Archive pour le Tag 'depuis'

Brexit : «pire calamité » (Chapman) depuis la Guerre

 Brexit : «pire calamité » (Chapman) depuis la Guerre  

Les responsables du Brexit mérite la prison et le Brexit est la pire calamité déclare l’ancien bras droit de l’actuelle ministre David Davis  chargé de négocier la rupture avec l’union européenne. D’après James Chapman qui a été pendant un an, après le référendum sur le Brexit de juin 2016 et jusqu’à sa démission en mai, le principal collaborateur de David Davis et ses propos ont rencontré mercredi un certain écho. « C’est, j’en ai bien peur, la pire calamité pour notre pays depuis la Guerre », a-t-il dit du Brexit. Dans un tweet envoyé mardi soir, il a en outre invité des députés « de tous les partis, ayant un peu de sens commun à se rassembler dans un nouveau parti, s’il le faut, et à renverser » la tendance qui va vers un Brexit dans moins de deux ans.  Selon le Guardian, James Chapman n’a pas envoyé qu’un tweet, il s’agit en fait d’une véritable campagne d’opinion sur le réseau social où il interpelle les ministres les uns après les autres à propos de la rupture avec l’UE. Il a ainsi tout récemment apostrophé Karen Bradley, la secrétaire d’Etat à la Culture, sur le possible départ des grands radiodiffuseurs américains qui quitteraient Londres pour s’installer à Amsterdam à cause du Brexit. De fait, rapportait The Independant mardi 8 août, les médias internationaux (Discovery Communications, Time Warner, Walt Disney…) étudient les solutions de rechange pour la localisation de leurs activités face à une situation qui leur pose nombre de difficultés. Et ainsi de suite, sur les sujets du transport aérien, de la recherche médicale… « Soyons honnêtes, si nous avions une loi électorale efficace, les meneurs du Brexit seraient aujourd’hui en prison ».

Penelope : salaire fictif à l’Assemblée depuis 25 ans !

Penelope : salaire fictif à l’Assemblée depuis 25 ans !

 

 

Ce n’est pas depuis quelques années que Pénélope a reçu u salaire fictif mais cela a commencé il y a 25 ans dès l’élection de Fillon comme député. Ce que révèle Mediapart et ce que confirme l’avocat de Fillon. « Penelope Fillon a en fait bénéficié d’argent public dès le premier mandat parlementaire de son mari, grâce à des contrats d’études ou de missions commandées par celui-ci », lit-on dans l’article du site d’informations. L’avocat de l’ex-Premier ministre et de son épouse, Antonin Levy, a confirmé à Reuters que le Parquet national financier (PNF) disposait de cette information depuis fin janvier et s’est étonné de ce qu’elle sorte maintenant. Ces éléments font partie de ceux qui ont été transmis par l’Assemblée nationale fin janvier mais, jusqu’ici, « personne n’a considéré qu’ils étaient dignes d’intérêt », a-t-il dit. « La bonne question à se poser, c’est pourquoi le Parquet national financier qui, lui, savait depuis des semaines, n’en a pas parlé, et pourquoi cette information sort à 14 jours du premier tour », a ajouté l’avocat. Me Levy a dénoncé une nouvelle « fuite à charge, qui démontre l’instrumentalisation de la procédure pour la transformer en feuilleton médiatique et influer sur la campagne électorale ». François Fillon a notamment été mis en examen le 14 mars pour détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux. L’enquête ouverte par le PNF a ensuite été élargie au chef de « trafic d’influence » et aux costumes sur mesure offerts à François Fillon par l’avocat franco-libanais Robert Bourgi. Penelope Fillon a été à son tour mise en examen le 28 mars, notamment pour complicité et recel de détournement de fonds publics. Outre les époux Fillon, a également été mis en examen pour détournement de fonds publics, dans cette affaire à tiroirs, l’ex-suppléant de l’ancien Premier ministre, Marc Joulaud, qui a employé Penelope Fillon de 2002 à 2007. Les magistrats cherchent notamment à déterminer si Penelope Fillon a bien travaillé comme attachée parlementaire au service de son mari et de Marc Joulaud, et comme collaboratrice de La Revue des deux mondes, en contrepartie de rémunérations approchant au total près d’un million d’euros brut. François Fillon est passé du statut de favori de la présidentielle après la primaire à droite, fin novembre, à celui de troisième homme, voire quatrième, donc éliminé du second tour. Il n’a eu de cesse de dénoncer les oeuvres d’un « cabinet noir » dont le chef serait l’actuel président, François Hollande.

 

Le pétrole au plus bas depuis fin novembre

Le pétrole au plus bas depuis fin novembre

 

En dépit des pressions des pétroliers et de la spéculation pour la remontée des cours, le pétrole demeure relativement bas ; En cause une  activité internationale qui n’est pas vraiment repartie aussi un déséquilibre de l’offre et de la demande. Les cours du pétrole ont encore  baissé vendredi dans le sillage d’une semaine catastrophique, qui les a fait retomber au plus bas de l’année face à la prise de conscience d’une offre toujours élevée. Le prix du baril de référence a cédé 79 cents à 48,49 dollars sur le contrat pour livraison en avril au New York Mercantile Exchange (Nymex), finissant au plus bas depuis fin novembre au terme d’une chute hebdomadaire de plus de 9%. « Les investisseurs se disent que c’est le moment de vendre », a résumé Mike Lynch, de Strategic Energy & Economic Research. « Ils se mettent à s’inquiéter du haut niveau des réserves». Malgré une tentative de rebond en début de séance, les cours ont poursuivi un mouvement brusquement entamé en milieu de semaine, après notamment l’annonce d’un bond des réserves américaines de brut à de nouveaux records. « Alors que certains investisseurs jugeaient auparavant que la hausse des stocks américains n’avait pas d’importance pour les cours, c’est maintenant devenu la principale inquiétude », s’est étonné dans une note Tim Evans, de Citi. En effet, le marché n’avait guère évolué lors des précédentes semaines, alors même que le département américain de l’Energie (DoE) faisait déjà état de réserves de brut sans précédent. Après un début d’année marqué par de très nombreux paris à la hausse, c’est en fait l’équilibre spéculatif du marché qui semble s’être inversé car « le mouvement de vente engagé par le plongeon de mercredi continue à primer sur d’éventuelles chasses aux bonnes affaires », a souligné M. Evans. Ce retournement a accentué la prise de conscience, déjà sensible depuis de nombreuses séances dans le discours des analystes, que la production américaine ne cesse d’accélérer et a maintenant retrouvé son niveau d’il y un an. A ce titre, les investisseurs ont encore pris connaissance vendredi d’une nouvelle hausse du nombre de puits en activité aux Etats-Unis, selon le décompte hebdomadaire du groupe privé Baker Hughes. Ce contexte pousse le marché à « s’inquiéter d’un échec de l’accord entre les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres pays », a prévenu John Kilduff, d’Again Capital. Cet accord prévoit des baisses de production avec des quotas précis pour chaque signataire et il avait largement contribué à soutenir le marché lors des derniers mois, mais les observateurs craignent qu’il ait aussi ouvert une brèche aux compagnies américaines, les Etats-Unis n’étant pas impliqués par ce pacte. Les prix du pétrole risquent de demeurer bas encore en 2017 en raison d’une part du tassement de l’économie mondiale et de l’incapacité de l’OPEP à réduire vraiment la production.  .  De façon presque mécanique, le tassement des prix du pétrole suit l’atonie de l’activité économique mondiale.  «On dirait que s’évaporent les attentes d’un rééquilibrage de l’offre et de la demande», a reconnu Gene McGillian, de Tradition Energy. «L’attention des investisseurs se concentre sur le niveau élevé des réserves de pétrole comme de carburant à travers le monde.»   C’est notamment aux États-Unis que la situation préoccupe les marchés, car les réserves d’essence ne cessent d’augmenter

 

600 000 chômeurs en plus depuis 2012

600 000 chômeurs en plus depuis 2012

 

Difficile souvent de s’y retrouver dans les évolutions conjoncturelles du chômage mois par mois. Ainsi si le chômage avait diminué pour la catégorie A pendant 3 mois, il a encore augmenté en décembre. D’autant qu’on opéré parfois des transferts entre catégories, qu’on en raye parfois simplement d’autres ou encore qu’on inclut des emplois précaires soutenus par les finances publiques. On voit d’ailleurs mal comment pourrait baisser le chômage avec des croissances limitées à 1, 3%. A moins de faire baisser la productivité en réduisant les investissements. Ce qui est le cas de la France qui le paye avec son déficit abyssal des échanges extérieurs. Le vrai bilan c’est celui qui permet de comparer le chômage à l’arrivée de Hollande avec celui de fin 2016. En dépit de tous les artifices statistiques, le vrai  bilan de François Hollande c’est 600 0000 chômeurs en plus en 5 ans.  Pour décembre. Le nombre de jeunes en catégorie A est reparti à la hausse (de 3400, en France métropolitaine), comme celui des seniors de plus de 50 ans (+10.600), dépassant pour la première fois le seul symbolique des 900.000 recensés. Les commentaires de la ministre du travail face à ce bilan relève de l’anecdotique. . «Le nombre de jeunes demandeurs d’emploi sans activité diminue de 14.900 (-3,0%) sur les trois derniers mois, pointe Myriam El Khomri. Le bilan annuel est également favorable car leur nombre diminue pour la deuxième année consécutive; la baisse enregistrée en 2016 (-46.100, soit -8,8%) est même plus de deux fois supérieure à celle de l’année 2015 et permet au nombre de jeunes inscrits de retrouver son niveau de mi-2011». la ministre du Travail note la nouvelle baisse du nombre de chômeurs de longue durée (inscrits dans les catégories A, B et C depuis plus d’un an) en décembre, de 10.000 précisément, la 6ème depuis le début de l’année et surtout la 7ème depuis le début du quinquennat et aussi la fin 208. «Sur l’ensemble de l’année 2016, la baisse atteint même 58.300 (-2,4 %)», note-t-elle, ce qui n’était pas arrivé là encore depuis huit ans sur une année entière. Reste que l’inversion de la courbe du chômage, chère à François Hollande, intervenue l’année dernière ne sauve pas le quinquennat sur le front de la lutte contre le chômage. Le nombre d’inscrits en catégorie A a bondi de plus de 600.000 depuis l’élection du président de la République en mai 2012, avec des hausses spectaculaires dans les deux catégories les plus éloignées du marché du travail et qu’aucune politique active n’arrive à réinsérer: +52,71% en 56 mois pour les seniors et +42,14% pour les chômeurs de longue durée. Il n’y a que pour les moins de 25 ans que ça va en effet un peu mieux: le nombre de leurs inscrits en catégorie A a reculé de 25.000 depuis le début du quinquennat.

La livre au plus bas depuis 1985

La livre au plus bas depuis 1985

 

La perspective d’un brexit dur  semble avoir été choisie par la première ministre Theresa May et  fait encore plonger un peu plus la livre, au plus bas depuis 1985. En cause évidemment les incertitudes concernant les échanges entre l’union économique et la Grande Bretagne. Par ailleurs,  la balance commerciale est très déséquilibrée et le budget un fort déficit, ce qui nécessite un rééquilibrage par l’apport de capitaux extérieurs. Mais  les investisseurs hésitent à intervenir en Grande-Bretagne, ce qui explique la nouvelle baisse de la livre. On observera cependant que la baisse de la livre peut favoriser à terme un moindre déficit de la balance commerciale en raison de la compétitivité retrouvée. Pour essayer de défendre la monnaie et l’économie Theresa mais se dit pr^te  à s’engager dans la voie du dumping fiscal en cas de rupture totale avec l’union européenne. Le sterling a donc reculé lundi à son plus bas niveau depuis 32 ans, hormis l’épisode du « flash crash » d’octobre, dans la crainte de voir la Première ministre britannique Theresa May opter mardi pour un divorce sans compromission avec l’Union européenne.La devise britannique a reculé jusqu’à 1,1983 dollar en Asie, en repli de 1,5%, tombant à son plus bas niveau depuis le « flash crash » du 7 octobre quand elle avait perdu 10% de sa valeur en quelques minutes. Hormis cet accident, il s’agit de son niveau le plus bas depuis mai 1985.La livre est ensuite remontée pour se traiter autour de 1,20 dollar en milieu de journée en Europe, en baisse de plus de 1%.L’euro de son côté a pris jusqu’à 1,5% face à la livre, à un plus haut de deux mois de 88,53 pence, avant de refluer vers 87,75 (+0,7%). Le yen, profitant de son statut de valeur refuge, a quant a lui pris jusqu’à 2,3% à 136,48 pour un sterling, là aussi un pic de deux mois, et il conservait un gain de 1,4% à mi-séance en Europe. Le marché, disent des cambistes, réagit à des articles de presse selon lesquels Theresa May, qui s’exprimera mardi devant un parterre de diplomates à Londres, donnera la priorité à la maîtrise de l’immigration et à la création de relations commerciales bilatérales dans le cadre du Brexit. Une porte-parole de la Première ministre a qualifié ces informations de spéculations. »A chaque fois que la presse évoque un ‘hard Brexit’, on assiste à un mouvement de vente du sterling », constate Lee Hardman, analyste change chez MUFG à Londres. « Il est pratiquement impossible d’imaginer que l’Europe permettre au Royaume-Uni de rester un membre à part entière du marché unique s’il veut par ailleurs reprendre le contrôle de ses frontières et conclure ses propres accords. » Les informations sorties dans la presse n’apportent toutefois pas de nouveaux éléments, le gouvernement de Theresa May ayant toujours donné la priorité à la maîtrise de l’immigration, ce qui explique que la livre n’ait pas reculé davantage après l’ouverture du marché londonien, ajoute-t-il. Richard Cochinos, responsable de la stratégie de changes du G10 chez Citi à Londres, rappelle que le Royaume-Uni est fortement tributaire des capitaux étrangers en raison de ses déficits courant et budgétaire. Plus les investisseurs éprouvent de l’incertitude quant à la place future de la Grande-Bretagne en Europe, moins il y aura d’investissements vers ce pays, ce qui explique selon lui la baisse du sterling.

Primaire de la gauche : Vincent Peillon en retard de cotisation depuis 3 ans !

Primaire de la gauche : Vincent Peillon en retard de cotisation depuis 3 ans !

Ce n’est pas la première fois qu’un haut responsable du PS est dénoncé pour n’avoir pas payé se cotisations à son parti. Ce qui démontre d’ailleurs que le PS n’est pas vraiment un vrai parti mais plutôt un club d’élus et de candidats à l’election. Cette fois c’est Peillon qui est pris la main dans le sac. Le pire c’est qu’il est aussi député européen.  Selon le Canard enchainé  Peilon doit 20 000 euros depuis 3 ans ! Une paille sans doute pour ces bobos du PS qui vivent de la politique. Il ya évidemment lieu de inquiéter sur les compétences de gestion financiere  du nouveau candidat de la primaire de la gauche et aussi de la probité de ce philosophe. Un personnage certes intelligent mais un peu hors sol qui  lui a aussi (avec bien d’autres)  contribué à mettre la pagaille dans uen éducation nationale déjà très déstabilisée. La candidature de Peillon sort une peu du chapeau elle a été largement suggérée  par ceux qui militent pour tout sauf Valls c’est à dire des responsables qui ont des comptes à régler  avec Valls comme Hollande, Ségolène Royal, Hidalgo, Taubira, Aubry et beaucoup d’autres. Vincent Peillon  a brusquement émergé pour mettre des bâtons dans les roues d’un Valls qui set fait beaucoup d’ennemis autant par ses orientations libérales que surtout par son autoritarisme et son mépris de la concurrence à la succession de François Hollande.  D’après l’hebdomadaire, le nouveau candidat à la primaire de la gauche devait donc environ 20 000 euros au Parti socialiste. Une dette dont il se serait « acquitté », selon des membres du Parti socialiste. Selon Le Canard enchaîné, Vincent Peillon avait jusque-là « superbement ignoré les relances qui lui ont été faites par mail ». Or le temps pressait : le candidat se devait de régulariser sa situation avant le 15 décembre à 18 heures, sous peine de ne pas pouvoir concourir à la primaire, affirmait un proche de Jean-

.

Sondage popularité Hollande : un gain de 13 points depuis l’annonce de sa sortie

Sondage popularité Hollande : un gain de depuis l’annonce de sa sortie

Comme c’était prévisible après son renoncement François Hollande enregistre une forte hausse de popularité dans l’opinion. Une progression qui découle directement de son n’annonce de renonce sa candidature sa décision de non candidature mais aussi de la dignité qu’il manifestait lorsqu’il a annoncé. François Hollande gagne en effet 13 points d’approbation en un mois à 29% après sa décision de ne pas briguer un second mandat, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio. De la même façon, le pourcentage de Français qui désapprouvent l’action du chef de l’Etat baisse de 83%, à 70%. S’il reste majoritairement impopulaire, François Hollande progresse fortement auprès de la gauche (+15) et singulièrement chez les sympathisants socialistes (+10). Même à droite, il décolle légèrement passant de 7 à 14% d’approbation de son action. Une aussi forte hausse de l’action du chef de l’Etat n’était intervenue qu’à deux reprises depuis le début du quinquennat : après les attentats de janvier 2015 et ceux de novembre de la même année. Le Premier ministre Manuel Valls, qui devait annoncer lundi soir sa candidature à la primaire socialiste, perd pour sa part un point depuis novembre avec 33% d’approbation, contre 34% en novembre. Ce sondage a été réalisé du 2 au 3 décembre auprès d’un échantillon de 983 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Pétrole : au plus bas depuis trois mois

Pétrole : au plus bas depuis trois mois

 

Contrairement à ce que disaient les experts (souvent impliqués dans la spéculation), le pétrole ne remonte pas. Il a même tendance a nettement diminuer. Des experts qui avaient interprété  un peu vite les décisions de l’OPEP de réduire la production ;  mais les membres de l’OPEP qui ont été incapable de se mettre d’accord sur des quotas par pays. Les cours du pétrole reculaient en effet encore vendredi en fin d’échanges européens, les investisseurs délaissant la présidentielle américaine pour se focaliser à nouveau sur le risque de surproduction du marché. Vers 18h30, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 44,62 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,22 dollar par rapport à la clôture de jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de décembre cédait 1,23 dollar à 43,43 dollars. Les cours de l’or noir sont tombés vendredi à 44,19 dollars pour le Brent, au plus bas en près de trois mois, et à 43,03 dollars pour le WTI, au plus bas en près de deux mois, effaçant les gains engrangés depuis la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines qui avait dopé le goût pour le risque des investisseurs. L’accord de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sur la production était à nouveau au coeur des préoccupations des marchés, alors que le rapport mensuel de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) sur l’état du marché mettait en garde jeudi contre une offre excédentaire. Reste à ressentir la baisse à la pompe !

 » Un trou d’air intellectuel depuis une trentaine d’années »(Aude Lancelin)

 » Un trou d’air intellectuel depuis une trentaine d’années »(Aude Lancelin)

Aude Lancelin, la directrice adjointe de L’Obs, a  été licenciée en mai 2016? L’hebdomadaire de gauche avance une simple raison managériale. Aude Lancelin, compagne de l’économiste radical Frédéric Lordon, proche du mouvement Nuit Debout, avance d’autres pistes : une intervention de François Hollande, irrité par la trop grande place offerte à la gauche radicale dans un hebdomadaire social-démocrate, et un trio d’actionnaires (Pierre Bergé, Xavier Niel, Matthieu Pigasse) trop proches du pouvoir en place. Sans prendre parti, Le Journal du Dimanche a décidé de lui donner la parole. Le Monde libre, bien au-delà des portraits cruels de journalistes et intellectuels parisiens, pose à sa manière le problème de la liberté d’expression. Interview JDD :

 

 

Ce qui vous arrive, un licenciement, est la réalité de millions de Français. Pourquoi en faire un livre?
Le film des frères Dardenne sur la lutte acharnée d’une ouvrière d’usine pour échapper à un licenciement, Deux Jours, une nuit, est une des œuvres qui m’ont le plus bouleversée ces dernières années. Donc en soi un licenciement est un sujet fort et légitime qui concentre souvent dans un drame singulier la vérité de tout un fonctionnement social. Mais ce n’est pas le sujet de mon livre, et vous m’accorderez que j’y étale assez peu mes états d’âme. Le projet de ce livre est de décrire le système qui a abouti à la destruction d’un métier, le journalisme, écrasé par l’extension du domaine du management, par la promotion de la médiocrité la plus crasse, et la soumission toujours plus complète aux puissances d’argent. Il est également de penser la dérive d’une gauche de gouvernement aux abois, qui en est rendue à commanditer des licenciements politiques pour tenter d’échapper au verdict des urnes. Je me dois, en effet, de faire remarquer que, en tant qu’ex- »numéro 2″ du dernier grand hebdomadaire de la gauche française, le licenciement que j’ai connu a une dimension assez particulière. Pour reprendre les mots mêmes de Jean Stern, référence dans le domaine de l’histoire des médias, au cours d’une récente émission : c’est « la première fois depuis la Libération » qu’un journaliste est ouvertement licencié pour délit d’opinion.

De quoi L’Obs, que vous appelez l’ »Obsolète », est-il le nom?
De la déchéance de la gauche officielle, prétendument « sociale-démocrate », en réalité néolibérale et autoritaire, dont ce journal s’est fait au fil du temps le miroir, jusqu’à vouloir l’accompagner dans sa chute finale. Une gauche obligée de mentir en permanence sur elle-même, mais dont plus grand monde n’est tout à fait dupe désormais.

 

Ne craignez-vous pas de tomber dans le règlement de comptes, la vengeance?
Il fallait que les choses soient dites. À la suite de Guy Hocquenghem, l’auteur de Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, un journaliste de Libération en rupture de ban au milieu des années 1980, je dirais qu’il n’existe pas de divorce tacite. Je me devais d’autant plus de révéler toutes ces choses, la censure, le faux-semblant, la brutalité des coulisses médiatiques, que tout cela est d’un intérêt public extrême. Il faut que les gens sachent comment se fabriquent les idées qu’on essaie de leur faire penser, il faut qu’ils sachent comment se nouent concrètement les liens entre éditorialistes, grands capitalistes et puissance publique. Il est important de leur dire, par exemple, qu’aujourd’hui un président de la République peut alerter un actionnaire de presse au sujet de l’orientation politique d’une journaliste, ainsi que de sa vie privée, en pensant que la chose restera dans l’ombre.

Avez-vous écrit un pamphlet?
Si le pamphlet est une œuvre contestataire visant à destituer un pouvoir abusif, alors je vous répondrai oui. Si l’on y voit au contraire une entreprise de dénigrement systématique, cherchant à tout prix l’outrance, alors je dirai pas du tout. Car tout ce qui est relaté ici est vrai. Pas un seul fait, aussi révoltant ou burlesque qu’il puisse paraître, n’a été inventé.

On reconnaît tout le monde (le cofondateur de L’Obs Jean Daniel ; l’actuel directeur, Matthieu Croissandeau ; les actionnaires Xavier Niel, Matthieu Pigasse…) mais vous n’utilisez pas toujours les vrais noms. Pourquoi?
Ce sont des gens que j’ai tous connus personnellement, à une exception près, Xavier Niel, qui, quoique ne m’ayant jamais rencontrée, a estimé qu’il était opportun que je parte. Mais Matthieu Pigasse, par exemple, conserve mon estime. Écrire sur eux n’était donc pas toujours émotionnellement facile. L’usage du surnom ou du pseudo m’a aidée à prendre de la distance. Il a communiqué au livre la légèreté du romanesque. Cela m’a permis de traiter ces personnages bien réels à la manière de « caractères » littéraires.

 

Ne versez-vous pas dans l’ingratitude en dénonçant un journal qui vous a donné votre chance?
Un licenciement aussi cynique et brutal remet les compteurs à zéro, vous ne trouvez pas? Je dirais plutôt que c’est la direction de L’Obs qui s’est montrée très peu reconnaissante tout au long de son histoire à l’égard des « cautions de gauche » dans mon genre, qui ont pourtant beaucoup fait pour son image de marque. Même le grand André Gorz [l'un des fondateurs du journal en 1964, ndlr] a notoirement payé sa radicalité par de nombreux tourments lorsqu’il y travaillait. Le comble de l’ingratitude, c’est plutôt, lorsqu’on est un enfant de L’Obs, de contribuer à un plan de départs d’une grande brutalité. Mes rapports sont de vive amitié aujourd’hui encore avec la base de L’Obs. Celle-ci m’a massivement soutenue dans la tourmente et la plupart comprennent très bien aujourd’hui que ce n’est pas le journal que j’attaque mais ceux qui sont en train de le saccager, au contraire.

Vos pires ennemis reconnaissent tous votre courage. Il vient d’où?
Vous me l’apprenez. [Rires.] Je crois aux idées, rien de plus. Celles-ci me paraissent suffisamment importantes pour qu’on accepte de souffrir pour elles, c’est tout.

 

Comment jugez-vous la vie intellectuelle en France, manque-t-elle justement de courage?
De courage, je ne dirais pas ça. Mais il y a eu un véritable trou d’air, un spectaculaire affaissement de la vie intellectuelle française depuis une trentaine d’années et les médias y ont largement contribué. Pendant les années 1990 et 2000 notamment, la plupart ont entièrement truqué les éléments du débat au profit d’imposteurs et poussé toutes sortes d’énergumènes toujours violemment réactionnaires sur le devant de la scène. L’esprit public en a été durablement abîmé. Nous allons mettre du temps à remonter cette pente-là.

Le livre dénonce une gauche de plus en plus à droite. Qu’est-ce qu’être de gauche aujourd’hui?
Avant tout, c’est défendre le faible contre la myriade d’exploitations variées que le fort est en train de réinventer sous couvert de « modernité ». Le contraire du « monde Uber » et du « monde El Khomri » prônés par les Valls et les Macron, en somme. En faut-il de l’impudence, et même de la perversion, pour se dire de gauche quand on œuvre sans relâche à la destruction de ce qui protège encore les plus démunis! Ce qui s’est passé ces cinq dernières années est à cet égard voué à entrer dans l’Histoire.

Vous n’assurez pas vos arrières. Comment voyez-vous votre avenir professionnel?
Ce livre est évidemment une lettre d’adieu à ces lieux qu’on appelle encore « journaux » par habitude, mais où l’esprit a été vaincu, où les combats ne sont plus que d’apparence. Pour autant, ce n’est nullement un adieu à ce métier. Les journalistes étouffent, nous sommes nombreux à ne plus supporter d’être les hochets de géants des télécoms instrumentalisant la presse à leurs propres fins. Avec l’aide de lecteurs, eux aussi, spoliés, une autre histoire reste à écrire.

Le Monde libre, Aude Lancelin, Les liens qui libèrent, 240 p., 19 € (en librairies mercredi).

États-Unis : Trump n’a pas payé d’impôts depuis 20 ans, et alors ?

États-Unis : Trump n’a pas payé d’impôts depuis 20 ans, et alors ?

 

 

Haro sur  le candidat à la présidentielle des États-Unis qui  n’aurait pas payé d’impôts depuis 20 ans, il aurait ainsi économisé de l’ordre leur de 50 millions. Et alors ? S’il fallait interdit tout les candidats qui ont trouvé des accommodements financiers et où fiscaux un peu borderline par rapport à la légalité comment fonctionnerait notre  démocratie ? De toute manière Trump  est cohérent ;  le candidat républicain sert surtout les intérêts des plus riches mêmes si évidemment il utilise la démagogie pour rabattre les voies des gogos qui payent, eux, des impôts. Ces responsables ne font que gérer leur fortune au mieux de leur intérêt. En France aussi certains de nos responsables sont bien contraints de solliciter les textes fiscaux pour ne pas se faire déplumer par la fiscalité. Dans le gouvernement de gauche actuelle 14 ministres sont soumis à l’ISF, comment ne pas imaginer qu’il ne protège pas leurs avoirs par exemple en sous-estimant la valeur de leur patrimoine immobilier ou encore par le biais de sociétés civiles immobilières bidons quand ce n’est pas des comptes cachés à l’étranger. En France plusieurs candidats à l’échéance de 2017 ce sont livrés à quelques manœuvres de ce type pour assurer leur retraite. La démocratie fonctionne ainsi il faut être riche et où fonctionnaire pour avoir des ambitions politiques et surtout pour les satisfaire. Les États-Unis de ce point de vue nous offrent une sorte de caricature dans nous nous nous inspirons largement à la fois en matière de sociologie du personnel politique mais aussi concernant le niveau du débat qui relève davantage du cirque médiatique que de l’échange d’idées. À cet égard si la crise actuelle à des dimensions économiques et sociales graves elle découle aussi d’une grave crise de la démocratie. Selon le New York Times, le candidat républicain a donc bénéficié en toute légalité d’importants avantages fiscaux après l’échec de plusieurs opérations financières au début des années 1990. Donald Trump pourrait avoir évité, de manière légale, de payer des impôts pendant près de deux décennies. Le New York Times dit ainsi avoir reçu par la poste d’une source anonyme une copie de sa déclaration d’impôts de 1995. Selon le quotidien, le magnat de l’immobilier y fait état d’une perte de 916 millions de dollars qui a pu déclencher une déduction fiscale lui évitant de s’acquitter d’impôt pendant près de 18 ans. Bien que les revenus du candidat républicain après 1995 restent inconnus, le journal estime qu’il aurait donc potentiellement pu effacer chaque année 50 millions de dollars de ses impôts. Les pertes abyssales qu’aurait encaissées l’homme d’affaires au début des années 1990 seraient notamment dues, selon le New York Times, à ses échecs dans le monde des casinos d’Atlantic City, sur la côte Est, ainsi qu’à d’autres débâcles, dans le secteur hôtelier et le transport aérien. À croire les experts fiscaux engagés par le journal pour analyser le dossier, le code fiscal, particulièrement avantageux pour les déclarants aisés, aurait ainsi permis à Donald Trump de soustraire de ses impôts un montant équivalent à cette perte. Soit, étalé sur 18 ans, 50 millions de dollars chaque année.

  • (Avec AFP))

Alstom : pourquoi ils étaient tous informés depuis longtemps

Alstom : pourquoi ils étaient tous informés depuis longtemps

 

Sur le sur le dossier très chaud politiquement d’Alstom chacun se renvoie la balle. La droite accuse la gauche ; à l’intérieur même de la gauche ; on se repasse la patate chaude Montebourg en particulier accuse le gouvernement d’avoir été informé dés  2014. En vérité ils étaient tous informés depuis longtemps car le transport ferroviaire ne cesse de régresser. Globalement le transport de voyageurs diminue depuis 2009, c’est en 2012 que le TGV a commencé à enregistrer des reculs. Tout cela en dépit de l’augmentation de la l’offre ; depuis des décennies et des décennies ; le train perd des parts de marché en transport de personnes comme pour le transport de fret (en voie de disparition). Conclusion,  ils mentent tous ou à leur ils sont encore plus incompétents qu’on ne le pense l’État possède des administrateurs à la SNCF, par ailleurs très discrets qui ont sans doute avisé le gouvernement depuis très longtemps. En outre les statistiques du trafic sont publiques, elles sont notamment diffusées par le service économique du ministère (dont j’ai été le président du comité d’orientation). Il est évident que lorsque le trafic stagne ou recule les commandes de matériel se tasse forcément. Les accusations réciproques des politiques relèvent donc de la bataille de chiffonnier. L’ancien ministre de l’Economie Arnaud Montebourg a accusé par exemple mercredi le gouvernement, dont il a fait partie pendant plus de deux ans, d’avoir ignoré les avertissements pour le site Alstom de Belfort, accusations dont se défend l’exécutif. Le sort de ce site, dont le groupe a annoncé la semaine passée le transfert des activités en Alsace, s’est invité dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, à laquelle cette figure de la gauche du PS s’est déclaré candidat. Lors d’un déplacement à Belfort, l’ancien ministre, démis en août 2014 de ses fonctions en raison de désaccords avec le chef de l’Etat, François Hollande, a déclaré que l’exécutif était au courant des risques pesant sur le site de Belfort. « A l’évidence, le gouvernement savait tout, je regrette qu’il n’ait rien fait », a dit Arnaud Montebourg. Une accusation également portée par des élus locaux de droite mais de nouveau réfutée mercredi par le gouvernement. Son porte-parole, Stéphane Le Foll, leur a répondu lors du compte rendu du conseil des ministres. « Chacun avait parfaitement conscience des difficultés que pouvait rencontrer Alstom sur la question de la production de locomotives en France », a-t-il dit. « Mais l’information concernant la fermeture du site de Belfort n’a pas été donnée au gouvernement et n’a même pas été présentée à un conseil d’administration. » Stéphane Le Foll a rappelé que l’Etat, qui dispose de 20% des droits de vote au sein d’Alstom, se donnait dix jours pour trouver des solutions afin de sauver le site de Belfort, où 400 emplois sont en jeu sur les 9.000 du groupe en France. « Il y a dix jours pour peaufiner le plan, donner des perspectives et négocier avec l’entreprise. C’est ce qu’a rappelé le président de la République ce matin », a-t-il dit. A huit mois de l’élection présidentielle, ce dossier fait écho à l’échec du sauvetage des hauts-fourneaux de Florange, devenu pour une partie de la gauche le symbole de l’impuissance du pouvoir socialiste, voire d’une trahison. (Avec Reuters)

Baisse du temps de travail en France depuis 10 ans

Baisse du temps de travail en France depuis 10 ans

En dix ans  la durée réelle de temps de travail a encore diminué de 45 minutes pour passer de 37,3 par semaine en 2015 contre 38 heures en 2005. Une évolution sociale dont on peut se réjouir mais dont la contrepartie économique est une perte de compétitivité qui affecte la croissance et l’emploi (même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Plus encore que l’abaissement de la durée du travail comme cause de l’affaiblissement économique, c’est  la culture RTT qui plombe sans doute le plus la performance du pays. La tendance se confirme: les Français -qu’ils soient salariés ou non salariés, qu’ils bossent à temps complet ou à temps partiel- travaillent de moins en moins. Selon les dernières données du ministère du travail, publiées ce mardi, l’ensemble des actifs a consacré en moyenne 37,3 heures par semaine en 2015 à son travail, contre 38 heures en 2005. Le mouvement est particulièrement frappant pour la population des non-salariés à temps complet, ceux qui bouclent traditionnellement les semaines les plus chargées. En 2015, ces indépendants affichaient des semaines moyennes de 51,2 heures, contre 55,1 heures en 2005. Quatre heures de travail ont donc disparu en dix ans! Les semaines des salariés à temps complet ressemblent de leur côté à celles qu’ils connaissaient il y a dix ans: ils travaillent en moyenne 39,1 heures par semaine. Un creux avait été atteint en 2002, après l’instauration au 1er janvier dans toutes les entreprises de la semaine de 35 heures, imposée par la loi Aubry II. La durée hebdomadaire effective, comprenant aussi les heures supplémentaires, était alors passée à 37,7 heures. De nombreux assouplissements aux 35 heures étant adoptés après 2002, la durée moyenne de travail était ensuite doucement remontée jusqu’à atteindre 39,5 heures en 2011, avant de rediminuer à partir de 2012. La suppression du dispositif de défiscalisation et d’exonération de charges sociales des heures supplémentaires, votée à l’été 2012 par la gauche, comme s’y était engagé François lors de sa campagne, pourrait expliquer ce ralentissement. Les actifs à temps partiel ont eu aussi tendance, volontairement ou non, à lever le pied. Ils affichaient en 2005, en moyenne 23,2 heures de travail au compteur, contre 22,9 l’année dernière.

 

(Avec le Figaro)

Industrie française : divisée par deux depuis 1970

Industrie française  : divisée par deux depuis 1970

 

Depuis 1970, la part de l’industrie manufacturière dans la ajoutée totale dégagée par l’économie française est ainsi passée de 22,3 % à 11,2 % en 2014. Le recul a été particulièrement marqué entre 2000 et 2007. Quant à la baisse de l’emploi, elle a été encore plus prononcée puisque l’industrie ne représentait plus que 10 % des emplois en 2014 dans l’Hexagone contre 23 % en 1970.La France n’est pas un cas isolé puisque tous les grands pays européens ont enregistré un recul de leur industrie. A l’exception notable de l’Allemagne. De l’autre côté du Rhin, la part de l’industrie s’est stabilisée depuis le milieu des années 1990 – une fois la réunification digérée – aux alentours de 22 % de la valeur ajoutée totale, c’est-à-dire autant que l’industrie en France… en 1975. Pourquoi la France s’est-elle autant désindustrialisée ? D’un point de vue strictement comptable, les gains de productivité ont été plus importants dans cette branche que dans le reste de l’économie : de 1970 à 2014, la productivité s’est accrue de 3,2 % par an en moyenne dans l’industrie manufacturière contre 1,7 % dans l’ensemble de l’économie, explique l’étude. Mais plus prosaïquement, pour Elisabeth Kremp, chef du département des synthèses sectorielles à l’Insee, « ce recul s’explique aussi par l’externalisation de certaines activités et les délocalisations » de la part des industriels. Une partie des activités de l’industrie a été externalisée et est donc désormais comptabilisée dans les services. Certains industriels se sont concentrés sur leur cœur de métier et ont ainsi fait appel à des sous-traitants pour la propreté, l’audit ou le marketing, alors qu’autrefois ces activités étaient effectuées au sein de l’entreprise. Pour preuve, la consommation de services par les entreprises industrielles a augmenté très vite depuis 1970 et encore plus rapidement dans les années 1990. Ce phénomène semble cependant ne plus progresser. Les délocalisations sont aussi sur le banc des accusés. D’abord, « dans le contexte de mondialisation des échanges internationaux, les importations de produits manufacturés ont fortement progressé », note l’étude de l’Insee. D’ailleurs, de 1970 à 2014, la production manufacturière française a crû de 5,2 % en moyenne par an, alors que les importations de produits manufacturés ont, elles, grimpé de 8,4 % chaque année. De fait, le solde extérieur des produits manufacturés, qui avait enregistré un excédent record en 1997, est désormais fortement déficitaire.

 

Les fonds souverains ont doublé depuis 2009

Les fonds souverains ont doublé depuis 2009

 

 

 

En dépit de la crise de 2009 – ou peut-être à cause– les fonds souverains –continuent de progresser au point d’avoir en 7 ans. Des fonds souverains qui ne représentent qu’environ 10 % de la totalité de la capitalisation boursière mais qui pour autant je vous un rôle très important compte tenu de leur puissance intrinsèque dans tous les domaines économiques. Derniers petits exemple en date le rachat de 1700 ha de terres arables par un fonds chinois dans le Berry. D’une manière générale ces fonds souverains exercent une très forte pression sur les entreprises pour augmenter la rentabilité à court terme au détriment parfois de la stratégie à long terme. Les actifs des fonds souverains dans le monde ont augmenté de 200 milliards de dollars sur l’année à mars 2016 pour atteindre 6.510 milliards de dollars (5.760 milliards d’euros) malgré la récente volatilité des marchés et le bas niveau des prix du pétrole, montre une étude publiée mardi par le cabinet de recherches Preqin. Cela représente une croissance annuelle d’environ 3%, contre 16% à 17% ces dernières années. Les actifs des fonds souverains n’en ont pas moins plus que doublé depuis 2009, lorsqu’ils culminaient à 3.220 milliards de dollars. La croissance sur l’année écoulée a été alimentée surtout par les fonds non liés aux ressources de base (+290 milliards de dollars), tandis que ceux dépendant des recettes du pétrole et du gaz ont fondu de 10 milliards de dollars, note Preqin. Avec des cours du brut évoluant autour de 40 dollars le baril, les fonds souverains et les banques centrales de pays exportateurs de pétrole bien établis comme la Norvège, la Russie ou l’Arabie saoudite ont dû puiser dans leurs réserves et liquider des actifs pour contribuer à réduire leurs déficits budgétaires. « Etant donné que beaucoup de fonds souverains sont ceux de pays producteurs de pétrole, il n’est peut-être pas surprenant que le taux de croissance des actifs ait ralenti », écrit Preqin. Les fonds souverains basés au Moyen-Orient et en Asie représentent 76% de l’ensemble de la catégorie mais Preqin rappelle que 14 nouveaux fonds ont été lancés ces six dernières années et rappelle que la Bolivie et les Philippines passent pour envisager de lancer de nouveaux fonds.

(avec Reuters)

Hiver : le plus doux depuis 1900, pourquoi ?

Hiver : le plus doux depuis 1900, pourquoi ?

 

Une nouvelle fois la France n’a pas connu d’hiver. Les spécialistes hésitent encore à identifier les facteurs explicatifs de ce phénomène ;  reste que l’hiver 2015 2016 a été le plus doux depuis 1900.  Selon Météo-France., la température moyenne sur ces trois mois a été de 8°C, soit 2,6°C au-dessus de la normale, un écart énorme qui place cet hiver loin devant les précédents records. Les spécialistes hésitent encore à attribuer ce phénomène au réchauffement climatique. Pourtant il y a bien une trentaine d’années que nombre de régions ne connaisse plus de véritable hiver qui par ailleurs bouleverse la pluviométrie. Pollution, inondation, sécheresse, disparition d’espèces, changement de culture agricole autant de conséquences de la montée inexorable de la température. Il est urgent de limiter notre pollution si l’on veut éviter la montée de la température moyenne du globe au-delà de 2°C d’ici 2100, chiffre décidé lors de la conférence climat de Copenhague de 2009. Actuellement, si nous ne faisons rien, il faut en fait s’attendre à un climat de 4°C de plus, Pour éviter d’atteindre cette hausse, nous ne devons pas envoyer dans l’atmosphère plus de 900 milliards de tonnes de CO2, un chiffre qui sera atteint d’ici 20 ans si nous poursuivons à notre rythme actuel. Les derniers constats scientifiques montrent que les effets du changement climatique sont déjà présents : vagues de chaleur, les inondations et fonte des glaces.  Les scientifiques rappellent qu’il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 40% à 70% d’ici 2050, si nous voulons arriver à zéro émission en 2100. C’est encore possible si nous mettons un prix au carbone, si nous investissons dans des transports, des villes propres. Cela ne représente qu’une petite part des milliards que nous allons consacrer dans nos futurs investissements d’infrastructures. Les scientifiques reconnaissent que les changements seront plus faciles à faire pour la production d’énergie, les voitures ou l’efficacité énergétique, mais qu’ils seront plus compliqués dans l’aviation, les transports routiers et maritimes. « Nous sommes dans une progression du réchauffement sans équivoque et nous verrons si 2015 bat le record de 2014«  explique Jean Jouzel, climatologue, vice-président du Giec. Au-delà de la hausse des températures, de l’élévation du niveau de la mer et de la fonte de glaces, il a été constaté que certaines espèces animales changeaient leur mode de vie. « Les zones climatiques se déplacent de quelques kilomètres par décennie et cela va s’accélérer. On a observé un changement chez les requins, mais aussi une modification de la date des migrations. Les cultures suivent aussi le changement des saisons«, constate Jean Jouzel. « Il faut aller vers un nouveau mode de développement sobre en carbone, qui demande une mobilisation de tous«, avertit Jean Jouzel. « Il faut aussi penser en termes de développement des pays pauvres et cela doit aller de pair avec la lutte contre le réchauffement climatique. «  C’est à Biarritz (13,3°C, +4,3°C par rapport à la normale) qu’il a fait le plus doux en moyenne. Marseille et Brest affichent 12,1°C, Paris 10°C. La moyenne de décembre à Strasbourg a été de 7,3°C et de 8,7°C à Lyon. Dans toutes ces villes, les écarts par rapport à la normale dépassent les 4°C. Autre indicateur de la douceur des mois passés: des gelées «peu fréquentes en plaine», souvent deux fois moins que la normale. Clermont-Ferrand et Strasbourg qui enregistrent en moyenne 14 jours de gel en décembre n’en affichent que six, tandis que Paris (sept en moyenne), Abbeville (10), Marseille (7) et Brest (4) n’en ont eu aucune. Coté ensoleillement et précipitations, les situations sont très variables dans l’Hexagone. La pluviométrie a été ces trois derniers mois «excédentaire de 10 à 50% de la Bretagne au nord du Massif central et à l’Aquitaine, le long des cotes de la Manche et du sud de l’Alsace au nord des Alpes». Elle a été déficitaire de 20 à 40% dans le Languedoc-Roussillon, le sud de la Provence, de l’Auvergne et de Rhône-Alpes. Sur les massifs, la neige a tardé à apparaître. Des chutes ont ensuite été enregistrées en février, mais «l’enneigement n’a retrouvé des valeurs conformes qu’en altitude, au-dessus de 1400 mètres», note Météo-France.

Crise :  » la France est paralysée depuis… 1986″ ! ( Attali)

Crise :   » la France est paralysée depuis… 1986″ ! ( Attali)

Gonflé et pertinent à la fois Jacques Attali qui considère que la France est paralysée depuis 19 86 seulement.  La faute au manque  de vision des grands responsables politiques. Jacques Attali est pertinent quand il évoque certains aspects de l’immobilisme français, il est quand même particulièrement gonflé quand il considère que François Mitterrand, lui, avait une grande vision pour le pays. Faut-il rappeler que la gauche en 81  pris des mesures étatistes vite remises en cause en 83 pour éviter le marasme économique. Faut-il aussi rappeler que François Mitterrand se désintéressait totalement de l’économie en dépit des conseils sans doute avisés de Jacques Attali. L’ancien conseiller de François Mitterrand est cependant souvent assez pertinent même s’il agace par son taux ton un peu professoral et son absence totale de doute. Une interview dans le JDD qui mérite toutefois d’être lu

Le débat sur la déchéance de nationalité est-il le symbole d’une France bloquée?
Nous sommes dans un régime parlementaire. Le président n’est pas Zeus! Il est donc normal que le sujet soit maintenant débattu devant le Parlement. Il y a déjà dans les oubliettes de l’Assemblée une foule de réformes constitutionnelles et j’espère bien que celle-là les y rejoindra. Non seulement la déchéance de nationalité n’est pas l’arme fatale contre le terrorisme, mais en stigmatisant les binationaux elle pousse certains jeunes, humiliés, à plonger dans la radicalité. Cette réforme, qui est au départ une idée du Front national, peut tout à fait conduire au but inverse! Il serait donc habile de la retirer. Ce serait alors la victoire de la morale, la victoire de l’éthique sur la tactique. De plus, et c’est le plus important à mes yeux, ce qui explique tout le reste : comme toutes les mesures uniquement tactiques, elle ne s’inscrit dans aucune vision du monde de demain.

C’est-à-dire?
Sans vision du monde, on ne réforme rien… Le grand blocage dans lequel nous sommes est dû à cela : les partis dits « de gouvernement » n’ont absolument aucune idée de ce que doit être la France dans vingt ans. Faute de vision, c’est toujours la paralysie, parce que nul n’accepte de remettre en cause ses acquis de peur de ne rien gagner en échange. Aujourd’hui, tout le monde est pour l’environnement et pour la sécurité. Entre ces deux projets sectoriels, celui des écologistes et du Front national, il y a un vide. Un grand vide… Les deux partis de gouvernement ne réfléchissent plus à l’avenir. Au lieu d’avoir une réflexion à long terme et une stratégie, ils ne sont plus capables que de tactique.

Quels sont les principaux facteurs de paralysie?
Un pays est bloqué quand il pense que c’était mieux hier. Alors chacun se crispe sur ses avantages acquis, sa rente, ses privilèges. Si les politiques disaient « voilà ce que sera la France de 2025, voilà ce que chacun y gagnera… », alors les Français accepteraient de perdre un peu aujourd’hui de leurs avantages. Or nous sommes un pays aveugle face à l’avenir, avec un Front national qui n’a d’autre projet que celui d’une France imaginaire des années 1950. Le pessimisme français qui en découle est à la mesure de la conscience que nous avons de nos privilèges actuels : on se crispe et on met les chariots en cercle.

À quand situez-vous le blocage?
En 1981, François Mitterrand avait une vision du monde. Il était préparé à gouverner. Depuis 1986, la France n’a plus de projet. Autour de nous, les Allemands ont le projet de rester la première nation industrielle d’Europe, les Anglais d’être la place forte financière, entre les deux continents. En Europe, d’autres pays avancent. Regardez les Italiens, ils sont en train de se réformer et de supprimer leur Sénat! En France, parmi les forces de blocage principales il y a malheureusement les privilèges du Parlement. Pour faire avancer les choses, il faudrait d’abord que les élus français acceptent de réduire leur nombre et leurs propres privilèges… Il nous faudrait une sorte de nuit du 4-Août.

François Hollande avait une chance historique en 2012…
Jacques Chirac avant lui, élu à plus de 80%, avait cette chance historique, mais a commencé par donner l’ordre à son Premier ­ministre de ne rien faire. Puis Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir sans programme et m’a demandé d’en faire un (ce que nous avons fait, en lui élaborant un programme bipartisan). Mais il s’est empressé de l’enterrer prétextant la crise alors que la crise au contraire aurait dû le faire avancer. François Hollande a tenté d’agir, mais trop timidement a mon goût… en passant à côté de la fenêtre de tir des premiers cent jours. En France, il n’y a que durant ces cent jours, avec l’élan, la légitimité de l’élection présidentielle, que tout est possible. Après, c’est trop tard. Une foule d’exemples le montre.

Lesquels?
On sait depuis toujours que le magot des 32 milliards d’euros annuels de la formation permanente, abandonné aux syndicats et au patronat, ne sert pas à former les chômeurs, ce qui est une aberration française. La crise des migrants, c’est pareil. On sait très bien ce qu’il faudrait faire : mettre aux frontières de l’Europe des gardes-côtes comme ceux des Américains. Aujourd’hui, le budget européen de Frontex et de 500 millions d’euros, soit vingt fois moins que le budget américain! Comme on ne met pas cet argent sur la table, alors chaque pays redresse ses propres frontières et on détricote l’Europe. Là, on va vers le pire. C’est d’autant plus absurde que si on mettait l’argent nécessaire, cela ferait tourner notre industrie et créerait des emplois. Mais là aussi, il n’y a absolument aucune vision! La vision sur les migrants serait de se demander comment former, accueillir, intégrer ceux qu’on reçoit. Et aider ailleurs ceux qu’on ne reçoit pas. Faute de volonté, on les laisse s’incruster dans la misère des camps comme celui de Calais.

Vous semblez très pessimiste…
Le monde change à très grande vitesse. Nous sommes à l’orée d’une nouvelle crise financière mondiale, des secousses en Chine, au Brésil, en Russie, et la zone euro est menacée par la crise portugaise, puis espagnole, qui risque d’être plus graves encore que la crise grecque. Le temps presse et pendant ce temps, notre système est à bout de souffle. Si la France doit changer d’ici à 2025, c’est cette année que cela se joue. Maintenant. Avant la primaire des partis, il faudrait faire la primaire des programmes, pour justement élaborer le cap, la vision qui portera un homme ou une femme, en 2017. Je ne vois nulle part que ce soit le cas. Pour ma part, je travaille à un programme, qui sera prêt très bientôt, avec des milliers de Français.

Comment expliquez-vous cette immobilisme d’en haut?
Depuis François Mitterrand, j’ai connu trois présidents, Chirac, Sarkozy et Hollande, qui m’ont tous les trois dit, d’une façon ou d’une autre, la même chose : « Si je mets en œuvre ce que tu proposes, ils vont me couper la tête. » Comme si à deux pas de la Concorde, la tête de Louis XVI les hantait encore. C’est très surprenant de sentir cette peur. Aucun homme politique récent n’a su développer une vision du monde et de la grandeur de la France. Ils veulent juste survivre, être réélus. Pourtant, la France est un grand pays, nous sommes un grand peuple, admiré, envié, jalousé. Le seul hymne chanté dans le monde entier, le soir des attentats, c’était La Marseillaise. C’est son souffle qui manque à tous ceux qui nous dirigent ou aspirent à le faire.

Chômage zone euro : au plus bas depuis quatre ans.

Chômage zone euro : au plus bas depuis quatre ans.

La situation n’est sans doute pas idyllique pour la zone euro mais force est de constater que le chômage diminue sauf en France. Le chômage s’affiche en effet en moyenne à 10,4 % soit un point de moins que l’année précédente. Il faut toutefois observer une très grande dispersion autour de cette moyenne avec des taux de quatre à 5 % pour l’Allemagne et de près de 25 % pour la Grèce. Le chômage a donc légèrement reculé en décembre dans la zone euro, à 10,4%, demeurant à ses plus bas niveaux depuis plus de quatre ans, a annoncé mardi 2 février l’Office européen de statistiques Eurostat. Le taux de chômage s’établissait à 10,5% en novembre, soit le plus faible niveau depuis octobre 2011. Avec 10,4%, il s’agit d’un plus bas depuis septembre 2011, a précisé Eurostat dans un communiqué.  Il y avait en décembre, dans les 19 pays membres de la zone euro, 16,75 millions de personnes sans emploi, soit 1,5 million de moins qu’un an auparavant, quand le taux de chômage s’élevait encore à 11,4%. De fortes disparités persistent au sein de l’espace de la monnaie unique. L’Allemagne affiche un taux de chômage de 4,5%, le plus faible de tous, tandis qu’il s’élève à 20,8% en Espagne (contre 23,6% un an auparavant). Le dernier chiffre disponible pour la Grèce, celui d’octobre, montre un chômage à 24,5%. La France (10,2%) et la Slovaquie (10,6%) se situent autour du niveau moyen, l’Italie (11,4%) un peu au-dessus. Dans l’ensemble des 28 Etats membres de l’UE, le taux est stable par rapport au mois précédent, à 9%, le pourcentage le plus faible depuis juin 2009. On dénombrait 21,94 millions de chômeurs en décembre, contre 23,97 millions en décembre 2014.

2015 : la plus chaude depuis plus de 100 ans

2015 : la plus chaude depuis plus de 100 ans

C’est la plus chaude année depuis l’existence des statistiques sur le climat. Un réchauffement encore plus important qu’en 2014 et qui augure mal de l’évolution de la température pour le XXIe siècle. À moins de stopper très rapidement l’utilisation des énergies fossiles, ce qui paraît peu probable. Les objectifs de la COP 21 de limiter le réchauffement à moins de 2°C sera  donc « extrêmement difficile à atteindre. 2015 a été de loin l’année la plus chaude jamais enregistrée au plan mondial, ont annoncé mercredi deux agences gouvernementales américaines, la Nasa et la NOAA (Agence nationale océanique et atmosphérique). Selon leurs données, la température moyenne mondiale a été de 0,90° Celsius supérieure à la moyenne du XXe siècle, et elle a battu le précédent record, établi par l’année 2014, de 0,16° C. C’est la quatrième fois qu’un record est battu pour la température moyenne mondiale depuis le début du XXIe siècle, indiquent ces deux agences dans un résumé de leur rapport annuel. « 2015 a été remarquable, même dans le contexte d’une tendance plus large au réchauffement sur le long terme », a déclaré Gavin Schmidt, directeur de l’institut d’études spatiales Goddard de la Nasa. Selon les scientifiques, les activités humaines, notamment les combustibles fossiles, ont été le principal facteur à l’origine de cette poussée du mercure.

(Avec AFP)

Immatriculations automobiles : première augmentation depuis quatre ans

Immatriculations automobiles : première augmentation depuis quatre ans

Les immatriculations de voitures neuves ont augmenté de 12,5% en données brutes le mois dernier en France par rapport à décembre 2014, permettant au marché automobile français de signer sa première véritable hausse annuelle depuis quatre ans. Il s’est immatriculé le mois dernier dans l’Hexagone 183.726 voitures particulières neuves, selon des chiffres publiés vendredi par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Décembre 2014 et décembre 2015 ont eu chacun 22 jours. Sur l’ensemble de 2015, le marché automobile français ressort en hausse de 6,8% avec 1.917.232 immatriculations de voitures particulières. Le CCFA tablait depuis l’automne sur une progression de 4 à 5%. (Reuters)

PS : une trahison des valeurs depuis Mitterrand

PS : une trahison des valeurs depuis Mitterrand

La défaite du PS aux régionales s’inscrit dans un long processus de dégénérescence d’un parti qui progressivement a abandonné toutes ses valeurs et qui peut être considéré aujourd’hui comme une formation politique de centre-droit d’orientation libérale. Le début du processus a commencé dès la création du PS et sa prise en main par Mitterrand. Le parti socialiste créé notamment à la suite des assises du socialisme s’est débarrassé immédiatement des couches sociologiques populaires (militants d’associations, syndicalistes, ouvriers, employés du privé, agriculteurs, petits chef d’entreprise). La direction a été appropriée par des vieux routiers de la politique, par des technocrates, des bourgeois et autres arrivistes. Aujourd’hui pour l’essentiel ce sont encore de hauts fonctionnaires souvent issus de familles bourgeoises qui dirigent le parti avec quelques autres oligarques qui font carrière dans la politique. Autant dire une sociologie peu représentative de la population. Hollande, Valls, Fabius, Macron sont  des exemples du mode de reproduction des élites au PS. Pour s’attirer les voix de gauche  lors des campagnes le PS a toujours affiché des positions à la fois gauchistes et démagogiques. Mais à chaque fois en situation de pouvoir il a abandonné ses propres orientations pour faire finalement une politique sociale libérale. Les rares fois où le PS au pouvoir a voulu prendre des mesures de gauche il s’est lamentablement planté par son incapacité à articuler problématiques sociales et problématiques économiques (dernier exemple catastrophique : les 35 heures). Finalement le PS s’inscrit dans la trajectoire de la SFIO et  aura le même destin, c’est-à-dire la disparition. Une disparition inévitable dans la mesure où la soif de pouvoir des apparatchiks a fait office de ligne idéologique. Aucun leader du PS ( hormis Rocard) n’a été capable de définir un contenu au concept de social-démocratie et du coup le parti a fait en permanence le grand écart entre des discours gauchistes est une pratique libérale par ailleurs souvent malheureuse dans sa mise en œuvre. Mitterrand a trahi, Hollande a trahi, son éventuel successeur type Valls  trahira de la même façon. En cause surtout : l’ignorance qu’ils ont du milieu dont il se revendique.

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol