Archive pour le Tag 'pauvres'

« Macron n’est pas le président des pauvres » ! ( Etienne Pinte)

« Macron n’est pas le président des pauvres » ! ( Etienne Pinte)

 

Le président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) et ancien député UMP, Etienne Pinte, tire dans le JDD un bilan critique de l’action du chef de l’Etat concernant les populations les plus défavorisées.

 

Comment jugez-vous la première année d’Emmanuel Macron pour les populations les plus défavorisées?
Le bilan est négatif. Je ne sais pas si le président de la République est le président des riches mais, pour le moment, il n’est en tout cas pas celui des pauvres. Nous attendons depuis plus de sept mois qu’Emmanuel Macron veuille bien nous annoncer sa stratégie en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Il avait annoncé un plan le 17 octobre dernier. Depuis, c’est silence radio.

 

 

Un délégué ministériel [Olivier Noblecourt, NDLR] avait tout de même été nommé.
Le gouvernement a nommé un délégué interministériel à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes. Que ce soit l’une des priorités, pourquoi pas, mais ça ne doit pas être la seule. La pauvreté ne touche pas que des enfants et des jeunes : neuf millions d’hommes, de femmes et d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté en France. A plusieurs reprises, j’ai rappelé personnellement, que ce soit au Président, au Premier ministre ou à Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités, que la pauvreté est une urgence et devait être mise dans les priorités du gouvernement. Je n’ai eu aucun retour. Ça devient désespérant.

Comment l’expliquez-vous?
La priorité du gouvernement, ce n’est pas la pauvreté, mais le droit du travail, la SNCF… D’autre part, il y aurait semble-t-il des réunions interministérielles pour savoir qui fait quoi et quels sous seront mis pour essayer de monter une stratégie crédible de lutte contre la pauvreté. Voilà où j’en suis. Nous n’avons aucune visibilité sur ce que le gouvernement envisage. Le Président devait dans un premier temps s’exprimer en avril, maintenant en mai, d’autres parlent de juin…

 

Cela pourrait-il être dans la même allocution que le plan banlieue [Macron doit parler le 22 mai] ou ce serait une autre prise de parole?
Je me demande si le plan Borloo ne va pas un peu compliquer les choses. Cela risque de retarder en quelque sorte l’annonce par le Président de sa stratégie en matière de lutte contre la pauvreté. La pauvreté ne se résume pas aux banlieues. Essayer de se rattraper au travers une annonce fin mai sur le plan Borloo en introduisant éventuellement quelques mesures en matière de lutte contre la pauvreté, ce ne serait pas sérieux. Nous avons l’impression de crier dans le désert. Alors que 14% de la population française  est touchée par la pauvreté dans un pays qui est parmi les plus riches du monde, on est en quelque sorte infoutu de lutter contre de façon efficace. C’est inimaginable.

Selon l’OFCE, 5% des foyers les plus riches vont bénéficier de 42% des gains des mesures attendus fin 2019. Le ressentez-vous aussi comme ça?
Jusqu’à présent, les mesures les plus symboliques qui ont été prises l’ont été vis-à-vis d’une catégorie de la population relativement aisée. D’où le slogan « président des riches » depuis quelques mois. Quand je vois que le Président retarde ses annonces en matière de lutte contre la pauvreté, je dis qu’en tout cas il n’est pas le Président des pauvres .J’espère que ça changera, mais pour le moment je suis très sceptique.

 

Hollande: « président des pauvres »

Hollande: « président des pauvres »

De toute évidence,  l’ancien président n’a pas renoncé à la vie politique et hausse le ton vis-à-vis de Macron qu’il a qualifié non pas de président des riches mais de présidents des super riches. Et pour bien enfoncer le clou, Hollande estime que lui a été le président des pauvres !   »Oui », a-t-il affirmé. « On a fait un plan pauvreté. Des mesures sur la santé, sur leur couverture, sur leurs droits sociaux,  sur le revenu minimum d’activité » ont été prises. « Je ne vais pas juger un quinquennat (celui du président Macron), il vient seulement de commencer. Mais moi, durant mon quinquennat, les inégalités se sont réduites », a insisté François Hollande, qui vient de publier Les leçons du pouvoir. Avec Emmanuel Macron, « il y a des décisions qui n’auraient pas dû être prises. C’est ma liberté de le faire et ma responsabilité » de le dire. « Je ne considère pas que ce soit un progrès quand on demande aux plus modestes, notamment les retraités, de payer davantage avec la CSG, quand on accorde aux plus fortunés un avantage qui est la suppression de l’impôt sur la fortune », a-t-il ajouté. Hollande n’a pas non plus apprécié les manifestations amoureuses de Trump vis-à-vis de Macron.   »On a vu un Donald Trump multiplier les manières de faire qui ne correspondent pas à mon sens à ce que doit faire un président ». Reste à savoir si ce titre de président des pauvres est cependant justifié pour Hollande qui, lui non plus, n’a gère respecté sa feuille de route électorale, en tout cas a fait le grand écart entre son slogan «  l’ennemi, c’est la fiance » et les mesures fiscales consentie sans doute nécessairement aux entreprises. Pendant le mandat de Hollande par ailleurs le pouvoir d’achat a été relativement bloqué.

 

 

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Weah, un footballeur à la tête d’un pays les plus pauvres

Weah, un footballeur à la tête d’un pays les plus pauvres

 

L’ancien footballeur va prendre la tête d’un pays complètement épuisé par la guerre (qui a duré une quinzaine d’années et qui s’est terminé en 2003), par la corruption et la pauvreté. Le Libéria est un des pays les plus pauvres du monde.-. George Weah succédera à Ellen Johnson Sirleaf qui avait suscité beaucoup d’espoir mais qui a profondément déçu. Le Liberia compte 4,6 millions d’habitants, dont 75% ont moins de 35 ans. Selon les données de la Banque mondiale, l’espérance de vie à la naissance est actuellement de 62 ans. En 2016, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) classait le Liberia à la 177ème place des pays du monde (sur 188) selon son indice de développement humain (qui mêle l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le revenu par habitant). Le Liberia fait ainsi partie des pays ayant un «développement humain faible». Par ailleurs, selon la Banque mondiale, le taux de fécondité au Liberia est de 4,65 enfants par femme.   94% des travailleurs gagnent moins de 2 dollars par jour. Par ailleurs, environ 50% de la population vit en zone urbaine et près d’un tiers des Libériens vivent à Monrovia (la capitale).  Le poids de l’agriculture a fortement diminué au Liberia entre 2007 et 2013, passant de 65,6% du PIB à 38,8%. Ce secteur emploie toujours toutefois près de 50% des actifs. Le pays produit notamment de l’huile de palme, du bois et du caoutchouc, destinés à l’exportation. La part de l’industrie a quant à elle augmenté de 2007 à 2013, passant de 7,9% du PIB à 16,4%. Cette hausse est notamment due à la réactivation de la production de minerai de fer, matière première devenue le premier poste d’exportation du pays (40% des ventes en 2014, d’après les Nations unies). Le sous-sol libérien renferme par ailleurs de grandes réserves de diamants, de bauxite (ndlr: une roche permettant de produire de l’aluminium) et d’or. De plus, des opérations d’exploration pétrolière sont en cours dans le pays. Enfin, toujours entre 2007 et 2013, la part des services dans le PIB est passée de 26,5% à 44,7%. Le secteur tertiaire est notamment tiré par le commerce et le développement du secteur bancaire: il emploie près de 42% des actifs du pays. Après plusieurs années de forte croissance – un sommet à 15,7% en 2007 puis 8,1% par an entre 2011 et 2013 – l’économie du Liberia s’est effondrée entre 2014 et 2016, affectée par l’épidémie d’Ebola et la chute du prix des matières premières (minerai de fer et caoutchouc). En 2014, la croissance s’est établie à seulement 0,7% avant d’être nulle en 2015, puis de se contracter de 1,2% en 2016.

De plus en plus de pauvres (Observatoire des inégalités)

De plus en plus de pauvres (Observatoire des inégalités)

D’après l’Observatoire des inégalités, un organisme totalement privé ne bénéficiant d’aucune subvention publique les écarts se creusent même si la en France permet de limiter les effets négatif. Quelques chiffres: les 10% les plus fortunés détiennent 47% du patrimoine; un actif sur quatre est en situation de mal-emploi; 60% des élèves enfants d’ouvriers non-qualifiés sortent du système scolaire sans diplôme, contre 9% des enfants d’enseignants. Le rapport relativise toutefois ces inégalités : « Notre pays demeure l’un des pays où il fait le meilleur vivre sur la planète. Les autres pays sont loin de faire mieux que la France, y compris dans le domaine de l’emploi. Le chômage mine notre société mais les meilleurs « performances » de nos voisins ont le plus souvent été obtenues au prix d’une montée de la pauvreté laborieuse ou en sortant une partie des actifs du marché du travail. » En revanche, fait majeur, les auteurs soulignent une sorte de retournement historique qui s’est amorcé avec la crise de 2008: l’appauvrissement des plus pauvres: « La lente diminution du niveau de vie des 10% les moins favorisés constitue un retournement historique, un marqueur de notre histoire sociale. Que les riches s’enrichissent, c’est monnaie courante; que les pauvres s’appauvrissent, cela change la donne. Ce choc nourrit une haine envers ceux qui continuent à profiter. » Depuis 2003, le niveau de vie moyen des 10% les plus pauvres diminue, alors que, jusque dans les 2000, la tendance était plutôt à l’augmentation. Au total, le niveau de vie moyen mensuel a diminué d’une trentaine d’euros entre 2003 et 2014, compte tenu de la hausse des prix. A l’inverse, sur la même période, l’évolution du niveau de vie moyen mensuel des 10% les plus aisés a atteint 272 euros. Résultat, l’écart entre le niveau de vie mensuel moyen (après impôts et éventuelles prestations sociales) entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres s’est fortement accru, passant de 3.700 euros par mois en 2003 à 4.400 euros en 2011, pour redescendre à 4.000 euros en 2013. Une baisse due pour partie aux hausses d’impôts qui ont touché les plus aisés. Avec « l’appauvrissement des pauvres », le taux de pauvreté augmente. Ainsi, la France compte maintenant cinq millions de pauvres si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50% du niveau de vie médian et 8,8 millions si l’on utilise le seuil à 60%. Dans le premier cas, le taux de pauvreté atteint 8,1% et dans le second 14,1%. En dix ans, le nombre de pauvres a augmenté de 950.000 pour le seuil à 50% et de 1,2 million pour le seuil à 60%. Quel que soit le seuil retenu, le taux de pauvreté s’est élevé de 1,2 point. Encore une fois, l’Observatoire des inégalités insiste sur « ce tournant de notre histoire sociale ». La pauvreté avait de fait fortement régressé des années 1970 au milieu des années 1990. Depuis, c’est l’inverse. On n’assiste pas, certes, à une explosion de la pauvreté mais c’est l’inversion de tendance qui est préoccupante.

*Le rapport a été soutenu par la Macif, le magazine Alternatives Economiques, le cabinet d’études Compas, la Fondation Un monde par tous et la Fondation Abbé Pierre.

 

France : 39 milliardaires et 9 millions de pauvres

France :   39 milliardaires et 9 millions de pauvres

La France compte 39 milliardaires, leur fortune s’élevant au total à 245 milliards de dollars. En face, si lon peut dire, neuf million millions de pauvres comme le  révèle le portrait social de l’INSEE édition 2016 portant sur les chiffres 2014. , 8,8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire, fixé à 60 % du niveau de vie médian. Ce seuil s’établit à cette date à 1 008 euros par mois. Le taux de pauvreté s’élève ainsi à 14,1 % de la population, quasiment inchangé par rapport à 2013 (14,0 %). La moitié des personnes pauvres ont un niveau de vie inférieur à 805 euros mensuels. À titre de comparaison, le socle du revenu de solidarité active (RSA) pour une personne seule s’élève à 499 euros au 1er janvier 2014 puis 509 euros au 1er septembre, et l’allocation de solidarité pour personnes âgées (ASPA) est de 792 euros (au 1er avril 2014), sachant que d’autres prestations complètent souvent le revenu disponible des allocataires de ces minima sociaux. En 2014, l’indicateur d’intensité de la pauvreté progresse très légèrement, passant de 19,8 % en 2013 à 20,1 %, après s’être fortement replié en 2013 (– 1,5 point). Parmi les actifs, 10,7 % sont en situation de pauvreté monétaire : 36,6 % des chômeurs sont dans cette situation contre 7,7 % des personnes en emploi. En 2014, le niveau de vie médian des chômeurs augmente de 0,4 % en euros constants et leur taux de pauvreté diminue de 0,7 point. Cette légère hausse du niveau de vie des chômeurs est due à l’augmentation de la part des chômeurs indemnisés (+ 2,6 points), et à la progression du montant moyen d’allocation (+ 0,9 % sur un an en euros constants). En 2014, les personnes au chômage sont plus âgées en moyenne que celles de 2013. Elles ont en particulier davantage cotisé avant d’entrer au chômage et étaient mieux rémunérées quand elles étaient en emploi. En 2014, ce sont les retraités qui ont le taux de pauvreté le plus bas (7,6 %) ; leur taux de pauvreté poursuit sa baisse débutée en 2011. Pour les autres inactifs, dont les étudiants, le taux de pauvreté est beaucoup plus élevé : 31,1 %, en hausse de 1 point par rapport à 2013. Enfin, les enfants sont aussi fortement touchés par la pauvreté : en 2014, un enfant de moins de 18 ans sur cinq vit au sein d’une famille pauvre. Les personnes vivant au sein d’une famille monoparentale sont particulièrement touchées par la pauvreté. Dans le classemenet des plus riches en tête  Bernard Arnault, selon le  classement diffusé ce lundi par la version française du magazine Forbes. Le patron du groupe de luxe LVMH, avec ses 41,5 milliards de dollars dans le portefeuille, se hisse à la 11e place mondiale. Il détrône Liliane Bettencourt, l’héritière du groupe de cosmétiques L’Oréal, qui figure à la 14e place des fortunes planétaires. Elle reste malgré tout la femme la plus riche du monde. Suivent ensuite dans le classement version française le PDG du groupe aéronautique Dassault, Serge Dassault, le fondateur de Kering, François Pinault et le magnat des télécoms, Patrick Drahi. Ces cinq premières fortunes françaises représentent à elles seules près de 125,8 milliards de dollars. Alain et Gérard Wertheimer, les actionnaires majoritaires de Chanel, Emmanuel Besnier, le PDG du groupe Lactalis, Xavier Niel, le patron d’Iliad (Free), et Carrie Perrodo, la veuve du fondateur du groupe pétrolier Perenco, complètent le top 10. Spécificité française: selon Dominique Busso, PDG de Forbes France, cité par l’AFP, parmi les plus grandes fortunes, «on a majoritairement des héritiers ou des gens qui ont redéveloppé un héritage familial». Sur l’ensemble des milliardaires français, 23% sont des héritiers (contre 15% au niveau mondial) et 27% sont des héritiers ayant développé leur héritage (contre 20% dans le monde). Aux États-Unis, les milliardaires ont souvent fait fortune en créant une entreprise technologique. La fortune totale des milliardaires a bondi de 21% par rapport à 2016 pour les Français et de 13% pour le classement mondial.

Portrait social de la France : Près de 9 millions de chômeurs et aussi 9 millions de pauvres

Portrait social de la France : Près de 9 millions de chômeurs et aussi 9 millions de pauvres

Le portrait de la France effectué pat l’INSEE souligne certaines caractéristiques  d’écarts sociaux. Mais le plus  inquiétant c’est sans doute la montée de la pauvreté avec près de 9 millions de Français qui gagnent de 1000 euros et moins. Sans doute aussi la conséquence d’un chômage qui concerne aussi près de 9 millions de personnes même si ce ne sont pas toujours les mêmes. En effet certains salariés figurent aussi parmi les Français pauvres. Quelques  caractéristiques de ce portait social.

 

Les fonctionnaires gagnent 191 euros de plus par mois que les salariés du privé

Selon l’Insee, en 2014, le salaire net moyen atteignait 20.150 euros dans le privé contre 22.440 euros dans la fonction publique, soit une différence de 2.290 euros par an soit 191 euros par mois. Un chiffre qu’il faut toutefois nuancer, car cette moyenne inclut les salaires des employés à temps partiel, bien plus nombreux dans le privé. En raisonnant en équivalent temps plein, les salariés du privé apparaissent mieux lotis avec un salaire net annuel de 27.080 euros par an contre 26.920 euros pour les fonctionnaires.

Un cadre gagne 130% de plus qu’un ouvrier

En moyenne, un Français gagnait à temps plein 27.040 euros nets en 2014 soit 2.253 euros par mois. Évidemment cette moyenne cache des écarts importants. Ainsi les cadres disposent, en moyenne, d’un salaire net de 46.780 euros, soit 3.900 euros par mois contre 20.590 euros pour les ouvriers (1.715 euros nets).

Les impôts grignotent en moyenne 14% des revenus

On entend souvent dire que les impôts sont trop élevés en France. C’est oublier que moins de la moitié des Français paient l’impôt sur le revenu. Par ailleurs, selon l’Insee, l’impôt sur le revenu et sur le patrimoine ponctionne, en moyenne, 13,8% des revenus des ménages, hors prestations sociales.

Le niveau de vie des retraités est inférieur de 4,2% à celui des salariés

Toujours en moyenne, le niveau de vie (*) moyen d’une personne active était de 24.620 euros en 2014 soit à peine 0,6% de plus que les retraités (24.480 euros). Ce chiffre intègre certes les chômeurs qui, du fait de leurs faibles ressources, font chuter la moyenne. Mais même si on prend uniquement en compte les personnes bénéficiant d’un emploi, la différence avec les retraités n’est que de 4,2%. Ce qui rappelle une nouvelle fois combien le système de retraite français est généreux.

(*) )L’ensemble des revenus après impôts divisés par le nombre de personnes dans le foyer

Le taux de pauvreté a gagné 1 point depuis 2008

L’effet de la crise est bel et bien palpable. En 2014, le taux de pauvreté était de 14,1% soit 0,1% de plus que l’année précédente mais surtout 1,1% de plus qu’en 2008, lorsque la crise financière a bouleversé l’économie mondiale.

7 salariées sur 10 bénéficient d’un CDI

Les femmes ont beau travailler de plus en plus, seulement 70% de celles qui ont opté pour le salariat bénéficiaient, en 2010, d’un CDI. L’écart avec les hommes est impressionnant. Pour les salariés de sexe masculin, le taux de CDI atteint 76%.

Les accidents du travail touchent 21 fois plus les ouvriers que les cadres

En 2013, on recensait 21 accidents du travail par million d’heures travaillées. Ce chiffre est deux fois plus élevé chez les ouvriers (42 accidents) et bien plus faible chez les cadres (2). Les hommes sont plus exposés que les femmes (24 accidents contre 17 en moyenne), tout simplement parce qu’ils sont nettement plus représentés dans les secteurs les plus dangereux (bâtiment, transports, quincaillerie, etc.…).

Plus de 4 Français sur 10 sont locataires

En 2016, le nombre de Français qui étaient propriétaires de leurs logements était de 57,9%. Si la barre des 58% est en passe d’être franchie, cela fait plus de 10 ans que ce chiffre est relativement stable (il était de 57,1% en 2006 et de 55,6% en 2000).

Portrait social de la France : près de 9 millions de pauvres

Portrait social de la France : près de 9 millions de pauvres

 

 

Ce que révèle le portrait social de L’INSEE édition 2016 portant sur les chiffres 2014. , 8,8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire, fixé à 60 % du niveau de vie médian. Ce seuil s’établit à cette date à 1 008 euros par mois. Le taux de pauvreté s’élève ainsi à 14,1 % de la population, quasiment inchangé par rapport à 2013 (14,0 %). La moitié des personnes pauvres ont un niveau de vie inférieur à 805 euros mensuels. À titre de comparaison, le socle du revenu de solidarité active (RSA) pour une personne seule s’élève à 499 euros au 1er janvier 2014 puis 509 euros au 1er septembre, et l’allocation de solidarité pour personnes âgées (ASPA) est de 792 euros (au 1er avril 2014), sachant que d’autres prestations complètent souvent le revenu disponible des allocataires de ces minima sociaux. En 2014, l’indicateur d’intensité de la pauvreté progresse très légèrement, passant de 19,8 % en 2013 à 20,1 %, après s’être fortement replié en 2013 (– 1,5 point). Parmi les actifs, 10,7 % sont en situation de pauvreté monétaire : 36,6 % des chômeurs sont dans cette situation contre 7,7 % des personnes en emploi. En 2014, le niveau de vie médian des chômeurs augmente de 0,4 % en euros constants et leur taux de pauvreté diminue de 0,7 point. Cette légère hausse du niveau de vie des chômeurs est due à l’augmentation de la part des chômeurs indemnisés (+ 2,6 points), et à la progression du montant moyen d’allocation (+ 0,9 % sur un an en euros constants). En 2014, les personnes au chômage sont plus âgées en moyenne que celles de 2013. Elles ont en particulier davantage cotisé avant d’entrer au chômage et étaient mieux rémunérées quand elles étaient en emploi. En 2014, ce sont les retraités qui ont le taux de pauvreté le plus bas (7,6 %) ; leur taux de pauvreté poursuit sa baisse débutée en 2011. Pour les autres inactifs, dont les étudiants, le taux de pauvreté est beaucoup plus élevé : 31,1 %, en hausse de 1 point par rapport à 2013. Enfin, les enfants sont aussi fortement touchés par la pauvreté : en 2014, un enfant de moins de 18 ans sur cinq vit au sein d’une famille pauvre. Les personnes vivant au sein d’une famille monoparentale sont particulièrement touchées par la pauvreté. En 2014, 33,7 % de ces personnes sont pauvres, soit une proportion 2,4 fois plus élevée que dans l’ensemble de la population. Le taux de pauvreté des familles monoparentales est en hausse de 1,2 point par rapport à 2013, leurs revenus d’activité ayant fortement diminué pour les plus modestes d’entre elles. Les familles nombreuses sont également plus exposées : parmi les personnes vivant au sein d’un couple avec au moins trois enfants, 22,2 % sont confrontées à la pauvreté en 2014. Les personnes vivant en couple sans enfant sont les moins touchées par la pauvreté (5,7 % en 2014). Enfin, 16,0 % des personnes seules, qui ne bénéficient pas des économies d’échelle que permet la vie en couple, ni du revenu supplémentaire que peut apporter le conjoint, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Cette proportion est en hausse de 0,6 point par rapport à 2013.  Pauvreté monétaire : une personne est considérée comme pauvre lorsque son niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. L’Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative : le seuil est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. L’Insee, comme Eurostat, privilégie le seuil à 60 % de la médiane. . Taux de pauvreté : pourcentage de la population dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté (on privilégie généralement le seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie). Intensité de la pauvreté : écart relatif entre le niveau de vie médian de la population pauvre et le seuil de pauvreté. Plus cet indicateur est élevé et plus la pauvreté est dite intense, au sens où le niveau de vie des plus pauvres est très inférieur au seuil de pauvreté.

Qui représente les 8 millions de pauvres ? personne

Qui représente les 8 millions de pauvres ? personne

Selon les définitions la France compte entre 5 et 8 millions de pauvres. Pourtant problématique de la pauvreté a été pratiquement absente jusque-là de la campagne présidentielle. Un nombre de pauvres qui ne cesse par ailleurs d’augmenter en raison de l’accroissement des inégalités et du chômage. Des pauvres qui ne disposent pas du minimum vital et où qui éprouvent des difficultés chaque mois pour faire face aux dépenses courantes. Exemple 20 % des habitants des HLM connaissent  des problèmes pour régler leur loyer.  Pourquoi cette question est-elle aussi peu présente lors de la campagne électorale ?  Simplement parce que la plupart de ces pauvres ne votent  pas et n’intéressent  donc pas les parties et les candidats. En outre parce que la plupart des candidats ne sont nullement représentatifs de la sociologie des Français. La plupart appartiennent aux  couches aisées de la population voir même très aisées  si l’on en juge par exemple par le nombre de ministres socialistes soumis à l’ISF mais la même remarque peut être faite aussi à l’égard de l’extrême droite et de la droite. Du coup la non prise en charge ou l’insuffisance de prise en charge de cette problématique renforce encore le décalage entre la vision des politiciens et la réalité socio-économique voire culturelle. Certes ce problème ne pourra être résolu d’un coup de baguette magique, certes pour une part il est lié à la situation du chômage qui concerne aussi 7 à 8 millions de personnes. Avec une différence par rapport à une vingtaine d’années il y a aujourd’hui de plus en plus de travailleurs pour. C’est-à-dire de personnes qui ont un emploi mais qui parviennent tout juste à survivre. C’est le cas de salariés en CDD, en tant partiel et/ou  qui travaillent  à plein temps pour 1000 € nets à peine. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.  La France compte 5 millions de pauvres au seuil à 50 % du revenu médian [ et 8,8 millions à celui de 60 %, selon les données 2014 de l’Insee (dernière année disponible). Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 8,1 %, dans le second de 14,1 %. Quelque soit le seuil retenu, le taux de pauvreté s’élève de 1,2 point. Au cours des dix dernières années (2004-2014), le nombre de pauvres a augmenté [2] de 950 000 au seuil à 50 % et de 1,2 million au seuil à 60 %. La pauvreté a fortement progressé à partir de 2008, avec l’accentuation des difficultés économiques liées à la crise financière. Entre 2008 et 2012, le nombre de pauvres, au seuil à 50 % comme à 60 %, a augmenté de 800 000. Le taux de pauvreté à 50 % s’est élevé de 7 à 8 %, celui à 60 % de 13 à 14 %. Depuis 2012, le taux et le nombre de pauvres stagnent selon l’Insee. Dans son étude annuelle sur le seuil de pauvreté,  l’Insee indique qu’en 2014, les 5 à 8,77 millions de personnes (selon le taux) qui vivaient en dessous du seuil de pauvreté touchaient donc moins de 840 ou de 1 008 euros par mois, quand le smic s’élève à 1 150 euros par mois, à peine plus. Il faut remonter à 1996 pour retrouver un pourcentage de plus de 14 % de la population sous le seuil de pauvreté (ou 8 %, si l’on choisit le seuil de 50 % du revenu médian). Autrement dit, peu importe que l’on choisisse comme indicateur 50 % ou 60 % – l’Observatoire des inégalités calcule aussi sur la base de 40 % –, le constat est le même : la proportion du nombre de personnes sous le seuil de pauvreté augmente en France.

 

Trump, un vocabulaire pauvre pour les pauvres (Matthew Baum)

Trump, un vocabulaire pauvre pour les pauvres (Matthew Baum)

 

Ce qui frappe c’est la pauvreté de son vocabulaire, attestée scientifiquement. En effet, les discours des candidats à la primaire républicaine ont été passés au crible d’un test conçu pour la marine américaine et du nom de ses concepteurs, le test Flesch-Kincaid. Une méthode qui permet de déterminer la complexité d’un texte écrit en anglais, en fonction de la longueur de ses phrases et du nombre de syllabes dans les mots utilisés. Plus précisément, ce sont les introductions et conclusions de ces discours qui y ont été soumises. Résultat: c’est Donald Trump qui a le langage le plus pauvre avec un discours que des enfants de 9-10 ans auraient pu comprendre. Très peu de mots de plus de trois syllabes. Une multitude de répétitions de mots courts qui appuient et renforcent le propos. Ce qui permet à certains de se moquer de ce niveau consternant. Et les journalistes ou ses adversaires démocrates de dresser des listes de ses impairs, de ricaner. Les humoristes des shows nocturnes de se gausser à l’unisson, sur la simplicité ô combien ridicule de cette façon de parler.  Mais Matthew Baum, professeur de communication à l’école d’administration Harvard Kennedy School, ne l’analyse pas du tout comme cela. Pour lui, «une certaine frange d’Américains associent la simplicité à l’honnêteté. Ils ne croient plus aux discours trop élaborés, ils les jugent trompeurs.» Trump, tout milliardaire qu’il est, avec ses mots accessibles et compréhensibles reste proche de tout un électorat qui se sent exclu par un vocabulaire trop recherché et complexe. Pas de quoi rire. «Donald Trump tente de rassurer son auditoire, en touchant nos instincts politiques primaires. Il répète des mots simples», explique Peter Lawler, professeur de sciences politiques à l’université Berry College, et auteur d’un livre sur la rhétorique politique américaine.

(AFP)

Cent millions de pauvres en plus en Afrique notamment dans les pays « riches »

Cent millions de pauvres en plus en Afrique notamment dans les pays « riches »

 

C’est le paradoxe, i y a de plus en plus de pauvres en Afrique y surtout dans les pays riches en matières premières. En cause le pillage de ces richesses avec la complicité des gouvernances corrompues. En effet  les pays riches en ressources naturelles sont souvent moins bien lotis que les autres, en raison de la convoitise suscitée par ces richesses, qui engendre incurie des gouvernements et corruption ainsi que des conflits internes et externes. Les ressortissants de pays dont le sous-sol est riche sont plus illettrés, ont une espérance de vie inférieure de 4,5 années tandis que les femmes et les enfants souffrent davantage de malnutrition que dans les autres Etats africains. Au total,  Le nombre de pauvres en Afrique sub-saharienne a augmenté de 100 millions en près de 25 ans, malgré une croissance économique moyenne de 4,5%, estime la Banque mondiale dans un rapport publié vendredi. La population ayant fortement augmenté depuis 1990, le nombre d’Africains sous le seuil de pauvreté a baissé en pourcentage, mais est en hausse en valeur absolue. Selon la Banque mondiale, 388 millions de personnes, soit 43% des 900 millions d’habitants de l’Afrique sub-saharienne vivaient en 2012 avec moins de 1,90 dollar par jour (1,70 euro). En 1990, au début de l’étude, le ratio était de 56%, soit 284 millions de personnes. Même si un enfant qui naît en Afrique aujourd’hui a une espérance de vie de six ans supérieure à celle d’une enfant né en 1995, la Banque mondiale estime que les réalisations des pays de la zone en matière sociale sont « faibles dans tous les domaines ». Par exemple, le seuil de tolérance en matière d’acceptation des violences domestiques est deux fois plus élevé que dans les autres régions du monde en développement. Malgré un taux de scolarisation en hausse, plus de deux adultes sur cinq, sont incapables de lire ou d’écrire, lit-on dans le rapport de la Banque mondiale. Près de deux enfants sur cinq souffrent de malnutrition et une femme sur huit est en sous-poids, ce qui n’empêche pas l’obésité de faire son apparition.

Ségolène : des ampoules électriques gratuites pour les pauvres

Ségolène : des ampoules électriques gratuites pour les pauvres

 

Pour résoudre la question du climat, Ségolène propose d’offrir  des ampoules aux pauvres. Une proposition qui s’ajoute aux autres faites  quotidiennement pour occuper l’espace médiatique. L’infatigable Ségolène s’exprime en effet sur tout et surtout sur rien. Exemple la création de potagers dans les écoles, une proposition qui impliquera une révolution génétique des semences pour faire pousser des plantes dans le ciment ou le goudron. À noter aussi qu’il conviendra de supprimer les vacances scolaires pour récolter. Un détail sans doute pour Ségolène qui n’a pas dû souvent planter des pommes de terre. Cette fois il s’agit d’offrir des ampoules aux pauvres. Une mesure à la fois de justice sociale et de révolution écologique. Dans un ministère qui sert à peu près à rien depuis toujours, Ségolène occupe le terrain quitte d’ailleurs à s’exprimer sur des sujets auxquels elle ne comprend strictement rien. Exemple la crise chinoise qu’elle considère comme ‘relative’. Autre exemple les licenciements chez Alstom qu’elle contredit avec un culot incroyable. Mais l’essentiel pour Ségolène c’est de parler encore. À quand une distribution de bougies pour économiser l’électricité ? Des bougies pour les pauvres évidemment car comme le dit Ségolène la transition énergétique doit « profiter aux gens et être populaire ». À une semaine de la rentrée, Ségolène Royal multiplie les annonces afin de sensibiliser les ménages aux questions environnementales et préparer la COP21 qui se déroulera à Paris en décembre prochain. Afin de lutter contre le gaspillage alimentaire, la ministre de l’Écologie souhaite planter potagers dans les écoles.   Plusieurs « dizaines de milliers » de nouveaux convecteurs vont être « offerts » aux particuliers en remplacement de « vieux radiateurs », tandis qu’un million d’ampoules LED seront distribuées en partenariat avec EDF, a indiqué mardi 25 août Ségolène Royal. L’objectif est de « faire en sorte que la loi de transition énergétique profite aussi directement aux gens, soit populaire », a expliqué la ministre sur France 2. Comment va s’organiser ce dispositif ? La ministre explique avoir été en contact avec EDF qui va mettre à disposition un million d’ampoules LED. L’opération sera « financée par les certificats d’économies d’énergie » d’EDF, a-t-elle souligné. Ce dispositif gouvernemental oblige depuis 2006 les fournisseurs d’énergie à réaliser des économies d’énergie ou à mettre en place des mesures pour encourager leurs clients à le faire, telles que des aides financières pour les travaux de rénovation énergétique.  Une convention avec l’électricien public devrait être conclue « dans les prochains jours », avec pour objectif de distribuer une première tranche de « 100.000 ampoules dès le mois d’octobre », précise le ministère de l’Écologie. Durant cette phase expérimentale, les ampoules seront probablement acheminées « par courrier directement chez les particuliers » dont la liste aura été déterminée par des bailleurs sociaux ou par des collectivités territoriales  volontaires, a précisé le ministère. EDF a déjà mis en place des partenariats avec le fabricant Philips, puis avec Panasonic et Osram, afin de commercialiser respectivement 600.000 et 1 million d’ampoules LED, que le groupe français finance à hauteur de 20% à 30% en échange de CEE.  Cette mesure s’adresserait dans un premier temps aux « personnes à petites retraites, qui pourront « venir dans les mairies échanger deux ampoules qui consomment beaucoup d’électricité contre deux ampoules LED », lesquelles consomment 80% moins qu’une ampoule à filament.

 

France : de plus en plus de millionnaires…et de pauvres

France : de plus en plus de millionnaires…et de pauvres

Malgré la crise ou plutôt grâce à la crise  les millionnaires français sont de plus en plus nombreux. Dans le même temps les inégalités n’ont jamais été aussi importantes et le nombre de pauvres aussi. Le nombre de riches devrait exploser d’ici 5 ans, comme celui des pauvres. Près de 400 000 millionnaires dans 5 ans et 6 à 9 millions sous le seuil de pauvreté ( ceux qui disposent  de moins 800 à 1000 euros par mois selon les définitions). Ce n’est pas un phénomène uniquement hexagonal mais mondial. Mais d’une certaines façon c’est le principe des vases communiquants, plus il y a de pauvres et plus il y a de riches.  Selon une étude du Boston Consulting Group (BCG) qui mesure le montant des richesses privées (actions, compte courant, etc.), mais ne prend pas en compte l’immobilier ou encore les parts détenues dans une entreprise, l’Hexagone comptait 230.300 millionnaires en 2014 soit 5.000 de plus qu’en 2013. Un nombre qui devrait exploser d’ici à 2019 (+60%) estime le BCG puisque notre pays en comptera alors 370.000. A noter que le nombre de Français détenant une fortune personnelle supérieure à 1 million de dollars est dans les faits bien supérieur lorsqu’on tient compte du patrimoine immobilier. Selon le Crédit Suisse, ce sont 2,44 millions de nos concitoyens qui disposeraient d’une telle fortune. Et au classement des pays comptant le plus de millionnaires, ce sont les Etats-Unis qui dominent largement. Sur les 17 millions qu’en comptait la planète (plus 2 millions en un an), le BCG dénombre 7 millions d’Américains et plus de 4 millions de Chinois. La Suisse est quant à elle détentrice du record de la plus grande densité de millionnaires, avec 135 foyers sur 1.000, suivie par le Bahreïn (123), le Qatar (116) et Singapour (107). Au cumul, les richesses mondiales ont continué de croître à un fort rythme en 2014, soutenues par la zone Asie-Pacifique qui est en passe de rattraper l’Amérique du Nord. La fortune mondiale a ainsi bondi de 12% l’an passé pour s’établir à 164.000 milliards de dollars, notamment grâce aux revenus issus du placement dans les marchés boursiers. Des marchés bousiers soutenus par la spéculation et aussi par la course aux délocalisations dans les pays à très bas salaires.

 

Environ 1500 euros pour vivre décemment et de plus en plus de pauvres

Environ 1500 euros pour vivre décemment et de plus en plus de pauvres

Il n’y a jamais eu autant de riches dans le monde : 1%des de riches possèdent 50% de la richesse mondiale. C’est la même chose en France et parallèlement il y n’ay jamais eu autant de pauvres. La France compte entre 5 et 8,6 millions de pauvres selon la définition adoptée. Depuis 2002, le nombre de personnes concernées a augmenté de 1,3 million. La France comptait cinq millions de pauvres en 2012 selon l’Insee si l’on utilise le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie   médian   et 8,6 millions si l’on utilise le seuil à 60 % du niveau de vie médian [2 . Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 8,2 %, dans le second de 14,0 %. En 2012, le seuil de pauvreté situé à 60 % du revenu médian, pour une personne seule, est de 993 euros mensuels, celui à 50 % de 828 euros. Le mouvement de hausse constitue un tournant dans l’histoire sociale de notre pays depuis les années 1960. La dégradation économique enregistrée depuis 2008 pèse tout particulièrement sur les moins favorisés.  . Le budget nécessaire à une vie décente, est ainsi de 1424 euros par mois pour une personne active seule. Pour rappel, le Smic est de 1457 euros bruts. Si elle est logée dans le parc privée, la somme nécessaire s’élève à 1571 euros. Les couples d’actifs sans enfant doivent disposer de 1985 euros (2133 dans le privé). Un ménage avec deux enfants a besoin de 3284 euros s’il vit en logement social et de 3515 dans le parc privé. Pour les familles monoparentales avec deux enfants le budget minimum est de 2599 euros dans un logement social et de 2830 dans le privé. Enfin, pour les retraités, un couple doit disposer au minimum de 2187 euros (2437 dans le privé). Ces profils ont permis de déterminer la part des ménages qui sont en situation financière tendue. Ainsi, selon l’étude, les familles monoparentales sont soit dites pauvres (55%), soit disposent de moyens insuffisants pour vivre décemment (40%). 14% des retraités seuls sont pauvres, 45% en risque de restrictions. 12% des couples avec deux enfants vivent sous le seuil de pauvreté (60% du niveau de vie médian soit 987 euros par mois), et près d’un quart doivent s’imposer des restrictions. Seuls 12% des couples d’actifs sans enfant sont dans cette situation (5% sous le seuil de pauvreté, 7% amenés à renoncer à certains biens et services jugés nécessaires pour vivre décemment). Il s’agit de la catégorie la moins en difficulté.

Séniors : de plus en plus de pauvres

Séniors : de plus en plus de pauvres   

Le Secours catholique dit avoir accueilli près d’un million et demi de personnes en 2013, dont 8,5% de plus de 60 ans, alors qu’ils représentaient 5% des populations aidées en 2000, et la progression est plus forte chez les plus de 50 ans, qui comptent pour 25,5% des personnes accueillies contre 18% en 2011.  Ce chiffre fait écho à ceux du chômage : en septembre, le nombre de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans avait augmenté de 11,1% sur un an contre 4,0% pour l’ensemble de la population. Le texte relève qu’un tiers des 55-64 sont bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA). Le Secours catholique s’inquiète en outre de la proportion grandissante de femmes parmi les seniors accueillis : de 54% en 2003 à 61% en 2013, avec un revenu moyen de 772 euros, « soit 215 euros en dessous du seuil de pauvreté », souligne le rapport. Les plus âgés ne sont pas les seuls touchés puisque le nombre total de personnes accueillies s’accroît (+46.000), avec une hausse marquée des familles avec enfant, qu’elles soient monoparentales (+2,3%) ou qu’il s’agisse de couples (+6%). Le revenu mensuel moyen des personnes soutenues, dont 16% de ménages qui n’ont aucune ressource, est de 515 euros par unité de consommation, soit 772 euros pour un couple ou 1.081 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans.  L’organisation caritative rappelle encore que la pauvreté entraîne la perte de lien social. Ainsi les hommes seuls ont-ils compté pour un quart des ménages accueillis et présentent le niveau de vie moyen le plus faible, avec 437 euros par mois. Enfin, écrit le Secours catholique, « la précarité énergétique gagne du terrain ». L’aide financière apportée aux personnes dans cette situation a presque doublé (+90%) en dix ans.

De plus en plus de riches et de plus en plus de pauvres

De plus en plus de riches et de plus en plus de pauvres

Ce qui caractérise auusi la crise c’est l’accroissement très important des inégalités y compris en France ou rappelons-le 80% des salariés gagne autour du SMIC (sans parler des exclus). L’ONG spécialisée dans la lutte contre la pauvreté prouve, au fil de ces 156 pages étayées par une multitude d’études économiques, l’effarante poussée des inégalités à travers le monde.  70% de la population de la Terre vit ainsi dans un pays où l’écart entre les riches et les pauvres est plus important qu’il y a trente ans. Pays développés ou en voie de développement, les inégalités se retrouvent partout : une poignée d’individus détient la majorité des ressources. La France n’y échappe pas : «Les 1% les plus riches possèdent autant que les 70% les moins aisés de la population. Les fortunes cumulées des familles Bettencourt et Arnault représentent autant que ce que possèdent les 20 millions de Français les plus pauvres», indique Nicolas Vercken d’Oxfam France. De manière générale, les 85 plus grosses fortunes mondiales détiennent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. La crise financière n’a rien arrangé, au contraire. Depuis, «le nombre de milliardaires dans le monde a pratiquement doublé, à 1645 personnes», rappelle l’organisation, qui ajoute : «La richesse cumulée des milliardaires a augmenté de 124% ces quatre dernières années», pour atteindre environ 4200 milliards d’euros…. soit deux fois le PIB de la France. Le pire, c’est que le système ne permet pas aux plus mal lotis de s’en sortir, constate Oxfam. Ils sont «condamnés à rester pauvres de génération en génération», parce que «dans les pays riches comme dans les pays pauvres, les inégalités élevées ont réduit la mobilité sociale.» Même le rêve américain n’est pas épargné. Aux Etats-Unis, près de la moitié des enfants de parents pauvres auront de faibles revenus une fois adultes. Surtout, cette aggravation des disparités nuit à la croissance globale, comme le rappelle l’ONG. «Dans les pays dans lesquels sévissent des inégalités économiques extrêmes, la croissance est de courte durée et la croissance à long terme est affaiblie». Les inégalités ont aussi des conséquences environnementales : les 7% les plus riches sont responsables de 50% des émissions de CO2, tandis que les 50 % les plus pauvres ne sont à l’origine que de 7 % des émissions dans le monde. Pour expliquer cette situation, elle pointe le «capitalisme sauvage» et «la mainmise des élites sur le monde politique et le pouvoir». Elle fustige en particulier les exemptions et échappatoires fiscaux dont profitent les plus riches. Alarmiste mais pas fataliste, Oxfam préconise des solutions pour enrayer la spirale, notamment une révolution fiscale qui passerait par la création d’un impôt pour les plus riches.  Elle a calculé que taxer la fortune de tous les milliardaires à hauteur de seulement 1,5% permettrait de dégager 58 milliards d’euros. Suffisant à la fois pour combler les déficits de financement nécessaires à la scolarisation de tous les enfants et pour fournir une couverture santé universelle dans les 49 pays les plus pauvres.

 

Banque mondiale : les dirigeants se sucrent sur le dos des pauvres

Banque mondiale : les dirigeants se sucrent sur le dos des pauvres

 

La banque mondiale, appelée la banque des pauvre puisqu’elle est destinée à aider les pays sous développés est l’objet d’une nouvelle sandale avec ce bonus de 100 000 dollars accordé en 2014 à son directeur financier. Un directeur financier bien placé pour s’ octroyer cette petite prime. Une Banque mondiale déjà largement critiquée dans son action de nature technocratique et qui permet de favoriser la corruption sur le terrain. Finalemenet tout  le monde se sucre et le fonds destinés au terrain est d’une efficacité très douteuse.  . Le bonus de 94.000 dollars perçu pendant l’année fiscale 2014, directeur financier de la Banque mondiale, , le Français Bertrand Badré, ancien énarque,  a été  rendu public et aussitôt lourdement critiqué par l’association du personnel de la banque. Au moins trois autres «hauts responsables» de la banque dont la mission est de «vaincre la pauvreté» ont également reçu des primes, mais leurs noms n’ont pas encore été publiés.  Recruté en mars 2013, cet ancien directeur financier de la Société générale, est de fait un des numéros deux de l’institution multilatérale employant quelque 10.000 personnes. À ce titre, il perçoit déjà un salaire annuel de 379.000 dollars, net d’impôts. Bertrand Badré a été chargé par le patron de l’institution multilatérale, Jim Yong Kim, de réorganiser la banque et de trouver 400 millions de dollars d’économies d’ici trois ans sur un budget de 5 milliards de dollars. «À un moment d’insécurité sur l’emploi, de réduction des personnels et de cures d’austérité, nous exprimons notre perplexité face à l’aveuglement dont le président Kim et ses cadres dirigeants font preuve en distribuant des bonus», déplore dans un mémorandum l’association du personnel. Cette dernière a souvent dans le passé critiqué la direction de la Banque mondiale. Généralement, il s’agit de protester contre des réformes qui lui paraissent nuisibles à l’exercice de sa mission de financement du développement. En 2007, sa mobilisation avait contribué à pousser à la démission le président de l’époque, Paul Wolfowitz, auquel on reprochait d’avoir œuvré pour que sa maîtresse, employée de la banque, touche des émoluments élevés. Piquée au vif, la direction de la Banque mondiale défend ses choix. «La Banque mondiale doit attirer et savoir retenir des dirigeants de haut calibre. Nous étendons, à de rares occasions, des «primes de compétence exceptionnelle» à des postes très techniques ou cruciaux dans notre management» déclare le porte-parole de l’institution. Selon lui, Bertrand Badré qui a aussi été directeur financier du Crédit agricole, correspond tout à fait à ce profil, compte tenu de «sa profonde expérience dans quelques unes des plus grandes institutions financières d’Europe».

 

Hollande : « j’aime les pauvres » , tu parles !

Hollande : «  j’aime les pauvres » , tu parles !

C’est en substance ce que dit Hollande en réponse aux allégations de Trierweilller qui affirme le contraire dans son livre. Et il  le prouve en nous ressortant sa généalogie, son grand arrière grand père paysan pauvre, son grand père artisan ; En cherchant bien il pourrait même trouver un ancêtre qui était serf !  Et alors ça prouve quoi? Rien, 80 à 90% des français ont des origines rurales modestes. Les racines ne sont pas un argument ; la preuve, le monde ne manque pas de parvenus qui oublient  d’où ils viennent. Hollande a été touché au foie  quant Trierweilller l’a décrit comme un personnage égoïste, cynique et méprisant même vis-à-vis des pauvres. Il se défend mal, ce qui compte ce ne sont  pas les origines familiales mais le contenu de sa politique qui se traduit en fait par de plus en plus de chômeurs, de pauvres (et en même temps de riches !). L’argumentaire de Hollande ressemble à de la guimauve sentimentale ; évidemment il  ne sait pas ce que c’est que d’être chômeur, il n’en compte pas dans sa famille,  il ignore tout de la misère sociale lui qui n’a jamais mis les pieds dans un supermarché et qui ignorent tout du prix des choses essentielles pour vivre, parfois pour. subsister. Hollande s’est confié au Nouvel Observateur en « homme blessé » qui contient sa colère. « Vous croyez que j’ai oublié d’où je viens ? Mon grand-père maternel, petit tailleur d’origine savoyarde, vivait avec sa famille dans un modeste deux-pièces à Paris. Mon grand-père paternel, lui, était instituteur, issu d’une famille de paysans pauvres du nord de la France. Et vous croyez que je pourrais mépriser le milieu d’où je tiens mes racines, ma raison de vivre ? »   Et François Hollande assure qu’il n’a jamais triché sur ce qu’il est : « Ce que je vis en ce moment n’est pas agréable, mais que voulez-vous ? Que j’aille pleurer sur mon sort devant les Français, que je pleurniche ? Je ne suis pas un démagogue, ni un comédien. Les Français attendent autre chose de moi. Ils veulent des résultats. Mes états d’âme ne les intéressent pas. Ils ont raison. Je veux rester dans l’authenticité de ce que je suis. Je n’ai jamais triché, jamais cherché à faire croire que j’étais quelqu’un d’autre que ce que je suis » [...] Mais je ne veux pas qu’on puisse dire ou écrire que je me moque de la douleur sociale, car c’est un mensonge qui me blesse. »  Car c’est le passage sur les « sans-dents », le mépris qu’il aurait pour les plus pauvres qui l’a le plus touché : « Cette attaque sur les pauvres, les démunis, je l’ai vécue comme un coup porté à ma vie tout entière. […] Dans toutes mes fonctions, dans tous mes mandats, je n’ai pensé qu’à aider, qu’à représenter ceux qui souffrent. Je n’ai jamais été du côté des puissants, même si je ne suis pas leur ennemi, mais je sais d’où je viens. » Dans son livre « Merci pour ce moment », Valérie Trierweiler assure « qu’en réalité, le président n’aime pas les pauvres. Lui, l’homme de gauche, dit en privé: ‘les sans-dents’, très fier de son trait d’humour ».

 

 

Hollande « j’aime les pauvres » !

Hollande « j’aime les pauvres » !

 

Un vrai cri du cœur de Hollande qui doit brusquement se souvenir qu’il a été élu par la gauche mais il ne sait plus où est sa gauche à écrit Trierweiler. Torpillé par son ex compagne qui révèle son vrai  caractère. Hollande se découvre une passion soudaine  pour les pauvres, les plus défavorisé, les humbles. Il ajoute même sans rire » c’est ma raison d’être » ! Pathétique évidemment quand on sait que sa seule et unique raison d’être c’est la conquête et la jouissance du pouvoir. Il ne connait rien des humbles et des paumés des petites gens, il ne sait même pas ce que coûte les choses essentielles comme le raconte Trierweilller, il n’a jamais fait les course ! Après le cri d’amour de Valls « j’aime les entreprise », c’est donc le cri d’amour de Hollande «  j’aime les pauvres. Des déclarations auusi pitoyables lune que l’autre car ce ne sont pas dans le domaine du sentiment faux cul qu’on attend les responsables mais sur de décisions et des résultats. Mais  François Hollande l’assure : il « agira jusqu’au bout ». Et ce, même si les sondages sont mauvais, sa cote de popularité en baisse et les résultats toujours attendus. « Je suis à mi-mandat, il n’y a pas de sondage, aussi difficile soit-il, que je regarde en face, qui puisse interrompre le mandat que donne le peuple au président de la République », a-t-il déclaré, comme une réponse à l’enquête du Figaro du jour qui place Marine Le Pen devant lui au second tour en 2017. « Mon devoir, c’est ne pas céder à je ne sais quelle pression », a poursuivi François Hollande, qui a pris le temps de répondre, même si le sommet de l’Otan, à Newport (Royaume-Uni), n’était pas, à ses yeux, le « lieu le plus approprié » pour évoquer la situation française. Et le départ du secrétaire d’Etat Thomas Thévenoud, sur lequel il n’a au final pas réagi. « Il y a un gouvernement, il sera devant l’Assemblée nationale pour engager sa responsabilité le 16 septembre, et je ne doute pas qu’il l’obtienne », a complété le chef de l’Etat. Avant d’assurer, une nouvelle fois, qu’il ne se « départirait pas » de sa responsabilité présidentielle. Mais ce n’est pas le seul sujet franco-français auquel a dû répondre François Hollande. Quelques minutes plus tôt, il a été interrogé sur le livre de son ex-compagne Valérie Trierweiler. « Je n’admettrai jamais, je dis bien jamais, que puisse être mis en cause ce qui est l’engagement de toute ma vie », a répondu le locataire de l’Elysée, qui estime que la fonction présidentielle « doit être respectée ». « Je ne vais pas laisser mettre en cause la conception de mon action au service des Français et notamment de la relation humaine que j’ai avec les plus fragiles, les plus modestes, les plus humbles, les plus pauvres », a poursuivi François Hollande – qui appellerait ces derniers les « sans-dents », selon l’ex-première dame. « Parce que je suis à leur service et parce que c’est ma raison d’être, tout simplement ma raison d’être », a conclu le chef de l’Etat.

 

Record de milliardaires…. et de pauvres

Record de milliardaires…. et de pauvres

Sans doute l’un des paradoxes significatif de la période de crise, jamais il n’y a eu dans le monde autant de riches et autant de pauvres. La France n’a jamais compté autant de milliardaires, selon le magazine économique Challenges, qui publie son traditionnel classement des grandes fortunes françaises. La richesse des 500 « coureurs » de ce peloton s’est accrue de 15% en un an, pour culminer à un peu moins de 400 milliards d’euros au total. La France compte désormais 61 milliardaires au lieu de 55.  Votre compte en banque a-t-il grossi de 15% en un an ? Si la réponse à cette question est négative, alors il y a de grandes chances (grands risques ?) pour que vous ne figuriez pas dans le classement des grandes fortunes françaises, établi chaque année par le magazine économique Challenges. La rédaction vous présente ses regrets. Pour ceux qui sont sur cette liste de happy fews tout va pour le mieux.  « Les Français les plus riches ne connaissent pas la crise« , écrit Challenges, qui constate donc que, rien que sur un an, la fortune des 500 Français les plus riches s’est accrue de 15%, arrivant à la somme totale de 390 milliards d’euros. Depuis 1996, date à laquelle l’hebdomadaire a commencé à réaliser son classement, ce chiffre global a été multiplié par cinq. Le nombre de milliardaires passe de 55 à 61. Petit bémol toutefois, si la somme finale est en elle-même un record, la vitesse de l’augmentation, elle, a chuté, puisqu’elle était de 25% l’an dernier. Avec ces chiffres, la France reste tout de même loin derrière d’autres pays européens. Sur le podium, le trio de tête reste inchangé : Bernard Arnault, le PDG de LVMH a empoché 2,7 milliards d’euros cette année (sa fortune est estimée à 27 milliards), Liliane Bettencourt reste la personne âgée la plus riche de France avec 26 milliards d’euros et Gérard Mulliez, le fondateur du groupe Auchan est légèrement en retrait avec 20 milliards. Les outsiders sont Axel Dumas (Hermès – 17 milliards), Alain et Gérard Wertheimer (Chanel – 14,5 milliards), qui réalisent au passage une belle progression et passent de la huitième à la cinquième place. Serge Dassault et François Pinault se partagent la sixième place avec 13,5 milliards devant Vincent Bolloré (10 milliards). Premier représentant des nouvelles technologies, Xavier Niel amasse 8,5 milliards devant Pierre Castel, de Castel Frères (7,5 milliards). En commentaire, on peut donc dire que la logique est respectée, le doute n’est plus permis : le luxe est rentable.

 

Davantage de pauvres …et de riches en France

Davantage de pauvres …et de riches en France

 

 Selon une  enquête de l’INSEE intitulée « Les revenus et le patrimoine des ménages », qui porte sur 2011 (dernières statistiques disponibles), les inégalités en France ont continué d’augmenter cette année là. En effet, les 40% des personnes les plus modestes ont vu leur niveau de vie diminuer entre -0,2% et -0,8%, alors qu’à l’inverse, les 40% des plus riches ont vu le leur augmenter entre +0,1% et +0,8%. La croissance des très hauts revenus s’explique par le rebond en 2011 des revenus du patrimoine, qui avaient subi une forte baisse en 2009, souligne l’Insee. La proportion des personnes pauvres a, elle, « continué de s’accroître », avec un taux de pauvreté s’établissant à 14,3% (+0,3 point en un an) de la population totale, a rappelé Jérôme Accardo, chef du département des prix à la consommation de l’Insee, lors d’une conférence de presse. Une personne est dite pauvre lorsque son niveau de vie est inférieur à 60% du niveau de vue médian de l’ensemble de la population, soit 978 euros par mois en 2011. Selon l’Institut national de la statistique, les chômeurs ont contribué pour près de la moitié à l’augmentation du taux de pauvreté cette année là. Mais l’autre catégorie, « très touchée », a été celle des salariés, dont le taux de pauvreté a augmenté de 0,6 point, passant de 6,3% à 6,9%.   »Une telle hausse du taux de personnes pauvres parmi les salariés n’avait pas été enregistrée depuis 2007″, souligne l’Insee, qui l’explique par « une quasi-stabilité des bas salaires en euros constants et même une baisse de 0,3% du Smic horaire brut en moyenne annuelle ». Cet effet de la pauvreté des personnes en emploi est observé ailleurs en Europe, notamment en Italie, en Espagne et en Grèce. Depuis la crise de 2008, l’Insee évoque une « forte persistance de la pauvreté ». Ainsi en 2010, 34% des personnes pauvres sont sorties de la pauvreté, 66% y sont restées et 6% des personnes non pauvres y sont entrées. Et sur deux années, 2009 et 2010, c’est en tout 18% de la population française qui a connu la pauvreté (soit sur une seule année, soit sur les deux).   »Depuis la crise, il est plus difficile qu’avant de sortir de la pauvreté », a souligné Simon Beck, chargé d’études à la division revenus et patrimoine des ménages. En effet, selon l’Insee, si entre 2004 et 2005, 42% des personnes pauvres s’en étaient extirpées, la proportion est tombée à 35% entre 2009 et 2010. « Au total, la hausse du taux de pauvreté observée ces dernières années apparaît donc plutôt due à un accroissement de la persistance dans la pauvreté », indique l’Institut de la statistique. Et plus longtemps dure cet état de pauvreté, plus il est difficile d’en voir la fin, toutes catégories socioprofessionnelles confondues. Ainsi, si les cadres et professions intermédiaires sortent plus vite de la pauvreté au bout d’un an que les ouvriers ou les inactifs, la différence a tendance à s’estomper pour ceux qui connaissent trois ans de pauvreté d’affilée. Certains événements familiaux peuvent toutefois influencer l’entrée ou la sortie de la précarité, selon l’Insee. Par exemple, connaître une séparation augmente la probabilité de devenir pauvre. A l’inverse, une naissance au sein d’un ménage diminue, quoique plus faiblement le risque de pauvreté. En effet, même si la naissance représente un coût, il est plus que compensé par la hausse des prestations ou la baisse des impôts qui l’accompagnent, selon l’Insee.

 

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