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Municipales : un comité stalinien à la république en marche choisir les candidats

Municipales : un comité stalinien à la république en marche choisir les candidats

 

 

Il n’y a pas d’autres qualificatifs pour la commission d’investiture nationale de la république en marche. C’est bien un comité stalinien qui délivrera les investitures comme cela a déjà été fait pour les représentants à l’assemblée nationale aux européennes. Un comité désigné par Macron et très réduit qui ne dispose d’aucune légitimité démocratique puisque le parti en marche n’existe pas, que ces structures sont virtuelles et qu’il n’a aucune existence sur le terrain. Pas plus que pour les législatives, les militants de la république en marche ne seront consultés concernant les élections locales de 2020. Notons le caractère très opportuniste des membres de cette commission aux ordres de Macron.

 

 

Marie Guévenoux et Alain Richard, membres du Bureau Exécutif de LaREM en charge des élections municipales, co-présideront la CNI. Deux vieux routiers de la plitique qui ont mangé dans toutes les gamelles ;

Députée de la 9ème circonscription de l’Essonne, Marie Guévenoux a une longue expérience politique. Elle a été la première présidente des Jeunes Populaires en 2004. Conseillère de plusieurs ministres, elle a été secrétaire générale de la campagne d’Alain Juppé pour la primaire de 2016, avant de rejoindre La République En Marche.

Alain Richard a milité au PSU puis au Parti Socialiste de 1975 à 2017. Conseiller d’État, parlementaire de longue date, il a servi comme ministre de la Défense entre 1997 et 2002. Il a été réélu sénateur en 2017 après avoir rejoint La République En Marche. Maire de Saint-Ouen-l’Aumône pendant plus de 34 ans, il a une grande connaissance du rôle des élus locaux et des enjeux territoriaux. La commission est complétée par des réfrènes eux m^me désignés par le pouvoir central et des courtisans du président de la république. !

La CNI compte parmi ses membres :

Nabil Benbouha : référent du Val-de-Marne, il a fait des quartiers et de l’abstention chez les jeunes ses combats ;

Patricia Bordas : référente de Corrèze, ancienne sénatrice, elle a été maire-adjointe de Brive-La-Gaillarde de 2008 à 2014 ;

Jean-Marc Borello : membre fondateur d’En Marche et président du directoire du Groupe SOS, il a été membre de la commission d’investiture de LaREM pour les élections législatives et président de la commission nationale d’investiture de LaREM pour les élections européennes de 2019 ;

Alain Chrétien : maire de Vesoul depuis 2012 et président de la communauté d’agglomération de Vesoul, il a contribué à la création d’Agir en 2017 ;

Jennifer Courtois-Périssé : membre du Bureau Exécutif et membre fondatrice de La République Ensemble (fédération des élus progressistes), elle est maire de Rieumes, commune de 3500 habitants de Haute-Garonne, depuis 2014 et conseillère régionale d’Occitanie ;

Julien Denormandie : Ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement, il a été le directeur adjoint du cabinet d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, poste dont il démissionne en 2016 pour participer à la création d’En Marche. Il devient le secrétaire général adjoint du Mouvement avant d’entrer au Gouvernement. Il co-pilote actuellement « Action quartiers » ;

Loris Gaudin : Membre du Conseil National des Jeunes avec Macron en charge de l’innovation sociale, il est également attaché parlementaire ;

Jean-Marie Girier : membre du Bureau Exécutif chargé de la structuration territoriale, il a été le directeur de campagne d’Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle ;

Nadia Hai : députée de la 11ème circonscription des Yvelines, elle co-pilote avec Julien Denormandie le chantier « Actions quartiers » auprès du Bureau Exécutif ;

Jean-Michel Jacques : député du Morbihan, il a été maire de Brandérion, commune de 1500 habitants de l’agglomération lorientaise, de 2014 à 2017 ;

Marie Lebec : députée de la 4ème circonscription des Yvelines, elle s’est engagée très tôt au sein du conseil municipal des jeunes de Louveciennes dans les Yvelines ;

Dominique Perben : ancien ministre (notamment de la Justice et de l’Outre-Mer), il fut également maire de Chalon-sur-Saône pendant plus de 19 ans. Il apportera notamment à la CNI sa connaissance des territoires ultra-marins ;

Didier Rambaud : élu sénateur de l’Isère sous l’étiquette En Marche en 2017, il a été maire de deux communes de moins de 9 000 habitants (Châbons pendant 13 ans puis le Grand-Lemps de 2014 à 2017) et président de la communauté des communes de Bièvre Est ;

Clémence Rouvier : référente d’Eure-et-Loir, elle était candidate aux élections européennes sur la liste Renaissance.

 

 

La CNI étudiera les candidatures à l’aune de six critères :

  • la probité et l’éthique du candidat, ainsi que sa cohérence avec les valeurs et les positions du mouvement ;
  • l’ambition de son projet pour la commune et sa faisabilité compte tenu des particularités locales ;
  • sa capacité de rassemblement ;
  • sa connaissance du territoire communal et sa prise en compte du fait intercommunal ;
  • son implantation locale ;
  • sa capacité à faire le meilleur résultat.

Les candidats et candidates à l’investiture devront réaliser et présenter une note de projet détaillant leur vision et leur équipe ainsi qu’une note de stratégie politique à la CNI.

Bref on continue de recruter sur dossier LaREM et non sur uen légitimité sociale ou démocratique.

Les premières vagues d’investitures débuteront mi-juin. Pour paris aussi ce sera sur dossier, m^me si le résultat est connu d’avance. (Comme pour les on pouvait candidater par internet).Les concurrents de Benjamin Griveaux redoutent évidemment  que cette procédure ne favorise l’ancien porte-parole du gouvernement, considéré comme proche d’Emmanuel Macron. Il n’ya plus guère qu’en Chine et ans quelques autres dictatures que les choix locaux sont imposé par un comité central !

Macronarchie : un comité central de désignation des candidatures aux municipales

Macronarchie : un comité central de désignation des candidatures aux municipales 

 

 

 

On comprend évidemment que Benjamin Griveaux  s’étonne des critiques de ses éventuels concurrents à la mairie de Paris. En effet l’intéressé à démissionné du gouvernement pour se consacrer entièrement à cette élection municipale. D’ores et déjà il se considère comme le candidat désigné par le comité central de la république en marche mis en place pour désigner les investitures lors des élections municipales. Un comité du type de celui qui avait déjà désigné les députés et seulement composé de quelques proches de macro. Et pour cause les procédures classiques des partis ne s’appliquent pas à la république en marche qui demeure un club de supporters et non une organisation politique démocratique. Finalement personne ne se s’étonne  plus de ces processus de désignation très monarchique voire stalinien. C’est ainsi qu’on apprend aussi que plusieurs ministres vont être désignés pour représenter la république en marche dans certaines grandes villes alors que les adhérents ou des militants locaux n’auront pas leur mot à dire. On objectera que les parachutages ne sont pas nouveaux. Ils se pratiquaient déjà dans nombre d’organisations concurrentes de la république en marche mais au moins pour la forme on faisait semblant de respecter les structures locales. Pour satisfaire aux apparences démocratiques, la commission nationale d’investiture doit recevoir tous les candidats le 9 juillet et désigner, après un « grand oral » de 45 minutes chacun, qui représentera le parti de la majorité au prochain scrutin municipal de la capitale. Une formule décriée dans le JDD ce dimanche par quatre de ces candidats: Cédric Villani, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Anne Lebreton. Ceux-ci préféreraient une « consultation citoyenne » et jugent la commission « précipitée ». »Ils parlent entre eux, moi je suis avec les Parisiens… », rétorque avec une merveilleuse mauvaise foi dans Le Parisien ce dimanche Benjamin Griveaux. L’ex-secrétaire d’Etat rappelle que la procédure n’est pas nouvelle, et a été « votée en novembre par l’ensemble des membres du Conseil d’En marche ». »Si on juge que ce n’est pas la bonne manière il fallait le dire avant ! », argue-t-il, même s’il ne veut pas « abîmer » le collectif. Il juge que « le report de la désignation » du candidat LaREM « interdit d’associer les Parisiens » au projet de la personne désignée. Lui-même veut d’ailleurs mettre en place dès septembre une « plateforme collaborative » pour que les Parisiens puissent soumettre leurs propositions. Bref le stalinisme  mais à la mode monarchique de Macron.

Municipales à Paris : une primaire pour la république en marche ??

Municipales à Paris : une primaire pour la république en marche ??

Grosse bagarre à la république en marche dans la perspective des élections municipales de Paris. Les rivalités étaient déjà assez rugueuses entre plusieurs candidats potentiels notamment entre Benjamin Griveaux, Mounir Mahjoubi, et Cédric Villani. Depuis le vote des européennes, les ambitions s’exacerbent encore. En effet le résultat des européennes a montré que la république en marche pouvait facilement emporter la mairie de Paris. Une mairie de Paris qui constitue évidemment un tremplin exceptionnel pour une carrière politique. Normalement comme pour toute désignation des responsables la république en marche met en place des comités bidon très restreints pour  la désignation de ses candidats. Ce qui a été fait pour les législatives et les européennes. Et pour cause il n’y a pas de vrai parti dans la république en marche ni de structure politique. Tout se décide en petit comité avec le plus souvent l’arbitrage de Macron. Mais cette fois les candidats potentiels à la mairie de Paris sont nombreux : sept pour l’instant. Ils réclament donc une primaire pour empêcher en particulier que la candidature de Griveaux soit légitimée par un comité fantôme. Six personnalités sont candidates à l’investiture : Benjamin Griveaux, Antonio Duarte, Anne Lebreton, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Cédric Villani. Alors que le premier, ancien porte-parole du gouvernement, semble favori, les quatre derniers s’inquiètent et s’unissent. Dans le JDD, les marcheurs Lebreton, Mahjoubi, Renson et Villani appellent leur parti à une « consultation citoyenne ». Théoriquement, le candidat En Marche à Paris doit être désigné début juillet mais ces rivaux de Benjamin Griveaux dénoncent un processus verrouillé. Mais lui certaine manière c’est la tradition dans la nouvelle démocratie de la république en marche !

Municipales : Collomb refuse l’étiquette LaREM

Municipales : Collomb refuse l’étiquette  LaREM

 

 

Preuve du divorce entre Macron et Gérard Collomb, l’ex ministre de l’intérieur refuse maintenant l’étiquette de la république en marche pour les élections municipales de 2020. Il s’agit évidemment de la manifestation des divergences entre les intéressés en particulier sur la question de la prise en charge des banlieues sensibles mais aussi sur le style trop arrogant du chef de l’État.  la seconde raison, c’est que Gérard Collomb, en politicien expérimenté, sent bien que la majorité est en perdition et qu’elle risque non seulement de prendre une claque aux européennes mais peut-être encore davantage aux municipales dans la mesure où la république en marche n’est pas réellement un parti politique mais un parti virtuel qui n’a pas l’implantation locale réelle. Gérard Collomb opère donc un double dégagement d’abord en retirant sa protection à Macron, n’oublions pas qu’il fut son premier supporter,  ensuite il prend aussi du recul avec le parti majoritaire. Aujourd’hui pour Gérard Collomb l’étiquette la république en marche est un handicap- Celui qui fut l’un des premiers soutiens du chef de l’Etat a déclaré dans une interview sur LCI qu’il se présenterait sous une étiquette locale “autour d’un projet” pour “rassembler”, comme le font “en général” les autres maires. Et de justifier sa rupture avec en marche avec des arguments œcuméniques douteux : “Ici, on ne s’est jamais présenté sous une étiquette partisane. Pourquoi? Parce qu’on rassemble très large”, a-t-il dit. “Dans mon équipe municipale, vous avez des gens qui sont proches de l’ancien Parti communiste, jusqu’à des gens qui sont MoDem, qui sont centristes, voire même à un moment donné qui ont pu voter à droite.”“Ça n’a pas de sens de rassembler simplement sur un parti. Personne ne voterait pour vous dans une ville. Ce que veulent les gens, c’est que vous serviez l’intérêt général.”

Municipales Marseille : la droite en tête

Municipales  Marseille : la droite en tête

 

D’après un sondage Elabe la droite est en tête. Pour 55 % des Marseillais, Martine Vassal, qui vient de prendre la présidence de la métropole Aix-Marseille Provence avec le soutien appuyé de..Jean-Claude Gaudin, serait la personne idoine pour prendre en main les destinées de la deuxième ville de France. Créditée de 55 %, soit 4 points de plus que sa cote d’image locale, elle gagne du crédit pour sa capacité à gérer la cité phocéenne. Si Jean-Claude Gaudin est désormais concentré sur sa ville, il entend bien préparer le terrain pour assurer sa succession. Positionné comme challenger, avec 43 % de personnes interrogées le percevant comme étant capable de faire un bon maire, Renaud Muselier, président de la Région Sud, est légèrement distancé, mais reste bien placé. Il devance Christophe Castaner (secrétaire d’état aux Relations avec le Parlement et patron du parti présidentiel, LRM), qui ne ferait un bon maire que pour 41 % des Marseillais, au coude à coude avec Jean-Luc Mélenchon (LFI, 40 %) et Samia Ghali (PS, 38 %). Le sondage Elabe montre de fait que quelles que soient les têtes de liste se présentant au scrutin municipal, le candidat étiqueté Les Républicains arriverait en tête, que ce candidat soit Martine Vassal (à 44 %) ou Renaud Muselier (27,5 %). La présidente du Département réaliserait un score supérieur de 6,5 points à celui de l’actuel président de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.  Député des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon est certes très connu des Marseillais - 96 % avouent le connaître au moins de nom - mais seuls 40 % d’entre eux considèrent qu’il ferait un bon maire de Marseille, signe qu’il ne rassemble pas toute la gauche. Samia Ghali, pour le PS, qui dispose pourtant d’une bonne image - et qui n’a pas vraiment caché son intérêt pour le scrutin municipal - ne fait pas mieux que Stéphane Ravier (RN) en cas de premier tour favorable aux Républicains. La sénatrice (socialiste) des Bouches-du-Rhône est créditée de 14,5 % des voix si Martine Vassal arrive en tête et de 16 % si c’est Renaud Muselier. Quant au conseiller régional et sénateur RN, il oscille, dans la même configuration, entre 15 % et 16,5 %. 

Municipales :nouvelle défaite du PS à Clichy

Municipales :nouvelle défaite du PS à Clichy

 

Le PS en perdant Clichy n’est plus présent dans aucune grande ville des Hauts de Seine. Une défaite qui s’ajoute aux autres et d’autres sosnt encore à prévoir notamment aux régionales. Le candidat du parti Les Républicains Rémi Muzeau a conquis dimanche Clichy-La-Garenne, dernier bastion socialiste des Hauts-de-Seine, à l’issue du second tour des élections municipales partielles.  La liste de Rémi Muzeau (LR-UDI-MoDem), suppléant de Patrick Balkany à l’Assemblée, l’emporte avec 57,82% des voix, loin devant le socialiste Julien Perez (42,18%), ex-directeur de cabinet du maire sortant Gilles Catoire, qui a dirigé la ville pendant 30 ans, selon les résultats communiqués par la préfecture.

Sondages Municipales : La droite en tête , le PS à 26 %% ? du bricolage méthodologique

Sondages  Municipales : La droite en tête , le PS à 26 %% ? du bricolage méthodologique

Bizarre ces quelques sondages qui contredisent tous les autres en plaçant l’UMP en tête et le PS à 26%. De toute manière, les marges d’erreur sosnt énormes avec une abstention sans doute record proche de 60%. C’est surtout le résultat du PS qui interroge : à 26% ! Alors qu’on sait que le PS ( sans abstention) ne peut déjà atteindre ce chiffre. Or les abstentions seront massives au PS , moins à l’UMP, encore moins au FN. La plupart des sondages place le FN en tête au premier tour et l’UMP grande gagnante au second tour. Le PS pourraiat ne conserver qu’une dizaine de départements. Or selon un sondage Harris Interactive pour M6 publié dimanche La droite UMP-UDI-Divers droite arriverait  en tête des intentions de vote pour le premier tour des élections départementales avec 32%, devant le Front national à 29%.  Le Parti socialiste serait  crédité pour sa part de 26%, le Front de gauche de 7% et Europe Ecologie-Le Verts de 3%. A une semaine du scrutin, 51% des personnes interrogées se disent peu ou pas du tout intéressées par ces élections, soit quatre points de plus que dans une précédente enquête indique le même sondage. Dans ce conditions, on se demande quelle crédibilité on peut attribuer à de prévisions électorales aussi précises ; sur le plan méthodologique,  c’est à l’évidence du bricolage. Les seules prévisions qui vaillent devraient se fonder sur les intentions de vote des électeurs dont on est sûr qu’ils iront voter. Et là c’est la grande incertitude. Sil fait beau en particulier on pourra enregistrer uen variation d’abstention de 5 à 10 %. On peut évidemment regretter la montée du FN mais tordre le coup aux sondages ne changera rien.

SNCM : plan de redressement ; « ça c’était avant » les élections municipales

SNCM : plan de redressement ; « ça c’était avant »   les élections municipales

Exit le redressement promis par le gouvernement avant les municipales.  Transdev a repris mercredi le contrôle de la gouvernance de la SNCM, provoquant la colère des syndicats qui dénoncent l’attitude de l’Etat actionnaire et craignent pour l’avenir de la compagnie maritime en grande difficulté. Une centaine de salariés de la Société nationale Corse-Méditerranée ont bruyamment accueilli à leur arrivée à la réunion les membres du conseil de surveillance, dont la sortie a dû être protégée par un important contingent de CRS. Le conseil a officialisé la nomination d’Olivier Diehl à la succession de Marc Dufour, les trois représentants de l’Etat, qui détient 25% de la SNCM, joignant leurs voix à celles des représentants de Transdev, co-entreprise entre la Caisse des dépôts et Veolia, actionnaire à 66%. « Nous lui avons confié la mission de rencontrer l’ensemble des partenaires pour assurer une saison d’été qui est primordiale pour la SNCM et de trouver les voies pour assurer l’avenir de l’entreprise et de ses activités », a déclaré le président de Transdev, Jean-Marc Janaillac. Outre le choix d’Olivier Diehl pour succéder à Marc Dufour, le conseil de surveillance a aussi renouvelé le mandat de membre du directoire de Marc François, l’actuel directeur financier. Les syndicats avaient annoncé qu’ils seraient particulièrement vigilants sur l’attitude des représentants de l’Etat dont l’abstention, le 12 mai, avait provoqué le départ de l’ancienne direction et, par ricochet, fait peser une grande menace sur le plan de restructuration dont elle était porteuse.  A l’arrivée, leur déception est grande et ils estiment que l’avenir de la compagnie, qui doit rembourser 440 millions d’euros d’aides d’Etat jugées illégales par l’Union européenne, est désormais gravement compromis.   »L’Etat confirme l’abandon du plan industriel et donne totalement la main à Transdev », a dit Pierre Maupoint de Vandeul, délégué CFE-CGC des officiers, qui estime que « François Hollande va devoir assumer l’incompétence notoire de ses deux gouvernements ». Transdev et Veolia, qui souhaite se désengager, ont dit ne pas vouloir mettre en œuvre ce plan signé en 2013, qui prévoit l’achat de quatre nouveaux navires et la suppression de 500 emplois sur 2.600, après l’avoir pourtant approuvé.

 

Sondage : message « municipales » entendu par Hollande pour 52%

Sondage : message « municipales » entendu par Hollande pour 52%

 

Plus d’un Français sur deux – 52% – considèrent que le président François Hollande a entendu le message des municipales. Pour autant, il perd deux points de satisfaction dans un sondage de l’institut Opinionway.. Selon le baromètre mensuel CLAI-Metronews-LCI à paraître lundi, une courte majorité de 52% juge que le choix d’un nouveau Premier ministre et d’un nouveau gouvernement montre que le chef de l’Etat a entendu les électeurs, qui ont infligé un échec au PS. 48% sont d’un avis inverse.. La satisfaction envers l’action de François Hollande glisse de deux points en un mois, à 23%. Les mécontents, pour leur part, sont stables à 75% (2% ne se prononcent pas). Bien qu’ayant pris ses fonctions mardi et tenu son premier conseil des ministres vendredi, Manuel Valls est mesuré à 47% de satisfaction comme chef de gouvernement (43% insatisfaits, 10% NSP).

 

Municipales : 155 villes perdues d’après Valls qui se place pour Matignon

Municipales : 155 villes perdues d’après Vals qui se place pour Matignon

Valls qui lorgne sur Matignon n’a pas été tendre pour la gauche (et sans doute auusi vis-à-vis de Hollande et Ayrault). Il ne s’est pas contenté d’annoncer les résultats  mais a planté le décor de l’action du futur gouvernement : emploi, justice sociale, pouvoir d’achat. Une sorte désaveu des réformes de sociétés chères à Hollande et Taubira.  Evoquant une « défaite pour la gauche et le gouvernement », Manuel Valls a détaillé les pertes de son camp: 10 villes de plus de 100.000 habitants, 40 villes de 30 à 100.000 habitants et 105 villes de 9 à 30.000 habitants.  A l’inverse, le FN dirigera « quatorze ou quinze communes » de plus de 9.000 habitants à l’issue des élections municipales, a-t-il ajouté.  Le ministre n’a pas détaillé les villes gagnées par le parti d’extrême droite, qui a ravi Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) dès le premier tour. Dimanche, il l’a emporté notamment à Béziers (Hérault), Fréjus (Var) et Villers-Cotterêts (Aisne).  A l’échelle nationale, la droite remporte 45,91% des suffrages, la gauche 40,57%, l’extrême droite 6,84% et les candidats sans étiquette 6,62%, selon les chiffres de la place Beauvau.  La participation est pour sa part tombée à 63,70% contre 65,22% en 2008, un chiffre « historiquement bas », a relevé le ministre.   »Il faut voir les choses en face, les électeurs français qui n’ont pas voté ont exprimé une défiance à l’égard de l’action publique », a-t-il commenté. Cette abstention est pour lui « une question posée à tous les républicains ».  Selon lui, les « électeurs ont exprimé une attente vive, du découragement mais aussi de la colère. »   »Ce soir, les Français ont dit leurs attentes de résultats en matière d’emploi et de pouvoir d’achat, a-t-il poursuivi. Ils ont énoncé une demande accrue de protection, de sécurité, de justice et de justice sociale. »

 

Lundi, remaniement gadget pour masquer les municipales

Lundi,  remaniement gadget pour masquer les municipales

Sans doute un remaniement gadget dés lundi pour vite faire oublier le désaveu des municipales. Pas un vrai remaniement mais une sorte de jeu de chaises musicales avec dosage, compromis et flou, bref un remaniement à la sauce Hollandaise. De toute manière pas question de changer de politique ; il faudra d’après le PS juste un petit poil de justice sociale. Une sorte de vernis pour emballer des orientations qui mène pourtant dans le mur. Les leçons de ce scrutin catastrophique devraient donc être vite tirées par le chef de l’Etat. Il exclut cependant tout changement de cap économique et social, exigé par une partie de la gauche.  Son entourage a admis durant l’entre-deux tours qu’il y avait « des corrections à apporter  » et qu’il fallait « être plus efficaces, plus rapides et mieux organisés ».  A une semaine de la reprise des travaux parlementaires, M. Hollande devrait, dans ces conditions, remanier assez vite pour tourner la page de ces municipales et mettre sur les rails les réformes promises depuis le début de l’année. Le remaniement pourrait intervenir dès lundi, mardi étant le 1er avril et l’agenda gouvernemental s’annonçant chargé à partir de mercredi.  Lundi, le président de la République recevra à 10H00 Manuel Valls, le populaire ministre de l’Intérieur qui pourrait être nommé Premier ministre. Il déjeunera ensuite à 13H00 avec Jean-Marc Ayrault, selon l’agenda communiqué par l’Elysée. MM. Ayrault et Valls, plus que jamais rivaux pour Matignon, se verront eux en tête-à-tête à 08H30, comme tous les lundis.  Jean-Marc Ayrault, dont une écrasante majorité de Français souhaite le départ de Matignon, est plus que jamais sur la sellette.  Sonné après le premier tour, il est désormais décidé à vendre chèrement sa peau. Il veut rester au moins jusqu’aux régionales de mars 2015, avant que François Hollande choisisse un Premier ministre pour préparer l’échéance présidentielle de 2017.  Dimanche en fin de journée, M. Ayrault a multiplié les rendez-vous à Matignon avec des ministres, dont Najat Vallaud-Belkacem (porte-parole du gouvernement), Pierre Moscovici (Economie) ou Benoît Hamon (Economie solidaire). Une manière d’essayer de montrer qu’il n’est pas sur le départ et prépare un gouvernement Ayrault 3.  Il a attendu 22H00, quand TF1 et France 2 avaient achevé leur soirée électorale, pour s’exprimer et dire qu’il prenait « toute sa part » dans cet échec électoral.  Pour réussir, « nous avons besoin d’une équipe gouvernementale efficace et soudée et d’une majorité rassemblée » avec l’ensemble de ses composantes, a-t-il détaillé. « Déterminé, passionné », il n’a pas semblé démissionnaire.  Ses meilleurs arguments sont ses rapports de confiance avec le chef de l’Etat, le soutien des partenaires écologistes et sa capacité à encaisser les coups.  M. Ayrault participe aussi en première ligne à l’élaboration du pacte de responsabilité, une baisse du coût du travail liée à des économies ambitieuses qui sera présentée dans les toutes prochaines semaines. M. Hollande, qui a échoué à inverser la courbe du chômage à la fin de l’année dernière, mise beaucoup sur ce pacte, considéré comme un tournant du quinquennat.  Plusieurs poids lourds de la majorité militent cependant pour le remplacement de celui qui bat des records d’impopularité par Manuel Valls, ou Laurent Fabius, pour son expérience, tous deux appréciés des Français et jugés plus solides.  Dimanche soir sur les plateaux télévisés, les membres du gouvernement n’ont pas voulu insulter l’avenir et se sont bien gardés d’évoquer ce remaniement, qui est une prérogative du chef de l’Etat.  Pierre Moscovici s’est contenté de l’élément de langage relayé par tous ses collègues: le gouvernement ne « restera pas sourd » au message des électeurs.   »Le vrai sujet, c’est la politique du gouvernement », a botté en touche la ministre écologiste, Cécile Duflot. « A cet instant, il n’y a pas de remaniement. La question n’étant pas posée, je n’y réponds pas », a esquivé celle qui ne cache pas ses désaccords politiques avec M. Valls.  Ségolène Royal, donnée entrante dans un futur gouvernement, a appelé à « parler un peu moins du remaniement et un peu plus de ce que les Français attendent, c’est-à-dire l’amélioration de la vie quotidienne ». Elle a cependant fait des offres de services en vantant son « énergie pour (son) pays ».

 

Municipales- Paris: l’arbre qui cache la forêt

Municipales- Paris:  l’arbre qui cache la forêt

 

 Malgré l’élection d’Anne Hidalgo à Paris, « l’arbre » symbolique censé masquer une forêt d’échecs, la gauche n’aura pas réussi à mobiliser son électorat dans l’entre-deux-tours, signe d’un désaveu tenace envers François Hollande et sa politique. L’abstention, qui avait déjà atteint un taux sans précédent au premier tour (36,45%), s’établit, record historique, à quelque 38%. Les déçus du « hollandisme » ont, pour une bonne part, soit grossi les rangs des abstentionnistes soit reporté leurs voix vers les listes du FN, qui réussit le pari de l’implantation locale sans toutefois déclencher une vague « bleu marine ».  Le chef de l’Etat, qui s’était engagé à tirer les enseignements de « l’avertissement » des Français, va s’exécuter « dans l’intérêt de la France », a assuré Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre, face à « un moment de vérité », a dit prendre « tout sa part » de la défaite alors qu’un remaniement gouvernemental se précise.   »Nous entendons, nous entendrons le message des électeurs », avait auparavant affirmé sur TF1 la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui a confirmé un prochain geste fiscal pour les ménages les plus modestes. « Il y a des Français qui souffrent » et « il nous faut renouer le dialogue sur un certain nombre de points de notre politique », a-t-elle concédé. L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, a réclamé « un très fort changement » face à « un avertissement très sévère ». Les écologistes, qui ont pris la ville de Grenoble au PS, ont de nouveau mis en garde le gouvernement par la voix de leur secrétaire nationale Emmanuelle Cosse : « Nous avions bien dit que des choses n’allaient pas. Il faut rediscuter les 50 milliards d’économies » sur les dépenses publiques. La droite, qui avait limité ses ambitions à renverser le rapport de forces avec la gauche dans les quelque 1.100 communes de plus de 9.000 habitants, réussit au-delà de ses pronostics. Jusqu’ici majoritaire à 55% dans cette catégorie, la gauche tombe à 38%, selon l’Ifop. Toulouse, Saint-Etienne, Angers, Reims, Quimper, Tourcoing, Limoges, Nevers, Dunkerque, Belfort, Angoulême, Caen, Périgueux, Amiens ou encore Laval sont tombées comme autant de symboles. Elle conserve Marseille, deuxième ville de France. La gauche résiste à Lyon, Lille, Strasbourg, Nantes, Rennes, Metz, Brest, Lens, et conquiert Avignon, Douai, Lourdes. « Il s’agit vraiment des conditions d’une vague bleue », a dit Jean-François Copé. « C’est une très grande sanction pour la gauche ».

 

Municipales : gauche 41%, droite 46%, FN 7%

Municipales : gauche 41%, droite 46%, FN 7%

Désaveu encore plus important pour Hollande qui prend une véritable claque. Selon des résultats provisoires communiqués par le ministère de l’Intérieur, au moins 155 villes de 9.000 à 100.000 habitants ont basculé de gauche à droite, « une vague bleue » revendiquée par Jean-François Copé, président de l’UMP, qu’il considère désormais comme « le premier parti de France ». Les listes de droite recueillent 45,91% des voix au niveau national, les listes de gauche 40,57%, le Front national-Rassemblement Bleu Marine 6,84%, a annoncé Manuel Valls. « Il s’agit bien d’une défaite (…) pour la gauche et le gouvernement », a dit le ministre de l’Intérieur. Manuel Valls a fait état de « 14 ou 15 communes de plus de 9.000 habitants » conquises par l’extrême droite, en y englobant celles qui sont au moins de maires qui ont rompu avec le FN. Après Hénin-Beaumont au premier tour, Béziers (Hérault), Fréjus, Cogolin et Le Luc (Var), Beaucaire (Gard), Le Pontet et Camaret-sur-Aigues (Vaucluse), Villers-Cotterêt (Aisne), Hayange (Moselle) Mantes-La-Ville (Yvelines) passent sous pavillon FN, soit 11 villes.   »Le FN réussit le meilleur score de toute son histoire à une élection locale », s’est réjoui le vice-président du FN, Florian Philippot, qui a été néanmoins battu à Forbach (Moselle), tout comme le compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, à Perpignan.   »Il faut désormais compter avec une troisième force politique dans notre pays », a dit Marine Le Pen, qui demande à François Hollande d’ »enterrer » le pacte de responsabilité, clé de voûte de sa politique de redressement. « Le vote FN-RBM est maintenant un vote d’adhésion », a-t-elle souligné, précisant que le parti revendiquait « plus de 1.200 conseillers municipaux ».

Municipales : un remaniement du gouvernement pour quoi faire ?

Municipales : un remaniement du gouvernement pour quoi faire ?

 

Pour effacer la raclée aux municipales, Hollande va très rapidement changer le gouvernement. Une vieille recette pour modifier l’agenda médiatique. Pendant qu’on parlera des nouveaux ministres, des promesses, on focalisera moins sur la déroute du PS. De quoi occuper les médias jusqu’en mai où la défaite risque cependant d’être encore plus sévère. Pourquoi ? Simplement parce rien ne changera sur le fond de la politique. Juste une petite sucrerie fiscale pour les moins favorisés, un pacte de responsabilité très flou aux conséquences douteuses et un chômage qui va continuer de croitre faute de croissance. En fait ce sera un remaniement mais avec les mêmes apparatchiks qui n’ont rien compris au changement de monde, à la crise, aux réalités socio-économiques. Il n’y a de leur part pas l’ombre d’une analyse de la crise de la France, de l’Europe et de l’environnement international en général. Du coup,  les reformes structurelles sont des gadgets pas du tout à la hauteur des enjeux. Des enjeux aux dimensions économiques, sociaux, environnementaux et géopolitiques qui s’ interpénètrent. La France est étouffée par une démocratie monarchique confisquée par les oligarques coupés du réel. Elle est paralysée par une bureaucratie étouffante qui tue la compétitivité, la croissance et l’emploi. Il faudrait d’abord réformer complètement l’Etat mais cette oligarchie est composée essentiellement de salariés de l’Etat qui ne veulent pas couper la branche sur laquelle ils sont assis et qui les soutient. Il faudra donc attendre après la raclée aux municipales le tsunami qui s’annonce dans toute l’Europe aux municipales et particulièrement en France . Cela pour faire comprendre que la politique européenne de l’euro fort, de l’austérité, et de la concurrence anarchique ne peut conduite l’UE qu’au déclin. Un nouveau gouvernement ne changera rien ; en outre il sera vite discrédité par les élections européennes de mai. Et pas question de changer encore de gouvernement. Chez Hollande tout est obsolète, l’analyse de la crise, la politique économique et sociale et même sa manière de gouverner avec ses consensus mous. Le pire de tous les maux c’est l’absence de confiance qui paralyse investisseurs, entrepreneurs et même les ménages. Le changement de gouvernement est un vieux truc éculé pour donner l’impression de changer quand on est discrédité. .

Municipales : le spleen du PS

Municipales : le spleen du PS  

Le premier tour des municipales assommé le PS. Du coup les critiques émergent. Pour schématiser, pour les uns il faut maintenant   faire un petit quelque chose pour les moins favorisés mais on continue la même politique. Ou an contraire il faut accélère les réformes. La réalité c’est qu’il n’y a pas de ligne et qu’on suit bêtement la politique d’austérité voulue par Bruxelles.   En fait  faute de réponses au sommet de l’Etat, le risque couve d’un grand déballage au sein du parti, avec des critiques sur l’organisation et l’efficacité de l’équipe gouvernementale, et sur la ligne suivie.  On a ainsi entendu le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, dire que la « claque pour la gauche » était la conséquence de la « politique nationale ».  François Rebsamen, maire de Dijon et proche de François Hollande, a admis que les annonces de l’exécutif, portant notamment sur les 50 milliards d’économies prévues dans le cadre du pacte de responsabilité, avaient pu être « anxiogènes ».   »Les Français en ont assez des couacs, de l’absence de solidarité gouvernementale, des ambitions personnelles, des ego surdimensionnés », a-t-il ajouté. Le député PS Malek Boutih a parlé d’ »erreur politique de ne pas avoir fait de changement avant les municipales ».  Plusieurs parlementaires, dont l’ancien ministre Jean Glavany, ont évoqué une « ahurissante allocution du Premier ministre » Jean-Marc Ayrault, le dimanche du premier tour, disant en substance « circulez il n’y a rien à voir ».  Le député PS Henri Emmanuelli a pour sa part déploré « la dissolution continue de la stratégie d’union de la gauche », « imputable au parti socialiste ».   »Pour l’instant, on est tous d’accord sur le fait que le premier tour a été violent. Mais dimanche soir, qu’il y ait une amplification ou une rectification du premier tour, il faudra interpréter les résultats. Le PS ne fera pas l’économie d’un débat sur cette interprétation », affirme un responsable rue de Solférino.   »Il y aura ceux qui pensent qu’il faut aller plus vite, plus fort, sur la même ligne et accélérer les réformes. Et ceux qui jugent que, sans changer de cap, on réintroduit plus de justice sociale », ajoute-t-il.  Emmanuel Maurel, l’un des responsables de l’aile gauche du parti, abonde: « il faudra un débat d’interprétation puis un débat sur les préconisations, puis sur les personnes qui les incarnent à la tête du gouvernement ».   »Il faut qu’on agisse sur le pouvoir d’achat, c’est sûr », plaide Thierry Mandon, co-porte-parole des députés PS et co-dirigeant du conseil de la simplification, mis en place par le gouvernement pour alléger les démarches des entreprises.  Ce parlementaire, cité comme un possible entrant au gouvernement, a préconisé d’agir « sur les premières tranches de l’impôt sur le revenu, ceux qui ont eu en plus la fiscalité des heures supplémentaires, qui ont, dans la fonction publique, leur salaire bloqué depuis quatre ans ».  Ce qu’il résume dans la formule « pacte de rattrapage social » qui viendrait accompagner le « pacte triennal de soutien aux entreprises ». Pour M. Maurel, une autre question devra être abordée: celle du « rôle du PS comme force de proposition et d’anticipation », peu ou pas assez mise en avant.

 

Municipales : referendum aussi en Turquie

Municipales :  referendum aussi en Turquie

 

Municipales en Turquie qui comme en France ont des allures de referendum. Dans un climat pollué par les affaires politico-financières visant le régime, ce scrutin s’est transformé en vote de confiance pour Recep Tayyip Erdogan, qui dirige le pays sans partage depuis douze ans. Le chef du gouvernement, 60 ans, est acclamé par ses partisans comme l’artisan de l’impressionnant développement économique turc, et dénoncé comme un « dictateur » par ceux qui lui reprochent sa dérive islamiste et autoritaire. La dernière journée de la campagne électorale, âpre et violente, a illustré samedi ces fractures. Fidèle à sa rhétorique agressive et provocatrice, Recep Tayyip Erdogan a appelé ses troupes à donner une « grosse claque » à ses adversaires et à « donner une leçon » aux « espions » et aux « traîtres » qui complotent contre lui. Dans sa ligne de mire, l’organisation de l’imam Fethullah Gülen, retiré aux Etats-Unis, accusée d’avoir infiltré l’Etat, notamment la police et la magistrature, et de propager des accusations de corruption et des écoutes téléphoniques embarrassantes pour nuire à son régime.  Cette guerre fratricide entre les deux ex-alliés de la mouvance islamo-conservatrice a connu son apogée jeudi, avec la diffusion du script d’une réunion « top secret », dans laquelle quatre hauts responsables évoquent l’opportunité, en pleine agitation électorale, d’une intervention militaire en Syrie. Malmenés par ces révélations en cascade, le gouvernement et son chef ont répondu par des purges et des mesures autoritaires, notamment le blocage des réseaux sociaux Twitter et YouTube qui leur ont valu une pluie de critiques. Ravie de l’aubaine, l’opposition a sauté sur l’occasion et tape à bras raccourcis sur Recep Tayyip Erdogan et son régime, devenus à ses yeux « illégitimes ».  »Il nous faut laver la classe politique de ceux qui la salissent », a vociféré samedi le chef du Parti républicain du peuple (CHP), Kemal Kiliçdaroglu en point final à sa campagne. Dix mois après la grande fronde antigouvernementale du printemps dernier, des centaines de milliers de personnes ont profité ce mois-ci des funérailles d’un adolescent mortellement blessé par la police pour descendre dans la rue et exiger la démission de « l’assassin » Erdogan. Depuis sa mise en cause dans un vaste scandale de corruption en décembre, le Premier ministre aborde ce scrutin affaibli, mais il dispose encore de solides bases au cœur de l’Anatolie pieuse et modeste. Son Parti de la justice et du développement (AKP) a remporté toutes les élections depuis 2002 et devrait rester dimanche le premier parti de Turquie, mais nettement en-dessous des 50% obtenus aux législatives de 2011. La course aux mairies d’Istanbul, qui réunit 20% des électeurs du pays, et d’Ankara s’annonce serrée et la chute d’une des deux plus grandes villes du pays entre les mains de l’opposition constituerait un revers personnel pour le Premier ministre. « Celui qui gagne Istanbul remporte la Turquie », a répété lui-même l’ancien maire de la mégapole aux 15 millions d’habitants.  Le sort de ces deux villes et le score national de l’AKP vont largement déterminer le calendrier politique du pays et l’avenir de Recep Tayyip Erdogan. Une large victoire, improbable, peut le décider à briguer en août la présidence de la République, disputée pour la première fois au suffrage universel direct. Un score plus serré le convaincrait plutôt de prolonger son mandat à la tête du gouvernement lors des législatives de 2015, au prix d’une modification des statuts de l’AKP. Il y a toutefois peu de chance que le scrutin de dimanche ne parvienne à apaiser les tensions dans un pays aujourd’hui à vif.  »Qu’Erdogan reste au-delà de 2015 ou pas, les dégâts provoqués par cette crise sont immenses et ne seront pas réparés facilement », juge Brent Sasley, chercheur à l’université du Texas, « la politique de la peur et de la conspiration semble plus enracinée que jamais dans la vie politique turque ».

 

Sondage municipales : NKM battue à Paris

Sondage municipales  : NKM  battue à  Paris

Le 14e,  un arrondissement à ne surtout pas perdre pour NKM, si elle veut être élue maire de Paris. Mais dans le 14e, où elle est tête de liste, la candidate de l’UMP serait encore en retard sur sa rivale PS, selon un sondage CSA réalisé pour BFMTV, Le Figaro, Orange et Ricoh et publié jeudi. Nathalie Kosciusko-Morizet ne recueille que 46% d’intentions de vote au second tour, contre 54% pour la socialiste Carine Petit. L’étude précise que l’écart se resserre légèrement puisqu’il y a six semaines, NKM était créditée de 45%, Carine Petit de 55%, d’après un précédent sondage CSA. Lors du premier tour le 23 mars, Carine Petit, qui brigue la succession du maire PS sortant Pascal Cherki, avait recueilli 37,89% des voix, devançant de près de cinq points la candidate de l’UMP (33,10%) dans le 14e arrondissement. La candidate EELV qui s’est classée troisième (8,78%) a fusionné sa liste avec celle de la socialiste. Nathalie Kosciusko-Morizet, de son côté, s’est entendue avec la dissidente Marie-Claude Carrère-Gée (5,74%) qu’elle accueille sur sa liste. Le sondage CSA souligne qu’outre les électeurs écolos, ceux ayant voté au premier tour pour la liste du Parti de gauche (5,24% au premier tour) devraient très bien se reporter sur la liste PS au second tour (à hauteur de 85%). Mais l’institut CSA évoque également des « reports non négligeables des listes conduites par Marie-Claire Carrère-Gée (dissidente UMP) et Nicolas Mansier (divers) ». Le « potentiel de participation » serait de 60%, selon le sondage, soit un niveau presque identique à la participation au premier tour (60,9%). En outre, 68% des électeurs potentiels de la gauche se disent tout à fait certains d’aller voter, contre 58% de ceux de la droite, précise dans cette étude Yves-Marie Cann, directeur en charge de l’opinion à CSA. Enfin, 92% des personnes interrogées seraient « sûres » de leur choix. Une défaite dans cet arrondissement clé pour NKM rendrait quasiment impossible sa conquête de la ville. Le 14e envoie en effet 10 élus au Conseil de Paris, où il faut au minimum 82 conseillers pour avoir la majorité. Malgré une victoire de l’UMP dans les 12e (10 conseillers), 9e (4 conseillers), 5e (4 conseillers) et 4e (2 conseillers) – autres arrondissements stratégiques – les socialistes resteraient majoritaires. Nathalie Kosciusko-Morizet n’a donc d’autres choix que de donner tort à ce sondage.

Forte augmentation de impôts locaux après les municipales

Forte augmentation de impôts locaux après les municipales

Trois raisons qui vont provoquer une forte augmentation des impôts locaux, d’abord la réduction des dotations aux collectivités du fait des 50 milliards à économiser sur le budget de l’Etat, ensuite la révision des taxes d’habitation enfin le fait que les impôts locaux ont été volontairement bloqués en 2014 pou cause délections. Il faut rappeler que les impôts locaux représentent la plus lourde charge fiscale directe pour nombre de français (en moyenne 1000 euros pour l’impôt foncier et 1000 euros pour la taxe d’habitation°.  Les impôts locaux rapportent 80 milliards par an  dont :
> Taxe d’habitation: 21 milliards
> Fonciers bâti et non bâti: 29 milliards
>Taxe d’enlèvement des ordures ménagères: 6 milliards
> Contribution économique territoriale (ex-taxe professionnelle): 23 milliards

Après le second tour des élections municipales dimanche 30 mars, les candidats reconduits ou les nouveaux élus vont donc se mettre au travail.  L’une de leur première tâche va être de chercher les ressources pour réaliser leurs promesses électorales. Les budgets que vont préparer les maires contiendront donc des hausses des impôts locaux, au premier rang desquels la taxe d’habitation. C’est en effet une constante de la vie politique locale: au lendemain des élections, on augmente les impôts pour pouvoir les stabiliser en fin de mandat tout en inaugurant les équipements financés par ces taxes.  Ainsi en 2009, un an après les dernières Municipales, les taux avaient progressé en moyenne de 5,1% dans les villes. Ils avaient ensuite augmenté de 2,8% en 2010, pour devenir plus sages en 2011 (+0,9%), et 2012 (+0,2%). Et l’an dernier, la progression n’a été que de 0,1%.  Pour 2015, les maires vont donc manier à nouveau le levier fiscal. Certains comme le PS Gérard Collomb à Lyon, qui a toutes les chances d’être réélu, n’a pas eu peur d’annoncer la couleur ces derniers jours en fixant la hausse des taux à 5%. Mais beaucoup d’élus sont restés dans le flou pour ne pas braquer leurs électeurs.  D’autant que cette fois, la conjoncture n’est pas la même que les fois précédentes. Dans le cadre de son programme de 50 milliards d’euros d’économies budgétaires, l’exécutif compte faire participer les collectivités locales. Les dotations d’Etat, déjà bloquées depuis 2010, devraient être réduites de près de 10 milliards d’euros d’ici 2017, soit une baisse de plus de 3 milliards par an.  Autre sujet d’inquiétude pour les contribuables locaux: la réforme de la taxe d’habitation (TH). En septembre, le gouvernement a lancé dans la discrétion le chantier de la révision des valeurs locatives qui servent à calculer cette taxe de même que la taxe foncière pour les propriétaires. Un chantier qui pourrait déboucher dès 2015. Ces valeurs datent de 1970 et sont aujourd’hui totalement déconnectées de la réalité économique. La révision des 46 millions de bases locatives devrait permettre de rapprocher la valeur réelle et la valeur fiscale d’un bien. Mais cela entraînerait de nombreux transferts de charges, les locataires de logements sociaux ou modestes devant payer moins alors que ceux qui occupent des biens anciens (réputés sans confort) seraient plus lourdement taxés. La révision des bases n’est pas la seule piste de réforme. Beaucoup d’élus socialistes souhaitent que le calcul de la taxe d’habitation prenne en compte à l’avenir les revenus des occupants des logements. Ce qui reviendrait en fait à instaurer un second impôt sur le revenu, mais local celui-ci.

 

Municipales : les français ont des doutes sur la politique en général (Cosse-EELV)

Municipales : les français ont des doutes sur la politique en général (Cosse-EELV)

Pas très à laisse finalement la responsable des verts qui doit à la fois justifier la présence écolo au gouvernement et en même temps critiquer la politique menée. D’autant qu’il n’est pas certain que les verts demeurent dans ce gouvernement après l’éjection d Ayrault. Duflot a déjà annoncé qu’elle partirait si Valls devient Premier Ministre. Il ya d’autres raisons qui justifieraient un départ des verts, surtout leur faible influence sur la politique menée y compris en matière d’environnement. La secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse, a exprimé sur RTL vendredi 28 mars des doutes sur la politique menée par la majorité, à laquelle sont parti appartient. « De nombreux électeurs de gauche ne se sont pas déplacés », a reconnu Emmanuelle Cosse sur RTL vendredi 28 mars, en réaction aux résultats décevants du premier tour des élections municipales. La patronne des Verts « espère » qu’il y aura « un sursaut électoral », et ce « quels que soient les sentiments [des Français] par rapport au gouvernement ». « Des personnes ont un doute très fort, sur la politique en général », estime Emmanuelle Cosse. Mais d’après elle, ce sont « les marqueurs envoyés par le gouvernement » qui « ne sont pas les bons ».  La secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts a, par exemple, « toujours eu un énorme doute sur les 50 milliards d’euros d’économies« , envisagées par l’équipe de Jean-Marc Ayrault. Elle préférerait « qu’une partie des niches fiscales disparaissent ». »Le Président décide, mais il a une assemblée élue » pour travailler avec lui, rappelle Emmanuelle Cosse, qui croit savoir que « François Hollande a du mal à trouver mon téléphone ». Pour elle : « Il faut faire plus de social et d’écologie, et aller plus vite sur d’autres sujets, comme la fin de vie, ou les reformes institutionnelles comme la décentralisation. »

Municipales: la grosse fessée pour le PS au second tour

Municipales: la grosse fessée pour le PS au second tour

 

 

Trois raisons supplémentaires pour prévoir la grosse fessées du PS au second tour : d’abord l’échec total sur le chômage avec la hausse à nouveau en février, l’effet entraînement du premier tour enfin l’incapacité totale du pouvoir en place à acter le mécontentement et à en tenir compte. Hollande et le gouvernement complètement tétanisé par l’ampleur de la défaite ont été incapables de rebondir (Silence chez Hollande, discours invraisemblable chez Ayrault, et grandes discrétion des ministres). Cerise sur le gâteau après la hausse du chômage la loi Florange qui devait sauver les usines d’après Hollande est enterrée pour la seconde fois.  Avec 31.500 demandeurs d’emploi sans activité de plus, les mauvais chiffres du chômage en février ne vont donc pas faciliter un sursaut de la gauche. « Cela rappelle l’absence de résultats du gouvernement sur le front économique et social », souligne Yves-Marie Cann (CSA). S’y ajoute la censure partielle par le Conseil constitutionnel, jeudi, de la « loi Florange », une promesse de campagne de François Hollande  Autre élément qui pourrait aggraver la sanction, « une certaine fébrilité au sein de l’équipe gouvernementale » selon M. Rivière (SOFRES) , autour de l’idée qu’a laissé se répandre l’exécutif « d’un cadeau fiscal » pour les ménages, « suggéré mais non concrétisé ».  Selon lui, le gouvernement « n’a donné aucun signe de nature à atténuer la sanction ». « Je ne crois pas à un ressaisissement » des électeurs de gauche, abonde un député PS francilien.  Au soir du 23 mars, Jean-Marc Ayrault a reconnu que « certains électeurs ont exprimé par leur abstention ou leur vote leurs inquiétudes, voire leurs doutes ». Plus catégorique, Laurent Fabius a parlé d’un « avertissement très clair » qui, a-t-il dit, « a été entendu ». M. Ayrault a appelé au « rassemblement le plus large » et à la mobilisation » des électeurs de gauche, notamment des abstentionnistes. Un élément va cependant  permettre au PS de limiter la casse, selon les politologues interrogés par l’AFP. D’abord, les nombreuses triangulaires (plus de 200) auxquelles participera le FN et qui devraient « geler » un stock important de voix auquel aurait pu prétendre la droite. C’est le cas par exemple à Tourcoing ou Laval.  Quant au Front national, présent dans 328 seconds tours selon sa présidente Marine Le Pen, il est bien placé pour gagner Béziers (Hérault, 71.000 habitants), où Robert Ménard a frôlé les 45%, et Fréjus (Var, 52.000 habitants). La conquête d’Avignon, l’un des symboles d’une culture française ouverte sur le monde, où son candidat est arrivé légèrement en tête du premier tour, aurait un retentissement considérable. De toute façon, « le Front national a déjà gagné, parce qu’il a fait l’événement » aux municipales, estime Emmanuel Rivière.

 

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