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80000 emplois créés au second trimestre (INSEE)

80000 emplois créés au second trimestre (INSEE)

D’avril à juin, l’économie française a enregistré 81.400 créations nettes d’emplois, dont 76.800 dans le privé (+0,4%) et 4.600 (+0,1%) dans la fonction publique. Sur le seul deuxième trimestre, l’emploi a poursuivi sa baisse dans l’industrie (-2.800 postes ou -0,1%), qui n’a pas été en situation de créations nettes depuis début 2001, mais a poursuivi son rebond amorcé en début d’année dans la construction (+4.800 ou +0,4%). Il est resté vigoureux dans les services avec 67.000 créations nettes d’emploi (+0,6%) après 47.900 au premier trimestre (+0,4%), grâce à l’intérim (23.200 emplois créés). Sur les douze mois à fin juin, les créations nettes d’emplois atteignent 303.500, soit une hausse de 1,2% sur la période, dont 276.300 dans le privé et 27.200 dans la fonction publique. Dans un communiqué distinct, l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) fait état d’une hausse du salaire moyen par tête de 0,4% sur le trimestre en France et de 2,0% sur un an, un rythme nettement supérieur à l’inflation (+0,1%, sur le trimestre et +0,7% sur un an).

Sondage 2017 second tour : Macron 61%

Sondage 2017 second tour : Macron 61%

 

Sondage OpinionWay / Orpi pour Les Echos et Radio Classique du 4 mai

Les intentions de vote – Second tour

 
Emmanuel Macron – 61%
Marine Le Pen – 39%
TOTAL – 100%

La qualité de la campagne
Bonne qualité – 27%
Mauvaise qualité – 72%
NSP – 1%
TOTAL – 100%

Le pronostic et le souhait de victoire
Emmanuel Macron – 77% / 56%
Marine Le Pen – 20% / 34%
NSP – 3% / 10%
TOTAL – 100% / 100%

L’intérêt pour la campagne
Intéressé – 69%
Pas intéressé – 31%
TOTAL – 100%

Mélenchon -second tour : un manque de courage et de clarté

Mélenchon -second tour : un manque de courage et de clarté

Mélenchon ne sortira pas grandi de sa probable sortie politique au soir du premier tour des présidentielles. Jusque-là pourtant il avait réussi sa campagne se montrant notamment sans conteste le meilleur tribun même si ces meetings étaient plus proches de prestations de stand-up que de l’exercice classique de campagne. Avec de leur de 20 % des voix son bilan constitué un relatif succès. Succès qui risque d’être gâché par sa position ambiguë et incompréhensible à l’égard de la candidature de Marine Le Pen au second tour. En refusant de se prononcer Mélenchon mais en fait sur le même pied d’égalité Marine Le Pen et Macron, une attitude bien peu républicaine pour celui qui voulait en incarner les valeurs. D’une certaine manière, Mélenchon porte un très mauvais coup à son propre parti auquel il sera forcément reproché notamment lors  des législatives ce manque de courage et de clarté Jean-Luc Mélenchon ne dira donc pas s’il votera pour Emmanuel Macron, Marine Le Pen, blanc ou nul pour le seconde tour de l’élection présidentielle. La France insoumise est pourtant appelée à se prononcer sur son choix et la consigne de vote du collectif. Un choix qui sera rendu public, a garanti Jean-Luc Mélenchon au soir de l’annonce des résultats du premier tour. « Je suis triste pour ses électeurs. Je pense qu’ils valent beaucoup mieux que ce qu’il leur a dit dimanche soir », avait déclaré Emmanuel Macron, précisant que Jean-Luc Mélenchon « n’avait pas hésité il y a 15 ans à appeler à faire rempart au FN ». Du côté de la France insoumise, la consigne de vote n’est pas claire et jamais l’appel à voter pour Emmanuel Macron n’est prononcé. Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, a appelé mercredi 26 avril les électeurs de La France insoumise à ne pas apporter « une voix » au Front national, laissant simplement entendre que lui-même voterait pour Emmanuel Macron le 7 mai. « Je profite de votre émission pour dire : ‘Pas une voix pour le Front national’. Ça n’est même pas dans la proposition de consultation que nous faisons, car il est clair que pour nous le Front national est un danger pour le monde du travail, parce qu’il ment au salarié (…) et que chaque fois qu’il y a eu des mobilisations pour les droits sociaux, l’extrême droite, elle était là contre nous », a déclaré Alexis Corbière sur LCI.  »Dans notre mouvement, il y aura plusieurs opinions« , qui seront publiées le 2 mai, a-t-il ajouté, mais il faut « faire la différence entre un choix intime et un choix politique ». Le choix intime de Mélenchon paraît cependant bien ambigu voire sulfureux.

 

2017 : « Fillon au second tour et pas Le Pen » !!!

2017 : « Fillon au  second tour et pas Le Pen » !!!

Fillon pourrait être au second tour est pas Le Pen d’après des instituts qui se fondent surtout sur des les informations des réseaux sociaux. Rien n’est impossible évidemment dans cette campagne largement perturbée. Pour autant, l’analyse des réseaux sociaux sur Internet constitue une méthodologie très discutable qui peut être utile pour des enquêtes qualitatives mais pas pour quantifier des intentions de vote. En cause,  le fait que les réseaux sociaux constituent une sorte d’auberge espagnole où on trouve le pire et le meilleur, que le volume de citations d’un candidat ne constitue pas un indicateur très pertinent sans parler de ceux  qui inondent  Internet à des fins électoralistes. Avec de telles méthodes,  le candidat Asselineau pourrait se qualifier pour le second tour !  Des informations puevent sont sans doute êter tirées  d’Internet mais les méthodologies pour les analyser aller pour les analyser sont parfois assez sulfureuses. À quelques jours du premier tour, Leendert de Voogd, ancien directeur mondial de l’institut TNS et Pdg de Vigiglobe, fait le point sur la dynamique actuelle sur les réseaux sociaux. Une dynamique qui, encore une fois, dénote par rapport aux sondages… et pourrait réserver quelques surprises. Interview dans la Tribune.

 

Vous aviez perçu la montée de François Fillon et la possibilité qu’il gagne la primaire bien avant les sondages. Idem pour la victoire de Benoît Hamon aux primaires. Quels enseignements tirez-vous des réseaux sociaux Facebook et Twitter ?

LEENDERT DE VOOGD - Depuis le 1er février, 35 millions de tweets concernant la campagne électorale ont été publiés et diffusés sur Twitter. Les réseaux sociaux sont une formidable expression de l’opinion publique, que nos outils algorithmiques permettent d’analyser finement et que les sondages ne prennent pas en compte. Or, l’expérience nous montre que les dynamiques présentes sur les réseaux sociaux sont en avance sur les sondages et se retrouvent souvent dans le vote, comme cela a été le cas pour la victoire de François Fillon aux primaires. Nous l’avions perçue plus d’un mois à l’avance alors que les derniers sondages le donnaient au mieux deuxième derrière Alain Juppé.

Les derniers sondages publiés le 19 avril indiquent la même hiérarchie : Emmanuel Macron en première position suivi de très près par Marine Le Pen, puis François Fillon et Jean-Luc Mélenchon un peu plus loin, mais dans la marge d’erreur avec un écart entre le premier et le dernier inférieur à 7 points. Retrouvez-vous cette hiérarchie sur les réseaux sociaux à quelques jours du premier tour ?

Non. Pas dans cet ordre. Aujourd’hui, et depuis une bonne semaine, la dynamique sur les réseaux sociaux révèle plutôt un trio de tête composé de François Fillon, d’Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen, bonne quatrième, est très largement distancée, signe que sa campagne ne prend pas. Du mercredi 12 au mercredi 19 avril, 1,26 million de tweets ont concerné Emmanuel Macron, 1,25 million ont concerné François Fillon et 1,22 million ont concerné Jean-Luc Mélenchon, contre seulement 589.600 pour Marine Le Pen, qui suscite presque deux fois moins d’intérêt malgré le soutien de la très active « fachosphère », un relais très puissant sur internet. Les trois premiers sont donc dans un mouchoir de poche. Si on regarde le nombre de personnes qui tweetent à leur sujet, on remarque un avantage à Jean-Luc Mélenchon et à François Fillon. 172.600 personnes ont tweeté sur Jean-Luc Mélenchon, contre 167.100 sur François Fillon, 137.400 sur Emmanuel Macron et 122.700 sur Marine Le Pen.

Au-delà de ces chiffres, qui révèlent une certaine dynamique, c’est le contenu des messages qui importe. Nos algorithmes indiquent que c’est François Fillon qui déclenche le plus de contenus positifs, donc d’engagement, de la part des internautes. C’est surprenant, mais cela a été le cas, malgré les affaires, depuis le début de la campagne. À l’inverse, Marine Le Pen ne semble pas avoir su profiter de son avance, qui s’érode sur les réseaux sociaux plus vite que dans les sondages. De leur côté, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon connaissent une dynamique réelle et solide. Le meeting de Bercy du 17 avril a encore renforcé Emmanuel Macron, tandis que Jean-Luc Mélenchon surfe sur une vague forte depuis le débat du 4 avril sur BFM TV et CNews.

La dynamique sur les réseaux sociaux -car nous analysons Facebook aussi- indique donc que François Fillon est sous-estimé dans les sondages et qu’il a de grandes chances de se qualifier pour le second tour. À l’inverse, Marine Le Pen paraît surestimée. Cela ne veut pas dire qu’elle ne se qualifiera pas, car elle dispose d’un socle électoral important, mais le temps joue contre elle. Marine Le Pen est clairement dans une dynamique descendante qui ne se traduit pas encore dans les sondages.

Quelle est précisément votre méthode ?

Tout d’abord, Vigiglobe se défend bien de pronostiquer quoi que ce soit. Nous faisons du big data à partir des données des réseaux sociaux pour révéler des dynamiques sous-jacentes, sachant qu’un français sur deux dispose d’un compte sur Facebook et que Twitter revendique environ 15 millions de comptes ouverts en France. Cette communauté est très importante et riche d’enseignements à l’heure où les sondages traditionnels n’arrivent plus forcément à saisir les dynamiques, ce qui entraîne de grosses surprises comme le Brexit, Fillon aux primaires ou l’élection de Donald Trump.

Nous avons développé des algorithmes basés sur des notions d’intelligence artificielle, qui codent automatiquement le sens et la tonalité de chacun des messages postés sur Facebook et Twitter. Vigiglobe a signé des partenariats avec eux, nous avons donc accès à l’ensemble des messages publics. Cela nous permet d’analyser toutes les données disponibles et de connaître le profil des internautes qui postent (sexe, âge, etc.).

Quant à la tonalité, elle est déterminée par l’apprentissage machine (machine learning). Cela veut dire que nous avons appris à l’ordinateur à discerner s’il s’agit d’un message positif, neutre, ou négatif, par l’analyse sémantique. Un corpus de langage spécialement dédié aux élections a été développé en interne. Nos annotateurs ont codé manuellement des dizaines de milliers de messages pour que l’ordinateur s’en nourrisse et compare chaque nouveau message à ce qu’il connaît. Cela nous permet de déceler aussi l’ironie et l’humour, très répandus sur les réseaux sociaux. La tonalité est très importante pour mesurer les dynamiques autour de chaque candidat, même si la plupart des messages sur les réseaux sociaux sont négatifs. L’analyse du contenu nous permet de délimiter les thèmes qui portent et ceux qui en tirent profit.

Quel crédit apporter à votre méthode ? La sociologie des utilisateurs de Twitter -jeunes, urbains, plus diplômés- ne correspond pas à une photographie exacte des électeurs. De plus, les affaires de François Fillon ont rythmé la campagne, il est donc normal qu’il suscite davantage de réactions sur les réseaux sociaux. Ces éléments ne peuvent-ils pas fausser votre analyse ?

Vous avez raison, Twitter et Facebook ne sont pas la France et il faut rester prudent. Nicolas Sarkozy suscitait énormément de réactions et il ne s’est pas qualifié pour le second tour des primaires. Mais le big data électoral vise plutôt à pondérer les sondages en comprenant mieux les dynamiques et en repérant les thèmes, les arguments qui impriment sur l’opinion, en positif ou en négatif. Il ne faut pas oublier que le vote n’est pas rationnel. Le candidat qui marque le plus la campagne par les thèmes qu’il soulève est souvent celui qui gagne. De plus, 5 millions de messages sont publiés chaque semaine à propos des candidats. Ce chiffre double lorsqu’il y a une actualité forte, un débat télévisé par exemple. La population sur les réseaux sociaux représente un tiers des électeurs potentiels, et pas uniquement des jeunes urbains diplômés, surtout sur Facebook. Notre méthode a prouvé sa pertinence pour les marques qui nous utilisent pour déceler les tendances sur lesquelles communiquer, et aussi dans le cas d’élections passées.

Les candidats peuvent-ils « fausser » leur impact sur Facebook et Twitter grâce à leurs armées de militants ?

Les réseaux sociaux sont un relais d’opinion très important pour les candidats, à condition de bien les utiliser. Mélenchon et Fillon ont mis en place une véritable stratégie de communication dans ce domaine, qui fonctionne bien. Mais les équipes d’Emmanuel Macron ne sont pas aussi performantes, or c’est lui qui totalise le plus d’intérêt depuis un mois. Marine Le Pen peut aussi s’appuyer sur la « fachosphère », très forte, mais elle se situe loin derrière les trois autres. Elle dispose pourtant de la communauté la plus importante : 1,3 million de « likes » sur Facebook, 1,4 million d’abonnés sur Twitter, contre respectivement 350.000 et 500.000 pour Fillon, 280.000 et 650.000 pour Macron, 900.000 et 1 million pour Mélenchon. Donc l’impact de la puissance des candidats sur la Toile est à relativiser.

Qu’est-ce qui retient l’attention des internautes, en positif et en négatif, au sujet de ce quatuor ?

Emmanuel Macron pâtit de l’affaire Mohamed Saou et du fait qu’il soit assimilé à François Hollande. En revanche, il est celui dont les propositions sont les mieux perçues et les plus commentées.

François Fillon est fortement attaqué sur ses affaires et, récemment, à cause de son soutien à Sens Commun. Mais sa stature présidentielle ressort positivement et ses soutiens sont vocaux sur son projet.

Jean-Luc Mélenchon bénéficie de la force de sa communauté, très mobilisée pour mettre en avant l’ambition de son programme. Les critiques à son encontre concernent surtout ses propositions, moins sa personne.

Marine Le Pen dispose du ratio soutiens/critiques le plus déséquilibré, elle est beaucoup plus attaquée qu’encensée. Ce qui ressort de positif est sa mise en avant de la France et sa lutte contre l’islamisme radical. Mais elle est très fortement critiquée sur son racisme et ses déclarations sur le Vel d’Hiv.

Quelles tendances avez-vous décelées avant les sondages depuis que la campagne a commencé ?

En janvier, Mélenchon était 4e ou 5e dans les sondages, alors qu’il a très vite été dans le top 3 sur les réseaux sociaux, ce qui a été confirmé ensuite par les sondages. À l’inverse, Benoît Hamon a toujours été loin derrière, même quand il était crédité de plus de 16% d’intentions de vote. Nous avons également observé la baisse de Marine Le Pen avant qu’elle commence à reculer dans les enquêtes d’opinion. Ni ses idées ni ses prises de position ne semblent impacter durablement. Quant à François Fillon, l’argument de « l’élection volée » par les médias et la justice fonctionne très bien. Ses soutiens, souvent des personnes de plus de 50 ans, s’expriment très librement à ce sujet, notamment sur Facebook. Cela paraît fou, mais après trois mois de campagne, nous ne serions pas surpris de voir Fillon qualifié et pas Le Pen.

Que pouvez-vous dire sur les six « petits » candidats ?

François Asselineau dispose d’une communauté assez mobilisée. Cela reste marginal, car il représente environ 3% de l’électorat, mais il est au-dessus de Nicolas Dupont-Aignan sur les réseaux sociaux, ce qui n’est pas le cas dans les sondages. Quant à Philippe Poutou, le buzz après sa prestation du 4 avril est retombé, mais il reste largement au-dessus de Nathalie Artaud.

Un algorithme, Predict my President, qui mouline des données socio-économiques et issues des réseaux sociaux, pronostique un second tour Le Pen-Fillon. Le site Filteris, lui aussi spécialisé dans le big data, estime que Fillon arrivera en tête, devant Le Pen. Votre analyse est encore différente. Comment l’expliquer ?

L’arrivée du big data est la principale nouveauté de cette campagne. Je ne peux pas juger des résultats de ces initiatives, car je ne connais pas leur méthodologie. Mais nous avons l’exclusivité des messages sur Facebook et Twitter et un algorithme d’analyse du sentiment qui a prouvé sa pertinence. Encore une fois, il ne s’agit pas de dire que François Fillon sera à coup sûr au second tour et que Marine Le Pen n’y sera pas, mais qu’actuellement, c’est la dynamique qui se dégage, et que celle-ci n’est pas encore traduite dans les sondages. En aura-t-elle même le temps d’ici à dimanche ?

Pensez-vous qu’il faudrait intégrer le big data aux enquêtes qualitatives d’opinion ?

Absolument. Cumuler notre expertise avec celles que vous mentionnez permettrait de mieux saisir l’opinion et d’affiner les études. Il manque un acteur qui synthétiserait tout cela et l’analyserait. Notre approche, celles de nos concurrents dans le big data et celle des sondages sont complémentaires et devraient être fusionnées. Si tel était le cas, le défi serait alors de déterminer le poids que l’on attribue à chacun de ces facteurs.

 

Fillon battu par Macron au second tour (Sofres)

Fillon battu par Macron  au second tour (Sofres)

 

C’est le principe des vases communicants ;  Fillon perd 3 points  dans les intentions de vote et Macron en  gagne trois Fillon et Macron sont désormais dans un mouchoir de poche, 1 % seulement les sépare autant dire rien quand on sait que la marge d’erreur est d’au moins 3 % dans ce type de sondage. Selon un sondage Kantar-Sofres-Onepoint pour Le Figaro, RTL et LCI publié dimanche, le candidat du mouvement « En marche! » l’emporterait, que ce soit face à l’ex-Premier ministre (58-42) ou face à la présidente du Front national Marine Le Pen (65-35). Ce sondage traduit évidemment la nette dégradation de l’image de François Fillon dans l’opinion. Une dégradation commencée il y a plusieurs semaines avec d’abord le très mauvais accueil par l’opinion de l’intention de Fillon de ne plus rembourser la plupart des maladies (la sécu ne remboursant que des maladies graves, le reste relevant des mutuelles et assurances dont le coût dans ce cas devrait être multiplié par trois ou quatre).   Second élément qui a affaibli la position de Fillon, le  recul justement sur la sécu qui a alors fait douter de sa détermination à engager des réformes radicales. Troisième élément les affaires qui ont rattrapé l’ancien ministre. D’abord le salaire fictif de son épouse, ensuite les salaires versés à ses enfants, un autre salaire fictif à son épouse versée par un ami milliardaire enfin encore plus récemment le détournement de traitements d’assistants parlementaires alors que Fillon était au Sénat. Fillon va s’engluer dans ses différentes affaires avec ses déclarations confuses et maladroites. Il est vraisemblable que les prochains sondages marqueront encore un nouveau recul de Fillon. Le très récent sondage de la Sofres montre un rapprochement des scores des trois candidats principaux. Au premier tour, Marine Le Pen (25%) arrive en tête des intentions de vote devant François Fillon (21%) et Emmanuel Macron (20%).Benoît Hamon, tout juste investi candidat du Parti socialiste contre Manuel Valls, est lui crédité de 13%. L’ex-ministre de l’Education devance le candidat de « La France insoumise » Jean-Luc Mélenchon (10%) et le président du MoDem François Bayrou (5%) qui n’a pas encore dit ses intentions pour l’élection. En cas d’absence du leader centriste, les rapports de force sont quasiment similaires : Benoît Hamon (15%), Jean-Luc Mélenchon (10%), Emmanuel Macron (21%), François Fillon (22%), et Marine Le Pen (25%). « Compte tenu des incertitudes et de l’instabilité actuelles, un second tour sans François Fillon n’est plus exclu, même si ce n’est pas le plus probable à ce stade », a déclaré Emmanuel Rivière de la Sofres. « Ce qui renforce la dynamique d’Emmanuel Macron, c’est surtout le ‘Penelopegate’. C’est la dégringolade de François Fillon qui fait monter Emmanuel Macron. »

Marine Le Pen nettement battue au second tour par Macron et Fillon

Marine Le Pen nettement battue au second tour par Macron et Fillon

 

Selon qu’elle serait opposée au second tour des élections présidentielles à Fillon ou Macron, Marine Le Pen n’obtiendrait respectivement que 35 ou 40 %. La défaite face à Macron serait la plus sévère. C’est le résultat d’un sondage Kantar Sofres-One Point pour Le Figaro, RTLet LCI «À trois mois de la présidentielle, on peut parler d’un écart entre Fillon et Macron qui n’est plus que de l’épaisseur du trait», constate Emmanuel Rivière, le directeur général France de Kantar Public. «Dans ce contexte particulier de la révélation de l’affaire des emplois fictifs, la qualification de Fillon au second tour n’est plus garantie», selon Emmanuel Rivière, qui précise que «le décrochage du candidat de la droite et du centre par rapport à sa position dominante au lendemain de sa victoire à la primaire n’est pas entièrement dû à ses ennuis judiciaires, mais à un tassement de sa dynamique de campagne». Autre signe d’inquiétude pour Fillon: il ne battrait Le Pen qu’à 60 % contre 40 % des suffrages, tandis que Macron, lui, creuserait l’écart à 65 % des voix contre 35 % pour la présidente du Front national. Emmanuel Rivière estime que ce différentiel «tient autant aux déboires récents de l’ex-premier ministre qu’au positionnement très rigide qu’il a adopté après la primaire à la fois sur les questions sociales et sociétales». «Le choix entre Fillon et Le Pen apparaît compliqué pour un électeur de gauche», résume le directeur général France de Kantar Public.

« Fillon pas présent au second tour» (de Villiers)

« Fillon pas présent au second tour» (de Villiers)

 

Visiblement la droitisation et la radicalité de Fillon n’ont pas séduit l’ancien ministre Philippe de Villiers qui s’est mis aujourd’hui à l’écart de la politique. Il estime notamment que François Fillon est en train de manquer sa campagne. Du coup, il voit Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de 2017. Il faut bien admettre que la mayonnaise électorale de Fillon à du mal à prendre ; son recul dans les sondages montre qu’il est maintenant très menacé par Macron. Pourtant il avait réalisé un sans-faute lors de la primaire- de la droite. Malheureusement si son programme très droitier a séduit une grande partie de l’électorat relativement âgé et aisé à la primaire de la droite, il peine à trouver un public plus large. L’entourage de François Fillon et François Fillon lui-même passent  leur temps désormais à rétropédaler sur nombre de propositions (remboursement des maladies, nombre et durée du travail des fonctionnaires, fiscalité). Dernier dérapage, un peu anecdotique celui-là, celui d’Internet dont Fillon serait le promoteur. Un sujet anecdotique mais qui témoigne de l’affolement de Fillon et de sa volonté d’être le détenteur de la modernité face à un Macron  qui ne cesse de progresser. Une maladresse sans doute mais qui s’ajoute aussi à celle qui résultait de la déclaration où Fillon se déclarait «  gaulliste et chrétien » pour expliquer ses positions sur la sécu. Philippe de Villiers a considéré qu’il s’agissait là d’un coup de com. malheureux, indiquant que François Fillon n’a pas trouvé tout seul l’idée de cette phrase polémique. «Il s’en remet à Anne Méaux (présidente de la société de communication Image 7 et conseillère de Fillon) pour lui souffler des idées de marketing, comme elle le fait pour les grands chefs d’entreprises» critique-t-il, avant de juger un tel procédé «grotesque». Philippe de Villiers ajoute que le vainqueur de la primaire de la droite est «un piètre candidat en campagne» et qu’il «ne sera pas présent» au deuxième tour de la présidentielle. Selon son pronostic, lors du second round du scrutin, il faudrait plutôt s’attendre à un duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. «Une campagne est une dynamique et j’observe une dynamique Macron, comme s’il était une sorte de Lecanuet de centre-gauche. Donc, il montera haut, Fillon continuera sa descente et la primaire de la gauche sera un échec.»

Primaire gauche : Valls en recul, menacé au second tour

Primaire gauche : Valls en recul, menacé au second tour

Manuel Valls est maintenant sérieusement menacé au second tour de la primaire de gauche. Certes il demeure toujours en tête au premier tour mais son avance sur Montebourg se réduit au point que Montebourg pourrait l’emporter. Reste que la marge au second tour est très étroite et que tout dépendra de la participation dont le potentiel est estimé à 2,5 millions d’électeurs mais qui pourrait bien ne rassembler qu’un million. Une faiblesse de participation pourrait favoriser des choix vers les socialistes les plus radicaux comme Montebourg voire Hamon. Un sondage du JDD qui démontre que la gauchisation récente de Manuel Valls a du mal à prendre. Manuel Valls empêtré dans ses contradictions entre son bilan et ses promesses par exemple sur le 49-3. . L’ancien Premier ministre obtient la préférence de 36% des sondés, en recul de neuf points par rapport à la précédente enquête réalisée début décembre dans la foulée du renoncement de François Hollande. Mais attention : la liste définitive des candidats n’était pas encore connue et Vincent Peillon, donné à 9% aujourd’hui, ne s’était pas encore déclaré. Manuel Valls devance donc Arnaud Montebourg, qui recule d’un point à 24%, et Benoît Hamon, qui gagne sept points (21%) et confirme sa progression déjà observée dans une enquête Harris cette semaine. Sylvia Pinel arrive cinquième en recueillant la préférence de 7% des sympathisants de gauche, devant François de Rugy (2%, -3) et Jean-Luc Bennahmias (1%, =). Chez les seuls sympathisants PS, Manuel Valls est à 51% (18% pour Montebourg, 16% pour Hamon). Au second tour, c’est en revanche Arnaud Montebourg qui est préféré à l’ancien chef de gouvernement, à 52% contre 48%. Les rapports s’inversent par rapport au mois dernier puisque Manuel Valls devançait son ancien ministre à 51% contre 49%.  Sondage effectué du 3 au 5 janvier 

Croissance : très médiocre au second trimestre (Banque de France)

Croissance : très médiocre au second trimestre (Banque de France)

 

 Il se confirme que le deuxième trimestre devrait être très décevant avec une croissance limitée à 0,2 % au lieu de 0,6 au premier trimestre d’après une enquête de la Banque de France. Une tendance confirmée avec l’augmentation du chômage en mai et le recul de la production industrielle en juin (ce dernier recul par ailleurs enregistré dans toute la zone euro).  Après avoir signé un bond de 0,6% au premier trimestre, le PIB ne progresserait donc plus que de 0,2% au deuxième selon la dernière estimation de la Banque de France publiée lundi matin qui repose sur son enquête mensuelle auprès des chefs d’entreprise. Pour autant la Banque de France maintient sa perspective de croissance de 1,4%. Cette décélération trouve son origine dans le « retour à la normale » de l’activité, notamment dans l’industrie manufacturière. En janvier, la Banque de France avait notamment observé une très franche accélération de l’activité. Un pic qui ne s’est pas reproduit au cours du deuxième trimestre – si l’on observe les résultats des enquêtes de l’Insee et du cabinet Markit – marqué toutefois par une reprise de l’activité dans le secteur du bâtiment.

 

Croissance Europe du secteur privé : faible progression au second trimestre

Croissance Europe du secteur privé : faible progression au second trimestre

 

 

En juin mais cette faible progression donne à penser que la croissance du produit intérieur brut (PIB) a été sur l’ensemble du deuxième trimestre moitié moindre que sur les trois premiers mois de l’année, montre l’étude mensuelle de Markit auprès des directeurs d’achat (PMI). L’indice PMI composite, rassemblant secteur manufacturier et services, s’est établi à 53,1 en juin dans sa version définitive, comme le mois précédent. Il est supérieur à sa version flash, qui était de 52,8. Cette enquête a été conduite pour l’essentiel avant le référendum du 23 juin en Grande-Bretagne, qui a débouché sur une victoire des partisans d’une sortie de l’Union européenne. Les conséquences de ce vote sur l’activité économique ne se reflètent donc pas encore dans ces indices. « Ce rapport indique une croissance du PIB de seulement 0,3%, similaire à la tendance atone de l’année dernière », a commenté Chris Williamson, chef économiste chez Markit. Malgré une progression tardive des nouvelles activités, dont le sous-indice est passé de 52,5 dans sa version flash à 52,8 dans sa version définitive, la croissance mesurée par ces indices reste modeste et inférieure de plusieurs points aux niveaux de fin 2015. L’enquête montre en outre que les entreprises ont continué de réduire leurs tarifs, avec un indice des prix en recul à 49,1 après 49,3 en mai. L’indice PMI des services est tombé en juin à 52,8, son plus bas niveau depuis janvier 2015, après 53,3 en mai.

(Reuters)

2017–sondage : Marine Le Pen qualifiée pour le second tour

2017–sondage : Marine Le Pen qualifiée pour le second tour

Selon un sondage Elabe publié jeudi la présidente du Front national d’un score au premier tour compris entre 23% et 28,5%, ce qui lui permettrait de se qualifier pour le second tour de la présidentielle dans chacune des huit hypothèses testées. Si le premier tour se tenait à la fin de la semaine, Marine Le Pen arriverait en tête dans trois cas de figure. Elle afficherait un score de 26% face à Nicolas Sarkozy (23%) et François Hollande (18%), recueillerait 25% des suffrages si elle était opposée à Nicolas Sarkozy (22%) et Manuel Valls (18,5%) et réunirait 28,5% des voix si François Fillon représentait Les Républicains et Manuel Valls le PS, les deux hommes rassemblant alors 19% des votes chacun. Dans les scénarios où Alain Juppé serait le candidat LR, Marine Le Pen arriverait en deuxième position quel que soit le candidat représentant le PS (François Hollande, Manuel Valls ou Emmanuel Macron). La présidente du Front national serait par ailleurs devancée par Emmanuel Macron dans les cas où LR serait représenté par Nicolas Sarkozy ou Bruno Le Maire.

Le second sidérurgiste britannique en liquidation

Le second sidérurgiste britannique  en liquidation

C onséquence du ralentissement mondial, donc de la chute de la demande le second sidérurgiste britannique SSI UK, filiale du groupe thaïlandais Sahaviriya Steel Industries (SSI),  est mis en liquidation Steel Industries (SSI), va être placé en liquidation. D’autres sidérurgistes pourraient aussi être menacés dans le monde. Le sidérurgiste déficitaire, affecté par la chute des prix de l’acier cette année, a annoncé lundi qu’il avait l’intention de mettre en sommeil son usine de Redcar, dans le nord-est de l’Angleterre, ainsi que de supprimer environ 1.700 emplois. « Nous venons juste d’être informés du fait que le conseil d’administration a soumis auprès de la justice une demande de mise en liquidation de SSI UK, qui a été acceptée et que SSI UK est désormais en liquidation », a déclaré Steve Readman, du syndicat britannique GMB. Le groupe SSI a indiqué plus tôt dans la journée avoir demandé l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire afin de restructurer sa dette. Le numéro un thaïlandais de l’acier a accumulé une dette d’1,4 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros), principalement imputable au rachat en 2011 de l’usine de Redcar au premier sidérurgiste britannique, Tata Steel. Cette usine de la banlieue de la ville industrielle de Middlesbrough emploie 2.000 salariés mais sa fermeture menace également des milliers d’emplois indirects, dans une région de Grande-Bretagne déjà en souffrance économique.

UE : un second accord bâtard pour les réfugiés

UE : un second accord bâtard pour les réfugiés

 

Après le laborieux et très provisoire accord concernant la répartition des réfugiés, les chefs d’État de l’union européenne se sont mis d’accord sur des dispositifs complémentaires pour gérer les flux migratoires. En fait cet accord est aussi bâtard que le précédent. On va faire coexister ce plan qui prévoit notamment des centres d’accueil (hotspots) avec l’accord de Schengen qui prévoit la libre circulation et la convention de Dublin qui réglemente le droit d’asile. En outre on ambitionne de renforcer le contrôle des frontières extérieures de l’union européenne. La coexistence de ces différents dispositifs souvent contradictoires ne permettra certainement pas de réguler l’importance des flux probables surtout si la situation de la Syrie perdure et si aucune alliance internationale y compris au sol n’est mise en place pour lutter contre l’État islamique. Du coup comme c’est probable ce plan  sera sans doute obsolète d’ici deux ou trois mois. Au terme d’un long sommet extraordinaire des chefs d’État à Bruxelles, mercredi soir, l’Europe a donc convenu de renforcer les frontières extérieures de l’UE, ainsi que l’aide humanitaire à leurs voisins, afin de freiner le flux sans précédent de migrants.  Le président du Conseil européen Donald Tusk a annoncé qu’« au moins 1 milliard d’euros supplémentaires seront mobilisés pour aider les réfugiés » dans les pays voisins de la Syrie. Ces fonds seront transmis au Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) et au Programme alimentaire mondial (PAM). Le PAM avait été conduit ces derniers mois à réduire son action dans les camps, faute de financements, ce qui a provoqué le départ de nombreux réfugiés vers l’Europe. « En attendant, nous devons tous respecter, appliquer et mettre en œuvre nos règles existantes, y compris l’accord de régulation de Dublin et les acquis de Schengen », affirme le communiqué publié dans la nuit.  De même, les pays européens ont mandaté les institutions européennes pour qu’elles apportent davantage d’aides au Liban, à la Jordanie et à la Turquie, pour les aider dans leur accueil massif de réfugiés, pour renforcer le dialogue avec la Turquie « afin de renforcer notre coopération pour endiguer et gérer les flux migratoires ». Et ralentir par la même le flux vers l’Europe. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui était mercredi à Moscou, sera d’ailleurs reçu par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le 5 octobre à Bruxelles. Du fait de guerres qui ne vont pas cesser de sitôt, « nous parlons de millions de réfugiés potentiels, pas de milliers », a averti Donald Tusk. Dès lors, « le chaos actuel à nos frontières extérieures doit prendre fin », a-t-il plaidé. La Commission souhaite notamment que des « hotspots » –des centres d’accueil et d’enregistrement des migrants– soient opérationnels rapidement en Italie et en Grèce. Il faut « assurer que ceux qui arrivent en Europe sont rapidement enregistrés, que leurs empreintes digitales sont prises, et qu’on puisse faire une sélection rapide entre ceux qui restent et ceux qui ne peuvent rester », les migrants économiques illégaux par exemple, a expliqué le vice-président de la Commission, Frans Timmermans.  La mise en place de ces centres est prévue pour la fin novembre, c’est le seul délai fixé par le sommet alors que, dans leur déclaration finale, les dirigeants européens « exhortent » « les institutions, les organismes internationaux et les États membres à accélérer leurs travaux sur tous les aspects de la crise migratoire ».  Enfin, la Commission a rappelé que son projet d’ « un corps de garde-côtes et garde-frontières européens » serait sur la table d’ici la fin de l’année. 

Hollande ne sera pas au second tour en 2017 ( Benoît Hamon)

Hollande ne sera pas au second tour en 2017 ( Benoît Hamon)

 

Dans uen interview à Paris Match Hamon faiat le bilan de la gauche et estime que Hoolnde ne pourra pas être au second de 2017.

 

Paris Match. Quel bilan tirez-vous de la première année du gouvernement de Manuel Valls?
Benoît Hamon. D’abord il y a ce qui va bien : l’éducation, le tiers payant généralisé, la baisse de l’impôt sur le revenu pour les Français modestes, la réforme Taubira. Mais sur le reste je tiens à le dire : la transgression permanente n’est pas une politique. On n’attend pas de la gauche qu’elle favorise les licenciements, qu’elle favorise la rémunération des actionnaires et qu’elle persévère dans une politique économique qui manifestement ne marche pas au regard des chiffres de la pauvreté et du chômage. Cela désarçonne nos électeurs qui constatent amèrement le fossé entre nos promesses de campagnes et la politique que l’on mène.

La politique menée n’est-elle donc pas de gauche?
Parfois, les Français se demandent pourquoi la gauche singe la droite, la droite parle comme l’extrême-droite et l’extrême-droite défend la retraite à 60 ans. C’est comme si vous étiez devant votre vieux téléviseur, en train d’essayer de régler la mire et que tout était flou. Quand on invite les jeunes à devenir milliardaires, quand on dit qu’il faut mieux contrôler les chômeurs parce qu’ils profitent -alors même que les vrais profiteurs continuent à se gaver par l’évasion fiscale ou les réductions d’impôts !- et que c’est un ministre de gauche qui le dit, c’est que les choses ne sont plus à leur place. Certaines mesures tournent ouvertement le dos à nos valeurs et à notre histoire. Si la politique économique du gouvernement échoue, sur certains aspects ce ne sera pas l’échec de la gauche. Cela n’invalide en rien les solutions de la gauche puisqu’elles n’auront pas été tentées dans un certain nombre de domaines.

Le problème aurait donc pour nom Emmanuel Macron !
Non. Mais je demande de la clarté. Que chaque chose revienne à sa place. Pas par nostalgie, par honnêteté. L’honnêteté, ce n’est pas pour la gauche d’emprunter aux axiomes de l’adversaire au prétexte d’être moderne. Il faut oser une politique de gauche, faire preuve d’audace, débloquer la société et ne pas se laisser intimider par les puissants lobbys qui défendent leurs seuls intérêts particuliers. Le face-à-face perdu avec les sociétés d’autoroute en a donné un nouvel exemple. Faire de la réduction déficit public en période difficile aggrave le problème. On nous rétorque qu’on laisserait pour les générations à naître une charge beaucoup plus lourde. Mais quelles sont les conséquences de la politique de ceux qui disent ça? 28% des jeunes de 18 à 25 ans ont voté FN au premier tour des départementales quand 15% seulement votaient socialiste. Voilà la réalité. Avant de donner des leçons sur ceux qui ne sont pas encore nés, regardez ceux qui vont faire des enfants. Ils sont aujourd’hui tellement désenchantés par le débat politique qu’ils choisissent le FN comme premier vote. Je m’intéresse à ceux qui vont naître mais aussi à la jeunesse française, à ses capacités à espérer. Je ne crois pas que le rêve que nous ayons vocation à faire partager à la jeunesse française, c’est de devenir milliardaires. La gauche, c’est le camp des milliards d’individus qui enrichissent les milliardaires, pas l’inverse. Ce n’est simplement pas du tout notre modèle !

Pourtant, avec ses annonces sur l’investissement le gouvernement a infléchi sa ligne.
Elles vont dans le bon sens. Mais ce sont 2,5 milliards sur 5 ans de soutien à l’investissement direct rapporté aux 41 milliards du pacte de responsabilité qui, pour l’essentiel, est une politique de l’offre ! Il ne faut pas s’entêter à ne soutenir que l’offre. Il faut une vraie politique en faveur du pouvoir d’achat. Rétablir la demi-part des veuves, c’est 2 milliards d’euros, mettre en place une CSG progressive qui permette aux retraités de retrouver du pouvoir d’achat, c’est quelques milliards d’euros. Pour les financer, nous proposons un redéploiement des fonds attribués au pacte de responsabilité.

Si la ligne ne change pas, voteriez-vous Francois Hollande en 2017?
Président sortant face à Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, je voterai évidemment pour lui. Mais la question est : peut-il être au second tour si ce quinquennat ne laisse pas une empreinte sociale forte? Dans l’état actuel de désespérance de nos électeurs, je ne le crois pas.

Etes-vous favorable à une primaire à gauche?
La droite en organise une parce qu’elle considère que la gauche a été à l’avant-garde en ouvrant la désignation de son candidat aux électeurs de son camp. Ce serait dommage d’abdiquer une telle conquête !

Vous présentez une motion «Vive la gauche» avec les «frondeurs». Pourquoi?
J’espère que le congrès du Parti socialiste ne signera pas un nouveau chèque en blanc au gouvernement dans une sorte de congrès pour rien. Quiconque tant soit peu clairvoyant reconnaitra que la politique économique de l’exécutif centrée sur l’aide à la reconstitution par les entreprises de leurs marges, le soutien à leur compétitivité, a échoué et qu’il faut en changer. Si le congrès socialiste nous fait confiance, le président de la République nous écoutera.

Sinon, quel avenir pour la fronde?
Aucun socialiste ne fronde de gaîté de cœur. La division ne vient pas de nous, mais des provocations faites quand on demande à des députés de gauche de voter des mesures contraires à leurs valeurs. Je le dis pour l’avenir : si le gouvernement veut étendre les contrats de chantier, modifier le contrat de travail, je m’y opposerai !

Regrettez-vous le ralliement de Martine Aubry à la motion défendue par le premier secrétaire du Parti socialiste et soutenue par Manuel Valls?
C’est toujours mieux quand les gens qui pensent la même chose se retrouvent sur les mêmes textes. Aux yeux des Français, c’est aussi plus compréhensible. Mais elle a fait un autre choix, je le respecte, on fera sans elle.

Que reprochez-vous à cette motion?
Son manque de clarté. Son flou. Elle met d’accord des gens pas d’accord. La situation du pays appelle davantage que l’habileté à rédiger un texte qui permet de mettre les désaccords en sourdine pour que le pouvoir soit conservé dans les mêmes mains. Il manque une voix forte et respectée pour défendre le point de vue de nos électeurs.

Candidats second tour : départementales surtout des fonctionnaires, bonjour les impôts !

 

Candidats second tour :  départementales surtout des fonctionnaires, bonjour les impôts !

 

Les fonctionnaires représenteront 50% des candidats mais si on ajoute les retraités fonctionnaires, c’est de l’ordre de 60%. Donc des experts en matière de dépenses ; il ne faudra pas s’étonner sur la fiscalité explose surtout avec la dérive de l’ endettement local et la baisse de la dotation de l’Etat.  La moyenne d’âge des candidats au second tour des départementales est de 51,66 ans (52,58 ans pour les hommes, 50,74 ans pour les femmes). Une moyenne plutôt élevée qu’explique la principale profession des candidats : 1.670 d’entre eux sont retraités. Soit 20,5% du total des candidats. A titre de comparaison, les retraités représentaient 23,2% des candidats au premier tour. Une proportion toutefois bien moindre que parmi les élus sortants, où ils sont 39,3%. Les autres candidats se répartissent entre les principales catégories professionnelles : on compte ainsi 959 cadres, 838 fonctionnaires, 910 employés du secteur privé ou encore 477 chefs d’entreprises (parmi lesquels sont comptabilisés les auto entrepreneurs ou les dirigeants de PME). Plus spécifiquement, 173 candidats sont commerçants, tandis que 164 sont enseignants et 111 avocats. Les médecins ou salariés du secteur médical sont bien représentés avec 325 candidats, tout comme les agriculteurs (exploitants ou salariés) au nombre de 334. D’autres professions, en revanche, sont moins présentes. Sur la totalité des candidats qualifiés pour le second tour, seuls 98 sont ouvriers, 88 artisans et 81 techniciens. Les ingénieurs sont, eux aussi, en nombre limité : seuls 93 se sont qualifiés pour le second tour. A noter aussi la présence de 43 agents immobilier et 22 journalistes. Enfin, 108 candidats sont étudiants quand 437 sont « sans profession déclarée ». Cela ne veut pas dire qu’ils sont nécessairement au chômage, des hommes ou femmes dits « au foyer » étant ainsi engagés en politique.

Cahuzac : un second compte planqué

Cahuzac : un second compte planqué

« Les yeux dans les yeux » mais cette fois devant la justice et Cahuzac avoue non pas un compte mais deux. dans un paradis fiscal. Selon le quotidien «Sud Ouest» de ce mardi, l’ancien ministre du budget a reconnu devant les juges qu’il savait que sa femme avait ouvert en 1997 un compte bancaire, crédité de 2,5 millions d’euros, dans le paradis fiscal de l’île de Man (nord-ouest du Royaume-Uni).  A son entrée au gouvernement, ce n’est donc pas d’un mais de deux comptes bancaires frauduleux que Jérôme Cahuzac portait le secret. Selon les informations du quotidien, une commission rogatoire (demande d’aide) exécutée par la justice britannique à la demande des magistrats français a intégralement confirmé documents à l’appui des déclarations spontanées de Patricia Ménard (ex-Cahuzac) sur l’existence d’un compte sur l’île de Man. Face aux preuves des magistrats, Jérôme Cahuzac a dû avouer. «Il connaissait l’existence de ce compte, mais n’y  a jamais transféré d’argent, n’en a pas reçu, il ignore ce qui a été fait avec», rapporte une source de Sud Ouest. En décembre 2012, l’ancien ministre du budget -alors en position- avait démenti publiquement des révélations du site Mediapart l’accusant d’avoir ouvert en 1992 un compte crédité de 600.000 euros dans l’établissement bancaire suisse UBS. Après avoir été contraint à la démission le jour de l’ouverture d’une information judiciaire, le 19 mars 2013, Jérôme Cahuzac avait finalement reconnu les faits devant les juges d’instruction  le 2 avril 2013.

 

Sondage 2017 : Le Pen bat largement Hollande au premier et second tour

Sondage 2017 : Le Pen bat largement  Hollande  au premier et second tour

. Selon un sondage Ifop réalisé pour le « ‘Figaro » les 3 et 4 septembre auprès d’un échantillon de 994 personnes, Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour de la présidentielle non seulement face à François Hollande mais aussi face et n’importe lequel des principaux prétendants UMP, qu’il s’agisse de Nicolas Sarkozy, François Fillon ou Alain Juppé. Pire pour l’actuel locataire de l’Elysée:  s’il parvenait en 2017 au second tour, il serait écrasé par la présidente du Front National qui obtiendrait 54% des voix, alors que François Hollande n’en récolterait que 46%. Dans le détail, A la question: « Si dimanche prochain avait lieu le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 pour lequel des candidats suivants y aurait-il plus de chances que vous votiez? », 30% des sondés choisissent Marine Le Pen devant Alain Juppé (24%) et François Hollande (16%), qui serait donc éliminé dès le premier tour. Dans l’hypothèse où  c’est Nicolas Sarkozy qui défend les couleurs de l’UMP,  Marine Le Pen arrive encore en tête, mais avec 28% des suffrages contre 25% à l’ancien président, et, là encore, 16% pour François Hollande. De quoi calmer les ardeurs de Nicolas Sarkozy qui prépare son retour en politique avec l’argument d’être le « sauveur » de l’UMP. Troisième hypothèse, si c’est François Fillon qui est le candidat de l’UMP, il recueillerait 17%, tout comme François Hollande, mais très loin loin derrière Marine Le Pen (32%). Pour le second tour, le sondage Ifop montre que dans tous les cas de figure, le candidat UMP battrait François Hollande:  François Fillon (62% contre 38%), Alain Juppé (66% contre 34%), Nicolas Sarkozy (61% contre 39%). En revanche, coup de tonnerre, si François Hollande se retrouvait au second tour face à Marine Le Pen, il serait battu  (54% contre 46%). Le « réflexe républicain » qui avait prévalu au second tour de la présidentielle de 2002 opposant Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen semble avoir vécu… En revanche,  Marine Le Pen échouerait au second tour face à n’importe lequel des candidats UMP: 43% contre 57% pour François Fillon, 36% contre 64% pour Alain Juppé, 40% contre 60% pour Nicolas Sarkozy.

Dividendes : 30 milliards versés aux actionnaires au second trimestre…c’est la crise !

Dividendes : 30 milliards versés aux actionnaires au second trimestre…c’est la crise !

 

C’est la crise mais les dividendes augmentent partout surtout en France + 30% au second trimestre. En fait les actionnaires se gavent en France plus qu’ailleurs (1000 milliards de dividendes distribués dans le Monde en 2013). Certes les actionnaires méritent une rémunération mais globalement en France ils touchent environ 50% des profits ; cela au détriment des investissements, donc de l’avenir des entreprises. Il est clair que le patronat est en mauvaise posture pour d’un coté demander 30 milliards d’allégement de fiscalité et de l’autre octroyer quelques 100 milliards annuels de dividendes. Evidemment la critique vaut surtout pour le CAC donc les adhérents du Medef car pour la très grande majorité des PME, les bénéfices ne permettent pas de distribuer de tels dividendes ou de tels revenus. Les beaux jours semblent revenir pour les actionnaires. Selon une étude d’Henderson Global Investors (HGI), les versements de dividendes ont, au cours du deuxième trimestre 2014, progressé de 11,7% par rapport à la même période de l’an passé, pour atteindre 426,8 milliards de dollars, soit environ 320 milliards d’euros. HGI note que ce sont « les pays développés qui poussent la croissance des dividendes à la hausse ».  En premier lieu l’Europe, dont « les sociétés payent généralement la majeure partie des dividendes au cours du deuxième trimestre ». Le Vieux Continent réalise plus des 2/5e des paiements mondiaux, avec un total de 153,4 milliards de dollars. Et au cœur de l’Europe un pays se démarque plus particulièrement: la France. L’Hexagone est ainsi, selon HGI, le pays qui a réalisé la meilleure performance au deuxième trimestre 2014, et est également le plus grand payeur de dividendes en Europe. Le montant total atteint ainsi 40,7 milliards de dollars, soit environ 30 milliards d’euros, ce qui représente une progression de 30,3% par rapport au deuxième trimestre 2013.  HGI indique que le secteur financier s’est particulièrement distingué. L’assureur Axa est ainsi le plus gros payeur de dividendes en France avec 2,7 milliards de dollars soit environ 2 milliards d’euros. « Le Crédit Agricole a rétabli ses versements (1,2 milliard de dollars US), Société Générale a réalisé une forte hausse et BNP Paribas a continué ses versements de dividendes malgré la forte amende imposée par les régulateurs américains », ajoute HGI.  L’étude montre également d’autres tendances au niveau mondial. Les dividendes au Japon ont progressé de 18,5% à 25,2 milliards de dollars, alors qu’à l’inverse, les paiements ont chuté de 14,6% dans les pays émergents. Aux Etats-Unis, ils progressent de 13,8%.

 

2017 : Hollande craint Le Pen ou espère au second tour

2017 : Hollande craint Le Pen ou espère au second tour

 

 

Finalemenet Hollande ne pense qu’à cela : se faire réélire en 2017. Il dit craindre que Marine Lepen se qualifie pour le second tour, en fait c’est ce qu’il espère puisqu’il compte sur le reflexe républicain pour se faire élire ; Au passage, il s’assoit sur les primaires socialistes. Pas sûr évidemment qu’il se qualifie tellement i est impopulaire et inefficace. Le président craint donc de revivre la présidentielle de 2002, quand la gauche avait été éliminée du premier tour, devancée par le Front national, rapporte « Le Parisien ». Le FN au second tour en 2017 ? « Ce n’est pas un risque, c’est une réalité », estime François Hollande, selon Le Parisien, dimanche 20 juillet. Le président se prépare à un bon score de Marine Le Pen à la prochaine présidentielle, rapporte le quotidien. François Hollande craint de revivre le scénario du 21 avril 2002, quand Lionel Jospin avait été éliminé du premier tour de la présidentielle, devancé par Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac. Il commence donc déjà à se mettre en ordre de bataille pour arriver au second tour en 2017. Car si l’arrivée de Marine Le Pen en tête au premier tour est presque une certitude pour la gauche, la victoire de son adversaire au second tour l’est tout autant. « Celui qui arrivera au second tour avec elle sera élu« , prédit un ténor du PS cité par le Parisien.  Dans cette perspective, le chef de l’État est persuadé qu’il pourra tirer profit de son bilan à l’Élysée. « Je me prépare pour qu’on ait en 2017 un bilan qui permette à la gauche d’être au deuxième tour et de gagner l’élection », glisserait-il à ses visiteurs, faisant peu de cas de l’hypothèse d’une primaire socialiste pourtant réclamée par plusieurs courants rue de Solferino.

 

Croissance : ça démarre mal au second trimestre

Croissance : ça démarre mal au second trimestre

 

Avec une consommation en baisse ça démarre vraiment mal en avril pour la consommation qui demeure le moteur essentiel de l’activité économique. Un mauvais trimestre, le premier,  pourrait donc en cacher un autre. Les ménages français ont moins consommé en avril. En effet, la consommation a baissé de 0,3% le mois dernier après avoir augmenté de 0,6% en mars, selon les chiffres de l’Insee publiés ce mercredi 28 mai. Ce recul des dépenses de consommation en biens, calculées à prix constants et corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables, est principalement imputable à la baisse de la consommation en énergie, précise l’Insee dans un communiqué. La consommation des ménages en énergie s’est nettement contractée (-3,3%) après un rebond en mars (+2,8%). Cette évolution est principalement due aux dépenses pour le chauffage (électricité, gaz, fioul domestique…), qui baissent du fait de températures de nouveau au-dessus des normales, précise l’Insee. Mais les dépenses en carburants ont également diminué.  Dans le détail, les dépenses en biens durables ont vu leur progression s’accélérer (+0,5% après +0,3%), du fait notamment des achats d’automobiles (+0,7% après +0,4% en mars). Les achats en équipement du logement ont continué d’augmenter mais à un rythme plus lent (+0,2% après +0,7%). La consommation de textile, habillement et cuir a de nouveau reculé en avril, pour le troisième mois consécutif (-1,5% après -1,7%). Les dépenses de consommation en autres biens fabriqués se sont repliées (-0,4% après +0,3%), notamment du fait du recul des achats en quincaillerie. La consommation en produits alimentaires a, elle, augmenté pour le deuxième mois consécutif (+1,1% après +0,5%).

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