actuellement. L’Inde, qui est amenée à devenir le pays le plus peuplé du globe, arrive en première ligne parmi les pays les plus menacés, devant le Nigeria.

Le Pakistan, l’Indonésie, le Soudan, le Niger, les Philippines et le Bangladesh seraient également très touchés. En France, la Guyane se retrouverait, elle aussi, hors de cette niche climatique. Tout n’est pas encore perdu, tempèrent les chercheurs. « La bonne nouvelle est que ces impacts peuvent être considérablement réduits si l’humanité réussit à freiner le réchauffement », indique ainsi Tim Lenton, directeur du Global Systems Institute de l’Université d’Exeter.

Leur approche pose aussi naturellement la question du rôle que peut jouer la redistribution des populations , soulignent les auteurs. « La migration peut avoir des effets bénéfiques sur les sociétés, notamment une stimulation de la recherche et de l’innovation. Mais, à plus grande échelle, elle provoque inévitablement des tensions, même maintenant, lorsqu’un nombre relativement modeste de 250 millions de personnes vivent en dehors de leur pays de naissance », préviennent-ils.

Pas d’ accord UE-Grande-Bretagne d’ici fin 2020 (Macron)

Pas d’ accord UE-Grande-Bretagne d’ici fin 2020

 

 

Comme l’avait déjà indiqué le ministre des affaires étrangères, jean -Yves le Drian, les discussions fiscales entre l’union européenne et la Grande-Bretagne seront particulièrement difficiles. L’enjeu est en effet de taille. De toute évidence la Grande-Bretagne vise à se constituer en sorte de porte d’entrée privilégiée des produits étrangers vers l’union européenne grâce au dumping fiscal. La proximité de la Grande Bretagne avec les grands ports européens d’une nord constitue évidemment un atout. Mais pour l’union européenne il y a deux raisons majeures pour s’opposer à cette perspective. La première concerne évidemment les distorsions de concurrence de certains produits étrangers d’un point de vue économique, et environnemental. La seconde raison est plus stratégique. Il n’est pas question d’accorder à la Royaume-Uni ( l’Irlande reste évidemment un membre de l’union économique) un statut attractif qui serait susceptible d’intéresser d’éventuels autres membres de l’union économique manifestant des velléités d’indépendance vis-à-vis de l’UE. De ce point de vue, la France en particulier- et notamment Le président de la République Emmanuel Macron- veut régler des comptes avec un Royaume-Uni qui n’a cessé de torpiller de nombreuses de propositions d’intégration à l’intérieur de l’union économique. Le président de la république a  donc exprimé samedi des doutes quant à la capacité de l’Union européenne et du Royaume-Uni de parvenir à un accord commercial dans le cadre du Brexit d’ici la fin de l’année, les tractations sur la pêche s’annonçant très difficiles.

“Ça va se durcir car ils seront très durs… Boris Johnson a une carte en main, c’est la pêche. Et avec ça, ils vont essayer d’obtenir l’accès au marché”, a dit Emmanuel Macron à des représentants de la filière française de la pêche au 57e Salon international de l’agriculture à Paris. “Il n’est pas sûr qu’on aura un accord global d’ici la fin de l’année”, a-t-il ajouté.

Le dossier de la pêche est pour la France l’un des multiples enjeux sensibles des négociations à venir entre l’Union européenne et le Royaume-Uni après la sortie de celui-ci de l’UE. Le président de la République a fait savoir jeudi que la France réclamera des compensations si ses pêcheurs sont privés de l’accès à certaines eaux à cause du Brexit.

La pêche a été l’objet des toutes premières frictions “post-Brexit” entre Paris et Londres début février après que les bateaux de pêche français étant privés de l’accès aux eaux de l’île anglo-normande de Guernesey. Le Royaume-Uni a accordé à la France une autorisation de pêche dans cette zone valable jusqu’à la fin de l’année.

Pétrolier BP : objectif neutralité carbone d’ici 2050 ?

Pétrolier BP : objectif  neutralité carbone d’ici 2050 ?

Objectif la neutralité carbone d’ici 2050 pour le puissant groupe pétrolier BP d’après les déclarations de son nouveau patron M. Looney. . On se demande bien comment BP pourrait parvenir à tenir cette promesse dans la mesure son activité porte  essentiellement sur les produits pétroliers dont il tire par ailleurs l’essentiel de ses profits. C’est d’ailleurs le dilemme des grands pétroliers comme BP, Shell ou encore Total. Pour investir de manière significative dans des activités plus vertes, il faut convaincre les actionnaires ; c’est-à-dire leur verser de confortables dividendes qui viennent justement du pétrole. Alors comment conserver la hauteur de ces dividendes en réduisant l’activité pétrolière.

Sans doute BP et  d’autres, commencent-ils à diversifier leur investissement notamment en direction d’activité moins polluantes. Toutefois actuellement, cette activité plus verte de BP ne dépasse pas 5 % de l’ensemble. Comme BP ne donne aucun détail sur cette stratégie de neutralité carbone, on imagine donc d’autres investissements et sans doute des projets d’implantation d’arbres pour compenser les émissions polluantes. Des implantations qui toutefois ne seront jamais suffisantes et qui ne règlent  pas la question fondamentale de l’utilisation du pétrole.

BP veut en outre réduire de 50% l’intensité carbone, d’ici 2050, des produits qu’il vend à ses clients, et réduire les émissions de méthane (un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2), sur toutes ses opérations de production d’hydrocarbures.

« Des questions pressantes restent sans réponse. Comment vont-ils atteindre la neutralité carbone ? Est-ce que ce sera grâce à la compensation carbone? », s’interroge Charlie Kronick, un responsable de l’ONG pour le Royaume-Uni, regrettant le peu d’informations disponibles sur les ambitions du groupe dans les énergies renouvelables.

La compensation consiste à financer des projets dits « verts » (comme la reforestation) qui permettent d’absorber du CO2, face aux émissions carbone des industriels.

Son grand concurrent, le groupe anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, se contente de vouloir réduire de 50% son empreinte carbone d’ici 2050 et entend devenir la plus grande compagnie d’électricité au monde au début des années 2030.

Le français Total, assigné en justice en France pour « inaction » climatique, assure lui développer des énergies moins polluantes, investir et faire des efforts pour limiter ses fuites de méthane. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait estimé le mois dernier que le secteur pétrolier et gazier pouvait « faire beaucoup plus » pour répondre à la crise climatique et respecter les accords de Paris.

Dans un rapport publié mercredi, l’ONG WWF a prévenu que l’inaction climatique pourrait coûter 479 milliards de dollars chaque année à l’économie mondiale d’ici 2050, en raison de la perte de zones agricoles et de l’érosion des côtes.

Crise climatique : un coût 15.000 milliards de dollars d’ici 2050

Crise climatique : un coût  15.000 milliards de dollars d’ici 2050

D’après  étude  de WWF, d’ici 2050,si  rien n’est fait pour endiguer le déclin de la nature, la crise  pourrait se chiffrer à au moins 479 milliards de dollars par an en termes de PIB mondial, soit près de 15. 000 milliards d’ici à 2050. C’est ce que révèle cette étude menée dans 140 pays en collaboration avec les experts des universités américaines de Purdue et du Minnesota. Un travail de deux ans de recherche et de développement grâce à la contribution inédite de scientifiques, économistes et experts politiques du monde entier.

En revanche, des efforts ambitieux pour protéger et restaurer la nature amélioreront considérablement les résultats économiques. Il est encore possible d’inverser la tendance, avec une meilleure utilisation des terres et en préservant mieux les écosystèmes et la biodiversité», stipule le rapport. Les experts évaluent une augmentation du PIB mondial à 490 milliards de dollars par an si les États se tournent vers ces systèmes plus durables et conservent «les services écosystémiques des milieux naturels».

Les plus importantes pertes économiques – 327 milliards de dollars par an – seraient dues à l’érosion des côtes..

Les autres services fournis par la nature seront également durement impactés si rien n’est fait. Le rapport chiffre les pertes inhérentes à la déforestation à 128 milliards de dollars: avec des forêts réduites à peau de chagrin, c’est tout autant d’arbres qui n’aspirent pas de CO2 et ne joueront donc plus leur rôle naturel de réducteur de carbone. Les secteurs alimentaires et agricoles pourraient eux, connaître «des hausses de prix pour des produits comme le bois (+8%), le coton (6%), les graines oléagineuses (+4%) ou encore les fruits et les légumes (+3%)». Une montée des prix vertigineuse qui s’explique par la raréfaction de l’eau (quatre personnes sur dix en souffrent déjà dans le monde selon l’ONU), et la disparition des insectes pollinisateurs.

BP : objectif neutralité carbone d’ici 2050 ?

BP : objectif  neutralité carbone d’ici 2050 ?

Objectif la neutralité carbone d’ici 2050 pour le puissant groupe pétrolier BP d’après les déclarations de son nouveau patron M. Looney. . On se demande bien comment BP pourrait parvenir à tenir cette promesse dans la mesure son activité porte  essentiellement sur les produits pétroliers dont il tire par ailleurs l’essentiel de ses profits. C’est d’ailleurs le dilemme des grands pétroliers comme BP, Shell ou encore Total. Pour investir de manière significative dans des activités plus vertes, il faut convaincre les actionnaires ; c’est-à-dire leur verser de confortables dividendes qui viennent justement du pétrole. Alors comment conserver la hauteur de ces dividendes en réduisant l’activité pétrolière.

Sans doute BP et  d’autres, commencent-ils à diversifier leur investissement notamment en direction d’activité moins polluantes. Toutefois actuellement, cette activité plus verte de BP ne dépasse pas 5 % de l’ensemble. Comme BP ne donne aucun détail sur cette stratégie de neutralité carbone, on imagine donc d’autres investissements et sans doute des projets d’implantation d’arbres pour compenser les émissions polluantes. Des implantations qui toutefois ne seront jamais suffisantes et qui ne règlent  pas la question fondamentale de l’utilisation du pétrole.

BP veut en outre réduire de 50% l’intensité carbone, d’ici 2050, des produits qu’il vend à ses clients, et réduire les émissions de méthane (un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2), sur toutes ses opérations de production d’hydrocarbures.

« Des questions pressantes restent sans réponse. Comment vont-ils atteindre la neutralité carbone ? Est-ce que ce sera grâce à la compensation carbone? », s’interroge Charlie Kronick, un responsable de l’ONG pour le Royaume-Uni, regrettant le peu d’informations disponibles sur les ambitions du groupe dans les énergies renouvelables.

La compensation consiste à financer des projets dits « verts » (comme la reforestation) qui permettent d’absorber du CO2, face aux émissions carbone des industriels.

Son grand concurrent, le groupe anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, se contente de vouloir réduire de 50% son empreinte carbone d’ici 2050 et entend devenir la plus grande compagnie d’électricité au monde au début des années 2030.

Le français Total, assigné en justice en France pour « inaction » climatique, assure lui développer des énergies moins polluantes, investir et faire des efforts pour limiter ses fuites de méthane. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait estimé le mois dernier que le secteur pétrolier et gazier pouvait « faire beaucoup plus » pour répondre à la crise climatique et respecter les accords de Paris.

Dans un rapport publié mercredi, l’ONG WWF a prévenu que l’inaction climatique pourrait coûter 479 milliards de dollars chaque année à l’économie mondiale d’ici 2050, en raison de la perte de zones agricoles et de l’érosion des côtes.

15% de terres agricoles en bio d’ici 2022 : même pas la moitié

15% de terres agricoles en bio d’ici 2022 : même pas la moitié

E n dépit d’une demande constante, des problèmes se posent particulièrement à la France d’une part quant à  la capacité de l’offre mais aussi la réalité bio. Sur le plan quantitatif de toute manière, les objectifs ne seront pas atteints. Et quand on va continuer d’apporter une grande partie de produits bio de l’étranger. Dans son plan Ambition Bio 2022, le gouvernement vise 15% de surfaces agricoles utiles cultivées en bio. Deux ans avant l’échéance, la France agricole n’en est qu’à la moitié. Par exemple Au total, 57% des fruits et 25% des légumes bio sont des importations,.

 

Les produits labellisés bios sont absolument partout. Plébiscités par des consommateurs en quête d’une alimentation plus saine et respectueuse de l’environnement, ils connaissent un véritable boom avec une hausse à deux chiffres des ventes depuis plusieurs années, frôlant en 2018 les 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+15,7%). Un bond incontestable, mais qui ne se fait pas sans heurts, notamment en amont de la filière.

Car si 20 fermes se convertissent tous les jours à ce mode de production sans pesticides selon l’Agence Bio, la production a du mal à suivre. Et les objectifs du gouvernement pour développer les terres bios tricolores et accompagner la demande en produits AB sont loin d’être tenus. C’est en tout cas le constat fait par plusieurs sénateurs, dans un rapport rendu public mercredi sur les financements publics consacrés à l’agriculture

Une catastrophe climatique: + 3 à 5 degrés en plus d’ici la fin du siècle

Une catastrophe climatique:  + 3 à 5 degrés en plus d’ici la fin du siècle

A lors qu’on ergote encore sur les mesures à prendre que la COP 21 reste au stade du slogan de marketing politique sans effet y compris en France, une catastrophe se  prépare pour la fin du siècle. En cause évidemment une financiarisation mondiale de l’économie incompatible avec la problématique environnementale. Le Record de chaleur est confirmé pour 2019 par   l’organisation météorologique mondiale qui  prévoit une augmentation de trois à 5° la fin du siècle. La température moyenne mondiale a gagné entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, confirme l’Organisation météorologique mondiale.

Des  scientifiques de Météo France avaient déjà  présenté les scénarios de changement climatique en France jusqu’en 2100 dans un rapport intitulé Le climat de la France au 21e siècle..  En métropole dans un horizon proche entre 2021 et 2050, les chercheurs projettent une hausse des températures moyennes entre 0,6 et 1,3 °C, une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été (surtout dans le quart Sud-est) ainsi qu’une diminution du nombre de jours anormalement froids en hiver sur l’ensemble de la France.

Puis, d’ici la fin du siècle entre 2071 et 2100, les tendances s’accentueraient encore. Les scientifiques observent une forte hausse des températures moyennes pouvant atteindre de 2,6 °C à 5,3°C en été, des vagues de chaleur pouvant dépasser 20 jours dans le Sud-Est mais aussi la poursuite de la diminution des extrêmes froids Les scénarios sont en effet alarmants : des épisodes de sécheresse plus nombreux sont à prévoir ainsi qu’un renforcement des précipitations extrêmes sur une large partie du territoire.

Pour  l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’agence des Nations unies pour la météorologie. La température moyenne sur l’ensemble du globe a affiché une hausse comprise entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, selon les cinq sources différentes compilées par l’OMM. L’agence de Genève utilise deux jeux de données en provenance des États-Unis, fournies par l’Institut Goddard de la Nasa et celles de l’administration américaine pour l’océan et l’atmosphère (NOAA), les informations communiquées par le bureau britannique de météorologie (Met Office) regroupées avec celles de l’université East Anglia. Enfin, l’OMM compile les statistiques japonaises et celles en provenance de l’Union européenne fournies par Copernicus et le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme. Ce dernier était arrivé aux mêmes conclusions la semaine dernière.

La température moyenne l’an dernier a toutefois été un peu inférieure à celle de 2016, qui avait été aggravée par un fort phénomène climatique El Niño.

L’OMM précise que la moyenne sur les cinq dernières années est la plus haute mesurée, comme celle sur la dernière décennie. Chaque période de dix ans bat le record de la précédente décennie depuis le début des années 1980. «Malheureusement, nous nous attendons à voir de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et au cours des prochaines décennies, alimentés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère», prévient le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. La concentration de CO2

dans l’atmosphère a atteint un nouveau pic depuis le début de l’ère industrielle en 2019.

En outre, «plus de 90 % de la chaleur excédentaire (liée au réchauffement) est stockée dans les mers du monde entier, où elle s’accumule et provoque des augmentations de température de l’océan», estiment des chercheurs américains dans la revue Advances in Atmospheric Sciences. Ils soulignent que la température a encore augmenté l’an dernier, comme ce fut le cas au cours des années précédentes.

 

Climat : 2019 , un record qui annonce + 3 à 5 degré en plus d’ici la fin du siècle

Climat : 2019 , un record qui annonce + 3 à 5 degré en plus d’ici la fin du siècle

Record confirmé par l’organisation météorologique mondiale et perspectives d’augmentation de trois à 5° la fin du siècle. La température moyenne mondiale a gagné entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, confirme l’Organisation météorologique mondiale.

Des  scientifiques de Météo France avaient déjà  présenté les scénarios de changement climatique en France jusqu’en 2100 dans un rapport intitulé Le climat de la France au 21e siècle..  En métropole dans un horizon proche entre 2021 et 2050, les chercheurs projettent une hausse des températures moyennes entre 0,6 et 1,3 °C, une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été (surtout dans le quart Sud-Est) ainsi qu’une diminution du nombre de jours anormalement froids en hiver sur l’ensemble de la France.

Puis, d’ici la fin du siècle entre 2071 et 2100, les tendances s’accentueraient encore. Les scientifiques observent une forte hausse des températures moyennes pouvant atteindre de 2,6 °C à 5,3°C en été, des vagues de chaleur pouvant dépasser 20 jours dans le Sud-Est mais aussi la poursuite de la diminution des extrêmes froids Les scénarios sont en effet alarmants : des épisodes de sécheresse plus nombreux sont à prévoir ainsi qu’un renforcement des précipitations extrêmes sur une large partie du territoire.

Pour  l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’agence des Nations unies pour la météorologie. La température moyenne sur l’ensemble du globe a affiché une hausse comprise entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, selon les cinq sources différentes compilées par l’OMM. L’agence de Genève utilise deux jeux de données en provenance des États-Unis, fournies par l’Institut Goddard de la Nasa et celles de l’administration américaine pour l’océan et l’atmosphère (NOAA), les informations communiquées par le bureau britannique de météorologie (Met Office) regroupées avec celles de l’université East Anglia. Enfin, l’OMM compile les statistiques japonaises et celles en provenance de l’Union européenne fournies par Copernicus et le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme. Ce dernier était arrivé aux mêmes conclusions la semaine dernière.

La température moyenne l’an dernier a toutefois été un peu inférieure à celle de 2016, qui avait été aggravée par un fort phénomène climatique El Niño.

L’OMM précise que la moyenne sur les cinq dernières années est la plus haute mesurée, comme celle sur la dernière décennie. Chaque période de dix ans bat le record de la précédente décennie depuis le début des années 1980. «Malheureusement, nous nous attendons à voir de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et au cours des prochaines décennies, alimentés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère», prévient le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. La concentration de CO2

dans l’atmosphère a atteint un nouveau pic depuis le début de l’ère industrielle en 2019.

En outre, «plus de 90 % de la chaleur excédentaire (liée au réchauffement) est stockée dans les mers du monde entier, où elle s’accumule et provoque des augmentations de température de l’océan», estiment des chercheurs américains dans la revue Advances in Atmospheric Sciences. Ils soulignent que la température a encore augmenté l’an dernier, comme ce fut le cas au cours des années précédentes.

 

Age pivot Retraites: CFDT et Unsa demande la retrait d’ici la fin de la semaine

Age pivot Retraites: CFDT et Unsa demande la retrait d’ici la fin de la semaine

Il est clair que depuis plusieurs jours Édouard Philippe joue au chat et à la souris avec la CFDT et les autres syndicats réformistes affirmant un jour qu’il est prêt à ouvrir des négociations pour amender sérieusement son projet et dans le même temps faisant tout pour consolider sa posture de réformateur pur et dur qui, lui, ne pratique pas la douteuse stratégie du en même temps de Macron. Cet attitude manœuvrière du premier ministre n’est pas du goût des syndicats réformistes notamment de la CFDT et de l’UNSA qui réclame clairement le retrait du concept d’âge pivot d’ici à vendredi, date de la réunion prévue sur la mise en place d’une « conférence de financement ».

Vendredi, « dans l’état de tension dans lequel est notre pays, ce serait de bon ton d’avoir une annonce que l’âge pivot est retiré du projet de loi actuel, sinon la CFDT ne s’inscrira pas durablement dans cette discussion », a déclaré Laurent Berger, à l’issue d’une réunion multilatérale au ministère du Travail.

« Si l’objectif de cette conférence de financement, c’est de recycler l’âge pivot, la réponse est non », a-t-il ajouté. « Ce que l’on demande, c’est qu’on prenne le temps de réfléchir au financement du système de retraite, au calendrier de l’équilibre recherché et qu’on regarde toutes les possibilités sur la table, mais qu’on ne s’inscrive pas dans une volonté d’équilibre de court terme qui consiste à travailler plus longtemps », a résumé le numéro un de la CFDT.

La folie d’Orange qui veut démonter son réseau de cuivre d’ici 10 ans

La folie d’Orange  qui veut  démonter son réseau de cuivre d’ici 10 ans

 

On peut légitimement s’interroger sur l’état mental du PDG d’Orange qui annonce la fin du réseau cuivre pour 2030 et son démontage. Comme si la totalité de la population habitait dans les métropoles et les grandes villes particulièrement bien desservies par les télécoms. Notons que c’est un état mental  qui méritait  déjà interrogation quand le même PDG d’Orange alors  directeur de cabinet au ministère des finances avait accordé 400 millions à Tapie. (1). Or il est vraisemblable que d’ici 10 ans nombre de zones notamment rurales risquent de ne plus être desservis du tout. En tout cas pas par le câble qui ne pourra atteindre que certains centres agglomérés, pas par la 5 G alors que déjà on doit se contenter d’un fonctionnement alternatif de la 3 et 4G. Heureusement il y a encore la technologie du câble de cuivre même s’il est dans un état lamentable . Suite aux différentes tempêtes qui ont affecté le pays le réseau téléphonique a été encore un peu plus endommagé. Il faut dire que depuis des années déjà pratiquement plus personne n’entretient ce réseau et que nombre de poteaux téléphoniques sont en fait soutenus  par les fils ou des branches d’arbres quand les fils ne sont pas comment et simplement à terre et ou coupés. Le problème,  c’est que ce réseau téléphonique par fils suspendus concerne essentiellement les zones rurales. Des zones par ailleurs défavorisé concernant les liaisons par portable avec des zones blanches en tout cas souvent grises. Ainsi on peut recevoir un SMS le lendemain de son envoi. Normalement, c’est l’opérateur Orange qui a reçu la délégation pour entretenir le réseau. Mais depuis des mois et des années pratiquement aucun entretien n’est réalisé car Orange considère que ce réseau profite aussi à ses concurrents qu’il a donc pas intérêt à leur  faciliter  la tâche. Par ailleurs, il est vrai que ce réseau desserre surtout des territoires à faible densité démographique qui n’intéressent pas les opérateurs. Orange envisage même de créer une curieuse filiale qui s’occuperait de cette question d’entretien de l’infrastructure. Sans doute pour la facturer aux autres concurrents. Face au délabrement total du réseau téléphonique classique par fils, les pouvoirs publics sont complètement muets. Il y a pourtant une différence de taille entre l’entretien du réseau électrique dans un état relativement satisfaisant ( même si des améliorations sont aussi nécessaires)  et le réseau téléphonique complètement délabré. On compte peut-être sur les nouvelles technologies pour substituer  un jour la 5G ( puis la 6G) au réseau par fils. Une possibilité technique avec une réserve de taille à savoir que la 5G  n’est pas prête d’être installée dans les territoires ruraux pas plus d’ailleurs que le câble Pourtant le PDG d’Orange déclare :

« Déposer les câbles aériens et enterrés, c’est notre responsabilité. C’est aussi une opportunité économique. Le tonnage de la boucle locale est énorme », explique Marc Blanchet, le directeur technique d’Orange. Ces cinq dernières années, le groupe a commencé à démanteler les parties centrales du réseau - là où les câbles sont les plus gros et regroupent parfois des milliers de paires de cuivre. Il a ainsi récupéré 80.000 tonnes de cuivre, une matière première très bien valorisée. Une suggestion pourquoi ne pas revendre le cuivre à tapie ? .

 

(1)Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde au moment des faits, a bénéficié d’une relaxe alors que l’ancienne ministre des Finances avait été condamnée en 2016 (mais dispensée de peine par la Cour de justice de la République) “pour des griefs assez voisins”,. Celle-ci avait été sanctionnée pour “négligence” après avoir autorisé la procédure arbitrale pour solder le litige de l’affaire. En fait la justice  » indépendante » a considéré qu’il n’y avait aucun responsable de l’Etat responsable de cette escroquerie.

Crise climatique: diminuer la consommation de viande d’ici 2030

Crise  climatique: diminuer la consommation de viande d’ici 2030  

52 scientifiques proposent dans une lettre de diminuer la consommation de viande d’ici 2030  pour ne pas aggraver la crise climatique.

Ils indiquent que, la production d’origine animale (viande, produits laitiers et œufs) est passée de 758 millions de tonnes en 1990 à 1247 millions de tonnes en 2017.

« Si le secteur de l’élevage continue de produire autant, il représentera à lui seul d’ici 2030 49% du quota d’émissions acceptables pour ne pas dépasser les 1,5 °C de réchauffement de la planète », détaille la lettre.

 

En cinquante ans, la consommation de viande a déjà doublé, passant de 23 à 43 kilos par personne. « La grande préoccupation est que si la consommation de viande augmente encore, elle le sera massivement », explique au Guardian Tim Key, co-auteur d’une étude sur le sujet, publiée dans la revue Science. « Il est difficile d’imaginer comment le monde pourrait fournir à une population de 10 milliards de personnes ou plus la quantité de viande actuellement consommée dans la plupart des pays à revenu élevé sans effets négatifs sur l’environnement.

Les Nations Unies estiment que la consommation de viande va encore augmenter de 76 % d’ici 2050 avec une multiplication par deux de la consommation de volaille, une augmentation de 69 % de la consommation de bœuf, et une hausse de 42 % pour le porc. D’ici la moitié du siècle, le secteur représentera 45 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, contre 15 % actuellement.

Ces émissions sont le fait d’un petit nombre d’acteurs. Selon une autre étude actualisée récemment par l’ONG Grain et de l’IATP (Institute for agricultural and trade policy), les cinq principaux producteurs de viande et de lait émettent, ensemble, plus de gaz à effet de serre que les plus gros producteurs pétroliers que sont Exxon, BP ou Shell. Plus préoccupant encore, les 20 premiers producteurs de viande émettent autant de gaz à effet de serre qu’un pays comme l’Allemagne et doublent presque celles de la France !


Pour remplacer ces aliments, les  scientifiques  proposent de favoriser la production de haricots, de céréales, de noix, et fruits et de légumes pour « réduire l’impact environnemental et améliorer la santé ». Une transition à nuancer selon le degré de développement des pays.

« La transition devra être gérée de manière équitable pour permettre aux citoyens de changer de régime alimentaire et pour les agriculteurs, les producteurs et les chaînes agroalimentaires de se diversifier », selon Pete Smith, coauteur de la lettre, interrogé par le Guardian.

La COP25, qui s’est achevée ce dimanche, n’a pas annoncé d’accords allant dans ce sens.

 

 

 

Objectif: quelle neutralité carbone d’ici 2050 pour l’UE ?

Objectif:  quelle neutralité carbone d’ici 2050 pour l’UE ?

Accord du  Conseil européen une neutralité carbone d’ici 2050  (sauf la Pologne ), une des conséquences de cet accord pourrait être la mise en place d’une taxe pour les produits importés très carbonés. L’objectif étend de protéger l’environnement évidemment mais aussi de rétablir pour partie des conditions de la compétitivité . Restera cependant à préciser les moyens d’atteindre cette neutralité carbone 2050 car trop souvent la régulation de la neutralité carbone est assurée par des compensations d’émission qui globalement ne règlent rien et reportent le problème ailleurs et/ou  dans le temps. Ce que dénonce un collectif de spécialistes de l’environnement dans une tribune au Monde ( exemple quand on propose de planter quelques arbres pour ne pas modifier d’un iota le volume d’émission de carbone) :

 

 

« Neutralité carbone : pas une question de compensation »

 

Tribune collective dans le Monde de spécialistes de l’environnement 

 

« Promesses de « neutralité carbone », annonces de « compensation des émissions » des entreprises : il devient de plus en plus difficile de démêler le vrai du faux, l’honnête de l’abusif, l’exemplaire de l’anecdotique.

D’emblée, quelque chose dans ces déclarations heurte la raison. Comment cette entreprise-ci peut-elle se revendiquer « neutre en carbone » alors que ses émissions augmentent ? Comment celle-là peut-elle « annuler ses émissions » alors que son cœur d’activité participe directement à l’aggravation du problème climatique ?

« Au fond, ce qui pose problème, c’est peut-être que l’on puisse revendiquer un impact nul dans un monde qui ne cesse de se dégrader »

Ces annonces sont souvent accompagnées d’excellentes justifications techniques (« notre neutralité s’applique à un périmètre restreint de nos émissions… ») ou sémantiques (« notre neutralité n’est qu’une étape vers l’atteinte du net zéro… »). Malgré cela, la défiance de l’opinion publique ne cesse légitimement de grandir et vient questionner la réelle ambition de ces entreprises. Au fond, ce qui pose problème, c’est peut-être que l’on puisse revendiquer un impact nul dans un monde qui ne cesse de se dégrader.

Etats, collectivités territoriales, entreprises, individus, notre objectif commun est d’atteindre avant 2050 le « net zéro » (c’est-à-dire l’équilibre entre les émissions et les puits de carbone mondiaux) à l’échelle de la planète, de manière à limiter le réchauffement à +2°C, voire +1,5°C. Cet objectif de neutralité globale est rigoureusement défini par la science climatique et gravé dans le marbre de l’accord de Paris.

Or, nous pensons que la traduction du concept de neutralité dans le monde de l’entreprise a échoué, probablement du fait d’une interprétation trop simpliste.

Malgré de bonnes intentions, trop d’organisations ont notamment l’illusion de pouvoir annuler le problème climatique, principalement à grand renfort de « compensation carbone », avec les conséquences que l’on connaît : triomphe du court-termisme, angoisses du management sur la manière d’y arriver et de communiquer, démobilisation des collaborateurs (« à quoi bon agir, si le travail est fait par d’autres ? »), opacité des efforts de réduction des émissions (« à quoi bon réduire, puisque le total fait de toute façon zéro ? »).

Nous appelons à un changement radical de paradigme dans la définition des concepts et l’utilisation des mots. »

Climat: une hausse de 2 à 7 degrés d’ici 2100

Climat: une hausse de 2 à 7 degrés d’ici  2100

 

Il semble bien que l’accord climat adopté à la COP 21 à Paris soit déjà dépassé même si certains le défendent encore. On ne peut que constater le relatif immobilisme des pays signataires mais aussi l’obsolescence des  prévisions d’évolution de la température. Certains scientifiques prévoient en effet que la température pourrait évoluer de 2à 7 % d’ici 2100

Selon les deux modèles français de prévisions climatiques, la température  progresserait au mieux de 2 °C et dans le pire des cas de 6,5 °C à 7 °C, par rapport à la période 1880-1919, d’après le modèle élaboré à Toulouse par le Centre national de recherches météorologiques (CNRM) et celui conçu en Île-de-France par l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL). Ce dernier institut rassemble neuf laboratoires dont celui de météorologie dynamique de Sorbonne Université et du CNRS, et d’autres laboratoires hébergés notamment à l’École polytechnique et au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives.

Antonio Guterres, le secrétaire général de l’Onu, lui-même, a reconnu pratiquement l’échec de l’accord de Paris même s’il espère encore une réaction hypothétique des Etats et des sociétés. «Je voudrais voir toute la société accroître la pression sur les gouvernements pour qu’ils comprennent qu’ils doivent aller plus vite, car nous sommes en train de perdre la course», a-t-il déclaré dans une interview à une collaboration de dizaines de médias internationaux, Covering Climate Now.

Samedi, Antonio Guterres accueillera un sommet de la jeunesse sur le climat à New York à l’ONU, puis lundi un sommet spécial climat avec des chefs de gouvernements et d’Etats, appelés à revoir leurs engagements à la hausse, pour limiter le réchauffement du globe à 1,5°C ou 2°C, par rapport à la période préindustrielle, au 19e siècle.

«La recherche scientifique nous dit que ces objectifs restent atteignables», a dit Antonio Guterres, en admettant que l’inaction des pays membres de l’ONU pouvait, au moins partiellement, être compensée par d’autres acteurs non-étatiques – en particulier aux Etats-Unis, où les Etats fédéraux comme la Californie prennent le relais.

«L’un des aspects les meilleurs de la société américaine est que c’est un pays fédéral, et que les décisions sont décentralisées», a-t-il dit. «Je serai donc toujours favorable à ce que les décisions relatives au changement climatique soient toujours aussi décentralisées que possible». Si l’avenir du climat dépend des politiques des états, elle dépend en effet tout autant des les institutions locales et de la société tout entière, des consommateurs et des citoyens.

 

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