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Liste des élections européennes : surtout des seconds couteaux

Liste des élections européennes : surtout des seconds couteaux

Comme d’habitude les têtes de liste des élections européennes seront occupées essentiellement par des seconds couteaux.

En cause, le fait que la plupart des partis à gauche mais aussi à droite risquent d’enregistrer des résultats catastrophiques. Ce sera le cas d’abord pour le pouvoir avec les partis coalisées autour de Macron. Une défaite grave est également prévue pour le parti des Républicains. Mais à gauche ce sera sans doute aussi la débandade avec surtout l’écroulement des Insoumis. L’extrême droite va surtout profiter de cette élection traditionnellement peu fréquentée par les électeurs

De gauche à droite, les principales têtes de liste pour les élections européennes : Jordan Bardella (RN), Manon Aubry (LFI), Marie Toussaint (Les Ecologistes), Raphaël Glucksmann (Place publique) et Valérie Hayer (Renaissance).

Lors du dernier scrutin, en mai 2019, le Rassemblement national (RN) était arrivé en tête des suffrages avec 23,34% des voix, contre 22,42% pour la liste de la majorité présidentielle, selon les résultats définitifs publiés par le ministère de l’Intérieur. Les sondages réalisés jusqu’à présent donnent toujours le parti de Jordan Bardella en tête.

Le « rassemblement national » toujours en tête avec 30 %, Soit 11 points d’avance sur la majorité, tandis que les listes PS-Place publique et écologistes enregistrent une progression notable, selon un sondage Odoxa publié mardi 27 février.

À droite, la liste Les Républicains (LR) de François-Xavier Bellamy reste stable à 8,5% (-0,5 point), devant celle de Reconquête! de Marion Maréchal à 7% (+ 1 point) et Nicolas Dupont-Aignan (4 points, + 2 points).

 

Cette enquête a été réalisée par internet les 21 et 22 février 2024 auprès d’un échantillon de 1005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). La marge d’erreur est comprise entre 1,4 et 3,1 points. Lors du précédent scrutin en 2019, le RN était arrivé en tête avec 23,3% des voix, devant le parti présidentiel LREM (22,4%), EELV (13,5%), LR (8,5%), LFI (6,3%) et le PS (6,2%).

 

 

Mais ces intentions de vote peuvent encore évoluer, au fur et à mesure que les partis choisissent leurs têtes de liste. Franceinfo fait le point sur celles qui sont déjà connues et celles qui restent à définir.

Jordan Bardella, pour le Rassemblement national
L’eurodéputé et chef du Rassemblement national Jordan Bardella à Paris, le 9 novembre 2022. (LE PARISIEN / ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)
L’eurodéputé et chef du Rassemblement national Jordan Bardella à Paris, le 9 novembre 2022. (LE PARISIEN / ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)
Jordan Bardella a confirmé, début septembre 2023, qu’il serait à nouveau tête de liste du Rassemblement national aux européennes. L’eurodéputé de 28 ans a pour objectif d’améliorer encore son score de 2019, le parti étant arrivé en première position avec 23,34% des suffrages et 23 sièges. Encore relativement peu connu lors de la précédente campagne, le natif de Drancy (Seine-Saint-Denis) est devenu entre-temps président du RN et vice-président du groupe Identité et démocratie, le plus à droite du Parlement européen. Celui qui déclarait en 2019 à Marianne vouloir une « Europe des nations » plutôt qu’une « Union européenne carcérale » compte faire des élections « un grand scrutin de mi-mandat » contre Emmanuel Macron, rapporte Le Monde.

Valérie Hayer, pour Renaissance
L’eurodéputée Renaissance Valérie Hayer, lors d’un débat à Metz (Moselle), le 27 août 2022. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)
L’eurodéputée Renaissance Valérie Hayer, lors d’un débat à Metz (Moselle), le 27 août 2022. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)
C’est finalement l’eurodéputée de 37 ans qui prendra la tête de la liste de la majorité présidentielle, selon les informations de France Télévisions. Cette relative inconnue était douzième de la liste macroniste en 2019. Elle a été officiellement désignée lors d’un bureau exécutif de Renaissance, jeudi 29 février. Elle aura pour mission de ne pas faire moins bien que le dernier score du camp présidentiel (22,42%), actuellement distancé par le RN dans les sondages. Après la nomination de Stéphane Séjourné, eurodéputé et président du groupe Renew Europe (centriste) au Parlement européen, comme ministre des Affaires étrangères, de nombreux noms ont circulé dans les rangs de la majorité, dont ceux d’Olivier Véran et de l’ancien ministre du Logement Julien Denormandie. Si Emmanuel Macron compte largement s’investir dans la campagne, le choix de Valérie Hayer s’annonce comme un signal, en pleine crise agricole. L’élue est née à Château-Gontier, en Mayenne, un département rural et elle est fille et petite-fille d’agriculteurs, souligne France Bleu Mayenne.

Marie Toussaint, pour Les Ecologistes
L’eurodéputé écologiste Marie Toussaint, lors d’un débat au Parlement européen à Strasbourg (Bas-Rhin), le 19 avril 2023. (UNION EUROPEENNE / HANS LUCAS / AFP)
L’eurodéputé écologiste Marie Toussaint, lors d’un débat au Parlement européen à Strasbourg (Bas-Rhin), le 19 avril 2023. (UNION EUROPEENNE / HANS LUCAS / AFP)
L’eurodéputée sortante, quatrième en 2019 de la liste des Ecologistes – le nouveau nom d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) –, a été désignée cheffe de file du parti par un vote interne en juillet 2023. Marie Toussaint, juriste de 36 ans, s’est notamment illustrée avec L’Affaire du siècle, un recours juridique contre l’inaction climatique de la France. Elle aura la tâche de mener une liste autonome, le parti écologiste ayant rejeté le principe d’une liste commune des partis de gauche. La Lilloise aura fort à faire pour réitérer la surprise de 2019 qui avait vu les écologistes se placer en troisième place du vote, avec 13,48% des suffrages. Traditionnellement pro-Européens, ils réclament que l’Union européenne fasse plus en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

François-Xavier Bellamy, pour Les Républicains
L’eurodéputé Les Républicains François-Xavier Bellamy lors à Valence (Drôme), le 30 septembre 2023. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / AFP)
L’eurodéputé Les Républicains François-Xavier Bellamy lors à Valence (Drôme), le 30 septembre 2023. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / AFP)
L’eurodéputé François-Xavier Bellamy, déjà tête de liste Les Républicains (LR) en 2019, rempilera, a annoncé le patron du parti Eric Ciotti, le 15 janvier. Le nom du conservateur de 38 ans ne faisait pourtant pas l’unanimité. Le député du Pas-de-Calais Pierre-Henri Dumont appelait de ses vœux Michel Barnier à prendre la tête de liste, en octobre dans Le Point. Une demande déjà retoquée par l’ancien commissaire européen, selon Nice-Matin. Le parti de droite a pour objectif modeste de faire au moins autant que son score, pourtant décevant, de 8,48% en 2019. Officieusement, LR souhaite surtout faire mieux que Marion Maréchal « pour montrer que l’aventure Zemmour est finie », confiait un cadre du parti à franceinfo.

Manon Aubry, pour La France insoumise
L’eurodéputée La France insoumise Manon Aubry, lors d’un meeting durant la campagne présidentielle de 2022 à Ploufragan (Côtes-d’Armor), le 10 février 2022. (EMMANUELLE PAYS / HANS LUCAS / AFP)
L’eurodéputée La France insoumise Manon Aubry, lors d’un meeting durant la campagne présidentielle de 2022 à Ploufragan (Côtes-d’Armor), le 10 février 2022. (EMMANUELLE PAYS / HANS LUCAS / AFP)
C’est Manon Aubry elle-même qui a annoncé être la cheffe de file de La France Insoumsie (LFI) aux prochaines élections européennes lors dans un entretien à 20 Minutes publié fin janvier. L’eurodéputée de de 34 ans, qui est coprésidente du groupe de la gauche radicale au Parlement européen, avait récolté 6,31% des suffrages en 2019. La France insoumise à longtemps plaider toujours pour la création d’une liste commune à gauche en vue des élections européennes. En cause, les divergences des partis de gauche sur l’Europe, LFI étant largement plus méfiante vis-à-vis de l’Union européenne que le PS ou EELV. Manon Aubry défendait ainsi dans 20 Minutes une « rupture claire avec l’Europe libérale », estimant que l’UE « reste droguée au libre-échange, l’austérité et la marchandisation de tout ».

Raphaël Glucksmann, pour le Parti socialiste ?
L’eurodéputé et cofondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, lors d’un meeting de lancement de la campagne pour les élections européennes à Paris, le 8 octobre 2023. (NICOLAS LIPONNE / HANS LUCAS / AFP)
L’eurodéputé et cofondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, lors d’un meeting de lancement de la campagne pour les élections européennes à Paris, le 8 octobre 2023. (NICOLAS LIPONNE / HANS LUCAS / AFP)
Le cofondateur du mouvement Place publique, eurodéputé sortant, s’est officiellement lancé en septembre dans la course aux européennes. Raphaël Glucksmann, qui était à la tête d’une liste réunissant le Parti socialiste (PS), Nouvelle Donne et le Parti radical de gauche en 2019, rassemblera à nouveau les sociaux-démocrates derrière lui. Après des mois de discussions Place Publique et le PS ont finalement validé leur alliance dimanche 25 février, rapportait le parti à la rose sur X. L’eurodéputé, compagne de la journaliste Léa Salamé, s’est fait notamment connaître pour son engagement sur les questions liées aux droits humains, plus particulièrement au traitement des Ouïghours par la Chine. Coqueluche des médias depuis le début, il devra faire mieux que les 6,19% récolté par sa liste en 2019.

Léon Deffontaines, pour le Parti communiste français
Léon Deffontaines, tête de liste pour le PCF aux élections européennes de 2024, le 16 septembre 2023 à la Fête de l’Humanité au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine). (MAGALI COHEN / HANS LUCAS / AFP)
Léon Deffontaines, tête de liste pour le PCF aux élections européennes de 2024, le 16 septembre 2023 à la Fête de l’Humanité au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine). (MAGALI COHEN / HANS LUCAS / AFP)
C’est un inconnu du grand public de 27 ans que le Parti communiste français (PCF) a désigné début novembre pour mener sa liste autonome, hors du cadre de la Nupes. Ancien patron des jeunes communistes, Léon Deffontaines était l’un des porte-parole de Fabien Roussel lors de la campagne présidentielle de 2022. Originaire d’Amiens (Somme), celui qui espère marcher dans les pas de « son mentor », à promis sur le réseau social X d’ »aller à la reconquête de l’électorat populaire ». Le candidat communiste aura comme objectif de dépasser le seuil des 5%, alors que le PCF n’avait récolté que 2,49% des suffrages en 2019.

Hélène Thouy, pour le Parti animaliste
Hélène Thouy, la cofondatrice du Parti animaliste, lors d’une manifestation contre la chasse à Laillé (Ille-et-Vilaine), le 13 novembre 2021. (THOMAS BR?GARDIS / OUEST-FRANCE / MAXPPP)
Hélène Thouy, la cofondatrice du Parti animaliste, lors d’une manifestation contre la chasse à Laillé (Ille-et-Vilaine), le 13 novembre 2021. (THOMAS BR?GARDIS / OUEST-FRANCE / MAXPPP)
Comme en 2019, c’est Hélène Thouy, coprésidente du Parti animaliste, qui conduira une liste autonome lors des élections européennes. Agée de 40 ans, l’avocate bordelaise avait réuni 2,16% des suffrages en 2019. Cette fois, la formation politique qui défend les droits des animaux vise les 5% et au moins trois sièges d’eurodéputés, selon Ouest-France. « Cela nous semble atteignable », estimait Catherine Hélayel, la coprésidente du parti, auprès du quotidien régional en octobre.

Marion Maréchal, pour Reconquête
Marion Maréchal, tête de liste de Reconquête aux européennes 2024, prononce un discours aux Journées des conservateurs à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), le 14 octobre 2023. (MAGALI COHEN / HANS LUCAS)
Marion Maréchal, tête de liste de Reconquête aux européennes 2024, prononce un discours aux Journées des conservateurs à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), le 14 octobre 2023. (MAGALI COHEN / HANS LUCAS)
La nièce de Marine Le Pen représentera le parti d’Eric Zemmour lors du scrutin de juin. L’ancienne députée Front national, parti qu’elle a quitté en 2017 avant de rejoindre Reconquête en 2022, a été désignée comme cheffe de file en septembre. A 34 ans, Marion Maréchal portera la ligne anti-européenne et souverainiste défendue par le programme d’Eric Zemmour, qui veut notamment « reprendre le contrôle des frontières » et instaurer la « supériorité du droit français » sur le droit de l’UE. Elle devra dépasser la barre des 5%, sans quoi son parti se retrouverait sans eurodéputé.

Nathalie Arthaud, pour Lutte ouvrière
La porte-parole de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud, lors d’une manifestation contre la réforme des retraites à Paris, le 6 juin 2023. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO / AFP)
La porte-parole de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud, lors d’une manifestation contre la réforme des retraites à Paris, le 6 juin 2023. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO / AFP)
C’est la quatrième fois que la porte-parole de Lutte ouvrière (LO) portera les couleurs du parti d’extrême gauche aux élections européennes. Candidate malheureuse aux élections présidentielles de 2012, 2017 et 2022, la trotskiste de 53 ans a annoncé à l’AFP début octobre qu’elle serait cheffe de file aux européennes, accompagnée par Jean-Pierre Mercier, le deuxième porte-parole de LO. Elle n’avait récolté que 0,78% des voix en 2019. Alors que LO estime que l’Union européenne a été créée pour « régler les petites et grandes affaires de la classe capitaliste », le parti ne se prononce pas pour un Frexit, qualifié de « diversion ».

D’autres candidats en lice
Plusieurs formations politiques plus confidentielles se sont lancées officiellement dans la course. Le président de l’Union populaire républicaine François Asselineau, a annoncé en décembre son intention de mener une liste du parti d’extrême droite. L’UPR, qui milite pour une sortie de la France de l’UE, avait obtenu 1,2% des suffrages en 2019. C’est le cas du parti Les Patriotes, dont le président et ancien membre du FN Florian Philippot sera la tête de liste. Il avait recueilli 0,65% des suffrages en 2019. De son côté, le maire de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) Jean-Christophe Fromantin a annoncé au Figaro son intention de mener une liste composée d’élus locaux. Le conservateur, un temps passé par l’UDI, veut redonner du pouvoir aux collectivités locales et faire entendre leur voix dans l’UE. Le patron du Parti radical de Gauche Guillaume Lacroix a annoncé à l’AFP son intention de présenter une liste unique à l’AFP fin novembre. Le parti s’est allié avec Régions et peuples solidaires début février, qui réunit plusieurs partis régionalistes français, rapporte Ouest-France.

Le patron de la fédération des chasseurs Willy Schraen a annoncé la constitution d’une liste Alliance rurale le 5 décembre à Paris, rapporte le Point . Il n’a pas encore précisé sa position sur cette future liste. Le Parti pirate, qui avait récolté 0,13% des voix en 2019, sera représenté par la conseillère municipale de Strasbourg (Bas-Rhin) Caroline Zorn, rapporte Rue89. Candidat malheureux à la primaire écologiste en 2022, Jean-Marc Governatori a annoncé à Midi libre en août qu’il serait tête de liste de son parti Ecologie au centre pour les européennes. Enfin, le parti pan-européen Volt a choisi le Lillois Sven Franck comme tête de liste.

Élections européennes : la grande débâcle de Macron et de sa majorité

Élections européennes : la grande débâcle de Macron et de sa majorité

L’échéance des élections européennes du 9 juin pourrait se traduire par une véritable débâcle pour Macon et sa majorité. Une étude délabre pour la tribune montre en effet que cette majorité dégringole encore pour ne plus recueillir qu’un peu plus de 16 % au lieu de 18 il y a seulement un mois. Le Front National lui enregistre 27,5 % encore en hausse.

Un tel résultat assez vraisemblable pourrait créer les conditions pour une très grave crise économique, sociale et politique dès la rentrée 2024. Ce scrutin va encore confirmer le caractère ultra minoritaire d’un pouvoir qui aura échoué dans tous les domaines ( école, pouvoir d’achat, santé, sécurité, immigration, endettement). Un pouvoir qui laissera le pays dans un état catastrophique. Dès leur il y aura une légitimité politique a réclamé le départ de Macon et sa clique d’arrivistes incompétents et son courage.

Au Rassemblement national, malgré la perte de 1 point par rapport à janvier, la fidélité du socle joue à plein : dans ce sondage, 85 % des électeurs de Marine Le Pen disent vouloir voter pour la liste Bardella. Le RN récupérerait, au passage, près de la moitié (48 %) des Français qui ont soutenu Éric Zemmour à la dernière élection présidentielle.

À gauche, les rapports de force n’évoluent qu’à la marge. La liste La France insoumise conduite par Manon Aubry monte à 9 %, celle des écologistes à 9,5 %, quand la candidature de Raphaël Glucksmann, soutenue par les socialistes, se tasse légèrement pour s’établir à 9 %. Si on additionne les quatre principales listes de gauche, on arrive à 30 %, ce qui est à peu près le niveau des européennes de 2019. »

Élections européennes : Raphaël Glucksmann cible des écologistes, des « insoumis » et des communistes

Élections européennes : Raphaël Glucksmann cible des écologistes, des « insoumis » et des communistes

À défaut de présenter un front uni et cohérent sur les questions européennes, la gauche se déchire. Au lieu de proposer des orientations pour l’Europe et de combattre le pouvoir actuel, elle choisit de s’entre-déchirer. Haro notamment sur Raphaël Glucksmann qui figure en tête de la gauche dans les sondages.

La vérité c’est que toute la gauche est en pleine décomposition ; les plus radicaux se sont complètement discrédités du fait de leur radicalité et du caractère illusoire de leurs propositions. ( Exemple quitter l’Europe pour sauver l’agriculture !).

Certes, le parti socialiste n’est pas non plus dans un très bel état. Il est d’ailleurs aussi divisé entre marxistes et sociaux-démocrates. Mais pour les européennes Raphaëlle Glucksmann qui n’est pas encarté pourrait permettre aux socialistes de se refaire une santé même si cela ne résoudra pas leurs problèmes internes

Ce week-end, Raphaël Glucksmann, qui conduira, sauf surprise, la campagne du PS pour ce scrutin, et qui devance les autres candidats à gauche dans les sondages, a été la cible d’EELV, de La France insoumise (LFI), et du Parti communiste (PCF). Les jours précédents, l’eurodéputé, considéré comme un refuge potentiel pour les déçus du macronisme, avait multiplié les interventions médiatiques, donnant des sueurs froides aux écologistes, qui bataillent pour le même électorat.

Élections européennes: Quelle tête de turc pour encaisser la défaite de Macron

Élections européennes: Quelle tête de turc pour encaisser la défaite de Macron

Dans le camp du pouvoir on cherche désespérément une terre de turque encaissait l’inévitable défaite prochaine élections européenne. En effet les différents sondages n’accordent même pas 20 % au camp de Macon pour 30 % au rassemblement national futur grand vainqueur.

Il faudra donc une tête de liste très combattante pour affronter les vents contraires d’autant qu’en général les élections européennes servent d’exutoire au mécontentement car sans trop d’effets sur la politique nationale en tout cas moins que les autres échéances.

Une tête de liste qui acceptera aussi la responsabilité de la défaite. Bref quelqu’un qui veut bien se sacrifier en espérant cependant ensuite une récompense du monarque.

Clément Beaune fait parti des candidats sacrifices après avoir été écarté du gouvernement. Il y a aussi l’ancien porte-parole Olivier Vérand, lui aussi mis sur la touche, mais capable de parler au effort de tout et de son contraire avec une très forte apparence de conviction.

Élections à Taïwan : un score qui ne change rien pour la Chine

Élections à Taïwan : un score qui ne change rien pour la Chine

Une victoire du camp indépendantiste qui ne change pas grand chose pour la Chine qui considère le principe du rattachement de Taiwan comme incontournable. Certes du point de vue démocratique , le partisan de l’indépendance obtient un succès indiscutable aux présidentielles avec 40 %. À noter toutefois le corps non négligeable de l’opposant à 33 % en faveur de discussions avec la Chine. Sur le plan stratégique, cette élection ne change rien pour la Chine qui entend bien comme à Hong Kong utiliser la voix de l’usure et de la force quand il le faut.

Lai Ching Te obtient 40 % des voix, Le vice-président sortant devance nettement Hou Yu-ih, le candidat du Kuomingtang (KMT) crédité de 33 % qui plaidait pour une reprise des échanges avec la deuxième puissance mondiale, et a concédé sa défaite.

Sondages élections européennes : le RN à 31 %

Sondages élections européennes : le RN à 31 %

Selon le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale publié le 19 décembre, si les européennes devaient avoir lieu maintenant, le Rassemblement national occuperait de loin la première place en termes d’intention de votes, avec 31 % des voix chez les personnes interrogées certaines d’aller voter et ayant exprimé un choix. Ce serait potentiellement un record pour le parti d’extrême-droite, qui avait réalisé 24,86 % en 2014 et 23,34 %, lors du dernier scrutin européen en 2019.

Avec 31 % de voix dans cette enquête, une liste conduite par de Jordan Bardella dépasserait de 10 points celle du camp présidentiel (Renaissance, Modem, Horizons). Par rapport à 2019, cette dernière sera en léger recul, puisqu’elle avait recueilli 22,42 %.

Dans ces conditions, le Rassemblement national pourrait gagner 29 sièges, sur les 81 qui reviennent à la France au Parlement européen. Il n’est pas le seul à être sur la ligne de départ à l’extrême droite. Reconquête aborde pour la première fois ce scrutin. Après son échec cuisant aux législatives, le parti fondé par Éric Zemmour à la dernière présidentielle recueillerait 6 % d’intention de votes, dans l’hypothèse d’une liste conduite par Marion Maréchal. Rappelons qu’une liste doit obtenir au minimum 5 % pour obtenir des sièges au Parlement européen : la liste Reconquête pourrait emporter 5 sièges. Nicolas Dupont Aignan, avec une liste Debout la France, serait en mesure de remporter 2 % des voix.

La liste des Républicains, que devrait conduire une nouvelle fois l’eurodéputé François-Xavier Bellamy, obtiendrait 9 %, un niveau très proche de son étiage de 8,5 % atteint en 2019.

Sous les 7 % d’intentions de vote, les Écologistes et les Insoumis à la peine
Aucun parti de gauche ne parviendrait non plus à dépasser la barre des 10 %. Une liste du Parti Socialiste conduite par Raphaël Glucksmann recueillerait 9 %. C’est malgré tout un niveau supérieur aux 6,2 % récoltés en 2019. La France Insoumise ne bougerait quasiment pas, à 6,5 % (6,3 % en 2019). Le recul serait en revanche conséquent pour les écologistes, qui ont officiellement désigné Marie Toussaint pour prendre la tête de la campagne. Dans notre sondage, la famille écologiste recueillerait 6 %, ce qui serait son plus mauvais score depuis 20 ans à des élections européennes. Il y a 5 ans, la liste Europe Écologie menée par Yannick Jadot avait recueilli 13,5 %, c’est-à-dire plus du double.

Les communistes, avec 3 % d’intentions de vote, ne seraient pas en mesure dans la projection de ce sondage, de remporter des sièges. Les différentes forces qui avaient participé à la naissance de la NUPES pèseraient ensemble 24,5 %, soit quatre points de moins en cinq ans. Le Parti radical de Gauche pourrait obtenir 0,5 % des voix, et une liste Lutte Ouvrière 2,5 %.

À noter que l’Alliance rurale conduite par Willy Schraen, créditée de 0,5 % des voix dans cette étude, n’aurait qu’un effet marginal sur les listes à droite de la majorité présidentielle.

Enfin, 3 % des électeurs interrogés font le choix d’une autre liste. Au total, 24 % parmi l’échantillon interrogé n’a pas encore exprimé d’intention de vote.

Méthodologie : l’enquête a été réalisée les 13 et 14 décembre 2023, sur Internet, auprès d’un échantillon de 1 004 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Perspectives Elections européennes 2024 : les Européen optimistes sauf les Français

Perspectives Elections européennes 2024 : les Européen optimistes sauf les Français

Un nouveau sondage qui révèle l’extrême pessimisme des Français comparés à celui des autres pays de l’Europe. Un sondage qui sans doute caractérise le mécontentement relatif à l’union européenne mais sans doute tout autant et même davantage le mécontentement pour les questions purement hexagonales. Dans la perspective des élections européennes de 2024, tous les Européens sont majoritairement optimistes… sauf les Français. L’Eurobaromètre, publié régulièrement par les institutions européennes, se base sur 26 523 entretiens réalisés entre le 25 septembre et le 19 octobre auprès d’une population européenne âgée de 15 ans et plus dans les 27 Etats membres. Dans le détail, les Danois et les Irlandais sont les plus confiants, avec 83% de « très » ou « plutôt » optimistes. Cette proportion est de 58% pour les Allemands, 55% pour les Hongrois. Elle tombe sous la barre des 50% dans un seul pays, la France, où les sondés ne sont que 46% à se dire optimistes, dépassés par les pessimistes (49%).

Sur l’ensemble des 27 pays de l’UE toutefois, 48% des sondés estiment que « les choses vont dans la mauvaise direction » dans l’UE (contre 33% l’inverse). Mais 61% des personnes interrogées considèrent que l’adhésion de leur pays à l’UE est une bonne chose – une proportion à peu près stable par rapport à septembre 2018. Et quelque 70% des Européens estiment que les actions de l’UE ont « un impact sur leur vie quotidienne ». Un peu plus de la moitié (53%) pense que l’invasion russe de l’Ukraine doit être l’occasion d’accélérer l’élargissement de l’UE.

Politique- Élections européennes : Hollande ne sera pas candidat; Ouf !

Politique- Élections européennes : Hollande ne sera pas candidat, Ouf !

Voilà la France rassurée d’un danger supplémentaire écarté: Hollande ne sera pas Candidat pour les européennes en 2024. Un non-événement évidemment mais qui donne l’occasion à l’ancien président de faire encore parler de lui même pour rien. Et de croire qu’il a toujours une influence avec des propos toujours aussi bizarres et ambigus .

François Hollande assure dans un entretien accordé ce samedi 2 décembre à Ouest-France que «non, pas candidat, mais je jouerai un rôle». Sans doute un rôle de figurant !

«J’appuierai la liste socialiste si elle s’élargit à toutes les composantes du PS et à des mouvements extérieurs, comme celui de Bernard Cazeneuve (son ancien premier ministre et ministre de l’Intérieur, qui a quitté le PS et créé son propre mouvement, NDLR), et les radicaux…» du Parti radical de gauche (PRG), deux opposants à la Nupes.

L’ancien président de la République (2012-2017) estime que «seul cet élargissement peut donner une nouvelle force à l’idée sociale-démocrate», notamment en vue de la présidentielle de 2027.

«La direction du Parti socialiste n’a pas le choix. Elle doit accepter d’ouvrir largement sa liste», insiste l’ancien président, alors que le patron du PS Olivier Faure n’entend pas inviter Bernard Cazeneuve ou le PRG. «Le PS a besoin que Bernard Cazeneuve s’investisse personnellement dans cette campagne. Pour bien le connaître je le considère comme un atout», assure François Hollande.

Le PRG, opposé à toute alliance avec LFI, a annoncé fin novembre qu’il voulait présenter sa propre liste aux élections européennes, appelant le PS à sortir de «l’ambiguïté» et invitant Raphaël Glucksmann à ne pas être «le chef de file d’une liste du moratoire».

Sondage Élections Européennes: gauche et macronistes à la dérive

Sondage Élections Européennes: gauche et macronistes à la dérive

Nouvel éclatement à gauche avec cette fois une liste du parti radical de gauche ne comprenant pas les socialistes dissidents de Bernard Cazeneuve et bien sûr les « insoumis » de Mélenchon.

Guillaume Lacroix, le président du Parti radical de gauche (PRG) devrait annoncer une liste pour un « large rassemblement de la gauche laïque, républicaine et pro-européenne » aux européennes de 2024. Rien de nouveau, minimise ce ténor du PS au Sénat : « Guillaume Lacroix déteste les socialistes et personne n’aurait voulu de lui dans une liste rose. » Cette nouvelle candidature pourrait néanmoins avoir pour effet de grignoter 3 % des voix à gauche, selon un sondage OpinionWay. Au détriment de Raphaël Glucksmann, la probable tête de liste du PS.

Dans un dernier sondage pour « Les Echos », la liste du Rassemblement national obtiendrait 28 % des voix aux européennes.

La majorité présidentielle décroche 19 % d’intentions de vote seulement.

L’écart entre la liste RN et celle de Renaissance est de 9 points, alors qu’il n’était que d’un petit point (23,34 % pour le RN, 22,42 % pour le camp macroniste) au soir du dernier scrutin en 2019.

L’autre élément significatif de ce sondage est la bonne tenue de la liste Reconquête emmenée par Marion Maréchal, avec 7 ù des intentions de vote. En revanche, pour Les Républicains (LR), le score promis – 8 % – est comparable à celui de 2019. A gauche, où toutes les composantes de la très mal en point Nupes partent séparément en campagne, aucune liste n’émerge véritablement. Le PS fait la course en tête avec 9 % des intentions de vote, devançant Les Ecologistes (8 %), LFI (7 %) et le PCF (3 %). La liste du PRG est également créditée de 3 % des voix.

Politique–Élections Européennes: gauche et macronistes à la dérive

Politique–Élections Européennes: gauche et macronistes à la dérive

Nouvel éclatement à gauche avec cette fois une liste du parti radical de gauche ne comprenant pas les socialistes dissidents de Bernard Cazeneuve et bien sûr les « insoumi »s de Mélenchon.

Guillaume Lacroix, le président du Parti radical de gauche (PRG) devrait annoncer une liste pour un « large rassemblement de la gauche laïque, républicaine et pro-européenne » aux européennes de 2024. Rien de nouveau, minimise ce ténor du PS au Sénat : « Guillaume Lacroix déteste les socialistes et personne n’aurait voulu de lui dans une liste rose. » Cette nouvelle candidature pourrait néanmoins avoir pour effet de grignoter 3 % des voix à gauche, selon un sondage OpinionWay. Au détriment de Raphaël Glucksmann, la probable tête de liste du PS.

Dans un dernier sondage pour « Les Echos », la liste du Rassemblement national obtiendrait 28 % des voix aux européennes.

La majorité présidentielle décroche 19 % d’intentions de vote seulement.

L’écart entre la liste RN et celle de Renaissance est de 9 points, alors qu’il n’était que d’un petit point (23,34 % pour le RN, 22,42 % pour le camp macroniste) au soir du dernier scrutin en 2019.

L’autre élément significatif de ce sondage est la bonne tenue de la liste Reconquête emmenée par Marion Maréchal, avec 7 ù des intentions de vote. En revanche, pour Les Républicains (LR), le score promis – 8 % – est comparable à celui de 2019. A gauche, où toutes les composantes de la très mal en point Nupes partent séparément en campagne, aucune liste n’émerge véritablement. Le PS fait la course en tête avec 9 % des intentions de vote, devançant Les Ecologistes (8 %), LFI (7 %) et le PCF (3 %). La liste du PRG est également créditée de 3 % des voix.

Élections européennes : Qui chez les macronistes pour endosser une veste ?

Élections européennes : Qui chez les macronistes pour endosser une veste


Dans le camp de Macron, il y a peu de volontaires pour prendre la tête de liste des élections européennes car la sanction risque d’être dure. En effet tous les sondages démontrent que le pouvoir va subir une forte déculottée avec autour de 18 à 19 % de suffrages loin du Front National à près de 30 %.

Il reviendrait à un des ténor de la majorité de prendre la tête de la liste mais les plus personnages importants ne sont pas enthousiastes car il faudra rendre des comptes après la défaite.

Dans un dernier sondage pour « Les Echos », la liste du Rassemblement national obtiendrait 28 % des voix aux européennes.

La majorité présidentielle décroche 19 % d’intentions de vote seulement.

L’écart entre la liste RN et celle de Renaissance est de 9 points, alors qu’il n’était que d’un petit point (23,34 % pour le RN, 22,42 % pour le camp macroniste) au soir du dernier scrutin en 2019.

L’autre élément significatif de ce sondage est la bonne tenue de la liste Reconquête emmenée par Marion Maréchal qui, avec 7 % des intentions de vote, reproduit le même score que celui d’Eric Zemmour au premier tour de la présidentielle de 2022.

En revanche, pour Les Républicains (LR), le score promis – 8 % – est comparable à celui de 2019 (8,5 %).

A gauche, le Parti socialiste (PS) fait la course en tête avec 9 % des intentions de vote, devançant Europe Ecologie-Les Verts (8 %), La France insoumise (7 %) et les communistes (3 %). La liste du Parti radical de gauche est également créditée de 3 % des voix.

Ceux qui lui imaginaient une sortie de Matignon par le haut en seront pour leurs frais. À Strasbourg (Bas-Rhin), où bat le cœur de la vie parlementaire européenne, Élisabeth Borne a fermé mardi la porte à une très hypothétique candidature au scrutin du 9 juin. «Ce n’est pas mon projet – mais je ne doute pas qu’on aura une bonne tête de liste pour porter des projets auxquels, vous l’aurez compris, nous croyons beaucoup», a déclaré la première ministre aux Dernières Nouvelles d’Alsace, en marge d’un déplacement au Parlement européen où elle a inauguré le bâtiment Simone-Veil.

Un symbole que certains trouvaient opportun pour entretenir le scénario d’une aventure électorale. Mais depuis une dizaine de jours, Élisabeth Borne voyait dans cette rumeur une malveillance à son encontre. «Mais alors, qui serait premier ministre?», interrogeait-elle en privé, manière de se projeter à Matignon à l’heure où son départ est de nouveau évoqué.

« Démocratie » et Elections Européennes : une liste de chasseurs !

« Démocratie » et Elections Européennes : une liste de chasseurs !

Preuve d’une certaine déliquescence du concept d’organisation politique, il est possible qu’une liste de chasseurs soit présente lors des élections européennes. Pas de quoi vraiment grandir la démocratie car si la chasse est une activité honorable mais discutée , elle ne constitue pas pour autant un cursus intellectuel susceptible de l’appréhender comme organisation politique. Cette éventualité d’une liste de chasseurs traduit sans doute le discrédit général des organisations politiques classiques. Pour autant, la démocratie ne se trouvera pas renforcer si lors d’une élection chaque lobby présente une liste. C’est même la négation de la politique dont la finalité est de servir l’intérêt collectif national. Pourquoi pas aussi une liste des pêcheurs à la ligne, des contribuables, des possesseurs de montres en or et des nudistes notamment.

Épaulé par le lobbyiste Thierry Coste, Willy Schraen, le président de la Fédération nationale des chasseurs, fait courir le bruit de la présence d’une liste défendant la ruralité aux européennes.

Cela fait des mois que le président de la Fédération nationale des chasseurs, épaulé par le lobbyiste Thierry Coste, fait courir le bruit de la présence d’une liste défendant la ruralité aux européennes. Aux dernières sénatoriales, l’homme aurait été démarché à la fois par la Macronie et par Les Républicains (LR), où il cultive d’importants réseaux. Il connaît bien les parlementaires proches de Xavier Bertrand, comme Jean-François Rapin, Julien Dive ou Pierre-Henri Dumont.

L’objectif supposé de la manœuvre, niée par le principal intéressé ? Offrir une soupape à la liste de la majorité présidentielle en grignotant des voix au Rassemblement national. Ce dernier attire une part importante de l’électorat des chasseurs, vivier de plus de 1 million de voix. L’ancien député macroniste Jean-Baptiste Moreau, reconverti dans le conseil, a un temps lorgné l’opération avant de prendre ses distances. Willy Schraen, on peut le comprendre, dit vouloir obtenir quelques élus au Parlement européen, ce qui suppose un score supérieur à 5 %.

Elections Européennes : une liste de chasseurs !

Elections Européennes : une liste de chasseurs !

Preuve d’une certaine déliquescence du concept d’organisation politique, il est possible qu’une liste de chasseurs soit présente lors des élections européennes. Pas de quoi vraiment grandir la démocratie car si la chasse est une activité honorable mais discutée , elle, ne constitue, pas pour autant un cursus intellectuel susceptible de l’appréhender comme organisation politique. Cette éventualité d’une liste de chasseurs traduits sans doute le discrédit général des organisations politiques classiques. Pour autant, la démocratie ne se trouvera pas renforcer si leur d’une élection chaque lobby présent une liste. C’est même la négation de la politique dont la finalité est de servir l’intérêt collectif national. Pourquoi pas aussi une liste des pêcheurs à la ligne, des contribuables, des possesseurs de montres en or et des nudistes notamment.

Épaulé par le lobbyiste Thierry Coste, Willy Schraen, le président de la Fédération nationale des chasseurs, fait courir le bruit de la présence d’une liste défendant la ruralité aux européennes.

Cela fait des mois que le président de la Fédération nationale des chasseurs, épaulé par le lobbyiste Thierry Coste, fait courir le bruit de la présence d’une liste défendant la ruralité aux européennes. Aux dernières sénatoriales, l’homme aurait été démarché à la fois par la Macronie et par Les Républicains (LR), où il cultive d’importants réseaux. Il connaît bien les parlementaires proches de Xavier Bertrand, comme Jean-François Rapin, Julien Dive ou Pierre-Henri Dumont.

L’objectif supposé de la manœuvre, niée par le principal intéressé ? Offrir une soupape à la liste de la majorité présidentielle en grignotant des voix au Rassemblement national. Ce dernier attire une part importante de l’électorat des chasseurs, vivier de plus de 1 million de voix. L’ancien député macroniste Jean-Baptiste Moreau, reconverti dans le conseil, a un temps lorgné l’opération avant de prendre ses distances. Willy Schraen, on peut le comprendre, dit vouloir obtenir quelques élus au Parlement européen, ce qui suppose un score supérieur à 5 %.

Elections Européennes: le RN devant, la gauche s’enfonce

Elections Européennes: le RN devant, la gauche s’enfonce

D’après un sondage Ifop-Fiducial pour Le Figaro et Sud Radio la liste RN Obtiendrez 28 % des intentions de vote, distançant de 8 points son adversaire macroniste. Marine Le Pen déjà en tête du dernier scrutin européen avait obtenu 23,4 % des voix.

Le parti présidentiel, lui, plafonnerait à 20 %. Chez Les Républicains, le parti – se maintiendrait, autour de 8 %. La candidature de la nièce de Marine Le Pen recueillerait 6 % des intentions de vote.

À gauche, aucune ne franchit le seuil des 10 %. Le PS, les écolos et les LFI abstiendraient chacun seulement 9 %.

Derrière le parti communiste remonte à un peu plus de 5 %.

Élections Allemagne :l’extrême droite en hausse

Élections Allemagne :l’extrême droite en hausse

Une grosse défaite par la coalition au pouvoir en Allemagne à l’occasion des élections régionales. Il se confirme que l’extrême droite progresse de manière significative en Allemagne d’ailleurs dans l’ensemble de l’Europe.En cause surtout la détérioration économique et la question de l’immigration.

Les sociaux-démocrates de Scholz, les Verts et les libéraux du FDP sont en recul dans les deux scrutins qui ont eu lieu en Bavière, la plus grande région allemande en superficie, et en Hesse .

Selon ces sondages, les conservateurs remportent, comme attendu, les deux élections et le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) pourrait prendre la seconde place. «Nous sommes sur la bonne voie», a rapidement réagi la co-cheffe de l’AfD Alice Weidel, interprétant les résultats comme «une punition» pour le gouvernement et «un vote pour un changement».

En Hesse, le SPD menée par le ministre de l’Intérieur Nancy Faeser arriverait en quatrième position seulement (15,2%), après l’AfD (16,8%) et les Verts (15,5%), et loin derrière l’Union chrétienne-démocrate (CDU) avec 34,7% en nette hausse comparé à 2018 (27%). À mi-mandat, le gouvernement d’Olaf Scholz est sanctionné dans ces élections où l’inquiétude de la population face à la crise industrielle traversée par la première économie européenne et la résurgence de la question migratoire ont joué un rôle central.

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