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Municipales Strasbourg : encore une écolo à la tête de la mairie

  • Municipales Strasbourg : encore une écolo à la tête de la mairie
  • Phénomène relativement nouveau en France: encore une femme et une écolo qui prend la tête d’une grande ville. Jeanne Barseghian est devenue samedi officiellement la première maire écologiste de Strasbourg, déclarant «l’état d’urgence climatique» pour la ville alsacienne dont elle veut faire «la capitale européenne de la transition écologique, sociale et démocratique».
  •  «Je porterai de manière indissociable la réponse aux trois grands défis qui sont devant nous: le défi écologique, le défi social et le défi démocratique», a déclaré la nouvelle maire, après avoir obtenu 53 votes favorables. Onze conseillers se sont abstenus. «Notre environnement nous envoie des signaux de plus en plus forts et de plus en plus fréquents et il n’est plus question de détourner le regard. C’est le moment de regarder le monde tel qu’il est et de poser des actes forts, ambitieux et collectifs», a affirmé la juriste de 39 ans.
  • Jeanne Barseghian a présenté, dès ce premier conseil municipal, une déclaration d’«état d’urgence climatique» pour Strasbourg, comme l’ont déjà fait certaines villes comme Paris ou Barcelone. «Cette déclaration marque mon ambition en matière de transition écologique du territoire», a-t-elle expliqué. Émue aux larmes en fin de discours en s’adressant à sa famille présente dans l’hémicycle du conseil municipal, la nouvelle maire de Strasbourg a reçu l’ovation debout de l’ensemble des conseillers municipaux, y compris d’opposition.

Municipales : Une nouvelle génération d’élus de type sarkosiste ?

Municipales : Une nouvelle génération d’élus de type sarkosiste ?

 

C’est la question que se pose ( un peu vite!) dans le Figaro Adrien Dubrasquet , ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, et directeur de cabinet du maire de Sens et Arnaud Lacheret est docteur en science politique et auteur de Les territoires gagnés de la République? paru en 2019 aux édition Le Bord de l’eau.


« Ils sont sans doute les grands oubliés de la soirée électorale de dimanche et pourtant, si la droite peut affirmer contrôler 60 % des villes de plus de 9 000 habitants en France, c’est grâce à eux.

Eux, ce sont les maires de droite de ces villes moyennes qui comptent entre 20 000 et 80 000 habitants et dont vous n’avez probablement jamais entendu parler, dans lesquelles vous n’irez sans doute jamais: Bron, Bussy-Saint-Georges, Chelles, Roissy-en-Brie, Rillieux-La-Pape, etc.

Plus que les écologistes qui ont emporté quelques métropoles, ce sont eux les véritables vainqueurs des élections municipales: les maires de droite des villes moyennes qui ont soit remporté de nouvelles mairies, soit confirmé brillamment, souvent sans même attendre le second tour. Ainsi, Brice Rabaste a été réélu maire de Chelles en Seine-et-Marne, ancien bastion socialiste avec 54.8 % des voix dès le premier tour, Laurence Fautra, maire de Décines-Charpieu, n’a pas eu besoin d’attendre juin pour conserver sa Mairie. En moyenne, ces maires qui avaient surpris en 2014 ont réalisé 20 points de plus au premier tour en 2020.

Depuis 6 ans, c’est une nouvelle génération d’élus qui est aux commandes de ces villes moyennes et réussit l’alliance des « copros  » et des HLM.

Six ans après, ils ont fait des émules, la droite a ainsi conservé la plupart de ses communes et surtout, elle en a gagné d’autres. Le second tour a consacré notamment Jérémy Bréaud à Bron (41 000 habitants en banlieue lyonnaise) ainsi que le jeune quadragénaire Stephen Hervé à Bondy, qui mettent fin à des décennies de gestion de gauche.

Depuis 6 ans, c’est une nouvelle génération d’élus qui est aux commandes de ces villes moyennes et réussit l’alliance des «copros» et des HLM. Ces jeunes élus, ont entre 30 ans et 50 ans. Ils sont nés et ont grandi en politique dans les années 2000, durant les années Sarkozy. Et même s’ils ne se revendiquent pas sarkozystes, ils font de la politique à sa manière. Tous ont en commun un même style, un même ADN: ce que nous appelons «le sarkozysme municipal».

Le sarkozysme municipal, c’est d’abord un style et une manière de faire de la politique. Comme l’ancien président de la République, ces jeunes maires de droite sont charismatiques: comme lui, ils sont clivants. On les adore ou on les déteste, mais il n’y a pas de sentiments mitigés.

Ce sont également des élus de terrains qui se consacrent entièrement à leur ville. Avec cette nouvelle génération d’élus, le temps des barons ou des ténors de la droite qui vivaient à Paris et revenaient un jour ou deux en mairie pour signer les parapheurs et couper les rubans est révolu. Ces jeunes maires vivent dans leur ville et partagent le quotidien de leurs concitoyens. On peut aisément les interpeller, ils vont au contact de leurs administrés, et parfois, c’est électrique. Mais ça marche.

« Action, réaction !  », tel pourrait être le mantra de ces « hyper maires  ».

Comme Sarkozy qui était un «hyper président», jouant tout à la fois le rôle du Président et du Premier ministre, présent sur tous les fronts, ces maires sont toujours en première ligne. Ils ne se cantonnent pas à un rôle de représentation et ne se contentent pas fixer les lignes directrices: ils agissent, se saisissent des dossiers, s’occupent de toutes les affaires municipales. Ils sont tout à la fois maires, DGS et même parfois chefs de service. «Action, réaction!», tel pourrait être le mantra de ces «hyper maires».

Ils n’ont souvent pas fait d’études prestigieuses. Ils ne sont ni énarques ni notables locaux. Ainsi, le maire de Saint-Priest, Gilles Gascon, commerçant, se faisait traiter de vendeur de télévisions par son opposition… il a été réélu avec 64.3 % des voix dès le premier tour.

Enfin, ce sont des élus à poigne. Comme Nicolas Sarkozy qui avait compris que les Français recherchaient un chef, un homme qui les dirige, ces maires se comportent comme tel, avec autorité, voire autoritarisme. Ils sont volontiers tapageurs et colériques, montent régulièrement au créneau avec véhémence pour défendre un dossier, résoudre un problème ou déminer une situation et n’hésitent pas à donner de la voix pour défendre leur «fief».

Ce style cavalier sied bien à leur fonction. Ils luttent quotidiennement contre le déclassement et la relégation territoriale qui menacent leur ville. Ils affrontent d’importantes difficultés économiques et sociales (centre-ville en déshérence, fort taux de pauvreté, progression du communautarisme), ils ont sur le territoire de leur commune un ou deux quartiers prioritaires politique de la ville. Leurs moyens s’amenuisent: les impôts locaux particulièrement élevés n’ont plus le même rendement, les dotations de l’État ont fortement diminué sous la présidence de François Hollande au nom de la rigueur budgétaire. Ce sont des élus pragmatiques et «bricoleurs», qui font avec les moyens du bord, «dealent» et négocient en permanence avec l’État ou les autres collectivités, même s’ils n’ont pas la même étiquette politique, pour faire avancer leurs projets. Seul compte pour eux le résultat.

Ils se font vite une réputation de maires qui ne lâchent rien et ont parfaitement intégré la compétition entre collectivités.

Cette culture du deal fonctionne aussi avec le secteur privé. Ils ne s’embarrassent pas de protocoles avec les promoteurs immobiliers ou les chefs d’entreprises. Ils se font vite une réputation de maires qui ne lâchent rien et ont parfaitement intégré la compétition entre collectivités pour attirer les emplois et les investisseurs sur leurs territoires.

Obtenir une reconnaissance institutionnelle nationale est une manière de sanctionner un bon résultat. Ils sont donc constamment soucieux de la notoriété de leur ville et prêts à tout pour avoir une visibilité parisienne. Au cours de leur mandat, ils cherchent à obtenir des prix, des trophées qu’ils exhibent comme preuve de leur bonne gestion et de leur réussite et qui n’est pas sans rappeler le côté «bling-bling» ou «m’as-tu vu» qui était propre à Sarkozy. Mais ce qui pourrait apparaître comme une fierté mal placée est souvent très apprécié des habitants qui voient enfin leur ville mise en avant et incarnée alors que souvent cette dernière souffrait d’une réputation peu enviable ou était tout simplement inconnue.

Mais le sarkozysme municipal est plus qu’un style: c’est aussi un corpus de doctrine, directement inspiré du candidat à la présidentielle de 2007 et adapté à l’échelle locale.

Ce sont les maires de « la France qui se lève tôt  ».

Ce sont les maires de «la France qui se lève tôt». Leur commune, située dans la France périurbaine, est une ville-dortoir. Beaucoup de leurs administrés vont travailler dans la métropole voisine. Leur ville vit au rythme des migrations pendulaires et à la cadence des transports en commun qui la desservent. Aménager le quartier de la gare, faciliter les mobilités, assurer la sécurité de ces travailleurs lorsqu’ils partent au travail ou en reviennent: tels sont souvent leurs objectifs politiques.

Autre adaptation du discours sarkozyste au niveau local: le «bouclier fiscal». Comme lui, ils s’engagent auprès de leurs administrés à ne pas augmenter la pression fiscale et si possible à la diminuer. C’est pour eux un véritable enjeu politique. Dans leurs communes, la fiscalité élevée est un facteur de fuite des classes moyennes vers les petites communes alentour, fiscalement plus avantageuses.

«La sécurité est la première des libertés» affirmait le Président Sarkozy. Comme lui, ils ont fait de la sécurité une priorité, une obsession même. Face à une population qui s’était résignée devant l’insécurité croissante, ils ont tenté de redonner du poids à l’action publique locale en matière de tranquillité publique et cela a payé. Au cours de leur mandat, entre 2014 et 2020, ils ont développé la vidéoprotection, ils ont doublé ou triplé les effectifs de la police municipale. Ils mettent l’accent sur leurs compétences «régaliennes» et ils assument pleinement leur dimension sécuritaire. Comme Nicolas Sarkozy en 2007 avec Jean-Marie Le Pen, ce discours sécuritaire très offensif leur permet de s’assurer une partie des suffrages des électeurs qui habituellement se tournent vers le Rassemblement National. Ce parti s’est d’ailleurs souvent effondré dans leurs communes lors des scrutins locaux.

Ils ne se contentent pas de récupérer des voix frontistes qui seraient mathématiquement insuffisantes pour l’emporter aussi largement. Ils séduisent aussi très largement à gauche des électeurs qui découvrent une autre gouvernance, un autre mode de gestion et une communication qui parle bien davantage au peuple que ne le fait la gauche institutionnelle, souvent triomphante dans le centre des métropoles. Ils attirent aussi la population des quartiers, souvent issue de l’immigration qui est la première à bénéficier des mesures sécuritaires et du renouveau relatif de la tranquillité publique.

Ces élus mènent une politique de type identitaire au niveau local.

Ces maires apportent également une réponse à l’insécurité culturelle éprouvée par une partie de leurs administrés. Nicolas Sarkozy, influencé par Patrick Buisson, avait compris que cette angoisse de voir son mode de vie se dégrader ou disparaître du fait des évolutions sociodémographiques, était un puissant ressort électoral. Ces élus mènent une politique de type identitaire au niveau local. Leur mot d’ordre: préserver ou restaurer le cadre de vie. Rénovation du cœur de ville, mise en valeur du patrimoine, célébration des fêtes et traditions locales: le sarkozysme municipal fait dans l’identitarisme soft et évite l’écueil du clientélisme communautaire.

Enfin, comme Nicolas Sarkozy en 2007, ils font le pari que «l’élection se gagne au peuple». Pour drainer les voix des électeurs frontistes ou des abstentionnistes, ils n’hésitent donc pas à faire du populisme local. Ils déplorent volontiers le manque de préoccupation à l’égard des villes moyennes de l’intelligentsia parisienne. Ils désapprouvent facilement les bobos et les écologistes dont le discours environnemental est doctrinaire et en décalage avec les réalités que vivent leurs administrés. Ils critiquent régulièrement le millefeuille territorial et la bureaucratie d’État qui entravent leur action.

Ces villes moyennes, souvent ignorées des journalistes politiques et des éditorialistes, sont le laboratoire de la droite.

Près de dix ans après avoir quitté le pouvoir et alors qu’il n’intervient plus dans le débat public, Nicolas Sarkozy continue de marquer durablement de son empreinte la vie politique française.

Surtout, ces jeunes maires ont adapté le sarkozysme au niveau local en y ajoutant une forte dose de valeurs républicaines sans que ces dernières ne soient encore parfaitement définies. Cet assemblage de volontarisme et d’intransigeance plaît en définitive à un arc qui va de l’électeur du RN au salarié d’origine immigré occupant un habitat social en passant par un mélange de classes populaires et de classes moyennes qui ne se retrouvaient plus dans une offre politique diffuse et qui ne leur offrait plus rien de concret ni de tangible.

Ces villes moyennes, souvent ignorées des journalistes politiques et des éditorialistes, sont le laboratoire de la droite: loin des guerres picrocholines que se livrent les chefs des différents courants du parti, loin des grands débats d’idées qui agitent le microcosme parisien, ces élus agissent et réussissent. Qui sait, peut-être que le futur candidat de la droite aux élections présidentielles est actuellement un de ces maires qui, à l’aube d’un nouveau mandat, se retrousse les manches et s’empare des dossiers ?

 

Municipales: conclusions prudentes pour Macron !

Municipales: conclusions prudentes pour Macron !

 

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Face aux résultats catastrophiques pour la république en marche, Macron a fait preuve de la plus grande prudence et voire même d’humilité. La contradiction, c’est que la république en marche à a surtout été victime lors des municipales de la vague verte Europe écologie les Verts et que dans le même temps Macron a fait semblant de soutenir l’auberge Espagnole que constitue les propositions de la convention sur le climat.

Il est vrai qu’on ne peut tirer de conclusions trop définitives à partir d’une expérience surtout locale; pour autant globalement la majorité perd de nombreuses villes. Le signe sans doute qu’un tel phénomène pourrait se reproduire à l’occasion des élections locales départementales et régionales. “Il ne s’agit pas dans la vie de la Nation de tirer des conséquences excessives de scrutins qui sont d’abord des scrutins locaux”, a déclaré le président français lors d’une conférence de presse avec la chancelière Angela Merkel en Allemagne. Il n’est pas certain que le soutien de façades de Macon souvent contradictoire d’ailleurs de la convention citoyenne soit disant inverser les tendances lors des prochains locaux.

Les écologistes ont confirmé dimanche au second tour leur percée des européennes de mai 2019 en l’emportant à Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Tours, Poitiers, Besançon, en plus d’être reconduits à Grenoble. Trois ans après l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, la République en marche n’a en revanche conquis aucune grande ville.

Municipales : des verts au pouvoir dans de grandes villes

Municipales : des verts  au pouvoir dans de grandes villes

 

● Michèle Rubirola à Marseille

Une alliance inédite pour une victoire inédite. Après 25 ans de règne à Marseille, le maire sortant Jean-Claude Gaudin ne donnera pas les clés de l’Hôtel de ville à sa dauphine désignée Martine Vassal (LR). Selon les premières estimations, l’écologiste Michèle Rubirola, à la tête du cartel des gauches du Printemps Marseillais (PS, PCF, EELV, LFI), l’aurait en effet emporté, avec 39,9% des voix, loin devant la présidente du département et de la métropole, reléguée à 29,8%.

● Grégory Doucet à Lyon

Ce pourrait être l’une des plus grandes conquêtes de ce second tour pour EELV. Selon les premières estimations, l’écologiste Grégory Doucet l’aurait largement emporté à Lyon (50,8%) face au candidat LREM Yann Cucherat (31,4%), et très loin devant le dissident macroniste Georges Képénékian (17,8%).

● Pierre Hurmic à Bordeaux

Le front anti-EELV n’aura pas suffi. Malgré une alliance entre le maire LR sortant Nicolas Florian et son ex-adversaire LREM Thomas Cazenave, la ville de Bordeaux n’a pas résisté à la vague verte. Selon les premières estimations, l’écologiste l’aurait emporté avec 45,6% des voix.

● Éric Piolle à Grenoble

Ce n’est pas vraiment une surprise. Déjà élu maire en 2014, Eric Piolle devrait, selon les premières estimations, être réélu facilement à Grenoble. Il avait recueilli 46,68% des voix dès le premier tour.

● Jeanne Barseghian à Strasbourg

C’était une des grandes villes visée par Europe Écologie-Les Verts. La mission semble très nettement accomplie à Strasbourg, selon les premières estimations. La tête de liste écologiste, Jeanne Barseghian, l’emporterait avec 42,5% des voix, devant Alain Fontanel (34,3%) et Catherine Trautmann (23,2%).

● Léonore Moncond’huy à Poitiers

Le maire sortant socialiste, Alain Claeys, a reconnu sa défaite dès 19 heures. Il était pourtant arrivé en tête au premier tour (28,21%), devant l’écologiste Léonore Moncond’huy (23,89%) et le macroniste Anthony Brottier (18,37%). La candidate EELV est parvenue à inverser la tendance au second tour. Elle met un terme à 43 ans de gestion socialiste – associés aux communistes – sur la capitale poitevine.

● Anne Vignot à Besançon

Les écologistes s’installent à Besançon. En tête au premier tour, Anne Vignot – soutenue par EELV, le PS, et le PCF – l’emporte au second tour, avec 43,9% des voix. Elle est suivie par le candidat Les Républicains, Laurent Fagaut, qui recueille 23,6% des suffrages, et le macroniste Eric Alauzet, avec 18,89%.

● Emmanuel Denis à Tours

Selon les premières estimations, l’écologiste Emmanuel Denis a remporté son duel à Tours. En parvenant à unir largement la gauche – de La France Insoumise au PS – il a réussi à battre le maire sortant, Christophe Bouchet, soutenu par la droite. L’écologiste était déjà arrivé en tête au premier tour avec 35,46% contre 25,62% pour le candidat de droite.

: la république en marche : presque tous battus saufs Édouard Philippe au Havre

  • cinq l’ont l’emporté dès le premier tour : Gérard Darmanin (Action et Comptes publics), seul ministre élu maire de Tourcoing (Nord) ; Franck Riester (Culture) élu conseiller municipal à Coulommiers (Seine-et-Marne) ; Sébastien Lecornu (Collectivités territoriales) à Vernon (Eure) ; Geneviève Darrieussecq (Armées) à Mont-de-Marsan (Landes) ; Marc Fesneau à Marchenoir (Loir-et-Cher) ;
  • un a été battu au premier tour : Jean-Baptiste Djebbari  (Transports) à Limoges (Haute-Vienne)
  • trois ont été battus au second tour : Marlène Schiappa (Égalité entre les femmes et les hommes) à Paris (14e), Agnès Pannier-Runacher (Économie) à Paris (16e), Gabriel Attal (Éducation nationale et Jeunesse) élu conseiller municipal d’opposition à Vanves (Hauts-de-Seine)
  • un a été élu au second tour : Édouard Philippe (premier ministre) au Havre (Seine-Maritime).

Pire, les rangs de l’exécutif n’ont pas comblé le déficit d’implantation du parti macroniste. Emmanuel Macron, qui avait appelé ses ministres à se présenter, ne voit aucun d’entre eux remporter un nouveau siège de conseiller municipal : tous les membres du gouvernement élus ont en fait été reconduits dans leurs fonctions.

Bref une claque historique qui confirme la réalité virtuelle de la république en marche qui est demeurée un club de supporters de Macron sans implantation locale et surtout sans volonté de s’y implanter réellement autrement qu’à travers quelques courtisans.

 

Le vrai parti de Macron désormais depuis que la gauche semble se recentrer autour du pôle socialo-écolo c’est tout simplement les républicains qu’il va s’efforcer de diviser encore davantage. Une tâche qui ne sera d’ailleurs pas facile car le leader naturel des républicains est indiscutablement maintenant Édouard Philippe, Ier ministre qui a su bénéficier des pertes de popularité de Macron lui-même. Le problème c’est que Édouard Philippe pourrait bien apparaître finement comme le leader indiscutable  des républicains et ainsi prendre discrètement la place de Macron.

Municipales: la marée verte mais une marée basse

Municipales: la marée verte mais une marée basse

Les écologistes remportent plusieurs villes importantes dans ce scrutin marqué par une abstention record.

Au seul vu des résultats la France enregistre indiscutablement un mouvement de marée verte mais une marée relativement basse quand on constate que le taux d’abstention à atteints 60 %. Même si c’est abstention est inquiétante au plan démocratique, elle caractérise quand même une certaine volonté de changement en matière environnementale compris si ses demandes de changement sont parfois contradictoires entre parenthèses la relocalisation par exemple de certaines productions, l’emploi, le mode de consommation. Bref en dépit de ses aspects dont beaucoup demeurent contradictoires et surtout confus, la France veut exprimer le souhait de devenir un peu plus verte.

Grands vainqueurs des élections municipales, les écologistes remportent des victoires hautement symboliques à Lyon, Bordeaux et Strasbourg. Une vague verte qui submerge aussi des villes plus petites comme Annecy, Poitiers ou Besançon. Comme si les électeurs, lassés de l’impuissance des politiques nationales pour lutter contre le réchauffement climatique, faisaient désormais confiance à l’échelon local.

 

Après les Verts, l’autre grand vainqueur de la soirée n’est pas un parti, mais un homme. Édouard Philippe, qui, après avoir porté toutes les réformes libérales du début du quinquennat, après avoir affronté la crise des «gilets jaunes», après avoir subi les assauts répétés de l’opposition pendant la réforme des retraites, voit les électeurs du Havre lui accorder à nouveau leur confiance avec 58,83 % des voix. Une forme de plébiscite, pour le premier ministre dont l’opinion a salué l’attitude pendant la crise du coronavirus. Et un camouflet adressé en creux au chef de l’État qui hésite à le remplacer à Matignon.

L’attaque est plus directe à droite, où Bruno Retailleau accuse directement le chef de l’État. «On ne peut pas se satisfaire de 60 % d’abstention et se réfugier derrière la crise du Covid, a assuré le sénateur LR. Il y a une crise démocratique qu’Emmanuel Macron a accélérée.» Car si la droite résiste, elle aussi pâtit du fort taux d’abstention. Si le second tour ne lui apporte pas de victoires flamboyantes, il consacre tout de même une bonne résistance de LR, alors que le parti subit les assauts d’Emmanuel Macron pour le diviser depuis le début du quinquennat.

Politique : Derniers jours de campagne municipales et derniers jours de LREM ?

  • Politique : Derniers jours de campagne municipales  et derniers jours de LREM ?
  • La claque  est énorme pour la république en marche qui n’aura pas réussi à récupérer une seule municipalité d’importance : à peine quelque centaines dans des petites localités sur 35 000. La preuve que la république en marche n’a jamais existé en tant que parti local mais est demeuré un club de supporters et de courtisans de Macron sans ancrage local.
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  • La question qui se pose maintenant est de savoir quel peut être l’avenir d’un mouvement comme la république en marche qui sur le terrain demeure virtuelle. L’avenir politique est sans doute assez clair à savoir que la république en marche risque de s’effacer de plus en plus pour se fondre dans une espèce d’alliance où Macron représentera les intérêts non seulement de la république en marche mais aussi des républicains. Reste à voir si les républicains seront d’accord pour se rallier à cette candidature dont ils fournissent en fait les troupes. Pour l’instant, aucune personnalité ne s’impose vraiment les républicains( Bertrand, Baroin etc.) mais avec le temps des vocations pourrait naître à commencr peut-être par Édouard Philippe dont Macon aura du mal à se défaire.
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Si,Édouard Philippe est écarté il risque de prendre des libertés vis-à-vis de Macron et de cultiver sa plus grande popularité que celle du chef de l’État. Inversement Macron  le garde et si les sondages se confirment progressivement Édouard Philippe pourrait bien prendre régulièrement la popularité que perd le chef de l’État et donc en même temps sa crédibilité comme futur candidat en 2022.

Municipales : abstention record au second tour

Municipales : abstention record au second tour

 

 

 

Pour Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies d’entreprise de l’IFOP, invité d’Europe 1 vendredi matin, le second tour des élections municipales devrait être marqué par une forte abstention, trois mois après la tenue contestée du premier tour, et ce malgré un protocole sanitaire spécifique. 

Plus de trois mois après la tenue contestée du premier tour le 15 mars, le second tour des élections municipales doit se tenir dimanche. Mais les Français seront-ils au rendez-vous des urnes, alors que le premier tour avait été marqué par dégringolade de la participation (44,3% au premier tour) ? Rien n’est moins sûr, à en croire Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies d’entreprise de l’IFOP, invité vendredi d’Europe 1, pour qui ces derniers « n’ont pas la tête aux élections ».

« Le premier tour avait été marqué par une abstention spectaculaire, en hausse de près de 20 points par rapport aux municipales de 2014″, rappelle le sondeur. Une abstention record qui s’expliquait alors notamment par le contexte de l’épidémie de coronavirus. « La peur était déjà très palpable dans la population », indique Jérôme Fourquet, notant que cette peur « est encore en partie présente aujourd’hui ». C’est pourquoi, anticipe-t-il, « une partie des électeurs qui s’étaient détournés des urnes il y a trois mois vont réitérer ce comportement ». « À l’IFOP, les chiffres nous indiquent qu’on aurait peut-être dans les communes concernées une abstention qui pourrait grappiller 3-4 points supplémentaires par rapport au 15 mars », poursuit l’invité d’Europe 1.

Selon lui, la peur du virus ne sera pas la seule explication de cette forte abstention à venir. « Il y a un désintérêt manifeste qui s’explique par ce calendrier hors-norme », analyse-t-il, avec « plus de trois mois entre le premier et le deuxième tour ».

Dernier jour de campagne municipales et derniers jours de LREM ?

  • Dernier jour de campagne municipales  et derniers jours de LREM ?
  • La claque  est énorme pour la république en marche qui n’aura pas réussi à récupérer une seule municipalité d’importance : à peine quelque centaines dans des petites localités sur 35 000. La preuve que la république en marche n’a jamais existé en tant que parti local mais est demeuré un club de supporters et de courtisans de Macron sans ancrage local.
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  • La question qui se pose maintenant est de savoir quel peut être l’avenir d’un mouvement comme la république en marche qui sur le terrain demeure virtuelle. L’avenir politique est sans doute assez clair à savoir que la république en marche risque de s’effacer de plus en plus pour se fondre dans une espèce d’alliance où Macron représentera les intérêts non seulement de la république en marche mais aussi des républicains. Reste à voir si les républicains seront d’accord pour se rallier à cette candidature dont ils fournissent en fait les troupes. Pour l’instant, aucune personnalité ne s’impose vraiment les républicains( Bertrand, Baroin etc.) mais avec le temps des vocations pourrait naître à commencr peut-être par Édouard Philippe dont Macon aura du mal à se défaire.
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Si,Édouard Philippe est écarté il risque de prendre des libertés vis-à-vis de Macron et de cultiver sa plus grande popularité que celle du chef de l’État. Inversement Macron  le garde et si les sondages se confirment progressivement Édouard Philippe pourrait bien prendre régulièrement la popularité que perd le chef de l’État et donc en même temps sa crédibilité comme futur candidat en 2022.

Second tour des municipales : nouveaux risques sanitaires … et abstention ?

Second tour des municipales : nouveaux risques sanitaires … et abstention ?

Il est clair que le premier tour des élections municipales s’est effectué dans la précipitation. Le gouvernement s’est d’ailleurs abrité derrière le parapluie du conseil scientifique. Une décision qui n’était pas forcément opportune. Pour preuve le lendemain le confinement généralisé a été décrété. À un jour d’écart, qu’elle était l’urgence !  Au total ce scrutin  a pu favoriser la diffusion du virus en outre la participation a été particulièrement ridicule puisque inférieure à 45 % le 15 mars. Et cela risque d’être pire ce dimanche. .

Scientifiquement il n’a pas été prouvé que le scrutin avait accéléré la diffusion du virus mais le contraire non plus car aucune sérieux étude sérieuse n’a été menée à ce propos .  Plusieurs assesseurs et élus, souvent très impliqués dans la campagne électorale, avaient été victimes du virus après le premier tour. L’opposition s’est également interrogée sur le maintien du scrutin alors qu’Edouard Philippe avait décidé d’obliger tous les bars et les restaurants à fermer le 14 mars au soir. Le 16 mars, au lendemain du premier tour, Emmanuel Macron finira par annoncer un confinement généralisé.

Une autre étude de trois chercheurs en économie – Simone Bertoli, Lucas Guichard et Francesca Marchetta – estime, elle, que l’organisation du premier tour des municipales a accentué la propagation du coronavirus chez les plus âgés. « Les résultats révèlent qu’un taux de participation plus élevé est associé à un nombre de décès significativement plus élevé chez les personnes âgées dans les cinq semaines suivant les élections », affirment ces trois chercheurs. Interrogé par La Montagne, Simone Bertoli reconnaît toutefois que c’est toute la campagne du premier tour qui explique le résultat de l’étude, pas seulement le jour du vote : « Ce jour, les gestes barrières ont été davantage respectés dans les bureaux de vote. Dans les jours précédents, il y avait moins de respect : il y a eu une réunion le 11 mars dans ma commune, avec chips et cacahuètes, des gens qui se serraient la main, etc. », note-t-il. Du coup pour ne pas subir de critiques sur le rôle des élections par rapport à l’éventuel diffusion du virus le gouvernement a pris un certain nombre de dispositions. Des dispositions pas forcément inutiles mais qui concerneront encore moins de monde puisque le taux de participation risque d’être particulièrement ridicule. encore inférieur premier tour dans nombre de villes. Il faut dire que la stratégie des alliances notamment avec slalom de la république en marche entre les différents partis ne facilite pas la lecture politique de ce scrutin. Notons cependant que la légitimité juridique de ce second tour ne sera pas inférieure à celle de certain scrutin délice unique endetté élu avec seulement 25 % des inscrits. Des participations qui posent de sérieuses questions non pas sur la légitimité juridique mais sur la légitimité politique de cette consultation locale. Les mesures prises par le gouvernement :

 

  • Un maximum de trois électeurs est autorisé à l’intérieur du bureau de vote.
  • Du savon ou du gel hydroalcoolique doit être mis à disposition dans tous les lieux de vote.
  • La carte électorale ne sera pas estampillée au moment du vote afin d’éviter la propagation du virus.
  • Le port d’un masque sera obligatoire pour les électeurs.
  • Le gouvernement a adapté et simplifié la procédure des procurations.

Municipales à Paris : Hidalgo en tête

Municipales à Paris : Hidalgo en tête

Selon un dernier sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio publié vendredi soir, la maire PS sortante récolte 44% des intentions de vote des Parisiens. Elle est stable par rapport à la précédente enquête réalisée au début du mois et conserve neuf points d’avance sur sa principale adversaire, la LR Rachida Dati (35%). La candidate de la droite parisienne progresse de deux points en trois semaines et la chef de file d’En Marche, Agnès Buzyn, baisse d’autant, à 18%.

« La socialiste dispose toujours d’un socle très solide, résume Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Son score est supérieur à la seule addition de son score de premier tour (29,33%) et de celui des écologistes (10,79%). » Son électorat semble aussi le plus consolidé, avec 87% des sondés qui disent être sûrs de leur choix contre 82% pour ceux de Dati et 69% seulement pour Buzyn.

A l’inverse, Rachida Dati (22,72% des voix au premier tour) « fait le plein à droite en prenant sur Buzyn, poursuit Dabi. Pour la candidate LREM, l’effet toboggan n’est pas impossible. Sa baisse peut s’expliquer à la fois par un ‘vote utile’ vers Dati, pour ceux qui veulent absolument battre Hidalgo, mais elle peut aussi être liée à sa campagne chaotique. » Pour le sondeur, il est en tout cas très rare de voir un candidat stagner ainsi en voix entre les deux tours, puisqu’elle avait obtenu 17,26% des suffrages le 15 mars.

Près  d’un électeur de Buzyn sur cinq (18%) se reporterait aujourd’hui sur Dati. Anne Hidalgo profiterait pour sa part d’un très bon report des électeurs écologistes mais aussi d’une partie de ceux du dissident macroniste Cédric Villani (7,88% des voix au premier tour) et des Insoumis conduits en mars par Danielle Simonnet (4,59%). Ces deux derniers ne se sont maintenus que dans un seul arrondissement, là où ils se présentaient : le 14e pour le député-mathématicien, le 20e pour la fidèle de Jean-Luc Mélenchon.

Selon le sondeur ,  Frédéric Dabi, « ce sondage montre qu’Anne Hidalgo continue de progresser dans les arrondissements de gauche et Rachida Dati prend des points dans ceux de droite », ce qui ne bouleverserait donc pas la donne au final.

Municipales Toulouse: Moudenc donné perdant ?

Municipales Toulouse: Moudenc donné perdant ?

Selon un sondage Ifop/Fiducial pour La Dépêche du Midi et Sud Radio, Jean-Luc Moudenc serait au coude-à-coude avec Antoine Maurice (Archipel Citoyen). Le candidat écologiste l’emporterait avec 50,5% des voix.

Selon ce sondage réalisé du 20 au 23 juin sur un panel représentatif de 807 personnes, Jean-Luc Moudenc obtiendrait 49,5% des voix. Le maire LR sortant, soutenu par LREM, était arrivé en tête au premier tour, le 15 mars, avec 36,19% des voix contre 27,57% pour le candidat d’Archipel Citoyen. Les électeurs toulousains s’étaient toutefois abstenus à plus de 63%.

Lors d’un précédent sondage Ifop, commandé cette fois par Archipel Citoyen, Antoine Maurice était donné gagnant, crédité de 52% des intentions de vote. Le résultat est donc incertain dimanche, rappelant les élections municipales de 2008 qui avaient vu le socialiste Pierre Cohen battre Jean-Luc Moudenc à 1200 voix près.

Municipales Paris : Hidalgo nettement devant Dati,

Municipales Paris : Hidalgo nettement devant  Dati,

À Paris, Anne Hidalgo conforte son avance. Selon un dernier sondage BVA pour La Tribune et Europe 1 dévoilé lundi 22 juin, la maire sortante socialiste, alliée aux écologistes, arrive largement en tête des intentions de vote (45%), devant la candidate LR, Rachida Dati (34%). Agnès Buzyn, qui porte les couleurs de La République en marche, est, elle, donnée troisième, loin derrière (18%).

Rien ne semble, pour l’heure, perturber Anne Hidalgo sur le chemin de sa réélection. Le dernier sondage IFOP, publié dans le Journal du Dimanche , le 7 juin dernier, la donnait déjà en première position des intentions de vote (44%), et nettement devant Rachida Dati (33%) et Agnès Buzyn (20%). La maire sortante se voit donc conforter dans son statut de favorite après son score au premier tour, où elle avait recueilli près de 30% des suffrages et était arrivée en tête.

À noter toutefois que les électeurs du VIIe arrondissement n’ont pas été interrogés dans ce dernier sondage sur leurs intentions de vote, ayant élu leur maire d’arrondissement, Rachida Dati, dès le 1er tour.


Enquête réalisée en ligne du 12 au 18 juin auprès de 1.200 personnes inscrites sur les listes électorales à Paris, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 4 points.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force au jour de la réalisation du sondage.

Municipales Lille : Aubry menacée ? ( sondage)

Municipales Lille : Aubry menacée ? ( sondage)

Un sondage Ifop pour le quotidien régional La Voix du Nord donne la maire sortante (PS) au coude à coude avec son concurrent écologiste, Stéphane Baly. Les deux candidats sont donnés respectivement à 39 et 37% des intentions de vote.

Martine Aubry avait déjà surpris fin mai en annonçant qu’il y aurait bien une triangulaire pour le second tour, prévu le 28 juin. Pour la première fois depuis 2001, les listes PS et EELV n’ont pas fusionné en vue du second tour brisant ainsi une alliance historique entre les socialistes et les Verts, remontant à 1977. En plus de la candidate LREM Violette Spillebout, Martine Aubry se retrouve donc face à Stéphane Baly. La candidate LREM est, elle, créditée de 24% des intentions de vote. Il s’agit d’«une incertitude jamais vue à Lille», a analysé Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop, pour La Voix du Nord.

L’Ifop a également interrogé les Lillois sur leur perception de la gestion de la crise sanitaire par Martine Aubry. 75 % estiment que la maire de Lille a «bien géré» cette période. «Le meilleur score de toutes les grandes villes de France que nous avons testées», a précisé Frédéric Dabi, interrogé par le quotidien régional. Une autre inconnue demeure: celle de la participation. Elle était particulièrement faible lors du premier tour le 15 mars, à 32,6% seulement.

L’enquête de l’Ifop a été menée au téléphone du 11 au 13 juin 2020. Un échantillon représentatif de 609 personnes âgées de 18 ans et plus et inscrites sur les listes électorales, a été consulté. Les enquêteurs ont utilisé la méthode des quotas.

Municipales Paris : Hidalgo favorite

Municipales Paris : Hidalgo favorite

Selon un sondage* Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio Hidalgo figurerait largement en tête avec au moins 10 points d’avance sur  Rachida Dati.

Les thèmes dominants de cette élection concernent la propreté, l’environnement, la sécurité et et  les impôts. Avec 44% des intentions de vote, les listes de la maire socialiste sortante, alliée aux écologistes, y disposent d’une nette avance, renforçant son score du 15 mars (29,33%). C’est 11 points de plus que pour Rachida Dati (Les Républicains), qui pointe à 33%, et 24 de plus que la candidate de La République en marche (LREM), Agnès Buzyn, qui stagne à 20%. Il faut dire que la république en marche a tout fait pour fusiller sa campagne d’abord avec un candidat complètement discrédité   ensuite avec une remplaçante surprise elle-même de sa propre candidature enfin dernier coup de deux couteaux de Chiappa qui déclare qu’Agnès Buzyn  va jouer les utilités. Curieuse solidarité à  l’intérieur du corps de la république en marche.

 

Difficile d’imaginer ce qui pourrait troubler la campagne de deuxième tour d’Hidalgo : celle-ci séduit de façon homogène les différentes catégories d’électeurs. Et convainc même davantage les soutiens macronistes de 2017 que la candidate LREM (47% comptent lui accorder leur voix, contre 34% à Buzyn)… Autre signe positif pour l’alliance socialo-écologiste : 56% des Parisiens citent toujours l’enjeu environnemental comme déterminant de leur vote.

 

* L’enquête a été menée par questionnaire auto-administré en ligne du 2 juin au soir au 5 juin 2020 auprès d’un échantillon de 1.101 personnes, représentatif de la population parisienne âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Ont été interrogées 974 personnes inscrites sur les listes électorales.

Municipales : pourquoi virer Gérard Collomb ? (Bayrou )

Municipales : pourquoi virer Gérard Collomb ?  (Bayrou )

A juste titre le président du Modem François Bayrou s’offusque de l’exclusion de Gérard Collomb du parti de la république en marche. Faut-il d’abord rappeler que la dynamique du succès de Macron est largement due à deux hommes fondamentaux d’abord Gérard Colomb, ancien socialiste, ensuite Bayrou lui-même. Par ailleurs l’étonnement peut se justifier dans la mesure où globalement les candidats de la république en marche ne représentent pas grand-chose sur le plan électoral local ( sans doute en moyenne autour de 15 qu’ils  ne devront leur sauvetage qu’à  des alliances avec surtout le parti républicain. Justement ce que Gérard Colomb a proposé, une alliance avec le parti républicain. Notons que c’est surtout grâce à cette alliance que la pourra sauver quelques postes.

 

On sait que depuis le départ de Collomb du gouvernement les relations entre Macron et le maire de Lyon ne se sont guère améliorées en raison en particulier du peu d’estime que manifeste Macron vis-à-vis de l’édile lyonnais. Il faut dire un édile qui  n’appartient pas à la technocratie habituelle ( professeur de lettres qui n’a pas fait sciences po). François Bayrou juge «brutale» et «infondée» l’exclusion de Gérard Collomb

Municipales Paris: Anne Hidalgo avec les écolos

Municipales Paris: Anne Hidalgo avec les écolos

Les discussions auront été difficiles surtout avec la prise en compte de la montée de l’influence des écolos. Mais à l’arrivée Anne Hidalgo est parvenue à passer un accord avec les écolos dans la capitale . Seule maintenant Richada Dati pourra un peu troublé les jeux lors de ces élections. A Paris, la maire sortante Anne Hidalgo (PS) est arrivée largement en tête avec 29,33% des suffrages devant Rachida Dati (LR), 22,72%, l’ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn (LaRem), avec 17,26%, l’écologiste David Belliard, 10,79%, et Cédric Villani (7,88%).

Les  Verts disposeraient selon les termes de cet accord d’un groupe un peu plus garni qu’en 2014, avec entre 19 et 22 conseillers, contre 11 actuellement. David Belliard, quant à lui, devrait hériter d’un poste d’adjoint important, si Anne Hidalgo est réélue.

Les négociations auront donc duré jusqu’au bout. Les listes seront déposées dans la matinée de ce mardi. Au premier tour, Anne Hidalgo était arrivée en première position, avec 29,33% des voix. Son nouvel allié avait fini en quatrième place, avec 10,79% des suffrages.

Municipales à Paris : le calvaire continue pour Agnès Buzyn

Municipales à Paris : le calvaire continue pour Agnès Buzyn

C’est une sorte de calvaire politique que subit Agnès Buzin  confirmée comme candidate officielle de la république en marche à Paris. Une sorte d’épreuve car ses chances sont insignifiantes. En outre, elle a perdu son statut de ministre est sans doute en même temps ses perspectives de carrière politique. Dernière blessure, l’hypothèse de son emplacement par le secrétaire général de la république en marche, Guerini. Un remplacement vite démenti mais qui a apporté un trouble supplémentaire à la candidature de l’ancienne ministre de la santé.

. Agnès Buzyn sera bien la candidate de La République en marche à la mairie de Paris pour le second tour. Elle a confirmé mardi devant ses troupes sa « candidature et sa détermination » en vue du scrutin du 28 juin, selon plusieurs participants de cette réunion interne. « Je suis pleinement engagée, déterminée, combative. On y va. », a-t-elle assuré.

L’incertitude et la fébrilité régnaient au sein des marcheurs parisiens. Mardi matin, quatre jours après que le premier ministre a confirmé l’organisation du second tour des élections municipales le 28 juin, Agnès Buzyn devait réunir par visioconférence ses têtes de liste à 8h, avant une seconde réunion à 9h, avec son équipe de campagne. L’ancienne ministre de la Santé, en retrait et silencieuse après avoir qualifié de «mascarade» le maintien du premier tour des élections municipales en pleine crise sanitaire, devait, selon plusieurs cadres internes, annoncer qu’elle reprenait sa campagne pour le second tour.. «Ce n’est plus tenable, elle comprend que ça va être l’horreur», s’alarmait un candidat, lundi soir. «Elle a changé plusieurs fois d’avis depuis ce week-end, et hésite encore à repartir en campagne, croit savoir un ministre. Il y a beaucoup d’irresponsabilité de la part des responsables LREM qui font le siège d’Agnès tous les jours pour la convaincre d’y retourner, et recommencent encore et encore. Le risque, c’est qu’elle finisse par abandonner définitivement à une semaine de l’élection quand on aura déposé les listes, on aura l’air malin.»

Municipales : 55% des Français contre un second tour en juin et 66 % mécontents de la gestion de la crise

Municipales : 55% des Français contre un second tour en juin et  66 % mécontents de la gestion de la crise

Selon le sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV et diffusé ce mercredi, 55% des personnes interrogées s’opposent à ce choix de calendrier.

Cette proportion de Français a indiqué se sentir proche de l’affirmation suivante: « Défavorable car il est trop tôt par rapport au risque lié au coronavirus ». Inversement, ils sont 44% à se dire favorables, en arguant que le déconfinement de la population a commencé.

Le premier tour des municipales s’était tenu le 15 mars dernier, deux jours avant le confinement instauré en raison de l’épidémie.

Elabe pour BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV du 20 mai 2020.

Sur une thématique politique également, 66% des personnes interrogées pour les besoins de l’enquête d’opinion ont indiqué estimer que la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 avait été mal gérée par l’exécutif, jugeant que des problèmes auraient pu être évités.

33% répondent a contrario que « la crise a été gérée du mieux possible étant donné les circonstances ».

Outre les interrogations à l’égard de l’action d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe pendant la crise, l’opinion plus générale au sujet des deux hommes semble plus favorable au Premier ministre qu’au chef de l’Etat.

Elabe pour BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV du 20 mai 2020.Sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV, sur un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les personnes ont été interrogées par Internet les 19 et 20 mai 2020.

Second tour des municipales : imbroglio politique et scientifique

Second tour des municipales : imbroglio politique et scientifique

Le conseil scientifique se montre très circonspect sur les conditions d’organisation d’un second tour des élections municipales. Il exige notamment des mesures draconiennes en matière d’hygiène et craint surtout les effets de la campagne électorale par rapport au respect des mesures barrière. On notera toutefois une contradiction puisque lors du premier tour, officiellement le même conseil scientifique avait considéré que le scrutin ne présentait aucun danger sur le plan sanitaire alors que dès le lendemain été décidé le confinement général.

Une étude récente plus ou moins pertinente tend à démontrer que l’organisation de ce premier tour n’a eu aucun effet sur l’accroissement de la pandémie. On s’est fié pour cela sur les chiffres des infectés passant notamment l’hôpital. Une étude discutable car il aurait fallu comparer un échantillon de personnes ayant voté avec un échantillon de personnes s’étant abstenu pour éventuellement constater des variations dans la diffusion de la maladie. À trop vouloir prouver, on ne prouve rien.

 D’ailleurs la question comporte sans doute des dimensions scientifiques mais surtout politiques. La république en marche a du mal à se remettre de la claque reçue lors de ces élections et souhaiterait bien un report à la rentrée. Le problème c’est qu’un report à la rentrée pourrait justifier juridiquement de refaire le premier et le deuxième tour. Le pouvoir espère qu’à la rentrée le contexte politique lui sera plus favorable. À l’inverse l’opposition voudrait capitaliser sur les succès indéniables engrangés lors du premier tour.

 

Municipales: pas d’effet du vote sur l’épidémie : du pipeau, on n’en sait rien!

  • Municipales: pas d’effet du vote sur l’épidémie : du pipeau, on n’en sait rien!
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  • Une équipe de statisticiens et d’épidémiologiste aurait conclu que la décision d’organiser un premier tour des élections municipales n’aurait eu aucun impact sur la propagation de la pandémie. Une étude complètement bidon fondée sur l’évolution des cas enregistrés sur l’évolution des infectés passés dans les hôpitaux. Un échantillon nullement représentatif de la population. Que cette étude soit pertinente il aurait fallu se fonder sur un échantillon de personnes ayant participé au vote et non prendre en compte les seules victimes passées dans un hôpital. Tout cela sans l’étude faite justifiait le bien-fondé de la décision du gouvernement d’organiser le premier tour des élections alors que dès le lendemain le même gouvernement décidé du confinement. Notons évidemment que cette étude n’a pas pris en compte la diffusion chez les asymptomatiques qui ont pu ultérieurement contaminer de futurs malades est beaucoup plus tard. Rappelons-nous des études dites scientifiques considérant il n’y a pas si longtemps que le port du masque était inutile voire dangereux à la qu’il est aujourd’hui considéré comme indispensable. Même raisonnement contradictoire à propos des tests. Même sur le confinement, l’appréciation des différents scientifiques mondiaux révèle des contradictions.
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