Archive pour le Tag 'climat'

Inondations : un climat de plus en plus africain

Inondations : un climat de plus en plus africain

 

De plus en plus le climat en France se rapproche de celui de certains pays d’Afrique avec d’une part des périodes de sécheresse plus fortes et plus longues, d’autre part des périodes de pluie plus intenses. Une conséquence notamment du réchauffement climatique qui fait par exemple qu’une ville comme Lyon pourrait connaître le climat de Madrid d’ici une trentaine d’années et celui d’Alger dans moins d’un siècle. « Le réchauffement climatique va avoir lieu. Maintenant, il faut voir comment on peut le limiter ….En 50 ans, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,7°C à Lyon. Selon le scénario le plus pessimiste, si la tendance se poursuit, en 2050, le climat de Lyon ressemblera à celui de Madrid aujourd’hui. Et à celui d’Alger dans 85 ans », explique- Bruno Charles, vice-président de la Métropole de Lyon, en charge du développement durable et de l’agriculture A l’horizon 2100, il pourrait donc faire en moyenne 24°C entre Rhône et Saône, avec des périodes estivales comptant 28 jours de canicule (contre 12 en 2003).  Très fortes période de canicules et très fortes période de pluie vont alterner comme en Afrique.  Ces épisodes météorologiques, constatés à l’automne, provoquent souvent de graves inondations dans le sud de la France. Un phénomène qui s’aggrave depuis une cinquantaine d’années. L’Aude a déjà été lourdement touché dans le passé par des inondations provoquées par des «épisodes méditerranéens», un phénomène météorologique aussi appelé «pluies cévenoles». En novembre 1999, 26 disparus ont été à déplorer après les pluies diluviennes qui avaient touché l’Aude et les départements voisins. «Le 12 novembre 1999, la zone la plus sévèrement touchée est la région des Corbières, où il est tombé à Lézignan 620 mm de pluies en trente-six heures, soit plus des deux tiers d’une année habituelle de pluie», rappelle le site de Météo-France.

 

Climat : la responsabilité humaine du réchauffement

Climat : la responsabilité humaine du réchauffement

 

Un article du Monde démonte l’argumentation qui conteste la responsabilité humaine vis-à-vis du réchauffement. (Extrait)

« Plusieurs articles publiés ces derniers jours, notamment par les sites Wikistrike.com ou Reseauinternational.net (deux publications qui nous apparaissent peu fiables dans le Décodex) mettent en avant des déclarations de Werner Munter, un Suisse « spécialiste reconnu des avalanches », qui « planche nuit et jour depuis trois ans sur le réchauffement climatique ». Ce dernier explique qu’il « ne conteste pas le réchauffement [climatique] lui-même », mais le fait qu’il serait engendré par l’activité humaine. Il avance pour cela plusieurs arguments :

  1. Le réchauffement climatique en cours ne serait qu’un cycle naturel parmi d’autres (« rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu cinq pics de températures comparables à celui que nous vivons ») ;
  2. L’homme ne serait responsable que d’une faible quantité d’émissions de gaz à effet de serre (« il y en a un peu moins de 0,5 % dans l’atmosphère, et au maximum 5 % de cette quantité est imputable à l’homme […] Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe ? ») ;
  3. D’autres phénomènes planétaires seraient à l’œuvre, comme les variations de l’intensité du rayonnement solaire. Et « quoi qu’il en soit, c’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation, nous avons changé le climat. La nature est bien plus forte que l’homme, nous ne sommes pas les maîtres de la Terre ! »

POURQUOI C’EST FAUX

Les déclarations de Werner Munter reprises dans ces articles ont tout du réchauffé : elles sont extraites d’un entretien qu’il a accordé au journal suisse Le Matin, publié en mai 2014. Surtout, ses affirmations sont contestables sur le fond. Reprenons-les point par point.

1. L’argument temporel ne tient pas la route

Il est tout à fait juste de rappeler que le climat a varié de manière tout à fait naturelle tout au long de l’histoire de la Terre. Ce que Werner Munter occulte, en revanche, c’est la vitesse et l’ampleur du réchauffement en cours.

Selon le dernier rapport du GIEC, le réchauffement climatique était d’environ 0,87 °C sur la période 2006-2015 par rapport à la moyenne des années 1850-1900. Sauf sursaut mondial majeur, le seuil de 1,5 °C sera franchi entre 2030 et 2052, et la surchauffe pourrait être de l’ordre de 5,5 °C à la fin du siècle.

Une étude publiée dans la revue Science en 2013 concluait qu’après s’être rafraîchi pendant les 5 000 dernières années, le climat terrestre a rapidement augmenté depuis les années 1800. Il atteindrait désormais des niveaux supérieurs à ceux estimés au cours de 90 % des 10 000 dernières années. C’est notamment cette observation qui amène les spécialistes à estimer le changement climatique récent comme une irrégularité.

En résumé, le réchauffement climatique actuel n’a rien de banal, contrairement à ce qu’affirme M. Munter.

2. L’activité humaine a bien fait augmenter la concentration de CO2 dans l’atmosphère

Werner Munter conteste que l’activité humaine ait pu engendrer une hausse de la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. Mais là aussi, il utilise une argumentation trompeuse. Il est tout à fait juste que des quantités considérables de COsont émises chaque année en dehors de toute intervention humaine. Il est également exact que les océans, les mers ou les forêts, par exemple, en absorbent une partie.

Cependant, il est indéniable que la part humaine des émissions de CO2 a explosé au cours des dernières décennies. L’homme produisait 1,5 milliard de tonnes de COen 1950 ; cette quantité a été multipliée par plus de vingt pour atteindre 36,3 milliards de tonnes émises en 2016.

Résultat : la concentration de CO2 dans l’atmosphère a elle aussi augmenté fortement depuis la fin des années 1800, alors qu’on estime qu’elle avait stagné au cours des siècles précédents. L’activité humaine a donc bien eu, une nouvelle fois, un réel effet.

Une concentration de CO2 dans l’atmosphère en forte hausse depuis le début du XXe siècle

Il est donc abusif d’affirmer, comme le fait l’expert en avalanches, que l’homme n’aurait qu’un rôle marginal dans les émissions de CO2.

3. Les facteurs naturels ne peuvent expliquer à eux seuls le réchauffement actuel

La brusque hausse de la concentration de CO2 dans l’atmosphère est préoccupante, car il s’agit d’un gaz à effet de serre, qui favorise le réchauffement climatique. La combinaison de cet indicateur avec les autres facteurs d’évolution du climat d’origine humaine correspond assez bien au réchauffement climatique observé depuis des décennies. En théorie, des facteurs naturels comme le rayonnement solaire ou les éruptions volcaniques ont certes joué un rôle dans des réchauffements climatiques par le passé. Mais selon l’immense majorité des spécialistes, la combinaison de ces facteurs avec d’autres éléments naturels aurait eu une contribution quasi nulle sur le climat au cours de la période récente. En clair, ce sont bien les facteurs humains, et non naturels, qui ont eu une influence décisive dans le réchauffement en cours. »

Climat : une centaine de marches citoyennes

Climat : une centaine de marches citoyennes

 

De l’ordre de 100 000 personnes ont été mobilisés lors de marches organisées pour lutter contre le réchauffement climatique. Des manifestations qui d’une certaine manière appuie le cri d’alerte lancé par le GIEC sur les conséquences dramatiques de la hausse des températures voire de la disparition du monde d’ici un  siècle ou deux. En effet, d’ici un siècle ou deux, la Terre risque de n’être plus vivable mais d’ici  2050 déjà de profonds bouleversements interviendront d’après le GIEC si la température monte à +1,5°C et plus encore à +2°C. Parmi les risques : Inondation pour les uns, menace sur  la ressource en eau pour les autres , amplification des cyclones, sécheresse, insécurité alimentaire, risques sur la santé publique sans parler des effets combinés du climat, de la chimie et de l’aménagement du territoire qui ont déjà fait disparaître 40 à 50 % des espèces animales et végétales. Le plus inquiétant pour le Giec c’est l’ampleur prise par ses conséquences et leur rythme accéléré. La disparition de ces espèces devrait interroger d’autant que les causes sont connues à savoir :

  • les changements climatiques bien sûr mais aussi

La destruction des habitats, l’agriculture, l’agrandissement des villes, la production d’énergie…),

  • l’exploitation des espèces (pêche et chasse),
  • la pollution,
  • les espèces invasives,
  • les maladies.

Les espèces d’eau douce sont les plus touchées par le phénomène avec 76 % de disparition entre 1970 et 2010.

L’Amérique Latine est la région la plus vulnérable avec la disparition de 83 % de ses espèces. S’ajoute à ce constat alarmant notre empreinte écologique qui ne cesse d’augmenter. L’homme a besoin de plus d’une planète et demie pour répondre à ses besoins. Depuis 1974, l’homme a déjà consommé toutes les ressources naturelles que peut générer la planète en une année. Une consommation qui a fait grimper  les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par l’homme ont déjà fait grimper la température mondiale de 1°C depuis la Révolution industrielle. « Il est probable » que le réchauffement atteigne 1,5°C entre 2030 et 2052 s’il garde son rythme actuel. « Beaucoup de régions » connaissent un réchauffement plus accéléré encore, comme l’Arctique (deux à trois plus fort qu’ailleurs). Le dernier demi-degré engrangé est déjà associé à une recrudescence de phénomènes météorologiques extrêmes. Les émissions passées et présentes continueront à faire monter les océans, quoi qu’il arrive. À 1,5 °C, l’Arctique connaîtra un été sans banquise par siècle, ce sera un par décennie à +2°C. (Pour mémoire, la fonte totale des glaciers et de la calotte glaciaire s’avère de plus en plus probable). Les conséquences sur l’agriculture et la capacité à nourrir la planète seront graves  : ainsi, la baisse de productivité du maïs, du riz ou du blé sera plus limitée à +1,5°C qu’à 2°C, de l’Asie du sud-est à l’Amérique latine, dit encore le rapport, qui décrit aussi des risques accrus pour la ressource en eau, la sécurité alimentaire, la santé. Pour rester à 1,5°C, il faut faire décliner les émissions de CO2 bien avant 2030 et fortement (-45% d’ici 2030 par rapport à leur niveau de 2010), pour ensuite arriver, vers 2050, à une « neutralité carbone »: c’est-à-dire cesser de mettre dans l’atmosphère plus de CO2 que l’on ne peut en retirer. « Neutralité » implique de ne plus garder que les émissions « résiduelles », pour les secteurs ne pouvant s’en passer (aviation par exemple). Ce surplus de CO2 devra être pompé (ce sont des « émissions négatives »). Les autres GES (méthane, HFC, carbone suie…) seront à réduire aussi, bien que moins prioritaires que le CO2 car moins persistants. Quant à la possibilité de dépasser le seuil de +1,5°C, pour faire redescendre le mercure plus tard au cours du siècle, le Giec en souligne les risques – certains irréversibles, comme la perte d’espèces – et les incertitudes sur l’efficacité de l’extraction du CO2 à grande échelle. Selon le rapport, quelque 2.400 milliards de dollars d’investissements annuels seront nécessaires entre 2016 et 2035 pour la transformation des systèmes énergétiques, soit 2,5% du PIB mondial. Un coût qu’il faut mettre en regard avec le coût, bien plus élevé, de l’inaction, soulignent les scientifiques. À Paris, 14.500 personnes ont participé au rassemblement, selon le cabinet Occurence. Avec une banderole «Il est encore temps» en tête de cortège.  Près de 80 marches étaient organisées en France, rassemblant notamment 3200 personnes à Lille selon la préfecture, 2500 à Bordeaux selon la police, 1850 à Strasbourg selon la police (2900 selon les organisateurs), entre 3000 et 4000 à Rennes et 500 à Marseille.

Climat : dernier avertissement

Climat : dernier avertissement

D’ici un siècle ou deux, la Terre risque de n’être plus vivable mais d’ici  2050 déjà de profonds bouleversements interviendront d’après le GIEC si la température monte à +1,5°C et plus encore à +2°C. Parmi les risques : Inondation pour les uns, menace sur  la ressource en eau pour les autres , amplification des cyclones, sécheresse, insécurité alimentaire, risques sur la santé publique sans parler des effets combinés du climat, de la chimie et de l’aménagement du territoire qui ont déjà fait disparaître 40 à 50 % des espèces animales et végétales. Le plus inquiétant pour le Giec c’est l’ampleur prise par ses conséquences et leur rythme accéléré. La disparition de ces espèces devrait interroger d’autant que les causes sont connues à savoir :

  • les changements climatiques bien sûr mais aussi

 

        . la destruction des habitats, l’agriculture, l’agrandissement des villes, la production d’énergie…),

  • l’exploitation des espèces (pêche et chasse),
  • la pollution,
  • les espèces invasives,
  • les maladies.

Les espèces d’eau douce sont les plus touchées par le phénomène avec 76 % de disparition entre 1970 et 2010.
L’Amérique Latine est la région la plus vulnérable avec la disparition de 83 % de ses espèces. S’ajoute à ce constat alarmant notre empreinte écologique qui ne cesse d’augmenter. L’homme a besoin de plus d’une planète et demie pour répondre à ses besoins. Depuis 1974, l’homme a déjà consommé toutes les ressources naturelles que peut générer la planète en une année. Une consommation qui a fait grimper  les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par l’homme ont déjà fait grimper la température mondiale de 1°C depuis la Révolution industrielle. « Il est probable » que le réchauffement atteigne 1,5°C entre 2030 et 2052 s’il garde son rythme actuel. « Beaucoup de régions » connaissent un réchauffement plus accéléré encore, comme l’Arctique (deux à trois plus fort qu’ailleurs). Le dernier demi-degré engrangé est déjà associé à une recrudescence de phénomènes météorologiques extrêmes. Les émissions passées et présentes continueront à faire monter les océans, quoi qu’il arrive. À 1,5 °C, l’Arctique connaîtra un été sans banquise par siècle, ce sera un par décennie à +2°C. (pour mémoire, la fonte totale des glaciers et de la calotte glaciaire s’avère de plus en plus probable). Les conséquences sur l’agriculture et la capacité à nourrir la planète seront graves  : ainsi, la baisse de productivité du maïs, du riz ou du blé sera plus limitée à +1,5°C qu’à 2°C, de l’Asie du sud-est à l’Amérique latine, dit encore le rapport, qui décrit aussi des risques accrus pour la ressource en eau, la sécurité alimentaire, la santé. Pour rester à 1,5°C, il faut faire décliner les émissions de CO2 bien avant 2030 et fortement (-45% d’ici 2030 par rapport à leur niveau de 2010), pour ensuite arriver, vers 2050, à une « neutralité carbone »: c’est-à-dire cesser de mettre dans l’atmosphère plus de CO2 que l’on ne peut en retirer. « Neutralité » implique de ne plus garder que les émissions « résiduelles », pour les secteurs ne pouvant s’en passer (aviation par exemple). Ce surplus de CO2 devra être pompé (ce sont des « émissions négatives »). Les autres GES (méthane, HFC, carbone suie…) seront à réduire aussi, bien que moins prioritaires que le CO2 car moins persistants. Quant à la possibilité de dépasser le seuil de +1,5°C, pour faire redescendre le mercure plus tard au cours du siècle, le Giec en souligne les risques – certains irréversibles, comme la perte d’espèces – et les incertitudes sur l’efficacité de l’extraction du CO2 à grande échelle. Selon le rapport, quelque 2.400 milliards de dollars d’investissements annuels seront nécessaires entre 2016 et 2035 pour la transformation des systèmes énergétiques, soit 2,5% du PIB mondial. Un coût qu’il faut mettre en regard avec le coût, bien plus élevé, de l’inaction, soulignent les scientifiques.

Climat : explosion du coût des catastrophes

Climat : explosion du coût des catastrophes

 

Comme l’avait indiqué un rapport très récent du GIEC,  l’ampleur et le rythme des catastrophes liés au phénomène climatique ne cessent  de s’accélérer. Conséquence, le coût des catastrophes à plus que doublé en quelques dizaines d’années. Les catastrophes liées au climat ont représenté près de 80 % des quelque 7255 incidents majeurs survenus. En comparaison, les pertes ne s’élevaient qu’à 1300  milliards de dollars entre 1978 et 1997 et 68 % d’entre elles étaient imputables aux aléas climatiques tels que les tempêtes, les inondations et la sécheresse.

«Le changement climatique joue un rôle de plus en plus important dans l’augmentation des pertes», pointe Ricardo Mena, directeur de l’Unisdr (ONU).

Les pays les plus affectés sur le plan économique sont les États-Unis (945 milliards de dollars), la Chine (492 milliards) et le Japon (376 milliards de dollars).

Mais les tempêtes, les inondations et les séismes placent aussi trois pays européens dans le top 10 des coûts, derrière l’Inde (79 milliards) et Puerto Rico (72 milliards) et devant la Thaïlande et le Mexique. Il s’agit de l’Allemagne (58 milliards de dollars de pertes), de l’Italie (57 milliards) et de la France (48 milliards).

Les dégâts humains sont par ailleurs énormes. Près de 1,3 million de personnes sont mortes tandis que 4,4 milliards d’individus ont été blessés, déplacés, ont perdu leur domicile ou ont eu besoin d’une aide d’urgence. Enfin, plus de la moitié des décès sont dus aux 563 séismes recensés et aux tsunamis qu’ils ont provoqués, indique le rapport réalisé avec les données du Centre de recherche sur l’épidémiologie des catastrophes de Louvain en Belgique.

Climat : dernier avertissement

Climat : dernier avertissement

D’ici un siècle ou deux, la Terre risque de n’être plus vivable mais d’ici  2050 déjà de profonds bouleversements interviendront d’après le GIEC si la température monte à +1,5°C et plus encore à +2°C. Parmi les risques : Inondation pour les uns, menace sur  la ressource en eau pour les autres , amplification des cyclones, sécheresse, insécurité alimentaire, risques sur la santé publique sans parler des effets combinés du climat, de la chimie et de l’aménagement du territoire qui ont déjà fait disparaître 40 à 50 % des espèces animales et végétales. Le plus inquiétant pour le Giec c’est l’ampleur prise par ses conséquences et leur rythme accéléré. La disparition de ces espèces devrait interroger d’autant que les causes sont connues à savoir :

  • les changements climatiques bien sûr mais aussi

 

. la destruction des habitats, l’agriculture, l’agrandissement des villes, la production d’énergie…),

  • l’exploitation des espèces (pêche et chasse),
  • la pollution,
  • les espèces invasives,
  • les maladies.

Les espèces d’eau douce sont les plus touchées par le phénomène avec 76 % de disparition entre 1970 et 2010.
L’Amérique Latine est la région la plus vulnérable avec la disparition de 83 % de ses espèces. S’ajoute à ce constat alarmant notre empreinte écologique qui ne cesse d’augmenter. L’homme a besoin de plus d’une planète et demie pour répondre à ses besoins. Depuis 1974, l’homme a déjà consommé toutes les ressources naturelles que peut générer la planète en une année. Une consommation qui a fait grimper  les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par l’homme ont déjà fait grimper la température mondiale de 1°C depuis la Révolution industrielle. « Il est probable » que le réchauffement atteigne 1,5°C entre 2030 et 2052 s’il garde son rythme actuel. « Beaucoup de régions » connaissent un réchauffement plus accéléré encore, comme l’Arctique (deux à trois plus fort qu’ailleurs). Le dernier demi-degré engrangé est déjà associé à une recrudescence de phénomènes météorologiques extrêmes. Les émissions passées et présentes continueront à faire monter les océans, quoi qu’il arrive. À 1,5 °C, l’Arctique connaîtra un été sans banquise par siècle, ce sera un par décennie à +2°C. (pour mémoire, la fonte totale des glaciers et de la calotte glaciaire s’avère de plus en plus probable). Les conséquences sur l’agriculture et la capacité à nourrir la planète seront graves  : ainsi, la baisse de productivité du maïs, du riz ou du blé sera plus limitée à +1,5°C qu’à 2°C, de l’Asie du sud-est à l’Amérique latine, dit encore le rapport, qui décrit aussi des risques accrus pour la ressource en eau, la sécurité alimentaire, la santé. Pour rester à 1,5°C, il faut faire décliner les émissions de CO2 bien avant 2030 et fortement (-45% d’ici 2030 par rapport à leur niveau de 2010), pour ensuite arriver, vers 2050, à une « neutralité carbone »: c’est-à-dire cesser de mettre dans l’atmosphère plus de CO2 que l’on ne peut en retirer. « Neutralité » implique de ne plus garder que les émissions « résiduelles », pour les secteurs ne pouvant s’en passer (aviation par exemple). Ce surplus de CO2 devra être pompé (ce sont des « émissions négatives »). Les autres GES (méthane, HFC, carbone suie…) seront à réduire aussi, bien que moins prioritaires que le CO2 car moins persistants. Quant à la possibilité de dépasser le seuil de +1,5°C, pour faire redescendre le mercure plus tard au cours du siècle, le Giec en souligne les risques – certains irréversibles, comme la perte d’espèces – et les incertitudes sur l’efficacité de l’extraction du CO2 à grande échelle. Selon le rapport, quelque 2.400 milliards de dollars d’investissements annuels seront nécessaires entre 2016 et 2035 pour la transformation des systèmes énergétiques, soit 2,5% du PIB mondial. Un coût qu’il faut mettre en regard avec le coût, bien plus élevé, de l’inaction, soulignent les scientifiques.

Climat-économie : un prix Nobel enfin

Climat-économie : un prix Nobel enfin

 

Le prix Nobel d’économie enfin décerné à des chercheurs qui ont intégré le problème du climat dans l’analyse macro économique. Ce prix  été décerné aux Américains William Nordhaus et Paul Romer pourquoi ce prix est-il aussi important ? Simplement parce que pendant des années la question environnementale était taboue. Par exemple en France concernant les infrastructures, il aura fallu batailler (contre le conseil général des ponts notamment aujourd’hui converti à la religion environnementale !  ) pendant des dizaines d’années pour qu’on intègre la variable environnementale dans l’évaluation. Les chercheurs et les économistes qui s’aventuraient sur ce terrain étaient marginalisés. La science reconnaît comme un progrès méthodologique important la prise en compte de la dimension écologique. Le comité Nobel souligne que « Leurs conclusions ont considérablement élargi le champ de l’analyse économique en permettant l’élaboration de modèles qui expliquent comment l’économie de marché interagit avec la nature et le savoir », dit-elle dans un communiqué. « Les lauréats de cette année n’apportent pas de réponses définitives, mais grâce à leurs découvertes, nous sommes près de savoir comment nous pouvons avoir une croissance économique mondiale prolongée et soutenable », poursuit l’Académie de Suède. De son côté, William Nordhaus, 77 ans, est le premier à avoir créé, au milieu des années 1990, un modèle quantitatif qui décrit les interactions entre économie et climat.Son modèle, qui intègre théories et résultats empiriques issus de la physique, de la chimie et de l’économie, est aujourd’hui largement répandu.

Climat : cri d’alarme du GIEC

Climat : cri d’alarme du GIEC

Nouveau cri d’alarme du GIEC (groupe d’experts internationaux) : pour éviter des impacts majeurs sur l’humanité, le réchauffement climatique doit être contenu à +1,5 °C au maximum. Dans ce cas, le monde sera certes déréglé, soulignent les scientifiques, mais vivable et viable pour l’humanité. En revanche, une hausse de plus de 2°C pourrait avoir des effets irréversibles pour la vie sur Terre avec notamment l’élévation du niveau de la mer, désertification, la perte d’habitats naturels d’espèces ou encore la diminution des calottes glaciaires et les conséquences graves sur la santé. C’est bien connu en France il n’y a pas eu de véritable hiver depuis une trentaine d’années. Pour preuve,  les stations de sport d’hiver de 1000 à 1500 m ne sont pratiquement plus skiables faute de neige. Quand il gèle (sauf pour  certaines régions), c’est seulement quelques jours. Par ailleurs, les étés sont de plus en plus secs et chauds. Une évolution de la température très néfaste à la santé. D’après Le Haut conseil de la santé publique, organe consultatif du ministère de la Santé c’est tout l’environnement sanitaire humain qui sera modifié par le changement climatique. Les premiers bouleversement sont déjà visibles et pourraient vite s’amplifier, estiment les experts. Le réchauffement climatique a tout d’abord un impact direct sur les populations vulnérables: les personnes âgées, les jeunes enfants et les individus en situation précaire. Les maladies infectieuses pourraient avoir des dynamiques inédites et atteindre de nouvelles régions. En effet, «les changements climatiques peuvent modifier et rendre imprévisibles les évolutions d’espèces microbiennes» et ainsi avoir «des effets directs et immédiats sur le paysage infectieux auquel est confrontée notre espèce», prévient l’étude. Le moustique vecteur de la dengue Aedes albopictus est par exemple présent dans le sud-est de la France depuis 2010. « Nous avons besoin d’un big bang écologique pour assurer un avenir à l’humanité et à la nature. Nous savons quelles sont les solutions pour y parvenir, il faut maintenant changer d’échelle et faire de la transition écologique une priorité au niveau national et international. », avertit Pascal Canfin, directeur général du WWF France, dans un communiqué.

 

 

Climat des affaires : méfiance des ménages et la confiance des chefs d’entreprise !

Climat des affaires : méfiance des ménages et la confiance des chefs d’entreprise !

Curieusement les grands médias n’ont pratiquement pas parlé de la baisse du moral des ménages constatée en septembre, il ne faut sans doute pas désespérer les  acteurs économiques aussi les annonceurs source importante de revenus pour la plupart des supports d’information. Paradoxalement, on annonce une très légère reprise du moral des deux entreprises dans une enquête de l’INSEE. Une contradiction évidente quand on sait que l’économie française mesurée par le PIB est alimentée à hauteur de 60 % par la consommation des ménages. On voit mal dans ces conditions comment la conjoncture économique pourrait s’améliorer. On sait  que la consommation des ménages était déjà atone en raison de la baisse pouvoir d’achat du premier trimestre semestre. Visiblement les Français ne croient pas à une amélioration de ce pouvoir d’achat puisque le niveau de confiance baisse encore en cette rentrée. Le moral des ménages, différence entre la proportion de réponses positives et négatives, s’est établi à 94 points, soit deux points en deçà de son niveau du mois d’août.  De façon un peu contradictoire,  La conjoncture française s’améliorerait  légèrement. Selon la dernière publication de l’Insee, le climat des affaires au mois de septembre a gagné un point à 106, mais les commentaires sont plutôt pessimistes et contradictoires.  L’indicateur qui le synthétise reste à un niveau supérieur à sa moyenne de long terme. Après plusieurs mois de chute, la confiance des chefs d’entreprise gagnerait  du terrain. Les prévisionnistes restent cependant très prudents. L’Insee, la Banque de France et dernièrement l’OCDE ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour l’année 2018 autour de 1,6%. De son côté, la banque Natixis prévoit 1,5%.Dans la plupart des secteurs interrogés, l’opinion des patrons reste bien orientée. L’indicateur des services a progressé passant de 104 à 105. Dans le détail, les chefs d’entreprise restent confiants sauf dans le transport routier de marchandises. L’indicateur du commerce de détail est en recul de deux points et celui du commerce de gros, publié tous les deux mois, gagne au contraire deux points, à 104. Dans le bâtiment, l’indice de confiance reste stable à 108. En revanche, le solde d’opinion chez les entrepreneurs du secteur de l’industrie manufacturière se dégrade. L’indicateur qui synthétise le niveau de confiance perd trois points. À 107, il se situe bien au dessus de sa moyenne de longue période. Cette érosion est liée à une chute du solde d’opinion des chefs d’entreprise du secteur sur leurs perspectives personnelles de production, qui chute à un plus bas depuis fin 2016. L’indicateur qui mesure le climat de l’emploi dans l’ensemble du secteur privé s’améliore légèrement au mois de septembre, en passant de 107 à 108. Les résultats de l’Insee font écho à la dernière enquête de conjoncture de l’institut Markit publiée le 21 septembre dernier. Selon les derniers résultats, l’indice qui mesure l’activité du secteur privé en France s’inscrit à son plus bas niveau depuis 21 mois. « La croissance ralentit tant dans le secteur manufacturier que dans celui des services. »  Les prestataires de services signalent notamment que le taux d’expansion du volume des nouvelles affaires « se replie à son plus faible niveau depuis presque deux ans. » Du côté des industriels, les économistes soulignent une hausse marginale de la production, « la plus faible depuis deux ans ». Ce ralentissement serait particulièrement visible dans l’industrie automobile. Pour Sam Teague, économiste à l’institut : « L’inflation des prix payés s’est accélérée en septembre, portée par une augmentation des salaires et du prix des carburants. Cette hausse des coûts n’a toutefois pas entamé l’optimisme des entreprises, la confiance se redressant au contraire en septembre. » En dépit du ralentissement de l’activité, les patrons interrogés signalent de fortes hausses d’embauche au cours du mois.« Bien que se repliant par rapport à août, le taux de croissance de l’emploi reste élevé au regard des données historiques de l’enquête. »

Appel Climat de 700 scientifiques français

Appel  Climat de  700 scientifiques français

ept cents scientifiques français ont lancé un appel aux dirigeants politiques pour qu’ils passent « de l’incantation aux actes pour enfin se diriger vers une société sans carbone »« Seuls des changements immédiats et des engagements de court terme, dans le cadre d’objectifs clairs et ambitieux à horizon 2030, peuvent nous permettre de relever le défi climatique »lancent-ils en « une » du journal Libération daté de samedi 8 septembre.. , les signataires déplorent que nous soyons « d’ores et déjà pleinement entrés dans le futur climatique”. (…)Hausse du niveau de la mer, désoxygénation et acidification des océans, etc. : les manifestations concrètes du changement climatique ne cessent de s’accumuler. » « Les discours sont insuffisants, comme le montrent les récents chiffres d’émissions de gaz à effet de serre. (…) Il est tout aussi crucial qu’urgent de sortir du champ de l’incantatoire et de traduire concrètement ces discours en choix politiques forts et clairs au service d’une transformation sociétale profonde », poursuivent ces 700 chercheurs et professeurs d’écologie, de physique ou encore d’économie. « Cette transformation (…) n’est pas une utopie. Elle repose pour beaucoup sur des solutions déjà disponibles : diminution de la consommation d’énergie, recours à des énergies décarbonées, meilleure isolation des bâtiments, mobilité repensée évitant les moteurs thermiques, etc., lancent-ils. Se préoccuper du changement climatique doit réellement devenir un objectif politique de premier ordre. »

 

 

 

« Marche pour le climat » samedi 8 septembre

« Marche pour le climat »  samedi 8 septembre

Un  anonyme a lancé sur Facebook un appel à « marcher pour le climat », samedi 8 septembre. Des dizaines de milliers de personnes sont inscrites à l’événement.  Cette manifestation se déroulera finalement samedi 8 septembre, journée d’action mondiale pour le climat, mobilisant plus de quatre-vingts pays. Une dizaine d’associations et d’organisations non gouvernementales (ONG) soutiennent désormais cet appel, Coutumière des actions militantes, l’association altermondialiste Attac évoque« un rare engouement » – du moins pour l’instant en ligne –, alors que des rassemblements similaires s’annoncent dans plusieurs dizaines de villes, comme Lille, Strasbourg, Bordeaux, Marseille ou Nantes. Les organisateurs voient surtout dans ce succès viral « un effet Hulot ». Pour Clémence Dubois, responsable des campagnes de l’organisation non gouvernementale 350.org, le discours du ministre démissionnaire a donné « un coup d’accélérateur à cette envie d’action citoyenne ». Une cinquantaine de mouvements consacrés à l’environnement étaient dans les tiroirs depuis plusieurs mois, notamment à l’occasion du sommet mondial sur l’action pour le climat, qui aura lieu en Californie, du 12 au 14 septembre 2018. Mais ils n’avaient pas été médiatisés. « La démission de Nicolas Hulot est venue clarifier le fait que les politiques libérales, comme celle menée par Emmanuel Macron, sont incompatibles avec l’urgence climatique », abonde Maxime Combes, économiste chargé du dossier climat au sein d’Attac, qui dénonce un « dessaisissement du politique » sur les questions environnementales. « Cette annonce clôt aussi le débat sur l’homme providentiel qui viendrait sauver la planète », poursuit le militant, en évoquant « la nécessité d’instaurer un rapport de force issu de la population civile ».

Le climat des affaires: baisse de la confiance

Le climat des affaires: baisse de la confiance 

Le climat des affaires a légèrement fléchi en août en France, en raison notamment d’une dégradation des perspectives dans le commerce de détail, a annoncé jeudi l’Insee dans un communiqué. L’indicateur, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprises des principaux secteurs d’activité marchande, a perdu un point par rapport au mois précédent, pour s’établir à 105 points. Ce niveau reste néanmoins « au-dessus de sa moyenne de longue période », qui est de 100 points, rappelle l’organisme public de statistiques. Le climat de l’emploi est quant à lui resté stable (108 points), l’amélioration des perspectives dans le secteur des services ayant compensé la dégradation constatée dans celui du commerce. Dans le détail, le climat des affaires a perdu trois points dans le commerce et la réparation automobile, les chefs d’entreprise étant moins nombreux à anticiper une hausse de leurs ventes et de leurs commandes. Le climat des affaires a également perdu un point dans le secteur du bâtiment, même si les carnets de commande sont encore jugés « bien garnis » par les personnes interrogées par l’Insee. Il a reculé de un point dans le secteur des services, en raison principalement d’une dégradation des perspectives pour le transport routier, où l’indicateur de climat des affaires perd quatre points. La bonne nouvelle est venue du secteur de l’industrie manufacturière, où le climat s’est légèrement amélioré, porté notamment par de meilleures perspectives dans le secteur agroalimentaire.

Climat: record de chaleur à Paris, la faute à l’ICU

Climat: record de chaleur à Paris, la faute à l’ICU

76 ème jour au dessus de 25 degré, un record et la découverte du responsable : l’ICU. Il aura fallu du temps aux chercheurs pour découvrir le nouveau concept ICU, , îlot de chaleur urbains , qui agit comme une sorte de radiateur du faîte que la ville est surtout composée de bitume, de ciment et de fer à béton. Dans les périodes de très forte chaleur, la différence de température entre les zones rurales et les grandes villes peut atteindre autour de 10° car la nuit la ville restitue la chaleur accumulée le jour à l’inverse des zones rurales où la végétation restitue la fraîcheur. Exemple à paris, Cet été, les records de températures se sont enchaînés dans la capitale. Ainsi, la nuit du 26 au 27 juillet dernier aura été la plus chaude enregistrée dans la capitale pour un mois de juillet depuis l’été 1976, avec 24,6 degrés au plus frais de la nuit. Depuis 40 ans, les températures moyennes des mois de juin, juillet et août sont d’ailleurs globalement à la hausse.   L’idée géniale des urbanistes est de végétaliser la ville. En clair de mettre ici ou là quelques pots de fleurs comme si c’était la solution à long terme. Le vrai problème c’est celui de cette vision urbanistique délirante qui concentre de plus en plus de populations dans les grandes villes devenues de plus en plus ingérables, invivables sans parler des problèmes sanitaires et de sécurité notamment. La vraie solution c’est de concevoir un autre aménagement du territoire avec une autre répartition des activités humaines. Au lieu de cela on concentre 80 % des populations dans les métropoles et autres grandes villes. Les petites villes dépérissent et les territoires ruraux deviennent  de véritables déserts économiques et humains. La canicule aura eu au moins le mérite de poser cette problématique fondamentale de l’aménagement du territoire et de la politique urbanistique. À ce rythme, certains experts pensent qu’une ville de Lyon connaîtra d’ici 2100 un climat comparable à celui d’Alger !

 

Climat : des conséquences surtout pour l’Afrique et l’Asie

Climat : des conséquences surtout pour  l’Afrique et l’Asie

 

La hausse des températures aura des conséquences encore plus dramatiques pour l’Afrique et l’Asie. Point en cause le fait que la température y est déjà générale très forte et que quelques degrés élémentaires rendront la situation finement tenable. S’y ajoute aussi le faite que les pays occidentaux ont largement externalisé leur industrie dans ces zones surtout en Asie mais maintenant en Afrique. Une externalisation de la production et en même temps des émissions polluantes. Les économies des pays développés occidentaux sont davantage dans un environnement hématique déjà plus tempéré Une perte de 78 milliards de dollars pour l’Asie du Sud-EstL’étude d’un  cabinet britannique montre ainsi que 10,8% de la valeur des exportations de l’Afrique de l’Ouest sont menacés par la hausse des températures d’ici à 2050, 7,9% en Afrique sub-saharienne, 6,1% au Moyen-Orient, et 5,2% en Asie du Sud et Asie du Sud Est. Les pays africains représentent la moitié des 48 pays notés en « risque extrême » dans l’indice de stress chaleur élaboré par Verisk Maplecroft. Sur la base des valeurs actuelles, cela correspond à une perte annuelle de 78 milliards de dollars par an pour l’Asie du Sud Est et près de 10 milliards pour l’Afrique. Sans surprise, le Royaume-Uni, l’Irlande, la Finlande et la Scandinavie sont parmi les moins exposés. À titre de comparaison, 3,9% de l’économie sud-américaine et seulement 1% de l’économie américaine et 0,1% de l’économie européenne sont menacées.

Climat: Hulot, le garagiste, contre la voiture !

Climat: Hulot, le garagiste,  contre la voiture !

 

Hulot ne manque pas d’air en critiquant les Français qui utilisent trop leur voiture en ces temps de canicule. En clair il leur fait porter le chapeau.  “Quand on veut dissuader les uns et les autres de prendre leur véhicule dans un monde où on considère que la voiture est un instrument de liberté, ça génère, à juste titre, un certain nombre d’oppositions, mais il faut aussi que chacun se dise ce changement qu’on nous propose, est-ce qu’il est nécessaire ou est-ce qu’il est superflu ?” “On peut se tourner et on a raison vers un ministre, vers un gouvernement, mais il faut que chacun aussi se tourne vers sa propre responsabilité”, a-t-il ajouté. Pourtant Hulot entretient pourtant  un rapport ambigu vis-à-vis de l’automobile Hulot possède en effet un véritable parc automobile au point qu’on peut se demander s’il est ministre ou garagiste.  Ce ministre de l’environnement  qui propose d’imposer aux Français une restriction de l’utilisation de leur automobile possède, lui, un nombre de véhicules un peu surdimensionné et par ailleurs très polluants. Bref, la posture classique d’un écolo bobo qui veut imposer l’usage des transports en commun aux Français mais qui ne veulent pas réduire leur mobilité personnelle. Il faudrait aussi ajouter que Nicolas Hulot quand il était journaliste faisait un très large usage d’hélicoptères forcément très polluants, ce qui ne l’empêche pas  de  la pollution.   »La transparence, oui, le voyeurisme et le pinaillage, non (…) Je roule en électrique 95% de mon temps », a répondu Hulot qui précise avoir gagné de l’argent à la télévision, « c’est ce qui m’a permis de bosser pendant 25 ans pour défendre la cause de l’écologie. »En fait surtout pour accumuler une fortune. D’après le Canard, il  aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Bref, difficile de dire si Hulot est uen écolo, un businessman ou un garagiste !

 

Paris : le climat d’Alger en 2100

 Paris : le climat d’Alger en 2100

 

Sur la tendance,  c’est possible car il faut  f s’attendre  à des étés de 50° déclare  Robert Vautard, climatologue au CNRS et directeur de recherche au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE). Interrogé par franceinfo, ce spécialiste affirme que « les températures extrêmes que l’on subit cet été vont devenir la norme ».

 

Franceinfo : Peut-on imputer les vagues de chaleur actuelles au changement climatique ?

Robert Vautard : D’une manière générale, oui. Il n’y a plus de doutes là-dessus. On est capable de démontrer scientifiquement que les vagues de chaleur sont une conséquence directe du réchauffement climatique, contrairement aux cyclones ou aux fortes pluies, pour lesquels il est encore difficile d’établir un lien de causalité.

On sait notamment que les gaz à effet de serre et les activités humaines augmentent directement la fréquence des vagues de chaleur.

Pourquoi ?

On ne pourra pas revenir à un climat normal, même en diminuant nos émissions de CO2. On pourra les contenir et en limiter la progression mais les températures dépendent des gaz à effet de serre qui se trouvent déjà dans l’atmosphère et faire redescendre les niveaux de CO2, c’est extrêmement difficile. Contrairement à la pollution atmosphérique, dont les particules retombent assez vite, ces émissions de gaz à effet de serre ne retombent pas, ou extrêmement lentement. On a tendance à l’oublier.

Aujourd’hui, on se retrouve avec des étés étouffants. Mais avec l’augmentation actuelle des émissions de CO2, il faudra s’y habituer car les épisodes caniculaires deviendront la norme. Robert Vautard à franceinfo

 

Que peut-on faire en priorité pour lutter contre ce réchauffement climatique ?

À notre niveau, il faut d’abord que l’on ait une prise de conscience. Le changement climatique ne sera pas un problème dans vingt ou trente ans. C’est maintenant. On en subit même déjà les conséquences aujourd’hui puisque l’on doit déjà s’adapter, particulièrement en été avec ces vagues de chaleur. Cette prise de conscience peut paraître évidente mais force est de constater que, pour le gouvernement américain par exemple, ce n’est pas du tout une priorité. Malgré les bonnes intentions affichées des politiques, le climat reste quand même au second plan par rapport à des sujets qu’ils jugent plus immédiats.

La deuxième étape, c’est l’action. Il faut agir un peu à tous les niveaux. Cela commence par recourir au maximum à une énergie zéro carbone, qui n’émet pas de CO2 : ce n’est pas difficile et c’est déjà en cours. On est sur la bonne voie. Même si, aujourd’hui, le problème n’est pas tellement en France ou en Europe mais dans les pays émergents. Il ne faut pas les blâmer mais il faut plutôt réfléchir à les aider pour qu’ils se développent d’une façon différente de la nôtre. Ce n’est pas un défi uniquement pour eux : il nous concerne tous.

Dans les villes, la situation s’annonce particulièrement difficile…

Les villes ont un climat vraiment particulier, surtout en été. Le peu de présence de végétation notamment fait que l’énergie est piégée la journée dans la ville et a du mal à s’évacuer la nuit. Cela crée un îlot de chaleur urbain qui fait que les températures redescendent beaucoup moins vite la nuit, contrairement aux campagnes environnantes.

La persistance de températures élevées la nuit pose un gros problème de santé car on sait que pendant les périodes de forte chaleur, le corps a besoin de se reposer la nuit. Robert Vautard, climatologue franceinfo

On est capable d’absorber des températures assez fortes la journée, à condition de se reposer après.

Jean Jouzel, climatologue et vice-président du Giec, affirmait que l’on pourrait même atteindre les 50 degrés dans l’est de la France, dans la deuxième partie du XXIe siècle. Vous confirmez ?

Bien sûr. Si le réchauffement climatique augmente de 3 ou 4 degrés, on a des scénarios dans lesquels les écarts à la normale d’aujourd’hui seront beaucoup plus importants. L’été 2003 en région parisienne était 3 degrés plus chaud que la normale.

Climat : effet de serre à un niveau record en 2017

Il y a les discours mais aussi la réalité concernant l’effet de serre. L’année 2017 aura en effet  établi en record pour les effets de serre selon le rapport annuel publié par l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA) et la société américaine des météorologistes. Ce rapport de 300 pages, compilé par plus de 450 scientifiques originaires d’une soixantaine de pays, emploie le mot « anormal » plus d’une douzaine de fois pour décrire des tempêtes, des sécheresses, les températures élevées ou encore la fonte record de la glace dans l’Arctique en 2017. L’année dernière, le taux de concentration des trois gaz à effet de serre les plus dangereux relâchés dans l’atmosphère, dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote, a atteint des nouveaux records. Le taux de concentration annuel de dioxyde de carbone à la surface de la Terre a atteint 405 parties par million (ppm), « au plus haut dans l’enregistrement des mesures atmosphériques modernes ». « Le taux de croissance global du CO2 a presque été multiplié par quatre depuis le début des années 1960, ajoute le document. Le record de l’année la plus chaude de l’époque moderne a été battu en 2016 mais 2017 n’en est pas loin avec  »des températures bien plus élevées que la moyenne » sur une bonne partie de la planète, souligne le rapport. L’année dernière, des températures record ont été enregistrées en Argentine, en Uruguay, en Espagne et en Bulgarie. Quant au Mexique, il a « battu son record de chaleur pour la quatrième année consécutive ». En 2017, le niveau de la mer a également affiché un record pour la 6ème année consécutive. Le niveau moyen de la mer est désormais plus élevé de 7,7 centimètres qu’en 1993.

Climat : un des mois les plus chauds depuis 100 ans

Climat : un des mois les plus chauds depuis 100 ans

Juillet 2018, le mois le plus chaud depuis 100 ans  (après cependant ceux de 2006 et 1983). Des températures en moyenne proches de 30 degrés. À Paris, on a eu plus de 29 voire 30 degrés en moyenne sur le mois de juillet, ce qui correspond à un mois de juillet moyen à Perpignan », détaille François Jobard, prévisionniste à Météo France. Deux raisons à cela, des conditions anticycloniques particulières qui maintiennent la chaleur, aussi une sécheresse inquiétante dans certaines régions qui n’ont enregistré que quelques millimètres d’eau depuis un mois au moins. Le venet aussi qui rend le sol plus aride dans certains cas. Plus fondamentalement sans doute,  le réchauffement général du climat qu’on constate en hiver comme en été. Dans plusieurs régions, il n’y a plus vraiment d’hiver, à peine quelques jours de gelée. La neige a disparu en plaine et même en basse montagne. La pollution généralisée porte uen responsabilité dans le réchauffement de la planète.

Les banques au service du climat ?

Les banques au service du climat ?

 

 

Les banques au secours de l’environnement grâce aux placements financiers verts et à la lutte contre les placements qui détériore l’environnement. C’est l’espoir de Macron qui  a pressé vendredi les banques françaises d’appliquer dans leurs activités de gestion d’actifs un cadre défini par six grands fonds souverains visant à mieux intégrer le dérèglement climatique à leur politique d’investissement. On peut légitimement de se montrer  perplexe dans la mesure ou les dits fonds souverains ont surtout prospéré grâce au pétrole. Des  fonds d’Abou Dhabi, d’Arabie Saoudite, du Koweït, de Norvège, de Nouvelle-Zélande et du Qatar  Certes la reconversion de la manne pétrolière est en cours mais il faudra bien encore des dizaines d’années avant qu’elle de soit significative. La France veut être dans la protection de l’environnement via la régulation financière. Pourquoi pas mais il faudrait d’abord montrer l’exemple .Pour preuve les banques françaises ne sont pas partie prenantes.

Privatisations : encore reportées en raison du climat social

Privatisations : encore reportées en raison du climat social

 

Le  projet de loi “Pacte», qui prévoit notamment la privatisation est à nouveau reportée en raison du climat général notamment social. Il faut dire que l’annonce de la suppression de l’exit tax a encore alourdi le sentiment que Macron marche surtout sur sa jambe droite en privilégiant les super riches. En plus, des supers riches qui s’exilent. Du coup l’annonce de privatisations aurait marqué encore un peu plus la politique ultralibérale du gouvernement ; Il y aura donc report à plus tard de l’annonce de la vente de nouveaux bijoux de famille.  Cela d’autant plus que l’argument du ministre des fiances sont assez spécieux. “Que l’Etat s’occupe des jeux de hasard, ça ne me paraît pas son rôle. Qu’il s’occupe des boutiques ou des grands hôtels à Roissy-Charles-de-Gaulle ou à Orly, ça ne me paraît pas son rôle”, a-t-il martelé. “Je préfère que l’Etat régule le trafic, régule les trafics, plutôt qu’il immobilise neuf milliards dans l’entreprise.” Bruno Le Maire a précisé qu’une décision sur d’éventuelles privatisations serait “arrêtée dans les prochains jours”.

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