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Coronavirus : les pauvres davantage victimes

Coronavirus : les pauvres davantage victimes

D’après une très vaste enquête menée  par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), menée sur plus de 130.000 personnes  les pauvres notamment urbains sont les principales victimes du Coronavirus.

 

Les personnes habitant une commune très densément peuplée (au moins 1.500 habitants par km2 avec un minimum de 50.000 habitants) ont ainsi été deux fois plus nombreuses à avoir été positives.

Les personnes vivant dans les logements surpeuplés ou avec des conditions de vie difficiles sont nettement plus contaminées. D’après les données de l’enquête, les personnes habitant un logement de moins de 18 m2 par personne (pour celles qui partagent un logement) sont 2,5 fois plus nombreuses à avoir été positives.

Les habitants de Seine-Saint-Denis, département très densément peuplé et où les conditions de logement sont souvent difficiles, ont ainsi été particulièrement touchés.

Le Covid-19 a été contracté par 14% des employés non qualifiés, 16% des ouvriers qualifiés et 17% des ouvriers non qualifiés. A l’inverse, seulement 5% des cadres et professions intellectuelles supérieures l’ont eu.

« Il faut davantage de diversification dans les forêts françaises »

« Il faut davantage de diversification  dans les forêts françaises »

Alors que la filière forêt-bois s’apprête à recevoir 200 millions d’euros du plan de relance, un collectif d’une quarantaine de chercheurs estime, dans une tribune au « Monde », que les arbitrages doivent s’appuyer sur la science. Il insiste sur la nécessité de valoriser la diversité des plantations.

Al’instar de la forêt amazonienne, qualifiée par Emmanuel Macron de « bien commun pour l’humanité » devant être protégé, la forêt française métropolitaine suscite le débat entre enjeux carbone, maintien de la biodiversité et menace du changement climatique.

Pour tenir les engagements de l’accord de Paris, c’est-à-dire limiter l’augmentation de la température moyenne annuelle à un maximum de 2 °C, le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a récemment rappelé qu’il nous reste seulement dix ans pour agir. Au-delà, les « points de bascule » écologiques pourraient ouvrir la voie à un emballement climatique irréversible.

Parce qu’elle fixe environ 20 % de nos émissions annuelles de carbone, la forêt française contribue à limiter le changement climatique. Cependant, les dépérissements d’arbres en Europe sont alarmants et questionnent la pérennité du puits de carbone forestier.

Mais comment préserver les forêts de ces changements tout en favorisant leur rôle de puits de carbone ? Alors que les réflexions avancent à l’échelle européenne, en particulier avec le Green Deal 2020, deux mesures principales sont prioritairement discutées en France : d’une part l’augmentation forte des coupes et la promotion du bois énergie, d’autre part le recours massif aux plantations.

Ces mesures sont supposées augmenter la fixation de carbone dans les forêts et les « produits bois » qui en sont extraits, et éviter l’émission de carbone d’origine fossile en remplaçant charbon, pétrole ou gaz par du bois. Pourtant, de tels choix ne font pas l’objet d’un consensus scientifique, voire sont en désaccord avec les résultats les plus récents.

En tant que chercheurs étudiant la réponse des forêts au changement climatique, nous voudrions rappeler certains points essentiels sur les connaissances actuelles, en espérant qu’ils éclairent les décisions à venir.

Est-ce que couper et planter plus pour stocker plus (de carbone) est compatible avec l’accord de Paris ? Les choses ne sont en fait pas si simples. En effet, d’après plusieurs études et rapports récents qui ont comparé l’effet de différents scénarios de gestion forestière sur le bilan de carbone forestier français métropolitain, intensifier fortement les coupes réduit la fixation de carbone du secteur forêt-bois dans les prochaines décennies.

De plus, pendant les années voire les décennies qui suivent les coupes à blanc, les forêts sont émettrices nettes de carbone, du fait du relargage de carbone du sol. Un argument pourtant souvent avancé est qu’une forêt « jeune » fixerait plus de carbone qu’une forêt « âgée ». Or, les études scientifiques récentes ont montré que des forêts matures continuent de fixer du carbone à des taux similaires ou supérieurs à ceux des forêts très jeunes.

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Commerce extérieur : encore davantage plombé !

Commerce extérieur : encore davantage plombé !

Le commerce extérieur véritable thermomètre de la compétitivité française est toujours structurellement dans le rouge depuis des années. En moyenne au moins 50 milliards de déficits par an. Un déficit accru avec la crise sanitaire et qui atteint 20,4 milliards d’euros au deuxième trimestre, soit 6,9 milliards de plus qu’au premier trimestre, après un mois de juin qui enregistre un déficit commercial mensuel record de 8 milliards d’euros, ont indiqué les Douanes dans un communiqué.

Ce déficit commercial trimestriel est proche du niveau record connu ( 2011).

 

Pour davantage de sécurité dans les villes portuaires

Pour davantage de sécurité dans les villes portuaires  

Olivier Lemaire, directeur général de l’AIVP (*), le réseau mondial des villes portuaires pose la problématique du port et de la ville et des questions de sécurité

 

« Après le drame qui s’est joué dans la soirée du 4 aout sur le port de Beyrouth et sans vouloir préjuger des conclusions de l’enquête qui vient tout juste de commencer, on soupçonne déjà des problèmes, pourtant bien connus, de gestion dans l’entreposage de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, produit chimique hautement explosif dans certaines conditions.

De multiples commentaires dans la presse internationale affirment aujourd’hui que nombre de ports dans le monde sont des «Beyrouth» en puissance. Devant les images impressionnantes des ravages produits non seulement sur le port mais sur l’ensemble de l’aire urbaine et qui ont fait le tour de la planète, les citoyens des villes portuaires sont bien évidemment inquiets. Déjà en 2015, après le terrible incendie qui avait ravagé le port de Tianjin (Chine) et ses conséquences en termes de pollution chimique lourde sur toute la ville sur fond de négligence et de corruption, associations citoyennes, élus, organisations internationales avaient interpellé les autorités portuaires et l’ensemble des acteurs de la filière sur ces question de sécurité. Il est certain que, de nouveau, une mobilisation sur ces sujets se développera dans les jours et mois qui viennent.

Ports urbains et risques industriels

Avec l’accroissement spectaculaire des échanges internationaux depuis un demi-siècle de globalisation, le transport et le stockage des matières dangereuses parfois au cœur d’agglomérations denses s’est naturellement développé en proportion et le risque d’accident grave a suivi. Pour prévenir de telles catastrophes, les autorités portuaires ont établi depuis longtemps des procédures de gestion et de suivi du risque industriel qui sont partout extrêmement rigoureuses. Un accident reste rarissime et son origine, comme vraisemblablement à Beyrouth, est la plupart du temps multifactorielle. Le risque zéro n’existe pas et les habitants des villes portuaires sont régulièrement invités à se rappeler qu’ils vivent eux aussi à proximité de site industriels sensibles avec des procédures à respecter. En France, depuis 2003, les plans de prévention des risques technologiques (PPRT) associant tous les acteurs concernés et la population se multiplient dans les zones urbano-portuaires de Dunkerque à La Réunion… Une réglementation spécifique au transport des marchandises dangereuses dans les ports se développe depuis plus d’une dizaine d’années en lien avec les multiples conventions internationales (ISPS, SOLAS…). Toute la question est de savoir dans quelle mesure ces multiples couches règlementaires internationales et nationales sont effectivement appliquées sur le terrain.

La question prend une importance considérable dès lors que la plupart des villes portuaires souhaitent se rapprocher de leur port dans le cadre d’opérations de transformation urbaines des waterfronts avec « vue sur le port ».  Un port, ce sont des centaines d’hectares abritant des activités industrielles à risque, mais ce sont aussi chaque jour des camions, des trains et des navires, certes nécessaires au transport des marchandises dangereuses, mais qui passent parfois à proximité des habitations, des écoles, des musées, des centres commerciaux ou des terminaux de croisières et de leurs navires géants. En Europe, pour maîtriser le risque industriel, les grands ports pétrochimiques tels Anvers, Marseille, Barcelone, le Havre ou Rotterdam se sont dotés de documents très précis pour la gestion de leurs territoires. On ne peut dès lors blâmer les responsables portuaires de s’opposer souvent avec vigueur aux aspirations des élus et des citoyens qui, dans leur souci légitime de vouloir « faire la ville avec le port », peuvent méconnaitre ou sous-estimer les risques d’accidents industriels inhérents à l’activité portuaire.

 

Tout est affaire d’explication et de négociation. Un projet urbain ambitieux pour la collectivité peut nécessiter le déplacement de certaines activités portuaires à risque majeur comme par exemple à Séville où la délocalisation de stockage d’hydrocarbure était un préalable à la réalisation d’une zone récréative près d’un bassin portuaire. La question du risque industriel est naturellement réglée lorsque comme à Helsinki, le port industriel a été délocalisé à 40 kilomètres de la ville n’y laissant que les fonctions pour la croisière, mais les opérations de ce type, extrêmement coûteuses, sont rares. Un développement portuaire stratégique peut, à l’inverse, supposer de limiter fortement le développement urbain comme à Moorburg dans la zone d’expansion du port d’Hambourg avec les tensions inévitables que cela a suscité, mais dans le cadre d’une concertation citoyenne.

Comme pour tout type d’activité industrielle liée aujourd’hui étroitement à notre mode vie et que nous acceptons collectivement, la gestion du risque en milieu urbano-portuaire est à l’évidence une donnée stratégique de premier plan à prendre en compte pour les concepteurs du « faire la ville avec le port ». Les inquiétudes des habitants des villes portuaires qui ne manqueront pas d’être légitimement relayées dans les jours à venir demandent des réponses des autorités locales qui devront faire preuve de la plus totale transparence. On ne peut que tendre vers le risque zéro accident, mais la vigilance citoyenne se doit d’être encouragée par les autorités portuaires elles-mêmes dans le cadre de procédures ou d’outils de concertation locale (tels les Port Center). Lorsque le citoyen devient partenaire et non seulement spectateur de la dynamique ville-port, l’ensemble de la communauté ville-port est gagnante et bien des drames pourraient être ainsi évités !

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(*) Site de l’AIVP

Les Français politiquement davantage à droite ?

Les Français politiquement davantage à droite

selon un sondage de l’Ifop pour Le Point publiée jeudi, les électeurs sont 13 % à se placer à gauche (note de 0 à 3), 32 % au centre (4 à 6) et 39 % à droite (7 à 10). La société française ne s’est jamais autant positionnée à droite, et aussi peu à gauche.

Fait rare, l’épicentre de l’électorat s’est nettement déplacé en trois ans. Du centre au centre droit.. Ce glissement s’explique par le vieillissement de la population. Des résultats qui ne sont peut-être pas à remettre en cause ( encore qu’il y a quelques contradictions avec le bilan des sélections municipales par exemple). On peut cependant discuter des facteurs explicatifs. Ce glissement vers la droite n’est peut-être pas du un phénomène d’attraction mais davantage sans doute de répulsion nourrie par une gauche en voie d’extinction comme le parti socialiste en particulier. Le problème de la gauche c’est qu’elle a pu exercer le pouvoir amis  elle était surtout porteur d’espérance dans l’opposition. en situation de gestion bilan n’est guère plus brillant que celui de la droite. La gauche a trahi davantage ses sélecteurs que la droite, elle le paye dans les sondages d’opinion. Les Français ne sont pas véritablement positionnés à droite mais ce qui apparaît plus certain c’est qu’ils ne se reconnaissent plus du tout dans la gauche. On objectera qu’il y a cependant un réveil écolo gauchiste depuis les municipales. Un réveil qui pourrait sans doute être confirmé lors des prochaines élections régionales et départementales. Mais un réveil davantage alimenté par le rejet de Macon que par une véritable adhésion au pôle écolo socialiste, véritable fourre tout qui éclatera les contradictions de la gestion y compris au plan local.

Coronavirus : “travailleurs du « front” davantage touchés »

Coronavirus  : “travailleurs du « front” davantage touchés »

 

Dominique Méda, sociologue ,se fonde sur une étude britannique pour montrer que la surmortalité liée au Covid-19 touche d’abord les travailleurs des soins à la personne, du transport et de la vente, ( Le Monde)

Chronique

 

On sait que l’âge joue un rôle aggravant dans l’exposition à l’épidémie de Covid-19. Mais dans quelle mesure les conditions de vie et d’emploi en jouent-elles un ? Les données de l’Insee sur la Seine-Saint-Denis ont montré que ce département, dont la population est plus jeune que la moyenne, présente néanmoins un record de surmortalité : on y a recensé 130 % de décès en plus entre le 1er mars et le 27 avril par rapport à la même période en 2019.

Cette population connaît également un taux de pauvreté élevé et une forte proportion de travailleurs qui, prenant tous les jours les transports en commun, exercent des métiers dits, depuis le début de la crise sanitaire, « de première ligne ». On sait aussi qu’il existe des liens étroits entre pauvreté, conditions de vie médiocres et mauvaises conditions d’emploi. Mais peut-on aller plus loin : certains métiers présentent-ils plus de risques d’être touchés par le Covid-19 que d’autres, et pourquoi ?

Aux Etats-Unis, le profil démographique des travailleurs « de première ligne » (vente, transports publics, chauffeurs, entrepôts, services postaux, entretien, métiers du soin, travailleurs sociaux) a permis de mettre en évidence la prédominance des femmes, notamment dans les métiers du soin, du social et de la vente, ou encore la surreprésentation des personnes de couleur et touchant des salaires bas (« A Basic Demographic Profile of Workers in Frontline Industries », Hye Jin Rho, Hayley Brown, Shawn Fremstad, Center for Economic and Policy Research, 7 avril 2020). Mais cette étude ne présente pas de données sur la contamination ou la mortalité par Covid-19.

En revanche, l’équivalent britannique de l’Insee, l’Office for National Statistics (ONS), a exploité les données de mortalité par le Covid-19 (« Coronavirus (Covid-19) Roundup ») sous l’angle socioprofessionnel. L’une de ses études analyse les 2 494 décès impliquant le coronavirus intervenus entre le 9 mars et le 20 avril dans la population en âge de travailler (20-64 ans) en Angleterre et au Pays de Galles. La profession étant indiquée sur le certificat de décès, on peut comparer la composition socioprofessionnelle des personnes décédées du Covid-19 à celle de l’ensemble des personnes décédées du même âge et du même sexe.

Les plus forts taux de surmortalité concernent en premier lieu les travailleurs des métiers du soin à la personne (hors travailleurs de la santé, car les médecins et infirmières n’ont pas enregistré de surmortalité), suivis des chauffeurs de taxi et d’autobus, des chefs cuisiniers et des assistants de vente et de détail ; autrement dit, ceux que l’ONS décrits comme les « key workers », les « travailleurs essentiels ». L’ONS a aussi montré la plus forte probabilité pour les non-Blancs de décéder du coronavirus, en partie explicable par des facteurs socio-économiques.

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Merkel d’accord pour aider davantage l’union européenne

Merkel d’accord pour aider davantage l’union européenne

Merkel se montre beaucoup plus ouverte que certaines tendances rétrogrades en Allemagne. Elle est évidemment consciente que l’état économique des autres pays de l’Europe va aussi conditionner la croissance allemande. En , elle va bientôt prendre la présidence de l’Europe et être contrainte sans doute de donner un contenu un peu plus dynamique au plan de relance

La chancelière a convenu avec Ralph Brinkhaus, président du groupe parlementaire conservateur CDU-CSU, que Berlin devait contribuer beaucoup plus largement à la relance européenne, a-t-on précisé de mêmes sources.

Le Bundestag devrait être impliqué dans cette décision.

Tout en reconnaissant la nécessité de l’aide allemande, Ralph Brinkhaus avait jugé nécessaire un peu plus tôt de savoir à quoi seraient employés les fonds alloués aux pays en difficulté.

La Commission européenne doit présenter la semaine prochaine des propositions budgétaires révisées.

Angela Merkel a par ailleurs invité les élus conservateurs à ne pas compter sur une réouverture des frontières à très brève échéance, point qui sera mercredi à l’ordre du jour du conseil des ministres.

Le gouvernement souhaite le retour à la normale dans l’espace Schengen, mais la France n’ouvrira certainement pas ses frontières avant la mi-juin, a-t-elle ajouté, toujours selon les mêmes participants.

Coronavirus: le porte-avions Charles de Gaulle encore davantage ridiculisé

Coronavirus: le porte-avions Charles de Gaulle encore davantage ridiculisé

Le Coronavirus aura  ridiculisé encore un peu plus le porte-avions Charles-de-Gaulle. En effet, disposer d’un seul porte -avion- n’a aucun sens sur le plan de la stratégie militaire puisque ce dernier est régulièrement immobilisé pendant six mois pour des opérations d’entretien. Pendant ce temps, il faut espérer que les ennemis potentiels de la France mettent entre parenthèses leurs velléités guerrières. Il est clair que depuis longtemps se pose la question évidente d’un second porte-avions pour combler le vide laissé par les opérations d’entretien. En outre lors de son audition à l’Assemblée nationale ce vendredi après-midi, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé que 1081 marins avaient été testés positifs au Covid-19 sur le porte-avions Charles de Gaulle. Parmi eux, 545 présentent des symptômes, 24 ont été hospitalisés et l’un d’entre eux se trouve actuellement en réanimation. Au total, 2010 tests ont été effectués. Cela signifie qu’une simple épidémie peut en plus neutraliser ce porte-avions qui n’est déjà utilisable qu’à mi-temps. Il y a de quoi s’inquiéter sur le sérieux des mesures de sécurité sanitaire et de sécurité tout court concernant notre défense.

« Crise sanitaire : encore davantage d’inégalités sociales » (Lucas Chancel, économiste)

« Crise sanitaire : encore davantage d’inégalités sociales » (Lucas Chancel, économiste)

 

Ce que craint  Lucas Chancel économiste dans une interview à la Tribune.

 

LA TRIBUNE – Quelles pourraient être les conséquences du coronavirus sur les inégalités ?

LUCAS CHANCEL - Cette crise peut avoir des répercussions sur les inégalités sociales de santé et sur les inégalités économiques. Ce type de pandémie touche toutes les catégories sociales. Les représentants politiques n’ont pas été épargnés. Boris Johnson a récemment été admis en soins intensifs. Certaines catégories sont cependant plus exposées que d’autres. Beaucoup de travailleurs sont obligés de se rendre sur leur lieu de travail. Il y a évidemment tout le personnel soignant et d’autres métiers très exposés qui n’ont pas le niveau de protection des soignants. Je pense à certaines professions comme le personnel des caisses, tous les métiers de la manutention, les salariés dans les entrepôts d’Amazon. Les syndicats ont tiré la sonnette d’alarme en indiquant que le niveau de protection nécessaire n’était pas à la hauteur. Les personnes les plus pauvres sont surreprésentées dans ces catégories qui doivent aller travailler. Elles ont un parcours de vie plus chahuté, un système immunitaire plus fragile car elles ont été davantage exposées à des situations de stress et de pénibilité au travail. Leur organisme est moins armé pour faire face ces situations. La combinaison de tous ces facteurs produit un cumul de risques sur les plus pauvres. Il y a donc une exacerbation des inégalités sociales de santé déjà existantes.

A la suite de cette pandémie, les inégalités pourraient-elles s’accroître ?

Suite à une crise, il est difficile de savoir si les inégalités économiques vont augmenter. Tout dépend des politiques publiques mises en œuvre, le futur est entre nos mains. A très court terme, les chocs boursiers majeurs détruisent le patrimoine des plus riches. Mais souvent, les très hauts patrimoines voient leur fortune se reconstruire très vite pour parfois dépasser des niveaux d’avant crise. C’est le cas notamment pour le top 1% américain ou le top 1% des patrimoines en Europe après la crise de 2007. Au bout de quelques années, ces catégories peuvent dépasser leurs revenus d’avant crise alors que pour les plus modestes, il n’y a pas de reconstitution des revenus comparable. Aux Etats-Unis, 50% des plus pauvres le sont encore plus aujourd’hui qu’en 2007, avant l’explosion de la bulle des subprimes.

En 1929, il y a eu des conséquences sur le haut et le bas de la distribution. Des millions de travailleurs ont perdu leur emploi, leur réseau social et professionnel et se sont retrouvés à la rue. Mais la mise en place du New Deal aux Etats-Unis va déboucher sur une nouvelle organisation du marché et des nouvelles règles entre l’action publique et le marché plus favorable aux classes populaires. Les marchés sont plus encadrés et le choc de la Seconde guerre mondiale va contribuer à une baisse de inégalités durant une grande partie de la seconde moitié du 20ème siècle, contrairement à ce que l’on observe suite à la crise de 2008.

Aux Etats-Unis, Donald Trump a encore assoupli les règles environnementales. En Europe, les compagnies aériennes réclament une baisse des taxes sur les billets d’avion. Avec cette crise, n’y a-t-il pas un risque d’un retour à la normale ?

Il faut utiliser cette fenêtre d’opportunité ouverte par cet événement dramatique pour essayer de transformer notre relation à l’environnement. Dans le même temps, il y a de vrais risques à court terme. L’effondrement de l’économie pourrait entraîner des conséquences humaines, sociales et donc politiques dramatiques. Les Etats-Unis n’ont pas de système de protection sociale permettant dans les mois à venir de décider, par exemple, de laisser s’effondrer le secteur aérien ou les secteurs très polluants et aider les victimes collatérales. Je ne parle pas des détenteurs du capital mais des salariés. Si ces entreprises s’effondrent, est-on capable d’offrir un niveau de vie décent, de formation leur permettant de retrouver un emploi très rapidement ? A ce stade, ce n’est pas le cas. Par conséquent, il faut être extrêmement prudent sur les appels à choisir certains secteurs plutôt que d’autres. En tant qu’économiste convaincu qu’il faut préserver le climat et que les crises climatiques risquent d’être plus dramatiques que la crise économique actuelle, je pourrai affirmer qu’il va falloir choisir. Le problème est qu’aujourd’hui, le système de protection sociale n’est pas capable d’absorber de telles décisions.

Comment faire pour éviter toute cette catastrophe sociale ?

Il va falloir dans un premier temps venir en aide à des secteurs qui n’auraient pas forcément leur place dans le monde d’après, dans les décennies à venir. C’est en quelque sorte le prix à payer pour ne pas avoir réussi à développer un système de protection sociale qui protège vraiment les personnes. Cela ne veut pas dire qu’il faut laisser un blanc-seing à des entreprises qui détruisent la planète, ne respectent pas les normes environnementales ou sanitaires. Si les Etats et les contribuables aident ces entreprises pendant la crise, il faut passer par des nationalisations partielles. La sphère publique doit avoir un droit de regard sur les orientations stratégiques de ces entreprises. Voilà une solution pour réconcilier le court et le moyen terme. A très court terme, il faut empêcher le chômage de masse, les drames humains, sociaux, politiques, sur la base d’un contrat social très contesté et très fragile.

 

Lucas Chancel, économiste au laboratoire des inégalités mondiales. Crédits : DR.

La chute du prix du pétrole ne risque-t-elle pas d’inciter les entreprises à favoriser à nouveau les investissements dans les énergies fossiles ?

Les entreprises ne vont tout simplement pas investir car elles n’ont plus de carnets de commande. Elles ne vont pas se mettre à investir massivement alors que l’économie est complètement atone. Le prix du pétrole n’est pas l’unique critère de décision des investisseurs. Notons que dans cette crise du pétrole, il y a un possible anéantissement de la production américaine. Le pétrole de schiste est bien plus cher à produire. Les petits acteurs se sont beaucoup endettés pour produire ce pétrole. Si à court terme, ces entreprises n’arrivent pas à vendre leur pétrole alors qu’elles sont très endettées, le risque est d’assister à un effondrement du secteur. Compte tenu de son importance aux Etats-Unis, l’administration publique pourrait venir amplifier son soutien. A propos de la tension entre économie et environnement, le risque est de revenir à l’échec de Copenhague en 2009. Une partie de l’opinion publique et des dirigeants s’est mise à opposer l’argument du coût de la transition écologique dans un contexte de crise sociale. Le risque est d’opposer une nouvelle fois « fin du monde et fin du mois ».

Lire aussi : Le pétrole à 20 dollars: Donald Trump joue les médiateurs… pour sauver le schiste américain

Cette pandémie a montré la limite de la gestion de certains secteurs par les marchés. Quelles réponses proposez-vous pour faire face à cette crise ?

Le marché peut être utile sur beaucoup de choses et parfois aveugle sur des secteurs absolument essentiels comme la santé publique. La mise en place d’un marché concurrentiel international  sur des secteurs tels que les médicaments apparaît totalement décalé. Le libre-marché sur le secteur de l’immobilier a créé de vrais problèmes pour les classes moyennes en Europe et aux Etats-Unis. Sur l’environnement, le marché a créé une immense externalité avec le changement climatique. Les marchés n’arrivent pas à prendre en compte certains coûts. Il y a une mondialisation économique sans mondialisation politique, c’est-à-dire sans gouvernance mondiale. Par conséquent, le système est déséquilibré : les Etats-nations restent souverains pour fermer d’un moment à l’autre leurs frontières par exemple.

La question est donc : comment remettre le marché à sa place ? Il s’agit de savoir comment les Etats peuvent mettre de meilleures régulations au sein des entreprises mais aussi des régulations pour le respect de l’environnement. En un mois, on est passé à une situation inimaginable pour certains sur le plan technique ou politique avec des politiques de rationnement, de fixation des prix, de planification de certaines productions essentielles. Les arguments techniques et politiques d’hier volent en éclat. Il y a une intervention très forte de la sphère publique sur les marchés.  Des conséquences de cette intervention peuvent survenir sur les marchés mais n’oublions pas que ces mesures sont là pour empêcher un décrochage de la production qui aurait été encore plus important si les gouvernements avaient laissé faire. Cette intervention permet de limiter la baisse du PIB.

Parmi les options sur la table, les Etats peuvent par exemple contrôler le prix de certains secteurs jugés essentiels comme la santé, la protection de la biodiversité ou l’énergie. On peut désormais élargir la boîte à outils des décideurs publics qui vont devoir à gérer d’autres crises, peut être encore plus grandes que celle du coronavirus. L’objectif est de faire ces propositions avec beaucoup de précautions, de transparence et des systèmes de contre-pouvoir.

Quel peut être le rôle de la politique fiscale ?

L’un des grands enseignements de cette crise est qu’il ne faut pas uniquement s’en remettre aux marchés pour certains services publics comme la santé, l’énergie, des transports et de manière plus large tout ce qui englobe le service public de la transition énergétique. Il va falloir un investissement plus fort de l’Etat. Cela ne passe pas nécessairement par une hausse des dépenses. Cela peut passer par plus de régulations et d’interventions. Dans certains secteurs comme l’hôpital public ou l’éducation, il faudra cependant accroître les dépenses. Le sentiment chez les Français de payer trop d’impôts peut évoluer à l’aune de ces nouvelles données : le coronavirus peut susciter le besoin d’une plus forte action de l’Etat.

La bonne nouvelle est qu’il existe des outils fiscaux comme l’impôt progressif qui permet d’augmenter le volume global d’impôt tout en garantissant le fait qu’une majorité ne voit pas ses prélèvements augmenter. Il peut être intéressant de le mettre en oeuvre dans ce contexte pour plusieurs raisons. Les gagnants de la mondialisation, qui sont souvent les plus hauts revenus, ont réussi depuis une vingtaine d’années, grâce à des traités fiscaux entre Etats, à faire circuler leurs capitaux tout en faisant du chantage à la délocalisation. Ces groupes d’actionnaires et propriétaires de multinationales ont réussi à se soustraire à l’impôt dans un contexte où la pression sur les services publics augmentait.

En parallèle, les Etats ont augmenté les niveaux d’impôts sur certaines catégories et ont essayé de réorganiser les services publics pour faire mieux avec moins, sans grand succès. Dans ce contexte, les Etats européens ont réussi à devenir de plus en plus riches mais cette croissance a été disproportionnellement captée par les plus aisés. C’est une question de rééquilibrage. Il faut que ces contribuables paient des impôts à la hauteur de leurs gains.

Comment faire pour susciter l’adhésion des catégories populaires alors qu’une partie pourrait perdre leur emploi dans les prochains mois ?

Si on augmente les impôts sur les catégories populaires et classes moyennes, il existe un risque de mécontentement très important. Cette crise touche tout le monde mais de manière inégalitaire. Il faut que chacun prenne sa part à l’effort. Les catégories populaires prennent déjà leur part, parfois sans protection. Il faut montrer que la collectivité nationale dans son ensemble est capable de prendre sa part à l’effort.

Avec un impôt assez modeste sur le patrimoine (entre 1% et 3%) pendant dix ans sur les revenus supérieurs à deux millions d’euros, c’est-à-dire le top 1% des Français, l’Etat pourrait financer cette année un déficit public de 10% environ. Cela permettrait de financer des plans de relance. Pour l’instant, les mesures annoncées sont bien en deçà des besoins. Le gouvernement a initialement annoncé 45 milliards d’euros de mesures au total. Si l’on enlève le report des charges fiscales et sociales, il ne reste plus que 10 milliards d’euros. Les mesures sont en deçà d’un point de PIB alors qu’il faudrait environ 10 points de PIB. Avec l’impôt exceptionnel sur le patrimoine que je décris, cela signifie que 99% des Français n’auraient pas besoin de dépenser un euro en impôt pour venir en aide à l’économie.

Lire aussi : Covid-19 : la sortie de crise ne passera pas par « une augmentation d’impôts », promet Darmanin

Faut-il mettre en place une fiscalité spécifique sur les entreprises ?

Du côté des entreprises, il faut également un impôt sur les multinationales en augmentant l’impôt sur les bénéfices des sociétés. A terme, l’objectif serait de revenir à un taux en vigueur de 45-50% dans les pays européens durant les années 90. L’Etat peut augmenter l’impôt sur les sociétés sans craindre les délocalisations en taxant la part des ventes mondiales réalisées en France. Les entreprises mondiales souhaitent accéder aux consommateurs français, voilà notre arme.

En résumé, l’outil fiscal apparaît essentiel aux besoins de renflouement de l’économie et d’investissements dans les secteurs publics essentiels. Il existe des outils pour faire peser l’effort sur les plus hauts revenus sans augmenter les impôts sur les autres catégories. Contrairement à certaines idées reçues, les individus qui ont dû mal à finir leur fin de mois paient des impôts à travers diverses cotisations sociales ou des impôts sur la consommation. En outre, il est nécessaire d’avoir une transition progressive pour éviter un drame social.

Quel regard portez vous sur les propositions de « green new deal » aux Etats-Unis et les ambitions affichées par la Commission européenne en matière de politique environnementale ?

Le green new deal aux Etats-Unis va dans le bon sens. Les discours précédents sur les questions climatiques étaient déconnectées des stratégies industrielles, des modes de financement et des comportements de consommation. Le green new deal permet d’englober tous ces paramètres dans un paquet. A ce stade, il est encore à l’état de discours politique. Il manque des précisions dans les mesures annoncées.

En Europe, la Commission a repris les thèmes du green new deal. Comme l’Europe veut se positionner comme un acteur central sur les questions environnementales, il aurait été difficile qu’elle ne le fasse pas. Cependant, la Commission européenne n’a pas affiché des moyens à la hauteur des enjeux. C’est encore une question de financement. Le budget européen ne représente que 1% du PIB. Des plans de 100 milliards d’euros sont annoncés mais en réalité, les sommes sont souvent déjà existantes. Il n’y a pas assez d’investissements pour transformer l’économie européenne en économie bas carbone.

La théorie monétaire moderne (MMT) peut-elle favoriser cette transition ?

Cette théorie peut faire partie de la solution. Le bilan de la Banque centrale européenne est passé de 10% à 40 % du PIB européen en 10 ans. C’est l’équivalent d’une création monétaire de 3% du PIB chaque année. Cette création monétaire est fléchée aux organismes bancaires et aux institutions financières. Les petites entreprises ont subi des décennies de croissance faible en Europe et les ménages viennent de connaître deux crises majeures en peu de temps. Si la BCE continue de faire de la création monétaire, il faut donner de l’argent directement aux ménages. Cependant, tout ne peut pas être financé par la BCE. Il existe un risque d’inflation à terme et la Banque centrale reste une institution très technocratique et opaque. L’ensemble du financement ne peut pas reposer sur une telle institution. Les États ne peuvent dépendre d’une institution non démocratique pour financer les services publics. C’est pourquoi il faut des impôts justes pour financer cette transition.

 

Les fournisseurs d’énergie alternative veulent davantage d’électricité nucléaire….. à bas prix !

Les fournisseurs d’énergie alternative veulent davantage  d’électricité nucléaire…à bas prix

 

Les fournisseurs d’électricité dite alternative paradoxalement demandent de faire jouer une clause qui leur permettra d’acheter de l’électricité nucléaire à bas prix à EDF.

Un  dispositif d’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh) permet aux fournisseurs dits alternatifs de s’approvisionner en électricité nucléaire auprès d’EDF à un prix préalablement fixé.

Les concurrents d’EDF dans la distribution d’électricité peuvent ainsi lui acheter jusqu’à 100 terawatts/heure (TWh) sur une année, soit environ un quart de sa production nucléaire, au prix de 42 euros par mégawats/heure (MWh). Pour l’avenir il s vaudraient acheter la totalité de la production. Notons que pour la distribution le réseau véhicule surtout de l’énergie nucléaire.

Depuis, l’épidémie de Covid-19 et les mesures de confinement décidées pour tenter d’enrayer la propagation de la maladie ont provoqué une chute d’environ 15% de la demande d’électricité en France, selon RTE, le gestionnaire du réseau national de transport d’électricité.

Les prix de gros sont désormais loin des 42 euros/MWh payés par les fournisseurs alternatifs dans le cadre de l’Arenh.

Lundi matin, le contrat de base pour livraison en juin se négociait sur le marché à 20,40 euros/MWh tandis que le contrat pour le troisième trimestre se traitait à 26,20 euros/MWh.

Les fournisseurs alternatifs ne veulent plus de cette électricité à 42/MWh qui les arrangent quand les cours mondiaux était hauts, ils veulenent désormais des prix plus bas.

“Le marché s’est complètement effondré”, a dit l’une des sources à Reuters. Selon cet expert du marché français de l’électricité, il s’agit d’une situation exceptionnelle qui, si elle n’est pas traitée comme telle, pourrait briser les principes de l’Arenh dont l’objectif est de garantir une équité commerciale entre EDF et ses concurrents.

“Cela représente une perte colossale pour les fournisseurs alternatifs alors que leur concurrent (la division commerciale d’EDF-NDLR) n’aura pas à subir la même chose. C’est une forte distorsion du marché”, a dit cette source.

EDF réclame depuis des années aux gouvernements successifs l’abandon de ce dispositif de régulation qu’il juge trop à l’avantage de ses concurrents, lesquels y ont recours quand les prix de gros sont élevés mais se tournent vers le marché quand les prix sont bas.

Réguler le capitalisme vers davantage de progrès social

 Réguler le capitalisme vers davantage de progrès social

Dans un entretien au « Monde », c’est le propos de l’économiste Anton Brender estime qu’il est possible de revenir à une stratégie sociale-démocrate afin de renouer avec l’idée de progrès social .

Tribune

Anton Brender est économiste dans une société privée de gestion d’actifs. Professeur associé honoraire de l’université Paris-Dauphine, il a publié plusieurs ouvrages de macroéconomie sur les crises et les déséquilibres financiers, dont certains en collaboration avec Florence Pisani. Son dernier essai, Capitalisme et progrès social (La Découverte, 128 pages, 10 euros), propose une lecture de l’histoire du capitalisme et une réhabilitation du projet social-démocrate pour guider son futur.

Pourquoi les mécanismes qui étaient hier à l’origine d’avancées sociales sont aujourd’hui enrayés ?

On a trop longtemps oublié que les progrès observés dans les sociétés occidentales depuis que le capitalisme y a pris son essor ne peuvent être attribués au capitalisme laissé à lui-même. Au contraire, on les doit aux contraintes et aux régulations que nos sociétés lui ont peu à peu imposées : le capitalisme est devenu un moteur du progrès social parce que, loin de le laisser faire, nos sociétés se sont opposées à lui. Ce faisant, elles l’ont forcé à aller dans une direction qu’il n’aurait jamais empruntée de lui-même.

Le profit est en effet la seule boussole du capitalisme. Elle le conduit à accumuler toujours plus de capital et le pousse à acheter le moins cher possible le travail dont il a besoin pour valoriser ce capital. Elle le mène ainsi vers un problème : comment valoriser un capital qui ne cesserait de croître ? En s’opposant à lui, nos sociétés ont aidé le capitalisme à trouver la solution. Les luttes sociales, comme les combats politiques qui ont poussé à l’augmentation des salaires et à la réduction du temps du travail, ont permis à la consommation de progresser et ont permis une croissance continue de la demande.

Cette évolution a été lente et heurtée. Elle a abouti à un moment très particulier où, plein- emploi aidant, salaires et productivité ont été en hausse constante et la croissance économique, soutenue et presque régulière. Ces quelques décennies – on parle en France des « trente glorieuses » – ont été marquées par l’avènement de la « société de consommation » et, avec elle, de la consommation de masse. Le progrès social qui l’a accompagnée est difficile à nier. Le confort de la vie quotidienne s’est accru, non plus seulement pour une minorité, mais bien pour la grande majorité de la population. En même temps, des ressources toujours plus importantes ont pu être consacrées au développement d’infrastructures sociales – les systèmes de santé et d’éducation, les systèmes de retraites et de protection sociale… – qui, là aussi, ont amélioré les conditions de vie non plus seulement d’une minorité, mais bien de tous.

Ghosn: information judiciaire en France pour enfoncer encore davantage Renault

Ghosn: information judiciaire en France pour enfoncer encore davantage Renault

 

 

On peut se demander si le gouvernement et sa justice sont réellement conscients des dangers qui menacent Renault. Ce groupe qui a réussi sous la houlette de Ghosn à devenir le premier acteur mondial connaît une crise qui pourrait bien le faire éclater. Preuve, le déclassement récent de sa note financière, aussi les énormes déficits enregistrés et les milliards de dévalorisations boursières de l’entreprise. Rien n’est réglé au sein de Renault quant à ses liens avec Nissan et Mitsubishi. Nissan qui est à l’origine de l’affaire Ghosn . L’objectif était clairement d’éjecter Carlos Ghosn et la France de Nissan. Par son immobilisme diplomatique coupable, la France a largement contribué à enfoncer Carlos Ghosn et en même temps Renault. Pire maintenant la France lance une information judiciaire qui viendra encore conforter Nissan dans ses velléités d’obtenir une certaine autonomie vis-à-vis de Renault voire même son indépendance. Encore une fois, Carlos Ghosn n’est pas un saint;  comme beaucoup de grands patrons,  il a confondu son portefeuille avec la trésorerie de son entreprise. Son autoritarisme et son orgueil en parfois dépassé les bornes. Pour autant,  Carlos Ghosn était un très grand patron qui d’abord a sauvé Renault, ensuite à sauvé Nissan pour enfin constituer le plus grand groupe d’automobiles. Dans cette affaire, l’attitude du gouvernement et de Macron en particulier aura été assez lamentable. Un véritable fiasco politique et économique qui se poursuit avec cette enquête qui intervient vraiment au mauvais moment. La moindre des choses aurait été d’attendre l’évolution du dossier judiciaire au Japon avant nous-mêmes de nous infliger une punition inutile. L’urgence maintenant est de sauver Renault et rapidement et non de plonger l’entreprise dans une crise encore plus profonde.

Un an après l’ouverture d’une enquête préliminaire, plusieurs juges d’instruction sont désormais chargés de prendre le relais des investigations, a précisé le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) dans un communiqué, confirmant des informations de Reuters.

“Le 12 février 2020, le procureur de la République de Nanterre a ouvert une information judiciaire contre X pour abus de biens sociaux, abus de biens sociaux aggravés, abus de confiance aggravés, recel de ces infractions, faux et usage, blanchiment aggravé d’abus de biens sociaux et d’abus de confiance aggravés, faits commis entre 2009 et 2020”, peut-on lire dans le document.

A l’intérieur même de Renault Carlos Ghosn compte quelques amis qui ont contribué a déstabiliser le groupe. En effet Renault ( qui ?) avait alerté la justice française l’an dernier après avoir découvert l’existence de paiements suspects entre 2011 et 2016 à un partenaire commercial de Renault-Nissan à Oman. Curieux qu’on n’ait rien dit quand Ghosn dirigeait e groupe !

L’ancien dirigeant, qui conteste les accusations portées à son encontre, affirme être victime d’un complot en raison de ses projets pour l’alliance automobile franco-japonaise.

Dans son communiqué, le parquet de Nanterre explique que les investigations menées dans le cadre de l’enquête préliminaire ont été étayées par des signalements des commissaires aux comptes de Renault et de Tracfin, organisme de Bercy chargé de la lutte contre le blanchiment et la fraude, ainsi que par la communication de rapports d’audits internes.

La désignation de juges d’instruction permettra de poursuivre ces investigations, “en particulier à l’étranger”, ajoute le parquet de Nanterre dans son communiqué.

Ghosn: information judiciaire en France pour enfoncer encore davantage Renault

Ghosn: information judiciaire en France pour enfoncer encore davantage Renault

 

 

On peut se demander si le gouvernement et sa justice sont réellement conscients des dangers qui menacent Renault. Ce groupe qui a réussi sous la houlette de Ghosn à devenir le premier acteur mondial connaît une crise qui pourrait bien le faire éclater. Preuve, le déclassement récent de sa note financière, aussi les énormes déficits enregistrés et les milliards de dévalorisations boursières de l’entreprise. Rien n’est réglé au sein de Renault quant à ses liens avec Nissan et Mitsubishi. Nissan qui est à l’origine de l’affaire Ghosn . L’objectif était clairement d’éjecter Carlos Ghosn et la France de Nissan. Par son immobilisme diplomatique coupable, la France a largement contribué à enfoncer Carlos Ghosn et en même temps Renault. Pire maintenant la France lance une information judiciaire qui viendra encore conforter Nissan dans ses velléités d’obtenir une certaine autonomie vis-à-vis de Renault voire même son indépendance. Encore une fois, Carlos Ghosn n’est pas un saint;  comme beaucoup de grands patrons,  il a confondu son portefeuille avec la trésorerie de son entreprise. Son autoritarisme et son orgueil en parfois dépassé les bornes. Pour autant,  Carlos Ghosn était un très grand patron qui d’abord a sauvé Renault, ensuite à sauvé Nissan pour enfin constituer le plus grand groupe d’automobiles. Dans cette affaire, l’attitude du gouvernement et de Macron en particulier aura été assez lamentable. Un véritable fiasco politique et économique qui se poursuit avec cette enquête qui intervient vraiment au mauvais moment. La moindre des choses aurait été d’attendre l’évolution du dossier judiciaire au Japon avant nous-mêmes de nous infliger une punition inutile. L’urgence maintenant est de sauver Renault et rapidement et non de plonger l’entreprise dans une crise encore plus profonde.

Un an après l’ouverture d’une enquête préliminaire, plusieurs juges d’instruction sont désormais chargés de prendre le relais des investigations, a précisé le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) dans un communiqué, confirmant des informations de Reuters.

“Le 12 février 2020, le procureur de la République de Nanterre a ouvert une information judiciaire contre X pour abus de biens sociaux, abus de biens sociaux aggravés, abus de confiance aggravés, recel de ces infractions, faux et usage, blanchiment aggravé d’abus de biens sociaux et d’abus de confiance aggravés, faits commis entre 2009 et 2020”, peut-on lire dans le document.

A l’intérieur même de Renault Carlos Ghosn compte quelques amis qui ont contribué a déstabiliser le groupe. En effet Renault ( qui ?) avait alerté la justice française l’an dernier après avoir découvert l’existence de paiements suspects entre 2011 et 2016 à un partenaire commercial de Renault-Nissan à Oman. Curieux qu’on n’ait rien dit quand Ghosn dirigeait e groupe !

L’ancien dirigeant, qui conteste les accusations portées à son encontre, affirme être victime d’un complot en raison de ses projets pour l’alliance automobile franco-japonaise.

Dans son communiqué, le parquet de Nanterre explique que les investigations menées dans le cadre de l’enquête préliminaire ont été étayées par des signalements des commissaires aux comptes de Renault et de Tracfin, organisme de Bercy chargé de la lutte contre le blanchiment et la fraude, ainsi que par la communication de rapports d’audits internes.

La désignation de juges d’instruction permettra de poursuivre ces investigations, “en particulier à l’étranger”, ajoute le parquet de Nanterre dans son communiqué.

 

Révision des règles budgétaires européennes : pour dépenser davantage ?

Révision des règles budgétaires européennes : pour dépenser davantage ?

Le moins que l’on puisse dire c’est que les Etats ne sont pas très clairs vis-à-vis de leurs demandes de révision des règles budgétaires qui aujourd’hui cadenassent le déficit budgétaire et le niveau de la dette. Du coup,  on semble vouloir définir de nouveaux critères qui pourraient déboucher sur des gestions plus laxistes. Il y a déjà la distinction entre déficit conjoncturel et déficit culturel. Deux notions déjà bien difficiles et  complexes à identifier. Pour faire simple le bon déficit correspondant à de bonnes dépenses et le mauvais déficit des mauvaises dépenses !

Les ministres des Finances de l’Union européenne (UE) réunis à Helsinki se sont montrés en tout cas  favorables à une simplification des règles budgétaires européennes pour les rendre plus lisibles et plus prévisibles, mais il reste du travail à effectuer avant qu’un accord soit conclu pour les changer, a déclaré samedi un responsable européen.

Le vice-président de la Commission européenne chargé de l’euro et du dialogue social, Valdis Dombrovskis, a précisé à l’issue de la réunion que la plupart des ministres s’étaient montrés ouvert à l’idée du Comité budgétaire européen (European Fiscal Board, EFB), un organe consultatif indépendant de la Commission, de privilégier les critères de la dette publique et des dépenses budgétaires.

 “De nombreux pays se sont prononcés en faveur d’une simplification des règles pour améliorer la transparence et la prévisibilité”, a-t-il ajouté.

Les deux principaux critères sont celui du déficit public qui ne doit pas dépasser 3% du produit intérieur brut (PIB), et celui de la dette publique plafonnée à 60% du PIB.

États-Unis: le déficit budgétaire se creuse en juillet davantage que prévu

États-Unis: le déficit budgétaire se creuse en juillet davantage que prévu

 

Le président américain qui critique la Chine pour les manipulations de sa monnaie ne fait finalement pas autre chose, lui, en aggravant le déficit du budget. Une manière finalement de faire encore davantage de fausse monnaie. Ainsi le déficit budgétaire en juillet à encore largement dérapé. Le déficit budgétaire des Etats-Unis avait déjà  bondi de 17% pour l’exercice 2018, représentant désormais 3,9% du produit intérieur brut (PIB) sous l’effet d’un accroissement des dépenses militaires et de sécurité nationale, combiné à une baisse des recettes fiscales.

Le déficit des finances de l’Etat fédéral s’est établi à 779 milliards de dollars sur les douze mois de l’année budgétaire, clos fin septembre, contre 666 milliards en 2017 (3,5% du PIB), selon les chiffres du Trésor américain rendus publics lundi. Il s’agit de son plus haut niveau depuis 2012, a précisé l’administration et

Le déficit budgétaire des Etats-Unis s’est encore détérioré en juillet, faisant déjà grimper le déficit des dix premiers mois de l’exercice fiscal à un niveau supérieur à celui de l’ensemble de l’année dernière.

 

Selon les comptes du Trésor américain publiés jeudi, le déficit mensuel s’est établi à 120 milliards de dollars en juillet, contre 77 milliards un an plus tôt, soit un bond de 56%.

C’est davantage que les prévisions des analystes, qui visaient un manque à gagner de 100 milliards de dollars sur le mois.

Taxer davantage «les très hauts revenus» (Berger ,CFDT)

Taxer davantage «les très hauts revenus» (Berger,CFDT)

 

 

 

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT a été le premier à faire une proposition d’ouverture en suggérant l’organisation d’une vaste concertation sur la politique énergétique et la politique sociale. Une proposition rejetée d’un revers de main par le gouvernement qui reprend aujourd’hui l’idée mais de manière tardive, confuse et contradictoire. Contradictoire car il devrait d’emblée renoncer définitivement à la hausse de fiscalité sur les carburants. Confuse car il remet dans le circuit les partis politiques justement à peu près tous décriés par les gilets jaunes. Confuse car le gouvernement propose d’ouvrir le débat sur la méthode mais en refusant de changer de cap. Tardive car ce qui est aujourd’hui en cause c’est toute la politique économique et sociale et même la représentation nationale. Du coup, s’il reste encore une chance gouvernement de s’en sortir il doit faire une annonce forte du type de celle que fait encore Laurent Berger de la CFDT : à savoir la taxation supplémentaire des très hauts revenus (une manière de réinstaller l’impôt sur la fortune). La réponse au mouvement des « gilets jaunes » ne passera « sûrement pas par le moratoire » sur la fiscalité des carburants, mais par « une tranche d’impôt supplémentaire sur les très hauts revenus » qui « doivent contribuer davantage », a affirmé dimanche le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.  « Le plus grand geste qui pourra être fait, ce n’est sûrement pas le moratoire, même si je comprends qu’en urgence certains voudraient s’y réfugier », a-t-il déclaré lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNews-Les Echos. « Le plus grand geste c’est au contraire de considérer que les très hauts revenus dans notre pays doivent contribuer davantage », a-t-il ajouté, affirmant qu’ »il faut rétablir une tranche d’impôt supplémentaire ». Évoquant la réforme de l’impôt sur la fortune (ISF) en début de quinquennat, Laurent Berger a regretté que le gouvernement ait pris « dès le départ une mesure d’aide aux foyers les plus riches », alors que « c’est l’inverse qu’il fallait faire ».

 

Angela Merkel (et l’Europe) encore davantage fragilisée

Angela Merkel (et l’Europe)  encore davantage fragilisée

Un nouveau recul électoral pour Angela  Merkel dans le land de Hesse, la région de Francfort. Un affaiblissement qui fragilise encore un peu plus une alliance déjà instable entre la démocratie chrétienne et les sociaux-démocrates. La chancelière voit ses marges de manœuvre ce restreindre encore en Allemagne. Un affaiblissement dont la France n’a pas à se réjouir car en même temps, c’est toute l’Europe qui risque d’être paralysée. Il est vraisemblable que les propositions de réforme de la zone euro envisagée par Macron trouveront encore moins d’écho outre-Rhin cela d’autant plus que ces évolutions n’avaient déjà pas été accueillies avec un grand enthousiasme compte tenu du risque de solidarité financière que cela supposait. Or les Allemands ne veulent surtout pas payer les insuffisances de gestion des autres pays, Francis compris. Avec de tels résultats le couple franco allemand va devenir encore plus virtuel. De fait, il ne joue pratiquement plus de rôle moteur aujourd’hui au sein de l’union européenne. Pire, ce couple est même parfois producteur de contradictions quand l’Allemagne condamne, de façon d’ailleurs assez hypocrite, la vente d’armes à l’Arabie Saoudite alors qu’elle-même cherche à se faire une place sur le marché des armements de ce pays. Le résultat de ces élections régionales ajoutées à d’autres porte donc un coup à la grande coalition allemande mais aussi à la coopération entre la France et l’Allemagne concernant l’Europe. Selon les sondages effectués à la sortie des bureaux de vote par les chaînes de télévision publique ARD et ZDF, l’Union démocrate-chrétienne (CDU) de la chancelière arrive certes en tête du scrutin de l’Etat-région de Hesse avec entre 27 et 28% des voix, mais ce score représente une baisse d’une dizaine de points par rapport aux précédentes élections de 2013. Elle avait alors obtenu 38,3%.Le parti social-démocrate (SPD) ressort tout aussi éreinté au vu des sondages avec 20%, contre 30,7% il y a cinq ans en Hesse, où se situe la capitale financière de l’Allemagne, Francfort. Le parti Alternative pour l’Allemagne triple son score avec environ 12% et va entrer dans le dernier parlement régional allemand où il n’était pas encore représenté.

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, les Français ont davantage confiance en Edouard Philippe qu’en Emmanuel Macron.

- Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, les Français ont davantage confiance en Edouard Philippe qu’en Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron n’avance guère dans les sondages. Et le dernier en date d’Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et franceinfo publié ce jeudi ne devrait pas lui redonner confiance. Une large majorité des Français déclare avoir davantage confiance en Edouard Philippe, le Premier ministre, qu’en lui. Priés de dire qui, entre le Premier ministre et le président de la République, « vous donne le plus confiance », 55% des sondés répondent le premier, 29% le second et 16% ne se prononcent pas. Edouard Philippe arrive également en tête sur sa proximité avec les gens (51% contre 34%) et la compétence (49% contre 36%). S’il y a bien un domaine qui sourit à Emmanuel Macron, c’est l’autorité. Le président de la République devance le Premier ministre (59% contre 29%), tout comme sur le charisme (50%-36%) et la stature d’homme d’Etat (46%-41%).

Le FMI demande davantage de rigueur budgétaire à la France

Le FMI demande davantage  de rigueur budgétaire à la France

De manière très diplomatique mais ferme le fonds monétaire international invite le gouvernement français à engager  réellement des efforts pour la réduction du déficit public. En effet,  contrairement aux déclarations tonitruantes, rien n’a été fait dans ce domaine en 2017 et de déficit a même légèrement encore dérivé. En 2018, il sera sans doute de même car le gouvernement s’est trompé sur ses prévisions de croissance. On comptait sur une hausse du produit intérieur brut de 2 % alors qu’on devrait être autour de 1,6 %. Le manque de rentrées fiscales sera considérable et le gouvernement n’aura pas le courage d’engager des réformes pour  réduire le déficit.  La restructuration évoquée dans le rapport CAP 22 ne pourrait pas prouver provoquer d’effet  positif avant 2019 et de toute façon pouvoir se montre très prudent par rapport à cette réforme et jusque-là a même refusé de publier officiellement le rapport. Sans doute conscient de cette situation le fonds monétaire international rappelle donc alors la France qui sur le sujet se contente surtout de promesses et cela depuis très longtemps. «Pour atteindre les objectifs (de réduction du déficit), de profondes réformes de la dépense publique sont nécessaires à tous les niveaux du gouvernement», a expliqué la cheffe de mission du FMI pour la France, Delia Velculescu, à l’occasion de la publication de l’évaluation annuelle de l’économie française. «Le succès de la stratégie dépendra avant tout de sa crédibilité», a-t-elle ajouté. «La France a déjà bien avancé dans la réparation de la toiture (…), mais le gouvernement devrait profiter de la fenêtre d’opportunités actuelle pour poursuivre les réformes, s’assurer que la reprise est durable et renforcer la résistance aux chocs», a assuré Delia Velculescu. En attendant, le FMI a revu à la baisse sa prévision de croissance pour l’Hexagone cette année, à 1,8%.Dans un communiqué, Bercy retient que le FMI «accueille tout particulièrement favorablement» les réformes menées par le gouvernement depuis le début du quinquennat (ordonnances sur le marché du travail, réforme fiscale, réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’assurance chômage). «Le FMI relève le rythme élevé des réformes, estimant à cet égard que la France compte parmi les pays les plus actifs en Europe en termes de réformes structurelles. Cette appréciation du FMI conforte le gouvernement dans sa volonté de poursuivre la transformation économique du pays engagée depuis plus d’un an», écrit le ministère de l’Économie.

 

Sondage simulation élections présidentielles: Macron encore davantage en tête

Sondage simulation élections présidentielles: Macron encore davantage en tête

Selon un sondage Ifop-Fiducial, Macron  réaliserait même un meilleur score que l’an passé, passant de 24% à 33%., Marine Le Pen conserverait tout de même sa seconde place, augmentant même légèrement son score avec 23% des suffrages contre 21, 3% en avril 2017. Par ailleurs, le match pour la troisième place serait moins serré: Jean-Luc Mélenchon distancerait nettement François Fillon. Le leader de La France insoumise récolterait 16,5% des voix (contre 19,6% en avril 2017) et l’ancien premier ministre s’effondrerait à 12% (contre 20%). Le sondage Ifop-Fiducial a également testé un premier tour d’élection présidentielle avec Laurent Wauquiez, à la place de François Fillon. Si le premier tour avait lieu dimanche, le président des Républicains ne récolterait que… 8% des voix. Constat difficile pour la droite: une candidature du patron de LR ferait par ailleurs augmenter le score d’Emmanuel Macron à 36% (contre 33%, scénario avec François Fillon).

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