Archive pour le Tag 'climat'

Climat : passer de la parole aux actes, comment ?

Climat : passer de la parole aux actes, comment ?

 

 

Il n’est pas étonnant que les jeunes manifestent de façon aussi massive contre l’inertie des différents pouvoirs politiques vis-à-vis du dérèglement climatique. En effet en dépit des conférences et des grandes annonces médiatiques, le monde fait presque du surplace même si on peut constater ici ou là quelques actions positives. Mais globalement des actions qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. Ce que réclament les jeunes qui ne sont pas encore prisonniers des contingences politiciennes, c’est de traduire les paroles en actes. Or la problématique est complexe car elle remet en cause le mode de production, le mode de consommation et même le type de civilisation. Ce que ne souhaitent pas évidemment les lobbys internationaux qui détiennent le vrai pouvoir et qui souhaitent continuer de transformer le citoyen en simples consommateurs. Pas question de changer le mode de production source pourtant de gâchis énorme de matières premières, de logistique, de transport ; source aussi d’émissions polluantes. Ainsi le moindre produit de base effectue des milliers de kilomètres pour sa production, sa commercialisation et sa distribution. Ceci vaut pour un produit un peu sophistiqué comme l’automobile mais aussi comme un produit élémentaire comme un simple yaourt. En outre nombre d’objets de consommation vivent une obsolescence programmée. À dessein ils ne sont pas réparables. Parfois quand ils le sont aucune organisation ne permet de les remettre en état. En outre la fiscalité qui pèse sur les systèmes de remise en état rend l’opération financièrement non rentable. Or il y aurait sans doute là d’énormes gisements d’emploi qui par ailleurs pourraient contribuer à la préservation de la planète. La responsabilité incombe à ces grandes sociétés multinationales qui ne voient que le consommateur dans le citoyen et développe une culture de consumérisme. . Elle incombe aussi aux pouvoirs politiques trop souvent sous la tutelle des grands lobbys financiers. On doit aussi mettre en évidence la responsabilité du consommateur qui peut et doit changer son mode de vie et n’est pas forcément contraint d’acheter des produits rapidement obsolètes ou encore des produits inutiles. Pour être cohérent, il convient évidemment de tenir et d’articuler les éléments économiques, environnementaux, sociaux voire culturels. L’exemple le plus caricatural est sans doute celui de l’automobile conçue pour transporter au moins cinq personnes en moyenne ou 500 kg alors que le taux d’occupation d’une voiture est en moyenne de 1,2 personne. Des voitures conçues toutes pour circuler 250 à 200 km/h voire davantage alors que la vitesse est limitée à 80 et 130 sur autoroute. On pourrait prendre bien d’autres exemples comme le business scandaleux de la commercialisation de l’eau en bouteille. Les jeunes en raison d’interpeller fortement les responsables du monde entier car en vérité rien ne change fondamentalement. Ajoutons à cela la folie de la métropolisation qui détruit les équilibres naturels et augmente  largement des émissions polluantes. Certes on ne transformera pas du jour au lendemain le mode de production et le mode de consommation mais c’est maintenant qu’il convient de commencer pour obtenir des effets significatifs d’ici 10, 20 ou 30 ans.

 

Climat : grosses manifs des jeunes en France et dans le monde

Climat : grosses manifs des jeunes en France et dans le monde

 

Grosses manifestations partout dans le monde pour  inciter les dirigeants à lutter contre le dérèglement climatique. En France à Paris et dans de nombreuses villes de province, la participation a également été très important : autour de 150 000 participants. À Nantes, quelque 10.500 jeunes, selon la police, sont descendus dans la rue. . À Lille, ils étaient 6.200 selon la préfecture du Nord, à partir de la Grand-Place, pour défiler dans le centre-ville pendant près de deux heures. À Montpellier, environ 5.500 jeunes ont défilé, alors qu’ils étaient un millier à Rouen et Saint-Étienne, 1.800 à Saint-Brieuc, plus de 2.000 à Clermont-Ferrand, 2.800 à Tours. Plus de 3.000 jeunes ont défilé à Bordeaux, tandis qu’ils étaient 5.000 à Strasbourg. À Marseille, la police a compté 1.300 manifestants, les organisateurs 5.000.  Les organisateurs font état de 168.000 manifestants dans toute la France, dont 50.000 à Paris. Ces mobilisations interviennent à la veille d’une “marche du siècle” pour le climat et contre les injustices, à Paris et d’autres villes françaises, à laquelle appellent de nombreuses organisations non gouvernementales. Le site collectif ilestencoretemps.fr annonçait 226 grèves pour ce vendredi et 209 événements prévus samedi. “Nous sommes aujourd’hui des millions, prêt·es à résister, à déployer les alternatives, à demander des comptes au gouvernement, aux multinationales, aux banques et aux institutions financières”, écrivent ces ONG dans un appel unitaire. “Nous devons réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dès maintenant pour limiter le réchauffement global à 1,5°C. Nous devons préserver la biodiversité, alors que nous vivons une sixième extinction de masse. Nous devons renouveler la démocratie (…). Nous devons répartir les richesses pour obtenir la justice sociale”, ajoutent-elles. Malgré son titre de “champion de la Terre” reçu à l’Onu en septembre et son slogan “Make our planet great again”, le président français affiche un bilan mitigé en matière de lutte contre le changement climatique. Objet de vives critiques des ONG et épinglé par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), le projet de loi relatif à l’énergie et au climat, qui devait être présenté lundi, a été “renforcé” pour lever “toute ambiguïté sur l’ambition de la France”, selon l’Elysée.

 

Climat : Action juridique contre l’Etat (ONG)

Climat : Action juridique contre l’Etat (ONG) 

 

Une action juridique originale de quatre O.N.G. qui attaquent l’État pour « inaction climatique ». Une action qui fait suite à une pétition qui a recueilli plus de 2 millions de signatures. La question est de savoir si cette plainte a des chances d’aboutir et sur quoi. Notons d’abord que la justice en France est moins indépendante que dans beaucoup d’autres pays développés du fait de notre système politique et administratif très hiérarchisé. Théoriquement cette justice jouit de l’indépendance mais le parquet bien sûr -mais aussi le siège- est soumis à des pressions qui expliquent que sur certains sujets sensibles, on se range souvent du côté du pouvoir et où de l’argent. Comment en effet expliquer par exemple que la plupart des affaires politiques ou financières finissent  la plupart du temps en eau de boudin après des années voir des décades d’enquête, les recours procéduriers ne peuvent expliquer cet enterrement par le temps. La seconde raison est liée à la nature même de la plainte, sans doute insuffisamment motivée. Il conviendrait sans doute d’expliquer en quoi il y a faute de l’État avec un argumentaire étoffé notamment de sa politique énergétique. Il faudrait aussi dire en quoi il y a un préjudice, enfin comment il peut être réparé. Or les organisations écologistes ont un peu trop tendance à simplifier la problématique, c’est-à-dire à ne prendre en compte que certains des facteurs explicatifs d’une situation qu’il dénonce. La question se posera aussi concernant la compétence du tribunal compte tenu de la complexité de la problématique climatique. On pourra certes faire appel à des experts mais on pourra aussi vérifier que les experts appelés sont loin d’être d’accord entre eux.   »On fait appel au juge pour que celui-ci enjoigne l’État à agir » et à respecter ses « engagements », a déclaré à BFMTV Marie Pochon, coordinatrice de l’association Notre Affaire à Tous. Mais l’État aura beau jeu d’indiquer qu’il agit par exemple en développant le nucléaire, voir quelques énergies renouvelables anecdotiques,  que les résultats sont proches et que la dégradation par exemple des émissions polluantes est liée à des phénomènes conjoncturels et non structurels. Néanmoins il s’agira d’une procédure complexe, sans garantie de résultats. Selon l’ancienne ministre de l’Environnement Corine Lepage, l’État pourrait – au pire ou au mieux, selon les points de vue – n’être condamné qu’à un euro au titre de « préjudice moral ».  « Si c’est le préjudice écologique de toute la France, je doute fort qu’un tribunal donne à quatre associations (…) la totalité du préjudice », explique-t-elle auprès de BFMTV. En effet, certains juristes prédisent un échec du recours sur le terrain purement écologique. « Le juge n’est pas non plus climatologue », rappelle l’avocat Arnaud Gossement auprès de France Inter.

Température : un climat de plus en plus africain

Température : un climat de plus en plus africain  

 

Record de chaleur pour un mois de février avec même des températures d’été dans certaines zones géographiques.   De plus en plus le climat en France se rapproche de celui de certains pays d’Afrique avec d’une part des périodes de sécheresse plus fortes et plus longues, d’autre part des périodes de pluie plus intenses. Une conséquence notamment du réchauffement climatique qui fait par exemple qu’une ville comme Lyon pourrait connaître le climat de Madrid d’ici une trentaine d’années et celui d’Alger dans moins d’un siècle. « Le réchauffement climatique va avoir lieu. Maintenant, il faut voir comment on peut le limiter ….En 50 ans, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,7°C à Lyon. Selon le scénario le plus pessimiste, si la tendance se poursuit, en 2050, le climat de Lyon ressemblera à celui de Madrid aujourd’hui. Et à celui d’Alger dans 85 ans », explique- Bruno Charles, vice-président de la Métropole de Lyon, en charge du développement durable et de l’agriculture A l’horizon 2100, il pourrait donc faire en moyenne 24°C entre Rhône et Saône, avec des périodes estivales comptant 28 jours de canicule (contre 12 en 2003).  Très fortes période de canicules et très fortes période de pluie vont alterner comme en Afrique.  Ces épisodes météorologiques, constatés à l’automne, provoquent souvent de graves inondations dans le sud de la France. Un phénomène qui s’aggrave depuis une cinquantaine d’années. L’Aude a déjà été lourdement touché dans le passé par des inondations provoquées par des «épisodes méditerranéens», un phénomène météorologique aussi appelé «pluies cévenoles». En novembre 1999, 26 disparus ont été à déplorer après les pluies diluviennes qui avaient touché l’Aude et les départements voisins. «Le 12 novembre 1999, la zone la plus sévèrement touchée est la région des Corbières, où il est tombé à Lézignan 620 mm de pluies en trente-six heures, soit plus des deux tiers d’une année habituelle de pluie», rappelle le site de Météo-France.

Europe : un climat de plus en plus africain

Europe : un climat de plus en plus africain  

 

Record de chaleur pour un mois de février avec même des températures d’été dans certaines zones géographiques.   De plus en plus le climat en France se rapproche de celui de certains pays d’Afrique avec d’une part des périodes de sécheresse plus fortes et plus longues, d’autre part des périodes de pluie plus intenses. Une conséquence notamment du réchauffement climatique qui fait par exemple qu’une ville comme Lyon pourrait connaître le climat de Madrid d’ici une trentaine d’années et celui d’Alger dans moins d’un siècle. « Le réchauffement climatique va avoir lieu. Maintenant, il faut voir comment on peut le limiter ….En 50 ans, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,7°C à Lyon. Selon le scénario le plus pessimiste, si la tendance se poursuit, en 2050, le climat de Lyon ressemblera à celui de Madrid aujourd’hui. Et à celui d’Alger dans 85 ans », explique- Bruno Charles, vice-président de la Métropole de Lyon, en charge du développement durable et de l’agriculture A l’horizon 2100, il pourrait donc faire en moyenne 24°C entre Rhône et Saône, avec des périodes estivales comptant 28 jours de canicule (contre 12 en 2003).  Très fortes période de canicules et très fortes période de pluie vont alterner comme en Afrique.  Ces épisodes météorologiques, constatés à l’automne, provoquent souvent de graves inondations dans le sud de la France. Un phénomène qui s’aggrave depuis une cinquantaine d’années. L’Aude a déjà été lourdement touché dans le passé par des inondations provoquées par des «épisodes méditerranéens», un phénomène météorologique aussi appelé «pluies cévenoles». En novembre 1999, 26 disparus ont été à déplorer après les pluies diluviennes qui avaient touché l’Aude et les départements voisins. «Le 12 novembre 1999, la zone la plus sévèrement touchée est la région des Corbières, où il est tombé à Lézignan 620 mm de pluies en trente-six heures, soit plus des deux tiers d’une année habituelle de pluie», rappelle le site de Météo-France.

Menaces sur climat économique (Draghi)

Menaces sur  climat économique (Draghi)

Devant le Parlement européen, le président de la banque centrale (DCE) n’a pas caché ses inquiétudes quant aux perspectives de croissance pour l’année 2019. Mario Draghi n’a pas donné de chiffrage mais  il semble conscient de la nette dégradation depuis la fin de l’année 2018. En outre les indicateurs notamment ceux de Markit prévoient une assez nette baisse de l’activité pour le début 2019. Le risque c’est que la croissance soit divisée par deux par rapport aux premières attentes. On espérait en effet pour la zone euro une croissance de l’ordre de 2 % et elle pourrait être ramenée à 1 % comme en Allemagne par exemple. En cause une situation internationale qui a tendance à se dégrader avec le ralentissement assez net constaté en Chine aussi au Japon. Il faudra aussi compter, sur la fin de cycle de plus en plus probable aux États-Unis. À l’intérieur de l’Europe des fragilités particulières concernent l’Italie, la Grande-Bretagne mais aussi la France. Partout on note un assez net tassement de la consommation. Après une forte progression en 2016 et 2017, l’investissement productif des entreprises, celui en logements des ménages et les achats de voitures sont en recul. Le recul de la croissance des échanges constitue un indicateur indiscutable du ralentissement international. La BCE a laissé sa politique monétaire inchangée jeudi dernier mais elle a prévenu que le ralentissement de la croissance dans la zone euro risquait d’être plus marqué et plus long qu’estimé auparavant, laissant ainsi entendre qu’elle pourrait augmenter son soutien au crédit et à l’activité au lieu de le réduire. “Ces derniers mois, les informations disponibles ont continué d’être plus faibles qu’attendu en raison d’un ralentissement de la demande extérieur et de facteurs spécifiques à certains pays et certains secteurs”, a dit Mario Draghi devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen à Bruxelles. “La persistance d’incertitudes, liées en particulier à des facteurs géopolitiques et à la menace du protectionnisme, pèse sur le sentiment économique”, a-t-il ajouté. La BCE affirme depuis plusieurs mois qu’elle laissera ses taux d’intérêt inchangés “jusqu’à l’été 2019”, laissant ainsi entendre qu’elle pourrait relever au moins l’un d’eux à l’automne, mais les marchés financiers doutent désormais de cette possibilité et n’anticipent une première hausse de taux qu’à la mi-2020, donc bien après le départ de Mario Draghi de la présidence, fin octobre. L’arrivée la vérité c’est sans doute que les responsables européens  n’ont guère de visibilité au-delà du mois de juin. Que tout peut être alors envisageable si la croissance tutoie la stagnation : la prolongation de taux d’intérêt faible, une plus grande tolérance budgétaire pour faciliter la relance, de nouveaux programmes de rachat d’actifs ou encore  de nouvelles opérations de financement à long terme (LTRO) destinées au secteur bancaire, un autre moyen d’injecter des liquidités dans le système financier.

Nappes souterraines : menacées par le climat

Nappes souterraines : menacées par le climat

Les nappes souterraines sont menacées de deux manières d’une part par une surexploitation notamment agricole et par le dérèglement du climat. L’absence de régularité des pluies empêche en effet un rechargement régulier des nappes. Une nappe phréatique se remplit lentement grâce aux précipitations, un phénomène appelé «recharge», et se décharge dans les lacs, les rivières ou les océans pour trouver un équilibre. Ces réserves sont déjà sous pression de l’explosion de la population mondiale et de la production agricole qui lui est liée. Mais les événements météorologiques extrêmes (sécheresses, précipitations record…), qui se multiplient avec le réchauffement de la planète, pourraient avoir un effet à long terme sur la vitesse de réapprovisionnement des nappes, selon une étude publiée dans la revue Nature Climat Change. production alimentaire mondiale», commente Mark Cuthbert, de l’Université de Cardiff. «Ce qui se produit aujourd’hui va avoir un effet de latence vraiment important». Le chercheur et son équipe, qui ont utilisé des modèles informatiques et bases de données sur les nappes, estiment que d’ici 100 ans, seule la moitié des réserves d’eaux souterraines pourrait se recharger totalement ou se rééquilibrer. Ce qui pourrait conduire à des pénuries dans les lieux les plus secs. «On peut parler de bombe à retardement environnementale, parce que les effets actuels du changement climatique sur les recharges feront sentir pleinement leurs conséquences sur les reflux vers les rivières et zones humides beaucoup plus tard», souligne Mark Cuthbert. Le processus d’infiltration des eaux de pluie dans le sol peut prendre des siècles et varie selon les régions. Alors que le réchauffement de la planète est déjà responsable de sécheresses et de tempêtes, les extrêmes en termes de précipitations sont de plus en plus prononcés, affectant les nappes phréatiques des futures générations. Le volume global des précipitations pose problème, tout comme l’intensité trop forte des épisodes, note M. Cuthbert. Selon les chercheurs, les réserves souterraines des zones arides mettent plus longtemps -parfois des millénaires – à réagir aux changements climatiques que celles des zones plus humides. «Certaines parties des nappes phréatiques sous le Sahara réagissent aujourd’hui au changement climatique d’il y a 10.000 ans, quand la région était beaucoup plus humide», note Cuthbert.

Climat en France : ça chauffe toujours plus

Climat  en France : ça chauffe toujours plus

Progressivement mais sûrement, les températures augmentent en France comme les émissions polluantes (même si on ne peut faire de liens direct de cause à effet compte tenu de la dimension mondiale du problème) ;  En 2018, avec 8,2 °C de moyenne (+3,1 °C d’écart de la norme), janvier a été le mois le plus anormal en France. .  La moyenne nationale du dernier mois de l’année, de 7,4°C, a dépassé la normale de 1,5°C. La moyenne annuelle, de 13,49 °C, dépasse le record de 2014, de 13,46 °C. Mais la douceur a encore dominé en décembre dans l’Hexagone, selon Météo-France. Pendant les premiers dix jours du dernier mois de l’année, les températures ont notamment été particulièrement élevées, dépassant de près de 5°C les normales de saison. Après le rafraîchissement sensible qui a eu lieu du 11 au 17, marquant un retour aux normales saisonnières, le thermomètre a encore dépassé un peu les moyennes de saison, malgré le coup de froid enregistré entre le 25 et le 29 décembre.

Globalement, la moyenne nationale, de 7,4°C, a dépassé la normale de 1,5°C. « L’excédent est assez uniforme sur l’ensemble du pays », précise Météo-France. Décembre 2018 est ainsi le septième mois de décembre le plus doux depuis 1946. Le record de ce mois avait été atteint en 2015, avec une moyenne de 9,6°C (+3,1 °C d’écart de la norme). Décembre vient ainsi clôturer une année « exceptionnellement chaude ». Tous les mois, sauf février et mars, ont en effet dépassé les moyennes nationales. Avec 8,2 °C de moyenne (+3,1 °C d’écart de la norme), janvier a été le mois le plus anormal. 2018 établit ainsi un nouveau record de chaleur en moyenne nationale (13,49 °C). Un peu en-dessus du record de chaleur de 2014 (13,46 °C), et bien loin du record de froid de 1956, seule année sous le seuil des 10 °C, avec une moyenne annuelle de 9,9 °C: . orages ».

Pétition pour le climat: François de Rugy, l’écolo soluble dans le productivisme ultralibéral

Pétition pour le climat: François de Rugy, l’écolo soluble dans le productivisme ultralibéral

 

 

Il est clair que la France prononce les plus beaux discours relatifs à la protection de l’environnement y compris au plan international. Dans la pratique, c’est autre chose puisque malheureusement les émissions polluantes continuent d’augmenter en particulier dans les villes dont certaines sont devenues irrespirables. Ce qui par parenthèse n’empêche pas d’ailleurs de continuer de militer pour un univers concentrationnaire dans des supers métropoles ingérables. La pétition en ligne «l’affaire du siècle» pour soutenir un recours en justice contre l’État français pour inaction climatique, lancée par quatre ONG, qui a recueilli environ 2 millions de signatures est une manière de mettre les pieds dans le plat de nos contradictions. Mais la réaction du ministre de la transition économique a été pour le moins surprenante. Une forme de récupération politique très douteuse : « J’ai été agréablement surpris. Je suis heureux que les citoyens s’expriment pour lutter contre le dérèglement climatique », a tout d’abord expliqué François de Rugy avant de critiquer l’objectif même de la pétition : « Une pétition pour le climat, oui je signe. Une pétition pour attaquer l’Etat, non. (…) Les ONG sont dans leur rôle d’aiguillon de l’opinion… Mais ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre. ». Ce n’est sans doute pas non plus ce ministre de l’écologie qui va s’attaquer aux vrais problèmes. Le carriériste de Rudy est en effet passé des différents courants écolos au productivisme néo libéral sans trop d’états d’âme. Son action est à la hauteur de sa popularité. En effet dans le tout dernier sondage, c’est le ministre qui recueille la plus faible cote de confiance avec seulement 12 %. De Rugy c’est le champion de la courtisanerie et de la langue de bois. Bref un écolo caractéristique de ces hommes politiques qui confondent l’intérêt général et leur propre intérêt. Mais de Rugy  ira loin car s’il ne fait preuve d’aucune originalité, s’il est aussi charismatique qu’une planche à repasser par contre rare sont les aspérités susceptibles de contrarier le  pouvoir. Malheureusement, avec lui on ne court pas non plus le risque de voir contrarier la logique de destruction de nos équilibres environnementaux.

Climat : une pétition avec 1,6 million de signatures et après ?

Climat : une pétition avec  1,6 million de signatures et après ?

 

Il faut évidemment se réjouir se réjouir qu’une pétition relative au climat reçoive 1,6 millions de soutiens.  Ceci étant le champ de la pétition est tellement vague qu’il pourra sans difficulté recueillir 10 millions de signatures voire davantage. Tous les Français sont évidemment pour des actions améliorant le climat. Le problème c’est lesquelles. Le climat en effet ne dépend pas seulement des actions françaises. Faut-il rappeler que les émissions polluantes de la France qui influencent le climat représentent 1 % des émissions mondiales. Évidemment ce n’est pas une raison pour ne rien faire et effectivement la France jusque-là s’est montrée beaucoup plus prolifique dans les discours que dans la pratique. Si l’on devait développer les moyens de lutter contre les émissions qui influencent le climat, il est vraisemblable que les O.N.G. à l’initiative de la pétition  soutiendraient de la fiscalité notamment du carburant. Et sur cet objectif le soutien serait nettement moins important que sur une revendication relativement vague. Pourtant, les  ONG considèrent que c’est «une mobilisation d’une ampleur inédite, en un temps record, qui démontre l’évolution de la prise de conscience citoyenne, la soif de justice et la volonté d’actes concrets sur le climat. Et elle ne fait que commencer». Le directeur général de Greenpeace ajoute que «un million de personnes et sans doute plus demandent des comptes à l’État pour son inaction climatique, c’est historique». Pour Jean-François Julliard, «Emmanuel Macron ne peut plus se contenter d’effets de manche sur le climat». De son côté, Cécile Duflot, présidente d’Oxfam France, estime que l’opération «est déjà un événement inédit». «Aucun d’entre nous ne s’attendait à un tel succès et aussi rapidement», a reconnu la directrice d’Oxfam France auprès de l’AFP. Pourtant l’action juridique risque au mieux d’aboutir à une condamnation très symbolique. La vraie réponse est celle d’une transformation du mode de production et de consommation car la fiscalité ne fera qu’enfoncer un peu plus des pauvres qui n’ont pas d’autre choix que d’utiliser les énergies les moins coûteuses. On se heurte la évidemment à la contradiction entre un développement maîtrisé intégrant la protection de l’environnement et la croissance. De ce point de vue là croissance dite verte sera insuffisante pour combler les emplois qui pourraient être supprimés par un changement de type de développement. En clair si on n’est pas capable d’articuler problématiques économiques environnementales et sociales, on court directement à l’échec avec notamment le risque d’un affrontement entre les bobos et les couches populaires. On ne peut que se réjouir des actions de sensibilisation vis-à-vis du climat mais reste à  préciser les modalités et l’acceptabilité par une majorité de citoyens.

 

COP24 : des règles d’application de l’accord de Paris sur le climat

 

La COP24 de Katowice a adopté samedi 15 décembre une série de règles permettant de mettre en œuvre l’accord de Paris contre le réchauffement climatique de 2015. D’une certaine manière, la COP 24 permettra « d’entrer dans le dur » de la politique d’atténuation climatique lancée dans le cadre de la COP 21. Elle doit permettre de consolider ce cadre en avançant également sur les questions d’adaptation au changement climatique et d’orientation des flux financiers, les deux autres points de l’article 2 de l’accord de Paris. Sur le plan financier, un engagement quantifié des pays développés en faveur des pays en développement avait été pris à Copenhague en 2009 : un financement de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Le suivi de cet engagement suppose, ici encore, la définition d’un cadre méthodologique précis. En ce qui concerne plus généralement les besoins d’infrastructures dans les pays en développement, l’écart de financement par rapport à la tendance actuelle, en intégrant les besoins liés aux ‘Sustainable Development Goals’, est estimé en moyenne annuelle à horizon 2040 à 132 milliards de dollars rien que pour l’Afrique. Les besoins de financement pour répondre à l’engagement de Copenhague et plus généralement aider les pays en développement à se doter d’infrastructures permettant de lutter contre la pauvreté laissent donc une place importante aux financements privés. Si la transition énergétique doit s’accélérer, l’équation doit intégrer trois dimensions : le bouquet énergétique actuel, la recherche et l’innovation, et les besoins liés à la transformation des infrastructures et au développement. Ainsi, une transformation trop rapide des infrastructures gagerait l’avenir sur des décennies et se heurterait au contenu carbone du bouquet énergétique actuel. Une hausse trop rapide de la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique se heurterait en particulier aux difficultés de stockage. Des investissements tous azimuts dans la recherche et l’innovation risqueraient quant à eux de se faire au détriment des besoins urgents pour la transformation et le développement. La transition énergétique doit donc être envisagée sur une trajectoire à 10-20 ans, les modèles de transition devant à la fois tenir compte de l’état des connaissances scientifiques et des progrès attendus. C’est sans doute la dimension recherche et innovation qui doit être privilégiée, en particulier dans le stockage de l’énergie, clé de voûte de la transition énergétique à moyen terme.  Ce « mode d’emploi » de la COP 24 d’une centaine de pages fixe notamment les modalités de suivi des actions nationales. Une flexibilité a été accordée aux pays en développement. La conférence, qui s’est achevée avec plus de 24 heures de retard sur le planning prévu, n’a en revanche pas donné lieu à de nouveaux engagements des Etats à relever prochainement leurs objectifs de réduction des gaz à effet de serre, insuffisants à ce stade face aux dérèglements du climat. Cela autant plus que les émissions polluantes continuent de croître.

Les « Gilets jaunes » manifestent aussi pour le climat

Les « Gilets jaunes » manifestent aussi pour le climat

Pour les gilets jaunes la fin du mois se conjugue avec la fin du monde. C’est pourquoi on a trouvé nombre de manifestants en jaune dans le défilé organisé à Paris dans le cadre d’une “marche pour le climat” ; cela pour lancer un cri d’alerte sur l’”urgence sociale et climatique”. Officiellement, ils étaient 17.000, selon la préfecture de police. “Fin du monde, fin du mois c’est pour nous le même combat”, ont scandé les manifestants dont certains portaient le gilet jaune devenu depuis trois semaines l’emblème de la mobilisation, initialement contre la hausse de la taxe carbone avant d’élargir ses revendications à la question du pouvoir d’achat. “Il faut de la justice sociale pour que les conditions climatiques soient meilleures, on ne doit pas séparer les deux combats contrairement à ce qu’on voulait nous faire croire”, a dit à Reuters Alissa, une artiste peintre de 44 ans, arborant un gilet jaune. “Si des ‘Gilets jaunes’ ont envie de marcher pour le climat, c’est encore mieux et on les accueille avec plaisir. Sans changement social, on n’aura pas de changement climatique il y a une convergence entre les deux luttes”, résumé une manifestant. “Il y en a qui ont la conscience écologiste mais qui au 15 du mois n’ont plus rien et qui se disent ‘l’important c’est la survie et pas de protéger le climat’”.

Un Haut conseil pour le climat (Macron) : une arnaque !

Un Haut conseil pour le climat (Macron) : une arnaque !

 

En guise de réponse aux gilets jaunes Macron sort la vieille recette de la mise en place d’un machin administratif, un « haut »conseil. Il faut savoir qu’il existe en France au moins une centaine   de conseils nationaux (personnellement j’ai été vice président  de l’un d’eux- le conseil national des transports- pendant 25 ans). Ces conseils ne sont évidemment pas démocratiques car la désignation des membres relève de la volonté et des fantaisies du prince qui gouverne ou du ministre qui chapeaute le champ d’activité. Certes des discussions ne sont pas toujours sans intérêt. Cela permet d’approfondir certains aspects voire de faire confronter des points de vue différents. Mais la problématique de  politique générale pénètre rarement dans sces institutions dites de sages (on entend par là surtout les vieilles barbes des plus hauts corps de l’État et/ou des fonctionnaires qui dépendent du gouvernement ; Tout au plus deux ou trois vrais experts). . Or la problématique des gilets jaunes met en cause des aspects fondamentalement politiques quant au choix économiques, énergétiques, technologiques et sociaux sans parler des dimensions démocratiques. Le nom choisi par Macron témoigne à l’évidence de la restriction du champ de réflexion de ce Haut conseil limité à la question du climat alors qu’il faut articuler ce problème avec la nécessité de mettre en place une politique de transition énergétique sociale juste et pertinente ; par ailleurs c’est toute la fiscalité qui est en cause sans parler de l’orientation générale du gouvernement.  .  Devant être annoncée lors de la présentation de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’installation de cette structure placée sous l’autorité du Premier ministre est destinée « à susciter moins de crispations » sur la « politique énergétique et ses conséquences fiscales ».  La semaine précédente, Édouard Philippe avait écarté l’idée d’une réunion avec les corps intermédiaires pour construire un « pacte social de la conversion écologique », comme l’avait demandé le numéro un de la CFDT Laurent Berger. Il estimait que ce n’était pas ce que « demandent les gilets jaunes ». Pour répondre aux « gilets jaunes » comme aux propositions de certains syndicats d’ouvrir des négociations sociales, Emmanuel Macron a « donné le cap sur la transition écologique », devant les membres du Conseil national de la transition écologique ( un conseil de plus !), composé d’élus, de syndicats, d’ONG et d’associations, dans l’objectif la rendre « acceptable », avait expliqué l’Élysée à l’AFP . Le Haut conseil pour le climat sera « doté de moyens » et pourra « intervenir sur toutes les politiques publiques » en ayant en charge de s’assurer de « la soutenabilité sociale et économique » de ces politiques, a expliqué l’Élysée au JDD. Pour parler vulgairement, on ne remettre pas en cause le cap ou la méthode mais on recherche la vaseline pour faire passer le tout.

 

Gaston René Bessay

Climat : Macron invente un conseil qui existe déjà ?

Climat : Macron invente un conseil qui existe déjà ?

Situation ubuesque, Macron va annoncer devant le Conseil national de la transition écologique (CNTE) un conseil pour le climat qui existe déjà ! L’actuel CNTE,  est « l’instance de dialogue en matière de transition écologique et de développement durable » et « vise à renforcer le dialogue social environnemental », peut-on lire notamment sur son site. Le Conseil national de la transition écologique est composé de 50 membres, issus de collèges différents : élus, syndicats, employeurs, associations et parlementaires. Ils se réunissent une fois tous les deux mois en séance plénière. Leur dernier avis (cinq en 2018, 35 depuis 2013), rendu le 13 novembre dernier, porte sur le projet de loi d’orientation des mobilités, présenté lundi par Elisabeth Borne en Conseil des ministres. Alors quelle différence? Le Haut conseil pour le climat sera placé sous l’autorité du Premier ministre « pour agir sur toutes les politiques publiques », leur élaboration et leur évaluation. Il « sera doté de moyens pour qu’il puisse rentrer en profondeur dans les politiques publiques », expliquait l’Elysée dans le JDD. Il sera en outre composé de 13 « experts de très haut niveau ».  Certains, parmi lesquels Greenpeace, l’avocat en droit de l’environnement Arnaud Gossement ou des élus de l’opposition, dénoncent déjà la création d’un énième comité, un « comité Théodule » : Il existe déjà un conseil national pour la transition écologique, un conseil environnemental, un ministère de l’écologie.Le climat n’a pas besoin d’un énième comité mais de mesures fortes pour mettre en place les solutions déjà connues

 

Haut conseil pour le climat (Macron) : encore un comité Théodule de plus ! (Gaston René Bessay)

Haut conseil pour le climat (Macron) : encore un comité Théodule de plus ! (Gaston René Bessay)

 

Pour toute réponse aux gilets jaunes Macron sort la vieille recette de la mise en place d’un machin, un « haut »conseil. Il faut savoir qu’il existe en France au moins une centaine   de conseils nationaux (personnellement j’ai été vice président  de l’un d’eux pendant 25 ans). Ces conseils ne sont évidemment pas démocratiques car la désignation des membres relève de la volonté et des fantaisies du prince qui gouverne ou du ministre qui chapeaute le champ d’activité. Certes des discussions ne sont pas toujours sans intérêt. Cela permet d’approfondir certains aspects voire de faire confronter des points de vue différents. Mais la problématique de  politique générale pénètre rarement dans ses institutions dites de sages (on entend par là surtout les vieilles barbes des plus hauts corps de l’État et/ou des fonctionnaires qui dépendent du gouvernement ; Tout au plus deux ou trois vrais experts). . Or la problématique des gilets jaunes met en cause des aspects fondamentalement politiques quant au choix économiques, énergétiques, technologiques et sociaux sans parler des dimensions démocratiques. Le nom choisi par Macron témoigne à l’évidence de la restriction du champ de réflexion de ce Haut conseil limité à la question du climat alors qu’il faut articuler ce problème avec la nécessité de mettre en place une politique de transition énergétique sociale juste et pertinente ; par ailleurs c’est toute la fiscalité qui est en cause sans parler de l’orientation génarale du gouvernement.  Le président Emmanuel Macron annoncera donc mardi la création d’un « Haut conseil pour le climat » composé d’experts, indique le JDD, citant l’Élysée.  Devant être annoncée lors de la présentation de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’installation de cette structure placée sous l’autorité du Premier ministre est destinée « à susciter moins de crispations » sur la « politique énergétique et ses conséquences fiscales », précise l’hebdomadaire du dimanche.  La semaine précédente, Édouard Philippe avait écarté l’idée d’une réunion avec les corps intermédiaires pour construire un « pacte social de la conversion écologique », comme l’avait demandé le numéro un de la CFDT Laurent Berger. Il estimait que ce n’était pas ce que « demandent les gilets jaunes ». Pour répondre aux « gilets jaunes » comme aux propositions de certains syndicats d’ouvrir des négociations sociales, Emmanuel Macron va « donner le cap sur la transition écologique », devant les membres du Conseil national de la transition écologique ( un conseil de plus ! en outre qui fera doublon avec le haut conseil sur le climat) ! ), Composé d’élus, de syndicats, d’ONG et d’associations, dans l’objectif la rendre « acceptable », avait expliqué l’Élysée à l’AFP vendredi. Le Haut conseil pour le climat sera « doté de moyens » et pourra « intervenir sur toutes les politiques publiques » en ayant en charge de s’assurer de « la soutenabilité sociale et économique » de ces politiques, a expliqué l’Élysée au JDD. Pour parler vulgairement, on ne remettre pas en cause le cap ou la méthode mais on recherche la vaseline pour aire passer le tout.

Un Haut conseil pour le climat (Macron) : une forme de foutage de gueule

 

Un Haut conseil pour le climat (Macron) : une forme de foutage de gueule

 

En guise de réponse aux gilets jaunes Macron sort la vieille recette de la mise en place d’un machin administratif, un « haut »conseil. Il faut savoir qu’il existe en France au moins une centaine   de conseils nationaux (personnellement j’ai été vice président  de l’un d’eux- le conseil national des transports- pendant 25 ans). Ces conseils ne sont évidemment pas démocratiques car la désignation des membres relève de la volonté et des fantaisies du prince qui gouverne ou du ministre qui chapeaute le champ d’activité. Certes des discussions ne sont pas toujours sans intérêt. Cela permet d’approfondir certains aspects voire de faire confronter des points de vue différents. Mais la problématique de  politique générale pénètre rarement dans ses institutions dites de sages (on entend par là surtout les vieilles barbes des plus hauts corps de l’État et/ou des fonctionnaires qui dépendent du gouvernement ; Tout au plus deux ou trois vrais experts). . Or la problématique des gilets jaunes met en cause des aspects fondamentalement politiques quant au choix économiques, énergétiques, technologiques et sociaux sans parler des dimensions démocratiques. Le nom choisi par Macron témoigne à l’évidence de la restriction du champ de réflexion de ce Haut conseil limité à la question du climat alors qu’il faut articuler ce problème avec la nécessité de mettre en place une politique de transition énergétique sociale juste et pertinente ; par ailleurs c’est toute la fiscalité qui est en cause sans parler de l’orientation génarale du gouvernement.  Le président Emmanuel Macron annoncera donc mardi la création d’un « Haut conseil pour le climat » composé d’experts, indique le JDD, citant l’Élysée.  Devant être annoncée lors de la présentation de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’installation de cette structure placée sous l’autorité du Premier ministre est destinée « à susciter moins de crispations » sur la « politique énergétique et ses conséquences fiscales », précise l’hebdomadaire du dimanche.  La semaine précédente, Édouard Philippe avait écarté l’idée d’une réunion avec les corps intermédiaires pour construire un « pacte social de la conversion écologique », comme l’avait demandé le numéro un de la CFDT Laurent Berger. Il estimait que ce n’était pas ce que « demandent les gilets jaunes ». Pour répondre aux « gilets jaunes » comme aux propositions de certains syndicats d’ouvrir des négociations sociales, Emmanuel Macron va « donner le cap sur la transition écologique », devant les membres du Conseil national de la transition écologique ( un conseil de plus !), composé d’élus, de syndicats, d’ONG et d’associations, dans l’objectif la rendre « acceptable », avait expliqué l’Élysée à l’AFP vendredi. Le Haut conseil pour le climat sera « doté de moyens » et pourra « intervenir sur toutes les politiques publiques » en ayant en charge de s’assurer de « la soutenabilité sociale et économique » de ces politiques, a expliqué l’Élysée au JDD. Pour parler vulgairement, on ne remettre pas en cause le cap ou la méthode mais on recherche la vaseline pour faire passer le tout.

 

Gaston René Bessay

Climat : 4 fois plus de catastrophes depuis 50 ans

Climat : 4 fois plus de catastrophes depuis 50 ans

 

  • Cest le constat déjà fait par les experts du GIEC mais aussi par les associations d’humanitaires qui interviennent sur le terrain. Selon ces humanitaires, les catastrophes liées au climat ont été multipliées par quatre depuis 1970. Le réchauffement de la planète a multiplié par quatre le nombre des catastrophes liées au climat depuis les années 70, ont relevé vendredi ces humanitaires, mettant en garde contre les risques de famine et d’exode. Un cri d’alarme qui rejoint celui du GIEC.qui indiquait qu’une hausse de plus de 2°C pourrait avoir des effets irréversibles pour la vie sur Terre avec notamment l’élévation du niveau de la mer, désertification, la perte d’habitats naturels d’espèces ou encore la diminution des calottes glaciaires, les conséquences graves sur la santé et la multiplication de catastrophes.  Des catastrophes qui affecteront aussi la France car de plus en plus le climat en France se rapproche de celui de certains pays d’Afrique avec d’une part des périodes de sécheresse plus fortes et plus longues, d’autre part des périodes de pluie plus intenses. Une conséquence notamment du réchauffement climatique qui fait par exemple qu’une ville comme Lyon pourrait connaître le climat de Madrid d’ici une trentaine d’années et celui d’Alger dans moins d’un siècle. « Le réchauffement climatique va avoir lieu. Maintenant, il faut voir comment on peut le limiter ….En 50 ans, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,7°C à Lyon. Selon le scénario le plus pessimiste, si la tendance se poursuit, en 2050, le climat de Lyon ressemblera à celui de Madrid aujourd’hui. Et à celui d’Alger dans 85 ans », explique- Bruno Charles, vice-président de la Métropole de Lyon, en charge du développement durable et de l’agriculture  « Dans les années 70, nous faisions face à 80 à 100 chocs et dangers graves liés au climat » chaque année, alors que leur nombre a été d’environ 400 l’an dernier, « quatre fois plus », a déclaré Elhadj As Sy, le secrétaire général de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), dans un entretien avec l’AFP.

 

Inondations : un climat de plus en plus africain

Inondations : un climat de plus en plus africain

 

De plus en plus le climat en France se rapproche de celui de certains pays d’Afrique avec d’une part des périodes de sécheresse plus fortes et plus longues, d’autre part des périodes de pluie plus intenses. Une conséquence notamment du réchauffement climatique qui fait par exemple qu’une ville comme Lyon pourrait connaître le climat de Madrid d’ici une trentaine d’années et celui d’Alger dans moins d’un siècle. « Le réchauffement climatique va avoir lieu. Maintenant, il faut voir comment on peut le limiter ….En 50 ans, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,7°C à Lyon. Selon le scénario le plus pessimiste, si la tendance se poursuit, en 2050, le climat de Lyon ressemblera à celui de Madrid aujourd’hui. Et à celui d’Alger dans 85 ans », explique- Bruno Charles, vice-président de la Métropole de Lyon, en charge du développement durable et de l’agriculture A l’horizon 2100, il pourrait donc faire en moyenne 24°C entre Rhône et Saône, avec des périodes estivales comptant 28 jours de canicule (contre 12 en 2003).  Très fortes période de canicules et très fortes période de pluie vont alterner comme en Afrique.  Ces épisodes météorologiques, constatés à l’automne, provoquent souvent de graves inondations dans le sud de la France. Un phénomène qui s’aggrave depuis une cinquantaine d’années. L’Aude a déjà été lourdement touché dans le passé par des inondations provoquées par des «épisodes méditerranéens», un phénomène météorologique aussi appelé «pluies cévenoles». En novembre 1999, 26 disparus ont été à déplorer après les pluies diluviennes qui avaient touché l’Aude et les départements voisins. «Le 12 novembre 1999, la zone la plus sévèrement touchée est la région des Corbières, où il est tombé à Lézignan 620 mm de pluies en trente-six heures, soit plus des deux tiers d’une année habituelle de pluie», rappelle le site de Météo-France.

 

Climat : la responsabilité humaine du réchauffement

Climat : la responsabilité humaine du réchauffement

 

Un article du Monde démonte l’argumentation qui conteste la responsabilité humaine vis-à-vis du réchauffement. (Extrait)

« Plusieurs articles publiés ces derniers jours, notamment par les sites Wikistrike.com ou Reseauinternational.net (deux publications qui nous apparaissent peu fiables dans le Décodex) mettent en avant des déclarations de Werner Munter, un Suisse « spécialiste reconnu des avalanches », qui « planche nuit et jour depuis trois ans sur le réchauffement climatique ». Ce dernier explique qu’il « ne conteste pas le réchauffement [climatique] lui-même », mais le fait qu’il serait engendré par l’activité humaine. Il avance pour cela plusieurs arguments :

  1. Le réchauffement climatique en cours ne serait qu’un cycle naturel parmi d’autres (« rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu cinq pics de températures comparables à celui que nous vivons ») ;
  2. L’homme ne serait responsable que d’une faible quantité d’émissions de gaz à effet de serre (« il y en a un peu moins de 0,5 % dans l’atmosphère, et au maximum 5 % de cette quantité est imputable à l’homme […] Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe ? ») ;
  3. D’autres phénomènes planétaires seraient à l’œuvre, comme les variations de l’intensité du rayonnement solaire. Et « quoi qu’il en soit, c’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation, nous avons changé le climat. La nature est bien plus forte que l’homme, nous ne sommes pas les maîtres de la Terre ! »

POURQUOI C’EST FAUX

Les déclarations de Werner Munter reprises dans ces articles ont tout du réchauffé : elles sont extraites d’un entretien qu’il a accordé au journal suisse Le Matin, publié en mai 2014. Surtout, ses affirmations sont contestables sur le fond. Reprenons-les point par point.

1. L’argument temporel ne tient pas la route

Il est tout à fait juste de rappeler que le climat a varié de manière tout à fait naturelle tout au long de l’histoire de la Terre. Ce que Werner Munter occulte, en revanche, c’est la vitesse et l’ampleur du réchauffement en cours.

Selon le dernier rapport du GIEC, le réchauffement climatique était d’environ 0,87 °C sur la période 2006-2015 par rapport à la moyenne des années 1850-1900. Sauf sursaut mondial majeur, le seuil de 1,5 °C sera franchi entre 2030 et 2052, et la surchauffe pourrait être de l’ordre de 5,5 °C à la fin du siècle.

Une étude publiée dans la revue Science en 2013 concluait qu’après s’être rafraîchi pendant les 5 000 dernières années, le climat terrestre a rapidement augmenté depuis les années 1800. Il atteindrait désormais des niveaux supérieurs à ceux estimés au cours de 90 % des 10 000 dernières années. C’est notamment cette observation qui amène les spécialistes à estimer le changement climatique récent comme une irrégularité.

En résumé, le réchauffement climatique actuel n’a rien de banal, contrairement à ce qu’affirme M. Munter.

2. L’activité humaine a bien fait augmenter la concentration de CO2 dans l’atmosphère

Werner Munter conteste que l’activité humaine ait pu engendrer une hausse de la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. Mais là aussi, il utilise une argumentation trompeuse. Il est tout à fait juste que des quantités considérables de COsont émises chaque année en dehors de toute intervention humaine. Il est également exact que les océans, les mers ou les forêts, par exemple, en absorbent une partie.

Cependant, il est indéniable que la part humaine des émissions de CO2 a explosé au cours des dernières décennies. L’homme produisait 1,5 milliard de tonnes de COen 1950 ; cette quantité a été multipliée par plus de vingt pour atteindre 36,3 milliards de tonnes émises en 2016.

Résultat : la concentration de CO2 dans l’atmosphère a elle aussi augmenté fortement depuis la fin des années 1800, alors qu’on estime qu’elle avait stagné au cours des siècles précédents. L’activité humaine a donc bien eu, une nouvelle fois, un réel effet.

Une concentration de CO2 dans l’atmosphère en forte hausse depuis le début du XXe siècle

Il est donc abusif d’affirmer, comme le fait l’expert en avalanches, que l’homme n’aurait qu’un rôle marginal dans les émissions de CO2.

3. Les facteurs naturels ne peuvent expliquer à eux seuls le réchauffement actuel

La brusque hausse de la concentration de CO2 dans l’atmosphère est préoccupante, car il s’agit d’un gaz à effet de serre, qui favorise le réchauffement climatique. La combinaison de cet indicateur avec les autres facteurs d’évolution du climat d’origine humaine correspond assez bien au réchauffement climatique observé depuis des décennies. En théorie, des facteurs naturels comme le rayonnement solaire ou les éruptions volcaniques ont certes joué un rôle dans des réchauffements climatiques par le passé. Mais selon l’immense majorité des spécialistes, la combinaison de ces facteurs avec d’autres éléments naturels aurait eu une contribution quasi nulle sur le climat au cours de la période récente. En clair, ce sont bien les facteurs humains, et non naturels, qui ont eu une influence décisive dans le réchauffement en cours. »

Climat : une centaine de marches citoyennes

Climat : une centaine de marches citoyennes

 

De l’ordre de 100 000 personnes ont été mobilisés lors de marches organisées pour lutter contre le réchauffement climatique. Des manifestations qui d’une certaine manière appuie le cri d’alerte lancé par le GIEC sur les conséquences dramatiques de la hausse des températures voire de la disparition du monde d’ici un  siècle ou deux. En effet, d’ici un siècle ou deux, la Terre risque de n’être plus vivable mais d’ici  2050 déjà de profonds bouleversements interviendront d’après le GIEC si la température monte à +1,5°C et plus encore à +2°C. Parmi les risques : Inondation pour les uns, menace sur  la ressource en eau pour les autres , amplification des cyclones, sécheresse, insécurité alimentaire, risques sur la santé publique sans parler des effets combinés du climat, de la chimie et de l’aménagement du territoire qui ont déjà fait disparaître 40 à 50 % des espèces animales et végétales. Le plus inquiétant pour le Giec c’est l’ampleur prise par ses conséquences et leur rythme accéléré. La disparition de ces espèces devrait interroger d’autant que les causes sont connues à savoir :

  • les changements climatiques bien sûr mais aussi

La destruction des habitats, l’agriculture, l’agrandissement des villes, la production d’énergie…),

  • l’exploitation des espèces (pêche et chasse),
  • la pollution,
  • les espèces invasives,
  • les maladies.

Les espèces d’eau douce sont les plus touchées par le phénomène avec 76 % de disparition entre 1970 et 2010.

L’Amérique Latine est la région la plus vulnérable avec la disparition de 83 % de ses espèces. S’ajoute à ce constat alarmant notre empreinte écologique qui ne cesse d’augmenter. L’homme a besoin de plus d’une planète et demie pour répondre à ses besoins. Depuis 1974, l’homme a déjà consommé toutes les ressources naturelles que peut générer la planète en une année. Une consommation qui a fait grimper  les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par l’homme ont déjà fait grimper la température mondiale de 1°C depuis la Révolution industrielle. « Il est probable » que le réchauffement atteigne 1,5°C entre 2030 et 2052 s’il garde son rythme actuel. « Beaucoup de régions » connaissent un réchauffement plus accéléré encore, comme l’Arctique (deux à trois plus fort qu’ailleurs). Le dernier demi-degré engrangé est déjà associé à une recrudescence de phénomènes météorologiques extrêmes. Les émissions passées et présentes continueront à faire monter les océans, quoi qu’il arrive. À 1,5 °C, l’Arctique connaîtra un été sans banquise par siècle, ce sera un par décennie à +2°C. (Pour mémoire, la fonte totale des glaciers et de la calotte glaciaire s’avère de plus en plus probable). Les conséquences sur l’agriculture et la capacité à nourrir la planète seront graves  : ainsi, la baisse de productivité du maïs, du riz ou du blé sera plus limitée à +1,5°C qu’à 2°C, de l’Asie du sud-est à l’Amérique latine, dit encore le rapport, qui décrit aussi des risques accrus pour la ressource en eau, la sécurité alimentaire, la santé. Pour rester à 1,5°C, il faut faire décliner les émissions de CO2 bien avant 2030 et fortement (-45% d’ici 2030 par rapport à leur niveau de 2010), pour ensuite arriver, vers 2050, à une « neutralité carbone »: c’est-à-dire cesser de mettre dans l’atmosphère plus de CO2 que l’on ne peut en retirer. « Neutralité » implique de ne plus garder que les émissions « résiduelles », pour les secteurs ne pouvant s’en passer (aviation par exemple). Ce surplus de CO2 devra être pompé (ce sont des « émissions négatives »). Les autres GES (méthane, HFC, carbone suie…) seront à réduire aussi, bien que moins prioritaires que le CO2 car moins persistants. Quant à la possibilité de dépasser le seuil de +1,5°C, pour faire redescendre le mercure plus tard au cours du siècle, le Giec en souligne les risques – certains irréversibles, comme la perte d’espèces – et les incertitudes sur l’efficacité de l’extraction du CO2 à grande échelle. Selon le rapport, quelque 2.400 milliards de dollars d’investissements annuels seront nécessaires entre 2016 et 2035 pour la transformation des systèmes énergétiques, soit 2,5% du PIB mondial. Un coût qu’il faut mettre en regard avec le coût, bien plus élevé, de l’inaction, soulignent les scientifiques. À Paris, 14.500 personnes ont participé au rassemblement, selon le cabinet Occurence. Avec une banderole «Il est encore temps» en tête de cortège.  Près de 80 marches étaient organisées en France, rassemblant notamment 3200 personnes à Lille selon la préfecture, 2500 à Bordeaux selon la police, 1850 à Strasbourg selon la police (2900 selon les organisateurs), entre 3000 et 4000 à Rennes et 500 à Marseille.

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