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Économie–croissance américaine menacée

Économie–croissance américaine menacée

Si les bourses reprennent des couleurs après la suspension des plus grosses parties de taxes douanières américaines et chinoises par contre les perspectives économiques voire financières ne sont guère optimistes concernant l’avenir de la croissance notamment américaine.

Les marchés financiers ont salué avec enthousiasme l’accord commercial conclu la semaine dernière entre les États-Unis et le Royaume-Uni, qualifié « d’historique » par Donald Trump. À Paris, le CAC 40 a aligné deux séances de hausse, jeudi (+0,89 %) et vendredi (+0,64 %) tandis qu’à Francfort, le Dax s’est hissé à près de 23.500 points, inscrivant un nouveau record, dépassant ainsi son précédent pic du mois de mars dernier, juste avant l’offensive commerciale de Donald Trump.

Ce week-end, les tractations entre la Chine et les États-Unis se poursuivaient à Genève, pour tenter de résoudre la guerre commerciale entre les deux pays .

Au plan économique la tendance est à l’affaiblissement significatif de la croissance ce que devraient confirmer d’ailleurs les indices économiques cette semaine.

Mardi, l’indice des prix à la consommation pour le mois d’avril, donnera un aperçu de l’inflation, et jeudi, les ventes au détail (toujours pour le mois d’avril) donneront la tendance en matière de consommation. Bon nombre d’observateurs redoutent que les taxes à l’importation déjà en place aux États-Unis (10 %) se ressentent sur les prix et la consommation et pèsent ainsi sur la croissance américaine.

Pour l’Allemagne, l’Europe est menacée

Pour l’Allemagne, l’Europe est menacée

Le futur chancelier allemand Friedrich Merz considère que l’Europe « est menacée » par la Russie, faisant de cet agenda géopolitique, la priorité de son nouveau mandat.

«La sécurité extérieure de notre pays, la garantie de la liberté et de la paix sont la condition préalable à tout ce qui relève de la politique intérieure, économique, environnementale, de la politique sociale et de tout autre domaine », a prévenu le futur chancelier, citant les menaces multiformes que le régime de Vladimir Poutine fait peser sur le vieux continent : désinformation « systématique », sabotage, empoisonnements et assassinats…

Ces déclarations interviennent au moment où l’Union européenne, privée de tout leadership allemand, tente de faire entendre sa voix dans le règlement du conflit ukrainien. Avec plus de vigueur encore que ses partenaires occidentaux, Berlin se plaint d’être ballotté au gré des déclarations de Washington. «Tout peut changer du jour au lendemain», a reconnu Friedrich Merz, justifiant ainsi les efforts de réarmement auxquels se prépare le pays.

Au lendemain de son investiture au Bundestag, le 6 mai, Friedrich Merz devrait se rendre à Paris pour son premier voyage sur la scène internationale où il est appelé à rencontrer Emmanuel Macron. À la suite de quoi il irait à Varsovie, et enfin à Kiev dans un format qui reste encore à définir. Afin de marquer le soutien de l’UE à l’Ukraine.

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Santé : la résilience des cellules menacée par la pollution

Santé : la résilience des cellules menacée par la pollution

Divers mécanismes protègent nos cellules des stress variés qu’elles subissent, nous prémunissant des maladies. Toutefois, divers indices semblent indiquer que ces capacités de résistance pourraient être menacées. Toutes les cellules des êtres vivants sont dotées de mécanismes de compensation qui leur permettent de s’adapter au stress. Ce dernier peut être soit inhérent au fonctionnement normal des organismes vivants (en fonctionnant, les cellules peuvent produire des substances délétères pour elles-mêmes), soit induit par l’exposition à des facteurs environnementaux (stress aigus résultant de traumas ou d’infections, stress chroniques dus à la pollution, aux températures extrêmes, à des relations sociales délétères…). Cette compensation cellulaire, en garantissant la résilience des tissus, constitue l’assurance de notre capacité à nous prémunir des maladies. Le vieillissement se traduit par une érosion des capacités de compensation et de résilience de nos cellules. Or, notre environnement, lorsqu’il est dégradé par les pratiques industrielles, atteint l’intégrité de ce mécanisme au même titre que le vieillissement, ce qui peut nous fragiliser avant l’heure. Cet amoindrissement est un danger de vie en mauvaise santé. Se saisir du problème passe par la conscientisation du mécanisme qui est à la racine de cet amoindrissement.

par Christian Neri
Directeur de Recherches INSERM, Inserm dans the Conversation

Qu’est-ce que la résilience ?
Le concept de résilience recouvre les capacités à surmonter les altérations provoquées par des éléments perturbateurs dans des situations variées.

Une forme bien connue de résilience concerne la récupération après un stress particulièrement agressif, comme la résilience psychologique mise en lumière par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik. Issu de la physique, le concept de résilience traverse désormais de nombreuses disciplines, de l’économie à la psychologie en passant par l’écologie ou l’informatique. On parle aujourd’hui de la résilience des systèmes logistiques (eau, énergie, transport) ou des systèmes de santé.

Mais la résilience ne concerne pas que « l’après-crise », c’est aussi les capacités à surmonter le stress qui affecte un système ou un individu de manière discrète, voire silencieuse, avant la survenue du pire.

Le vivant est en permanence confronté au stress cellulaire. La réponse au stress cellulaire (notamment lors du développement et de la reproduction) est un garant d’adaptation et d’expansion d’une population donnée.

Un stress faible peut stimuler la longévité des cellules. Cependant, un stress excessif, par exemple sous l’effet de facteurs environnementaux, peut éroder les capacités de résilience cellulaire. Or, l’érosion de ces capacités est au centre du vieillissement des tissus. C’est un risque « corps entier », car les organes communiquent entre eux. Par exemple, le microbiote intestinal communique avec le cerveau et son altération peut être préjudiciable au cerveau. C’est un risque « vie entière », car la réussite de la réponse au stress cellulaire traite des phases critiques de l’existence comme la reproduction (taux de natalité), la grossesse (santé du fœtus) ou le développement de l’enfant.

Penser la résilience du corps sous l’angle de la récupération, une fois le pire survenu, c’est sous-estimer le préjudice que les pratiques industrielles et les pollutions air-sol-eau-aliments font encourir à notre santé. C’est enfermer toujours plus d’individus dans la perspective d’une mauvaise santé dont l’échéance est incertaine, mais qui surviendra trop tôt et trop fort.

En revanche, penser la résilience du corps comme un mécanisme toujours à l’œuvre, c’est pouvoir lutter contre ce qui empêche nos tissus d’être résilients, c’est pouvoir améliorer la précaution et la prévention.

Ces mécanismes ne sont pas seulement ceux qui nous protègent contre les infections (comme l’immunité, par exemple).

Il s’agit aussi des mécanismes d’intégrité cellulaire, par exemple la réparation de l’ADN – dont l’altération présente un risque de division anarchique des cellules et de cancer, d’élimination des protéines présentant des défauts de fabrication ou abîmées par l’oxydation naturelle des tissus –, ou bien il peut s’agir de la production d’énergie nécessaire au fonctionnement des cellules, par exemple dans les mitochondries.

Ces mécanismes sont cruciaux dans les cellules qui ne se renouvellent pas, ou peu, comme les neurones du cerveau et du système nerveux central. Leur échec va sans doute de pair avec la transition des stades légers à sévères des maladies. Par exemple, la progression de la maladie de Huntington est marquée par la transition d’une phase de « compensation fonctionnelle » vers une phase de « décompensation », avec des mécanismes de résilience cellulaire qui ne parviennent plus à compenser les dommages neuronaux, un modèle qui vaudrait aussi pour la maladie d’Alzheimer.

Mais ce n’est pas tout : les mécanismes de résilience cellulaire sont au centre du vieillissement des tissus.

Au cours des trente dernières années, au moins douze caractéristiques du vieillissement ont été identifiées, dont certaines traitent directement des mécanismes de résilience cellulaire, comme la réduction de la fonction des mitochondries ou de l’autophagie (élimination des déchets intracellulaires), l’altération de l’intégrité de l’ADN et des protéines, et l’augmentation de la sénescence cellulaire, dans un modèle où le vieillissement serait principalement dû à une accumulation de mutations génétiques, accompagnée par une érosion épigénétique.

Il existe donc un solide faisceau de présomptions pour penser que ces mécanismes s’opposent aux effets du vieillissement et à la survenue des maladies chroniques.

L’affaiblissement avant l’heure de la compensation cellulaire s’oppose aux bénéfices que l’on s’attend à voir découler de l’adoption d’une « bonne » hygiène de vie visant à réduire la charge de morbidité en agissant sur des facteurs de risques dits « modifiables », tels que l’alimentation, la sédentarité, les addictions, les lieux de vie, l’hygiène au travail, ou encore l’isolement social.

À ce titre, toute perturbation des mécanismes de résilience cellulaire par les polluants, directement (par exemple en altérant la réparation de l’ADN, l’autophagie), ou indirectement (par exemple en favorisant des mutations dans l’ADN est un risque de vie en mauvaise santé à plus ou moins brève échéance.

Au vu de l’étendue et de la gravité du problème (comme, par exemple, dans le cas des PFAS en Europe et aux États-Unis), il s’agit aussi d’un risque de « manque à gagner » systémique pour la société.

Dans un tel contexte, éviter que les pratiques industrielles érodent toujours plus nos capacités de résilience cellulaire est une responsabilité qui oblige tous les acteurs concernés, et cette responsabilité est proportionnelle à la puissance des acteurs. Mais comment prendre en compte ce risque majeur ?

À l’heure actuelle, on estime la résilience individuelle contre la survenue ou la progression d’une maladie à partir du poids, plus ou moins important selon les personnes, des facteurs de susceptibilité. Ceux-ci ne sont pas biologiques stricto sensu, mais souvent comportementaux (tabagisme, alcoolisme), conjoncturels (proximité d’une usine, solitude) ou socioprofessionnels (revenus, mobilité). Cependant, l’absence d’un facteur de susceptibilité ne signifie pas forcément que l’on soit résilient.

Intégrer les facteurs de résilience cellulaire en plus des facteurs de susceptibilité lorsqu’il s’agit d’évaluer le risque de vie en mauvaise santé pourrait fournir des modèles de prédiction plus robustes. Mais il faut pour cela disposer de marqueurs fiables de la résistance cellulaire, ce qui n’est pas chose aisée.

Les marqueurs les plus précis sont souvent des marqueurs biologiques (biomarqueurs). Idéalement, ils sont simples à mesurer (par exemple dans le sang ou les urines). Un biomarqueur de résilience doit rendre compte de l’état d’un mécanisme de compensation ou de l’intégrité d’un élément essentiel des cellules.

Il en existe relativement peu à ce jour, et la mise au point d’un nouveau biomarqueur est coûteuse. Elle repose notamment sur des données collectées sur le temps long, grâce à des cohortes de grande taille, comme par exemple Inchianti, Constances ou le UK Brains Bank Network.

Actuellement, l’oxydation de l’ADN, un marqueur indirect de l’intégrité de cette molécule essentielle,est l’un des biomarqueurs potentiels à l’étude. Dans ce contexte, de nouveaux outils sont explorés, par exemple les horloges épigénétiques, dont un pionnier est le chercheur Steve Horvath aux États-Unis.

Cet outil détecte certaines modifications chimiques de l’ADN (les méthylations, autrement dit l’ajout d’un groupement méthyle sur certaines parties de la molécule d’ADN) pour mesurer un « âge épigénétique ». Celui-ci, qui témoigne du vieillissement des tissus, est en quelque sorte un âge « biologique », et peut différer de l’âge chronologique.

Il est important de souligner que cet outil ne permet pas encore de mesurer l’âge biologique de tout le monde : il n’est pas validé pour cela, étant encore au stade des recherches.

L’enjeu, aujourd’hui, est de réduire les maladies chroniques de façon globale, et de sortir des réponses ponctuelles. Or, le modèle actuel, focalisé sur les « maladies avérées », limite la portée de la prévention et l’anticipation des coûts sociétaux. En effet, les coûts cachés sont sous-évalués, voire ignorés.

Mettre au centre des réflexions sur la prévention la mise en péril d’un mécanisme fondamental de vie en bonne santé (nos capacités cellulaires à nous prémunir des maladies) pourrait constituer un vecteur de transformation des politiques de santé publique.

Les données scientifiques qui justifient cette mutation s’accumulent, y compris des données épidémiologiques à forte granularité géographique (celles-ci ont notamment été mises en lumière ces dernières années par diverses enquêtes menées par certains journalistes d’investigation).

Cette nécessaire transformation est cependant entravée de diverses manières (monopoles, lobbying industriel, accords bilatéraux, désinformation, manipulations des études, relégation au second plan des questions de santé, priorités budgétaires, ou encore sous-dimensionnement des acteurs de la vigilance…). Ces obstacles limitent notre capacité à adopter une politique santé-responsable, alors même que le dépassement des capacités de résilience cellulaire pourrait s’inscrire dans un modèle de risques « en chaîne », les pollutions chimiques s’accompagnant d’une santé figée à un niveau médiocre, résultant en des coûts systémiques accrus.

L’eau Perrier menacée

L’eau Perrier menacée

Fin janvier éclatait l’affaire des eaux minérales naturelles non conformes à la suite d’une enquête menée par Le Monde et Radio France. Celle-ci épinglait plusieurs grandes marques d’eau minérale naturelle en bouteille .

Elles auraient eu recours à des traitements physiques non autorisés (comme une microfiltration inférieure aux seuils autorisés) afin de masquer une pollution anthropique (c’est-à-dire, imputable aux activités humaines).

L’Eau minérale naturelle (EMN) est une appellation juridique spécifique. Elle se définit comme une eau d’origine souterraine, dont les composants physicochimiques (la teneur en minéraux) à l’émergence restent stables dans le temps, avec moins de 10 % de variation. Un groupe d’hydrogéologues a rendu un « avis défavorable » à Nestlé Waters pour l’exploitation des puits en tant qu’eau minérale naturelle sur son site Vergèze (Gard). De quoi susciter l’inquiétude chez le géant de l’agroalimentaire suisse, empêtré dans le scandale des eaux contaminées filtrées depuis plus d’un an.

Ce rapport de 150 pages a été remis il y a quelques jours au préfet du Gard et à l’agence régionale de santé (ARS), qui doivent prendre une décision sur l’exploitation du site de Vergèze. Jusqu’en 2021, Nestlé avait procédé à l’assainissement de ses sources via des techniques de purification, afin de préserver la sécurité de ses eaux. Or, selon la réglementation en vigueur, aucun traitement n’est autorisé pour bénéficier de l’appellation eau « minérale naturelle ».

Guerre : » la Moldavie et la Roumanie menacées estime Macron « 

Guerre : » la  Moldavie et la Roumanie menacées estime Macron « 

Si le président russe Vladimir Poutine, qui a envahi l’Ukraine depuis 2022, n’est pas freiné, « il ira à coup sûr sur la Moldavie et peut-être au-delà sur la Roumanie », prévient Emmanuel Macron dans un entretien à plusieurs titres de la presse dominicale, dont Le Parisien.(info BFM)

« Il y a, à nos frontières, une Russie surarmée et agressive. Elle mène des actions terroristes, des campagnes de désinformation massive chez nous et en Europe », assure le président français, pour qui il ne faut pas se tromper d’ennemi. « C’est notre sécurité qui est en jeu », alerte-t-il.

Le « désengagement » éventuel des États-Unis de l’Ukraine « n’est pas dans leur intérêt », estime le président français dans l’hebdomadaire La Tribune Dimanche, car « ce qu’ont fait les États-Unis depuis trois ans est tout à fait conforme à leur tradition diplomatique et militaire ».
 Si Washington acceptait de « signer un cessez-le-feu sans aucune garantie de sécurité pour l’Ukraine » alors sa « capacité de dissuasion géostratégique à l’égard de la Russie, de la Chine et d’autres, s’évanouirait le même jour », fait-il valoir.

L’entretien a été accordé à la Tribune Dimanche, au JDD, au Parisien et à Ouest-France.

L’attractivité de la France menacée ?

 

 L’attractivité de la France menacée ?

Selon le dernier baromètre EY de l’Attractivité de la France, 49 % des entreprises étrangères ont revu à la baisse leurs plans d’investissement dans l’Hexagone. En cause, une instabilité politique nouvelle qui rompt avec les habitudes de l’Hexagone. Quelles incidences à plus ou moins long terme ?
par Chloé Consigny dans l’Opinion

Cette année encore, l’Opinion est partenaire des Etats de la France, rendez-vous annuel des entreprises étrangères consacré à l’attractivité de la France dont la 19e édition se tient jeudi 28 novembre au Cobseil économique, social et environnemtal (CESE).

« Un investissement est un pari sur l’avenir ». C’est ce que volontiers rappelle Philippe Waechter, directeur de la recherche économique, chez Ostrum Asset Management. Or, explique ce dernier, « la France est entrée dans une période d’instabilité politique. Les entreprises mettent le pied sur le ballon et attendent de voir quelles seront les décisions réglementaires, fiscales et politiques à venir. Il est aujourd’hui très difficile de dire quel chemin prendra la France à horizon cinq ans ». Pour l’heure, les décisions d’investissement sont donc remises à plus tard. L’enquête réalisée auprès de 200 dirigeants d’entreprises étrangères installées dans 25 pays révèle que la moitié d’entre eux ont réduit leurs projets dans l’Hexagone. Pour 84 % d’entre eux, les décisions ont été reportées, au mieux, à 2025. Pour expliquer cette réduction de la voilure, les investisseurs évoquent plusieurs motifs immédiats. En premier lieu, en plein marasme budgétaire et alors que la France est au bord du chaos politique, les incertitudes législatives et règlementaires (59 % de taux d’inquiétude) et la difficulté́ de bâtir des business plans pérennes. Le ralentissement des reformes apparait en seconde position, cité par 47 % des répondants (simplification administrative, retraites, réindustrialisation, etc.) avec la remise en question de choix de politiques publiques dans des secteurs clés (40 %). Puis viennent des préoccupations sur la situation budgétaire et économique du pays et le coût du travail (entre 20 et 30 %).

 

Fondamentaux. « A l’heure actuelle, les entreprises que nous interrogeons ne savent pas quelle sera leur fiscalité pour les mois et années qui viennent. Certaines ne savent pas non plus si leur activité sera encore éligible au crédit impôt recherche (CIR), par exemple. Toutes ces incertitudes rendent difficile l’élaboration de leurs plans d’investissement », souligne Marc Lhermitte, associé chez EY. Pour Philippe Juvin, député LR de la troisième circonscription des Hauts de Seine, « l’attractivité d’un pays repose sur quatre piliers : les normes, la fiscalité, la stabilité politique et l’énergie. Auparavant, même si la France connaissait des difficultés financières, nous bénéficions de l’idée selon laquelle la France était solide tant du point de vue institutionnel qu’administratif. Depuis six mois, ce n’est plus le cas ».

 

« Nous sommes clairement dans un moment préoccupant pour les entreprises », poursuit Marc Lhermitte qui temporise néanmoins : « la France n’est pas totalement rayée de la carte. Elle reste un pays qui compte pour toutes les entreprises que nous interrogeons. Les intentions d’implantation pourraient simplement être décalées dans le temps ». Mais « qui peut dire si en 2025, nous serons sortis de l’incertitude ? », s’interroge Philippe Waechter. En 2024, la France reste néanmoins dans le top 3 établi par EY des pays européens jugés les plus attractifs, totalisant avec l’Allemagne et le Royaume-Uni 50 % des investissements étrangers. L’Hexagone conserve de nombreux atouts, parmi lesquels sa situation géographique, mais également la fiabilité de ses infrastructures de transport, télécom et énergie. « La France reste un marché plus facile à pénétrer que le marché allemand », insiste Marc Lhermitte. A cela s’ajoute des fondamentaux business. « La France détient des compétences distinctives, notamment dans des secteurs tels que l’aéronautique ou la pharma. L’écosystème d’innovation avec ses clusters et ses regroupements universitaires sont régulièrement cités dans les enquêtes internationales », souligne Marc Lhermitte.

Concurrence. Pour autant, des zones d’ombres subsistent. « La France perd du terrain, et pas seulement au classement PISA. En vingt ans, le pays a reculé en termes d’exportation mondiale. Il en est de même pour l’énergie qui était peu chère et qui ne l’est désormais plus. Les fondamentaux sont ébranlés. Nous payons aujourd’hui les choix du passé et le risque de décrochage est réel », met en garde Philippe Juvin. Même constat sur le volet environnemental : selon le baromètre EY, seuls 12 % des dirigeants interrogés estiment que l’approche politique en matière de changement climatique et de durabilité est un atout différenciant de l’attractivité de la France. « Sur la stratégie bas carbone, nous sommes loin des changements systémiques annoncés et nécessaires », abonde Philippe Waechter.

Lorsque les entreprises étrangères font des choix de localisation, elles mettent la France en arbitrage avec d’autres pays. « Les coûts, les facteurs opérationnels et les facteurs de risque sont mis en balance avec d’autres pays », constate Marc Lhermitte. Selon l’étude EY, le Royaume-Uni, dont l’attractivité avait été plombée par le Brexit, est aujourd’hui en passe de rivaliser à nouveau avec la France. « 42 % des dirigeants nous disent que, depuis six mois, l’attractivité du Royaume-Uni s’est améliorée. C’est aujourd’hui le principal concurrent de la France en Europe pour les investissements dans la tech ou les sièges sociaux », souligne Marc Lhermitte. Pour Philippe Waechter, « le Royaume-Uni reste cependant un choix par défaut. Si on choisit la France, c’est aussi parce qu’elle fait partie de l’Union européenne », assure-t-il. Dans un contexte où la réaction de l’Europe est très attendue afin de résister au protectionnisme américain de l’administration Trump II et aux ambitions chinoises, 64 % des dirigeants sondés portent un regard vigilant, certes, mais aussi encourageant sur le potentiel du Vieux Continent. « C’est à mon sens une opportunité unique de faire ensemble. La récente élection de Trump entretient la menace d’attractivité massive des Etats-Unis, au point que cela peut être un facteur de réveil et de mobilisation en Europe », conclut, optimiste, Marc Lhermitte.

La démocratie représentative menacée par le populisme

  La démocratie représentative  menacée par le populisme 

Dans un entretien au « Monde », le spécialiste de la gouvernance locale Christian Le Bart  s’inquiète de voir que le métier politique n’est guère défendu par ceux qui l’exercent, en privilégiant des stratégies de façade, qui flirtent avec l’air du temps.

Professeur à l’Institut d’études politiques de Rennes, Christian Le Bart est l’un des spécialistes de la gouvernance locale. A la croisée de ses travaux sur l’individualisation ou le discours et la communication en politique, son essai, La Politique à l’envers (CNRS, 280 pages, 23 euros), analyse les mutations du champ politique face à une défiance croissante.

La critique des politiques s’est fortement accentuée ces dernières années. Quel événement caractérise cette radicalisation du discours ?

Il n’y a pas de démocratie sans liberté pour les citoyens de critiquer les gouvernants, mais nous sommes aujourd’hui en présence de mécanismes assez profonds, voire très structurants de la contestation des professionnels de la politique.

Le mouvement des « gilets jaunes » en est sans doute le symbole avec des critiques et des mises en cause très radicales à l’encontre de tout ce qui porte une écharpe tricolore. Ce moment a montré de façon assez éclatante un haut degré d’exaspération à l’égard de la vie de la classe politique dans son ensemble. Même s’il faut apporter des nuances, on peut considérer que ce mouvement s’est largement défini par la remise en cause des figures institutionnelles (politique, journaliste, scientifique).

La raison de ce ressentiment tient-elle dans la perte de confiance des citoyens dans la capacité des dirigeants politiques à améliorer leur vie quotidienne ?

L’une des caractéristiques du champ politique français est qu’il a longtemps fonctionné autour de la croyance que l’alternance pouvait apporter une amélioration des modes et des conditions de vie, longtemps rendue possible par la croissance économique.

Jusqu’à 1981, nous étions dans un système d’absence assez atypique d’alternance, puis tout s’est accéléré de manière frénétique avec des effets de brouillage du clivage droite-gauche dont le macronisme est un peu l’héritier. Nous sommes passés d’un clivage droite-gauche à un clivage « nous-eux » : soit la société civile versus les professionnels de la politique. Ce basculement a ouvert la voie à des transformations fondamentales plus ou moins populistes.

la Géorgie menacée par l’influence russe

la Géorgie menacée par l’influence russe

 

Le parti « le rêve géorgien » sous influence russe est en train de verrouiller pour mieux la tuer la démocratie. Témoins les pressions sur tout ce qui est opposition et les immenses tricheries aux élections législatives.

par Thorniké Gordadzé Chercheur à l’Institut Jacques Delors, professeur à Sciences Po, ancien ministre de l’intégration européenne de Géorgie dans radiofrance

La coalition de l’opposition en appelle à la communauté internationale pour qu’elle reconnaisse l’ampleur des irrégularités dans ce pays candidat à l’Union européenne depuis décembre 2023. Comment expliquer l’influence croissante de la Russie en Géorgie ? Quelles orientations le nouveau Parlement prévoit-il concrètement ?

Le parti « Rêve géorgien » est accusé de fraudes électorales massives. Thorniké Gordadzé détaille les pratiques à l’œuvre : « ce parti procède à une campagne électorale extrêmement violente. Des pressions très fortes sont exercées contre les partis de l’opposition, contre les médias de l’opposition. Ils procèdent à l’achat de votes en rétribuant de l’argent aux électeurs pauvres. Les sondages sortis des urnes montraient que le parti au pouvoir se situait environ à 40%. Ils se sont rajoutés une quinzaine de points, pour se mettre à 54% », clame-t-il. Face à cette violation du processus électoral, une mobilisation est née et ne fera que grandir, selon le politiste, « parce que les quatre partis de l’opposition ont boycotté ensemble ce Parlement et ont refusé d’y siéger. La présidente de la République a également dénoncé les résultats de ces élections ».

« Le gouvernement géorgien actuel applique la méthodologie russe, affirme Thorniké Gordadzé, en s’appuyant sur des conseillers russes pour orchestrer des fraudes électorales similaires à celles observées en Russie et en Biélorussie ». La situation actuelle rappelle, à ses yeux, les manigances observées lors des élections en Moldavie, où « Maia Sandu a parlé de 300 000 voix volées » par des partis prorusses. Ce chiffre, équivaudrait à « 15% des votes » en Géorgie. Malgré ces tristes procédés, « la Géorgie reste le pays le plus pro-européen de la région, souligne-t-il, avec 80% de la population pro-européenne selon les sondages d’opinion ».

Selon Thorniké Gordadzé, le « Rêve géorgien a complétement verrouillé le système du point de vue judiciaire, médiatique et économique. Seules les entreprises proches du pouvoir ont pignon sur rue, les autres subissent des pressions, et là c’est un dernier acte en quelque sorte, parce que le rêve géorgien a promis qu’en cas de victoire, ils allaient interdire tout simplement les partis de l’opposition qu’ils accusent d’être des agents de l’étranger. À ce propos, ils ont adopté une loi par ce Parlement qui est une chambre d’enregistrement qui qualifie la plupart des ONG, la plupart des organisations de la société civile, comme étant des agents des forces étrangères. Ce parti est en train de détruire les derniers îlots de la démocratie dans ce pays », conclut-il.

Automobile : Toute la filière menacée

Automobile : Toute la filière menacée

 

ENTRETIEN  dans la Tribune avec  Luc Chatel, président du Groupement des industriels qui constatent une baisse de près de 25 % des ventes des voitures neuves. En cause l’orientation chaotique et précipitée vers un marché automobile… surtout chinois. Alors que le Mondial de l’auto débute ce lundi à Paris, le président du lobby organisateur, Luc Chatel, milite pour un « pacte industriel européen » afin de relancer le secteur. Faute de cela, le secteur pourrait connaître une crise dévastatrice et 40 000 emplois pourraient être menacés. 

-Le Mondial de l’automobile ouvre ses portes ce lundi dans un contexte de crise. Cela vous préoccupe-t-il ?

LUC CHATEL - Alors que le contexte est extrêmement difficile pour le secteur, nous allons, pendant une semaine, réenchanter l’automobile et faire du salon de Paris une fête. Les Français aiment l’automobile et le disent. Avant d’être une commodité, la voiture conserve une dimension émotionnelle forte. Cette 90ᵉ édition sera la rencontre entre l’innovation et la passion, entre passé et futur. Vous aurez par exemple l’exposition d’une vingtaine de véhicules emblématiques des innovations qui ont marqué le salon. En face, « La Fabrique de l’électrique », une expérience immersive au cœur des enjeux technologiques d’avenir.

 

Le problème reste que les Français achètent beaucoup moins de voitures…

Nous avons perdu, depuis 2019, l’équivalent d’une année de ventes d’automobiles en France. Et les immatriculations continuent d’afficher un recul de l’ordre de 23 % par rapport à leur niveau d’avant la crise du Covid. Le mois de septembre est le plus mauvais depuis vingt ans. Les incertitudes économiques pèsent lourdement sur le marché, dont on n’imagine pas qu’il puisse redécoller d’ici à la fin de 2024. Et les consommateurs sont perdus dans les méandres des aides à l’achat de véhicule électrique, qui changent en permanence. Depuis trois mois, les ventes d’électriques reculent ; c’est une alerte.

Très attendues au Mondial, les nouvelles citadines électriques permettront-elles de relancer le marché de l’électrique ?

Le salon fera en effet la part belle à la mobilité électrique de proximité, avec de petites citadines intégrant de grandes innovations. La nouvelle Renault 5 sera présente, par exemple, ou encore la Citroën ë-C3. Voilà deux véhicules des gammes françaises dont le prix commence à être plus abordable et qui seront les blockbusters des prochains mois en matière de passage à l’électrique.

On ne transforme pas ainsi un marché sans un niveau soutenu d’aides à l’achat.

 

 

Que peut faire l’industrie pour baisser davantage les prix, qui restent le principal frein à l’électrique ?

Je regarde déjà le chemin parcouru. En cinq ans, nous avons multiplié par dix la part de marché des véhicules électriques. Elle est de 17 % en France, quand la moyenne européenne se situe à 12 %. Mais soyons clairs : on ne transforme pas ainsi un marché sans un niveau soutenu d’aides à l’achat. Supprimez les aides, le marché s’effondre. En France, le bonus, dont le montant a déjà été revu à la baisse, a changé cinq fois en cinq ans, alors que nous n’avons jamais autant eu besoin de stabilité.

Qu’est-ce que vous anticipez sur le bonus-malus ?

On nous parle d’une enveloppe budgétaire pour les aides à l’achat qui serait réduite d’un tiers au moins. Et dans le même temps, on annonce que le malus sera alourdi comme jamais en 2025. Pour la filière automobile, c’est la double peine. Et, pour le consommateur, un impôt déguisé. Plus d’un véhicule vendu sur deux sera taxé, dont toute la gamme des Clio, des 208. Si on voulait accélérer le coup de frein sur le marché, on ne s’y prendrait pas autrement.

L’Europe a-t-elle eu raison de donner récemment son aval à une surtaxe sur les voitures électriques chinoises, selon vous ?

Nous aimons la compétition dans l’automobile, mais à condition qu’elle soit loyale. L’Europe juge que les constructeurs chinois ont pu bénéficier d’aides massives d’État, contraires aux règles de la concurrence. Il est logique qu’elle défende ses intérêts. Mais l’urgence, c’est aussi d’engager enfin une véritable stratégie industrielle en Europe.

Lire aussiMondial de l’automobile : l’éternel retour vers le futur

 

Entre Volkswagen qui pourrait fermer des usines et de nombreux avertissements sur résultats chez les constructeurs, l’industrie joue-t-elle sa survie ?

Oui, la survie de la filière est en jeu. L’Europe a déjà perdu de grandes industries… Même les géants peuvent mourir. Les têtes bien-pensantes à Bruxelles ont imaginé qu’on allait transformer une industrie centenaire du jour au lendemain à coups de règlements. Elles ont oublié qu’au bout du bout il y a le client. Le pire serait qu’à la fin, malgré les investissements sans précédent consentis par la filière dans l’électrique, les voitures ne se vendent pas. Il est temps que Bruxelles mette fin en Europe à la logique du tout-réglementaire et démontre sa capacité à se doter d’une véritable vision stratégique pour son industrie. Nous appelons à un pacte industriel européen pour l’automobile.

Partagez-vous le souhait de nombreux constructeurs de réviser l’objectif intermédiaire pour 2025 de la réglementation européenne sur les émissions de CO 2 ?

La seule façon de sortir par le haut est d’engager Bruxelles et les différents États à prendre sans délai des mesures pour stimuler la demande de véhicules électriques. La réglementation [dont l'objectif est d'en finir avec les ventes de voitures thermiques en 2035] prévoit par ailleurs une clause de revoyure en 2026. Ouvrons les discussions dès aujourd’hui et créons les conditions de réussite face à ce défi historique.

 

Les aides à l’achat essentielles pour passer à l’électrique

Aux yeux des constructeurs automobiles, les aides à l’achat des voitures électriques sont fondamentales pour soutenir la filière. C’est ce que confirme une enquête du CSA pour le compte de la Plateforme automobile. D’après ce sondage mené au mois de septembre, 77 % des Français renonceraient à acheter une voiture électrique si la prime à la conversion et le bonus écologique devaient disparaître. Cet enseignement ne constitue pas une surprise. « En Allemagne, le marché s’est absolument effondré il y a un an parce que le gouvernement a arrêté les aides », rappelle Luc Chatel.

 

 

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Économie zone euro : croissance menacée

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La reprise économique en zone euro était déjà très faiblarde autour de 0,8 % prévu en 2024. Mais ce faible dynamisme semble encore affecté par la chute du moral des entreprises. Un peu partout comme en France on note notamment la mollesse de la consommation intérieure et le tassement des investissements non compensés par les échanges internationaux.

. L’indice pour la zone euro , calculé en interrogeant des chefs d’entreprise, a reculé pour atteindre 50,1 points, contre 50,9 points le mois précédent. Qu’il s’agisse de l’activité dans les services ou dans l’industrie, celle-ci a freiné par rapport au mois dernier.

En entrant dans la seconde moitié de l’année, l’économie européenne ne dispose donc d’aucun moteur clair de croissance. La demande étrangère reste faible. Les nouvelles commandes sont en baisse. Et la demande intérieure européenne ne semble pas grimper aussi vite qu’espéré.

Zone euro : reprise économique menacée

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La reprise économique en zone euro était déjà très faiblarde autour de 0,8 % prévu en 2024. Mais ce faible dynamisme semble encore affecté par la chute du moral des entreprises. Un peu partout comme en France on note notamment la mollesse de la consommation intérieure et le tassement des investissements non compensés par les échanges internationaux.

t. L’indice pour la zone euro , calculé en interrogeant des chefs d’entreprise, a reculé pour atteindre 50,1 points, contre 50,9 points le mois précédent. Qu’il s’agisse de l’activité dans les services ou dans l’industrie, celle-ci a freiné par rapport au mois dernier.

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Zone Euro: La reprise économique en zone euro menacée par le climat politique

Zone Euro: La  reprise économique en zone euro menacée par le climat politique 

D’une certaine manière la zone euro est victime du ralentissement économique en France suite à la décision de dissoudre l’Assemblée nationale. L’indice PMI publié ce vendredi par S&P Global, calculé sur la base de sondages d’entreprises, a glissé en juin à 50,8, son plus faible niveau depuis trois mois, contre 52,2 en mai dans la zone euro.
Le recul en France de l’activité privée, en partie lié aux élections européennes et à la dissolution de l’Assemblée nationale, a fortement contribué à ce ralentissement, selon les analystes.

 Pour rappel, un chiffre supérieur à 50 signale une croissance de l’activité, tandis qu’un chiffre en deçà reflète une contraction.

L’activité manufacturière enregistre son plus fort repli depuis six mois. L’indice mesurant la production manufacturière a brutalement reculé, à 46, contre 49,3 en mai, traduisant une aggravation soudaine du déclin de l’activité, sur fond de baisse accélérée des nouvelles commandes – qui augure d’une conjoncture morose prolongée.En juin, la croissance repose toujours sur le secteur des services, où l’activité reste robuste malgré un ralentissement (indice à 52,6, contre 53,2 en mai).

Signe d’une morosité persistante, la confiance des entreprises en zone euro a chuté à son plus faible niveau depuis février. La zone euro est sortie de la récession au premier trimestre, avec une progression de 0,3% en glissement trimestriel du PIB des 20 pays partageant la monnaie unique. Et ce, en dépit de performances très affaiblies en Allemagne et en France, et sur fond de demande mondiale terne. La croissance économique devrait rester modérée : la Commission européenne table sur une hausse du PIB de 0,8% sur l’ensemble de 2024 dans la zone euro, puis 1,4% l’an prochain.

 

Les résultats des élections européennes et la dissolution surprise de l’Assemblée nationale ont « très probablement suscité parmi les entreprises de fortes inquiétudes relatives aux politiques économiques du prochain gouvernement et poussé bon nombre d’entre elles à suspendre leurs commandes et investissements » en France, analyse-t-il.

L’activité du secteur privé en France s’est en effet inscrite en recul pour le deuxième mois consécutif, selon S&P Global et la Hamburg Commercial Bank (HCOB). L’indice PMI Flash s’est établi à 48,2 en juin, renforçant sa contraction après 48,9 (revu en baisse) en mai. Selon S&P et la HCOB, les nouvelles affaires ont enregistré une baisse, « le fort repli » de la demande ayant engendré « une accélération de la contraction de l’activité globale ».

Tant le secteur manufacturier (45,3 après 46,4 en mai) que les services (48,8 après 49,3) ont vu leur baisse s’accentuer. La confiance s’est aussi détériorée en juin, passant sous sa moyenne de long terme, signe selon S&P et la HCOB de l’incertitude liée à l’issue des législatives et du contexte politique international. Malgré cet environnement défavorable, l’emploi a continué à croître, mais uniquement dans les services.

 

En Nouvelle-Calédonie : une usine de nickel menacée de fermeture

En Nouvelle-Calédonie : une usine de nickel menacée de fermeture

 

 
L’intersyndicale de la Société Le Nickel (groupe Eramet) en Nouvelle-Calédonie a lancé un « SOS » aux salariés pour qu’ils permettent l’acheminement de minerai vers l’usine, faute de quoi l’avenir de l’entreprise serait compromis, dans ce secteur crucial de l’économie calédonienne.

« Les sept organisations syndicales de la SLN lancent ce soir un SOS à tous les salariés de l’entreprise », selon un message interne diffusé mercredi 22 mai, et que l’AFP a pu consulter vendredi.
« Sans une reprise, dans les tout prochains jours, du chargement des minéraliers sur tous nos centres miniers, les fours de Doniambo, par un manque de minerai en qualité et en quantité suffisantes, vont être irrémédiablement endommagés et s’arrêter définitivement de fonctionner », a expliqué l’intersyndicale.

L’exploitation du nickel est le pilier de l’économie calédonienne, qui traverse une crise sans précédent après la chute de plus de 45% en 2023 du cours de ce métal.

Sondage élections européennes : Bardella en tête; Hayer menacée par Glucksmann

Sondage élections européennes : Bardella en tête; Hayer menacée par Glucksmann 

 Selon une récente étude d’OpinionWay pour CNews, Europe 1 et le JDD, la liste qu’il mène est toujours en tête des intentions de vote pour les élections européennes, avec une nette avance. Cette cinquième vague du Baromètre montre que la liste du Rassemblement national a gagné deux points, atteignant 31 % des intentions de vote, comparé à une précédente enquête réalisée le 3 mai.

 

La liste de la majorité présidentielle, menée par Valérie Hayer, occupe la deuxième position mais reste significativement derrière celle du RN avec 16 % des intentions de vote, marquant un recul de 1 % par rapport au sondage précédent et de 2 % par rapport à celui d’avant. Pendant ce temps, bien que la liste conduite par Raphaël Glucksmann n’ait pas progressé (autour de 13%), l’écart se réduit entre Renaissance et le Parti socialiste. Il n’est plus que de 2 à 3 points entre les listes de Valérie Hayer ( autour de 16%) et de Raphaël Glucksmann, co-président de Place Publique. Cette tendance à la baisse pourrait être perçue comme un signal d’alarme pour la majorité, en dépit de l’implication récente de Gabriel Attal et d’Emmanuel Macron dans la campagne.

Derrière les trois listes principales, les autres partis politiques se tiennent dans un mouchoir de poche. Marion Maréchal et sa liste, après avoir enregistré une belle progression dans la dernière enquête, sont maintenant à 7 % des intentions de vote, au même niveau que François-Xavier Bellamy des Républicains.
Comme lors de notre précédente analyse, les listes de Les RépublicainsLa France insoumise et Europe Écologie – Les Verts se trouvent à égalité avec chacune 7 % des intentions de vote. Réalisé le 6 mai, ce sondage n’intègre pas les derniers faits marquants de la campagne.

La liste du Parti communiste stagne à 3 % des intentions de vote, malgré les efforts intensifs de son chef de file, Léon Deffontaines, pour reconquérir les électeurs des classes laborieuse. Les autres listes minoritaires peinent également, ne dépassant pas 1 % des intentions de vote.

Politique-Élections européennes : Bardella en tête; Hayer menacée par Glucksmann

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La liste de la majorité présidentielle, menée par Valérie Hayer, occupe la deuxième position mais reste significativement derrière celle du RN avec 16 % des intentions de vote, marquant un recul de 1 % par rapport au sondage précédent et de 2 % par rapport à celui d’avant. Pendant ce temps, bien que la liste conduite par Raphaël Glucksmann n’ait pas progressé (autour de 13%), l’écart se réduit entre Renaissance et le Parti socialiste. Il n’est plus que de 2 à 3 points entre les listes de Valérie Hayer ( autour de 16%) et de Raphaël Glucksmann, co-président de Place Publique. Cette tendance à la baisse pourrait être perçue comme un signal d’alarme pour la majorité, en dépit de l’implication récente de Gabriel Attal et d’Emmanuel Macron dans la campagne.

Derrière les trois listes principales, les autres partis politiques se tiennent dans un mouchoir de poche. Marion Maréchal et sa liste, après avoir enregistré une belle progression dans la dernière enquête, sont maintenant à 7 % des intentions de vote, au même niveau que François-Xavier Bellamy des Républicains.
Comme lors de notre précédente analyse, les listes de Les RépublicainsLa France insoumise et Europe Écologie – Les Verts se trouvent à égalité avec chacune 7 % des intentions de vote. Réalisé le 6 mai, ce sondage n’intègre pas les derniers faits marquants de la campagne.

La liste du Parti communiste stagne à 3 % des intentions de vote, malgré les efforts intensifs de son chef de file, Léon Deffontaines, pour reconquérir les électeurs des classes laborieuse. Les autres listes minoritaires peinent également, ne dépassant pas 1 % des intentions de vote.

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