Archive pour le Tag 'Elections'

Italie : vers de nouvelles élections… qui ne changeront rien

Italie : vers de nouvelles élections… qui ne changeront rien

L’Italie risque de s’enfoncer à nouveau dans la crise politique et pour longtemps ; le président de la république a refusé de nommer un anti européen aux finances, du coup Conté, le Premier ministre, a dû démissionner. A sa place, le président italien Mattarella a nommé ce lundi 28 mai l’économiste Carlo Cottarelli, un ex-FMI, à la tête d’un gouvernement de transition, chargé d’accompagner la 3e économie de la zone euro vers de nouvelles élections. Cette décision censée rassurer l’Europe a provoqué une grande colère chez les vainqueurs des dernières élections, la Ligue et le M5S.

« Je me présenterai au Parlement avec un programme qui, si j’obtiens la confiance, inclura le vote du budget 2019. Ensuite, le Parlement sera dissous, avec des élections début 2019″, mais sans la confiance, les élections se dérouleront « après le mois d’août », a dit le nouveau Premier ministre pressenti. À l’issue de son entretien avec le président Mattarella.

Le problème c’est qu’aucune force politique de peut parvenir à elle seule à obtenir uen majorité ; Il faudra donc des alliances y compris contre nature comme celle entre le mouvement 5 étoiles populo- gauchiste avec l’extrême droite de la ligue et de Berlusconi. « Si je n’obtiens pas la confiance, le gouvernement démissionnera immédiatement et sa mission principale sera de gérer les affaires courantes et d’accompagner le pays vers des élections après le mois d’août », vraisemblablement en septembre ou en octobre, a précisé M. Cottarelli. « Je voudrais souligner que le gouvernement resterait alors neutre (…). Je m’engage à ne pas être candidat aux prochaines élections et je demanderai le même engagement à tous les membres du gouvernement », a-t-il ajouté. Il a assuré qu’il présenterait son équipe gouvernementale « très rapidement ». Carlo Cottarelli, ancien responsable du Fonds monétaire international (FMI), a assuré que la situation des comptes publics était actuellement « sous contrôle » et en a promis « une gestion vigoureuse ». L’approche de son gouvernement sera résolument européenne, a-t-il également expliqué. « Un dialogue avec l’Europe pour défendre nos intérêts est essentiel. Nous pouvons faire mieux qu’avant. Mais cela doit être un dialogue constructif dans la pleine reconnaissance que, comme pays fondateur de l’Union européenne, notre rôle dans l’union reste essentiel, de même que la poursuite de notre participation à l’eurozone », a-t-il déclaré.

 

Sondage simulation élections présidentielles: Macron encore davantage en tête

Sondage simulation élections présidentielles: Macron encore davantage en tête

Selon un sondage Ifop-Fiducial, Macron  réaliserait même un meilleur score que l’an passé, passant de 24% à 33%., Marine Le Pen conserverait tout de même sa seconde place, augmentant même légèrement son score avec 23% des suffrages contre 21, 3% en avril 2017. Par ailleurs, le match pour la troisième place serait moins serré: Jean-Luc Mélenchon distancerait nettement François Fillon. Le leader de La France insoumise récolterait 16,5% des voix (contre 19,6% en avril 2017) et l’ancien premier ministre s’effondrerait à 12% (contre 20%). Le sondage Ifop-Fiducial a également testé un premier tour d’élection présidentielle avec Laurent Wauquiez, à la place de François Fillon. Si le premier tour avait lieu dimanche, le président des Républicains ne récolterait que… 8% des voix. Constat difficile pour la droite: une candidature du patron de LR ferait par ailleurs augmenter le score d’Emmanuel Macron à 36% (contre 33%, scénario avec François Fillon).

Loiret élections partielles : nouvel échec pour LREM

Loiret élections partielles  : nouvel échec pour LREM

Dimanche, Jean-Pierre Door des Républicains  l’emporte nettement avec  67,08 % des suffrages contre seulement 32,92 % des voix pour Mélusine Harlé.  Un recul  qui s’ajoute à celle de Belfort et  du Val d’Oise. Ces mauvais résultats expliquant le  tassement de la popularité de Macron. Un président de la république dont l’image de président des riches lui colle un peu trop à la peau et qui n’est pas démentie  par la sociologie des responsables de la république en marche à peu près tous appartenant aux catégories sociales supérieures. Il s’agit là d’un handicap qui brouille la vision du parti au pouvoir concernant les réalités sociales voir sociétales. On objectera à juste titre que la participation aux deux élections partielle a été particulièrement faible mais ceci vaut pour tous les partis; bien que concernant l’élection d’un député, cette  échéances électorale prend surtout un caractère local car on sait que le résultat ne remettra pas en cause les équilibres nationaux. Alors dans ce domaine la république en marche ajoute une autre faiblesse à savoir la quasi inexistence de structures locales et de militants. Une telle faiblesse voulue au niveau national où le pouvoir est hyper centralisé et où on craint surtout l’établissement de baronnies locales. Résultat une grande insuffisance de relais sur le terrain Dans la première circonscription du territoire de Belfort, le LR Ian Boucard s’était nettement imposé avec 59,18 % des voix, plus de huit points de mieux qu’en juin, face au MoDem-LREM Christophe Grudler (40,82 %). Et dans la première circonscription du Val d’Oise, Isabelle Muller-Quoy (LREM, 48,55 %) a perdu la circonscription prise en juin à la droite : son rival LR Antoine Savignat l’a emporté avec 51,45 %, six points de mieux qu’en juin.

 

Elections Italie : à droite toute ?

Elections Italie : à droite toute ?

Sur le plan idéologique, l’Italie pourraiat connaître un recentrage nettement à droite. Le centre droit pourra obtenir le pouvoir avec des alliances qui seront soit c avec les populistes très ambigus du mouvement 5 étoiles soit avec la droite dure.  Le recentrage est aussi nombrilique en réaction aux orientations européennes notamment concernant l’immigration ; Il faut reconnaitre que l’Italie est l’une des premières victimes de la politique anarchique d’immigration européenne, l’Italie est abandonnée et doit gérer presque seule cet énorme question. Même la France ferme sa frontière laissant l’Italie dans le plus grand désarroi. De nombreux problèmes internes nourrissent aussi le mécontentement la croissance anémique (mais qui reprend un peu). La croissance est repartie, avec une hausse de 1,4% l’an dernier, la plus forte depuis sept ans, loin cependant des +2,5% de la zone euro. Le chômage, qui atteint 11,1% selon l’Institut national des statistiques, reste également très élevé, particulièrement chez les jeunes (8,7% de chômage de moyenne dans la zone euro). La dette, avec 131,6%, plombe également les comptes du pays. . Trois grands « blocs » arrivent pour l’instant en tête des sondages : le centre-droit, qui réunit notamment Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Ligue (38%) ; le centre-gauche, avec le Parti démocrate de l’ancien Premier ministre Mateo Renzi (26%) ; et le Mouvement 5 étoiles (28%) du jeune Luigi Di Maio, populiste et en pleine ascension. Seul le centre-droit semble en mesure de pouvoir obtenir la majorité absolue pour former un gouvernement avec la droite notamment de Silvio Berlusconi.  Le centre-droit (avec notamment Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Ligue, nouveau nom de la Ligue du Nord), en tête des sondages, semble être le seul des trois grands blocs (avec le centre-gauche et le populiste Mouvement cinq étoiles) à pouvoir obtenir  la majorité absolue. Mais dans une Italie fragmentée politiquement et fragile économiquement, d’autres scénarios ne sont pas à exclure.

Elections partielles : avertissement sans frais à LREM à Belfort et dans le Val d’Oise

Elections partielles : avertissement sans frais à LREM à Belfort et dans le Val d’Oise

 

D’une certaine façon, la défaite de la république en marche à Belfort mais surtout dans le Val-d’Oise constitue un avertissement sans. Ces mauvais résultats s’ajoutent aux tassements de la popularité de Macron. Un président de la république dont l’image de président des riches lui colle un peu trop à la peau et qui n’est pas démentie  par la sociologie des responsables de la république en marche à peu près tous appartenant aux catégories sociales supérieures. Il s’agit là d’un handicap qui brouille la vision du parti au pouvoir concernant les réalités sociales voir sociétales. On objectera à juste titre que la participation aux deux élections partielle a été particulièrement faible mais ceci vaut pour tous les partis; bien que concernant l’élection d’un député, cette  échéances électorale prend surtout un caractère local car on sait que le résultat ne remettra pas en cause les équilibres nationaux. Alors dans ce domaine la république en marche ajoute une autre faiblesse à savoir la quasi inexistence de structures locales et de militants. Une telle faiblesse voulue au niveau national où le pouvoir est hyper centralisé et où on craint surtout l’établissement de baronnies locales. Résultat une grande insuffisance de relais sur le terrain. La large victoire était prévue à Belfort, mais beaucoup plus inattendue dans le Val d’Oise : Les Républicains ont emporté les deux sièges attribués lors des législatives partielles dimanche Dans la première circonscription du territoire de Belfort, le LR Ian Boucard s’est nettement imposé avec 59,18 % des voix, plus de huit points de mieux qu’en juin, face au MoDem-LREM Christophe Grudler (40,82 %). Et dans la première circonscription du Val d’Oise, Isabelle Muller-Quoy (LREM, 48,55 %) a perdu la circonscription prise en juin à la droite : son rival LR Antoine Savignat l’a emporté avec 51,45 %, six points de mieux qu’en juin. Les deux élections avaient été annulées par le Conseil constitutionnel, du fait d’un suppléant inéligible pour Isabelle Muller-Quoy et de faux tracts pour Ian Boucard. et le parti présidentiel rejetaient toute portée nationale à ces deux élections partielles. Mais une double défaite sonne comme un mauvais signal, alors que l’exécutif marque le pas dans les sondages ces derniers jours. Ce second tour est encore marqué par une participation très faible : 28,91 % à Belfort, contre 45,25 % en juin 2017. Et à peine 19,09 % dans le Val d’Oise, deux fois moins que l’an dernier.

 

Elections Catalogne : une claque pour Madrid

Elections Catalogne : une claque pour Madrid

Au vu des résultats partiels, les élections en Catalogne constituent une véritable claque pour Madrid. En effet les partis indépendantistes pourraient- conserver leur majorité absolue au Parlement régional à l‘issue des élections de jeudi, selon des résultats partiels publiés par l‘exécutif catalan après dépouillement de 52% des bulletins. C’est un immense désaveu pour le gouvernement de Mariano Rajoy. Un gouvernement politiquement déjà très affaibli et qui s’est embourbé dans la crise catalane. Certes les indépendantistes eux-mêmes n’ont pas fait preuve d’une grande intelligence politique en radicalisant leur position et surtout en organisant un référendum non représentatif concernant l’indépendance. Finalement,  le chef du gouvernement espagnol se trouve face à une situation encore pire qu’avant les élections d’ hier. Une situation totalement bloquée du fait de l’intransigeance des deux parties. En outre et surtout le fait d’avoir mis des responsables catalans en prison a constitué une magistrale erreur politique et a pesé sur le vote en faveur des indépendantistes. Il faut espérer maintenant que les deux parties prendront conscience de l’impasse dans laquelle ils se sont engagés mutuellement et qu’elles  pourront cette fois négocier une sortie de crise assurant davantage d’autonomie à la Catalogne. D‘après les projections réalisées à partir des résultats portant sur 52% des suffrages, les mouvements séparatistes obtiendraient 70 élus, soit deux de plus que la majorité absolue, dans le Parlement de 135 sièges. Si la tendance se confirme, il s‘agirait d‘un succès majeur pour les séparatistes, qui paraissaient affaiblis par la saga de la “vraie-fausse” déclaration d‘indépendance de l‘automne, après le référendum d‘autodétermination illégal du 1er octobre qui a débouché sur la suspension de l‘autonomie de la Catalogne et la fuite à Bruxelles de son président, Carles Puigdemont. Oriol Junqueras, qui a fait campagne de la prison où il est incarcéré dans la banlieue de Madrid, a cependant laissé la porte ouverte à la négociation avec Madrid  “Je peux vous assurer que nous sommes des démocrates avant d’être des séparatistes et que la fin (obtenir l‘indépendance) ne justifie pas toujours les moyens”, a-t-il dit dans une interview par écrit accordée à Reuters. Lors de récents rassemblements, de nombreux partisans de la sécession ont paru reconnaître qu‘obtenir l‘indépendance sans le consentement de l‘Espagne n’était plus le but recherché.

Sondage élections européennes : déroute du PS et des Républicains

Sondage élections européennes : déroute du PS et des Républicains

D’ après  une enquête,  l’Ifop révèle que  le parti présidentiel sortirait largement en tête avec 26% des voix, devant le Front national (17 %), La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon (14 %) et Les Républicains (12 %). «Ce résultat est un bon reflet du rapport des forces politiques actuelles. On est toujours dans la continuité du big bang survenu après la présidentielle et les législatives», explique Frédéric Dabi, le directeur général de l’Ifop. Ce serait donc la confirmation que le parti socialiste est en voie de disparition et que les républicains de Wauquiez deviennent une formation marginale. Le parti communiste avec 2 %, l’extrême gauche avec 1 %,  les écolos avaient 4% sont également sur la voie de l’extinction. Finalement seul le Front National semble s’en sortir avec 17 % auquel il faudrait rajouter les 2 % du parti de Philippot. Avec 26 % des voix, LREM est même au-dessus (+ 2 points) du score de référence macronien: le premier tour de la présidentielle, où le futur chef de l’État avait recueilli 24 %. Pour y parvenir, la liste LREM grignote sur tous les électorats, comme l’a fait Macron à la présidentielle. Ainsi, les Marcheurs séduiraient aux européennes 28 % des électeurs de Benoît Hamon et 18 % de ceux de François Fillon au premier tour de la présidentielle. La liste gagnerait donc aussi bien sur sa droite que sur sa gauche. À titre de comparaison, Les Républicains ne réussiraient à attirer dans leurs filets électoraux que 49 % des électeurs de Fillon en avril 2017, soit moins d’un votant sur deux.

 

 

Elections Corse : vers davantage d’autonomie ?

Elections  Corse : vers davantage d’autonomie ?

 

 Un bon alignement des planètes a permis aux nationalistes de remporter la avec 45 % des voix. Responsable de cette victoire d’abord l’écroulement des clans traditionnels qui se sont partagés le pouvoir pendant des dizaines d’années mais sans parvenir vraiment faire décoller économiquement la Corse,  sans parler des affaires. Ensuite l’écroulemenet  de la gauche socialiste qui s’inscrit dans la tendance générale du pays. Le même affaiblissement concerne les partis de droite traditionnelle. Par ailleurs l’extrême droite Front National ne parvient pas vraiment à s’implanter en Corse. Dernier élément les difficultés qu’éprouvent en marche à exister sur le terrain , en Corse en particulier. Du coup les nationalistes vont sans doute encore renforcer cette victoire au deuxième tour. Il y aura forcément des conséquences politiques qui notamment devraient se traduire par un renforcement de l’autonomie de l’île. La problématique de l’indépendance pourrait se poser le moment venu mais il n’est pas certain que les Corses sur ce terrain soient très favorables à se couper de la France eu égard à leuer  forte dépendance économique et sociale. La liste Femu a Corsica de Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni a donc  littéralement écrasé ses adversaires pour ce premier tour des élections territoriales, recueillant au total 45,36 % des suffrages sur l’île. «Un score sans précédent dans l’histoire de la Corse», se félicite Gilles Simeoni, qui n’osait espérer un résultat aussi élevé même si sa liste partait favorite. Des meetings combles, des débats menés avec une maîtrise imparable, et surtout une opposition affaiblie par l’éviction du paysage politique des «clans» traditionnels: les nationalistes corses ont su saisir le moment pour conforter leur place à la tête de la région. Très loin derrière eux, la liste de Jean-Martin Mondoloni, A strada di l’avvene, ne recueille que 14,97 % des suffrages. Un score faible pour une droite divisée entre la candidature de Jean-Martin Mondoloni et celle de Valérie Bozzi (12,77%), seule femme tête de liste. Autre confirmation de ce scrutin: La République en marche ne parvient pas à entraîner les Corses dans son sillage. La liste conduite par le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, n’est parvenue à rassembler que 11,26 % des voix. En queue de peloton, la liste nationaliste de Paul-Félix Benedetti, Core in Fronte, recueille 6,69 % des suffrages qui devraient, selon toute vraisemblance, se reporter vers la liste nationaliste. Suivent l’unique liste de gauche menée par Jacques Casamarta, qui n’a convaincu que 5,68 % des électeurs, et la liste Front national de Charles Giacomi, qui écope de 3,28 %. Les deux listes de droite et la liste En marche!, qui ne cachaient pas leur volonté de s’allier pour peser dans les urnes le 10 décembre, reconnaissent qu’il sera difficile voire impossible de contrer la vague nationaliste. Mathématiquement, ce «front républicain» ne serait pas en mesure de passer en tête: «Simeoni qui plie l’élection à 45 % et qui sera conforté par d’autres indépendantistes à 6 ou 7 %: nos listes cumulées ne feront pas le poids», reconnaît Jean-Martin Mondoloni.

 

Puigdemont : pas de retour en Espagne avant les élections de Catalogne

Puigdemont : pas de retour en Espagne avant les élections de Catalogne

 

La situation de Puigdemont ,ancien président de la Catalogne, devient de plus en plus ubuesque. Il ne peut pas retourner en Espagne car il risque d’être aussitôt arrêté, jugé voire éventuellement être interdit de candidature à l’élection en Catalogne prévue le 21 décembre. Du cou,p il reste sous la protection juridique de la Belgique où  il s’est réfugié pour faire valoir ses droits y compris celui de se présenter comme candidat aux élections régionales de ce 21 décembre. Il est clair que dans cette affaire l’Espagne ne se grandit pas. En effet , il aurait été plus simple d’attendre les élections de décembre avant éventuellement d’entamer des poursuites juridiques à l’encontre de l’ancien président de Catalogne. Des poursuites juridiques par ailleurs très contestable car la question ne se situe pas sur le terrain du droit mais sur celui de la politique. À la décharge de l’Espagne, il faut aussi reconnaître que Puigdemont  a accumulé plusieurs maladresses et  erreurs notamment en organisant un référendum illégal et non représentatif. Le président catalan destitué Carles Puigdemont et ses ministres, réclamés par la justice espagnole, resteront en Belgique au-delà des élections prévues en Catalogne le 21 décembre, en raison des recours qui seront déposés contre leur extradition, a affirmé samedi son avocat. « Quoi qu’il arrive, ils seront (à Bruxelles) au minimum jusqu’au 21 décembre, et je calcule que cela ira même jusqu’à mi-janvier en principe », a déclaré Jaume Alonso Cuevillas à la radio catalane Rac1. « Je suis convaincu que quoi qu’il se passe il y aura recours en appel et recours en cassation » pour éviter que la Belgique les renvoie en Espagne, a-t-il expliqué. L’ancien président s’est réfugié en Belgique avec quatre de ses ministres après que le gouvernement espagnol a mis sous tutelle la Catalogne qui venait de déclarer unilatéralement l’indépendance le 28 octobre. Comme les autres dirigeants indépendantistes catalans qui ont préparé cette tentative de sécession, il est inculpé pour rébellion, sédition et détournement de fonds public. Après sa fuite, les autres membres du gouvernement destitué ont été placés en détention préventive. Carles Puigdemont est cependant candidat aux élections régionales, à la tête de sa propre liste, et prétend s’il l’emporte être rétabli comme « président légitime » du gouvernement catalan. En cas de victoire, Carles Puigdemont « a manifesté son intention de venir être investi comme président de la Generalitat (exécutif catalan), indépendamment de ce qui se passe avec la justice belge », a ajouté l’avocat. A propos de l’audience prévue lundi devant la justice belge, à laquelle l’Espagne a demandé l’extradition de Carles Puigdemont, « nous ne savons pas combien de temps cela durera, ni si les personnes mises en cause seront appelées à déclarer », a-t-il précisé.

 

Catalogne : élections en janvier

Catalogne : élections en janvier

 

Des élections régionales pourraient être imposées en Catalogne en vertu de l’application de l’article 155 de la constitution. Une solution finalement raisonnable mais qui va s’imposer par la force alors qu’elle aurait pu être négociée entre d’une part Madrid et Barcelone. Madrid a en effet choisi le rapport de force et veut en profiter pour suspendre en même temps l’autonomie de la Catalogne jusqu’à ces élections et éliminer  de fait  le président régional. Ce passage en force n’est pas forcément très habile politiquement car il risque de susciter davantage de vocations d’indépendantistes alors qu’ils sont aujourd’hui minoritaires (autour de 40 %). De ce point de vue la responsabilité du conflit est largement partagée. Elle revient cependant en premier au gouvernement régional de Catalogne qui certes avait gagné les élections en Catalogne mais qui était loin d’être majoritaire pour se permettre de d’envisager l’indépendance. En outre le référendum n’a pas été organisé dans des conditions démocratiques satisfaisantes (autour de 43 % de votants). Mais la responsabilité incombe aussi un gouvernement de Madrid un peu englué dans des affaires de corruption qu’il espère masquer avec des appels à  l’unité nationale.  Le président du gouvernement espagnol doit réunir samedi un conseil des ministres extraordinaire pour entamer le processus de suspension de l’autonomie. Une décision prise après l’expiration jeudi de l’ultimatum au président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, Madrid estimant qu’il n’a pas répondu à ses exigences de retour à la légalité. Les mesures de suspension de l’autonomie seront donc définies samedi. Une commission spéciale, qui doit être formée pour en débattre, se réunira probablement lundi. Puis Carles Puigdemont sera autorisé à faire valoir ses arguments et le Sénat, où les conservateurs du Parti populaire de Rajoy sont majoritaires, pourrait se prononcer vendredi sur la suspension de l’autonomie lors d’une séance plénière, a annoncé une porte-parole de la chambre haute.  L’idée d’élections anticipées est discutée depuis plusieurs semaines entre les dirigeants des partis politiques nationaux. Le gouvernement espagnol semblait prêt, selon plusieurs sources, à abandonner l’article 155 si Puigdemont convoquait lui-même ces élections anticipées. Car certes le «oui» à l’indépendance a recueilli 90% des voix lors du référendum du 1er octobre, mais la majeure partie des opposants à l’indépendance a boycotté ce scrutin, pour lequel la participation a été de 43%.

 

Elections : l’arnaque des partis antisystème

Elections : l’arnaque des partis antisystème

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques désormais il est de bon ton pour les partis  de se présenter avec des vertus anti systèmes. Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ?  Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement socialiste  soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentant des moins favorisés voir des opprimés.  Cela évidemment  pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désigne des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations plus ou moins sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi parti de ces millionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  anti système sont bien les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats anti système entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et –ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Avec Macron, nombre de candidats ne sont pas des professionnels de la politique (environ une moitié), reste à savoir s’ils conserveront leur indépendance longtemps et si la logique d’appareil  ne les transformera pas en apparatchiks au bout d’un certain nombre d’années. Il sera intéressant de vérifier si ces élus, issus de la  socité civiles,  résistent mieux que les caciques à la logique de professionnalisation de la politique.

 

Un gouvernement très provisoire pour gagner les élections

Un gouvernement très provisoire pour gagner les élections

Le premier gouvernement d’Emmanuel Macon n’a pas pour objet de gérer la France mais de gérer la campagne électorale pour les législatives afin de donner une majorité de progrès au nouveau président de la république. Du coup le casting s’intéressera moins aux compétences qu’au profil médiatique des ministres susceptibles de conforter la majorité présidentielle. À l’issue des législatives, un nouveau gouvernement sera formé et il faudra prévoir des changements de postes, des départs et des arrivées sauf sans doute sur les grands ministères régaliens à savoir l’intérieur, les affaires étrangères et les finances. Le nouveau gouvernement est donc déjà condamné.   Ce gouvernement resserré « sera rassembleur de compétences », a précisé Edouard Philippe, le nouveau Premier ministre mardi soir. Les ministres ne devraient pourtant pas faire long feu. « C’est une coutume républicaine : le gouvernement démissionne traditionnellement après les élections législatives . Il est normal que le premier gouvernement ne dure que quelques semaines.  . Edouard Philippe, qui sera en première ligne pour cette bataille, ne s’en est d’ailleurs pas caché : le gouvernement devra « donner une majorité de progrès » au président de la République. Les ministres ont quelques semaines pour surtout afficher les grandes orientations à venir. De toute manière on ne pourra gouverner en légiférant faute d’assemblée nationale. Peut-être prendra-t-on quelques décrets concernant des lois déjà votées. Du coup on peut même s’interroger sur la véritable utilité d’un nouveau gouvernement qui ne peut faire voter aucune nouvelle disposition législative

 

Grèce : pas de vrais accords sur la dette avant les élections françaises et allemands

Grèce : pas de vrais accords sur la dette avant les élections françaises et allemands

 

 

Le premier ministre grec s’impatiente car les négociations entre le gouvernement et les représentants des créanciers sur l’examen des réformes déjà effectuées et celles à venir traînent depuis plusieurs mois, ce qui entrave la poursuite du versement des tranches de prêts internationaux au pays endetté. Des négociations qui avancent mais très lentement notamment du fait des prochaines élections françaises mais surtout allemands. En effet l’une des revendications du gouvernement grec consiste à demander une diminution de la dette contre des mesures de rigueur supplémentaire. Or certains notamment le ministre des finances Schäuble soupçonne la Grèce de se satisfaire seulement de la réduction de la dette. Or Merkel a encore besoin du soutien de son ministre des finances car elle n’est pas totalement assurée de remporter les élections allemandes. Cette question de la dette de plusieurs pays européens est au centre des préoccupations outre-Rhin. Côté français la dette grecque a pour l’instant disparu des radars de l’information d’abord parce que les questions européennes sont relativement absentes du débat ensuite parce que la France est relativement mal placée pour donner des leçons de rigueur à d’autres ou inversement pour solliciter une bienveillance des autorités européennes sur la question de l’endettement. Le recentrage sur les problématiques internes en vue des élections tente en France et surtout en Allemagne tant en France qu’en Allemagne alimente donc  la patience de la Grèce concernant le règlement de sa dette. « La finalisation de l’accord et le vote des  mesures (réclamées par l’Union européenne et le Fonds monétaire international) seront faits (…) mais à condition qu’il y ait aussi entre temps des mesures substantielles sur (l’allègement) de la dette », a déclaré Alexis Tsipras, au quotidien grec Ethnos paru dimanche. Les négociations entre le gouvernement et les représentants des créanciers sur l’examen des réformes déjà effectuées et celles à venir traînent depuis plusieurs mois, ce qui entrave la poursuite du versement des tranches de prêts internationaux au pays endetté. Les énièmes mesures réclamées par les créanciers après sept ans consécutifs de crise constituent un nouveau défi pour le gouvernement de la coalition menée par la gauche d’Alexis Tsipras, qui doit convaincre sa faible majorité parlementaire (153 députés sur les 300) de les avaler. « Les prochains jours nous aurons des évolutions (sur la négociation avec les créanciers), nous sommes dans la dernière ligne droite » de la finalisation de l’accord, s’est prévalu dimanche à la télévision Skaï le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos.

 

Elections 2017 : l’arnaque des candidats anti système

Elections 2017 : l’arnaque des candidats anti système

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus anti systémiques. Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentant des moins favorisés voir des opprimés. Cela évidemment  pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désigne des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations plus ou moins sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi parti de ces millionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  anti système sont bien les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats anti système entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et –ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et son d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. 

 

Elections françaises : crainte d’une cyber-attaque des Russes

Elections françaises : crainte  d’une cyber-attaque des Russes

 

Indiscutablement les attaques russes lors des récentes élections américaines ont joué un rôle en défaveur de la candidate démocrate. Pour autant, le résultat n’aurait sans doute pas été inversé sans ces attaques. Reste qu’il s’agit d’un phénomène nouveau de guerre froide qui s’attaque aux principes mêmes de démocratie. La Russie experte en désinformation possède un très grand savoir-faire dans ce domaine. Une expérience acquise en territoire intérieur où elle a réussi à déstabiliser toute opposition politique et toute information indépendante. Cela ensuite pour légitimer la mise à l’écart des opposants à Poutine. Bref, les vieilles méthodes du KGB.  de telles attaques sont-elles à craindre en France ? Sans doute parce que nombre de responsables français militent  pour le maintien de sanctions économiques suite au climat de guerre entretenupar la Russie  en Ukraine. Ces sanctions occidentales pèsent très lourd dans la crise économique de la Russie déjà affectée par le pillage des oligarques et l’incurie de l’équipe Poutine en matière économique. La croissance est pratiquement dans le rouge, l’inflation galopante, le chômage ne cesse d’augmenter et le pouvoir d’achat s’écroule. Le salaire moyen est de l’ordre  de 500 €, les retraites de 200 euros; -bref, la situation d’un pays sous développé. Poutine s’attaque aux formations politiques étrangères qui soutiennent les sanctions. Et il souhaite le démantèlement de l’Europe. Pas étonnant qu’ils s’attaquent notamment en Macron, un des rares partisans d’une Europe forte, tandis que la plupart des autres se replient  sur des positions souverainistes. Les attaques vont donc se multiplier de la part des services secrets qui financent les sites. Des sites très difficiles à identifier puisque si l’information par de Russie les plates-formes, elles, sont localisées dans des pays périphériques voire exotiques « Si ces attaques réussissaient, l’animation de la campagne d’En marche ! Deviendrait extrêmement difficile, sinon impossible », écrit le secrétaire général du mouvement de l’ancien ministre de l’Economie, Richard Ferrand, dans une tribune publiée mardi dans Le Monde. La veille, sur France 2, il avait estimé qu’Emmanuel Macron était pris pour cible par Moscou pour ses positions en faveur d’ »une Europe forte, une Europe qui se développe et une Europe qui pèse lourd, y compris face à la Russie ». C’est la première fois qu’un mouvement politique français attribue aussi clairement des cyberattaques à un pays. Car en France, si le risque de cyberattaques susceptibles de perturber ou d’influencer le processus démocratique est pris au sérieux, les autorités refusent jusqu’à présent, contrairement à Washington ou Berlin, de pointer du doigt Moscou. « Les menaces cyber en général sont prises au sérieux et peuvent être traitées à tout moment en conseil de défense comme tous les sujets de défense et de sécurité », souligne une source officielle française. La question devrait être évoquée lors du prochain conseil de défense à l’Elysée, indique une source proche du dossier. Selon Le Canard enchaîné à paraître mercredi, la date du prochain conseil a été fixée au jeudi 23 février. Le piratage des listes électorales, gérées numériquement par les mairies, le vol de données conduisant à la publication de messages compromettants pour certains candidats juste avant le vote sont autant de risques à prendre en compte avant une élection, sans compter la diffusion de fausses informations susceptibles d’influencer le vote.

Elections 2017 : « le choix entre un corrompu et une démagogue » (presse étrangère)

Elections 2017 : « le choix entre un corrompu et une démagogue » (presse étrangère)

 

 «Choisir entre un corrompu sans charisme et une démagogue charismatique», indique le journal espagnol « El Periódico », selon lequel François Fillon « sent le cadavre politique ». Emmanuel Macron intéresse. « Son programme combine valeurs de gauche et mesures libérales. Un intéressant cocktail pour qui joue le piano comme Sam dans « Casablanca » », relève « La Vanguardia ».  La presse étrangère est toujours aussi sévère vis-à-vis de François Fillon et de la classe politique française. Après la conférence de presse de l’ancien Premier ministre,  beaucoup ont cependant salué la prestation de François Fillon qui a réussi un extraordinaire numéro de claquettes pour écraser toute velléité de contestation dans son camp sans pour autant apporter la moindre preuve susceptible de le disculper. « Chapeau l’artiste » a dit un correspondant étranger. Mais pour la presse étrangère, une affaire Fillon serait impossible dans nombre de pays. «C’est à la fois très amusant et très intéressant, témoigne Nicole, journaliste à la chaîne allemande ARD. Une affaire d’une telle ampleur n’aurait pas été envisageable en Allemagne. Le candidat aurait dû se retirer immédiatement à la demande du parti.» Et la journaliste de citer le cas de l’ancien président, Christian Wulff, qui avait dû démissionner en 2012 pour un prêt de 500.000 euros contracté auprès de la femme d’un homme d’affaires. «En Allemagne, les salaires des hommes politiques sont plus modestes. Là, on parle de près d’un million d’euros quand même», renchérit un concurrent de Nicole, qui travaille pour la chaîne ZDF. En Grande-Bretagne, l’épisode est vu comme étant symptomatique de la classe politique française, régulièrement empêtrée dans des affaires de ce type. «Chez nous, il est interdit depuis quelques années d’employer sa famille en tant que parlementaire. Jusque-là, on n’avait pas traité cette affaire, mais là on attend de voir ce qu’il va dire parce qu’il était quand même le favori. C’est une catastrophe pour lui», témoigne la correspondante à Paris de la chaîne ITV News. La presse anglaise juge régulièrement que ce type de scandale est «totalement normal en France», jugeait The Independant . Pour le Daily Telegraph sept de conférence de Fillon et » un magnifique écran de fumée.”  Comme le quotidien britannique conservateur, nombreux sont les journaux étrangers à s’interroger aussi sur le fond de l’affaire. Ainsi, The Times estime que “sa posture combative a été perçue comme une tentative désespérée pour sauver sa candidature après deux semaines de scandale qui l’ont conduit de grand favori pour la présidentielle à la troisième place”. Le journal suisse Le Temps a, lui, admiré la stratégie mise en place par l’équipe de François Fillon : Le présidentiable du camp conservateur a fait d’une pierre trois coups, éliminant définitivement tous ceux qui auraient pu songer à se présenter à sa place, mettant les médias au pied du mur en répétant qu’il ne sera pas candidat s’il est mis en examen, et affirmant qu’il a ‘la certitude qu’aucune décision de justice ne viendra désormais perturber son parcours’. La posture est béton.” “Fillon se voit comme l’homme chassé, il ne montre aucun signe d’une prise de conscience”, estime de son côté le journal allemand Zeit Online. The New York Times a également remarqué que, “de manière répétée, M. Fillon a exprimé son mépris et sa colère contre les médias”.  Pour le quotidien espagnol La Vanguardia, l’exposé de François Fillon est la preuve qu’en France, “on peut expier ses péchés grâce à la confession, mais cela laisse des traces” The Daily Telegraph  conclut sur un sentiment partagé par de nombreux médias étrangers « Le problème (de Fillon) est qu’il décrit sa campagne comme une rupture avec le passé. Mais ce genre de scandale ne représente en rien cette intention. Au contraire, c’est juste une illustration supplémentaire de ce refrain bien connu : une règle pour l’élite, une autre pour le reste de la population. »” 

Elections Présidentielles : examen psychiatrique pour les candidats ?

Elections Présidentielles : examen psychiatrique pour les candidats ?

 

Pour l’instant cette éventualité n’est envisagée que pour Donal Trump à la demande d’une élue démocrate qui souligne certains dérèglements mentaux chez le candidat républicain. On peut se demander si cet examen ne serait pas à généraliser pour tous les candidats aux présidentielles au plan mondial dans la mesure où beaucoup  présentent  de toute évidence des signes de perturbation mentale évidents.  On se demande notamment pourquoi autant de candidats se  présentent  à la magistrature suprême alors que visiblement ils n’ont pas les compétences pour assumer cette fonction et que d’autres mettent ces compétences au service de leurs propres intérêts. (Les affaires d’enrichissement illégal de chefs d’Etat ou de candidats sont innombrables sur tous les continents). Nombre d’entre eux  se caractérisent par un comportement schizophrénique promettant la lune quand ils sont en campagne électorale et faisant le contraire lorsqu’ils sont élus sans parler de ceux  qui déraille complètement en ignorant délibérément les réalités des contextes économiques, sociaux et sociétaux. Pour l’instant cette proposition d’examen psychiatrique ne concerne que le fantasque candidat républicain pour l’élection présidentielle aux États-Unis. ; Pour certains, Donald Trump n’aurait pas les capacités mentales pour gouverner les États-Unis. À tel point que l’élue démocrate de Californie Karen Bass a lancé une pétition en ligne surChange.org, plutôt originale. Celle-ci exige l’examen psychiatrique du sulfureux candidat républicain, en campagne pour la Maison Blanche. À quelques mois de l’élection présidentielle, tous les moyens sont bons pour dénigrer ses adversaires !  Selon l’élue démocrate, Donald Trump présenterait tous les signes d’un trouble narcissique de la personnalité. Une pathologie qui concerne aussi la plupart des candidats de la présidentielle française.

 

Définition Wikipedia (qui décrit bien les symptômes de nombre de candidats !):Le patient présente au moins cinq des symptômes suivants :

 

Le sujet pense que tout lui est dû : s’attend sans raison à bénéficier d’un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits

  • le sujet a un sens grandiose de sa propre importance (par exemple, surestime ses réalisations et ses capacités, s’attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport) ;
  • est absorbé par des fantasmes de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté, de perfection, ou d’amour idéal ;
  • pense être « spécial » et unique et ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et de haut niveau ;
  • montre un besoin excessif d’être admiré, ou d’être craint et célèbre ;
  • exploite l’autre dans les relations interpersonnelles : utilise autrui pour parvenir à ses propres fins (mensongeschantages, violence verbale, etc.) ;
  • manque d’empathie : n’est pas disposé à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d’autrui ;
  • envie souvent les autres, ou croit que les autres l’envient ;
  • fait preuve d’attitudes et de comportements arrogants et hautains.

 

Elections 2017 : l’arnaque des candidats anti système

Elections : l’arnaque des candidats anti système

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus anti systémiques. Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentant des moins favorisés voir des opprimés. Cela évidemment  pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désigne des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations plus ou moins sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi parti de ces millionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  anti système sont bien les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats anti système entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et –ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et son d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. 

 

Miracle des prochaines élections : la baisse d’impôt avancée à janvier

Miracle des prochaines élections : la baisse d’impôt avancée à  janvier

Une baisse d’impôt qui tient du miracle ou plutôt de la proximité des élections. Pas une baisse massive non mais une  diminution qui concernera les 5 millions de contribuables les moins imposés  sur le revenu.  Il a en effet déposé un amendement de dernière minute au projet de loi de finances pour 2017 qui prévoit d’appliquer dès le mois de janvier la baisse d’impôt sur le revenu (IR) de 20 % présentée en septembre dernier. En clair, les cinq millions de ménages concernés par la mesure - c’est-à-dire les célibataires dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 18 500 euros par an (ou par lissage 20 500 euros) ou les couples gagnant moins de 37 000 euros par an - verront leur facture fiscale diminuer dès janvier 2017 s’ils sont mensualisés, ou dès février 2017 s’ils payent par tiers provisionnel. Sans l’amendement, ils auraient dû attendre fin août-début septembre, date de règlement définitif de l’impôt sur les revenus de 2016, pour profiter du cadeau fiscal. Car habituellement les mensualités d’IR payées en année N (par exemple 2017) sont calculées en divisant par dix le montant de l’impôt payé l’année précédente et ne prennent donc pas en compte les mesures votées en loi de finances à l’automne précédent (ici, 2016). L’amendement du gouvernement vise à redonner du «pouvoir d’achat aux Français dès janvier (pour ceux qui sont mensualisés)», a assuré sur Twitter le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert. «Plutôt que d’attendre le mois d’août, nous avons choisi de rendre dès le mois de janvier - ou février pour ceux qui sont au tiers - une partie de la baisse d’impôt», a renchéri Bercy

 

 

 

Élections professionnelles : nouveau recul CGT à EDF

Élections professionnelles : nouveau recul CGT  à EDF

 

Organisées tous les trois ans, les élections au comité d’entreprise d’EDF se sont déroulées jeudi, avec 69 000 salariés appelés à voter. Le taux de participation a dépassé les 73%. Les résultats témoignent d’un léger recul de la CGT, qui recueille 34,76 % des suffrages contre 37,5% en 2013. La CFE CGC arrive ensuite avec un score de 25,41 % (23,26% en 2013), devant la CFDT (21,38 % contre 20,66%)) et FO (13, 86 % contre 13,31%). Elections après élections, la CGT recule dans son bastion de l’énergie, sans toutefois perdre sa première place. Un phénomène similaire s’observe à la SNCF. La CGT a d’ores et déjà perdu sa première place chez Renault ou Orange.

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