Archive pour le Tag '2019'

Embauches cadres : en hausse en 2019

Embauches cadres : en hausse en 2019

Selon les dernières prévisions de l’association pour l’emploi des cadres (APEC) publiées ce vendredi 12 juillet, les intentions d’embauche de cadres devraient progresser en 2019. Toutefois ses prévisions sont soumises à des conditions notamment relatives à l’évolution de la croissance. On compte en effet sur une stabilisation des échanges internationaux qui pourraient être affectés par des mesures protectionnistes du type de celle déjà prises et où envisagées par les États-Unis et la Chine. On imagine aussi que le relais de croissance s’appuiera surtout sur la consommation des ménages et l’investissement. Pour la consommation des ménages rien n’est sûr dans la mesure où par exemple en France les deux tiers de l’augmentation du pouvoir d’achat vont vers l’épargne et non vers la consommation par crainte précisément des incertitudes. Ceci étant, des facteurs devrait pousser le recrutement de cadres d’une part la transformation numérique d’autre part la préoccupation environnementale. Les recrutements pourraient encore bondir en 2019 (+5%) avec 280.600 créations de postes contre 266.400 l’année précédente. Pour 2020 et 2021, les perspectives semblent bien orientées avec 290.000 et 299.100 créations anticipées pour chacune des deux années. En dépit de cet horizon dégagé, le rythme des recrutements a clairement diminué depuis 2017 et 2018 (+10%). Le coup de frein de l’économie française et la multiplication des incertitudes à l’échelle mondiale ont pu inciter les entrepreneurs à ralentir les embauches. Sur l’ensemble des entreprises interrogées, 58% déclarent qu’elles vont procéder à des recrutements au cours du troisième trimestre 2019 en raison de départs à la retraite et du turn over avec une forte progression sur un an (+12 points). Le second motif évoqué est le développement de l’activité pour 26% des répondants contre 24% il y a un an. Enfin, 15% des dirigeants questionnés affirment vouloir recruter des cadres en vue d’une réorganisation interne. Cette part est en forte diminution sur un an (-6 points).

« En colère », Rugy dit n’avoir 

Bac 2019: 88,1% de réussite, un taux calculé !

Bac 2019: 88,1% de réussite, un taux calculé !

 

88,1% de réussite au baccalauréat par rapport à 2018 (88,3%) ? Un résultat calculé. Pourtant il n’était pas  facile pour le ministre de l’éducation de trouver le bon équilibre concernant les reçus au bac. En général, le nombre de reçus augmente régulièrement sans doute pour montrer aussi l’efficacité du système scolaire. Dans les années 1960, 60 % étaient reçus pour environ 90 % aujourd’hui. De nombreux experts de l’éducation constatent cependant une nette dégradation des niveaux. Cette année, le ministre de l’éducation doit en plus faire face à la grève de certains correcteurs. Il ne peut évidemment décevoir élèves et parents. En même temps, comme il prévoit une réforme assez importante des filières, il ne peut pas non plus afficher des résultats trop positifs qui pourraient nourrir des interrogations sur le bien-fondé de sa réforme. Il faut donc trouver le juste équilibre politique !  Cette année, 743.200 candidats se sont présentés à la session de juin 2019 du baccalauréat, soit 7 800 de moins qu’en 2018. Une baisse qui touche en majorité les séries générales (54%) mais aussi les séries technologiques (21%) et la voie professionnelle (25%).  Pour cette édition particulièrement mouvementée, marquée par des grèves de surveillance, de correcteurs, et par des fuites, 665.900 candidats ont été reçus à l’issue de la session de rattrapage. À noter que le taux de réussite des candidats au bac général est de 91,2% (soit +0,1 point par rapport à 2018), celui du baccalauréat technologique est de 88,1% (-0,8 point) et du bac professionnel de 82,3% (-0,3 point). Concernant la série générale, le taux d’admis augmente dans les séries ES (90,7%, +0,4 point par rapport à 2018) et L (91,6%, +0,9 point). Il est en légère baisse dans la série S (91,4%, -0,4 point). Parmi les candidats du bac technologique, la série STMG, de loin la plus grosse série, 85,3% des candidats sont admis (-0,8 point).

Juin 2019 : le plus chaud dans le monde

Juin 2019 : le plus chaud dans le monde

Selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique, le mercure est monté au mois de juin 0,1°C plus haut que le précédent record pour un mois de juin (2016), mais c’est surtout l’Europe qui a eu chaud, avec une température d’environ 2°C  Plusieurs records ont été battus la semaine dernière dans plusieurs pays européens étouffés par la chaleur en raison notamment d’un air chaud venu du Sahara. Les températures ont dépassé les normales saisonnières de 10°C en Allemagne, dans le nord de l’Espagne et de l’Italie, et en France, qui a atteint le record absolu de 45,9°C vendredi. L’équipe de Copernicus a noté qu’il était difficile d’attribuer ce record « directement » au changement climatique, mais une équipe de scientifiques qui s’est penchée sur la canicule française a conclu mardi qu’elle était « au moins cinq fois plus probable » que si l’Homme n’avait pas altéré le climat. Combinant des données satellite et des données historiques, le service européen Copernicus a estimé que la température du mois de juin en Europe a été de 3°C supérieure que la moyenne entre 1850 et 1900.

En 2019, les grandes fortunes s’enrichissent plus que les pauvres

En 2019, les grandes fortunes s’enrichissent plus que les pauvres

 

 

 

Une grande découverte, un grand média constate que les plus riches se sont enrichis davantage que les pauvres depuis le début de l’année, en France en particulier ; merci Macron !  Selon le Bloomberg Billionaires Index, qui classe les 500 plus grandes fortunes mondiales, les 14 ressortissants français du classement ont vu leur fortune cumulée augmenter de 35% sur les six premiers mois de l’année. Cela les place au premier rang mondial des plus fortes progressions, devant les grandes fortunes de Thaïlande (+33%) et de Singapour (+31%). Viennent ensuite les riches Japonais et Danois (+24%).parmi ces milliardaires français  trois personnes dominent: François Pinault, Françoise Bettencourt-Meyers et Bernard Arnault. Ce dernier, patron du groupe LVMH, est devenu en juin la troisième personne dont la fortune dépasse les 100 milliards de dollars, rejoignant ainsi Bill Gates et Jeff Bezos dans cette super élite. C’est la forte progression de l’action LVMH, +45% cette année, qui a permis à la fortune estimée de Bernard Arnault d’atteindre un tel niveau. Et ce cours de l’action LVMH s’explique par les bons résultats effectués par le groupe en 2018, avec des ventes en hausse de 10% dans le monde (à 46,8 milliards d’euros) ainsi que par sa capacité à séduire une clientèle de « millennials », qui représentent à eux-seuls entre 40 et 50% des ventes de Louis Vuitton. Avec 103 milliards de dollars, Bernard Arnault est donc la troisième fortune mondiale. Avec 56,9 milliards, Françoise Bettencourt Meyers se classe huitième alors que François Pinault est pour sa part 22ème avec 38,8 milliards d’euros.

Mondial 2019 : les bleues pas au niveau des Etats-Unis

Mondial 2019 : les bleues pas  au niveau des Etats-Unis

 

 

 

On peut trouver différentes excuses à la défaite des bleus faces au États-Unis, même invoqués peut-être le manque de chance. Reste qu’il n’y a pas photo entre les États-Unis et la France. L’équipe féminine de football américaine et notoirement au-dessus de l’équipe française et cela depuis le début du tournoi. Moins de déchets techniques chez les américaines, davantage de justesse devant le but est donc d’efficacité, beaucoup plus d’engagement physique et de rythme. Globalement les françaises ont été est étouffé par les américaines. On voit mal qui pourrait battre cette équipe techniquement tellement juste, tactiquement très au point est physiquement très présente. Il y a sans doute une raison à cela football féminin aux États-Unis et beaucoup plus professionnalisés qu’en France. Le football y est très populaire et très suivi quand les matchs français voir européen se déroule devant des tribunes presque vides. Bref les américaines sont de véritables pros. Ce mondial aura révélé l’émergence d’un football féminin qui a beaucoup évolué sur le plan technique, sur le plan du jeu. Un football très agréable à regarder même si cela manque encore un peu de puissance devant le but. Et surtout sans les simagrées de ses joueurs qui se roulent 20 fois par terre fière à l’arbitre qu’ils ont été victimes d’une faute. Peu ou pas aussi de contestation de l’arbitrage. Bref une véritable bouffé d’air frais dans le foot Et à la fin, la France se fait éliminer en quarts de finale. Les compétitions se suivent et se ressemblent pour les Bleues, incapables d’accéder au dernier carré d’un tournoi depuis les Jeux olympiques de 2012. Après leur sortie de route en quarts aux JO de Rio, en 2016, puis à l’Euro aux Pays-Bas, en 2017, voilà que leur parcours s’arrête de nouveau à ce stade de la compétition. L’objectif de la sélectionneuse, Corinne Diacre, d’accéder au moins aux demi-finales n’est donc pas atteint. Dommage pour la fédération française, qui espérait un exploit face aux Américaines pour s’imposer comme « une nation de référence » du foot féminin.

Avec cette élimination, la France voit s’envoler sa seule chance de billet qualificatif pour les JO de Tokyo l’année prochaine. Il faudra donc attendre 2021 pour retrouver les Bleues dans un tournoi d’envergure - si elles se qualifient pour l’Euro.

Sur une note plus positive, il faut souligner que les joueuses françaises quittent cette compétition avec un bilan de quatre victoires pour une seule défaite, qui plus est contre les championnes du monde en titre. Ni déroute ni exploit, elles ont simplement tenu leur rang.

Perspectives de Croissance Allemagne : seulement +0,6 % en 2019

Perspectives de Croissance Allemagne : seulement +0,6 % en 2019

 

En raison de sa puissance industrielle et du volume de ses exportations l’Allemagne sans doute le pays européen qui souffre le plus du tassement économique mondial. La banque centrale allemande vient en effet de réviser de manière drastique ses prévisions de croissance en espérant plus désormais que 0,6% du produit intérieur brut (PIB) allemand en 2019, soit bien en dessous de sa précédente prévision d’une croissance de 1,6% donnée en décembre. La Bundesbank s’attend à ce que la croissance rebondisse à 1,2% l’an prochain, contre +1,6% attendu auparavant pour 2020.

“L’économie allemande connaît actuellement un ralentissement marqué”, a indiqué la banque centrale à l’occasion de l’actualisation bi-annuelle de ses projections. “C’est principalement dû à un ralentissement dans l’industrie, où la faible croissance des exportations se fait sentir”.

Selon des données publiées, la production industrielle et les exportations de l’Allemagne ont reculé plus que prévu en avril, reflétant les vents contraires auxquels est confronté le pays avec les tensions commerciales et les incertitudes sur le Brexit.

La banque a averti que même si elle ne s’attendait pas à un déclin plus prononcé de l’économie, les risques sur ses estimations restaient orientés à la baisse.

“Pour la croissance économique, et dans une moindre mesure, pour le taux d’inflation, ce sont les risques baissiers qui prédominent en l’état actuel des choses”.

L’inflation est toujours attendue à 1,4% cette année, mais étant donné le ralentissement économique, la hausse des prix serait plus lente qu’anticipé, a indiqué la Bundesbank.

La prévision d’inflation pour 2020 est fixée à 1,5%, contre 1,8% attendu en décembre et sous l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d’inférieure mais proche de 2%.

La BCE a de nouveau repoussé l’horizon du premier relèvement de ses taux directeurs depuis la crise financière et dit qu’elle pourrait continuer de rémunérer les banques qui prêtent aux entreprises et aux ménages dans un contexte de dégradation des perspectives de croissance.

BCE : inflation pour 2019 à 1,3%

BCE : inflation pour 2019 à 1,3%

 

Comme la banque centrale américaine, la BCE envisagée il y a quelques mois encore un plan de remontée des taux. Mais le tassement économique mondial est passé par la et depuis non seulement l’hypothèse d’un relèvement des taux est écartée mais nombre d’opérateurs et autres experts espèrent une diminution des taux verts octobre. Curieusement la BCE a revu très légèrement ses perspectives d’inflation à la hausse : 1,3 % en 2019 contre 1,2 % prévus jusque là. Une évolution évidemment insignifiante et qui permet sans doute de justifier l’attentisme de la banque centrale européenne vis-à-vis d’une action monétaire susceptible de soutenir la croissance. De ce point de vue les analyses et prévisions de la BCE paraissent tout autant prudentes qu’aléatoire sans doute pour donner une légitimité au statu quo au moins jusqu’à la rentrée.

Mario Draghi, a déclaré lors d’une conférence de presse que les risques entourant les perspectives économiques de la zone euro restaient orientés à la baisse, évoquant les incertitudes géopolitiques, la menace protectionniste et les faiblesses des marchés émergents.

La BCE prévoit désormais une hausse de 1,3% des prix cette année, contre 1,2% anticipé en mars, puis de 1,4% en 2020 (contre 1,5%) et 1,6% en 2021, cette dernière prévision étant inchangée.

Elle table sur une croissance du PIB de la zone euro de 1,2% cette année, 1,4% l’an prochain et 1,4% en 2021 contre, respectivement, 1,1%, 1,6% et 1,5% prévu en mars.

Croissance Allemagne : seulement +0,6 % en 2019

Croissance Allemagne : seulement +0,6 % en 2019

 

En raison de sa puissance industrielle et du volume de ses exportations l’Allemagne sans doute le pays européen qui souffre le plus du tassement économique mondial. La banque centrale allemande vient en effet de réviser de manière drastique ses prévisions de croissance en espérant plus désormais que 0,6% du produit intérieur brut (PIB) allemand en 2019, soit bien en dessous de sa précédente prévision d’une croissance de 1,6% donnée en décembre. La Bundesbank s’attend à ce que la croissance rebondisse à 1,2% l’an prochain, contre +1,6% attendu auparavant pour 2020.

“L’économie allemande connaît actuellement un ralentissement marqué”, a indiqué la banque centrale à l’occasion de l’actualisation bi-annuelle de ses projections. “C’est principalement dû à un ralentissement dans l’industrie, où la faible croissance des exportations se fait sentir”.

Selon des données publiées vendredi, la production industrielle et les exportations de l’Allemagne ont reculé plus que prévu en avril, reflétant les vents contraires auxquels est confronté le pays avec les tensions commerciales et les incertitudes sur le Brexit.

La banque a averti que même si elle ne s’attendait pas à un déclin plus prononcé de l’économie, les risques sur ses estimations restaient orientés à la baisse.

“Pour la croissance économique, et dans une moindre mesure, pour le taux d’inflation, ce sont les risques baissiers qui prédominent en l’état actuel des choses”.

L’inflation est toujours attendue à 1,4% cette année, mais étant donné le ralentissement économique, la hausse des prix serait plus lente qu’anticipé, a indiqué la Bundesbank.

La prévision d’inflation pour 2020 est fixée à 1,5%, contre 1,8% attendu en décembre et sous l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d’inférieure mais proche de 2%.

Jeudi, la BCE a de nouveau repoussé l’horizon du premier relèvement de ses taux directeurs depuis la crise financière et dit qu’elle pourrait continuer de rémunérer les banques qui prêtent aux entreprises et aux ménages dans un contexte de dégradation des perspectives de croissance.

Pouvoir d’achat hausse de 850 euros en 2019 en moyenne

Pouvoir d’achat hausse de 850 euros en 2019 en moyenne

 

Selon l ‘Observatoire français des conjonctures économiques  (OFCE), l’augmentation de pouvoir d’achat moyenne serait de l’ordre de 850 € en 2019. À peu près la moitié de cette somme serait imputable aux décisions prises après le mouvement des gilets jaunes, les autres découlant de mesures précédentes. C’est évidemment une bonne nouvelle, pour preuve le fait que le tout petit regain de croissance en France comparée à celui de la zone euro provient justement de ce soutien à la consommation. De quoi remettre en cause une certaine conception de la rigueur surtout en période de faiblesse de croissance. Ceci étant il convient de relativiser cette augmentation. D’abord parce qu’il faut la mettre en relation avec l’augmentation réelle du coup de la vie. Une augmentation des prix structurellement sous-évalués en raison de la modification de la structure de consommation. Aussi du fait que les ménages modestes utilisent la totalité de leur pouvoir d’achat en consommation et dépenses contraintes. Dépenses contraintes notoirement sous-évaluées. Enfin il s’agit d’une moyenne ce qui signifie que le pouvoir d’achat de certains ménages aura augmenté beaucoup plus que 850 € et qu’à l’inverse d’autres toucheront beaucoup moins. C’est le problème général de la dispersion autour de moyenne. Il s’agirait de la plus forte augmentation du pouvoir d’achat depuis 2007.

Des intentions d’embauches record en 2019 ?

Des intentions d’embauches record en 2019 ?

Une étude de pôle emploi démonterait que les intentions d’embauche sont au plus haut + 3,5 points à 45,2%), cela alors  qu’on connaît un très haut niveau de chômage et que la croissance est relativement faiblarde (1,4 % en 2019). les difficultés de recrutement anticipées sont également en hausse et concernent 50,1% des projets d’embauche contre 44,4% en 2018. En tête des métiers où les difficultés sont les plus élevées, les carrosseurs automobiles, les couvreurs zingueurs, les plombiers chauffagistes mais aussi les aides à domicile. Les trois quarts des employeurs s’attendent à ce que ces difficultés soient liées au profil inadéquat des candidats (manque d’expérience, de motivation, de compétences, etc.) et 35% lient cette difficulté aux conditions de travail proposées. En 2018 cependant, huit recruteurs sur dix ont réalisé l’embauche annoncée. Les principaux  freins à l’embauche seraient  l’inadaptation des demandeurs d’emploi. Et tous les grands médias de reprendre ce seul argument qui permet de faire l’économie d’une analyse un peu approfondie et qui au passage culpabilise un peu plus les chômeurs. Certes on ne peut nier qu’il y a une certaine inadaptation des chômeurs aux offres d’emploi. Cela parce qu’on demande une certaine compétence aussi une certaine expérience que n’ont pas par exemple certains jeunes en l’état actuel du système de formation. La filière apprentissage notamment est encore bien trop marginale et ne couvre pas loin s’en faut la totalité des compétences comme en Allemagne. Notons aussi que ce chiffre de plus de 45 % d’intentions d’embauche ne signifie pas évidemment 45 % d’emplois en plus. En outre il s’agit d’intentions qui forcément seront influencées par la conjoncture. Une conjoncture pour l’instant un tout petit peu meilleure en France mais qui est loin d’être exceptionnelle. Sans parler des risques de dépression voir de crise financière internationale. En outre certaines embauches visent à combler les départs en retraite. Il faut aussi observer que des secteurs comme les services offrent des conditions de travail et salariale peut attractives. C’est le cas des métiers de soins et d’accompagnement de la personne. Des métiers qui seraient un véritable gisement d’emplois mais qui ne trouvent pas preneur. Pas étonnant compte tenu du niveau de rémunération, des conditions de travail est souvent aussi des temps partiels. Pour certains, il est d’ailleurs préférable de bénéficier de la protection sociale que d’aller travailler à perte. On ne peut nier cependant une certaine démotivation de certains candidats et une  perte de la valeur travail dans le pays depuis notamment les 35 heures. La question de l’adaptation du marché du travail est donc complexe, elle articule des éléments économiques, sociaux mais aussi culturels

 

Croissance 2019 en chute : la faute aux gilets jaunes ? (FMI)

Croissance 2019 en chute : la faute aux gilets jaunes  ? (FMI)

 

Les gilets jaunes vont devoir porter le chapeau de la nette diminution de la croissance (qui cependant a débuté au cours du premier semestre 2018 !). Ce que tente de démontrer le FMI. Un FMI qui reprend les arguments  de Natixis filiale de BPCE contrôlé par l’Etat), bref les arguments du gouvernement.  Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé lundi 21 janvier, à Davos, en Suisse, avoir abaissé légèrement – de 0,1% – la prévision de croissance 2019 pour la France, conséquence de la fronde des « gilets jaunes » qui dure depuis plus de deux mois. Le Fonds a également abaissé la prévision d’expansion pour l’économie mondiale et de la zone euro, avec des baisses encore plus marquées pour l’Allemagne (-0,6 point) et pour l’Italie (-0,4 point). La faute aux gilets jaunes ? En France, nous avons d’ailleurs abaissé légèrement la prévision de croissance, en raison des manifestations des gilets jaunes. Gita Gopinath, cheffe économiste du FMIAFP

« Ce sont de vraies préoccupations qui doivent être traitées », a-t-elle ajoutée, en réponse à une question sur les risques politiques et, notamment, le mouvement des « gilets jaunes ».

Véronique Janod., économiste chez Netaxis développer exactement les mêmes arguments tout en reconnaissant qu’en fait la responsabilité incombait à la dégradation de l’environnement international et la dégradation depuis début 2018. . Qui reconnaît quand même l’environnement économique international reste très défavorable. (Interview de VÉRONIQUE JANOD dans   la Tribune)

 

Quelles sont vos prévisions de croissance pour 2018?

 

VÉRONIQUE JANOD -  Pour 2018, nos prévisions de croissance sont à 1,5%. Elles ont été révisées mi-décembre à la baisse en raison du mouvement des « Gilets jaunes », qui a pesé progressivement sur l’activité à partir de mi-novembre ramenant nos prévisions à leur niveau antérieur. Pendant longtemps, notre prévision de croissance pour 2018 était à 1,5%.

Quel peut être l’impact du mouvement des « Gilets jaunes » sur la consommation ?

Désormais, le mouvement a duré assez de temps pour avoir un impact négatif perceptible au niveau macroéconomique sur la consommation privée. Elle devrait croître d’à peine 0,1% au dernier trimestre.

Quelles sont vos perspectives pour cette nouvelle année ?

Pour 2019, nos prévisions de croissance ont été relevées de 1,4% à 1,8% (la plupart des experts ne prévoient que 1.3% !) Suite aux annonces de décembre du gouvernement et du président. …. SMIC, défiscalisation des heures supplémentaires, annulation de la hausse de 1,7 point de CSG pour les retraités percevant moins de 2.000 euros) visent spécifiquement à redonner du pouvoir d’achat aux ménages ayant les plus faibles revenus. In fine, plus de 11 milliards devraient être réalloués aux ménages, avec une volonté marquée du gouvernement de soutenir plus particulièrement les ménages disposant des revenus les plus faibles. Le montant total des mesures est non négligeable et devrait redonner du pouvoir d’achat aux ménages qui ont la plus forte propension à consommer. Conjugué à la baisse de l’inflation, on devrait avoir une importante hausse de la consommation en 2019, qui passerait selon nos prévisions de 0,9% à 2,1% sous réserve que les prix du pétrole restent en deçà de 65 euros le baril en fin d’année.

Au niveau de l’investissement, quelles sont vos prévisions ?

Quels pourraient être les facteurs d’inquiétude qui pourraient peser sur la croissance ?

En 2018, les entreprises ont joué un rôle moteur pour la croissance. Avec la montée en puissance du CICE, des taux de financement relativement bas, les conditions sont restées relativement bonnes en 2018. Si la baisse de l’impôt sur les sociétés prévue en 2019 est en grande partie reportée, les entreprises étant appelées à contribuer à l’effort national pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages, la transformation du CICE en baisse pérenne des cotisations sur les bas salaires a été maintenue. Cette mesure est un geste fort en faveur de l’activité des entreprises qui devrait permettre d’améliorer davantage leurs marges…… Le ralentissement de l’emploi n’a pas été initié par le mouvement des « Gilets jaunes ». Il a débuté dès le second trimestre 2018 et s’est accentué depuis.

Comme attendu les effets de la réforme du Code du travail mettent du temps à apparaître et ne sont perceptibles qu’à moyen long terme. Cela provient en partie du fait que les acteurs doivent se l’approprier, mais également du fait que les jugements prud’homaux révèlent les limites du nouveau Code du travail au regard du droit international (convention 158 de l’OIT et charte sociale européenne) remettant en cause l’idée d’un plafond légal du barème des dommages et intérêts dans le cas de licenciement abusif. En théorie, si la croissance en 2019 accélère comme nous l’attendons depuis l’annonce des mesures de décembre, les créations d’emplois devraient se poursuivre et légèrement accélérer.

…… Face à l’impatience croissante en matière d’amélioration du marché du travail, le gouvernement se trouve dans une situation de plus en plus délicate à mesure que le temps passe pour poursuivre des réformes structurelles dans un environnement international qui devrait se dégrader en 2019.

La prolongation du mouvement des « Gilets jaunes » pourrait-elle avoir des répercussions sur le calendrier des réformes ?

Une autre source d’inquiétude est que le mouvement des « Gilets jaunes » a écorné la confiance des investisseurs étrangers en la capacité du gouvernement à réformer et à réduire les déficits et la dette qui va désormais continuer à augmenter ces prochaines années. À l’heure actuelle, avec le grand débat qui doit être lancé et durer jusqu’en mars, certaines réformes vont être reportées à l’instar de la réforme des institutions. La réforme des retraites a été décalée et celle portant sur l’assurance-chômage a été reportée de fin 2018 à début 2019. La vraie question est donc celle des marges de manœuvre du gouvernement pour continuer à réformer.

Au niveau international, quels sont les principaux facteurs d’inquiétude ?

Contrairement à début 2018, le facteur d’inquiétude principal concerne l’environnement économique international. À l’instar de ses voisins, la France devrait connaître un environnement international nettement moins porteur. Au niveau du commerce extérieur, les sources d’inquiétudes s’accumulent progressivement. Le ralentissement économique en Chine contribue à rendre l’environnement international moins porteur, affectant naturellement la demande adressée à la France. Compte tenu du développement croissant de la Chine, les politiques économiques visant à relancer l’économie chinoise devraient être plus délicates à mener que par le passé, l’environnement international pourrait de ce fait demeurer plus durablement moins porteur.

En parallèle, les tensions commerciales demeurent au niveau international en raison de la guerre commerciale sino-américaine. Pour l’instant le commerce international profite de la trêve démarrée début décembre pour 90 jours mais les incertitudes persistent, le président américain est déjà revenu sur certaines décisions par le passé. En Europe, le Brexit rajoute des incertitudes. Le Royaume-Uni reste un partenaire d’échanges important pour la zone euro et plus particulièrement pour la France. Au-delà, le ralentissement des principaux partenaires commerciaux de la France, notamment l’Allemagne et l’Italie, devrait avoir des répercussions sur l’économie française.

 

Vœux Macron 2018 : trop de « je », 2019 : trop de nous et d’actes de contrition ?

Vœux  Macron 2018 : trop de « je »,  2019 : trop de nous et d’actes de  contrition ?

 

Si on se  souvient bien de l’allocution des vœux 2018, Macron avait déclaré que l’année serait consacrée à la solidarité et à l’unité. Une petite erreur de diagnostic évidemment. On avait  remarqué la longueur de la prestation de Macron lors de ces vœux 2018. Une longueur excessive à telle enseigne que Macron avait  été contraint de faire une deuxième version limitée à deux minutes sur Internet ;  une version par ailleurs nettement plus réussie et plus naturelle. Ce qui avait également caractérisé cette allocution, c’est son manque de chaleur. Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer avec ce discours relativement froid. Un discours à la mode des responsables de la république en marche souvent  manquant sérieusement d’humanité, de simplicité et de vraie compassion. Bref des discours technos. Dernier élément assez insupportables : l’emploi du  je à presque toutes les phrases. Une soixantaine de fois lors de ce discours. Cette année le discours risque d’être plus modeste. Sur le mode » je vous ai compris », vous avez raison, une sorte d’acte de contrition et d’excessive empathie pour compenser l’égotisme précédant. Macron sera quand même contraint de réaffirmer l’autorité de l’État bien mis à mal après la démission de plusieurs ministres, les gilets jaunes et le deuxième épisode Benalla. Ce qui devrait marquer cette allocution sera son invitation renouvelée à un grand débat et surtout vite fait et dont on voit mal ce qui pourrait en sortir compte tenu des modalités d’organisation et la volonté réaffirmée de ne pas changer de cap.

 

SNCF : un dividende en 2019 !!!

SNCF : un dividende en 2019 !!!

 

 

La SNCF va verser plus de 500 millions d’euros de dividendes aux gestionnaires des infrastructures ferroviaires. Une situation un peu surréaliste pour une entreprise subventionnée à hauteur de près de 50 % et dont l’endettement est toujours d’une cinquantaine de milliards en attendant que le gouvernement en reprenne une partie en 2020 et en 2022. En réalité il s’agit d’un jeu d’écriture qui n’a pas beaucoup de sens économique surtout quand en plus pour verser ces dividendes il faudra encore emprunter donc s’endetter pour payer les dividendes. Cette somme va servir à réduire les déficits et à rénover des voies. Mais pour autant les crédits dont bénéficie la SNCF ne vont pas augmenter. Comme le souligne les Echos, « l’Etat tiendra compte du montant exceptionnel du dividende en ajustant à la baisse ses subventions. Le gagnant de l’opération, c’est donc le ministère des Comptes publics ». Même si SNCF mobilités profite du dynamisme retrouve du TGV et des premières mesures de la réforme ferroviaire, le versement de cette somme représente un effort considérable. Selon les calculs du quotidien, elle aurait pu acheter 21 TGV du futur avec les 531 millions de dividende qu’elle doit verser. De plus, l’année 2017 a été bonne, 2018 l’a moins été, ses résultats étant affectés par la longue grève du printemps. Aussi pour payer en 2019 le dividende record de 2017, SNCF va donc recourir en partie à l’endettement, selon les informations des Echos.

Taxe GAFA de la France dès le 1er janvier 2019

Taxe GAFA de la France dès le 1er janvier 2019

«La taxe s’appliquera en tout état de cause au 1er janvier 2019 et elle portera donc sur l’ensemble de l’année 2019 pour un montant que nous évaluons à 500 millions d’euros», a affirmé Bruno Le Maire, lors d’une conférence de presse à Paris.  Les grands du numérique réalisent de l’ordre  15 milliards de chutes d’affaires en France mais ne paie qu’un impôt dérisoire de l’ordre de 50 millions et encore pas tous. D’où la proposition de la France d’imposer de manière forfaitaire le chiffre d’affaires  sur la base de 3 %. Du coup,  on ferait passer l’impôt de 50 millions à 500 millions soit 10 fois plus. Une proposition française mollement soutenue par l’union européenne et en particulier par l’Allemagne qui craint des mesures de rétorsion sur l’industrie automobile. Du coup, la France envisagerait de décider seule d’une taxation. La plupart des grands du numérique échappent à l’impôt parce que leur chiffre d’affaires est supposé réalisé à partir de pays à la fiscalité insignifiante. Certains Gafa qui font du business en France n’ont même pas de filiale française. Il y a là évidemment une distorsion de concurrence avec les entreprises françaises cela d’autant plus que ces plates-formes favorisent le développement de produits étrangers ou mettent en tutelle les producteurs français.la mesure envisagée par la France  «Pourrait être introduite dans la loi Pacte», approuvée en première lecture à l’Assemblée nationale et qui devrait être soumise au Sénat en début d’année prochaine. Le ministre a toutefois précisé que cette taxe sur les géants du numérique, qui paient en moyenne 9 % d’impôt en Europe, là où les entreprises traditionnelles paient 23 %, ne se limitera pas au chiffre d’affaires prévu dans la directive européenne. Celle-ci s’étendra également «aux revenus publicitaires, aux plateformes et à la revente de données personnelles».

Budget 2019: la France sourde aux critiques

Budget 2019: la France sourde aux critiques

Échanges diplomatiques polis entre la commission européenne et la France à propos du budget 2019. La commission européenne note une dérive de l’équilibre en limitant ses critiques à l’insuffisance de réduction du déficit structurel (comme s’il était simple méthodologiquement de distinguer ce qui relève structurel et du conjoncturel). Cela permet toutefois de relativiser les critiques européennes qui ne peuvent en même temps attaquer durement l’Italie pour les mêmes raisons.   En réalité il n’est pas  sûr du tout que la France soit encore sous les 3 % de déficit par rapport au PIB  en 2019. Cette année déjà il y aura en effet un net  décalage entre les prévisions et la réalisation. Le déficit budgétaire était en effet annoncé à 2,3 % il devrait tourner de 2,6 à 2,8 du PIB. En cause, le reclassement de la dette de la SNCF comme administration publique mais surtout en raison du net tassement de la croissance. Une croissance qui était attendue à 2,3 % par les experts et qui en faites tournera autour de 1,5 %. La conséquence directe sera un affaiblissement des rentrées fiscales qui viendra creuser le déficit public. Le ministre des finances, Bruno Lemaire s’avance beaucoup en déclarant : “Nous tiendrons notre objectif d’être sous les 3% en 2019. Le rétablissement des comptes publics n’est pas négociable”, a dit Bruno Le Maire en marge d’une réunion avec ses homologues de l’Union européenne, à Vienne. Or la croissance en 2019 ne sera pas supérieure à celle de 2018 et par ailleurs il n’est pas prévu de réduction significative des dépenses de l’État dans le projet de budget de l’année prochaine. On a même enterré le rapport dit CAP 22 qui proposé de réformer de manière substantielle le rôle et le fonctionnement de l’État. La vérité, c’est que la France pourrait à nouveau flirter avec la barre symbolique d’un déficit à 3 % en 2019. Ces nouvelles perspectives ont valu à Paris une mise en garde du commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. Il a souligné dans une interview publiée vendredi par L’Opinion l’”effet symbolique et politique indéniable” d’un éventuel retour au-dessus des 3%.

Croissance 2019 : nouveau tassement

Croissance 2019 : nouveau tassement  

 

L’institut Rexecode est très pessimiste pour la croissance en 2019. L’institut économique proche du patronat voit la croissance française ralentir à 1,3% en 2019 – après 1,6% cette année – un niveau bien inférieur à la prévision de 1,7% de l’exécutif. Rexecode se félicite des mesures déjà engagées mais estime qu’elle ne prévoit d’effet qu’à moyen terme. En gros,  ces mesures entraîneront une augmentation du PIB de 1 % mais seulement à horizon de cinq à sept ans. Pour parler clair,  l’effet à court terme sera presque nul sur la croissance et sur l’emploi. L’institut insiste donc sur la nécessité d’alléger encore la fiscalité sur l’appareil de production. Les économistes de l’institut plaident pour “un renforcement aussi rapide que possible du potentiel de croissance” de l’économie française, même s’ils notent que les réformes déjà mises en œuvre depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron devraient exercer des effets bénéfiques à moyen terme sur la croissance potentielle et l’emploi. Selon eux, les mesures engagées, ainsi que celles prévues dans les textes budgétaires pour 2019, stimuleront le produit intérieur brut (PIB) potentiel de la France de 0,9 à 1,3 point à un horizon de cinq à sept ans. “En termes d’emploi, l’impact serait un supplément de créations d’emplois de l’ordre de 250.000 à 300.000”, précisent-ils. “Au total, au stade actuel, le bilan prévisible de l’ensemble des mesures est positif pour le moyen terme, mais insuffisamment pour obtenir une trajectoire macroéconomique et budgétaire cohérente avec les objectifs affichés pour le quinquennat”, observent les économistes de Rexecode. Pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises, ils plaident donc une nouvelle fois pour une baisse des impôts de production – ils estiment qu’une réduction de huit milliards d’euros de celle-ci pourrait être financée en renonçant à l’élargissement de l’exonération de la taxe d’habitation sur la résidence principale aux 20% des ménages les plus aisés. Ils proposent   un recul de l’âge effectif de départ à la retraite pour “limiter le poids des dépenses de retraite” et “soutenir le PIB potentiel”. A leurs yeux, les grandes lignes de la réforme présentées la semaine dernière par l’exécutif “constituent un progrès” mais ils déplorent que cette perspective soit “fort lointaine”, avec une entrée en vigueur très progressive et un coup d’envoi prévu en 2025.

Croissance : pessimisme pour 2019 (Rexecode)

Croissance : pessimisme pour 2019 (Rexecode)  

 

L’institut Rexecode est très pessimiste pour la croissance en 2019. L’institut économique proche du patronat voit la croissance française ralentir à 1,3% en 2019 – après 1,6% cette année – un niveau bien inférieur à la prévision de 1,7% de l’exécutif. Rexecode se félicite des mesures déjà engagées mais estime qu’elle ne prévoit d’effet qu’à moyen terme. En gros,  ces mesures entraîneront une augmentation du PIB de 1 % mais seulement à horizon de cinq à sept ans. Pour parler clair,  l’effet à court terme sera presque nul sur la croissance et sur l’emploi. L’institut insiste donc sur la nécessité d’alléger encore la fiscalité sur l’appareil de production. Les économistes de l’institut plaident pour “un renforcement aussi rapide que possible du potentiel de croissance” de l’économie française, même s’ils notent que les réformes déjà mises en œuvre depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron devraient exercer des effets bénéfiques à moyen terme sur la croissance potentielle et l’emploi. Selon eux, les mesures engagées, ainsi que celles prévues dans les textes budgétaires pour 2019, stimuleront le produit intérieur brut (PIB) potentiel de la France de 0,9 à 1,3 point à un horizon de cinq à sept ans. “En termes d’emploi, l’impact serait un supplément de créations d’emplois de l’ordre de 250.000 à 300.000”, précisent-ils. “Au total, au stade actuel, le bilan prévisible de l’ensemble des mesures est positif pour le moyen terme, mais insuffisamment pour obtenir une trajectoire macroéconomique et budgétaire cohérente avec les objectifs affichés pour le quinquennat”, observent les économistes de Rexecode. Pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises, ils plaident donc une nouvelle fois pour une baisse des impôts de production – ils estiment qu’une réduction de huit milliards d’euros de celle-ci pourrait être financée en renonçant à l’élargissement de l’exonération de la taxe d’habitation sur la résidence principale aux 20% des ménages les plus aisés. Ils proposent   un recul de l’âge effectif de départ à la retraite pour “limiter le poids des dépenses de retraite” et “soutenir le PIB potentiel”. A leurs yeux, les grandes lignes de la réforme présentées la semaine dernière par l’exécutif “constituent un progrès” mais ils déplorent que cette perspective soit “fort lointaine”, avec une entrée en vigueur très progressive et un coup d’envoi prévu en 2025.

Budget 2019 : déjà obsolète

Budget 2019 : déjà obsolète

 

Autant dire que l’équation budgétaire pour 2019 sera particulièrement complexe voire impossible à résoudre. En effet, il s’agit de courir après un impossible équilibre budgétaire en même temps de consentir d’importantes réductions fiscales aux entreprises et de donner l’impression aux ménages qu’on leur accorde une augmentation de pouvoir d’achat. Première observation les perspectives de réduction de déficit ne seront certainement pas atteintes. Il est même probable qu’on se rapproche des 3 %. En cause, d’une part des dépenses qui pourraient dériver en raison de la dégradation du climat économique et social aussi de rentées fiscales plus réduites que prévu ; cela en raison du tassement de la croissance. La première difficulté pour le gouvernement c’est d’afficher un équilibre entre les réductions fiscales accordées aux entreprises et celle accordée aux ménages. Le déséquilibre est pourtant flagrant puisque le CICE désormais pérennisé représente de l’ordre d’environ 20 milliards. À comparer aux 6 milliards très contestés destinés aux ménages. En fait, c’est loin de 6 milliards.il faudrait intégrer le fait que la certaines prestations comme les allocations logement, les allocations familiales ou encore les pensions ne seront pas revalorisées à hauteur de l’inflation.  On prévoit seulement 0,3 % pour les pensions alors que l’inflation est sur un rythme annuel de 2,3 %. La différence est évidemment considérable. La compensation par la suppression de la taxe d’habitation est relative dans la mesure il y aura augmentation de l’impôt foncier par les collectivités locales. Conclusion, en dépit des efforts de communication déployée par le gouvernement le budget 2019 aura du mal à être crédible auprès notamment des ménages et il sera difficilement soutenable.

Baisse de fiscalité 2019 : de l’affichage douteux

Baisse de fiscalité 2019 : de l’affichage douteux

La plus forte de baisse de fiscalité depuis Sarkozy en 2007, voilà l’emballage du dispositif fiscal prévu pour 2019. Il s’agit d’un emballage d’un dispositif très confus qui agglomère des dispositions déjà prises en 2018 et qui fait l’impasse sur de nombreuses réalités économiques et sociales. Une annonce sans doute pour satisfaire Bruxelles qui est inquiète  de la dérive budgétaire de la France mais aussi pour rassurer les électeurs encore assommés par la fonction fiscale en 2018.  Une baisse de fiscalité qui risque d’être très fictive. Une baisse importante provient de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français, soit autour de 4 milliards. Malheureusement certaines collectivités locales ont déjà prévu un transfert de ressources sur l’impôt foncier car il est clair que cette suppression ne sera pas entièrement compensée aux collectivités locales. À noter que le gouvernement n’intègre pas la reprise de l’inflation qui mécaniquement fera augmenter certaines ressources fiscales comme la TVA par exemple. En outre, des prestations comme les pensions de retraite ou les aides sociales  ne seront pas réévaluées à hauteur de cette inflation. Pour les retraites, l’augmentation sera de seulement 0.3% en 2019 et 2020.  Ce qui constitue une perte de 2 % chaque année. Notons aussi que la hausse de la fiscalité énergétique cumulée avec la hausse du pétrole et les autres sources d’énergie va affecter pouvoir d’achat des ménages. L’évaluation du gouvernement est donc très contestable. Elle est déjà contestée pour partie par l’observatoire français des conjonctures économiques qui  abouti à une estimation de 3,5 milliards d’euros de gains de pouvoir d’achat pour les Français en 2019 attribuables aux mesures gouvernementales. L’OFCE inclut dans son évaluation l’évolution des prestations sociales qui devraient, est-il précisé dans l’étude, amputer le pouvoir d’achat des ménages de 2,5 milliards en raison principalement de la désindexation des pensions de retraite, des prestations familiales et des allocations logement. Mais une étude qui ne prend pas en compte la dérive de l’inflation probable. De toute manière,  la réalité de la politique fiscale sera vite vérifiée dans le niveau de consommation des ménages. Une consommation des ménages complètement atone depuis le matraquage fiscal de début 2018 et qui ne reprend pas de manière significative.

 

Fiscalité 2019 : une baisse fictive

Fiscalité 2019 : une baisse fictive

 

 

 

Sans doute pour afficher un revirement de sa politique économique, le gouvernement annonce une baisse de fiscalité de leur de milliards pour 2019. Une baisse de fiscalité qui risque d’être très fictive. Une baisse importante provient de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français, soit autour de 4 milliards. Malheureusement certaines collectivités locales ont déjà prévu un transfert de ressources sur l’impôt foncier car il est clair que cette suppression ne sera pas entièrement compensée aux collectivités locales. À noter que le gouvernement n’intègre pas la reprise de l’inflation qui mécaniquement fera augmenter certaines ressources fiscales comme la TVA par exemple. En outre, des prestations comme les pensions de retraite ou sociales  ne seront pas réévaluées à hauteur de cette inflation. Pour les retraites, l’augmentation sera de seulement 0.3% en 2019 et 2020.  Ce qui constitue une perte de 2 % chaque année. Notons aussi que la hausse de la fiscalité énergétique cumulée avec la hausse du pétrole et les autres sources d’énergie va affecter pouvoir d’achat des ménages. L’évaluation du gouvernement est donc très contestable. Elle est déjà contestée pour partie par l’observatoire français des conjonctures économiques qui  abouti à une estimation de 3,5 milliards d’euros de gains de pouvoir d’achat pour les Français en 2019 attribuables aux mesures gouvernementales. L’OFCE inclut dans son évaluation l’évolution des prestations sociales qui devraient, est-il précisé dans l’étude, amputer le pouvoir d’achat des ménages de 2,5 milliards en raison principalement de la désindexation des pensions de retraite, des prestations familiales et des allocations logement. Mais une étude qui ne prend pas en compte la dérive de l’inflation probable. De toute manière,  la réalité de la politique fiscale sera vite vérifiée dans le niveau de consommation des ménages. Une consommation des ménages complètement atone depuis le matraquage fiscal de début 2018 et qui ne reprend pas de manière significative.

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