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Climat – Les étés seront de plus en plus chauds (Robert Vautard, climatologue)

Climat – Les étés seront de plus en plus chauds (Robert Vautard, climatologue)

 

C’est lavis de  Robert Vautard, climatologue au CNRS et directeur de recherche au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) interrogé par franceinfo,

 

Par ailleurs, des scientifiques de Météo France ont présenté les scénarios de changement climatique en France jusqu’en 2100 dans un rapport intitulé Le climat de la France au 21e siècle. Pour la première fois, ces projections sont aussi effectuées pour les Outre-mer, comme le souligne Météo France.  En métropole dans un horizon proche entre 2021 et 2050, les chercheurs projettent une hausse des températures moyennes entre 0,6 et 1,3 °C, une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été (surtout dans le quart Sud-Est) ainsi qu’une diminution du nombre de jours anormalement froids en hiver sur l’ensemble de la France.

Puis, d’ici la fin du siècle entre 2071 et 2100, les tendances s’accentueraient encore. Les scientifiques observent une forte hausse des températures moyennes pouvant atteindre de 2,6 °C à 5,3°C en été, des vagues de chaleur pouvant dépasser 20 jours dans le Sud-Est mais aussi la poursuite de la diminution des extrêmes froids Les scénarios sont en effet alarmants : des épisodes de sécheresse plus nombreux sont à prévoir ainsi qu’un renforcement des précipitations extrêmes sur une large partie du territoire.

 

interview de Robert Vautard, climatologue au CNRS

 

Franceinfo : Peut-on imputer les vagues de chaleur actuelles au changement climatique ?

 

Robert Vautard : D’une manière générale, oui. Il n’y a plus de doutes là-dessus. On est capable de démontrer scientifiquement que les vagues de chaleur sont une conséquence directe du réchauffement climatique, contrairement aux cyclones ou aux fortes pluies, pour lesquels il est encore difficile d’établir un lien de causalité.

On sait notamment que les gaz à effet de serre et les activités humaines augmentent directement la fréquence des vagues de chaleur.

Pourquoi ?

On ne pourra pas revenir à un climat normal, même en diminuant nos émissions de CO2. On pourra les contenir et en limiter la progression mais les températures dépendent des gaz à effet de serre qui se trouvent déjà dans l’atmosphère et faire redescendre les niveaux de CO2, c’est extrêmement difficile. Contrairement à la pollution atmosphérique, dont les particules retombent assez vite, ces émissions de gaz à effet de serre ne retombent pas, ou extrêmement lentement. On a tendance à l’oublier.

Que peut-on faire en priorité pour lutter contre ce réchauffement climatique ?

À notre niveau, il faut d’abord que l’on ait une prise de conscience. Le changement climatique ne sera pas un problème dans vingt ou trente ans. C’est maintenant. On en subit même déjà les conséquences aujourd’hui puisque l’on doit déjà s’adapter, particulièrement en été avec ces vagues de chaleur. Cette prise de conscience peut paraître évidente mais force est de constater que, pour le gouvernement américain par exemple, ce n’est pas du tout une priorité. Malgré les bonnes intentions affichées des politiques, le climat reste quand même au second plan par rapport à des sujets qu’ils jugent plus immédiats.

La deuxième étape, c’est l’action. Il faut agir un peu à tous les niveaux. Cela commence par recourir au maximum à une énergie zéro carbone, qui n’émet pas de CO2 : ce n’est pas difficile et c’est déjà en cours. On est sur la bonne voie. Même si, aujourd’hui, le problème n’est pas tellement en France ou en Europe mais dans les pays émergents. Il ne faut pas les blâmer mais il faut plutôt réfléchir à les aider pour qu’ils se développent d’une façon différente de la nôtre. Ce n’est pas un défi uniquement pour eux : il nous concerne tous.

Dans les villes, la situation s’annonce particulièrement difficile…

Les villes ont un climat vraiment particulier, surtout en été. Le peu de présence de végétation notamment fait que l’énergie est piégée la journée dans la ville et a du mal à s’évacuer la nuit. Cela crée un îlot de chaleur urbain qui fait que les températures redescendent beaucoup moins vite la nuit, contrairement aux campagnes environnantes.

On est capable d’absorber des températures assez fortes la journée, à condition de se reposer après.

Jean Jouzel, climatologue et vice-président du Giec, affirmait que l’on pourrait même atteindre les 50 degrés dans l’est de la France, dans la deuxième partie du XXIe siècle. Vous confirmez ?

Bien sûr. Si le réchauffement climatique augmente de 3 ou 4 degrés, on a des scénarios dans lesquels les écarts à la normale d’aujourd’hui seront beaucoup plus importants. L’été 2003 en région parisienne était 3 degrés plus chaud que la normale.

 

Dans certaines de nos simulations climatiques, d’ici la fin du siècle, on aura des étés qui iront jusqu’à 10 degrés au-dessus de la normale. Est-on prêt à supporter ça ? Robert Vautard, climatologue sur franceinfo

 

Réduire la consommation de viande d’ici 2030 pour sauver le climat

Réduire  la consommation de viande d’ici 2030  pour sauver le climat

52 scientifiques proposent dans une lettre de diminuer la consommation de viande d’ici 2030  pour ne pas aggraver la crise climatique.

Ils indiquent que, la production d’origine animale (viande, produits laitiers et œufs) est passée de 758 millions de tonnes en 1990 à 1247 millions de tonnes en 2017.

« Si le secteur de l’élevage continue de produire autant, il représentera à lui seul d’ici 2030 49% du quota d’émissions acceptables pour ne pas dépasser les 1,5 °C de réchauffement de la planète », détaille la lettre.

 

En cinquante ans, la consommation de viande a déjà doublé, passant de 23 à 43 kilos par personne. « La grande préoccupation est que si la consommation de viande augmente encore, elle le sera massivement », explique au Guardian Tim Key, co-auteur d’une étude sur le sujet, publiée dans la revue Science. « Il est difficile d’imaginer comment le monde pourrait fournir à une population de 10 milliards de personnes ou plus la quantité de viande actuellement consommée dans la plupart des pays à revenu élevé sans effets négatifs sur l’environnement.

Les Nations Unies estiment que la consommation de viande va encore augmenter de 76 % d’ici 2050 avec une multiplication par deux de la consommation de volaille, une augmentation de 69 % de la consommation de bœuf, et une hausse de 42 % pour le porc. D’ici la moitié du siècle, le secteur représentera 45 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, contre 15 % actuellement.

Ces émissions sont le fait d’un petit nombre d’acteurs. Selon une autre étude actualisée récemment par l’ONG Grain et de l’IATP (Institute for agricultural and trade policy), les cinq principaux producteurs de viande et de lait émettent, ensemble, plus de gaz à effet de serre que les plus gros producteurs pétroliers que sont Exxon, BP ou Shell. Plus préoccupant encore, les 20 premiers producteurs de viande émettent autant de gaz à effet de serre qu’un pays comme l’Allemagne et doublent presque celles de la France !


Pour remplacer ces aliments, les  scientifiques  proposent de favoriser la production de haricots, de céréales, de noix, et fruits et de légumes pour « réduire l’impact environnemental et améliorer la santé ». Une transition à nuancer selon le degré de développement des pays.

« La transition devra être gérée de manière équitable pour permettre aux citoyens de changer de régime alimentaire et pour les agriculteurs, les producteurs et les chaînes agroalimentaires de se diversifier », selon Pete Smith, coauteur de la lettre, interrogé par le Guardian.

La COP25, qui s’est achevée, n’a pas annoncé d’accords allant dans ce sens.

Climat- COP 25 : « Les émissions carbone continuent à augmenter » ( Bertrand Piccard)

Climat- COP 25 : « Les émissions carbone continuent à augmenter » ( Bertrand Piccard)

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Bertrand Piccard, aéronaute et psychiatre suisse constate que les émissions de carbone augmentent  en dépit des déclarations , il propos un concept de   »croissance qualitative » à la place à la fois de la croissance quantitative et de la décroissance. (interview Europe 1)

« La décroissance est une aberration et la croissance comme aujourd’hui l’est également. Ce qu’il faut, c’est une troisième voie : celle de la croissance qualitative », martèle Bertrand Piccard qui est aussi président de la fondation Solar Impulse. Ce qui consiste selon lui à créer « des emplois en remplaçant ce qui pollue avec ce qui protège l’environnement. C’est le chantier industriel du siècle [...] Isoler les bâtiments, changer les chauffages, les éclairages, les climatisations, mettre des systèmes de stockage des énergies renouvelables… C’est un marché industriel fantastique ». 

Mais lors de la COP 25, sommet auquel il participe jusqu’à la semaine prochaine, il semble avoir été déçu. « Ce qui me rend très pessimiste, c’est de voir que dans ces COP ce sont des négociations sur des détails, sur des stratégies. Ce ne sont pas des pays qui osent s’engager de manière très claire – à part la communauté européenne, qui est très ambitieuse », constate-t-il. « Il y a un certain nombre de pays qui ont envie d’avancer, mais il y en a beaucoup qui s’en fichent complètement. C’est vis-à-vis de ceux-là qu’il faut avoir une réglementation ».

« les émissions carbone continuent à augmenter malgré les solutions qui existent » déjà. Mieux d’après lui, on pourrait « diviser par deux les émissions carbone aujourd’hui sans innovation technologique additionnelle. Mais il faut les utiliser, ces solutions ! », poursuit l’aéronaute qui donne quelques exemples.

Côté transports, « l’hydrogène est une très bonne solution pour les longs trajets et les véhicules lourds : les grosses voitures, les trains, les péniches, peut-être les avions. C’est une manière de stocker de l’énergie dans un liquide qui ensuite restitue de l’énergie et de l’eau », précise Bertrand Piccard.  »Aujourd’hui les énergies renouvelables commencent à coûter moins cher que le pétrole, moins cher que le charbon et le gaz et c’est nouveau ». 

En résumé selon lui, pour faire changer le monde : « Il faut que des solutions soient reconnues comme rentables. Il faut des accords internationaux ambitieux mais c’est difficile à obtenir. Donc quand les jeunes descendent dans la rue, c’est positif : il faut que la population exige des dirigeants un leadership environnemental. »

Crise du climat: +2°C max en 2030 , la grande illusion de l’accord de Paris

Crise du  climat:  +2°C max en 2030 , la grande illusion de l’accord de Paris

selon le  rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (Unep) publié ce mercredi. , on ne s’orientas vers un limitation à  2  mais plutôt 3 degrés.

En cause la dépendance aux énergie fossiles qu’il faudrait diviser par deux pour respecter un accord de Paris tout à fait théorique et inefficace. un accord qui ne comportait aucune contrainte, aucun contrôle et aucune sanction. Bref, surtout un accord pour valoriser la posture diplomatique de la France ( notamment celle de Ségolène, de Fabius puis de Macron) mais qui ne gênait et n’engageait personne;  pas même  la France qui ne respecte pas ses quotas d’émissions polluantes;.

 

« Ce rapport montre, pour la première fois, l’ampleur de la déconnexion entre les objectifs de l’Accord de Paris, les plans nationaux (de réduction d’émissions) et les politiques de production de charbon, de pétrole et de gaz », indique Michael Lazarus, l’un des principaux auteurs.

Les énergies fossiles représentent toujours 80% de l’énergie primaire mondiale, tandis que les acteurs du secteur continuent à investir massivement. Elles contribuent à 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui ne baissent pas.

« Malgré plus de deux décennies de politique climatique, les niveaux de production d’énergies fossiles n’ont jamais été aussi élevés », relève Mans Nilsson, directeur du Stockholm environment institute, l’un des auteurs du rapport.

A Paris en 2015, les pays se sont engagés à appliquer des plans de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, mais leurs promesses cumulées conduiraient la planète vers une hausse de plus de 3°C.

Aussi, l’accord prévoit qu’ils rehaussent leurs ambitions d’ici fin 2020.

Mais, selon le rapport, les prévisions de production de charbon, de gaz et de pétrole pour 2030 sont également excessives pour remplir les engagements nationaux de 2015: 17% de charbon, 10% de pétrole et 5% de gaz en trop.

Les scientifiques se sont appuyés sur les projections nationales de 10 pays clés: les sept principaux producteurs d’énergies fossiles (Chine, États-Unis, Russie, Inde, Australie, Indonésie et Canada) ainsi que sur l’Allemagne, la Norvège et le Royaume-Uni.%.

 

Climat +2°C max en 2030 , la grande illusion de l’accord de Paris

Climat +2°C max en 2030 , la grande illusion de l’accord de Paris

selon le  rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (Unep) publié ce mercredi. , on ne s’orientas vers un limitation à  2  mais plutôt 3 degrés.

en cause la dépendance aux énergie fossiles qu’il faudrait diviser par deux pour respecter un accord de Paris tout à fait théorique et inefficace. un accord qui ne comportait aucune contrainte, aucun contrôle et aucune sanction. Bref, surtout un accord pour valoriser la posture diplomatique de la France ( notamment celle de Ségolène, de Fabius puis de Macron) mais qui ne gênait et n’engageait personne;  pas même  la France qui ne respecte pas ses quotas d’émissions polluantes;.

 

« Ce rapport montre, pour la première fois, l’ampleur de la déconnexion entre les objectifs de l’Accord de Paris, les plans nationaux (de réduction d’émissions) et les politiques de production de charbon, de pétrole et de gaz », indique Michael Lazarus, l’un des principaux auteurs.

Les énergies fossiles représentent toujours 80% de l’énergie primaire mondiale, tandis que les acteurs du secteur continuent à investir massivement. Elles contribuent à 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui ne baissent pas.

« Malgré plus de deux décennies de politique climatique, les niveaux de production d’énergies fossiles n’ont jamais été aussi élevés », relève Mans Nilsson, directeur du Stockholm environment institute, l’un des auteurs du rapport.

A Paris en 2015, les pays se sont engagés à appliquer des plans de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, mais leurs promesses cumulées conduiraient la planète vers une hausse de plus de 3°C.

Aussi, l’accord prévoit qu’ils rehaussent leurs ambitions d’ici fin 2020.

Mais, selon le rapport, les prévisions de production de charbon, de gaz et de pétrole pour 2030 sont également excessives pour remplir les engagements nationaux de 2015: 17% de charbon, 10% de pétrole et 5% de gaz en trop.

Les scientifiques se sont appuyés sur les projections nationales de 10 pays clés: les sept principaux producteurs d’énergies fossiles (Chine, États-Unis, Russie, Inde, Australie, Indonésie et Canada) ainsi que sur l’Allemagne, la Norvège et le Royaume-Uni.%.

 

Convention climat : tout sauf citoyenne

Convention climat : tout sauf citoyenne

Un journaliste d’un grand quotidien l’affirme, la  convention sur le climat va « fabriquer de la citoyenneté ». Une jolie formule , dune éditorialiste sur le retour qui cherche à plaire au pouvoir en place , surtout une expression complètement vide de sens. Le tirage au sort de 150 citoyens pour représenter la France constitue en effet une énorme arnaque démocratique dans la mesure où la plupart des participants vont débattre de sujets dont ils ignorent à peu près tout. Evidemment, il sont très entourées par des garants, des élus et des experts. ils n’auront qu’à lever la main quand il s’agira de voter. Cette forme de représentation est une injure à la démocratie car devant la complexité des problématiques , on ne peut revendiquer d’être représentatif en quelques semaines et en plus compétents. On a bien vu que les Gilets jaunes  ont bien été incapable de dégager bout d’un an des leaders responsables. Comment pourrait-il en être autrement dans un cénacle de 150 personnes qui se réuniront quelques semaines. La vérité c’est que cette forme de démocratie qui se prive de l’intermédiation des organisations compétentes ressemble de plus en plus un régime populiste qui veut s’adresser directement aux citoyens de base évidemment en les manipulant.. Devant les 150 citoyens tirés au sort, le Premier ministre  a vanté une forme de démocratie participative inédite. Le  gouvernement a donc lancé son  projet de convention citoyenne sur le climat. Une convention citoyenne qui composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes,  exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations qualifiées  sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macron relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention sera chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe.

Les citoyens ont jusqu’à janvier pour se pencher sur une épineuse question : comment réduire d’au moins 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 ?

Heureusement, les citoyens tirés au sort n’ont pas caché leurs craintes et leurs doutes notamment sur la promesse d’Emmanuel Macron d’examiner toutes leurs propositions sans filtre. Edouard Philippe a d’ailleurs joué la prudence :  »Je ne peux pas vous promettre que toutes vos propositions vont être appliquées. Par contre on sait c’est que le gouvernement cherche surtout un appui sert de nouveau émerger l’inefficace et injuste taxe carbone.

Macron en Chine : le business d’abord mais les droits de l’homme et le climat en sourdine

Macron en Chine : le business d’abord mais les droits de l’homme et le climat en sourdine

 

La phrase de Macron est significative : » il ne veut pas faire la politique du mégaphone en Chine ». Une jolie formule qui signifie qu’il abordera à peine la question des droits de l’homme, de la démocratie ou encore du climat. La priorité -voire l’exclusivité- sera accordée au business c’est-à-dire aux problèmes du rééquilibrage des échanges commerciaux. Il est vrai que ces échanges sont particulièrement déséquilibrés car le déficit avec la Chine représente à peu près la moitié du déficit de global c’est-à-dire environ 30 milliards sur les 50 à 60 milliards de déficits chronique de la balance commerciale française. Aussi le chef de l’État pourrait avec de nombreux chefs d’entreprise notamment du CAC  40 tenter d’obtenir une plus grande ouverture pour les exportations françaises aussi à propos des investissements. On sait en effet que pour l’instant il est impossible à une entreprise étrangère d’investir seul dans une société, il lui faut absolument accepter un partenaire chinois. À l’inverse les Chinois ne se privent pas de prendre des participations voire le contrôle complet de nombre d’activités en France et compris dans le domaine agricole. Macron compte sur ses compétences de négociateur pour obtenir ce que les États-Unis eux-mêmes n’ont pu jusque-là arracher à savoir des règles de commerce bilatéral plus équilibrées. Il y a aussi une différence de taille dans la structure économique de la France et de la Chine. D’abord évidemment les deux économies ne sont pas comparables) . Le PIB représente 14 000 en Chine pour 2700 milliards en France.

Les Etats-Unis (1er) et la Chine (2e) font cette année encore la course en tête des pays au plus fort PIB, pour le produit intérieur brut. Avec 21 345 milliards de dollars, le pays de l’Oncle Sam reste encore loin devant l’empire du Milieu, qui plafonne à 14 217 milliards de dollars, selon les dernières prévisions du Fonds Monétaire International (FMI), publiées en avril 2019. Toutefois, si l’on prend comme indicateur le PIB exprimé en parité de pouvoir d’achat (PPA), un outil qui mesure le pouvoir d’achat des monnaies par rapport à un panier de produits, la Chine domine les Etats-Unis, avec un PIB de 23 301 milliards contre 19 391 milliards de dollars (chiffres de la Banque mondiale, exprimés en dollars internationaux courants).

Autre différence entre la France et la Chine, l’économie chinoise est entièrement dans les mains d’une sorte de mafia du parti communiste peut respectueuse des règles concurrentielles et démocratiques. La rencontre aboutira sans doute à quelques d’accords commerciaux permettant par exemple de vendre des Airbus, des yaourts  ou des centrales nucléaires notamment mais ne sera vraisemblablement pas susceptible d’inverser les tendances des échanges et leurs conditions. En outre pour peser réellement sur la Chine, l’ensemble du poids européen ne serait pas inutile et sans doute plus productif que des accords séparés de chaque pays européen dont certains par exemple comme l’Italie s’ouvrent  à la fameuse route de la soie.

Au total, une quarantaine accords devraient cependant être signés, notamment dans les domaines de l’aéronautique, de l’énergie et de l’agroalimentaire, lors de la séquence politique prévue mercredi à Pékin entre Emmanuel Macron et son homologue Xi Jinping. “Pour Pékin comme pour Paris, la dimension économique sera très importante”, relève Valérie Niquet, responsable du programme Asie de la Fondation pour la recherche stratégique. La question des droits de l’homme et la situation à Hong Kong devraient aussi être évoquées mais “en privé”, comme lors de la visite de janvier 2018, à l’issue de laquelle Emmanuel Macron avait assumé de ne pas “donner des leçons à la Chine” et de ne pas vouloir céder à la politique du mégaphone.

 

 

Climat – Qualité de l’air: La France condamnée par la justice européenne

Climat – Qualité de l’air:  La France condamnée par la justice européenne

 

C’est évidemment le paradoxe, la France veut la championne du monde de la défense du climat et de l’environnement dans ses discours. Macron en particulier n’en finit pas de mettre à toutes les sauces l’accord de Paris sauf que la France ne respecte pas les objectifs en matière de pollution qui contribue largement à la dégradation du climat. Des résultats ne renforcent pas la crédibilité des incantations de Macron davantage destinées à séduire l’électorat écolo qu’à mettre en place des politiques de transition énergétique efficace et socialement compatible.

La France risque donc des sanctions de la part de la Cour de Justice de l’Union européenne pour avoir dépassé de manière « systématique et persistante » le seuil de dioxyde d’azote dans plusieurs grandes villes du territoire. La justice européenne a estimé que la France a dépassé « de manière systématique et persistante » depuis 2010 le seuil limite dans l’air de dioxyde d’azote, gaz polluant principalement issu des moteurs diesel, dans une décision rendue jeudi. La Commission européenne avait saisi la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) en mai 2018 après près d’une décennie de mises en garde. La France compte parmi les Etats membres, avec aussi l’Allemagne et le Royaume-Uni, contre lesquels Bruxelles avait décidé d’agir face à un problème persistant dans l’Union.

Selon le dernier rapport de l’Agence européenne de l’environnement sur la qualité de l’air publié mi-octobre, le dioxyde d’azote (NO2) est responsable de 68.000 décès prématurés par an dans l’UE, dont 7500 en France. Ce jugement ouvre la voie, dans un deuxième temps, à d’éventuelles sanctions, si rien n’est fait pour remédier à la situation.

« Le gouvernement est déterminé à améliorer rapidement et durablement la qualité de l’air, qui constitue un impératif de santé publique et environnemental », a assuré le ministère français de la Transition écologique et solidaire, dans un communiqué.

De son côté la Commission a affirmé qu’elle continuerait à travailler « en coopération rapprochée » avec la France « pour s’assurer qu’elle prenne les mesures nécessaires ».

Cette pollution de l’air au NO2 concernait 24 zones et agglomérations en France, dont les villes de Paris, Lyon, Marseille, Nice ou encore Strasbourg, mais aussi la vallée alpine de l’Arve, axe de transit vers l’Italie souffrant d’embouteillages chroniques.

La France affirme pourtant qu’entre 2010 et 2018 « les émissions d’oxydes d’azote ont baissé de 54% » et que le nombre de zones concernées a été divisé par deux (11 en 2018).

Si la France ne conteste pas le dépassement, son argumentation portait sur la législation européenne sur la qualité de l’air, dont l’application dans chaque Etat membre « doit être appréciée au regard des difficultés structurelles rencontrées », explique la CJUE dans un communiqué. Mais pour les juges « le fait de dépasser les valeurs limites pour le dioxyde d’azote dans l’air ambiant suffit en lui-même pour pouvoir constater un manquement ».

Par ailleurs, la législation prévoit qu’en cas de dépassement constaté, le pays mis en cause doit établir un plan relatif à la qualité de l’air, et s’assurer que la période de dépassement soit « la plus courte possible ». Or, la France a « manifestement » ignoré cela, la Cour ayant relevé un dépassement pendant « sept années consécutives ».

Le gouvernement français met en avant une série de mesures déjà prises: accompagnement du renouvellement du parc automobile, développement du réseau de bornes électriques, soutien à la rénovation énergétique des logements notamment.

Il souligne également les effets attendus de la « loi d’orientation sur les mobilités » avec le déploiement de « zones à faibles émissions » (excluant les véhicules les plus polluants), un plan Vélo ou encore un contrôle renforcé du marché automobile.

Au total 20 pays de l’UE sont la cible d’une procédure d’infraction en matière de qualité de l’air (15 dossiers sur les particules fines, 14 sur le NO2 et 1 sur le dioxyde de soufre). Au cours des cinq dernières années, la Commission a porté onze dossiers concernant neuf pays devant la CJUE.

Croissance Industrie France : Le climat des affaires en baisse

Croissance Industrie France :  Le climat des affaires en baisse

 

Il  se confirme que la croissance a tendance à s’affaiblir encore avec une perspective de 1,2 % du PIB en 2019 et sans doute pas davantage voire moins en 2020. Les indicateurs du climat des affaires de septembre confirment cette évolution. Certes,  la France est moins affectée que d’autres par la faiblesse de la croissance des échanges internationaux du fait de la structure de son PIB ( les exportations françaises pèsent  moins que dans d’autres pays comme l’Allemagne le Japon). En France, c’est surtout la consommation des ménages qui supportent la croissance (55 %). Une consommation qui toutefois n’est pas à la hauteur de la croissance des revenus dont une partie est gelée sur les comptes épargne voir même dans les comptes courants en raison des incertitudes. Par ailleurs, les investissements connaissent une  tendance à la baisse. Si l’indicateur du climat des affaires se maintient au-dessus de sa moyenne générale long terme ( au-dessus de 100), par contre celui de l’industrie passe dans le rouge.  L’indicateur global du climat des affaires a légèrement reculé à 105 points contre 106 en septembre, Cet indicateur composite masque cependant des évolutions divergentes en fonction des secteurs, l’indice de l’industrie tombant ainsi à 99 contre 102 en septembre. Il n’avait pas connu un niveau aussi bas depuis mars 2015. L’indicateur poursuit sa baisse tendancielle depuis février 2018 selon les chiffres publiés l’organisme de statistiques ce mercredi 23 octobre. L’indicateur de l’industrie s’établit nettement en dessous du consensus, 102 points, établi sur la base de la moyenne des prévisions de 18 économistes interrogés par Reuters, qui s’échelonnaient entre 101 et 103. Les chefs d’entreprise industrielles interrogées par l’institut de statistiques soulignent un net recul des carnets de commande.

Jusqu’à présent, le secteur industriel a mieux résisté en France qu’en Allemagne, en raison de la moindre dépendance de l’Hexagone aux exportations, qui ont été pénalisées par les tensions commerciales internationales.

Alors que l’économie allemande est au bord de la récession en raison du coup de frein aux exportations, l’économie française a jusqu’à présent fait front, grâce à une demande intérieure soutenue notamment par les mesures de relance prises par le gouvernement pour tenter d’enrayer le mouvement de contestation des  »Gilets jaunes ».

 

En revanche, l’indicateur des services, qui est beaucoup moins exposé aux vicissitudes du commerce international que l’industrie, est resté stable à 106 points. Les chefs d’entreprise interrogés sont relativement confiants dans les perspectives générales. Ils prévoient notamment une hausse de la demande et des investissements. Dans ses dernières prévisions l’institut COE-Rexecode prévoit un léger ralentissement de la croissance entre 2018 et 2019 passant de 1,3% à 1,2%. L’économie devrait être principalement soutenue par la consommation des ménages alors que l’investissement privé et public devraient marquer le pas.

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

 

 

Brutalement, Macron et le gouvernement ont changé leur position par rapport à la  jeune militante Greta Thunberg qui porte la révolte de la jeunesse pour défendre l’environnement. Pourtant la France via le  gouvernement avait invité officiellement Greta Thunberg justement pour participer à une plus grande sensibilisation sur le sujet. Le changement de position est intervenu quand Greta ThunBerg a lancé une procédure contre 5 Etats mis en cause dans l’avenir de la jeunesse. Dès lors,  pour Macron et le gouvernement, (d’ailleurs comme pour tous les climato sceptiques), Greta Thunberg est devenue la prophétesse noire voire la sorcière de l’avenir. Macron s’est même désolidarisé des protestations de la jeunesse en France en lui conseillant d’aller manifester en Pologne ! Comme quoi Macron au-delà de la question de l’environnement a bien du mal à se défaire de ses appréciations méprisantes. Certes la tonalité un peu théâtrale de Greta Thunberg peut être discutée mais il s’agit d’une question de forme qui ne remet pas en cause le fond. Greta Thunberg  se contente de reprendre et de s’appuyer sur les constatations des scientifiques et notamment du GIEC ;  Elle critique surtout l’énorme écart entre le discours et la pratique. Or cela concerne y compris la France qui se voudrait bien le champion du monde de l’environnement mais qui ne respecte pas ses propres objectifs, témoins encore l’indigence du budget et de la politique du ministère de l’écologie prévue par exemple dans le budget de 2020. Si Greta Thunberg  apparaît aux yeux  de certains comme une sorte de prophétesse alors Macron, lui, occupe la posture du camelot qui vend du vent. Certes les allusions à l’environnement et au climat sont permanentes mais l’action est cruellement vide en tout cas très insuffisante. Preuve les émissions polluantes par exemple dépassent les normes définies et la France est mise en accusation par l’Europe de ce point de vue.

 

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

 

 

Il se confirme que la fameuse convention citoyenne de 150 personnes tirées au sort pourrait être une belle manipulation pour faire avaler l’augmentation de la fiscalité et notamment la taxe carbone !

Le  gouvernement vient de lancer  son projet de convention citoyenne sur le climat. Une convention citoyenne qui est composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations compétents sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macron relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention sera chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe. Mais le premier ministre a déjà prévenu : pas question de reprendre n’importe quelle proposition de la convention dont d’ailleurs presque personne ne parle tellement ceste histoire de pseudo démocratie est marginale.

Climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

 

 

Brutalement Macron et le gouvernement ont changé leur position par rapport à la  jeune militante Greta Thunberg qui porte la révolte de la jeunesse pour défendre l’environnement. Pourtant la France via le  gouvernement avait invité officiellement Greta Thunberg justement pour participer à une plus grande sensibilisation sur le sujet. Le changement de position est intervenu quand Greta d’une Berg a lancé une procédure contre 5 Etats mis en cause de l’avenir de la jeunesse. Dès lors,  pour Macron et le gouvernement, (d’ailleurs comme pour tous les climatoseptiques), Greta Thunberg est devenue la prophétesse noire voire la sorcière de l’avenir. Macron s’est même désolidarisé des protestations de la jeunesse en France en lui conseillant d’aller manifester en Pologne ! Comme quoi Macron au-delà de la question de l’environnement a bien du mal à se défaire de ses appréciations méprisantes. Certes la totalité un peu théâtrale de Greta Thunberg peut être discutée mais il s’agit d’une question de forme qui ne remet pas en cause le fond. Greta Thunberg  se contente de reprendre et de s’appuyer sur les constatations des scientifiques et notamment du GIEC. Elle critique surtout l’énorme écart entre le discours et la pratique. Or cela concerne y compris la France qui se voudrait bien le champion du monde de l’environnement mais qui ne respecte pas ses propres objectifs, témoins encore l’indigence du budget et de la politique du ministère de l’écologie prévue par exemple dans le budget de 2020. Si Greta Thunberg  apparaît aux yeux  de certains comme une sorte de prophétesse alors Macron, lui, occupe la posture du camelot qui vend du vent. Certes les allusions à l’environnement et au climat sont permanentes mais l’action est cruellement vide en tout cas très insuffisante. Preuve les émissions polluantes par exemple dépassent les normes définies et la France est mise en accusation par l’Europe de ce point de vue.

Lancement de la Convention citoyenne pour le climat : du pipeau !

Lancement de la Convention citoyenne pour le climat : du pipeau !

Devant les 150 citoyens tirés au sort, le Premier ministre  a vanté une forme de démocratie participative inédite. Le  gouvernement a donc lancé son  projet de convention citoyenne sur le climat. Une convention citoyenne qui composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations compétents sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macon relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention sera chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe.

Les citoyens ont jusqu’à janvier pour se pencher sur une épineuse question : comment réduire d’au moins 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 ?

Heureusement, les citoyens tirés au sort n’ont pas caché leurs craintes et leurs doutes notamment sur la promesse d’Emmanuel Macron d’examiner toutes leurs propositions sans filtre. Edouard Philippe a d’ailleurs joué la prudence :  »Je ne peux pas vous promettre que toutes vos propositions vont être appliquées.

Commerce international : Hulot propose de boquer les échanges avec les pays qui ne respectent l’accord du climat

Commerce international : Hulot propose de boquer les échanges avec les pays qui ne respectent l’accord du climat

 

 

Suspension des traités commerciaux, exception agricole, taxe carbone aux frontières: l’ancien ministre de la transition écologique s’attaque au « libre-échange débridé ».

Repenser la politique commerciale pour la mettre au service de la transition écologique.

 

La fondation Nicolas Hulot et l’institut Veblen proposent des mesures assez radicales pour s’opposer aux échanges de biens anarchiques qui mettent en cause le climat et d’une manière plus générale l’environnement. 37 mesures sont ainsi proposées elle s’articule notamment de la suspension des traités commerciaux avec des pays qui ne respectent pas l’accord de Paris sur le climat entre parenthèse exemple le Brésil) et où qui ne respectent pas les règles environnementales ou de santé en vigueur dans l’union européenne. Par ailleurs l’agriculture serait mise hors champ des échanges internationaux ne pas subir un ultra libéralisme dévastateur. Enfin une taxe carbone serait instaurée à l’entrée des biens aux frontières.

« Les bons sentiments ne suffisent plus », assène l’ancien ministre de la transition écologique, dans un édito co-signé avec Philippe Frémeaux, le président de l’institut Veblen. « Tout drame écologique majeur doit impérativement nous amener à interroger notre propre responsabilité, voire notre complicité », poursuivent-ils, pointant du doigt « nos modes de consommation et nos politiques commerciales ».

Face à ce constat, le rapport préconise l’instauration d’une diplomatie commerciale au sein de l’Union européenne. Celle-ci doit permettre d’inciter ses partenaires à respecter les accords de Paris sur climat, en mettant dans la balance l’accès à son marché de 500 millions de consommateurs. Cette ligne politique doit se traduire par l’instauration de sanctions contre les pays qui commettent des « violations sévères ».

« L’Union européenne doit non seulement s’abstenir de conclure un accord de commerce avec le Brésil mais encore aller plus loin avec des sanctions commerciales ciblées sur les produits brésiliens qui contribuent à la déforestation comme le bœuf et le soja », écrivent la fondation Nicolas Hulot et l’institut Veblen.

Autre proposition phare : la mise en place d’une « exception agri-culturelle », qui reconnaîtrait que les biens agricoles ne sont pas des marchandises comme les autres. Ainsi, ils devraient être exclus non seulement des discussions commerciales, mais aussi des règles de l’OMC. Cela permettrait à l’Union européenne de refuser d’importer de la viande nourrie aux farines animales ou des céréales traitées avec des pesticides dont l’utilisation est prohibée en Europe.

« L’Union européenne produit et exporte des pesticides pourtant interdits dans l’Union car considérés comme dangereux, souligne le rapport. Puis les pays-membres importent des denrées agricoles traités avec ces mêmes pesticides qui se retrouvent dans les assiettes des européens. C’est donc la double peine : pour les agriculteurs qui subissent une concurrence déloyale, pour les écosystèmes détruits par ces substances nocives. Et pour les citoyens intoxiqués à leur insu ».

La fondation Nicolas Hulot et l’institut Veblen militent par ailleurs pour l’instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’Union, de façon à assurer des conditions équitables pour les producteurs européens.  Le rapport préconise de commencer par taxer l’aluminium ou le ciment, des produits très émetteurs de gaz à effet de serre et soumis à une forte concurrence internationale.

Enfin, le rapport prône une suppression des tribunaux internationaux d’arbitrage, régulièrement utilisés par des multinationales pour attaquer des Etats. L’an passé, près de 1.000 démarches ont été engagées dans le monde, dont une grande partie de recours abusifs lancés par des cabinets d’avocats, notent les auteurs. Près de 60% des dossiers aboutissent à une sanction financière contre les Etats. Ces arbitrages sont ainsi devenus des outils puissants d’influence sur les politiques publiques.

Climat-Greta Thunberg : victime d’un tombereau d’injures lamentables

Climat-Greta Thunberg : victime d’un  tombereau d’injures lamentables

 

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Suite  à son intervention musclée devant l’ONU,  Greta Thunberg   a reçu  un torrent de boues et d’injures de la part de politicards et de réacs. Elle a été traitée de tyran, de nazi, de folle, de gauchiste et d’irresponsable par des politiques, des journalistes et autres vieux chapeau à plumes. On lui reproche d’abord son jeune âge, en lui conseillant d’aller à l’école plutôt que de donner des leçons d’environnement aux aînés. La critique   la plus courant vise l’insuffisance de ses propositions comme si elle était une responsable politique. Notons que  c’est le type d’argument qui a même été employé hier par plusieurs responsables du gouvernement notamment la transparente secrétaire d’État à l’environnement, Pierson, qui hier se félicitait de l’action de Greta Thunberg.  Les plus climato- sceptiques en mal d’argument dénoncent ce qui serait le caractère totalitaire de son discours.

Enfin les plus réacs voudraient voir Greta Thunberg  entrer dans un asile psychiatrique. Tout cela révèle qu’en définitive les propos écologiques de certains ne sont qu’un vernis pour cacher l’irresponsabilité et le renoncement de ceux  qui n’ont rien compris à l’urgence de la problématique environnementale.  Même Macron qui parle haut et fort  mais agit peu n’a pu s’empêcher d’adresser une pique à Greta Thunberg  suite à la plainte déposée contre cinq pays dont la France. Macron qui ne sert pas grandit en déclarant que les manifestants écolos feraient mieux d’aller défiler en Pologne ! Comme quoi la condescendance et le mépris de Macon sont constitutifs de sa conception du débat.  Greta  Thunberg a le  mérite de dénoncer justement les contradictions entre les discours tonitruants de Macron et des autres et leurs pratiques concrètes en matière de politique environnementale. Il n’est pas étonnant que Macron n’est pas apprécié la dénonciation de cette contradiction

“Toutes les mobilisations de notre jeunesse ou des moins jeunes sont utiles”, a réagi, sur Europe 1, le président français depuis New York, où il assiste à l’Assemblée générale des Nations unies. Mais “maintenant on a besoin qu’on ait une jeunesse qui nous aide à faire pression sur ceux qui bloquent.”

“Je n’ai pas le sentiment que le gouvernement français ou le gouvernement allemand sont en train de bloquer”, a ajouté le chef de l’Etat, en mentionnant, dans le cas de la France, la fermeture programmée des centrales à charbon et la fin annoncée de l’exploitation des hydrocarbures.

“Là, des positions très radicales, c’est de nature à antagoniser nos sociétés”, a encore dit Emmanuel Macron.

Sur BFM TV, le ministre français de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a dit regarder la militante avec “un mélange de sympathie et de vigilance”, le risque étant selon lui d’élever une “génération de déprimés”. Un argument vraiment lamentable de la part de celui qui est en charge de la formation des esprits de la jeunesse. Bref, toutes ces attaques constituent une véritable honte et montre la duplicité et l’irresponsabilité de nombre de personnalités

Climat : 500 000 personnes à Montréal avec Greta Thunberg

Climat : 500 000 personnes à Montréal avec Greta Thunberg

Le week-end dernier la participation aux manifestations concernant le climat a été massif dans nombre de pays du monde. Si en Allemagne par exemple, les manifestants ont été particulièrement nombreux avec environ 1 million de personnes dans les rues, par contre la participation en France s’est révélée relativement modeste avec des chiffres entre 15 000 et 30 000 pour tout le pays. En cause le fait que nombre de dirigeants politiques, de journalistes, de personnalité et de pseudos experts adhèrent clairement au camp des climato- sceptiques. Certes le président de la république et le gouvernement délivrent  des messages tonitruants sur la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique mais dans la pratique les mesures sont insignifiantes voir même contradictoires avec l’objectif. Témoin encore la prochaine décision de refuser la consigne pour les bouteilles plastiques. En clair va favoriser le recyclage qui signifie qu’on va continuer de produire cet emballage dangereux et le détruire. Une manière aussi de faire de la croissance bien peu vertueuse. Pour preuve de l’insuffisante prise de conscience en France, la place donnée aux critiques voire  aux injures inadmissibles concernant Greta Berg après son discours à l’ONU. Des critiques qui sont même venues maintenant du gouvernement. Du coup, on peut se réjouir de la récente mobilisation au Canada Près de 500 000 personnes ont défilé à Montréal avec la militante suédoise Greta Thunberg, vendredi 27 septembre, dans le cadre d’une nouvelle « grève mondiale pour le climat », ont annoncé les organisateurs de la manifestation. C’est « la plus grosse manifestation de l’histoire du Québec », a annoncé à la foule François Geoffroy, du collectif La Planète s’invite au Parlement. La police n’a pas donné de chiffres officiels mais elle a salué une mobilisation « historique » qui s’est déroulée sans incidents majeurs.

 

« Vous pouvez être fiers de vous ! », s’est félicitée la jeune Suédoise face à la foule rassemblée à proximité du siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), à l’issue de la marche. « Il y a urgence et nous ne resterons pas les bras croisés », a déclaré la militante de 16 ans, avant de proclamer : « Nous sommes le changement et le changement arrive ».

« Cette semaine les leaders du monde entier se sont réunis à New York. Ils nous ont déçus une fois de plus avec leurs paroles creuses et leurs plans insuffisants », a-t-elle déploré, en évoquant le sommet de l’ONU sur le climat au début de la semaine à New York. Elle a répété que c’était un  »devoir moral » de « continuer à se battre pour la planète et pour notre avenir » afin d’être capables  »lorsque nous serons plus vieux de regarder nos enfants dans les yeux et de leur dire que nous avons fait tout notre possible ».

 

Greta Thunberg a affirmé que la mobilisation du vendredi 20 septembre, lors de la précédente « grève pour le climat », avait réuni « plus de 6,6 millions de personnes » dans le monde, selon les derniers chiffres disponibles. Les organisateurs parlaient jusqu’à présent de plus de quatre millions de personnes pour ce « vendredi pour le futur ».  »Nous continuerons à le faire jusqu’à ce qu’ils nous écoutent », a prévenu la militante écologiste sous les ovations.

 

Convention citoyenne pour le climat ? Du pipeau

Convention citoyenne pour le climat ? Du pipeau

Le tirage au sort des 150 citoyens qui doivent constituer la convention citoyenne pour le climat vient d’être effectué. On attend que ces 150 citoyens  proposent pour le début de l’année une nouvelle politique environnementale. Évidemment une vaste fumisterie. Cette  convention citoyenne sera composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations compétents sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macron relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention sera chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe.

 

 

Climat: Greta Thunberg, « prix Nobel alternatif »

Climat: Greta Thunberg, « prix Nobel alternatif »

 

Après le tombeau d’injures déversées sur Greta Thunbergs accusée d’être totalitaire, irresponsable, débile et même nazi, la récompense- du  prix Right Livelihood, sorte de Nobel alternatif vient heureusement récompenser les efforts de l’intéressée pour l’environnement. On a reproché à Greta Thunberg  y compris parmi le gouvernement français d’être trop pessimiste, trop radicale et de manquer de propositions. C’est évidemment oublier la gravité de la situation encore rappelée hier par le GIEC  à propos de la montée des eaux des océans. C’est aussi oublier  que ce mouvement de protestation incarnée par Greta Thunberg n’a pas vocation à gérer une politique mais  à faire prendre conscience des enjeux.  De ce point de vue, les réactions de nombreux climatosceptiques et autres politiques et autres réacs  faux-culs témoignent bien de l’ambiguïté et des contradictions entre les discours et la pratique. Justement ce qui a constitué le cœur des propos de Greta Thunberg à l’ONU.

La fondation Right Livelihood remettant ce prix a donc  récompensé l’adolescente suédoise, devenue une icône mondiale, pour avoir su “inspirer et amplifié la demande politique en faveur d’une action climatique urgente reflétant les faits établis par la science”.

Greta Thunberg, qui s’est fait connaître en lançant une grève de l’école l’an dernier, apostrophe régulièrement les grands dirigeants de la planète, comme elle l’a encore fait lundi dans un discours prononcé en ouverture du sommet des Nations unies sur le climat, à New York.

Trois autres lauréats ont été distingués, le chef indien Davi Kopenawa, au Brésil, la militante féministe chinoise Guo Jianmei et Aminatou Haidar, militante des droits de l’homme au Sahara occidental.

Chacun d’eux recevra un million de couronnes

Manifestation climat à Paris : perturbée par les Black blocs

Manifestation climat à Paris : perturbée  par les Black blocs

 

La manifestation pour le climat à Paris a compté entre 15 000 et 30 000 personnes selon les sources. De toute manière, une participation bien moins importante que dans d’autres pays comme en Allemagne près d’un million de personnes se  sont mobilisées. Cette relative faiblesse de participation est sans doute attribuée à la peur de dérapages. Des dérapages qui ont effectivement eu lieu du fait de  Black blocs infiltrés dans les défilés et dont la présence discrédite tout y compris les manifestations des gilets jaunes. C’est sans doute la peur de ces débordements qui a freiné la venue d’un nombre plus important de militants du climat. En même temps,  il faut signaler que cette journée paraissait relativement confuse en raison de la diversité des manifestations. Une manifestation au service du climat, mais aussi une manifestation de gilets jaunes par ailleurs peu nombreux, sans parler des quelques milliers de manifestants réunis par le syndicat FO et cette présence de Black blocs. Certains font observer que cette diversité correspond à la convergence des luttes souhaitées par certains. La vérité, c’est que pour l’instant il n’y a nullement de convergence de luttes mais addition de mécontentements par ailleurs souvent contradictoires notamment en matière d’environnement. Il y aura sans doute du ménage à faire pour clarifier des mobilisations qui d’une certaine manière s’annulent au lieu de s’additionner de manière cohérente. On ne peut pas considérer qu’une participation de l’ordre de 20 000 personnes à Paris constitue réellement un succès. En tout cas la crainte de dérives et les contradictions ont privé la manifestation de troupes significatives. De ce point de vue,  la mobilisation en France pour le climat est encore très loin d’être à la hauteur des enjeux. À noter que Macron a quand même été la cible de nombre de manifestants.

Une effigie d’Emmanuel Macron en “roi du blabla” a été transportée sur le parcours puis une banderole a été déployée sur le pont de Tolbiac où l’on pouvait lire, en anglais: “Macron polluter of the Earth (pollueur de la Terre)”. Le président français se rendra dimanche à New York où il participera notamment au sommet sur le climat organisé par l’Onu.

Grosse mobilisation mondiale pour le climat

Grosse mobilisation mondiale pour le climat

 

Grosse mobilisation partout dans le monde. En Europe aussi bien sûr avec en particulier un important défilé de presque 100 000 personnes à Berlin qui vient de décider un plan de 100 milliards sur 10 ans pour sauvegarder le climat Au total, plus de 5.000 événements étaient prévus sur toute la planète et Greta Thunberg, qui défilera à New York, a appelé jeudi dans une vidéo la jeunesse à s’approprier le combat. « Tout compte. Ce que vous faites compte », a déclaré celle qui est devenue le symbole d’une jeune génération convaincue que ses aînés n’en font pas suffisamment pour lutter contre le réchauffement.

Alors que le soleil se levait sur le Pacifique, des élèves ont lancé la journée au Vanuatu, aux Salomon ou aux Kiribati. « Nous ne coulons pas, nous nous battons, » scandaient des jeunes de ces atolls, menacés notamment par l’élévation du niveau des eaux.

En Australie, plus de 300.000 personnes – jeunes, parents et autres – se sont rassemblées dans plusieurs villes. Plus du double qu’au mois de mars, lors d’un premier mouvement similaire. « Nous sommes ici pour envoyer un message aux personnes au pouvoir, pour leur montrer que nous sommes sensibilisés et que cette question est importante pour nous », a déclaré à Sydney Will Connor, 16 ans. « C’est notre avenir qui est en jeu. »

« Nous sommes l’avenir et nous méritons mieux », a déclaré à Bangkok Lilly Satidtanasarn, 12 ans, surnommée la Greta Thunberg de Thaïlande pour son combat contre le plastique. Les adultes « ne font que parler, mais ils ne font rien. Nous ne voulons pas d’excuses ».

Des milliers de personnes ont défilé aux Philippines, un archipel également gravement menacé par l’élévation des océans. « Beaucoup de gens ressentent déjà ici les effets du réchauffement climatique, et notamment des typhons », a déclaré à Manille Yanna Palo, 23 ans.

« C’est pour votre futur, pour votre existence et pour votre vie même. Si vous n’êtes pas dans la rue vous perdez votre temps, où que vous soyez dans le monde », a lancé Aman Sharma, un étudiant manifestant à Delhi.

En Afrique du Sud, environ un demi-millier de personnes ont défilé dans la matinée à Johannesburg. « Notre école nous a autorisés à partir pour la manifestation. Si on ne fait pas quelque chose rapidement, ça sera le début de l’extinction humaine », s’inquiétait Jonathan Lithgow, collégien de 15 ans.

Cette journée doit donner à New York le coup d’envoi de deux semaines d’actions, avec notamment samedi le premier sommet de la jeunesse sur le climat organisé par l’ONU. Outre Greta Thunberg, 500 jeunes sud-américains, européens, asiatiques et africains y sont attendus.

Et vendredi 27 septembre, pendant l’Assemblée générale de l’ONU, aura lieu une autre grève mondiale coordonnée. Le sommet spécial climat lundi à l’ONU doit réunir une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont Emmanuel Macron et Angela Merkel.

A quelques exceptions notables, comme le président américain Donald Trump ou son homologue brésilien Jair Bolsonaro, nombre de dirigeants internationaux souscrivent à l’idée d’une urgence climatique. Mais ils sont attendus sur les détails concrets de leurs plans climatiques.

Pour avoir une chance de stopper le réchauffement du globe à +1,5°C (par rapport au XIXe siècle), il faudrait que le monde soit neutre en carbone en 2050, selon le dernier consensus de scientifiques mandatés par l’ONU.

 

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