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Coronavirus: contamination mondiale record en 24 heures

Coronavirus: contamination mondiale record en 24 heures

 

Hausse de 212.326 cas en 24 heures vendredi.

Les augmentations les plus importantes ont été constatées aux Etats-Unis, au Brésil et en Inde, selon les données quotidiennes de l’OMS.

Le dernier record, qui faisait état d’une hausse de 189.077 cas de contaminations confirmées en une journée, date du 28 juin. Le nombre de décès est resté stable à 5.000 par jour en moyenne.

Le nombre total de contaminations confirmées a franchi vendredi les 11 millions, selon un décompte établi par l’agence Reuters, marquant une étape importante dans la propagation de l’épidémie.

Reprise économique mondiale : un choc terrible pour l’emploi

Reprise économique mondiale : un choc terrible pour l’emploi

Contrairement au discours un peu trop volontariste des politiques et des experts qui voient déjà la sortie de la crise pour 2021, les experts du fonds monétaire international se montrent beaucoup plus prudents et même inquiets. Ils constatent  que la croissance mondiale chutera autour de 5% pour 2020. Quant à la prévision l’année à venir, il faut s’attendre à un rebond moins important que prévu (-0,4) par rapport à la prévision initiale, soit seulement 5,4 % au lieu des presque 6 % prévus en avril . Au contraire, l’organisme basé à Washington revoit sévèrement à la baisse ses prévisions par rapport à ce qu’il avait annoncé en avril. Et le rebond anticipé en 2021 sera moindre, à 5,4 %, contre 5,8 % attendus en avril. La crise du Covid-19 a provoqué un plongeon plus fort que prévu, notamment du fait de la sévérité et de la longueur des confinements. Du côté sanitaire le virus est encore loin d’être maîtrisé. Il se déplace plutôt vers les États-Unis, l’Amérique latine et Amérique du Sud mais le nombre d’infectés ne cesse d’augmenter. Par ailleurs et surtout craint maintenant une deuxième vague de Corona virus pour l’automne qui contraindrait sans doute à des confinements mortels non de branches économiques. Comme on sait que tout les prévisions économiques sont toujours un peu… optimiste autant convenir qu’il faudra plusieurs années pour retrouver le niveau de croissance de l’année 2019. Du coup situation qui va générer une plus grande prudence de la part des investisseurs, des acteurs économiques et des ménages qui va faire se succéder une crise de la demande à une crise de la, l’une alimentant l’autre évidemment et  réciproquement.

La plus grande crise mondiale depuis 150 ans ( Banque mondiale)

La plus grande crise mondiale depuis 150 ans ( Banque mondiale)

La Banque mondiale estime ainsi qu’entre 70 et 100 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté, effaçant ainsi les progrès réalisés les trois dernières années dans la lutte contre la pauvreté.

Avant cette crise sanitaire, l’institution tablait sur une nouvelle baisse en 2020 de la proportion de la population mondiale vivant avec moins de 1,90 dollar par jour.

La pandémie qui s’est déclenchée en fin d’année dernière en Chine touche la très grande majorité des pays dans le monde.

Elle a fait plus de 400.000 morts selon le recensement des chiffres officiels par l’AFP.

Pour freiner la contamination et surtout éviter que les systèmes de santé ne soient totalement débordés, de nombreux pays ont pris des mesures de confinement qui ont mis leur économie respective à genoux.

Et si la Banque mondiale prévoit un rebond en 2021, le risque d’une deuxième vague d’infections, en l’absence de vaccin, n’est pas écarté, ce qui pourrait miner la reprise.

Si la Chine, deuxième puissance économique mondiale, est quasiment la seule des grandes économies à afficher de la croissance cette année, le ralentissement est tel qu’il va contrarier la reprise dans les pays en développement, a mis en garde l’institution de Bretton Woods.

Pour les seules économies avancées dont la consommation et l’offre se sont effondrées sous l’effet de la paralysie du secteur des transports, de l’hôtellerie et de la restauration ainsi que des loisirs, la contraction s’élèvera à 7%, estime pour l’heure la Banque mondiale.

Le PIB des marchés émergents et les économies en développement devraient reculer de 2,5%, « la première contraction pour ce groupe de pays depuis au moins soixante ans ».

Ayhan Kose, directeur des perspectives de développement, a souligné au cours de la conférence téléphonique, la difficulté de faire des prévisions pour une crise s’apparentant à un désastre naturel.

Aussi l’institution a-t-elle prévu un scénario du pire: en cas de seconde vague de la pandémie ou si les autorités étaient contraintes de reprendre des mesures de confinement, le PIB mondial pourrait alors se contracter de 8%.

« Ces interruptions de l’activité pourraient forcer des entreprises à cesser leur activité et à rembourser leur dette », mettent en garde les auteurs du rapport, alors que l’endettement des entreprises privées étaient déjà un sujet de préoccupation avant la crise sanitaire.

Enfin, quand bien même, la reprise avec un taux de croissance de 4,2% l’année prochaine se matérialisait, « dans de nombreux pays, les profondes récessions provoquées par le Covid-19 devraient peser sur la capacité de croissance pour les années à venir », note le rapport.

La semaine dernière, le président de la Banque Mondiale, David Malpass, avait, lui, déploré le manque d’investissements qui va ralentir la reprise.

 

Croissance mondiale : une baisse d’au moins 5,2 % en 2020

Croissance mondiale : une baisse d’au moins 5,2 % en 2020

Les premiers chiffres avancés quant aux conséquences du Coronv irus étaient trop optimistes. Sans doute ne voulait-on pas trop décourager les acteurs économiques investisseurs, ménages et entreprises. Avec les chiffres qui s’alignent tant en matière sanitaire , qu’ en matière économique, les révisions malheureusement se détériorent encore. La banque mondiale il n’y a pas longtemps prévoyait 3 % de baisse de croissance 2020 a presque doublé son chiffre pour l’année en cours.

 

Dans sa précédente prévision, en avril, la Banque mondiale ne prévoyait qu’un recul de 3,0% de l’économie globale en 2020. Pour les économies avancées, détaille la Banque mondiale, la contraction sera de 7,0% cette année (-6,1% aux Etats-Unis comme au Japon, -9,1% dans la zone euro) avant une reprise de 3,9% en 2021.

Le PIB global des économies émergentes devrait reculer lui de 2,5%, sa première contraction depuis la création de cette série statistique en 1960.

La Chine devrait préserver 1,0% de croissance sur l’année tandis que les économies indienne et brésilienne devraient chuter respectivement de 3,2% et de 8,0%.

La Banque mondiale souligne que la contraction du PIB mondial par habitant sera d’une ampleur inédite depuis 1945-46.

 

Automobile mondiale en 2020.: Une chute de 12 à 15 %

Automobile mondiale en 2020.: Une chute de 12 à 15 %

Le  président Macron a décidé de prendre lui-même en main le problème dramatique de l’industrie automobile. Il tiendra bien entendu compte de la situation de la production française mais aussi de l’environnement mondial qui va se traduire par une chute des ventes de 12 à 15 % dans le monde. Le cabinet IHS Markit, qui indique « avoir revu à la baisse ses prévisions dans pratiquement toutes les régions du monde », anticipe une chute des ventes d’automobiles de plus de 12% par rapport à 2019, autour de 78,8 millions d’unités. La perte s’élèverait ainsi à 10 millions de voitures par rapport aux prévisions établies en janvier 2020, avant la crise sanitaire. En Europe (sur un périmètre large), il table sur un marché en repli de 13,6%, à 15,6 millions d’unités, soit une baisse de volume de 1,9 million d’unités par rapport aux paramètres pré-coronavirus.

De son côté, Morgan Stanley considère que le marché automobile européen pourrait s’établir autour des 12,5 millions d’unités, contre 13,7 millions dans sa prédiction précédente. Elle table désormais sur une chute de 13% des ventes, par rapport à une prévision antérieure d’une baisse de 4%. La banque américaine anticipe une chute des ventes mondiales de 8 millions sur le seul premier semestre 2020, soit un repli de près de 20%.

Enfin, l’agence de notation Moody’s a révisé en forte baisse le 27 mars ses prévisions pour les ventes mondiales de voitures, tablant désormais sur une chute de 14% du marché cette année. L’agence de notation, qui n’envisageait encore qu’une baisse de 2,5% du marché mondial en février, estime qu’un rebond est probable en 2021, « en partie grâce à un report des ventes qui n’auront pas été réalisées cette année ». L’Europe occidentale devrait être la plus touchée, avec une baisse du marché automobile de 21%, Moody’s rappelant que la fin de l’exercice 2019 avait été particulièrement dynamique en raison d’immatriculations tactiques. Le groupe prévoit également une baisse des ventes de voitures « d’au moins 15% aux Etats-Unis, de 10% en Chine et de 8% au Japon ».

Crise économique mondiale plus grave que la crise financière de 2008 (FMI)

Crise économique mondiale plus grave que la crise financière de 2008 (FMI)

Le FMI tente de rassurer en indiquant que la reprise devrait être forte en 2021. Personne n’en sait rien évidemment car tout dépendra de la durée de la pandémie dont certains pensent qu’elle pourrait durer plusieurs mois voir même plusieurs années.

 

Ce qui est sûr, c’est que l’économie s’écroule dans des conditions beaucoup plus graves que lors de la crise financière de 2008. Ainsi l’activité économique qui avait baissé de 3 à 4 % dans les pays développés pourrait voir la richesse diminuer de 20 à 30 % si la crise se prolonge jusqu’à l’été. Déjà les indicateurs d’activité Markit montrent un véritable écroulement de l’économie en mars avec une chute de près de 50 % de l’activité. La pandémie du coronavirus a contraint de nombreux pays à prendre des mesures draconiennes — suspension de lignes aériennes, fermeture de magasins, bars et restaurants et confinement de millions de personnes, mettant un coup d’arrêt à l’activité économique du monde.

Le problème sur lequel le fonds monétaire international ne met pas l’accent et qui apparaît catastrophique c’est l’incapacité à coordonner les actions internationales tant sur le plan de la santé que dans le domaine économique et financier. Or ce serait notamment l’une des missions du fonds monétaire international que d’organiser cette cohérence et cette efficacité mondiale. Si le système financier a pu être sauvé lors de la crise de 2008, c’est essentiellement parce que la coordination des actions internationales a été mise en place.

Alors pour l’instant chaque pays, chaque zone essaye de bricoler dans son coin des recettes pour éviter le drame sanitaire mais aussi le drame économique. Le Fonds se dit « prêt à déployer toute sa capacité de financement, soit 1.000 milliards de dollars ». Mme Georgieva assure par ailleurs travailler en collaboration avec les autres institutions financières internationales « pour apporter une réponse coordonnée solide ». Mais si l’on en juge par les décisions des banques centrales ou les politiques budgétaires, la coordination paraît très relative.

Dans un communiqué séparé, la Banque mondiale a rappelé avoir approuvé un paquet d’aide immédiate de 14 milliards de dollars pour lutter contre l’impact du coronavirus. « Nous préparons également des projets dans 49 pays (…) avec des décisions attendues cette semaine sur pas moins de 16 programmes », a indiqué David Malpass, son président, cité dans le texte. La Banque mondiale est en outre « en dialogue avec la Chine parmi d’autres pays clés pour obtenir de l’aide pour la fabrication et la livraison rapides d’un grand nombre de fournitures nécessaires », a-t-il ajouté, faisant état « de réponses positives ».

David Malpass a enfin indiqué que le groupe la Banque mondiale, qui inclut la société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), était en mesure de déployer jusqu’à 150 milliards de dollars au cours des 15 prochains mois. Le nouveau coronavirus a fait au moins 15.189 morts dans le monde, dont une nette majorité désormais en Europe, depuis son apparition en décembre en Chine.

Coronavirus : les Etats-Unis nouvel épicentre de la crise mondiale

Coronavirus : les Etats-Unis nouvel épicentre de la crise mondiale 

Avec au moins 82 404 cas, les Etats-Unis ont dépassé jeudi 26 mars l’Italie et la Chine et sont devenus le pays du monde à compter le plus de cas recensés d’infection au nouveau coronavirus, selon les données de l’université Johns Hopkins et du New York Times. L’Italie dénombrait jeudi 80 539 cas et la Chine 81 285, selon un comptage de l’AFP.

 

Crise économique mondiale plus grave que la crise financière de 2008 (FMI)

Crise économique mondiale plus grave que la crise financière de 2008 (FMI)

Le FMI tente de rassurer en indiquant que la reprise devrait être forte en 2021. Personne n’en sait rien évidemment car tout dépendra de la durée de la pandémie dont certains pensent qu’elle pourrait durer plusieurs mois voir même plusieurs années.

 

Ce qui est sûr, c’est que l’économie s’écroule dans des conditions beaucoup plus graves que lors de la crise financière de 2008. Ainsi l’activité économique qui avait baissé de 3 à 4 % dans les pays développés pourrait voir la richesse diminuer de 20 à 30 % si la crise se prolonge jusqu’à l’été. Déjà les indicateurs d’activité Markit montrent un véritable écroulement de l’économie en mars avec une chute de près de 50 % de l’activité. La pandémie du coronavirus a contraint de nombreux pays à prendre des mesures draconiennes — suspension de lignes aériennes, fermeture de magasins, bars et restaurants et confinement de millions de personnes, mettant un coup d’arrêt à l’activité économique du monde.

Le problème sur lequel le fonds monétaire international ne met pas l’accent et qui apparaît catastrophique c’est l’incapacité à coordonner les actions internationales tant sur le plan de la santé que dans le domaine économique et financier. Or ce serait notamment l’une des missions du fonds monétaire international que d’organiser cette cohérence et cette efficacité mondiale. Si le système financier a pu être sauvé lors de la crise de 2008, c’est essentiellement parce que la coordination des actions internationales a été mise en place.

Alors pour l’instant chaque pays, chaque zone essaye de bricoler dans son coin des recettes pour éviter le drame sanitaire mais aussi le drame économique. Le Fonds se dit « prêt à déployer toute sa capacité de financement, soit 1.000 milliards de dollars ». Mme Georgieva assure par ailleurs travailler en collaboration avec les autres institutions financières internationales « pour apporter une réponse coordonnée solide ». Mais si l’on en juge par les décisions des banques centrales ou les politiques budgétaires, la coordination paraît très relative.

Dans un communiqué séparé, la Banque mondiale a rappelé avoir approuvé un paquet d’aide immédiate de 14 milliards de dollars pour lutter contre l’impact du coronavirus. « Nous préparons également des projets dans 49 pays (…) avec des décisions attendues cette semaine sur pas moins de 16 programmes », a indiqué David Malpass, son président, cité dans le texte. La Banque mondiale est en outre « en dialogue avec la Chine parmi d’autres pays clés pour obtenir de l’aide pour la fabrication et la livraison rapides d’un grand nombre de fournitures nécessaires », a-t-il ajouté, faisant état « de réponses positives ».

David Malpass a enfin indiqué que le groupe la Banque mondiale, qui inclut la société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), était en mesure de déployer jusqu’à 150 milliards de dollars au cours des 15 prochains mois. Le nouveau coronavirus a fait au moins 15.189 morts dans le monde, dont une nette majorité désormais en Europe, depuis son apparition en décembre en Chine.

Pour une vraie gouvernance mondiale de la santé publique

Pour une vraie gouvernance mondiale de la santé publique

Du fait  sans doute les grandes insuffisances de l’OMS, Il faut une vraie gouvernance mondiale de la santé d’après Irina Bokova, ancienne directrice générale de l’UNESCO, Hakima el Haite, ministre de l’environnement du Maroc lors de la COP22 et présidente de l’internationale libérale, George Papandreou, ancien premier ministre grec et président de l’internationale socialiste, Joël Ruet président du The Bridge Tank, membre actif du groupe d’engagement du G20 avec les think tank.( Opinion dans la Tribune)

 

 

« Le coronavirus, ou l’histoire d’une pandémie annoncée ? Après les coups de semonce du SARS de 2003, du « H1N1 » ou grippe porcine de 2009 et d’Ebola en 2015, des travaux étayés de la Fondation Gates de 2017 et de l’OMS à l’automne 2019 prédisaient une pandémie majeure « d’ici à 15 ans ». Ils auront eu raison très tôt. Si les épidémies ne sont pas nouvelles, la pression démographique et écologique sur les écosystèmes, les flux humains de la mondialisation, renforcent leur probabilité et leur diffusion. Pour autant l’humanité n’est pas démunie et c’est le moment de doter la sécurité sanitaire des meilleurs outils de la gouvernance mondiale.

Les nations mettent en place une gouvernance commune dotée d’objectifs, de procédures et de moyens pour la stabilité financière ou pour le climat. La sécurité sanitaire mérite également un traitement collectif ambitieux, permanent, en amont des crises.

La stabilité financière a été renforcée dans ses moyens depuis la crise de 2007-2008 : politiques d’assouplissement quantitatif, prise de conscience de la nécessité d’un débat sur la re-règlementation bancaire, relèvement d’un cran hiérarchique pour le G20 des argentiers qui maintenant réunit les chefs d’Etats. Le climat, lui, dispose de son panel d’experts (le GIEC), de fonds dédiés (le Fonds Vert Mondial), de plans nationaux pour rester sous les 2 degrés. Dispositifs améliorables mais nécessaires. La sécurité sanitaire mérite des outils similaires.

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Nous appelons à une mise en réseau permanente de centres de recherches (pour Ebola, nombre d’entre eux ne se sont jamais mobilisés, pour le coronavirus il a fallu attendre mi-février), un réseau mondial de capacités industrielles de médicaments et d’équipements médicaux immédiatement ré-orientables à la demande de l’OMS, une « Académie de l’OMS », projet déjà en discussion, mais qui adjoigne au corps médical un panel permanent d’expertises multiples (de gestion de crise, d’expertise de données, de compétences des organisations philanthropiques et urgentistes), un fonds dédié pour financer toute accélération de crise, un rapport annuel des risques et bonnes pratiques. Enfin, la réflexion doit lier biodiversité et pandémies.

Comment contenir durablement la contagion ?

Ces outils sont réalistes et nécessaires pour que la santé dispose d’une véritable gouvernance mondiale, dont le principe le plus communément admis repose sur le concept de bien public mondial : ce qui est utile pour tous n’est organisable que par tous. La sécurité sanitaire globale est clairement un bien public mondial : la diffusion du COVID-19 démontre que chaque pays bénéficiera de la bonne santé des autres ; pour contenir durablement la contagion le seul endiguement local est illusoire quand tout maillon faible menace d’un possible regain pandémique. Seul un vaccin enrayera définitivement le virus et la course nationale ou privée au sésame serait une erreur : ne pas mutualiser la recherche décale pour chacun sa mise en oeuvre. Dès aujourd’hui engageons-nous envers un futur stock mondial de vaccins dédié aux plus démunis au Sud comme au Nord.

Si le monde a tardé c’est que le concept de bien public mondial (BPM) revoie à un débat progressiste large : faut-il inclure à la liste des BPM la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté, voire les inégalités, la préservation des cultures et des identités ? Faut-il les durcir en droits fondamentaux, tel un droit à la souveraineté alimentaire ? Le concert dissonant des nations n’est pas prêt de s’entendre sur la liste. Mais la question est aujourd’hui selon nous tranchée pour la santé : la crainte légitime des populations, la science, font basculer la sécurité sanitaire du côté du bien public mondial.

Si la définition concrète de séries de mesures de confinement et de traitement questionne aujourd’hui chaque pays, toutes organisations politique et sociale confondues, il est essentiel d’échanger, de mutualiser un jeu de réponses solidairement mises en oeuvre dès les premiers foyers. Le temps est la clé : instaurons un niveau d’alerte intermédiaire à la déclaration d’une « urgence de santé publique de portée internationale » de l’OMS. Le multilatéralisme reste plus que jamais de mise.

L’urgence est de reprendre du champ sur une base scientifique et par une communauté de moyens, en évitant le double-jeu politique à inévitable effet boomerang. La lutte contre le coronavirus sera âpre, suivie d’autres ; il n’est pas trop tôt pour en tirer ensemble les premières leçons en organisant la gouvernance mondiale de la santé.

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Irina Bokova est ancienne directrice générale de l’UNESCO

Hakima el Haite, ministre de l’environnement du Maroc lors de la COP22, préside l’Internationale Libérale

George Papandreou,  ancien premier ministre grec, préside l’internationale socialiste

Joël Ruet préside The Bridge Tank, membre actif du groupe d’engagement du  G20 avec les think tank.

Les vues des auteurs sont personnelles et n’engagent pas leurs organisations d’appartenance

Coronavirus: l’impact sur l’économie mondiale

Coronavirus: l’impact sur l’économie mondiale

Le premier impact sera sur la croissance avec une Chine qui risque de passer de 6 % à 0 % pour l’évolution du Pib. Par ailleurs, la croissance mondiale pourrait diminuer de moitié passant de 3 % à 1,5 %. Nombre de pays comme dans l’union européenne vont tutoyer la stagnation voire la régression. Le deuxième phénomène c’est que la sanitaire va jouer un rôle d’accélérateur de la crise financière qui menaçait déjà nombre d’entreprises portées en quelque sorte à bout de bras par des liquidités déversées massivement par les banques centrales.

Beaucoup d’entreprises ne pourront pas résister pour des questions de trésorerie à ce nouveau choc. En gros, on va faire marcher encore davantage la planche à billets pour sauver ce qui peut l’être ce qui inévitablement va relancer un processus d’inflation alors que depuis déjà des années d’inflation étaient très contrôlée. Une autre conséquence est relative à la restructuration des processus de production et de distribution. Certes,  il y aura  sans doute certaines relocalisations dans les pays d’origine des sociétés mais surtout une diversification en Asie mais pas seulement qui rendra ainsi moins dépendant de la Chine aujourd’hui véritable usine du monde (  entre parenthèses 30 % de la production industrielle mondiale).

À cause de la crise financière, on va aussi assister à une chute des investissements privés auront du mal à être compensés  par d’éventuels investissements publics soutenus par les autorités monétaires et les actions budgétaires. Le pire des dangers serait une crise financière, type  2008. On en effet injecté des masses de liquidités dans l’économie qui ont permis à des entreprises de subsister artificiellement voire de retarder les efforts de productivité. En DP de tous les plans de soutien on ne pourra sauver des entreprises déjà malades financièrement et qui vont être percutées en plus par une nette baisse d’activité aggravant leurs problèmes de trésorerie.

Le système financier lui-même pourrait être atteint dans la mesure il s’est investi de manière un peu trop spéculative dans des secteurs fragiles. De ce point de vue, des faillites en cascade sont à prévoir non seulement dans le secteur économique mais aussi même dans le secteur financier. La dette mondiale en effet est passée sous l’effet des liquidités massives des banques centrales de 200 % du Pib à 300 % du Pib mondial en quelques années.

Coronavirus: croissance mondiale divisée par deux ?

Coronavirus: croissance mondiale divisée par deux ?

 

On est passé à différentes phases de l’évaluation des dégâts du virus chinois. Dans un premier temps,  on s’est efforcé de rassurer tout le monde en affirmant que la situation était sous contrôle et que les conséquences seraient intimes. Dans une deuxième phase, on a commencé à avancer des chiffres mais avec des dégâts très minimes , on parlait en France par exemple d’une diminution de 0,1 % de la croissance. Maintenant l’OCDE prend la mesure de l’impact et imagine que la croissance mondiale pourrait être seulement de 2,4 % voir de 1,5 % au lieu de 3%. De toute manière la baisse de l’activité économique sera mécanique. En effet la Chine, pays le plus touché, voit son économie complètement s’écrouler . Un impact direct sur la croissance mondiale puisque l’économie chinoise représente à peu près 20 % du total. Mais le pire c’est que ce virus envahit aussi maintenant tous les continents et surtout que toutes les chaînes d’approvisionnement et de distribution sont maintenant perturbées. S’ajoutera à cela l’impact de possible du système financier qui va se trouver grandement fragilisé avec encore un accroissement de l’endettement notamment des entreprises.

 

L’épidémie de coronavirus pénalise l’économie mondiale qui devrait croître cette année à son rythme le plus faible depuis la crise financière il y a plus de dix ans, a prévenu lundi l’OCDE, pressant les gouvernements et les banques centrales d’agir pour éviter un impact encore plus important.

L’économie mondiale devrait progresser de seulement 2,4% en 2020, son taux le plus faible depuis 2009 alors que l’OCDE tablait encore sur une croissance de 2,9% en novembre, a indiqué l’organisation dans ses prévisions actualisées.

 

L’OCDE estime que l’économie mondiale pourrait renouer avec un taux de croissance de 3,3% en 2021, une prévision basée sur l’hypothèse d’un pic de l’épidémie de coronavirus en Chine au premier trimestre 2020 et d’une propagation contenue dans le reste du monde.

Toutefois, si le nouveau virus s’étendait en Asie, en Europe et en Amérique du Nord, la croissance mondiale pourrait tomber à 1,5% en 2020, a averti l’OCDE.

 

“Le principal message de ce scénario baissier est qu’il provoquerait une récession dans beaucoup de pays, c’est pourquoi nous appelons à ce que des mesures soient prises dans les régions touchées aussi rapidement que possible”, a dit à Reuters l’économiste en chef de l’OCDE, Laurence Boone.

 

Les gouvernements doivent soutenir les systèmes de santé en accordant un supplément de salaire ou un allègement fiscal aux employés qui font des heures supplémentaires et en mettant en place des programmes de chômage partiel pour les entreprises confrontées à une baisse de la demande, a-t-elle ajouté.

 

Les gouvernements pourraient accorder aux entreprises un allègement financier supplémentaire en réduisant les charges sociales, en suspendant la taxe sur la valeur ajoutée et en accordant des prêts d’urgence aux secteurs particulièrement touchés comme l’industrie du tourisme, a encore dit Laurence Boone.

L’économiste ajoute que les gouvernements ne devraient pas se concentrer sur une réduction des dépenses et laisser les programmes d’assurance-chômage jouer leur rôle pour amortir le coup porté à l’activité économique.

 

Parallèlement, les banques centrales devraient fournir aux marchés financiers, qui ont connu la semaine dernière leur plus forte baisse depuis 2008, des signaux rassurants sur leur volonté et leur capacité d’assouplissement de leur politique monétaire et à apporter des liquidités aux banques si nécessaire.

 

Suites du coronavirus, « le monde va changer » pour l’économie mondiale

 

L ‘économiste Daniel Cohen livre son analyse sur les conséquences prévisibles de l’épidémie pour l’économie mondiale  (Interview Le Monde)

« Le coronavirus est-il plus dangereux pour l’économie que pour les humains? L’expert Daniel Cohen décrypte comment l’onde de choc partie de la Chine va impacter l’activité en Europe. Et remettre en question la nature de la mondialisation. « Ce que le confinement de Wuhan a provoqué en Chine se reproduirait plus près de nous avec une intensité forte si tout devait s’arrêter un à deux mois dans des régions entières », explique-t-il. Il estime aussi que la France « sera moins impactée que l’Allemagne par le ralentissement international ».

Est-ce que le coronavirus peut plonger le monde dans une récession?
C’est encore trop tôt pour le dire. Mais il va certainement provoquer une baisse significative de la croissance mondiale. Le FMI a fait une estimation beaucoup trop optimiste du ralentissement attendu, de 0,1 %, de la croissance. En 2003, le virus du Sras avait entraîné un ralentissement de 0,2%, or il y a toutes les raisons de multiplier ce chiffre par un facteur assez important.

Pourquoi?
D’abord parce que la taille de la Chine a été multipliée par quatre par rapport à 2003. À choc équivalent pour la Chine, les effets sont beaucoup plus significatifs pour les autres pays. Bien que le taux de mortalité du coronavirus soit moindre, le nombre de morts est déjà trois fois supérieur et le nombre de gens contaminés dix fois supérieur à celui du Sras. Or c’est la mise en quarantaine de populations très importantes qui a un impact économique et déclenche une rupture de la croissance.

Les Chinois participent, à un point ou à un autre de la chaîne de valeur, à la fabrication d’un très grand nombre de produits

Quel sera son impact pour l’économie chinoise?
Avec le Sras, elle avait perdu 1 point de PIB. Cette fois, ce sera le double au minimum. Au début des années 2000, la Chine était en phase d’expansion. Elle bénéficiait à plein du fait d’être devenue membre de l’OMC. Il y avait un formidable boom des exportations chinoises. Le Sras était donc apparu comme un caillou sur le chemin d’une forte croissance. Au début de 2020, la Chine était déjà entrée dans une phase de ralentissement. Sous l’effet de la seule guerre commerciale avec Donald Trump, elle était déjà en train de passer sous la barre des 6% de croissance. Elle peut donc tout à fait atterrir sous la barre des 4%, voire des 3%.

Entre-temps nous sommes devenus plus dépendants de la Chine?
Nous sommes en effet « Chine-dépendants ». La grande différence avec le début des années 2000, c’est que l’on a assisté ces deux dernières décennies à ce que les économistes appellent une « désintégration verticale de la chaîne de valeur ». Un produit industriel fait désormais l’objet d’un découpage de sa production aux quatre coins du monde. Les Chinois participent, à un point ou à un autre de la chaîne de valeur, à la fabrication d’un très grand nombre de produits.

Cela augmente-t-il les risques de contagion pour l’économie mondiale?
L’économie mondiale est touchée simultanément du côté de l’offre et du côté de la demande, et c’est nouveau. L’offre est désorganisée, certains secteurs ne peuvent plus produire. C’est le cas pour Apple, qui ne peut plus fabriquer ses iPhone par exemple. Pour ce qui est de la demande, la Chine est devenue un très grand marché dans plusieurs domaines. Elle représente un tiers du marché automobile mondial, ce qui va fortement impacter l’Allemagne par exemple. En France, ce sont les recettes du tourisme qui vont être touchées. Pour les hôtels qui s’étaient habitués à accueillir beaucoup de Chinois, la perte sera réelle.

La France a déjà relâché son effort de consolidation budgétaire depuis la crise des Gilets jaunes. Il faudra certainement faire plus si la crise devait s’intensifier

Quelle peut être l’ampleur de l’impact global sur l’économie européenne?
Par rapport à un choc chinois qui pourrait à lui seul représenter 1 point de croissance en moins pour l’économie mondiale, tout peut être démultiplié si le virus devait frapper toute l’Europe, comme il a commencé à le faire en Italie. Il faut prier pour que cela reste une exception. Ce que le confinement de Wuhan a provoqué en Chine se reproduirait plus près de nous avec une intensité forte si tout devait s’arrêter un à deux mois dans des régions entières.

D’autant que l’Europe part d’une croissance beaucoup plus basse que la Chine…
Comme la Chine, les exportateurs européens ont subi l’année dernière le choc de la guerre commerciale de Trump. La crise chinoise va s’y ajouter. Et nos économies ne sont pas florissantes. Elles allaient elles aussi beaucoup mieux à l’époque du Sras, au début des années 2000. Quand les corps sont fragiles, ils sont plus vulnérables à la maladie. C’est pareil pour les économies.

Que doit-on redouter pour la croissance française?
Elle sera moins impactée que l’Allemagne par le ralentissement international, mais elle sera certainement en deçà de 1%. Ça dépendra de l’impact du virus dans certaines régions françaises.

Si la situation se dégrade, que pourra-t-on faire?
C’est le problème central : on n’a plus de munitions en matière de politique monétaire. Les taux sont déjà négatifs et je ne vois pas ce que Christine Lagarde va pouvoir faire de plus à la tête de la BCE. Ce qui nous ramène à la politique budgétaire. La France a déjà relâché son effort de consolidation budgétaire depuis la crise des Gilets jaunes. Il faudra certainement faire plus si la crise devait s’intensifier. Mais les regards se portent surtout sur l’Allemagne. Elle a été directement touchée par la guerre commerciale de Trump, elle va être la première victime de cette crise chinoise. Son économie est essoufflée et elle va prendre une nouvelle gifle à un an des élections. Or elle a des excédents commerciaux énormes et des excédents budgétaires à ne plus savoir qu’en faire…

La bonne nouvelle, c’est que les taux d’intérêt ne vont pas remonter, c’est désormais certain

Mais l’Allemagne a toujours refusé de relancer l’économie européenne.
Les prêtres de la science économique se tournent vers elle en la suppliant d’agir. Jusqu’à présent elle pouvait dire : pourquoi devrais-je changer de politique alors que ma croissance est bonne et que je n’ai pas de chômage? Pour vous faire plaisir? La situation est différente à présent. Ce serait de son intérêt propre de mener une politique de relance. Si elle devait rester accrochée à son objectif de zéro déficit, ce serait la preuve qu’elle est dans l’obsession idéologique, un très mauvais signal pour une Europe confrontée aux eurosceptiques.

Est-ce que cette crise économique peut déboucher sur un krach?
Le diagnostic de départ selon lequel les actions étaient au début de l’année à des niveaux très élevés est indiscutable. Mais la cause de ce phénomène, ce sont les taux d’intérêt qui sont très, très bas. C’est un théorème simple : quand les taux baissent, le prix des actifs monte car les investisseurs cherchent du rendement. La bonne nouvelle, c’est que les taux d’intérêt ne vont pas remonter, c’est désormais certain. Les taux américains à dix ans flirtaient les 3% il y a deux ans, ils sont redescendus à 1,3 ou 1,4%. Mais l’envers de la situation est qu’ils auront du mal à baisser davantage. C’est en partie pourquoi la Bourse a dévissé cette semaine. Les Banques centrales sont démunies…

Le comportement des acteurs économiques, poussés par la peur, ne risque-t-il pas d’accentuer la crise?
Effectivement, l’incertitude est toujours mauvaise. Par exemple, je ne suis pas sûr que les gens aient envie de faire un grand voyage à l’étranger en ce moment. Mais pour l’instant, dans les pays qui ne sont pas impactés directement, je n’ai pas l’impression que les populations aient fortement modifié leurs intentions d’achat.

Il semble que l’épidémie se propage à toute l’Europe?
Nous sommes en effet peut-être, comme le disait Nassim Nicolas Taleb, l’auteur du livre Le Cygne noir, à la veille d’un processus qui peut se démultiplier. C’est ce qui va se jouer dès cette semaine. Ce que l’on doit redouter, c’est que des foyers s’allument un peu partout, à l’instar de ce qui s’est passé en Italie.

Peut-être sommes-nous en train d’assister aux premières escarmouches d’un immense affrontement, qui va monter en puissance à l’échelle du siècle

Que pensez-vous de la tentation de confiner et de fermer les frontières?
La fermeture des frontières est évidemment un instrument qui doit pouvoir être actionné si c’est nécessaire. Mais ce sont surtout des zones internes à chaque pays qui vont devoir être confinées. Et il faut avoir le culot d’annuler les grands rassemblements humains comme les salons professionnels ou les compétitions sportives. Annuler un match de foot peut avoir plus d’importance que de fermer une frontière.

Nous vivons dans un monde zéro stock et mondialisé. Pourra-t-il redémarrer comme si de rien n’était?
Le monde va sans doute changer. C’est la deuxième crise à laquelle on est exposé après celle provoquée par la guerre commerciale de Trump. Celle-ci a déjà convaincu les Chinois qu’ils devaient acquérir une plus grande autonomie en matière technologique. Ils sont en train d’apprendre à se passer des États-Unis. Ils ont compris qu’il suffit d’un fou à la tête de la Maison-Blanche pour dérégler le fonctionnement de leur économie. Évidemment ça dépendra beaucoup de la réélection ou non du président américain. S’il est reconduit, la démondialisation commencera par la Chine et se propagera à l’Europe. On peut noter à cet égard que l’un des effets de la crise sera de ralentir aussi l’économie américaine, et notamment son secteur industriel. Cela priverait Trump de l’un de ses arguments, une économie florissante, et notamment dans les swing states industriels qu’il avait ravis aux démocrates…

Les entreprises vont-elles renoncer à produire dans des pays pas chers?
On a passé le pic de la mondialisation. Les entreprises vont vouloir raccourcir leur chaîne de valeur. Elles vont maintenant réfléchir à deux fois avant de délocaliser la gestion informatique de leur comptabilité en Inde ou de mettre toutes leurs données dans des clouds gérés par des entreprises étrangères.

Va-t-on devoir se déshabituer de la Chine?
De la Chine peut-être, de l’Asie c’est moins sûr. Il y a de nombreux pays comme le Cambodge ou le Vietnam qui sont prêts à prendre la relève. La Chine va elle-même vouloir se déshabituer des États-Unis. Peut-être sommes-nous en train d’assister aux premières escarmouches d’un immense affrontement, qui va monter en puissance à l’échelle du siècle.

L’Europe devrait-elle en profiter pour relocaliser certaines activités industrielles?
Les pays ne vont pas brutalement devenir autarciques, mais beaucoup de forces poussent vers une moindre mondialisation. La plus importante est qu’il faut urgemment prendre en compte l’empreinte carbone de tous ces échanges. Il va falloir faire cesser ces tours du monde que la chaîne de valeur fait parcourir aux marchandises, dont le coût en termes de carbone est disproportionné par rapport aux économies qu’elles sont censées apporter aux consommateurs.

Coronavirus: croissance mondiale divisée par deux ?

Coronavirus: croissance mondiale divisée par deux ?

 

On est passé à différentes phases de l’évaluation des dégâts du virus chinois. Dans un premier temps,  on s’est efforcé de rassurer tout le monde en affirmant que la situation était sous contrôle et que les conséquences seraient intimes. Dans une deuxième phase, on a commencé à avancer des chiffres mais avec des dégâts très minimes , on parlait en France par exemple d’une diminution de 0,1 % de la croissance. Maintenant l’OCDE prend la mesure de l’impact et imagine que la croissance mondiale pourrait être seulement de 2,4 % voir de 1,5 % au lieu de 3%. De toute manière la baisse de l’activité économique sera mécanique. En effet la Chine, pays le plus touché, voit son économie complètement s’écrouler . Un impact direct sur la croissance mondiale puisque l’économie chinoise représente à peu près 20 % du total. Mais le pire c’est que ce virus envahit aussi maintenant tous les continents et surtout que toutes les chaînes d’approvisionnement et de distribution sont maintenant perturbées. S’ajoutera à cela l’impact de possible du système financier qui va se trouver grandement fragilisé avec encore un accroissement de l’endettement notamment des entreprises.

L’épidémie de coronavirus pénalise l’économie mondiale qui devrait croître cette année à son rythme le plus faible depuis la crise financière il y a plus de dix ans, a prévenu lundi l’OCDE, pressant les gouvernements et les banques centrales d’agir pour éviter un impact encore plus important.

L’économie mondiale devrait progresser de seulement 2,4% en 2020, son taux le plus faible depuis 2009 alors que l’OCDE tablait encore sur une croissance de 2,9% en novembre, a indiqué l’organisation dans ses prévisions actualisées.

L’OCDE estime que l’économie mondiale pourrait renouer avec un taux de croissance de 3,3% en 2021, une prévision basée sur l’hypothèse d’un pic de l’épidémie de coronavirus en Chine au premier trimestre 2020 et d’une propagation contenue dans le reste du monde.

Toutefois, si le nouveau virus s’étendait en Asie, en Europe et en Amérique du Nord, la croissance mondiale pourrait tomber à 1,5% en 2020, a averti l’OCDE.

“Le principal message de ce scénario baissier est qu’il provoquerait une récession dans beaucoup de pays, c’est pourquoi nous appelons à ce que des mesures soient prises dans les régions touchées aussi rapidement que possible”, a dit à Reuters l’économiste en chef de l’OCDE, Laurence Boone.

Les gouvernements doivent soutenir les systèmes de santé en accordant un supplément de salaire ou un allègement fiscal aux employés qui font des heures supplémentaires et en mettant en place des programmes de chômage partiel pour les entreprises confrontées à une baisse de la demande, a-t-elle ajouté.

Les gouvernements pourraient accorder aux entreprises un allègement financier supplémentaire en réduisant les charges sociales, en suspendant la taxe sur la valeur ajoutée et en accordant des prêts d’urgence aux secteurs particulièrement touchés comme l’industrie du tourisme, a encore dit Laurence Boone.

L’économiste ajoute que les gouvernements ne devraient pas se concentrer sur une réduction des dépenses et laisser les programmes d’assurance-chômage jouer leur rôle pour amortir le coup porté à l’activité économique.

Parallèlement, les banques centrales devraient fournir aux marchés financiers, qui ont connu la semaine dernière leur plus forte baisse depuis 2008, des signaux rassurants sur leur volonté et leur capacité d’assouplissement de leur politique monétaire et à apporter des liquidités aux banques si nécessaire.

Le coronavirus menace l’économie mondiale

  Le coronavirus menace   l’économie mondiale

 

 

Jusque là, il y avait  une quasi unanimité des responsables politiques et économiques pour complètement minimiser l’impact du Coronavirus. Pire, certains responsables et grands médias n’ont cessé de caricaturer la gravité de la situation. L’objectif évidemment était de ne pas porter atteinte à une croissance déjà très déficiente. On sait en effet que la croissance dans nombre de pays aura du mal à atteindre 1 %, que la Chine va passer de 6 à 5 % et que les mêmes les États-Unis passeront de 3 à 2 % à peine. Bref, la tendance est très nettement orientée à la baisse. Avec le Coronavirus, qui va peser à la fois sur la consommation des ménages et sur les processus de production et de distribution,  les échanges internationaux seront donc fortement perturbés. Théoriquement on considère que lorsque la Chine perd 1 % de croissance,  la répercussion mondiale sur l’activité est de 0,2 %. Cette fois,  la baisse pourrait  bien se situer bien au-delà au point que beaucoup de pays risquent de tutoyer la stagnation voire la récession. Quelques experts commencent donc à sortir de cette hypocrisie générale par ailleurs complètement contre-productive “Il y aura un impact significatif sur la croissance chinoise au premier trimestre et sur l’activité du secteur manufacturier chinois également”, a déclaré jeudi Mike Biggs, stratégiste macro et gérant spécialisé dans la dette émergente pour la société de gestion.

L’indice PMI manufacturier officiel a effectivement  reculé en février à 35,7, après 50,0 le mois précédent, montrent les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS), nettement en dessous du seuil qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient un indice PMI de 46,0.

Les indicateurs à venir devraient témoigner en outre du dérèglement des chaînes d’approvisionnement globales entraîné par le virus apparu en Chine, selon l’expert .

“Il faut s’attendre à des mauvais chiffres pendant au minimum deux mois”, a-t-il dit. La propagation du virus hors de Chine ces derniers jours a entraîné de fortes perturbations sur les marchés financiers, qui pourraient durer si le nombre de contaminations continue de grimper, estime le gérant.

Ce risque sanitaire imprévu bouleverse les prévisions des sociétés de gestion, qui misaient en début d’année sur un contexte favorable pour les actifs risqués avec un rebond modéré de la croissance, une inflation contenue et une posture accommodante de la part des grandes banques centrales.

Les instituts d’émission devraient une nouvelle fois faire preuve de réactivité et l’optimisme pourrait revenir sur les marchés, à la condition que l’épidémie ne dure pas trop longtemps, selon Mike Biggs.

“Tout dépendra de l’ampleur de la propagation et de la durée de l’épidémie”, a-t-il dit. “Si c’est juste l’histoire du premier trimestre, ce ne sera pas la fin du monde.” mai tout n’est pas imputable au Coronavirus car les fondamentaux indiqués très nettement une tendance baissière de la croissance dans la plupart des pays et notamment en Europe.

« La croissance européenne était juste au-dessus de la ligne de flottaison. Elle va passer en dessous », résume Gilles Moëc, chef économiste du groupe Axa. « Normalement, il y a une forme de rattrapage après une crise de ce type, mais il ne faudrait pas qu’entre-temps les dommages aient été tels que l’on ne puisse plus faire redémarrer la machine », poursuit-il.

Coronavirus : Un risque très élevé de propagation mondiale (OMS)

Coronavirus : Un risque très élevé de propagation mondiale (OMS)

 

La communication de l’organisation mondiale de la santé évolue entre paroles rassurantes et perspectives inquiétantes. Pour rassurer l’OMS s’appuie surtout sur les propos des autorités chinoises considérant  que la situation là-bas est sous contrôle alors qu’on n’en sait strictement rien. Mais pour respecter son objet social, l’OMS évoque maintenant la  possibilité de danger mondial.  Bref, l’organisation mondiale de la santé financée par les grandes puissances et notamment par la Chine souffle  le chaud et le froid. La vérité, c’est que l’organisation mondiale de la santé pas plus que des responsables politiques et même des responsables  sanitaires ne connaissent grand-chose encore du virus. “Nous n’avons pour l’instant pas la preuve que le virus circule désormais librement. Tant que cela ne sera pas le cas, nous aurons encore une possibilité de contenir ce virus”, a-t-il ajouté. Autant dire qu’on ne sait pas trop quoi faire.

 

“Nous ne sous-estimons pas le risque, c’est pourquoi nous avons dit aujourd’hui que le risque mondial était très élevé. Nous sommes passé d’élevé à très élevé”, a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus, tout en se félicitant de la baisse du nombre de nouveaux cas en Chine, qui est son niveau le plus bas depuis plus d’un mois. Ce que l’intéressé ignore totalement mais ça demande ça ne mange pas de pain de plaisir à la Chine est aussi à l’opinion publique.

A ses côtés, le directeur des programmes d’urgence de l’OMS, le Dr Mike Ryan, a souligné que l’OMS était à son plus haut niveau d’alerte. “Pour autant, a-t-il ajouté, il ne s’agit pas de provoquer la panique. Il faut à présent accepter la réalité et comprendre qu’une approche partagé par tous les gouvernements et toute la société est requise.”

Coronavirus: le Coca pourrait manquer, une catastrophe mondiale !

Coronavirus: le Coca pourrait manquer, une catastrophe mondiale !

Curieusement certains médias font état du manque possible de Coca-cola  en raison de substances produites en Chine. Une véritable catastrophe internationale évidemment. Il y aurait sans doute beaucoup plus à dire sur d’autres ruptures de chaînes de production et d’approvisionnement qui sont autrement plus  importantes sur le plan économique et nécessaires au consommateur. Le problème c’est que les grands médias sont dans le potage le plus complet pour aborder les conséquences de rupture des chaînes d’approvisionnement et de distribution internationaux. Jusque-là la distribution aux consommateurs n’a pas trop souffert car la crise qui a commencé officiellement depuis un mois et les derniers bateaux sont arrivés dans les pays développés et ailleurs. C’est à partir des jours prochains que les insuffisances vont se manifester dans beaucoup de filières puisque la Chine produit nombre de produits de base, de pièces détachées ou de produits finis. Ce qui conduira sans doute à une vague restructuration en matière de de localisation future . Du coup, la crise du Coca apparaît bien assez anecdotique . Dans les grands médias on indique que  l’entreprise américaine spécialisée dans les sodas s’inquiète des possibles conséquences du Covid-19, sur son activité. Les boissons allégées, type Coca light ou Coca zéro, seraient les plus impactées, si l’épidémie de coronavirus venait à perdurer.

Coca-Cola a en effet évoqué des «retards dans la production et l’exportation» d’édulcorants à zéro calories en provenance de chine. «Notre chaîne d’approvisionnement pour les édulcorants non nutritifs et certains autres ingrédients de nos produits comprend des fournisseurs en Chine», a ainsi détaillé l’entreprise dans son rapport.

Le groupe s’appuie sur des sociétés aux États-Unis et en Chine pour une «matière première critique», la sucralose, plus connue sous le nom de marque Splenda. En plus de la sucralose, d’autres édulcorants tels que l’aspartame, l’acésulfame de potassium ou encore la saccharine, sont utilisés pour fabriquer le Coca zéro mais aussi d’autres boissons comme le Powerade zéro, breuvage énergétique privilégié par les sportifs. Coca n’a toutefois pas précisé quels ingrédients étaient achetés en Chine.

Coca-Cola anticipe également «un impact négatif sur les résultats financiers du premier trimestre 2020».

Amazon : une promesse de 10 milliards pour masquer une pollution mondiale

Amazon : une promesse de 10 milliards pour masquer une pollution mondiale

 

Plus hypocrite tu meurs concernant le dérèglement climatique. Ainsi hier c’est BP qui promettait zéro carbone pour 2050 sans indiquer le moindre moyen pour y parvenir ; une société qui vit surtout du pétrole et qui arrose grâce aux profits pétroliers ses actionnaires. sa proposition , comme d’autres consistant à planter  des arbres ! Ce qui évidemment ne résout pas la question de la pertinence du pétrole. Cette fois ,c’est l’ hypocrite PDG d’Amazon qui promet de consacrer 10 milliards de dollars à la protection de l’environnement et à la lutte contre les conséquences du changement climatique. Une sorte d’appropriation indue d’une problématique alors que la société est responsable pour une part non négligeable de ce dérèglement climatique en raison des parcours parasites qui alimentent  son business et ses énormes bénéfices. En effet Amazon est d’une plate-forme internationale qui réalise son business en allant chercher les produits les moins chers et souvent les plus loin du monde pour les rapporter dans les pays développés quitte d’ailleurs à mettre en tutelle l’économie des dits  pays. Amazon est un formidable multiplicateur de transport et de logistique inutiles qui tuent le climat.

“Le changement climatique est la plus grande menace contre notre planète”, a déclaré Jeff Bezos sur son compte Instagram. “Je veux travailler aux côtés d’autres à la fois pour développer les moyens connus et explorer de nouveaux moyens de lutte contre l’impact dévastateur du changement climatique sur cette planète que nous partageons tous.”

La fondation Bezos pour la Terre (Bezos Earth Fund) accordera à partir de cet été des bourses dans le cadre de cette initiative.

Les grands multinationales largement responsables des émissions polluantes notamment du carbone, détournent ainsi la problématique du dérèglement climatique au profit de leur discours publicitaire. La plupart ne changeront d’ailleurs pas leurs activités mais contenteront de planter des arbres sortes de symboles et de passer un coup de peinture verte sur la façade de leur siège social. En plus pour faire taire certains contestataires on va accorder des bourses à certains agitateurs environnementaux. Bref on va tenter d’acheter l’opposition .

L’an dernier, Jeff Bezos s’est engagé à ce qu’Amazon atteigne la neutralité carbone d’ici 2040 et achète 100.000 véhicules électriques de livraison.

La réduction des émissions de gaz à effet de serre s’annonce comme un défi de taille pour Amazon, qui livre chaque année 10 milliards d’objets dans le monde, avec une empreinte massive dans les domaines des transports et de la conservation des données.

Amazon a été visé en novembre dernier en France par des actions de militants écologistes à l’occasion du Black Friday.

Coronavirus : Le G20 veut une réponse mondiale

Coronavirus  : Le G20 veut une  réponse mondiale

 

Curieusement alors que l’OMS depuis le début de la crise ne cesse de s’enfoncer dans l’immobilisme et les contradictions en alignant sa stratégie sur celle des discours officiels de la Chine, c’est le G20 normalement préoccupé de problèmes économiques qui lancent un cri d’alarme. Le G20 réclame une véritable stratégie coordonnée. L’enjeu économique est d’importance, il pourrait affecter la croissance dans des proportions non négligeables alors que la tendance était déjà à la baisse en 2020 et que beaucoup de pays risque de tutoyer la stagnation voire la récession. Officiellement sans doute pour ne pas affoler les acteurs, le G20 reprend les évaluations de certains experts notamment du FMI qui estiment que l’épidémie de coronavirus devrait amputer la croissance économique mondiale de 0,1 point de pourcentage cette année. Une évaluation tout à fait approximative et même impossible à effectuer. Premièrement, ‘il faudrait prendre en compte la durée de l’épidémie qui peut aussi bien s’arrêter en avril qu’en juillet voir au-delà. Deuxièmement parce que les effets de désorganisation des chaînes d’approvisionnement et de distribution sont aujourd’hui aussi impossibles à quantifier. On pourrait tout aussi bien atteindre une baisse de la croissance mondiale de 1% d’après d’autres experts .

Pour la Chine, d’où est partie l’épidémie, la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva a précisé que dans le scénario de base actuellement privilégié par le FMI, l’activité économique devrait revenir à la normale dans le courant du deuxième trimestre. Ce qu’évidemment l’intéressé ne sait pas du tout et pour cause même les experts de la santé ignorent totalement l’ampleur et la durée de la pandémie. Évidemment le G20, comme le FMI comme toutes les institutions nationales et internationales, passent leur temps à rassurer les acteurs :

“L’impact sur l’économie mondiale serait relativement mineur et éphémère”, a poursuivi Kristalina Georgieva qui s’exprimait devant les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays du G20 réunis ce week-end à Ryad. Mais le Fonds continue de travailler sur des scénarios plus sombres, avec une incidence prolongée et plus généralisée de l’épidémie.

La coopération globale est essentielle pour contenir la propagation du Covid-19, a souligné Kristalina Georgieva, ajoutant qu’il était impératif de reconnaître le risque potentiel pour les Etats dont les systèmes de santé présentent des faiblesses.

Amazon : une promesse de 10 milliards pour masquer une pollution mondiale

Amazon : une promesse de 10 milliards pour masquer une pollution mondiale

 

Plus hypocrite tu meurs concernant le dérèglement climatique. Ainsi hier c’est BP qui promettait zéro carbone pour 2050 sans indiquer le moindre moyen pour y parvenir ; une société qui vit surtout du pétrole et qui arrose grâce aux profits pétroliers ses actionnaires. sa proposition , comme d’autres consistant à planter  des arbres ! Ce qui évidemment ne résout pas la question de la pertinence du pétrole. Cette fois ,c’est l’ hypocrite PDG d’Amazon qui promet de consacrer 10 milliards de dollars à la protection de l’environnement et à la lutte contre les conséquences du changement climatique. Une sorte d’appropriation indue d’une problématique alors que la société est responsable pour une part non négligeable de ce dérèglement climatique en raison des parcours parasites qui alimentent  son business et ses énormes bénéfices. En effet Amazon est d’une plate-forme internationale qui réalise son business en allant chercher les produits les moins chers et souvent les plus loin du monde pour les rapporter dans les pays développés quitte d’ailleurs à mettre en tutelle l’économie des dits  pays. Amazon est un formidable multiplicateur de transport et de logistique inutiles qui tuent le climat.

“Le changement climatique est la plus grande menace contre notre planète”, a déclaré Jeff Bezos sur son compte Instagram. “Je veux travailler aux côtés d’autres à la fois pour développer les moyens connus et explorer de nouveaux moyens de lutte contre l’impact dévastateur du changement climatique sur cette planète que nous partageons tous.”

La fondation Bezos pour la Terre (Bezos Earth Fund) accordera à partir de cet été des bourses dans le cadre de cette initiative.

Les grands multinationales largement responsables des émissions polluantes notamment du carbone, détournent ainsi la problématique du dérèglement climatique au profit de leur discours publicitaire. La plupart ne changeront d’ailleurs pas leurs activités mais contenteront de planter des arbres sortes de symboles et de passer un coup de peinture verte sur la façade de leur siège social. En plus pour faire taire certains contestataires on va accorder des bourses à certains agitateurs environnementaux. Bref on va tenter d’acheter l’opposition .

L’an dernier, Jeff Bezos s’est engagé à ce qu’Amazon atteigne la neutralité carbone d’ici 2040 et achète 100.000 véhicules électriques de livraison.

La réduction des émissions de gaz à effet de serre s’annonce comme un défi de taille pour Amazon, qui livre chaque année 10 milliards d’objets dans le monde, avec une empreinte massive dans les domaines des transports et de la conservation des données.

Amazon a été visé en novembre dernier en France par des actions de militants écologistes à l’occasion du Black Friday.

Coronavirus : croissance mondiale menacée( FMI )

Coronavirus : croissance mondiale menacée ( FMI )

 

 Le Fonds monétaire international fait  moins dans la dentelle que l’organisation mondiale de la santé. L’OMS en effet ne cesse de reprendre à son compte des informations très douteuses relatives au virus chinois alors que vraisemblablement le nombre d’infectés et de décès est peut-être 10 fois supérieures au chiffre officiel annoncé par les chinois . Le pire , c’est que des interrogations subsistent quant à la nature même de ce virus et à son mode de propagation, donc au risques globaux de pandémie mondiale. Ce que dit clairement le fonds monétaire international : « Nous ne connaissons pas la nature exacte de ce virus, nous ne savons pas à quelle vitesse la Chine sera capable de le contenir et s’il va se répandre (davantage) dans le monde, ce que nous savons c’est que cela affectera les chaînes de valeurs à échelle mondiale » .

Alors que les évaluations sont particulièrement difficiles, certains projettent déjà que la Chine pourrait abandonner plus d’un point de croissance en 2020 passants ainsi de 6,1 à 5 %. Pour l’ensemble de l’économie mondiale, certains prévoient une baisse de 1 % sur les prévisions alors  que ces dernières prévisions du FMI avant le virus envisageaient une progression de 3,3 %. Il est clair que les  tentatives d’évaluation sont particulièrement sujettes à caution tant qu’ on ne sera pas en capacité de mesurer d’une part la durée de la pandémie d’autre part son extension géographique. Ce qui est d’ores et déjà certain, c’est que la quasi paralysie de nombre de secteurs en Chine va perturber fortement les chaînes d’approvisionnement et de distribution étrangères notamment américaines

Mercredi, Mme Georgieva  du FMI avait indiqué sur la chaîne de télévision américaine CNBC que le scénario le plus probable était une forte baisse des activités en Chine suivie d’une reprise rapide et d’un impact mondial in fine relativement limité, soulignant que cela avait le cas durant l’épidémie de Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui avait fait 299 morts en 2002-2003.

Si la Chine réussit à contenir l’épidémie,  »il pourrait y avoir une petite baisse et un rebond très rapide », a-t-elle réitéré dimanche, précisant cependant que le poids de la Chine dans l’économie mondiale était passé « de 8% lors du Sras à 19% aujourd’hui ».

Quant à la croissance de la Chine, elle ralentissait déjà naturellement, a déclaré Mme Georgieva, soulignant toutefois que  »la baisse des tensions commerciales » entre Washington et Pékin avec la signature en janvier d’un accord commercial préliminaire avait permis aux FMI de prévoir une amélioration de sa projection pour 2020.

Le FMI avait dévoilé le 20 janvier ses dernières prévisions pour l’économie mondiale, tablant alors sur une reprise (+3,3%, contre +2,9% en 2019) grâce à notamment une pause observée dans la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine.

Mais il avait alors prévenu que cette reprise était fragile et qu’un regain d’incertitude pourrait contrarier le rebond.

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