Archive pour le Tag 'pays'

Papouasie-Nouvelle-Guinée, un des pays les plus pauvres, le gouvernement roule en Bentley et Maserati

Papouasie-Nouvelle-Guinée, un des pays les plus pauvres, le gouvernement roule en Bentley et Maserati

 

 

Dans l’un des pays les plus pauvres à savoir en Papouasie Nouvelle-Guinée, les membres du gouvernement vont pouvoir circuler en voiture de luxe ( 40 Maserati et trois Bentley). Des voitures commandées à l’occasion d’un sommet international  » pour maintenir le standing de ce genre de réunion » ! La Papouasie Nouvelle-Guinée est l’un des pays les plus pauvres puisqu’il occupe à peu près le 150è  rang en matière de richesse sur 200 pays. La première observation, c’est qu’on peut se demander s’il est vraiment utile de dépenser autant d’argent lors  de sommets internationaux dont les décisions sont parfois assez incertaines voire désuètes. La seconde observation concerne le décalage entre le niveau de vie des habitants et la classe dirigeante notamment politique. Une remarque qui vaut pour de  deux nombreux pays en développement quand ministres et chefs d’État se déplacent avec une cohorte de véhicules luxueux,  en tout cas avec des cortèges démesurés quand les populations elle choisisse la marche à pied faute même de pouvoir prendre un taxi ou un bus. Il y  irait il y aurait lieu de s’interroger sérieusement sur l’utilisation des ressources de ces pays et sur l’aide au développement qui souvent finit dans les sables ou dans les poches de dirigeants. Cette interrogation vaut par exemple pour le fonds climat de 10 milliards qui vient d’être décidé par les pays développés aux fins théoriquement de favoriser la transition énergétique de pays moins favorisés.

Le feuilleton des Maserati et Bentley en Papouasie-Nouvelle-Guinée connait un nouveau rebondissement. Ces véhicules de luxe avaient été achetés pour un sommet international de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) fin 2018, ce qui avait provoqué une vive polémique sur ce territoire aux nombreux problèmes sociaux.

Le gouvernement s’était alors défendu de vouloir préserver les standards de cette rencontre, puis avait expliqué que les voitures de luxe seraient revendues au secteur privé, remboursant ainsi la dépense. Les quelques dizaines de voitures de luxe (40 Maserati Quattroporte et 3 Bentley Flying Spuravaient cependant disparu après le sommet. Elles semblent être réapparues, retrouvées par la police.

Les Maserati et une Bentley viennent d’être affectées au service du Premier ministre et des députés. Le nouveau Premier ministre James Marape, arrivé au pouvoir en mai après avoir promis de lutter contre la corruption, verra ainsi une Bentley mise à la disposition de son cabinet. Le secrétaire en charge des Finances, Ken Ngangan, a déclaré jeudi quotidien Post Courier que les 111 parlementaires recevront tous des véhicules de ce parc de Maserati.

« Le Cabinet a récemment décidé de proposer à chacun des députés un véhicule afin qu’il puisse l’utiliser dans la capitale mais aussi dans le cadre de ses fonctions électorales », a expliqué Ken Ngangan. Selon un rapport gouvernemental provisoire, le sommet de l’Apec a coûté à la Papouasie-Nouvelle-Guinée environ 120 millions

Une plainte contre Macron et 4 autres pays

Une plainte contre Macron et 4 autres pays

 

Une plainte a été déposée par des jeunes dont Greta Thunberg, contre la France, l’Allemagne, l’Argentine, le Brésil et la Turquie. Elle s’inscrit dans le cadre d’un « protocole optionnel » méconnu de la convention: il autorise depuis 2014 des enfants à porter plainte devant le comité des droits de l’enfant de l’ONU, s’ils estiment que leurs droits sont bafoués.

Bien que les dirigeants du monde aient signé cette convention il y a 30 ans, par laquelle ils s’engagent à protéger la santé et les droits des enfants, « ils n’ont pas tenu leurs engagements », a déclaré l’égérie suédoise du climat, en marge du sommet sur le climat de l’ONU lors duquel elle a à nouveau dénoncé l’inaction des dirigeants face à l’urgence climatique.

 

Les cinq pays visés par la plainte font partie de ces 44 Etats, figurent parmi les grands pollueurs de la planète et sont influents au sein du club des pays riches du G20. Ce qui leur a valu d’être épinglés, plutôt que les Etats-Unis, la Chine ou l’Inde, plus gros émetteurs au monde, qui, eux, n’ont pas ratifié ce protocole. De vieux pays industriels comme la France et l’Allemagne sont responsables d’une large part historique des émissions, même si, aujourd’hui, ils ne sont pas les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, a fait valoir le cabinet Hausfeld.

 

Boris Johnson, Premier ministre : un fou de plus à la tête d’un pays

Boris Johnson, Premier  ministre : un fou de plus à la tête d’un pays  

 

D’une certaine façon, on pourra compter sur un fou supplémentaire à la tête d’un pays avec la nomination de Boris Johnson comme Premier ministre britannique. Certes, l’intéressé est loin d’être idiot, il est même relativement instruit et intelligent. Le problème, c’est son honnêteté et son déséquilibre psychologique. Face à la crise démocratique, face à la vague du dégagisme  qui affecte nombre de pays, une opportunité exceptionnelle s’offre aux fous, aux marchands d’illusions et aux aventuriers. Les fous et les dictateurs ne manquent pas. Il y a le président chinois, nouveau Mao qui a réussi à supprimer toute notion de temps pour l’exercice de son mandat. Il y a Poutine, les dirigeants iraniens, Erdogan, le président nord-coréen, le populiste Trump, Salvini, responsable  du gouvernement italien et même Macron. Macron qui a profité du vide politique ;  passé de gauche à droite sans état d’âme, machiavélique, autoritaire et psychologiquement peu équilibré si l’on en juge par ses réactions enfantines. La dernière en date étant  celle de l’affaire des gilets jaunes à Nice où Macron a recommandé à une femme de plus de 74 ans de faire preuve de sagesse et en réfutant l’idée qu’elle ait pu être victime d’une bousculade  policière responsable de son accident. Aujourd’hui le procureur de Nice avoue le contraire. C’est bien la police qui a poussé la victime et le procureur reconnaît avoir voulu protéger Macron. Boris Johnson, lui est encore plus démonstratif. Il peut affirmer un jour une vérité, le lendemain une autre. Ses dirigeants sont particulièrement inquiétants pour la stabilité mondiale car ils peuvent se laisser emporter par leur tempérament dans des conflits dangereux pour le monde. Notons que tous ceux qui ont été évoqués sont en guerre au moins verbale avec une bonne partie de la communauté internationale. Cela vaut aussi pour Boris Johnson mais aussi pour Macron. On peut d’ores et déjà prévoir que Boris  Johnson va provoquer la France et inversement dans l’unique objet de satisfaire la démagogie et de renforcer le pouvoir intérieur (par ailleurs très fragile dans les deux cas).  Que son style et sa personnalité fascinent ou inquiètent, Boris Johnson ne pourra échapper à une question simple : peut-il réussir là où Theresa May a échoué ?

Boris Johnson : un fou de plus à la tête d’un pays

Boris Johnson : un fou de plus à la tête d’un pays  

 

D’une certaine façon, on pourra compter sur un fou supplémentaire à la tête d’un pays avec la nomination de Boris Johnson comme Premier ministre britannique. Certes, l’intéressé est loin d’être idiot, il est même relativement instruit et intelligent. Le problème, c’est son honnêteté et son déséquilibre psychologique. Face à la crise démocratique de la plupart des pays, face à la vague du dégagisme  qui affecte nombre de pays, une opportunité exceptionnelle s’offre aux fous, aux marchands d’illusions et aux aventuriers. Les fous et les dictateurs ne manquent pas. Il y a le président chinois, nouveau Mao qui a réussi à supprimer toute notion de temps pour l’exercice de son mandat. Il y a Poutine, Erdogan, le président nord-coréen, le populiste Trump, les responsables du gouvernement italien et même Macron. Macron qui a profité du vide politique ;  passé de gauche à droite sans état d’âme, machiavélique, autoritaire et psychologiquement peu équilibré si l’on en juge par ses réactions enfantines. La dernière en date étant  celle de l’affaire des gilets jaunes à Nice où Macron a recommandé à une femme de plus de 74 ans de faire preuve de sagesse et en réfutant l’idée qu’elle ait pu être victime d’une reculade policière responsable de son accident. Aujourd’hui le procureur de Nice avoue le contraire. C’est bien la police qui a poussé la victime et le procureur reconnaît avoir voulu protéger Macon. Boris Johnson, lui est encore plus démonstratif. Il peut affirmer un jour une vérité, le lendemain une autre. Ses dirigeants sont particulièrement inquiétants pour la stabilité mondiale car ils peuvent se laisser emporter par leur tempérament dans des conflits dangereux pour le monde. Notons que tous ceux qui ont été évoqués sont en guerre au moins verbale avec une bonne partie de la communauté internationale. Cela vaut aussi pour Boris Johnson mais aussi pour Macron. On peut d’ores et déjà prévoir que Marie Johnson va provoquer la France et inversement dans l’unique objet de satisfaire la démagogie et de renforcer le pouvoir par ailleurs très fragile dans les deux cas).  Que son style et sa personnalité fascinent ou inquiètent, Boris Johnson ne pourra échapper à une question simple : peut-il réussir là où Theresa May a échoué ?

Le résultat du référendum a dévoilé un Royaume-Uni profondément divisé, non seulement sur la question de l’Union européenne mais également sur celles de l’immigration, du capitalisme, de la fin de l’empire et de ce que doit être une Grande-Bretagne moderne.

Le Parti conservateur ne dispose pas de la majorité absolue à la Chambre des communes et doit gouverner avec l’appui de 10 députés nord-irlandais favorables au Brexit. Les partisans du Brexit soutiennent que les peurs liées à un divorce sans accord sont exagérées et que le Royaume-Uni se portera mieux s’il décide seul de sa politique et de son destin. “S’il veut vraiment un retrait sans accord, il l’obtiendra. On ne poussera jamais un membre de l’UE dehors mais on ne l’empêchera pas de sortir. Il est plus probable que cela viendra de son propre parlement”, a expliqué un diplomate européen. “Johnson est un tel caméléon, il s’est réinventé tellement de fois qu’il est difficile de savoir à quoi s’attendre”, a ajouté ce diplomate. Interrogée pour savoir si un Brexit sans accord serait un enfer, une autre source européenne a fait cette réponse peu optimiste : “mon scénario, c’est le purgatoire”.

« L’Entreprise Macron » : une OPA sur le pays

« L’Entreprise Macron » : une OPA sur le pays

 

 

Nombre de chercheurs s’efforcent de comprendre les raisons de l’exceptionnelle ascension de Macron. Ce dernier a sans doute bénéficié d’un environnement politique favorable mais il a surtout été l’instrument d’une stratégie libérale, une sorte d’OPA sur le pays des financiers et des grands patrons. Comment en effet quelqu’un comme Macron qui n’a strictement aucune légitimité politique et sociale a-t-il pu devenir candidat à la présidence de la république. Ce n’est évidemment pas son passage chez Rothschild qui pouvait lui fournir cette légitimité sociale. La conquête pouvoir de Macron était en quelque sorte programmée par les cercles qui gravitent autour des grands intérêts financiers. Dans cette stratégie de conquête du pouvoir, le pays a été considéré comme une entreprise sur laquelle on pouvait faire une OPA et avec les mêmes méthodes. Le problème maintenant c’est qu’on s’aperçoit que la France n’est pas une start-up et ne veut pas être dirigée de manière monarchique. Vingt-deux chercheurs ont analysé, dans un ouvrage, le basculement majeur dans l’histoire de la Ve République que constitue la dernière élection présidentielle et donnent quelques clés pour comprendre le succès d’Emmanuel Macron.

 

« L’Entreprise Macron », Collectif sous la direction de Bernard Dolez, Julien Fretel et Rémi Lefebvre, Presses universitaires de Grenoble, 24 euros

Le livre. Comme la plupart des commentateurs, journalistes, acteurs politiques, etc., les politistes, dans leur grande majorité sans doute, n’ont longtemps pas cru possible la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2017. » En introduisant ainsi leur ouvrage L’Entreprise Macron, les vingt-deux chercheurs réunis sous la direction de Bernard Dolez, Julien Fretel et Rémi Lefebvre font acte salvateur d’humilité. En croisant ainsi les regards de plusieurs sous-disciplines de la science politique, ils s’efforcent d’analyser un basculement majeur dans l’histoire de la Ve République. Avec ce riche travail de fond, il s’agit d’essayer de comprendre les raisons de cet « improbable succès ».

En premier lieu, comprendre que le surgissement d’Emmanuel Macron et de son mouvement ne relève pas d’une simple éruption mais d’une stratégie progressive qui « n’a pas seulement bénéficié d’un “alignement favorable des planètes” [mais] a également su tirer profit de “logiques de situation” ». Comprendre aussi l’essence de son programme, ou sa défiance à l’égard des programmes.

Avenir du pays : près de 70% n’ont pas confiance (sondage BVA)

Avenir du pays : près de 70% n’ont pas confiance (sondage BVA)

 

D’après un sondage BVA, près de 70 % des Français craignent pour leur avenir et n’ont  pas confiance dans la politique menée.  Interrogés pour La Tribune par BVA, les Français se montrent particulièrement inquiets à propos de l’avenir de la planète. Dans le détail, ils sont 39 % à se dire inquiets et 45 % à être plutôt inquiets dans le contexte d’une préoccupation grandissante pour les problématiques environnementales. Les Français sont aussi inquiets pour l’avenir de leurs enfants et plus globalement pour l’avenir du pays entre parenthèses toujours autour de 70 les Français sont cependant moins pessimistes concernant leur avenir personnel. Concernant leur avenir personnel, 50% des Français se disent confiants. Si l’âge ne représente pas un facteur déterminant, le niveau de revenu, en revanche, est important. Sans réelle surprise, il y a 19 points d’écart entre les catégories socioprofessionnelles supérieures et les catégories inférieures. La zone de résidence peut également avoir une incidence sur la confiance des individus. Si les résidents de l’agglomération parisienne sont 62 % à être optimistes sur leur futur, ils ne sont que 42 % dans les communes inférieures à 20.000 habitants, et 45 % dans les communes rurales. Parmi les institutions et acteurs testées par BVA, la notion de proximité joue un rôle essentiel pour les Français. Ils sont 77 % à exprimer de la confiance à l’égard des petites et moyennes entreprises (PME), contre 37 % pour les grandes entreprises. Les syndicats patronaux arrivent vraiment en bas de tableau : 80 % des répondants affirment qu’ils ne leur font pas confiance. Dans la sphère paritaire, les syndicats de salariés font légèrement mieux, mais une grande partie des Français demeurent méfiants (62 %).  Après les PME arrivent les hôpitaux publics (74 %), les forces de l’ordre (73 %) et, contre toute attente, les experts scientifiques (73 % également). L’école (68 %) et les associations (67 %) arrivent en milieu de classement. Concernant les politiques, 88 % des Français ne font pas confiance aux partis et que 76 % sont méfiants à l’égard des députés et sénateurs. Si les citoyens sont relativement attachés à la démocratie, l’abstention, qui augmente, et le rejet de la classe politique sont profondément ancrés dans la population. Dans la foulée du Grand débat initié par l’exécutif, 68% déclarent ne pas faire confiance au gouvernement pour poursuivre les échanges de manière régulière, et 31 % ne font même pas du tout confiance au gouvernement d’Édouard Philippe.

Pays les plus heureux : la France classée 24e (ONU)

Pays les plus heureux : la France classée 24e (ONU)

La Finlande est le plus pays où l’on est le plus heureux. L’Etat scandinave est, pour la deuxième année consécutive, le pays du bonheur, selon un rapport de l’ONU publié mercredi 20 mars. Le Soudan du Sud, en proie à la guerre civile, occupe la dernière place de ce classement.

La Finlande devance le Danemark, la Norvège, l’Islande, les Pays-Bas, la Suisse, la Suède, la Nouvelle-Zélande et le Canada, selon le classement 2019 du « World Happiness Report ». La France, de son côté, perd une place par rapport à 2018 et occupe désormais la 24e position, derrière le Mexique et devant Taïwan.

La méthodologie utilisée consiste à demander à un échantillon de personnes venant de 156 pays différents de répondre à une série de questions sur la perception de leur qualité de vie sur une échelle de 0 à 10.

En dépit des bouleversements politiques liés au Brexit, le Royaume-Uni a gagné quatre places au classement 2019 et s’adjuge la 15e place. Les Etats-Unis, quant à eux, ont poursuivi leur dégringolade, tombant au 19e rang de ce classement.

Paradis fiscaux : des pays en plus mais pas ceux de l’UE !

Paradis fiscaux : des pays en plus mais pas ceux de l’UE !

 

 

On avance toujours prudemment vis-à-vis des paradis fiscaux même si on augmente le nombre. En effet, si l’union européenne a accru le nombre de pays visés, elle a bien évité de viser des pays européens comme l’Irlande, les Pays-Bas ou encore la Belgique. Les pays de l’Union européenne ont ajouté dix États ou territoires à leur projet de nouvelle liste noire des paradis fiscaux, a déclaré mardi à Reuters un responsable européen. Lors d’une réunion prévue mercredi, les représentants des pays de l’UE doivent entériner la nouvelle liste – qui triplera le nombre d’États ou territoires répertoriés – mais ils n’avaient toujours pas décidé, mardi, s’ils y incluaient ou non les Emirats arabes unis et le territoire britannique des Bermudes, a dit ce responsable.

Le sultanat d’Oman et certaines îles des Caraïbes et du Pacifique seront ajoutés à la liste, qui comprend pour le moment cinq Etats ou territoires : l’Etat de Samoa (Samoa occidental), Trinité-et-Tobago et trois territoires américains : les Samoa américaines, Guam et les îles Vierges.

« Le discours sur les métropoles comme locomotives du pays ne passe plus » (Pierre Veltz, géographe)

« Le discours sur les métropoles comme locomotives du pays ne passe plus » (Pierre Veltz, géographe)

La mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques.  Le géographe Pierre Veltz  explique que la mode de la métropolisation est remise cause (tribune du« Monde) extraits

«  En France comme ailleurs, la mondialisation a puissamment renforcé les emplois et les revenus des métropoles. Même si l’indicateur pose problème, on peut estimer que la moitié environ du PIB est produite dans les dix premières villes du pays (un tiers pour la seule région parisienne). Le réseau formé par cette grappe urbaine, fortement intégrée par le TGV, est un atout majeur pour la France. Elle permet en effet de bénéficier des effets d’agglomération urbains tout en limitant les effets de congestion.

Cette concentration soulève aussi de graves difficultés, illustrées par le mouvement des « gilets jaunes ». Une grande partie de la population aux revenus modestes ou moyens est poussée vers une périurbanisation mal organisée, émiettée en d’innombrables bouts de ville sans urbanité, à l’image de la fragmentation communale, qui engendre de fortes tensions sur les modes de vie.

Les enjeux écologiques exigent de repenser les métabolismes urbains à des échelles allant bien au-delà des zones denses

Ces effets occultent le fait que les inégalités territoriales et sociales restent en France nettement plus faibles que dans les pays anglo-saxons, sans parler des pays émergents ou pauvres. Comme l’ont montré les travaux pionniers de l’économiste Laurent Davezies, la redistribution publique (essentiellement par les transferts sociaux) lisse très fortement les écarts spatiaux, créant de fait un transfert massif de ressources des métropoles vers les autres territoires. Mais l’actualité montre que ces effets d’amortissement ont atteint leurs limites. Le discours sur les métropoles comme locomotives du pays ne passe plus, pour de bonnes raisons.

Perspectives très positives

Nous devrions donc réfléchir en priorité à de nouvelles formes actives (et pas seulement passives, résultant des automatismes de l’Etat social) de développement partagé entre les cœurs métropolitains et les territoires de faible densité.

La bonne nouvelle est que les mutations en cours offrent à cet égard des perspectives très positives. Le numérique devrait faciliter au plan régional ce que le TGV permet au plan national, c’est-à-dire des formes de croissance distribuée reposant moins sur les économies d’échelle que sur les économies de réseau.

Les enjeux écologiques exigent de repenser les métabolismes urbains à des échelles allant bien au-delà des zones denses. Pour l’énergie, la biodiversité, la gestion des déchets, les métropoles doivent inclure dans leur fonctionnement, sinon dans leurs périmètres institutionnels, ces espaces naturels avoisinants. … »

Bulgarie : 20 ème pays de la zone euro ?

 Bulgarie : 20 ème pays de la zone euro ?

 

Après la Croatie qui veut entrer dans l’union européenne, c’est la Bulgarie qui veut entrer dans la zone euro.

Plus on  est de fous plus on rit doit sans doute estimer la commission européenne qui fait le forcing pour agrandir toujours l’Union économique et la zone euro. En plus avec des pays comme la Bulgarie dont le fonctionnement économique, politique et social pose problème. Un peu comme la Roumanie par exemple et avec les mêmes mes problèmes de corruption récurrente sans parler de la fragilité de son système bancaire.  ; Une adhésion évidemment irresponsable car l’union européenne est déjà dans sa composition actuelle ingérable socialement et politiquement avec nettement des ex pays de l’est qui refuse la solidarité et les règles européennes mais pas les subventions. En outre,  la première priorité serait de reformer la zone euro avec les membres actuels. De voir ensuite les conséquences sur le reste de l’union européenne. En gros ce qu’il convient intégrer très fortement chez ceux qui adhèrent à l’euro, ensuite de déterminer  l’espace juridique des autres.  – Le ministre des Finances bulgare a pourtant rencontré jeudi ses homologues de l’Eurogroupe pour discuter de l’accession de son pays à la monnaie unique européenne. La Bulgarie pourrait lancer une procédure officielle d’adhésion ce samedi. Le ministre des Finances bulgare Vladislas Goranov a rencontré jeudi ses homologues de l’Eurogroupe (la réunion mensuelle des ministres des Finances des États membres de la zone euro) pour discuter de l’accession de son pays à la monnaie unique européenne. En juin, Sofia avait demandé à rejoindre l’Union bancaire et le mécanisme de taux de change (ERM), c’est-à-dire le cadre de régulation bancaire de la zone euro et le système de parité fixe dans lequel un État doit rester un certain temps avant d’entrer dans la zone euro. En contrepartie, Sofia aimerait acter l’entrée en juin 2019. Le délai semble réaliste mais les Européens préfèrent ne pas s’engager sur une date précise à ce stade.

Pollution de l’air : la France assignée en justice

Pollution de l’air : la France assignée en justice avec six autres  pays

En dépit des discours et des dénégations de Hulot, la France est bien assignée en justice pour excès de pollution de l’air. Selon l’Agence européenne de l’environnement, la pollution aux particules fines est responsable de près de 400.000 décès prématurés par an, dont 66.000 en Allemagne, 60.000 en Italie et 35.000 en France. Pour le NO2, les morts prématurées sont estimées à 75.000 par an en Europe, dont 14.000 au Royaume-Uni, 12.800 en Allemagne et 9.300 en France. La Commission européenne a décidé jeudi de renvoyer six Etats membres, dont la France et l’Allemagne, devant la Cour de justice de l’UE pour avoir manqué à leurs obligations en matière de qualité de l’air. Bruxelles sanctionne ainsi les manquements répétés de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie, de la Hongrie et de la Roumanie pour « dépassement des valeurs limites de qualité de l’air fixées et manquement à l’obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement ».

Transports routiers: les pays de l’Est et la France mécontents

Transports routiers: les pays de l’Est  et la France mécontents

 

 

Les pays de l’est et la France protestent contre la réforme du transport routier en particulier le cabotage qui permet aux pavillons étrangers de faire du trafic intérieur dans d’autres pays que le pavillon d’origine. Mais les raisons sont différentes. La commission propose de simplifier le cabotage en réduisant la période à 5 jours au lieu de 7 actuellement mais sans limitation comme aujourd’hui du nombre d’opérations. Les pays de l’Est qui profitent  surtout du cabotage- qui permet de détourner les législations nationales- juge le texte nouveau trop restrictif. L’inverse pour la France qui considère ces orientations trop laxistes. Le ministre bulgare des Transports a appelé mardi les gouvernements d’Europe centrale et orientale à faire front commun contre le projet de réforme du transport routier porté par la Commission européenne, accusé de porter atteinte à la compétitivité de ce secteur très implanté à l’est de l’UE Le projet « nuit surtout aux pays situés à la périphérie de l’Europe: la Bulgarie et la Roumanie ». Les gouvernements d’Europe centrale et orientale « doivent adopter une position commune, actuellement il n’y en a pas », a déclaré le ministre Ivaïlo Moskovski lors d’une réunion de transporteurs bulgares, polonais et hongrois. Le « paquet mobilité 1″ porté par la Commission européenne doit être adopté à la majorité qualifiée au parlement et au Conseil de l’UE. Il est cependant critiqué tant par les pays de l’Est que par la France, chacun considérant que le projet donnerait un avantage concurrentiel à l’autre. La ministre française des Transports Elisabeth Borne a estimé vendredi que le projet en l’état faciliterait, au lieu de supprimer, « le dumping économique et social » des transporteurs routiers des pays d’Europe centrale et orientale.

Macron « remettre le pays au travail » !

Macron « remettre le pays au travail » !

 

Après avoir déclaré qu’il voulait remettre Fla rance au travail, Macron a été invité à clarifier sa pensée ; malheureusement le flou du en m^me temps a repris le dessus. Et le président a fait diversion en parlant de ceux qui travaillait dur mais n’étaient pas suffisamment récompensé. Pas vraiment la question ! De quoi voulait parler Macron, des 35  heures qui ont contribué à enfoncer un peu plus la compétitivité ? De la productivité en général ? Des chômeurs qui abusent des ASSEDIC et autres prestations sociales. Cette phrase de type sarkozyste n’a pas reçu de contenu. C’est d’ailleurs toute la faiblesse de Macron avec le «  en même temps » permanent. Une manière d’affirmer un principe en le modulant avec son contraire. Le président de la République a affirmé avoir « besoin de remettre le pays au travail » pour justifier sa politique fiscale. Mais la question d’une meilleure récompense n’est pas dépendante seulement de la fiscalité. Aussi par exemple du partage entre la rémunération des actionnaires et celle des salariés. Ce qu’ont fait observer les interviewers au Chef de l’Etat à propos du conflit social de Carrefour. Un conflit sur lequel Macron n’a pas voulu se prononcer ni d’ailleurs en profiter pour répondre à l’équilibre entre rémunération du capital et rémunération du travail. Pas étonnant que 67% des Français considèrent que la politique du chef de l’Etat est nettement en faveur des plus aisés.

 

Zone euro : Piano sur les réformes pour les pays du nord

Zone euro : Piano sur  les réformes pour les pays du nord

Ce n’est pas un désaveu de Macron mais presque. Huit Etats du nord de l’Europe déclarent mardi que les réformes de la zone euro doivent porter avant tout sur l’achèvement de l’union bancaire, l’amélioration du respect des règles budgétaires et la mise en place d’un Fonds monétaire européen, et qu’il faut remettre à plus tard des plans plus ambitieux.Ces pays, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Finlande, l’Irlande, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède, ces deux derniers pays ne faisant pas partie de la zone euro, font référence aux propositions de la France visant à renforcer l’intégration de la zone euro.Le dialogue à ce sujet, suspendu pendant les tractations sur la mise en place d’un nouveau gouvernement en Allemagne, est désormais en situation d’être relancé. La France propose notamment un budget commun à la zone euro et un ministère commun des Finances. Il faut se concentrer sur les domaines où les Etats membres sont proches d’un compromis, comme par exemple l’achèvement de l’union bancaire, estiment les signataires. »Il y a des réformes plaisantes, comme un ministère des Finances commun, mais elles ne résolvent pas les véritables problèmes. Cela ne sera fait que par des mesures pragmatiques », déclare le ministre finlandais des Finances Petteri Orpo joint par téléphone par Reuters. « Il ne faut pas mettre en oeuvre des quasi-réformes mais être honnête et savoir quelles réformes résolvent vraiment les problèmes que nous avons », martèle-t-il. Le groupe dit être favorable à l’idée de la transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en un Fonds monétaire européen (FME) mais n’est pas d’accord sur la proposition de la Commission européenne qui souhaite qu’il soit supervisé par le Parlement européen. « Un FME devrait avoir des responsabilités accrues pour le développement et la surveillance de programmes d’assistance financière. Mais la prise de décision devrait rester dans les mains des Etats membres », lit-on dans le communiqué.

Allemagne: plus de leçon budgétaire aux autres pays

Allemagne: plus de leçon budgétaire  aux autres pays

 

 

Le remplacement de Wolfgang Schäuble par le social-démocrate Olaf Scholz (SPD), au ministère des Finances constitue évidemment un changement assez fondamental en matière de doctrine budgétaire. Certes,  il ne faut pas s’attendre à ce que le nouveau ministre des finances lâche complètement la bride concernant l’équilibre budgétaire et la dette mais il est vraisemblable qu’  il se montra montrera plus souple en Allemagne dont les excédents sont par ailleurs souvent critiqués tant par l’union économique que par le fonds monétaire international. Surtout le nouveau ministre des finances allemand promet d’abandonner la posture du donneur de leçons à toute l’Europe. Encore une fois cela ne signifie pas que le laxisme le plus total va succéder à l’ancienne doctrine budgétaire mais qu’il y a des chances  pour qu’on se montre un peu plus conciliant notamment soutenir les économies un peu faiblarde des pays à fort taux de chômage. De toute manière avec la croissance qui revient mécaniquement les équilibres financiers devraien t s’améliorer dans la plupart des pays européens. Le nouveau ministre des finances allemand, estime que l’Allemagne « ne doit pas dicter aux autres Etats européens comment ils devraient se développer », dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Der Spiegel.« Des erreurs ont certainement été commises dans le passé », ajoute-t-il, une allusion claire à la position très rigoriste adoptée dans le passé par le conservateur Wolfgang Schäuble, gardien de l’orthodoxie budgétaire dans son pays et en Europe. Wolfgang Schäuble n’hésitait pas à réprimander les pays du sud.  Le ministère des Finances était depuis huit ans la chasse gardée du parti chrétien-démocrate (CDU) d’Angela Merkel, qui a dû abandonner ce portefeuille-clé aux sociaux-démocrates pour arracher un accord de coalition cette semaine avec le SPD et rester au pouvoir. Cet accord, où la signature social-démocrate est nettement palpable, apporte un soutien prudent aux idées de réformes pro-européennes lancées par le président français Emmanuel Macron.

Weah, un footballeur à la tête d’un pays les plus pauvres

Weah, un footballeur à la tête d’un pays les plus pauvres

 

L’ancien footballeur va prendre la tête d’un pays complètement épuisé par la guerre (qui a duré une quinzaine d’années et qui s’est terminé en 2003), par la corruption et la pauvreté. Le Libéria est un des pays les plus pauvres du monde.-. George Weah succédera à Ellen Johnson Sirleaf qui avait suscité beaucoup d’espoir mais qui a profondément déçu. Le Liberia compte 4,6 millions d’habitants, dont 75% ont moins de 35 ans. Selon les données de la Banque mondiale, l’espérance de vie à la naissance est actuellement de 62 ans. En 2016, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) classait le Liberia à la 177ème place des pays du monde (sur 188) selon son indice de développement humain (qui mêle l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le revenu par habitant). Le Liberia fait ainsi partie des pays ayant un «développement humain faible». Par ailleurs, selon la Banque mondiale, le taux de fécondité au Liberia est de 4,65 enfants par femme.   94% des travailleurs gagnent moins de 2 dollars par jour. Par ailleurs, environ 50% de la population vit en zone urbaine et près d’un tiers des Libériens vivent à Monrovia (la capitale).  Le poids de l’agriculture a fortement diminué au Liberia entre 2007 et 2013, passant de 65,6% du PIB à 38,8%. Ce secteur emploie toujours toutefois près de 50% des actifs. Le pays produit notamment de l’huile de palme, du bois et du caoutchouc, destinés à l’exportation. La part de l’industrie a quant à elle augmenté de 2007 à 2013, passant de 7,9% du PIB à 16,4%. Cette hausse est notamment due à la réactivation de la production de minerai de fer, matière première devenue le premier poste d’exportation du pays (40% des ventes en 2014, d’après les Nations unies). Le sous-sol libérien renferme par ailleurs de grandes réserves de diamants, de bauxite (ndlr: une roche permettant de produire de l’aluminium) et d’or. De plus, des opérations d’exploration pétrolière sont en cours dans le pays. Enfin, toujours entre 2007 et 2013, la part des services dans le PIB est passée de 26,5% à 44,7%. Le secteur tertiaire est notamment tiré par le commerce et le développement du secteur bancaire: il emploie près de 42% des actifs du pays. Après plusieurs années de forte croissance – un sommet à 15,7% en 2007 puis 8,1% par an entre 2011 et 2013 – l’économie du Liberia s’est effondrée entre 2014 et 2016, affectée par l’épidémie d’Ebola et la chute du prix des matières premières (minerai de fer et caoutchouc). En 2014, la croissance s’est établie à seulement 0,7% avant d’être nulle en 2015, puis de se contracter de 1,2% en 2016.

Jérusalem : 130 pays contre les Etats-Unis

Jérusalem : 130 pays contre les Etats-Unis

 

Une résolution contre les États-Unis qui ont décidé de faire de Jérusalem la capitale Israël : Neuf pays ont voté contre, 35 autres se sont abstenus. Vingt et un autres pays n‘ont pas voté, 128, l’ont approuvé. Un désaveu vis-à-vis de Donald Trump qui pourtant avait menacé les pays en faveur de la résolution par des représailles financières. Mais c’est d’autant et peut-être davantage un vote contre l’imprévisible et provocateur Donald Trump que contre les États-Unis eux-mêmes. On sait qu’une grande majorité des membres de l’ONU souhaite que cette question de la capitale Israël soit négociée entre les deux parties et non imposées de manière unilatérale soit par Israël, soit encore moins par les États-Unis. Au-delà se pose la question de la coexistence est d’abord de la reconnaissance de deux pays. Pour l‘ambassadeur de France à l‘Onu, François Delattre, la résolution adoptée jeudi ne fait que confirmer les clauses du droit international relatives à Jérusalem. Ce vote ne doit ni diviser ni exclure, a-t-il estimé. A Ramallah en Cisjordanie, un porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas s‘est félicité de ce vote. “Ce vote est une victoire pour la Palestine”, a estimé Nabil Abou Rdainah. “Nous allons poursuivre nos efforts aux Nations unies et dans tous les forums internationaux pour mettre fin à cette occupation et pour créer notre Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale”, a-t-il ajouté. Israël a rejeté la résolution de l‘Assemblée générale et remercié Donald Trump pour sa position sur Jérusalem. “Israël rejette la décision des Nations unies et dans le même temps est satisfait du nombre élevé de pays qui n‘ont pas voté en faveur de celle-ci”, a déclaré le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu. “Israël remercie le président Trump pour sa position sans équivoque en faveur de Jérusalem et remercie les pays qui ont voté ensemble avec Israël, ensemble avec la vérité”, ajoute le cabinet du chef du gouvernement.

L’évasion fiscale des pays en développement

L’évasion fiscale des pays en développement

Selon l’OCDE, l’Afrique reçoit 27 milliards d’aides au développement parents mais perd 90 milliards du fat de l’évasion fiscale ou de mouvements financiers illicites notamment  liés à la corruption « Chaque année les pays en développement accusent un manque à gagner d’environ 1 % de leur PIB à cause de l’évasion fiscale », a rappelé Anne-Marie Geourjon de la Fondation pour les Études et Recherches sur le Développement International (Ferdi). Au total, l’aide au développement représente 130 milliards de dollars par an dans le monde. Si le seul continent africain perd 90 milliards de dollars en évasion fiscale, le montant total perdu dépasse largement les fonds transférés vers les pays du Sud. La majorité des grands pays donateurs, comme les États-Unis, la France ou le Japon se situent aujourd’hui bien en dessous de leur engagement de consacrer 0,7 % de leur RNB à l’aide au développement. En moyenne, les pays membres du comité pour l’aide au développement de l’OCDE, qui représentent les principaux donateurs, ne dépensent en moyenne que 0,32 % de leur revenu national brut. La perte de revenus dans les pays en développement liés à l’évasion fiscale, et plus largement aux flux financiers illicites, entrave le développement de ces derniers. Une situation qui touche encore plus durement les pays les moins avancés (PMA), qui ne disposent pas d’une cadre juridique et fiscal adapté ni de ressources suffisantes pour lutter efficacement contre ces pratiques. Par ailleurs, la concurrence fiscale demeure pour un certain nombre de pays une arme permettant d’attirer les investisseurs étrangers. « Dans un certain nombre de pays d’Afrique, il y a beaucoup d’incitations fiscales qui sont décidées pour attirer les entreprises étrangères, sans que soient réalisées de véritables études d’impact », souligne Julien Jarrige, du centre d’administration fiscale de l’OCDE. Dans la pratique, ces exonérations, mais aussi la faible capacité à collecter l’impôt de certains pays en développement entame fortement le montant des ressources propres que ces pays peuvent consacrer à leur propre développement. « Dans les pays en développement ; les recettes fiscales représentent environ 20 % du PIB en recette, ce qui est très inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE », explique Anne-Marie Geourjon.

Chantiers : L’obligation de parler Français légale en pays de Loire

Chantiers : L’obligation de parler Français légale e n pays de Loire

 

Politiquement le président les Républicains des Pays de Loire a obtenu une victoire juridique pour imposer l’usage du français sur les chantiers qui utilisent du personnel étranger. Une victoire toutefois relative car il s’agit de la décision d’un juge des référés du tribunal administratif qui devra être confirmé par les tribunaux. En attendant,  la région des pays peut  crier victoire : «C’est la victoire du bon sens : cette clause permet à la foi de protéger l’emploi local et les travailleurs étrangers qui ne parlent pas français (…), en luttant contre les effets dévastateurs de la directive sur les travailleurs détachés », dit-il dans un communiqué. Un triomphe relatif dans la mesure où il ne s’agit pas de contrainte à parler français mais de disposer d’un interprète. Or il sera toujours facile de trouver parmi les membres du personnel un salarié qui parle un peu français à moins d’exiger de lui qu’il possède une licence de lettres ! Notons cependant que si cette mesure devait être confirmée pour l’ensemble du territoire ,il faudrait s’attendre à des mesures de rétorsion de la part de certains pays où la France compte de nombreux expatriés qui ne parlent pas forcément la langue surtout quand il s’agit de chantiers d’assez courte durée. Enfin cette mesure est jugée illégale par la commission européenne du fait de son caractère protectionniste. Cette contrainte viserait particulièrement les secteurs du BTP et de l’agriculture. Il y a peu de chances pour qu’elle soit acceptée par l’union européenne. Il s’agit surtout d’une orientation d’affichage qui voudrait prouver  que ce type de mesures protectionnistes peut servir l’emploi des Français en France. La situation est sans doute bien plus complexe. Par exemple dans l’agriculture ou même le BTP il est parfois impossible de recruter le personnel nécessaire du fait d’une part du caractère temporaire des contrats mais aussi des conditions de travail difficile. Dans la plupart des cas, les étrangers sont sollicités faute de  main-d’œuvre locale. Notons aussi que ces étrangers acceptent de travailler beaucoup plus durement que des Français en général de moins en moins enclin à accepter des conditions de travail effectivement contraignante. De toute façon cette décision du tribunal administratif est à la fois provisoire et théorique. Notons aussi le caractère très ambigu du jugement provisoire en faveur de la présence d’un interprète : « En admettant même qu’elles puissent être regardées comme ayant pour effet de restreindre la liberté d’accès à la commande publique, il ne résulte pas davantage de l’instruction qu’elles s’appliqueraient de manière discriminatoire », ajoute-t-elle.

Travailleurs détachés : la France contre les pays de l’Est

Travailleurs détachés : la France contre les pays de l’Est

 

la France va batailler dur pour remettre en cause la directive européenne concernant Encadré par une directive européenne datant de 1996, le détachement permet à une entreprise de l’UE d’envoyer temporairement en mission dans d’autres pays de l’Union ses salariés, en payant les cotisations sociales dans le pays d’origine. Or, ce système a conduit à des abus, notamment dans le transport routier. Il est accusé d’encourager le « dumping social » entre entreprises. En mars 2016, la Commission européenne avait par conséquent proposé de réformer les règles, jugées d’autant plus obsolètes qu’elles avaient été formulées huit ans avant l’élargissement à l’Est de l’UE de 2004. Cette proposition de révision a dès le départ rencontré une forte résistance de dix pays est-européens (Bulgarie, Hongrie, Croatie, République tchèque, Pologne, Estonie, Roumanie, Lituanie, Lettonie et Slovaquie). Projet de l’exécutif européen prévoit d’aligner les rémunérations des travailleurs détachés — souvent employés dans le bâtiment, les abattoirs et les travaux agricoles — sur ceux de la main-d’oeuvre locale. Alors que la directive de 1996 obligeait simplement les employeurs à leurs verser le salaire minimum du pays où ils exercent, le texte de 2016 stipule qu’ils doivent toucher les mêmes avantages que leurs collègues du pays d’accueil, tels que le treizième mois, les primes de Noël, d’ancienneté, la majoration des heures supplémentaires, etc. La Commission prévoit aussi de limiter à deux ans leurs missions.

 

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