Archive pour le Tag 'climat'

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Climat : un accord minimal international pour décarboner le secteur fret maritime

Climat : un accord minimal international pour décarboner le secteur fret maritime

L’Union européenne réclamait lors des négociations cette semaine au siège de l’OMI à Londres, un objectif de zéro émission nette en 2050 avec deux étapes intermédiaires : réduction de 29% en 2030 et 83% en 2040. Les îles-États du Pacifique, particulièrement menacées par le réchauffement climatique, voulaient aller plus loin, soutenues par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada : -96% d’ici 2040.

Or l ‘accord met en avant « une ambition commune améliorée d’atteindre la neutralité carbone pour le fret maritime international près de 2050″, selon l’OMI, qui dépend de l’ONU. A plus court terme, il vise une réduction des émissions de CO2 « d’une moyenne d’au moins 40% d’ici 2030 comparé à 2008″. Le compromis prévoit des objectifs non contraignants de réduction des émissions polluantes d’au moins 70% d’ici 2040 comparé à 2008.

Nombre de gros exportateurs comme la Chine, le Brésil et l’Argentine ont freiné, affirmant que des objectifs trop stricts profiteraient aux pays riches, aux dépens des pays en développement. Ils s’opposaient notamment au projet d’une taxe carbone, soutenu par Emmanuel Macron et par des entreprises comme le géant du fret maritime Maersk. L’idée n’apparaît désormais dans le projet d’accord que dans un éventail de mesures proposées pour réduire les émissions du fret.

Pour les ONG écologistes l’accord « n’est malheureusement pas à la hauteur des attentes ».

Climat et maladies tropicales

Climat et maladies tropicales
par
Benoît Tonson
Chef de rubrique Science + Technologie, The Conversation France

Éric Cardinale
Vétérinaire spécialisé dans les domaines de la microbiologie et de l’épidémiologie,, Cirad

Stéphan Zientara
Vétérinaire et virologiste, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)

« Zootopique » est une série de podcasts réalisés en partenariat avec l’Anses (Agence nationale sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui interroge nos relations avec les animaux au prisme de la santé. Après une première saison portant sur des thèmes aussi variés que le déclin des abeilles ou les maladies portées par les moustiques et les tiques, nous vous proposons une deuxième saison.

Pour ce dernier épisode de la saison, intéressons-nous à ces maladies tropicales qui finissent par s’acclimater et se développer sur notre territoire en raison du changement climatique. Par exemple, en 2022, 65 cas de dengue autochtones ont été enregistrés dans le sud de la France.

D’autres maladies humaines ou animales émergeront à l’avenir. Alors, de quelles maladies parle-t-on ? Le changement climatique est-il vraiment l’unique facteur en cause ? Comment faire face à ces nouvelles menaces ?

Avec Stéphan Zientara, vétérinaire et virologiste, directeur de l’unité mixte de recherche Anses-Inrae-Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort et Éric Cardinale, vétérinaire spécialisé dans les domaines de la microbiologie et de l’épidémiologie, directeur adjoint de l’Unité mixte de recherche ASTRE Cirad-Inrae.

CLIMAT: Objectifs impossibles à atteindre

CLIMAT: Objectifs impossibles à atteindre

L’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C devient de moins en moins atteignable. Début juin, les températures moyennes de l’air à la surface du globe ont dépassé de plus de 1,5° C les niveaux préindustriels pendant plusieurs jours, selon le Copernicus Climate Change Service. Si les températures moyennes ont déjà franchi temporairement le seuil de 1,5 °C, c’est la première fois qu’elles le font au cours de l’été de l’hémisphère Nord, qui commence le 1er juin. .

Il y a désormais 66% de chances que la moyenne annuelle franchisse le seuil de 1,5°C pendant au moins une année entière d’ici à 2027, a prédit l’Organisation météorologique mondiale en mai. Le Fonds mondial pour la nature a mis en garde contre un « manque d’élan inquiétant » lors des négociations sur le climat qui se sont tenues à Bonn (Allemagne) ce mois-ci, peu de progrès ayant été réalisés sur des questions clés telles que les combustibles fossiles et la finance, avant les négociations sur le climat de la COP28 qui se tiendront en novembre à Dubaï.

Les températures de la mer ont également battu les records d’avril et de mai. L’agence météorologique australienne a prévenu que les températures du Pacifique et de l’océan Indien pourraient être supérieures de 3°C à la normale d’ici au mois d’octobre. Selon Piers Forster, professeur de physique du climat à l’université de Leeds, le réchauffement de la planète en est le principal facteur, mais le phénomène « El Nino », la diminution des poussières sahariennes soufflant sur l’océan et l’utilisation de carburants à faible teneur en soufre pour le transport maritime, sont également à blâmer.

Climat en hausse et maladies tropicales qui s’acclimatent

Climat en hausse et maladies qui s’acclimatent
par
Benoît Tonson
Chef de rubrique Science + Technologie, The Conversation France

Éric Cardinale
Vétérinaire spécialisé dans les domaines de la microbiologie et de l’épidémiologie,, Cirad

Stéphan Zientara
Vétérinaire et virologiste, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)

« Zootopique » est une série de podcasts réalisés en partenariat avec l’Anses (Agence nationale sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui interroge nos relations avec les animaux au prisme de la santé. Après une première saison portant sur des thèmes aussi variés que le déclin des abeilles ou les maladies portées par les moustiques et les tiques, nous vous proposons une deuxième saison.

Pour ce dernier épisode de la saison, intéressons-nous à ces maladies tropicales qui finissent par s’acclimater et se développer sur notre territoire en raison du changement climatique. Par exemple, en 2022, 65 cas de dengue autochtones ont été enregistrés dans le sud de la France.

D’autres maladies humaines ou animales émergeront à l’avenir. Alors, de quelles maladies parle-t-on ? Le changement climatique est-il vraiment l’unique facteur en cause ? Comment faire face à ces nouvelles menaces ?

Avec Stéphan Zientara, vétérinaire et virologiste, directeur de l’unité mixte de recherche Anses-Inrae-Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort et Éric Cardinale, vétérinaire spécialisé dans les domaines de la microbiologie et de l’épidémiologie, directeur adjoint de l’Unité mixte de recherche ASTRE Cirad-Inrae.

Climat: réchauffement de deux degrés à l’horizon 2030

Climat: réchauffement de deux degrés à l’horizon 2030

La France n’atteindra ses objectifs climatiques de 2030, selon le Haut Conseil pour le climat, qui publie son cinquième rapport annuel. Le réchauffement moyen en France atteint déjà +1,9 degré sur la dernière décennie, soit plus que le réchauffement mondial, qui s’élève à 1,15 degré sur la même période.

A l’horizon 2030, un réchauffement de 2 degrés est même considéré comme quasiment inévitable pour l’Hexagone, qui enregistre déjà un réchauffement de 1,9 degré au cours de la dernière décennie. C’est plus que la moyenne enregistrée à l’échelle mondiale (+1,15°C).

Les records de 2022 pourraient devenir la norme en 2050

« La France est donc particulièrement exposée aux conséquences du réchauffement climatique mais n’est pas prête à y faire face, comme l’année 2022 l’a démontré », souligne Corinne Le Quéré.

Pour rappel, l’an dernier, la France a traversé trois vagues de chaleur et a connu 33 jours de « vigilance canicule ». 72.000 hectares ont brûlé. Les précipitations ont chuté de 25% en métropole et 75% du territoire a été touché par une sécheresse exceptionnelle des sols. Environ 2.000 communes ont ainsi traversé de fortes tensions pour leur approvisionnement en eau potable, et sept d’entre elles ont connu une interruption totale.

Lutte climat: pas assez vite pour le Haut Conseil pour le climat (HCC)

Lutte climat: pas assez vite pour le Haut Conseil pour le climat (HCC)

Dans leur rapport annuel, les experts chargés d’évaluer l’action climatique du pays expliquent que les émissions françaises de CO2 sont en baisse, mais pas assez vite pour atteindre les objectifs européens.

L’an dernier, le Haut Conseil pour le climat (HCC) appelait à «un sursaut » de l’action climatique en France. Depuis, « on a dépassé la politique des petits pas mais on n’est pas encore au pas de course », résume la présidente du HCC Corinne Le Quéré en présentant le rapport annuel 2023, publié mercredi. «Surtout, c’est la politique économique qui manque. »

Dans son rapport intitulé « Acter l’urgence, engager les moyens », l’organisme indépendant chargé d’évaluer l’action climatique du pays estime que «la baisse des émissions de gaz à effet de serre de la France se poursuit en 2022, mais à un rythme qui demeure insuffisant pour atteindre les objectifs de 2030 ». Un constat qui intervient deux jours après celui de la Cour des comptes européenne, pour qui les ambitieux objectifs climatiques de l’UE pour 2030 (à savoir – 55 % d’émissions nettes) ont « du plomb dans l’aile», tant en termes d’actions que de financements.

résumé

Le changement climatique dû à l’inuence humaine a entraîné des impacts graves en France en 2022, excédant la capacité de prévention et de gestion de crises actuelle. L’année 2022, emblématique de l‘intensication des eets du changement climatique, illustre le besoin d’acter l’urgence et d’engager les moyens nécessaires au rehaussement de l’action pour l’adaptation et la décarbonation en France, en Europe, et à l’international. La baisse des émissions se poursuit en France en 2022, mais à un rythme qui reste insusant pour aeindre les objectifs de 2030. Le cadre d’action des politiques publiques pour le climat se construit, sans pour l’heure être accompagné d’une politique économique d’ampleur permeant de déclencher l’accélération nécessaire. L’adoption de la réglementation du paquet Fit for 55 de l’Union européenne doit rapidement se traduire en mesures concrètes et nouvelles sources de nancements en France et en . L’adaptation doit passer du mode réactifprévalent aujourd’hui pour devenir transformatrice,en s’appuyant sur les connaissances des conséquences pour la France, y compris pour les saisons et les événements extrêmes. Alors que la multiplication des politiques publiques à l’international commence à
faire inéchir les émissions planétaires, la réponse de la France au changement climatique doit monter en puissance, sur la base de son cadre d’action stratégique qui se construit, pour systématiser sa mise en œuvre opérationnelle, engager les moyens et les nancements nécessaires, accompagner les plus vulnérables dans un esprit de transition juste, éviter la maladaptation, et œuvrer à soutenir la dynamique
européenne et relancer la dynamique internationale en amont de la COP28.

L’année 2022 a été emblématique de l’intensication des eets du changement climatique dû aux activités humaines en France métropolitaine. Un ensemble
d’événements météorologiques et climatiques ont eu des eets graves sur les écosystèmes, les individus, les infrastructures et les activités économiques. Ils ont nécessité des mesures d’urgence et d’indemnisation. L’année 2022 a été exceptionnellement chaude (année record, +2,9°C par rapport à 1900-1930 selon
les données de Météo-France), et sèche (décit de précipitations de 25 % par rapport à 1991-2020). Les faibles précipitations couplées aux fortes températures ont induit une sécheresse des sols superciels exceptionnelle pour les trois quarts du territoire métropolitain de juillet à septembre
2022. La recharge des nappes souterraines a été limitée par la faiblesse des pluies ecaces. La production agricole a subi des baisses de rendement de 10 à 30 % pour certaines lières,
notamment 30 % de baisse pour le fourrage par rapport à la moyenne quinquennale. La production hydroélectrique en 2022 était de 20 % inférieure à la moyenne 2015-2019. L’assèchement précoce et prolongé de fossés et de zones humides sur la façade atlantique a eu des conséquences pour la biodiversité, induisant une reproduction faible ou anormale des oiseaux d’eau et une quasi-absence de reproduction de
certaines espèces d’amphibiens

L’ANNÉE 2022 A ÉTÉ EXCEPTIONNELLEMENT CHAUDE ET SÈCHE EN FRANCE, ET A EU DES IMPACTS GRAVES SUR LES PERSONNES, LES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES, LES INFRASTRUCTURES ET LES ÉCOSYSTÈMES.

Show-bizz et climat : des stars qui prennent position à bon compte

Show-bizz et climat : des stars qui prennent position à bon compte

La notoriété dans un domaine semble conférer désormais une compétence technique et politique générale. Ou la confusion entre le showbiz et l’expertise. Ainsi curieusement Marion Cotillard , par ailleurs excellente comédienne, apporte-t-elle son soutien absolu au mouvement dissous « soulèvement de la terre » qui prône la violence. Un jugement qui a autant de valeur que celui qui pourrait prononcer le footballeur Mbappé sur la qualité des films de Cannes ou Mimi Mathis sur la stratégie de défense du pays !

«Ce qui se passe dans notre pays est extrêmement grave»: Marion Cotillard apporte son «soutien absolu» aux Soulèvements de la terre

«La dérive sécuritaire de ce gouvernement, couplée à son incapacité à nous protéger des conséquences du changement climatique, est effrayante», a écrit l’actrice dans un message posté sur son compte Instagram. Marechal Aurore / Marechal Aurore/ABACA

Le «réseau de luttes locales» écologiste a été dissous mercredi en conseil des ministres par Gérald Darmanin.

«Celles et ceux qui alertent sur la dérive éminemment dangereuse de notre monde et de notre humanité, les activistes qui demandent une action du gouvernement à la hauteur de l’urgence, sont aujourd’hui qualifiés de criminels ou d’écoterroristes», poursuit-elle.

«La dérive sécuritaire de ce gouvernement, couplée à son incapacité à nous protéger des conséquences du changement climatique, est effrayante. Mais ces intimidations n’arriveront pas à nous faire taire. Aujourd’hui, dans notre pays, la liberté est en danger», ajoute-t-elle encore.

Elle aurait pu aussi ajouter que le star système ne confère aucune compétence dans des domaines aussi complexes que la prise en compte de la problématique environnementale ! que dirait-on si un footballeur célèbre donnait son point de vue sur le festival de Cannes ?

Climat incendies canadiennes : les nuages jusqu’en France

Climat incendies canadiennes : les nuages jusqu’en France

Selon la Chaîne Météo, les fumées canadiennes des incendies qui ont débuté il y a plus d’un mois pourraient atteindre la France cette semaine. «Les fumées des incendies de forêt qui touchent actuellement l’est du Canada seront reprises par le vent d’ouest sur l’Atlantique, et toucheront une partie de la France cette semaine».

«Attendez-vous à un ciel brumeux et à des levers/couchers de soleil vibrants à cause de la fumée en altitude – avec la concentration la plus épaisse susceptible de se déplacer sur l’Irlande et le Royaume-Uni. La majeure partie de la fumée devrait rester confinée à haute altitude, mais toute fumée qui parvient à se mélanger pourrait entraîner une réduction locale de la qualité de l’air», a expliqué Nahel Belgherze, qui observe les changements météorologiques, sur Twitter.
*La Chaîne Météo est une propriété du groupe Figaro.

Climat : la Banque mondiale va aider davantage les pays les plus pauvres, enfin ?

Climat : la Banque mondiale va aider davantage les pays les plus pauvres, enfin ?

On pourrait être surpris que le nouveau président de la Banque mondiale annonce solennellement que l’institution va désormais aider davantage les pays les plus pauvres. C’est en effet la mission principale normale de cette institution qui comme beaucoup d’autres s’est engluée dans les problématiques administratives et politiques. Aujourd’hui les banques de développement de tous ordres ne manquent pas, pas davantage que les crédits potentiels. Il manque surtout une cohérence de l’aide concrète et de nombreux trous dans la gouvernance des pays .

Tout ne peut se résumer à l’épaisseur des enveloppes, il faut aussi considérer la manière dont ces enveloppes sont utilisées afin que les aides ne se perdent pas dans les sables administratifs et ou de corruption .Moins de trois semaines après sa prise de fonction, le nouveau président de la Banque mondiale , Ajay Banga, n’est pas venu au sommet de Paris les mains vides. Lors de la réunion qui a rassemblé, jeudi au Palais Brongniart, une cinquantaine de chefs d’Etat pour évoquer un choc de financement destiné aux pays du Sud, Ajay Banga a d’abord annoncé que son institution allait élargir sa « boîte à outils » de l’aide internationale avec de nouveaux instruments.

Suspension de remboursement
L’une des mesures phares consiste à « offrir une pause dans le remboursement de la dette, pour que les pays puissent se focaliser sur ce qui compte […] lorsqu’une crise survient, et ne pas s’inquiéter de la facture qui va tomber », a-t-il indiqué.

Lorsqu’un pays fait face à une catastrophe, à l’instar de la République dominicaine qui en quelques heures a perdu plus de 220 % de son PIB en 2016 en raison d’un ouragan, l’heure n’est pas au remboursement de sa dette mais à la reconstruction du pays. « Il s’agit de permettre aux pays de se concentrer sur les besoins urgents de leur population et non sur le service de la dette. Nous commencerons ces nouvelles clauses de dette de crise avec les pays les plus vulnérables » avant de l’étendre à d’autres, indique la Banque dans son communiqué.

Redéploiement de fonds
La Banque va aussi instaurer de nouvelles possibilités d’utilisation de ses prêts. Les pays pourront réaffecter immédiatement une partie de leur portefeuille de prêts de la Banque aux besoins d’urgence en cas de désastres liés au réchauffement climatique. Par exemple, des fonds non décaissés dans le cadre de projets d’infrastructures à long terme pourraient être utilisés pour faire face aux conséquences immédiates d’une catastrophe.

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Sommet de Paris : la réforme du FMI et de la Banque mondiale en débat

« Désormais, nous cherchons à intégrer l’assurance contre les catastrophes dans nos produits de prêt – avec l’intention de couvrir les primes d’assurance et les intérêts grâce à la générosité des autres. Cela donnerait finalement aux pays des ressources de redressement sans alourdir leur dette », a commenté Ajay Banga.

Une autre mesure, révélée lors d’une table ronde, jeudi matin, aux côtés de la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, et du ministre français des Finances, Bruno Le Maire, consiste à offrir des assurances aux Etats pour des projets de développement en y intégrant plus clairement les questions de financement face au réchauffement climatique.

Création d’un laboratoire
Afin d’attirer plus d’investisseurs privés dans les projets de développement des pays du Sud, un « laboratoire » a été lancé. Ses travaux vont porter sur le financement de la transition énergétique, en se concentrant dans un premier temps sur les énergies renouvelables et les infrastructures énergétiques. Ce « labo » devra générer de nouvelles approches et recommandations.

Il sera dirigé par Ajay Banga. Ce dernier sera épaulé par deux coprésidents. L’un est Mark Carney, envoyé spécial des Nations unies pour le financement de l’action climatique mais également coprésident de la Glasgow Financial Alliance for Net Zero, (Gfanz) qui rassemble environ 500 entreprises du secteur privé de plus de 50 pays. L’autre est la présidente de Prudential, Shriti Vadera.

Climat : déjà la surchauffe

Climat : déjà la surchauffe

Il est clair que les risques de catastrophes sont susceptibles de se multiplier avec des températures nettement au-dessus des moyennes enregistrées au cours des années passées. De quoi faire monter la température des océans, favoriser les incendies et la fonte précoce des neiges comme dans les pôles ou l’Himalaya. Sans parler des conséquences sur l’agriculture.

La planète a connu le début du mois de juin le plus chaud jamais enregistré. Cette mesure a été rendue publique le 15 juin par le service européen Copernicus qui surveille le changement climatique. Les moyennes relevées sur le début du mois battent les précédents records avec une « marge substantielle ».

Par ailleurs, la barre des 1,5°C de réchauffement par rapport aux niveaux préindustriels a déjà été dépassée. Le scénario le plus optimiste de l’accord de Paris en 2015 est donc vraisemblablement hors de portée.

Moins connue, mais inquiétante, la chaleur persistante et croissante des mers et des océans n’est pas à prendre à la légère. Une carte des mers et des océans a été mise à disposition par la Nasa. Elle permet de constater que la température de l’eau est trop élevée, notamment sur les côtes françaises. Cela s’explique simplement, l’eau captant beaucoup plus la chaleur de l’atmosphère que les continents.

Parallèlement évidemment ces températures excessives favorisent les les incendies surtout quand en plus l’eau manque

Climat et météo : des températures déjà trop élevées

Climat et météo : des températures déjà trop élevées


Une mer Méditerranée et un océan Atlantique aux eaux chaudes, trop chaudes pour cette période de l’année. Une carte des mers et océans de la Nasa relève que la température de l’eau est anormalement élevée sur la façade atlantique et le long du littoral méditerranéen en France.

Pour l’agro-climatologue Serge Zaka, « Notre océan est en surchauffe! En France, la température atteint déjà 25°C dans l’eau en Méditerranée et 24°C sur le Pays Basque, en juin, avant même l’été! », écrit-il encore sur Twitter.

À l’échelle globale, la température de l’eau en surface sur la partie nord de l’océan Atlantique est également plus élevée, de l’ordre d’environ 0,5°C de plus que la moyenne des dernières années selon la plateforme météo Climate Reanalyzer.

« Ce 10 juin, la température de la surface a atteint les +1,2°C par rapport à la moyenne 1981-2022″, affirme encore Serge Zaka, s’appuyant de données de Climate Reanalyzer.

Un constat qui s’observe même à l’échelle mondiale. Dans un bulletin publié le 8 juin dernier à l’occasion de la journée mondiale de l’océan, Météo-France soulignait que « la surface moyenne des océans n’a jamais été aussi chaude en mai, après un mois d’avril déjà record ».

« La température moyenne à la surface des océans (toujours hors zones prises par les glaces) en mai était d’environ 19,7°C, soit 0,26°C au-dessus de la moyenne 1991-2020 d’après le service européen Copernicus », précisait encore l’agence météorologique.

Pause réglementaire climat de Macron : pas question répond Bruxelles

Pause réglementaire climat de Macron : pas question répond Bruxelles

« On n’a pas le choix. On n’a pas le luxe de pauses, ni dans la politique climatique, ni dans la protection de notre biodiversité », c’est ainsi que s’est exprimé Frans Timmermans, le vice-président de la Commission européenne, à l’occasion de la conférence Jacques Delors 2023, qui se tenait à Paris.

Et l’élu européen d’ajouter : « La crise climatique s’accélère, tandis que 60 % même plus des terres européennes sont en mauvaise conditions, on perd nos abeilles, on est en train de créer des sécheresses qui abiment la production agricoles de surfaces énormes… » .Pour Frans Timmermans, sans protection de la nature, « le Green deal fera faillite. Et l’Europe et le monde ne seront pas protégés contre la crise climatique. »

Des inquiétudes qui sonnent comme une réponse cinglante aux propos d’Emmanuel Macron. Il y a une semaine, le chef de l’Etat avait, en effet, fustigé les normes environnementales qui pénalisent notre l’économie, et plaidé pour une mise à l’arrêt temporaire. « Appliquons le Pacte vert, mais n’en rajoutons plus », avait assuré Emmanuel Macron, qui souhaitait, en la matière, « une stabilité ».

Des propos très vite temporisés par Elisabeth Borne, la première ministre quelques jours plus tard. La cheffe du gouvernement avait en effet assuré « qu’il n’y avait pas de pause dans l’ambition climatique de la France. » Et réaffirmé l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

La prise de position controversée du Président français, en tout cas, n’avait pas manqué de créer de l’émoi au sein des écologistes européens. Et de susciter des interrogations chez les parlementaires européens.

Surtout qu’il n’était pas le seul à tenir cette ligne. Le Premier ministre Belge, Alexander De Croo avait, à cette occasion, lui aussi réclamé une pause, notamment sur des textes du pacte vers, encore en négociation.

Des les échanges tendus sur fond de négociations européennes autour du « Pacte Vert », appelé aussi « Green deal ». Ce paquet de textes fixe des objectifs contraignants en matière de lutte contre le réchauffement climatique. L’essentiel a été adopté, – réforme du marché du carbone, fin des ventes de voitures à moteurs thermiques etc-, mais les discussions portent sur la restauration d’écosystèmes détériorés ou abimés.

Plusieurs Etats, dont la France, s’inquiètent de l’impact éventuel sur la production agricole. En témoignent, les votes consultatifs, de rejet dans les commissions agriculture et pêche du Parlement.

Environnement–Climat : limiter le réchauffement à 1,5°C ne suffira pas

Environnement–Climat : limiter le réchauffement à 1,5°C ne suffira pas

La limitation à 1,5°C du réchauffement de la planète permettra d’éviter un emballement du changement climatique, mais elle ne suffira pas, a averti mercredi 31 mai un consortium de 50 chercheurs.

Les émissions de gaz à effet de serre restent à des niveaux records, et pour les experts du Giec, les politiques actuelles mènent plutôt vers un réchauffement de 2,7°C d’ici à la fin du siècle. La température moyenne à la surface de la Terre a déjà augmenté de près de 1,2°C depuis l’ère préindustrielle. Afin d’éviter que de larges pans de l’humanité soient exposés à « des dommages importants (…), la juste limite doit être fixée à 1°C ou en dessous », et la concentration atmosphérique de CO2 – actuellement à 420 parties par million (ppm) – doit être réduite à 350 ppm, selon les scientifiques.

« Nous sommes dans l’Anthropocène, mettant en danger la stabilité et la résilience de la planète entière », a souligné Johan Rockström, auteur principal de l’étude, faisant référence à une nouvelle époque géologique marquée par l’empreinte humaine sur la planète. Johan Rockström est l’un des initiateurs du concept de « limites planétaires », des lignes rouges à ne pas franchir.

En 2009, lui et ses collègues ont identifié neuf de ces limites et trois avaient déjà été franchies : les gaz à effet de serre réchauffant la planète, l’accélération de l’extinction d’espèces et un excès d’azote et de phosphore dans l’environnement. Depuis, trois autres limites ont été franchies : la déforestation, la surexploitation de l’eau douce et l’omniprésence de produits chimiques synthétiques. La pollution extérieure aux particules pourrait s’y ajouter cette année et l’acidification des océans n’est peut-être pas loin derrière. « Rien de moins qu’une juste transformation globale (…) est nécessaire pour assurer le bien-être humain », concluent les auteurs de l’étude.

Climat : limiter le réchauffement à 1,5°C ne suffira pas

Climat : limiter le réchauffement à 1,5°C ne suffira pas

La limitation à 1,5°C du réchauffement de la planète permettra d’éviter un emballement du changement climatique, mais elle ne suffira pas, a averti mercredi 31 mai un consortium de 50 chercheurs.

Les émissions de gaz à effet de serre restent à des niveaux records, et pour les experts du Giec, les politiques actuelles mènent plutôt vers un réchauffement de 2,7°C d’ici à la fin du siècle. La température moyenne à la surface de la Terre a déjà augmenté de près de 1,2°C depuis l’ère préindustrielle. Afin d’éviter que de larges pans de l’humanité soient exposés à « des dommages importants (…), la juste limite doit être fixée à 1°C ou en dessous », et la concentration atmosphérique de CO2 – actuellement à 420 parties par million (ppm) – doit être réduite à 350 ppm, selon les scientifiques.

« Nous sommes dans l’Anthropocène, mettant en danger la stabilité et la résilience de la planète entière », a souligné Johan Rockström, auteur principal de l’étude, faisant référence à une nouvelle époque géologique marquée par l’empreinte humaine sur la planète. Johan Rockström est l’un des initiateurs du concept de « limites planétaires », des lignes rouges à ne pas franchir.

En 2009, lui et ses collègues ont identifié neuf de ces limites et trois avaient déjà été franchies : les gaz à effet de serre réchauffant la planète, l’accélération de l’extinction d’espèces et un excès d’azote et de phosphore dans l’environnement. Depuis, trois autres limites ont été franchies : la déforestation, la surexploitation de l’eau douce et l’omniprésence de produits chimiques synthétiques. La pollution extérieure aux particules pourrait s’y ajouter cette année et l’acidification des océans n’est peut-être pas loin derrière. « Rien de moins qu’une juste transformation globale (…) est nécessaire pour assurer le bien-être humain », concluent les auteurs de l’étude.

France : vers un climat tropical

CHALEUR : La France glisse doucement vers un climat tropical

La France glisse doucement vers un climat tropical et devrait s’adapter au réchauffement qui pourrait atteindre les 4 degrés, voilà l’objet de la consultation lancée ce 23 mai par l’exécutif, pour définir à quel scénario la France doit se préparer en matière de réchauffement climatique à la fin du siècle. Certaines zones particulièrement exposées (arc méditerranéen, couloir rhodanien, vallée de la Garonne) pourraient connaître jusqu’à 90 nuits tropicales par an.

Le dernier rapport du Giec a lui estimé en mars que le réchauffement climatique atteindrait la barre des 1,5°C au niveau mondial dès 2030-2035.

L’année 2022, la plus chaude jamais enregistrée en France depuis 1900, avec l’été le plus chaud jamais enregistré en Europe.

Ce qui se passe dans les Pyrénées-Orientales présage de ce qui va se passer dans d’autres départements donc, non seulement c’est un sujet pour les producteurs de ce territoire, mais c’est évidemment un enjeu pour toute l’agriculture française

Des bouleversements climatiques, aux conséquences graves. Souvenez-vous des témoignages, recueillis par les équipes de France 3, des habitants des quatre communes privées d’eau potable au mois dans les Pyrénées-Orientales.

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