Archive pour le Tag 'environnement'

Environnement et JO : la Seine toujours aussi polluée !

Environnement et  JO : la Seine toujours aussi polluée !

En dépit des pronostics et des promesses, la qualité de l’eau de la Seine ne permet pas de s’y baigner. 

 

L’équipe de France de nage en eau libre ne pourra donc pas s’entraîner lundi prochain, le 10 juin, dans la Seine à cause de la mauvaise qualité de l’eau, a appris ce jeudi la direction des Sports de Radio France. Les contrôles désormais quotidiens depuis le 1er juin sur huit points en amont du site olympique montrent en effet une dégradation de la qualité des eaux de la Seine. En cause : les abondantes pluies du mois de mai. De plus, le débit est jugé trop important pour permettre un entraînement.

En août dernier déjà, l’épreuve test de natation en eau libre à Paris avait été annulée à la dernière minute à cause d’une qualité de l’eau en dessous des normes acceptables.

Les responsables de l’équipe de France sont désormais à la recherche d’une nouvelle date mais sans garantie si aucune amélioration n’est constatée.

La question désormais est de savoir si les relevés sanitaires seront suffisamment bons pour que les athlètes puissent nager dans la Seine pour les épreuves d’eau libre et de triathlon durant les Jeux olympiques de Paris.

Hidalgo avait pourtant promis de s’y baigner…… comme Chirac en son temps ! !

Environnement-Climat–20 % seulement PME ont l’intention de se décarboner

Environnement-Climat–20 % seulement PME ont l’intention de se décarboner

 Preuve encore que les mesures venues uniquement d’en haut  sont insuffisantes pour décarboner l’économie. Faute de concertation avec les secteurs économiques, la décarbonation avance au pas d’escargot. En 2023, une PME-PMI ont engagé des efforts pour se décarboner constate ce jeudi la deuxième édition du baromètre du fonds européen Argos Wityu et du cabinet de conseil BCG.

D’après ce sondage réalisé sur 700 petites et moyennes entreprises (PME) et entreprises de taille intermédiaire (ETI), 17% d’entre elles déclarent avoir « fortement investi financièrement », selon « un plan de décarbonation structuré », et ont mesuré leurs émissions en 2023. Au niveau européen : 57% des entreprises interrogées n’ont pas fortement investi dans leur transition écologique en 2023.

Autre statistique intéressante de l’étude : c’est dans le transport et la logistique que les entreprises européennes sont les plus nombreuses à investir pour verdir leur activité (58%), deux fois plus que dans les industries impliquant des fortes températures (29%). A noter aussi : si deux sociétés sur trois estiment que la transition climatique est une opportunité, les entreprises françaises sont en revanche moins optimistes qu’en 2022. Une tendance inverse à celle de l’Allemagne ou du Benelux.

 

Comme avantages économiques permis par la décarbonation, les PME-ETI citent les éléments suivants : l’efficacité énergétique et la réduction des coûts associés (58 %, +4 points par rapport à 2023), la possibilité de remporter des parts de marché (54 %, +3 points) et d’attirer de nouveaux talents (40%, +15 points).

Autour seulement de 10 %  des dirigeants interrogés avaient une approche structurée en matière de décarbonation.

L’étude avait aussi pointé le fait suivant : parmi les principaux freins évoqués par les PME et ETI pour se verdir, figuraient en premier lieu la montagne d’investissements et les difficultés à obtenir des fonds (57%). Viennent ensuite la complexité réglementaire (55%) pour mettre en place des panneaux photovoltaïques par exemple ou d’autres installations afin de réduire l’empreinte carbone de l’énergie utilisée pour fonctionner.

D’après un rapport de l’ONG Carbon Disclosure Project (CDP) et du cabinet de conseil Oliver Wyman, paru en mars, en Europe, quatre entreprises sur cinq n’arrivent pas à réduire leur empreinte carbone au rythme nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques du continent.

 

Environnement-Plus de 500 milliards de barils de pétrole dans l’Antarctique visés par la Russie

Environnement-Plus de 500 milliards de barils de pétrole dans l’Antarctique visés par la Russie

 

 Une véritable catastrophe potentielle pour l’environnement avec la perspective d’exploitation d’immenses réserves de pétrole dans l’Antarctique par les Russes et d’autres. D’après le Figaro, Moscou aurait ainsi découvert dans l’Antarctique de gigantesques réserves d’hydrocarbures, représentant pas moins de 511 milliards de barils de pétrole, révèle le quotidien The Telegraph . Les Britanniques s’alarment en premier de cette nouvelle car l’or noir en question se trouverait principalement dans l’Antarctique britannique, une vaste zone inhabitée d’1,7 million de km2 également revendiquée par le Chili et l’Argentine.

Les chiffres sont spectaculaires: le monde entier consomme environ 36 milliards de barils de pétrole par an, d’après l’Energy Institute Statistical Review of World Energy 2023, tandis que le Telegraph rappelle que ces 511 milliards de barils représentent «10 fois la production totale de la mer du Nord sur 50 ans».

Derrière cette découverte se joue finalement l’avenir de ce texte décisif pour le pôle Sud. S’il doit être révisé en 2048, tout État partie peut par ailleurs retirer sa signature et ne plus être soumis aux engagements du traité. «Il n’y aura jamais de moment raisonnable pour extraire des hydrocarbures de l’Antarctique. Toute tentative de [les] exploiter nous fera tous couler», met en garde le professeur Alan Hemmings, commandant de la station British Antarctic Survey pendant la guerre des Malouines entre l’Argentine et le Royaume-Uni en 1982, qui craint que les activités russes, mais aussi chinoises, finissent par rendre le traité caduc.

Les tensions que l’on observe déjà dans l’Arctique pourraient donc trouver leurs pendants de l’autre côté du globe. «Bien qu’elle n’ait aucune revendication territoriale en Antarctique, la Russie, aux côtés des États-Unis et de la Chine, a progressivement renforcé sa présence dans la région ces dernières années à travers diverses campagnes scientifiques, établissant cinq stations de recherche sur le territoire depuis 1957», rapporte ainsi le magazine Newsweek .

 

Environnement et intelligence artificielle ?

Environnement et intelligence artificielle ?

 

Autour de nous, nous observons le numérique envahir tous les autres secteurs. L’intelligence artificielle (IA) est l’un des derniers maillons de ce bouleversement technologique : elle accompagne désormais tout traitement automatique qui exploite le déluge de données numériques. Mais au vu des enjeux écologiques auxquels nous faisons face aujourd’hui, sera-t-il possible de concevoir une IA respectueuse des contraintes environnementales ? Avant de rentrer dans le sujet de l’IA frugale, il convient de poser le décor. La crise climatique sans précédent à laquelle nous faisons face a commencé avec la révolution industrielle, au milieu du XIXe siècle, qui a planté les germes de notre société de consommation actuelle. Le changement climatique n’est pas la seule menace environnementale : stress hydrique, épuisement des ressources, perte de la biodiversité… Mais c’est sans doute la plus visible et la plus documentée, et donc celle qui peut nous aider à mieux appréhender les autres.

 

par
Denis Trystram
Professeur des universités en informatique, Université Grenoble Alpes (UGA)

Thierry Ménissier
Professeur de philosophie politique, Université Grenoble Alpes (UGA) -

The Conversation
Le secteur du numérique n’est pas facile à cerner, car il est dilué partout. Selon l’ADEME, il représente 2,5 % des émissions carbone de la France en 2022. Ces dernières années, le domaine a connu une forte croissance et les études prospectives envisagent principalement des scénarios de poursuite de cette croissance, au moins à moyen terme.

Un petit calcul réalisé à partir de données publiques sur le scénario SSP1-19 du GIEC, un des plus optimistes, souligne l’aberration de cette croissance. Si le secteur croît selon la prévision la plus basse de croissance, le numérique émettrait 6 fois plus que l’objectif du scénario de décroissance des émissions mondiales de CO₂ d’ici à 2050 ! Même si la croissance du secteur stagnait au niveau d’aujourd’hui, il représenterait trois quarts des émissions totales… Dans un tel monde, que nous resterait-il pour le reste ?

Si on se focalise sur l’IA, on observe une rupture claire à partir de 2012. La croissance du secteur s’emballe alors avec un doublement des besoins en puissance de calcul tous les 5-6 mois au lieu de 24 mois, chiffre jusqu’alors stable de la classique loi empirique de Moore. Cette date correspond au développement des modèles d’IA reposant sur l’apprentissage profond, ou deep learning, rendus possibles par l’utilisation de processeurs graphiques (GPU) pour effectuer les calculs à la base de l’apprentissage profond et par le développement des données ouvertes sur Internet. Rappelons que l’IA n’est pas réduite à l’apprentissage par réseaux de neurones profonds, mais ce sont incontestablement ces derniers qui sont les plus gourmands.

Un nouveau palier a été atteint en 2023, avec l’explosion des modèles génératifs comme l’agent conversationnel ChatGPT. Même s’il est difficile d’avancer des chiffres précis, étant donné que les « géants de la tech » comme OpenAI, Meta ou Microsoft qui sont à l’origine des plus gros modèles ne communiquent plus sur ces données, cette diffusion à large échelle est très inquiétante.
ChatGPT est basé sur le modèle GPT-3, remplacé aujourd’hui par une version améliorée GPT-4. Ce n’est pas le seul, mais c’est le plus populaire et un de ceux pour lequel il existe des données. Le modèle sur lequel il s’appuie possède 176 milliards de paramètres et a nécessité 552 tonnes d’équivalent CO2 pour son entraînement en Californie. En termes de consommation électrique (indicateur plus objectif au sens où il ne dépend pas du mix énergétique), le modèle a tourné des jours sur près de 4 000 gros GPU de Nvidia dont la consommation a été estimée à 1 283 MWh (megawatt-heure, soit 1 000 kWh).

La phase d’usage est bien plus consommatrice encore ! Chaque jour, les quelque dix millions d’utilisateurs mobilisent 564 MWh d’électricité. Les annonces récentes des patrons d’OpenAI et Microsoft sur des commandes de centaines de milliers de GPU pour alimenter les futures versions sont vertigineuses en termes de consommation et d’impact environnemental. Avec sa capacité de production actuelle, le constructeur Nvidia est loin de pouvoir en produire autant.

ChatGPT n’est que l’élément visible de cette galaxie. Aujourd’hui, l’IA est un moteur de la croissance exponentielle du secteur du numérique, avec une explosion du nombre d’applications et services qui utilisent l’IA générative. Le développement de l’IA à ce rythme n’est bien entendu pas soutenable tel quel.

On ne pourra soutenir cette croissance que si l’IA permet des économies d’émissions considérables dans tous les autres secteurs. C’est la voix majoritaire qui porte le message d’une IA qui va nous aider à sortir de la crise. Malgré de trop nombreuses applications inutiles ou questionnables, il existe des apports bénéfiques pour la société notamment pour simuler et analyser des phénomènes physiques complexes comme l’étude de scénarios pour contrer la crise climatique. Encore faut-il que ces solutions ne soient pas in fine pires que le mal ! Par exemple, l’IA va permettre aux entreprises exploitant les énergies fossiles d’optimiser leur activité et donc d’émettre encore plus de CO₂.

Partout, on entend parler d’IA frugale sans que ce terme soit clairement défini. Dans le langage usuel, la sobriété est souvent entendue comme la réaction adéquate face à une consommation abusive d’alcool. Dans le contexte de l’IA, cela renvoie plutôt à la simplicité (ce qui est clairement insuffisant ici), à la modération, voire l’abstinence. Frugalité et sobriété sont souvent considérées comme synonymes ; il est également possible de considérer que la frugalité concerne le fonctionnement des systèmes techniques tandis que la sobriété renvoie à leur usage dans le cadre des pratiques sociales.

Les deux dimensions se complètent dans le sens où tout système technique s’adresse à des usages qui se trouvent de la sorte facilités et encouragés. Ainsi, plus le système apparaît propice à l’usage, plus son impact s’accroît : c’est ce que l’on appelle l’effet rebond. Cependant, le plus pertinent est la définition en creux : le contraire de la frugalité est ainsi qualifié de gloutonnerie selon Le Robert. Il est donc possible de considérer que la frugalité-sobriété comme une vertu qui s’apprécie en négative, en fonction de la quantité de ressources que l’on ne consomme pas.

Or, caractériser une IA frugale s’avère difficile pour plusieurs raisons. D’une part, les analyses existantes ciblent souvent l’entraînement des modèles et/ou la phase d’usage, mais ignorent le cycle de vie complet du service ou du produit. Cela inclut la production, l’utilisation et le stockage des données, et l’infrastructure matérielle mise en œuvre, depuis la fabrication jusqu’à la fin de vie de tous les équipements impliqués. D’autre part, pour un service reconnu comme utile pour la société, il conviendrait d’estimer les volumes de données impliquées dans le processus et les effets positifs indirects induits par son déploiement. Par exemple, un système d’optimisation énergétique pour un appartement peut permettre une augmentation de confort ou le déploiement de nouveaux services grâce aux économies réalisées.

Aujourd’hui, les termes de frugalité ou de sobriété sont souvent synonymes d’efficacité énergétique : on imagine et développe une solution sans prendre en compte son coût environnemental, puis on l’améliore de ce point de vue dans un second temps. Il faudrait au contraire s’interroger en amont sur les effets avant le déploiement du service, quitte à y renoncer.

L’IA frugale est donc caractérisée par une contradiction intrinsèque, au vu de la boulimie d’énergie et de données aujourd’hui nécessaire à l’entraînement des gros modèles et à leurs usages, au mépris des risques considérables pour l’environnement. En matière d’IA, la frugalité doit aller bien plus loin que la simple efficacité : elle doit d’abord être compatible avec les limites planétaires. Elle doit aussi interroger les usages en amont, jusqu’au renoncement de certains services et pratiques, en se basant sur des analyses de cycle de vie complètes et rigoureuses.

Les finalités que recouvrent ces développements technologiques devraient au moins être collectivement débattues. Derrière l’argument d’une efficacité accrue se cache la compétition entre souverainetés nationales ou la concurrence entre des firmes intéressées par des profits colossaux. Il n’y a rien dans ces finalités qui ne soit considéré à l’aune d’une approche éthique.

Une évaluation des systèmes d’algorithmes à l’aide des éthiques environnementales contemporaines permet même de fonder la notion de sobriété sur d’autres bases. En effet, et en dépit de leur variété, ces éthiques ne considèrent pas la Nature (l’eau, l’air, les matériaux et les vivants) comme des ressources à disposition de la seule espèce humaine, engagée dans la compétition technologique et l’hédonisme industriel. En conclusion, on pourrait affirmer que s’ouvre aujourd’hui pour la recherche responsable en IA une perspective aussi formidable que difficile à réaliser : proposer des modèles et des systèmes les plus compatibles possibles avec une telle définition « forte » de la sobriété.

Environnement :  » 70 % des forêts primaires du globe ont disparu « 

Environnement : «  70 % des forêts primaires du globe ont disparu « 

 Le professeur en botanique, FRANCIS HALLE ,  dresse un état des lieux alarmant des menaces qui pèsent sur ces poumons de la planète ( dans La Tribune).

 Aujourd’hui, quelles sont les forêts les plus mal en point dans le monde ?

FRANCIS HALLE - L’Europe est dans la pire situation. La principale raison est que, sur notre continent, nous n’avons presque plus de forêts primaires, sources essentielles de biodiversité. La dernière du type est la forêt de Bialowieza, à cheval sur la Pologne et la Biélorussie. Elle a été formée il y a un peu plus de dix mille ans, lors de la dernière période de glaciation. L’activité humaine est en train de la menacer. En Asie du Sud-Est, la situation n’est pas très bonne non plus. L’extension des plantations de palmiers à huile a détruit de très larges zones de forêts. Il y a aussi un cas particulièrement alarmant : celui de la Chine, pays où il n’y en a quasiment plus. C’est dramatique. En Amérique du Sud, et notamment au Brésil, là où se situe la majeure partie de l’immense forêt amazonienne, la situation s’est dégradée ces dernières années. En cause, l’action de l’ancien président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, grand soutien de l’agro-industrie. Pendant son mandat, la déforestation a augmenté d’environ 75 % par rapport à la décennie précédente. Le Chili et l’Argentine sont aussi dans une situation comparable.

À l’inverse, quelles sont les zones forestières qui se portent le mieux ?

À ce jour, c’est l’Afrique qui abrite les plus belles forêts tropicales. Il y a là-bas des massifs intacts et notamment de nature primaire. Ces espaces-là se situent surtout en Afrique centrale. Du côté de l’Amérique du Nord, tout particulièrement aux États-Unis, la situation est positive. Les Américains ont bien conservé leurs forêts, dont certaines sont encore primaires. Les forêts boréales, situées dans l’hémisphère Nord [au Canada, en Scandinavie et en Russie], se portent bien aussi. Par contre, ces dernières ne sont pas riches en biodiversité animale.

Vous alertez surtout sur la destruction des forêts « primaires ». Pourquoi sont-elles si importantes ?

Les forêts dites « primaires » [en langage courant, des « forêts vierges »] existent depuis des centaines de millions d’années et n’ont pas été exploitées par l’homme. Elles accueillent l’essentiel de la biodiversité planétaire, c’est énorme, et elles sont aussi d’immenses puits de carbone. Voilà pourquoi il est absolument crucial de les préserver. Aujourd’hui, 70 % des forêts primaires du globe ont disparu. C’est un vrai problème pour la biodiversité de la planète.

Quelle est la menace principale pour les forêts dans le monde ?

Principalement l’être humain. La déforestation pour des activités économiques est l’exemple le plus frappant. En Asie, c’est particulièrement inquiétant. D’autres pratiques humaines dégradent également les forêts. Par exemple, en France, une partie de leur mortalité est liée à la plantation d’arbres qui ne respectent pas leur écologie d’origine. Je pense aux nombreux épicéas, une espèce de montagne, plantés ces dernières années en plaine. Résultat : ils poussent vite, certes, mais beaucoup sont infestés par des parasites, les scolytes, et meurent… Le dérèglement climatique favorise aussi les feux de forêt. Le monde entier est aujourd’hui touché, notamment le nord de l’Europe, qui était auparavant épargné en comparaison avec l’Europe du Sud.

En France, le gouvernement dit que le volume de forêts augmente, mais vous n’êtes pas d’accord. Pourquoi ?

En fait, ce qui augmente en France, ce sont les plantations d’arbres, qui, je le rappelle, ne sont pas des forêts ! Dans celles-ci, tous les arbres sont de la même espèce et ont le même âge. Elles ont uniquement une finalité économique, notamment la fourniture de bois. Mais niveau biodiversité, on est très bas.

Pourquoi préserver les forêts est-il si important pour l’équilibre écologique de la planète ?

Il y a plusieurs raisons. Sous une forêt en bon état, qu’elle soit primaire ou secondaire, les sols sont de bonne qualité. Mais l’agriculture productiviste, lorsqu’elle prend la place d’une partie de forêt, introduit des intrants chimiques dans les sols. Un processus qui, au fil des années, les appauvrit et les rend infertiles. L’autre point important est bien sûr la biodiversité : plus une forêt est vieille, plus elle est riche en faune et en flore. Enfin, c’est une évidence, les forêts captent des quantités astronomiques de carbone et sont notre seule réelle source d’oxygène.

Environnement: des grands projets exemptés de Zéro artificialisation nette (ZAN)

Environnement: des  grands projets  exemptés de Zéro artificialisation nette (ZAN) 

Le ministre de l’écologie, Christophe Béchu va  publier un arrêté concernant une liste de 424 projets qui pourront être exclus du dispositif « zéro artificialisation nette des sols » (ZAN). Transmise aux élus locaux mercredi, la liste sera publiée ce jeudi et fera l’objet d’une consultation publique durant un mois, précise le cabinet de Christophe Béchu. A noter cependant que l’artificialisation des sols est due pour près des deux tiers à la construction de logements.

 

Au total, dans sa liste publiée ce jeudi après-midi, 167 projets d’envergure nationale ou européenne qui échapperont au dispositif du zéro artificialisation nette (ZAN). Parmi eux, certains projets industriels stratégiques pour le gouvernement, notamment la future autoroute A69 Castres-Toulouse, les sites de construction des futurs EPR2, ou encore le projet de mine de lithium en Allier, pourront donc être menés à bien sans restriction liées au ZAN. A noter : les nouvelles usines représentent 30 % des 167 projets inclus dans la liste, tandis que les infrastructures (routières ou ferroviaires) en représentent la quasi-moitié.

La loi « Climat et résilience », issue de la Convention citoyenne et voté en 2021 visait initialement le « zéro artificialisation nette des sols » (ZAN) en 2050, avec pour objectif intermédiaire la réduction de moitié de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers (Enaf) d’ici 2031. L’objectif final est, lui, prévu pour 2050. Pour y arriver, la France est censée diviser par deux, tous les dix ans, son rythme de grignotage des espaces naturels par l’étalement des villes.

A noter cependant que l’artificialisation des sols est due pour près des deux tiers à la construction de logements, qui prennent plus d’espace en France qu’ailleurs du fait d’un modèle d’aménagement du territoire ayant favorisé la maison individuelle.

Environnement-Érosion côtière : 500 communes de France concernées

Environnement-Érosion côtière : 500 communes de France concernées

 

L’érosion côtière causée par la progression des océans s’accélère et va rendre des zones inhabitables, a mis en garde ce jeudi 4 avril le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, qui a déjà identifié 500 communes et 450 000 logements menacés.

« L’équivalent d’un terrain de football disparaît chaque semaine dans notre pays sous l’effet de la progression des océans, un phénomène qui s’accélère », a déclaré Christophe Béchu, ajoutant que son ministère publierait vendredi les cartes des zones concernées.

« Il y aura des zones qui seront inhabitables » sur le littoral, dont 20% est grignoté par l’érosion côtière, a-t-il dit.

La France est particulièrement vulnérable au recul du trait de côte, limite entre la terre et la mer, qui se déplace sous l’effet de phénomènes naturels (houle, vent), de la hausse du niveau de la mer, et des interventions humaines.

 

Environnement–Pour la fin des bouteilles d’eau en plastique

Environnement–Pour la fin des bouteilles d’eau en plastique
Il y a quatre ans, la France franchissait un pas décisif avec l’adoption de la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Economie Circulaire), qui visait, entre autres objectifs, à transformer notre gestion des déchets plastiques. Cette loi ambitieuse s’était fixée comme but de réduire de moitié le nombre de bouteilles en plastique à usage unique d’ici à 2030. Toutefois, malgré ces bonnes intentions, les résultats sont loin d’être satisfaisants : nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire.*(tribune collective dans « l’Opinion »)

 

En dépit des négociations sur le traité plastique qui se sont tenues à Paris, cette situation est même plus préoccupante aujourd’hui qu’elle ne l’était hier : nous observons une augmentation de 4 % de la mise sur le marché des bouteilles en plastique en 2022, ce qui contraste fortement avec la nécessité de réduire annuellement de 15 % pour atteindre l’objectif fixé.

La France, cinquième consommateur mondial d’eau en bouteille plastique avec près de 16 milliards de bouteilles utilisées chaque année, s’éloigne des pratiques de consommation durable. L’augmentation de l’utilisation des bouteilles en plastique, notamment dans le secteur de la vente à emporter, nous écarte davantage des objectifs de 2030. Alors que nous marquons le quatrième anniversaire de la loi AGEC, il est crucial de réunir les acteurs clés du secteur pour effectuer une évaluation critique de leurs actions jusqu’à présent.

L’enjeu premier n’est pas celui du recyclage : il est essentiel d’arrêter la production de ces bouteilles. Comme l’amiante, le tabac et le diesel, la bouteille plastique est une aberration que nous regarderons amèrement dans quelques années.

Dans cette optique, nous exhortons le gouvernement à convoquer d’urgence toutes les parties prenantes afin de faire la lumière sur les résultats actuels et sur les pratiques des acteurs industriels, et à prendre toutes les mesures nécessaires, y compris l’interdiction des bouteilles en plastique de petit format, pour remettre la France sur la bonne voie.

Déjà proposée en 2019 par de nombreux associatifs et économiques, l’une des premières mesures les plus efficaces serait d’interdire les bouteilles en plastique de petit format (moins de 500 ml), qui constituent une source de gaspillage de plastique et de carbone disproportionnée par rapport à leur taille. La meilleure bouteille en plastique est celle qui n’est pas produite. Aujourd’hui plus que jamais, il est temps de dire stop aux bouteilles en plastique.

* Signataires
Lucie Lucas, Comédienne; François Gabart, navigateur et entrepreneur; Brune Poirson, ancienne ministre; Thibault Lamarque, Castalie, président et fondateur; Claire Nouvian, Bloom, fondatrice; Emma Haziza, Hydrologue; Célia Rennesson, Réseau Vrac et Réemploi, fondatrice et directrice générale; Charlotte Soulary, Zero Waste France, responsable du plaidoyer; Magali Payen, On est prêt, fondatrice; Antidia Citores, Surfrider, responsable du plaidoyer; Henri Godron, Biocoop, président; Muriel Papin, No Plastic in my Sea, déléguée générale; Caroline Neyron, Mouvement Impact France, déléguée générale; Yannick Servent, Convention des Entreprises pour le climat, co-fondateur; Simon Bernard, Plastic Odyssey, cofondateur; Bruno Dumontet, Expédition MED, fondateur; Jean Moreau, Phenix, co-fondateur; Maxime de Rostolan, Sailcoop, fondateur; Sarah Chouraqui, Wings of the Océan, directrice générale; Flora Ghebali, les Fourmis, fondatrice; Isabelle Poitou, Association MerTerre, directrice générale; Romain Tramoy, Enseignant Chercheur (UPEC); Laurent Colasse, SOS Mal de Seine, fondateur; Didier Onraita, Président et fondateur de Day by day; Béatrice Eastham, Présidente de Climeet et Green Evénements.

 

Environnement- Bruno Le Maire se met au vert » bidon »

Environnement- Bruno Le Maire se met au vert » bidon »

Le ministre de l’économie a clairement fermé la porte à toute mesure financière concernant le changement climatique:
« la porte du ministère des Finances, elle est fermée », a averti Bruno Le Maire, ce jeudi . Pour compenser il fait semblant d’inciter les grandes entreprises à donner un coup de peinture verte sur leur politique. On voit mal ce que pourrait faire en supplément des entreprises comme EDF ou la SNCF d’autant que leur avenir dépend largement des questions de financement des investissements et des conditions d’exploitation décidées par le gouvernement.

Ce jeudi, les ministres Bruno Le Maire et l’inutile Christophe Béchu ont tenu une conférence de presse au terme d’une réunion avec « les représentants des filières économiques ainsi que des organisations syndicales pour lancer les travaux sur l’adaptation des entreprises au changement climatique ».

Bref Bruno le maire repeint aussi en vert son discours avec sans doute la préoccupation d’un bilan un peu plus présentable pour sa candidature aux présidentielles de 2027. Un discours d’ailleurs assez pathétique histoire discrètement de contrer le discours du Premier ministre.

« Le changement climatique est déjà là, a acté le locataire de Bercy. (…) [Les catastrophes climatiques] créent des souffrances pour nos compatriotes. (…) Nous ne pouvons pas attendre, et il ne suffit pas de fixer des grands plans : il faut prendre des décisions immédiates (…) afin d’anticiper pour protéger et faciliter la vie de nos compatriotes. »

Bruno Le Maire a mis l’accent sur trois mesures. Il a notamment mis en exergue la nécessité pour les transports publics et les entreprises énergétiques « d’être résistants au changement climatique ». « Je demande donc que toutes les grandes entreprises publiques, je pense à la SNCF, EDF, RTE, nous fournissent d’ici fin 2024 un plan détaillé d’adaptation au changement climatique », a-t-il exigé.
Bref la nullité, la démagogie qui le dispute à l’impuissance. Et la manifestation très nette que le ministre de l’économie se prend en fait pour le premier ministre.

Environnement: recul du gouvernement face aux agriculteurs

Environnement: recul du gouvernement face aux agriculteurs

Pour calmer les agriculteurs nombre de mesures environnementales sont mises entre parenthèses notamment concernant l’usage des pesticides .

« Nous le mettons à l’arrêt le temps de mettre en place un nouvel indicateur et de reparler des zonages et de la simplification (…) », a annoncé Gabriel Attal, pour qui ce travail doit commencer « dès la semaine prochaine » et aboutir avant le Salon international de l’agriculture, qui commencera le 24 février.
Le nouveau plan « Ecophyto 2030 », encore en consultation, prévoyait en effet de réduire de moitié l’utilisation des pesticides d’ici à 2030 (par rapport à 2015-2017), tout en accélérant la recherche de solutions alternatives. Bien que critiqué notamment par l’Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB), le gouvernement avait décidé de maintenir cet objectif même après le rejet par le Parlement européen, en novembre, d’une législation poursuivant le même but.

Environnement: 49 % des Français préfèrent les agriculteurs aux écolos

Environnement: 49 % des Français préfèrent les agriculteurs aux écolos

Les agriculteurs remportent la médaille de la confiance pour la protection de notre nature et de notre environnement, raflant 49 % d’opinions favorables, tandis que les écologistes, avec un maigre 26 %, semblent relégués au rang de figurants, d’après un sondage CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD.

L’écart le plus marquant réside dans les tranches d’âge. Seulement 38% des jeunes de 18 à 24 ans font plus confiance aux agriculteurs qu’aux écologistes, contre 57% des personnes de 65 ans et plus. Les autres groupes d’âge ont des opinions plus homogènes, avec 29% des 25-34 ans faisant davantage confiance aux écologistes.

Concernant les catégories socioprofessionnelles, les différences sont notables. Les individus plus instruits et économiquement favorisés se partagent entre agriculteurs et écologistes, avec respectivement 40% et 33%. En revanche, les CSP- montrent une préférence notable pour les agriculteurs, à hauteur de 56%.

Enfin, les résidents des communes rurales se sentent nettement plus en accord avec les agriculteurs (57%) comparé à ceux des agglomérations parisiennes.

L’influence des affinités politiques sur le résultat d’un sondage est notable. Parmi les sympathisants d’Europe Écologie – Les Verts, une majorité de 70% a choisi les écologistes, tandis que 21% ont opté pour les agriculteurs. Chez les partisans de la France insoumise, les opinions sont plus partagées : 43% préfèrent les agriculteurs et 42% les écologistes.

Au centre, une préférence pour les agriculteurs est également observée, avec 45% des sondés les soutenant, contre 20% en faveur des écologistes.

*Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne, du 25 au 26 janvier, auprès d’un échantillon représentatif de 1.012 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Environnement- L’enjeu de la biodiversité

Environnement-L’enjeu de la biodiversité

Si le changement climatique préoccupe beaucoup de monde, les scientifiques alertent aussi régulièrement sur la crise de la biodiversité causée majoritairement par les activités humaines. La biodiversité, c’est un mot popularisé par une convention internationale en 1992 qui est la contraction de « diversité » et de « biologique ».

par
Julien Blanco
Chercheur en ethnoécologie, Institut de recherche pour le développement (IRD)

Sarah Paquet
Doctorante en économie écologique, Institut de recherche pour le développement (IRD)
dans The Conversation

Elle désigne la diversité du monde vivant et peut s’observer à trois niveaux :

Au niveau des espèces : c’est la diversité des animaux (les mammifères, les poissons, les oiseaux, mais aussi les insectes et les mollusques), des plantes (dont les arbres et les algues) ou encore des champignons et des bactéries. Parmi ces espèces, certaines ont été domestiquées par les humains, comme les vaches ou les chiens, mais ces dernières font aussi partie de la biodiversité ;

Au niveau des individus d’une même espèce : c’est le fait que chaque individu est unique, et qu’il y a plusieurs races ou variétés au sein d’une même espèce. Par exemple, l’espèce des chiens regroupe différentes races (chihuahuas, labradors, caniches, etc.) ;

Au niveau des écosystèmes et des paysages : ce sont tous les types de forêts, de savanes, de prairies, de milieux marins, ou encore de déserts qui sont le fruit de la rencontre entre des êtres vivants variés et leur environnement.

La biodiversité est donc présente dans tout ce qui nous entoure, y compris en ville et à la campagne, dans les terres, les mers et les rivières. Sa disparition pose problème pour trois raisons principales.

La biodiversité a le droit d’exister

Nous constatons aujourd’hui que les activités humaines menacent la biodiversité : sur environ huit millions d’espèces animales et végétales connues, près d’un million est menacé d’extinction.

Or on peut considérer que chaque être vivant a le droit d’exister sur cette planète : cette dernière est un lieu de vie pour toutes et tous, pas seulement pour les humains. Ainsi, chaque être a une valeur en soi (valeur intrinsèque) et devrait à ce titre pouvoir vivre, même si les humains le jugent inutile.

La biodiversité est nécessaire au bien-être des humains

Si vous pensez à ce que vous mangez chaque jour, vous réaliserez que tout est fourni par la biodiversité. La viande provient de divers animaux élevés ou chassés (poules, vaches, sangliers, etc.). Le pain et les pâtes sont préparés à partir de céréales comme le blé.

La biodiversité est aussi indispensable pour se soigner : la plupart des médicaments que nous utilisons sont issus des plantes et, dans beaucoup de pays, on utilise encore les plantes médicinales directement. Par exemple, le thym (Thymus vulgaris) peut être employé en décoction contre la toux et les bronchites. La molécule qu’il contient, le thymol, entre dans la composition de certains médicaments.

Sur un autre plan, les forêts sont particulièrement importantes, car elles participent à rendre l’eau que nous buvons potable, à limiter l’érosion des sols et à réguler le climat.

Par conséquent, les humains ne pourraient tout simplement pas vivre sans la biodiversité. Elle est importante parce qu’elle est utile à notre bien-être : on parle de valeur instrumentale. Bien qu’un peu égoïste, c’est un bon argument pour en prendre soin.

Les humains entretiennent des relations intimes avec la biodiversité
Au même titre que les relations amicales et familiales, les humains ont parfois des relations très profondes et intimes avec la biodiversité.

Par exemple, certaines personnes sont attachées aux rivières ou aux montagnes où elles ont grandi, ces lieux étant associés à des souvenirs. À leurs yeux, aucune autre rivière ou montagne ne peut les remplacer. On associe aussi l’identité de certains pays à la biodiversité : l’érable est le symbole du Canada, tandis que le ravinala (ou arbre du voyageur) et le lémurien sont ceux de Madagascar. De même, la population française est associée au coq ou aux grenouilles. Qu’adviendrait-il de ces identités si ces espèces venaient à disparaître ?

C’est ce qu’on appelle la valeur relationnelle de la biodiversité : elle est importante parce qu’elle définit qui nous sommes, notre histoire et notre identité. C’est d’ailleurs en se reconnectant à la biodiversité que l’on pourra en avoir davantage conscience.

Ce sont ces trois grandes valeurs (d’existence, d’utilité et relationnelle) qui rendent la biodiversité si importante et irremplaçable. Il est donc crucial d’en prendre soin et de faire preuve de réciprocité vis-à-vis d’elle.

Environnement-Coût des catastrophes naturelles : 250 milliards par an

Environnement-Coût des catastrophes naturelles : 250 milliards par an

Depuis cinq ans, le coût des catastrophes naturelles s’élève à 250 milliards de dollars chaque année, selon les données du premier réassureur mondial, Munich Re. La facture s’élève à 230 milliards de dollars par an sur dix ans (ajustée de l’inflation) et à 180 milliards sur trente ans.

Sur les cinq dernières années, les catastrophes naturelles représentent une charge pour le secteur de l’assurance et de la réassurance de 105 milliards de dollars par an, soit presque que deux fois plus que la moyenne observée ces trente dernières années (57 milliards de dollars).

Des catastrophes particulièrement coûteuses en vies humaines, avec 74.000 décès, un plus haut depuis dix ans, contre 40.000 morts relevés en moyenne par an depuis 1993.

De nombreuses recherches scientifiques suggèrent que le changement climatique favorise les phénomènes météorologiques violents, avec de fortes chutes de grêle ou de pluies.

« Le réchauffement climatique s’accélère et exacerbe les événements extrêmes dans de nombreuses régions, ce qui conduit à des pertes potentielles plus importantes », déduit ainsi Ernst Rauch, chef scientifique chez Munich Re.

L’enchaînement est connu : plus de chaleur, plus d’évaporation, plus de tempêtes. Et les tempêtes en Europe et en Amérique du Nord ont été plus destructrices que jamais, appuie Munich Re, avec des dégâts globaux de 76 milliards de dollars, couverts à hauteur de 75 % par les assurances (58 milliards), un bilan sans précédent dans ces deux régions.

Cette hausse continue des sinistres se traduit par une flambée des tarifs de réassurance, mais aussi par une hausse des franchises ou des exclusions. Résultat, les assureurs sont contraints, soit de prendre en charge une part plus importante du risque, soit de ne plus assurer les biens, comme cela commence à se voir aux Etats-Unis.

En France, sans même attendre les conclusions de la mission Langreney sur l’assurabilité du risque climatique, attendues en fin de mois, le gouvernement a finalement accepté de relever la surprime sur les contrats d’assurance habitation, automobile et professionnelle pour financer le régime public privé Cat’Nat’ à partir du 1er janvier 2025.

Une, certitude : la facture des catastrophes naturelles va s’alourdir dans les prochaines années.

Environnement et catastrophes naturelles : Un coût de 250 milliards par an

Environnement et catastrophes naturelles : Un coût de 250 milliards par an

Depuis cinq ans, le coût des catastrophes naturelles s’élève à 250 milliards de dollars chaque année, selon les données du premier réassureur mondial, Munich Re. La facture s’élève à 230 milliards de dollars par an sur dix ans (ajustée de l’inflation) et à 180 milliards sur trente ans.

Sur les cinq dernières années, les catastrophes naturelles représentent une charge pour le secteur de l’assurance et de la réassurance de 105 milliards de dollars par an, soit presque que deux fois plus que la moyenne observée ces trente dernières années (57 milliards de dollars).

Des catastrophes particulièrement coûteuses en vies humaines, avec 74.000 décès, un plus haut depuis dix ans, contre 40.000 morts relevés en moyenne par an depuis 1993.

De nombreuses recherches scientifiques suggèrent que le changement climatique favorise les phénomènes météorologiques violents, avec de fortes chutes de grêle ou de pluies.

« Le réchauffement climatique s’accélère et exacerbe les événements extrêmes dans de nombreuses régions, ce qui conduit à des pertes potentielles plus importantes », déduit ainsi Ernst Rauch, chef scientifique chez Munich Re.

L’enchaînement est connu : plus de chaleur, plus d’évaporation, plus de tempêtes. Et les tempêtes en Europe et en Amérique du Nord ont été plus destructrices que jamais, appuie Munich Re, avec des dégâts globaux de 76 milliards de dollars, couverts à hauteur de 75 % par les assurances (58 milliards), un bilan sans précédent dans ces deux régions.

Cette hausse continue des sinistres se traduit par une flambée des tarifs de réassurance, mais aussi par une hausse des franchises ou des exclusions. Résultat, les assureurs sont contraints, soit de prendre en charge une part plus importante du risque, soit de ne plus assurer les biens, comme cela commence à se voir aux Etats-Unis.

En France, sans même attendre les conclusions de la mission Langreney sur l’assurabilité du risque climatique, attendues en fin de mois, le gouvernement a finalement accepté de relever la surprime sur les contrats d’assurance habitation, automobile et professionnelle pour financer le régime public privé Cat’Nat’ à partir du 1er janvier 2025.

Une, certitude : la facture des catastrophes naturelles va s’alourdir dans les prochaines années.

Société et environnement -Du lait sans vache !

Société et environnement -Du lait sans vache !

Il y a déjà longtemps qu’on a créé des yaourts et autres desserts aux fruits mais sans fruit avec une mixture chimique pour remplacer. Cette fois, est du lait sans vache là aussi avec une mixture d’eau, de matières grasses, de sucre de caséine notamment.

De quoi fabriquer en nombre et sans des indésirables vaches du lait pour dessert, glaces et autre fromages.

On n’arrête pas le progrès puisqu’on sait faire chimiquement des biftecks à partir de cellules qui se multiplient sans recourir à la viande animale.

On imagine qu’on pourra bientôt fabriquer aussi du vin et même des grands crus sans pour autant avoir besoin de la vigne.

Il restera aussi à fabriquer du pain sans céréales ce qui devrait être possible. Une véritable victoire pour les Vega mais peut-être pas pour les gastronomes.

Créée il y a trois ans, Standing Ovation fabrique une protéine végétale avec une empreinte carbone moindre que celle du lait.

La prouesse est due à des microorganismes génétiquement modifiés nourris seulement d’eau, de sucre, de sel et d’azote minéral. Un savant dosage de caséine, eau, matière grasse et calcium végétaux, ferments et sucre permet ensuite d’obtenir fromages, yaourts et glaces totalement végans et sans lactose, mais avec le même contenu en protéines que ceux fabriqués à partir de lait, explique Romain Chayot, cofondateur et président de Standing Ovation. « Puisque les microorganismes et leur ADN sont éliminés durant le procédé, les produits finaux ne contiennent pas d’OGM, conformément à la réglementation en vigueur », précise-t-il.

Le principal avantage de cette innovation réside dans sa moindre empreinte environnementale. Selon une étude d’analyse du cycle de vie (ACV) commandée à un partenaire extérieur et prenant en compte l’ensemble de la chaîne de production, les produits laitiers fabriqués à partir de la « fermentation de précision » de Standing Ovation produisent ainsi 94 % moins de gaz à effet de serre que ceux issus du lait. Ils consomment 90 % d’eau en moins et utilisent 99 % de terres agricoles en moins. « Pour produire ne serait-ce qu’un gramme de lait, il faut un veau, donc une vache d’au moins deux ou trois ans qui, pendant ce temps, consomme des ressources et génère des gaz à effet de serre, explique Romain Chayot. Or, un fermenteur industriel de 200 mètres cubes se remplit d’une tonne de caséine en moins d’une journée. C’est l’équivalent de la production de plusieurs milliers de vaches. »

L’histoire ne dit pas quelle sera l’effet de toute cette cuisine chimique sur la santé d’ici 30 ou 50 ans

Alors que les soupçons s’accumulent concernant les effets des additifs sur la santé, des chercheurs français montrent que nous y sommes bien plus exposés que ce que l’on pourrait croire.

L’UFC que choisir attire l(attention possibles effets délétères des additifs sur la santé qui se font de plus en plus nombreuses.

Des chercheurs français ont fait tester des milliers de produits en laboratoire, analysé les données fournies par plusieurs agences expertes et croisé leurs résultats avec les déclarations de consommations alimentaires d’environ 100 000 concitoyens.

Leurs résultats (1), publiés dans la revue scientifique Scientific Reports, font froid dans le dos : alors que l’on pouvait penser être exposés à des quantités infimes de ces molécules invisibles, les chercheurs sont au contraire arrivés à la conclusion que nous en consommions, en moyenne, 155,5 milligrammes par jour et par kilogramme de poids corporel. Rapporté au poids moyen des Français (72,4 kilogrammes), cela signifie que nous ingérons quotidiennement 11,3 grammes d’additifs… soit l’équivalent de deux carrés de sucre par jour, ou encore 4 kilogrammes par an ! Quant aux 5 % de Français les plus exposés (les plus gros consommateurs d’aliments ultratransformés), ils en avalent en moyenne 25 grammes par jour, soit près de 10 kilogrammes par an.
Bon appétit !

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