Archive pour le Tag 'mondiale'

Croissance mondiale : risque de récession

Croissance  mondiale : risque de   récession

 

 

Depuis maintenant presque un an, certains observateurs qui ne se limitent pas à reprendre bêtement les projections des institutionnels ne cessent d’attirer l’attention sur la phase baissière de l’augmentation du PIB. Cette tendance vaut toutes les économies dans le monde. Plusieurs phénomènes, d’abord la fin d’un cycle classique de croissance qui n’a pu être prolongée que grâce à une politique monétaire très accommodante. Aujourd’hui l’endettement global public et privé atteint des limites qui nécessairement vont peser sur les équilibres. La politique des taux bas voire négatifs accroissent encore le risque d’éclatement des bulles. S’ajoutent à cela des évolutions géo stratégiques qui menacent la paix en tout cas les rapports entre grandes zones. La mode générale est au repli nationaliste, ce qui perturbe de manière sensible le commerce international ; témoin le tassement économique en particulier en Chine. Un tassement qui se répercute sur l’union ‘européenne et en particulier l’Allemagne qui a enregistré  moins  0,1% de croissance au second trimestre.  En raison de sa puissance industrielle et du volume de ses exportations l’Allemagne sans doute le pays européen qui souffre le plus du tassement économique mondial. La banque centrale allemande avait déjà révisé de manière drastique ses prévisions de croissance en espérant plus désormais que 0,6% du produit intérieur brut (PIB) allemand en 2019, soit bien en dessous de sa précédente prévision d’une croissance de 1,6% donnée en décembre. “L’économie allemande connaît actuellement un ralentissement marqué”, a indiqué la banque centrale à l’occasion de l’actualisation biannuelle de ses projections. “C’est principalement dû à un ralentissement dans l’industrie, où la faible croissance des exportations se fait sentir”.

Avec le recul de son PIB au printemps, le pays rejoint la Grande-Bretagne, dont l’économie s’est également contractée d’avril à juin (-0,2%). En zone euro, l’élève modèle de la dernière décennie fait désormais figure de boulet, faisant moins bien que l’Italie (0%) et la France (+0,2%) lors du trimestre écoulé.

Les craintes sur la croissance française se confirment donc aussi  et sont enfin  prises en compte car le Pib n’a gagné que  0,2% au deuxième trimestre 2019.  Même  coup de frein de l’activité chez les autres voisins européens. La Banque de France, qui tablait initialement sur une progression de 0,4%, avait déjà révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la période. Ces projections s’alignent donc avec celles de l’Insee qui a également prévu un ralentissement de l’économie française en fin d’année. Finalement la croissance devrait tourner autour de 1% en 2019.

 

Se pose enfin un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Mais cette accumulation de richesse est stérile pour la croissance. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois.

 

Economie mondiale : risque de récession

Economie mondiale : risque de   récession

 

 

Depuis maintenant presque un an, certains observateurs qui ne se limitent pas à reprendre bêtement les projections des institutionnels ne cessent d’attirer l’attention sur la phase baissière de l’augmentation du PIB. Cette tendance vaut toutes les économies dans le monde. Plusieurs phénomènes, d’abord la fin d’un cycle classique de croissance qui n’a pu être prolongée que grâce à une politique monétaire très accommodante. Aujourd’hui l’endettement global public et privé atteint des limites qui nécessairement vont peser sur les équilibres. La politique des taux bas voire négatifs accroissent encore le risque d’éclatement des bulles. S’ajoutent à cela des évolutions géo stratégiques qui menacent la paix en tout cas les rapports entre grandes zones. La mode générale est au repli nationaliste, ce qui perturbe de manière sensible le commerce international ; témoin le tassement économique en particulier en Chine. Se pose enfin un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois. Les craintes sur la croissance française se confirment donc et sont enfin  prises en compte car le Pib n’a gagné que  0,2% au deuxième trimestre 2019.  Même  coup de frein de l’activité chez les voisins européens. La Banque de France, qui tablait initialement sur une progression de 0,4%, avait déjà révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la période. Ces projections s’alignent donc avec celles de l’Insee qui a également prévu un ralentissement de l’économie française en fin d’année. Finalement la croissance devrait tourner autour de 1% en 2019.

Perspectives de croissance mondiale : nouvelle révision à la baisse (FMI)

 

 

Perspectives de croissance mondiale : nouvelle révision à la baisse (FMI)

Comme déjà indiqué sur ce site,  les institutions vont passer leur année 2019 à réviser à la baisse leurs prévisions économiques. En cause,  un creux structurel de croissance qui va durer plusieurs années avec en plus une conjoncture politique et  économique pleine d’incertitudes. Pour les États-Unis par exemple, on ne connaît pas l’ampleur des conséquences des sanctions américaines sur le commerce chinois. Ce qui est certain c’est que la croissance en Chine est presque à plat car évidemment on ne peut se fier aux statistiques officielles de nature très politique.

 

Le tassement de la croissance économique en Chine semble clairement se confirmer avec un affaiblissement du commerce international aussi bien des exportations que des importations. Du coup, les prix se montrent particulièrement sages, les prix à la production comme les prix à la consommation. La hausse des prix à la production en Chine est restée stable, à son plus bas niveau depuis septembre 2016, tandis que la hausse des prix à la consommation a ralenti à son rythme le plus faible depuis un an, soulignant la morosité de la demande intérieure. Ces mouvements suggérant une déflation pourraient inciter le gouvernement à pendre des mesures de soutien à l’économie plus dynamiques, alors que la croissance a connu l’année dernière son plus important ralentissement en près de 30 ans. Selon les dernières  données des douanes chinoises publiées, les exportations chinoises ont connu leur plus net recul en trois ans et les importations ont chuté. Les conséquences se feront  sentir aussi aux États-Unis dès 2020. (en 2019, on sera encore proche des 2%). . Les experts basés à Washington anticipent un essoufflement de l’activité en fin d’année. La FED a révisé à la baisse la trajectoire attendue de son taux directeur.

. En Europe, on aura des difficultés pour atteindre 1 % de croissance. C’est tout juste si l’Allemagne, traditionnellement un gros exportateur notamment vers la Chine et les États-Unis pourra afficher 0,5 % de croissance. Par ricochet, cette baisse d’activité atteinte aussi les pays en développement.  Dans ces conditions le FMI ne compte plus que sur une croissance mondiale de l’ordre de 3,2 %. »En phase avec la faible croissance de la demande finale, l’inflation hors alimentation et énergie dans l’ensemble des pays avancés a fléchi pour s’établir en deçà des objectifs fixés (par exemple aux États-Unis) ou est restée largement au-dessous (zone euro, Japon) » expliquent les conjoncturistes du FMI. (Crédits : Yuri Gripas)Le FMI anticipe une croissance du PIB mondial de 3,2% en 2019 et 3,5% en 2020 contre 3,3 et 3,6% en avril. L’organisation a évoqué les effets persistants des tensions commerciales sur la confiance des acteurs économiques. Il s’agit de la quatrième révision à la baisse des anticipations du Fonds depuis un an mais, à l’inverse des précédentes, elle tient cette fois pour l’essentiel aux pays émergents, toutes régions confondues. C’est une mauvaise nouvelle pour l’économie planétaire. Selon les dernières prévisions économiques du fonds monétaire internationale (FMI), La croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait s’établir à 3,2% en 2019 et 3,5% en 2020, soit 0,1 point de moins que lors des projections du printemps dernier.

Croissance mondiale : nouvelle révision à la baisse (FMI)

Croissance  mondiale : nouvelle révision à la baisse (FMI)

 Comme déjà indiqué sur ce site,  les institutions vont passer leur année 2019 à réviser à la baisse leurs prévisions économiques. En cause,  un creux structurel de croissance qui va durer plusieurs années avec en plus une conjoncture politique et  économique pleine d’incertitudes. Pour les États-Unis par exemple, on ne connaît pas l’ampleur des conséquences des sanctions américaines sur le commerce chinois. Ce qui est certain c’est que la croissance en Chine est presque à plat car évidemment on ne peut se fier aux statistiques officielles de nature très politique.

 

Le tassement de la croissance économique en Chine semble clairement se confirmer avec un affaiblissement du commerce international aussi bien des exportations que des importations. Du coup, les prix se montrent particulièrement sages, les prix à la production comme les prix à la consommation. La hausse des prix à la production en Chine est restée stable en février, à son plus bas niveau depuis septembre 2016, tandis que la hausse des prix à la consommation a ralenti à son rythme le plus faible depuis un an, soulignant la morosité de la demande intérieure. Ces mouvements suggérant une déflation pourraient inciter le gouvernement à pendre des mesures de soutien à l’économie plus dynamiques, alors que la croissance a connu l’année dernière son plus important ralentissement en près de 30 ans. L’indice des prix à la production (PPI) n’a augmenté que de 0,1% sur un an en février, montrent les statistiques officielles publiées samedi, au même rythme annuel qu’en janvier alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un ralentissement moins net, à 0,2%.D’un mois sur l’autre, les prix à la production ont baissé de 0,1% après un recul de 0,6% en janvier. Il s’agit de leur quatrième mois consécutif de baisse en rythme mensuel. Parallèlement, les prix des matières premières ont diminué de 1,5% le mois dernier en rythme annuel. Selon les données des douanes chinoises publiées plus tôt dans la semaine, les exportations chinoises ont connu en février leur plus net recul en trois ans et les importations ont chuté pour un troisième mois consécutif. Les données du Bureau national de la statistique (BNS) publiées samedi montrent que l’indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 1,5% en février en rythme annuel, en deçà de sa progression sur un an en janvier (+1,7%) et à son rythme le plus faible depuis janvier 2018. Les conséquences se feront  sentir aussi aux États-Unis dès 2020. . Les experts basés à Washington anticipent un essoufflement de l’activité en fin d’année. La FED a révisé à la baisse la trajectoire attendue de son taux directeur.

. En Europe, on aura des difficultés pour atteindre 1 % de croissance. C’est tout juste si l’Allemagne, traditionnellement un gros exportateur notamment vers la Chine et les États-Unis pourra afficher 0,5 % de croissance. Par ricochet, cette baisse d’activité atteinte aussi les pays en développement.  Dans ces conditions le FMI ne compte plus que sur une croissance mondiale de l’ordre de 3,2 % »En phase avec la faible croissance de la demande finale, l’inflation hors alimentation et énergie dans l’ensemble des pays avancés a fléchi pour s’établir en deçà des objectifs fixés (par exemple aux États-Unis) ou est restée largement au-dessous (zone euro, Japon) » expliquent les conjoncturistes du FMI. (Crédits : Yuri Gripas)Le FMI anticipe une croissance du PIB mondial de 3,2% en 2019 et 3,5% en 2020 contre 3,3 et 3,6% en avril. L’organisation a évoqué les effets persistants des tensions commerciales sur la confiance des acteurs économiques. Il s’agit de la quatrième révision à la baisse des anticipations du Fonds depuis un an mais, à l’inverse des précédentes, elle tient cette fois pour l’essentiel aux pays émergents, toutes régions confondues. C’est une mauvaise nouvelle pour l’économie planétaire. Selon les dernières prévisions économiques du fonds monétaire internationale (FMI), la croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait s’établir à 3,2% en 2019 et 3,5% en 2020, soit 0,1 point de moins que lors des projections du printemps dernier.

 

Croissance mondiale : nouvelles révisions à la baisse

Croissance mondiale : nouvelles révisions  à la baisse

 

Comme c’était prévisible les instituts d’études économiques, vont passer leur temps cette année à réviser régulièrement en baisse les prévisions de croissance. Rappelons qu’il y a un an on envisageait une croissance 2019 équivalente à celle de 2018. Depuis,  l’environnement a bien changé au point que nombre de pays risque de frôler la dépression. Ce que confirme, le Fonds monétaire international  qui constate que la croissance a ralenti plus que prévu en 2018. Et elle devrait encore se dégrader en 2019. Le FMI espère cependant un hypothétique redressement au second semestre 2019.Selon le FMI, 70 % de l’économie mondiale ralentiront en 2019. La croissance des économies de la planète est passée de 4 % en 2017 à 3,6 % en 2018 – un fléchissement déjà plus important qu’envisagé – et elle ne devrait pas dépasser 3,3 % en 2019.Le Canada, la zone euro, plombée par l’Allemagne et l’Italie, puis le Royaume-Uni sont les plus frappés, suivis par les États-Unis et même l’Inde. Les pays émergents et en développement gardent une croissance forte, mais avec de grandes disparités et une tendance malgré tout à la baisse. Seule la Chine connaît une prévision révisée à la hausse, avec 6,3 % attendus en 2019.Les causes invoquées pour expliquer ce ralentissement généralisé sont connues : la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis ; les tensions macroéconomiques en Argentine et en Turquie ; les difficultés du secteur automobile, notamment en Allemagne ; le durcissement du crédit en Chine ou encore les incertitudes liées au Brexit. Pour y remédier, le FMI appelle au dialogue social contre les inégalités et le mécontentement vis-à-vis du monde politique, qui profiterait à l’activité économique. De manière plus classique, le Fonds prône le renforcement de la coopération multilatérale pour résoudre les différends commerciaux. Une manière de défendre l’Organisation mondiale du commerce, méprisée par les États-Unis de Donald Trump, lesquels préfèrent négocier directement avec la Chine. Le FMI rappelle à cette occasion que jouer sur les droits de douane bilatéraux ne peut avoir qu’un impact limité sur la balance commerciale américaine, puisque cet équilibre est davantage lié aux « forces macroéconomiques globales ». Le FMI s’adresse également aux pays exportateurs de produits de base à faible revenu pour les presser de diversifier leur économie, car les prix de ces produits devraient baisser. Des politiques monétaires mondiales jugées « accommodantes » devraient permettre un rebond dans la seconde moitié de l’année 2019. Pas de quoi rassurer les économistes du FMI qui conseillent aux États de se préparer à une récession mondiale, même si elle n’arrivera pas à court terme.

 

 

Croissance mondiale : Retour du risque de récession ?

Croissance mondiale : Retour du risque de récession ?

 

 

Sur les marchés mondiaux, les bourses font du yo-yo partagées entre l’espérance d’une reprise des échanges internationaux notamment entre les États-Unis et la Chine et la crainte d’une récession du fait d’indicateurs très maussades . Les craintes pour la croissance mondiale ont été alimentées par des indices d’activité peu reluisants aux Etats-Unis mais aussi en Europe. L’activité des entreprises de la zone euro a ainsi été bien plus mauvaise qu’attendu en mars avec une contraction de celle du secteur manufacturier sans précédent depuis près de six ans, conséquence d’une forte baisse de la demande.

En Allemagne, le secteur manufacturier s’est encore contracté en mars, alimentant les craintes d’un net ralentissement de la première économie européenne. Ce vif regain de l’aversion pour le risque résulte de l’annonce d’une nouvelle contraction de l’activité dans le secteur privé en mars en Allemagne comme en France; l’indice PMI “flash” manufacturier pour la zone euro, à 47,6, est tombé au plus bas depuis avril 2013.“Les risques baissiers sont principalement extérieurs: les tensions commerciales et le ralentissement mondial impulsé par la Chine par exemple”, ont commenté dans une note les économistes de Barclays, qui ajoutent que les difficultés de l’Italie et du Brexit demeurent non négligeables. La publication, peu après l’ouverture de Wall Street, d’un indice d’activité PMI Markit inférieur aux attentes aux Etats-Unis n’a fait qu’accentuer cette tendance baissière. “Aux Etats-Unis, le PMI a été inférieur aux attentes, ce qui a renforcé un momentum déjà baissier sur les taux avec les annonces très accommodantes de la Fed. Simultanément, il n’y aucun risque d’inflation”, a déclaré à Reuters Florence Barjou, responsable adjointe des investissements de Lyxor AM.L’enquête auprès des directeurs d’achat a fait ressortir une estimation flash du PMI à 54,8 dans les services, contre une prévision à 56,0, et à 52,5 dans le secteur manufacturier, contre 53,6 attendu. Les craintes sur la croissance mondiale pénalisent les cours du brut qui s’éloignent de leurs plus hauts de l’année touchés la veille. Le Brent perd 1,97% sous 67 dollars le baril, contre un pic à 68,69 dollars jeudi et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) chute de 2,32% pour tomber sous 59 dollars après un plus haut à 60,39 dollars jeudi.

Gouvernance économique mondiale : une utopie ?

Gouvernance économique mondiale : une utopie ?

 

L’économiste. Emmanuelle Auriol évoque dans uen Tribune au Monde les difficultés de parvenir à uen régulation mondiale.

«  L’Etat moderne, qui, en plus de ses missions régaliennes, construit des infrastructures, éduque, soigne, paye des retraites, redistribue et régule, ne s’est installé que très progressivement à partir de la fin du XIXsiècle. Son action n’est devenue prépondérante en matière économique qu’à partir des années 1930. Ebranlées par la Grande Dépression puis la seconde guerre mondiale, les nations se sont montrées méfiantes vis-à-vis du marché et de ses « vertus ».

En l’absence de garde-fou, la machine capitaliste a tendance à s’emballer et, en fait d’opulence et de paix, engendre destruction et barbarie. Pour éviter les dérapages et stabiliser l’économie, un consensus s’est établi autour de la nécessité de réguler les marchés. Ainsi, les années d’après-guerre vont connaître un très fort encadrement de l’économie par l’Etat.

En Europe, et singulièrement en France, la nécessité de reconstruire s’est traduite par la nationalisation de secteurs-clés et l’orientation de l’économie dans le cadre d’une planification indicative. S’ensuivra une période de prospérité sans précédent, interrompue brutalement par le choc pétrolier de 1973.

La gestion publique remise en cause

Confrontés à une crise stagflationniste, les gouvernements vont tenter sans succès de restreindre leurs dépenses et d’améliorer l’efficacité de leurs interventions. Partout dans le monde, la gestion publique va être remise en cause. Il apparaît, sur le plan macroéconomique, qu’un Etat hypertrophié entrave le fonctionnement de l’économie et étouffe la croissance.

La crise des « gilets jaunes », déclenchée par une augmentation des taxes sur le carburant, trouve son origine en partie dans ces problèmes de légitimité. Il est, en effet, impossible d’exiger des gens modestes qu’ils payent leurs impôts si les multinationales ou ceux qui sont les plus fortunés utilisent leur mobilité et celle de leurs capitaux pour contourner la loi en profitant des failles du système. Ainsi, selon l’économiste Gabriel Zucman, quelque 5 000 milliards de dollars, soit 8 % des ressources financières mondiales des ménages, seraient dissimulés dans les paradis fiscaux, essentiellement par des Européens.Devant cette impuissance, un nouveau consensus s’établit. Livrée aux seules forces du marché, l’économie mondiale, en l’absence d’une régulation adaptée, est, de fait, incapable de s’autoréguler. Partout dans les pays industrialisés, à commencer par les Etats-Unis mais aussi le Royaume-Uni, l’Italie ou encore la Hongrie, ce constat fait le lit du populisme.

La difficile régulation mondiale des marchés

Ainsi, l’Union européenne s’est construite grâce à des restructurations importantes pour les Etats des pays membres, qui ont dû renoncer à bon nombre de leurs prérogatives nationales pour pouvoir s’intégrer. En mettant en avant le sentiment nationaliste, les divers partis sécessionnistes cultivent le fantasme d’un Etat national fort et autonome. Ils prônent un arrêt de l’immigration, un retour aux frontières et au protectionnisme économique. Une reprise en main de l’économie nationale par l’Etat semble ainsi se dessiner, après trente ans de réformes libérales et d’effort d’ouverture.

 

Régulation et nationalisation sont revenues au cœur de l’actualité dans plusieurs pays. Au moment où le balancier des politiques publiques est en train de s’inverser, il est utile de s’interroger sur les enseignements passés. La crise de 1929 a favorisé, en son temps, l’émergence de l’Etat-providence moderne. Espérons que la crise actuelle permettra l’avènement d’une gouvernance internationale efficace, adaptée à la réalité mouvante de la mondialisation et aux défis majeurs qu’elle représente.C’est souhaitable mais très hypothétique car la mise en place d’instances de régulation mondiale des marchés est une gageure. Elles nécessitent en effet l’accord et la coopération des pays émergents, tels que la Chine ou l’Inde, aux intérêts économiques souvent diamétralement opposés à ceux des pays riches. » 

Emmanuelle Auriol est membre du Cercle des économistes, professeure d’économie, Toulouse School of Economics. 

Guerre économique mondiale: la France et l’UE à coté de la plaque !

Guerre économique mondiale:  la France et l’UE à coté de la plaque !

 

Pendant que la France et l’UE  s’acharne à favoriser la concurrence interne, les Etats Unis se servent, eux, du droit commercial comme dune arme de guerre économique vis à vis des entreprises étrangères. Ce qu’exilique  Ali Laïdi, docteur en sciences politiques  dans le Figaro.

Votre récit liste de nombreuses entreprises françaises et européennes ayant subi des attaques en règle du Department of Justice américain ou des administrations habilitées. Certaines sociétés ont payé de lourdes amendes, d’autres ont carrément été démantelées. Nous n’avons rien vu venir?

Ali Laïdi. - Nous sommes totalement démunis d’un point de vue stratégique. Bruxelles renvoie aux États membres la solution, et ces derniers ne savent pas plus comment s’y prendre. Lorsque vous présentez ce sujet devant des responsables de l’Union européenne, ceux-ci vous regardent avec de grands yeux, se demandant ce qu’ils peuvent bien y faire. Un léger réveil a néanmoins lieu depuis 2016: il a fallu le Brexit et l’élection de Donald Trump pour commencer à envisager de s’occuper de notre sécurité économique. Les responsables pensaient que tout cela était inclus dans la protection militaire des États-Unis, or ces derniers ont toujours dit qu’ils ne s’occuperaient jamais de ça. La prise de conscience est très lente: dans les rapports officiels récents sur les menaces qui concernent l’Europe, il n’y a toujours aucune mention des aspects de sécurité économique. Il faudra repartir de zéro. Et trouver une vraie solution politique: l’Instex, l’instrument récemment créé pour contourner les sanctions américaines en Iran est par exemple un gadget qui ne résout rien.

Pourquoi est-ce que l’UE et les gouvernements européens restent-ils depuis si longtemps sans rien faire?

D’abord, l’Europe se concentre toujours sur l’idée de paix. Depuis quarante ans elle refuse de voir le champ économique comme un champ d’affrontement, comme un champ de violence. Elle pense que promouvoir les idées de liberté et de démocratie peut suffire dans ce domaine. De plus, nous sommes restés à la définition du marché de l’école classique d’Adam Smith: un lieu où l’acheteur rencontre le vendeur, et où les deux possèdent le même niveau d’information. Or les Américains, à partir de l’école néoclassique, conçoivent le marché comme un lieu où se rencontrent des gens qui n’ont pas le même niveau d’information, un lieu de concurrence. Cela, nous Européens, nous ne l’avons toujours pas compris. On s’est contenté d’une analyse du marché qui a trois siècles.

Ensuite, les Européens n’ont pas de cadre et de profondeur stratégique. Ils n’ont pas compris les premiers signaux, qui datent de 1982, lorsque Reagan avait essayé d’interdire aux filiales européennes des sociétés américaines de participer à la construction du gazoduc soviétique vers l’Europe. L’épisode s’était bien terminé grâce à Margaret Thatcher, qui avait tapé du poing sur la table et dit aux Américains: «hors de question que vous exportiez votre droit comme cela». Ils n’ont ensuite pas compris la portée des lois successives américaines sur le sujet. Dans les années 1990, l’UE a bien pris un règlement qui interdisait à ses entreprises de se soumettre aux lois étrangères. Mais tout le monde à Bruxelles sait pertinemment que ce dernier n’a jamais pu être appliqué. L’immense erreur est enfin d’avoir retiré la plainte à l’OMC en 1996, alors que celle-ci apportait une vraie marge de manœuvre, les États-Unis ne pouvant décemment pas être le premier pays condamné par l’organisation qu’ils avaient créée.

Est-ce que l’exercice du pouvoir de Donald Trump, aussi isolationniste que redoutable dans ses négociations commerciales, marque un changement sur l’utilisation de l’extraterritorialité du droit américain?

Nous allons avoir une réponse importante très prochainement, avec les affaires Huawei et ZTE. Le président américain ne se cache pas et a annoncé qu’il interviendrait personnellement dans ces dossiers. Il pourrait lui-même autoriser ZTE à continuer ses activités commerciales, à condition qu’un accord soit passé avec les Chinois. Le droit est donc bien utilisé en tant qu’outil et comme moyen de pression. Cela n’a pas toujours été aussi manifeste: souvenons-nous de la position américaine lors de l’Affaire BNP. Lorsque François Hollande avait interpellé Barack Obama, ce dernier avait répondu qu’il ne pouvait agir sur la justice américaine, en vertu de la séparation des pouvoirs…

Il faudra observer jusqu’où les États-Unis vont avec la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, pour l’instant au Canada. Vont-ils, comme ils l’ont fait par le passé, utiliser un certain nombre de personnes pour faire pression sur les pays? Le Français Frédéric Pierucci avait clairement été incarcéré pour faire pression sur Alstom, comme il l’a récemment raconté. Pour la France, des craintes existent à l’heure actuelle sur plusieurs entreprises. Et dans l’état actuel des choses, rien ne changera: Il est clair que les entreprises ne s’opposeront pas aux sanctions américaines si elles n’ont pas la certitude que la question est prise au plus haut niveau politique, c’est-à-dire pour nous à l’Élysée et à Bruxelles. Sinon, elles se référeront toujours au droit américain, pour l’instant le droit du plus fort.

 

Ali Laïdi est docteur en sciences politiques, chercheur associé à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), auteur de plusieurs ouvrages

 

Moins de 1% possèdent la moitié de la richesse mondiale

Moins de 1% possèdent la moitié de la richesse mondiale

 

La question de la justice sociale se pose évidemment à l’échelle mondiale et peut entre encore davantage dans les pays en développement. Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé  en 2016 celui des 99% restants, a affirmé l’organisation non-gouvernementale Oxfam (ONG)  L’organisation non-gouvernementale indique  que « la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches était passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016″. » En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte. Le reste du cinquième (20%, ndlr) le plus riche de la population possède 46% du patrimoine mondial alors que 80% de la population mondiale ne se partagent que les 5,5% restant », a précisé Oxfam. En France, les 1%  les plus riches possèdent environ 25% du patrimoine. Avec les crises subprimes, le phénomène n’a fait que se renforcer. Les 80 premiers milliardaires de la liste de Forbes possédait en 2010 un patrimoine de 1.300 milliards d’euros. Leur fortune cumulée est passée à 1.900 milliards en 2014, soit une augmentation de 50% en seulement quatre ans. En parallèle, la richesse totale détenue par la moitié la plus pauvre de la population mondiale a décliné sur la même période. Pire, la concentration de la richesse s’est encore accentuée en 2018, selon le rapport annuel de l’ONG Oxfam sur les inégalités mondiales. 26 milliardaires ont désormais entre leurs mains autant d’argent que la moitié la plus pauvre de l’humanité, dénonce l’ONG. D’une manière générale, la fortune des milliardaires dans le monde a augmenté de 900 milliards de dollars l’an dernier, soit au rythme de 2,5 milliards par jour, alors que celle de la moitié la plus pauvre de la population de la planète a chuté. Le nombre de milliardaires a d’ailleurs doublé depuis la crise financière de 2008, souligne le rapport d’OXFAM  «Les riches bénéficient non seulement d’une fortune en pleine expansion, mais aussi des niveaux d’imposition les moins élevés depuis des décennies» analyse Oxfam. «Si la tendance était inversée, la plupart des gouvernements auraient suffisamment de ressources pour financer les services publics», a souligné l’ONG. Selon Oxfam, sur un dollar d’impôt sur le revenu, seulement quatre centimes proviennent de la taxation de la richesse. «La richesse est tout particulièrement sous-taxée» dénonce le rapport. D’après l’ONG, les plus riches cachent au fisc 7600 milliards de dollars, dans certains pays comme le Brésil ou le Royaume-Uni et «les 10% les plus pauvres paient désormais des impôts plus élevés en proportion de leurs revenus que les plus riches». Les grandes fortunes bénéficient notamment de l’envolée du prix des actifs (en particulier des actions), soutenus notamment par les politiques monétaires accommodantes des grandes banques centrales de la planète. En outre, « 20% des milliardaires de la liste de Forbes auraient des intérêts et ou des activités dans les secteurs de la finance et de l’assurance », note Oxfam. Un constat déjà dressé par Challenges en juillet dernier lors de la sortie de son classement des grandes fortunes de France. Ainsi, après une hausse de 25% en 2012, le patrimoine des 500 premiers patrimoines professionnels français avait gonflé de 15% en 2013 pour atteindre 390 milliards d’euros.

Croissance mondiale: ralentissement

Croissance mondiale: ralentissement

La banque Mondiale prévoit un ralentissement en 2019 mais aussi en 2020. En cause notamment les conséquences du conflit commercial entre les deux premières puissances économiques mondiales, les Etats-Unis et la Chine ; cela  inflige déjà des dommages collatéraux, et menace de nuire davantage, à l’économie mondiale, a averti mardi la Banque mondiale. La croissance économique mondiale devrait ralentir à 2,9% en 2019, contre 3% en 2018 selon les estimations révisées à la baisse, dans un contexte de montée des risques de récession, a fait savoir mardi la Banque mondiale. Dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales récemment publié, la Banque mondiale a déclaré que les perspectives de l’économie mondiale « se sont assombries » à la suite du durcissement des conditions de financement, du fait que les tensions commerciales « se sont intensifiées » mais aussi parce que certaines grandes économies émergentes et en développement ont connu des tensions importantes sur les marchés financiers. « Face à ces obstacles, la reprise dans les économies de marché émergentes et en développement a perdu son élan », a encore indiqué le rapport, qui s’attend à une croissance de 4,2% en 2019, soit une baisse de 0,5 point par rapport aux prévisions pour les économies de marché émergentes et en développement. Selon le rapport, la croissance des économies avancées devrait ralentir à 2% en 2019, contre 2,2% en 2018, selon ce rapport. Enfin, a précisé le rapport, qui a averti que l’intensification des tensions commerciales pourrait affaiblir la croissance mondiale et perturber les chaînes de valeur interconnectées au niveau mondial, « Les risques de baisse sont devenus plus graves et incluent la possibilité de mouvements désordonnés sur les marchés financiers et d’une escalade des différends commerciaux ».

 

Justice sociale : Ces 1% qui possèdent 50% de la richesse mondiale

Justice sociale : Ces 1% qui possèdent  50% de la richesse mondiale

La question de la justice sociale se pose évidemment à l’échelle mondiale et peut entre encore davantage dans les pays en développement. Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé  en 2016 celui des 99% restants, a affirmé l’organisation non-gouvernementale (ONG)  L’organisation non-gouvernementale indique  que « la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches était passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016″. »En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte. Le reste du cinquième (20%, ndlr) le plus riche de la population possède 46% du patrimoine mondial alors que 80% de la population mondiale ne se partagent que les 5,5% restant », a précisé Oxfam. En France, les 1%  les plus riches possèdent environ 25% du patrimoine. Avec les crises subprimes, le phénomène n’a fait que se renforcer. Les 80 premiers milliardaires de la liste de Forbes possédait en 2010 un patrimoine de 1.300 milliards d’euros. Leur fortune cumulée est passée à 1.900 milliards en 2014, soit une augmentation de 50% en seulement quatre ans. En parallèle, la richesse totale détenue par la moitié la plus pauvre de la population mondiale a décliné sur la même période.

Les grandes fortunes bénéficient notamment de l’envolée du prix des actifs (en particulier des actions), soutenus notamment par les politiques monétaires accommodantes des grandes banques centrales de la planète. En outre, « 20% des milliardaires de la liste de Forbes auraient des intérêts et ou des activités dans les secteurs de la finance et de l’assurance », note Oxfam. Des secteurs qui ont bénéficié des largesses de l’Etat afin d’éviter des faillites en cascade.

Un constat déjà dressé par Challenges en juillet dernier lors de la sortie de son classement des grandes fortunes de France. Ainsi, après une hausse de 25% en 2012, le patrimoine des 500 premiers patrimoines professionnels français avait gonflé de 15% en 2013 pour atteindre 390 milliards d’euros.  Oxfam a exhorté les Etats à adopter un plan pour lutter contre les inégalités, en contrant l’évasion fiscale, en promouvant la gratuité des services publics, en taxant davantage le capital et moins le travail, en instaurant des salaires minimum ou encore en mettant en place une protection sociale pour les plus pauvres.

La demande d’énergie mondiale : peu de changement en 20 ans.

La demande d’énergie mondiale : peu de changement en 20 ans.

 

D’après le  dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). il n’y aura pas de vraie révolution d’ici 20 ans. Le charbon demeurera la principale source, la demande pétrole ne va pas diminuer et restera devant le gaz et le nucléaire. Dans l’énergie renouvelable c’est surcout le voltaïque qui va progresser. La confirmation qu’une transition énergétique ne peut s’inscrire que dans le temps et entraine notamment des énormes investissements pour renouveler l’offre technique aussi peut-être de l’acceptabilité sociale des transformations.  La demande globale en énergie devrait croître de 25% d’ici à 2040, et celle en électricité de 60%, ce qui en porterait la part à 25% du mix énergétique contre 19% aujourd’hui. Ce développement  nécessitera des investissements de 2.000 milliards de dollars par an, dont 70% seront portés par les politiques publiques. D’après les auteurs, les marchés pétroliers sont à l’orée d’une nouvelle période d’incertitude et de volatilité, et pourraient même traverser une phase tendue en matière d’approvisionnement au début des années 2020. En effet, la demande devrait continuer à croître d’ici à 2040 pour répondre aux demandes de la pétrochimie, du transport routier et de l’aviation. Pour ce faire, il faudrait que le nombre de projets conventionnels approuvés soit multiplié par deux, ou que le gaz de schiste américain produise 10 millions de barils supplémentaires chaque jour d’ici à 2025. La demande en gaz naturel va également poursuivre sa croissance. L’électricité, dont la croissance se fera aux deux-tiers grâce aux énergies renouvelables, représentera 40% du mix énergétique en 2040, contre 25% aujourd’hui. Mais le charbon restera la première source d’énergie devant le gaz, qui devrait rester stable à 20% et le nucléaire à 10%. Si le solaire photovoltaïque, qui poursuivra sa course en tête, verra la baisse de ses coûts (déjà divisés par 10 en 10 ans) se poursuivre de 40% d’ici à 2040, d’autres technologies bas-carbone, en particulier dans l’efficacité énergétique, nécessiteront d’importants investissements. Le développement du numérique et des véhicules électriques sont les causes principales de l’électrification attendue. Mais dans le cas où cette dernière pénétrerait plus encore les transports, les bâtiments et l’industrie, comme le prévoit le scénario « Le futur est électrique », cela pourrait conduire à une hausse de 90% de la demande en l’électricité, et à un pic de la demande pétrolière dès 2030. En revanche, cela n’aurait qu’un impact négligeable sur les émissions de CO2, dans la mesure où une part importante de l’électricité continuerait d’être produite à partir de sources fossiles.

 

Attention à une nouvelle crise financière mondiale (BRI)

Attention à une nouvelle crise financière mondiale (BRI)

Les conditions d’une nouvelle crise financière mondiale pourraient être réunies si des mesures d’assainissement ne sont pas rapidement prises notamment vis-à-vis du gonflement de la dette. . C’est le cri d’alerte lancée par la banque des règlements internationaux. » De nouvelles turbulences risquent de se produire « probablement à un moment donné car les marchés des économies avancées affichent des valorisations excessives, les conditions financières sont trop souples et la dette, à l’échelle mondiale, est trop élevée ». La BRI critique notamment la situation du marché en particulier les prêts à effet de levier notamment aux États-Unis ; bref, l’emballement de produits dérivés.  D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, Dix ans après la chute de Lehman Brothers, ce « bond du financement bancaire à destination des emprunteurs très endettés » (ou en catégorie hautement spéculative) « peut créer des fragilités. » Dans une étude détaillée sur le marché des financements à effet de levier, un autre économiste de la BRI, Tirupam Goel, souligne que l’ensemble de la dette à effet de levier (y compris les obligations  »high yield », à haut rendement) à haut rendement) a « doublé en taille depuis la crise financière mondiale ». Il excède désormais 2.600 milliards de dollars, dont l’essentiel aux Etats-Unis. Pour la première fois depuis une décennie, les prêts à effet de levier ont dépassé celui des obligations « high yield » et le cap des 1.000 milliards de dollars depuis fin avril.  « Sur le plan financier, les choses semblent plutôt fragiles. Les marchés des économies avancées sont encore survalorisés et les conditions financières encore trop faciles. Surtout, il y a trop de dettes : par rapport au PIB, dans le monde, l’ensemble de la dette (privée et publique) est maintenant considérablement plus élevée qu’avant la crise » martèle-t-il.

Croissance mondiale : en baisse (OCDE)

Croissance mondiale : en baisse (OCDE)

Comme d’autres institutions internationales, l’OCDE révise à la baisse les prévisions économiques pour la plupart des pays du G20 sauf la Chine et les États-Unis.  La France, elle, voit sa prévision de croissance ramenée à 1,6 % (au lieu des 2 % prévus initialement par le gouvernement). Globalement le ciel de la conjoncture internationale s’assombrit notamment le retrait du commerce international. L’OCDE prévoit une croissance pour 2018 à 3,7% contre 3,9%. Pour la zone euro, l’OCDE prévoit une hausse du PIB de 2% cette année (-0,2% par rapport à mai), 1,9% en Allemagne (-0,3%) et 1,6% en France (-0,1%). Alors que le gouvernement français anticipe 1,7% après avoir initialement prévu 2 % . Le chiffre reste inchangé pour les États-Unis à 2,9%.  Les difficultés sont plus marquées pour les pays émergents, en particulier les pays affichant des déséquilibres extérieurs soumis à rude pression des marchés financiers. Typiquement le cas de la Turquie et l’Argentine. L’OCDE abaisse nettement sa prévision pour la troisième économie d’Amérique latine: au lieu d’une croissance de 2% en mai, elle table sur une récession à 1,9%. C’est nettement en deçà des -1% anticipés par le gouvernement argentin. Idem pour la Turquie, qui passe d’une croissance de plus de 5% à 3,2%. La situation se dégrade encore plus l’an prochain: +0,5% contre 5% dans l’estimation de mai.

 

PIB: la France recule à la 7ème place mondiale

PIB: la France recule à la 7ème place mondiale

 

2582 milliards de dollars de produit intérieur brut (PIB en France), contre 2597 milliards à l’inde selon les dernières données de la Banque mondiale. Du coup, la France se retrouve à la 7 ème place mondiale.  Cependant le produit par habitant n’y culmine encore qu’à 7055,6 dollars annuels, contre 42.778,9 dollars en France. Un écart certes vertigineux, pourtant la France n’a pas particulièrement à s’enorgueillir de cette statistique: elle se situe au 28ème rang, loin derrière de nombreux micro-États et pétromonarchies, et juste devant l’Italie (39.817,2$) et l’Espagne (38.090,9$). L’indice de Développement Humain (IDH) va plus loin et prend en compte, en plus du PIB par habitant, l’espérance de vie et le niveau d’éducation des jeunes générations. Là encore, la différence est flagrante, la France se classe 21ème sur 188, dans le groupe des pays au développement humain «très élevé», quand l’Inde est encore au 131ème rang avec un développement «moyen». Une seule satisfaction la France pourrait devancer la Grande Bretagne. Mai se retrouver quand m^me rétrogradé vers la 10mè place assez rapidement.

Régulation d’internet : la France lance une consultation mondiale

Régulation d’internet : la France lance une consultation mondiale

 

 

La France veut réfléchir à des régulations « intelligentes » dans dix grands domaines, comme « la fiscalité », « le partage des données industrielles », « la modération des contenus en ligne » et notamment des contenus haineux, « la protection des données personnelles », ou encore le « droit des affaires » a indiqué M. Mahjoubi, le secrétaire d’Etat au numérique.  La France va donc lancer une consultation internationale en vue de régulations mondiales d’internet, a déclaré vendredi le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi, en marge du salon des startups VivaTech. . Cette consultation sera nationale, européenne, et aussi internationale, en demandant notamment la participation des géants mondiaux de l’internet, a précisé le secrétaire d’Etat. « Je veux convaincre ces grandes plateformes de discuter sur ces régulations mondiales », a indiqué M. Mahjoubi à l’AFP.

 

Disparition des vers de terre : une catastrophe environnementale mondiale

Disparition  des vers de terre : une catastrophe environnementale mondiale

Pour le  célèbre astrophysicien Hubert Reeves , la disparition des vers de terre est « un bon exemple du fait qu’une toute petite chose à peine visible peut prendre une importance majeure ». Les tunnels qu’ils creusent permettent en effet de garder la terre fertile en l’aérant et en la drainant. « On les a éliminés jusqu’à 70%, voire 90%, on sait très bien que cela stérilise les sols, et on est prêts à vivre avec ça… »  Les vers de terre de substituent guère que dans les jardins particuliers et les exploitations écolos.  Lorsqu’il se déplace, le ver créé d’innombrables galeries, de petits souterrains de taille miniature. Toutes ces cavités laissées par son passage présentent de nombreux atouts pour le sol et son équilibre. Selon Marcel Bouché, grand spécialiste français des lombriciens dont nous aurons bien sur l’occasion de reparler, que pour un peuplement moyen de vers à l’hectare en prairie, sous 6 cm de profondeur, notre sol serait composé de 400 kilomètres de galeries de vers par hectare soit 400 mètre par m2. Les galeries verticales entres autres permettent à l’eau lorsqu’il pleut par exemple de pénétrer les sols plus facilement et favorisent nettement le drainage des sols. Cela a d’autant plus d’importance lorsque le sol est lourd et meuble et que les eaux ont beaucoup de mal s’y infiltrer après une averse importante ou une longue journée de pluie. . Un article tiré du site du CNRS nous apprend met en évidence le rôle de premier ordre que jouent le vers, les stars du sol, en ce qui concerne le développement des végétaux. La star du sol Les vers ameublissent le sol. Celui-ci moins ferme permet un développement des racines plus facile, leur progression et leur croissance étant favorisée. L’apport en oxygène est également un atout pour elles. Celui de l’azote que rejette le ver dans ses excréments est lui aussi d’une importance essentielle. Marcel Bouché parle alors de lombrimixage et ses avantages pour la croissance des végétaux en commençant par leur racine. Les vers se nourrissent et rejettent une quantité non négligeable d’excréments dans le sol. Ces excrétions se nomment les turricules. Ces déjections sont particulièrement riches en matières organiques et favorisent grandement l’enrichissement du sol. Les crottes de terre se trouvent généralement à la sortie des galeries des lombriciens. Celles-ci forment de véritables édifices pouvant atteindre 3 ou 4 cms. Le lombric joue un rôle important en ce qui concerne le cycle de l’azote et celui du développement des bactéries lors de ce transit quand le ver ingère la terre puis produit excréments. Les bactéries se développent dans l’intestin des vers et favorisent l’enrichissement de la terre ingérée. Concrètement cela représente pas moins de 100 tonnes par an à l’hectare. Les turricules présentent alors de nombreux avantages et sont d’une aide conséquente contribuant à la fertilisation du sol. Elles sont très riches en éléments minéraux et à titre d’exemple possède 5 fois plus d’azote assimilables par les racines de végétaux présentes sur le milieu. Les galeries de manière analogique au gaz permettent et facilitent une remontée des éléments minéraux.

 

Chute de production mondiale de vin

Chute de production mondiale de vin

 

Une baisse de production de 9% au plan mondial et de environ 20 % en France ; En France, 87 400 exploitations produisent du vin, dont 68 500 sont spécialisées dans le secteur. Le secteur viti-vinicole représente près de 290 000 emplois, dont 120 000 emplois directs, selon la douane, chargée de la réglementation du secteur. Le groupe Vin et société, composé des professionnels du secteur, évoque même jusqu’à 558 000 emplois « de la vigne et du vin » (viticulteur, négociant, caviste, fabriquant de bouteilles, caviste, sommelier, etc.). France et Italie se disputent la place de premier producteur de vin Les deux pays font la course en tête, suivis de l’Espagne et des Etats-Unis. Malgré le développement des vignobles nord-américains, argentins et chinois, les trois pays méditerranéens conservent leur leadership et assurent près de 50 % de la production mondiale depuis vingt ans. En 2015, la France a produit 17 % du vin mondial Les trois premiers producteurs mondiaux pèsent autant que tous les autres pays réunis. Les ventes de vin et de spiritueux ont rapporté 10,4 milliards d’euros en 2015, soit « l’équivalent de la vente de 126 Airbus », précise la Fédération des exportateurs de vin et spiritueux (FEVS). Le secteur est loin des performances de l’aéronautique, mais a détrôné les parfums et cosmétiques. Le champagne, à lui seul, représente un quart des exportations du secteur (2,69 milliards d’euros), et les spiritueux près d’un tiers (3,7 milliards). Mais en 2017 la baisse été de près de 19% en France.  Au plan mondial, a production n’avait pas été aussi faible depuis 1957, année où elle était tombée à 173,8 millions d’hectolitres. En Italie, premier producteur mondial, la chute a été de 17% en valeur En troisième place, l’Espagne n’a pas été épargnée, avec un décrochage de sa production de 20%. La production a limitée sa baisse à 1,0% aux Etats-Unis, quatrième producteur mondial, ainsi qu’en Chine qui s’est hissée au septième rang mondial des producteurs de vin derrière l’Australie et l’Argentine.  La production viticole mondiale, affectée par d’importants aléas climatiques en Europe, a accusé un recul de 8,6% en 2017, tombant son plus bas niveau depuis 60 ans. Sur le marché des exportations, l’Espagne conserve sa première place des pays exportateurs en volume avec une part de marché mondial de 20,5%, tandis que la France garde sa place de leader en valeur avec 9,0 milliards d’euros exportés l’an dernier.

Record de la dette mondiale (FMI)

Record de la dette mondiale (FMI)

Selon le FMI, l’ensemble de la dette mondiale a atteint 164.000 milliards de dollars en 2016 et représente 225% du PIB mondial. « Le monde est désormais 12% plus endetté que lors du précédent record en 2009″, a déploré le FMI, qui attribue notamment cette hausse de l’endettement à la Chine, qui, à elle seule, représente 43% de l’augmentation de la dette depuis 2007. Avec la remontée de l’inflation vers 2018 mais plus sûrement en 2019, la bulle de l’endettement comporte des risques accrus d’éclatement. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède).Prudemment, la FED a cependant augmenté ses taux …en attendant la suite et surtout la politique de Trump.  Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars et 164 milliards en 2016 soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclut un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. L’exemple le plus significatif étant sans doute Uber en déficit chronique mais  valorisée à 65 milliards mais cependant protégé parce que non côté en bourse.  De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Victor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon le FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2148 milliards d’euros à la fin de 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. La dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance assez molle pour très longtemps.

Croissance mondiale en hausse (OCDE)

Croissance mondiale en hausse (OCDE)

 

Une  croissance mondiale qui  accélère à 3,9% cette année et l’an prochain (après 3,7% en 2017), comme le FMI.  D’après l’OCDE, la reprise de l’investissement des entreprises devrait alimenter le rebond du commerce international, avec des volumes attendus en hausse de plus de 5% cette année. Autant d’éléments qui, combinés à la progression de l’emploi, contribuent à une reprise de plus en plus généralisée. Dans le détail, l’OCDE a révisé en nette hausse ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis, la France et l’Allemagne. La première économie mondiale devrait enregistrer une croissance de 2,9% en 2018 et de 2,8% en 2019 (contre 2,5% et 2,1% précédemment), la contribution des retombées de la réforme fiscale étant estimée entre 0,5 et 0,75 points de pourcentage sur chacune des deux années. L’économie française, qui a affiché une croissance de 2,0% sur l’année écoulée, devrait accélérer cette année à 2,2% – un niveau inédit depuis 2007 et supérieur de 0,4 point aux précédentes prévisions – avant de ralentir à 1,9% (-0,2 point) l’an prochain. Globalement, la croissance de la zone euro s’établirait à 2,3% cette année et 2,1% l’an prochain, ce qui correspond à une révision à la hausse de 0,2 point dans les deux cas. A l’inverse de la tendance générale, le Royaume-Uni devrait voir sa croissance ralentir et rester à la traîne de la moyenne du G20, sur fond d’inquiétudes persistantes sur la définition de ses futures relations avec l’Union européenne après le Brexit. De 1,7% en 2017, sa croissance passerait à 1,3% cette année – un chiffre revu en hausse de 0,1 point – et à 1,1% en 2019, sans changement par rapport aux prévisions de novembre. L’OCDE est en revanche plus positive pour le Japon en 2018, avec une prévision de croissance revue en hausse de 0,3 point à 1,5%. Celle de 2019 n’est relevée que de 0,1 point à 1,1%. En ce qui concerne les pays émergents, l’OCDE a légèrement révisé ses anticipations pour la Chine en 2018 (+0,1 point à 6,7%) et maintenu sa prévision d’une croissance de 6,4% en 2019. Avec des prévisions revues en hausse, l’Inde passerait devant la Chine avec une croissance attendue à 7,2% cette année (+0,2 point) et à 7,5% en 2019 (+0,1 point). L’OCDE, qui se montre plus optimiste pour le Brésil (+0,3 point à 2,2% en 2018 et +0,1 point à 2,4% en 2019), est en revanche plus réservée sur la Russie, avec une prévision revue en baisse de 0,1 point, à 1,8% en 2018 et une croissance attendue à 1,5% en 2019, sans changement par rapport aux prévisions de novembre. “Nous pensons que l’économie va rester plus solide pour les deux prochaines années”, a déclaré à Reuters Alvaro Pereira, chef économiste de l’OCDE par intérim. “Nous revenons à des circonstances plus normales que celles que nous avons connues au cours des dix dernières années”, a-t-il ajouté. Mais la perspective d’un regain de protectionnisme, dans le sillage de la décision Donald Trump d’imposer de nouvelles taxes douanières sur les importations américaines d’aluminium et d’acier, constitue un risque majeur, souligne l’OCDE en invitant les pays concernés à éviter toute escalade. “Cela pourrait évidemment compromettre la reprise. Nous pensons que cela représente un risque significatif et nous espérons qu’il ne se matérialisera pas car cela pourrait être assez préjudiciable”, a dit Alvaro Pereira.

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