Archive pour le Tag 'Elections'

Elections 2017 : l’arnaque des candidats anti système

Elections 2017 : l’arnaque des candidats anti système

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus anti systémiques. Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentant des moins favorisés voir des opprimés. Cela évidemment  pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désigne des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations plus ou moins sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi parti de ces millionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  anti système sont bien les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats anti système entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et –ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et son d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. 

 

Elections françaises : crainte d’une cyber-attaque des Russes

Elections françaises : crainte  d’une cyber-attaque des Russes

 

Indiscutablement les attaques russes lors des récentes élections américaines ont joué un rôle en défaveur de la candidate démocrate. Pour autant, le résultat n’aurait sans doute pas été inversé sans ces attaques. Reste qu’il s’agit d’un phénomène nouveau de guerre froide qui s’attaque aux principes mêmes de démocratie. La Russie experte en désinformation possède un très grand savoir-faire dans ce domaine. Une expérience acquise en territoire intérieur où elle a réussi à déstabiliser toute opposition politique et toute information indépendante. Cela ensuite pour légitimer la mise à l’écart des opposants à Poutine. Bref, les vieilles méthodes du KGB.  de telles attaques sont-elles à craindre en France ? Sans doute parce que nombre de responsables français militent  pour le maintien de sanctions économiques suite au climat de guerre entretenupar la Russie  en Ukraine. Ces sanctions occidentales pèsent très lourd dans la crise économique de la Russie déjà affectée par le pillage des oligarques et l’incurie de l’équipe Poutine en matière économique. La croissance est pratiquement dans le rouge, l’inflation galopante, le chômage ne cesse d’augmenter et le pouvoir d’achat s’écroule. Le salaire moyen est de l’ordre  de 500 €, les retraites de 200 euros; -bref, la situation d’un pays sous développé. Poutine s’attaque aux formations politiques étrangères qui soutiennent les sanctions. Et il souhaite le démantèlement de l’Europe. Pas étonnant qu’ils s’attaquent notamment en Macron, un des rares partisans d’une Europe forte, tandis que la plupart des autres se replient  sur des positions souverainistes. Les attaques vont donc se multiplier de la part des services secrets qui financent les sites. Des sites très difficiles à identifier puisque si l’information par de Russie les plates-formes, elles, sont localisées dans des pays périphériques voire exotiques « Si ces attaques réussissaient, l’animation de la campagne d’En marche ! Deviendrait extrêmement difficile, sinon impossible », écrit le secrétaire général du mouvement de l’ancien ministre de l’Economie, Richard Ferrand, dans une tribune publiée mardi dans Le Monde. La veille, sur France 2, il avait estimé qu’Emmanuel Macron était pris pour cible par Moscou pour ses positions en faveur d’ »une Europe forte, une Europe qui se développe et une Europe qui pèse lourd, y compris face à la Russie ». C’est la première fois qu’un mouvement politique français attribue aussi clairement des cyberattaques à un pays. Car en France, si le risque de cyberattaques susceptibles de perturber ou d’influencer le processus démocratique est pris au sérieux, les autorités refusent jusqu’à présent, contrairement à Washington ou Berlin, de pointer du doigt Moscou. « Les menaces cyber en général sont prises au sérieux et peuvent être traitées à tout moment en conseil de défense comme tous les sujets de défense et de sécurité », souligne une source officielle française. La question devrait être évoquée lors du prochain conseil de défense à l’Elysée, indique une source proche du dossier. Selon Le Canard enchaîné à paraître mercredi, la date du prochain conseil a été fixée au jeudi 23 février. Le piratage des listes électorales, gérées numériquement par les mairies, le vol de données conduisant à la publication de messages compromettants pour certains candidats juste avant le vote sont autant de risques à prendre en compte avant une élection, sans compter la diffusion de fausses informations susceptibles d’influencer le vote.

Elections 2017 : « le choix entre un corrompu et une démagogue » (presse étrangère)

Elections 2017 : « le choix entre un corrompu et une démagogue » (presse étrangère)

 

 «Choisir entre un corrompu sans charisme et une démagogue charismatique», indique le journal espagnol « El Periódico », selon lequel François Fillon « sent le cadavre politique ». Emmanuel Macron intéresse. « Son programme combine valeurs de gauche et mesures libérales. Un intéressant cocktail pour qui joue le piano comme Sam dans « Casablanca » », relève « La Vanguardia ».  La presse étrangère est toujours aussi sévère vis-à-vis de François Fillon et de la classe politique française. Après la conférence de presse de l’ancien Premier ministre,  beaucoup ont cependant salué la prestation de François Fillon qui a réussi un extraordinaire numéro de claquettes pour écraser toute velléité de contestation dans son camp sans pour autant apporter la moindre preuve susceptible de le disculper. « Chapeau l’artiste » a dit un correspondant étranger. Mais pour la presse étrangère, une affaire Fillon serait impossible dans nombre de pays. «C’est à la fois très amusant et très intéressant, témoigne Nicole, journaliste à la chaîne allemande ARD. Une affaire d’une telle ampleur n’aurait pas été envisageable en Allemagne. Le candidat aurait dû se retirer immédiatement à la demande du parti.» Et la journaliste de citer le cas de l’ancien président, Christian Wulff, qui avait dû démissionner en 2012 pour un prêt de 500.000 euros contracté auprès de la femme d’un homme d’affaires. «En Allemagne, les salaires des hommes politiques sont plus modestes. Là, on parle de près d’un million d’euros quand même», renchérit un concurrent de Nicole, qui travaille pour la chaîne ZDF. En Grande-Bretagne, l’épisode est vu comme étant symptomatique de la classe politique française, régulièrement empêtrée dans des affaires de ce type. «Chez nous, il est interdit depuis quelques années d’employer sa famille en tant que parlementaire. Jusque-là, on n’avait pas traité cette affaire, mais là on attend de voir ce qu’il va dire parce qu’il était quand même le favori. C’est une catastrophe pour lui», témoigne la correspondante à Paris de la chaîne ITV News. La presse anglaise juge régulièrement que ce type de scandale est «totalement normal en France», jugeait The Independant . Pour le Daily Telegraph sept de conférence de Fillon et » un magnifique écran de fumée.”  Comme le quotidien britannique conservateur, nombreux sont les journaux étrangers à s’interroger aussi sur le fond de l’affaire. Ainsi, The Times estime que “sa posture combative a été perçue comme une tentative désespérée pour sauver sa candidature après deux semaines de scandale qui l’ont conduit de grand favori pour la présidentielle à la troisième place”. Le journal suisse Le Temps a, lui, admiré la stratégie mise en place par l’équipe de François Fillon : Le présidentiable du camp conservateur a fait d’une pierre trois coups, éliminant définitivement tous ceux qui auraient pu songer à se présenter à sa place, mettant les médias au pied du mur en répétant qu’il ne sera pas candidat s’il est mis en examen, et affirmant qu’il a ‘la certitude qu’aucune décision de justice ne viendra désormais perturber son parcours’. La posture est béton.” “Fillon se voit comme l’homme chassé, il ne montre aucun signe d’une prise de conscience”, estime de son côté le journal allemand Zeit Online. The New York Times a également remarqué que, “de manière répétée, M. Fillon a exprimé son mépris et sa colère contre les médias”.  Pour le quotidien espagnol La Vanguardia, l’exposé de François Fillon est la preuve qu’en France, “on peut expier ses péchés grâce à la confession, mais cela laisse des traces” The Daily Telegraph  conclut sur un sentiment partagé par de nombreux médias étrangers « Le problème (de Fillon) est qu’il décrit sa campagne comme une rupture avec le passé. Mais ce genre de scandale ne représente en rien cette intention. Au contraire, c’est juste une illustration supplémentaire de ce refrain bien connu : une règle pour l’élite, une autre pour le reste de la population. »” 

Elections Présidentielles : examen psychiatrique pour les candidats ?

Elections Présidentielles : examen psychiatrique pour les candidats ?

 

Pour l’instant cette éventualité n’est envisagée que pour Donal Trump à la demande d’une élue démocrate qui souligne certains dérèglements mentaux chez le candidat républicain. On peut se demander si cet examen ne serait pas à généraliser pour tous les candidats aux présidentielles au plan mondial dans la mesure où beaucoup  présentent  de toute évidence des signes de perturbation mentale évidents.  On se demande notamment pourquoi autant de candidats se  présentent  à la magistrature suprême alors que visiblement ils n’ont pas les compétences pour assumer cette fonction et que d’autres mettent ces compétences au service de leurs propres intérêts. (Les affaires d’enrichissement illégal de chefs d’Etat ou de candidats sont innombrables sur tous les continents). Nombre d’entre eux  se caractérisent par un comportement schizophrénique promettant la lune quand ils sont en campagne électorale et faisant le contraire lorsqu’ils sont élus sans parler de ceux  qui déraille complètement en ignorant délibérément les réalités des contextes économiques, sociaux et sociétaux. Pour l’instant cette proposition d’examen psychiatrique ne concerne que le fantasque candidat républicain pour l’élection présidentielle aux États-Unis. ; Pour certains, Donald Trump n’aurait pas les capacités mentales pour gouverner les États-Unis. À tel point que l’élue démocrate de Californie Karen Bass a lancé une pétition en ligne surChange.org, plutôt originale. Celle-ci exige l’examen psychiatrique du sulfureux candidat républicain, en campagne pour la Maison Blanche. À quelques mois de l’élection présidentielle, tous les moyens sont bons pour dénigrer ses adversaires !  Selon l’élue démocrate, Donald Trump présenterait tous les signes d’un trouble narcissique de la personnalité. Une pathologie qui concerne aussi la plupart des candidats de la présidentielle française.

 

Définition Wikipedia (qui décrit bien les symptômes de nombre de candidats !):Le patient présente au moins cinq des symptômes suivants :

 

Le sujet pense que tout lui est dû : s’attend sans raison à bénéficier d’un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits

  • le sujet a un sens grandiose de sa propre importance (par exemple, surestime ses réalisations et ses capacités, s’attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport) ;
  • est absorbé par des fantasmes de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté, de perfection, ou d’amour idéal ;
  • pense être « spécial » et unique et ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et de haut niveau ;
  • montre un besoin excessif d’être admiré, ou d’être craint et célèbre ;
  • exploite l’autre dans les relations interpersonnelles : utilise autrui pour parvenir à ses propres fins (mensongeschantages, violence verbale, etc.) ;
  • manque d’empathie : n’est pas disposé à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d’autrui ;
  • envie souvent les autres, ou croit que les autres l’envient ;
  • fait preuve d’attitudes et de comportements arrogants et hautains.

 

Elections 2017 : l’arnaque des candidats anti système

Elections : l’arnaque des candidats anti système

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus anti systémiques. Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentant des moins favorisés voir des opprimés. Cela évidemment  pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désigne des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations plus ou moins sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi parti de ces millionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  anti système sont bien les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats anti système entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et –ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et son d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. 

 

Miracle des prochaines élections : la baisse d’impôt avancée à janvier

Miracle des prochaines élections : la baisse d’impôt avancée à  janvier

Une baisse d’impôt qui tient du miracle ou plutôt de la proximité des élections. Pas une baisse massive non mais une  diminution qui concernera les 5 millions de contribuables les moins imposés  sur le revenu.  Il a en effet déposé un amendement de dernière minute au projet de loi de finances pour 2017 qui prévoit d’appliquer dès le mois de janvier la baisse d’impôt sur le revenu (IR) de 20 % présentée en septembre dernier. En clair, les cinq millions de ménages concernés par la mesure - c’est-à-dire les célibataires dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 18 500 euros par an (ou par lissage 20 500 euros) ou les couples gagnant moins de 37 000 euros par an - verront leur facture fiscale diminuer dès janvier 2017 s’ils sont mensualisés, ou dès février 2017 s’ils payent par tiers provisionnel. Sans l’amendement, ils auraient dû attendre fin août-début septembre, date de règlement définitif de l’impôt sur les revenus de 2016, pour profiter du cadeau fiscal. Car habituellement les mensualités d’IR payées en année N (par exemple 2017) sont calculées en divisant par dix le montant de l’impôt payé l’année précédente et ne prennent donc pas en compte les mesures votées en loi de finances à l’automne précédent (ici, 2016). L’amendement du gouvernement vise à redonner du «pouvoir d’achat aux Français dès janvier (pour ceux qui sont mensualisés)», a assuré sur Twitter le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert. «Plutôt que d’attendre le mois d’août, nous avons choisi de rendre dès le mois de janvier - ou février pour ceux qui sont au tiers - une partie de la baisse d’impôt», a renchéri Bercy

 

 

 

Élections professionnelles : nouveau recul CGT à EDF

Élections professionnelles : nouveau recul CGT  à EDF

 

Organisées tous les trois ans, les élections au comité d’entreprise d’EDF se sont déroulées jeudi, avec 69 000 salariés appelés à voter. Le taux de participation a dépassé les 73%. Les résultats témoignent d’un léger recul de la CGT, qui recueille 34,76 % des suffrages contre 37,5% en 2013. La CFE CGC arrive ensuite avec un score de 25,41 % (23,26% en 2013), devant la CFDT (21,38 % contre 20,66%)) et FO (13, 86 % contre 13,31%). Elections après élections, la CGT recule dans son bastion de l’énergie, sans toutefois perdre sa première place. Un phénomène similaire s’observe à la SNCF. La CGT a d’ores et déjà perdu sa première place chez Renault ou Orange.

États-Unis : les enquêtes nauséabondes du FBI à la veille des élections

États-Unis : les enquêtes nauséabondes du FBI à la veille des élections

Ce n’est sans doute pas un hasard si le FBI publie soudainement une enquête visant Hillary Clinton et une autre concernant Bill Clinton. Dans le climat délétère qui caractérise la campagne électorale aux États-Unis tous les coups sont permis y compris celui du directeur du FBI d’obédience républicaine. D’abord il ressort une affaire qu’il avait classée : celle des e-mails Hillary Clinton soupçonnée d’avoir utilisé sa messagerie personnelle pour transmettre des informations classées défense. En même temps il fait paraître une ancienne enquête concernant Bill Clinton. L’objectif est clair : déstabiliser Hillary Clinton actuellement en tête des sondages mais qui perd des points sur Donald TRUMP. L’objectif est peut-être moins de faire perdre Hillary Clinton que de sauver les meubles pour les conservateurs lors des élections parlementaires qui pourraient t permettre aux démocrates de détenir tous les pouvoirs y compris à la Cour suprême. Le FBI a en effet rendu publique une ancienne enquête portant sur l’amnistie accordée par Bill Clinton à une liste de personnes dont l’homme d’affaires Marc Rich. Après Hillary, c’est donc  au tour de Bill. La police fédérale américaine a rendu public mardi un vieux rapport d’enquête sur l’amnistie très controversée, prononcée le 20 janvier 2001, par le président Bill Clinton envers le sulfureux trader Marc Rich (1934-2013), créant la surprise à une semaine de l’élection présidentielle. La mise en ligne du rapport de 129 pages, sur cette enquête close en 2005, a été annoncée mardi sur le compte Twitter d’un service administratif du FBI qui archive les documents rendus publics en vertu de la Loi sur la liberté d’information (FOIA). Au niveau national, cinq des sept dernières enquêtes placent Hillary Clinton en tête, avec des écarts allant de six points pour elle à un petit point pour lui. Deux sondages intégralement réalisés après l’annonce du FBI montrent une chute de la démocrate: -3 % pour Morning Consult/Politico, -2 % selon le Times-Picayune/Lucid. Dans la moyenne établie par RealClear Politics, elle n’a plus que 2,2 points d’avance, dans la marge d’erreur, contre 7,1 points le 17 octobre.

 

 

Dette grecque : on reverra la question après les élections allemandes

Dette grecque : on reverra la question après les élections allemandes

 

Pour cause d’élections allemandes, le plan d’allégement de la dette grecque est reporté en 2018. Merkel et le ministre des finances allemand Schäuble ne souhaitent  pas engager un débat polémique avec le Parlement allemand avant les prochaines élections. Ils ne souhaitent surtout pas se prononcer sur les propositions du FMI qui vise à étaler le remboursement de la dette grecque jusqu’en 2080 et à supprimer les intérêts jusqu’en 2040. Le gouvernement allemand considère que d’éventuelles mesures d’allègement de la dette grecque n’auront donc lieu qu’à partir de 2018, une fois le programme d’aide actuel achevé, mais surtout après les élections législatives en Allemagne.  »A l’été dernier, l’Eurogroupe avait expliqué être prêt, si nécessaire, à envisager des mesures supplémentaires pour maintenir à un niveau supportable les besoins en financement de la Grèce », rappelle un document du ministère allemand des Finances. « Ces mesures auraient lieu sous condition d’une complète mise en œuvre du programme (d’aide) en 2018″, ajoute ce compte-rendu de la dernière réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles le 9 mai, présenté à une commission parlementaire et que l’AFP a pu consulter. En insistant sur le fait que tout allègement de la dette grecque ne peut avoir lieu avant la fin complète du programme d’aide en cours, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble « est bien décidé (…) à éviter tout vote parlementaire avant les élections législatives » en Allemagne prévues à l’automne 2017, a commenté le quotidien économique Handelsblatt.

(Lu dans Challenges avec AFP)

Législatives partielles : le PS éliminé dans deux élections

Législatives partielles : le PS éliminé dans deux élections 

Le parti socialiste a été éliminé des le premier tour dans 2 des 3  législatives partielles de ce week-end .Les candidats Les Républicains de la 10e circonscription du Nord et de la 2e de l’Aisne sont arrivés en tête dimanche soir du premier tour d’élections législatives partielles, et affronteront un candidat frontiste au second, le PS étant éliminé. Dans le Nord, Vincent Ledoux, maire de Roncq et vice-président de la Métropole Européenne de Lille, a obtenu 46,84% des suffrages. Il se trouve en ballottage face à la candidate frontiste (25,22%) Virginie Rosez, lors d’un scrutin où la participation n’a atteint que 21,7%. Le candidat socialiste Alain Mezrag se place en troisième position avec 11,24% des voix. Viennent ensuite les candidats EELV (5,90%), PCF (5,10%), LO (2,96%), DVD (1,49%) et MRC (1,24%).  Dans la 2e circonscription de l’Aisne, où les électeurs doivent élire le successeur à Xavier Bertrand qui a démissionné de son mandat pour se consacrer à la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie après son élection, Julien Dive (LR) est arrivé en tête avec 36,28% des suffrages. M. Dive, 31 ans, ancien responsable des Jeunes populaires et maire d’Itancourt depuis 2014, devance la frontiste Sylvie Saillard (28,79%) et la socialiste Anne Ferreira (15,69%). Un candidat sans étiquette, Eric Norel (5,79%), arrive en 4e position, devançant deux candidats communistes, Gérard Brunel (3,80%) et Corinne Becourt (3,48%), puis ceux d’EELV (3,33%), LO (2,21%) et Belaïdi Lograda, sans étiquette (0,63%).
La participation à ce scrutin a été de 33,97%, selon la préfecture.

Législatives partielles : trois élections tests

Législatives partielles : trois élections tests

Trois élections législatives partielles pour remplacer Valérie Pécresse, Xavier Bertrand et Gérald Darmanin ; normalement ces élections devraient être emportées à nouveau par les républicains mais la circonscription la plus menacée pourrait être celle de Xavier Bertrand qui occupe maintenant le fauteuil de président de la région Nord pas de Calais. En juin 2012, Xavier Bertrand l’ancien ministre avait dû d’employer pour l’emporter d’une courte tête face au PS : il avait finalement été élu avec 220 voix d’avance, sur près de 46.000 votants. Le FN, lui, avait obtenu 16% des voix au 1er tour, 20 points derrière la candidature socialiste. Le contexte est aujourd’hui complètement différent. D’abord parce qu’une législative partielle attire bien moins les électeurs. Or, les précédents scrutins ont montré que cette abstention profitait au FN, dont l’électorat reste le plus mobilisé. Avec un nouveau candidat – en l’occurrence une candidate- le parti de Marine Le Pen peut donc logiquement espérer passer devant la socialiste Anne Ferreira, qui doit composer avec un contexte national difficile pour la gauche.  Lieutenant de Xavier Bertrand, Gérald Darmanin avait lui aussi démissionné de son mandat de député pour se consacrer à la région. En 2012, handicapé par la candidature dissidente de Christian Vanneste, il était sorti second du premier tour à six points du PS avant de l’emporter sans peine au second (54,88% des voix). Cette fois, il s’attend à un duel avec le FN. Aux régionales, Marine Le Pen avait dominé dans cette circonscription la liste Bertrand (37,06% des voix contre 31,82%) tandis que celle des socialistes obtenait 17% des suffrages. Dans cette 10e circonscription, le candidat LR Vincent Ledoux pourrait donc en découdre au second tour avec la candidate FN Virgine Rosez, aux dépends de la gauche là encore divisée : le socialiste Alain Merzag est en effet concurrencé par les candidatures EELV, PCF et MRC.

La droite a l’habitude de survoler les scrutins dans la 2e circonscription des Yvelines, qui avait pour députée Valérie Pécresse depuis 2002. En 2007, la nouvelle présidente d’Ile-de-France avait même gagné la législative dès le premier tour. En 2012, elle avait récolté 46,3% des voix, loin devant le PS (30,54%). Aux dernières régionales, la liste LR – toujours menée par Valérie Pécresse – obtenait sur ce territoire 42,55% des suffrages. Le PS a fait moitié moins (21,53%), tout en restant devant le FN (15%). Les socialistes peuvent donc entrevoir un second tour face au candidat LR Pascal Thevenot, malgré une nouvelle fois la pluralité des candidatures à gauche (EELV, PCF, Nouvelle donne). A moins que le scrutin ne se joue une nouvelle fois en un seul tour.

Vœux : Hollande zappe les élections régionales

Vœux : Hollande zappe les élections régionales

Peu d’observateurs ont remarqué que le président de la république avait zappé  l’échec cuisant de la gauche aux élections régionales. Pourtant un événement marquant de la politique intérieure puisque cette gauche qui détenait la quasi-totalité des régions a du cédé à la droite le plus grand nombre et ce n’est qu’au reflexe républicain qu’on doit le barrage au FN. D’une certaine  manière,  Hollande à utilisé sa tactique habituelle : celle qui consiste à enjamber les questions difficiles. Du coup à aucun moment il ne se sera exprimé, ni avant ni pendant, ni après sur ce recul historique lors des sélections régionales. C’est aussi la méthode qu’il a employée à propos de la modification constitutionnelle concernant la déchéance de nationalité des binationaux coupables de terrorisme. Pour ne pas diviser la gauche et les indignés permanents il s’est contenté sur cette question d’indiquer que le débat était légitime mais sans autre argumentation. Sur les questions économiques et sur le chômage en particulier, là aussi il a choisi la stratégie du flou se limitant à indiquer que le gouvernement prendrait des mesures dès janvier concernant l’embauche et la formation des jeunes. En fait sur l’économie la seule mesure, très vague au demeurant consiste à annoncer un plan de rénovation des bâtiments. L’attitude de Hollande lors de ses vœux est significatives de sa réticence à faire face aux problèmes de manière claire et à envelopper les difficultés dans une dialectique approximative voir confuse. Concernant les élections régionales, Hollande à tout simplement fait l’impasse. Pourtant la réforme des régions devait constituer une mutation fondamentale de l’organisation administrative, politique et économique. Mais il est vrai que tout cela à finir en eau de  boudin après d’une part le maintien des départements sous la pression du lobby des élus, d’autre part la débâcle de la gauche.

De nouvelles élections en Espagne ?

De nouvelles élections en Espagne ?

 

 

Les récentes élections en Espagne n’ont guère été de nature à clarifier la situation en termes de majorité gouvernementale. Tout au plus ont-elles permis d’acter les rapports de force de chacune des sensibilités. Certes le Parti populaire (conservateur) a remporté les élections législatives espagnoles de dimanche mais sans majorité, et ses divergences avec les deux partis de gauche entravent encore un peu plus la perspective d’une investiture de son président. Du coup la seule solution pourrait être de provoquer de nouvelles élections avec l’espoir de dégager une majorité gouvernementale. , le Parti socialiste et le parti de gauche radicale Podemos ont en effet annoncé sans surprise, qu’ils voteraient contre l’investiture d’un gouvernement espagnol formé par le conservateur sortant Mariano Rajoy (du Parti Populaire), compliquant sa reconduction. « Le PSOE va voter non au Parti populaire et à Rajoy », a déclaré le secrétaire d’organisation du Parti socialiste espagnol, Cesar Luena, deuxième force politique, avec 22% des suffrages et 90 sièges « Podemos ne permettra d’aucune manière un gouvernement du PP« , a de son côté déclaré Pablo Iglesias, dirigeant de cette formation de gauche radicale, arrivée troisième avec 20,6 % des voix et disposant avec ses alliés de 69 sièges à la chambre des députés. Le parti libéral Ciudadanos ayant déjà annoncé qu’il s’abstiendrait, Mariano Rajoy n’aurait ainsi pas les voix pour être investi. En effet, la Constitution prévoit que le roi désigne, après consultations, un candidat chargé de former un cabinet qui doit été investi par la chambre. Pour ce faire, il doit obtenir la majorité absolue des sièges, 176 sur 350. En cas d’échec, l’investiture est possible à la majorité simple, que Mariano Rajoy n’obtiendrait pas. Avec ses 123 sièges et faute du soutien de Ciudadanos, le Parti Populaire serait forcément bloqué par PSOE et Podemos qui ont ensemble 159 sièges. « La balle est dans le camp du PSOE. Il doit décider s’il s’abstient et permet la constitution d’un gouvernement (…) j’espère qu’ils prendront (cette) décision », avait déclaré auparavant Albert Rivera, le leader de Ciudadanos. À l’issue du scrutin de dimanche, le PP a obtenu 123 sièges sur les 350 du Congrès des députés (la chambre basse des Cortes Generales, le Parlement espagnol), contre 90 pour les socialistes (PSOE), 69 pour le parti anti-austérité Podemos et ses partenaires et 40 pour les centristes de Ciudadanos. La majorité absolue se situe à 176 sièges: pour gouverner ces quatre prochaines années, le PP devra donc s’allier avec d’autres partis.

Élections en Espagne : pour rien ?

Élections en Espagne : pour rien ?

 

Il n’est pas évident que les sélections espagnoles aient  servies== à grand-chose en tout cas pour constituer une majorité durable. Les centristes d’une part et Podemos  d’autre part affirment leur représentativité et non d’autre but désormais que de mordre encore un peu plus à la fois sur les voix du parti conservateur et sur les voies du parti socialiste. Pourquoi dès lors se compromettre dans une alliance avec le parti des conservateurs qui ne pourraient qu’hypothéquer leurs chances lors d’une prochaine élection ;  en tout état de cause l’alliance qui doit être trouvée par le parti conservateur ne sera pas de tout repos on retrouve en Espagne à peu près les différents courants de pensée qui traversent  d’autres pays notamment la France avec toutefois un élément de taille en moins la quasi-absence d’extrême droite en Espagne. Il y a d’une part un mouvement conservateur, d’autre part mouvement socialiste un peu usé par le pouvoir, l’émergence d’une extrême gauche relativement anticapitaliste et anti impérialiste enfin la résurgence d’un centre. Autant de courants de pensée ou les idéologies et au contenu programmatique complètement différent.  Le Parti populaire (PP, conservateurs) du Président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a remporté les élections législatives dimanche, selon les sondages réalisés à la sortie des urnes, sans pour autant détenir la majorité absolue. Pour gouverner ces quatre prochaines années, le PP devra s’allier avec d’autres partis. Le PP obtiendrait entre 114 et 124 sièges sur les 350 du Congrès des députés, la chambre basse des Cortes Generales, le Parlement espagnol. Il lui manquerait donc 52 à 62 sièges sur les 176 nécessaires à la majorité absolue. Les socialistes (PSOE) arriveraient en deuxième position avec 79 à 85 sièges tandis que les nouveaux venus, le parti anti-austérité Podemos (« Nous pouvons ») et les centristes de Ciudadanos (« Citoyens »), seraient respectivement troisièmes et quatrièmes. Podemos aurait 70 à 80 sièges et Ciudadanos 46 à 50 sièges. 

Résultats Elections régionales: aucune région pour le FN

Elections régionales: aucune région pour le FN

Les abstentionnistes du premier tour se sont réveillés au second et ont fait barrage au FN qui ne remporterait aucune région. Ce dimanche se déroule le second tour des élections régionales en France. Plus de 45 millions de Français sont attendus aux urnes pour ces dernières élections avant les présidentielles de 2017. C’est par ailleurs le premier scrutin régional à 13 régions. Voici les premiers résultats, selon RTBF, c’est le républicain Xavier Bertrand qui aurait remporté le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, au détriment de Marine Le Pen. En PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur), c’est Christian Estrosi qui remporterait la région. , Philippe Richert (LR) aurait battu le candidat FN Floriant Philippot en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. En Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, le socialiste Alain Rousset resterait en tête. François Bonneau (PS+PRG) aurait gagné le Centre-Val de Loire, Gilles Simeoni aurait remporté la Corse, Bruno Retailleau (LR) serait en tête de la région Pays de Loire et Jean-Yves Le Drian (PS) aurait remporté la Bretagne.

Elections régionales : nouveau silence honteux de Hollande ?

 

D’après certaines informations en provenance de l’Élysée, Hollande réserve sa grande  intervention pour la fin de l’année.  François Hollande ne prévoit pas de s’exprimer après la défaite qui  s’annonce au deuxième tour des élections régionales. En attendant on va avoir droit à une avalanche de communiqués et de commentaires  concernant le succès « historique »’ de COP  21. Sa prochaine allocution ne devrait intervenir que le 31 décembre pour ses vœux à la nation. Pas vraiment étonnant 70 % des électeurs du Front National  sont  motivés pour dire non au président de la république. Ce silence est évidemment pathétique car il témoigne du désarroi politique et idéologique du président de la république. Le président de la république qui n’a jamais compris les enjeux majeurs des pays et qui n’a jamais voulu procéder aux réformes structurelles adaptées aux enjeux qu’il s’agisse du chômage, de l’insécurité ou encore de la fiscalité. L’ampleur de la victoire du Front National doit beaucoup à l’inconsistance et à l’inefficacité de la politique de hollande qui dans tous les domaines a choisi le consensus inefficace bien sûr mais en plus qui a mécontenté même ses partisans à gauche comme à droite de l’échiquier socialiste sur le principal sujet à savoir la croissance l’échec de hollande est dramatique. Sa fameuse son fameux slogan « inversion du chômage » constitue une fumisterie qui ne savent sur aucune stratégie pertinente de redynamisation de l’économie et donc de l’emploi. Hollande a échoué dans tous les domaines. En Europe il était incapable d’imposer la politique de relance qu’il promettait en 2012 et est comme Sarkozy dans ce domaine il s’est couché devant Merkel. Concernant le terrorisme il n’a pas tenu compte des attentats du janvier pour prendre là aussi des mesures à la hauteur de l’enjeu, il aura fallu 10 mois pour comprendre. Ne parlons pas du troisième sujet à savoir la fiscalité dans la gestion politique n’a cessé de faire du slalom pour aboutir aujourd’hui un niveau de prélèvements qui paralysent les consommateurs comme les investisseurs. Voilà quelques facteurs explicatifs pour comprendre l’échec de hollande et du parti socialiste aux régionales. Voilà pourquoi Hollande se réfugie dans le mutisme, un silence pathétique qui témoigne aussi de son manque de courage. Par contre Hollande risque d’être beaucoup plus bavard sur la COP 21 qui a débouché sur un texte à la française ambitieux dans la forme mais nul sur la volonté politique et les moyens.

Régionales : les cadres et les retraités résistent au FN

Régionales : les cadres et les retraités résistent au FN

Selon un sondage Harris Interactive/M 6 ce sont les cadres et les retraités qui résistent le mieux à la vague bleue du FN. Un résultat pas trop étonnant car les cadres sont intellectuellement mieux armés que d’autres pour juger de l’inconsistance et des contradictions du programme du FN. Autre champ de résistance celui des retraités qui sans doute avec l’expérience se méfient  de ceux  qui leur promettent la lune ;  certains ont encore en mémoire l’éphémère et pathétique mouvement politique poujadiste . Comme Marine Le Pen Poujade voulait redonner son indépendance économique à la France en substituant à l’essence importée du jus de topinambour (authentique-NDLR). Finalement une stratégie économique pas si éloignée des élucubrations du FN en matière économique. Chez les plus de 65 ans, le FN obtient, selon cette enquête, 24% des voix, la droite 43%, le PS 20%, le Front de gauche et les écologistes 6%. Parmi les 25-49 ans, le FN réalise 36%, la droite entre 19 et 23%, le PS entre 20 et 23%, le Front de gauche et EELV 10 à 11%. Parmi les plus jeunes (moins de 25 ans), le FN obtient 33%, la droite 20%, le PS 21%, le FG et EELV 12%, et chez les 50-64 ans, le FN 28%, la droite 23%, le PS 27%, le FG et EELV 12%. Les ouvriers et employés votent à 43% pour le FN, 21% pour le PS, 14% pour la droite, 10% pour le FG et EELV. A l’inverse, seulement 25% des cadres et professions intermédiaires choisissent le FN, 30% la droite, 24% le PS et 12% le FG et EELV. Par rapport à l’élection présidentielle de 2012, 20% des électeurs de Nicolas Sarkozy, 12% de ceux de François Bayrou, 9% de ceux de François Hollande et 6% de ceux de Jean-Luc Mélenchon ont voté cette fois pour le Front national.

Résultat des régionales : l’abstention vainqueur

Résultat des régionales : l’abstention vainqueur

 

On peut dores et déjà prévoir que l’abstention sera vainqueur lors du premier tour des régionales avec vraisemblablement autour de 50%, donc loin devant la première- formation qui obtiendra que de l’ordre de 30%. Pourquoi un tel taux d’abstention, tout simplement cette consultation n’a aucun ses pour la plupart des électeurs.  De toute évidence la consultation électorale pour les prochaines élections régionales va  démontrer les limites de l’exercice démocratique. Ces élections vont d’abord marquer le désintérêt des Français pour la chose publique. Il faut en effet s’attendre à une abstention de l’ordre de  50 %. Des Français, pour à peu  près la moitié des électeurs, qui  ignorent à quoi servent les régions et même quels courants politiques les dirigent actuellement. Par ailleurs le gouvernement a ajouté un peu plus de confusion sur la nature de la consultation. Il faut se rappeler la réforme régionale ambitionnait  de rationaliser les structures administratives avec la suppression des départements et la réduction du nombre de régions. Sous la pression du lobby des élus, on a abandonné la suppression des départements qui constituait le cœur de la réforme. En outre le nouveau découpage correspond encore moins qu’avant à des réalités économiques sociales ou culturelles. La plupart de ceux qui iront voter, c’est-à-dire à peine la moitié du corps électoral, vont transformer cette consultation locale en protestation nationale contre d’une part le gouvernement, d’autre part contre les partis classiques de la droite comme de la gauche. Finalement les contenus programmatiques des candidats importent peu. On leur pardonne même d’ignorer les réalités socio-économiques des régions où ils sont candidats. Pour l’essentiel les électeurs voteront en fonction d’une problématique nationale et plus précisément pour manifester leur mécontentement. Une sorte de vote défouloir regroupant toutes les insatisfactions et toutes les contradictions. Au final, c’est-à-dire au deuxième tour, des responsables seront élus à la direction des régions mais avec un pourcentage de voix ridicule par rapport au corps électoral à savoir autour de 20 %. Une représentativité pour le moins discutable. La transformation de cette consultation en référendum de protestation peut d’une certaine manière être considérée comme une caricature de la démocratie.

 

Élections régionales :une caricature de la démocratie

Élections régionales :une caricature de la démocratie

De toute évidence la consultation électorale pour les prochaines élections régionales va  démontrer les limites de l’exercice démocratique. Ces élections vont d’abord marquer le désintérêt des Français pour la chose publique. Il faut en effet s’attendre à une abstention de l’ordre de  50 %. Des Français, pour à peu  près la moitié des électeurs, qui  ignorent à quoi servent les régions et même quels courants politiques les dirigent actuellement. Par ailleurs le gouvernement a ajouté un peu plus de confusion sur la nature de la consultation. Il faut se rappeler la réforme régionale ambitionnait  de rationaliser les structures administratives avec la suppression des départements et la réduction du nombre de régions. Sous la pression du lobby des élus, on a abandonné la suppression des départements qui constituait le cœur de la réforme. En outre le nouveau découpage correspond encore moins qu’avant à des réalités économiques sociales ou culturelles. La plupart de ceux qui iront voter, c’est-à-dire à peine la moitié du corps électoral, vont transformer cette consultation locale en protestation nationale contre d’une part le gouvernement, d’autre part contre les partis classiques de la droite comme de la gauche. Finalement les contenus programmatiques des candidats importent peu. On leur pardonne même d’ignorer les réalités socio-économiques des régions où ils sont candidats. Pour l’essentiel les électeurs voteront en fonction d’une problématique nationale et plus précisément pour manifester leur mécontentement. Une sorte de vote défouloir regroupant toutes les insatisfactions et toutes les contradictions. Au final, c’est-à-dire au deuxième tour, des responsables seront élus à la direction des régions mais avec un pourcentage de voix ridicule par rapport au corps électoral à savoir autour de 20 %. Une représentativité pour le moins discutable. La transformation de cette consultation en référendum de protestation peut d’une certaine manière être considérée comme une caricature de la démocratie.

 

 

 

Élections régionales : des candidats fonctionnaires en masse

Élections régionales : des candidats fonctionnaires en masse

 

D’après une étude du Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences Po, qui s’est intéressé en novembre à « la sélection sociale des candidats aux élections régionales de 2015″ les candidats fonctionnaires seront encore en masse. Pour cela, le centre d’étude s’est lancé dans une analyse détaillée du profil socioprofessionnel des 21.456 candidats aux élections régionales en se basant sur les données du ministère de l’Intérieur.  D’une manière générale ce sont encore les candidats fonctionnaires qui vont dominer dans cette consultation. Ils représenteront environ 40 % des candidats. Le privé, lui, seulement 30 %. Au Front de gauche plus de 50 %, au PS 50 %, chez les républicains 28 %, au FN 20 %. À l’issue de cette élection,  il est vraisemblable que les fonctionnaires seront encore majoritaires parmi les élus. La sociologie des candidats comme des futurs élus interroge sérieusement sur le caractère démocratique des élections françaises. On constate en effet que les fonctionnaires noyautent  à peu près toutes les élections. La première question qu’il convient de se poser est de savoir si le statut de fonctionnaire est compatible avec celui d’élu surtout au plan national. Aussi au plan local et régional lorsque la fonction d’élu doit être exercée à plein temps. Autre question aussi fondamentale,  celle de la sous représentation du secteur privé. Elle s’explique notamment par le fait que les fonctionnaires peuvent exercer des activités politiques pendant une partie de leur temps de travail, aussi par le fait qu’ils sont assurés de retrouver leur emploi dans la fonction publique pour le cas où il perdraient leurs mandats. À tout le moins une  réflexion sur le statut et la sociologie des élus s’imposerait.

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