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Coronavirus pays pauvres : 1 milliard pour les vaccins

Coronavirus pays pauvres : 1 milliard pour les vaccins

 

Une centaine de pays en développement devrait être bénéficiaire de la distribution d’environ 1 milliard de vaccins collectés à l’initiative du Royaume-Uni. Notons que dans le même temps la France, elle, organise une réunion internationale sur l’environnement. Une problématique sans doute essentielle pour l’avenir de la planète mais qui n’apparaît pas comme l’urgence du moment. D’autant que cette réunion internationale ne va pas porter grand chose de nouveau. De toute évidence, la France  a un problème pour hiérarchiser ses priorités.

 

Le Royaume-Uni a collecté auprès de ses alliés un milliard de dollars (820 millions d’euros) pour aider les « pays vulnérables » à accéder aux vaccins contre le Covid-19, a annoncé dimanche le ministère des Affaires étrangères en amont d’une visite virtuelle du chef de l’ONU à Londres.

Cette somme récoltée notamment auprès du Canada, de l’Allemagne et du Japon, ajoutée aux 548 millions de livres (608 millions d’euros) de Londres – qui avait promis de verser une livre tous les 4 dollars récoltés-, « permettra de distribuer cette année un milliard de doses de vaccins contre le coronavirus dans 92 pays en développement », a précisé le ministère dans un communiqué.

« Nous ne serons à l’abri de ce virus que lorsque nous serons tous à l’abri – c’est pourquoi nous nous concentrons sur une solution mondiale à un problème mondial », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab.

« Il est tout naturel qu’à l’occasion du 75e anniversaire des Nations unies, le Royaume-Uni ait pris l’initiative auprès de ses alliés pour mettre un milliard de doses de vaccin contre le coronavirus à la disposition des pays vulnérables », a-t-il ajouté.

Coronavirus : 1 million de pauvres supplémentaires

Coronavirus : 1 million de pauvres supplémentaires

 

Déléguée interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté,

Jeantet , Déléguée interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté, tente de répondre à la montée de la pauvreté en France analyse les nouvelles politiques sociales : aller vers ceux qui n’osent pas frapper aux portes.

Les associations parlent d’un million de pauvres supplémentaires en raison de la crise. Validez-vous ce chiffre ?

Personne ne peut le valider, pas même les associations. Il s’agit d’un ordre de grandeur. On sait que la pauvreté va augmenter. Pour l’heure, le seul élément tangible est la hausse du revenu de solidarité active : entre octobre 2019 et octobre 2020, le nombre d’allocataires a progressé de 8,5 % pour s’établir à 2,1 millions. Cette hausse s’explique principalement par l’absence de sorties du RSA. Contrairement à des idées reçues, le RSA est un dispositif qui respire.

Quels sont les profils les plus menacés par la montée de la pauvreté ?

Nous n’avons pas d’outils pour analyser ces phénomènes en temps réel, mais nous constatons l’arrivée d’indépendants, de commerçants, par exemple, qui font faillite et n’ont pas droit au chômage. Leur seul recours, c’est le RSA. Les agents des CAF notent que ces personnes sont désemparées face à des demandes qu’elles doivent remplir pour la première fois et éprouvent un sentiment de déclassement très fort. Je crains que ces phénomènes s’accentuent en 2021.

Diriez-vous que, pour l’heure, les choses sont contenues ?

Pour le moment, l’aide alimentaire n’explose pas, alors que pour le premier confinement, elle avait augmenté de 30 % à 40 %. Il n’y a pas d’envolée des impayés de loyer, non plus. Durant le premier confinement, leur paiement, dans le parc social, a été perturbé pour une raison pratique : certains sont acquittés en espèces et les gens ne pouvaient pas se déplacer. Les situations se sont régularisées ensuite.

Les jeunes sont aussi un public fragile…

Leur insertion professionnelle est déjà difficile en temps normal. Aujourd’hui, même ceux qui ne connaissent pas de problème particulier ont du mal à trouver des stages, des contrats. Les Crous se sont mobilisés pour mettre en place des aides sociales ; on a créé des postes de tuteurs dans les universités, des étudiants qui en aident d’autres ; 80 psychologues vont être recrutés. Il faut noter que certains étudiants n’ont pas suivi de cours en présentiel depuis le mois de mars. Certains restaurants universitaires ont mis en place des repas à un euro, mais comme ils ont fermé, ils proposent des paquets repas.

«Les jeunes précaires se méfient des institutions. Il faut aller les chercher. Nous allons créer des maraudes numériques: faire la promotion des dispositifs sur Instagram, Snapchat»

Le gouvernement a institué de nombreuses aides. Que manque-t-il encore ?

Il faut d’abord mettre en œuvre ce qui a été décidé. Au-delà, nous développons la notion « d’aller vers », un courant de pensée de plus en plus utilisé en matière de politiques sociales. Jusqu’à présent, nous pratiquions une logique de guichets. Elle entraîne un taux élevé de non-recours : beaucoup de gens n’osent pas frapper aux portes, il y a une forme de désespérance, de lâcher-prise. Alors nous « allons vers » les publics.

Par quels moyens ?

Nous avons mis en place des équipes mobiles de prévention des expulsions locatives pour aller au-devant des personnes qui ne peuvent plus payer leur loyer. Ou encore des équipes mobiles de psychologues à l’intention des publics précaires. Nous avons utilisé un tel système dans les centres d’hébergement pour vérifier que leurs occupants avaient demandé l’ouverture de leurs droits en matière de santé, au lieu d’attendre qu’ils se dirigent vers les caisses primaires d’assurance-maladie. Dans ce même esprit, nous allons traiter de la question des jeunes très précaires en 2021. Ils se méfient souvent des institutions. Il faut aller les chercher au pied des immeubles et sur les réseaux sociaux. Nous allons créer des « maraudes numériques » : faire la promotion de la garantie jeunes et autres dispositifs qui leur sont destinés sur Instagram, Snapchat et les réseaux qu’ils fréquentent. L’action en direction des jeunes, c’est l’ADN de notre stratégie de lutte contre la pauvreté.

Justement, qu’en reste-t-il du fait de la crise sanitaire ?

Le grand sujet de 2021 sera la mise en place du service public de l’insertion et de l’emploi [pour accompagner les bénéficiaires du RSA et toutes les personnes en insertion]. Mais nous n’allons pas créer un jardin à la française avec des solutions identiques pour tous. Dans un premier temps, en 2021, nous lançons un appel à projets auprès de 30 conseils départementaux, avec Pôle emploi et les CAF. A eux d’imaginer les formats concrets adaptés à leurs besoins locaux.

Autre élément majeur de la stratégie de lutte contre la pauvreté, la réforme des minima sociaux, elle, semble abandonnée ?

Le Premier ministre a dit que les travaux techniques en vue de la création du revenu universel d’activité [ce RUA doit naître de la fusion d’une dizaine de prestations sociales existantes] continuent. L’objectif est de les mener à bien d’ici à l’automne 2021 et de faire des simulations. Mais il n’y aura pas de loi RUA avant la présidentielle de 2022, ce sera le sujet d’un éventuel prochain quinquennat. Toutefois, il est judicieux de continuer les études tant le sujet est complexe, car il y aura des gagnants et des perdants. Il faut bien peser les avantages et les inconvénients de chaque scénario.

30 milliards d’euros pour les pauvres (l’Institut Montaigne)

30 milliards d’euros pour les pauvres (l’Institut Montaigne)

 

L’Institut Montaigne, think tank d’obédience libérale , propose dans le JDD un plan de 30 milliards destinés aux populations les plus pauvres et les plus fragiles, 7 millions dé ménages bénéficieraient de ces mesures. L’institut Montaigne Suggère d’en débourser 30 de plus, dès le début de l’année 2021, afin de soutenir les plus fragiles. « C’est un électrochoc de consommation », résume Julien Damon, coauteur et professeur à Sciences-Po.

 

D’après l’Insee, les 10% des ménages les plus pauvres ressentent deux fois plus fortement la dégradation de leur situation financière que les 10% les plus aisés, qui eux, ont conservé leur capacité à épargner. « Alors que l’économie ne fonctionne qu’à 90%, il n’y a pas d’autre solution que de soutenir la demande, poursuit Julien Damon. Ne rien faire, c’est prendre le risque de voir s’accroître les difficultés des plus modestes, l’activité stagner et l’endettement s’accumuler. »

Trois mesures ciblées

Pour redonner du pouvoir d’achat à ceux qui en ont perdu du fait du chômage partiel, de la chute de l’intérim et de la hausse des licenciements, l’Institut défend trois mesures ciblées.

  • D’abord, 12 milliards d’euros de chèques consommation pour les allocataires des aides au logement. Soit, en moyenne, près de 450 euros par trimestre, versés pendant un an aux 6,6 millions de ménages ­bénéficiaires. Les dépenses seront ciblées sur des secteurs affectés par le ralentissement conjoncturel, ou dont le redémarrage est essentiel : l’hôtellerie-restauration, la culture, les transports, l’énergie, le bâtiment, l’alimentation… ­
  • Deuxième idée : octroyer 17,4 milliards d’euros de prêts jeunes garantis par l’État. Actuellement, l’État ne soutient que les emprunts des étudiants, dans la limite de 15.000 euros. Or, la crise affecte tous les jeunes, et notamment ceux qui ne sont ni en formation, ni en études, ni en emploi. L’institut propose donc d’élargir le dispositif, en 2021 et en 2022, à tous les moins de 25 ans et de porter le plafond à 50.000 euros. Les remboursements n’interviendront qu’une fois la situation professionnelle stabilisée.
  • Troisième mesure préconisée par l’Institut Montaigne : accorder 500 millions d’euros d’aides de secours aux centres d’action sociale, qui s’adressent à un public plus large que les seuls titulaires de minima sociaux.

Sept millions de ménages bénéficieraient de ces mesures

Au total, ce programme massue toucherait sept millions de ménages, soit 25% des foyers français : ceux dont le revenu annuel disponible oscille entre 18.000 et 20.000 euros. « Distribuer de l’argent à ceux qui ont épargné n’a aucun sens, souligne Éric Chaney, ancien chef économiste d’Axa et conseiller économique de l’Institut. Il est préférable de le concentrer sur ceux dont on sait qu’ils le consommeront. »

Ce package aurait un financeur unique, « le déficit public, ce qui ne pose pas un grand problème vu notre position sur les marchés financiers », poursuit Éric Chaney. Le pari des deux experts épouse celui du gouvernement : doper la croissance. Ces 30 milliards d’euros permettraient d’accroître de 1,2% le niveau d’activité dès l’année prochaine.

Bientôt 10 millions de pauvres

Bientôt 10 millions de pauvres

 

Comme souvent les statistiques de l’INSEE ont toujours un train de retard. Ainsi INSEE constate avec une certaine satisfaction que le nombre de pauvres a diminué en 2019 pour concerner environ 9 millions de personnes. Le problème c’est qu’avec la crise sanitaire nombre de spécialistes anticipent que ce nombre de pauvres devrait dépasser largement les 10 millions en 2020 du fait notamment de la crise sanitaire.

Selon une estimation avancée de l’Insee rendue publique ce mercredi 18 novembre, le taux de pauvreté en 2019 diminuerait de 0,3 point en 2019 pour atteindre 14,5% de la population.  En 2018, ce ratio avait atteint un pic à 14,8% avec une hausse importante par rapport à 2017 de 0,7 point alors que ce taux s’était stabilisé autour de 14% depuis 2014 après avoir grimpé en flèche à la suite des crises de 2008 et 2012. Au total, 9,1 millions de personnes étaient en situation de pauvreté avant l’arrivée de la pandémie sur le territoire français.

Du côté des inégalités, les indicateurs communiqués par l’organisme public illustrent une légère inflexion mais là encore la propagation du virus dans la population pourrait avoir des effets dévastateurs.  »Ces indicateurs sont à prendre avec prudence mais ils montrent une dynamique positive. Cette estimation montre que la pauvreté a baissé et les inégalités ont légèrement diminué. Ce concept de pauvreté monétaire ne prend pas en compte toutes les situations. Ce taux de pauvreté donne une indication. Il ne faut pas occulter l’année 2020″ explique-t-on dans l’entourage du ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Il y a effectivement des raisons de ne pas occulter l’année 2020 qui va apporter au moins 1 million de pauvres supplémentaires.

Manifestations anti France : de pauvres populations manipulées

Manifestations anti France : de pauvres populations manipulées

 

Il faut sans doute relativiser l’importance des manifestations anti France dans le monde musulman. En réalité,  elles émanent surtout de pays autoritaires souvent sous-développés qui peuvent faire avaler n’importe quel discours radical pour réveiller le nationalisme.

Ces manifestations ont eu lieu au Bangladesh, en Malaisie, au Pakistan au Liban, en Palestine, en Somalie, en Iran, en Inde ou encore au Maghreb. Pas forcément des manifestations majoritairement soutenues mais impulsées par les plus radicaux de pays malheureusement économiquement, socialement et même culturellement dans une dramatique situation de crise.

Nombreux d’autres pays très important comme l’Arabie Saoudite, l’Égypte et bien d’autres ont condamné cette violence. Il ne faut pas confondre cette agitation des plus extrémistes avec les positions politiques officielles de nombre de pays musulmans. De la même manière sans doute qu’il ne faut pas confondre les radicaux islamistes de France avec l’ensemble des musulmans sinon ce serait la terreur partout.

“Si nous sommes attaqués, une fois encore, c’est pour les valeurs qui sont les nôtres, pour notre goût de la liberté, pour cette possibilité sur notre sol de croire librement et de ne céder à aucun esprit de terreur”, a insisté le président français.

Emmanuel Macron avait déjà provoqué la colère d’une partie du monde musulman en promettant lors de l’hommage national à Samuel Paty, décapité par un réfugié tchétchène après avoir montré des caricatures de Mahomet dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression, que la France ne renoncerait jamais à ces caricatures.

La France, qui abrite la plus grande communauté musulmane d’Europe, est engagée dans une guerre contre une “idéologie islamiste”, a déclaré pour sa part le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, estimant que de nouveaux attentats sur le sol français étaient probables.

Pays pauvres: moratoire prolongé de six mois

Pays pauvres: moratoire prolongé de six mois

Le G20 a prolongé mercredi de six mois, jusqu’au 30 juin 2021, le moratoire sur la dette des pays les plus pauvres durement affectés par la pandémie de Covid-19, une mesure jugée insuffisante par des ONG. Les 20 pays les plus riches du monde s’étaient engagés en avril à suspendre le service de la dette des pays les plus vulnérables à la crise sanitaire jusqu’à la fin de l’année. La prolongation du moratoire a été annoncée par les ministres des Finances et chefs des Banques centrales du G20 à l’issue d’une réunion virtuelle organisée par l’actuel président du groupe, l’Arabie saoudite.

Coronavirus : les pauvres davantage victimes

Coronavirus : les pauvres davantage victimes

D’après une très vaste enquête menée  par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), menée sur plus de 130.000 personnes  les pauvres notamment urbains sont les principales victimes du Coronavirus.

 

Les personnes habitant une commune très densément peuplée (au moins 1.500 habitants par km2 avec un minimum de 50.000 habitants) ont ainsi été deux fois plus nombreuses à avoir été positives.

Les personnes vivant dans les logements surpeuplés ou avec des conditions de vie difficiles sont nettement plus contaminées. D’après les données de l’enquête, les personnes habitant un logement de moins de 18 m2 par personne (pour celles qui partagent un logement) sont 2,5 fois plus nombreuses à avoir été positives.

Les habitants de Seine-Saint-Denis, département très densément peuplé et où les conditions de logement sont souvent difficiles, ont ainsi été particulièrement touchés.

Le Covid-19 a été contracté par 14% des employés non qualifiés, 16% des ouvriers qualifiés et 17% des ouvriers non qualifiés. A l’inverse, seulement 5% des cadres et professions intellectuelles supérieures l’ont eu.

Quel niveau de vie minimum pour les plus pauvres

Quel  niveau de vie minimum pour les plus pauvres 

Pour juguler la pauvreté, la gauche doit abandonner son idée de revenu universel et promouvoir celle d’un revenu qui garantit un minimum à chacun selon ses ressources, explique Noam Leandri, président de l’Observatoire des inégalités, dans une tribune au « Monde ».

Tribune. La prochaine mutation du virus sera une crise sociale de grande ampleur. La « gauche d’après », qui se réunit à Blois (Loir-et-Cher) ce week-end, doit à nouveau s’intéresser aux classes modestes et laborieuses au lieu de se noyer dans un débat sur le revenu universel qui bénéficiera aux riches.

La crise sanitaire a conduit à une baisse des revenus des ménages et à la perte d’emploi de nombreux travailleurs précaires. Les effets en chaîne risquent de prolonger cette situation pendant plusieurs années, comme toutes les précédentes crises économiques. La France pourrait ainsi compter 1 million de pauvres en plus d’ici à cinq ans, comme cela s’est produit après la crise financière de 2008. De premiers signaux sont passés au rouge, il est temps de tirer la sonnette d’alarme.

La pauvreté a déjà augmenté très rapidement. Le nombre de foyers allocataires du revenu de solidarité active (RSA) a crû de 2 % dès fin mars 2020, après deux ans de stagnation. L’impact du confinement est donc déjà là, même si nous ne pouvons pas encore le traduire en chiffres précis.

De plus, 20 % des adultes ont perdu du revenu, selon les estimations de l’Observatoire des inégalités : chômage partiel, perte d’emploi précaire, baisse d’activité des indépendants. Ce sont souvent les moins qualifiés et les jeunes qui en font les frais. Donc, ceux les plus à risque de basculer dans la pauvreté.

Troisièmement, la hausse du chômage conduit systématiquement à une hausse de la pauvreté. Or, le nombre d’inscrits à Pôle emploi a bondi de près d’un million après le confinement et l’organisme prévoit d’accueillir un nouveau million de chômeurs dans les prochains mois. Les jeunes sont particulièrement pénalisés dans leur entrée sur le marché du travail, mais les conséquences seront encore plus ancrées pour les seniors qui, lorsqu’ils perdent leur emploi, ont moins de chance d’en retrouver un nouveau.

Il n’est pas trop tard pour éradiquer la pauvreté, comme le promettait d’ailleurs le président de la République en 2018. Notre système social, très avancé, n’est plus qu’à un doigt d’y parvenir. Pour cela, il faut mettre en place non pas un revenu universel, mais un revenu minimum unique qui garantit un minimum à chacun selon ses ressources.

Donner de l’argent aux riches comme aux pauvres, sans distinction, une folie… ou une usine à gaz, car il faudrait reprendre d’une main, par le biais de l’impôt, ce que l’on a versé de l’autre

Alors qu’un plan de relance de 100 milliards d’euros doit être dévoilé la semaine prochaine, un dixième seulement de cette enveloppe pourrait augmenter les revenus des pauvres au niveau du « seuil de pauvreté à 50 % », soit 900 euros par mois. Cela représente un complément de revenu de 150 euros par mois en moyenne. Cinq millions de personnes verraient leur niveau de vie augmenter et le taux de pauvreté serait ramené à zéro.

Les jeunes seront les principaux bénéficiaires d’une telle mesure progressiste puisqu’ils sont aujourd’hui pour la plupart exclus du RSA avant leurs 25 ans. Mais pas seulement, car les minima sociaux font vivre sous le seuil de pauvreté un chômeur en fin de droits ou une mère isolée sans ressources.

Malheureusement, la gauche et les écologistes préfèrent débattre du revenu « universel » ou « de base », qui pollue le débat des idées depuis plusieurs décennies. Donner de l’argent aux riches comme aux pauvres, sans distinction, une folie… ou une usine à gaz, car il faudrait reprendre d’une main, par le biais de l’impôt, ce que l’on a versé de l’autre. La véritable urgence est de débattre du niveau de vie minimum que la société compte proposer aux plus pauvres. Cessons la charité, instaurons une garantie antipauvreté.

L’Observatoire des inégalités lance une campagne de financement participatif pour éditer son second rapport sur la pauvreté en France, à paraître à l’automne.

Noam Leandri(Président de l’Observatoire des inégalités)

Le problème du vaccin pour les pays pauvres

Le problème du vaccin pour les pays pauvres

 

Dès maintenant se pose la questions de l’approvisionnement des vaccins pour les pays pauvres. En effet les pays développés sont engagés dans une course qui ressemble à une compétition douteuse pour pouvoir disposer d’un nombre de doses suffisantes à coup de milliards promis aux différentes industries pharmaceutiques. Cette course renchérit forcément le prix potentiel du vaccin et va écarter encore un peu plus les conditions d’accès des pays pauvres. Parmi les grands pays, Etats-Unis, Union européenne, Royaume-Uni, Canada, Japon ont commandé pour leurs populations un total d’au moins 3,1 milliards de doses, selon un comptage de l’AFP. Donald Trump détient le record de commandes puisque son gouvernement a signé des contrats garantissant au moins 800 millions de doses auprès de six fabricants, pour 330 millions d’habitants, à livrer dès la fin de l’année pour une partie. «Les Etats-Unis sont potentiellement en situation d’avoir trop de vaccins si tous les projets dans lesquels ils ont investi réussissent», dit Richard Hatchett directeur général de la Coalition pour l’innovation en matière de préparation aux épidémies (Cepi), depuis Londres dans une interview à l’AFP. ses doses avec d’autres pays.

Un dispositif a bien été élaboré par l’organisation mondiale de la santé permettre un approvisionnement équitable d’un vaccin mais les États-Unis ont refusé de s’y soumettre, ce qui évidemment va peser sur la demande et la répartition. L’OMS souhaiterait que les fournitures de vaccins soient accessibles à 20 % de la population dans chaque pays. Pour éviter les surenchères de prix l’organisation mondiale de la santé préconise des achats groupés dans le cadre qu’elle a mis en place. Le problème c’est que la plupart des pays adhèrent à la fois à ce dispositif commun de l’OMS mais commandent aussi en parallèle les doses qui leur paraissent nécessaires avec chacun des laboratoires potentiellement susceptibles de fournir un jour un vaccin.

Coronavirus : 100 millions de très pauvres en plus

Coronavirus : 100 millions de très pauvres  en plus

le président de la Banque Mondiale,  David Malpass, estime que 70 à 100 millions de personnes pourraient tomber dans l’extrême pauvreté, et «ce nombre pourrait augmenter» si la pandémie s’aggrave ou dure, a-t-il dit. Une précédente estimation faisait état de 60 millions de personnes. Cela rend «impératif», pour les créanciers, de réduire la dette des pays pauvres, a déclaré David Malpass, allant ainsi plus loin que les appels à prolonger le moratoire sur la dette des pays les plus pauvres. Pour autant, les pays concernés seront plus nombreux à devoir restructurer leur dette. «Les vulnérabilités liées aux dettes sont élevées, et il est impératif (pour les pays endettés) de voir la lumière au bout du tunnel afin que de nouveaux investisseurs puissent venir», a ajouté le président de la Banque mondiale.

Les pays du G20 ont décidé en avril de suspendre jusqu’à la fin 2020 les remboursements de la dette des pays les plus pauvres. Des ONG mais aussi la Banque mondiale appellent à prolonger jusqu’en 2021 ce moratoire, qui concerne 76 pays.

En 2015, estimation la plus récente donnée sur le site de la Banque mondiale, quelque 734 millions d’habitants vivaient déjà dans l’extrême pauvreté, soit environ 10% de la population mondiale. Mais l’extrême pauvreté, c’est-à-dire vivre avec moins de 1,90 dollar par jour, continue d’augmenter depuis le début de la pandémie. Cette détérioration est due à la combinaison des destructions d’emplois pendant la pandémie ainsi qu’à des difficultés approvisionnement, qui complique l’accès à la nourriture. 

Grâce à la chloroquine moins de cas dans les pays pauvres ( Pr Raoult )

Grâce à la chloroquine moins de cas dans les pays pauvres ( Pr Raoult   )

Aux yeux du microbiologiste, il existe une « cassure dans le monde »: « Le monde des pauvres, des moins riches du Sud qui ont utilisé la chloroquine, ensuite l’hydroxychloroquine, et l’azithromycine, comme on a fait nous ( à Marseille NDLR), d’une manière massive, et qui ont des taux de mortalité très bas. »

« C’est spectaculaire, c’est la première fois que dans les pays les plus riche, il y a la plus forte mortalité. On est les seuls à ne pas avoir traité. Les autres ont détecté, traité. Tous ceux qui on traité ont une mortalité inférieure à la notre. »

Ce dernier fait notamment référence à plusieurs pays d’Afrique, qui se servent déjà de la chloroquine contre le paludisme. Pour lutter contre le coronavirus, des dérivés de l’hydroxychloroquine sont depuis utilisés au Bénin, au Cameroun, au Burkina Faso, ou au Sénégal, rappelle France Info. L’Inde, premier producteur mondial de chloroquine, ou le Brésil donc, sont également en faveur de ce traitement.

Pour autant, les effets bénéfiques de la choloroquine et de l’hydroxychloroquine n’ont « pas encore été démontrés », indiquait encore récemment l’Agence européenne des Médicaments (EMA). Cette dernière soulignait également des « effets secondaires graves et dans certains cas fatals », notamment sur le rythme cardiaque.

Dette de pays pauvres : moratoire jusqu’à fin 2020 (G20)

Dette de pays pauvres  : moratoire jusqu’à fin 2020 (G20)

 

Environ 80 pays pourraient profiter d’une suspension du remboursement des dettes jusqu’à la fin de l’année. Les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays du G20 se sont en effet accordés mercredi sur un moratoire sur le service de la dette des pays les plus pauvres à compter du 1er mai et jusqu’à la fin de l’année afin de les aider à faire face aux conséquences de l’épidémie de coronavirus en cours.

« Nous nous sommes mis d’accord sur une approche coordonnée avec un échéancier commun fournissant les principales caractéristiques de cette initiative de suspension du service de la dette », écrivent-ils dans un communiqué here.pdf publié à l’issue de leur échange en visioconférence consacré à la pandémie qui a contaminé à ce jour plus de deux millions de personnes dans le monde.

Tous les créanciers publics bilatéraux participeront à cette initiative de suspension de la dette, précisent les ministres et banquiers centraux du G20, dont font partie entre autres la France, les Etats-Unis, la Chine et la Russie.

Ils appellent dans le même temps les créanciers privés à s’accorder sur une initiative sur des termes comparables, et demandent aux banques multilatérales de développement d’étudier les moyens de suspendre le service de la dette.

Ce moratoire durera jusqu’à fin 2020 mais la question d’une éventuelle prolongation sera examinée d’ici la fin de l’année, ajoutent les signataires du communiqué, aussitôt salué par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

L’idée d’un moratoire sur la dette des pays les plus pauvres avait déjà reçu le soutien des pays du G7 mardi mais ces derniers avaient prévenu qu’ils attendaient l’aval de d’autres pays du G20, dont la Chine, principal pays créancier de l’Afrique, en accord avec le groupe de créanciers du Club de Paris.

Selon la France, quelque 76 pays – dont une quarantaine situés en Afrique subsaharienne – sont éligibles à ce moratoire qui pourrait concerner un total de 20 milliards de dollars en 2020.

Dette des pays pauvres : le G7 pour la suspension

Dette des pays pauvres : le G7 pour la suspension

Mardi, les ministres des finances et les banquiers centraux des États membres du G7 se sont dits favorables à une suspension provisoire des paiements des intérêts de la dette des pays pauvres «pour aider ces pays à faire face aux impacts sanitaires et économiques» de la pandémie du coronavirus. De quoi apporter une bouffée d’air frais à ces nations en difficulté, leur fournir «un soutien en liquidités» et leur permettre de consacrer leurs finances à la lutte contre l’épidémie.

«Les ministres et les gouverneurs ont noté qu’un certain nombre des pays les plus vulnérables et les plus pauvres seront confrontés à de graves problèmes sanitaires et économiques liés aux retombées de COVID-19», explique le communiqué. Dans ces conditions, ils se «tiennent prêts à suspendre dans le temps les paiements au titre du service de la dette dus» par les pays en question. Toutefois, une condition préalable, et non des moindres, devra être remplie pour que cette décision soit entérinée, précise le document. Une éventuelle suspension de la dette pour une période déterminée devra en effet recevoir d’abord l’aval de «tous les créanciers officiels bilatéraux du G20 et comme convenu avec le Club de Paris». Y compris, donc, certaines nations comme la Chine ou la Russie. Autant de gouvernements qui devront être convaincus.

Une aide urgente aux pays pauvres (FMI et la Banque mondiale)

Une aide urgente aux pays pauvres (FMI et la Banque mondiale)

 

 

L’épidémie du Coronavirus risque d’être encore plus dramatique pour les pays pauvres en raison d’une part des difficultés à faire respecter les règles du confinement mais surtout en raison de la faiblesse voire de l’insignifiance du système sanitaire. N’oublions pas que dans la plupart de ces pays, il n’existe pas de couverture sociale, l’accès aux hôpitaux est parfois gratuit mais les malades doivent régler tout le reste, médicaments compris. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont donc appelé mercredi les créanciers bilatéraux officiels à alléger immédiatement la dette des pays les plus pauvres du monde qui risquent de subir de plein fouet les effets de la crise sanitaire liée au coronavirus.

Dans un communiqué commun, les deux institutions demandent aux créanciers de suspendre les remboursements émis par les pays membres de l’Association internationale du développement (AID) qui représentent un quart de la population mondiale et les deux tiers des populations vivant dans un état d’extrême pauvreté.

“Cela aidera les pays de l’AID à résoudre leurs besoins immédiats en liquidités afin de surmonter les défis posés par l’épidémie de coronavirus et de prendre le temps d’évaluer l’impact de la crise et les besoins de financements de chaque pays”, disent le FMI et la Banque mondiale dans un communiqué.

Parmi les pays membres de l’AID, figurent de nombreux Etats africains jusque-là relativement épargnés par l’épidémie de coronavirus mais où les cas commencent à se multiplier.

Aides aux pays pauvres détournées en partie vers des paradis fiscaux

Aides aux pays pauvres détournées en partie  vers des paradis fiscaux

Il est clair que depuis des années et des années, la politique d’aide au développement est mise en cause. D’abord parce qu’elle n’est pas forcément orientée au service d’objectifs pertinents, d’autre part parce qu’elle se négocie trop souvent avec des responsables politiques et autres intermédiaires qui en profitent pour prendre leur dîme, enfin parce qu’une autre partie se perd dans les sables des superstructures de développement. Sans parler évidemment des détournements immédiats qui vont directement rejoindre les paradis fiscaux. Selon la Banque mondiale, une part non négligeable des aides qu’elle fournit aux pays les plus pauvres serait détournée vers des paradis fiscaux. Le taux de fuite atteindrait au total 7,5%. Il s’agit là sans doute de la fuite visible car une partie plus importante disparaît dans les processus d’aide complètement inefficaces. De ce point de vue, c’est toute la politique du développement qui devrait être remise à plat. Et dans certains pays, il faudra que l’expert de la Banque mondiale soit présent physiquement en permanence auprès de l’ouvrage ou du service en élaboration avec le carnet de chèques pour régler directement les prestataires sans aucun intermédiaire.

Ce chiffre de la corruption signalée par la banque mondiale émerge d’un rapport de 45 pages titré «L’aide financière accaparée par les élites»Le texte se concentre principalement sur les 22 pays les plus dépendants des aides de la Banque mondiale. Selon lui, ces transferts d’argents douteux vers les paradis fiscaux sont probablement le fait des «politiciens au pouvoir, des bureaucrates et de leurs acolytes»: ils sont en effet «plus importants pour les pays les plus corrompus». Les pays africains sont particulièrement visés: 19 des 22 pays les plus aidés par la Banque mondiale, appartiennent à ce continent.

La destination de ces transferts d’argent? «la Suisse, le Luxembourg, les îles Caïmans et Singapour», précisent les auteurs, «des centres financiers offshore connus pour leur opacité et leur gestion privée de fortune». Les auteurs prennent cependant des pincettes, et ne parlent de ce lien de causalité qu’au conditionnel… Tout en écartant les autres hypothèses qui pourraient, normalement, expliquer de tels transferts d’argent: des catastrophes naturelles ou des crises économiques, par exemple. «Des interprétations alternatives existent, mais nous les trouvons difficile à concilier avec toutes les données», concluent-ils.

La publication de cette étude au ton tranché n’aurait pas manqué de provoquer des remous dans les plus hautes sphères de la Banque mondiale. Selon The Economist, la publication aurait ainsi été bloquée par l’état-major de la Banque mondiale, précipitant le départ de Pinelopi Goldberg, économiste en chef, début février. Le texte sera finalement rendu public avec près d’un an de retard. Face à ces rumeurs, l’institution a réagi au travers d’un communiqué mardi 18 février en affirmant que le retard de publication n’était dû qu’à des vérifications, et qu’elle prenait «près au sérieux la corruption et les risques fiduciaires qui lui sont liés».

Ce rapport qui met le doigt sur la corruption de certaines élites relance le débat quant à l’efficacité des aides versées par la Banque mondiale, que les auteurs qualifient volontiers de «controversées». «L’efficacité des aides dépend en grande partie de la qualité des institutions et des politiques des pays qui les reçoivent», soulignent-ils. Le Financial Times enfonce le clou: pour le quotidien, ce rapport est la preuve qu’une organisation qui tente d’«“améliorer la situation économique dans les pays en développement, participe peut-être, sans le savoir, à exacerber le fossé entre les riches et les plus pauvres».

Inégalités Royaume-Uni : moins de chômage mais les travailleurs de plus en plus pauvres

Inégalités Royaume-Uni : moins de chômage mais les travailleurs de plus en plus pauvres

 

 

On se félicite souvent du faible  taux de chômage en Grande-Bretagne. Un taux exceptionnellement  bas de l’ordre de  4 % et cela en dépit de l’affaiblissement de l’activité. Une sorte de miracle en quelque sorte mais un miracle qui s’explique par le caractère de plus en plus précaire de certains salariés. En effet, la pauvreté touche 14 millions de personnes au Royaume-Uni et augmente chez les travailleurs, les enfants et les retraités, relève une étude publiée vendredi. Ce constat de la fondation Joseph Rowntree tranche avec les chiffres officiels qui font état d’un taux de chômage sous les 4%, au plus bas en 45 ans malgré le ralentissement de l’activité économique sur fond de Brexit.

Le rapport montre que nombre de travailleurs s’appauvrissent parce que leur rémunération et le nombre d’heures travaillées ne sont pas suffisants pour subsister. Les emplois précaires sont le revers de la médaille d’un taux de chômage au plus bas, comme l’illustre le recours croissant aux contrats précaires tels que les contrats «zéro heure», qui ne garantissent aucun minimum horaire. Au total, la moitié des individus touchés par la pauvreté vivent dans une famille de travailleurs, contre 39% il y a 20 ans.

Quelque 4 millions d’enfants et 2 millions de retraités vivent dans le dénuement, soit une hausse respective de 400.000 et 300.000 personnes au cours des cinq dernières années. Les taux de pauvreté les plus élevés se trouvent à Londres, dans le nord et le centre de l’Angleterre, ainsi qu’au Pays de Galles. Ils sont les plus faibles dans le sud de l’Angleterre, l’Ecosse et l’Irlande du Nord. Selon les critères retenus par l’étude, une famille est considérée comme pauvre quand son revenu est inférieur de plus de 60% au revenu médian d’une famille similaire, une fois pris en compte le prix de l’immobilier.

La fondation Joseph Rowntree appelle le gouvernement à agir pour améliorer la sécurité et la qualité de l’emploi. Elle explique que les aides sociales sont absolument essentielles pour lutter contre la pauvreté, tout comme le fait de rendre le logement plus abordable. De son côté, la confédération syndicale TUC a appelé les pouvoirs publics à en finir avec les emplois les plus précaires. «Les contrats zéro heure doivent être interdits et le salaire minimum doit atteindre immédiatement au moins 10 livres de l’heure», selon sa secrétaire générale Frances O’Grady.

Le gouvernement, qui va porter le salaire minimum à 8,72 livres l’heure à partir d’avril, martèle quant à lui que la lutte contre la pauvreté reste une priorité. «Nous savons qu’avoir un emploi est le meilleur moyen de sortir de la pauvreté (…). Les salaires augmentent plus que l’inflation et l’extrême pauvreté est plus faible qu’en 2010», assure un porte-parole du ministère du Travail.

Royaume-Uni : moins de chômage mais les travailleurs de plus en plus pauvres

Royaume-Uni : moins de chômage mais les travailleurs de plus en plus pauvres

 

 

On se félicite souvent du faible  taux de chômage en Grande-Bretagne. Un taux exceptionnellement  bas de l’ordre de  4 % et cela en dépit de l’affaiblissement de l’activité. Une sorte de miracle en quelque sorte mais un miracle qui s’explique par le caractère de plus en plus précaire de certains salariés. En effet, la pauvreté touche 14 millions de personnes au Royaume-Uni et augmente chez les travailleurs, les enfants et les retraités, relève une étude publiée vendredi. Ce constat de la fondation Joseph Rowntree tranche avec les chiffres officiels qui font état d’un taux de chômage sous les 4%, au plus bas en 45 ans malgré le ralentissement de l’activité économique sur fond de Brexit.

Le rapport montre que nombre de travailleurs s’appauvrissent parce que leur rémunération et le nombre d’heures travaillées ne sont pas suffisants pour subsister. Les emplois précaires sont le revers de la médaille d’un taux de chômage au plus bas, comme l’illustre le recours croissant aux contrats précaires tels que les contrats «zéro heure», qui ne garantissent aucun minimum horaire. Au total, la moitié des individus touchés par la pauvreté vivent dans une famille de travailleurs, contre 39% il y a 20 ans.

Quelque 4 millions d’enfants et 2 millions de retraités vivent dans le dénuement, soit une hausse respective de 400.000 et 300.000 personnes au cours des cinq dernières années. Les taux de pauvreté les plus élevés se trouvent à Londres, dans le nord et le centre de l’Angleterre, ainsi qu’au Pays de Galles. Ils sont les plus faibles dans le sud de l’Angleterre, l’Ecosse et l’Irlande du Nord. Selon les critères retenus par l’étude, une famille est considérée comme pauvre quand son revenu est inférieur de plus de 60% au revenu médian d’une famille similaire, une fois pris en compte le prix de l’immobilier.

La fondation Joseph Rowntree appelle le gouvernement à agir pour améliorer la sécurité et la qualité de l’emploi. Elle explique que les aides sociales sont absolument essentielles pour lutter contre la pauvreté, tout comme le fait de rendre le logement plus abordable. De son côté, la confédération syndicale TUC a appelé les pouvoirs publics à en finir avec les emplois les plus précaires. «Les contrats zéro heure doivent être interdits et le salaire minimum doit atteindre immédiatement au moins 10 livres de l’heure», selon sa secrétaire générale Frances O’Grady.

Le gouvernement, qui va porter le salaire minimum à 8,72 livres l’heure à partir d’avril, martèle quant à lui que la lutte contre la pauvreté reste une priorité. «Nous savons qu’avoir un emploi est le meilleur moyen de sortir de la pauvreté (…). Les salaires augmentent plus que l’inflation et l’extrême pauvreté est plus faible qu’en 2010», assure un porte-parole du ministère du Travail.

Papouasie-Nouvelle-Guinée, un des pays les plus pauvres, le gouvernement roule en Bentley et Maserati

Papouasie-Nouvelle-Guinée, un des pays les plus pauvres, le gouvernement roule en Bentley et Maserati

 

 

Dans l’un des pays les plus pauvres à savoir en Papouasie Nouvelle-Guinée, les membres du gouvernement vont pouvoir circuler en voiture de luxe ( 40 Maserati et trois Bentley). Des voitures commandées à l’occasion d’un sommet international  » pour maintenir le standing de ce genre de réunion » ! La Papouasie Nouvelle-Guinée est l’un des pays les plus pauvres puisqu’il occupe à peu près le 150è  rang en matière de richesse sur 200 pays. La première observation, c’est qu’on peut se demander s’il est vraiment utile de dépenser autant d’argent lors  de sommets internationaux dont les décisions sont parfois assez incertaines voire désuètes. La seconde observation concerne le décalage entre le niveau de vie des habitants et la classe dirigeante notamment politique. Une remarque qui vaut pour de  deux nombreux pays en développement quand ministres et chefs d’État se déplacent avec une cohorte de véhicules luxueux,  en tout cas avec des cortèges démesurés quand les populations elle choisisse la marche à pied faute même de pouvoir prendre un taxi ou un bus. Il y  irait il y aurait lieu de s’interroger sérieusement sur l’utilisation des ressources de ces pays et sur l’aide au développement qui souvent finit dans les sables ou dans les poches de dirigeants. Cette interrogation vaut par exemple pour le fonds climat de 10 milliards qui vient d’être décidé par les pays développés aux fins théoriquement de favoriser la transition énergétique de pays moins favorisés.

Le feuilleton des Maserati et Bentley en Papouasie-Nouvelle-Guinée connait un nouveau rebondissement. Ces véhicules de luxe avaient été achetés pour un sommet international de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) fin 2018, ce qui avait provoqué une vive polémique sur ce territoire aux nombreux problèmes sociaux.

Le gouvernement s’était alors défendu de vouloir préserver les standards de cette rencontre, puis avait expliqué que les voitures de luxe seraient revendues au secteur privé, remboursant ainsi la dépense. Les quelques dizaines de voitures de luxe (40 Maserati Quattroporte et 3 Bentley Flying Spuravaient cependant disparu après le sommet. Elles semblent être réapparues, retrouvées par la police.

Les Maserati et une Bentley viennent d’être affectées au service du Premier ministre et des députés. Le nouveau Premier ministre James Marape, arrivé au pouvoir en mai après avoir promis de lutter contre la corruption, verra ainsi une Bentley mise à la disposition de son cabinet. Le secrétaire en charge des Finances, Ken Ngangan, a déclaré jeudi quotidien Post Courier que les 111 parlementaires recevront tous des véhicules de ce parc de Maserati.

« Le Cabinet a récemment décidé de proposer à chacun des députés un véhicule afin qu’il puisse l’utiliser dans la capitale mais aussi dans le cadre de ses fonctions électorales », a expliqué Ken Ngangan. Selon un rapport gouvernemental provisoire, le sommet de l’Apec a coûté à la Papouasie-Nouvelle-Guinée environ 120 millions

En 2019, les grandes fortunes s’enrichissent plus que les pauvres

En 2019, les grandes fortunes s’enrichissent plus que les pauvres

 

 

 

Une grande découverte, un grand média constate que les plus riches se sont enrichis davantage que les pauvres depuis le début de l’année, en France en particulier ; merci Macron !  Selon le Bloomberg Billionaires Index, qui classe les 500 plus grandes fortunes mondiales, les 14 ressortissants français du classement ont vu leur fortune cumulée augmenter de 35% sur les six premiers mois de l’année. Cela les place au premier rang mondial des plus fortes progressions, devant les grandes fortunes de Thaïlande (+33%) et de Singapour (+31%). Viennent ensuite les riches Japonais et Danois (+24%).parmi ces milliardaires français  trois personnes dominent: François Pinault, Françoise Bettencourt-Meyers et Bernard Arnault. Ce dernier, patron du groupe LVMH, est devenu en juin la troisième personne dont la fortune dépasse les 100 milliards de dollars, rejoignant ainsi Bill Gates et Jeff Bezos dans cette super élite. C’est la forte progression de l’action LVMH, +45% cette année, qui a permis à la fortune estimée de Bernard Arnault d’atteindre un tel niveau. Et ce cours de l’action LVMH s’explique par les bons résultats effectués par le groupe en 2018, avec des ventes en hausse de 10% dans le monde (à 46,8 milliards d’euros) ainsi que par sa capacité à séduire une clientèle de « millennials », qui représentent à eux-seuls entre 40 et 50% des ventes de Louis Vuitton. Avec 103 milliards de dollars, Bernard Arnault est donc la troisième fortune mondiale. Avec 56,9 milliards, Françoise Bettencourt Meyers se classe huitième alors que François Pinault est pour sa part 22ème avec 38,8 milliards d’euros.

« Prendre aux territoires riches pour donner aux territoires pauvres »

« Prendre aux territoires riches pour donner aux territoires pauvres »

C’est le souhait de François Durovray, Président du département de l’Essonne dans une tribune au Monde (extraits)

 

«  Je me sens la responsabilité d’apporter une contribution à la résolution de la crise actuelle et de porter la voix des territoires. D’autant plus que mon territoire est un concentré des « trois France » : les intégrés, les invisibles, et les inutiles. Les désespérances à Boutervilliers et aux Tarterêts y côtoient l’excellence à Saclay. Ces situations sont intolérables dans un pays qui s’est construit sur le principe d’égalité. Ce que nous disent nos concitoyens, c’est qu’ils ne trouvent plus leur place dans le village et qu’ils n’acceptent pas de sortir de l’histoire. C’est un appel au politique avec un grand P car c’est à lui de définir un destin collectif par la conjugaison des destins individuels. La foule n’est pas le peuple : c’est au politique de faire société.  Or, la politique n’est pas seulement décriée. Elle est perçue inutile face aux puissances financières et médiatiques, face aux puissances étrangères qui se moquent des règles environnementales ou de concurrence. Je suis pour ma part convaincu qu’il ne peut exister de démocratie vivante sans pouvoir politique solide. Et les peuples voisins nous ont démontré qu’une démocratie inefficace conduit à la démocratie (un régime qui, sous l’apparence d’une démocratie, fonctionne en réalité comme une dictature). Parmi toutes les urgences posées dans le cadre du grand débat national, il en est une qui concerne la place de la politique dans notre société. Cette question peut être tranchée de deux façons. La première est de prendre le risque de la fuite en avant, en détricotant un peu plus la force d’une démocratie représentative par le gouvernement de l’émotion. La seconde est de saisir l’opportunité d’une refondation en s’appuyant sur nos fondamentaux. Notre pays s’est construit sur la force de trois niveaux de collectivités. Créations révolutionnaires, la commune et le département ont dans leur ADN la cohésion sociale et territoriale. Mais l’Etat les a amputés financièrement par la baisse des dotations et juridiquement par la réduction de leurs compétences. Plus récente, la région a dans son ADN la compétition et la croissance territoriale. Dans un pays ouvert comme la France, elle joue pleinement son rôle pour faire émerger des champions et créer de la richesse. L’Etat, qui devrait à la fois être garant de la cohésion et pleinement engagé dans la compétition, a quant à lui abandonné tout volontarisme politique … ».

Mais au-delà de la répartition des produits de la fiscalité, il y a la mode de la métropolisation qui  risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

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