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Climat : une régulation par la justice ?

Climat : une régulation par la justice ?

 

 

Une justice transnationale pour réguler la politique climatique (sans doute à l’image du tribunal pénal international), ce que propose dans un livre Judith Rochfeld, enseignante en droit privé à la Sorbonne,  (extraits du Monde). La grande question qui se pose est de savoir si certains grands pays pollueurs voudront adhérer ou au contraire refuser cette organisation (comme c’est le cas par exemple pour le TPI que n’admettent) pas les États-Unis) (extraits du Monde).

« Peu de livres écrits par des universitaires contiennent autant de points d’exclamation, jusque dans leur titre, que Justice pour le climat ! C’est que son auteure, Judith Rochfeld, professeure de droit privé à la Sorbonne, ne prétend pas s’abstraire des passions, entre angoisse et espoir, qui animent toujours plus de personnes face à la catastrophe climatique.

Une lueur d’espoir vient des nouveaux mouvements civiques de résistance, notamment ceux portés par la jeunesse ou par des associations, voire des particuliers, qui demandent des comptes à l’Etat et aux entreprises en s’appuyant sur la justice. Le livre dresse le bilan international de ces nouvelles luttes et pose la question des instruments juridiques qui pourraient leur faciliter la tâche, et peut-être même nous amener à une relation protectrice avec la Terre.

 

Les procès contre différents Etats accusés d’inertie face aux changements climatiques procèdent largement des ambitions, des ambiguïtés et des déceptions dont était porteur l’accord de ­Paris de 2015, lors de la COP21. Son objectif de limiter la hausse de la température moyenne globale en deçà de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels s’accompagnait certes de modalités concrètes d’action et d’un cadre global de coopération, mais sans imposer de contrainte ni de ­sanction.

Il invitait aussi à la table, en plus des Etats, des « entités non parties » – associations, secteur privé ou villes. Or ce sont précisément certains de ces acteurs qui, utilisant l’accord comme un levier, se retournent désormais contre les Etats et cherchent à rendre juridiquement contraignants leurs engagements, pour les sommer d’agir sans se défausser sur les autres. Car tel est un des paradoxes apparents du moment présent : si le défi écologique est plus que jamais planétaire, les échecs répétés de la « gouvernance mondiale » en matière climatique conduisent à une sorte de reterritorialisation du global, obligeant chaque Etat, sous la pression de citoyens mobilisés, à balayer devant sa porte.

Les entreprises les plus polluantes font aussi l’objet de contestations inédites, en particulier les fameuses quatre-vingt-dix « Carbon Majors » énergétiques et cimentières, devant lesquelles se dressent même des Etats, mais aussi et surtout des villes et des ONG. C’est ainsi qu’aux Pays-Bas, après le procès de la Fondation Urgenda contre l’Etat néerlandais, s’est tenu en avril 2019 un procès cette fois contre le pétrolier Shell, mis en cause pour ses responsabilités en matière d’émission de gaz à effet de serre.

 

« Justice pour le climat ! Les nouvelles formes de mobilisation citoyenne », de Judith Rochfeld, Odile Jacob, 198 p., 19,90 € (en librairie le 28 août).

Climat : Manger moins de viande et produire autrement

Climat : Manger moins de viande et produire autrement

C’est la recommandation du groupe international GIEC  sur le climat. Pour des raisons environnementales, le GIEC  recommande de consommer beaucoup moins de viande. Un conseil qui rejoint l’avis des experts sanitaires. Par ailleurs,  un mode de production agricole différent plus respectueux des équilibres de la bio diversité, moins d’utilisateur d’espace et de produits chimiques. A défaut, la sécurité alimentaire, la santé et la biodiversité seront menacés.

Ce rapport spécial porte sur les liens entre les dérèglements climatiques, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres et la sécurité alimentaire.

Le document d’une soixantaine de pages observe que la croissance démographique mondiale couplée à des mutations des habitudes alimentaires font peser une pression inédite sur les terres arables et les réserves d’eau.

Le rapport note aussi qu’un quart des terres émergées, libres de glace, sont dégradées du fait de l’activité humaine. “Le changement climatique exacerbe la dégradation des terres, notamment dans les zones côtières de faible altitude, les deltas fluviaux, les zones désertiques et les zones de permafrost”, peut-on lire.

Les experts du GIEC ne préconisent pas l’arrêt, mais une réduction de la consommation de viande et une modification des régimes alimentaires.

“Retarder le passage à l’action pourrait avoir pour conséquence des effets irréversibles sur certains écosystèmes, avec à long terme le risque de conduire à une augmentation considérable des émissions (de gaz à effet de serre) qui accélérerait le réchauffement climatique”, écrivent-ils.

L’agriculture, l’exploitation forestière et d’autres activités liées à l’utilisation de la terre représentent, sur la période 2007-2016, quelque 23% des émissions nets de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine.

En y ajoutant les industries de transformation des aliments, cette part monte à 37%.

“C’est un enchaînement désastreux: des terres limitées, une population humaine en expansion, le tout enveloppé dans la couverture suffocante de l’urgence climatique”, commente Dave Reay, professeur spécialisé dans les techniques de gestion du carbone à l’université d’Edimbourg.

Le rapport du GIEC publié jeudi s’inscrit dans la préparation de la prochaine conférence sur le changement climatique qui se tiendra en décembre au Chili. La COP-25 est censée aboutir sur des moyens d’appliquer l’accord de Paris sur le climat de décembre 2015.

Il souligne que le réchauffement de la température de surface est deux fois plus rapide au-dessus des terres émergées que pour le globe dans sa totalité (+1,53°C par rapport à la période préindustrielle contre +0,87°C pour la température moyenne de la planète).

Canicules, sécheresses ou précipitations intenses, dégradation et désertification: ce réchauffement risque de perturber la production agricole, de réduire les rendements et d’augmenter les cours. D’ici 2050, le prix des céréales devrait connaître une augmentation médiane de 7,6%, avec des conséquences immédiates sur la sécurité alimentaire des populations les plus pauvres.

A l’échelle de la planète, la production d’huiles végétales et de viande per capita a plus que doublé depuis 1961. Avec des écarts d’alimentation considérables selon les pays et des effets variables sur les populations: la planète compte 2 milliards de personnes en surpoids ou obèses mais aussi 821 millions de personnes victimes de sous-nutrition.

Par ailleurs, 25 à 30% de la production agricole est perdue ou gâchée.

“C’est une crise dont nous sommes responsables mais c’est aussi une crise que nous pouvons résoudre si nous agissons maintenant”, a déclaré Reyes Tirado, scientifique rattaché au laboratoire de recherche de l’ONG Greenpeace à l’université d’Exeter.

“Notre impact sans précédent sur les terres agricoles est dû en grande partie à l’expansion de l’agriculture industrielle et de la production de viande”, poursuit-il. Pour sortir de cette “surconsommation”, il appelle à réduire de 50% la consommation de viande dans nos alimentations “avec des baisses encore plus drastiques de l’ordre de 70 à 90% dans certains pays d’Europe de l’Ouest ou d’Amérique du Nord”.

Cette transformation des productions agricoles permettrait également d’accroître la superficie des forêts, qui sont autant de “pièges” à carbone.

 

Croissance- climat des affaires : en baisse

Croissance- climat des affaires : en baisse

Après les prévisions de croissance mondiale du FMI revues à la baisse ce mardi, le climat des affaires calculé par les services de l’Insee s’est détérioré en juillet. Une évolution cohérente avec le tassement réel de l’activité. Comme il fallait s’y attendre, les organismes de prévision vont passer leur année 2019 à revoir à la baisse leurs prévisions. Jusque-là,  on croyait que la France était relativement épargnée par le tassement général de l’activité en Europe mais les derniers chiffres indiquent que la France atteindra péniblement 1,2 % d’augmentation du PIB pour l’année en cours. En effet, la Banque de France n’attend plus que 0,2% de croissance pour l’économie française au deuxième trimestre, contre 0,3% auparavant, en raison d’une nette dégradation du climat des affaires dans l’industrie manufacturière, qui tombe à un plus bas de près de six ans. La responsabilité en incomberait notamment aux consommateurs qui préféreraient épargner plutôt que de dépenser. Les deux tiers de l’augmentation de l’augmentation pouvoir d’achat seraient consacrés  à l’épargne et non à la consommation. Par exemple, le livret A augmente même en l’absence de rémunération. Tassement économique aussi au  plan international avec notamment une baisse sensible de la croissance des échanges. Une baisse qui affecte particulièrement l’Allemagne dont la force était précisément sa capacité à exporter automobiles et machines outils. Aux incertitudes internationales, s’ajoutent les interrogations spécifiques à la France avec un manque évident de crédibilité de la politique économique du gouvernement critiquée par environ 70 % de l’opinion. Les organismes de prévisions qui dépendent du gouvernement à savoir la Banque de France comme l’INSEE prévoient une croissance de 1,4 % du PIB alors qu’en réalité on aura des difficultés à atteindre 1,2 %. Le tassement économique se fait sentir dans beaucoup de secteurs d’activité. Dans l’industrie, comme dans les services le moral se dégrade, il est même dans le rouge dans l’industrie. Après une évolution favorable entre janvier et juin derniers. L’indicateur du climat des affaires de l’INSEE, qui prend en compte les réponses des chefs d’entreprise, se situe à 105 en juillet contre 106,3 en juin. Il retrouve son niveau du mois d’avril.

 

Dans le même temps, le cabinet Markit a noté, dans son dernier communiqué, que la croissance de l’activité dans le secteur privé avait marqué le pas au cours du mois de juillet. « Après avoir atteint un pic de sept mois en juin, la croissance du secteur privé français a ralenti en juillet. Cette tendance résulte d’un affaiblissement de l’expansion du volume global des nouvelles affaires, lui-même lié à un retour à la baisse des nouvelles commandes dans le secteur manufacturier », a expliqué l’économiste Eliot Kerr. L’industrie montre des signes de faiblesse ces derniers mois. Selon les dirigeants interrogés au cours du mois de juillet, l’optimisme dans l’industrie s’est dégradé d’un point passant de 102 à 101. Il se rapproche ainsi de sa moyenne de long terme et surtout, il retrouve son niveau de juin 2015. Depuis le mois de janvier 2018, l’outil qui mesure le climat des affaires dans l’appareil productif français décline régulièrement. S’il avait retrouvé un peu de vigueur au mois de mai, cette embellie a été de courte durée. Chez Markit, les conjoncturistes expliquent que « l’indice de la production manufacturière en France se replie à 49,6 en juillet (51,7 en juin), un plus bas de 3 mois ».

 

Ce n’est pas tout. Dans sa dernière enquête trimestrielle de conjoncture publiée également ce mercredi, l’Insee explique que les soldes d’opinion des industriels sur l’évolution récente de la demande globale et étrangère atteignent leur niveau le plus bas depuis respectivement janvier 2015 et juillet 2014. Outre l’industrie, le climat des affaires se détériore aussi dans les services passant de 107 à 106. Il reste stable dans le bâtiment et augmente dans le commerce de détail.

Le climat des affaires : en baisse

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Climat en 2050 : Paris comme à Alger, Londres comme à Madrid

Climat en 2050 : Paris comme à Alger, Londres comme à Madrid

On assiste évidemment  depuis des dizaines d’années à un déplacement géographique de la sécheresse et plus généralement des climats chauds. La plus grande partie de la France ne connaît pratiquement plus d’hivers. La neige disparaît même dans les montagnes et c’est à peine s’il gèle  pendant quelques jours. Selon une  étude publiée par la revue scientifique PLOS ONE et menée par des chercheurs de l’université ETH Zurich, en 2050,  Londres connaitra le climat de Madrid. Une autre étude prévoit que les climats de Lyon ou de Paris seront proches de celui d’Alger dans 30 ans environ. Les villes de l’hémisphère nord ressembleront en 2050, en termes climatiques, à celles d’aujourd’hui qui se trouvent 1.000 km au sud. Celles qui se trouvent à l’équateur ne subiront pas de réchauffement majeur, mais en revanche, elles auront plus de sécheresses et de pluies. Les auteurs de l’étude concluent que 77% des villes de la planète verront leur climat changer de façon « frappante », tandis que le reste sera confronté à des conditions « nouvelles ».L’Europe aura des étés et des hivers plus chauds de 3,5°C et 4,7°C, respectivement, en moyenne. L’un des auteurs dune de ces études, Jean-François Bastin, est de nationalité belge. Il dit à l’AFP qu’il n’est pas certain qu’en 2060 son pays voie encore le mercure passer sous zéro, une condition nécessaire à l’activation des semences de blé. »L’objectif de l’article est de faire comprendre à tout le monde les conséquences du changement climatique », dit-il.

Climat : En 2050, Londres comme à Madrid

Climat : En 2050, Londres comme à Madrid

Selon une  étude publiée par la revue scientifique PLOS ONE et menée par des chercheurs de l’université ETH Zurich, en 2050 Londres connaitra le climat de Madrid.  Les villes de l’hémisphère nord ressembleront en 2050, en termes climatiques, à celles d’aujourd’hui qui se trouvent 1.000 km au sud. Celles qui se trouvent à l’équateur ne subiront pas de réchauffement majeur, mais en revanche, elles auront plus de sécheresses et de pluies. Les auteurs de l’étude concluent que 77% des villes de la planète verront leur climat changer de façon « frappante », tandis que le reste sera confronté à des conditions « nouvelles ».L’Europe aura des étés et des hivers plus chauds de 3,5°C et 4,7°C, respectivement, en moyenne. L’un des auteurs, Jean-François Bastin, est de nationalité belge. Il dit à l’AFP qu’il n’est pas certain qu’en 2060 son pays voie encore le mercure passer sous zéro, une condition nécessaire à l’activation des semences de blé. »L’objectif de l’article est de faire comprendre à tout le monde les conséquences du changement climatique », dit-il.

En 2050, le climat à Londres comme à Madrid

En 2050, le climat à Londres comme à Madrid

Selon une  étude publiée par la revue scientifique PLOS ONE et menée par des chercheurs de l’université ETH Zurich, en 2050 Londres connaitra le climat de Madrid.  Les villes de l’hémisphère nord ressembleront en 2050, en termes climatiques, à celles d’aujourd’hui qui se trouvent 1.000 km au sud. Celles qui se trouvent à l’équateur ne subiront pas de réchauffement majeur, mais en revanche, elles auront plus de sécheresses et de pluies. Les auteurs de l’étude concluent que 77% des villes de la planète verront leur climat changer de façon « frappante », tandis que le reste sera confronté à des conditions « nouvelles ».L’Europe aura des étés et des hivers plus chauds de 3,5°C et 4,7°C, respectivement, en moyenne.

L’un des auteurs, Jean-François Bastin, est de nationalité belge. Il dit à l’AFP qu’il n’est pas certain qu’en 2060 son pays voie encore le mercure passer sous zéro, une condition nécessaire à l’activation des semences de blé. »L’objectif de l’article est de faire comprendre à tout le monde les conséquences du changement climatique », dit-il.

CESE: pour une augmentation de la fiscalité contribution climat énergie

CESE pour une augmentation de la fiscalité  contribution climat énergie

Dans un document intitulé « Climat, énergie, biodiversité : contribution du CESE à la Convention citoyenne pour la transition écologique »,le  conseil économique regrette les retards en matière de transition écologique, recommande à juste titre une approche plus globale et plus cohérente.  le CESE rappelle que la France est d’ores et déjà en retard sur ses engagements, puisque ses émissions de gaz à effet de serre (GES) ont augmenté en 2015, 2016 et 2017. Par contre il adhère  à l’augmentation de la fiscalité au motif que le pourcentage de cette fiscalité ( autour de 5 % du PIB) serait inférieur à celui de pays voisins. Or le problème central en France c’est que les prélèvements obligatoires détiennent déjà le record du monde et que c’est la grande confusion quant à l’affectation de la plupart de la fiscalité. Il a d’ailleurs été démontré qu’en France la plupart des ressources provenant de la fiscalité dite écologique pour au moins les deux tiers finissaient dans le trou du budget et non en direction de la transition environnementale. Par contre le conseil économique a raison quand il souligne  la nécessité d’un changement de modèle et le besoin d’une approche écosystémique et concertée. Le conseil économique a encore raison quand il constate l’écart  entre les constats relatifs à la dégradation de la biodiversité aux multiples causes (surexploitation des ressources, artificialisation des sols, destruction des habitats, extension de l’agriculture, pêche et agriculture intensives, pollutions, changement climatique, etc.) et les politiques mises en œuvre . Il est enfin raison d’insister sur la nécessité d’une politique autrement plus volontariste au plan européen. Mais le conseil économique encore une fois acteur de s’appuyer sur son analyse pour justifier une enveloppe annuelle de 50 à 70 milliards parents au service de la transition écologique. Certes aujourd’hui l’enveloppe prévue à cet effet de l’art de 4 milliards paraît ridicule mais ce n’est pas une raison pour avancer des chiffres totalement illusoires au demeurant qui amalgament  des préoccupations environnementales et sociales, sans doute pour faire plaisir à la composition du conseil économique et social mais dont la pertinence reste à démontrer. En effet , le levier central de la transition écologique ne passe pas nécessairement la l’augmentation de la fiscalité, loin s’en faut, mais par une régulation qui permette une offre alternative compétitive dans les différents secteurs économiques surtout concernés.

Climat accord de Paris : un G19 qui approuve à la place d’un G20

Climat accord de Paris : un G19 qui approuve à la place d’un G20

 

 

En difficulté dans son propre pays quant au mesures prises pour améliorer la qualité du climat Macron a trouvé la combine pour obtenir un soutien de principe à l’accord de Paris. Ce sera un j’ai 20 – 1 qui renouvellera son appui à la lutte contre le réchauffement climatique. En clair on contourne l’obstacle des États-Unis ne veut pas entendre parler de cet accord qui a été signé en 2015 à Paris. Un accord qui concrètement ne change encore pas grand-chose y compris en France qui ne tient pas ses promesses de réduction des démissions mais qui au moins sur le plan psychologique permet de faire prendre conscience des menaces qui pèsent sur l’avenir de la planète. Certains pays se sont d’ailleurs engagés beaucoup plus que la France pour prendre des mesures opérationnelles y compris la Chine même si le niveau de pollution demeure forcément inquiétant. Mais il faut voir d’où la Chine partait en tant que zone qui concentre l’essentiel des usines du monde. La Chine a par exemple pris une avance en matière de développement des véhicules électriques. Bien d’autres mesures sont prises ailleurs. La tâche est ici les complexes cars il s’agit d’articuler une évolution des modes de production et des modes de consommation en prenant aussi en compte l’acceptabilité sociale des mesures de transition. Justement une problématique que la France a un peu de mal à intégrer concrètement .

Climat : passer de la parole aux actes, comment ?

Climat : passer de la parole aux actes, comment ?

 

 

Il n’est pas étonnant que les jeunes manifestent de façon aussi massive contre l’inertie des différents pouvoirs politiques vis-à-vis du dérèglement climatique. En effet en dépit des conférences et des grandes annonces médiatiques, le monde fait presque du surplace même si on peut constater ici ou là quelques actions positives. Mais globalement des actions qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. Ce que réclament les jeunes qui ne sont pas encore prisonniers des contingences politiciennes, c’est de traduire les paroles en actes. Or la problématique est complexe car elle remet en cause le mode de production, le mode de consommation et même le type de civilisation. Ce que ne souhaitent pas évidemment les lobbys internationaux qui détiennent le vrai pouvoir et qui souhaitent continuer de transformer le citoyen en simples consommateurs. Pas question de changer le mode de production source pourtant de gâchis énorme de matières premières, de logistique, de transport ; source aussi d’émissions polluantes. Ainsi le moindre produit de base effectue des milliers de kilomètres pour sa production, sa commercialisation et sa distribution. Ceci vaut pour un produit un peu sophistiqué comme l’automobile mais aussi comme un produit élémentaire comme un simple yaourt. En outre nombre d’objets de consommation vivent une obsolescence programmée. À dessein ils ne sont pas réparables. Parfois quand ils le sont aucune organisation ne permet de les remettre en état. En outre la fiscalité qui pèse sur les systèmes de remise en état rend l’opération financièrement non rentable. Or il y aurait sans doute là d’énormes gisements d’emploi qui par ailleurs pourraient contribuer à la préservation de la planète. La responsabilité incombe à ces grandes sociétés multinationales qui ne voient que le consommateur dans le citoyen et développe une culture de consumérisme. . Elle incombe aussi aux pouvoirs politiques trop souvent sous la tutelle des grands lobbys financiers. On doit aussi mettre en évidence la responsabilité du consommateur qui peut et doit changer son mode de vie et n’est pas forcément contraint d’acheter des produits rapidement obsolètes ou encore des produits inutiles. Pour être cohérent, il convient évidemment de tenir et d’articuler les éléments économiques, environnementaux, sociaux voire culturels. L’exemple le plus caricatural est sans doute celui de l’automobile conçue pour transporter au moins cinq personnes en moyenne ou 500 kg alors que le taux d’occupation d’une voiture est en moyenne de 1,2 personne. Des voitures conçues toutes pour circuler 250 à 200 km/h voire davantage alors que la vitesse est limitée à 80 et 130 sur autoroute. On pourrait prendre bien d’autres exemples comme le business scandaleux de la commercialisation de l’eau en bouteille. Les jeunes en raison d’interpeller fortement les responsables du monde entier car en vérité rien ne change fondamentalement. Ajoutons à cela la folie de la métropolisation qui détruit les équilibres naturels et augmente  largement des émissions polluantes. Certes on ne transformera pas du jour au lendemain le mode de production et le mode de consommation mais c’est maintenant qu’il convient de commencer pour obtenir des effets significatifs d’ici 10, 20 ou 30 ans.

 

Climat : grosses manifs des jeunes en France et dans le monde

Climat : grosses manifs des jeunes en France et dans le monde

 

Grosses manifestations partout dans le monde pour  inciter les dirigeants à lutter contre le dérèglement climatique. En France à Paris et dans de nombreuses villes de province, la participation a également été très important : autour de 150 000 participants. À Nantes, quelque 10.500 jeunes, selon la police, sont descendus dans la rue. . À Lille, ils étaient 6.200 selon la préfecture du Nord, à partir de la Grand-Place, pour défiler dans le centre-ville pendant près de deux heures. À Montpellier, environ 5.500 jeunes ont défilé, alors qu’ils étaient un millier à Rouen et Saint-Étienne, 1.800 à Saint-Brieuc, plus de 2.000 à Clermont-Ferrand, 2.800 à Tours. Plus de 3.000 jeunes ont défilé à Bordeaux, tandis qu’ils étaient 5.000 à Strasbourg. À Marseille, la police a compté 1.300 manifestants, les organisateurs 5.000.  Les organisateurs font état de 168.000 manifestants dans toute la France, dont 50.000 à Paris. Ces mobilisations interviennent à la veille d’une “marche du siècle” pour le climat et contre les injustices, à Paris et d’autres villes françaises, à laquelle appellent de nombreuses organisations non gouvernementales. Le site collectif ilestencoretemps.fr annonçait 226 grèves pour ce vendredi et 209 événements prévus samedi. “Nous sommes aujourd’hui des millions, prêt·es à résister, à déployer les alternatives, à demander des comptes au gouvernement, aux multinationales, aux banques et aux institutions financières”, écrivent ces ONG dans un appel unitaire. “Nous devons réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dès maintenant pour limiter le réchauffement global à 1,5°C. Nous devons préserver la biodiversité, alors que nous vivons une sixième extinction de masse. Nous devons renouveler la démocratie (…). Nous devons répartir les richesses pour obtenir la justice sociale”, ajoutent-elles. Malgré son titre de “champion de la Terre” reçu à l’Onu en septembre et son slogan “Make our planet great again”, le président français affiche un bilan mitigé en matière de lutte contre le changement climatique. Objet de vives critiques des ONG et épinglé par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), le projet de loi relatif à l’énergie et au climat, qui devait être présenté lundi, a été “renforcé” pour lever “toute ambiguïté sur l’ambition de la France”, selon l’Elysée.

 

Climat : Action juridique contre l’Etat (ONG)

Climat : Action juridique contre l’Etat (ONG) 

 

Une action juridique originale de quatre O.N.G. qui attaquent l’État pour « inaction climatique ». Une action qui fait suite à une pétition qui a recueilli plus de 2 millions de signatures. La question est de savoir si cette plainte a des chances d’aboutir et sur quoi. Notons d’abord que la justice en France est moins indépendante que dans beaucoup d’autres pays développés du fait de notre système politique et administratif très hiérarchisé. Théoriquement cette justice jouit de l’indépendance mais le parquet bien sûr -mais aussi le siège- est soumis à des pressions qui expliquent que sur certains sujets sensibles, on se range souvent du côté du pouvoir et où de l’argent. Comment en effet expliquer par exemple que la plupart des affaires politiques ou financières finissent  la plupart du temps en eau de boudin après des années voir des décades d’enquête, les recours procéduriers ne peuvent expliquer cet enterrement par le temps. La seconde raison est liée à la nature même de la plainte, sans doute insuffisamment motivée. Il conviendrait sans doute d’expliquer en quoi il y a faute de l’État avec un argumentaire étoffé notamment de sa politique énergétique. Il faudrait aussi dire en quoi il y a un préjudice, enfin comment il peut être réparé. Or les organisations écologistes ont un peu trop tendance à simplifier la problématique, c’est-à-dire à ne prendre en compte que certains des facteurs explicatifs d’une situation qu’il dénonce. La question se posera aussi concernant la compétence du tribunal compte tenu de la complexité de la problématique climatique. On pourra certes faire appel à des experts mais on pourra aussi vérifier que les experts appelés sont loin d’être d’accord entre eux.   »On fait appel au juge pour que celui-ci enjoigne l’État à agir » et à respecter ses « engagements », a déclaré à BFMTV Marie Pochon, coordinatrice de l’association Notre Affaire à Tous. Mais l’État aura beau jeu d’indiquer qu’il agit par exemple en développant le nucléaire, voir quelques énergies renouvelables anecdotiques,  que les résultats sont proches et que la dégradation par exemple des émissions polluantes est liée à des phénomènes conjoncturels et non structurels. Néanmoins il s’agira d’une procédure complexe, sans garantie de résultats. Selon l’ancienne ministre de l’Environnement Corine Lepage, l’État pourrait – au pire ou au mieux, selon les points de vue – n’être condamné qu’à un euro au titre de « préjudice moral ».  « Si c’est le préjudice écologique de toute la France, je doute fort qu’un tribunal donne à quatre associations (…) la totalité du préjudice », explique-t-elle auprès de BFMTV. En effet, certains juristes prédisent un échec du recours sur le terrain purement écologique. « Le juge n’est pas non plus climatologue », rappelle l’avocat Arnaud Gossement auprès de France Inter.

Température : un climat de plus en plus africain

Température : un climat de plus en plus africain  

 

Record de chaleur pour un mois de février avec même des températures d’été dans certaines zones géographiques.   De plus en plus le climat en France se rapproche de celui de certains pays d’Afrique avec d’une part des périodes de sécheresse plus fortes et plus longues, d’autre part des périodes de pluie plus intenses. Une conséquence notamment du réchauffement climatique qui fait par exemple qu’une ville comme Lyon pourrait connaître le climat de Madrid d’ici une trentaine d’années et celui d’Alger dans moins d’un siècle. « Le réchauffement climatique va avoir lieu. Maintenant, il faut voir comment on peut le limiter ….En 50 ans, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,7°C à Lyon. Selon le scénario le plus pessimiste, si la tendance se poursuit, en 2050, le climat de Lyon ressemblera à celui de Madrid aujourd’hui. Et à celui d’Alger dans 85 ans », explique- Bruno Charles, vice-président de la Métropole de Lyon, en charge du développement durable et de l’agriculture A l’horizon 2100, il pourrait donc faire en moyenne 24°C entre Rhône et Saône, avec des périodes estivales comptant 28 jours de canicule (contre 12 en 2003).  Très fortes période de canicules et très fortes période de pluie vont alterner comme en Afrique.  Ces épisodes météorologiques, constatés à l’automne, provoquent souvent de graves inondations dans le sud de la France. Un phénomène qui s’aggrave depuis une cinquantaine d’années. L’Aude a déjà été lourdement touché dans le passé par des inondations provoquées par des «épisodes méditerranéens», un phénomène météorologique aussi appelé «pluies cévenoles». En novembre 1999, 26 disparus ont été à déplorer après les pluies diluviennes qui avaient touché l’Aude et les départements voisins. «Le 12 novembre 1999, la zone la plus sévèrement touchée est la région des Corbières, où il est tombé à Lézignan 620 mm de pluies en trente-six heures, soit plus des deux tiers d’une année habituelle de pluie», rappelle le site de Météo-France.

Europe : un climat de plus en plus africain

Europe : un climat de plus en plus africain  

 

Record de chaleur pour un mois de février avec même des températures d’été dans certaines zones géographiques.   De plus en plus le climat en France se rapproche de celui de certains pays d’Afrique avec d’une part des périodes de sécheresse plus fortes et plus longues, d’autre part des périodes de pluie plus intenses. Une conséquence notamment du réchauffement climatique qui fait par exemple qu’une ville comme Lyon pourrait connaître le climat de Madrid d’ici une trentaine d’années et celui d’Alger dans moins d’un siècle. « Le réchauffement climatique va avoir lieu. Maintenant, il faut voir comment on peut le limiter ….En 50 ans, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,7°C à Lyon. Selon le scénario le plus pessimiste, si la tendance se poursuit, en 2050, le climat de Lyon ressemblera à celui de Madrid aujourd’hui. Et à celui d’Alger dans 85 ans », explique- Bruno Charles, vice-président de la Métropole de Lyon, en charge du développement durable et de l’agriculture A l’horizon 2100, il pourrait donc faire en moyenne 24°C entre Rhône et Saône, avec des périodes estivales comptant 28 jours de canicule (contre 12 en 2003).  Très fortes période de canicules et très fortes période de pluie vont alterner comme en Afrique.  Ces épisodes météorologiques, constatés à l’automne, provoquent souvent de graves inondations dans le sud de la France. Un phénomène qui s’aggrave depuis une cinquantaine d’années. L’Aude a déjà été lourdement touché dans le passé par des inondations provoquées par des «épisodes méditerranéens», un phénomène météorologique aussi appelé «pluies cévenoles». En novembre 1999, 26 disparus ont été à déplorer après les pluies diluviennes qui avaient touché l’Aude et les départements voisins. «Le 12 novembre 1999, la zone la plus sévèrement touchée est la région des Corbières, où il est tombé à Lézignan 620 mm de pluies en trente-six heures, soit plus des deux tiers d’une année habituelle de pluie», rappelle le site de Météo-France.

Menaces sur climat économique (Draghi)

Menaces sur  climat économique (Draghi)

Devant le Parlement européen, le président de la banque centrale (DCE) n’a pas caché ses inquiétudes quant aux perspectives de croissance pour l’année 2019. Mario Draghi n’a pas donné de chiffrage mais  il semble conscient de la nette dégradation depuis la fin de l’année 2018. En outre les indicateurs notamment ceux de Markit prévoient une assez nette baisse de l’activité pour le début 2019. Le risque c’est que la croissance soit divisée par deux par rapport aux premières attentes. On espérait en effet pour la zone euro une croissance de l’ordre de 2 % et elle pourrait être ramenée à 1 % comme en Allemagne par exemple. En cause une situation internationale qui a tendance à se dégrader avec le ralentissement assez net constaté en Chine aussi au Japon. Il faudra aussi compter, sur la fin de cycle de plus en plus probable aux États-Unis. À l’intérieur de l’Europe des fragilités particulières concernent l’Italie, la Grande-Bretagne mais aussi la France. Partout on note un assez net tassement de la consommation. Après une forte progression en 2016 et 2017, l’investissement productif des entreprises, celui en logements des ménages et les achats de voitures sont en recul. Le recul de la croissance des échanges constitue un indicateur indiscutable du ralentissement international. La BCE a laissé sa politique monétaire inchangée jeudi dernier mais elle a prévenu que le ralentissement de la croissance dans la zone euro risquait d’être plus marqué et plus long qu’estimé auparavant, laissant ainsi entendre qu’elle pourrait augmenter son soutien au crédit et à l’activité au lieu de le réduire. “Ces derniers mois, les informations disponibles ont continué d’être plus faibles qu’attendu en raison d’un ralentissement de la demande extérieur et de facteurs spécifiques à certains pays et certains secteurs”, a dit Mario Draghi devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen à Bruxelles. “La persistance d’incertitudes, liées en particulier à des facteurs géopolitiques et à la menace du protectionnisme, pèse sur le sentiment économique”, a-t-il ajouté. La BCE affirme depuis plusieurs mois qu’elle laissera ses taux d’intérêt inchangés “jusqu’à l’été 2019”, laissant ainsi entendre qu’elle pourrait relever au moins l’un d’eux à l’automne, mais les marchés financiers doutent désormais de cette possibilité et n’anticipent une première hausse de taux qu’à la mi-2020, donc bien après le départ de Mario Draghi de la présidence, fin octobre. L’arrivée la vérité c’est sans doute que les responsables européens  n’ont guère de visibilité au-delà du mois de juin. Que tout peut être alors envisageable si la croissance tutoie la stagnation : la prolongation de taux d’intérêt faible, une plus grande tolérance budgétaire pour faciliter la relance, de nouveaux programmes de rachat d’actifs ou encore  de nouvelles opérations de financement à long terme (LTRO) destinées au secteur bancaire, un autre moyen d’injecter des liquidités dans le système financier.

Nappes souterraines : menacées par le climat

Nappes souterraines : menacées par le climat

Les nappes souterraines sont menacées de deux manières d’une part par une surexploitation notamment agricole et par le dérèglement du climat. L’absence de régularité des pluies empêche en effet un rechargement régulier des nappes. Une nappe phréatique se remplit lentement grâce aux précipitations, un phénomène appelé «recharge», et se décharge dans les lacs, les rivières ou les océans pour trouver un équilibre. Ces réserves sont déjà sous pression de l’explosion de la population mondiale et de la production agricole qui lui est liée. Mais les événements météorologiques extrêmes (sécheresses, précipitations record…), qui se multiplient avec le réchauffement de la planète, pourraient avoir un effet à long terme sur la vitesse de réapprovisionnement des nappes, selon une étude publiée dans la revue Nature Climat Change. production alimentaire mondiale», commente Mark Cuthbert, de l’Université de Cardiff. «Ce qui se produit aujourd’hui va avoir un effet de latence vraiment important». Le chercheur et son équipe, qui ont utilisé des modèles informatiques et bases de données sur les nappes, estiment que d’ici 100 ans, seule la moitié des réserves d’eaux souterraines pourrait se recharger totalement ou se rééquilibrer. Ce qui pourrait conduire à des pénuries dans les lieux les plus secs. «On peut parler de bombe à retardement environnementale, parce que les effets actuels du changement climatique sur les recharges feront sentir pleinement leurs conséquences sur les reflux vers les rivières et zones humides beaucoup plus tard», souligne Mark Cuthbert. Le processus d’infiltration des eaux de pluie dans le sol peut prendre des siècles et varie selon les régions. Alors que le réchauffement de la planète est déjà responsable de sécheresses et de tempêtes, les extrêmes en termes de précipitations sont de plus en plus prononcés, affectant les nappes phréatiques des futures générations. Le volume global des précipitations pose problème, tout comme l’intensité trop forte des épisodes, note M. Cuthbert. Selon les chercheurs, les réserves souterraines des zones arides mettent plus longtemps -parfois des millénaires – à réagir aux changements climatiques que celles des zones plus humides. «Certaines parties des nappes phréatiques sous le Sahara réagissent aujourd’hui au changement climatique d’il y a 10.000 ans, quand la région était beaucoup plus humide», note Cuthbert.

Climat en France : ça chauffe toujours plus

Climat  en France : ça chauffe toujours plus

Progressivement mais sûrement, les températures augmentent en France comme les émissions polluantes (même si on ne peut faire de liens direct de cause à effet compte tenu de la dimension mondiale du problème) ;  En 2018, avec 8,2 °C de moyenne (+3,1 °C d’écart de la norme), janvier a été le mois le plus anormal en France. .  La moyenne nationale du dernier mois de l’année, de 7,4°C, a dépassé la normale de 1,5°C. La moyenne annuelle, de 13,49 °C, dépasse le record de 2014, de 13,46 °C. Mais la douceur a encore dominé en décembre dans l’Hexagone, selon Météo-France. Pendant les premiers dix jours du dernier mois de l’année, les températures ont notamment été particulièrement élevées, dépassant de près de 5°C les normales de saison. Après le rafraîchissement sensible qui a eu lieu du 11 au 17, marquant un retour aux normales saisonnières, le thermomètre a encore dépassé un peu les moyennes de saison, malgré le coup de froid enregistré entre le 25 et le 29 décembre.

Globalement, la moyenne nationale, de 7,4°C, a dépassé la normale de 1,5°C. « L’excédent est assez uniforme sur l’ensemble du pays », précise Météo-France. Décembre 2018 est ainsi le septième mois de décembre le plus doux depuis 1946. Le record de ce mois avait été atteint en 2015, avec une moyenne de 9,6°C (+3,1 °C d’écart de la norme). Décembre vient ainsi clôturer une année « exceptionnellement chaude ». Tous les mois, sauf février et mars, ont en effet dépassé les moyennes nationales. Avec 8,2 °C de moyenne (+3,1 °C d’écart de la norme), janvier a été le mois le plus anormal. 2018 établit ainsi un nouveau record de chaleur en moyenne nationale (13,49 °C). Un peu en-dessus du record de chaleur de 2014 (13,46 °C), et bien loin du record de froid de 1956, seule année sous le seuil des 10 °C, avec une moyenne annuelle de 9,9 °C: . orages ».

Pétition pour le climat: François de Rugy, l’écolo soluble dans le productivisme ultralibéral

Pétition pour le climat: François de Rugy, l’écolo soluble dans le productivisme ultralibéral

 

 

Il est clair que la France prononce les plus beaux discours relatifs à la protection de l’environnement y compris au plan international. Dans la pratique, c’est autre chose puisque malheureusement les émissions polluantes continuent d’augmenter en particulier dans les villes dont certaines sont devenues irrespirables. Ce qui par parenthèse n’empêche pas d’ailleurs de continuer de militer pour un univers concentrationnaire dans des supers métropoles ingérables. La pétition en ligne «l’affaire du siècle» pour soutenir un recours en justice contre l’État français pour inaction climatique, lancée par quatre ONG, qui a recueilli environ 2 millions de signatures est une manière de mettre les pieds dans le plat de nos contradictions. Mais la réaction du ministre de la transition économique a été pour le moins surprenante. Une forme de récupération politique très douteuse : « J’ai été agréablement surpris. Je suis heureux que les citoyens s’expriment pour lutter contre le dérèglement climatique », a tout d’abord expliqué François de Rugy avant de critiquer l’objectif même de la pétition : « Une pétition pour le climat, oui je signe. Une pétition pour attaquer l’Etat, non. (…) Les ONG sont dans leur rôle d’aiguillon de l’opinion… Mais ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre. ». Ce n’est sans doute pas non plus ce ministre de l’écologie qui va s’attaquer aux vrais problèmes. Le carriériste de Rudy est en effet passé des différents courants écolos au productivisme néo libéral sans trop d’états d’âme. Son action est à la hauteur de sa popularité. En effet dans le tout dernier sondage, c’est le ministre qui recueille la plus faible cote de confiance avec seulement 12 %. De Rugy c’est le champion de la courtisanerie et de la langue de bois. Bref un écolo caractéristique de ces hommes politiques qui confondent l’intérêt général et leur propre intérêt. Mais de Rugy  ira loin car s’il ne fait preuve d’aucune originalité, s’il est aussi charismatique qu’une planche à repasser par contre rare sont les aspérités susceptibles de contrarier le  pouvoir. Malheureusement, avec lui on ne court pas non plus le risque de voir contrarier la logique de destruction de nos équilibres environnementaux.

Climat : une pétition avec 1,6 million de signatures et après ?

Climat : une pétition avec  1,6 million de signatures et après ?

 

Il faut évidemment se réjouir se réjouir qu’une pétition relative au climat reçoive 1,6 millions de soutiens.  Ceci étant le champ de la pétition est tellement vague qu’il pourra sans difficulté recueillir 10 millions de signatures voire davantage. Tous les Français sont évidemment pour des actions améliorant le climat. Le problème c’est lesquelles. Le climat en effet ne dépend pas seulement des actions françaises. Faut-il rappeler que les émissions polluantes de la France qui influencent le climat représentent 1 % des émissions mondiales. Évidemment ce n’est pas une raison pour ne rien faire et effectivement la France jusque-là s’est montrée beaucoup plus prolifique dans les discours que dans la pratique. Si l’on devait développer les moyens de lutter contre les émissions qui influencent le climat, il est vraisemblable que les O.N.G. à l’initiative de la pétition  soutiendraient de la fiscalité notamment du carburant. Et sur cet objectif le soutien serait nettement moins important que sur une revendication relativement vague. Pourtant, les  ONG considèrent que c’est «une mobilisation d’une ampleur inédite, en un temps record, qui démontre l’évolution de la prise de conscience citoyenne, la soif de justice et la volonté d’actes concrets sur le climat. Et elle ne fait que commencer». Le directeur général de Greenpeace ajoute que «un million de personnes et sans doute plus demandent des comptes à l’État pour son inaction climatique, c’est historique». Pour Jean-François Julliard, «Emmanuel Macron ne peut plus se contenter d’effets de manche sur le climat». De son côté, Cécile Duflot, présidente d’Oxfam France, estime que l’opération «est déjà un événement inédit». «Aucun d’entre nous ne s’attendait à un tel succès et aussi rapidement», a reconnu la directrice d’Oxfam France auprès de l’AFP. Pourtant l’action juridique risque au mieux d’aboutir à une condamnation très symbolique. La vraie réponse est celle d’une transformation du mode de production et de consommation car la fiscalité ne fera qu’enfoncer un peu plus des pauvres qui n’ont pas d’autre choix que d’utiliser les énergies les moins coûteuses. On se heurte la évidemment à la contradiction entre un développement maîtrisé intégrant la protection de l’environnement et la croissance. De ce point de vue là croissance dite verte sera insuffisante pour combler les emplois qui pourraient être supprimés par un changement de type de développement. En clair si on n’est pas capable d’articuler problématiques économiques environnementales et sociales, on court directement à l’échec avec notamment le risque d’un affrontement entre les bobos et les couches populaires. On ne peut que se réjouir des actions de sensibilisation vis-à-vis du climat mais reste à  préciser les modalités et l’acceptabilité par une majorité de citoyens.

 

COP24 : des règles d’application de l’accord de Paris sur le climat

 

La COP24 de Katowice a adopté samedi 15 décembre une série de règles permettant de mettre en œuvre l’accord de Paris contre le réchauffement climatique de 2015. D’une certaine manière, la COP 24 permettra « d’entrer dans le dur » de la politique d’atténuation climatique lancée dans le cadre de la COP 21. Elle doit permettre de consolider ce cadre en avançant également sur les questions d’adaptation au changement climatique et d’orientation des flux financiers, les deux autres points de l’article 2 de l’accord de Paris. Sur le plan financier, un engagement quantifié des pays développés en faveur des pays en développement avait été pris à Copenhague en 2009 : un financement de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Le suivi de cet engagement suppose, ici encore, la définition d’un cadre méthodologique précis. En ce qui concerne plus généralement les besoins d’infrastructures dans les pays en développement, l’écart de financement par rapport à la tendance actuelle, en intégrant les besoins liés aux ‘Sustainable Development Goals’, est estimé en moyenne annuelle à horizon 2040 à 132 milliards de dollars rien que pour l’Afrique. Les besoins de financement pour répondre à l’engagement de Copenhague et plus généralement aider les pays en développement à se doter d’infrastructures permettant de lutter contre la pauvreté laissent donc une place importante aux financements privés. Si la transition énergétique doit s’accélérer, l’équation doit intégrer trois dimensions : le bouquet énergétique actuel, la recherche et l’innovation, et les besoins liés à la transformation des infrastructures et au développement. Ainsi, une transformation trop rapide des infrastructures gagerait l’avenir sur des décennies et se heurterait au contenu carbone du bouquet énergétique actuel. Une hausse trop rapide de la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique se heurterait en particulier aux difficultés de stockage. Des investissements tous azimuts dans la recherche et l’innovation risqueraient quant à eux de se faire au détriment des besoins urgents pour la transformation et le développement. La transition énergétique doit donc être envisagée sur une trajectoire à 10-20 ans, les modèles de transition devant à la fois tenir compte de l’état des connaissances scientifiques et des progrès attendus. C’est sans doute la dimension recherche et innovation qui doit être privilégiée, en particulier dans le stockage de l’énergie, clé de voûte de la transition énergétique à moyen terme.  Ce « mode d’emploi » de la COP 24 d’une centaine de pages fixe notamment les modalités de suivi des actions nationales. Une flexibilité a été accordée aux pays en développement. La conférence, qui s’est achevée avec plus de 24 heures de retard sur le planning prévu, n’a en revanche pas donné lieu à de nouveaux engagements des Etats à relever prochainement leurs objectifs de réduction des gaz à effet de serre, insuffisants à ce stade face aux dérèglements du climat. Cela autant plus que les émissions polluantes continuent de croître.

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