Archive pour le Tag 'climat'

L’accord climat de Paris : retour des États-Unis

L’accord climat de Paris : retour des États-Unis

 

Il semble que Trump est été interpellé par le fait que la Chine,  avec la France,  veuille prendre le leadership concernant la défense du climat. Pour se réinsérer dans cette problématique internationale, le président américain n’exclut plus à retour dans l’accord climat de Paris. Cette prise de position semble un peu hâtive et surtout floue car le président américain ne précise pas de manière claire les conditions qui permettraient aux États-Unis de revenir dans l’accord. De ce point de vue,  la dialectique de Trump est assez inouïe lui d’accorder intimement au d’accord bal aussi que ce pour 10 minutes d’accord assez particulière voire contradictoire : “Franchement, il s‘agit d‘un accord avec lequel je n‘ai aucun problème, mais j‘avais un problème avec l‘accord qu‘ils ont signé parce que, comme toujours, ils ont conclu un mauvais accord. Donc, nous pourrions envisager d‘y retourner”, a-t-il poursuivi. Trump a annoncé en juin dernier qu‘il retirait les Etats-Unis de cet accord visant à contenir le réchauffement climatique conclu en décembre 2015 dans le cadre de la COP-21. Il avait alors expliqué que les conditions économiques et financières de cet accord étaient “draconiennes” et que le retrait des Etats-Unis représentait une “réaffirmation de la souveraineté américaine». Mais il avait déjà fait part de sa volonté d‘entamer des négociations soit pour revenir dans l‘accord, soit pour parvenir à un nouvel accord “sur des termes qui soient équitables pour les Etats-Unis”. Il s’était opposé à une fin de non-recevoir.

Décorations de Noël : et le climat ?

Décorations de Noël : et le climat ?

Si l’on se fie aux dépenses somptuaires de certaines villes enluminées à l’occasion de Noël, c’est au moins 100 millions qui auront été dépensé. Certes la fête de Noel mérite sans doute quelque décorations mais sans nécessairement une telle  folie d’illumination dont le coût ne paraît guère raisonnable et par ailleurs bien peu exemplaire pour  illustré une politique d’énergie plus ’économe. Nice par exemple a prévu  un budget de près de 900.000 euros pour ses illuminations de fin d’années. Une somme supérieure à celle de Paris, avec 700.000 euros. Des fusées lumineuses, un sapin fusée de 20 mètres de haut et les palmiers de la Promenade des Anglais sont notamment en habit de lumière. Un choix justifié par la mairie, qui explique que ces ornements sont devenus «une marque de fabrique à Nice». Puteaux (Hauts-de-Seine) n‘a pas restreint non plus ses frais pour les fêtes de fin d’année. D’après Ouest-France, la maire LR Joëlle Ceccaldi-Raynaud a dépensé au moins 23.000 euros pour le sapin de Noël, 400.000 euros pour une patinoire éphémère (voire 784.000 euros d’après l’opposition) et 500.000 euros pour les illuminations. Une véritable «folie des grandeurs», selon l’opposition.

Un sapin de Noël de 18 mètres de haut et décoré de 200 boules de Noël a suscité une vive polémique à Belgrade (Serbie). Installé dans la principale rue commerçante, l’arbre artificiel a coûté pas moins de 83.000 euros. Révélé par le site d’investigation Pistaljka.rs  («Sifflet»), son prix a créé la colère de la population. L’opposition a ironisé en invitant les Belgradois à laisser au pied du sapin en plastique leurs vœux de cadeaux pour une valeur de 83.000 euros.

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action ! (Yannick Jadot)

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action !  (Yannick Jadot)

« Les discours de repentance climatique, j’en ai un peu assez ». Invité sur franceinfo pour évoquer le sommet pour le climat qui s’est tenu mardi 12 décembre, à Paris, Yannick Jadot a déploré que l’on fasse  »des sommets d’autoaccusation pour masquer l’inaction. » Le député européen Europe Ecologie – Les Verts a affirmé qu’il n’y avait pas eu  »d’annonces sérieuses » à l’occasion de cette journée organisée presque deux ans jour pour jour après l’accord de Paris, conclu à l’issue de la COP21. « Moi je veux que la France soit gardienne de l’accord de Paris, leader du climat. Mais pour cela, il faut que l’on agisse. Il faut arrêter de dire : nous n’en faisons pas assez. »« Les Etats ne sont pas dans le bon tempo de l’action climatique », a encore martelé Yannick Jadot, donnant ainsi raison à Emmanuel Macron quand il affirme que l’on est « en train de perdre la bataille »« Qu’Emmanuel Macron prenne un leadership mondial sur le climat, tant mieux. Qu’à ce sommet, tout le monde ait mis un taquet à Donald Trump, cela nous fait tous plaisir. Moi, les discours de repentance climatique j’en ai un peu assez. Moi, je veux de l’action. » Yannick Jadot a également salué les engagements pris par les entreprises. « Tant mieux si elles le font. C’est une responsabilité morale. Mais la responsabilité des Etats, c’est de ne plus donner un euro aux énergies fossiles, sinon on n’est pas cohérent. » Le député a ainsi rappelé que les pays européens doivent encore augmenter leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour limiter à au moins deux degrés le réchauffement climatique  à l’échelle mondiale d’ici 2100.  Et d’inviter le président Emmanuel Macron à engager l’action « à l’échelle française et européenne pour que l’on puisse assumer ce leadership par l’exemple. Mais c’est le seul président français qui utilise les enceintes des Nations Unies ou ce type de sommet pour vanter le nucléaire. Ce qui totalement aberrant.’

Sommet climat : 1,5°C ? On rêve ! (JEAN JOUZEL )

Sommet climat : 1,5°C ? On rêve !  (JEAN JOUZEL )

À juste titre le climatologue Jean Jouzel  s’interrogeait dans le Parisien sur le sérieux des 1,5° retenus dans le document final de la COP 21. Un objectif qui serait évidemment souhaitable mais complètement illusoire car il faudrait très rapidement abandonner toute les utilisations des énergies fossiles. Même l’objectif de 2° sera difficile à atteindre compte tenu de l’aspect non contraignant et du flou de l’accord de la 21. En tant que scientifique, quel regard portez-vous sur l’accord à Paris?
JEAN JOUZEL. L’accord, dans son architecture, répond aux critères de succès annoncés par la présidence française (de la COP21): un accord universel et ambitieux, avec l’objectif de températures, une référence au prix du carbone, le fait que soient mentionnés les 100 milliards (de dollars par an, promis par les pays développés pour aider les pays les plus pauvres). Mais c’est essentiel d’agir aussi avant 2020 et il n’y a pas de réelle ambition sur ce point-là. L’accord n’impose pas de révision des engagements actuellement pris par les pays (qui placent le monde sur une trajectoire de trois degrés) avant 2025. Ce sera trop tard pour le 1,5°C et très difficile pour le 2°C. Le seul espoir, c’est qu’il y a une invitation à remonter l’ambition avant 2020, mais c’est une simple invitation…

L’objectif de tenter de contenir le réchauffement à +1,5°C, chiffre figurant aux côtés de l’objectif officiel de 2°C, est-il réaliste?
J.J. – Le 1,5°C c’est un rêve, c’est certainement trop ambitieux mais cet objectif est vraiment légitime pour les pays les plus vulnérables. Ils sont menacés par la hausse du niveau de la mer, des cyclones qui risquent de devenir plus intenses, des récifs coralliens mis à mal. 1,5°C au lieu de 2°C pour eux, ça compte. Mais cet objectif paraît irréaliste, cela voudrait dire qu’on aurait le droit à cinq ou dix ans d’émissions au rythme actuel au maximum… J’aimerais mieux qu’on fasse tout pour se mettre sur une trajectoire de 2°C, qui est déjà un objectif difficile. Mais c’est l’objectif à tenir si on veut pouvoir s’adapter aux effets du changement climatique.

Vous étiez à Copenhague en 2009, où la communauté internationale avait échoué à s’entendre. Qu’est-ce qui, cette fois, a permis un accord à Paris?
J.J. – Ce qui a changé fondamentalement, c’est qu’on parlait à Copenhague des solutions mais qu’on ne les entrevoyait pas. Désormais, les énergies renouvelables se sont développées et deviennent compétitives dans certains pays. Les voitures électriques, dont on souriait parfois, avancent. Il y a un espoir de voir les émissions de CO2 commencer à stagner cette année au niveau mondial, parce que la Chine s’est lancée dans les renouvelables et l’efficacité énergétique. J’espère juste que l’Inde (où les émissions sont en forte croissance) pourra prendre le même chemin que la Chine.

 

 

« One Planet Summit » : opération climat ou com ?

« One Planet Summit » : opération climat ou com ?

C’est la question légitime qu’on peut ce poser avec ce sommet sur le climat qui s’est  déroulé en dehors du  cadre des négociations onusiennes dont le dernier round – la COP23 – s’est déroulé à Bonn en novembre. Certes ces réunions ne sont pas utiles mais elles sont loin d’être à la hauteur des enjeux d’autant que la COP 21 elle-même paraissait malheureusement assez illusoire dans ses objectifs. L’ambition de contrôler la température à 2° constitue déjà une perspective très difficile à atteindre ; quand à la perspective des 1,5°, c’est tout à fait utopique car cela supposerait d’abandonner très rapidement toutes les énergies fossiles. On observera surtout que le document final est marqué par grand volontarisme mais reste très théorique dans la mesure où les moyens n’ont pas été clairement définis. L’accord de Pais n’est nullement juridiquement contraignant puisqu’il ne prévoit aucune disposition prévoyant de façon précise les modalités de contrôle ; en outre et surtout aucun dispositif juridique de sanction n’est prévu. Pour résumer la communauté internationale prend conscience de l’enjeu du réchauffement climatique provoqué par les émissions polluantes mais chaque pays se fera ce qu’il voudra ou pourra. Cet accord  fixe pour objectif de contenir l’augmentation de la température moyenne de la planète « bien en deçà de 2°C et de s’efforcer de limiter cette augmentation à 1,5°C. » L’accord prévoit que les 100 milliards de dollars par an d’aide aux pays en développement promis en 2009 par les pays développés pour 2020, année d’entrée en vigueur de l’accord, devront être un « plancher » pour l’après-2020. « Un nouvel objectif chiffré devra être défini au plus tard d’ici 2025. Mais finalement l’accord se révèle très flou sur les questions financières.  À travers ce type de sommet,  Macron soigne son image de marque et l’avoue : « Il s’agit, pour la France, de prendre le leadership sur le terrain climatique après le retrait américain. Ce sommet était donc là pour le montrer. C’est en effet un certain tour de force diplomatique d’avoir fait venir à Paris autant de chefs d’Etat et de gouvernement pour un cadre « informel » » En discours de clôture du sommet, Emmanuel Macron a annoncé la création d’une « coalition des acteurs », le « One Planet Coalition », appelée à se réunir plus régulièrement pour « des chantiers de travail ». Reste à savoir ce qu’il en restera de concret, au-delà du symbole. « Le One Planet n’est pas un sommet où on va négocier une déclaration, mais un sommet où il y a les gouvernements, la société civile, les fonds souverains, les assurances, les banques, les entreprises, les ONG, les scientifiques… C’est-à-dire tous les acteurs de cette transformation », a assuré Emmanuel Macron à la tribune mardi. . Mais le « One Planet Summit » est aussi l’arbre qui cache la forêt, le sujet central restant le financement de la lutte contre le changement climatique, avec cette question, qui demeure : comment compenser le retrait américain? Ainsi en va-t-il du Fond vert pour le climat, censé transférer 100 milliards de dollars des pays les plus avancés aux plus vulnérables. Sur ce sujet évidemment aucune décision ne peut être prise en dehors de l’ONU.

Climat : quatre ministres pour l’économie « renouvelable » : une pétition de principe !

Climat : quatre ministres pour l’économie « renouvelable » : une pétition de principe !

Curieux cette pétition de principe de seulement 4 ministres, elle aurait pu être signée par d’autres ministres tout autant intéressés. Une pétition qui n’apporte pas grand chose de nouveau sinon qu’elle insiste surtout sur  les 100 milliards plus ou moins promis aux pays en développement. En fait Hulot  veut renforcer sa posture par rapport à son objectif  de «  neutralité carbone à l’horizon 2050 », soit un objectif plus ambitieux que celui fixé par la loi de transition énergétique, adoptée en 2015. Cette loi a pour but de permettre à la France de remplir ses engagements contre le changement climatique : diminuer les gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 et les diviser par 4 en 2050. Mais un objectif qui repose essentiellement sur le maintien d’uen part très importante d e la production d’électricité par le nucléaire.   . La « neutralité carbone » ne signifie pas que la France cesserait d’émettre du CO2 mais que ses émissions seraient compensées par différents moyens de lutte anti-carbone comme des nouvelles technologies, des plantations d’arbres…. Mais surtout par le maintien du nucléaire. Dont la part ne sera pas réduite à 50%en 2025 mais vers 2040 ou 2050.  « La neutralité carbone à l’horizon 2050 », soit un objectif plus ambitieux que celui fixé par la loi de transition énergétique, adoptée en 2015. Cette loi a pour but de permettre à la France de remplir ses engagements contre le changement climatique : diminuer les gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 et les diviser par 4 en 2050. A quelques jours de l’ouverture d’un sommet sur le climat, à Paris, l’exécutif veut montrer qu’il fait toujours de cette question une priorité. Dans les colonnes du JDD, quatre ministres publient un texte commun « pour une économie renouvelable ». Nicolas Hulot (Transition écologique et solidaire), Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères), Bruno Le Maire (Economie) et Frédérique Vidal (Enseignement supérieur et Recherche) jugent que l’accord de Paris, adopté il y a deux ans sous François Hollande, est « la clé de voûte d’une transformation profonde du monde ».  »C’est bien de la paix dont il s’agit mais aussi de la stabilité de l’économie, qui ne saura pas prospérer dans un monde qui connaîtrait un changement climatique de l’ordre de 3 °C ou 4 °C », disent-ils.  « Deux ans exactement après l’adoption de l’accord de Paris, nous sommes donc résolus à accélérer encore notre action pour viser la neutralité carbone à l’horizon du milieu du siècle et pour apporter un appui concret à toutes celles et ceux qui sont d’ores et déjà sur la ligne de front du changement climatique », avancent les quatre membres du gouvernement Philippe. Et d’assurer qu’ils vont « amplifier le dynamisme » le 12 décembre, date du sommet à Paris. Ils prennent pour exemple les « 100 milliards de dollars par an » promis aux pays en développement : « La France a depuis mis en place une taxe sur les transactions financières qui contribue à soutenir son action pour le climat. Nous nous mobiliserons pour que cette taxe devienne européenne et ferons en sorte que chacun participe à cette solidarité. » « Nous n’avons pas le choix : pour être au rendez-vous de la lutte contre le changement climatique, nous devons opérer un changement profond sur nous-mêmes », écrivent-ils encore.

Climat : le Sénat invente un impôt de plus pour les collectivités

Climat : le Sénat invente un impôt de plus pour  les collectivités

 

 

 

Finalement le Sénat a encore trouvé la martingale. Créer un impôt supplémentaire pour soi-disant aider la transition écologique. Voilà quoi servent  nos parlementaire : s multiplier sans cesse les lois et les fiscalités. À chaque problème, un texte avec un impôt à la clé. Il faut vraiment que ces parlementaires soient alimentés par l’idéologie des oligarques et des fonctionnaires pour ne trouver comme solution que l’augmentation des prélèvements obligatoires pour lesquels la France détient déjà le record mondial entre parenthèses si l’on intègre le niveau de dépenses par rapport au PIB). L’impôt nouveau s’élèverait à 10 euros par habitant et serait conditionnée à la signature de contrats d’objectifs entre les collectivités bénéficiaires et l’État. Les financements concernés seraient majoritairement utilisés pour des investissements dans la rénovation des bâtiments publics et dans des aides financières versées aux ménages dans le cadre de la rénovation des logements. « Ces amendements sont sympathiques mais entraînent une perte de recettes de 300 millions d’euros pour l’État », a déclaré le rapporteur général Albéric de Montgolfier (LR) en donnant un avis défavorable. « Certains proposent un transfert aux intercommunalités, d’autres aux régions, d’autres encore aux deux… Il faudrait en discuter au sein de la Conférence nationale des territoires ». « Cette mesure a un coût que nous pouvons assumer si tant est que le sujet ait été concerté au sein de la Conférence nationale des territoires », a déclaré le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, en donnant un « avis défavorable pour l’heure ». En revanche, pour Claude Raynal (PS), « le Parlement donnerait un signal en votant ces propositions ». Ben voyons pour les socialistes, hors  l’impôt point de  projets !

Croissance : climat des affaires en nette hausse

Croissance : climat des affaires en nette hausse

L’INSEE constate une nette hausse du climat des affaires qui pourraient se traduire par une croissance assez forte au quatrième trimestre et permettrait à la croissance de 2017 d’approcher les 2%.  D’après les résultats obtenus par l’organisme public, tous les secteurs économiques sont concernés par cette embellie. Selon l’Insee, le climat des affaires a profité en novembre d’une légère amélioration conjoncturelle dans le secteur industriel, où l’indice a atteint 112 points, son plus haut niveau là aussi depuis début 2008. « Les industriels sont de plus en plus optimistes sur les perspectives générales de production du secteur », détaille l’institut, qui fait état d’une nouvelle hausse des carnets de commande. Le climat des affaires s’est également amélioré dans le secteur des services, passant de 107 à 109 points, avec des perspectives particulièrement encourageantes dans le transport de marchandises et l’hébergement-restauration. Le climat des affaires s’améliore et se situe bien au-dessus de sa moyenne de long terme dans presque tous les sous-secteurs des services. Seules font exceptions les activités immobilières, où le climat continue de se dégrader. Il retombe à son plus bas niveau depuis juin 2013. Le secteur de la location de logement serait particulièrement touché par une baisse d’activité. Il a enfin gagné deux points dans le secteur du bâtiment, à 107 points.  »Compte tenu de leurs effectifs, les entrepreneurs estiment que les commandes assurent 7,4 mois de travail, un niveau légèrement inférieur à celui du mois dernier mais nettement supérieur à sa moyenne de long terme (5,5 mois) », souligne l’Insee. Du côté de l’emploi, les indicateurs sont au vert. Le climat de l’emploi continue de s’améliorer. Cette tendance s’explique particulièrement essentiellement du fait de la hausse des soldes d’opinion sur les effectifs dans le commerce de détail et l’industrie. L’indicateur qui le synthétise gagne un point, à 109, bien au-dessus de sa moyenne de long terme (100), et au plus haut depuis l’été 2011.

 

Le mini plan climat de Hulot

Le mini plan climat de Hulot

Un plan climat qui n’est pas inutile mais relativement partiel qui se traduit surtout par quelques  primes pour l’automobile et le chauffage. Par contre pas un mot sur le nucléaire (maintien ?, réduction ?  Remplacement par quoi ?) , pas de décision non plus en matière fiscale ou sur les normes.  Du coup,  il s’agit plutôt d’un mini plan qui se résume à une prime à la casse auto étendue, un chèque énergie pour les plus pauvres, un  crédit d’impôt transformé en prime et un coup de pouce pour changer de chaudière. Un peu court pour mettre en œuvre l’accord de Paris sur le climat. Des mesures qui pourraient d’ailleurs presque être soutenues par les climatoseptiques La première mesure, «c’est la prime à la conversion des véhicules. Pour ceux qui veulent passer d’un vieux véhicule polluant à une voiture thermique à faible émission de CO². À partir de 2018, la prime de 500 euros à 1000 euros qui existait uniquement pour les ménages à revenus modestes, et qui ne fonctionnait pas bien, sera généralisée à tous les Français propriétaires de véhicules essence d’avant 1997 ou diesel d’avant 2001 (…) Et pour tous ceux qui souhaitent passer à l’électrique, la prime à la conversion sera de 2500 euros». Cette prime s’ajoute au bonus de 6000 euros pour les véhicules électriques. Selon des informations des Échos de ce lundi, le malus qui s’applique lors de l’achat de véhicules polluants va d’ailleurs être renforcé par le gouvernement, avec des montants plus élevés et un seuil d’application abaissé de 127 à 120 grammes de CO² par kilomètres. La deuxième mesure concerne le «chèque énergie» qui après avoir été expérimenté dans quatre départements va être «étendu». «Il devrait permettre d’aider 4 millions de ménages aux revenus très bas à payer leur facture d’énergie». Le ministre cite les 4 millions de foyers concernés, touchant moins de 16.100 euros annuels dans le cas d’un couple avec deux enfants, ou 7500 euros annuels pour un célibataire. Pour gagner en simplicité d’accès, «le chèque sera versé automatiquement, selon un barème allant de 48 à 227 euros par an. Le montant moyen visé s’élève à 150 euros environ. À compter de 2019, il sera revalorisé et passera à 200 euros par an en moyenne.  En 2019, le «crédit d’impôt pour la transition énergétique (Cite)» sera «transformé en prime, versée dès que les travaux seront achevés». Le Cite est une aide au financement de travaux d’amélioration énergétique. Nicolas Hulot souligne le décalage qui existe actuellement entre les travaux payés et la réduction d’impôts auxquels ils donnent droit. Pour régler ce problème de trésorerie pénalisant surtout les petits revenus, l’aide sera transformée en prime, versée dès l’achèvement des travaux. La dernière des quatre mesures concerne l’énergie de chauffage, avec un coup de pouce «donné aux ménages aux moyens les plus modestes qui veulent changer une chaudière au fioul très polluante, à condition de passer aux énergies renouvelables, comme le bois ou les pompes à chaleur», détaille le ministre de la transition énergétique, qui ne donne cependant pas de barème ou de seuil de revenus applicables. Le montant de l’aide pourra atteindre 3000 euros. Autant de mesures qui sont loin d’être inutiles amis qui sont loin d’être un plan climat suffisant. 

Climat: Les Etats-Unis dans ou hors de l’Accord de Paris ?

Climat: Les Etats-Unis  dans ou hors de l’Accord de Paris ?

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la position des États-Unis est loin d’être claire. La première hypothèse, c’est que les États-Unis se retirent purement et simplement de l’accord de Paris en contestant tout de cet accord. La seconde consisterait à y rester mais à condition de obtenir des les aménagements pour les États-Unis. La troisième hypothèse serait de mettre en place un plan spécifique pour et par  les États-Unis contribuant à l’accord de Paris- “Le président a déclaré qu‘il était ouvert à la recherche de conditions permettant que nous restions engagés aux côtés des autres sur ce que nous considérons tous comme un problème à résoudre”, a déclaré le secrétaire d‘Etat Rex Tillerson. Donald Trump a annoncé en juin son intention de faire sortir les Etats-Unis de l‘Accord de Paris sur le climat. Mais, avait-il alors ajouté, les Etats-Unis vont entamer des négociations, ou bien pour revenir dans l‘accord, ou bien pour “entrer dans une nouvelle transaction sur des termes qui soient équitables pour les Etats-Unis, leurs entreprises, leur salariés, leur population, leurs contribuables». Selon Rex Tillerson, c‘est Gary Cohn, principal conseiller économique de Donald Trump, qui est chargé de la question de l‘Accord de Paris. “Je pense que l‘idée, c‘est que Cohn envisage d‘autres moyens, par lesquels nous pouvons coopérer avec les partenaires de l‘Accord de Paris sur le climat. Nous voulons être productifs. Nous voulons être utiles”, a dit Tillerson. Le même son de cloche est venu, dimanche, de la chaîne ABC où le conseiller américain à la sécurité nationale, H.R. McMaster, a dit lui aussi que Donald Trump était ouvert à “toute discussion qui nous aidera à améliorer l‘environnement”.

Le climat des affaires : en hausse

Le climat des affaires : en hausse

C’est sans doute la meilleure nouvelle économique depuis longtemps. Le climat des affaires connaît une hausse très sensible qui témoigne sans doute d’une amélioration du contexte international (croissance, prix du pétrole encore sages,  faible inflation, taux bas). Mais cela tient aussi à la dynamique Macron,  c’est-à-dire à l’espérance qu’entretiennent les chefs d’entreprise en matière de modernisation économique. Certes les résultats sont encore difficilement perceptibles. La croissance qui pourrait approcher les 2 % en 2017. Il faut aussi noter les intentions en nette hausse en matière d’investissement. Reste cependant le point noir à savoir l’emploi. Un emploi qui conjoncturellement pourrait s’améliorer à partir de 2018 mais dans l’évolution structurelle dépendra à la fois des réformes sociales engagées et de l’adaptation par la formation aux nouvelles conditions de production (notamment du fait  du développement du numérique. Le climat des affaires s’est donc amélioré en août pour le quatrième mois consécutif, atteignant un niveau sans précédent depuis plus de six ans, a annoncé l’Insee. L’indicateur, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprises des principaux secteurs d’activité, s’est établi à 109 contre 108 en juillet, bien au-dessus de la moyenne de long terme, comme le note l’institut national des statistiques dans un communiqué. L’Insee précise que ce niveau est sans précédent depuis avril 2011, l’indice ayant gagné cinq points depuis le début 2017.    L’amélioration est la plus notable dans l’industrie, où l’indice gagne trois points à 111 points, son plus haut niveau depuis décembre 2007. L’Insee a, au passage, révisé en baisse d’un point son estimation de juillet sur le secteur, à 108 points contre 109 précédemment. Le climat s’améliore aussi dans les services, avec un gain de deux points à 106 points.      En revanche, il baisse franchement dans le commerce de détail, avec un recul de quatre points à 108 points, même s’il reste « encore nettement au-dessus de sa moyenne de long terme ». L’indice accuse un léger repli dans le bâtiment, reculant d’un point à 104 points. Malgré l’amélioration globale du climat des affaires, le climat de l’emploi poursuit son recul, entamé le mois précédent, « essentiellement du fait des services hors intérim ». L’indicateur qui le synthétise recule de deux points, à 105 points, revenant à son niveau de février, mais restant « nettement supérieur à sa moyenne », comme le souligne l’Insee.

Climat des affaires : nouvelles améliorations en juillet

Climat des affaires : nouvelles améliorations en juillet

 

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Nouvelle amélioration du climat des affaires en juillet après celle de juin, un signe encourageant pour l’économie française. Certes pour l’instant la hausse du moral ne se traduit pas encore par une amélioration significative du chômage. En cause, le fait  qu’il faudra pour cela une croissance plus importante des carnets de commandes. Pour l’instant,  les perspectives dans ce domaine paraissent meilleures. Par ailleurs quelques indicateurs macro-économiques s’améliorent. Reste que la croissance espérée de 1,6, 7 % est encore insuffisante pour justifier une réelle inversion sur le terrain de l’emploi. On attend aussi le contenu des réformes économiques mais ce moral témoigne d’une meilleure confiance en l’avenir et constitue un indicateur avancé de la conjoncture future. L’indicateur global du climat des affaires, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de cette enquête mensuelle, progresse d’un point à 108, un plus haut depuis juin 2011 et huit points au-dessus de sa moyenne de long terme, qui s’établit à 100. La marque du mois de juin a dans le même temps été revue en hausse d’un point, à 107.Par secteur, l’indicateur de l’industrie manufacturière est stable à 109 mais sa marque de juin a également été relevée d’un point. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient qu’il se maintienne à 108. Celui des services progresse d’un point à 104, un plus haut depuis juin 2011, et l’indicateur du bâtiment gagne lui aussi un point à 105, atteignant un meilleur niveau depuis septembre 2008 alors que sa marque de juin a été révisée en hausse d’un point. L’indicateur du commerce de détail a quant à lui encore gagné un point, à 108, et celui du commerce de gros, publié tous les deux mois, bondit de quatre points, à 109. L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable, souligne l’Insee. Le nouvel indicateur de l’Insee du climat de l’emploi, inauguré en avril, perd en revanche deux points, à 107, retrouvant son niveau du mois de mai.

 

Un nouveau sommet climat

Un nouveau sommet  climat

Pour maintenir son avantage sur la scène internationale, Emmanuel Macron  veut organiser un nouveau sommet le 12 décembre sur le climat. Une manière pour lui de conserver le leadership sur ce terrain et de renforcer sa posture internationale tant au plan de l’union européenne qu’au plan mondial. Une manière aussi d’isoler un peu plus le président américain qui a confirmé leur de la réunion récente du G20 à Hambourg son retrait de l’accord de Paris. La manœuvre d’Emmanuel Macron vis-à-vis de Trump  est habile. D’un côté il l’invite au défilé du 14 juillet pour commémorer le centenaire de l’entrée en guerre des États-Unis lors de la première guerre mondiale mais de l’autre il organise une coalition climatique contre le président des États-Unis ;  cela sans trop d’effets de manches pour montrer qu’il ne recherche pas le conflit mais la voix diplomatique et qu’ils comptent sur la capacité d’évolution des partenaires concernés. Le président de la République a en effet annoncé samedi à Hambourg qu’il allait réunir le 12 décembre un nouveau sommet sur la lutte contre le réchauffement climatique, deux ans après l’accord de Paris.  «Le 12 décembre prochain, deux ans après l’entrée en vigueur de l’accord de Paris, je réunirai un nouveau sommet afin de prendre de nouvelles actions pour le climat, notamment sur le plan financier», a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse de clôture du sommet international. Cette réunion se tiendra en France et visera à «mobiliser les financements privés et publics» promis en décembre 2015 et à «identifier les projets» concrets qui devront être soutenus. Cette annonce intervient alors que les 20 chefs d’Etat réunis vendredi et samedi ont entériné dans une déclaration commune le retrait des Etats-Unis des accords de Paris. Début juin, la décision de Donald Trump de revenir sur ces accords avait poussé Emmanuel Macron à exprimer ses regrets en anglais, s’offrant un coup de pub mondial avec son désormais célèbre «Make our planet great again».Samedi, le locataire de l’Elysée a assuré qu’il croyait encore en un changement de direction de la part de son homologue américain. «Je ne désespère jamais de convaincre, je pense que c’est un devoir compte-tenu de la fonction qui est la mienne et un trait de caractère», a-t-il fait valoir.

 

 

 

Climat: aller plus loin que l’Accord de Paris (Macron)

Climat aller plus loin que l’Accord de Paris (Macron)

 

 

Pour mettre  les Etats-Unis dans un embarras supplémentaire, le président de la république française en rajoute encore et déclare qu’il faut aller encore plus loin l’accord de Paris. Une manière de tenter de tordre le bras à Trump  lors de  la rencontre internationale qui se déroulera dans le cadre du G20 à Hambourg. Pas sûr cependant que ce volontarisme français soit apprécié par le président américain et le G20 pourrait bien aboutir un échec total dans le domaine du climat. À vouloir trop assurer son leadership sur cette question environnementale, la France met aussi dans l’embarras la chancelière allemande qui souhaitait un texte moins contraignant que celui proposé par la France. L’Accord de Paris sur le climat est une étape mais pas suffisante, a en effet déclaré jeudi Emmanuel Macron, souhaitant que la communauté internationale puisse aller plus loin, à quelques heures de l’ouverture du sommet du G20 à Hambourg. « L’Accord de Paris (…) est une étape mais elle n’est pas suffisante et donc nous devons, à plusieurs, continuer à avancer et à montrer, en termes de projets concrets, en termes de financement, notre capacité à aller plus loin », a dit le président français lors d’une déclaration avec le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, après un entretien à l’Elysée. Il a souhaité que l’Europe s’engage, ainsi que la communauté internationale, pour pouvoir « de manière très rapide » faire en sorte que de nouvelles annonces d’engagements concrets puissent être faites. Le président de la Banque mondiale a assuré de son côté que l’institution soutenait fermement l’Accord de Paris et œuvrerait pour aller plus loin à l’avenir. Depuis l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, les chances d’aboutir à un texte commun fort au G20 sur cette question sont quasiment nulles. Avec sa déclaration très volontariste, le président français veut sans doute isoler encore un peu plus Trump et le mettre en contradiction y compris avec une partie de sa population. Mais cette exigence française hypothèque largement le compromis éventuel qui pouvait peut-être être espéré. La présidence allemande, qui avait fait du climat une priorité du sommet, va probablement être contrainte de revoir ses ambitions à la baisse.

Climat Hulot : une vraie mesure l’interdiction de la voiture diesel ou à essence

Climat Hulot : une vraie mesure l’interdiction de la voiture diesel ou à essence

 

 

Indéniablement,  la mesure réellement significative du plan climat de Nicolas Hulot concerne la suppression des véhicules diesels ou à essence à partir de 2040 même si les modalités restent vagues. Notons qu’il s’agit sans doute essentiellement des voitures car la technique du moteur électrique risque de ne pas être au point pour les poids-lourds et les cars de grandes dimensions qui effectuent de grandes distances. À l’inverse, la prime pour remplacer un véhicule ancien constitue de fait une aide financière aux constructeurs.  Ces véhicules très anciens de 15 ou 20 ans effectuent très peu de kilométrage. « nous annonçons la fin de la vente de véhicules à essence ou diesel d’ici 2040″, a dit Nicolas Hulot, citant l’exemple d’un  »constructeur européen », en l’occurrence Volvo, qui « comme d’un fait exprès », a annoncé la veille s’être fixé cet objectif pour 2019. « Les solutions sont là, nos propres constructeurs ont dans leurs cartons de quoi assurer cette promesse », a-t-il ajouté, concluant qu’il s’agissait là d’un « agenda de santé publique ». Sur le logement, secteur le plus énergétivore avec le transport Nicolas Hulot formule surtout le vœu de faire disparaître les passoires thermiques. Mais les propositions paraissent un peu floues et insuffisante. Il s’agit surtout de proposer un diagnostic gratuit à ceux qui sont en situation de précarité énergétique. Nicolas Hulot a par ailleurs proposé de permettre à davantage de Français de consommer leur propre électricité de développer les bâtiments à énergie neutre ou mieux positive. « . « On peut aller encore plus loin. Produire son énergie et la consommer soi-même, tout le monde en a envie ». Par ailleurs le ministre de l’écologie à proposer de supprimer la production d’électricité due au charbon, une mesure symbolique mais qui ne représente que 1 % du total de la production électrique. Nicolas Hulot par ailleurs  s’engage sur la neutralité carbone à l’horizon 2050 qu’il pense atteindre par les mesures déjà évoquées et surtout par l’augmentation du prix carbone. En fait une fiscalité supplémentaire sur les émissions polluantes. Une mesure discutable et peu efficace faute d’offres alternatives mais qui fait plaisir au ministère des finances. Beaucoup d’effets d’annonce dans ce plan qui implique par parenthèses le maintien de la production nucléaire pratiquement à son niveau actuel. La seule mesure vraiment significative concerne l’interdiction des voitures diesel et essence en 2040

 

Plan climat Hulot : surtout des taxes

Plan climat Hulot : surtout des taxes

 

Si l’on devait résumer de façon très schématique le plan climat de Nicolas Hulot, ministre de l’écologie, on constaterait qu’il se résume essentiellement à la mise en place de taxes notamment des taxes sur le prix des émissions de carbone, l’alignement de la fiscalité diesel sur celle de l’essence aussi des péages sur les routes nationales pour les poids lourds. Finalement des mesures qui ne peuvent être qu’approuvées par le ministère de l’économie qui cherche à remplir les caisses de l’État pour faire face à la dérive des déficits publics. Si certaines taxes peuvent se justifier, la politique énergétique ne serait cependant se réduire à des mesures fiscales. Il serait utile sans nécessairement d’impôt supplémentaire de s’attaquer à la nature des productions, aux modes de production et aux circuits de distribution une problématique autrement plus complexe que celle qui consiste à augmenter les impôts dont finalement le consommateur final paiera le prix surtout quand il n’y a pas d’offres  substitutions économiquement accessibles. Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, devrait annoncer jeudi une hausse de 40% du prix de la tonne de carbone d’ici 2030, qui passerait ainsi de 100 à 140 euros, annonce Le Figaro dans un article publié mercredi soir sur son site. Nicolas Hulot doit présenter jeudi à la presse son Plan Climat notamment dicté par l’accord contre le réchauffement de la Terre signé à Paris en décembre 2015. « Jusqu’à présent, la loi sur la transition énergétique de 2015 prévoyait que cette ‘contribution climat-énergie’ atteigne 100 euros en 2030. Le gouvernement Philippe devrait donc acter une hausse de 40% de cette taxe », écrit le quotidien. La fiscalité énergétique, comme la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) sur les carburants, sera donc alourdie, ajoute Le Figaro.

Climat : alliance entre l’Allemagne et la Californie

Climat : alliance entre l’Allemagne et la Californie 

 

Une réponse au retrait de Trump de l’accord de Paris. Un retrait qui avait fortement mécontent Merkel d’autant que le président américain avait attaqué l’Allemagne sur sa politique de production automobile.  L’Allemagne et l’Etat de Californie ont décidé de coopérer pour lutter contre le réchauffement climatique après la décision des Etats-Unis de se retirer de l’Accord de Paris sur le climat, annonce samedi la ministre allemande de l’Environnement Barbara Hendricks. La première puissance économique européenne et le premier Etat américain en terme de poids économique soutiendront les travaux de la « Under 2 Coalition », accord signé en mai 2015 à Sacramento en Californie et qui regroupe diverses entités régionales. « Nous ne pouvons parvenir à nos objectifs climatiques sans d’engagement des communautés locales et régionales. Cela est devenu encore plus clair après le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat », a déclaré Barbara Hendricks après s’être mise d’accord sur cette approche conjointe avec le gouverneur de Californie, le démocrate Edmund Gerald (« Jerry ») Brown, à San Francisco. « La Californie et l’Allemagne unissent les dirigeants mondiaux dans la lutte contre le changement climatique, la menace existentielle de notre époque », a déclaré Jerry Brown dans un communiqué publié par le ministère allemand de l’Environnement. Le gouvernement allemand, a précisé Barbara Hendricks, fera en sorte que les villes, les diverses communautés et diverses régions, jouent un rôle important dans la conférence de Bonn sur le climat en novembre.

Climat : de nouveaux objectifs pour la France

Climat : de nouveaux objectifs pour la France

 

Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, présentera dans deux semaines au conseil des ministres un plan d’action sur cinq ansa annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement. Sera ensuite fixé « dans le mois qui vient (…) un calendrier précis de mesures qui nous engageront au moins pour les cinq années qui viennent, avec des actions de court terme, de moyen terme et de long terme », a ajouté Christophe Castaner lors du compte rendu du conseil des ministres. Emmanuel Macron a souligné lors du conseil des ministres que la lutte contre le changement climatique et le terrorisme devaient être des priorités du quinquennat, a-t-il poursuivi. Le chef de l’Etat veut « que ce sujet ne nous quitte jamais » et « faire de la France un exemple » grâce à ce plan d’action, a dit Christophe Castaner. Emmanuel Macron a engagé, dès l’annonce jeudi de la décision du président Donald Trump d’extraire les Etats-Unis de l’Accord de Paris, une offensive diplomatique pour sauver cet accord signé par 195 pays en décembre 2015 après d’âpres négociations. « L’ambition du président de la République et de Nicolas Hulot est d’aller plus loin que les objectifs que nous nous étions fixés dans le cadre de la négociation de l’Accord de Paris », a-t-il précisé. Ce texte, qualifié d’historique, fixe le cadre d’engagements politiques, économiques et financiers visant à contenir la hausse de la température moyenne de la planète « nettement en dessous de 2°C » en 2100 par rapport aux niveaux pré-industriels. Au niveau national, la France a fixé en 2015 comme objectifs de réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990, de porter la part des énergies renouvelables à plus de 30% de la consommation énergétique finale d’énergie en 2030 et de baisser à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité à horizon 2025.

Climat : Trump, le dernier des Mohicans

Climat : Trump, le dernier des Mohicans

En se retirant de l’accord de Paris concernant le climat Trump fait encore la preuve de sa vision néandertalienne du monde. Ce président a au moins un  siècle de retard sur tous les éléments qui affectent la planète dans le domaine économique, dans le domaine sociétal ou encore environnemental. D’une certaine manière,  il fait parti des derniers des Mohicans qui rêvent d’un avenir à l’image du passé. Pour la problématique environnementale comme sur le reste,  Trump détient la palme de l’idiot du village non seulement par ce qu’il ne comprend rien aux questions fondamentales mais aussi parce que sur la forme son discours est d’une nullité confondante. On objectera à juste titre que l’adhésion à la coP 21 n’était pas forcément l’assurance d’un renversement de tendance quant aux émissions polluantes influençant le climat. Des émissions qui n’ont jamais diminué depuis une vingtaine d’années bien au contraire. De ce point de vue les ambitions de la cop 21 étaient déjà bien molles. Ceci étend la position iconoclaste du président américain n’empêchera pas les États-Unis d’apporter une contribution positive à une meilleure maîtrise des émissions polluants. En effet le président dans américain a contre lui une grande partie de la société civile aussi des industriels qui ne veulent pas manquer le virage énergétique qui influe en sera l’évolution future de l’économie mondiale. de New York à la Californie, plusieurs dizaines de villes et d’Etats américains ont rapidement promis qu’au niveau local, l’Amérique continuerait d’avancer vers une économie verte. Sur le plan économique aussi, des multinationales américaines ont exprimé leur détermination à poursuivre leurs efforts pour réduire les émissions de CO2. Même les grands majors pétroliers, comme ExxonMobil et Chevron, qui auraient a priori le plus à perdre de la transition énergétique, ont tenu ce discours. Le président des Etats-Unis a donc essuyé son lot de critiques, en interne – les grands patrons Elon Musk (Tesla) et Bob Iger (Disney) ont annoncé qu’ils cessaient de le conseiller – et plus largement dans le reste du monde. En Europe bien sûr, mais aussi au niveau des Nations unies, à travers la « déception » de son secrétaire général Antonio Guterres, et même en Asie. La Chine, premier pollueur mondial, a ainsi de nouveau promis vendredi d’appliquer l’accord de Paris, en prenant des « mesures concrètes » en réponse au changement climatique. En réalité, au-delà de cette question d’accord de la COP21 se dessine le leadership mondial dans la cause climatique et le développement des énergies renouvelables – l’un des enjeux majeurs du 21e siècle. Avec le vide laissé par Washington, l’UE et la Chine passent au premier plan.  Dès l’ouverture d’un sommet entre l’UE et la Chine vendredi matin à Bruxelles, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a dessiné les contours d’un nouveau moteur pour la « diplomatie climat ».

 

Climat: Macron s’adresse aux américains

Climat: Macron s’adresse aux américains

 

Dans un anglais autrement plus correct que celui de Trump, Macron s’est adressé aux Américains pour critiquer la décision du président des États-Unis  Emmanuel Macron a pris la parole – en français et en anglais – ce jeudi soir à l’Elysée pour réagir à la décision du président américain de faire sortir son pays de l’accord de Paris.  « J’ai souhaité m’exprimer devant vous après la déclaration de Donald Trump car l’heure est grave. Je prends note de sa décision de se désengager de l’accord de Paris. Je respecte cette décision souveraine mais la regrette. Je considère qu’il commet là une erreur pour les intérêts de son peuple et une faute pour l’avenir. J’ai eu l’occasion de lui en faire part », a-t-il tout d’abord déclaré. « Ce n’est pas l’avenir que nous voulons pour nous, nos enfants, le monde. La vocation de la France est de mener ces combats qui impliquent l’humanité toute entière. (…) La France a réussi ce tour de force de faire signer l’accord climat avec 195 pays. Nous ne négocierons pas un accord moins ambitieux. La France appelle tous les signataires à rester à la hauteur de nos responsabilités, à ne rien céder. » « Je dis aux Etats-Unis: ’la France croit en vous, le monde croit en vous’. Vous êtes une très grande nation, vous vous êtes dressés contre l’ignorance et l’obscurité. Mais pour le climat, il n’y a pas de plan B car il n’y a pas de planète B. » Il a d’ailleurs, quelques minutes plus tard, adressé les mêmes paroles en anglais. Il s’agissait d’ailleurs de la première prise de parole dans la langue de Shakespeare par un pensionnaire de l’Elysée. Il a, alors, déclaré entre autres: « Make our planet great again » (« Rendez sa grandeur à la planète », en français). Il paraphrasait le slogan de campagne de Donald Trump: « Make America great again« , c’est-à-dire « Rendez sa grandeur à l’Amérique ».  « La France n’abandonnera pas le combat. Nous aurions préféré mener ce combat aux côtés des Etats-Unis mais il en est ainsi. La porte n’est pas fermée, elle ne le sera jamais à cette nation à laquelle nous devons tant. La France jouera donc son rôle dans le monde. (…) Nous ne tiendrons pas seulement nos engagements passés. Dès ce soir, la France se doit d’être plus ambitieuse encore. »

 

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