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Report du Brexit : jusqu’à quand, pour quoi faire ?

Report du Brexit : jusqu’à quand, pour quoi faire ?

 

Il y a maintenant trois ans que les responsables britanniques s’écharpent sur la question du Brexit sans parvenir à se mettre d’accord sur une issue possible. Pour preuve les députés britanniques ont voté à la fois contre le Brexit doux  faisant suite à l’accord passé entre Theresa May et l’union économique. Mais ’ils ont voté de la même manière contre la prospective d’un Brexit dur, c’est-à-dire sans accord avec l’union économique. Bref la classe politique britannique s’enfonce de plus en plus dans le marécage de ses contradictions. Du coup, les députés britanniques ont voté massivement jeudi en faveur d’un report du Brexit, actuellement fixé au 29 mars,  Les élus ont approuvé par 412 voix contre 202 une motion gouvernementale prévoyant un report de courte durée, au plus tard au 30 juin, en cas d’adoption d’un traité de divorce d’ici mercredi, ou un report de longue durée – sans aucune limitation – en cas de rejet. Des prises de position complètement incompréhensible et qui témoignent que beaucoup de députés britanniques sont complètement hors sol par rapport aux enjeux économiques, sociaux et politiques. En fait, on voit mal ce que pourrait apporter une nouvelle discussion d’un accord de transition entre le Royaume-Uni et l’union économique. Il n’est pas certain que la commission européenne apprécie vraiment l’hypocrisie britannique qui envisage y compris un report de la date de longue durée. Les Brexiters et les unionistes nord-irlandais jugent le texte de transition conclue entre Theresa May et la commission économique inacceptable en l’état, car il prévoit le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE – dans l’attente du résultat des négociations sur les relations futures entre les deux entités – afin d’empêcher le rétablissement d’une frontière entre les deux Irlande. Le plus grave dans l’affaire c’est que ce tissu de contradictions britanniques va créer une incertitude supplémentaire sur les conditions juridiques futures des échanges de biens, de capitaux et de personnes. Juste à un moment ou la croissance se tasse dangereusement dans l’union économique : sans doute pas plus de 1 % en 2019 et des perspectives de récession pour le Royaume-Uni

Kohler a la confiance » de Macron… jusqu’à quand ?

Kohler a la confiance » de Macron… jusqu’à  quand ?

 

Comme pour l’affaire Benalla, l’Elysée risque de s’empêtrer dans la nouvelle affaire concernant Koehler, secrétaire général de l’Elysée et très proche de Macron. Pour l’instant, l’intéressé aurait toute la confiance de Macron mais jusqu’à quand. ? On a effet déclaré d’abord que Koehler s’était mis en retrait des dossiers de MSC, le croisiériste avec lequel il entretient des liens familiaux. La presse a révélé au contraire que Koehler s’était bien impliqué dans ces dossiers. Les conditions dans lesquelles Alexis Kohler a exercé des fonctions publiques en France, tout en ayant des liens avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC), sont au coeur d’une enquête ouverte début juin par le parquet national financier (PNF).

A l’origine de cette enquête, une plainte de l’association de lutte anticorruption Anticor pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence contre l’actuel bras droit d’Emmanuel Macron, qui a notamment représenté à partir de 2010 l’Agence des participations de l’Etat (APE) auprès des Chantiers de l’Atlantique/STX France, dont MSC est un client. Anticor a annoncé le 8 août le dépôt d’une plainte complémentaire pour “prise illégale d’intérêts” à la suite de la publication par Mediapart de nouveaux éléments. Selon le site d’information, Alexis Kohler aurait notamment approuvé entre 2010 et 2012 des contrats à venir entre une filiale de MSC, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, et le grand port maritime du Havre (GPMH) où il siégeait au sein du conseil de surveillance.

Pensions : « pas de changement Jusqu’à quand ?

 

 

Pas de changement aujourd’hui a assuré Macron qui utilise la dialectique confuse des politiques pour signifier en fait que la réforme sera par contre applicable demain, c’est à dire en 2019. Réforme des pensions pour ceux qui seront en retraite après cette date, réforme des pensions de reversions en même temps. En matière de retraite « aujourd’hui n’a pas de sens ». C’est un peu comme si on promettait de maintenir ce qui existe sauf changement. Notons que la fameuse rumeur que dénonce Macron a été lancé par des ministres du gouvernemenet ; Et Macron d’ajouter hypocritement  «  les jeunes « ne croient plus au système de retraite». Comme si les jeunes s’intéressaient vraiment à cette question avant d’avoir 40 ou 50 ans. Avant on est préoccupé par l’emploi,  par le pouvoir d’achat, ensuite on commence à penser à la retraite. En clair l’objectif de Macron est de raboter les retraites  et de privatiser l’éventuelle couverture du manque à gagner via les mutuelles et les assurances.

Grève SNCF: Jusqu’à l’épuisement total des troupes ?

Grève SNCF: Jusqu’à l’épuisement total des troupes ?

On peut se demander si la CGT et Sud n’ont pas décidé la mobilisation à la SNCF jusqu’à l’épuisement des troupes. En effet avec l’intersyndicale, le mouvement sollicitait encore près de 50% des conducteurs (mais déjà seulement 36% lors de la dernière grève commune). . Depuis que Sud et la CGT sont seuls, la mobilisation est tombée à 20%. Pourtant il y aura d’autres arrêts pendant les vacances et même à la rentrée d’après la CGT. Le taux global de grévistes à la SNCF s’élevait à 6,5% vendredi matin, avec 22,4% des conducteurs en grève lors de cette journée de mobilisation contre la réforme ferroviaire à l’appel de la CGT et SUD, a annoncé la direction. Parmi les personnels indispensables à la circulation des trains, 22,3% des contrôleurs et 10,2% des aiguilleurs étaient en grève en milieu de matinée. Lors de la dernière journée de mobilisation à quatre syndicats – avec l’Unsa et la CFDT -, le 28 juin, le taux global de grévistes avait atteint 10,26%, avec 36,2% des conducteurs en grève. Avec 20% chez les conducteurs, 6 à 7% dans l’ensemble du personnel, la grève ressemble de plus en plus à une opération suicide.

SNCF: grève sans doute jusqu’à fin juin

SNCF: grève sans doute jusqu’à fin juin

 

  • Il est clair  que l’annonce d’une prise en charge par l’Etat de 35 milliards sur 57 de dettes constitue uen avancée importante. Une avancée cependant appréciée de façon différente par les syndicats d’extrême gauche et les syndicats réformistes. En attendant, il semble que la grève devrait se poursuivre jusqu’à fin, fin du débat parlementaire. Reste encore à négocier le financement des investissements, le maintien des petites lignes, les conditions sociales après la suppression du statut aussi les conditions ouverture à la concurrence. Pour la dette,  l’opération de délestage se fera en deux temps, à raison de 25 milliards d’euros en 2020 et de 10 milliards d’euros en 2022, a précisé Edouard Philippe. “Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la Nation et donc du contribuable en faveur de la SNCF”, a-t-il dit à la presse. Ces 35 milliards d’euros, qui représentent environ 1,5% du PIB de la France, viendront s’ajouter à la dette de l’Etat et ne seront pas financés par un “impôt SNCF”, a-t-il promis. Autrement dit, cette nouvelle charge risque d’avoir en 2020 et 2022 un impact sur la trajectoire des comptes publics telle que présentée dans le dernier pacte de stabilité, selon le rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, Joël Giraud.  Pour se prémunir contre tout nouveau gonflement de la dette, l’exécutif compte introduire dans la réforme une “règle d’or” visant à interdire de nouveaux déséquilibres comptables. Edouard Philippe a en outre annoncé 200 millions d’investissements supplémentaires par an sur le réseau ferroviaire à partir de 2022, pour un total de 3,8 milliards d’euros annuels. La hausse des péages imposés au TGV et au fret sera par ailleurs limitée au niveau de l’inflation. “On a un gouvernement qui semble plus ouvert mais qui a du mal à s’engager”, a jugé le secrétaire général de la CGT cheminots, Laurent Brun, tout en appelant à la poursuite de la grève. La première force syndicale de la SNCF réclame la tenue d’une table ronde tripartite, en présence de responsables patronaux, “pour que le gouvernement fixe ses engagements par écrit vis-à-vis des grévistes”, ce à quoi Edouard Philippe “n’a pas dit non”, selon Laurent Brun. Sud-Rail n’a pas dévié de sa ligne dure consistant à demander une suspension de la réforme et la démission de Guillaume Pepy, président du directoire de la SNCF. Unsa et CFDT maintiennent aussi la pression en attendant le résultat de la commission mixte paritaire (CMP), à la mi-juin, qui doit servir à mettre en commun le texte voté par l’Assemblée nationale et la version révisée par le Sénat. “Notre perception, c’est qu’on sort aujourd’hui de cette réunion avec une vision plus favorable que jamais”, a salué le secrétaire général de l’Unsa ferroviaire, Roger Dillenseger. Pour la CFDT, il y a des “éléments de satisfaction” mais le syndicat réformiste garde “le sentiment qu’il faut peser jusqu’au bout du processus parce que rien n’est jamais acquis”, a déclaré son secrétaire général Laurent Berger. Aux engagements financiers s’ajoutent des infléchissements sur le volet social, en premier lieu sur les conditions dans lesquelles les cheminots pourront être transférés, à partir de 2020, de la SNCF vers la concurrence – un point important pour l’ensemble des syndicats.

Air France : jusqu’à quand ?

Air France : jusqu’à quand ?

 

 

Les syndicats de pilotes estiment que l’avenir d’Air France n’est pas en cause et encore moins l’existence de la compagnie ; sans doute en raison du caractère national de la société aussi du symbole qu’elle représente pour le pays. Mais d’autres symboles sont tombés ou se sont transformés. Qui se souvient encore des PTT et de sa branche téléphonie ? Orange a su prendre le relai de la modernité dans un secteur lui aussi devenu très concurrentiel. Sur le plan technique et économique,  Air France pourraiat disparaitre comme nombre de majors américaines. Certes pour l’instant la situation d’Aur France n’est pas catastrophique grâce aux efforts de compétitivité depuis quelques années. Cependant uen entreprise qui perd de l’ordre de 50% sa valorisation en bourse, qui commercialement est affectée est nécessairement en difficulté. Ajoutons à cela le risque de vente de KLM dont les syndicats néerlandais n’hésitent plus à évoquer l’hypothèse.  Interrogée sur l’existence d’un risque pour l’alliance avec la compagne néerlandaise KLM, la ministre des Transports a déclaré que “les partenaires de KLM sont très soucieux de cette situation”. L’Etat français contrôle 14,3% du capital du groupe Air France-KLM. “Nous sommes très inquiets de la situation chez Air France qui doit trouver une solution aussi rapidement que possible”, a dit Michiel Wallaard, représentant du syndicat néerlandais CNV, à Reuters. “KLM se porte mieux que jamais et nous avons conclu deux accords très raisonnables au cours des dernières années. Nous espérons que l’autre partie de la compagnie suivra”, a-t-il ajouté. Michiel Wallaard estime qu’il serait “stupide” de séparer Air France et KLM dans un environnement de marché qui nécessite des partenariats solides. “Nous voulons continuer avec Air France et nous ne demandons pas un divorce”, a-t-il dit. “Mais sans une solution rapide nous devons penser à un plan B. L’un des scénarios auquel on peut penser est un rachat de KLM par un autre partenaire, comme Delta”, a-t-il poursuivi. KLM et Delta Air Lines sont membres de l’alliance Skyteam, comme Air France. Depuis le début de l’année, la valeur boursière du groupe a fondu de plus de 46% pour tomber à un peu plus de trois milliards d’euros seulement, contre près de 12 milliards pour l’allemand Lufthansa.

Grève à la SNCF : jusqu’à quand ?

Grève à la SNCF : jusqu’à quand ?

Dans le Figaro,  on indique que le mouvement SNCF s’essouffle en se fondant sur la baisse de participation qui affecte cependant encore 66% des conducteurs (dans les faits plus de 80% avec ceux qui sont en repos). . Les autres cheminots comme c’est la tradition laissent les roulants conduire le mouvement. Ce qu’explique deux spécialistes des mouvements sociaux : Bernard Vivier (directeur de l’Institut supérieur du travail)  et Christian Chevandier – professeur d’histoire contemporaine à l’université du Havre dans une  interview au quotidien.

 

 

D’après les chiffres de la SNCF, la mobilisation des cheminots diminue tendanciellement depuis le début du mouvement. Pourquoi?

Bernard Vivier - Il y a deux explications. Tout d’abord, l’opinion publique n’est pas massivement derrière les grévistes, à l’inverse de la grève de 1995. L’opinion publique approuve plutôt la nécessité de cette réforme, ce qui joue sur la mobilisation des cheminots. Deuxièmement, la mobilisation a été décidée par la CGT et à part le syndicat SUD, personne ne s’y est joint. Il n’y a pas de vraie coordination syndicale.

Christian Chevandier - Si on se place d’un point de vue historique, la participation à un mouvement social régresse toujours au bout d’un moment. Le premier point, c’est que chaque jour de grève coûte de l’argent aux cheminots et qu’il leur reste moins pour la part de leur budget qui n’est pas incompressible. Cependant, depuis la fin du 19ème siècle, on nous explique à chaque mouvement social: ‘Il est impopulaire et il est sur le point de s’arrêter’. Mais cela ne se vérifie pas toujours. Il y a aussi la bataille de l’opinion publique à gagner, le gouvernement y est très attaché, comme c’était le cas sous Sarkozy ou Hollande.

«Il y a une forte solidarité entre les cheminots, c’est une profession qui se sent attaquée»

Christian Chevandier (historien, spécialiste des mouvements sociaux)

Le mouvement peut-il vraiment tenir sur la durée, notamment si la grogne de l’opinion publique monte?

Bernard Vivier - La stratégie de la CGT, c’est de faire le maximum de perturbation avec peu de moyens. L’enjeu, c’est d’installer le mouvement dans la durée. À cet égard, la bataille de l’opinion publique est primordiale. Jusque-là, les Français ont fait le dos rond et ont trouvé des solutions, comme le covoiturage ou le télétravail, qu’il n’y avait pas il y a dix ans mais cela n’a pas réglé tous les problèmes. Les voyageurs sont fatigués et voient que cette grève leur cause des soucis pour aller au travail. On ne sait pas comment l’opinion peut évoluer mais à un moment donné elle pourrait être tentée de dire au gouvernement: ‘Dépêchez-vous de réformer, nous, on veut voyager’».

Christian Chevandier - Il est difficile de dire dans quelle mesure le mouvement va se poursuivre. Il faut en tout cas avoir en tête qu’il y a une très forte solidarité entre les cheminots car c’est une profession qui se sent attaquée. Tous les groupes sociaux réagissent de cette manière mais il y a une spécificité les concernant. Le métier de cheminot est dangereux et il peut y avoir des accidents: cela nécessite de l’entraide et de la solidarité. Il est intéressant de noter que les cheminots qui manifestent actuellement ne sont pas concernés par la fin du statut (NLDR: la SNCF n’embauchera plus au statut de cheminot à partir du 1er janvier 2020), ce qui montre que la solidarité fait partie de leur identité professionnelle. Si une grande majorité du pays devient hostile au mouvement, cela risquerait d’être fatal aux cheminots à terme mais pourrait aussi entraîner un durcissement de la mobilisation. Ce qui sera aussi essentiel à mon avis, c’est ce qui va se passer au niveau de la région parisienne, notamment avec le RER. Une grève qui durerait longtemps pourrait faire jouer le rapport de force en faveur d’une négociation accélérée et d’un règlement rapide du conflit. La situation est très complexe et on ne sait pas sur quoi elle peut déboucher.

Démantèlement d’une éolienne jusqu’à 850 000 euros aux frais du propriétaire du terrain

Démantèlement d’une éolienne jusqu’à 850 000 euros aux frais du propriétaire du terrain

 

 

Un article d’Economie matin souligne le danger financier d’une éolienne pour le propriétaire du terrain. Les USA comptent 14 000 éoliennes abandonnées, information dans « AmericanThinker » à l’occasion des désastres environnementaux des gigantesques fermes éoliennes dévastées de Kamaoa,  de Tehachapi, et bien d’autres. Les sociétés qui les possédaient se sont évanouies. Les recherches de responsabilité sont difficiles ou impossibles.  Ce scandale encore peu connu arrive très vite en France car les techniques utilisées sont les mêmes chez nous, puisque ce sont très souvent de mêmes fonds de pension qui possèdent ces éoliennes. Les propriétaires ont loué leurs terrains aux promoteurs éoliens qui leur ont assuré tout prendre en charge et restituer le terrain « en l’état ». Des élus locaux et parfois des fonctionnaires ont aussi « rassuré » ces propriétaires aux côtés des promoteurs. Ils ignorent souvent que les éoliennes sont en fait revendues dès leur mise en service et simplement gérées par les promoteurs. Les promoteurs éoliens constituent  pour chaque projet des sociétés coquilles au capital minimum de quelques milliers d’euros dont les actionnaires changent au fil des années, selon des ramifications infinies en France et à l’étranger y compris dans les paradis fiscaux. La recherche de toute responsabilité en cas de problème risque de ne jamais aboutir. Alors que la finance n’hésite pas à abandonner des entreprises avec du personnel, il est encore plus facile d’abandonner des éoliennes. Les propriétaires subissent deux énormes menaces qui sont des bombes à retardement sur leur patrimoine et leur situation personnelle. Ils devraient faire relire leur bail par des experts ou des avocats indépendants avant qu’il ne soit trop tard. Les jurisprudences les menacent à chaque instant selon la règle « pollueur-payeur » qui frappe le propriétaire des terrains.

La plupart du temps les contrats de location de terrain signés avec les promoteurs éoliens l’ont été à l’amiable, sans la présence d’un expert indépendant ou d’une association agréée de consommateurs. Il existe d’ailleurs de nombreux doutes sur la légalité de ces opérations par rapport à la législation sur la vente à domicile par des professionnels rappelée par la DGCCRF. De nombreux baux risquent d’être non valables en cas de litige. Deux menaces importantes les concernent : tout d’abord la défaillance pure et simple de la société avec laquelle ils ont contracté, et donc des provisions de démantèlement qui les couvrent.  Malgré les dispositions légales contraignantes et le Code de Commerce, la plupart de ces sociétés ne publient même pas leurs comptes. De ce fait, il est souvent impossible de vérifier que les provisions légales de démantèlement sont constituées. Plusieurs défaillances sont déjà survenues. L’un des principaux promoteurs éoliens français ne vient il pas de faire l’objet d’une opération financière atypique sur son parc éolien, devenu la propriété majoritaire d’une curieuse banque égyptienne jusqu’ici inconnue en Europe, et tout cela géré depuis l’étranger ?

L’autre menace est dans les socles en béton dont les propriétaires restent à vie responsables Par un subterfuge, le démantèlement est prévu au ras du sol selon le Décret 2011-985 du 23 aout 2011. Mais cette astuce occulte les obligations bien plus importantes et réelles des articles L162-9 et suivants de la loi n° 2008-757 du 1er août 2008. Or chaque éolienne nécessite 2 à 3000 tonnes de béton souterrain, parfois plus. Ce béton et ses ferrailles sont d’importantes menaces de pollution ou de perturbation du sol et des nappes phréatiques. A la moindre alerte, à la moindre sommation, c’est donc le propriétaire du terrain et non le promoteur éolien, qui sera recherché, par exemple par la police de l’eau, par un syndicat intercommunal, ou par une association de protection de la nature. Et de toute façon il faudra restituer le site dans son état initial à la fin du bail. Le coût complet de démantèlement d’une éolienne est chiffré par les entreprises spécialisées de 650 à 850 000 €. Les sommes provisionnées, quand elles le sont, ne sont pas de ce niveau. Le coût d’enlèvement de leur socle en béton hautement ferraillé n’est pas inférieur à 250 000 €, et encore s’il n’y a pas de pollution par les huiles des éoliennes. Chaque éolienne contient 600 litres d’huiles industrielles dont plusieurs fuites ont été observées. Il suffit de dix litres d’huile pour polluer le sol en milieu naturel et atteindre un taux critique.

L’éolien a cessé d’être prioritaire dans les énergies renouvelables avec les leçons décevantes de l’expérience sur 10 ans. Désormais les taxes et les aides vont décliner avec la réforme intervenue en Europe et en France à partir de 2017.  Les tarifs de démarrage sont ramenés au niveau du marché, très inférieur, ainsi que vient de le confirmer le 20 avril 2017 une délibération de la Commission de Régulation de l’Energie. Bill Gates a confirmé au Financial Times qu’il doublait à 2 milliards ses investissements dans les énergies renouvelables mais qu’il excluait à présent tout investissement dans l’éolien, non efficace et non rentable. Malgré de gros investissements, son ami Warren Buffett a tout juste retrouvé sa mise dans l’éolien grâce à une défiscalisation massive mais avec un déficit industriel de 35%, et des subventions déjà fortement réduites sous Obama qui n’iront pas mieux avec Trump.  La Californie ou Hawaï sont envahis d’éoliennes rouillées abandonnées. L’Ecosse, ou l’Allemagne, figurent parmi les premiers pays face au casse-tête d’assumer une quantité très importante de déchets de pales d’éoliennes dans les dix prochaines années, car les pales ont une durée de vie limitée et deviennent cassantes. Les seuls déchets de plastique de pales d’éoliennes atteignent 225 000 tonnes par an au niveau mondial selon Scottish Natural Heritage et le département spécialisé des systèmes industriels de l’Université d’Iowa USA (2016). Personne n’avait pensé à ce bilan carbone calamiteux. En fait, les propriétaires ont hérité en pleine propriété des immenses socles en béton implantés dans leur terrain, sans les voir, et sans le savoir. De toute façon, même si le démantèlement atteint son terme, ce qui est très aléatoire et hypothétique pour de nombreux cas, l’enlèvement du socle béton restera à leur charge, soit 250 000 euros par éolienne. Les baux de location signés par les promoteurs ne le disent pas, la plupart du temps. A la moindre pollution, ce coût sera multiplié par trois. Si le promoteur fait défaillance et disparait, comme malheureusement on le prévoit pour un certain nombre, l’intégralité du coût de démantèlement des éoliennes sera à la charge du propriétaire…et de ses enfants… car alors, il faudra débourser de 650 000 à 850 000 € par éolienne… pour garder son terrain !

BCE : le statu quo jusqu’à septembre

BCE : le statu quo jusqu’à septembre

 

 

Aujourd’hui doit s’exprimer le président de la BCE sur l’évolution de la politique monétaire. On ne s’attend cependant pas à de grands changements notamment concernant un relèvement des taux qui sera sans doute reporté à septembre voire au-delà. En cause,  la fragilité de la reprise, aussi une inflation très faible sur un rythme de 1,3 % au lieu de 2 % espérés. Une faible infraction qui témoigne des c certitudes quant à l’ampleur de la reprise économique ;  de la même manière on n’attend pas une annonce spectaculaire concernant  le plan de rachat d’actifs encore nécessaire sans doute pendant des mois pour soutenir la croissance un peu trop faiblarde. Aucun changement concret n’est attendu, Tous les mois, la BCE acquiert actuellement 60 milliards d’euros de titres. Le programme arrive à échéance à la fin 2017. Le patron de la BCE sait qu’il marche sur des œufs. Fin juin, il avait provoqué une mini-panique en semblant se montrer plus confiant sur la reprise à venir de l’inflation. Les marchés avaient décelé dans ses propos le signe d’une sortie plus rapide qu’anticipé jusqu’ici de la politique ultra-accommodante. Cette réaction « lui a rappelé à quel point la frontière entre préparer les marchés et les induire en erreur est mince », souligne Carsten Brzeski, économiste en chef chez ING-diba. Le président de la BCE devra sans doute se montrer très prudent car une annonce éventuelle pour les mois à venir d’un durcissement de sa politique monétaire serait susceptible de peser de manière négative sur le moral des acteurs économiques Pour la plupart des économistes, la BCE attendra sa réunion du mois de septembre avant d’en dévoiler plus sur ses intentions concrètes concernant le programme de « QE ». « Nous prévoyons une réduction du rythme des achats de 10 milliards d’euros par mois à partir de janvier 2018, avec une fin programmée des achats à la fin juin », indique Jennifer McKeown, de Capital Economics. Les économistes n’attendent en revanche aucun mouvement sur les taux avant très longtemps. Le principal taux est à zéro et celui sur les dépôts à -0,40%. La BCE a déjà indiqué qu’un durcissement des conditions du crédit n’interviendrait que bien après la fin du programme de « QE ». D’autres banques centrales ont laissé passer six mois après la fin du programme de QE avant de relever leur taux, ce qui suggère que le BCE ne toucherait pas aux siens avant la fin 2018

BCE : la politique accommodante jusqu’à fin 2017 au moins

BCE : la politique  accommodante jusqu’à fin 2017 au moins

 

 

En dépit des critiques allemandes la BCE poursuivra sa politique accommodante le temps nécessaire, c’est-à-dire jusqu’à fin 2017 voire au-delà certes. Certes l’inflation s’inscrit dans une tendance à la hausse puisqu’on prévoit 1,7 % en 2017, 1,6 % en 20181,7% en 2019. Or on sait que l’objectif de la BCE est d’atteindre une inflation de 2 %. Le risque inflationniste ne menaçant pas la banque centrale a décidé de maintenir ses taux au niveau actuel pour soutenir la croissance. Ceci étant les taux réels risquent  cependant d’augmenter du fait du relèvement de la banque centrale américaine. La Banque centrale européenne (BCE) a toutefois t laissé jeudi sa politique monétaire inchangée mais la tonalité un peu moins accommodante de son président au cours de sa traditionnelle conférence de presse s’est traduite par une appréciation de l’euro et une remontée des rendements obligataires qui a bénéficié aux valeurs financières. Mario Draghi a souligné que la mention stipulant que le conseil des gouverneurs utiliserait tous les moyens à sa disposition en cas de besoin pour atteindre ses objectifs, qui figurait jusqu’à présent dans sa déclaration introductive, avait été supprimée. « Cela a été supprimé (…) pour indiquer fondamentalement qu’il n’y a plus un sentiment d’urgence à prendre de nouvelles mesures (…) comme cela avait été motivé par les risques de déflation. Cela a été l’évaluation du conseil des gouverneurs », a déclaré Mario Draghi lors de sa conférence de presse. « Je dirais que les risques de déflation ont largement disparu. Les anticipations d’inflation sur les marchés financiers ont sensiblement augmenté », a-t-il ajouté. L’euro s’est apprécié après ces propos, repassant momentanément au-dessus de 1,06 dollar, tandis que le rendement des emprunts d’Etat allemands à 10 ans a pris 5 points de base à 0,43%. Les Bourses européennes ont effacé leurs pertes à la faveur de la hausse des valeurs financières. En Allemagne, l’institut d’études économiques IFOP et la fédération bancaire allemande BdB ont appelé ce jeudi la BCE à cesser de stimuler l’économie à coup de mesures monétaires, arguant du fait que l’inflation de la zone euro a atteint le mois dernier son objectif d’une hausse proche de 2% l’an. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, avait aussi plaidé pour un « début de sortie en temps opportun » de la politique monétaire ultra-accommodante. La BCE a toutefois laissé ses taux directeurs inchangés et a confirmé la prolongation de son programme d’achats d’actifs jusqu’à la fin de l’année bien qu’à un rythme ralenti de 60 milliards d’euros par mois à compter d’avril contre 80 milliards actuellement, comme annoncé en décembre. Mario Draghi a fait état d’un relèvement des prévisions d’inflation de la BCE pour cette année et l’année prochaine tout en prévenant que cela ne modifiait pas le contexte d’ensemble.

Tarifs bancaires : jusqu’à 100 % de hausse

Tarifs bancaires : jusqu’à 100 % de hausse

Depuis 2012 les services bancaires ont subi des augmentations pouvant aller jusqu’à 100 %. En cause notamment la faiblesse des taux qui réduisent les profits mais tout autant des dividendes confortables qu’il faut continuer d’assurer aux actionnaires. Ce que révèle une étude du site internet Choisirmabanque.com publiée par Le Parisien ce jeudi 6 octobre. Cette enquête a porté sur trois grands types de services à savoir le coût d’une carte internationale à débit immédiat, le coût de cinq retraits dans une banque qui n’est pas celle du client ainsi que les frais de tenue de compte. 8 grandes banques ont été passées au crible (LCL, BNP Paribas, Société Générale, Banque populaire, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, Banque Postale et la Caisse d’épargne). Pour la carte à débit, les hausses à cinq ans sont relativement homogènes, de 7 à 11% selon les établissements pour un tarif annuel allant de 38,43 euros (Crédit Mutuel) à 44,50 euros (Société Générale et BNP Paribas). En revanche, pour les retraits hors réseaux, il y a d’importantes variations. À 12,64 euros, le Crédit Mutuel est le seul établissement à avoir baissé ce tarif sur cinq ans (-1%). Société Générale et LCL ne les ont pas augmentés, et la hausse a été modeste chez LCL (6%). En revanche les augmentations sont fortes chez Crédit Agricole (+24%), Banque populaire (+41%) la Banque Postale et BNP Paribas (+100% toutes les deux). Ce service est ainsi facturé de 7,80 euros l’année (Banque Postale) à 32,33 euros (Caisse d’Épargne). Sur les frais pour tenue de compte, seule la Caisse d’Épargne a quelque peu limité la hausse (19%). Pour la Banque Postale, le Crédit Mutuel, la Banque Populaire et le Crédit Agricole, les augmentations vont de 63% à 213% sur cinq ans, pour un coût annuel allant de 6,20 euros (la Banque Postale) à 24,80 euros (le Crédit Mutuel). LCL, Banque Populaire et BNP Paribas sont elles rentrées dans le rang, en facturant pour la première fois en 2016 ces frais pour tenue de compte. Seules les banques en ligne n’imposent plus ce dernier type de frais. Pour justifier ces hausses de tarifs, les établissements rappellent qu’ils sont confrontés à un certain nombre de difficultés: contraintes réglementaires plus lourdes, plafonnement des commissions d’intervention ou encore des taux bas qui rognent les marges.

Dépenses publiques : 10 ans pour faire jusqu’à 88 milliards d’économies

Dépenses publiques : 10 ans pour faire jusqu’à 88 milliards d’économies

 

 

C’est la proposition de France Stratégie. organisme de réflexion placé auprès du Premier ministre qui rend publique mardi une note qui s’inscrit dans une série de travaux destinés à éclairer les enjeux de l’élection présidentielle de 2017. Cette note fait écho aux propositions des candidats de la droite qui proposent  selon les cas d’économiser de 50 à 100 milliards en cinq ans. France stratégie propose donc d’étaler l’effort de réduction des dépenses sur une période beaucoup plus longue : 10 ans. À cette échéance le déficit public pourrait être limité à 1,5 % voir disparaître selon les scénarios. Le gouvernement actuel s’est engagé auprès de ses partenaires européens à ramener le déficit public à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) à fin 2017, après 3,6% en 2015 et 3,3% prévus par la loi de finances en 2016. Le Pacte de stabilité et de croissance européen impose aux pays de la zone euro un retour vers un ratio dette publique/PIB à 60%. Or, aujourd’hui, la dette publique française représente environ 96% du PIB. Arrêter l’effort de consolidation après 2017 se traduirait par un nouveau creusement du déficit et le maintien de la dette à un niveau proche de 95% du PIB, surtout si les taux d’intérêts actuellement au plus bas se normalisent, écrit l’auteur de la note de France Stratégie, Arthur Sode. « Si elle entend réduire significativement l’endettement public, la France devra, dans les dix ans à venir, conduire un ajustement supplémentaire, compris entre deux et quatre points de PIB », souligne-t-il. Cela revient à réduire le déficit public d’un montant compris entre 44 et 88 milliards d’euros en dix ans pour le ramener à 1,5% du PIB d’ici dix ans, voire aboutir à terme à un excédent de 0,5%. Pour Arthur Sode, cela passera essentiellement par une réduction des dépenses publiques, compte tenu de marges de manoeuvre limitées concernant les prélèvements, déjà parmi les plus élevés des pays de l’Union européenne. France Stratégie évoque parmi les réservoirs d’économies un système de retraite « plus généreux qu’ailleurs », les aides au logement et la politique de l’emploi « d’une efficacité parfois limitée », ou encore les dépenses des collectivités territoriales. Ce sera probablement un des sujets de la campagne, à en juger par les projets des candidats de la primaire à droite, qui prônent tous une réduction draconienne des dépenses publiques, de 80 à 100 milliards d’euros sur un quinquennat, voire plus. « Cent milliards d’euros en cinq ans, c’est un choc économique très important à court terme et ça affectera forcément les prestations sociales », souligne Arthur Sode, interrogé par Reuters. L’effort jugé nécessaire par France Stratégie est plus modeste et réparti sur une durée deux fois plus longue. Mais cet organisme se place dans l’hypothèse d’impôts constants, alors que les candidats à la primaire de droite proposent aussi de réduire ces derniers, donc les recettes de l’Etat, et hors impact de la conjoncture, c’est-à-dire d’un rebond ou d’une rechute de la croissance économique.

(Avec Reuters)

Electricité: l’UFC va proposer des prix jusqu’à 15% moins chers

Electricité: l’UFC va proposer des prix jusqu’à 15% moins chers

Peut-être une réaction aux augmentations rétroactives d’EDF validé par ailleurs par le Conseil d’État, en tout cas l’organisation de consommateurs va organiser une action groupée auprès des fournisseurs d’électricité pour obtenir auprès des producteurs des prix notoirement plus attractifs.  Paradoxe apparent ce sont les producteurs privés concurrents de DF qui ont introduit une action auprès du conseil d’État pour faire augmenter les tarifs d’EDF ! L’UFC-Que Choisir a dit, mardi 21 juin, espérer pouvoir proposer aux consommateurs une offre d’électricité jusqu’à 15% moins chère que les tarifs réglementés pratiqués par EDF, dans le cadre d’une opération d’abonnement groupé à laquelle les groupes Engie et Lampiris comptent participer. L’association de consommateurs, qui avait déjà mené deux campagnes d’achat groupé pour le gaz naturel uniquement, a donné mardi le coup d’envoi d’une nouvelle opération pour stimuler la concurrence dans le secteur de l’énergie et proposer aux particuliers des offres plus avantageuses que celles actuellement disponibles sur le marché, en gaz mais aussi en électricité. « Les prix vont baisser en proportion du nombre de consommateurs qui auront manifesté leur intérêt », a expliqué le président de l’UFC-Que Choisir, Alain Bazot, lors d’une conférence téléphonique. « Si on atteignait 300.000 (participants), qui serait vraiment un très beau score (…), on pourrait espérer des offres à -14%, peut-être -15% par rapport aux tarifs réglementés » de l’électricité appliqués par EDF à 88% des ménages français. « L’enjeu pour nous, c’est que les consommateurs comprennent que ce n’est pas une fatalité d’être aux tarifs réglementés d’EDF, qu’on peut changer à tout moment, que c’est facile, que c’est gratuit », a souligné M. Bazot. Dans le gaz, où l’ouverture à la concurrence est un peu plus poussée, l’UFC-Que Choisir espère un gain d’environ 10% par rapport aux tarifs réglementés appliqués cette fois par Engie (ex-GDF Suez) à 57% des 10,6 millions d’abonnés au gaz. Les fournisseurs ont jusqu’à fin juin pour dire s’ils participent à cette campagne, qui fonctionne selon le principe d’une enchère inversée – l’offre la moins chère l’emportera. Les offres lauréates seront dévoilées le 22 septembre. »On se prépare à répondre pour l’électricité », a indiqué une porte-parole d’Engie à l’AFP. Le belge Lampiris, en cours de rachat par Total et lauréat des précédentes opérations de l’UFC-Que Choisir dans le gaz, a aussi dit envisager de se porter candidat, dans le gaz et l’électricité.EDF a lui indiqué qu’il ne participerait pas car l’électricien « souhaite garder le contact direct avec ses clients ». Les consommateurs peuvent eux s’inscrire gratuitement du 21 juin au 21 septembre, notamment sur internet (www.choisirensemble.fr) ou par téléphone. Chacun d’entre eux recevra ensuite, à partir du 10 octobre, une offre personnalisée à laquelle il sera libre de souscrire ou pas jusqu’au 30 novembre.

(Avec AFP)

Amélioration du moral des investisseurs dans la zone euro : jusqu’a quand ?

Amélioration du moral des investisseurs dans la zone euro : jusqu’a quand ?

 

Une hirondelle ne fait pas le printemps pourtant les bonnes nouvelles du premier trimestre suffisent pour faire remonter le moral des investisseurs. À cela s’ajoute les éléments de langage rassurant de la part  de la banque centrale européenne quant à sa politique accommodante. Une remontée de moral mais jusqu’à quand ? C’est la question car depuis avril en Europe mais aussi ailleurs aux États-Unis en Grande-Bretagne ou encore au Japon on a enregistré un tassement de l’activité qui pourrait affecter les résultats du second trimestre. Du coup lorsque ces chiffres seront connus il se pourrait que le moral des investisseurs se tasse également. Les investisseurs comme nombre d’experts adoptent en effet souvent un comportement moutonnier. Le moral des investisseurs et des analystes dans la zone euro a atteint ce mois-ci son meilleur niveau de 2016.  Son indice de confiance du Sentixa atteint 9,9 contre 6,2 en mai alors que les économistes interrogés par Reuters le prévoyaient en moyenne à 7,0. « La tendance baissière qui avait accéléré en début d’année semble avoir été stoppée », a déclaré le directeur du Sentix, Manfred Hübner, dans un communiqué. Les investisseurs, a-t-il expliqué, ont été rassurés par de récents indicateurs robustes et par la communication de la Banque centrale européenne qui vient de relever ses prévisions de croissance et d’inflation pour cette année, sans exclure pour autant de nouvelles mesures de relance monétaire. L’amélioration des conditions économiques dans les marchés émergents et la stabilisation des cours du pétrole constituent aussi des facteurs positifs, a-t-il ajouté. Le sous-indice mesurant la perception des conditions actuelles par les investisseurs a progressé à 9,8 contre 7,0 en mai, et celui sur leurs anticipations est passé de 5,5 à 10,0.

 (Avec AFP)

Produits dérivés : la dérive jusqu’à l’éclatement ?

 

Produits dérivés : la dérive jusqu’à l’éclatement ?

Les produits dérivés représentent 1 million de milliards de dollars en théorie ne représentent pas de risque sauf si l’une des parties ne remplit plus ses obligations. Le risque de contagion pourrait alors provoquer une déflagration financière bien au-delà de tout ce qu’on a connu jusqu’alors Largement plus que l’ensemble des pièces, billets et des sommes déposées sur les comptes de dépôts de liquidités de l’ensemble de la planète, estimés à 81.000.000.000.000 dollars (81 trillions). Et bien au-delà de la valeur boursière de toutes les entreprises et entités cotées sur l’ensemble des places boursières mondiales (70 trillions de dollars). Un chiffre vertigineux donc, qui exprime également l’engouement et la frénésie qui entoure ce marché à la fois spéculatif et consubstantiel à l’activité des gestionnaires de portefeuilles.  Comme le résume fort bien cette définition de la Documentation française, « les produits dérivés sont appelés de la sorte car leurs prix « dérivent » de la valeur d’autres actifs (actions, obligations, matières premières, immobilier…), mais aussi de variables monétaires, financières ou réelles (taux de change, taux d’intérêt, indices boursiers, indices climatiques) que l’on appelle le « sous-jacent ». Ils offrent ainsi une forme protection aux agents économiques:  »Un gestionnaire de portefeuille pourra ainsi craindre la baisse du cours des actions, un importateur européen l’appréciation du dollar s’il doit honorer à plus ou moins brève échéance une facture libellée dans cette monnaie, tandis qu’un débiteur pourra légitimement s’inquiéter d’une possible hausse des taux d’intérêt s’il est endetté à taux variable. Les produits dérivés sont un des moyens permettant, selon différents mécanismes, de fixer dès à présent un prix pour ces actifs et ce, pour une date ultérieure. »  La première raison de leur succès grandissant ne tient néanmoins pas uniquement à cet usage. Il est lié aux caractéristiques intrinsèques de ces produits financiers. Techniquement, parier sur une option permet de maximiser les gains, par rapport à un investissement dans un actif lambda. On bénéficie d’un effet de levier et de choix multiples, pour maximiser ses profits. Ensuite, les techniques qui ont évolué. Ce sont notamment les ETF qui ont changé la donne. Au milieu de marchés volatils et compliqués à suivre, ces instruments qui ne font qui suivre la tendance sans chercher à arbitrer de manière plus précise ont connu un succès croissant ces dernières années. Rien qu’aux Etats-Unis, leur montant est estimé à 2 ou 3.000 milliards (2 ou 3 « trillions ») de dollars. Et le marché grimpe de 13 à 15% par an. Un phénomène en accélération du fait de la croissance exponentielle des Fintech : beaucoup de ces entreprises financières non-bancaires proposent des solutions d’épargne et de placement via des ETF, gérés automatiquement par ordinateur. Ces ordinateurs sont également au cœur de la stratégie des hedge funds les plus performants de la planète. Là encore pour maximiser les profits de ces derniers. Mais il y a de forte chance que les encours de ces produits dérivés continuent de progresser. Soulevant quelques inquiétudes, du fait de la masse inimaginable qu’ils constituent, et de l’aspect systémique de cet océan de produits financiers.   L’inconvénient est le lien étroit qui relie des classes d’actifs très disparates, mais qui au final pose la question centrale: qui sera en mesure de payer en cas d’effondrement? Beaucoup d’observateurs estiment que si une nouvelle crise financière devait arriver, les dérivés, par nature très volatiles et de qualité très diverses, en seraient l’instrument principal, et deviendraient rapidement une menace pour l’équilibre économique mondial.

(lu dans Bfm) 

Italie : la retraite jusqu’à 75 ans

Italie : la retraite jusqu’à 75 ans

L’Italie  avait repoussé l’âge légal de départ à la retraite à 66 ans et 7 mois en l’encadrant plus sévèrement. Mais pour les 4,5 millions de jeunes nés dans les années 1980, ces critères, ajoutés à l’augmentation de l’espérance de vie ainsi qu’à des carrières moins linéaires que leurs aînés avec des périodes d’activité alternant avec celles de chômage et des salaires plus bas, cela pourrait faire grimper en réalité l’âge de cessation d’activité professionnelle à 75 ans. Avec à la clef une pension inférieure de 25 % à celle perçue actuellement par les baby-boomeurs. L’Italie a  ainsi lancé l’opération «  Enveloppe Orange » un courrier envoyé dans un premier temps à 150.000 Italiens. Ils y trouveront la simulation de leur dernière rétribution, de l’âge estimé de leur pension et surtout son montant. Un travailleur type né en 1969 et qui a commencé à verser régulièrement ses contributions dès 2002 pourra ainsi partir en 2038 (à 69 ans) avec un chèque de 1.900 euros brut pour un dernier salaire de 3.000 euros brut. Un trentenaire qui toucherait 1.800 euros mensuels en fin de carrière recevrait au moment de sa retraite entre 880 et 1.180 euros. L’Italie  prône plus de flexibilité dans les départs à la retraite pour ne pas sacrifier des générations entières et faire de la place aux jeunes. Le gouvernement lui rétorque que les départs anticipés coûteraient aux comptes publics entre 5 et 7 milliards d’euros. «  L’équilibre du régime des retraites à long terme est une chose à laquelle l’Italie ne peut pas renoncer, rappelle le ministre de l’Economie, Pier Carlo Padoan. Surtout dans une phase où elle se bat avec l’Europe pour obtenir une application moins stricte du pacte de stabilité et de croissance. » Des solutions alternatives sont à l’étude, dont un prêt octroyé par les banques et garanti par des compagnies d’assurances pour partir deux à trois ans avant l’âge légal et qui serait remboursé par une retenue sur la future pension. Le débat est en tout cas rouvert en Italie où les plus de 65 ans représenteront 26,5 % de la population en 2030 et où la part des plus de 80 ans a augmenté de 150 % ces vingt dernières années.

(, Les Echos)

Émissions polluantes automobile : 40 % émettent jusqu’à cinq fois la norme

Émissiosn polluantes automobile : 40 % émettent jusqu’à cinq fois la norme

 

Finalement la commission mise en place par Ségolène Royal pour mesurer les émissions polluantes réelles des automobiles n’a rien révélé de très nouveau. On sait depuis longtemps que la quasi-totalité des véhicules dépasse et de très loin les normes en vigueur: jusqu’à cinq fois en fonction des conditions de circulation  du véhicule. Pas  Étonnant puisque notamment la consommation réelle de carburant est souvent supérieure de 30 % à ce qui est annoncé. Du coup l’union économique a décidé de rendre les normes moins contraignantes ! Les premiers tests réalisés dans le cadre de la commission Royal, mise en place pour mesurer les émissions polluantes en conditions réelles des voitures, montrent donc qu’aucune voiture testée ne peut reproduire en conditions réelles les performances réalisées en laboratoire. Les résultats des 52 premières voitures testées – 15 appartenant à PSA, 13 à Renault, 5 à Volkswagen, 4 à Ford…- viennent d’être révélés par le quotidien Les Échos. Conclusion: que cela soit en termes d’oxyde d’azote (NOx) ou de CO2, c’est-à-dire du niveau de consommation de carburant, la norme en laboratoire est dépassée en utilisation réelle. Et les écarts peuvent être considérables puisque Les Échos précisent que 21 véhicules testés affichent des émissions de NOx plus de cinq fois supérieures à la norme de laboratoire. Ce qui logique pour deux raisons. D’abord, tous les facteurs extérieurs – température de l’air, taux d’humidité, vent, état de la route … – affectent le niveau de consommation et des émissions. Ce qui signifie que les résultats sont différents si les mesures sont faites en début de matinée et en début d’après-midi. Ensuite, le test en laboratoire lui-même ne reflète que de très loin la manière dont les conducteurs utilisent leur véhicule. Passer de 0 à 50 km/h se fait ainsi en 30 secondes, ce qui est totalement inimaginable dans la vraie vie. Cette façon de faire minore beaucoup les résultats. Pour autant, les constructeurs n’ont guère le choix, puisque la norme officielle les contraints à passer ce test. Et ils auraient tort de faire du zèle puisque, notamment au niveau des NOx, les clients ne sont pas prêts à payer plus cher pour les voitures les moins émettrices. La situation va cependant évoluer dans les prochaines années. À partir du 1er janvier 2017, des nouvelles normes vont être mises en place, sous l’égide de Bruxelles. Ainsi, le test en laboratoire va être considérablement aménagé afin de rendre mieux compte de l’utilisation des voitures. De plus, un test en conditions réelles sera ajouté. Pour tenir compte des conditions extérieures, ce test pourra dépasser de 110% la norme laboratoire. Une tolérance ramenée à 50% à partir de 2019. Le progrès sera donc considérable par rapport à la situation actuelle, puisque 40% des voitures testées dans le cadre de la Commission Royal émettent cinq fois plus que la norme laboratoire actuelle.

 

Sarkozy : politiquement usé jusqu’à la corde

 

Sarkozy : politiquement usé jusqu’à la corde

En slalomant  en permanence entre le radicalisme droitier et le centrisme, Sarkozy démontre qu’il est à la recherche d’une introuvable ligne politique. En réalité, l’ancien président de la république navigue à vue. Il est à la fois fatigué et politiquement usé. Sa parole est complètement inaudible. D’un côté,  il fait alliance avec les centristes et les libéraux, d’un autre il fait la course derrière le FN en reprenant les thèses de Patrick Buisson. Il écarte Morano jugé trop extrémiste mais refuse le front républicain. Du coup il ne parvient plus à convaincre, même dans son propre camp. Il constitue même un refouloir  pour les électeurs ; pour preuve, le refus des têtes de liste de droite de le faire participer aux meetings  du deuxième tour. Il semblerait toutefois que ces derniers jours il ait encore droitisé son discours. De toute évidence,  il ne joue plus ce rôle de rassembleur qu’on attendait de lui avec la création du nouveau parti les républicains. Il se pourrait bien que ce soit aussi une posture très tactique. D’une certaine manière Sarkozy s’assoit sur les régionales afin de renforcer ses positions pour les primaires organisées par les républicains. Un calcul conjoncturel et de court terme qui fait l’impasse sur l’intérêt général. Du coup,  sa légitimité comme chef de la droite classique est remis en cause par nombre de dirigeants des républicains. En effet si le résultat des élections régionales constitue une véritable claque pour le PS  c’est aussi un échec personnel cinglant pour Sarkozy. Certains pensent même que Sarkozy étant aussi rejeté  par l’opinion publique que Hollande pourrait favoriser la victoire de Marine Le Pen  en 2017.

Régions: des économies jusqu’à 7 milliards d’euros ?

Régions : des économies jusqu’à 7 milliards d’euros ?

Théoriquement jusqu’à 7 milliards d’euros pourraient être économisés dans les régions, a calculé la fondation iFRAP, spécialisée dans l’analyse des politiques publiques. Et c’est sans compter les fusions de régions qui devraient être une occasion de rationaliser l’organisation des services et de réduire les coûts. En effet, la réforme territoriale devrait permettre d’améliorer l’efficacité de la dépense et générer, à terme, des économies, grâce à des mutualisations. «Les expériences étrangères tendent à montrer que les fusions de collectivités peuvent conduire à diminuer la dépense par habitant, sans diminution du niveau de service», signale une note du Trésor, publiée mardi 20 octobre. «Ces économies potentielles que nous avons calculées auraient déjà pu être réalisées avec les anciennes régions. Mais nous tenions à diffuser ces résultats appliqués aux nouvelles entités car c’est l’occasion d’identifier les écarts de performance et les objectifs à atteindre pour leurs futurs présidents», commente Agnès Verdier-Molinié, directrice du think tank. Dans l’étude «Régions: des économies sont possibles», publiée ce jeudi, l’iFRAP a sélectionné plusieurs postes de dépenses: personnel, lycées, formation professionnelle, équipement brut (investissements) et transport ferroviaire régional. À partir des données 2013 de la Direction générale des collectivités locales, la fondation a fait sa cuisine. «Dégraisser le mammouth régional pour muscler l’action économique de la région. Dégraisser le mammouth régional, car, pendant 11 ans, la gauche n’a cessé de renforcer le poids de l’administration régionale, en recrutant toujours plus d’agents, en multipliant les structures et les dépenses inutiles. Résultat, la dette de la région a triplé», affichait comme priorité, en début de semaine, Bruno Retailleau, sénateur LR, qui brigue la présidence de Pays de la Loire, au Point. Pourtant, après l’Île-de-France, qui est la région de référence dans l’étude de l’iFRAP, la région Pays de la Loire est celle qui a le moins d’économies à réaliser en dépenses de personnel: 3,6 millions, contre 146 millions pour le Nord-Pas-de-Calais-Picardie. «C’est dire toutes les économies possibles dans les autres régions», tacle la directrice de l’iFRAP.

Canal+ : le Grand journal maintenu mais jusqu’à quand ?

Canal+ : le Grand journal maintenu mais jusqu’à quand ?

 

Des informations de plusieurs médias ont fait état de la possible suppression du Grand journal de Canal+ content tenu de sa perte régulière d’audience. Une perte d’audience qui n’est pas seulement due  a la responsabilité de la nouvelle animatrice et qui avait déjà commencé lorsque le journal était présenté par de Caunes. Ce qui est en cause c’est  la ligne éditoriale, la forme et l’esprit même de Canal. Un esprit par ailleurs largement affecté par les critiques même de Bolloré qui le considère comme trop critique et trop à gauche. Du coup peut-être pour rééquilibrer cette image, le Grand journal  à commencé  à inviter des personnalités d’extrême droite comme Robert Ménard par exemple le maire de Béziers qui a pu étaler ses élucubrations exhibitionnistes, sulfureuses et racistes. Enfin le Grand journal souffre aussi de l’absence de forte personnalité susceptible de rehausser le niveau du débat. Sans doute en raison des économies financières que veut imposer Bolloré à Canal+. Le nouveau dirigeant de Canal Plus, Vincent Bolloré, s’est donc cru obligé d’a ffirmer  qu’il n’envisageait pas de remplacer Maïtena Biraben à la tête du Grand Journal, malgré les critiques qui visent sa nouvelle présentatrice depuis la rentrée.  »On ne peut juger de rien en quatre semaines, il faut lui laisser le temps« , a tenu à préciser le patron de la chaîne cryptée. Vincent Bolloré a affirmé que la l’ancienne présentatrice de La Matinale et du Supplément serait à la tête de l’émission de Canal Plus jusqu’en 2022, date du bi-centenaire du groupe Bolloré mais aussi du départ prévu de Vincent Bolloré. « Il n’y a aucun plan B, » a coupé l’industriel français, avant de préciser que Maïtena Biraben s’inscrivait  »dans la durée ».  La remplaçante d’Antoine de Caunes a essuyé de nombreuses critiques depuis la rentrée de l’émission en raison des mauvaises audiences mais aussi de ses propos sur « le discours de vérité du FN ». Maïtena Biraben a affirmé sa volonté de rester au Grand Journal et ne s’est pas montrée affectée par les critiques : « Je remercie beaucoup mes confrères, merci à vous de suivre avec autant d’attention cette émission et mes interviews ».

 

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