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Chine: Enfer et extermination des Ouïghours (interview d’une rescapée)

  • Chine:  Enfer et extermination des Ouïghours (interview d’une rescapée)
  • Gulbahar, elle, est une des seules personnes à en être jamais ressorties. Finalement libérée grâce à l’action de sa fille et du Quai d’Orsay, elle a confié son histoire à Rozenn MORGAT  du Figaro. Dans Rescapée du goulag chinois, paru le 13 janvier aux éditions des Équateurs, Gulbahar raconte la torture psychologique, la faim, les interrogatoires interminables, les stérilisations forcées, et la propagande : une machine perfide et sophistiquée qui doit faire oublier aux Ouïghours leur culture et leurs traditions. Rozenn Morgat revient sur ce témoignage douloureux, et risqué : Gulbahar est la première ouïghoure à témoigner à visage découvert.
  • - Comment avez-vous rencontré Gulbahar et comment avez-vous réussi à la convaincre de livrer son récit ?
  • Rozenn MORGAT - J’ai travaillé pendant un an et demi en Chine comme correspondante à Shanghaï, où j’ai commencé à m’intéresser à la question des Ouïghours. Mais le Xinjiang étant totalement barricadé, il était impossible d’y accéder.
  • À mon retour à Paris, en 2017, je me suis penchée sur la diaspora ouïghoure en France Et j’ai rencontré Gulhumar, la fille de Gulbahar, qui m’a raconté son histoire sidérante : sa mère a été enlevée lors d’un voyage au Xinjiang où elle avait été appelée pour signer des papiers dans son ancienne entreprise. Cela faisait déjà un an et demi que sa famille n’avait plus de nouvelle. Gulhumar savait que sa mère était en camp de rééducation. Elle bataillait auprès du Quai d’Orsay pour la faire libérer. Nous sommes restés en contact, et j’ai écrit à son sujet pour Le Figaro. Puis un jour d’août 2019, Gulhumar m’appelle. Les tractations du Quai d’Orsay ont réussi, sa mère arrive à Roissy ! C’était inespéré… Nous avons commencé à nous rencontrer à trois, la fille, la mère et moi-même. Nous avons noué une relation et de fil en aiguille j’ai amorcé l’idée d’un livre : son histoire méritait d’être racontée dans toute sa précision et dans toute son horreur.
  • Pourquoi est-ce un témoignage rare ?
  • Les gens aspirés dans ces camps de rééducation n’en reviennent pas. Ou alors, ils restent au Xinjiang, totalement bâillonnés dans un endroit clôt où personne ne peut accéder. Gulbahar est une exilée qui s’est fait attraper par le système chinois : elle est la seule à avoir été sauvée de ces camps par le Quai d’Orsay et a avoir témoigné.
  • Depuis trois ans, des chercheurs et des lanceurs d’alerte, comme Adrian Zenz, ont déjà apporté des preuves de l’existence des camps de rééducation. Mais la Chine est dans le déni total et s’obstine à parler «d’école» ou de «centres de formation», sans qu’on n’ait de témoignage vivant de ce qui s’y passe. Le récit de Gulbahar est une preuve irréfutable et supplémentaire. Plus personne ne pourra ignorer l’enfer que vivent les Ouïghours.
  • Que se passe-t-il dans ces camps ?
  • Le principe est d’y laver le cerveau des Ouïghours. De vider l’individu de tout ce qu’il est : sa singularité, ses goûts, ses passions, ses envies, ses souvenirs… Ils retirent les vêtements, les cheveux, les prénoms. Gulbahar était devenue un matricule de prisonnière, le numéro 9. Les camps doivent faire oublier aux Ouïghours leur religion et leurs traditions culturelles pour en faire des communistes exemplaires, transformés par la propagande. Onze heures par jour, les prisonniers doivent répéter comme des perroquets des leçons sur la grande histoire de Chine. S’ils n’obéissent pas, ils sont punis. Gulbahar a été enchaînée pendant vingt jours à son lit sans savoir pourquoi. Les détenus vivent 24 heures sur 24 sous des néons ; on les affame, on les terrorise. C’est une vraie torture psychologique : Gulbahar a subi des centaines d’heure d’interrogatoire où on l’accusait de terrorisme, la sommant d’expier ses péchés… Alors qu’elle ne s’intéressait à l’époque pas à la politique de son pays ! En somme, on dépossède les détenus de ce qu’ils sont.
  • Il y a aussi la question de la stérilisation forcée.
  • Oui. Gulbahar raconte avoir à deux reprises reçu «un vaccin», soi-disant contre la grippe. Elle a eu des soupçons à l’époque car de nombreuses jeunes femmes affirmaient ne plus avoir leurs règles suite à ces piqûres. Elle soupçonnait également qu’un médicament soit glissé dans la nourriture pour rendre les prisonniers amorphes. C’est en rentrant en France que ses doutes ont été confirmés.
  • Pourquoi Gulbahar a-t-elle décidé de témoigner à visage découvert ?
  • C’était une décision très importante, et difficile à prendre. Les membres de la diaspora ouïghoure ne peuvent pas s’exprimer, même depuis la France. Ils sont sollicités afin d’espionner pour le compte de Pékin. Le régime menace de s’en prendre à leur famille restée au Xinjiang et l’ambassade de Chine en France refuse de renouveler leurs passeports pour les contraindre à rentrer au pays. Gulbahar a toujours sa mère et sa sœur au Xinjiang et craint beaucoup pour elles. Au fur et à mesure de nos discussions, elle a compris que son livre aurait plus d’impact si elle sortait de l’anonymat. Qu’on la reconnaissait dans le livre : un faux nom aurait pu créer une zone grise où le parti aurait pu aller s’en prendre à sa famille sans qu’elle puisse protester.
  • Comment avez-vous travaillé ?
  • Gulbahar est quelqu’un de très pudique et de très discret, soucieuse de livrer la vérité. Elle ne voulait ni exagérer, ni manquer de précision. C’est pour cela qu’elle a mis autant de temps à me livrer son témoignage. De janvier à avril dernier, nous nous sommes rencontrées par tranches de 5-6 heures. On riait beaucoup : c’est une façon de mettre à distance son traumatisme, de moquer l’absurdité de ces camps… Quand elle ne pouvait plus parler, elle mimait la grosse voix des policiers ou la marche entravée par les chaînes aux pieds. Aujourd’hui, c’est une femme éprouvée, physiquement et psychologiquement. Sa vue a baissé, elle sursaute quand quelqu’un passe derrière elle. Elle va garder des séquelles de sa déportation à vie. Son témoignage est extrêmement courageux. Elle a pris un risque énorme, en pleine conscience. L’Occident ne peut rester dans le déni de ce qui se passe au Xinjiang.

Le risque d’une démocratie par les plateformes

Le risque d’une démocratie par les plateformes

Le bannissement de Donald Trump de Twitter est un événement historique, estime André Loesekrug-Pietri. Il consacre la toute-puissance des plateformes Internet pourtant dénuées de toute légitimité démocratique. Les démocraties doivent reprendre l’initiative en se montrant plus agiles.

 

Par André Loesekrug-Pietri (directeur de la Joint European Disruptive Initiative) pose la problématique du rapport entre la démocratie et les plates-formes des réseaux dits sociaux dans le journal les Échos.

Il  faut évidemment se réjouir que le réseau social ait enfin décidé de supprimer cette partie quasi intégrante de Donald Trump, que le monde entier consultait chaque matin pour connaître l’humeur du locataire de la Maison-Blanche, relayer ou s’effrayer de ses tweets. Twitter était un outil capital qui lui servait de porte-voix sans filtre à des messages haineux, clivants et mensongers.

Un événement historique

Cette suppression est un véritable événement historique, car les plateformes Internet montrent ainsi un pouvoir extraordinaire, celui de pouvoir détruire de manière instantanée la présence digitale d’une personne. Une « licence to kill » sans aucun contre-pouvoir ni légitimité démocratique, reposant sur les seules conditions générales d’utilisation et la volonté du patron de Twitter - heureusement démocrate convaincu, Jack Dorsey.

C’est également historique car cela consacre le rôle absolument majeur des géants de l’Internet dans les déstabilisations actuelles et futures des démocraties - déstabilisations qui sont et seront permises par ces plateformes dont les algorithmes créent des bulles fermées, accentuant la fracturation de la société et la possibilité pour des menteurs effrontés comme Trump de répandre leur poison et d’attiser la frustration de millions de personnes. Au-delà de la désinformation et de la manipulation à grande échelle, ces plateformes permettent à des mouvements violents de s’organiser - preuve en est l’utilisation active des nouveaux réseaux Gab, Parler et DLive dans l’attaque du Capitole le 6 janvier dernier.

Opinion | La régulation des réseaux sociaux, miroir aux alouettes ?

Quel contraste avec la lenteur des procédures démocratiques - même si celles-ci se sont prodigieusement accélérées du fait de cet événement saisissant qu’est la prise du Capitole américain, un événement qui a choqué le monde et ne s’était produit depuis plus de deux cents ans. La procédure d’impeachment est lancée en quelques jours, sans avoir toutefois quasiment aucune chance d’aboutir du fait du peu de temps restant : en effet, seul un procès est à même de pouvoir destituer le président et d’avoir des conséquences notables pour la suite, notamment son inéligibilité future.

Reprendre l’initiative

L’Europe a bien compris le rôle croissant des plateformes dans la diffusion de la haine en ligne, comme en témoigne le Digital Services Act présenté le 15 décembre dernier par Thierry Breton, visant notamment à contenir la haine en ligne. Mais là aussi, on est parti pour six mois d’approbation au Parlement européen puis au bas mot dix-huit mois pour la mise en oeuvre dans les Etats membres. Prendre du temps pour le débat démocratique et prendre les bonnes décisions, oui ! Utiliser toute la créativité et la diversité européenne pour développer les stratégies les plus innovantes et les plus solides, oui ! Mais ici ce sont beaucoup les méandres administratifs qui sont responsables de cette lenteur.

La pandémie l’a montré : au-delà de la qualité des décisions politiques - on pourrait presque dire en forçant le trait : quelles que soient les décisions prises -, c’est la vitesse et la capacité d’anticipation qui est le défi majeur de nos sociétés en cette période d’accélération prodigieuse. Non, on ne peut se résoudre à ce que les démocraties soient plus lentes - il faut tordre le cou à l’idée que la lenteur favoriserait le consensus - sauf à prendre le risque de voir le pouvoir démocratique, son efficacité, et donc sa légitimité, contestés par des acteurs non démocratiques. Et on ne peut non plus se résoudre à simplement saluer les actions des plateformes comme celle de Twitter à l’encontre de Trump, ou à leur déléguer des pouvoirs exorbitants de garants des faits et de la bonne tenue du débat public - sauf à revenir à l’effrayant spectre du ministère de la Vérité décrit par Orwell. Les démocraties doivent reprendre l’initiative, et combiner débat démocratique et agilité - ce qui passera forcément par un immense travail, sans cesse renouvelé, d’anticipation. C’est l’impératif démocratique de ce siècle, et les Européens doivent s’en emparer sans attendre.

André Loesekrug-Pietri est président de la Joint European Disruptive Initiative (Jedi), la Darpa européenne.

André 

Coronavirus France : les signes d’une troisième vague

Coronavirus France : les signes d’une troisième vague

« Nous voyons les signaux précoces d’une reprise épidémique et d’une troisième vague« , a prévenu la professeure Karine Lacombe sur RTL, lundi 4 janvier. « C’est en train de frémir : les arrivées aux urgences et les hospitalisations augmentent » notamment « en région parisienne », a indiqué l’infectiologue et cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris.

Si la spécialiste est « moins inquiète » face à une pandémie  »que l’on connaît mieux », elle a rappelé les facteurs essentiels pour « anticiper » un éventuel regain de la propagation du virus, à savoir « le nombre de cas positifs et le nombre d’arrivées en hospitalisation et en réanimation ».

Ces indicateurs rapportent une situation sanitaire encore incertaine et propice à une troisième vague. « Actuellement, le nombre d’hospitalisations est déjà important et plus spécifiquement en région parisienne », précise Karine Lacombe qui n’exclut pas « une possible reprise de l’épidémie ».

Chaque jour, les autorités recensent entre 10.000 et 15.000 nouveaux cas : « on est sur un plateau élevé », alerte l’infectiologue. Par ailleurs, elle souligne que « les tous derniers chiffres des infections ne sont pas fiables : on a l’impression qu’il y a un peu moins de contaminations », mais ce résultat « a été dilué par un très grand nombre de dépistages à l’occasion des vacances scolaires ».

Sénégal: enterrement d’une grosse affaire de corruption

Sénégal: enterrement d’une grosse affaire de corruption

Sans doute du fait de l’apparition des noms de British Petroleum et de celui du frère du président, la justice vient d’enterrer une immense affaire de corruption au Sénégal.

L’affaire porte sur l’attribution, en juin 2012, de l’exploration et de l’exploitation de deux champs pétroliers et gaziers à la société Petro-Tim de l’homme d’affaires australo-roumain Frank Timis, novice dans le secteur, associée à Petrosen (Société des pétroles du Sénégal).

Macky Sall avait pris la tête du pays en avril 2012. La BBC a affirmé en juin 2019 que la compagnie de Frank Timis avait secrètement versé en 2014 une prime de 250.000 dollars à Agritrans, une société contrôlée par Aliou Sall.

La BBC disait aussi que les participations du groupe de Frank Timis avaient été rachetées par BP en 2017 pour 250 millions de dollars, assortis de redevances de quelque 10 milliards de dollars sur 40 ans, détournant d’importants revenus des caisses de l’Etat.

Le dangereux pari d’une seule monnaie à Cuba

Le dangereux pari d’une seule monnaie à Cuba

Janette Habel, chercheuse à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine, voit dans cette nouvelle étape de libéralisation de l’économie cubaine un « processus de transition économique et générationnelle à l’issue risquée et incertaine ». (Tribune au monde)

Après plusieurs années d’atermoiements, el dia zero (le jour J) approche : le 1er janvier 2021, Cuba unifiera son système monétaire en abandonnant l’une des deux monnaies locales. La réforme monétaire prévoit l’abandon du peso convertible (CUC), aligné artificiellement sur le dollar américain et d’abord réservé au secteur touristique. Seul demeure le peso cubain (CUP), à un taux de change fixé à 24 pesos pour un dollar.

Une « refondation économique à hauts risques », estime Janette Habel, chercheuse à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine, spécialiste de Cuba. A travers cette nouvelle réforme libérale, elle explique au Monde comment l’île complète sa mue économique, politique et sociale depuis plusieurs années.

 

Beaucoup d’économistes cubains ont été surpris de la période qu’a choisie le gouvernement pour appliquer des réformes annoncées depuis des années. Mais je pense tout simplement que c’est parce qu’il n’y avait plus le choix. C’est un signe de la gravité de la situation à Cuba, assommée par une crise économique et financière profonde due, en partie, aux sanctions économiques américaines encore alourdies par l’administration Trump, et à des problèmes internes liés à la structure économique du pays. La seule référence nationale est la crise subie dans les années 1990, à la suite de la chute de l’Union soviétique et, aujourd’hui, on peut dire que certains éléments sont encore plus graves qu’à l’époque. 

Il s’agit également d’une période difficile sur le plan politique puisqu’une génération – celle des frères Castro – disparaît pour des raisons biologiques. Et, avec elle, la légitimité du révolutionnaire que le président Miguel Diaz-Canel n’aura jamais. Et même s’il prend soin d’annoncer les réformes aux côtés de l’ancien président Raul Castro, cette légitimité passée doit être remplacée par une légalité institutionnelle.

C’est ce qui a été initié avec la signature, en 2018, de la nouvelle Constitution, qui rétablit, par exemple, un poste de premier ministre. C’est aussi délicat parce que le gouvernement actuel est en proie à de grandes dissensions. Le prochain congrès du Parti communiste de Cuba [PCC], qui doit se tenir en 2021, nommera un nouveau chef de parti – logiquement l’actuel président à la place de Raul Castro – et asseoir la légitimité de M. Diaz-Canel.

Enfin, c’est donc une refonte nationale gigantesque qui intervient alors que les pénuries n’ont jamais été aussi importantes et que la population est déjà très mécontente. Notamment de l’ouverture de ces magasins d’électroménager, en 2019, où l’on ne peut payer qu’en dollar avec une carte bancaire. Cela suppose que les Cubains disposent d’un compte alimenté dans la devise, ce qui n’est pas le cas pour la grande majorité d’entre eux. Et l’unification des monnaies et des taux de change ne devrait qu’aggraver ces inégalités.

Trump évoque l’idée d’une loi martiale et de confier le pouvoir à l’armée !

Trump évoque l’idée d’une loi martiale et de confier le pouvoir à l’armée !

 

L’idée de confier le pouvoir exécutif et judiciaire à l’armée a été évoquée depuis début décembre chez les plus fervents supporters de Donald Trump et permettrait, selon ses partisans, de confier aux militaires l’organisation d’un nouveau scrutin présidentiel.

La loi martiale n’a plus été utilisée par le gouvernement fédéral depuis la Seconde guerre mondiale. Selon une étude du centre de réflexion juridique Brennan Center for Justice, publiée en août, Donald Trump aurait besoin de l’accord du Congrès pour l’instaurer. «Cela n’arrivera pas», a anticipé dimanche, sur la chaîne CNN, le sénateur républicain Mitt Romney, pour qui «tout cela ne va nulle part».

.À part Mitt Romney, aucun élu conservateur d’importance n’a ainsi condamné l’idée de recourir à la loi martiale.

«Tout élu ou candidat républicain qui garde le silence sur ce sujet ne mérite pas de diriger», s’est indigné dimanche Pat Garofalo, élu républicain à la Chambre des représentants du Minnesota.

Elisabeth Borne (ministre du Travail): une interview typique d’une technocrate ministre !

Elisabeth Borne (ministre du Travail): une interview typique d’une technocrate ministre !

 

 

Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail): à donné une interview dans le journal l’Opinion qui caractérise bien le flou artistique d’une technocrate investie récemment dans la politique. Dans cette interview , on trouve tout,  , le contraire aussi. Une sorte de positionnement de type radical-socialiste de la IVe République. ou  de « en même temps ».

Interview

La crise a-t-elle favorisé le dialogue social ?

Elle l’a revivifié. Dès le début de la crise, les partenaires sociaux ont fait preuve d’esprit de responsabilité. Lors du premier confinement, 9 000 accords de reprise d’activité ont été signés. Aujourd’hui, on compte 6 500 accords sur l’activité partielle de longue durée (APLD) dans les branches et les entreprises. Syndicats et patronat négocient également sur des sujets de plus long terme : ils sont parvenus à un accord sur le télétravail, signé par trois organisations patronales et quatre syndicales. Ils se sont entendus également sur la santé au travail. L’Etat est aussi dans la coconstruction avec eux. Par exemple, avec le dispositif Transitions collectives qui gardera sa pertinence au-delà de la crise actuelle.

Quel en est le principe ?

Certains secteurs, comme la restauration collective, sont frappés par la crise ; d’autres sont en tension comme les métiers du soin, le BTP, le digital. L’Etat va prendre en charge la rémunération et la formation des salariés pour leur permettre de passer d’un secteur à l’autre et d’éviter des périodes de chômage. A hauteur de 100 % pour les entreprises de moins de 300 salariés, de 70 % pour celles dont les effectifs sont compris entre 300 et 1 000 ; et de 40 % au-delà. L’idée est de faire jouer la mobilité professionnelle plutôt que géographique : on ne va pas demander aux salariés de partir à l’autre bout du pays.

Sur des réformes importantes comme l’assurance-chômage, il est important d’aller au bout de la concertation, mais s’il n’y a pas un accord, l’Etat prendra ses responsabilités

Ne tombe-t-on pas dans le biais français d’un dialogue social à trois, avec l’Etat, et non pas à deux, entre patronat et syndicats ?

Ce n’est pas du tout ma conception des choses. Quand nous avons établi l’agenda social, en juillet, nous avons retenu des thèmes de concertation entre les seuls partenaires sociaux, dès lors qu’ils sont les mieux placés pour les mener. C’est le cas pour le télétravail ou la santé au travail pour lesquels ils viennent de signer des accords. Il existe également des champs de coconstruction comme celui sur la mobilité professionnelle. Enfin, sur des réformes importantes comme l’assurance-chômage, il est important d’aller au bout de la concertation, mais s’il n’y a pas un accord, l’Etat prendra ses responsabilités.

Faut-il accoutumer l’opinion à la sortie du « quoi qu’il en coûte » et comment le faire en douceur ?

En France, l’Etat a joué un rôle majeur pour amortir le choc économique et social de la crise. Mais il ne pourra pas indéfiniment poursuivre son soutien aux entreprises. Ainsi nous allons faire évoluer les principes de la prise en charge de l’activité partielle [ou chômage partiel]. Les secteurs faisant l’objet de fermeture administrative continueront à être pris en charge à 100 %. Pour les secteurs protégés (tourisme, aéronautique, événementiel, etc.), le taux de 100 % sera maintenu au moins jusqu’à fin janvier. Ensuite, nous distinguerons parmi ces activités, celles qui peuvent repartir rapidement, comme les restaurants qui devraient retrouver immédiatement leur clientèle, et celles qui ont besoin de temps pour la remise en route, comme les organisateurs de salons. Le taux de prise en charge sera adapté à chacun. Pour tous les autres secteurs, le taux restant à la charge des entreprises (15 %) sera maintenu en janvier, ensuite on passera à 40 %, ce qui était initialement prévu pour novembre. Mais toutes les entreprises ont la possibilité de négocier des accords d’APLD, avec un reste à charge limité à 15 %. C’est le bon outil d’autant qu’il comprend un volet formation permettant de renforcer les compétences des salariés.

La crise n’a-t-elle pas fait apparaître la réalité du travail au noir, privant certains travailleurs de filets de sécurité ?

La perte de petits jobs, de l’économie informelle ou pas, à cause de la crise a aggravé la précarité. Durant le premier confinement, on a assisté à un effondrement des missions d’intérim, des contrats courts. En octobre, les embauches en CDD de moins d’un mois sont inférieures de 25 % à ce qu’elles étaient l’an dernier. L’aide exceptionnelle de 900 euros que nous avons mis en place pour les contrats courts, permet de répondre aux travailleurs qui alternent en temps normal ces contrats et les périodes de chômage. Il est vrai que ces protections n’existent pas pour les personnes qui vivent de l’économie informelle, qui apparaît de fait encore plus fragilisante.

Les principes demeurent : il faut inciter les entreprises à sortir des contrats courts à répétition ; la crise montre à quel point c’est pénalisant pour les salariés. Et il faut qu’il soit toujours plus rémunérateur de travailler plutôt que d’être demandeur d’emploi

Quelles sont les réformes sociales à faire aboutir d’ici à la fin du quinquennat ?

Il faut rappeler celles que nous avons faites comme la formation professionnelle et l’apprentissage, et leur succès : nous allons battre le record de 2019 pour le nombre d’apprentis. Je souhaite que nous allions au bout de la réforme de l’assurance-chômage, en tenant compte du nouveau contexte. Nous allons revenir vers les partenaires sociaux avec des propositions plus précises. Mais les principes demeurent : il faut inciter les entreprises à sortir des contrats courts à répétition ; la crise montre à quel point c’est pénalisant pour les salariés. Et il faut également qu’il soit toujours plus rémunérateur de travailler plutôt que d’être demandeur d’emploi.

Les retraites ?

La crise n’a pas réduit la pertinence de la réforme qui permet de mieux prendre en compte les carrières hachées : le système actuel pénalise notamment les travailleurs de la deuxième ligne. Cette réforme doit se faire dans le dialogue social. En juillet, nous avions dit que la discussion devait reprendre à la fin de cette année ou au début de la suivante. Il faut ajuster ce calendrier en fonction des urgences du moment, faire preuve de pragmatisme. La réforme de l’assurance-chômage est prioritaire. Ensuite, sur les retraites, il faut parvenir à trouver un chemin avec les partenaires sociaux. On ne peut pas traiter tous les sujets en même temps.

Faut-il à la fois réformer le système de retraites et en rétablir l’équilibre financier ?

Quand on veut faire les deux en même temps, on est mal compris. Les événements nous l’ont montré. Nous n’allons pas mettre la question de la dette sous le tapis, mais il s’agit d’une problématique globale. Il faut distinguer ce qui relève des effets directs de la Covid-19, avec une baisse générale des recettes, des questions structurelles comme nous l’avons dit, en juillet, avec les partenaires sociaux.

Traiterez-vous le sujet financier avant la fin du quinquennat ?

Il faut d’abord en prendre la mesure et tenir compte du climat social, du climat psychologique du pays comme l’a dit le président de la République. Le sujet des retraites n’est pas celui dont les partenaires sociaux me parlent le plus spontanément ! Nous avons une urgence commune, sortir de la crise sanitaire, économique et sociale, et protéger les emplois.

Pour les jeunes, par exemple, nous avons fait le choix de privilégier l’activité et l’insertion professionnelles. C’est plus efficace qu’un RSA jeunes

Et l’ambition réformatrice du Président ?

Nous n’avons pas arrêté les réformes, nous avons beaucoup innové dans cette crise, y compris avec des dispositifs durables. Pour les jeunes, par exemple, nous avons fait le choix de privilégier l’activité et l’insertion professionnelles. C’est plus efficace qu’un RSA jeunes. Tous ont désormais droit à un accompagnement, avec l’APEC, Pôle emploi ou une mission locale. Ces parcours vers l’emploi permettent aux jeunes de bénéficier d’un soutien financier quand ils en ont besoin.

Vous intervenez, le 12 décembre, devant Territoires de progrès. Pour porter quel message ?

Territoires de progrès [une initiative de macronistes venus de la gauche] regroupe des gens dont je partage la sensibilité sur nombre de sujets, comme la nécessité d’avoir un dialogue apaisé, avec les territoires, avec les partenaires sociaux. Je le fais depuis le début du quinquennat. Je souhaite aussi porter deux convictions fortes : agir pour l’égalité des chances et l’émancipation par le travail, c’est ce qu’on fait pour les jeunes. Aucun ne doit être empêché d’accéder à l’emploi ou à une formation parce qu’il a des problèmes financiers. Ou avec les emplois francs qui favorisent l’embauche des personnes venues des quartiers prioritaires.

Assumez-vous une sensibilité de gauche ?

Oui. Même si de gauche, on ne sait plus très bien ce que cela veut dire. Si c’est Jean-Luc Mélenchon, non. Je crois à l’égalité des chances, à l’émancipation par le travail, à l’attention portée aux plus fragiles. Je crois aussi que l’économie, c’est important, et qu’il faut soutenir les entreprises pour créer des emplois. C’est une dimension forte de l’action du Président, il est nécessaire que cela se sache et se voie.

On reproche aux ministres qui viennent de la gauche, comme vous et Florence Parly, de ne pas faire entendre suffisamment leur voix…

Dans mes fonctions, je fais entendre et je montre ce à quoi je crois. Territoires de progrès est aussi une façon d’affirmer cette sensibilité.

Cinq ans après l’accord de Paris sur le climat, l’ancien président français ne cache pas sa déception sur France 2 et dans «Le Monde» jeudi 10 décembre. Il appelle les Européens, qui se réunissent à Bruxelles, à réagir et «à montrer l’exemple»

Covid-19 : la crainte d’une troisième vague après les fêtes

Covid-19 : la crainte d’une troisième vague après les fêtes

«Si on n’est pas raisonnable le soir de Noël et le soir du Réveillon, il y aura un rebond, c’est vraiment quelque chose qui nous pend au nez. [...] Ça peut se traduire par un troisième vague avec un certain délai, [...] mi-janvier par exemple». A déclaré sur LCI lundi le professeur Eric Caumes, chef de service en maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière.

 

Le professeur a en effet rappelé les risques sanitaires de ces réunions de famille : «Vous avez l’exemple typique d’un lieu clos, où on risque beaucoup plus que dans un lieu ouvert». La jauge de 6 personnes conseillée par le gouvernement lui paraît néanmoins «raisonnable».

 

Interrogé sur l’évolution de l’épidémie, Eric Caumes a également montré son pessimisme quant à l’objectif fixé par Emmanuel Macron d’atteindre les 5000 cas de contamination quotidiens. «Je pense que ce ne sera pas atteignable parce que la courbe arrête de descendre, elle se stabilise», a-t-il dit. Depuis plusieurs jours, le nombre de nouvelles contaminations oscille entre 10.000 et 13.000.

EDF–Projet Hercule: menace d’une nouvelle grève le 10 décembre

EDF–Projet Hercule: menace d’une nouvelle grève le 10 décembre

Après la journée de mobilisation assez suivie du 26 novembre , les syndicats menacent d’un nouveau mouvement le 10 décembre. Il s’agit pour eux de protester contre la réorganisation envisagée par la direction et le  gouvernement dans le projet Hercule. Un projet qui prévoit de séparer la fonction de production et les fonctions de distribution. Des fonctions de distribution qui seraient par ailleurs davantage libéralisées donc en plus grande concurrence.

Les syndicats souhaitent une rencontre plus rapidement possible avec le premier ministre. « Dans cette perspective et afin de porter toute la puissance de la mobilisation des salariés à exiger le retrait d’Hercule, l’intersyndicale demande une nouvelle fois au Premier ministre de la recevoir en urgence. Une proposition de rencontre de sa part est attendue avant le 7 décembre à 17 heures, sans quoi une nouvelle journée de mobilisation s’organisera le 10 décembre 2020 », écrivent dans un communiqué la CGT, la CFE-CGC Énergies, la FCE-CFDT et FO Énergie et Mines.

Trump : l’image d’une démocratie d’un pays sous-développé

Trump :  l’image d’une démocratie d’un pays sous-développé

Du fait de l’attitude de Trump, les États-Unis donnent l’image d’une démocratie type pays sous-développé où l’ancienne élu s’accroche désespérément pouvoir alors qu’il a été battu dans les urnes. Lâché par nombre de cadres républicains et par les grands patrons ,Trump fait quelques pas en arrière. Cependant il fait toujours de la résistance pour reconnaître sa défaite.

 

Une posture qui peut assurer ses supporters mais qui ne servira pas l’image de ce président fantasque et irresponsable. Trump a donc ouvert l’idée à une transition mais avec des réserves : «Ce sera quelque chose de très difficile à accepter, parce que nous savons qu’il y a eu une fraude massive», a-t-il répondu. Quittera-t-il alors la Maison Blanche le 20 janvier, jour de la prestation de serment du prochain président des États-Unis ? «Bien sûr que je le ferai. Et vous le savez», a-t-il répondu du bout des lèvres. «Je pense qu’il va se passer beaucoup de choses d’ici le 20» janvier, a tenu aussi à avancer le président sortant.

Ces mots, dans la bouche de Donald Trump, ont de l’importance, car son refus d’admettre la victoire de son adversaire est unique dans l’histoire du pays. Même si le passage de relais entre lui et Joe Biden au début de l’an prochain ne faisait déjà plus guère de doute. Le collège des grands électeurs se réunira le 14 décembre pour désigner officiellement le vainqueur de l’élection, en entérinant le résultat issu du scrutin populaire du 3 novembre. Ce devrait être une formalité. Donald Trump a en revanche refusé de dire s’il assisterait à l’inauguration de son rival démocrate.

GAFAM: victime d’une vindicte ?

GAFAM: victime d’une vindicte ?

 

Le spécialiste des questions européennes Yves Bertoncini note, dans une tribune au « Monde », que l’agressivité contre les plates-formes numériques traduit une forme de ressentiment vis-à-vis de la réussite d’un écosystème propre aux Etats-Unis, et que l’Europe se désole de ne pouvoir reproduire.

Tribune. Alors que la crise causée par le coronavirus a encore renforcé leur utilité et leur usage aux yeux des consommateurs européens, les grandes entreprises du numérique, au premier rang desquelles les fameuses Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), sont plus que jamais dans le viseur des autorités publiques nationales et communautaires.

Les orientations présumées du « paquet » législatif sur les services et les marchés numériques (Digital Services Act et Digital Markets Act), présenté par la Commission européenne courant décembre, devraient renforcer cette tendance, alors qu’une stratégie mieux calibrée, et donc plus efficace, serait souhaitable.

Jusqu’alors, le ciblage politique des Gafam semble d’abord traduire la tentation de poursuivre des objectifs industriels ou fiscaux. Après tout, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft présentent des différences substantielles en termes de modèle commercial de leurs plates-formes numériques, d’usage des données personnelles, de localisation physique sur le territoire européen, d’effets collatéraux négatifs sur le débat public, sur la diffusion des « fake news » et sur l’économie des médias…

Quoi de commun, par exemple, entre des acteurs qui proposent une gratuité apparente, mécaniquement financée par la vente plus ou moins subreptice de services et de données, et d’autres qui tarifient clairement leurs produits et leurs abonnements ? Cibler de manière si globale et si fruste des acteurs économiques plutôt dissemblables ne contribue guère à la qualité du débat sur leur régulation.

L’acronyme baroque Gafam n’est-il pas dès lors le réceptacle d’une forme de ressentiment vis-à-vis de réussites devant beaucoup à un écosystème éducatif, fiscal, financier, industriel… propre aux Etats-Unis, et que les autorités nationales et européennes se désolent de ne pouvoir reproduire ?

La vindicte anti-Gafam n’est-elle pas une diversion au regard de la nécessité de politiques publiques plus volontaristes pour engager l’Europe vers les frontières actuelles de l’innovation (par exemple en matière d’intelligence artificielle), plutôt que de refaire un match déjà largement joué ? Toujours est-il que cette vindicte a ouvert la porte à des choix politiques hasardeux et d’ailleurs sanctionnés par les tribunaux…

C’est ainsi, pour cibler les Gafam, que la Commission Juncker a mobilisé la politique de concurrence en matière d’aide d’Etat, au point d’infliger une amende de 13 milliards d’euros à l’Irlande, présumée coupable d’avoir accordé des avantages fiscaux indus à Apple. Le collège bruxellois a été désavoué mi-juillet 2020 par le tribunal de l’Union européenne, qui, estimant que la Commission avait déclaré « à tort » l’existence de ces avantages, l’a invitée à ne pas outrepasser les prérogatives que lui accordent les traités communautaires…

 

 

Trump fait toujours de la résistance: l’image d’une démocratie d’un pays sous-développé

Trump fait toujours de la résistance:  l’image d’une démocratie d’un pays sous-développé

u fait de l’attitude de Trump, les États-Unis donnent l’image d’une démocratie type pays sous-développé où l’ancienne élu s’accroche désespérément pouvoir alors qu’il a été battu dans les urnes. Lâché par nombre de cadres républicains et par les grands patrons ,Trump fait quelques pas en arrière. Cependant il fait toujours de la résistance pour reconnaître sa défaite.

 

Une posture qui peut assurer ses supporters mais qui ne servira pas l’image de ce président fantasque et irresponsable. Trump a donc ouvert l’idée à une transition mais avec des réserves : «Ce sera quelque chose de très difficile à accepter, parce que nous savons qu’il y a eu une fraude massive», a-t-il répondu. Quittera-t-il alors la Maison Blanche le 20 janvier, jour de la prestation de serment du prochain président des États-Unis ? «Bien sûr que je le ferai. Et vous le savez», a-t-il répondu du bout des lèvres. «Je pense qu’il va se passer beaucoup de choses d’ici le 20» janvier, a tenu aussi à avancer le président sortant.

Ces mots, dans la bouche de Donald Trump, ont de l’importance, car son refus d’admettre la victoire de son adversaire est unique dans l’histoire du pays. Même si le passage de relais entre lui et Joe Biden au début de l’an prochain ne faisait déjà plus guère de doute. Le collège des grands électeurs se réunira le 14 décembre pour désigner officiellement le vainqueur de l’élection, en entérinant le résultat issu du scrutin populaire du 3 novembre. Ce devrait être une formalité. Donald Trump a en revanche refusé de dire s’il assisterait à l’inauguration de son rival démocrate.

Covid : » l’hypothèse d’une troisième vague »

Covid : » l’hypothèse d’une troisième vague »

L’épidémiologiste montpelliérain Mircea Sofonea alerte sur le risque de rebond de l’épidémie en cas de relâchement.

Comme de nombreux français, Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses à l’université de Montpellier, est évidemment attentif aux mesures annoncées pour l’allégement du confinement. L’épidémiologiste craint toutefois un relâchement des mesures, alors que le chef de l’Etat cherche un équilibre périlleux entre assouplissement du confinement pour permettre la préparation des fêtes de fin d’année, et maîtrise de la crise sanitaire.

« Si on entend par là un vrai relâchement des mesures de restriction, oui, il est trop tôt. On est actuellement dans une période qui favorise la transmission du virus : le froid, la promiscuité à l’intérieur de milieux clos, ajouté à cela le contexte des fêtes avec des réunions familiales où les gestes barrières sont souvent oubliés . …

SARKOZY, encore victime d’une injustice !

SARKOZY, encore victime d’une injustice  !

Ce sera sans doute l’argument central de la défense de Nicolas Sarkozy dans la nouvelle affaire dite des écoutes. Il faut dire que Nicolas Sarkozy multiplie les casseroles et les procédures judiciaires correspondantes. Récemment, il y avait l’histoire du financement de sa campagne par Kadhafi, une affaire qui évidemment est loin d’être terminée. Il y a aussi l’affaire Bygmalion du dépassement ( le double) des frais de campagne et des fausses factures sans parler de quelques autres bricoles.  Certains, comme hier Dupont Saint-Aignan, considèrent que Sarkozy est victime d’inquisition judiciaire.

 

Sans doute faudrait-il passer l’éponge ? Il n’est pas impossible effectivement que certains juges ne pardonnent pas à Sarkozy ses critiques acerbes contre la justice. Mais il n’est pas impossible non plus que le pouvoir actuel ne soit pas mécontent de cette espèce de neutralisation politique de Sarkozy. Un Sarkozy qui s’il était débarrassé des affaires serait un candidat sérieux contre Macron. Heureusement dans le cas procès en cours ce n’est pas Sarkozy qui est au centre de l’accusation mais Monsieur Bismuth, un pseudonyme qu’avait pris Sarkozy pour s’entretenir avec ses avocats !

 

L’affaire trouve son origine dans des conversations téléphoniques interceptées dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne victorieuse en 2007. Ce placement sur écoute, spectaculaire pour un ex-président, a débuté en septembre 2013.

 

Les policiers découvrent que Nicolas Sarkozy utilise un téléphone secret, ouvert en janvier 2014 sous l’identité de « Paul Bismuth », pour communiquer avec un unique interlocuteur, son avocat Thierry Herzog. Les deux hommes s’entretiennent notamment d’une procédure devant être examinée le 11 février par la Cour de cassation, que Nicolas Sarkozy a saisie pour faire annuler la saisie de ses agendas présidentiels dans l’affaire Bettencourt.

Un contact de Thierry Herzog au sein de la haute juridiction, « Gilbert », plus tard identifié comme le magistrat Gilbert Azibert, revient dans une dizaine d’échanges sur environ 150 conversations en six semaines. L’ex-président est soupçonné d’avoir promis d’aider Gilbert Azibert à obtenir un poste de prestige à Monaco, en échange d’informations sur la décision à venir de la Cour, par l’intermédiaire de son avocat. Et on devine par avance l’argumentation de Sarkozy dodelinant plus que jamais de la tête : » vous me voyez moi promettant un poste à Monsieur; franchement ? La preuve c’est que cette nomination n’est jamais intervenue »

Fermez le ban(c)…..  de la défense!

Apologie du terrorisme d’une lycéenne, l’ avocat saisit l’ONU , pourquoi pas le pape !

Apologie du terrorisme d’une lycéenne, l’ avocat saisit l’ONU , pourquoi pas le pape !

L’heure de l’hommage en milieu scolaire à Samuel Paty on a constaté pas moins de 400 infractions, sorte de protestation contre cette cérémonie. Un avocat n’a pas trouvé mieux que de saisir l’ONU pour assurer la défense d’une jeune lycéenne qui avait refusé de participer à la cérémonie d’hommage.

De quoi sourire si l’affaire n’était pas aussi grave ou la déviation du système de défense des libertés de ceux  qui contestent  cette liberté avec l’islamisme. Sept heures de garde à vue pour « apologie du terrorisme », et une convocation devant le juge des enfants en vue d’une mise en examen pour une lycéenne, qui apparaissent aux yeux de Me Boudi comme une « dérive », une « réponse pénale inadaptée » quant au traitement pénal des mineurs lorsqu’il s’agit d’anti-terrorisme. On se demande en quoi une mise en examen d’une mineure serait inadaptée à un acte de contestation de l’antiterrorisme islamique.

Et de saisir l’ONU !

 

Pour une mutation des processus de production au service d’une croissance durable

Pour une mutation des processus de production au service d’une croissance durable

 

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C’est  seulement en nous  dirigeant vers la transformation écologique de nos outils productifs que nous pourrons retrouver un chemin de croissance pérenne estime Patrick Blethon, CEO du groupe Saur.

 

Les dernières prévisions économiques présentées la semaine dernière par la Commission européenne présagent de mois difficiles à venir. Et la multiplication des reconfinements qui a lieu sur l’ensemble du continent ne risque pas d’éclaircir ce tableau pessimiste. Déjà, dans sa dernière note de conjoncture publiée début octobre, l’INSEE annonçait un nouveau tassement du PIB français sur le dernier trimestre 2020, conduisant à une récession de 9 % sur l’année. Comme l’écrit l’office statistique, nous sommes actuellement « une économie diminuée ».

Évidemment, il peut difficilement en être autrement dans le contexte que nous traversons. La seconde vague épidémique nous frappe de plein fouet, la consommation pâtit des nouvelles mesures sanitaires et, en l’absence d’un vaccin, l’avenir reste – c’est peu dire – incertain. – (Déclaration dans la Tribune)

Attentat de Conflans : l’urgence d’une charte déontologique sur les réseaux sociaux

Attentat de Conflans : l’urgence d’une charte déontologique sur les réseaux sociaux

 

 

Après l’assassinat de Samuel Paty, le philosophe Eric Sadin explique, dans une tribune au « Monde », que s’est mis en place un festival permanent de positions tranchées, d’invectives et du rejet d’autrui, favorisé par le fait de se trouver à l’abri derrière son écran, engendrant un sentiment d’impunité et des réflexes de lâcheté.

Un professeur de l’école publique s’est attelé avec persévérance à célébrer le droit fondamental de la liberté d’expression, en s’appuyant sur l’un des principes cardinaux de notre République, la laïcité. Pour ce faire, il a notamment exposé et analysé certaines caricatures publiées par Charlie Hebdo, en les prolongeant par des séquences de discussion impliquant les élèves en vue d’aiguiser leur esprit critique.

Un parent s’est offusqué de ces méthodes et s’est mis à les dénoncer sur les réseaux sociaux, à poster des messages et des vidéos accusant sans preuve l’enseignant de tous les maux. Les propos et images ont été aussitôt repris et se sont propagés de façon virale. Samuel Paty, en quelques jours, est devenu un coupable tout désigné, du fait d’individus fermement décidés à organiser une fatwa par écrans interposés. Cette campagne de dénigrement et ces expressions de colère indignée ayant fini par une exécution.

Une mécanique devenue folle

Il convient de relever que tant de pratiques plus ou moins similaires, et à des niveaux de violence variables, ont lieu tous les jours sur Internet. La formulation publique de ses rancœurs ou de ses expériences déçues étant devenue un nouveau sport social quotidien. Si ces usages ne débouchent pas toujours sur le crime, ils blessent des personnes, brisent des carrières, mènent à la dépression et parfois à des suicides du fait de la mise à la vindicte populaire ou du harcèlement en ligne.

Car ce qu’il s’est passé depuis l’avènement des réseaux sociaux, principalement sur Twitter, du fait de l’interface imposant une brièveté des messages, c’est le privilège de l’assertion, de formules expéditives et catégoriques, ayant vite entraîné une brutalisation croissante des échanges interpersonnels. Plutôt que la fable de « réseau social », ce à quoi ces plates-formes auront surtout concouru, c’est à généraliser des formes de surdité délétères entre les différentes composantes du corps social et dont nous ne cessons, à divers titres, de payer le prix.

S’est mis en place un festival permanent de positions tranchées, d’affirmations unilatérales des points de vue, de l’invective et du rejet d’autrui. Dimensions qui ont été favorisées par le fait de se trouver à l’abri derrière son écran, engendrant non seulement un sentiment d’impunité, mais autant, et il faut bien le dire, des réflexes de lâcheté, c’est-à-dire de se laisser aller à des propos qui n’auraient jamais été prononcés dans le cadre d’une proximité sociale.

Tout cela a généré une mécanique devenue folle de l’expression des ressentiments et de la volonté d’avoir raison de tout, faisant le lit d’idéologies mortifères. YouTube a alors joué le rôle de relais, accueillant à bras ouverts des vidéos conspirationnistes, antisémites, xénophobes, suprémacistes, offrant une tribune mondiale à tous les affects négatifs.

Sociétés islamiques: l’urgence d’une révolution culturelle

 Sociétés islamiques: l’urgence d’une révolution culturelle

Pour les fondateurs du mouvement politique marocain Maan, Hamza Hraoui et  Zakaria Garti  il faut proposer un autre « califat islamique » reposant sur un bien commun fait d’intelligence, de liberté et de respect mutuel.

Tribune.

Et si la menace djihadiste et l’ère post-printemps arabe étaient l’opportunité d’accoucher enfin d’un nouveau modèle de société du monde arabo-musulman ? Un modèle réaliste, fidèle à l’identité de la région ?

Incontestablement oui. Plus qu’une opportunité, c’est même le devoir de notre génération, qui doit d’urgence combler le vide qu’occupent l’extrémisme religieux et le despotisme politique, pour exister avec une vision, des valeurs partagées, un projet commun, dans lesquels chacun et chacune peut se reconnaître, se projeter et s’investir.

Il est cependant trop simple de mettre l’Occident face à ses responsabilités et de ressasser le passé sans nous poser aussi la question du vide identitaire et culturel qu’affronte aujourd’hui le monde arabe. Amine Maalouf résume très bien cette réalité non assumée : « Les actes de terrorisme ont leur origine dans la désintégration politique et morale de plusieurs pays arabes et musulmans… La tragédie est si ample et si profonde qu’il faudra plusieurs décennies pour la surmonter. » 

Et de poursuivre : « Je demeure persuadé que le monde arabe aurait pu contribuer à la civilisation contemporaine comme il l’a fait pendant des siècles. En partie par sa faute, en partie par la faute des autres, il n’a pas su emprunter cette voie. Au lieu de devenir un pôle de progrès, il s’est retrouvé en proie à une régression sans précédent. Le printemps arabe a failli être ce sursaut, il ne l’a pas été. »

Notre identité et nos valeurs

Comme le rappelait très justement le penseur sénégalais Bachir Diagne, après la mort d’Averroès, la tradition philosophique islamique a connu une très longue éclipse dans le monde musulman. On assiste à une sorte de pétrification. Il n’est pas sûr que cette éclipse soit finie. D’où le combat en faveur de la philosophie engagé à partir du XIXsiècle et qui se poursuit encore aujourd’hui.

Au début du XXsiècle, le penseur égyptien Mohammed Abdou s’est ainsi battu pour que l’université Al-Azhar du Caire réintroduise l’enseignement de la philosophie. Battons-nous aujourd’hui pour réinventer notre modèle de société en puisant dans ce que notre civilisation a offert au monde.

 

Nos figures d’autorité se sont fragilisées dans le monde entier en préférant ne pas poser les questions sensibles. Dans une société qui éprouve des difficultés à débattre sereinement et à s’adapter aux évolutions en cours, le peuple a au contraire besoin de référentiels solides, loin des agitations médiatiques et d’une classe politique malmenée. 

Ne laissons pas les autres nous dire qui nous sommes : posons sereinement le débat autour de notre identité et de nos valeurs.

Nous proposons pour cela que le Maghreb donne l’exemple et soutienne au plus haut niveau la création d’un conseil, réunissant entrepreneurs, artistes, intellectuels, historiens, étudiants, savants musulmans et oulémas, diaspora… Ces personnalités de la société civile débattront librement, dans une enceinte neutre politiquement, des questions qui traversent la société maghrébine et plus globalement arabe d’aujourd’hui et qui dessinent celle de demain.

Proposer un autre « califat islamique »

Analysons sereinement et sincèrement les causes du délitement de la société arabe et de la civilisation musulmane. Les médias devront jouer pleinement leur rôle d’intermédiaire, pour expliquer et mettre en perspective les enjeux, pour informer et stimuler la pensée libre et les solutions qui sont proposées. Les Etats devront garantir que les analyses que ce conseil aura produites soient prises en considération pour formuler une doctrine émancipatrice et la mettre en œuvre avec tous les moyens utiles.

 

Le Maghreb, grâce notamment à sa richesse culturelle, a la légitimité et l’influence suffisantes pour porter ce mouvement de réflexion au-delà de ses limites géographiques dans le Golfe et en Europe. La jeunesse à Ryad, à Abou Dhabi ou à Doha mérite mieux qu’un modèle non démocratique où le nombre de fonctionnaires dépasse la charge de travail et où les revenus pétroliers servent souvent à financer les contrats d’armement au lieu de bâtir des universités ou des centres de recherche qui rayonnent sur le monde. 

Tendons la main aux populations des monarchies pétrolières, qui font partie de notre identité et de notre histoire, et construisons avec elles le modèle islamique de demain. La jeunesse française d’origine maghrébine, du 93 ou des quartiers de Saint-Etienne ou de Nice, mérite mieux que d’être assimilée à des terroristes. Construisons avec elle ce nouveau modèle qui lui permettra de redéfinir positivement son identité et sa place dans son pays : la France.

 

Que nous le voulions ou non, les sociétés islamiques et plus spécifiquement arabes, sont face à leurs responsabilités et n’ont plus d’autre choix que de faire leur révolution culturelle et idéologique. N’attendons pas des responsables politiques qu’ils nous apportent les solutions : prenons en main l’avenir du Maghreb, du monde tout court ! Faisons nos révolutions coperniciennes individuelles et collectives, petites et grandes, immédiates et à long terme. 

Définissons notre nouveau modèle de société et faisons preuve d’audace et de fermeté pour le rendre viable. Considérons la menace djihadiste comme le tournant de notre civilisation, proposons un autre « califat islamique » reposant sur un bien commun fait d’intelligence, de liberté, de connaissance et de respect mutuel. Et déplaçons pour cela l’influence arabe de Rakka à Alger, de Kaboul à Rabat, du nord-est du Nigeria à Tunis.

 

Hamza Hraoui est communicant et cofondateur de Maan. Zakaria Garti est banquier d’affaires et cofondateur de Maan. 

Angers refuse la vente d’une mosquée au Maroc

Angers refuse la vente d’une mosquée au Maroc

Le  conseil municipal d’Angers considère que la vente d’une mosquée au Maroc contrevient à la neutralité de cet établissement de culte. La vente au Maroc était envisagée pour faire face au manque de moyens financiers pour terminer l’ouvrage.

Lors de la séance de lundi, le conseil municipal a voté à l’unanimité une délibération proposée par le maire, Christophe Béchu (ex-LR, DVD) contre cette vente. Le motif est le suivant: bien qu’«attaché au libre exercice des cultes et respectueux du souhait de la communauté musulmane de disposer d’un lieu de culte digne permettant aux croyants de pratiquer leur religion», il apparaît que «la cession de la future mosquée à un pays étranger ne correspond pas à la neutralité souhaitée pour 

Réforme de la PAC : le risque d’une concurrence déloyale

Réforme de la PAC : le risque d’une concurrence déloyale

 

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA évoque les risques de concurrence déloyale suite aux orientations de la PAC de financer davantage le bio.(Interview dans France Info)

 

Que pensez-vous des « écorégimes », ce système de primes versées aux agriculteurs qui soutiennent des programmes environnementaux exigeants ?

 

Christiane Lambert : Nous comprenons cette orientation puisque tous les secteurs d’activité sont confrontés à faire plus vert et à introduire de la durabilité dans leur pratique, au regard du changement climatique, notamment. Ce qui est très important pour nous, c’est que ces règles s’appliquent à l’ensemble des pays européens. Puisque nous sommes sur un marché unique, nous devons tous avoir les mêmes règles du jeu. Donc que tout le monde y soit soumis, c’était une absolue nécessité et on va voir maintenant qu’elles sont les modalités de mise en œuvre. Je préfère qu’il y ait 20% (du montant des aides directes) obligatoire pour tous plutôt que 30% que ne respecteront que certains pays, ceux les plus avancés.

 

Craignez-vous une concurrence déloyale de la part de certains États ?

 

Oui, c’est déjà le cas aujourd’hui. La France est toujours mieux-disante pour la mise en œuvre des directives quelles qu’elles soient, sanitaires, environnementales, sociales. Là, ce n’est pas normal que certains pays aient voulu s’exonérer de ce respect. Le fait que tous les pays soient soumis est indispensable. Nous allons veiller à la façon dont cela va se mettre en œuvre.

Les petites exploitations devraient être soumises à des contrôles simplifiés, cela réduirait la charge administrative. Est-ce une bonne chose ?

 

C’est normal, cela existe déjà et il fallait le pérenniser. Les exploitations qui touchent moins de 2 000 euros ne sont pas soumises aux mêmes règles de contrôle. Les contrôles sont très complexes en agriculture et, pour les petites exploitations, c’est difficile à remplir, donc c’est quelque chose que nous avons soutenu. Je trouve assez injuste que les mouvements environnementaux expriment du mécontentement, ils ont fait un lobbying féroce auprès des parlementaires européens, et ils ont tort de critiquer; Nous, nous sommes beaucoup plus modernes, nous avons intégré qu’il faut progresser, qu’il faut une croissance durable, mais il faut des agendas et des accompagnements. Les agriculteurs font énormément d’efforts. Ils produisent l’alimentation, ne l’oublions pas. On a tous mangé pendant le confinement, c’est grâce à la PAC et aux agriculteurs. Donc, la PAC est faite pour verdir et pour produire l’alimentation.

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