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Politique économique : Macron drogué à la logique financière des banques

Politique économique : Macron drogué à la logique financière des banques

 

Audrey Tonnelier du Monde développe l’idée que Macron est davantage convaincu de l’efficacité de l’allègement de la fiscalité sur le capital que par des politiques industrielles impulsées par l’État. Finalement Macron reste imprégné de la philosophie des banques (d’affaires) . NDLR 

 

Chronique.  

Officiellement, il n’est pas encore dans la course. Même si, comme il l’a confié aux lecteurs du Parisien, le 4 janvier, « il n’y a pas de faux suspense » : « J’ai envie. » Emmanuel Macron se retrouve, à moins de trois mois du scrutin, dernier candidat non déclaré à la présidence de la République. Il n’a pas encore de programme détaillé, contrairement à la plupart de ses concurrents.

Dans le domaine économique, comme ailleurs (sécurité, Europe), le chef de l’Etat s’en tient à sa méthode : évoquer quelques sujets – refonte des droits de succession, revenu universel d’activité – et défendre son bilan. Même chose pour son ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui a longuement détaillé, lors de ses vœux à la presse, ses ambitions de baisses d’impôt supplémentaires pour les entreprises et d’allègement de cotisations sur les hauts salaires. Mais rien qui ne ressemble, pour le moment, à des propositions en bonne et due forme.

Il faut dire que, en cinq ans et deux crises majeures, celles des « gilets jaunes » et de l’interminable pandémie de Covid-19, le débat s’est déplacé. En 2017, côté économie, la campagne était focalisée sur l’inversion de la courbe du chômage, à laquelle François Hollande avait malencontreusement lié sa candidature. La réduction de la dette à droite – François Fillon avait dû se défendre de prôner « du sang et des larmes » – ou la sortie de l’euro (La France insoumise, Rassemblement national) occupaient aussi les débats. En ce début 2022, on parle davantage inflation et pouvoir d’achat, relocalisations, assouplissement des règles budgétaires et investissements.

Pour le chef de l’Etat, un fil rouge demeure toutefois : celui des entreprises et de l’emploi. Une « politique de l’offre » qu’Emmanuel Macron a toujours prônée – privilégier l’investissement de long terme et le soutien aux entreprises en espérant in fine créer de la croissance et des emplois – et qu’il a encore vantée en début de semaine face aux patrons étrangers, dans le cadre de l’opération de séduction annuelle Choose France.

Pour l’exécutif, la chose est entendue : c’est la politique de l’offre et son corollaire, la baisse de la fiscalité sur le capital et la suppression de l’ISF, qui ont permis de relancer la machine économique tricolore, notamment en dopant son attractivité. Qu’importe que la dynamique ait été enclenchée dès la fin du quinquennat Hollande, avec la mise en place du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, et que les rapports successifs d’économistes peinent à mettre en lumière une relation quantifiable entre la vigueur retrouvée de l’économie et telle ou telle mesure du gouvernement. Les symboles sont aussi importants en économie qu’en politique, et les signaux envoyés aux investisseurs et aux grands patrons depuis cinq ans ont, assurément, joué en faveur de la France. Mais cela méritait-il les sommes dépensées ? Impossible à dire précisément.

 

Covid : le gouvernement craint la paralysie économique et sociale

 

 

 

Il est clair que le gouvernement a notoirement sous-estimé l’ampleur de la propagation de la pandémie. Le conseil de défense vient à peine de se réunir que le gouvernement se rend compte qu’avec des moyennes dépassant largement les 200 000 contaminés par jour l’absentéisme va se développer dans nombre d’activités y comprises essentielles.

 

Les seules mesures prises pour le moment pour y faire face consistent à alléger les mesures d’isolement pour les contaminés. Le plus grave problème risque de se poser dans les services logistiques qui fournissent aux entreprises et plus généralement aux activités économiques et sociales les approvisionnements à flux tendu qui caractérise désormais nos processus de production et de distribution.

 

Inévitablement l’absentéisme va concerner aussi les cinq activités économiques qui seront contraintes de morceler encore davantage les envois ce qui va encore complexifier la gestion des flux de transport. Des transports déjà en sous capacité par rapport à l’évolution de la demande.

Le Premier ministre Jean Castex réunira donc ce lundi à 16h dix de ses ministres, révèle BFM TV. Cette réunion doit permettre « de faire le point sur l’impact du variant Omicron sur la continuité des services publics essentiels. À savoir les hôpitaux, les lieux d’enseignements, les transports en commun, les administrations, l’armée, gendarmeries et les commissariats ou encore les entreprises du secteur de l’énergie ».

Malheureusement le gouvernement ne prend pas encore confiance que les activités économiques privées vont se trouver largement impactées et que c’est dès maintenant qu’il faut également envisager les scénarios de remplacement. Des questions autrement plus importantes que celle qui consiste à faire le point sur la continuité du service dans les gendarmeries !

Covid OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

Covid OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

L’économie comme les autres activités pourraient bien être paralysées en janvier du fait de l’absentéisme conduisant ainsi à une certaine forme de chaos dans le pays. C’est ce que craint le conseil scientifique qui estime qu’ avec des « centaines de milliers de cas » par jour prévus en janvier, ce variant pourrait conduire à une « désorganisation de la société à partir » du début de l’année, a mis en garde Jean-François Delfraissy, le président de l’instance chargée de conseiller le gouvernement, lors d’une conférence de presse ce jeudi.

Des déclarations qui ont été assez mal accueillies par le gouvernement qui reproche au  conseil scientifique sa trop grande liberté de parole.

Le problème c’est qu’il y a en France une certaine confusion des responsabilités avec des politiques qui se prennent pour des experts de la santé a commencerpar le président de la république. Mais aussi des experts médicaux un peu trop bavards et qui tombent  dans le piège des sollicitations excessives des médias sur tous les sujets.

On aura observé que dans les conférences de presse du président de la république ou  du ministre de la santé la plus grande partie des exposés est réservée aux diagnostics scientifiques à comparer à la pauvreté des mesures politiques de protection.

À l’inverse certain spécialistes du secteur sanitaire propose parfois des mesures de politique générale dont ils ne mesurent pas toujours toujours les effets sociaux et économiques.

Pour résumer, on parle beaucoup, à tort et à travers et le commun des mortels a un peu de mal à se retrouver dans ce délire verbal qui mélange compétences scientifiques et orientations politiques.

Ce qui apparaît évident c’est que dans un contexte de forte circulation du virus, il y aura de très nombreuses contaminations et encore plus de personnes « cas contacts ». Même si « la majorité sera asymptomatique » grâce à la protection vaccinale et à la moins forte sévérité du variant observée pour l’heure, cette diffusion massive aura un impact sur le travail dans le pays à cause de la multiplication des arrêts et de l’absentéisme.

L’organisation des services publics et privés pourrait être bouleversée, alertent les scientifiques. Des problèmes se poseront notamment « sur les secteurs stratégiques de notre société comme la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications ou encore la santé », met en garde Olivier Guérin, médecin du CHU de Nice et membre du Conseil scientifique.

OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

L’économie comme les autres activités pourraient bien être paralysées en janvier du fait de l’absentéisme conduisant ainsi à une certaine forme de chaos dans le pays. C’est ce que craint le conseil scientifique qui estime qu’ avec des « centaines de milliers de cas » par jour prévus en janvier, ce variant pourrait conduire à une « désorganisation de la société à partir » du début de l’année, a mis en garde Jean-François Delfraissy, le président de l’instance chargée de conseiller le gouvernement, lors d’une conférence de presse ce jeudi.

Des déclarations qui ont été assez mal accueillies par le gouvernement qui reproche au  conseil scientifique sa trop grande liberté de parole.

Le problème c’est qu’il y a en France une certaine confusion des responsabilités avec des politiques qui se prennent pour des experts de la santé a commencerpar le président de la république. Mais aussi des experts médicaux un peu trop bavards et qui tombent  dans le piège des sollicitations excessives des médias sur tous les sujets.

On aura observé que dans les conférences de presse du président de la république ou  du ministre de la santé la plus grande partie des exposés est réservée aux diagnostics scientifiques à comparer à la pauvreté des mesures politiques de protection.

À l’inverse certain spécialistes du secteur sanitaire propose parfois des mesures de politique générale dont ils ne mesurent pas toujours toujours les effets sociaux et économiques.

Pour résumer, on parle beaucoup, à tort et à travers et le commun des mortels a un peu de mal à se retrouver dans ce délire verbal qui mélange compétences scientifiques et orientations politiques.

Ce qui apparaît évident c’est que dans un contexte de forte circulation du virus, il y aura de très nombreuses contaminations et encore plus de personnes « cas contacts ». Même si « la majorité sera asymptomatique » grâce à la protection vaccinale et à la moins forte sévérité du variant observée pour l’heure, cette diffusion massive aura un impact sur le travail dans le pays à cause de la multiplication des arrêts et de l’absentéisme.

L’organisation des services publics et privés pourrait être bouleversée, alertent les scientifiques. Des problèmes se poseront notamment « sur les secteurs stratégiques de notre société comme la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications ou encore la santé », met en garde Olivier Guérin, médecin du CHU de Nice et membre du Conseil scientifique.

 

Covid- Scénario noir santé- 200 000 cas dès janvier et la paralysie économique ?

Covid- Scénario noir santé-  200 000 cas dès janvier et la paralysie économique ?

On pourrait enregistrer des statistiques de contaminés de l’ordre de 200 000 par jour, a estimé vendredi sur CNews l’infectiologue Benjamin Davido. Un chiffre tellement impressionnant qu’on pourrait perdre le contrôle total de la pandémie avec en plus.  Ce risque d’absentéisme et de paralysie économique a déjà été évoqué par le conseil scientifique. Un pronostic qui n’a d’ailleurs guère été apprécié par le gouvernement qui reproche au président du conseil scientifique d’être trop bavard et sans doute trop pertinent.le risque d’une paralysie de la vie économique et sociale du fait en particulier de l’absentéisme.Pourtant la réalité des chiffres est, À Noël on a déjà franchi le record absolu de 100 000 contaminés, ainsi qui pourrait doubler début 2022 sans nouvelles mesures restrictives.

« Il va falloir qu’on réfléchisse à un plan de secours » pour l’hôpital, a  souligné Benjamin Davido.

« Si vous mettez en éviction (tous les cas positifs et les cas contacts) dans le système scolaire, la police, l’hôpital, (la société) va être à l’arrêt », a prévenu vendredi Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Tenon sur BFMTV.

Le plus grand danger risque d’être économique avec une paralysie en tout cas un grand ralentissement des activités y comprises essentielles.  La liste est longue des secteurs risquant de subir les absences au travail liées aux « centaines de milliers » de cas par jour redoutés en début d’année, selon Olivier Guérin, membre du Conseil scientifique français, citant « la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications, et la santé ».

Le président de l’institution, Jean-François Delfraissy, a de son côté soulevé la « désorganisation possible d’un certain nombre de services essentiels ». Encore minoritaire dans l’Hexagone, le variant Omicron n’a pas causé d’isolements forcés massifs en raison de cas positifs ou de cas contacts. Mais quelques signaux d’alerte s’affichent et les projecteurs sont braqués sur la sixième vague en janvier.

Covid: 200 000 cas dès janvier et la paralysie économique ?

Covid: 200 000 cas dès janvier et la paralysie économique ?

On pourrait enregistrer des statistiques de contaminer de l’ordre de 200 000 par jour, a estimé vendredi sur CNews l’infectiologue Benjamin Davido.Un chiffre tellement impressionnant qu’on pourrait perdre le contrôle total de la pandémie avec en plus Ce risque d’absentéisme et de paralysie économique a déjà été évoqué par le conseil scientifique. Un pronostic qui n’a d’ailleurs guère été apprécié par le gouvernement qui reproche au président du conseil scientifique d’être trop bavard et sans doute trop pertinent.le risque d’une paralysie de la vie économique et sociale du fait en particulier de l’absentéisme.

« Il va falloir qu’on réfléchisse à un plan de secours » pour l’hôpital, a  souligné Benjamin Davido.

« Si vous mettez en éviction (tous les cas positifs et les cas contacts) dans le système scolaire, la police, l’hôpital, (la société) va être à l’arrêt », a prévenu vendredi Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Tenon sur BFMTV.

Le plus grand danger risque d’être économique avec une paralysie en tout cas un grand ralentissement des activités y comprises essentielles.  La liste est longue des secteurs risquant de subir les absences au travail liées aux « centaines de milliers » de cas par jour redoutés en début d’année, selon Olivier Guérin, membre du Conseil scientifique français, citant « la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications, et la santé ».

Le président de l’institution, Jean-François Delfraissy, a de son côté soulevé la « désorganisation possible d’un certain nombre de services essentiels ». Encore minoritaire dans l’Hexagone, le variant Omicron n’a pas causé d’isolements forcés massifs en raison de cas positifs ou de cas contacts. Mais quelques signaux d’alerte s’affichent et les projecteurs sont braqués sur la sixième vague en janvier.

OMICRON: un chaos économique total en janvier ?

OMICRON: un chaos économique total en janvier ?

L’économie comme les autres activités pourraient bien être paralysées en janvier du fait de l’absentéisme conduisant ainsi à une certaine forme de chaos dans le pays. C’est ce que craint le conseil scientifique qui estime qu’. avec des « centaines de milliers de cas » par jour prévu en janvier, ce variant pourrait conduire à une « désorganisation de la société à partir » du début de l’année, a mis en garde Jean-François Delfraissy, le président de l’instance chargée de conseiller le gouvernement, lors d’une conférence de presse ce jeudi.

Dans un contexte de forte circulation du virus, il y aura de très nombreuses contaminations et encore plus de personnes « cas contacts ». Même si « la majorité sera asymptomatique » grâce à la protection vaccinale et à la moins forte sévérité du variant observée pour l’heure, cette diffusion massive aura un impact sur le travail dans le pays à cause de la multiplication des arrêts et de l’absentéisme.

L’organisation des services publics et privés pourrait être bouleversée, alertent les scientifiques. Des problèmes se poseront notamment « sur les secteurs stratégiques de notre société comme la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications ou encore la santé », met en garde Olivier Guérin, médecin du CHU de Nice et membre du Conseil scientifique.

 

Présidentielle 2022: L’ignorance de la problématique économique !

Présidentielle 2022: L’ignorance de la problématique économique !

 

Les économistes Hippolyte d’Albis, Françoise Benhamou et André Cartapanis expliquent, dans une tribune au « Monde », pourquoi les propositions des candidats à l’Elysée négligent la substance économique.

 

Tribune.  

 

La campagne électorale pour la présidentielle de 2022, à peine amorcée, devrait aborder les nombreux défis qui attendent l’économie française, avec des propositions alternatives, de droite, du centre ou de gauche, soumises au jeu démocratique. Les premières mesures annoncées ne sont pas toutes dénuées de sens économique, mais leur efficacité éventuelle n’est guère argumentée ou se trouve simplement sous-entendue.

Surtout, on ne saurait voir dans ces premières propositions l’amorce de véritables stratégies de transition et d’adaptation de l’économie française, tout à la fois hiérarchisées sous l’angle des cibles visées, affichant clairement les critères normatifs qui les fondent, déclinant les politiques publiques de nature à assurer leur réussite, et précisant leur calendrier de mise en œuvre, leur efficacité escomptée, les obstacles à surmonter… Non, ce sont le plus souvent des marqueurs politiques faciles à mémoriser pour les électeurs. Ce sont des mesures hétéroclites de nature à séduire les pans les plus hésitants de l’électorat, mais dont la cohérence d’ensemble est douteuse, faisant assez peu appel aux raisonnements économiques, aux enseignements des expériences passées ou observées à l’étranger. D’où le risque d’un nouveau rendez-vous manqué entre les économistes et les politiques.

Cette préoccupation ne concerne pas seulement la France. Tout récemment, Alan Blinder, professeur d’économie à Princeton et ancien conseiller économique du président Bill Clinton, proposait à ce sujet sa « théorie du réverbère » de la politique économique : les professionnels de la politique utiliseraient les économistes comme un homme aviné face à un réverbère ; pour disposer d’un soutien ou d’un appui, et non pas pour bénéficier de l’éclairage et pour se diriger (« The Lamppost Theory of Economic Policy », Alan Blinder, Proceedings of the American Philosophical Society, vol. 163, n° 3, septembre 2019). Et Dani Rodrik a démontré empiriquement, en s’appuyant sur le cas américain, que les idéologies, les discours identitaires et l’affirmation d’une vision du monde se substituent aux promesses économiques dans l’offre politique (« Economic Interests, Worldviews, and Identities : Theory and Evidence on Ideational Politics »Elliott Ash, Sharun Mukand, Dani Rodrik, NBER Working Papers Series, n° 29474, novembre 2021). La France n’y échappe pas.

Court et long terme

Les limites des programmes économiques des politiques au regard de l’expertise des économistes s’expliquent aisément. Les économistes et les politiques ne raisonnent pas de la même manière. Au calcul abstrait, déductif, innervé de données statistiques, de l’économiste, sous des formes complexes et souvent ennuyeuses, se substitue chez le politique un discours qui doit emporter l’adhésion, souvent en s’éloignant de la rigueur formelle ou en jouant avec les faits. Les économistes s’intéressent aux effets d’une mesure fiscale, d’un accord commercial, d’une hausse du salaire minimal sur la croissance et le bien-être collectif, certes en négligeant les inégalités induites. Les politiques privilégient leurs clientèles électorales et les intérêts particuliers qui en découlent. C’est un lieu commun que d’affirmer que les politiques ont un horizon temporel court, jusqu’à la prochaine élection.

 

A la présidentielle 2022: L’ignorance de la problématique économique !

A la présidentielle 2022: L’ignorance de la problématique économique !

 

Les économistes Hippolyte d’Albis, Françoise Benhamou et André Cartapanis expliquent, dans une tribune au « Monde », pourquoi les propositions des candidats à l’Elysée négligent la substance économique.

 

Tribune. 

 

La campagne électorale pour la présidentielle de 2022, à peine amorcée, devrait aborder les nombreux défis qui attendent l’économie française, avec des propositions alternatives, de droite, du centre ou de gauche, soumises au jeu démocratique. Les premières mesures annoncées ne sont pas toutes dénuées de sens économique, mais leur efficacité éventuelle n’est guère argumentée ou se trouve simplement sous-entendue.

Surtout, on ne saurait voir dans ces premières propositions l’amorce de véritables stratégies de transition et d’adaptation de l’économie française, tout à la fois hiérarchisées sous l’angle des cibles visées, affichant clairement les critères normatifs qui les fondent, déclinant les politiques publiques de nature à assurer leur réussite, et précisant leur calendrier de mise en œuvre, leur efficacité escomptée, les obstacles à surmonter… Non, ce sont le plus souvent des marqueurs politiques faciles à mémoriser pour les électeurs. Ce sont des mesures hétéroclites de nature à séduire les pans les plus hésitants de l’électorat, mais dont la cohérence d’ensemble est douteuse, faisant assez peu appel aux raisonnements économiques, aux enseignements des expériences passées ou observées à l’étranger. D’où le risque d’un nouveau rendez-vous manqué entre les économistes et les politiques.

Cette préoccupation ne concerne pas seulement la France. Tout récemment, Alan Blinder, professeur d’économie à Princeton et ancien conseiller économique du président Bill Clinton, proposait à ce sujet sa « théorie du réverbère » de la politique économique : les professionnels de la politique utiliseraient les économistes comme un homme aviné face à un réverbère ; pour disposer d’un soutien ou d’un appui, et non pas pour bénéficier de l’éclairage et pour se diriger (« The Lamppost Theory of Economic Policy », Alan Blinder, Proceedings of the American Philosophical Society, vol. 163, n° 3, septembre 2019). Et Dani Rodrik a démontré empiriquement, en s’appuyant sur le cas américain, que les idéologies, les discours identitaires et l’affirmation d’une vision du monde se substituent aux promesses économiques dans l’offre politique (« Economic Interests, Worldviews, and Identities : Theory and Evidence on Ideational Politics »Elliott Ash, Sharun Mukand, Dani Rodrik, NBER Working Papers Series, n° 29474, novembre 2021). La France n’y échappe pas.

Court et long terme

Les limites des programmes économiques des politiques au regard de l’expertise des économistes s’expliquent aisément. Les économistes et les politiques ne raisonnent pas de la même manière. Au calcul abstrait, déductif, innervé de données statistiques, de l’économiste, sous des formes complexes et souvent ennuyeuses, se substitue chez le politique un discours qui doit emporter l’adhésion, souvent en s’éloignant de la rigueur formelle ou en jouant avec les faits. Les économistes s’intéressent aux effets d’une mesure fiscale, d’un accord commercial, d’une hausse du salaire minimal sur la croissance et le bien-être collectif, certes en négligeant les inégalités induites. Les politiques privilégient leurs clientèles électorales et les intérêts particuliers qui en découlent. C’est un lieu commun que d’affirmer que les politiques ont un horizon temporel court, jusqu’à la prochaine élection.

Croissance : le Covid-menace la reprise économique

Croissance : le Covid-menace la reprise économique

 

Peu de médias ont souligné le tassement de l’économie française en cette fin 2021 et qui se caractérise notamment par un tassement de la consommation comme du moral des ménages et des entreprises. On préfère avancer les prévisions très optimistes des instituts économiques notamment de l’OCDE.

Les prévisions de l’OCDE pour la zone euro sont bonnes avec une croissance qui devrait passer à 5.3% en 2021, avec 6.3% pour la France en 2021 et 4 % en 2022.

Les indices markit sont moins optimistes.

La croissance de l’activité du secteur privé en France a en effet encore ralenti en octobre, freinée par la perturbation des chaînes d’approvisionnement, selon les données provisoires publiées vendredi par IHS Markit.

L’indice PMI composite de la France s’est replié à 54,7 en octobre, son plus bas niveau depuis six mois, contre 55,3 en septembre.

Un chiffre supérieur à 50 indique une expansion de l’activité par rapport au mois précédent, tandis qu’un chiffre inférieur à 50 dénote un recul.

La reprise économique en France a reposé sur le secteur des services en octobre, commente Joe Hayes, économiste à IHS Markit, en soulignant que la production dans le secteur manufacturier a accusé sa première contraction depuis janvier dernier.

« Dans l’ensemble du secteur privé, la croissance de l’activité a ralenti pour afficher son plus faible rythme depuis six mois, le renforcement de l’expansion dans le secteur des services n’ayant pas suffi à contrebalancer le fort impact des difficultés d’approvisionnement sur l’activité des fabricants », ajoute l’économiste.

Mais pèsent  désormais des risques sur la reprise économique en France.

« Si les autorités françaises semblent pour l’heure écarter la possibilité d’introduire elles-mêmes des restrictions, l’évolution du virus dans les  prochaines semaines jouera un rôle déterminant sur l’activité économique à court terme », a expliqué l’économiste de Markit Joe Hayes dans un communiqué.

Quel impact économique de la cinquième vague Covid

Quel impact économique de la cinquième vague Covid

 

Jusqu’à récemment tous les experts se montraient particulièrement optimistes sur l’ampleur de la reprise économique. En réalité, il ne s’agissait que d’un phénomène de rattrapage puisque actuellement l’activité  a tout juste retrouvé son niveau de 2019. En clair ,nous sommes toujours en retard car on pouvait espérer des augmentations annuelles de l’ordre de un et demi à 2 % de toute façon en 2020 et 2021. La hausse de 6 % de 2021 doit donc être relativisée.

Pour 2022 les experts voyaient encore une croissance d’environ 4 % en France . Le tassement a cependant déjà été constaté au quatrième trimestre et il pourrait s’amplifier avec la pandémie. En clair, on pourrait se retrouver avec une croissance de seulement de 2 % au lieu de 4%.

En France, le premier confinement a amputé le PIB de plus de 25 %, le deuxième en novembre 2020 de l’ordre de 7 %. Lors du troisième, en avril dernier, l’économie française tournait 5 % en-dessous de son niveau d’avant-crise.

Le premier secteur concerné par une amplification de la crise endémique serait encore l’hôtellerie et le tourisme. Globalement on assisterait un ralentissement de la mobilité des biens et des personnes.Les récentes études d’opinion montrent un tassement du moral des ménages mais aussi des entreprises

L’Europe malade de la dépendance économique chinoise

Par Jonathan Holslag, spécialiste des relations internationales, dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

Décembre 1858 : le journal satirique Le Charivari publie la caricature d’un gros bourgeois chinois avalant de l’opium servi par un marchand européen. L’empire du Milieu se trouve alors littéralement à genoux, dépendant de l’opium importé de l’Ouest. Pourtant, des réformateurs chinois avaient averti de cette dangereuse dépendance. « Si l’agression militaire peut ruiner un peuple, suggérait l’entrepreneur Zheng Guanying (1842-1922), il est clair que l’agression commerciale peut ruiner un peuple invisiblement. »

2021 : le vent aurait-il tourné ? L’Europe serait-elle à son tour tombée dans le piège de la décadence et de la dépendance auxquelles la Chine a échappé par son ambitieuse politique d’industrialisation ? L’Europe sera-t-elle capable de résister à l’offensive commerciale de Pékin, qui sera inévitablement suivie par la croissance de son influence politique et militaire ? Le problème de l’Europe n’est même pas qu’elle ne voit pas le péril, mais qu’elle ne sait plus comment réagir.

 

Certes, l’Europe et la France ont empêché le géant des télécoms Huawei de se nicher dans leurs réseaux 5G. Une loi française de 2020 a exclu l’entreprise des parties vitales du réseau et des grandes villes. Mais cela n’a pas stoppé la « route de la soie numérique ». Orange, par exemple, a affirmé son intention de poursuivre sa coopération avec Huawei pour maximiser sa marge de manœuvre dans les autres Etats membres et pénétrer le marché africain. L’opérateur français s’est associé avec une autre entreprise chinoise pour tirer un câble sous-marin du Pakistan à Marseille…

La limitation des activités de Huawei n’est qu’une bataille dans la vaste guerre de pouvoir économique et, plus largement, de domination mondiale. L’Europe tend à se focaliser sur des batailles limitées et à ne prendre que des mesures limitées, alors que la stratégie chinoise est de long terme et globale. Sur le contrôle des investissements stratégiques, la réponse européenne paraît forte, mais sa mise en œuvre dépend de chaque Etat membre, qui manquent souvent de moyens et de volonté. De plus, l’approche chinoise devient plus inventive, utilisant les fonds d’entreprises intermédiaires ou se limitant à des participations minoritaires.

L’Europe se fie à ses mesures de défense commerciale, comme les procédures antidumping, alors même qu’elles sont rarement utilisées et que la Chine recourt beaucoup à d’autres moyens pour promouvoir ses exportations, comme les crédits à l’export, la manipulation de sa monnaie, sa politique industrielle et la protection de son vaste marché pour renforcer sa place centrale dans les chaînes de production. Pour l’Europe, le commerce reste une matière technocratique ; pour la Chine, c’est une question stratégique.

Eviter une nouvelle crise économique avec l’écosociale?

Eviter  une nouvelle crise économique avec l’écosociale?

Gabriel Gaspard, Chef d’entreprise à la retraite, spécialiste en économie financière estime qu’on peut éviter une crise si on oriente l’économie sur un axe éco social. (Dans la Tribune, extrait permet la parenthèse

 

Avant et pendant la pandémie, on avait pu croire que tous les indicateurs économiques européens étaient maitrisés. On se retrouve avec des goulots d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement, des coûts d’expédition plus élevés, une dégradation inquiétante du déficit du commerce extérieur et des pénuries de main-d’œuvre alors que la pandémie n’est pas terminée. Est-ce temporaire ? Beaucoup d’économistes pensent que l’envolée des coûts dans l’industrie va peser longtemps sur l’inflation. La combinaison des plans de relance des pays de l’Union européenne, du plan de relance fédéral de l’Europe de 750 milliards d’euros, d’une épargne forcée très importante des ménages européens (600 milliards d’euros) va certainement entraîner une augmentation très sensible de la demande des consommateurs.

Les limites de la BCE…

La BCE rencontre aujourd’hui ses propres limites dans la poursuite de son mandat principal : « maintenir la stabilité des prix » interprété par la BCE comme maîtriser l’inflation pour ne pas dépasser 2% sur un an. En 2008 face à la crise financière, la BCE a injecté 4.000 milliards d’euros de 2011 à 2017 représentant un tiers du PIB de la zone euro. Elle a abaissé son taux directeur à zéro (le plus bas) et elle a acheté de la dette publique et privée. Aujourd’hui la BCE subit une grande pression pour réduire son programme de rachat des dettes. Les politiques d’endettement de plusieurs pays européens, dont la France, sont tragiquement élevés. La BCE n’a plus beaucoup de moyens pour fabriquer des liquidités. Les politiques d’austérité en Europe peuvent devenir inévitables.

La BCE suit la politique de la FED qui vient de déclarer qu’elle cherchait à relever le taux directeur dès que deux conditions seraient remplies : une inflation supérieure à 2% et un maximum de création d’emplois. Pour l’inflation, l’Europe sera à 2,2% en moyenne en 2021. Les taux d’inflation prévus en 2022 de 1,7% et en 2023 de 1,5% ne seront pas atteints. L’inflation aura tendance à croître plus longtemps que ce que pense la BCE. Elle peut baisser mais aucun analyste ne la voit descendre en dessous de 2% en 2022 et 2023. « Nous devons être très vigilants sur l’évolution de l’inflation », a déclaré Kristalina Georgieva directrice générale du FMI. Pour la deuxième condition, le chômage devrait redescendre au début de 2023 à son niveau d’avant la crise. Cette baisse nécessite que la croissance compense largement la hausse des licenciements à la suite de la suppression des dispositifs de chômage partiel mis en place depuis le début de la crise sanitaire. Pour la France, selon l’OFCE, le taux de chômage devrait baisser à 7,8% de la population active fin 2021 avant de remonter à 8% en 2022.  Cette prévision est proche de celle formulée par la Banque de France (8,2% en 2022). Aurions-nous une hausse du taux directeur en 2022 ?

L’influence de la croissance sur l’emploi

La Banque de France s’attend à une hausse de la croissance de 6,3% du PIB en 2021, puis de 3,7% en 2022 et de 1,9% en 2023. Ce rebond de l’économie française survient après une récession historique en 2020 de 8,2% du PIB. Compte tenu de cette récession, la croissance sera en moyenne d’environ 2% en 2022 et 2% en 2023. Le taux de croissance économique ne fixe que le plafond absolu en dessous duquel la croissance de l’emploi peut évoluer. On considère que c’est à partir de 1,5% de croissance minimale que le chômage peut commencer à baisser selon plusieurs économistes et instituts, dont l’OFCE. Ce seuil de 1,5% de croissance n’est pas figé. Avec les budgets nécessaires, l’État peut créer beaucoup d’emplois pour une croissance qui ne se ressentira que plus tard. Ces budgets seront investis massivement sur des projets à long terme comme le climat. Avec 30 milliards d’euros d’investissement sur des technologies de pointe, le Plan France 2030 est un très bon début mais ne répond pas aux objectifs zéro émission nette de CO2.

Il faut éviter l’augmentation du taux directeur de la BCE et écarter le marasme budgétaire. « En 1974-1975, le monde industrialisé assiste à la dégradation des principaux indicateurs économiques : inflation, chute des taux de croissance, chômage. À l’époque, peu d’économistes comprennent que ces indices annoncent l’entrée des pays industrialisés dans une crise économique qui durera plus de vingt ans » Larousse Encyclopédie. Il faut transformer l’ensemble de la société et passer à une autre économie.

Vers une économie écosociale pour sortir des crises et « l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie« . Stéphane Hessel Indignez-vous en 2010. Il est temps de refermer la période libérale ouverte en 1973 et de réformer la BCE pour la mettre au service du développement écologique et humain. La définition retenue de l’économie écosociale est celle qui crée un équilibre entre une économie performante, la solidarité sociale et la protection de l’environnement basée sur des investissements citoyens. Quand les Banques centrales arrivent à leurs limites, les États n’auront-t-ils désormais d’autres choix que de convaincre les épargnants de leur prêter leurs économies ?

 

Pour la France post-Covid avec le retour de l’inflation, la normalisation économique et sanitaire doit s’accompagner d’un changement dans l’application des critères de convergence. L’appel à l’épargne des ménages (6% à 10% du PIB sur 10 ans) pour des fonds d’investissements destinés à financer la nature, la dépendance, le rural, les entreprises, etc. sera le chemin le plus sûr pour rétablir l’équilibre macroéconomique de la France dans la zone euro. Emprunter aux ménages dans un cadre réglementé comme le livret A est simple et doit être rémunérateur au taux de l’inflation. C’est l’approche la plus sûre pour réduire la dette publique. C’est aussi empêcher les épargnes de précaution et favoriser la croissance. Avec un investissement massif pour un État sans recours à des emprunts extérieurs, c’est moins de création monétaire, moins d’excès de liquidité et d’envolée de la Bourse. C’est plus de croissance sans inflation et un retour à un taux de chômage d’avant les chocs pétroliers des années 1970.

Conjoncture économique : tassement de la croissance dans l’industrie

Conjoncture économique : tassement de la croissance dans l’industrie

Upremier signe inquiétant sur la croissance avec le versement de l’industrie affectée notamment par la baisse dans le secteur automobile, la hausse des matières premières et des problèmes logistiques. L’indice PMI des directeurs d’achats dévoilé ce mardi continue de marquer le pas pour passer de 55 à 53,6 pour retrouver son plus faible niveau depuis janvier dernier.

Cet indicateur composite très observé par les milieux économiques et financiers illustre une croissance de l’activité lorsqu’il est au-dessus de 50 et un repli lorsqu’il est repassé sous ce seuil symbolique.

Alors que la croissance du produit intérieur brut (PIB) en France est attendue au-dessus de 6% par le gouvernement et la plupart des instituts de prévision, la conjoncture dans l’industrie manufacturière est loin d’être au vert. « Les problèmes engendrés par les pénuries de transport et de matières premières signalées depuis quelques mois par les données PMI s’étaient jusqu’à présent cantonnés aux questions d’approvisionnement. S’ils entraînaient de fortes hausses de prix, ils n’affectaient pas, en revanche, les niveaux de production et des carnets de commandes.

Inflation: la principale préoccupation économique des Français

Inflation: la principale préoccupation économique des Français

En dépit des discours qui se veulent rassurants de la part des institutions officielles (gouvernement, banque centrale, experts), les Français ne croient pas du tout au concept d’une inflation qui serait modeste et temporaire. Au contraire, ils sont persuadés que cette ablation ne sera pas secondaire ni provisoire.

 

Pour eux , il y a une réelle menace du pouvoir d’achat tout autant que de l’épargne. Cette crainte est fondamentale pour l’avenir de la croissance. Avec le vent d’optimisme qui souffle sur la reprise d’activité, les experts comptent en effet beaucoup sur la mobilisation de l’épargne au service de la croissance. Or devant la montée des prix aussi bien des matières premières que des services contraints, les Français ne manifestent pas leur intention de se délester de l’épargne de précaution.

 

Pour preuve la confiance des ménages pour le mois d’octobre est passée sous sa moyenne de longue période, en baisse de deux points, selon l’Insee.

Les ménages sont conscients que leur situation financière passée est bonne, mais pessimistes sur son évolution. Surtout, leur avis sur le niveau de vie en France se dégrade nettement. La part des ménages qui pense que ce dernier va s’améliorer baisse de quatre points et passe sous sa moyenne de longue période.

Maison individuelle : un « non-sens écologique, économique et social » pour le gouvernement !!!

Maison individuelle : un « non-sens écologique, économique et social » pour le gouvernement !!!

À n’en pas douter les bobos urbains sont vraiment tombés sur la tête en condamnant maintenant le concept de maisons individuelles qui serait aux yeux des technocrates un non-sens écologique, économique et sociale. Il est clair que la vie supe concentrée dans quelques métropoles offrirait un cadre de vie autrement plus  environnemental.

Cette doctrine de concentration dans une dizaine de métropoles transpire tous les documents de planification. La justification consiste à lutter contre ce qui serait l’artificialisation des sols. Le remède étant  évidemment des buildings toujours plus hauts, toujours plus nombreux, toujours plus serrés dans des agglomérations de plus d’un million d’habitants.

Il est vrai qu’avec cette concentration urbaine, on privilégie ce qu’on appelle la croissance endogène c’est-à-dire la marchandisation de la totalité des activités humaines et leur contrôle en même temps. Bref une société à la mode chinoise servie en plus par des technologies qui marquent à la culotte tous les comportements.

Et c’est la ministre de couleur socialiste Emmanuel Wargon qui défend ce projet suicidaire pour la civilisation.

En on sait pourtant que 75 % des Français revendiquent ce modèle d’habitation individuelle avec jardin.

Mais ce modèle du pavillon avec jardin n’est « plus soutenable » et mène à « une impasse », estime la ministre du Logement. Il s’agit d’ « un fonctionnement urbain dépendant de plus en plus de la voiture individuelle », d’« un modèle derrière nous » et même d’« un non-sens écologique, économique et social », poursuit-elle.

Ce qui est en cause c’est évidemment un modèle de société est un cet certain art  de vivre y compris en harmonie avec l’environnement. L’autre modèle par l’ancienne socialiste Wargon  rallié à Macron est un modèle totalitaire. Certes tous les Français ne peuvent sans doute pas disposerde ce modèle de maison avec jardin mais c’est une aspiration profonde pour 75% compte tenu notamment de la promiscuité urbaine polluante, bruyante et insécuritaire.

Notons que l’ancienne socialiste Wargon, haute fonctionnaire a surtout eu aussi pour profession de représenter les professionnels de lobbies.

De nombreux journaux soulignent sa condition d’« ex-lobbyiste en chef » en matière environnementale du groupe Danone, qui l’a amenée à défendre l’huile de palme ou les OGM, ce qui interroge sur le pouvoir des lobbies dénoncé par Nicolas Hulot lors de sa démission d’août 20186,10,18. De plus, cette succession de hautes fonctions public-privé-public est à nouveau critiquée comme étant un cas de « rétro-pantouflage », comme celui de sa consœur au ministère de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson auparavant employée chez Veolia ( Wikipédia)

La réussite économique ne dépend pas uniquement des plans d’investissement

La réussite économique ne dépend pas uniquement des plans d’investissement

 tribune 

par Eric Mengus ,HEC Pari., dans l’opinion

Dans un contexte de doutes sur la croissance de long terme en Europe et en France en particulier, il est primordial de repenser les conditions nécessaires pour favoriser une telle croissance. Aujourd’hui, cette croissance repose également sur des leviers en dehors des plans d’investissements – comme le plan France 2030 –, et des actions du ministère de l’économie

 

La pandémie de Covid-19 a frappé la France dans un contexte de ralentissement marqué de sa croissance de long terme. En effet, de 2010 à 2019, la croissance en France s’est élevée à 1,4 % en moyenne, à comparer aux 2,2 % pendant la période 1994-2008. Il est difficile d’imaginer que les conséquences sur l’économie de la pandémie elle-même contribuent à faire remonter la croissance de long terme.

Pourtant, cette croissance est clé pour la France. Elle permet le financement de son modèle social, notamment du système de retraite par répartition. Elle est aussi importante pour la stabilité de la dette publique. Enfin, elle est surtout essentielle pour le niveau de vie en France à l’avenir et pour la capacité du pays à relever des défis importants comme le changement climatique.

La moindre croissance observée en tendance s’explique, d’après les économistes – lire notamment Bergeaud, Cette, Lecat : Croissance de long terme et tendances de la productivité, Revue de l’OFCE, 2017 –, par une moindre croissance de la productivité, c’est-à-dire la capacité de l’économie à créer de la richesse à partir des ressources, capital et travail, qu’elle utilise.

Trouver de nouveaux gains de productivité est très certainement une affaire de politiques économiques, que ce soit pour favoriser l’innovation, créer des filières d’avenir ou encore pour assurer la concurrence entre entreprises. Le plan d’investissements annoncé par le président de la République s’inscrit dans la première veine.

Cependant, des signes se multiplient indiquant que, pour assurer les conditions de la croissance de long terme, des politiques sont nécessaires, y compris au-delà de la seule sphère économique stricto sensu.

L’exemple le plus frappant est très certainement l’évolution de l’école, où la France se classe à présent parmi les derniers pays de l’OCDE. L’effondrement des résultats de notre système scolaire interroge ainsi sur le capital humain – si important pour la croissance – de la France des décennies à venir.

Les tensions inflationnistes liées aux prix des matières premières et de l’énergie ont également remis sur la table la question des choix énergétiques futurs de la France : comment assurer une énergie disponible, compétitive et verte ?

L’éducation et l’énergie ne sont ici que deux exemples de ce que les économistes appellent des biens publics, dont il est urgent d’assurer et d’améliorer la fourniture. Il ne s’agit pas d’un débat sur la justification ou non d’une intervention de l’Etat tous azimuts ; ce qui nous paraît crucial est que la qualité et la fourniture effective des biens publics soit au cœur des préoccupations de notre société, indépendamment de la nature des acteurs, publics, parapublics voire privés, qui les fournissent.

Eric Mengus, HEC Paris.

Economie: « L’inflation temporaire rassurante » : un nouveau concept économique !

Economie: « L’inflation temporaire rassurante » : un nouveau concept économique !

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  • Les principaux responsables économiques se veulent rassurants et relativisent tous l’importance de l’inflation. Ils ont même inventé un nouveau concept : l’inflation temporaire ! Or dans l’histoire économique on a rarement vu un retour rapide des prix à la baisse après une inflation. L’inflation est en effet conjoncturelle du fait d’une demande alimentée par la reprise économique générale.
  • Mais elle est aussi structurelle en raison des préoccupations environnementales et des restructurations du système de production à l’échelle mondiale  ( voir par exemple l’affaire des composants électroniques, des prix de l’énergie et des métaux).
  •  Le patron de la BNP, dans un entretien au Figaro participe ainsi à ce mouvement d’endormissement de l’opinion concernant l’inflation. Une inflation qui ne cesse de grimper notamment pour les dépenses contraintes et que l’INSEE minimise grâce à la déformation d’un indice devenu obsolète  ( la nature et le montant des dépenses des ménages ont changé avec la crise sanitaire)

 

  • interview (extrait)
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  • Pour le patron de BNP Paribas, la hausse du prix de l’énergie et des matières premières n’est pas de nature à remettre en cause la reprise.
  • Jean-Laurent BONNAFÉ. - 
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  • Les entreprises se portent globalement bien, nous l’observons chez nos clients. Hormis quelques secteurs encore touchés par la crise qu’il faut continuer à accompagner, elles disposent d’une importante trésorerie et de bonnes capacités de financement qui leur permettent d’investir à nouveau. Les mesures mises en place en France et en Europe par les pouvoirs publics, avec le soutien des banques, ont clairement produit leurs effets. La tendance est également positive pour nos clients particuliers même s’il faudra attendre la fin d’année ou début 2022 pour que la consommation retrouve pleinement son niveau d’avant crise. La bonne santé de l’économie et le rebond de l’activité se reflètent dans les résultats solides de BNP Paribas.
  • On voit mal en quoi les résultats financiers de la BNP constitueraient un indicateur de bonne santé économique car la BNP comme les autres banques ont été inondées de liquidités à bon compte de la part de la banque centrale NDLR

« L’inflation temporaire rassurante » : un nouveau concept économique

  • « L’inflation temporaire rassurante » : un nouveau concept économique
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  • Les principaux responsables économiques se veulent rassurants et relativisent tous l’importance de l’inflation. Ils ont même inventé un nouveau concept : l’inflation temporaire ! Or dans l’histoire économique on a rarement vu un retour rapide des prix à la baisse après une inflation. L’inflation est en effet conjoncturelle du fait d’une demande alimentée par la reprise économique générale.
  • Mais elle est aussi structurelle en raison des préoccupations environnementales et des restructurations du système de production à l’échelle mondiale  ( voir par exemple l’affaire des composants électroniques, des prix de l’énergie et des métaux).
  •  Le patron de la BNP, dans un entretien au Figaro participe ainsi à ce mouvement d’endormissement de l’opinion concernant l’inflation. Une inflation qui ne cesse de grimper notamment pour les dépenses contraintes et que l’INSEE minimise grâce à la déformation d’un indice devenu obsolète  ( la nature et le montant des dépenses des ménages ont changé avec la crise sanitaire)

 

  • interview (extrait)
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  • Pour le patron de BNP Paribas, la hausse du prix de l’énergie et des matières premières n’est pas de nature à remettre en cause la reprise.
  • Jean-Laurent BONNAFÉ. - 
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  • Les entreprises se portent globalement bien, nous l’observons chez nos clients. Hormis quelques secteurs encore touchés par la crise qu’il faut continuer à accompagner, elles disposent d’une importante trésorerie et de bonnes capacités de financement qui leur permettent d’investir à nouveau. Les mesures mises en place en France et en Europe par les pouvoirs publics, avec le soutien des banques, ont clairement produit leurs effets. La tendance est également positive pour nos clients particuliers même s’il faudra attendre la fin d’année ou début 2022 pour que la consommation retrouve pleinement son niveau d’avant crise. La bonne santé de l’économie et le rebond de l’activité se reflètent dans les résultats solides de BNP Paribas.
  • On voit mal en quoi les résultats financiers de la BNP constitueraient un indicateur de bonne santé économique car la BNP comme les autres banques ont été inondées de liquidités à bon compte de la part de la banque centrale NDLR

Sondage : La souveraineté économique, oui, mais pas plus chère !

Sondage : La souveraineté économique oui mais pas plus chère !

87 % des Français approuvent  la souveraineté économique de la France mais On trouve évidemment les limites des relations des Français d’une part à la souveraineté économique d’autre part au prix des produits. Globalement, une très large majorité approuve évidemment le faite de produire davantage en France mais peu sont prêts à payer sauf s’il était avéré que les produits importés subissent aussi les mêmes charges, ce qui permettrait de lisser les différences.

Mais des différences sociales, environnementales et même sociétales difficiles à combler. Notons que l’enquête on ne pose pas la question de l’utilité sociale des produits dont certains sont évidemment utiles sinon indispensables et d’autres complètement futiles.

Beaucoup ne sont pas prêts à payer plus cher que les prix des produits aujourd’hui importés d’après  le baromètre OpinionWay réalisé dans le cadre du Printemps de l’économie.

Si une large partie de l’opinion publique est d’accord pour réindustrialiser l’Europe, seulement 4 Français sur dix sont prêts à payer plus cher pour des produits importés. Toutefois, 51% des répondants indiquent qu’ils veulent bien payer  plus cher ces produits importés pour que leur prix reflète le coût qu’il font peser sur l’environnement dans les pays où ils sont produits (émissions de carbone, pollutions, atteintes à la biodiversité). Quant à la fiscalité écologique,  51% affirment que c’est un mauvais outil. Témoin, la récente hausse des prix de l’énergie.

À noter la coupure sociologique à propos de l’intérêt de la fiscalité écologique. En effet, si 60% des catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) pensent que la fiscalité environnementale est un instrument efficace, 40% des classes inférieures estiment que c’est un mauvais levier.(Il est vrai que les catégories socioprofessionnelles inférieures sont plus directement impactées par l’augmentation de l’énergie.

La conclusion de cette enquête c’est sans doute qu’une transition écologique ne pourra être que progressive et géré de manière partagée.

(*) Méthode : Echantillon de 1.011 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socio-professionnelle, de taille de commune et de région de résidence, secteur d’activité, taille d’entreprise. L’échantillon a été interrogé par questionnaire auto-administré en ligne les 8 et 9 septembre 2021.

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