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Protection des données : enjeu économique et sociétal

 Protection des données : enjeu économique et sociétal

 

Un sujet en apparence essentiellement technique pour la protection des personnes, en fait un enjeu stratégique : celui de la maitrise des données produites par les individus de manière massive en tout lieu et en tout moment ; des données numérisées qui permettent ensuite de maitriser l’économie et  d’orienter le type de société tant en ce qui concerne le mode de consommation,  la formation de l’opinion et la manière de d’agir. De ce point de vue, les GAFA sont en position hégémonique et la seule réponse de l’Europe est de tenter de réguler le phénomène. Cela ne suffira cependant à combler le phénomène.  À notre insu ou de notre plein gré, nous générons de plus en plus d’informations numériques sur nous mêmes. Stéphane Grumbach, responsable de l’équipe DICE, INRIA, revient sur les enjeux autour de ces données, suite à sa participation au colloque « Le Monde après Snowden», à l’Assemblée nationale, le jeudi 13 mars dernier. Alors que la numérisation de notre monde poursuit sa marche inexorable, celui qui contrôle les données contrôle – théoriquement – toute l’économie. « Tous les secteurs d’activité dépendent désormais des données, juge Stéphane Grumbach. Les marchés traditionnels s’en rendent compte, mais n’ont pas les moyens de réagir. Quant aux pouvoirs publics, particulièrement européens, ils sont dépassés, ils ne comprennent pas forcement les enjeux. Cela pose un vrai problème de souveraineté, l’Europe est devenue dépendante des États-Unis, d’une manière sans cesse croissante. »En attendant l’Europe tente de se protéger  avec le règlement de protection des données.   Voté par Bruxelles en mai 2016, applicable dans les 28 pays membres de l’Union européenne, le RGPD n’est ni plus ni moins que la nouvelle bible régissant dans le détail l’utilisation des données personnelles en Europe. Sa portée est très large, puisque le règlement s’impose à toute structure utilisant à grande échelle des informations de citoyens européens. Cela concerne donc à la fois le public (hôpitaux, enseignement, administrations, collectivités locales…) et, bien sûr, une grande partie du secteur privé, des startups aux PME, jusqu’aux grands groupes. Dans l’entreprise, il faut installer toute une série de garde-fous pour protéger la vie privée des clients et des salariés.   Pour autant, il est difficile – voire impossible – d’empêcher nos données d’être numérisées.

 Ça serait comme refuser d’utiliser l’électricité, explique Stéphane Grumbach. Il est temps d’en avoir conscience et d’accepter les risques inhérents, tout en les maîtrisant.

Grâce aux révélations de l’affaire Snowden, ce débat hier cantonné aux spécialistes est aujourd’hui devenu public. « La question est désormais : comment trouver un équilibre entre intérêt personnel et intérêt général. Dans nos sociétés centrées sur les individus, c’est extrêmement compliqué, notamment en Europe où les dictatures ont rendu les habitants du vieux continent particulièrement méfiants quant à l’usage qui est fait de leurs données personnelles. » Cette évolution, qui a déjà commencé, passe par une réinvention des modèles économiques. « L’Europe est déjà largement en retard, et plus nous attendons, plus cette étape de « destruction créatrice » sera compliquée et douloureuse », conclut Stéphane Grumbach.

Nouvelle organisation économique mondiale sans Trump

Nouvelle  organisation économique mondiale  sans Trump

Il se pourrait bien qu’émerge l’hypothèse d’une nouvelle organisation économique mondiale mais sans Trump s’il n’adoucit pas sérieusement sa position sur les taxes supplémentaires américaines portant sur les importations.  En attendant,   une nouvelle version du Partenariat transpacifique (TPP), accord de libre-échange dans la zone Asie-Pacifique, a été signée jeudi à Santiago par onze pays, sans les Etats-Unis. L’administration Trump a annoncé l’an dernier son retrait du TPP mais les onze autres pays concernés – Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam – ont poursuivi les négociations et ont conclu en novembre un accord sur un nouveau partenariat. Ces pays, avec le Canada et le Japon en tête, représentent ensemble 13% du produit intérieur brut (PIB) mondial. Avec les Etats-Unis, le bloc aurait pesé 40% du PIB mondial. Ce nouvel accord, appelé Partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP), ambitionne d’éliminer les droits de douane sur des produits industriels et agricoles entre les onze pays, dont la population au total approche les 500 millions. La signature formelle portant création du CPTPP coïncide avec le débat sur le protectionnisme affiché par Washington au moment où Donald Trump s’apprête à imposer des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium aux Etats-Unis. La question se pose plus largement pour l’OMC qui pourrait s’appuyer sur la Chine au lieu des Etats Unis. Une hypothèse pour l’instant car il comme Trump est imprévisible il pourrait bien revenir sur ses taxes d’importations en multipliant les exceptions.

Le danger du nationalisme économique (Draghi)

Le danger du nationalisme  économique (Draghi)

 

“Nous sommes convaincus que les différends devraient être débattus et résolus dans un cadre multilatéral, les décisions unilatérales sont dangereuses”, a dit Mario Draghi lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de politique monétaire de la BCE. En clair Draghi attire l’attention sur les dérives du nationalisme qui ont nourri de nombreux conflits économiques mais aussi  des guerres en particulier en Europe. Il ya danger pour la croissance mondiale eu égard à l’interpénétration des processus de production à l’échelle internationale. Il y a au-delà de cela, danger pour la paix. Si le patriotisme économique peut se défendre (ce que pratiquent d’ailleurs notamment  la plupart des pays comme  La chine mais aussi l’Allemagne, les Etats Unis) le nationalisme conduit à un repli total, sectaire et destructeur de croissance. C’est souvent uen illusion de croire que les produits ont une  nationalité pure. Exemple dans agriculture, il faut intégrer les intrants et les matériels importés. Dans l’industrie automobile «  nationale », il faut intégrer les nombreux éléments également  importés. Dernier exemple un motoculteur français «  fabriqué en France est souvent équipé d’un moteur étranger. Au total,  c’est la croissance mondiale qui est affectée, celle de tous les Etats avec des risques de tensions sociales, politiques voire militaires. 50 ans de guerre en Europe  sont là pour démontre ces risques de nationalismes. “Nous sommes convaincus que les différends devraient être débattus et résolus dans un cadre multilatéral, les décisions unilatérales sont dangereuses”, a dit Mario Draghi lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de politique monétaire de la BCE.  Les décisions unilatérales en matière de commerce sont dangereuses et les différends doivent être réglés dans le cadre des instances internationales, a déclaré jeudi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE). Pour le président de la BCE, une approche unilatérale sur le plan commercial renvoie une image dégradée des relations diplomatiques entre les pays concernés. “Si vous imposez des droits de douane à (ceux) qui sont vos alliés, l’on peut se demander qui sont vos ennemis”, a-t-il dit. Il a estimé que l’impact immédiat des tarifs douaniers américains ne serait probablement pas important. A long terme, les conséquences dépendront cependant d’éventuelles mesures de rétorsion, des effets sur les taux de change et également de l’impact sur la confiance, a-t-il dit. “Les conséquences sur la confiance sont très difficiles à évaluer. Mais si l’effet sur la confiance est négatif, cela sera négatif à la fois sur l’inflation et sur les perspectives (de croissance)”, a déclaré Mario Draghi.

Guerre économique Etats-Unis-Europe : hausse des tarifs de certaines exportations américaines

Guerre économique Etats-Unis-Europe : hausse des tarifs de certaines exportations américaines

 

On s’engage sans doute dans uen guerre économique avec les Etats Unis avec l’intention de Trump d’imposer des droits de douane de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium. Une orientation qui vise la Chine mais en fait tous les pays exportateurs. L’Europe est touchée comme de nombreuses autres zones commerciales ; En réplique l’Union européenne envisage d’appliquer des tarifs douaniers de 25% sur environ 3 milliards de dollars  d’importations en provenance des Etats-Unis si Donald Trump met à exécution son projet. Une réplique mesurée car les exportations européennes d’acier et d’aluminium représentent environ 8 milliards alors que les sanctions européennes concernent un montant de 3 milliards de produits importés des Etats-Unis. Une réplique mesurée par le fait que la balance commerciale est très déséquilibrée au profit de l’Europe. Son président Jean-Claude Juncker a déclaré vendredi que l’UE n’aurait pas d’autre choix que de répondre de la même manière si les Etats-Unis instauraient effectivement ces tarifs douaniers sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance d’Europe. “Nous allons mettre des barrières douanières sur les Harley-Davidson, sur le bourbon et sur les jeans Levis”, a déclaré Jean-Claude Juncker à la télévision publique allemande. “Nous sommes bien présents et ils vont apprendre à nous connaître. Nous aimerions avoir une relation raisonnable avec les Etats-Unis mais nous ne pouvons pas nous contenter de faire l’autruche”, a-t-il ajouté.

États-Unis : risque de guerre économique avec aussi l’Europe

États-Unis : risque de guerre économique avec aussi l’Europe

 L’annonce par Trump d’une augmentation des droits de douane sur les importations d’aluminium et d’acier vise la Chine mais aussi l’Europe. Du coup la compétitivité des exportations européennes sera plombée.

 

 

Principaux pays producteurs mondiaux d’acier en 2015 :

 

Pays

Production

millions tonnes

% mondial

1 Chine 803.8 49,58 %
2 Japon 105.2 6,48 %
3 Inde 89.4 5,51 %
3 USA 78.8 4,86 %
4 Russie 70.9 4,37 %
5 Corée du Sud 69.7 4,29 %
6 Allemagne 42.7 2,63 %
7 Brésil 33.3 2,05 %
8 Turquie 31.5 1,91 %
9 Ukraine 23.0 1,41 %
10 Italie 22.0 1,35 %
11 Taiwan 21.4 1,32 %
12 Mexique 18.2 1,12 %
13 Iran 16.1 0,99 %
14 France 15.0 0,92 %
15 Espagne 14.8 0,91 %
16 Canada 12.8 0,87 %
17 Royaume Uni 10.9 0,67 %
18 Algérie 10.1 0,62 %
19 Pologne 9.2 0,56 %
20 Australie 7.4 0,45 %

Total monde

1621

100 %

Si la Chine est évidemment visée (d’autres zones aussi), l’Europe dont le commerce extérieurement est largemenet excédentaire avec Etats Unis est nécessairement concernée. En réplique   Donald Trump continue de mettre en place sa politique protectionniste. Le président américain a indiqué jeudi qu’il annoncerait la semaine prochaine l’imposition de droits de douane de 25% sur l’acier et 10% sur l’aluminium pour soutenir les producteurs et l’emploi américains. Cette annonce a immédiatement été condamnée par l’Union Européenne et le Canada. Les Etats-Unis sont les plus gros importateurs d’acier au monde. . Donald Trump a en principe jusqu’au 11 avril dans le cas de l’acier et jusqu’au 19 avril dans celui de l’aluminium pour se prononcer sur des mesures visant ces importations qu’il accuse d’être subventionnées et écoulées à des prix inférieur à leurs coûts de production (dumping).  L’annonce américaine a aussitôt été condamnée par ses partenaires, l’Union européenne en tête. L’UE « va réagir fermement et proportionnellement pour défendre (ses) intérêts », a affirmé jeudi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, cité dans un communiqué de presse.

Corées : un enjeu politique…et économique

Corées : un enjeu politique…et économique  

Dans une interview au Figaro, le chercheur Antoine Bondaz,  explique la dimension politique du rapprochement entre les deux Corée à l’occasion des jeux olympiques. Il fait toutefois l’impasse sur la dimension économique. Si effectivement la Corée-du-Nord cherche à obtenir une reconnaissance politique internationale, elle  tout autant besoin d’un soutien  économique pour nourrir des habitants qui ne disposent pas du minimum vital pour survivre surtout depuis le blocus décidé par les États-Unis. Bref, l’échange  classiques riz contre l’assouplissement de la diplomatie.

 

 

 

- La reprise des relations en Corée entre le Nord et le Sud semble se faire rapidement. Ce rapprochement – avec notamment l’annonce de rencontres entre représentants des deux pays – est-il une réalité?

 

 

Antoine BONDAZ - Le rapprochement entre la Corée du Sud et la Corée du Nord se fait dans l’intérêt des deux pays. Depuis le retour au pouvoir des progressistes, Séoul cherche à renouer le dialogue avec Pyongyang, et avait notamment tendu la main après le discours du président Moon Jae-in prononcé à Berlin en juillet 2017. L’objectif de dénucléarisation n’a jamais été remis en cause mais une avancée sur le dossier nucléaire n’est plus un prérequis à la reprise du dialogue intercoréen. Moon Jae-in entend associer sanctions et dialogue.

Ce changement de cap à Séoul est primordial car les relations sont à leur plus bas niveau depuis les années 1990. En 2017, il n’y avait plus de commerce, plus de coopération ni de dialogue intercoréen. Or, cette absence d’échange fait courir le risque qu’un incident ou accident ne se transforme en conflit militaire.

- Pourtant, la Corée du Nord n’a pas répondu tout de suite à cette main tendue. Kim Jong-un a attendu le discours du premier janvier 2018 pour amorcer un rapprochement. Pourquoi?

Pyongyang est entré dans une nouvelle séquence à partir de fin novembre, après l’essai d’un missile balistique à portée intercontinentale. Ils ont notamment déclaré que grâce à celui-ci, ils étaient à présent capables de frapper l’ensemble du territoire américain. Kim Jong-un a alors annoncé que la Corée du Nord avait «complété ses forces nucléaires», ce qu’il faut interpréter non pas sur le plan technique mais sur le plan politique.

Cela lui permet d’accroître sa légitimité interne mais aussi de suspendre les essais nucléaires et balistiques à court terme. L’objectif est d’apparaître en position de force, de ne pas donner l’impression de faire des concessions en cas de gel prolongé des essais, et surtout d’ouvrir la voie à une participation aux Jeux olympiques.

 

 - Pourquoi la Corée du Nord tenait-elle absolument à participer à ces Jeux Olympiques?

L’enjeu pour Pyongyang n’est pas vraiment sportif, peu d’athlètes sont qualifiés et le pays n’est historiquement pas performant aux Jeux d’hiver, à l’inverse des Jeux d’été (NDLR: au cours des cinq dernières olympiades d’hiver à laquelle elle a participé, la Corée du Nord n’a remporté qu’une seule médaille). L’enjeu est clairement politique, diplomatique et stratégique.

Politique car l’objectif est de donner l’impression à la population nord-coréenne qu’il s’agit de Jeux coréens et non sud-coréens, même si la Corée du Sud avait refusé pour 2018 comme pour 1988 une co-organisation. Diplomatique car envoyer des centaines d’artistes et de supporters permet de façonner les perceptions internationales du pays. Pendant quelques semaines la Corée du Nord est présentée comme un pays «normal». Stratégique enfin car cette participation permet au régime de gagner du temps. Ils peuvent continuer à développer leurs armes nucléaires et leurs missiles balistiques alors que les regards sont tournés sur les Jeux, tout en testant la cohésion de l’alliance entre Séoul et Washington.

 

- Comment l’opinion publique sud-coréenne réagit-elle à la participation du Nord?

Depuis les années 1960, la diplomatie du sport est utilisée à Séoul comme à Pyongyang comme un outil pour promouvoir le dialogue. La population sud-coréenne était majoritairement en faveur d’un changement de politique entre les deux pays et se réjouit de la participation de la Corée du Nord. Cependant, il y a un blocage évident sur la participation des joueuses de hockey nord-coréennes au détriment des joueuses sud-coréennes au sein de l’équipe commune. Cette décision a d’ailleurs coûté cher au président dans les sondages. Les Sud-Coréens ne sont pas contre la participation de la Corée du Nord, mais pas au détriment leurs athlètes. Finalement, tout dépendra des résultats de l’équipe. En 1991, l’équipe de football masculine commune dans le cadre de la Coupe du monde des moins de 20 ans avait battu l’équipe d’Argentine et fini deuxième de sa poule, suscitant la fierté dans le pays.

 

- Peut-on considérer comme Trump l’avait annoncé sur Twitter que ce rapprochement est le fruit de la politique américaine?

Dire que la stratégie du président Donald Trump est une réussite, c’est oublier que l’objectif de cette stratégie est une reprise des négociations. Or, on parle pour l’instant de dialogue intercoréen et en aucun cas de négociations nucléaires, bilatérales ou multilatérales. Si on ne peut pas présager de l’avenir, plusieurs déclarations du président américain en 2017 ont été contre-productives en servant d’éléments de langage à la propagande nord-coréenne. Certaines ont été utiles, mais de manière indirecte: elles ont poussé Séoul à craindre une intervention militaire et donc à tout faire pour relancer le dialogue avec Pyongyang.

 

- Cette détente entre les deux pays peut-elle durer au-delà des trois semaines de JO?

Il est trop tôt pour dire si cette reprise du dialogue va se transformer en détente et surtout s’inscrire dans la durée. Cette reprise du dialogue reste fragile et pourrait être interrompue par les exercices militaires américano-sud-coréens prévus pour fin mars. Pyongyang pourrait s’en servir comme prétexte pour conduire de nouveaux essais afin de ne pas apparaître en position de faiblesse. Dans tous les cas, une reprise du dialogue entre Pyongyang et Washington et l’ouverture de négociations doivent demeurer une priorité à très court terme.

Brexit dans l’union économique jusqu’en 2021

Brexit dans l’union économique  jusqu’en 2021

La Grande-Bretagne ne quittera l’union économique le 1er janvier 2021. C’est ce qui ressort d’un accord qui fixe aussi une période de transition de 21 mois à compter du Brexit  qui commencera en mars 2019. Certains pourront trouver ce délai relativement long mais il est sans doute nécessaire à la fois pour des motifs politiques, aussi compte tenu de la complexité du dossier. Il s’agit de prévoir les conditions de sortie de l’union européenne mais aussi les nouvelles relations commerciales entre les deux zones.  Il y a aussi la dimension politique et l’hypothèse d’un renoncement au Brexit.  Invité dimanche du Grand Rendez-vous d‘Europe 1-CNews-Les Echos, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a déclaré que la porte restait “ouverte” si le Royaume-Uni souhaitait revenir sur la décision de quitter l‘UE votée par référendum le 23 juin 2016. “La porte est ouverte: si les Britanniques veulent changer d‘avis, très bien ! Mais je veux marquer un peu de scepticisme: les Britanniques ont voté, et je regrette ce vote, même si je le respecte”, a-t-il dit. D’ici 2021 l’opinion des Britanniques pourrait bien évoluer la situation politique aussi d’autant que les prochaines élections législatives auront lieu en 2022. Du coup à Londres, où les plus fervents avocats du Brexit s‘inquiètent de ce que cette transition soit une “trahison” du vote des électeurs, le nouveau ministre d‘Etat au Bureau du Cabinet, David Lidington, a appelé le Parti conservateur à l‘unité. “Ce que je dis à tous mes collègues, c‘est que la famille conservatrice doit se rassembler dans un esprit de respect mutuel et regarder l‘ensemble du tableau”, a-t-il déclaré dimanche sur la BBC. Un sondage ICM pour le Guardian a montré vendredi soir que 47% des Britanniques interrogées étaient favorables à un référendum de ratification de l‘accord final entre Londres et les Européens, contre 34% d‘un avis contraire et 19% sans opinion. Cette option a été catégoriquement rejetée par le cabinet May qui craint évidemment l’hypothèse d’un Brexit dur.

Sondage Macron Politique économique :53% des Français contre

Sondage Macron Politique économique :53% des Français contre

53% des Français jugent de manière négative la politique économique menée actuellement par Emmanuel Macron  selon la dernière enquête mensuelle d’opinion BVA/La Tribune sur « les questions de l’économie. ». C’est 4 points de moins qu’en octobre. Le mécontentement provient principalement des employés et ouvriers (57%), les personnes touchant les revenus les plus faibles (60%), les 35-49 ans (61%). Sur le plan politique, les critiques émanent surtout des sympathisants de gauche (71%) et du Front national (84%). Il apparaît que les dernières mesures économiques, fiscales et sociales engagées par le gouvernement comme la hausse du prix du tabac, ou la hausse des taxes sur le carburant ont eu un impact sur ces catégories. Le calendrier de mise en place des mesures plus favorables pour le pouvoir d’achat des catégories les plus modestes, comme les revalorisations des prestations sociales (allocation adulte handicapé, minimum vieillesse, prime d’activité), sont plutôt prévues en fin d’année. À l’opposé, 43% des Français pensent que la politique économique du gouvernement est bonne  notamment chez les personnes âgées de 65 ans et plus et les personnes disposant de hauts revenus. Des résultats qui font écho à l’électorat de l’ancien banquier d’affaires. L’institut de sondages rappelle néanmoins qu’il perd trois points chez les interrogés qui avaient une opinion favorable par rapport aux résultats du mois d’octobre.  Les Français ont été très critiques à l’égard de la politique du gouvernement sur le pouvoir d’achat. Près de deux tiers des répondants (63%) ont ainsi indiqué que les réformes de l’actuelle majorité ne permettront pas d’avoir de résultats dans ce domaine. Des réponses qui font également écho à l’étude récente des économistes de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le centre de recherches lié à Sciences Po Paris. Ce travail  signale que si les mesures du budget seraient quasiment neutres sur le pouvoir d’achat global des ménages en moyenne, les inégalités pourraient s’accroître en 2018.  Sur la question de la lutte contre le chômage et celle de la réduction des déficits, la majorité des interrogés estime que la politique économique actuellement menée ne permettra pas d’obtenir de résultats. Ils sont néanmoins respectivement 44% et 43% « à penser que les actions menées produiront des résultats, mais pas pour tout de suite (entre 2019 et la fin du quinquennat), signe néanmoins d’une certaine confiance au sein d’une minorité » explique la société de sondages.

Puissance économique : l’Inde passe devant la France

Puissance économique : l’Inde passe devant la France

 

. Parmi les mutations qui caractérise la crise mondiale figure notamment la montée en puissance des pays en développement. Un phénomène irréversible qui redistribue les cartes et devrait interroger les vieux pays développés à se repositionner stratégiquement concernant notamment la nature et le mode de production et leur système de formation. Une note de recherche, publiée mardi 26 décembre par l’institut Centre for Economics and Business Research (Cebr), montre que l’économie indienne devrait se hisser dès 2018 à la 5e place mondiale. Le pays devancera ainsi ses homologues français et britannique. A l’oeuvre depuis plusieurs années, cette progression n’est pas une surprise et s’inscrit dans une tendance plus large qui devrait aboutir à l’installation des pays asiatiques dans le classement des dix économies les plus importantes de la planète au cours des 15 années à venir. « Malgré quelques revers passagers (…), l’économie indienne est en mesure de rattraper celle de la France et celle du Royaume-Uni en 2018 et, exprimée en dollars, elle les dépassera toutes les deux pour devenir la cinquième puissance économique en dollars », prédit Douglas McWilliams, le vice-président du Cebr. Selon le même institut, les Etats-Unis devraient quant à eux être dépassés par la Chine, qui prendrait ainsi la première, place aux alentours de 2032.

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents de la politique économique et sociale

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents de la politique économique et sociale

64% des Français se disent « mécontents «de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales » révèle un sondage Odoxa-Dentsu Consulting du 9 novembre  pour franceinfo. Plus globalement  Six Français sur dix (59%) se disent g « mécontents » de l’action du gouvernement d’Edouard Philippe depuis six mois. Dans ces mécontents, 40% se disent « plutôt mécontents », et 19% « très mécontents ». 41% des Français s’en disent satisfaits, dont 4% « très satisfaits ».  L’irritation est particulièrement marquée au Front national (77% de mécontents) et à gauche (76% de mécontents). La satisfaction, minoritaire, est nettement plus forte en revanche auprès des sympathisants de droite (46% de satisfaits). Le gouvernement satisfait ainsi deux fois plus de sympathisants de droite que de gauche (24% de satisfaits). Le bilan détaillé du gouvernement par grands domaines d’action n’est pas aussi mauvais, précise le sondage. Sur quatre grands domaines d’action testés, trois d’entre eux bénéficient d’une majorité de jugements favorables, et un pâtit de jugements négatifs : 64% des Français se disent « mécontents «de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales ». Sur l’Europe et l’international, tout comme sur la sécurité, 55% des sondés se disent satisfaits de l’action du gouvernement. Ils sont 52% de satisfaits contre 47% de mécontents sur les questions d’éducation.

Ce sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisé par internet les 8 et 9 novembre 2017, auprès d’un échantillon de 999 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 207 sympathisants de gauche, 119 sympathisants En Marche, 135 sympathisants de droite hors FN, et 175 sympathisants du FN. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Venezuela: crise politique sur fond de crise économique

Venezuela: crise politique sur fond de crise économique

 

Ecroulement de la croissance, hyperinflation,  risque de défaut de paiement, glissement vers la dictature, la crise du Venezuela s’amplifie. La compagnie pétrolière publique vénézuélienne PDVSA a annoncé samedi que son chiffre d’affaires avait fondu d’un tiers (-33,5%) en 2016, en raison de la chute des cours du brut, alors que le pays traverse sa pire crise politique depuis des décennies. Le pétrole est la principale richesse du Venezuela, qui dispose des réserves les plus importantes au monde et en tire 96% de ses devises. Selon PDVSA, le chiffre d’affaires a atteint 48 milliards de dollars en 2016, contre 72,17 milliards un an plus tôt. Le prix moyen du brut vénézuélien était de 35,15 dollars le baril en 2016, contre 44,65 dollars en 2015, soit une chute de 21%. L’agence de notation SP Global Ratings avait mis en garde contre ce danger en juillet, en raison de la détérioration de la situation économique du pays et de la hausse des tensions politiques, avec des manifestations hostiles au président Nicolas Maduro qui ont fait 125 morts depuis début avril.  La situation pourrait encore empirer alors que se profile le spectre d’un défaut de paiement. Dans un tel scénario, l’accès aux marchés de capitaux se fermerait immédiatement pour ce pays riche en ressources pétrolières, mais pauvre en liquidités. Ses créanciers pourraient alors saisir les actifs de la compagnie pétrolière d’Etat, PDVSA (pétroliers, raffineries, comptes bancaires…). De quoi aggraver la crise humanitaire. Quelle est la probabilité que le Venezuela fasse défaut sur sa dette, estimée à plus de 100 milliards de dollars ? Jusqu’à présent, le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro fait tout pour l’éviter, payant en priorité ses échéances de dette plutôt que d’importer nourriture et médicaments, pourtant si nécessaires. Mais la production et les recettes pétrolières baissent. Ses réserves de devises sont désormais de seulement 10 milliards de dollars, la plupart sous forme de lingots d’or gardés en sécurité à Caracas. Octobre et novembre seront une échéance cruciale: le Venezuela et PDVSA doivent rembourser une tranche de 3,8 milliards de dollars. « C’est un défi, mais le gouvernement va probablement payer », estime Andrés Abadia, économiste chargé de l’Amérique latine au cabinet Pantheon Macroeconomist, dans une récente note. Il note toutefois que le Venezuela manque de liquidités et « nous nous attendons à ce que la situation devienne bien pire ». « Il est de plus en plus probable qu’une détérioration du contexte économique, mêlant récession et quasi-hyperinflation, et de la crise politique provoquent un changement de gouvernement », prédit-il. Les Chinois lui ont donné une période de grâce en raison des prix bas du pétrole », explique-t-il à l’AFP. La Russie de son côté prête à Caracas depuis 2011, d’abord avec un crédit de 2,8 milliards de dollars pour lui permettre d’acheter des systèmes anti-aériens et d’autres armes, puis apparemment, depuis 2014, à travers sa compagnie pétrolière Rosneft, pour au moins 6 milliards supplémentaires. Tout comme avec la Chine, une partie de la dette doit être remboursée en pétrole. Mais la production vénézuélienne n’a cessé de décliner ces deux dernières années, le nombre de ses plateformes pétrolières en activité chutant de 75 à 49, selon Pantheon Macroeconomics. Et 40% de cette production va directement aux Etats-Unis, son premier client. Dans ces conditions, difficile pour Caracas de respecter ses engagements.

 

 

Taxe sur l’acier chinois (Union économique)

Taxe sur l’acier chinois  (Union économique)

 

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Des taxes  sur l’importation de produits de l’aciérie chinoise ont été décidées par l’union européenne au motif que ces produits auraient bénéficié d’aides de l’État chinois. Notons que les produits visés ont fait l’objet d’importation qui ont augmenté de près de 50 % en un an. En cause, la surproduction chinoise qui la contrainte à se débarrasser à petit prix e l’acier excédentaire. La Commission européenne (CE), qui a rendu sa décision le 9 août, avait agi sur requête de l’organisme professionnel Eurofer. Ces importations chinoises d’acier galvanisé ont augmenté de 45% cette année et représentent 51% du total du produit importé par l’UE, selon des données citées par la banque d’investissement Jefferies.   »Dans la mesure où Voestalpine, ThyssenKrupp et ArcelorMittal sont les plus impliqués dans l’acier galvanisé, c’est une bonne nouvelle, qui peut stimuler la part de marché et les marges locales », expliquent des analystes de Jefferies. L’UE a imposé toute une série de droits antidumping sur l’acier chinois ces dernières années pour tenter d’endiguer un flot d’importations à vil prix, selon les producteurs européens, résultant des surcapacités de la sidérurgie chinoise. La CE estime que l’imposition de ces droits contribuera au redressement de l’industrie européenne en permettant une hausse des prix générale. Les droits varient de 17,2% à 28,5%; ils toucheront les sociétés Hesteel Group, Shougang Group, Shagang Group et plusieurs autres sociétés chinoises, lesquelles disposent de 25 jours pour contester la décision.

Venezuela : grave récession économique

Venezuela : grave récession économique

Conséquence notamment de la dérive totalitaire,  l’économie du Venezuela, déjà mal en point, va connaître cette année une récession de 7% à 10%, a prédit mercredi le président de la Fedecamaras, la fédération des chambres de commerce du pays, dans le cadre d’un sommet Reuters sur l’investissement en Amérique latine. Carlos Larrazabal juge que la nouvelle assemblée constituante, installée par le président Nicolas Maduro malgré une violente contestation dans la rue, ne fera qu’aggraver une crise économique déjà profonde, qui se traduit par des pénuries de nourriture et de médicaments pour des millions de Vénézuéliens. « Nous ne pensons pas que l’assemblée nationale constituante va être une solution, nous pensons plutôt qu’elle va approfondir, de manière très importante, la grave situation économique que connaissent les Vénézuéliens », a-t-il dit. Pour cet homme d’affaires de 60 ans ayant fait ses études aux Etats-Unis, le Venezuela doit tourner le dos au modèle socialiste promu par Nicolas Maduro dans le sillage de son prédécesseur Hugo Chavez. « Le secteur privé fait partie de la solution et ne fait pas partie du problème », a-t-il déclaré, interrogé au siège de la Fedecamaras. Cette institution est en froid avec le gouvernement depuis que son président de l’époque, Pedro Carmona, a brièvement assumé la direction du pays lors d’un coup d’Etat finalement mis en échec contre Hugo Chavez en 2002. Malgré l’absence de statistiques officielles depuis près de deux ans, des données obtenues en début d’année par Reuters indiquent que l’économie vénézuélienne s’est contractée de 18,6% en 2016, soit sa pire récession en 13 ans.

Politique économique de Macron : les Français approuvent mais pas tout

Politique économique de Macron : les Français approuvent mais pas tout

 

Un sondage très partiel qui démontrent que certaines mesures sont approuvées mais pas d’autres. La plus significative est sans doute celle qui consiste à soutenir la limitation du déficit public. Reste à savoir si les Français seront d’accord avec les différentes mesures de mise en œuvre de cet objectif. En effet, s’il ne faut pas toucher  à l’armée, à la santé, à l’éducation, au crédit des collectivités locales, à l’agriculture et à l’environnement, il reste peu de secteurs constituant des gisements d’économie ! En attendant, la plupart des grandes annonces économiques du gouvernement sont approuvées par les Français, selon un sondage Elabe pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne, mais la baisse de cinq euros des aides au logement est largement contestée. Trois Français sur quatre jugent ainsi que la nationalisation temporaire des chantiers navals de Saint-Nazaire, tout comme la volonté affichée par l’exécutif de limiter le déficit à 3% du PIB sont de bonnes décisions. La suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, qui provoque l’inquiétude des élus locaux qui bénéficient des 22 milliards d’euros que cet impôt rapporte chaque année, est approuvée par 65% des personnes interrogées. De même, l’annonce du Premier ministre, Edouard Philippe, de reporter de la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à 2019, contre 2018 comme prévu par le précédent gouvernement, est soutenue par 61% des Français. Au contraire, près de deux Français sur trois critiquent la baisse de cinq euros des aides publiques au logement (APL) qui touchera plus de six millions d’allocataires dès le mois d’octobre. Pour un tiers des personnes interrogées, c’est même une « très mauvaise décision ». Selon l’enquête, la politique la plus contestée est la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Pour 66%, c’est une mauvaise décision.  L’enquête a été réalisée en ligne les 1er et 2 août, auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Ports français : trop d’exemptions pour l’union économique

Ports français : trop d’exemptions pour l’union économique

 

L’Union économique rappelle à l’ordre la France mais aussi la Belgique concernant les allégements fiscaux dans les ports. Reste que la fiscalité demeurant de la responsabilité des Etats,  la France risque de s’opposer aux volontés européennes. Cela d’autant plus que les ports français souffrent en général d’un manque de compétitivité et qu’ils sont très concurrencés par les ports du Nord  mais aussi du Sud « La Belgique et la France ont jusqu’à la fin de 2017 pour prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à l’exemption fiscale de manière à assurer que, à partir du 1er janvier 2018, tous les ports soient soumis aux mêmes règles d’imposition des entreprises que toutes les autres sociétés », a dit l’exécutif européen dans un communiqué. La Commission européenne considère que les exemptions de l’impôt sur les sociétés accordées aux ports belges et français leur procurent un avantage concurrentiel, en violation avec les règles de l’UE sur les aides d’État. En Belgique,  les ports ne sont pas assujettis, selon le droit belge, au régime général d’imposition des sociétés, et sont imposés selon un autre régime, fondé sur une assiette et des taux différents. Des ports maritimes et fluviaux sont dans le collimateur de cette mesure ; notamment les ports d’Anvers, de Bruges, de Bruxelles, de Charleroi, de Gand, de Liège, de Namur et d’Ostende, ainsi que les ports situés le long des canaux de la province du Hainaut et de Flandre. Ces ports sont imposés selon un autre régime, fondé sur une assiette et des taux différents. Il s’ensuit que le taux d’imposition appliqué aux ports belges est globalement inférieur à celui des autres entreprises qui exercent leurs activités en Belgique. La plupart des ports français, notamment les 11 « grands ports maritimes » (les ports de Bordeaux, Dunkerque, La Rochelle, Le Havre, Marseille, Nantes-Saint-Nazaire et Rouen, ainsi que la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et La Réunion), le « port autonome de Paris » et les ports exploités par des chambres de commerce et d’industrie, sont totalement exonérés, selon le droit français, de l’impôt sur les sociétés, a précisé également la Commission.

Trump -Merkel : la guerre économique

Trump -Merkel : la guerre économique

. La rencontre  a tourné à l’affrontement entre Trump et Merkel. Trump n’a cessé de critiquer l’Allemagne et a même mis en cause la qualité de ses produits dans l’automobile. Au-delà de la guerre des mots c’est la guerre économique qui commence entre les deux pays Le président américain Donald Trump a lancé une salve contre l’Allemagne et ses ventes de voitures aux Etats-Unis lors d’une rencontre jeudi avec les dirigeants de l’Union européenne, assure le site de l’hebdomadaire Der Spiegel.  »Les Allemands sont mauvais, très mauvais », a-t-il dit, lors de son entretien avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, celui du Conseil, Donald Tusk et d’autres hauts responsables de l’UE à Bruxelles. « Regardez les millions de voitures qu’ils vendent aux Etats-Unis. Horrible. Nous allons arrêter ça », a-t-il ajouté, selon des « participants à la rencontre » explique le Spiegel. Jean-Claude Juncker est alors intervenu, toujours selon la même source, pour fermement défendre l’Allemagne en assurant que le libre-échange profite à tous.  Le président américain, avant même son élection, s’en était pris à l’Allemagne et à Angela Merkel. Fidèle à son discours anti-libre-échange, il avait notamment adopté un ton très dur vis-à-vis des excédents commerciaux allemands, menaçant d’instaurer des taxes douanières en représailles. Trump accuse aussi l’Allemagne, de devoir « d’énormes sommes d’argent » à l’Otan et aux Etats-Unis.

« Pour la performance économique, il faut de la performance sociale »(CFDT)…..et réciproquement !

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A juste titre que la CFDT considère qu’il faut de la performance sociale pour atteindre la performance économique mais la CFDT devrait aussi insister sur la réciprocité à savoir qu’il n’y aurait y avoir de progrès social sans progrès économique. D’une certaine manière, c’est la grande maladie française qui consiste à traiter séparément les problématiques sociales et économiques. À cet égard on peut se réjouir que la nouvelle ministre du travail, ancienne DRH, ait proposé ce dialogue à la fois social et économique avec les partenaires sociaux. Le travail de compréhension et d’appropriation de la problématique économique est immense car les Français manifestent une sous-culture dans ce domaine. Une étude d’Allianz montrait que la France occupe la dernière place sur 19 pays européens étudiés dans ce domaine de connaissance. Pour être clair, la plupart des Français ne comprenne rien à l’économie ce qui explique largement la montée du gauchisme et des extrémistes qui peuvent caricaturer les enjeux économiques au service de leur idéologie. L’urgence est donc d’engager un vaste débat et pas seulement au niveau national pour permettre au plus grand nombre de comprendre la nature, l’ampleur et le rythme des mutations en cours ;  faute de cela la France retombera dans ses vieux travers à savoir le gauchisme, le corporatisme et l’étatisme  qui plombent le progrès social et le progrès économique.  Pour Laurent Berger, plusieurs points sont indispensables, « il faut qu’on aille vers une forme de codétermination à la française. Il faut plus de poids pour que les salariés puissent s’exprimer dans l’entreprise, aient des espaces de parole par le biais de leurs représentants mais aussi en propre ». Ensuite, pour Laurent Berger, « ce qui se joue c’est une articulation intelligente entre un code du travail – un socle de droits important – des négociations de branches et de la liberté de négociations dans les entreprises ». Et sur ce dernier point, il précise: « À la seule condition que le fait syndical soit reconnu plus fortement qu’aujourd’hui ».

Pénicaud, (ministre du travail) pour un dialogue social mais aussi économique

Pénicaud, (ministre du travail) pour un dialogue social mais aussi économique

 

 

 

Dans le brouhaha de la nomination du nouveau gouvernement, la première déclaration de la nouvelle ministre du travail a été peu remarquée. Une déclaration pourtant essentielle et qui définit sa ligne stratégique. Elle veut engager avec les partenaires sociaux un dialogue tout autant économique que social. Une démarche relativement nouvelle dans le pays où on a pris  l’habitude de réfléchir séparément à la problématique sociale et à la problématique économique. Ce qui constitue un facteur explicatif majeur des  les faiblesses structurelles de l’économie française.  Muriel Pénicaud qui succède à Myriam El Khomri  a une carrière de dirigeante d’entreprise. Cela peut être une carte dans son jeu pour une nouvelle approche dans ce genre d’exercice. Muriel Pénicaud a en réalité une longue expérience des relations sociales. Elle a exercé des fonctions en ressources humaines pendant plus de dix ans chez Dassault d’abord, puis chez Danone. Elle connaît en outre déjà ce ministère. Elle y a travaillé comme conseillère à la formation pour Martine Aubry entre 1991 et 1993.  Le nouveau gouvernement français entend conjuguer la réussite des entreprises qui créent de l’emploi et celle des salariés grâce au dialogue social, a dit mercredi la nouvelle ministre du Travail Muriel Pénicaud lors de sa prise de fonction. « Le dialogue social (…) est au cœur des enjeux passés actuels et à venir », a-t-elle dit lors de sa passation de pouvoir avec Myriam El Khomri, qui l’a précédée à ce poste. « Je dirais un dialogue social et économique, puisqu’il s’agit de faire converger réussite économique et sociale, c’est-à-dire réussite des entreprises qui créent de l’emploi et réussite des salariés qui veulent pouvoir se développer, avoir un emploi et développer leur vie professionnelle. » Elle se dit être à l’écoute des partenaires sociaux pour mener à bien les réformes promises par Emmanuel Macron, qui entend présenter cet été un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail et décentraliser la négociation sociale. Le texte devrait faire davantage de place à l’accord majoritaire d’entreprise ou de branche et encadrer les décisions des prud’hommes. Emmanuel Macron a annoncé également vouloir réformer le système d’assurance chômage, pour que tous les travailleurs puissent en bénéficier et donner davantage de place à l’Etat dans son pilotage, et réformer la formation professionnelle. Il compte finaliser ces réformes au plus tard début 2018.

Conjoncture économique: favorable à Macron et réciproquement

Conjoncture : favorable à Macron et réciproquement

 

Dans un environnement économique caractérisé par la faiblesse de la croissance, la confiance joue un rôle déterminant. Elle peut contribuer à augmenter l’évolution du PIB de l’ordre de  1 %. Ce qui précisément est de nature à recréer des emplois. Pour l’instant les prévisionnistes envisageaient au mieux 1,3% % de croissance mais avec l’arrivée de Macron l’évolution pourrait être amplifiée.  Le nombre de défaillances d’entreprises est en forte baisse. Il a reculé de 8 % l’an passé et, au premier trimestre, les ouvertures de procédures judiciaires ont baissé de 3,9 %, selon la société Altares. Et le nombre d’emplois menacés est, lui, tombé sous 44.500, loin des 73.700 emplois comptabilisés au premier trimestre 2009, au plus fort de la crise. Sur le front de l’emploi, l’amélioration est plus contrastée. Le nombre de chômeurs inscrits à Pole emploi est remonté depuis le début de l’année. Mais d’autres signaux sont plus positifs. Le secteur salarié marchand non agricole a créé 192.000 emplois en 2016. Il s’agit d’une embellie par rapport à 2015 puisque, cette année-là, l’économie française n’avait créé que 99.000 emplois. Ainsi, le rythme de créations nettes d’emplois atteint en 2016 est en fait le plus élevé depuis 2007. Le taux de chômage a ainsi reculé de 0,2 point l’an dernier pour atteindre 9,7 % en France métropolitaine. Les économistes de l’OFCE tablent sur un chômage qui toucherait 9,4 % de la population active à la fin de l’année 2017. Un chiffre toujours élevé mais en baisse. Car les prochains mois s’annoncent plutôt bien. Même si la production industrielle a tendance à patiner depuis quelques mois, les économistes s’attendent à une croissance du PIB comprise entre 1,3 et 1,5 % cette année. Pour faire cette prévision, ils s’appuient notamment sur l’indice du climat des affaires. Celui-ci est au plus haut dans l’industrie depuis juin 2011. Quant au moral des patrons tous secteurs d’activité confondus, il est quatre points au-dessus de sa moyenne de long terme. Les patrons français sont donc optimistes. Parallèlement, les marges des entreprises sont aussi mieux orientées depuis trois ans. Grâce à la baisse du prix du pétrole entre l’été 2014 et l’été 2016, mais surtout à cause de la mise en place du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ainsi que du pacte de responsabilité, les marges des industriels ont retrouvé leur niveau d’avant-crise. « La situation financière des entreprises est désormais favorable », selon Mathieu Plane. « Les efforts faits pendant le quinquennat précédent, que ce soit en termes de compétitivité des entreprises ou d’assainissement des finances publiques, pourraient porter leurs fruits au cours des cinq prochaines années », juge-t-il.

La faillite économique du modèle Trump

La faillite économique du modèle Trump

 

100 jours après son élection Trump affiche un bilan économique catastrophique. Alors que la croissance au quatrième trimestre 2016 s’inscrivait sur une tendance de près de 3 %, au premier trimestre, cette croissance s’écroule complètement. Elle est même inférieure à celle de la France c’est peu dire et s’inscrit sur une tendance annuelle de 0,7 % au premier trimestre 2017. En cause évidemment le climat d’incertitude qu’a créé le nouveau président américain complètement illuminé et irresponsable qui n’a cessé de signer des décrets inapplicables sous l’éclairage de centaines de caméras. Mais des décrets sans application concrète immédiate dont certains ont été rejetés par la justice ou -même par la majorité républicaine. La vérité c’est qu’on ne sait pas quelles sont les véritables orientations réelles de Trump, qu’il ne le sait sans doute pas lui non plus. Pour preuve, il a dû changer nombre de membres de son équipe. Exactement ce qui pourrait se passer en France si par malheur Marine le Pen  arrivait au pouvoir. Pour preuve son idée farfelue d’abandonner l’euro pour le franc, le thème économique central de sa campagne mais un thème qu’elle abandonne après un accord avec Dupont Aignan.  (Qui représente moins de 5 % des électeurs). Les changements brutaux de position de Trump  ont créé de sérieux doutes dans les mieux économiques.  L’économie des Etats-Unis croît « plus lentement que la France, c’est vraiment terrible ». « Il se passe quelque chose. »a déclaré Larry Fink le plus gros gestionnaire d’actifs aux Etats Unis ;  La croissance du produit intérieur brut (PIB) américain est tombée à 0,7% en rythme annualisé sur les trois premiers mois de l’année, ce qui correspond à un chiffre inférieur à 0,2% d’un trimestre sur l’autre, selon la première estimation publiée vendredi. En France, le PIB a crû de 0,3% sur la même période par rapport au trimestre précédent. Larry Fink a concédé qu’il restait à établir si la contre-performance de l’économie américaine au premier trimestre constituait une anomalie ou reflétait une inflexion durable de la tendance conjoncturelle. Celui dont le groupe gère quelque 5.400 milliards de dollars (4.950 milliards d’euros), avait déjà exprimé ses doutes sur les perspectives économiques des Etats-Unis. En février, par exemple, il avait estimé que des « nuages sombres » menaçaient l’économie en raison des incertitudes liées à la politique de l’administration Trump dans les domaines du commerce international et de la fiscalité. La Maison blanche a dévoilé mercredi un projet de réforme fiscale qui inclut une forte réduction du taux de l’impôt sur les sociétés et du taux supérieur de l’impôt sur le revenu. Les détracteurs de ce projet lui reprochent notamment de creuser le déficit du budget fédéral, un argument que réfute Donald Trump. « Si cette proposition augmente encore les déficits, alors je crois que nous aurons un gros problème à l’avenir », particulièrement si la croissance économique n’accélère pas, a dit Larry Fink.

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