Archive pour le Tag 'Municipales'

Coronavirus et municipales : des contaminations chez les assesseurs

Coronavirus et municipales : des contaminations chez les assesseurs

Comme c’était prévisible on découvre que des assesseurs ont sans doute été contaminé lors du premier tour des élections municipales maintenues de façon irresponsable par le Premier ministre. Ces assesseurs ont pu être contaminés par des électeurs. De la même manière, ces électeurs ont pu contaminer d’autres personnes. Ainsi ces bureaux de vote ont été transformés en sorte de chambres de contamination massives sur tout le territoire . Heureusement , les Français ont largement douté de la pertinence de cette mesure comte tenu du fait que les municipales apparaissaient assez secondaires par rapport à l’enjeu sanitaire. Ainsi ces élections ont connu une participation historiquement très faible rendant par ailleurs caduque  la légitimité de nombre d’élus. Cela d’autant plus que dans les grandes villes, la plupart des scrutins imposeront un deuxième tour dans des contextes économiques, sociaux et politiques complètement différents vont encore fausser le vote. Plusieurs cas de contamination ont été identifiés au cours de ce premier tour. À Billom (Puy-de-Dôme), le maire, Jean-Michel Charlat, a annoncé à l’AFP qu’une femme de 62 ans est hospitalisée au CHU de Clermont-Ferrand. Testée positive, les médecins ne peuvent assurer que sa contamination remonte au jour du scrutin. Mais elle a pu contaminer des électeurs.

À Châtillon-sur-Loire (Loiret), le maire, Emmanuel Rat, est dans un état préoccupant. Ses symptômes sont apparus au lendemain du premier tour lors duquel il a tenu un bureau de vote et participé au dépouillement. Sans oublier tous ces candidats et élus contaminés, notamment à Marseille (Martine Vassal, Yvon Berland, Valérie Boyer…) qui étaient sur le pont le jour du scrutin. D’autres cas sont signalés. Mais comment comprend le discours d’un premier ministre qui en même temps à recommander le confinement et l’appel au rassemblement pour le même jour.

Maintien du premier tour des municipales: c’était criminel

Maintien du premier tour des municipales: c’était criminel

 

 

À juste titre, un médecin généraliste dénonce sur Europe 1 le caractère criminel de la décision du Premier ministre d’avoir organisé le premier tour des élections municipales. Un acte totalement irresponsable d’après lui dans la mesure où le rassemblement des électeurs à transformé les bureaux de vote en salle de contamination;  cela , en pleine explosion du nombre de cas de coronavirus.

 

Alors que l’épidémie gagnait du terrain la semaine précédant l’

élection, avec plus de 700 cas par jour en moyenne, le gouvernement a décidé de ne pas reporter le scrutin, s’appuyant sur les recommandations du Conseil scientifique.  »C’est irresponsable », s’emporte Bertrand Legrand. « On voit que le nombre de personnes atteintes ne fait qu’augmenter. Ces élections ont été une catastrophe en termes épidémiologiques, c’est criminel de les avoir maintenues. »

 

Une semaine plus tard, les élections municipales paraissent bien loin face aux 860 morts que dénombre la France lundi soir. « Vous entendez très peu la colère des médecins, parce qu’on a autre chose à faire et qu’on est là pour soigner nos patients », poursuit Bertrand Legrand.

Le praticien nordiste évoque la pénurie d’équipements, qui rend son travail de plus en plus compliqué : « Le fait de ne pas avoir de masques, j’ai eu une dotation de 50 masques et une entreprise du BTP m’a livré cinq combinaisons pour que je puisse aller faire les soins palliatifs à domicile… On est dans un pays qui ne respecte même pas le simple fait que le médecin puisse donner les derniers soins à domicile. C’est vraiment honteux », dénonce-t-il. « Les patients qu’on n’hospitalisera pas, on ne peut même plus rentrer chez eux si on n’a pas de combinaisons. Je me retrouve avec un patient, c’est sa mère de 80 ans qui s’occupe de lui, il en a 50, les deux vont être contaminés. Vous n’imaginez même pas. »

«Municipales 2020: un scrutin infecté qu’il faut annuler

«Municipales 2020: un scrutin infecté  qu’il faut annuler

Il faut annuler le premier tour des élections municipales selon un collectif de juristes et d’avocats qui s’expriment dans une tribune de l’OPINION.

 

 

« L’annulation totale du premier tour des élections municipales serait, au nom de la démocratie représentative, la plus belle des réponses de notre société et la plus responsable face aux crises à venir. La démocratie ne peut réellement exister que si l’élection est entourée de toutes les garanties nécessaires. Reporter le second tour est une bonne chose. Mais ne nous satisfaisons pas d’une demi-mesure !

La raison du maintien du vote est politique

Une semaine avant le premier tour, la droite appelait le Président à prendre la mesure de l’enjeu du scrutin. « Emmanuel Macron ne pourra pas enjamber le résultat des municipales », tonnait Gérard Larcher dans les colonnes du Figaro. Le président du Sénat croyait alors rappeler l’évidence : les élections rythment la vie démocratique, impossible d’y échapper.

La semaine suivante, la totalité des Italiens sont renvoyés chez eux jusqu’à nouvel ordre. La France ferme tous les lieux publics non-indispensables à la vie du pays. Le coronavirus désintègre les certitudes. La veille du scrutin, six présidentes et présidents de région appellent au report des élections. Ce qui semblait immuable commence à s’effriter. Et pour achever le tout, quatre jours après l’élection, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, affirmait « n’avoir jamais été consulté pour le maintien du premier tour ».

Il n’y avait pas plus de consensus que dans un dîner de famille à Noël. Les propos de l’ancienne ministre des Solidarités et de la santé Agnès Buzyn renforcent cette métaphore : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu. » Au-delà de la zizanie, le constitutionnaliste Dominique Rousseau nous éclaire. Selon lui, « la raison du maintien du premier tour des municipales est purement politique ».

« Le coronavirus supprime le principe d’égalité des conditions de vote, inscrit dans le code électoral »

S’asseoir sur la sincérité du vote, c’est s’asseoir sur la démocratie

Outre ce contexte de fléchettes politiques, devons-nous rappeler qu’il en va de sauver des vies, de protéger les plus fragiles ? Alors que l’heure était au confinement, comment avons-nous pu, dans notre démocratie, laisser se tenir ce scrutin qui doit rassembler le plus de citoyennes et de citoyens ? Comment pouvions-nous penser que ce scrutin se déroulerait dans les meilleures conditions, alors que nous « sommes en guerre » ?

L’abstention record en a été le juge. Nice : 71,4 %, Marseille : 67,45 %, Montpellier : 66,6 %. Et cela pose de nombreux problèmes pour la suite. Les notions d’égalité et de liberté forment avec le secret du vote, ce qu’on appelle en droit la sincérité du scrutin. Pour le Conseil Constitutionnel, ces principes sont « si importants qu’ils font l’objet, dans la plupart des démocraties respectueuses de l’Etat de droit d’une consécration constitutionnelle ».

Autrement dit, s’asseoir sur la sincérité du vote, c’est s’asseoir sur la constitution et donc avec elle, la démocratie. Premièrement, le coronavirus supprime le principe d’égalité des conditions de vote, inscrit dans le code électoral. En se rendant dans leurs bureaux de votes, les plus fragiles et vulnérables s’exposaient à un risque sanitaire accru comparé aux autres.

Deuxièmement, le principe de liberté du vote, fondé sur la libre expression éclairée de l’opinion du peuple, semble également fortement détérioré par la pandémie. C’est en tout cas qu’a révélé un sondage Ifop pour Charles.co du 6 mars dernier. A la question : « Est-ce que les risques de transmission du coronavirus peuvent vous inciter à ne pas vous rendre dans un bureau de vote pour voter aux prochaines élections municipales ? », 16 % des sondés ont répondu « oui, certainement », et 12 % « oui, probablement ». Dès lors, 28 % « des électeurs sont susceptibles de ne pas se rendre à leur bureau de vote par crainte des risques de contamination ».

Enfin, le principe de sincérité du scrutin impose également que les deux tours soient connectés. Emmanuel Macron a annoncé lundi 16 mars le report du second tour des élections municipales. Or, dissocier les deux tours est contraire à l’esprit de ce scrutin de proximité. Didier Maus, spécialiste des questions de droit constitutionnel, nous l’expliquait simplement : « L’élection municipale est indissociable, elle forme un tout. »

Mieux vaut prévenir que guérir

Ce que cette mascarade révèle, c’est l’impréparation de notre société à garantir les moyens de notre démocratie en cas de crise. L’adage commun n’aurait-il pas été plus précieux que des jeux politiciens : mieux vaut prévenir que guérir. Maintenir la sincérité du scrutin est essentiel pour ne pas nourrir la défiance démocratique et l’atmosphère d’illégitimité de nos représentants et représentantes. Cette sincérité se mesure de manière collective à travers le corps électoral. En effet, plus le corps de suffrages exprimés diminue, plus la représentativité des élus se réduit. Ainsi, la forte abstention affaiblit les fondements mêmes de notre démocratie représentative. Une crise qui se retrouve dans la profondeur du corps républicain, dans les abîmes de son fonctionnement.

Par Joakim Le Menestrel, étudiant à Paris Dauphine et Sciences Po Grenoble, Mourad Zouine, avocate au barreau de Lyon, Edouard Raffin, avocat au barreau de Lyon et enseignant à l’Université Lyon 3, Sarah Just, avocate au barreau de Lyon, Sofia Soula Michal, avocate au barreau de Lyon et Damien Brahimi, avocat au barreau de Grenoble. »

Listes aux municipales: la macronie veut reporter la date pour atténuer la catastrophe électorale

Listes  aux municipales: la macronie  veut reporter la date pour atténuer la catastrophe électorale

 

 

 

Normalement les nouvelles listes électorales pour le second tour devaient être déposées fins mars mais la macronie y est en train de manœuvrer pour faire reporter ce dépôt en juin. L’idée est de profiter d’une certaine unité nationale retrouvée à l’occasion du Coronavirus pour bricoler  des alliances qui masqueraient la catastrophe électorale de la république en marche .

Ce n’est sans doute pas par hasard par ailleurs que Macron a abandonné tout ce qui caractérisait sa politique de réformes à savoir la réforme des retraites, la réforme de l’UNEDIC, la réforme des allocations logement pour se recentrer uniquement sur la gestion du Coronavirus. En quelque sorte, Macron s’est transformé en infirmier en chef de la France pour abandonner toutes ses velléités de transformation politique. Pas étonnant, sa politique économique et sociale été rejetée par 70 % de la population. Surtout les élections municipales ont constitué un avertissement terrible pour la majorité. Presque tous  les députés de la république en marche qui se sont présentées ont été balayées aux municipales se retrouvant souvent en quatrième, cinquième ,sixième position. En tout cas avec des scores complètement anecdotiques. Ces députés sortis de nulle part pourraient bien être condamné à y retourner en cas de nouvelles élections législatives.

Du coup la manœuvre politique vise à atténuer l’ampleur de la défaite en profitant d’un climat de l’opinion plus favorable à une certaine union dans le pays. Il y a en plus la menace du conseil d’État qui peut servir la république en marche à savoir l’annulation possible du premier tour la ou les conseils municipaux sont incomplets.

Le Conseil d’Etat a en effet côté jugé justifié, mercredi, le report du second tour avec conservation des résultats du premier. Il a toutefois précisé que « si la crise persiste » et rend impossible « l’organisation du second tour avant l’été », « il appartiendra aux pouvoirs publics de reprendre l’ensemble des opérations électorales » (premier et second tours) « dans les communes où les conseils municipaux sont incomplets », soit environ 5 000 communes.

 

Municipales: le fiasco démocratique continue

Municipales: le fiasco démocratique continue

 

 

Le pouvoir et le Premier ministre en particulier sont largement responsables du fiasco démocratique qui caractérise les élections municipales. Parmi les contradictions à relever, il faut surtout noter l’incitation  particulièrement contradictoire du Premier ministre à réduire la mobilité pour se protéger du Coronavirus et l’incitation à se rendre dans les urnes. Ce message complètement aberrant n’a pas été compris et le résultat est une abstention historique puisque moins d’un Français sur deux est allé voter. Bilan: la légitimité des maires élus au cours de ce premier tour est largement mise en cause sur le plan politique et juridique. On peut d’ailleurs imaginer qu’il y aura plusieurs recours devant le conseil constitutionnel du fait notamment que certaines populations ont été empêchées y compris physiquement ( dans les EHPAD par exemple de se rendre dans les bureaux de vote et de donner une procuration). S’ajoutent évidemment d’autres facteurs explicatifs à la faiblesse du nombre de votants comme le ras-le-bol général des Français vis-à-vis de la politique en général et de celle de Macron en particulier.

 

 Ce premier tour des élections municipales se révèle donc être un véritable fiasco démocratique. Pendant cinq ans inévitablement- si le conseil constitutionnel n’annule pas ce premier tour- Il sera reproché aux équipes municipales de n’être pas représentatives et de manquer de légitimité politique. Nombre de maires  en effet auront été élus avec autour de 25 % des inscrits. Un second tour dans trois ou six mois déconnectés de l’environnement économique, social et politique aura forcément une signification différente. Ce taux record d’abstention constitue aussi un sérieux avertissement pour Macron quand a ses chances pour 2022.

 

D’ailleurs lors de son allocution de lundi soir il a amorcé sa propre remise en cause y compris celles de ses principales réformes y compris celles des retraites et de l’Unedic. Il a notamment déclaré . « Agissons avec force mais retenons cela : le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant. Nous serons plus forts moralement, nous aurons appris et je saurai aussi avec vous en tirer toutes les conséquences ». Pas vraiment un acte de contrition, ce n’est pas le genre du personnage, mais sans doute la prise en compte que le pays rejette à la fois sa politique et sa personnalité.

 

 

Buzyn dénonce la « mascarade » des municipales

Buzyn dénonce la « mascarade » des municipales

La plupart des politiques et des grands médias tombent à bras raccourcis sur l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn pour avoir dénoncé la mascarade des municipales aussi pour avoir critiqué l’attentisme du gouvernement vis-à-vis de la crise du Coronavirus. Certes on pourra regretter cette espèce d’acte de contrition un peu tardif, de la même manière qu’on pourra aussi regretter qu’au-delà des enjeux,  ces révélations soient aussi  alimentées par l’énorme déception de l’intéressée d’avoir perdu son job  politique. Pas étonnant compte tenu de la typologie des responsables qui entourent Macron qui sont pour la plupart des arrivistes. L’amertume et les pleurs de l’ancienne ministre de la santé font écho à ceux  de Rugy lui aussi jeté en pâture à l’opinion publique et dont l’ascension politique s’est brutalement arrêtée.

De ce point de vue Macron n’a guère d’état d’âme, il se sert de ses courtisans quand il en a besoin et s’il le faut il les condamne à la déchéance. Ce fut le cas de Rudy qui occupait la très confortable place de président de l’assemblée nationale et auquel Macron a demandé–c’est-à-dire imposé- de prendre la gestion du portefeuille de l’écologie après le départ de Hulot. Il est clair que de Rudy a perdu beaucoup au change d’autant plus qu’il s’est pris les pieds dans le tapis des excès de  pouvoirs.

Même chose pour l’ancienne ministre de la santé; elle aussi confortablement installée dans un très grand ministère et dont Macron a demandé le sacrifice pour remplacer le sulfureux Griveaux. Condamnée par Macron, elle a été condamnée par le suffrage universel et maintenant par la morale politique des médias. Pourtant elle a parfaitement raison de dire que cette campagne électorale maintenue pour le premier tour des municipales aura été une vaste mascarade dont est responsable surtout le Premier ministre, copie conforme de Juppé en version plus cool mais en moins intelligente.

Le Premier ministre a torpillé l’élection municipale d’abord en décidant de les maintenir contre toutes les évidences. Ensuite, en préconisant  à la fois la mobilité des électeurs et l’immobilité des Français dans le même discours pour le même jour. Ce discours irresponsable méritera une condamnation historique et sans doute justifiera un changement de Premier ministre.

Agnès Buzyn a aussi dénoncé l’immobilisme du gouvernement indiquant notamment qu’elle avait attiré l’attention du gouvernement sur l’ampleur possible de l’épidémie dès le début de janvier mais qui n’en a pas été tenu compte.

Agnès Buzyn fait part ainsi des doutes qui l’ont assaillie au moment de remplacer au pied levé Benjamin Griveaux il y a un mois pour briguer la mairie de Paris, après l’abandon de ce dernier à la suite de la diffusion de vidéos à caractère sexuel. Emmanuel Macron était alors intervenu pour la convaincre.“Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu”, déclare Agnès Buzyn, qui a mené à Paris la première campagne politique de sa carrière.

Après avoir réuni 17,6% des voix, loin derrière la maire socialiste sortante Anne Hidalgo (29,3%) et la candidate Les Républicains Rachida Dati (22,7%), Agnès Buzyn a suspendu lundi sa campagne pour le second tour, qui a d’ailleurs été reporté sine die par le président de la République en raison de la pandémie qui oblige les Français à rester chez eux.“Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus”, déclare Agnès Buzyn au Monde. “On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée.”

Dans un communiqué en forme de mise au point, Agnès Buzyn dit regretter la “tonalité” de l’article du Monde et explique avoir utilisé le terme “mascarade” pour désigner “le fait de débuter des discussions de fusions de listes électorales dans le contexte que l’on connaît.”

Sur France 2, le Premier ministre, Edouard Philippe, a confirmé dans la soirée qu’Agnès Buzyn avait effectivement alerté dès le mois de janvier sur le sérieux de l’épidémie en Chine et, a-t-il ajouté, c’est pour cela qu’un certain nombre de réunions ont été organisées dès le mois de janvier. Mais il a indiqué que les avis divergeaient alors sur ce que serait l’évolution de l’épidémie.

Quant au maintien du premier tour des élections municipales, dimanche dernier, le chef du gouvernement a déclaré que cette décision était “fondée sur des motifs scientifiques” et “parfaitement assumée”. Une argumentation très critiquable. D’abord parce que malheureusement les scientifiques eux-mêmes étaient très partagés et que certains chapeaux à plumes de la médecine se sont comportés en courtisans vis-à-vis du pouvoir. En plus, le fait d’indiquer que la décision est pleinement assumée n’ajoute pas la moindre pertinence à l’argumentation. Cette expression en l’occurrence ne veut  strictement rien dire.

Municipales: Un fiasco démocratique

 Municipales: Un fiasco démocratique

 

 

Le pouvoir et le Premier ministre en particulier sont largement responsables du fiasco démocratique qui caractérise les élections municipales. Parmi les contradictions à relever, il faut surtout noter l’incitation  particulièrement contradictoire du Premier ministre à réduire la mobilité pour se protéger du Coronavirus et l’incitation à se rendre dans les urnes. Ce message complètement aberrant n’a pas été compris et le résultat est une abstention historique puisque moins d’un Français sur deux est allé voter. Bilan la légitimité des maires élus au cours de ce premier tour est largement mise en cause sur le plan politique et juridique. On peut d’ailleurs imaginer qu’il y aura plusieurs recours devant le conseil constitutionnel du fait notamment que certaines populations ont été empêchées y compris physiquement ( dans les EHPAD par exemple de se rendre dans les bureaux de vote et de donner une procuration). S’ajoutent évidemment d’autres facteurs explicatifs à la faiblesse du nombre de votants comme le ras-le-bol général des Français vis-à-vis de la politique en général et de celle de Macron en particulier. Ce premier tour des élections municipales se révèle donc être un véritable fiasco démocratique. Pendant cinq ans inévitablement- si le conseil constitutionnel n’annule pas ce premier tour- Il sera reproché aux équipes municipales de n’être pas représentatives et de manquer de légitimité politique. Nombre de maires  en effet auront été élus avec autour de 25 % des inscrits. Un second tour dans trois ou six mois déconnectés de l’environnement économique, social et politique aura forcément une signification différente. Ce taux record d’abstention constitue aussi un sérieux avertissement pour Macron quand a ses chances pour 2022. D’ailleurs lors de son allocution de lundi soir il a amorcé sa propre remise en cause y compris celles de ses principales réformes y compris celles des retraites et de l’Unedic. Il a notamment déclaré . « Agissons avec force mais retenons cela : le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant. Nous serons plus forts moralement, nous aurons appris et je saurai aussi avec vous en tirer toutes les conséquences ». Pas vraiment un acte de contrition, ce n’est pas le genre du personnage, mais sans doute la prise en compte que le pays rejette à la fois sa politique et sa personnalité.

 

 

Municipales : second tour encore plus ridicule ?

Municipales : second tour encore plus ridicule ?

 

De toute évidence, le pouvoir en place a montré toute son incohérence ridicule à l’occasion du premier tour des élections municipales. D’un côté, il n’a cessé de dramatiser la situation sanitaire et même de nourrir un sentiment de panique alors que depuis le but de la crise, sa gestion est surtout caractérisée par des contradictions incompréhensibles. Dernière contradiction, l’orientation vers un confinement et en même temps l’invitation à se rendre aux urnes. Un mot d’ordre complètement incompréhensible. Se pose la question de la légitimité des élections avec seulement 44 % de votants. Il faudra évidemment un second tour pour les candidats qui n’ont pas obtenu la majorité premier. Le problème, c’est que ce second tour pose évidemment des difficultés juridiques et politiques. Parmi celles-ci il faut signaler que la crise sanitaire risque de simplifier encore dimanche. L’abstention risque  d’être pire que celle du premier tour.

Dimanche, avant même l’ouverture des bureaux, Dominique Bussereau avait estimé que les chiffres de la participation allaient être le «juge de paix» pour le gouvernement. Alors qu’il avait été «solidaire» de la position de François Baroin favorable au maintien des élections municipales, le président de l’Assemblée des départements de France avait pris acte de l’évolution de la gestion de la crise, annoncée samedi soir par Edouard Philippe. «Sera-t-il en mesure de le maintenir en fonction de l’évolution de la situation sanitaire?», s’interrogeait alors l’ex-ministre, sans ignorer les nombreuses questions politiques et juridiques que susciterait inévitablement un report du second tour.

Dominique Bussereau était «solidaire» de la position de François Baroin concernant le maintien des élections municipales. Il considère, dimanche matin, qu’il n’est plus possible d’arrêter la machine. Mais au lendemain des nouvelles mesures annoncées par Edouard Philippe, le président de l’Assemblée des départements de France estime que le niveau de l’abstention dans les bureaux de vote au soir du premier tour sera le «juge de paix» pour le gouvernement.

«Bien évidemment, confie-t-il, il y a une dichotomie entre la gravité des mesures annoncées samedi soir par le premier ministre et le maintien des élections. Mais ce matin, les bureaux sont ouverts, il fait beau, l’abstention sera plus forte que prévu et la question qui se pose désormais au gouvernement est celle du second tour. Sera-t-il en mesure de le maintenir en fonction de l’évolution de la situation sanitaire ?»

 

Si plusieurs présidents de région se sont exprimés en faveur d’une annulation du scrutin, le président de l’ADF n’est pas en mesure de formuler une position générale au nom des présidents de collectivités départementales. «L’Assemblée des départements de France joue à fond le jeu des mesures sanitaires parce que nous sommes concernés, au premier chef, pour l’assistance aux personnes âgées, handicapées, mineurs non accompagnés etc. À ce jour, il n’y a pas de prise de position politique de l’ADF», précise Dominique Bussereau.

Municipales: une condamnation majeure pour LREM

Municipales: une condamnation majeure pour LREM

 

Le parti du président enregistre une véritable catastrophe électorale. Un parti qui n’a même pas été capable de présenter des candidats dans la plupart des villes et qui a reçu des claques monumentales là où  il a osé s’afficher. Le parti la république en marche fait dans la plupart des cas des scores ridicules y compris quand ses députés étaient candidats. La preuve évidemment que la république en marche demeure une structure centralisée, une sorte de coquille vide sans aucune implantation locale. De l’ordre 30 % des électeurs d’après les sondages en ont profité pour régler des comptes avec Macron. L’abstention a fait le reste en accordant notamment une prime mécanique  aux sortants. «À Paris, c’est cuit, à Marseille, c’est la cata, à Lyon on risque de perdre la ville sans certitude de conserver la métropole», résume un historique de la campagne présidentielle. Même au Havre le premier ministre est bousculé. Pas sûr même qu’il parvienne à l’emporter car de peu de réserves de voix. C’est une véritable catastrophe électorale pour la république en marche et pour Macon lui-même. Cela traduit plusieurs choses d’une part un mécontentement latent dans le pays à propos de la politique économique et sociale. Ensuite une incompréhension totale entre la dramatisation de la situation sanitaire qui crée même une véritable panique et cette invitation du pouvoir à se rendre aux urnes. Une incohérence de plus qui a encouragé l’abstention.

Résultats municipales : la légitimité mise en doute

 

 

Du fait de la gestion catastrophique de la crise du Coronavirus par le pouvoir, les élections municipales ont enregistré un véritable fiasco démocratique avec un record historique d’abstention. De fait, les maires élus pourraient voir leur légitimité mise en cause soient globalement par le Conseil constitutionnel, soit de manière individuelle par l’opinion publique locale qui pourra toujours considérer que les maires s n’ont pas eu le soutien d’une majorité content tenu des  56 % d’abstention selon les estimations de l’Ifop à 20 heures.

Le plus important taux jamais enregistré lors d’une élection municipale. «C’est de l’inouï, de l’inédit. Ce chiffre inscrit ce scrutin dans une rupture totale avec toutes les élections municipales précédentes, souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Une telle abstention ne peut pas ne pas avoir d’effet sur le rapport de force politique.»

Dans un contexte politique troublé, au ressenti encore amplifié avec la crise sanitaire que traverse le pays, le peu de Français s’étant déplacé dans les urnes malgré la menace du coronavirus aura fait le choix de la stabilité. «Ces élections se sont déroulées dans un climat de peur, confirme le sondeur. Les personnes qui sont allées voter ont logiquement eu un réflexe légitimiste. Le moment n’était pas propice au vote protestataire.»

Un réflexe qui est venu, mécaniquement, favoriser les partis traditionnels les mieux implantés: le Parti socialiste et Les Républicains. Contrairement aux dernières élections présidentielles, législatives ou européennes, nulle vague de dégagisme ne s’est abattue sur les sortants. Bien au contraire. À Paris, la maire PS, Anne Hidalgo, est arrivée largement en tête avec 30 % des voix selon des estimations Ifop. De même que Johanna Rolland, à Nantes, qui écrase la concurrence avec 31,36 % des voix. À Limoges, le maire LR sortant, Émile Roger Lombertie, bénéficierait, lui aussi, d’un important soutien avec plus de 46,2 % des voix. Quant au maire LR de Toulon, Hubert Falco, il se voit reconduit pour un quatrième mandat, dès le premier tour, avec 61,39 % des voix. À l’image des ministres candidats, Gérald Darmanin à Tourcoing et Franck Riester à Coulommiers, tous deux réélus dès le premier tour. Au Havre, le premier ministre Édouard Philippe, arrive lui aussi en tête (43,59%), mais possiblement mis en difficulté par son adversaire communiste.

Annoncés comme la force montante de ces élections municipales, les écologistes opèrent une percée historique dans plusieurs villes, malgré la résistance des élus sortants. À Lyon, l’EELV Grégory Doucet arrive en tête avec 28,46 % des voix. Comme à Strasbourg, où Jeanne Barseghian a obtenu 27,87 % des voix. Quand à Bordeaux, l’écologiste Pierre Hurmic talonne le maire sortant avec 34,38 % des voix.

Les principales victimes du scrutin devaient logiquement être les mouvements disposant le moins d’élus sortant. La République en marche, tout d’abord. Comme le Rassemblement national, dans une moindre mesure. Les deux forces, arrivées largement en tête des dernières européennes, il y a seulement un an, se voient ainsi durement rappeler qu’élection locale n’est pas élection nationale. À Besançon, l’un des rares espoirs de victoire du parti présidentiel, le candidat LREM Éric Alauzet se voit largement distancé par la candidate écologiste soutenue par le PS, Anne Vignot. Quand l’ex-ministre de la Santé, Agnès Buzyn, cale à Paris avec 17 % des voix selon l’Ifop.

Si le Rassemblement national est, quant à lui, en passe de conserver la dizaine de villes conquises en 2014 – comme Hénin-Beaumont, Hayange, Beaucaire ou Fréjus dont les maires ont été réélus dès le premier tour – il voit ses chances de conquérir nombre de villes s’envoler en raison d’une forte prime aux sortants. Comme à Denain, dans le Nord, où contre toute attente, la maire socialiste Anne-Lise Dufour-Tonini a été réélue dès le premier tour. À l’image de la maire LR de Calais, ville où le RN ne cachait pas ses ambitions. Des difficultés que pourrait cependant éclipser le score obtenu par le député RN Louis Aliot, en tête à Perpignan avec 35,65 % des voix. Loin devant le maire sortant LR Jean-Marc Pujol qui ne dépasse pas la barre des 20 %.

Preuve supplémentaire, s’il en fallait, du contexte troublé politiquement dans lequel s’est déroulée l’élection, le second tour devrait donner lieu à un nombre record de triangulaires et quadrangulaires.

Municipales Paris : Hidalgo largement en tête malgré les sondages bidon de la presse des financiers (30,2%)

 

Municipales Paris : Hidalgo largement en tête malgré les sondages bidon de la presse des financiers (30,2%)

 

 

Rachida Dati aura bénéficié en vain  du soutien de la presse des financiers comme le JDD . En effet curieusement et même brutalement, on a vu des sondages annoncés que Rachida Dati était en tête. Évidemment du bricolage statistique soutenu par les financiers qui détiennent maintenant la plupart des médias. Le réveil est douloureux puisque – La maire socialiste sortante de Paris, Anne Hidalgo, est arrivée en tête avec 30,2% des voix devant la candidate Les Républicains Rachida Dati (22%) et celle de La République en marche Agnès Buzyn (17,6%) au premier tour des élections municipales à Paris, selon un sondage Ipsos Sopra/Steria pour France Inter et les chaînes parlementaires publié dimanche soir.

Avec 11,6% des voix selon cette même source, le candidat Europe Ecologie-Les Verts David Belliard est également qualifié pour le second tour, ce qui n’est pas le cas du mathématicien Cédric Villani, ex-député LaRem. Anne Hidalgo a les plus grandes chances d’être réélue à la suite du second tour. Par contre, la représentante de la république en marche avec seulement 17,6 % des voix reçoit elle aussi une belle claque électorale. Pourtant, elle aussi avait eu le soutien de médias des financiers.

Municipales 2020 : un fiasco démocratique et sanitaire

Municipales 2020 : un fiasco démocratique et sanitaire

 

Avec un taux d’abstention de près de 56 %, le scrutin municipal se révèle comme un véritable fiasco démocratique. La plupart des maires élus n’auront donc pas la légitimité démocratique indiscutable. Le bilan politique pour le gouvernement est  assez catastrophique. Le parti du pouvoir la république en marche reçoit une claque retentissante et ne recueille souvent que quelques pour cent des voix dans la plupart des villes. Même le premier ministre est contraint au deuxième tour , il n’est pas même sûr qu’il sera réélu. D’une façon générale , on constate une poussée des écolos qui  pourraient t même emporter quelques villes importantes. Le rassemblement national de son côté maintient ses positions et même la renforce sa représentation en particulier avec la perspective de gagner à Perpignan. Globalement ,il s’agit d’un véritable fiasco démocratique d’autant que nombre de personnes des maisons de retraite m’ont été interdites de vote. La légitimité de ce vote pourrait être contestée au  Conseil constitutionnel. Sur le plan sanitaire, c’est une catastrophe car nombre de votants ont pu  être infectés lors de cette élection.

Encore appelé Front national en 2014, le Rassemblement national avait à l’époque conquis une dizaine de villes, essentiellement dans le sud-est de la France. Dimanche, le parti de Marine Le Pen peut se targuer d’avoir conservé la ville de Fréjus dans le Var (avec David Rachline), celle d’Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais (avec Steeve Briois) et celle de Beaucaire dans le Gard (avec Julien Sanchez).

Le député RN des Pyrénées-Orientales, Louis Aliot, est quant à lui arrivé en tête à Perpignan, une ville aujourd’hui gouvernée par le LR Jean-Marc Pujol. En revanche, le Rassemblement national a échoué à conquérir la mairie de Denain, dans le Nord, que le député et proche de Marine Le Pen Sébastien Chenu briguait.

Et si La République en marche était paradoxalement le parti qui a le plus perdu avec ce premier tour, alors que la formation politique n’était pas née lors des dernières municipales ? Dimanche soir, les candidats LREM n’apparaissaient pas en mesure d’enlever une grande ville. A Paris, ville sur laquelle le parti présidentiel misait beaucoup, l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn est arrivée en troisième position (18%), loin derrière la maire PS sortante Anne Hidalgo (30%) et derrière la candidate LR Rachida Dati (22%).

Dans d’autres grandes villes du pays, La République en marche avait davantage l’allure d’un faiseur de rois que d’un véritable favori. A Lyon, le candidat LREM Yann Cucherat est lui aussi arrivé en troisième position, alors que le sortant Gérard Collomb s’est porté candidat à l’élection de la métropole. Symbole des espoirs douchés du parti, le candidat marseillais Yvon Berland a terminé à la cinquième position, avec 7,6%.

Après son bon score aux européennes de l’année dernière (13,5%), Europe Ecologie-Les Verts confirme sa bonne santé électorale, avec plusieurs résultats positifs dimanche soir. A Grenoble, le seul maire EELV d’une grande ville, Eric Piolle, aborde le second tour en ballotage favorable, avec 44,6% des voix. Dans la ville de Lyon, avec 29%, Grégory Doucet a distancé ses rivaux LR Etienne Blanc et LREM Yann Cucherat.

Mais les écologistes ont aussi enregistré une forte poussée à Bordeaux, Strasbourg ou encore Besançon, où les candidats estampillés EELV sont en tête, créant parfois la surprise. A Rennes (25%), Lille (23,5%) Nantes (19%), ils s’affirment aussi comme davantage que des forces d’appoint pour les maires sortantes .

 

Coronavirus et maintien des municipales: une décision grave et irresponsable

Coronavirus et maintien des municipales: une décision grave et  irresponsable

Au moment même où le Premier ministre annonçait  le passage en phase 3 du plan contre la lutte contre le Coronavirus avec des mesures supplémentaires de confinement, la fermeture de magasin, l’interdiction de rassemblement dans les lieux publics, le pouvoir en totale contradiction a annoncé le maintien des élections municipales à la date prévue; ce  qui témoigne à la fois de la légèreté et des contradictions de la politique sanitaire du gouvernement.

Pour tout dire,  c’est une décision complètement irresponsable de faire défiler dans le même lieu une grande partie de la population avec des personnes saines et des personnes porteuses du virus. Les consignes données par le gouvernement pour ces élections paraissent particulièrement anachroniques voire ridicules.

La conséquence de cette irresponsabilité pourrait bien être un accroissement considérable de la contagion du virus qui pourrait à leur imposer l’annulation du deuxième tour. On voit mal en quoi des élections municipales prennent un caractère stratégique supérieur à celui de l’intérêt sanitaire du pays. Tout cela pour ne pas déplaire aux milliers et milliers de futurs élus. Un report d’un mois par exemple de ces élections n’aurait sans doute pas apporté de changements significatifs au pays.

 Contrairement à ce qui était pressenti jusqu’à la dernière minute, les élections municipales de 2020 auront bien lieu aux dates prévues. Malgré l’épidémie de nouveau coronavirus, désormais connu sous le nom de SARS-CoV-2. Jeudi soir, face à près de 25 millions de téléspectateurs, Emmanuel Macron a considéré que les circonstances ne justifiaient pas une mise à l’arrêt de notre « vie démocratique ». Sans doute les outils permettant de reporter le scrutin étaient-ils trop compliqués à mettre en œuvre.

Désormais, le gouvernement s’active pour border comme il se doit ces élections des 15 et 22 mars. Prudent, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a déclaré ce vendredi qu’il n’y avait aucune « certitude » que le second tour serait maintenu.

« Les scientifiques nous indiquent aujourd’hui que nous sommes en mesure de réaliser les élections dimanche prochain et (…) dimanche suivant », a-t-il ajouté. Comme si les scientifiques étaient compétents en matière d’organisation des élections. S’abriter ainsi derrière la vie de scientifiques est assez lamentable.

« Un certain nombre de mesures sont prises pour que les élections se passent dans de bonnes conditions et que face au risque du Covid-19, nous puissions avoir les dispositions, les aménagements, les comportements adaptés pour limiter au maximum le risque », a affirmé Christophe Castaner.

« Nous avons soumis à chaque maire pour les présidents de bureau de vote un plan d’aménagement du bureau de vote, (…) mais aussi une communication de proximité à l’entrée du bureau de vote sur les gestes barrières, les bonnes pratique, ce qui empêche (…) le développement du virus », a expliqué le locataire de la place Beauvau.

Qualifiant le vote de « devoir citoyen », le Premier ministre Édouard Philippe a pour sa part affirmé sur TF1 ce vendredi que le scrutin serait « sans danger » ! 

« On a posé la question hier au comité scientifique. On leur a demandé, ‘est-ce que le fait d’aller dans un bureau de vote, parfois d’attendre un peu, ensuite de voter puis de repartir, est-ce que ça présente un risque pour les personnes les plus fragiles?’ », a-t-il rapporté.

Selon lui, ledit comité a répondu au gouvernement qu’il n’y avait aucune raison scientifique de penser que le déplacement pour voter aux municipales serait plus dangereux « que d’aller faire ses courses ». À condition de respecter une distance minimale. Le ministère de l’Intérieur préconise un marquage au sol afin de maintenir environ un mètre entre chaque électeur à chaque étape du vote. Il faut regretter c’est le caractère complètement contradictoire et irresponsable de la part du gouvernement en plus cautionné par certains scientifiques très complaisants qui devraient quand même comprendre que les bureaux de vote vont se transformer en espace d’incubation impossible à désinfecter après le passage de chaque électeur.

Coronavirus et maintien des municipales: une décision irresponsable

Coronavirus et maintien des municipales: une décision irresponsable

Le maintien des élections municipales à la date prévue témoigne à la fois de la légèreté et des contradictions de la politique sanitaire du gouvernement. Pour tout dire,  c’est une décision complètement irresponsable de faire défiler dans le même lieu une grande partie de la population avec des personnes saines et des personnes porteuses du virus. Les consignes données par le gouvernement pour ces élections paraissent particulièrement anachroniques voire ridicules. La conséquence de cette irresponsabilité pourrait bien être un accroissement considérable de la contagion du virus qui pourrait à leur imposer l’annulation du deuxième tour. On voit mal en quoi des élections municipales prennent un caractère stratégique supérieur à celui de l’intérêt sanitaire du pays. Tout cela pour ne pas déplaire aux milliers et milliers de futurs élus. Un report d’un mois par exemple de ces élections n’auraient sans doute pas apporté de changements significatifs au pays.

Contrairement à ce qui était pressenti jusqu’à la dernière minute, les élections municipales de 2020 auront bien lieu aux dates prévues. Malgré l’épidémie de nouveau coronavirus, désormais connu sous le nom de SARS-CoV-2. Jeudi soir, face à près de 25 millions de téléspectateurs, Emmanuel Macron a considéré que les circonstances ne justifiaient pas une mise à l’arrêt de notre « vie démocratique ». Sans doute les outils permettant de reporter le scrutin étaient-ils trop compliqués à mettre en œuvre.

Désormais, le gouvernement s’active pour border comme il se doit ces élections des 15 et 22 mars. Prudent, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a déclaré ce vendredi qu’il n’y avait aucune « certitude » que le second tour serait maintenu.

« Les scientifiques nous indiquent aujourd’hui que nous sommes en mesure de réaliser les élections dimanche prochain et (…) dimanche suivant », a-t-il ajouté. Comme si les scientifiques étaient compétents en matière d’organisation des élections. S’abriter ainsi derrière la vie de scientifiques est assez lamentable.

« Un certain nombre de mesures sont prises pour que les élections se passent dans de bonnes conditions et que face au risque du Covid-19, nous puissions avoir les dispositions, les aménagements, les comportements adaptés pour limiter au maximum le risque », a affirmé Christophe Castaner.

40 à 50 personnes chaque heure par bureau?

« Nous avons soumis à chaque maire pour les présidents de bureau de vote un plan d’aménagement du bureau de vote, (…) mais aussi une communication de proximité à l’entrée du bureau de vote sur les gestes barrières, les bonnes pratique, ce qui empêche (…) le développement du virus », a expliqué le locataire de la place Beauvau.

Pas de « sur-risque »

Qualifiant le vote de « devoir citoyen », le Premier ministre Édouard Philippe a pour sa part affirmé sur TF1 ce vendredi que le scrutin serait « sans danger ».

« On a posé la question hier au comité scientifique. On leur a demandé, ‘est-ce que le fait d’aller dans un bureau de vote, parfois d’attendre un peu, ensuite de voter puis de repartir, est-ce que ça présente un risque pour les personnes les plus fragiles?’ », a-t-il rapporté.

Selon lui, ledit comité a répondu au gouvernement qu’il n’y avait aucune raison scientifique de penser que le déplacement pour voter aux municipales serait plus dangereux « que d’aller faire ses courses ». À condition de respecter une distance minimale. Le ministère de l’Intérieur préconise un marquage au sol afin de maintenir environ un mètre entre chaque électeur à chaque étape du vote. Il faut regretter c’est le caractère complètement contradictoire et irresponsable de la part du gouvernement en plus cautionné par certains scientifiques très complaisants qui devraient quand même comprendre que les bureaux de vote vont se transformer en espace d’incubation impossible à désinfecter après le passage de chaque électeur.

« La vérité, c’est que les maires (…) ont parfaitement compris l’enjeu, pour faire en sorte, par exemple, que quand une personne fragile arrive au bureau de vote, dans toute la mesure du possible, ce ne soit pas elle qui fasse la queue, (…) qu’elle puisse passer plus rapidement dans l’isoloir et ensuite devant l’urne pour pouvoir, là encore, limiter les risques », a-t-il développé.

 

 

Et le Premier ministre de rappeler qu’on peut aller voter « avec son stylo » et que du matériel sanitaire sera mis à disposition des électeurs dans les bureaux de vote. « Les procurations sont encore possibles pour le deuxième tour c’est évident », a-t-il précisé. Celles pour le premier tour, en revanche, auront échu ce vendredi.

Municipales : sept Français sur dix satisfaits !

  • Municipales : sept Français sur dix satisfaits !
  • Selon un sondage BVA, plus de 70 % des Français seraient satisfaits de leurs représentants locaux. On peut s’interroger sur la connaissance qu’on réellement les Français du contenu de l’action municipale. En effet, dans les grandes villes, la plupart des habitants ignorent  totalement le contenu de la politique municipale en dehors de quelques gros investissements significatifs parfois utiles d’autres beaucoup moins. Ils ignorent aussi la dérive le plus souvent des coûts de fonctionnement avec la multiplication des structures et des effectifs. La vérité c’est que ce sont ces structures qui dirigent  la politique municipale et non l’inverse. Pas étonnant que la plupart des élus réclament  de plus en plus de moyens financiers car ils ne contrôlent pas grand-chose en matière de gestion. Dans nombre de villes d’ailleurs, le premier employeur est la commune. Cela vaut même souvent dans des petites communes où on est surpris par l’ampleur continue des les effectifs.
  • La vérité c’est que les élus locaux sont moins détestés que les élus  nationaux qui sont devenus des oligarques, des sortes d’apparatchiks au service surtout de leur parti. Pour les élus locaux, d’une certaine manière on reproduit aussi la culture nationale en installant des baronnies avec nombre de courtisans plus ou moins compétents autour d’un leader qui cultive surtout sa popularité avec une grande démagogie. Combien de maires en effet privilégient des enjeux majeurs que constituent le développement économique et l’emploi ?
  • On préfère évidemment se concentrer sur le développement de services et d’activités parfois nécessaires, souvent coûteux et inutiles. À cet égard, la démocratie locale n’est certainement pas plus glorieuse que la démocratie nationale sauf sans doute dans les petits villages où  le maire est au four et au moulin donc en liaison continue et concrète avec les problèmes des administrés.
  • Sept Français sur dix se dit cependant satisfaits de l’action de leur maire et de son équipe. En revanche, un quart souhaite sanctionner Emmanuel Macron et le gouvernement lors des élections municipales. Tels sont les deux principaux enseignements d’un sondage BVA diffusé jeudi.
  • Si 71% se disent satisfaits de leur maire et de son conseil, soit 13 points de plus qu’en 2014, contre 29% d’un avis contraire, pour 36% des Français interrogés les municipales de mars seront l’occasion de changer d’équipe. Ils sont 35% à penser que le scrutin sera au contraire l’occasion de confirmer l’équipe municipale et 29% ne se prononcent pas, selon cette enquête pour Europe 1 et Orange.
  •  
  • Un quart (26%) souhaitent sanctionner Emmanuel Macron et son gouvernement et seulement 9% les soutenir, mais 65% n’envisagent pas de voter en fonction du gouvernement. La réforme des retraites conditionne aussi bien le souhait de sanctionner que de soutenir l’exécutif. Elle comptera pour 91% de ceux qui veulent le sanctionner et 80% de ceux qui envisagent de le soutenir.
  • Les enjeux locaux seront cependant largement prioritaires, pour 90% des Français interrogés, au moment de voter, et les enjeux nationaux ne prévaudront que pour 10%. A près d’un mois du premier tour, 66% se disent beaucoup ou assez intéressés par les municipales. La sécurité (36%) arrive en tête de leurs priorités «pour améliorer la situation» dans leur commune, devant les impôts et la gestion des finances locales (32%) et la protection de l’environnement (31%). Plusieurs réponses étaient possibles.
  • Le programme et les propositions du candidat seront le premier critère de choix (48%), devant son bilan (16%) et sa personnalité (10%). Enquête réalisée en ligne par BVA du 6 au 10 février auprès de 1.005 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Municipales: LREM explose avec ses dissidences

  • Municipales: LREM explose avec ses dissidences
  • Le parti du président s’apprête à recevoir une claque monumental aux municipales avec souvent des résultats complètement insignifiants pour un parti au pouvoir. Plusieurs facteurs explicatifs à cela. D’abord la république en marche en tant que parti a toujours été une structure vide dirigée de manière très centraliste et sans véritable relais sur le terrain. En tout cas avec des structures sans aucun pouvoir est managées  par des référents à la botte de la direction. Le second élément , c’est que la république en marche ne s’est pas du tout implantée localement. Elle manque cruellement de représentants locaux, même ses députés ne pèsent pas grand-chose sur le terrain. Pas étonnant,  ils ont été recrutés par petites annonces sur Internet et n’émanent pas politiques ou culturelles. Plutôt amateur qui ont tenté une aventure politique personnelle sans aucune vraie connaissance des réalités socio-économiques et sans vrai convictions.
  •  Quelques structures locales se sont quand même mises en place mais la contradiction, c’est que souvent les candidats potentiels de ces structures locales ont été écartés soient au profit d’alliances douteuses soient au profit de parachutages de responsables nationaux. Résultat,  il y a au moins autant de candidats dissidents que de candidats officiels dans la république en marche.
  •  La république en marche présentera seulement 256 mais allant soutiendra bien davantage compte tenu de la faiblesse de ses chances électorales. La république en marche et l’avantage d’une force d’appoint qu’une force d’entraînement. Nombre de ténors entre parenthèses députés par exemple n’obtiendront dans plusieurs municipalités que le score très modeste de l’art de 5 % ! LaStanislas Guerini, avait fixé comme objectif de «démultiplier le nombre d’élus locaux En Marche! et de faire élire 10.000 conseillers municipaux». Rappelons qu’aujourd’hui, ce sont moins de 5 000 conseillers municipaux qui ont rejoint En Marche!. Pour atteindre cet objectif, les grandes villes qui ont grandement contribué au succès de LREM lors des scrutins présidentiel et européen sont au cœur de sa stratégie municipale.
  • Dans un contexte de campagne municipale où jamais les mentions de parti politique n’avaient à ce point disparu des affiches, tracts, professions de foi et discours des candidats, le spectre de «l’étiquette honteuse» semble désormais toucher LREM. En effet, le parti a décidé d’investir au total seulement 260 listes (47 %) et d’en soutenir 298 autres

Municipales : revoir la fonction des maires

Municipales : revoir la fonction  des maires 

 

Les politistes Manon Loisel et Nicolas Rio pointent, dans une tribune au « Monde », la limite du discours héroïque qui glorifie la fonction de maire, mais fragilise celles et ceux qui l’incarnent au quotidien.

Al’approche du premier tour des municipales, dimanche 15 mars, la figure du maire fait l’objet de toutes les attentions. Alors que certains alertaient il y a quelques mois sur le risque de pénurie de candidats, tous les discours viennent aujourd’hui souligner l’importance des élus locaux, « visages quotidiens de la République » pour reprendre la formule du président Macron au congrès des maires de France 2019.

A trop vanter le pouvoir des maires, la campagne des élections municipales risque d’accentuer le sentiment d’impuissance des futurs élus. Leur désarroi, révélé par le « grand débat », n’est pas qu’une question de statut et de reconnaissance. Il correspond à une crise existentielle de la fonction d’élu local. Et pour cause : on continue d’envisager la figure du maire comme une fonction intangible et atemporelle, alors que tout se transforme autour d’elle. A quoi sert encore un maire en 2020 ?

Au contact direct des citoyens comme des administrations, les élus municipaux se retrouvent confrontés à une multitude d’injonctions contradictoires. On leur demande de porter une vision à long terme et de répondre aux urgences, de maîtriser la technicité des sujets et d’être à l’écoute des citoyens, d’améliorer la qualité des services publics tout en réduisant les dépenses… Ces injonctions illustrent la limite du discours héroïque porté sur le maire, qui glorifie la fonction mais fragilise celles et ceux qui l’incarnent au quotidien. Rien de pire que d’être présenté comme un super-héros quand on n’a pas de superpouvoirs.

L’atmosphère actuelle semble coincée entre le discours nostalgique sur l’élu d’autrefois (ce notable respecté qui savait gérer sa commune en bon père de famille) et la tentation de se passer d’élus au profit d’une administration efficace, de services privés ou de collectifs autogérés. Ces perspectives ne nous semblent ni possibles ni souhaitables. Si le besoin d’élus de proximité demeure, voire se renforce, il devient indispensable d’en actualiser la « fiche de poste »

Sondage Municipales : l’élu local préféré des Français, pourquoi !!!

Sondage Municipales : l’élu local préféré des Français, pourquoi !!!

Encore un sondage qui montre que l’élu local serait le représentant politique des Français le plus aimé . On peut se demander si l’opinion aiment réellement les maires mais ont moins  en cause que des élus nationaux très critiqués. On voit mal en effet ce qui pourrait justifier cette espèce d’amour de l’élu local. La plupart du temps en effet dans les grandes villes, les plus administrées ignorent à peu près tout de l’action du maire dont la responsabilité est par ailleurs assez limitée dans ses champs d’action. Des maires qui ne sont pas plus préoccupés que cela des questions économiques et de l’emploi et assez souvent développent des projets d’investissement assez irresponsable destiné surtout à marquer l’opinion. En outre, en matière de fonctionnement, rares sont les maires qui ont témoigné de leur compétence de gestion si l’on en juge par la dérive des coûts et des effectifs.

La vérité c’est que les superstructures municipales se reproduisent sans aucun contrôle politique. Il en va différemment dans les agglomérations de plus petite taille et dans les villages. Reste que dans ces zones les élus se comportent aussi parfois comme de petits barons reproduisant à leur échelle les mêmes dérives démocratiques qu’au plan national et confondant parfois intérêt général et intérêt particulier. Il n’y a guère que dans les très petits villages que les maires sont au four et au moulin et directement en contact avec les problèmes sociaux, économiques et culturels.

D’après un sondage OpinionWay-Public Sénat-La Tribune pour l’UNCCAS (*) réalisé auprès de 1.001 personnes. 68% du panel cite en effet le titulaire de l’écharpe tricolore devant le conseiller régional (6%), le parlementaire (député ou sénateur à 6%), le président de la République (5%), le conseiller départemental (5%) ou le député européen (3%).

« Le maire est le dernier élu à « portée d’engueulades », dixit le président du Sénat Gérard Larcher. Il est sur le marché tous les week-ends et se doit de répondre à toutes les sollicitations », explique le directeur général de l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS) Benoît Calmels. « On est sorti des relents dégagistes de 2017 et de l’après-gilets jaunes. Il est redevenu la figure de proximité en qui nos compatriotes ont confiance. »

SONDAGE Municipales : les écolos en tête pour la cote d’amour mais pas pour les intentions de vote

SONDAGE Municipales : les écolos en tête pour la cote d’amour mais pas pour les intentions de vote

La moitié des Français pense que les écolos vont progresser aux municipales. Le problème c’est que seulement 19 % y croient pour l’instant. Propreté (68%) et sécurité (61%) : telles sont les deux priorités des Français pour les municipales, selon un sondage IFOP. Arrivent juste après la lutte contre la pollution (57%) et celle contre le dérèglement climatique (52%). « Ce résultat tord un peu le cou à la théorie du tout environnemental », décrypte Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Ces priorités sont bien différentes selon la proximité partisane : les sympathisants de la droite et de La République en marche se positionnent fortement sur les deux premiers enjeux ; ceux de la gauche et des écologistes, fort logiquement, sur les deux suivants.

L’image des écologistes, certes, évolue : 65% des Français les jugent « capables d’améliorer la situation de leur commune en matière d’environnement » ; et 57% les considèrent « proches de leurs préoccupations ». Voilà pour le positif. À l’inverse, 61% pensent qu’ils « proposent des solutions peu réalistes » et 51% les trouvent « sectaires ». « Les Verts sont à un moment crucial, analyse Dabi. Ils ont fait une partie du chemin sur leur capacité à gérer, alors qu’ils étaient vus comme bouillonnants et peu crédibles. » Il leur reste cependant des efforts à faire : si 48% des sondés souhaitent la victoire d’une liste EELV aux municipales dans leur commune, ils ne sont que 19% à y croire.

Programmes des municipales: déplacer les villes à la campagne ?

Programmes des   municipales:  déplacer les villes à la  campagne ?

Les programmes municipaux des grandes villes sont pleins de promesses de plantation massive d’arbres. On  envisage même de créer de véritables forêts ou encore de faire pousser des légumes sur  les balcons. Bref,  une sorte de déménagement des villes à la campagne. De quoi évacuer la problématique de l’urbanisme démentiel et de l’aménagement du territoire (qui ressemble de plus en plus un désert autour des villes).

La France est l’un des rares pays européens à disposer d’espace or le phénomène de concentration urbaine est aussi important qu’ailleurs. De l’ordre de 75 % de la population est concentrée dans ces villes inhumaines et coûteuses. Coûteuses pour la collectivité car il faut y installer des services publics, coûteuse pour les résidents contraints d’acheter la totalité des produits et services qui leur sont nécessaires. C’est la marchandisation généralisée chère à la plupart des économistes qui vantent ainsi cette croissance urbaine endogène. En fait,  un espace où tout se vend et tout s’achète. La solution serait de mettre les villes à la campagne avait suggéré l’humoriste Alphonse Allais !

D’après Jean-Christophe Brisard, auteur du livre Irrespirable, le scandale de la qualité de l’air en France la qualité de l’air affecterait l’espérance de vie de 15 mois dans les villes mais aussi de neuf mois dans les campagnes. Le risque dans les campagnes dépend de la proximité avec des rotations utilisant plus ou moins de produits chimiques notamment des pesticides.  Les problèmes de qualité de l’air sont souvent liés à la proximité géographique des sources d’émissions. Autrement dit, on n’est pas pollué ni exposé aux polluants atmosphériques, surtout les micro-particules et les HAP,  identiquement selon où l’on vit.

Ceci étant les  grandes villes françaises sont plus polluées que les campagnes et  la situation est-elle meilleure dans les campagnes. Une étude de l’ADEME  sur la pollution en zone rurale montre que globalement la situation est satisfaisante quand même :

  • les polluants réglementés, les PM10, les PM2,5, le benzopyrène cancérigène, et les métaux lourds ont des concentrations en -dessous des valeurs-limites fixées par l’Union européenne.
  • Ces fortes émissions sont causées par la combustion du bois, c’est-à-dire par le chauffage domestique au bois et le brûlage des déchets verts (par les particuliers ou les artisans).

On peut expliquer les variations des émissions de polluants et de la qualité de l’air par l’impact de la biomasse sur le territoire. En fait, la filière bois est aujourd’hui la principale source de biomasse consommée en France. Donc, l’utilisation de la biomasse, la combustion du bois pour le chauffage, a un fort impact sur le plan national : en effet 21 % des émissions totales de particules PM10, 34 % des PM2.5 et 66 % des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont causés par la biomasse) L’Ademe recommande donc aux municipalités de mettre en place des programmes d’action adaptés afin d’y améliorer la qualité de l’air. Et rappelle aux particuliers que le brûlage des déchets à l’air libre est interdit en France depuis la circulaire du 18 novembre 2011. Dans les villes, le dérèglement de la biodiversité et la concentration des émissions polluantes génère notamment des pics de pollution particulièrement dangereux pour la santé. Les principaux polluants : Les polluants primaires sont directement issus des sources de pollution (trafic routier, industries, chauffage, agriculture…).

Il s’agit par exemple :

  • Des oxydes de carbone.
  • Des oxydes de soufre.
  • Des oxydes d’azote.
  • Des hydrocarbures légers.
  • Des composés organiques volatils (COV).
  • Des particules (PM10 et PM2.5).
  • Des métaux (plomb, mercure, cadmium…).

En revanche, les polluants secondaires ne sont pas directement rejetés dans l’atmosphère mais proviennent de réactions chimiques de gaz entre eux. C’est le cas notamment :

  • Des particules secondaires.
  • De l’ozone.
  • Du dioxyde d’azote…

L’ozone (O3) résulte ainsi de la transformation chimique de l’oxygène au contact d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures, en présence de rayonnement ultra-violet solaire et d’une température élevée. L’ozone ainsi que d’autres polluants photochimiques (les PAN ou nitrates de peroxyacétyle, aldéhydes, cétones…) constituent le smog, ce nuage brunâtre qui stagne parfois au-dessus des grandes villes comme Paris.

Certains polluants comme le dioxyde d’azote et les particules sont à la fois des polluants primaires et secondaires.

 

Pour résoudre cette pollution, il serait possible de procéder à un aménagement du territoire plus harmonieux avec des villes moins monstrueuses ce qui permettrait au passage d’éviter la désertification de nombre de territoires. Au lieu de promettre des arbres, des plantations en terrasses et balcons, voire des forêts, on ferait bien de s’interroger sur notre conception de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire qui fait que près de 80 % de la population est concentrée dans les mêmes espaces saturés à tous les  points  de vue

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