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Hausse température, une catastrophe climatique: + 3 à 5 degrés en plus d’ici la fin du siècle

Hausse température, une catastrophe climatique:  + 3 à 5 degrés en plus d’ici la fin du siècle

A lors qu’on ergote encore sur les mesures à prendre que la COP 21 reste au stade du slogan de marketing politique sans effet y compris en France, une catastrophe se  prépare pour la fin du siècle. En cause évidemment une financiarisation mondiale de l’économie incompatible avec la problématique environnementale. Le Record de chaleur est confirmé pour 2019 par   l’organisation météorologique mondiale qui  prévoit une augmentation de 3 à 5° la fin du siècle. La température moyenne mondiale a gagné entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, confirme l’Organisation météorologique mondiale.

Des  scientifiques de Météo France avaient déjà  présenté les scénarios de changement climatique en France jusqu’en 2100 dans un rapport intitulé Le climat de la France au 21e siècle..  En métropole dans un horizon proche entre 2021 et 2050, les chercheurs projettent une hausse des températures moyennes entre 0,6 et 1,3 °C, une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été (surtout dans le quart Sud-est) ainsi qu’une diminution du nombre de jours anormalement froids en hiver sur l’ensemble de la France.

Puis, d’ici la fin du siècle entre 2071 et 2100, les tendances s’accentueraient encore. Les scientifiques observent une forte hausse des températures moyennes pouvant atteindre de 2,6 °C à 5,3°C en été, des vagues de chaleur pouvant dépasser 20 jours dans le Sud-Est mais aussi la poursuite de la diminution des extrêmes froids Les scénarios sont en effet alarmants : des épisodes de sécheresse plus nombreux sont à prévoir ainsi qu’un renforcement des précipitations extrêmes sur une large partie du territoire.

Pour  l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’agence des Nations unies pour la météorologie. La température moyenne sur l’ensemble du globe a affiché une hausse comprise entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, selon les cinq sources différentes compilées par l’OMM. L’agence de Genève utilise deux jeux de données en provenance des États-Unis, fournies par l’Institut Goddard de la Nasa et celles de l’administration américaine pour l’océan et l’atmosphère (NOAA), les informations communiquées par le bureau britannique de météorologie (Met Office) regroupées avec celles de l’université East Anglia. Enfin, l’OMM compile les statistiques japonaises et celles en provenance de l’Union européenne fournies par Copernicus et le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme. Ce dernier était arrivé aux mêmes conclusions la semaine dernière.

La température moyenne l’an dernier a toutefois été un peu inférieure à celle de 2016, qui avait été aggravée par un fort phénomène climatique El Niño.

 

L’OMM précise que la moyenne sur les cinq dernières années est la plus haute mesurée, comme celle sur la dernière décennie. Chaque période de dix ans bat le record de la précédente décennie depuis le début des années 1980. «Malheureusement, nous nous attendons à voir de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et au cours des prochaines décennies, alimentés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère», prévient le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. La concentration de CO2 dans l’atmosphère a atteint un nouveau pic depuis le début de l’ère industrielle en 2019.

En outre, «plus de 90 % de la chaleur excédentaire (liée au réchauffement) est stockée dans les mers du monde entier, où elle s’accumule et provoque des augmentations de température de l’océan», estiment des chercheurs américains dans la revue Advances in Atmospheric Sciences. Ils soulignent que la température a encore augmenté l’an dernier, comme ce fut le cas au cours des années précédentes.

L’activité humaine est grandement responsable de la hausse de la température. Cette activité génère des gaz

 

  • le dioxyde de carbone (CO2);
  • le méthane;
  • le protoxyde d’azote;
  • les gaz fluorés.

Le CO2est le gaz à effet de serre le plus produit par les activités humaines; il est responsable de 63 % du réchauffement de la planète causé par l’homme. Sa concentration dans l’atmosphère est actuellement supérieure de 40 % à celle du début de l’industrialisation.  

Les causes de la hausse des émissions

  • La combustion du charbon, du pétrole et du gaz produit du dioxyde de carbone et du protoxyde d’azote.
  • La disparition des forêts (déforestation). Les arbres contribuent à réguler le climat en absorbant le dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère. Aussi, lorsqu’ils sont abattus, cet effet positif est perdu et le carbone stocké dans les arbres est libéré dans l’atmosphère, aggravant l’effet de serre.
  • L’augmentation de l’élevage. Bovins et ovins produisent de grandes quantités de méthane lorsqu’ils digèrent leur nourriture.
  • Les engrais contenant de l’azote produisent des émissions de protoxyde d’azote.
  • Les gaz fluorés ont un effet de réchauffement considérable, jusqu’à 23 000 fois supérieur à celui du CO2. Heureusement, ils sont libérés en plus petites quantités et sont progressivement interdits par la réglementation de l’Union européenne.

La température moyenne de la planète a subi une augmentation de de plus de 1 degré  par rapport à la fin du XIXe siècle. Chacune des trois dernières décennies a été plus chaude que toutes les décennies précédentes depuis le début des relevés statistiques, en 1850. Pire on prévoit donc une augmentation de 3 à 5° d’ici la fin du siècle.

2019, deuxième record historique de température : pourquoi ?

2019, deuxième record historique de température : pourquoi ?

 


Nouveau record de chaleur mondial en 2019 (après 2016) .

Les cinq années les plus chaudes ont toutes eu lieu ces cinq dernières années, où le mercure est monté entre 1,1 et 1,2°C au dessus de la température de l’ère pré-industrielle, a précisé Copernicus dans un communiqué.

 

La décennie 2010-2019 a également été la plus chaude depuis le début des mesures. En 2019, la température a atteint 0,6°C de plus que la moyenne de la période 1981-2010.

L’Europe a elle enregistré en l’an dernier sa température la plus élevée, juste devant 2014, 2015 et 2018. Le service confirme également que les concentrations de CO2 dans l’atmosphère ont continué à augmenter en 2019.

2019 a aussi  été marquée par les mois de juin et de juillet les plus chauds de l’histoire. . De nombreux record de chaleur pour l’année dernière avec notamment une canicule  du 25 au 30 juin puis du 21 au 26 juillet et le record absolu de  46 degrés relevés à Vérargues (Hérault), le 28 juin.

 

Depuis le début du XXIe siècle, seules les années 2010 et 2013 se sont illustrées par une température moyenne annuelle inférieure à la normale, relève Météo France. Et parmi les dix plus chaudes, huit appartiennent au XXIe siècle.

L’année 2019 a connu une succession de mois  »chauds », explique encore Météo France. Seuls janvier et novembre ont été proches de la normale, tandis que le mois de mai a été plus frais (-1,1 degré). Tous les autres mois ont largement dépassé les températures moyennes.

 

Étienne Kapikian, prévisionniste à Météo France, explique qu’il. « Il faut prendre conscience que c’est ce qui nous attend de plus en plus dans le futur »,  sur  à franceinfo.

 

Quels sont les endroits du globe touchés par ces fortes chaleurs ?

 

À quoi sont dûs ces records de température ?

Ils sont liés à des situations de blocage anticyclonique. Un peu partout dans le monde, des bulles de haute pression entretiennent des masses d’air très chaudes. C’est notamment le cas de l’Europe du Nord. Au Japon, c’est aussi un phénomène de dômes d’air chaud qui entretient des températures caniculaires. Et puis, bien sûr, le réchauffement climatique entraîne des canicules de plus en plus fortes.

Quant aux nombreux feux de forêt qui se sont déclenchés en Grèce mais aussi dans plusieurs pays d’Europe du Nord, ils sont le résultat d’une forte sécheresse persistante et de l’absence de pluie.

Une végétation sèche à laquelle vous apportez des températures très élevées : ce sont les ingrédients classiques pour favoriser la propagation d’incendies.

Va-t-il falloir s’habituer à ces épisodes de fortes chaleurs ?

C’est certain, oui. Il faut prendre conscience que c’est ce qui nous attend de plus en plus dans le futur. On s’apprête à battre de nouveaux records dans les années à venir. Les quatre années les plus chaudes sont les dernières : 2015, 2016, 2017, 2018. 2018 n’est pas terminée, mais on est parti pour figurer parmi les années les plus chaudes. Les modèles climatiques prévoient notamment que le réchauffement sera très fort dans les hautes altitudes soit dans les régions autour de l’Arctique.

La canicule n’est certes pas un phénomène nouveau : il y avait déjà des épisodes caniculaires au début du 20e siècle. Mais si on bat des records depuis quelques années, c’est parce que le climat se réchauffe. Et dans un climat plus chaud, on va forcément atteindre des températures plus élevées. À l’inverse, on aura de plus en plus de mal à battre les records de froid. Sur beaucoup de régions du globe, il va être difficile de continuer à vivre. Il y aura des conséquences sur l’être humain et sur l’agriculture.

 

Catastrophe météo en France: température et urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

Catastrophe météo en France:  température et urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

 

Au rythme maintenant d’une voire  deux fois par mois, des alertes de météo sont lancées en France (et ailleurs). Elles  témoignent des dérèglements climatiques facteurs explicatifs dominants des tempêtes, inondations ou au contraire des périodes de sécheresse  exceptionnelle. Comme la température de la mer est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses estime Emma Haziza, hydrologue dans une interview à France Info. L’activité humaine est en grande partie responsable de cette situation compte tenu de l’impact catastrophique de l’effet de serre ( par exemple record mondial de CO2 en 2018 d’après l’ONU). A cela s’ajoutent d’autres facteurs comme la su-rurbanisation et d’une façon générale le bétonnage des sols. Une tendance qui n’est pas prête d’évoluer de manière positive avec la mode de la Métropolisation. Actuellement environ 60% de la population sont concentrées dans les villes. D’ici quelques années  dans nombre de pays  la concentration urbaine sera de 80%.  Il y a aujourd’hui une cinquantaine de villes de 10 millions d’habitants dans le monde, certaines atteignent 30 millions ,elles  pourraient se situer  entre 50 et 100 millions d’ici  50 ans. . Une véritable folie sociale, économique, sanitaire ,et environnementale. Notons qu’en 1900, 10% seulement de la population mondiale résidaient dans les villes.

 

Interview Emma Haziza  hydrologue:

 

 

 

Emma Haziza : -Deux épisodes en une semaine, est-ce lié au réchauffement climatique ?

On a toujours connu des épisodes intenses, notamment en 1958 dans le Gard où on a eu plusieurs événements qui se sont succédé, et qui ont d’ailleurs été plus importants la deuxième fois. Maintenant, ce que l’on voit aujourd’hui, c’est que sur des territoires extrêmement urbanisés, on observe une vulnérabilité accrue. Ce qui est exceptionnel, c’est cette vigilance de niveau rouge, deux fois de suite, en l’espace de huit jours. Cela n’était pas arrivé depuis la création du système de vigilance de Météo France, ce qui montre bien que l’on est sur des phénomènes de plus en plus intenses, de plus en plus forts. Parce que la mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses.

Que faut-il faire face à ces phénomènes plus violents justement ?

Je pense qu’il existe de nombreuses solutions à mettre en place sur le territoire. On s’est beaucoup focalisé sur le principe de contrer l’aléa, notamment en mettant des digues, en essayant de contrôler le cheminement de l’eau, mais on voit bien qu’avec l’urbanisation sur la côte, c’est quelque chose qui devient compliqué. Il faut se concentrer sur les enjeux, car il y a beaucoup de choses à faire. Aujourd’hui, on est capable de travailler à l’échelle du bâti, des entreprises, et donc d’essayer de transformer chaque habitation, pour leur permettre de subir jusqu’à une certaine hauteur d’eau sans qu’elle ne pénètre dans le bâtiment.

En France, on a un million de personnes qui vivent en zone inondable, on ne va pas pouvoir détruire toutes ces habitations, ni déloger ces habitants. La principale solution c’est d’aller vers de la résilience et de l’adaptation du bâti. L’heure est assez grave pour que l’on puisse se pencher sur la problématique puisque les assurances ne pourront pas tenir plusieurs années à ce rythme-là.

Record mondial de CO2 en 2018 (ONU)

D’une certaine manière, on pourrait considérer que l’enflure des discours écolos des responsables politiques est d’autant plus grande que chaque année sont dépassés les records de pollution. De ce point de vue le très médiatique accord de Paris sur le climat apparaît comme une chimère. Selon l’OMM, le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, “ la dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années: la température était de 2 à 3°C plus élevée qu’aujourd’hui, et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel”, a-t-il souligné dans une nouvelle mise en garde.

Selon le  rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (Unep) publié ce mercredi. , on ne s’oriente pas  vers un limitation à  2  mais plutôt 3 degrés.

En cause la dépendance aux énergie fossiles qu’il faudrait diviser par deux pour respecter un accord de Paris tout à fait théorique et inefficace. un accord qui ne comportait aucune contrainte, aucun contrôle et aucune sanction. Bref, surtout un accord pour valoriser la posture diplomatique de la France ( notamment celle de Ségolène, de Fabius puis de Macron) mais qui ne gênait et n’engageait personne;  pas même  la France qui ne respecte pas ses quotas d’émissions polluantes;.

 

« Ce rapport montre, pour la première fois, l’ampleur de la déconnexion entre les objectifs de l’Accord de Paris, les plans nationaux (de réduction d’émissions) et les politiques de production de charbon, de pétrole et de gaz », indique Michael Lazarus, l’un des principaux auteurs.

Les énergies fossiles représentent toujours 80% de l’énergie primaire mondiale, tandis que les acteurs du secteur continuent à investir massivement. Elles contribuent à 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui ne baissent pas.

« Malgré plus de deux décennies de politique climatique, les niveaux de production d’énergies fossiles n’ont jamais été aussi élevés », relève Mans Nilsson, directeur du Stockholm environnement institute, l’un des auteurs du rapport.

A Paris en 2015, les pays se sont engagés à appliquer des plans de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, mais leurs promesses cumulées conduiraient la planète vers une hausse de plus de 3°C.

Aussi, l’accord prévoit qu’ils rehaussent leurs ambitions d’ici fin 2020.

Mais, selon le rapport, les prévisions de production de charbon, de gaz et de pétrole pour 2030 sont également excessives pour remplir les engagements nationaux de 2015: 17% de charbon, 10% de pétrole et 5% de gaz en trop.

Les scientifiques se sont appuyés sur les projections nationales de 10 pays clés: les sept principaux producteurs d’énergies fossiles (Chine, États-Unis, Russie, Inde, Australie, Indonésie et Canada) ainsi que sur l’Allemagne, la Norvège et le Royaume-Uni.

 

Alertes météo: température et urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

Alertes météo: la température et urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

 

Au rythme maintenant d’une voire  deux fois par mois, des alertes de météo sont e, elles témoignent des dérèglements climatiques facteurs explicatifs dominants des tempêtes, inondations ou au contraire les périodes de sécheresse  exceptionnelle. Comme la température de la mer est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses » estime Emma Haziza, hydrologue dans une interview à France Info. L’activité humaine est en grande partie responsable de cette situation compte tenu de l’impact catastrophique de l’effet de serre ( par exemple record mondial de CO2 en 2018 d’après l’ONU). Cela s’ajoutent d’autres facteurs comme la su-rurbanisation et d’une façon générale le bétonnage des sols. Une tendance qui n’est pas prête d’évoluer de manière positive avec la mode de la Métropolisation.. Actuellement environ 60% de la population est concentrée dans les villes. D’ici quelques années nombre de pays concentreront 80 % de leur résident dans les villes. Il y a aujourd’hui une cinquantaine de villes de 10 millions d’habitants dans le monde, certaines atteignent 30 millions en attendant elle pourrait se situer  entre 50 et 100 millions d’ici 2050. Une véritable folie sociale, économique, sanitaire ,et environnementale. Notons qu’en 1900 10% seulement de la population mondiale résidaient dans les villes.

Interview Emma Haziza  hydrologue:

 

 

 

Emma Haziza : -Deux épisodes en une semaine, est-ce lié au réchauffement climatique ?

On a toujours connu des épisodes intenses, notamment en 1958 dans le Gard où on a eu plusieurs événements qui se sont succédé, et qui ont d’ailleurs été plus importants la deuxième fois. Maintenant, ce que l’on voit aujourd’hui, c’est que sur des territoires extrêmement urbanisés, on observe une vulnérabilité accrue. Ce qui est exceptionnel, c’est cette vigilance de niveau rouge, deux fois de suite, en l’espace de huit jours. Cela n’était pas arrivé depuis la création du système de vigilance de Météo France, ce qui montre bien que l’on est sur des phénomènes de plus en plus intenses, de plus en plus forts. Parce que la mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses.

Que faut-il faire face à ces phénomènes plus violents justement ?

Je pense qu’il existe de nombreuses solutions à mettre en place sur le territoire. On s’est beaucoup focalisé sur le principe de contrer l’aléa, notamment en mettant des digues, en essayant de contrôler le cheminement de l’eau, mais on voit bien qu’avec l’urbanisation sur la côte, c’est quelque chose qui devient compliqué. Il faut se concentrer sur les enjeux, car il y a beaucoup de choses à faire. Aujourd’hui, on est capable de travailler à l’échelle du bâti, des entreprises, et donc d’essayer de transformer chaque habitation, pour leur permettre de subir jusqu’à une certaine hauteur d’eau sans qu’elle ne pénètre dans le bâtiment.

En France, on a un million de personnes qui vivent en zone inondable, on ne va pas pouvoir détruire toutes ces habitations, ni déloger ces habitants. La principale solution c’est d’aller vers de la résilience et de l’adaptation du bâti. L’heure est assez grave pour que l’on puisse se pencher sur la problématique puisque les assurances ne pourront pas tenir plusieurs années à ce rythme-là.

Record mondial de CO2 en 2018 (ONU)

D’une certaine manière, on pourrait considérer que l’enflure des discours écolos des responsables politiques est d’autant plus grande que chaque année sont dépassés les records de pollution. De ce point de vue le très médiatique accord de Paris sur le climat apparaît comme une chimère. Selon l’OMM, le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, “ la dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années: la température était de 2 à 3°C plus élevée qu’aujourd’hui, et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel”, a-t-il souligné dans une nouvelle mise en garde.

Selon le  rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (Unep) publié ce mercredi. , on ne s’oriente pas  vers un limitation à  2  mais plutôt 3 degrés.

En cause la dépendance aux énergie fossiles qu’il faudrait diviser par deux pour respecter un accord de Paris tout à fait théorique et inefficace. un accord qui ne comportait aucune contrainte, aucun contrôle et aucune sanction. Bref, surtout un accord pour valoriser la posture diplomatique de la France ( notamment celle de Ségolène, de Fabius puis de Macron) mais qui ne gênait et n’engageait personne;  pas même  la France qui ne respecte pas ses quotas d’émissions polluantes;.

 

« Ce rapport montre, pour la première fois, l’ampleur de la déconnexion entre les objectifs de l’Accord de Paris, les plans nationaux (de réduction d’émissions) et les politiques de production de charbon, de pétrole et de gaz », indique Michael Lazarus, l’un des principaux auteurs.

Les énergies fossiles représentent toujours 80% de l’énergie primaire mondiale, tandis que les acteurs du secteur continuent à investir massivement. Elles contribuent à 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui ne baissent pas.

« Malgré plus de deux décennies de politique climatique, les niveaux de production d’énergies fossiles n’ont jamais été aussi élevés », relève Mans Nilsson, directeur du Stockholm environnement institute, l’un des auteurs du rapport.

A Paris en 2015, les pays se sont engagés à appliquer des plans de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, mais leurs promesses cumulées conduiraient la planète vers une hausse de plus de 3°C.

Aussi, l’accord prévoit qu’ils rehaussent leurs ambitions d’ici fin 2020.

Mais, selon le rapport, les prévisions de production de charbon, de gaz et de pétrole pour 2030 sont également excessives pour remplir les engagements nationaux de 2015: 17% de charbon, 10% de pétrole et 5% de gaz en trop.

Les scientifiques se sont appuyés sur les projections nationales de 10 pays clés: les sept principaux producteurs d’énergies fossiles (Chine, États-Unis, Russie, Inde, Australie, Indonésie et Canada) ainsi que sur l’Allemagne, la Norvège et le Royaume-Uni.

 

Phénomènes météo-Catastrophes- Inondations: la température et l’urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

Phénomènes météo-Catastrophes- Inondations: la température et l’urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

 

 

« La mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses » estime Emma Haziza, hydrologue dans une interview à France Info

 

 

Est-ce que le premier épisode d’intempéries la semaine dernière a fragilisé les sols ?

Emma Haziza : Absolument, le coefficient d’humidité était extrêmement élevé, les territoires étaient très saturés en eau, ce qui correspond à un paramètre aggravant. La moindre sollicitation pluviométrique génère donc sur les sols des réactions extrêmement intenses. Ce sont vraiment les zones du Pertuis et de Cannes qui ont été touchées par des précipitations diluviennes et donc on a vu des effets de ruissellement très importants émerger un peu partout, directement liés aux pluies colossales de la semaine dernière.

 

Deux épisodes en une semaine, est-ce lié au réchauffement climatique ?

On a toujours connu des épisodes intenses, notamment en 1958 dans le Gard où on a eu plusieurs événements qui se sont succédé, et qui ont d’ailleurs été plus importants la deuxième fois. Maintenant, ce que l’on voit aujourd’hui, c’est que sur des territoires extrêmement urbanisés, on observe une vulnérabilité accrue. Ce qui est exceptionnel, c’est cette vigilance de niveau rouge, deux fois de suite, en l’espace de huit jours. Cela n’était pas arrivé depuis la création du système de vigilance de Météo France, ce qui montre bien que l’on est sur des phénomènes de plus en plus intenses, de plus en plus forts. Parce que la mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses.

Que faut-il faire face à ces phénomènes plus violents justement ?

Je pense qu’il existe de nombreuses solutions à mettre en place sur le territoire. On s’est beaucoup focalisé sur le principe de contrer l’aléa, notamment en mettant des digues, en essayant de contrôler le cheminement de l’eau, mais on voit bien qu’avec l’urbanisation sur la côte, c’est quelque chose qui devient compliqué. Il faut se concentrer sur les enjeux, car il y a beaucoup de choses à faire. Aujourd’hui, on est capable de travailler à l’échelle du bâti, des entreprises, et donc d’essayer de transformer chaque habitation, pour leur permettre de subir jusqu’à une certaine hauteur d’eau sans qu’elle ne pénètre dans le bâtiment.

En France, on a un million de personnes qui vivent en zone inondable, on ne va pas pouvoir détruire toutes ces habitations, ni déloger ces habitants. La principale solution c’est d’aller vers de la résilience et de l’adaptation du bâti. L’heure est assez grave pour que l’on puisse se pencher sur la problématique puisque les assurances ne pourront pas tenir plusieurs années à ce rythme-là.

Record mondial de CO2 en 2018 (ONU)

D’une certaine manière, on pourrait considérer que l’enflure des discours écolos des responsables politiques est d’autant plus grande que chaque année sont dépassés les records de pollution. De ce point de vue le très médiatique accord de Paris sur le climat apparaît comme une chimère. Selon l’OMM, le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, “ la dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années: la température était de 2 à 3°C plus élevée qu’aujourd’hui, et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel”, a-t-il souligné dans une nouvelle mise en garde.

Selon le  rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (Unep) publié ce mercredi. , on ne s’oriente pas  vers un limitation à  2  mais plutôt 3 degrés.

En cause la dépendance aux énergie fossiles qu’il faudrait diviser par deux pour respecter un accord de Paris tout à fait théorique et inefficace. un accord qui ne comportait aucune contrainte, aucun contrôle et aucune sanction. Bref, surtout un accord pour valoriser la posture diplomatique de la France ( notamment celle de Ségolène, de Fabius puis de Macron) mais qui ne gênait et n’engageait personne;  pas même  la France qui ne respecte pas ses quotas d’émissions polluantes;.

 

« Ce rapport montre, pour la première fois, l’ampleur de la déconnexion entre les objectifs de l’Accord de Paris, les plans nationaux (de réduction d’émissions) et les politiques de production de charbon, de pétrole et de gaz », indique Michael Lazarus, l’un des principaux auteurs.

Les énergies fossiles représentent toujours 80% de l’énergie primaire mondiale, tandis que les acteurs du secteur continuent à investir massivement. Elles contribuent à 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui ne baissent pas.

« Malgré plus de deux décennies de politique climatique, les niveaux de production d’énergies fossiles n’ont jamais été aussi élevés », relève Mans Nilsson, directeur du Stockholm environnement institute, l’un des auteurs du rapport.

A Paris en 2015, les pays se sont engagés à appliquer des plans de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, mais leurs promesses cumulées conduiraient la planète vers une hausse de plus de 3°C.

Aussi, l’accord prévoit qu’ils rehaussent leurs ambitions d’ici fin 2020.

Mais, selon le rapport, les prévisions de production de charbon, de gaz et de pétrole pour 2030 sont également excessives pour remplir les engagements nationaux de 2015: 17% de charbon, 10% de pétrole et 5% de gaz en trop.

Les scientifiques se sont appuyés sur les projections nationales de 10 pays clés: les sept principaux producteurs d’énergies fossiles (Chine, États-Unis, Russie, Inde, Australie, Indonésie et Canada) ainsi que sur l’Allemagne, la Norvège et le Royaume-Uni.

 

Catastrophes- Inondations: la température et l’urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

Catastrophes- Inondations: la température et l’urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

 

 

« La mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses » estime Emma Haziza, hydrologue dans une interview à France Info

 

 

Est-ce que le premier épisode d’intempéries la semaine dernière a fragilisé les sols ?

Emma Haziza : Absolument, le coefficient d’humidité était extrêmement élevé, les territoires étaient très saturés en eau, ce qui correspond à un paramètre aggravant. La moindre sollicitation pluviométrique génère donc sur les sols des réactions extrêmement intenses. Ce sont vraiment les zones du Pertuis et de Cannes qui ont été touchées par des précipitations diluviennes et donc on a vu des effets de ruissellement très importants émerger un peu partout, directement liés aux pluies colossales de la semaine dernière.

 

Deux épisodes en une semaine, est-ce lié au réchauffement climatique ?

On a toujours connu des épisodes intenses, notamment en 1958 dans le Gard où on a eu plusieurs événements qui se sont succédé, et qui ont d’ailleurs été plus importants la deuxième fois. Maintenant, ce que l’on voit aujourd’hui, c’est que sur des territoires extrêmement urbanisés, on observe une vulnérabilité accrue. Ce qui est exceptionnel, c’est cette vigilance de niveau rouge, deux fois de suite, en l’espace de huit jours. Cela n’était pas arrivé depuis la création du système de vigilance de Météo France, ce qui montre bien que l’on est sur des phénomènes de plus en plus intenses, de plus en plus forts. Parce que la mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses.

Que faut-il faire face à ces phénomènes plus violents justement ?

Je pense qu’il existe de nombreuses solutions à mettre en place sur le territoire. On s’est beaucoup focalisé sur le principe de contrer l’aléa, notamment en mettant des digues, en essayant de contrôler le cheminement de l’eau, mais on voit bien qu’avec l’urbanisation sur la côte, c’est quelque chose qui devient compliqué. Il faut se concentrer sur les enjeux, car il y a beaucoup de choses à faire. Aujourd’hui, on est capable de travailler à l’échelle du bâti, des entreprises, et donc d’essayer de transformer chaque habitation, pour leur permettre de subir jusqu’à une certaine hauteur d’eau sans qu’elle ne pénètre dans le bâtiment.

En France, on a un million de personnes qui vivent en zone inondable, on ne va pas pouvoir détruire toutes ces habitations, ni déloger ces habitants. La principale solution c’est d’aller vers de la résilience et de l’adaptation du bâti. L’heure est assez grave pour que l’on puisse se pencher sur la problématique puisque les assurances ne pourront pas tenir plusieurs années à ce rythme-là.

Record mondial de CO2 en 2018 (ONU)

D’une certaine manière, on pourrait considérer que l’enflure des discours écolos des responsables politiques est d’autant plus grande que chaque année sont dépassés les records de pollution. De ce point de vue le très médiatique accord de Paris sur le climat apparaît comme une chimère. Selon l’OMM, le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, “ la dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années: la température était de 2 à 3°C plus élevée qu’aujourd’hui, et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel”, a-t-il souligné dans une nouvelle mise en garde.

Selon le  rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (Unep) publié ce mercredi. , on ne s’oriente pas  vers un limitation à  2  mais plutôt 3 degrés.

En cause la dépendance aux énergie fossiles qu’il faudrait diviser par deux pour respecter un accord de Paris tout à fait théorique et inefficace. un accord qui ne comportait aucune contrainte, aucun contrôle et aucune sanction. Bref, surtout un accord pour valoriser la posture diplomatique de la France ( notamment celle de Ségolène, de Fabius puis de Macron) mais qui ne gênait et n’engageait personne;  pas même  la France qui ne respecte pas ses quotas d’émissions polluantes;.

 

« Ce rapport montre, pour la première fois, l’ampleur de la déconnexion entre les objectifs de l’Accord de Paris, les plans nationaux (de réduction d’émissions) et les politiques de production de charbon, de pétrole et de gaz », indique Michael Lazarus, l’un des principaux auteurs.

Les énergies fossiles représentent toujours 80% de l’énergie primaire mondiale, tandis que les acteurs du secteur continuent à investir massivement. Elles contribuent à 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui ne baissent pas.

« Malgré plus de deux décennies de politique climatique, les niveaux de production d’énergies fossiles n’ont jamais été aussi élevés », relève Mans Nilsson, directeur du Stockholm environnement institute, l’un des auteurs du rapport.

A Paris en 2015, les pays se sont engagés à appliquer des plans de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, mais leurs promesses cumulées conduiraient la planète vers une hausse de plus de 3°C.

Aussi, l’accord prévoit qu’ils rehaussent leurs ambitions d’ici fin 2020.

Mais, selon le rapport, les prévisions de production de charbon, de gaz et de pétrole pour 2030 sont également excessives pour remplir les engagements nationaux de 2015: 17% de charbon, 10% de pétrole et 5% de gaz en trop.

Les scientifiques se sont appuyés sur les projections nationales de 10 pays clés: les sept principaux producteurs d’énergies fossiles (Chine, États-Unis, Russie, Inde, Australie, Indonésie et Canada) ainsi que sur l’Allemagne, la Norvège et le Royaume-Uni.

 

 

 

Inondations: la température et l’urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

Inondations: la température et l’urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

 

 

« La mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses » estime Emma Haziza, hydrologue dans une interview à France Info

 

 

Est-ce que le premier épisode d’intempéries la semaine dernière a fragilisé les sols ?

Emma Haziza : Absolument, le coefficient d’humidité était extrêmement élevé, les territoires étaient très saturés en eau, ce qui correspond à un paramètre aggravant. La moindre sollicitation pluviométrique génère donc sur les sols des réactions extrêmement intenses. Ce sont vraiment les zones du Pertuis et de Cannes qui ont été touchées par des précipitations diluviennes et donc on a vu des effets de ruissellement très importants émerger un peu partout, directement liés aux pluies colossales de la semaine dernière.

 

Deux épisodes en une semaine, est-ce lié au réchauffement climatique ?

On a toujours connu des épisodes intenses, notamment en 1958 dans le Gard où on a eu plusieurs événements qui se sont succédé, et qui ont d’ailleurs été plus importants la deuxième fois. Maintenant, ce que l’on voit aujourd’hui, c’est que sur des territoires extrêmement urbanisés, on observe une vulnérabilité accrue. Ce qui est exceptionnel, c’est cette vigilance de niveau rouge, deux fois de suite, en l’espace de huit jours. Cela n’était pas arrivé depuis la création du système de vigilance de Météo France, ce qui montre bien que l’on est sur des phénomènes de plus en plus intenses, de plus en plus forts. Parce que la mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses.

Que faut-il faire face à ces phénomènes plus violents justement ?

Je pense qu’il existe de nombreuses solutions à mettre en place sur le territoire. On s’est beaucoup focalisé sur le principe de contrer l’aléa, notamment en mettant des digues, en essayant de contrôler le cheminement de l’eau, mais on voit bien qu’avec l’urbanisation sur la côte, c’est quelque chose qui devient compliqué. Il faut se concentrer sur les enjeux, car il y a beaucoup de choses à faire. Aujourd’hui, on est capable de travailler à l’échelle du bâti, des entreprises, et donc d’essayer de transformer chaque habitation, pour leur permettre de subir jusqu’à une certaine hauteur d’eau sans qu’elle ne pénètre dans le bâtiment.

En France, on a un million de personnes qui vivent en zone inondable, on ne va pas pouvoir détruire toutes ces habitations, ni déloger ces habitants. La principale solution c’est d’aller vers de la résilience et de l’adaptation du bâti. L’heure est assez grave pour que l’on puisse se pencher sur la problématique puisque les assurances ne pourront pas tenir plusieurs années à ce rythme-là.

Température : un climat de plus en plus africain

Température : un climat de plus en plus africain  

 

Record de chaleur pour un mois de février avec même des températures d’été dans certaines zones géographiques.   De plus en plus le climat en France se rapproche de celui de certains pays d’Afrique avec d’une part des périodes de sécheresse plus fortes et plus longues, d’autre part des périodes de pluie plus intenses. Une conséquence notamment du réchauffement climatique qui fait par exemple qu’une ville comme Lyon pourrait connaître le climat de Madrid d’ici une trentaine d’années et celui d’Alger dans moins d’un siècle. « Le réchauffement climatique va avoir lieu. Maintenant, il faut voir comment on peut le limiter ….En 50 ans, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,7°C à Lyon. Selon le scénario le plus pessimiste, si la tendance se poursuit, en 2050, le climat de Lyon ressemblera à celui de Madrid aujourd’hui. Et à celui d’Alger dans 85 ans », explique- Bruno Charles, vice-président de la Métropole de Lyon, en charge du développement durable et de l’agriculture A l’horizon 2100, il pourrait donc faire en moyenne 24°C entre Rhône et Saône, avec des périodes estivales comptant 28 jours de canicule (contre 12 en 2003).  Très fortes période de canicules et très fortes période de pluie vont alterner comme en Afrique.  Ces épisodes météorologiques, constatés à l’automne, provoquent souvent de graves inondations dans le sud de la France. Un phénomène qui s’aggrave depuis une cinquantaine d’années. L’Aude a déjà été lourdement touché dans le passé par des inondations provoquées par des «épisodes méditerranéens», un phénomène météorologique aussi appelé «pluies cévenoles». En novembre 1999, 26 disparus ont été à déplorer après les pluies diluviennes qui avaient touché l’Aude et les départements voisins. «Le 12 novembre 1999, la zone la plus sévèrement touchée est la région des Corbières, où il est tombé à Lézignan 620 mm de pluies en trente-six heures, soit plus des deux tiers d’une année habituelle de pluie», rappelle le site de Météo-France.

Janvier : hausse de température record

Janvier : hausse de température record

 

Le mois de janvier le plus doux depuis le début des mesures » en 1900, a précisé le prévisionniste de Météo-France Etienne Kapikian.  En jauvier  la France est finalement de +3.4°C au-dessus de la moyenne 1981-2010 (8.4°C pour une moyenne de 5.0°C), mois de janvier le plus doux depuis le début des mesures, dépassant janvier 1988, 1936 et 2014 (+2.7°C/normale). Le record « d’anomalie positive de température moyenne » pour un mois de janvier était jusqu’ici de +2,7 °C, valeur observée en 1988, 1936 et 2014, selon Météo-France. D’autre part, la pluviométrie « a atteint des valeurs comparables aux records de janvier 1988 sur la quasi-totalité du pays », avec en moyenne une pluviométrie excédentaire de plus de 80 % et des records atteints à Rouen​ (167 mm), Rodez (199,8 mm), Langres (242,2 mm) ou Bourg-Saint-Maurice (357 mm). En moyenne sur la France, il n’a jamais autant plu depuis 1959 sur les mois de décembre et janvier. Retrouvez notre point #pluies et #inondations de l’hiver 2018.Météo-France avait déjà annoncé il y a quelques jours que la France avait connu sur les deux mois de décembre-janvier un cumul moyen de pluies record depuis 1959, année de début de la modélisation de la pluviométrie.  Enfin, le soleil a été « quasi absent », excepté sur les régions méditerranéennes, les Pyrénées et la pointe bretonne. « Le déficit d’ensoleillement a souvent dépassé 50 % de la frontière belge au nord de la Nouvelle-Aquitaine », et des records de faible ensoleillement ont été battus notamment à Rouen où le soleil n’a brillé que 18 heures en un mois).

 

Température logement : des chaussettes en laine à la place du chauffage

Température logement : des chaussettes en  laine à la place du chauffage

 

Retour aux pratiques d’il y a 50 ans et plus : des chaussettes en laine pour remplacer  le chauffage ou en tout cas pour le supllerr. Plus de 70% des résidents préfèrent mettre des couches supplémentaires de vêtements pour combler l’insuffisance du chauffage devenu trop cher. Certaines pièces pourraient même ne plus être chauffées du tout. On est cependant encore loin de l’époque des années 50 où les logements ne comportaien t souvent qu’un seul poêle (ou cuisinière, ou cheminée). Et où les chambres étaient rarement chauffées. L’accoutumance au chauffage généralisé rend les Français plus sensibles à la température inférieure à 18-20 degrés. A quand un fonds spécial pour encourager le tricotage de chaussettes en laine ? Mais que fait Nicolas  Hulot ? En effet  deux Français sur trois déclarent avoir froid dans leur logement, selon un sondage réalisé par l’Ifop pour le site de conseil en économie d’énergie QuelleEnergie.fr. Cette proportion est en baisse de 9 points par rapport à l’année dernière. «Certaines aides d’État, notamment les isolations des combles à 1 euro pour les ménages modestes, commencent à porter leurs fruits», explique Maël Thomas, directeur général de QuelleEnergie.fr. Augmenter le chauffage d’un degré fait grimper votre consommation d’énergie de 7%, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Aussi, les ménages aux revenus les plus modestes rechignent à pousser leur thermostat à la hausse et ressentent plus le froid chez eux. Les jeunes grelottent plus que leurs aînés (79% contre 57%) et les locataires, plus que les propriétaires (75% contre 59%). Ces mêmes franges de la population déclarent logiquement avoir des difficultés à payer leurs factures de chauffage au cours des trois dernières années. Pour réduire leur consommation d’énergie, les Français changent leurs pratiques. Plutôt que d’augmenter leur chauffage, ils préfèrent «ajouter des couches de vêtements supplémentaires» (77%) ou «baisser la température habituelle à l’intérieur de leur logement» (70%). Plus d’un Français sur deux (59%) se dit même prêt à renoncer au chauffage dans certaines pièces (salle de bains, toilettes…).

Température : changement climatique aux Etats_Unis

Température : changement climatique aux Etats-Unis

 

Un rapport qui risque   de contrarier Trump car il prouve que dores et déjà le changement climatique aux Etats unis est perceptible. Les températures moyennes aux Etats-Unis ont augmenté vite et de manière spectaculaire, les dernières décennies étant les plus chaudes depuis 1500 ans, selon un rapport préliminaire du gouvernement fédéral publié mardi par le New York Times. « Les Américains ressentent dès à présent les effets du changement climatique », souligne ce rapport rédigé par 13 agences mais qui n’a pas été rendu public ni approuvé par l’administration du président Donald Trump. Ce document « contredit directement les affirmations du président Trump et des membres de son cabinet selon lesquels la contribution humaine au changement climatique n’est pas avérée et la possibilité de prévoir ses effets est limitée », selon le journal. Ce projet de rapport, qui fait partie de l’évaluation nationale sur le climat aux Etats-Unis, est fait tous les quatre ans. Il a été signé par l’académie nationale des sciences. Les Etats-Unis ont confirmé vendredi par écrit aux Nations unies leur intention de se retirer de l’accord de Paris sur le climat. Ils ont cependant affirmé qu’ils continueraient à participer aux négociations internationales, a annoncé vendredi le département d’Etat américain. Fidèle à sa promesse électorale, Donald Trump avait annoncé le 1er juin le retrait des Etats-Unis de cet accord visant à limiter le réchauffement climatique, signé en décembre 2015 par 195 pays dans la capitale française. Il avait jugé le texte néfaste pour l’économie américaine, sans toutefois exclure de réintégrer le processus après renégociation, voire de conclure un « nouvel accord qui protège » les Etats-Unis. Conclu fin 2015 par plus de 190 pays, l’accord de Paris vise à limiter le réchauffement planétaire à moins de deux degrés Celsius par une réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

 

Température : scénario catastrophe d’ici 2040

Température : scénario catastrophe d’ici  2040

 

+3.6 degré d’ici 2040, c’est le scénario catastrophe de l’agence internationale de l’énergie avec pour conséquence notamment la montée des mers. En cause, surtout le gaspillage d’énergie polluante notamment en Chine où la réduction de la pollution ne sera pas effective avant 2030. En 2040, le cocktail énergétique mondial sera composé à parts égales de pétrole, de gaz, de charbon et d’énergies vertes ou peu carbonées, selon l’AIE. Et pour chacune de ces énergies, « les ressources ne constituent pas une contrainte » durant ces 25 ans, écrivent les experts de l’Agence, qui dépend de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pas de choc pétrolier ni gazier à prévoir, donc, notamment grâce à l’essor du pétrole et du gaz de schistes. Du fait en partie de cette ressource relativement abondante, mais aussi des 2 milliards d’humains supplémentaires attendus sur terre, la consommation mondiale d’énergie va encore s’accroître de 37 % d’ici à 2040. Une hausse cohérente avec les dernières prévisions d’ExxonMobil (+35 %). En conséquence, les émissions de gaz à effet de serre vont continuer à grimper, et la température sur terre va augmenter en moyenne de 3,6 degrés. Un scénario catastrophique. La hausse des températures envisagée est en effet bien supérieure à l’objectif international de limiter le réchauffement mondial à 2 degrés. Ce seuil franchi, les événements climatiques extrêmes risquent de se multiplier, et le niveau de la mer menace de s’élever dangereusement. « Cet objectif de 2 degrés requiert des actions urgentes afin de ramener le système énergétique sur une voie plus sûre », écrivent les experts de l’AIE.

Température : scénario catastrophe en 2040 ?

 

 

 

 Il n’y a sans doute il n’y a sans doute pas besoin d’être un grand spécialiste en climatologie pour se rendre compte du réchauffement y compris en France. Il y a déjà plusieurs dizaines d’années que nombre de régions de France ne connaissent  plus de véritable hiver, c’est encore le cas cette année.  L’Agence américaine océanique et atmosphérique a annoncé que 2016 a été l’année la plus chaude depuis le début des relevés de températures, en 1880. Avec une montée record du mercure durant chacun des mois de janvier à août, la température à la surface des terres et des océans l’année dernière a été de 0,94 °C supérieure à la moyenne du XXe siècle (qui était de 13,9°C).Dans une analyse séparée des relevés de températures mondiales, la Nasa a également déterminé que 2016 a été l’année la plus chaude sur le globe en 136 ans. Et la température pourrait continuer de s’élever. Dans le futur on prévoit +3.6 degré d’ici 2040, c’est le scénario catastrophe de l’agence internationale de l’énergie avec pour conséquence notamment la montée des mers. En cause surtout le gaspillage d’énergie polluante notamment en Chine où la réduction de la pollution ne sera pas effective avant 2030. En 2040 le cocktail énergétique mondial sera composé à parts égales de pétrole, de gaz, de charbon et d’énergies vertes ou peu carbonées, selon l’AIE. Et pour chacune de ces énergies, « les ressources ne constituent pas une contrainte » durant ces 25 ans, écrivent les experts de l’Agence, qui dépend de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pas de choc pétrolier ni gazier à prévoir, donc, notamment grâce à l’essor du pétrole et du gaz de schistes. La mauvaise nouvelle, maintenant. Du fait en partie de cette ressource relativement abondante, mais aussi des 2 milliards d’humains supplémentaires attendus sur terre, la consommation mondiale d’énergie va encore s’accroître de 37 % d’ici à 2040. Une hausse cohérente avec les dernières prévisions d’ExxonMobil (+35 %). En conséquence, les émissions de gaz à effet de serre vont continuer à grimper, et la température sur terre va augmenter en moyenne de 3,6 degrés. Un scénario catastrophique. La hausse des températures envisagée est en effet bien supérieure à l’objectif international de limiter le réchauffement mondial à 2 degrés. Ce seuil franchi, les événements climatiques extrêmes risquent de se multiplier, et le niveau de la mer menace de s’élever dangereusement. « Cet objectif de 2 degrés requiert des actions urgentes afin de ramener le système énergétique sur une voie plus sûre », écrivent les experts de l’AIE.

Température : Hollande remonte … à 20° !

Température : Hollande remonte … à 20° !

 

Alors que la météo annonce une vague de froid pour les jours et semaines à venir François Hollande lui constate une remontée dans son thermomètre de popularité. Il atteint désormais 20 % de satisfaits, c’est mieux qu’il y a quelques semaines quand avant son renoncement il se situait en dessous de la barre des 10 %. Mais c’est moins que son nouveau Premier ministre qui se situe à 50 %. Un petit état de grâce en quelque sorte qui permettra de mieux soigner sa sortie. Une remontée qui d’ailleurs lui faiat regretter d’avoir renoncé peut-être un peu vite sous la pression de Valls. Du coup faute de candidatures François Hollande s’interroge sérieusement sur le soutien qu’il pourrait apporter à des candidats de la primaire socialiste. Il pourrait bien ne soutenir personne voir même comme Ségolène Royal apportait son appui à Emmanuel Macron. Pour le deuxième mois d’affilée, dans le baromètre IFOP/JDD (le plus ancien des baromètres de popularité), le chef de l’État remonte dans l’estime des Français. Avec 20% de satisfaits (+1), il reste le Président le moins populaire de la Vème République mais retrouve un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis un an. D’évidence, il enregistre un effet positif depuis sa décision de ne pas se représenter. « On ne peut pas parler d’un véritable mouvement mais il bénéficie d’une certaine décrispation », analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Cet effet se mesure particulièrement chez les sympathisants socialistes, auprès desquels François Hollande est redevenu majoritaire depuis décembre (54% de satisfaits), mais il ne bénéficie d’aucune mansuétude parmi les électeurs de la droite (96% de mécontents), du FN (91%) et du Front de gauche (81%). Au-delà des chiffres, ce léger revirement de l’opinion se retrouve dans les jugements exprimés par les sondés. « On se remet à entendre des appréciations positives, confie Frédéric Dabi. La renonciation de François Hollande est présentée comme une preuve de courage et de lucidité de sa part. » C’est aussi la possibilité offerte au chef de l’État de prendre des décisions en toute liberté, sans pression électorale – la grâce accordée à Jacqueline Sauvage semble avoir été appréciée par les Français? certains soulignent en outre que le chômage s’est mis à baisser et lui en font crédit. Par contraste, Bernard Cazeneuve reste un Premier ministre populaire et convaincant (50% de satisfaits, -1 point). Les jugements favorables à son égard sont largement majoritaires au PS (81%) et presque majoritaires à droite (47%). Un état de grâce en quelque sorte, mais qui sera forcément de courte durée. En déplacement au Mali François Hollande n’a pas craint de faire part de sa nostalgie voire d’ouvrir une petite fenêtre sur les perspectives d’un retour en politique. Depuis son discours du 1er décembre dans lequel il avait annoncé qu’il n’était pas candidat à sa réélection, François Hollande s’est rendu en Corrèze le 7 janvier. La Corrèze, « c’est trente-cinq ans de ma vie », avait rappelé non sans nostalgie celui qui y a débuté sa carrière électorale par une défaite face à Jacques Chirac aux législatives de 1981. Les soutiens corréziens du chef de l’Etat ont pu, avait-il estimé, ressentir de la « tristesse » après sa décision de ne pas briguer un second mandat à l’Elysée, mais aussi « une forme d’adhésion vers une certaine conception de la politique ». Mais comme le rapporte Le Monde, François Hollande s’est aussi agacé que la presse parle de tournées d’adieu à chacune de ses sorties. Vendredi en marge d’une visite à Gao dans le nord du Mali, il a ainsi déclaré : « On n’arrête pas de dire cela… mais non, pas du tout… », avant de lâcher une phrase énigmatique : « Dans la vie, il ne faut jamais dire jamais! »

Température : nouveau record en 2016 ? (Robert Vautard)

Température : nouveau record en 2016 ? (Robert Vautard)

Dans une interview au Figaro Robert Vautard directeur de recherche au CNRS  constate que la température ne cesse de s’élever

 

Le rapport annuel sur l »Etat du Climat vient de paraître et révèle une année 2015 qui bat beaucoup de records. Est-ce la pire année de l’histoire climatique?

ROBERT VAUTARD. - Il y a effectivement beaucoup de records. Le plus marquant est celui de la température globale. On se situe pour la première fois à 1°C au-dessus des températures de référence de l’ère préindustrielle (1890). Mais c’est seulement pour l’année 2015. D’une année sur l’autre, les températures varient beaucoup. Dans le climat actuel, on est plutôt, en moyenne, autour de 0,9°C au-dessus. Le dixième de degré supplémentaire de l’an dernier est une des conséquences de l’événement climatique El Niño. Il y a également eu des records en termes de concentration de gaz à effet de serre, mais c’est le cas chaque année. Car la teneur en CO2 augmente régulièrement. On a vu aussi un certain nombre d’événements extrêmes. Le pire en matière de canicule pour l’Europe reste l’année 2003. Mais 2015 arrive désormais en deuxième position avec de fortes chaleurs dans les pays du centre de l’Europe. Par ailleurs, le mois de décembre a connu un record de chaleur et l’enneigement a été quasiment nul. Le réchauffement de la température de surface des océans a également provoqué des cyclones très marquants. Il y en a eu un notamment dans l’océan Indien qui a touché la péninsule arabique en général et le Yémen en particulier. Un phénomène parfaitement exceptionnel. Malgré tout, En Europe et ailleurs dans le monde, certains mois sont restés parfaitement dans la norme.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué l’an dernier?

C’est incontestablement la température mondiale. Elle a été très au-dessus du record précédent qui datait de 2014. Et cela pourrait bien durer en 2016 car El Niño s’est poursuivi jusqu’au printemps de cette année. Si l’on compare à l’année 1997,au cours de laquelle un phénomène El Niño s’était formé durant l’été pour atteindre toute sa puissance à l’automne avant de disparaître dans les premiers mois de 1998, et bien c’est cette année 1998 qui a été la plus chaude. On peut donc s’attendre à des températures globales proches ou au-dessus des records en 2016.

Comment, dans ces conditions, imaginer que l’on puisse respecter les engagements de l’accord de Paris qui vise à maintenir la hausse des températures mondiales en-deçà de 2°C, voire 1,5°C?

On ne peut pas, sur la base de cette seule année 2015, dire qu’il ne reste plus qu’un degré de marge. Ce n’est pas 2015 qui peut permettre de dire si on va réussir ou non à respecter les engagements pris à Paris. Évidemment, 1,5°C, c’est très ambitieux, mais c’est un point de base en dessous duquel on ne peut de toute façon pas descendre. On risque plutôt d’être au-dessus.

L’année 2015, en tout cas, montre que le plateau des températures observé durant presque vingt ans n’était pas un arrêt de la hausse comme certains ont voulu le faire croire mais simplement un palier. On en aura vraisemblablement d’autres, mais ça n’empêche pas la tendance. On va peut-être monter une nouvelle marche d’escalier en 2015 ou 2016 comme cela a été le cas en 1997 et 1998.

 

Doit-on considérer que 2015 est exceptionnelle du seul fait de l’événement El Niño?

Non elle n’est pas exceptionnelle en tant que telle, ce qui est exceptionnel c’est la température résultant de la combinaison d’El Niño et du réchauffement climatique. La combinaison d’un phénomène naturel et d’un phénomène dont l’homme est responsable. C’est ça qui crée le record.

Réunion climat en Allemagne : une prise de température

Réunion climat en Allemagne : une prise de température

 

 

 

C’est la première réunion après la signature officielle à l’ONU de l’accord climat. Il ne faut pas s’attendre  à de grandes décisions mais plutôt à une prise de température sur les intentions réelles des différents Etats pour mettre en œuvre l’accord initialement signé à Paris. En effet les contributions élaborées par chaque pays pour la COP  21  prennent désormais le statut d’action concrète.  Avec l’adoption de l’Accord de Paris, ces contributions ont changé de statut juridique : le texte transforme ce qui n’était que des intentions en plans d’action concrets dorénavant connus sous le sigle d’INDC (article 4 de l’accord). Un nouveau chantier, capital, s’ouvre aux négociateurs qui vont se réunir à Bonn. « Les fondations sont posées, à nous maintenant de construire notre maison commune », a déclaré la ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, aux 2.000 délégués présents à Bonn jusqu’au 26 mai. « Il s’agit désormais de bâtir sur l’accord ambitieux et juste qui a été trouvé en décembre dernier pour renforcer l’action sur le terrain », leur a-t-elle également dit. L’accord conclu à Paris fixe des objectifs à l’horizon 2100 notamment pour la transition énergétique mais reste vague, par exemple, sur les mécanismes qui permettront aux gouvernements de signaler et de surveiller la mise en oeuvre de leurs plans nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. De nombreux délégués ont fait part de leur inquiétude face au réchauffement de la température et aux événements extrêmes comme les dégâts provoqués sur la Grande barrière de corail en Australie, les feux de forêt au Canada ou encore la sécheresse en Inde.  Tous les principaux secteurs économiques sont potentiellement concernés : transports, bâtiment (deux enjeux essentiels dans les pays émergents qui connaissent une urbanisation rapide), énergie, agriculture, finance.  De ce point de vue l’accord conclu dans le cadre de CoP 21 volontariste dans les intentions demeure très vague quant à la stratégie et au moyen. En l’état des contributions de chaque pays, ils conduiraient à une limitation du réchauffement compris entre 2,9°C et 3,1°C, bien loin du seuil des 2°C requis. Pour respecter ce seuil il faudrait très rapidement prévoir l’interdiction de la motorisation diesel est envisagé le tout électrique d’ici une trentaine d’années pour l’automobile. On est encore loin du compte car rare sont les pays qui émettent l’idée de la fin du diesel pour l’automobile (avec bien sûr des exceptions pour les poids-lourds et  la navigation) Une révision à la hausse du niveau d’ambition est pourtant cruciale si les 196 parties signataires de l’accord veulent respecter les objectifs fixés par l’accord. Et c’est ce qu’il prévoit : un mécanisme de révision des NDC tous les cinq ans, avec un premier bilan mondial des impacts prévus en 2023 (article 14 de l’accord). Mais une session intermédiaire est prévue dès 2018, présentée comme un « dialogue de facilitation entre les parties » en jargon onusien. « Cette échéance ouvre de fait une phase de travail de deux ans qui débutera avec la prochaine session des négociations », observe Thomas Spencer. Un premier rendez-vous est d’ailleurs prévu : un registre public intérimaire des NDC sera présenté le 18 mai à Bonn, lors duquel « les pays auront l’occasion de formuler des commentaires sur la conception et les caractéristiques du registre », précise le communiqué de la CCNUCC. « Nous n’avons pas d’autre option que d’accélérer » les actions pour limiter le réchauffement, a déclaré Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), interrogée sur les dernières données publiées par la Nasa qui note un net réchauffement de la planète ces derniers temps. Elle a ajouté que les engagements pris par les nations en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre plaçaient la planète sur une trajectoire de réchauffement compris entre 2,5 et 3°C par rapport à l’ère préindustrielle, soit au-dessus de l’objectif de l’accord de Paris visant à le maintenir « nettement en-dessous » des 2°C avec un objectif de 1,5°C. « A l’évidence, nous ne sommes pas encore sur la voie », a-t-elle ajouté.

(Avec Reuters)

Température : scénario catastrophe en 2040

Température : scénario catastrophe en 2040

 

+3.6 degré d’ici 2040, c’est le scénario catastrophe de l’agence internationale de l’énergie avec pour conséquence notamment la montée des mers. En cause surtout le gaspillage d’énergie polluante notammenet en Chine où la réduction de la polution ne sera pas effective avant 2030. En 2040 le cocktail énergétique mondial sera composé à parts égales de pétrole, de gaz, de charbon et d’énergies vertes ou peu carbonées, selon l’AIE. Et pour chacune de ces énergies, « les ressources ne constituent pas une contrainte » durant ces 25 ans, écrivent les experts de l’Agence, qui dépend de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pas de choc pétrolier ni gazier à prévoir, donc, notamment grâce à l’essor du pétrole et du gaz de schistes. La mauvaise nouvelle, maintenant. Du fait en partie de cette ressource relativement abondante, mais aussi des 2 milliards d’humains supplémentaires attendus sur terre, la consommation mondiale d’énergie va encore s’accroître de 37 % d’ici à 2040. Une hausse cohérente avec les dernières prévisions d’ExxonMobil (+35 %). En conséquence, les émissions de gaz à effet de serre vont continuer à grimper, et la température sur terre va augmenter en moyenne de 3,6 degrés. Un scénario catastrophique. La hausse des températures envisagée est en effet bien supérieure à l’objectif international de limiter le réchauffement mondial à 2 degrés. Ce seuil franchi, les événements climatiques extrêmes risquent de se multiplier, et le niveau de la mer menace de s’élever dangereusement. « Cet objectif de 2 degrés requiert des actions urgentes afin de ramener le système énergétique sur une voie plus sûre », écrivent les experts de l’AIE.

Ebola : contrôle de température symbolique à Roissy

Ebola : contrôle de température symbolique à Roissy

A en croire le gouvernement, la France est armée pour lutter sur son territoire pour lutter contre le virus Ebola. D’ailleurs on  a décidé un contrôle de température à Roissy pour les voyageurs en provenance de Conakry. En fait un contrôle assez illusoire car nombre de passagers en provenance de Guinée ne passe pas par Roissy. Il faudrait à cet égard une politique européenne dans tous les aéroports. En outre le contrôle à l’arrivée n’est le plus pertinent, c’est au départ que devraient s’effectuer ces contrôles dans tous les aéroports d’Afrique de l’ouest.  Pour éviter la contamination dans d’autres zones géographiques. A noter surtout le caractère insuffisant de ces contrôles compte tenu du temps d’incubation. La durée d’incubation (le temps écoulé entre l’infection et l’apparition des symptômes notamment la température) varie de 2 à 21 jours mais elle est dans la plupart des cas de 4 à 9 jours. A compter de ce samedi matin, les 200 passagers du vol quotidien d’Air France en provenance de Conakry, en Guinée, seront contrôlés. Un contrôle pour vérifier qu’ils ne sont pas contaminés par le virus Ebola. La France devient ainsi le second pays, après la Grande-Bretagne jeudi, à tester les passagers à l’arrivée.  Ce contrôle se fait en deux étapes : d’abord, pendant leur trajet vers Paris, les voyageurs remplissent un questionnaire et laissent leurs coordonnées pour pouvoir être joint en cas de besoin. Ensuite, à la sortie de l’avion, au niveau de la passerelle, on prend leur température. « Une fois qu’on leur a pris la température frontale, on leur remet une fiche indiquant comment se comporter en cas de déclenchement de fièvre plus tard. Il ne faut pas qu’ils se rendent chez leur médecin traitant ou à l’hôpital. Il faut qu’ils restent chez eux confinés et qu’ils contactent le 15« , explique le docteur Philippe Bargain, chef du service médical d’urgence de Roissy. « Nous étions sur la passerelle en file indienne, des médecins prenaient notre température à distance. On est agréablement surpris, c’est allé très vite« , a rapporté Souhaib Bangoura, 35 ans, de retour de Guinée où il se trouvait pour des motifs professionnels.  Mais ces contrôles sont très insuffisants puisque tous les passagers qui arrivent d’un pays contaminés en empruntant des vols indirects passeront au travers des mailles du filet. C’est par exemple le cas du vol Conakry-Casablanca-Paris. D’ailleurs, l’Organisation Mondiale de la Santé n’encourage absolument pas ces contrôles à l’arrivée car ils sont compliqués à mettre en oeuvre et finalement assez inefficaces.  La solution préconisée par l’OMS est de renforcer les contrôles au départ des pays contaminés, de vérifier que ces contrôles sont effectués par du personnel bien formé et bien informé. A Conakry, des équipes de médecins français de la Croix Rouge vont épauler le travail des autorités guinéennes. Depuis le début de l’épidémie, plus de 70 personnes ont été refoulées à l’embarquement d’Air France au départ de Conakry.

 




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