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Métavers : Une collecte de données sans précédent !

Métavers : Une collecte de données sans précédent !

 

Métavers est encore un concept assez fumeux hormis l’accès aux jeux. Par contre, il pourra permettre une collecte sans précédent des données utiles aux marchands du temple. NDLR

Qui n’a pas encore entendu parler du métavers ? Cette notion a récemment pris de l’importance dans les médias qui nous la présentent tout en essayant de comprendre sa signification et d’interpréter son influence sur notre avenir. Qu’il s’agisse de fréquenter des amis, de faire des achats, ou encore de créer son entreprise, tout cela pourrait avoir lieu dans un nouvel environnement qui ne fait pas la distinction entre la entre la réalité et le virtuel. Par Ola Mohty, Juriste et experte RGPD chez Data Legal drive.

L’expression « métavers » n’est pas nouvelle. Elle est apparue il y a 30 ans dans le roman de science-fiction « Snow Crash » de Neal Stephenson. Cette notion vague fait référence à un nouvel espace. Il ne s’agit en effet pas d’un site de commerce classique ou encore d’une plateforme web de mise en contact. Ce concept innovant s’appuie sur un objectif d’immersion des utilisateurs d’une part et une interaction entre plusieurs personnes se trouvant dans différents lieux d’autre part.

Bien que pas encore pleinement abouti, plusieurs entreprises commencent à s’approprier ce concept dont notamment Facebook qui s’appelle désormais « Meta ». Ce géant du web précise vouloir « construire un avenir où les gens ont plus de moyens de jouer et de se connecter »[1]. Cette invention suscite toutefois de nombreuses inquiétudes en matière de protection des données personnelles. Il convient ainsi de s’interroger sur ses enjeux juridiques et sur la règlementation applicable.

 

Une des principales questions qui se posent au sujet des métavers concerne les données et leur protection. Se présentant comme une réalité virtuelle avec des avatars contrôlés par l’utilisateur, cette nouvelle technologie est susceptible d’entraîner la naissance de nouvelles catégories de données personnelles d’une part et une augmentation du nombre des données personnelles collectées d’autre part.

Or, ces données sont-elles vraiment des données à caractère personnel ? Bien que des avatars y circulent, les données pouvant être collectées permettent de révéler de nombreuses informations sur les utilisateurs. Ces derniers sont représentés par des personnages fictifs et ceux-ci constituent une version fidèle de la personne. Il ne fait, dès lors, aucun doute que les données collectées permettent de remonter aux individus concernés. Plus encore, il semble que ces données aideront à mieux comprendre les processus de pensée des clients.

En effet, les applications mobiles et les sites web permettent aujourd’hui aux entreprises de comprendre comment les individus se déplacent sur internet ou encore comment ils naviguent via une application. Demain, avec les plateformes métaverses, il serait possible de suivre les individus de manière beaucoup plus intime. L’utilisation du métavers impliquera alors une collecte de données sans précédent. Il pourrait s’agir d’expressions faciales, de gestes ou encore d’autres types de réactions qu’un avatar pourrait produire lors de ses interactions dans le métavers. Ces informations permettront aux entreprises de mieux comprendre le comportement des utilisateurs et d’adapter les campagnes publicitaires de manière très ciblée.

La collecte des données ne se fera toutefois pas de manière directe. La personne n’aura pas à fournir de manière proactive des données personnelles en accédant à une page web ou à une application. Les données seront recueillies en temps réel lorsque les utilisateurs se trouvent dans leur métavers, interagissant par l’intermédiaire de leurs avatars. Ceci pourra être à l’origine de divers risques puisque l’utilisateur ne sera pas forcément conscient des données qu’il émet.

 

Les règles de droit permettant d’encadrer ce nouvel espace existent-elles déjà ? La mise en place de nouvelles règles ou encore d’un nouveau règlement européen est-elle nécessaire pour règlementer cet univers ?

Le RGPD régit le traitement des données à caractère personnel appartenant à des personnes au sein de l’Union. Pour assurer une protection optimale de ces personnes, il définit les données personnelles de manière large. Est considérée comme une donnée personnelle toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable[2]. Il suffit donc de pouvoir remonter à la personne, quoique de manière indirecte, pour admettre le caractère personnel de la donnée. Ainsi, le terme « donnée personnelle » peut comprendre un large panel d’informations allant du prénom de la personne à un simple numéro de référence. Les données auxquelles l’utilisation du métavers donnera naissance entrera dans cette catégorie dès lors qu’elles révèlent des renseignements sur une personne. Tel est le cas de tout geste ou encore de toute réaction élaborés par un avatar.

Le champ d’application territorial du RGPD est également très large. Deux critères principaux doivent être pris en compte, le critère d’ «établissement » et le critère de « ciblage ». Ainsi, du moment où une entreprise cible des personnes se trouvant sur le territoire de l’Union, les activités de traitements concernées doivent être soumises au RGPD. Par conséquent, pour déterminer si le RGPD s’applique ou pas, il faudrait identifier notamment le lieu où se trouve la personne à laquelle appartiennent les données. Or, dans le cadre du métavers, les utilisateurs sont représentés par des personnalités virtuelles qui peuvent se trouver dans des endroits différents. Faudrait-il alors se baser sur la localisation de la personne qui fait fonctionner l’avatar ou il serait plus approprié de se baser sur l’avatar lui-même ?

Le caractère sans frontières du métavers avec des avatars qui y naviguent rendent en effet les choses complexes. Supposons que c’est la règlementation du lieu où se trouve la personne qui s’applique et donc le RGPD dans le cas où l’individu se trouve dans l’Union européenne, d’autres interrogations peuvent prendre naissance portant sur les principes de transfert des données. A partir de quel moment doit-on considérer qu’il s’agit d’un transfert de données ? Serait-il suffisant de se contenter de se baser sur les garanties de transfert actuelles pour valider la licéité d’un transfert de données ? Ces évolutions technologiques ne nécessitent-elles pas de repenser les outils juridiques applicables ? La nécessité d’assurer une protection optimale des données semble pencher vers cette alternative.

Des règles à renforcer

Spécifier quelle entité doit déterminer comment et pourquoi les données personnelles seront traitées et quelle entité traite les données pour le compte de quelle entité, pourrait s’avérer difficile dans le métavers. Pour ce faire, il faudrait sans doute décrypter un ensemble de relations complexes et il n’est pas certain que des réponses claires et évidentes puissent être trouvées. L’identification du responsable de traitement pourrait ainsi être à l’origine de plusieurs difficultés. Elle est toutefois nécessaire dans le cadre de la répartition des responsabilités et des obligations vis-à-vis des utilisateurs.

Plusieurs autres questions peuvent se poser. Y aura-t-il un administrateur principal du métavers qui collectera toutes les données personnelles fournies dans le métavers et qui déterminera comment ces données personnelles seront traitées et partagées ? Ou bien plusieurs entités collecteront ces données par le biais du métavers et chaque entité déterminera ses propres objectifs ? Comment le consentement des utilisateurs doit-il être recueilli ? Comment les différentes entités doivent-elles chacune afficher sa propre politique de confidentialité ?

La CNIL attire l’attention sur la nécessité d’assurer une information renforcée des personnes et de respecter les principes relatifs au consentement. Or, il n’est pas certain que l’utilisateur puisse profiter pleinement de ce dispositif dans le cas où il refuse de donner son consentement. Celui-ci ne serait dès lors pas collecté de manière libre. Il faudrait ainsi s’assurer que la modalité de collecte du consentement dans le métavers doit être identique à celle pratiquée dans le « monde réel » ou s’il faudrait recourir à d’autres modalités qui tiennent compte des particularités de cet univers.

De même, le RGPD exige que les informations obligatoires soient transmises à la personne concernée au moment de la collecte des données pour lui permettre de prendre une décision en connaissance de cause. Cette contrainte semble difficile à respecter dans le métavers où l’échange de données se fait de manière très rapide et implique un grand nombre de participants.

Face à ce constat, il serait difficile d’échapper à une revue des lois actuelles. Assurer une protection optimale des données personnelles dans ce nouveau monde semble toutefois être un défi. La quantité et le type de données que ce dispositif permet de collecter sont inédits. La possibilité d’enregistrer les moindres réactions des personnes permettront en effet d’ouvrir la voie à un profilage d’une finesse exceptionnelle. Ceci pourrait renforcer le pouvoir des détenteurs de ces données, rendant ainsi en quelque sorte obsolètes les règles actuelles sur la protection des données.

______

[1] https://fr-fr.facebook.com/MetaFrance/
[2] Règlement (UE) 2016/679 du parlement européen et du conseil du 27 avril 2016, article 4 1).

Économie et finances : des changements sans précédent depuis 30 ans

Économie et finances : des changements sans précédent depuis 30 ans

Nicolai Tangen, qui pilote le plus grand fonds de pension au monde, le fonds souverain norvégien (ex- »Norwegian Oil Fund »),  explique les raisons de son profond pessimisme. A titre d’exemple, son portefeuille d’actions russes est devenu totalement invendable (-90%).Selon le directeur général de Norges Bank Investment Management, Nicolai Tangen, , tout juste remis de la pandémie, les marchés font face à un triptyque fatal : inflation (ou pire, stagflation), guerre en Ukraine et dé-mondialisation.

Nicolai Tangen, le patron du fonds souverain norvégien, le plus gros du monde avec ses quelque 1.200 milliards d’euros d’actifs sous gestion, a expliqué aujourd’hui sa vision de l’avenir proche. Et, vu des fjords, l’horizon est plutôt sombre. Le DG de Norges Bank Investment Management (ex- »Fonds pétrolier de Norvège) s’attend en effet à des conditions de marchés difficiles en raison de l’évolution de la situation géopolitique et de l’inflation:

« La probabilité d’un scénario d’horreur où le fonds chute de 40 % a augmenté », a-t-il déclaré devant l’assemblée législative monocamérale de Norvège, à Oslo.

Auditionné par la commission des finances du Storting (l’assemblée nationale) pour le rapport annuel du gouvernement sur la gestion du « fonds pétrolier », Nicolai Tangen a expliqué aux élus du « Storting » (ou « grande assemblée »), les raisons de son pessimisme, rapporte le quotidien économique norvégien Dagens Næringsliv (en anglais « Today’s Business »), troisième du pays par le tirage.

« À peine avions-nous commencé à mettre la pandémie de Covid derrière nous en imaginant que tout redeviendrait « normal », que ça s’est encore rétréci. Après le Covid qui a durement affecté notre fonds, l’invasion de l’Ukraine par la Russie fera de même », a dit Nicolai Tangen.

Les plus grands changements en une génération

Dans sa déclaration préliminaire écrite qu’il avait adressée à la commission des Finances du parlement norvégien en prévision de son audition, Nicolai Tangen déclare :

« Les conséquences géopolitiques de la guerre sont difficiles à prédire mais nous allons sans doute au devant des plus importants changements depuis trente ans. »

Il précisait :

« Il ne fait guère de doute que la montée des tensions entre les superpuissances et la remise en cause de la mondialisation vont affecter les marchés. »

Inflation/stagflation, Ukraine, dé-mondialisation…  le triptyque fatal

Pour Nicolai Tangen, la hausse des prix, déjà bien engagée avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, a continué de s’accélérer alors que les taux d’intérêt sont très bas et que les cours des actions restent élevés.

Mais il y a pire que l’inflation : avec une inflation élevée et une faible croissance économique,  c’est le risque de « stagflation » qui menace, et il a augmenté au cours des six derniers mois.

« La stagflation est le pire que l’on puisse imaginer », selon lui.

Pour ceux qui échouent aux critères ESG, « il n’y a « nulle part où se cacher »

Le fonds norvégien, qui investit tous ses actifs en actions et obligations étrangères, ainsi que sur les marchés immobiliers et dans des projets d’énergies renouvelables, n’a « nulle part où se cacher » et doit gérer les risques liés à son exposition aux marchés mondiaux, a poursuivi Nicolai Tangen.

« Tout cela mis bout à bout signifie que nous allons au-devant d’une période agitée », a-t-il prédit.

Pour mémoire, en décembre 2021, Nicolai Tangen avait déjà développé cette idée, en insistant sur les impératifs ESG qui vont devenir vitaux, pour la planète c’est sûr, mais aussi pour les marchés: selon le directeur général du plus grand propriétaire d’actions au monde affirme, la vie est sur le point de devenir beaucoup plus difficile pour les entreprises qui échouent aux tests environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) établis par les investisseurs institutionnels.

« Les entreprises qui ne s’adaptent pas aux nouvelles normes ESG verront leur financement se tarir, les compagnies d’assurance partir, leurs employés démissionner, la honte sur les réseaux sociaux va s’intensifier et les clients vont disparaître, a-t-il déclaré dans une interview, rapporte Bloomberg.

Le fonds norvégien, construit sur le pétrole, futur leader de l’ESG ?

En tant que patron du fonds souverain norvégien, Tangen supervise environ 1.000 milliards de dollars d’actions, ce qui représente environ 72 % du portefeuille total. Le reste est dans les obligations, l’immobilier et les infrastructures d’énergie renouvelable. L’ancien patron de fonds spéculatifs de 55 ans s’occupe de l’épargne collective des Norvégiens depuis fin 2020.

Et il a promis au gouvernement norvégien de transformer le fonds, qui a été construit à partir des richesses en combustibles fossiles du pays, en un leader mondial dans l’investissement responsable (ESG).

-90% : son portefeuille d’actions russes devenu totalement invendable

Le fonds souverain norvégien n’est actuellement pas en mesure de vendre son portefeuille d’actions russes car le marché de ces actifs ne fonctionne pas et de nombreuses entreprises figurent sur des listes de sanctions mondiales, a déclaré mardi le PDG du fonds, Nicolai Tangen. .

Le fonds détenait des actions russes d’une valeur de quelque 27 milliards de couronnes norvégiennes (2,86 milliards de dollars) à la fin de 2021, soit 0,2 % de sa valeur totale, mais a depuis déclaré que la valeur de ces actifs avait chuté d’au moins 90%.

Le fonds norvégien a perdu 68 milliards d’euros au 1er trimestre

Pour autant, le rendement du fonds est particulièrement solide du fait de la reprise des marchés boursiers en 2020 et 2021 amenant le fonds bien au-delà des 12.000 milliards de couronnes norvégiennes.

Mais, au premier trimestre 2022, gros trou d’air. Est-ce un signe annonciateur de ces temps difficiles évoqués par Tangen devant le Storting? Toujours est-il que la Banque centrale de Norvège qui a sous tutelle le plus gros fonds souverain de la planète, avait indiqué le 24 avril que celui-ci avait subi une perte de quelque 68 milliards d’euros au premier trimestre du fait des turbulences financières liées notamment à la guerre en Ukraine.

Alimenté par les revenus pétroliers de l’État norvégien, l’énorme bas de laine a chuté de presque 5% (-4,9%), voyant sa valeur tomber à 11.657 milliards de couronnes (1.216 milliards d’euros).

« Le premier trimestre a été caractérisé par des troubles géopolitiques qui ont affecté les marchés », a expliqué le numéro deux du fonds, Trond Grande, cité dans un communiqué.

Dans le détail, les investissements en actions, qui représentent 70,9% du portefeuille, ont perdu 5,2% au cours du trimestre. Et les placements obligataires, qui constituent 26,3% des actifs, ont perdu, eux, 4,8%. En revanche, les investissements dans l’immobilier (2,7% du portefeuille) ont gagné 4,1%.

L’ensemble de ces investissements sont réalisés hors de Norvège, plus gros exportateur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, afin de ne pas surchauffer l’économie nationale.

Ce mardi 3 mai, selon le compteur qui tourne en direct (ci-dessous capture d’écran du jour) sur le site de la banque centrale norvégienne, le fonds pesait 11.721 milliards de couronnes norvégiennes (1.178 milliards d’euros), ce qui représente 2,17 millions de couronnes (218.321 euros) pour chacun des 5,4 millions d’habitants du pays scandinave.

 

Avoir la confiance du peuple – c’est-à-dire, les propriétaires du fonds

Face à la commission des finances, Nicolai Tangen a soutenu qu’au final, ce qui comptait le plus dans cette situation, c’était la solidité du fonds: et fort heureusement, a-t-il assuré, le fonds de pension norvégien dispose de ressources suffisantes pour gérer cette incertitude et ce risque, même s’il est plus difficile de gagner de l’argent en période de fluctuations soudaines.

Enfin, dernier point central, la confiance. Pour le DG du fonds souverain, il faut que la direction du fonds communique bien avec les propriétaires - c’est-à-dire le peuple norvégien – pour maintenir la confiance.

(La Tribune avec Reuters, AFP, Bloomberg et le Dagens Næringsliv)

Économie et placements financiers : des changements sans précédent depuis 30 ans

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Nicolai Tangen, qui pilote le plus grand fonds de pension au monde, le fonds souverain norvégien (ex- »Norwegian Oil Fund »),  explique les raisons de son profond pessimisme. A titre d’exemple, son portefeuille d’actions russes est devenu totalement invendable (-90%).Selon le directeur général de Norges Bank Investment Management, Nicolai Tangen, , tout juste remis de la pandémie, les marchés font face à un triptyque fatal : inflation (ou pire, stagflation), guerre en Ukraine et dé-mondialisation.

Nicolai Tangen, le patron du fonds souverain norvégien, le plus gros du monde avec ses quelque 1.200 milliards d’euros d’actifs sous gestion, a expliqué aujourd’hui sa vision de l’avenir proche. Et, vu des fjords, l’horizon est plutôt sombre. Le DG de Norges Bank Investment Management (ex- »Fonds pétrolier de Norvège) s’attend en effet à des conditions de marchés difficiles en raison de l’évolution de la situation géopolitique et de l’inflation:

« La probabilité d’un scénario d’horreur où le fonds chute de 40 % a augmenté », a-t-il déclaré devant l’assemblée législative monocamérale de Norvège, à Oslo.

Auditionné par la commission des finances du Storting (l’assemblée nationale) pour le rapport annuel du gouvernement sur la gestion du « fonds pétrolier », Nicolai Tangen a expliqué aux élus du « Storting » (ou « grande assemblée »), les raisons de son pessimisme, rapporte le quotidien économique norvégien Dagens Næringsliv (en anglais « Today’s Business »), troisième du pays par le tirage.

« À peine avions-nous commencé à mettre la pandémie de Covid derrière nous en imaginant que tout redeviendrait « normal », que ça s’est encore rétréci. Après le Covid qui a durement affecté notre fonds, l’invasion de l’Ukraine par la Russie fera de même », a dit Nicolai Tangen.

Les plus grands changements en une génération

Dans sa déclaration préliminaire écrite qu’il avait adressée à la commission des Finances du parlement norvégien en prévision de son audition, Nicolai Tangen déclare :

« Les conséquences géopolitiques de la guerre sont difficiles à prédire mais nous allons sans doute au devant des plus importants changements depuis trente ans. »

Il précisait :

« Il ne fait guère de doute que la montée des tensions entre les superpuissances et la remise en cause de la mondialisation vont affecter les marchés. »

Inflation/stagflation, Ukraine, dé-mondialisation…  le triptyque fatal

Pour Nicolai Tangen, la hausse des prix, déjà bien engagée avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, a continué de s’accélérer alors que les taux d’intérêt sont très bas et que les cours des actions restent élevés.

Mais il y a pire que l’inflation : avec une inflation élevée et une faible croissance économique,  c’est le risque de « stagflation » qui menace, et il a augmenté au cours des six derniers mois.

« La stagflation est le pire que l’on puisse imaginer », selon lui.

Pour ceux qui échouent aux critères ESG, « il n’y a « nulle part où se cacher »

Le fonds norvégien, qui investit tous ses actifs en actions et obligations étrangères, ainsi que sur les marchés immobiliers et dans des projets d’énergies renouvelables, n’a « nulle part où se cacher » et doit gérer les risques liés à son exposition aux marchés mondiaux, a poursuivi Nicolai Tangen.

« Tout cela mis bout à bout signifie que nous allons au-devant d’une période agitée », a-t-il prédit.

Pour mémoire, en décembre 2021, Nicolai Tangen avait déjà développé cette idée, en insistant sur les impératifs ESG qui vont devenir vitaux, pour la planète c’est sûr, mais aussi pour les marchés: selon le directeur général du plus grand propriétaire d’actions au monde affirme, la vie est sur le point de devenir beaucoup plus difficile pour les entreprises qui échouent aux tests environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) établis par les investisseurs institutionnels.

« Les entreprises qui ne s’adaptent pas aux nouvelles normes ESG verront leur financement se tarir, les compagnies d’assurance partir, leurs employés démissionner, la honte sur les réseaux sociaux va s’intensifier et les clients vont disparaître, a-t-il déclaré dans une interview, rapporte Bloomberg.

Le fonds norvégien, construit sur le pétrole, futur leader de l’ESG ?

En tant que patron du fonds souverain norvégien, Tangen supervise environ 1.000 milliards de dollars d’actions, ce qui représente environ 72 % du portefeuille total. Le reste est dans les obligations, l’immobilier et les infrastructures d’énergie renouvelable. L’ancien patron de fonds spéculatifs de 55 ans s’occupe de l’épargne collective des Norvégiens depuis fin 2020.

Et il a promis au gouvernement norvégien de transformer le fonds, qui a été construit à partir des richesses en combustibles fossiles du pays, en un leader mondial dans l’investissement responsable (ESG).

-90% : son portefeuille d’actions russes devenu totalement invendable

Le fonds souverain norvégien n’est actuellement pas en mesure de vendre son portefeuille d’actions russes car le marché de ces actifs ne fonctionne pas et de nombreuses entreprises figurent sur des listes de sanctions mondiales, a déclaré mardi le PDG du fonds, Nicolai Tangen. .

Le fonds détenait des actions russes d’une valeur de quelque 27 milliards de couronnes norvégiennes (2,86 milliards de dollars) à la fin de 2021, soit 0,2 % de sa valeur totale, mais a depuis déclaré que la valeur de ces actifs avait chuté d’au moins 90%.

Le fonds norvégien a perdu 68 milliards d’euros au 1er trimestre

Pour autant, le rendement du fonds est particulièrement solide du fait de la reprise des marchés boursiers en 2020 et 2021 amenant le fonds bien au-delà des 12.000 milliards de couronnes norvégiennes.

Mais, au premier trimestre 2022, gros trou d’air. Est-ce un signe annonciateur de ces temps difficiles évoqués par Tangen devant le Storting? Toujours est-il que la Banque centrale de Norvège qui a sous tutelle le plus gros fonds souverain de la planète, avait indiqué le 24 avril que celui-ci avait subi une perte de quelque 68 milliards d’euros au premier trimestre du fait des turbulences financières liées notamment à la guerre en Ukraine.

Alimenté par les revenus pétroliers de l’État norvégien, l’énorme bas de laine a chuté de presque 5% (-4,9%), voyant sa valeur tomber à 11.657 milliards de couronnes (1.216 milliards d’euros).

« Le premier trimestre a été caractérisé par des troubles géopolitiques qui ont affecté les marchés », a expliqué le numéro deux du fonds, Trond Grande, cité dans un communiqué.

Dans le détail, les investissements en actions, qui représentent 70,9% du portefeuille, ont perdu 5,2% au cours du trimestre. Et les placements obligataires, qui constituent 26,3% des actifs, ont perdu, eux, 4,8%. En revanche, les investissements dans l’immobilier (2,7% du portefeuille) ont gagné 4,1%.

L’ensemble de ces investissements sont réalisés hors de Norvège, plus gros exportateur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, afin de ne pas surchauffer l’économie nationale.

Ce mardi 3 mai, selon le compteur qui tourne en direct (ci-dessous capture d’écran du jour) sur le site de la banque centrale norvégienne, le fonds pesait 11.721 milliards de couronnes norvégiennes (1.178 milliards d’euros), ce qui représente 2,17 millions de couronnes (218.321 euros) pour chacun des 5,4 millions d’habitants du pays scandinave.

 

Avoir la confiance du peuple – c’est-à-dire, les propriétaires du fonds

Face à la commission des finances, Nicolai Tangen a soutenu qu’au final, ce qui comptait le plus dans cette situation, c’était la solidité du fonds: et fort heureusement, a-t-il assuré, le fonds de pension norvégien dispose de ressources suffisantes pour gérer cette incertitude et ce risque, même s’il est plus difficile de gagner de l’argent en période de fluctuations soudaines.

Enfin, dernier point central, la confiance. Pour le DG du fonds souverain, il faut que la direction du fonds communique bien avec les propriétaires - c’est-à-dire le peuple norvégien – pour maintenir la confiance.

(La Tribune avec Reuters, AFP, Bloomberg et le Dagens Næringsliv)

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Nicolai Tangen, qui pilote le plus grand fonds de pension au monde, le fonds souverain norvégien (ex- »Norwegian Oil Fund »),  explique les raisons de son profond pessimisme. A titre d’exemple, son portefeuille d’actions russes est devenu totalement invendable (-90%).Selon le directeur général de Norges Bank Investment Management, Nicolai Tangen, , tout juste remis de la pandémie, les marchés font face à un triptyque fatal : inflation (ou pire, stagflation), guerre en Ukraine et dé-mondialisation.

Nicolai Tangen, le patron du fonds souverain norvégien, le plus gros du monde avec ses quelque 1.200 milliards d’euros d’actifs sous gestion, a expliqué aujourd’hui sa vision de l’avenir proche. Et, vu des fjords, l’horizon est plutôt sombre. Le DG de Norges Bank Investment Management (ex- »Fonds pétrolier de Norvège) s’attend en effet à des conditions de marchés difficiles en raison de l’évolution de la situation géopolitique et de l’inflation:

« La probabilité d’un scénario d’horreur où le fonds chute de 40 % a augmenté », a-t-il déclaré devant l’assemblée législative monocamérale de Norvège, à Oslo.

Auditionné par la commission des finances du Storting (l’assemblée nationale) pour le rapport annuel du gouvernement sur la gestion du « fonds pétrolier », Nicolai Tangen a expliqué aux élus du « Storting » (ou « grande assemblée »), les raisons de son pessimisme, rapporte le quotidien économique norvégien Dagens Næringsliv (en anglais « Today’s Business »), troisième du pays par le tirage.

« À peine avions-nous commencé à mettre la pandémie de Covid derrière nous en imaginant que tout redeviendrait « normal », que ça s’est encore rétréci. Après le Covid qui a durement affecté notre fonds, l’invasion de l’Ukraine par la Russie fera de même », a dit Nicolai Tangen.

Les plus grands changements en une génération

Dans sa déclaration préliminaire écrite qu’il avait adressée à la commission des Finances du parlement norvégien en prévision de son audition, Nicolai Tangen déclare :

« Les conséquences géopolitiques de la guerre sont difficiles à prédire mais nous allons sans doute au devant des plus importants changements depuis trente ans. »

Il précisait :

« Il ne fait guère de doute que la montée des tensions entre les superpuissances et la remise en cause de la mondialisation vont affecter les marchés. »

Inflation/stagflation, Ukraine, dé-mondialisation…  le triptyque fatal

Pour Nicolai Tangen, la hausse des prix, déjà bien engagée avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, a continué de s’accélérer alors que les taux d’intérêt sont très bas et que les cours des actions restent élevés.

Mais il y a pire que l’inflation : avec une inflation élevée et une faible croissance économique,  c’est le risque de « stagflation » qui menace, et il a augmenté au cours des six derniers mois.

« La stagflation est le pire que l’on puisse imaginer », selon lui.

Pour ceux qui échouent aux critères ESG, « il n’y a « nulle part où se cacher »

Le fonds norvégien, qui investit tous ses actifs en actions et obligations étrangères, ainsi que sur les marchés immobiliers et dans des projets d’énergies renouvelables, n’a « nulle part où se cacher » et doit gérer les risques liés à son exposition aux marchés mondiaux, a poursuivi Nicolai Tangen.

« Tout cela mis bout à bout signifie que nous allons au-devant d’une période agitée », a-t-il prédit.

Pour mémoire, en décembre 2021, Nicolai Tangen avait déjà développé cette idée, en insistant sur les impératifs ESG qui vont devenir vitaux, pour la planète c’est sûr, mais aussi pour les marchés: selon le directeur général du plus grand propriétaire d’actions au monde affirme, la vie est sur le point de devenir beaucoup plus difficile pour les entreprises qui échouent aux tests environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) établis par les investisseurs institutionnels.

« Les entreprises qui ne s’adaptent pas aux nouvelles normes ESG verront leur financement se tarir, les compagnies d’assurance partir, leurs employés démissionner, la honte sur les réseaux sociaux va s’intensifier et les clients vont disparaître, a-t-il déclaré dans une interview, rapporte Bloomberg.

Le fonds norvégien, construit sur le pétrole, futur leader de l’ESG ?

En tant que patron du fonds souverain norvégien, Tangen supervise environ 1.000 milliards de dollars d’actions, ce qui représente environ 72 % du portefeuille total. Le reste est dans les obligations, l’immobilier et les infrastructures d’énergie renouvelable. L’ancien patron de fonds spéculatifs de 55 ans s’occupe de l’épargne collective des Norvégiens depuis fin 2020.

Et il a promis au gouvernement norvégien de transformer le fonds, qui a été construit à partir des richesses en combustibles fossiles du pays, en un leader mondial dans l’investissement responsable (ESG).

-90% : son portefeuille d’actions russes devenu totalement invendable

Le fonds souverain norvégien n’est actuellement pas en mesure de vendre son portefeuille d’actions russes car le marché de ces actifs ne fonctionne pas et de nombreuses entreprises figurent sur des listes de sanctions mondiales, a déclaré mardi le PDG du fonds, Nicolai Tangen. .

Le fonds détenait des actions russes d’une valeur de quelque 27 milliards de couronnes norvégiennes (2,86 milliards de dollars) à la fin de 2021, soit 0,2 % de sa valeur totale, mais a depuis déclaré que la valeur de ces actifs avait chuté d’au moins 90%.

Le fonds norvégien a perdu 68 milliards d’euros au 1er trimestre

Pour autant, le rendement du fonds est particulièrement solide du fait de la reprise des marchés boursiers en 2020 et 2021 amenant le fonds bien au-delà des 12.000 milliards de couronnes norvégiennes.

Mais, au premier trimestre 2022, gros trou d’air. Est-ce un signe annonciateur de ces temps difficiles évoqués par Tangen devant le Storting? Toujours est-il que la Banque centrale de Norvège qui a sous tutelle le plus gros fonds souverain de la planète, avait indiqué le 24 avril que celui-ci avait subi une perte de quelque 68 milliards d’euros au premier trimestre du fait des turbulences financières liées notamment à la guerre en Ukraine.

Alimenté par les revenus pétroliers de l’État norvégien, l’énorme bas de laine a chuté de presque 5% (-4,9%), voyant sa valeur tomber à 11.657 milliards de couronnes (1.216 milliards d’euros).

« Le premier trimestre a été caractérisé par des troubles géopolitiques qui ont affecté les marchés », a expliqué le numéro deux du fonds, Trond Grande, cité dans un communiqué.

Dans le détail, les investissements en actions, qui représentent 70,9% du portefeuille, ont perdu 5,2% au cours du trimestre. Et les placements obligataires, qui constituent 26,3% des actifs, ont perdu, eux, 4,8%. En revanche, les investissements dans l’immobilier (2,7% du portefeuille) ont gagné 4,1%.

L’ensemble de ces investissements sont réalisés hors de Norvège, plus gros exportateur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, afin de ne pas surchauffer l’économie nationale.

Ce mardi 3 mai, selon le compteur qui tourne en direct (ci-dessous capture d’écran du jour) sur le site de la banque centrale norvégienne, le fonds pesait 11.721 milliards de couronnes norvégiennes (1.178 milliards d’euros), ce qui représente 2,17 millions de couronnes (218.321 euros) pour chacun des 5,4 millions d’habitants du pays scandinave.

 

Avoir la confiance du peuple – c’est-à-dire, les propriétaires du fonds

Face à la commission des finances, Nicolai Tangen a soutenu qu’au final, ce qui comptait le plus dans cette situation, c’était la solidité du fonds: et fort heureusement, a-t-il assuré, le fonds de pension norvégien dispose de ressources suffisantes pour gérer cette incertitude et ce risque, même s’il est plus difficile de gagner de l’argent en période de fluctuations soudaines.

Enfin, dernier point central, la confiance. Pour le DG du fonds souverain, il faut que la direction du fonds communique bien avec les propriétaires - c’est-à-dire le peuple norvégien – pour maintenir la confiance.

(La Tribune avec Reuters, AFP, Bloomberg et le Dagens Næringsliv)

Guerre en Ukraine: une crise alimentaire mondiale sans précédent ?

 

Guerre en Ukraine: une crise alimentaire mondiale sans précédent ?

Sur un an,  certains prix de produits alimentaires de base ont doublé notamment le blé, céréales le plus consommé avec le riz qui a atteint jusqu’à 400 € la tonne. Or le conflit en Ukraine va bouleverser le marché dans la mesure où il ne faudra plus guère compter sur les importations de blé d’Ukraine et de Russie qui représentent pourtant environ 30 % des exportations mondiales.

 

 

Les principales victimes seront dans les pays en développement dont le pouvoir d’achat est déjà sous dimensionné pour faire face aux dépenses de nourriture quotidienne. Beaucoup de pays pour ont abandonné leur culture locale pour le blé et le riz et se trouve désormais dépendant de l’évolution des marchés mondiaux. Parmi les pays les plus concernés figurent notamment l’Afrique qu’on a rendu dépendant de céréales importées.

 

Les écolos bobos s’opposent à un vague plan d’augmentation de la production agricole dans les pays développés comme la France au motif que cela rendra toujours dépendant les pays pauvres. Un raisonnement qu’on peut entendre mais on ne procède pas à des mutations agricoles fondamentales en une saison et il faudra concilier sans doute un plan d’urgence avec une stratégie à plus long terme incluant des révolutions des modes de production de leur lieu et des modes de consommation.

 

Dans plusieurs pays , En particulier en Afrique,la crise alimentaire risque d’être tellement grave qu’elle pourrait entraîner des mouvements sociaux et même politiques déstabilisants.Ailleurs la conséquence immédiate sera une augmentation supplémentaire d’une inflation en train de grignoter le pouvoir d’achat et de remettre en cause la croissance.

Société -Moral des Français : chute sans précédent

Société -Moral des Français : chute sans précédent

 

Une chute sans précédent qui accroît encore la tendance baissière de ces dernières années. En cause, évidemment la crise sanitaire pour ses conséquences humaines et matérielles aussi pour la réduction quantitative et qualitative des relations sociales en général. S’y ajoute un fort désabusement de l’opinion publique vis-à-vis des capacités des politiques à faire évoluer positivement les situations. Dans de nombreux domaines économiques, sociaux et sociétaux l’opinion publique ne croient plus les responsables.

 

D’après la dernière enquête de l’INSEE sur le moral des Français, on constate «une chute sans précédent du niveau de la satisfaction générale dans la vie», qui s’établit à 6,8 sur 10 au début de 2021, alors qu’elle atteignait 7,3 en 2019 et une moyenne comprise entre 7,1 et 7,5 sur la décennie 2010. C’est «le plus bas niveau déclaré depuis que la satisfaction dans la vie est mesurée, soit 2010», note l’Insee.

La satisfaction dans la vie dépend du nombre de privations, matérielles ou sociales (achats de biens, sorties culturelles, activités sportives…) déclarées: elle diminue à mesure que les frustrations augmentent. Point nouveau, la satisfaction en 2021 a chuté quel que soit le nombre de privations – même si la baisse a été moindre pour les personnes les plus en situation de privation que pour les autres.

Dit autrement, les personnes vivant seules et avec peu de besoins ont moins perdu en «satisfaction dans la vie» notamment parce qu’elles partaient de plus bas et avaient donc moins à perdre…

La persistance de la crise sanitaire depuis deux ans a eu un autre effet, mais bénéfique celui-là: la forte baisse du nombre de personnes recensées en situation de privation matérielle et sociale, quel que soit l’âge ou le type de ménage. Avec un taux début 2021 de 10,9 % de «pauvres», selon l’indicateur européen de privation (contre 13,1 % en 2020) et une moyenne supérieure à 12,1 % sur l’ensemble de la décennie 2010. La raison? Les confinements et restrictions, tant de circulation que de liberté, ont modifié les modes de vie et de consommation des Français qui ont, au final, individuellement et collectivement moins dépensé et plus épargné.

Moral des Français : chute sans précédent

Moral des Français : chute sans précédent

Une chute sans précédent qui accroît encore la tendance baissière de ces dernières années. En cause évidemment la crise sanitaire pour ses conséquences humaines et matérielles aussi pour la réduction quantitative et qualitative des relations sociales en général. S’y ajoute un fort désabusement de l’opinion publique vis-à-vis des capacités des politiques à faire évoluer positivement les situations. Dans de nombreux domaines économiques, sociaux et sociétaux l’opinion publique ne croient plus les responsables.

 

D’après la dernière enquête de l’INSEE sur le moral des Français, on constate «une chute sans précédent du niveau de la satisfaction générale dans la vie», qui s’établit à 6,8 sur 10 au début de 2021, alors qu’elle atteignait 7,3 en 2019 et une moyenne comprise entre 7,1 et 7,5 sur la décennie 2010. C’est «le plus bas niveau déclaré depuis que la satisfaction dans la vie est mesurée, soit 2010», note l’Insee.

La satisfaction dans la vie dépend du nombre de privations, matérielles ou sociales (achats de biens, sorties culturelles, activités sportives…) déclarées: elle diminue à mesure que les frustrations augmentent. Point nouveau, la satisfaction en 2021 a chuté quel que soit le nombre de privations – même si la baisse a été moindre pour les personnes les plus en situation de privation que pour les autres.

Dit autrement, les personnes vivant seules et avec peu de besoins ont moins perdu en «satisfaction dans la vie» notamment parce qu’elles partaient de plus bas et avaient donc moins à perdre…

La persistance de la crise sanitaire depuis deux ans a eu un autre effet, mais bénéfique celui-là: la forte baisse du nombre de personnes recensées en situation de privation matérielle et sociale, quel que soit l’âge ou le type de ménage. Avec un taux début 2021 de 10,9 % de «pauvres», selon l’indicateur européen de privation (contre 13,1 % en 2020) et une moyenne supérieure à 12,1 % sur l’ensemble de la décennie 2010. La raison? Les confinements et restrictions, tant de circulation que de liberté, ont modifié les modes de vie et de consommation des Français qui ont, au final, individuellement et collectivement moins dépensé et plus épargné.

Covid-19. une probable vague sans précédent et à une saturation de l’hôpital (professeur Renaud Piarroux )

Covid-19. une probable vague sans précédent et à une saturation de l’hôpital (professeur Renaud Piarroux )

Le spécialiste des épidémies Renaud Piarroux affirme dans le JDD que le risque de saturation des services hospitaliers est sous-estimé.

En février 2020, Renaud Piarroux, professeur de parasitologie au CHU de la Pitié-Salpêtrière à Paris ayant participé à la gestion d’épidémies en Haïti ou en Afrique, avait été l’un des seuls à percevoir la catastrophe qui s’annonçait. Ces jours-ci, il a alerté la direction des hôpitaux parisiens (AP-HP) contre un risque de saturation. « Il faut nous préparer au pire! » a-t-il exhorté. Selon lui, la fatigue pandémique et le déni nous empêchent de regarder en face l’augmentation du nombre des nouvelles hospitalisations.

Les hospitalisations ont augmenté de 15% ces sept derniers jours. La vague Omicron peut-elle submerger le système de santé?
Cette vague me rappelle la première. Plus exactement, c’est la même en négatif, au sens photographique du terme, le noir prenant la place du blanc et vice versa. En mars-avril 2020, le pays était pétrifié. Le pilier, c’était l’hôpital. Certes on découvrait la maladie mais, hormis dans quelques établissements submergés du Grand Est, un standard élevé de soins était pratiqué ; un malade qui avait besoin d’aller en réanimation y entrait ; le nombre d’infirmiers par patient était optimal ; les personnels des services à l’arrêt venaient en renfort. Le blocage avait lieu en amont puisque beaucoup de patients avaient renoncé à venir à l’hôpital.

Et aujourd’hui?
Aujourd’hui, c’est l’inverse. Le soir, en sortant de la Pitié-Salpêtrière, j’ai l’impression que le virus a disparu. À part la longueur des files d’attente pour les tests devant les pharmacies, rien n’est vraiment différent d’il y a deux mois. La ville vit avec le virus. À l’intérieur du CHU, par contre, la situation devient de plus en plus alarmante. Le nombre de passages aux urgences atteint déjà celui du pic de la deuxième vague, début novembre 2020, au moment où tout s’était arrêté. Et quoi qu’on dise, les réanimations se remplissent : on a dépassé 3.800 patients Covid en France, soit plus de la moitié du nombre atteint lors du pic de la première vague.

Mais la situation semble sous contrôle. En quoi est-ce alarmant?
Il y a une inadéquation entre les besoins des malades et les moyens pour y répondre. Contrairement à mars 2020, nous peinons à faire face à l’afflux de patients. Deux exemples : alors que le variant est davantage transmissible, il n’est plus possible de séparer complètement les secteurs dédiés au Covid et les non Covid, ce qui accroît le risque d’infection nosocomiale ; une part importante du personnel – positif ou épuisé – est arrêtée ; une autre travaille après une contamination et même avec de légers symptômes. Vous avez seulement le nez qui coule? On vous encourage à venir! Mais ce drame se déroule à huis clos : à l’extérieur des hôpitaux, cette dégradation des soins n’est pas perçue.

Nous serions dans le déni?
Oui, certains biais cognitifs nous poussent à privilégier les signes encourageants. Et il y a une conjonction entre l’approche de la présidentielle et le ras-le-bol général. Cette lassitude n’épargne ni les experts ni les responsables sanitaires ni les journalistes. C’est ainsi que les dernières modélisations de l’Institut Pasteur font l’objet d’articles de presse privilégiant l’hypothèse la plus optimiste.

Quelle lecture en faites-vous?
Au vu des dernières données et des informations produites par nos collègues du Samu qui croulent sous les appels, le doute n’existe plus : nous sommes sortis de la trajectoire optimiste. L’Institut Pasteur envisage douze scénarios différents, en faisant varier différents paramètres dont la contagiosité d’Omicron et sa dangerosité. La presse a évoqué un pic autour de 1.700 à 2.700 nouvelles hospitalisations par jour et occulté les scénarios catastrophes à 7.000 ou 9.000. Pourtant, du fait des indicateurs épidémiques actuels (augmentation exponentielle du nombre de cas et accroissement sensible du nombre des nouvelles hospitalisations ces derniers jours), ces scénarios pessimistes me semblent plus proches de la réalité : le pic des contaminations, attendu vers la mi-janvier, pourrait entraîner 5.000 nouvelles hospitalisations par jour. Ce n’est pas une vaguelette qui nous attend fin janvier, elle pourrait être plus forte que la deuxième et la troisième vague.

Mais le virus est moins dangereux!
Ma lecture des données venues du Danemark montre que l’épidémie d’Omicron double tous les deux jours et que ce variant n’est pas cinq fois moins dangereux que Delta mais plutôt deux ou trois fois moins seulement, ce qui donne une sévérité proche soit de la souche initiale, soit du variant alpha. Un virus moins virulent peut faire des dégâts considérables s’il infecte un nombre plus important de personnes. Or Omicron a une contagiosité extrême. Avec 300.000 contaminations par jour, si un peu plus de 1% des gens sont hospitalisés comme aujourd’hui au Danemark, cela donnerait plus de 3.000 entrées par jour. En réalité cela sera plus élevé chez nous car, comme beaucoup de patients n’arrivent pas à se faire tester, le nombre de nouvelles contaminations est largement sous-estimé.

La durée d’hospitalisation n’est-elle pas plus brève avec Omicron?
Prudence, prudence. On la sous-estime toujours en début de vague, quand les contaminations touchent des gens jeunes. Le taux d’hospitalisation parmi les infectés augmente lui aussi avec l’âge des personnes positives.

Les hôpitaux tiendront-ils?
Ce sera gérable si on déprogramme massivement. Il faudra se focaliser sur les urgences, qu’elles soient liées au Covid ou non.

Hausse sans précédent des catastrophes

 Hausse sans précédent des catastrophes

 

Depuis une évaluation précédente en 2019, des experts soulignent la «hausse sans précédent» des catastrophes climatiques, des inondations aux canicules, en passant par les cyclones et les incendies. Sur les 31 «signes vitaux» de la planète, qui incluent les émissions de gaz à effet de serre, l’épaisseur des glaciers ou la déforestation, 18 atteignent des records, selon ce texte publié dans la revue BioScience.

Ainsi, malgré la chute des émissions de gaz à effet de serre en raison de la pandémie de Covid-19, les concentrations de CO2 et de méthane dans l’atmosphère ont atteint des niveaux record en 2021. Les glaciers fondent 31% plus vite qu’il y a quinze ans et la déforestation en Amazonie brésilienne a elle aussi atteint un record en 2020, transformant ce puits de carbone crucial en émetteur net de CO2.

Avec un record de plus de 4 milliards de têtes de bétail, notamment vaches et moutons, la masse du bétail dépasse désormais celle des humains et des animaux sauvages combinés, selon l’étude ( source le Figaro).

La hausse sans précédent des catastrophes

La hausse sans précédent des catastrophes

 

Depuis une évaluation précédente en 2019, ils soulignent la «hausse sans précédent» des catastrophes climatiques, des inondations aux canicules, en passant par les cyclones et les incendies. Sur les 31 «signes vitaux» de la planète, qui incluent les émissions de gaz à effet de serre, l’épaisseur des glaciers ou la déforestation, 18 atteignent des records, selon ce texte publié dans la revue BioScience. Ainsi, malgré la chute des émissions de gaz à effet de serre en raison de la pandémie de Covid-19, les concentrations de CO2 et de méthane dans l’atmosphère ont atteint des niveaux record en 2021. Les glaciers fondent 31% plus vite qu’il y a quinze ans et la déforestation en Amazonie brésilienne a elle aussi atteint un record en 2020, transformant ce puits de carbone crucial en émetteur net de CO2. Avec un record de plus de 4 milliards de têtes de bétail, notamment vaches et moutons, la masse du bétail dépasse désormais celle des humains et des animaux sauvages combinés, selon l’étude ( source le Figaro).

CLIMAT- PIC DE CHALEUR « SANS PRÉCÉDENT »( NASA)

CLIMAT- PIC DE CHALEUR « SANS PRÉCÉDENT »( NASA)

 

La planète emmagasinerait près de deux fois plus de chaleur qu’en 2005, une augmentation « alarmante » selon les chercheurs de de la Nasa et de la National Oceanic and Atmospheric Administration (Noaa).

Concrètement, la notion de « déséquilibre énergétique » tel qu’il est mis en avant par la Nasa et la Noaa fait référence à la différence entre la quantité d’énergie radiative du Soleil (qui est absorbée par l’atmosphère et la surface de la Terre) et la quantité de rayonnement infrarouge thermique que la Terre émet dans l’espace.

Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques ont comparé les données provenant de capteurs satellites, qui suivent la quantité d’énergie entrant et sortant du système terrestre, et les données des flotteurs océaniques. Ce système de flotteurs de collecte de données, permet « une estimation précise de la vitesse à laquelle les océans du monde se réchauffent ».

 

Les origines de cette augmentation seraient d’abord liées à l’activité humaine, puisque l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre maintiendrait la chaleur dans l’atmosphère terrestre, piégeant les rayonnements qui devraient normalement s’échapper dans l’espace. Un déséquilibre qui, forcément, a ensuite d’autres conséquences:

« Le réchauffement entraîne d’autres changements, tels que la fonte de la neige et de la glace, ainsi qu’une augmentation de la vapeur d’eau et des changements dans les nuages ​​qui peuvent encore accentuer le réchauffement. Le déséquilibre énergétique de la Terre est l’effet net de tous ces facteurs. »

Les chercheurs ont également déclaré qu’un changement « naturel » dans l’océan Pacifique d’une phase froide à une phase chaude avait probablement joué un rôle important dans l’amplification de ce déséquilibre énergétique. Selon eux, cette recherche ne donne cependant qu’un aperçu du changement climatique en cours, et il n’est pas possible de prédire avec certitude « ce à quoi pourraient ressembler les prochaines décennies pour l’équilibre du budget énergétique de la Terre ».

PIC DE CHALEUR « SANS PRÉCÉDENT »( NASA)

PIC DE CHALEUR « SANS PRÉCÉDENT »( NASA)

 

La planète emmagasinerait près de deux fois plus de chaleur qu’en 2005, une augmentation « alarmante » selon les chercheurs de de la Nasa et de la National Oceanic and Atmospheric Administration (Noaa).

Concrètement, la notion de « déséquilibre énergétique » tel qu’il est mis en avant par la Nasa et la Noaa fait référence à la différence entre la quantité d’énergie radiative du Soleil (qui est absorbée par l’atmosphère et la surface de la Terre) et la quantité de rayonnement infrarouge thermique que la Terre émet dans l’espace.

Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques ont comparé les données provenant de capteurs satellites, qui suivent la quantité d’énergie entrant et sortant du système terrestre, et les données des flotteurs océaniques. Ce système de flotteurs de collecte de données, permet « une estimation précise de la vitesse à laquelle les océans du monde se réchauffent ».

 

Les origines de cette augmentation seraient d’abord liées à l’activité humaine, puisque l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre maintiendrait la chaleur dans l’atmosphère terrestre, piégeant les rayonnements qui devraient normalement s’échapper dans l’espace. Un déséquilibre qui, forcément, a ensuite d’autres conséquences:

« Le réchauffement entraîne d’autres changements, tels que la fonte de la neige et de la glace, ainsi qu’une augmentation de la vapeur d’eau et des changements dans les nuages ​​qui peuvent encore accentuer le réchauffement. Le déséquilibre énergétique de la Terre est l’effet net de tous ces facteurs. »

Les chercheurs ont également déclaré qu’un changement « naturel » dans l’océan Pacifique d’une phase froide à une phase chaude avait probablement joué un rôle important dans l’amplification de ce déséquilibre énergétique. Selon eux, cette recherche ne donne cependant qu’un aperçu du changement climatique en cours, et il n’est pas possible de prédire avec certitude « ce à quoi pourraient ressembler les prochaines décennies pour l’équilibre du budget énergétique de la Terre ».

Une crise sanitaire sans précédent

Une  crise sanitaire sans précédent

 

La  chronique de t député européen, président du groupe centriste et libéral Renew Europe dans l’Opinion

C’était il y a un an, presque jour pour jour, l’Europe se repliait sur elle-même, les Européens étaient priés de rester chez eux et de réorganiser leur vie. Face à ce coronavirus impitoyable et mortel, nos systèmes de santé ont été soumis à très rude épreuve. Et chaque jour depuis un an, s’égrène la funeste liste de ceux et celles qui nous ont quitté. Chaque mort est un drame, chaque décès est un de trop.

Sans attendre, il nous a fallu réagir, individuellement et collectivement. Nous l’avons fait ou tenté de le faire, chacun, renouant aussi avec des gestes de solidarité et d’entraide. Nous avons fait en sorte de concilier des vies personnelle et professionnelle bousculées.

L’Europe et les gouvernements se sont également mobilisés. Comme jamais. Je lis et entends ici et là que l’Europe n’a pas su protéger ses citoyens. Rien n’est plus faux. Certes, on peut regretter de ne pas avoir fait plus, mieux, plus vite. Lors de la crise de l’euro, il a fallu près de deux ans à nos institutions politiques et financières pour réagir. En 2020, c’est en quelques semaines que l’UE et les Etats membres se sont donné les moyens de répondre massivement à la crise économique, sociale et sanitaire.

Nous sommes parvenus, et ce n’est pas le moindre des acquis, à poser les bases d’une ambitieuse Union européenne de la santé

Autonomie stratégique. Les montants engagés sont colossaux, plus de 4,2 trillions d’euros. Nous avons créé de nouveaux instruments, tel que le dispositif SURE pour soutenir le financement du chômage partiel ou encore l’Initiative d’investissement en réaction au coronavirus. En juillet dernier, à l’issue d’une difficile négociation, les Européens ont brisé le tabou d’un endettement commun pour répondre à la crise avec un plan de relance de 750 milliards d’euros. Nous avons progressé sur la nécessité de nous doter enfin d’une véritable politique industrielle européenne et des moyens devant assurer notre autonomie stratégique.

Nous sommes parvenus également, et ce n’est pas le moindre des acquis, à poser les bases d’une ambitieuse Union européenne de la santé. Notre groupe Renew Europe a été en première ligne de cette bataille, avec la contribution déterminante des eurodéputés français de la délégation Renaissance. Les compétences et les moyens de l’Agence européenne du médicament et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies vont être ainsi sensiblement renforcés et une Autorité européenne pour la réaction aux urgences sanitaires verra bientôt le jour. Que de chemin parcouru en un an ! Mais loin de moi l’idée de me réjouir. La stratégie vaccinale décidée par l’Union européenne montre à quel point il est parfois difficile de coordonner nos efforts et nos moyens. Mais ne nous laissons pas distraire par ceux qui souhaiteraient voir l’Union européenne trébucher. Demeurons déterminés, il n’y a d’autre solution qu’européenne à cette crise sanitaire.

Dacian Ciolos est député européen, président du groupe centriste et libéral Renew Europe depuis 2019. Il est ancien Premier ministre de Roumanie. Sa chronique «Europa» est publiée en alternance avec celle de Manfred Weber, président du groupe PPE, chaque dimanche sur lopinion.fr et le lundi dans le journal.

Bars, restaurants etc.: une vague de faillites sans précédent

Bars, restaurants etc.: une vague de faillites sans précédent

 

Globalement les dernières mesures restrictives vis-à-vis des bars et des restaurants pourraient conduire à la fermeture définitive de 20 à 30 % des établissements. Pour Marseille, c’est assurément une condamnation à mort des établissements qui ne disposent pas d’une assise financière suffisante. Ailleurs la législation et l’ambiance anxiogène vont aussi plomber l’activité Beaucoup auront de la peine à résister à une crise sans précédent qui les a privé d’une grande partie de leur chiffre d’affaires alors que les charges pour une partie continue de courir. Dans le nouveau dispositif à Paris les  établissements ne proposant pas de nourriture devront baisser leur rideau à 22h, dernier délai. Seuls pourront rester ouverts les restaurants disposant d’une licence de grande restauration. Le respect des gestes barrières et protocoles sanitaires devra être assuré.

La préfecture annonce en outre l’interdiction de la vente d’alcool à emporter, ainsi que de la consommation d’alcool sur la voie publique, à partir de 22h et jusqu’à 6h du matin. Il sera également interdit, sur cette même tranche horaire, de diffuser de la musique sur la voie publique ou de la musique «audible depuis la voie publique» : un moyen de lutter contre les fêtes sauvages dans les habitations.

Une crise sanitaire sans précédent

Une crise sanitaire sans précédent

«Cette pandémie est une crise sanitaire comme on n’en voit qu’une par siècle, et ses effets seront ressentis pour les décennies à venir», a alerté le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, à l’ouverture d’une réunion de l’OMS à Genève. Le Comité d’urgence de l’organisation, réuni depuis vendredi pour la quatrième fois pour réévaluer la pandémie, «a souligné que sa durée allait être certainement très longue».

Depuis plus de cinq mois, le monde vit au rythme de la pandémie qui a fait au moins 673.909 morts dans le monde, selon un bilan établi vendredi 31 juillet à 13h00, par l’AFP à partir de sources officielles.

Plus de 17.352.910 personnes ont été officiellement 673.909 morts dans le monde Les États-Unis accusent le bilan le plus lourd avec 153.268 morts, suivis du Brésil qui déplore 92.475 victimes, du Mexique (46.688), du Royaume-Uni (45.999) et de l’Inde (35.747). L’organisation mondiale de la santé prévient que l’épidémie sera très longue et qu’elle se fera sentir pendant des décennies. Une épidémie comme on n’en voit une par siècle. Le virus chinois a globalement été mieux maîtrisé en Asie qu’ailleurs du fait de la discipline des populations. À l’inverse l’Europe devenue le principal foyer à appréhender le virus avec beaucoup de laxisme, d’hésitation et de contradictions, voir l’affaire des masses en France par exemple ou encore la contestation de l’épidémie en Grande-Bretagne par Boris Johnson.

Épicentre de l’épidémie lors de la première vague, l’Europe craint un retour du virus avec l’été. Confronté à une hausse du nombre des cas, le gouvernement britannique met en pause le déconfinement et introduit de nouvelles restrictions dans certaines régions du nord de l’Angleterre particulièrement touchées.

En Grèce, une prolongation jusqu’à fin août du confinement imposé aux migrants dans les camps surpeuplés a été décrétée alors que les cas de contamination augmentent dans le pays.

En France, plusieurs villes, dont Biarritz, Bayonne, Saint-Malo, Orléans, Lille imposent le port du masque à l’extérieur (dans des rues commerçantes, des espaces verts, sur les marchés, sur certaines plages, etc.). L’agence Santé publique France est inquiète. Les indicateurs de reprise épidémique se sont encore dégradés durant la dernière semaine de juillet. «Nous observons actuellement une accélération du nombre de nouveaux cas, du nombre de nouveaux clusters identifiés, ce qui en soit est un signal inquiétant. Tout cela montre que la circulation du virus s’intensifie», explique au Figaro le Dr Sibylle Bernard-Stoecklin, épidémiologiste à SpF. L’hypothèse de recours confinement ciblé n’est pas à exclure.

Une vague sans précédent de licenciements 2,5 millions de licenciements est inévitable

Une vague sans précédent de licenciements 2,5 millions de licenciements est inévitable

le jour d’après ne sera peut-être pas conforme aux espérances de ceux qui espèrent un changement de mode de production et de consommation voire de société. En effet la crise sanitaire pourrait bien laisser place à une immense crise économique et sociale. Jusqu’à la fin de l’année 2019 le taux de chômage était de 8 %. Il pourrait monter du fait des difficultés de nombre d’entreprises notamment des PME à près de 20 % soit 2,5 millions de chômeurs supplémentaires. Une véritable catastrophe où la préoccupation sociale va dominer sans doute pour étouffer des réorientations du système productif plus qualitative. Le  souci premier sera de conserver son emploi ou d’en  retrouver un.  globalement on connaîtra  de toute manière une baisse générale du pouvoir d’achat.

Certains secteurs seront forcément touchés de manière prioritaire, tout ce qui touche au tourisme, à la restauration, à l’hôtellerie et à l’événementiel. Là la cascade de faillites sera immense. Cela d’autant plus qu’on est complètement incapable de savoir si cela peut repartir d’ici  la fin de l’année. Mais beaucoup d’autres secteurs vont également être impactés. En premier sans doute, l’industrie automobile déjà affectée par une crise structurelle, d’autres industries qui sont liées aussi subir de graves dégâts. Globalement du fait de la baisse moyenne du pouvoir d’achat la demande va très nettement se tasser.

Beaucoup  les investissements seront décalés ou retardés. Le secteur de la construction va souffrir car tendanciellement les prix vont s’inscrire à la baisse du fait du net ralentissement de la demande notamment de primo accédants. La crise va en effet rendre insolvables nombre de candidats. Malheureusement la problématique de relocalisation et de meilleure prise en compte de l’environnement risque de passer derrière le problème social. La tendance baissière de l’économie sera largement alimentée par la perte des confiance des acteurs économiques et les éventuelles incitations gouvernementales pour encourager la consommation ne suffiront pas à relancer la mécanique économique.  Cette crise là pour l’instant est notoirement sous-estimé en raison sans doute de l’actualité  encore très forte d’une crise sanitaire qui par ailleurs est encore loin d’être terminée.

Une crise sans précédent de l’industrie allemande ?

Une crise sans précédent de l’industrie allemande ?

L’Allemagne pourrait connaître un recul sans précédent de son industrie. Déjà sur le quatrième trimestre 2019 la tendance baissière était proche de 6 %. Les acteurs économiques se veulent cependant encore positifs. L’Indice des Directeurs d’Achat (PMI) du Secteur manufacturier allemand mesure le niveau d’activité des directeurs d’achat du secteur manufacturier. Une lecture au-desssus de 50 indique une expansion du secteur; elle est en zone rouge à 48 au début de mars. Mais la tendance baissière pourrait être notoirement plus importante réellement surtout depuis que le Coronavirus se développe comme en France à une vitesse inquiétante.

Jusqu’à maintenant l’industrie allemande était surtout victime de la baisse du commerce international dont la Chine représente un marché très important. Mais la demande internationale baisse aussi dans de nombreux autres pays. Or  on sait que l’économie allemande repose surtout sur la vitalité de ses exportations entre ( en moyenne l’Allemagne dégageait  par an de l’ordre de 250 milliards de profits tandis que la France affichait  environ  50 à 60 milliards de déficits) . C’est surtout l’industrie et ses exportations qui portent l’économie du pays. Le résultat, c’est que l’Allemagne pourrait tutoyer sérieusement la stagnation voir la récession en 2020.

Déjà fragilisée par plusieurs mois de conflits commerciaux entre les États-Unis et la Chine, l’industrie allemande  »risque de vivre sa plus longue récession » depuis 1990, à cause du nouveau coronavirus, a déploré l’organisation des industriels allemand (BDI) dans son rapport trimestriel.

Pour le quatrième trimestre 2019, l’organisation fait état d’une baisse de 5,7% de la production industrielle sur un an, soit une  »sixième baisse trimestrielle consécutive ».

Le secteur est victime d’une « faible croissance mondiale », d’une  »incertitude globale accrue » et de la  »sous-utilisation de ses capacités de production », qui « freine les investissements », a déploré Joachim Lang, le président du BDI.

La dynamique ne devrait pas s’inverser avec la crise du coronavirus, qui affaiblit depuis le début de l’année le commerce international et met à l’arrêt l’économie chinoise, dont dépend l’industrie allemande pour ses débouchés et son approvisionnement.

L’industrie exportatrice, moteur traditionnel de la première économie de la zone euro, est déjà perturbée depuis plus d’un an par le conflit commercial sino-américain et la menace d’un Brexit dur, qui ont fragilisé ses débouchés.

La sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne, et la signature d’un accord entre les États-Unis et la Chine mi-janvier avaient un temps stimulé les espoirs d’embellie.

Agriculture : fronde anti-CETA sur fond de crise sans précédent

Agriculture : fronde anti-CETA sur fond de crise sans précédent

 

 

Nombre de médias et d’observateurs s’étonnent qu’autant de permanences de députés LREM  soit pries s pour cible par les agriculteurs qui protestent contre le traité de libre-échange entre l’Union européenne avec le Canada (CETA). En fait il s’agit d’une double contestation. La première concerne les conséquences du nouvel accord commercial entériné par la France qui va favoriser les échanges agricoles entre l’union européenne d’une part le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay d’autre part. Un nouvel accord critiqué du fait  des énormes différentiels de concurrence sur le plan de l’environnement, de la santé et des conditions de production. Les agriculteurs en colère considèrent que l’agriculture dans ce traité a été traitée  comme une variable d’ajustement pour favoriser  les autres exportations de l’union européenne notamment de produits industriels, manufacturés et autres services. Mais la protestation s’inscrit sur un fond de crise sans précédent. En effet à la crise structurelle de l’agriculture s’ajoute une conjoncture complètement plombée par les effets du climat. Nombre d’exploitations prévoit une baisse du site d’affaires de l’ordre de 30 % alors que déjà les résultats financiers étaient aléatoires. Les agriculteurs expriment donc leur colère et ce n’est sans doute pas terminé. Pour l’instant ce sont les permanences de députés de la république en marche

Pour les dernières , Il s’agit des permanences de Jacques Savatier et de Sacha Houlié, tous deux de La République en marche (LaRem) à Poitiers, ainsi que de Nicolas Turquois, du MoDem, à Châtellerault, dans la Vienne. Au moins l’une d’entre elles a été murée et une autre bâchée. De la paille a été déposée devant celle de Sacha Houlié.

Les Jeunes agriculteurs de la Vienne ainsi que la FNSEA 86 (syndicat local des exploitants agricoles) ont revendiqué l’action jeudi dans un communiqué. Ils estiment que “ce traité met un pied dans la tombe de la filière bovin viande Française”.

Ils disent vouloir “maintenir la pression” auprès des députés pour qu’ils retrouvent “le bon sens paysan” et des sénateurs, amenés à voter sur le traité à l’automne.

Une vingtaine de permanences ont subi le même sort depuis le vote du traité le 23 juillet à l’Assemblée nationale, actions pour beaucoup revendiquées par des agriculteurs, ce qui a suscité une vague de colère chez les députés.

“Consterné par le murage et les tags inscrits cette nuit devant ma permanence”, a écrit sur Twitter Sacha Houlié, qui précise avoir discuté des enjeux du traité avec la FNSEA 86. “La violence ne masque pas l’hypocrisie et l’incohérence.”

“Ce type d’action laisse supposer, lorsqu’on n’est pas d’accord avec un vote, que l’on peut mener une manifestation violente en représailles”, a déclaré pour sa part la députée LaRem Monique Iberra dans une interview à la Dépêche du midi publiée samedi dernier.

“Or, ce n’est pas ainsi que s’exerce la démocratie”, a-t-elle ajouté. Les agriculteurs de la FDSEA 31 ont déversé des tonnes de fumier devant sa permanence à Tournefeuille (Haute-Garonne) jeudi 1er août.

Pour la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, les actions commises par les agriculteurs ne s’apparentent pas à du “vandalisme” car ces derniers utilisent “les attributs classiques de la profession” pour manifester leur colère comme “la paille, la terre, le fumier ou encore des banderoles avec des inscriptions”.

Elle explique dans une interview au Parisien publiée samedi qu’ils se sont sentis “trahis” lorsque leurs députés ont voté en faveur du CETA.

L’accord fait craindre une augmentation des importations de viande bovine, quand celles-ci “sont déjà au plus bas”, dit-elle. Il n’offrirait pas non plus la garantie que les animaux importés n’ont pas mangé de farines animales.

Le gouvernement avait déjà répondu en assurant que l’accord préservait “pleinement le principe de précaution” et présentait de

L’accord a été approuvé à une majorité plutôt serrée au regard des forces dont disposent La République en marche et le MoDem : 266 députés ont voté en faveur du projet de loi de ratification, 213 contre. Soixante-quatorze députés au total se sont abstenus, dont 52 membres de LaRem.

Fillon : une déroute sans précédent grave pour la droite

Fillon : une déroute sans précédent grave pour la droite

 

Fillon est sans doute le principal responsable de la défaite du camp des républicains. Normalement cette élection était imperdable. Malheureusement les républicains du fait des primaires et des rivalités internes se sont trompés de candidats (comme les socialistes). Juppé aurait dû remporter haut la main le premier tour des élections présidentielles et devenir président. Au lieu de cela,  les républicains de Sarkozy ont saboté la candidature de Juppé au profit de Fillon. Seconde erreur,  la nature même de la campagne de Fillon qui au lieu de rassembler s’est ancré sur les soutiens partisans les plus sectaires comme par exemple les cathos  fachos de sens commun dans le vrai visage se révèle aujourd’hui puisqu’ils refusent de voter contre Marine Le Pen. Troisième erreur évidemment les affaires de Fillon qui ont fini de le couler ;  lui,  qui voulait incarner la rigueur et la morale. C’est l’histoire d’un naufrage sans précédent pour la droite sous la Ve République. L’amorce d’un aggiornamento douloureux pour un parti, Les Républicains, déchiré par ses ambiguïtés idéologiques et ses querelles d’egos face au Front national. Favori pour l’Elysée jusqu’à un fatidique 25 janvier qui vit la révélation, par Le Canard enchaîné, des emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, François Fillon incarnera dans les annales historiques, qu’il aime à invoquer, l’élimination de la droite républicaine au premier tour d’une élection présidentielle depuis la réélection au suffrage universel direct du général de Gaulle en 1965. »Ce n’est pas la droite et le centre qui ont perdu, c’est François Fillon », a déclaré sur Europe 1 Eric Woerth, qui avait soutenu Nicolas Sarkozy durant la primaire et contribué bon an mal an à la nouvelle mouture du programme de la droite. Ceux qui avaient poussé pour son retrait au plus fort de la crise, en mars, et plébiscité Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire, pour le remplacer, étaient sans indulgence. « Après le choc et la déception, les Français, comme je m’y attendais, ont tranché. Comme François Fillon lui-même l’avait dit, on ne peut pas être poursuivi par la justice et être candidat à la magistrature suprême », a déclaré le député Pierre Lellouche dans un communiqué. Le député LR George Fenech, qui avait tenté sans succès de prendre la tête d’une fronde anti-Fillon, a dénoncé dans un communiqué « l’obstination de François Fillon et de tous ceux qui lui ont apporté un soutien aveugle ». « C’est une défaite globale », a réagi sur RTL Brice Hortefeux, lieutenant de Nicolas Sarkozy. « C’était une élection imperdable qui s’est transformée en une élection ingagnable ».

 

Taxis-VTC : le précédent du transport routier de marchandises (Patrice Salini)

Taxis-VTC : le précédent du transport routier de marchandises (Patrice Salini)

 

Patrice Salini, (économiste ancien directeur de cabinet au ministère des transports), l’un des meilleurs experts du transport, rappelle fort à propos la manière dont ont été réglé les questions de licences du transport routier de marchandises et la question du contingentement. (Article paru dans les Échos)

« Il nous semble cependant que la question de la régulation du marché des taxis, et corrélativement du transport de voyageurs à la demande en véhicules de tourisme (les VTC) a de grandes similitudes avec la situation qui prévalait en matières de transports de marchandises dans de très nombreux pays d’Europe il y a 20 à 30 ans.

Quelles sont-elles ?

1. Les activités concernées sont le fait de professions réglementées. Autrement dit on doit se soumettre à des contraintes dites qualitatives qui permettent – s’agissant d’une activité sur la voie publique pouvant être – qui plus est  – le fait d’entreprises individuelles, de « filtrer » l’accès à la profession.
2. Certaines activités sont soumises à une tarification d’ordre public, mais pas leurs concurrents directs.  C’était le cas, par exemple, en France, à l’époque de la tarification obligatoire du transport routier de marchandises, où la location avec chauffeur n’était pas soumise à cette contrainte tarifaire.
3. La capacité de certains transports est contingentée. On sait que c’est le cas des taxis, comme c’était jadis celui des transports de marchandises à longue distance, mais pas de la location de longue durée, ni d’ailleurs, du transport à courte distance et d’une foultitude de produits.

Une situation de ce type débouche inéluctablement à plusieurs conséquences :

1. Le marché « contingenté » et « tarifé » est à la fois sous productif et peu rémunérateur, tout en étant sur-tarifé.
2. Le contingent génère des pratiques de cession ou de location-gérance de fonds de commerce, en réalité d’autorisations de transport  – ou de « plaques » comme on dit chez les taxis, dont les prix sont excessifs(2), et uniquement dus au contingentement lui-même (on paie la rareté). Cette « rente » servie au « propriétaire » qui « loue » au locataire-gérant une « autorisation de stationnement » accompagnée d’un véhicule taxi, ne reflète nullement un fonds de commerce réel, mais bien – essentiellement – un droit d’accès au marché.
3. Ce système pèse à la fois sur les coûts de production et sur les prix de vente (tarifs), et donc d’une part sur la rentabilité des taxis, leurs conditions de travail, et d’autre part leur compétitivité.
4. Le secteur le plus contraint peut être tenté de le contourner (frauder) pour en limiter l’incidence (recettes « au noir », tarification non appliquée…)
5. Le secteur « exempté » de contingent et de contrainte tarifaire se trouve donc mécaniquement plus facile à rentabiliser, un avantage renforcé grâce au téléphone et à internet.

C’est cette situation qui nous avait amenés(3)  – dans le cadre d’un gouvernement de gauche en 1986 – à estimer qu’un tel système était inefficace, inégalitaire et générateur de difficultés sociales : finalement on paie pour pouvoir travailler. Le gouvernement – de droite – qui succéda supprima de son côté la tarification obligatoire.

Outre les conséquences d’une telle double modification – plus radicale que prévue – l’expérience d’alors nous montra que la réforme, loin de spolier les transporteurs leur permis un développement significatif, et autorisa la croissance interne qui était techniquement impossible.

Nous fîmes disparaître la fiction de la patrimonialité d’autorisations administratives, sans conflit.

Cependant, on constata alors que tout laxisme dans les conditions qualitatives d’accès à la profession avait des conséquences lourdes sur le nombre de transporteurs et donc sur leur chance de survie, singulièrement en cas de retournement de conjoncture.  Ce qui fut rectifié.

Parallèlement, le détournement des règles de concurrence par certain a perdu sa raison d’être, ce qui conduisit à faire régresser la location avec chauffeur de courte durée, et remis la location de longue durée à sa juste place. Au final, les prix ont baissé, la productivité augmenté, et au final, les entreprises de transport se sont plutôt concentrées et renforcées.

L’expérience montre que plus encore que la réforme radicale du système (qui s’est plutôt bien passée dans plusieurs pays), ce qui pose problème et ce qui est conflictuel réside dans la contradiction – au sein d’un même marché – de deux systèmes régis par des règles très disparates.

La sortie du conflit à moyen terme ne peut donc passer que par une approche cohérente et juste du marché en ayant à l’esprit ceux qui vivent – taxis et VTC – de leur métier et offrent un service utile à la société. Mais il faudra du temps pour en débattre, et de la détermination.

NOTES : (1) Par exemple : « la (dé)réglementation du secteur
des taxis », OCDE-CEMT, 2007 (2) On parle de prix de cession pouvant atteindre plus de 230 000 € à Paris, 400 000 € à Nice. (3) Je fais référence ici à la période où, en tant que Directeur de Cabinet du Secrétaire d’Etat aux Transports, nous avons présidé  in fine, à la suppression des licences de transports et instauré des autorisations non contingentées. Le système s’est généralisé plus tard en Europe sous forme de licences communautaires. «




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