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 » Sans maths, pas de rigueur de pensée »

 » Sans maths, pas de rigueur de pensée »

Sans mathématiques, pas de rigueur de pensée. Sans compréhension des algorithmes, des données et des modèles, nous sommes dépendants des machines que nous pensons contrôler, écrit Jean-Eric Aubert, président de la Fondation 2100. dans la Tribune

En matière d’éducation, la France semble avoir pris goût au déclin. L’effondrement du niveau en mathématiques de ses élèves est avéré : nous chutons d’année en année aux classements internationaux et en 2023, 64 % des élèves de quatrième ne maîtrisaient pas les bases du calcul et du raisonnement logique. À ce rythme, c’est la cohérence même de notre modèle républicain, fondé sur l’égalité des chances et la méritocratie, qui vacille, comme le démontre la Note d’alerte « Éducation en mathématiques : une urgence nationale qui engage l’avenir » que vient de publier la Fondation 2100.

Mais l’enjeu dépasse largement le cadre scolaire. Car ce décrochage mathématique mine notre compétitivité économique, fragilise notre souveraineté technologique et réduit notre capacité à anticiper les grandes transitions à venir. Une nation qui ne forme plus ses jeunes à l’abstraction, au raisonnement rigoureux, aux outils quantitatifs, se prive de ses futurs ingénieurs, chercheurs, enseignants, mais aussi de citoyens capables de comprendre le monde complexe qui s’annonce.

Nous savons bien comment nous en sommes malheureusement arrivés là. Depuis quarante ans, les programmes ont été allégés, la formation des enseignants appauvrie, la pédagogie détournée de son exigence de fond. Et la récente réforme du lycée a aggravé les choses, en retirant les mathématiques du tronc commun. Résultats : un recul du niveau général, une chute des vocations scientifiques et un creusement des inégalités, les premières victimes de désastre étant les jeunes filles et les élèves issus de milieux modestes ou des zones rurales.

Ce n’est pas une fatalité, mais il faut une prise de conscience politique à la hauteur des enjeux. Car il ne s’agit pas seulement de réintroduire quelques heures de maths dans les programmes : il faut redonner du sens à l’apprentissage des mathématiques, revaloriser la discipline dans l’imaginaire collectif, recruter et former des enseignants solides, développer des parcours diversifiés adaptés à la pluralité des talents.

Réparer notre lien aux mathématiques pour reconstruire l’avenir

La France a tout pour réussir, car elle dispose d’une tradition scientifique de haut niveau, d’institutions reconnues, d’une jeunesse encore curieuse et inventive. Mais sans volonté claire, sans vision à long terme, nous continuerons à gérer le déclin au lieu de préparer l’avenir.

Il ne s’agit pas de tout prévoir, mais à tout le moins se donner les moyens d’anticiper, de se projeter, d’imaginer. C’est l’objet même de la prospective : éclairer les futurs possibles pour mieux agir au présent. À l’horizon 2100, le monde sera encore plus numérique, interconnecté, bouleversé par l’intelligence artificielle, les bio et nanotechnologies, ainsi que par les défis climatiques et les grandes mutations géopolitiques. Former dès aujourd’hui des générations à la pensée logique, à l’analyse des données, à la compréhension des systèmes, est un impératif stratégique. Et en réparant notre rapport aux mathématiques, nous commencerons à répondre à cette exigence.

La Fondation 2100 appelle à une mobilisation générale et urgente de toutes les parties prenantes : pouvoirs publics, établissements éducatifs, entreprises et citoyens. Elle préconise une réforme systémique, qui valorise les mathématiques à tous les niveaux de la société : renouvellement de la formation et revalorisation des salaires des enseignants, adaptation des méthodes pédagogiques, développement des mathématiques alternatives, formation continue tout au long de sa vie, etc.

Former aux mathématiques, c’est garantir notre souveraineté tout autant que notre libre arbitre à l’ère de l’IA. Il faut donner à chacun les clés de son futur.

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(*) Jean-Eric Aubert est Président de la Fondation 2100, think tank dédié à la prospective de long terme. Ancien haut-fonctionnaire international (OCDE, Banque mondiale), il est expert en stratégies d’innovation et de développement économique auprès des gouvernements.

Iran : Trump veut une «capitulation sans conditions»

Iran : Trump veut une «capitulation sans conditions»


Cette fois les États-Unis s’engagent nettement et officiellement dans la guerre entre l’Iran et Israël. Le président américain veut en effet une capitulation sans condition de l’Iran et de son régime ( Avec menace d’élimination du guide suprême).

Un grand nombre de forces navales américaines sont désormais concentrées autour de l’Iran; ce qui préfigure sans doute une bataille d’artillerie de très haute intensité jusqu’à la reddition de l’Iran.

Le président américain a ajouté que les États-Unis «savent exactement où se cache» l’ayatollah Khamenei, tout en indiquant qu’ils ne comptent pas le tuer «pour le moment».

Guerre–L’Ukraine ira à Istanbul : mais sans conviction !

Guerre–L’Ukraine ira à Istanbul : mais sans conviction !

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche qu’une délégation ukrainienne, menée par son ministre de la Défense Roustem Oumerov, serait à Istanbul lundi pour des pourparlers attendus avec la Russie. Malheureusement sans grande conviction car la Russie a refusé d’indiquer le contenu de ces exigences. Des exigences vraisemblablement inacceptables qui visent à détruire totalement militairement et politiquement l’Ukraine. Bref encore une réunion de pure formes pour faire semblant de faire plaisir à Trump. Lequel est d’ailleurs toujours aussi ambigu.

«J’ai également défini nos positions avant la réunion de lundi à Istanbul», a-t-il écrit sur les réseaux sociaux, ajoutant que la délégation serait dirigée par M. Oumerov, comme c’était le cas pour le premier cycle de négociations en mai. Les priorités de l’Ukraine sont d’obtenir «un cessez-le-feu complet et inconditionnel», ainsi que le «retour des prisonniers» et des enfants ukrainiens que Kiev accuse Moscou d’avoir enlevés, a-t-il ajouté.

Une délégation russe s’est envolée de son côté vers Istanbul, ont indiqué les agences d’État russes en citant des sources anonymes. «L’équipe de négociation s’est envolée pour Istanbul», a indiqué une source à l’agence Tass.

La régulation du travail…. sans les travailleurs !

La régulation du travail…. sans les travailleurs !

« Il faut parler du travail avec celles et ceux qui font le travail, pour le réguler et le transformer avec eux, et non pour eux et sans eux ». Un collectif de spécialistes du monde du travail, parmi lesquels Vincent Baud et Sophie Thiéry, explique, dans une tribune au « Monde », pourquoi il devient impératif de faire de l’écoute des travailleurs le premier des principes généraux de prévention des risques professionnels.

Acteurs engagés de la prévention de la santé physique et mentale des travailleurs et de l’amélioration de leur qualité de vie et de leurs conditions de travail, nous voulons vous convaincre de la nécessité d’inscrire l’écoute des travailleurs comme premier principe général de prévention, et pour cela de modifier l’article L. 4121-2 du code du travail.

Nous nous alarmons de voir s’installer dans le temps une dégradation des indicateurs de santé au travail, comme l’atteste la hausse a minima de 18 % des accidents mortels entre 2021 et 2023 et la multiplication par 35 des affections psychiques reconnues d’origine professionnelle en treize ans. Le décès récent des trois ouvriers sur leur chantier illustre malheureusement l’état critique de la situation. Ces données pourraient être complétées par bien d’autres, notamment celles qui montrent la progression continue des accidents de travail et des maladies professionnelles dont sont victimes les femmes. Enfin, 37 % des salariés ne se sentent pas capables de tenir dans leur travail jusqu’à leur retraite.

Nous sommes convaincus que ces tendances s’expliquent en partie par des pratiques managériales inadaptées, voire délétères. Au contraire, les organisations qui réussissent à les contenir mettent en œuvre un management qui favorise l’autonomie et la participation

Europe : une économie paralysée, fragmentée et sans défense commune

Europe : une économie paralysée, fragmentée et sans défense commune

Avec les États-Unis qui sont à la fois une superpuissance militaire et financière ; avec la Chine qui est devenue une superpuissance industrielle et technologique, en 80 ans de paix, les États européens ont-ils construits une économie paralysée, fragmentée et sans défense commune ?
par Gabriel Gaspard dans la Tribune

« L’Europe doit choisir entre la fragmentation, la paralysie ou l’intégration »Mario Draghi.
L’Europe n’est pas un État. Contrairement aux États-Unis ou à la Chine, « L’Union européenne est un être juridique partiel dont l’existence se limite en principe aux compétences qui lui ont été dûment transférées par ses membres ».

L’euro n’est pas une monnaie unique pour toute l’UE, mais une monnaie commune aux pays de la zone euro. On trouve aussi l’euro dans certains pays ou principautés bien qu’ils n’appartiennent pas à l’UE. La valeur de l’euro est un taux de conversion et non un taux de change comme le dollar ou les autres valeurs monétaires.

Les principaux domaines exclusifs de l’Europe sont l’union douanière, le marché unique, la politique monétaire pour les pays de la zone euro et les accords commerciaux et internationaux.

L’Europe et l’euro sont-ils devenus un obstacle à leur croissance et à leur défense ? Il est certain que le marché unique a conduit au développement des échanges inter pays membres et au soutien des pays les plus pauvres de l’UE.

La politique monétaire n’a pas réellement soutenu la croissance. L’historique de la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel dans l’Union européenne et la zone euro de 2019 à 2024 le montre très bien. La croissance de l’UE est toujours supérieure à la zone euro. Le décrochage de l’Europe par rapport aux États-Unis et de la Chine est une source d’alarme. De 2008 à 2023, le PIB des États-Unis a augmenté de 84,83% celui de la Chine de 287,58%. En même temps, le PIB de l’UE a augmenté de 13,56% (mesuré en dollar courant source Banque mondiale).

Pour les accords commerciaux, l’UE a conclu plus de 40 accords avec plus de 70 pays et régions (accords de partenariat économique, libre-échange, accords d’association). C’est la principale cause de l’effondrement de la productivité. Entre les années 2000 et 2022 la croissance du PIB par heure travaillée a été uniquement de 1,2%. L’Europe est en panne. En mai 2024, par rapport à mai 2023, la production industrielle a diminué de 2,9% dans la zone euro et de 2,5% dans l’UE. Malgré cela, alors que le nouveau Président américain est en train d’imposer des droits de douanes, l’Europe navigue à vue. La présidente de la Commission propose une zone de libre-échange avec les États-Unis et un accord sur les investissements avec la Chine au lieu d’ une indépendance économique de l’Europe ?

Certes l’Europe parle d’une seule voix aux autres pays. Des valeurs communes (indépendance de la presse, de la justice, respect des droits de l’homme) ont été validées.

Il existe beaucoup de travaux interminables au niveau de l’UE : l’harmonisation fiscale des sociétés depuis 1957, le marché des capitaux depuis 1957, la TVA financière depuis 1957, l’euro numérique depuis 1992, la taxation des transactions financières TTF depuis 2007, l’Europe de l’énergie et la crise des réfugiés, l’Europe de la défense depuis 1945 pour laquelle les Européens restent aujourd’hui dépendants des États-Unis et de l’Otan en matière de défense à part la France.

Qu’en est-il des réalisations ? « Un continent en paix ; la liberté pour ses citoyens …; le plus grand marché unique au monde ; l’octroi d’une aide humanitaire et d’une aide au développement à des millions de personnes dans le monde ».

Certes il n’y a plus eu de guerre entre la France et l’Allemagne et une majorité des pays de l’UE. Cependant le continent fut très loin d’être épargné par les guerres depuis 1945. Il y a eu environ 40 guerres ou conflits en Europe et à la porte de l’Europe : 1946-1949 guerre civile en Grèce …, 1968 Invasion de la Tchécoslovaquie par le Pacte de Varsovie…, 1974 invasion Turque de Chypre…, 1991-1999 Guerres en ex-Yougoslavie… 2022- l’invasion russe de l’Ukraine.

Évidemment les citoyens peuvent vivre et circuler dans n’importe quel pays de l’UE. Cependant la libre circulation des travailleurs et le droit d’établissement n’ont pas été complètement résolus malgré deux directives concernant les travailleurs détachés pour qui les contrats de travail sont limités à 12 mois et le secteur du transport demeure exclu, etc. Concernant le cadre d’imposition des revenus des entreprises en Europe BEFIT, la directive entrera en vigueur peut-être au 1er juillet 2028 avec un champ d’application hybride.

Le plus grand marché unique au monde. Pour gagner de la rentabilité, les entreprises ont dû accorder leurs licences à des pays tiers pour produire et fournir l’Europe en sacrifiant la production européenne. Le marché européen demeure fragmenté et fermé aux PME à cause des obstacles transfrontalières inhérents aux politiques publiques des États membres, etc. Les conflits entre États membres sont toujours gérés par des conventions internationales.

Plusieurs grands pays européens veulent réduire fortement leur budget d’aide au développement, souvent sous la pression des partis d’extrême droite. L’Union des États européens pratique le contraire d’une économie saine. D’après le FMI, une politique économique saine peut contribuer à prévenir les conflits et donc un « engagement international en faveur de l’amélioration des capacités de l’État » limiterait l’immigration.

Il est nécessaire de comprendre que l’appartenance à la zone euro change la situation de chaque pays appartenant à cette zone.

La valeur de l’euro a été calculée avec un système de pondération en fonction de l’importance du poids des pays membres de l’Union Economique et Monétaire (UEM) multiplié par le taux de change international des différentes monnaies des pays concernées au 1er janvier 1999, avec une pondération des cours des monnaies en fonction du cours du Dollar Américain. Actuellement l’importance macroéconomique de chaque pays a changée et le cour euro-dollar a varié entre 0,9 et 1,47.

Les pays de la zone euro ne disposent pas de leur propre monnaie, ils ne peuvent pas agir sur leurs taux d’intérêts et leurs taux de change. En d’autres termes ils ne peuvent pas corriger les écarts de compétitivité.

Ne maitrisant pas leur monnaie, pour réduire les dépenses et ajuster les budgets, les pays de la zone euro ne peuvent que réaliser des réformes structurelles : des réglementations allant dans le sens d’une plus grande flexibilité des marchés du travail, une libération du marché des biens et services, une simplification des régimes fiscaux, une réduction globale du poids des dépenses publique en particulier sociale, etc. Les réformes structurelles libérales ont fragilisé les classes moyennes, entrainant la montée du populisme.

Le 17 septembre 2024, Mario Draghi a présenté son projet pour améliorer la compétitivité de l’UE. Il faudrait un financement européen annuel compris entre 750 milliards et 800 milliards pour combler le fossé entre les États-Unis d’une part et la Chine d’autre part. La réponse de l’Europe fut un nouveau plan de 800 milliards d’euros pour « réarmer l’Europe », dévoilé le 4 mars 2025. La présidente de la Commission encourage plutôt les États membres à emprunter plus pour leurs dépenses militaires en autorisant une dérogation au Pacte de stabilité et de croissance.

La dette de la pandémie (NextGenerationEU) sera remboursée de 2028 à 2058.

La loi américaine sur la réduction de l’inflation (Inflation Reduction Act, IRA) a provoqué de fortes tensions transatlantiques depuis sa signature par Joe Biden en août 2022. En février 2023, l’Europe a annoncé un grand « Pacte vert » pour relancer la compétitivité de l’industrie neutre en carbone. Avant de concurrencer les États-Unis et la Chine, ce Pacte vert fait l’objet de violentes attaques avant même d’avoir pu déployer ses premiers effets. La priorité de l’UE n’étant plus au climat mais à la compétitivité de l’économie. Face aux droits de douanes de Trump 2.0, l’UE suspend sa contre-offensive.

La volonté d’un élargissement continu de l’Europe et le traité sur le fonctionnement de l’UE (TFUE) découlant du traité de Lisbonne posent la question mais aussi l’échec des projets de Constitution européenne tenus en 2005, ainsi que les difficultés économiques persistantes de grands pays de l’UE.

Dès le traité de Rome en 1957, l’ambition du processus d’intégration européen était de permettre la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux. Les échanges commerciaux des biens et des services sont libres, sans formalité et sans contrôle aux frontières.

Pour les personnes, en revanche, c’est loin d’être aussi facile comme les différences linguistiques ou culturelles, la reconnaissance des qualifications sur le marché du travail, etc. Les flux massifs de migrations intra-communautaires sont très partiels. Pour les non européens, l’UE procède à une fermeture méthodique des frontières. Cette politique de migration et de réfugiés oriente les populations et les économies dans de nouvelles directions. Pour plusieurs pays de l’UE, l’immigration irrégulière est même devenue un problème important pour une majorité absolue de la population. Cette immigration joue un rôle de liant idéologique pour le développement du populisme en Europe.

Dans son discours lors du 34e Congrès bancaire européen du 22 novembre 2024 concernant la fragmentation des marchés des capitaux, la Présidente de la Banque centrale a précisé : « les marchés des capitaux sont le chaînon manquant qui permettra aux Européens de transformer leur épargne abondante en un surcroît de richesses ».

Les paiements au sein de l’UE ne sont pas harmonisés. Une grande partie de l’épargne européenne est « exportée » en dehors de la zone euro tandis que les États et les entreprises européennes se procurent une grande fraction de leurs emprunts auprès d’investisseurs non-résidents. Il faut donc repenser totalement la manière de relier en Europe l’épargne et l’investissement. L’épargne des Européens doit financer la croissance européenne. Les excédents d’épargne des pays riches (Allemagne, France, etc.) doivent profiter aux pays pauvres. Cette épargne doit être dirigée immédiatement vers des investissements productifs dans la transition écologique, etc.

Pour assurer la défense collective de l’UE, les Européens comptent sur l’Otan. Pour la sécurité culturelle (immigration) chaque pays et même chaque parti joue sa propre musique. La musique circule plus facilement que les personnes.

On dit toujours que c’est dans les crises que l’intégration européenne progresse :

Europe : la politique budgétaire peut-elle sauver la démocratie libérale ? La démocratie libérale est aujourd’hui menacée par des rivaux puissants externes et des rivaux internes. À Washington Mario Draghi plaide pour une nouvelle politique économique européenne. Faut-il plus d’investissements collectifs dans une économie moins mondialisée et plus citoyenne ?

Europe : l’union des marchés des capitaux et la création de produits d’épargne européens. La France souhaite créer un produit d’épargne européen pour investir dans la transition écologique, etc. Elle souhaite lancer l’union des marchés des capitaux sur une base volontaire. L’Europe ou un ensemble de pays européens peuvent-ils régir les chocs asymétriques qui affectent les pays membres d’une façon hétérogène ?

L’Europe a besoin d’argent alors que la productivité est en train de s’effondrer. Depuis plusieurs années, l’Europe est confrontée à des lourds enjeux financiers. La croissance de la productivité de l’UE a pris du retard, entrainant un déclin de la troisième économie mondiale. Où réside la racine du problème et quelles sont les solutions possibles ?

L’avenir de l’Europe… ou comment financer 800 milliards d’euros par an sans aggraver les dettes publiques des États. Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, propose un remède qui reste dans la théorie de l’économie orthodoxe. Il préconise des investissements à hauteur de 800 milliards d’euros par an, dont une large partie serait de l’argent public. Dans un contexte d’insuffisance budgétaire, n’y a-t-il pas d’autres solutions exemptes d’endettements excessifs ?

Face aux États-Unis, quelle indépendance économique de l’Europe ? Repousser les défis des puissances révisionnistes notamment la Russie et la Chine et préserver l’ordre international ; affronter l’agressivité des États-Unis ; l’Europe peut-elle saisir l’occasion pour devenir la deuxième grande puissance économique mondiale ?

L’UE a déjà raté le fédéralisme. Elle s’apparente à une confédération mais avec des zones hétérogènes. Chaque État conserve sa souveraineté mais met en commun le reste de ses compétences. C’est peut-être une étape avant le fédéralisme si tous les membres se réveillent pour aller plus loin et plus rapidement vers une économie saine et écosociale (écologique, sociale et citoyenne) et éviter un clone de Trump en Europe.

Gabriel Gaspard

Wokisme : la Belgique propose des cartes d’identité… sans mention de sexe

Wokisme : la Belgique propose des cartes d’identité… sans mention de sexe

La Belgique a décidé de permettre aux personnes se définissant comme « non-binaires » de faire disparaître la mention de leur sexe sur leur carte d’identité !

, devenant ainsi le premier pays à proposer deux sortes de document officiel. Mais cette mesure ne satisfait toujours pas les associations LGBT.

il va donc être possible de faire disparaître la mention du sexe sur les cartes d’identité des Belges qui le demandent. Le ministre précise qu’il faudra formuler une « demande expresse et formelle » pour ne pas le voir apparaître sur sa carte d’identité.

La Belgique devient ainsi le premier pays du monde à mettre en place une telle mesure !

Iran: Sans accord nucléaire Trump menace de «bombarder»

Iran: Sans accord nucléaire Trump menace de «bombarder»

«S’ils ne signent pas d’accord, il y aura des bombardements», a assuré Donald Trump à la chaîne NBC dans une déclaration succincte sur l’Iran, avec lequel les États-Unis n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980. Les deux pays n’ont que des échanges indirects par le biais de l’ambassade de Suisse à Téhéran, qui représente les intérêts américains en Iran.

Des responsables américains et iraniens se «parlent», a également affirmé Donald Trump, sans préciser la nature des discussions. Il a évoqué dans la même interview la possibilité d’imposer de nouveaux droits de douane à l’Iran. Le président américain, qui assume d’exercer depuis son retour à la Maison Blanche une pression maximale sur Téhéran, avait déjà prévenu vendredi que «les choses vont mal tourner» pour l’Iran en l’absence d’accord. Le milliardaire républicain avait retiré avec fracas les États-Unis d’un accord international avec l’Iran lors de son premier mandat, en 2018, mais se dit désormais ouvert au dialogue pour encadrer les activités nucléaires iraniennes.

En parallèle, Donald Trump a renforcé sa politique dite de «pression maximale» à l’encontre de l’Iran, avec des sanctions supplémentaires et la menace d’une action militaire en cas de refus de pourparlers. «Nous n’essayons pas d’éviter les négociations», a assuré le président iranien Masoud Pezeshkian dans une vidéo diffusée dimanche par un média étatique. «L’Iran a toujours été ouvert aux négociations indirectes. (…) Désormais, le guide suprême (Ali Khamenei) a souligné que des négociations indirectes peuvent se poursuivre», a-t-il ajouté. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi avait déclaré plus tôt dans la semaine que la position de son pays restait «de ne pas négocier directement (avec les États-Unis) sous la +pression maximale+ et les menaces d’action militaire».

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Le vice-président américain au Groenland…. sans y être invité !

Le vice-président américain au Groenland…. sans y être invité !

Le président américain se rendra avec sa famille au Groenland ( Territoire autonome qui fait parti du Danemark) …. mais sans y être invité. Une manière de faire pression sur le territoire que Trump veut rattacher aux États-Unis.

Une visite très critiquée par la première ministre danoise. «On ne peut pas organiser une visite privée avec des représentants officiels d’un autre pays», a dit Mette Frederiksen à la presse. «La pression exercée sur le Groenland et le Danemark dans cette situation est inacceptable. Et c’est une pression à laquelle nous allons résister», a-t-elle ajouté.

Le Groenland est actuellement dans l’attente d’un gouvernement après la tenue d’élections législatives le 11 mars. Sur Facebook, le gouvernement sortant a indiqué n’avoir «envoyé aucune invitation pour des visites, qu’elles soient privées ou officielles».

Sans la Chine la Russie serait à genoux

Sans la Chine, la Russie serait à genoux

Pour assurer la prospérité économique mondiale, Donald Trump devrait s’inspirer de la réconciliation américano-chinoise plutôt que s’allier avec Vladimir Poutine, estime, dans une tribune au « Monde », l’économiste russe Vladislav Inozemtsev.

Depuis des années, le monde intellectuel et politique américain répète que l’Occident ne peut pas se permettre de « perdre » la Russie en la laissant se rapprocher de la Chine. Or, les liens entre l’Europe et le Kremlin n’ont cessé de se détériorer avant même que la Russie ne lance sa guerre contre l’Ukraine et « choisisse de mener une politique étrangère impérialiste, dans le but de renverser des éléments-clés de l’ordre international », comme le formule un rapport de la Maison Blanche d’octobre 2022.

par Vladislav Inozemtsev

Cofondateur du groupe de réflexions Center for Analysis and Strategies in Europe (CASE) dans Le Monde

Aujourd’hui, d’aucuns affirment que les Etats-Unis et l’Europe devraient chercher à apaiser la Russie, forcer l’Ukraine à proposer un accord de paix à Vladimir Poutine et même inviter Moscou à rejoindre le G7 − vraisemblablement pour se concentrer sur la bataille contre la Chine, un pays qui constitue, selon les dirigeants américains, « le seul concurrent qui a, d’une part, l’intention de refaçonner l’ordre mondial, et, d’autre part, de plus en plus le pouvoir économique, diplomatique, militaire et technologique de le faire ». Fin février, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a déclaré que les Etats-Unis « ne [pouvaient] pas laisser la Russie devenir le partenaire de la Chine », comme s’il s’agissait d’un scénario possible, et non de ce qui était en train de se passer.

La Chine n’est pas la meilleure amie de l’Occident, mais au lieu de chercher à apaiser Moscou pour contrer Pékin, il est possible de réfléchir à une stratégie différente, reposant sur plusieurs points évidents.

D’abord, la Chine est bien plus puissante que la Russie. Elle possède une population dix fois plus importante et un produit intérieur brut neuf fois plus élevé. Premier exportateur mondial de produits manufacturés, elle semble être la seule puissance au monde capable de concurrencer l’Occident dans le domaine des solutions technologiques de pointe. Ensuite, la Chine a beau être communiste et régulièrement piétiner les principes occidentaux des droits humains, elle n’a pas déclenché de guerre d’agression depuis 1979.

Présidentielles 2027: Glucksmann pour une union de la gauche sans Mélenchon

Présidentielles 2027: Glucksmann pour une union de la gauche sans Mélenchon

Le député européen Raphaël Glucksmann appelle la gauche à se « rassembler sans LFI » pour un « projet puissant » lors de la prochaine élection présidentielle, dans une interview à La Tribune Dimanche ce 16 mars.

En 2027, « nous devons nous rassembler sans LFI », et « forger un projet puissant », appelle-t-il.

Raphaël Glucksmann assure notamment que son parti, Place publique, fondé en 2018, se tient « prêt à bâtir une offre politique commune avec les socialistes qui sera ensuite ouverte aux humanistes et écologistes qui veulent partir au combat avec nous ». Les deux partis étaient déjà alliés pour les européennes de 2019 et de 2024.

Plaidant pour un « cap clair », l’eurodéputé récuse toute « alliance nationale » avec La France insoumise et son leader Jean-Luc Mélenchon, avec lesquels il se dit « aux antipodes ».

Réforme des retraites : des partenaires sociaux incompétents et sans courage

Réforme des retraites : des partenaires sociaux incompétents et sans courage

On se souvient que Macron avait délibérément ignoré de consulter et de négocier avec les partenaires sociaux la réforme Borne. Pourtant cette fois Bayrou entrouvre une porte pour mettre les partenaires sociaux devant leurs responsabilités afin qu’ils essaient de trouver une issue au trou financier se prépare pour le court terme et surtout le long terme. Mais là à peine la conférence commencée déjà un syndicat Force ouvrière démissionne; la CGT comme d’habitude se radicalise et  exige comme préalable le retrait de l’actuelle réforme ( une revendication qui peut s’entendre à l’issue de la conférence mais pas en préalable) quant au patronat il durcit le ton et estime d’emblée qu’il y a peu de chances d’aboutir.

Il faudra évidemment nuancer car il y a encore heureusement des syndicats de salariés réformistes et des syndicats patronaux plus ouverts. Cette question de la négociation avec les syndicats sur les retraites pose la problématique du rôle plus général des partenaires sociaux dans la vie démocratique. Des partenaires sociaux malheureusement largement discrédités voire souvent méprisés par les pouvoirs publics et la technocratie. Mais ces partenaires sociaux portent une lourde responsabilité du fait pour beaucoup de leur incompétence technique et économique autant que de leur manque de courage. Rien d’étonnant à ce que s’affaiblissent régulièrement la représentation sociale. S’il devait y avoir un référendum sur le problème de l’évolution des pensions pourrait être aussi l’occasion d’adresser un nouvelle avertissement sérieux aux organisations représentatives autant des salariés que des patrons.

Trump veut les terres et métaux rares de l’Ukraine mais sans accorder de sécurité

Trump veut les terres et métaux rares de l’Ukraine mais sans accorder de sécurité

 

Donald Trump, qui répète sa volonté de mettre fin rapidement à la guerre entre l’Ukraine et la Russie – entrée cette semaine dans sa quatrième année -, entend en fait seulement  récupérer les milliards de dollars d’aides américaines apportées à Kyiv depuis le début du conflit, provoqué par une offensive russe dénoncée comme une invasion par les alliés de l’Ukraine.

S’exprimant mercredi devant des journalistes, le président américain a dit qu’il n’apporterait « pas beaucoup de garanties sécuritaires ». « L’Europe le fera », a-t-il ajouté.

Il a aussi réitéré qu’il fallait que l’Ukraine « oublie » son objectif d’intégrer l’Otan – une position perçue comme une concession majeure faite d’emblée à la Russie, de même que le rejet d’un retour aux frontières ukrainiennes de 2014, soit avant l’annexion par Moscou de la péninsule de Crimée.

Revenu au pouvoir le 20 janvier dernier, Donald Trump a opéré un revirement dans la position de Washington à l’égard de Moscou et de Kyiv, reprochant notamment à l’Ukraine d’être à l’origine de la guerre et de n’avoir pas scellé plus tôt un accord avec la Russie.

L’une des sources au fait de la venue de Volodimir Zelensky à Washington avait déclaré mardi que la question de livraisons d’armes supplémentaires à l’Ukraine était toujours en discussion entre l’administration Trump et Kyiv.

 

 

Foot -Coupe de France : sans forcer le PSG bat Saint-Brieuc 7 à 0

Coupe de France : sans forcer  le PSG bat  Saint-Brieuc 7 à 0

Victoire sans forcer du PSG en coupe de France. Opposés au club de National 2 (4e div.) de Saint-Brieuc mercredi, à Rennes, les joueurs de Luis Enrique l’ont emporté 7-0 et ainsi composté leur billet pour les demi-finales de la Coupe de France. Triplé pour Gonçalo Ramos et grand retour de Warren Zaïre-Emery, entré en fin de match. Neuvième victoire de suite toutes compétitions confondues et 21e match sans défaite pour les Parisiens, qui apparaissent dans le dernier carré pour la neuvième année de suite.

C8 et NRJ12: Rejet sans doute confirmé par le conseil d’État

 C8 et NRJ12: Rejet sans doute confirmé par le conseil d’État

Le Conseil d’État pourrait rejeter les recours de C8 et NRJ12 contre la décision de l’Arcom de ne pas renouveler leurs fréquences. La décision finale est attendue d’ici le 17 février.

 

 

IA et algorithmes : conseiller sans manipuler

IA et algorithmes :  conseiller sans manipuler 

Si l’IA peut se montrer une alliée des consommateurs pour leur recommander des produits, elle est à manier avec précaution. Car, si le consommateur veut bien être conseillé, il ne veut pas être manipulé. Ni se sentir espionné. Les systèmes de recommandation utilisant l’intelligence artificielle (IA) ne sont plus réservés aux géants mondiaux comme Amazon ou Netflix. Ils deviennent accessibles à des entreprises de toutes tailles. Par exemple en France, des firmes, comme La Redoute ou Cdiscount, utilisent des recommandations IA pour personnaliser les expériences d’achat en ligne de leurs clients. Ces investissements signalent l’importance de ces technologies dans la croissance du commerce numérique. Selon le rapport Statista de 2024 (Statista Report 2024), ces systèmes influencent près de 35 % des achats en ligne démontrant leur impact considérable sur le comportement des consommateurs. Cependant, les consommateurs français sont exigeants et attachés à leur vie privée. Une enquête menée par PwC France a révélé que deux tiers des consommateurs français sont préoccupés par le partage de leurs données personnelles. Pour les commerçants et autres gestionnaires de plates-formes, il est essentiel de réussir à tirer tous les bénéfices de ces nouveaux systèmes de recommandation, sans fâcher les consommateurs.

 

par  Professor in Marketing, IÉSEG School of Management dans The Conversation 

Zi WANG est membre de LEM (Lille Economie Management).

Ce défi est accentué par le cadre juridique strict en France et dans l’Union européenne, notamment avec le RGPD (Règlement général sur la protection des données), le DSA (Digital Services Act, DSA) et l’utilisation des plates-formes de gestion de consentement (Consent Management Platform, CMP). Ces réglementations obligent les entreprises à garantir la transparence des algorithmes et à respecter le consentement des utilisateurs lors de la collecte et du traitement de leurs données personnelles.

De plus, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) veille à l’application rigoureuse de ces règles en France, renforçant ainsi la responsabilité des entreprises face aux attentes des consommateurs en matière de confidentialité et d’autonomie. Dans ce contexte, trouver un équilibre entre personnalisation de l’expérience et respect de la vie privée est un défi essentiel pour les entreprises. La clé de cet équilibre réside dans la compréhension de deux aspects critiques :

  • l’intuitivité de l’expérience, qui garantit des interactions fluides et satisfaisantes ;
  • et l’intrusion, qui risque d’agacer les utilisateurs et de nuire à la relation avec la marque.

Dans notre étude, publiée dans le Journal of Consumer Behaviour, nous avons interrogé des consommateurs pour explorer l’impact des systèmes de recommandation d’IA sur leur bien-être « technologique ». Cinq caractéristiques clés qui façonnent les réponses des consommateurs ont été identifiées :

  • l’optimisation de l’information : pour améliorer la pertinence et la qualité des recommandations. Par exemple, un système de recommandation des livres peut s’appuyer non seulement sur les achats antérieurs, mais aussi sur des informations comme les avis précédents, le temps passé sur chaque page et les tendances actuelles. Cela garantit des suggestions qui correspondent précisément aux goûts de la personne ;
  • l’automatisation simplifie les choix en réduisant l’effort décisionnel. Par exemple, une plate-forme de streaming comme Netflix génère automatiquement une liste de lectures personnalisées. Cela réduit ainsi le temps et l’effort nécessaires pour décider quoi regarder ;
  • la personnalisation offre aux utilisateurs la possibilité d’adapter leurs expériences, tout en augmentant leur satisfaction. Dans ce cas, on peut imaginer l’exemple d’une boutique en ligne où les préférences sont ajustables, comme choisir des couleurs ou des tailles spécifiques, le but étant de voir uniquement les produits qui correspondent à vos critères personnels ;
. la prédictibilité vise à inspirer la confiance grâce à des suggestions cohérentes et précises. Un service d’achat d’aliments en ligne anticipe vos besoins en fonction des achats réguliers et propose des offres sur les produits fréquemment achetés, comme, par exemple, la marque de café préférée ;
  • l’« humanité » désigne un système qui se rapproche du comportement humain pour créer un sentiment de familiarité, à l’instar d’un assistant vocal qui utilise un ton chaleureux et engageant, créant l’impression de discuter avec un humain plutôt qu’avec un programme informatique.

Intuitifs, mais pas intrusifs

Nos résultats montrent que, globalement, les systèmes perçus comme intuitifs améliorent la satisfaction des utilisateurs et la prise de décision. En revanche, les systèmes jugés intrusifs – en particulier ceux qui collectent des données personnelles de façon excessive – sapent la confiance et génèrent de la frustration.

Spécifiquement, le graphique ci-dessous montre les effets positifs et négatifs des systèmes de recommandation d’intelligence artificielle sur les consommateurs, en mettant en lumière les avantages et les risques de ces technologies. D’un côté, des aspects comme l’optimisation de l’information et la personnalisation sont présentés comme des points forts. Par exemple, les recommandations permettent aux utilisateurs de trouver plus rapidement des produits ou des contenus qui les intéressent. La personnalisation améliore également leur satisfaction en adaptant les suggestions à leurs goûts spécifiques, rendant leur expérience plus agréable et engageante.

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Cependant, le graphique souligne aussi certains risques. Une automatisation excessive peut donner l’impression aux consommateurs qu’ils perdent le contrôle sur leurs choix. De même, une utilisation excessive des données personnelles sans transparence peut créer un sentiment de méfiance ou d’intrusion dans leur vie privée.

En résumé, ce graphique montre que, bien que les systèmes d’IA puissent offrir des avantages importants aux consommateurs, il est essentiel pour les entreprises de les utiliser avec précaution, en respectant la vie privée et en évitant de les laisser devenir trop intrusifs.

Ainsi, nos résultats démontrent que les entreprises peuvent améliorer l’intuitivité des systèmes d’IA en se concentrant sur la simplicité et la pertinence. Par exemple, un caviste pourrait utiliser l’IA pour suggérer des accords vins et mets en fonction des achats précédents, rendant l’expérience d’achat plus simple pour les clients.

Pour ne pas crisper les clients, les entreprises devraient limiter la fréquence des notifications générées par l’IA et assurer la transparence de l’utilisation des données. Par exemple, elles peuvent proposer des options très claires pour contrôler ou désactiver les recommandations. Ainsi, elles peuvent espérer renforcer la confiance de leurs clients.

Les entreprises peuvent également donner la possibilité à leurs consommateurs d’ajuster les paramètres de leurs recommandations afin d’augmenter le sentiment de contrôle. Une boutique de mode en ligne, par exemple, pourrait laisser les utilisateurs filtrer les produits par style, garantissant que les suggestions correspondent à leurs préférences.

Des recommandations précises et fiables sont tout aussi essentielles pour gagner la confiance des consommateurs. Des mises à jour régulières des algorithmes, basées sur les retours des utilisateurs, garantissent que le système évolue en accord avec les besoins des consommateurs.

Cependant, nos recherches soulignent également que même les recommandations intrusives peuvent parfois améliorer la satisfaction des utilisateurs – à condition qu’elles soient très pertinentes. Par exemple, un système qui propose des offres de vacances au bon moment pourrait être bien accueilli par un client hésitant.

Les systèmes de recommandation d’IA sont des outils puissants qui, s’ils sont bien utilisés, peuvent stimuler la satisfaction des clients. Nos résultats mettent en avant que les entreprises utilisant de tels systèmes devraient prendre en compte trois éléments clés :

  • elles doivent privilégier l’expérience utilisateur en concevant des systèmes qui simplifient les décisions sans submerger les utilisateurs avec des notifications ;
  • elles doivent se focaliser sur la transparence de leurs systèmes en communiquant clairement sur la collecte et l’utilisation des données ;
  • elles doivent investir dans la personnalisation de ces outils, afin de permettre aux clients eux-mêmes de personnaliser leurs recommandations pour une expérience adaptée.

Les entreprises qui trouveront le bon équilibre entre utilité et respect de l’autonomie des clients se démarqueront sur un marché numérique très concurrentiel.

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