Archive pour le Tag 'Covid'

Covid France : alerte en réanimation

Covid France : alerte en réanimation

21.825 nouvelles contaminations  dimanche mais surtout alerte dans les services de réanimation. Le nombre de malades du Covid-19 en réanimation a nettement augmenté dimanche 7 mars, à 3743 patients contre 3689 la veille, soit le plus haut niveau depuis fin novembre, selon les données de Santé publique France.

Descendu sous la barre des 2600 début janvier, cet indicateur, qui concerne les cas les plus graves, n’a cessé de monter depuis. Il reste encore loin du pic de la deuxième vague de l’automne (4900 mi-novembre) et surtout de la première vague au printemps (7000 début avril).

Sur les dernières 24 heures, 187 patients ont été admis dans ces services de réanimation, un chiffre plutôt faible, mais qui l’est traditionnellement le week-end.

Le nombre total de patients hospitalisés a plutôt tendance à baisser, au contraire, depuis début février. Il était dimanche de 24.818, soit 53 personnes de plus que la veille.

Santé publique France a fait état de 21.825 nouvelles contaminations, portant le total à 3.904 millions de cas depuis le début de l’épidémie. Le taux de positivité des tests est de 7,3%, stable à ce niveau depuis une semaine.

Le nombre de décès dû au Covid-19 a grimpé à 88.600, dont 130 sur les dernières 24 heures. Santé publique France dénombre 3.772.579 personnes ayant reçu au moins une dose à la date de samedi.

Covid France : toujours haut niveau avec 23.507 nouveaux cas

Covid  France : toujours haut niveau avec 23.507 nouveaux cas 

507 nouveaux cas ont été détectés ces dernières 24 heures, portant le nombre total de personnes positives depuis l’apparition de l’épidémie à 3.859.102, selon le dernier bilan du ministère de la Santé. 439 personnes sont mortes entre jeudi et vendredi, dont 238 à l’hôpital. Au total, 88.274 malades du Covid sont décédés depuis janvier 2020.

24.765 patients sont actuellement hospitalisés (-126 par rapport à hier), dont 1397 arrivés ces dernières 24 heures. Le nombre de malades en réanimation est légèrement en hausse par rapport aux chiffres de la veille, avec 3680 personnes dans ces services (+47). 324 patients ont été pris en charge en soins intensifs depuis jeudi. Sur le pont de la vaccination, 3.392.269 personnes ont reçu une première dose de vaccin.

Allemagne : une rallonge budgétaire COVID

Allemagne : une rallonge budgétaire COVID

 

Comme la France, l’Allemagne se résout à une rallonge budgétaire pour faire face aux conséquences du Covid  . Le projet actuel d’une nouvelle dette de 180 milliards d’euros cette année serait insuffisante pour soutenir la principale d’économie d’Europe. En France on a déjà largement rallongé le déficit qui est passé à 11,3 % du PIB en 2020 et qui est prévu à 8,5 % en 2021.

On note de ce point de vue un certain changement de philosophie en Europe compris au sein de la commission européenne sans doute inquiète d’une part de la croissance insolente de la Chine, d’autre part de l’énorme soutien américain à la croissance. Une croissance qui pourrait atteindre 8 % aux États-Unis en 2021 pour moins de 4 % en Europe

« Nous continuerons de lutter contre cette crise aussi longtemps que nécessaire », dit le ministre allemand dans un entretien à la chaîne Welt TV dont il a relayé le contenu via Twitter.

« Par conséquent, nous allons également accompagner les exigences pour faire face à cette pandémie, par exemple les tests, avec un budget supplémentaire », a-t-il ajouté.

Olaf Scholz a refusé de communiquer des montants précis. Il doit présenter le projet de budget le 24 mars.

Elections municipales : reportées en Italie pour motif Covid

 Elections municipales : reportées en Italie pour motif Covid

Un report qui pourrait peut-être inspirer la France pour reporter encore les élections départementales et régionales.-L’Italie a en effet décidé jeudi le report d’élections municipales et régionale prévues initialement à la fin du printemps à cause de la crise sanitaire du coronavirus, sur fond de résurgence de l’épidémie provoquée par la propagation de variants plus contagieux du virus.

Les élections municipales programmées dans de nombreuses grandes villes, dont Rome, Milan, Turin et Naples, auront lieu entre le 15 septembre et le 15 octobre prochains, d’après un décret approuvé par le gouvernement. Elles devaient avoir lieu entre le 15 avril et le 15 juin.

« Pour une stratégie zéro Covid en évitant des confinements » (Anne Hidalgo)

 « Pour une  stratégie zéro Covid en évitant des confinements » (Anne Hidalgo)

Hostile à la stratégie du « stop and go », la maire de Paris plaide, dans une tribune au « Monde », pour une accélération de la vaccination contre le Covid-19 ainsi que pour une coopération renforcée entre les élus, la société civile et les acteurs économiques.

Tribune.

 

 

 Nous y sommes. Le variant dit « anglais », plus contagieux, est devenu majoritaire dans la plupart de nos régions et l’épidémie repart avec une augmentation de 15 % de nouveaux cas par semaine. Identifié en septembre 2020 au Royaume-Uni, ce variant y est devenu majoritaire le 26 novembre. En quelques semaines, il est passé de 25 % à 75 % des contaminations, semant le chaos chez nos voisins britanniques.

En France, cette progression inéluctable a été annoncée dès le 7 février par une équipe de l’Inserm. Une autre équipe de chercheurs du laboratoire de virologie du CHU de Montpellier signalait le 17 février que « les infections causées par le variant [anglais] seraient déjà majoritaires, pour la plupart des régions d’ici à la fin du mois de février 2021 ».

Il y a un an, nous étions dans une situation similaire, à la veille de la première vague. Il y a six mois, nous étions dans une situation similaire, à la veille de la deuxième vague. Cela fait désormais cent trente jours que nous vivons un semi-confinement avec de sévères mesures de restrictions de nos libertés : couvre-feu instauré le 17 octobre, confinement le 30 octobre, puis succession de couvre-feux depuis le 15 décembre.

Il faut se souvenir que, en octobre, l’objectif annoncé était de 5 000 cas par jour. Aujourd’hui, nous dépassons les 23 000 cas quotidiens. Le taux d’incidence par classe d’âge s’élève en moyenne à 219 cas sur 100 000 habitants en France, soit plus de 4 fois le seuil considéré comme acceptable.

Cette épidémie impose à tous l’humilité. Lors de la première vague, entre février et juillet 2020, nous avons enregistré 30 300 décès et, pour cette deuxième vague, nous déplorons 56 946 décès de plus. Plusieurs centaines de malades meurent chaque jour, 417 rien que le 2 mars. Nos services de réanimation sont proches de la saturation. Les Français comme les soignants sont épuisés et l’horizon semble bouché.

Vacciner avant la fin de l’été

Ma seule préoccupation est d’aider à trouver des solutions pour réduire le nombre de décès, accélérer le retour à une vie normale et répondre à la détresse de celles et ceux qui subissent de plein fouet la crise économique et sociale. Les étudiants, les familles qui vivent dans des logements exigus, les personnes isolées souffrant d’un état de santé fragile ont plus que jamais besoin d’un accompagnement ciblé. Quels sont les choix qui s’offrent à nous ? Que devons-nous dire à nos concitoyens ? Comment nous organiser collectivement ? Sur la vaccination, comment réussir ?

Covid: tous les Américains vaccinés d’ici mai ?

Covid: tous les Américains vaccinés d’ici mai ?

Les Américains vaccinent de 1,5 millions de personnes quotidiennement depuis 10 jours. Et Biden promet que toute la population sera vaccinée d’ici mai. Un objectif peut-être quand même optimiste même avec un plan de vaccination très volontariste. À comparer évidemment avec la situation de la France où sur le rythme actuel la vaccination totale n’interviendra pas avant 2022.

 

Dès la semaine prochaine, le gouvernement fédéral sera en mesure de livrer 700.000 doses supplémentaires aux Etats (15,2 millions contre 14,5 actuellement) des vaccins de Moderna et Pfizer. Puis ce chiffre atteindra 17 millions fin mars et 18 millions début avril. Les Etats recevront également 2,8 millions de doses de Johnson & Johnson cette semaine, puis entre 4 et 6 chaque semaine fin mars et entre 5 et 6 fin avril.

 

Pour l’immunologiste américain Anthony Fauci, il faudra vacciner 80% de la population américaine pour obtenir l’immunité de groupe. Or selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), seuls 8% des Américains ont déjà reçu deux doses. Dans un article publié mi-février, Vox indiquait qu’au rythme actuel (1,6 million de doses par jour), ce niveau de couverture vaccinale serait atteint mi-décembre. A deux millions de doses quotidiennes, il faudrait attendre mi-octobre, et à 3 millions la fin juillet.

Covid: variant brésilien au Venezuela

Covid: variant brésilien au Venezuela

 

 

Faute surtout de mesures suffisamment restrictives et d’insuffisance de vaccination, le virus continue de se développer  en multipliant des variants. Ainsi on a connu le variant britannique, le variant sud-africain enfin le variant brésilien qui vient d’être détecté aussi au Venezuela. D’autres formes de variant existent  également et vont s’adapter pour contourner les protections immunitaires des personnes contaminées

Ce premier cas a été signalé sur un employé de l’aéroport de Maiquetia, qui dessert Caracas, où deux cas ont déjà été confirmés. Deux autres cas de ce variant brésilien ont été annoncés dans l’État voisin de Miranda et six autres dans l’État de Bolivar, frontalier du Brésil.

Le Venezuela, qui compte près de 30 millions d’habitants, a enregistré 139.934 cas de Covid-19 jusqu’à mardi, et 1.353 décès, selon des chiffres officiels qui sont remis en cause par des ONG telles que Human Rights Watch.

Le pays sud-américain a lancé le 18 février une campagne de vaccination, en commençant par les agents de santé, après l’arrivée de 100.000 doses du vaccin russe Spoutnik V, sur les 10 millions que doit envoyer Moscou. Quelque 500.000 doses du vaccin chinois Sinopharm sont arrivées lundi.

Covid : Nice, Dunkerque en confinement les week-ends…. avant un confinement plus général en France

Covid : Nice, Dunkerque en confinement les week-ends…. avant un confinement plus général en France

 

Un processus de confinement  territorialisé pourrait bien être le prélude à un confinement plus général impliquant tout le territoire. En effet, les chiffres sont particulièrement inquiétants avec la progression des variants qui sont en train de devenir majoritaires. La situation des hôpitaux est particulièrement critique compte tenu du nombre de personnes en réanimation.

Par ailleurs, le nombre de contaminés progressent dangereusement. Ainsi hier on a franchi la barre des 30 000 alors qu’on était il n’y a pas si longtemps sur une moyenne de 20 000 par jour.

Les mesures de confinement local peuvent se comprendre dans la mesure où le taux d’incidence (nombre de contaminés pour 100 000 habitants), est très variable. Les zones les plus touchées sont lest , le nord, le sud-est et la région parisienne ; c’est-à-dire là où se situe la plus grosse partie de la population. En clair au confinement localisé pourrait succéder un confinement plus général en France avec la très nette reprise de la pandémie.

Covid: Liste des départements touchés

Covid:  Liste des départements touchés

Le taux d’incidence( nombre de cas rapportés à 100 000 habitants) augmente dangereusement dans les départements suivants. En moyenne le taux d’incidence en France et de l’ordre de 200.

Département

Taux d’incidence

Tension hospitalière

Alpes-Maritimes

592

122

Var

314

107

Bouches-du-Rhône

333

89

Seine-et-Marne

280

126

Val-de-Marne

297

55

Seine-Saint-Denis

314

98

Paris

301

57

Val-d’Oise

275

77

Oise

262

119

Somme

295

64

Pas-de-Calais

349

128

Nord

301

64

Essonne

255

80

Moselle

312

93

Hautes-Alpes

207

150

Drôme

233

138

  • Source: CovidTracker / SPF (données au 23/02/2021

Covid- soins intensifs : hausse très inquiétante

Covid- soins intensifs : hausse très inquiétante

Forte hausse mardi, avec un pic de 12 semaines à 3435 .

La France a signalé 20 064 nouveaux cas de COVID-19, contre 19590 mardi précédent.

La moyenne mobile sur sept jours des cas est restée supérieure à 20000 pour le troisième jour consécutif, à 20109, le plus élevé depuis 20466 le 5 février.

Le nombre total cumulé de cas en France est passé à 3,63 millions, le sixième au monde.

Le nombre de personnes décédées d’infections au COVID-19 a augmenté de 431 à 85 044 – le septième nombre de décès le plus élevé au monde – contre une moyenne mobile sur sept jours de 319, un plus bas depuis plus d’un mois et demi.

La faiblesse des grandes puissances face au Covid

La faiblesse des grandes puissances face au Covid

 

 Nidal Shoukeir ,professeur de communications stratégiques et relations gouvernementales note la faiblesse des grandes puissances face au C ovid.( L’opinion)

 

 Il ne fait aucun doute que le monde après la Covid-19 ne sera plus jamais le même qu’avant. Ce virus a réussi à changer radicalement son fonctionnement et laissera des traces sérieuses sur notre quotidien pour très longtemps, si ce n’est pour toujours. Ces changements touchent la plupart des domaines.

De nos pensées jusqu’à nos habitudes de travail, d’éducation, d’alimentation et notre vie sociale, l’effet de la Covid est omniprésent. Une question vitale, touchant le domaine politique et social, s’impose à nous : quelles conséquences entraînera ce virus sur les Etats, les gouvernements ou même sur le système de gouvernance mondiale que nous connaissons aujourd’hui ?

Un an après son déclenchement, cette gigantesque crise sanitaire est un tournant pour le mécanisme du système mondial avec un changement profond des tendances de la gouvernance dans ses aspects administratif, stratégique et géopolitique.

En observant les gestions de la Covid, on a remarqué la montée du nationalisme et du protectionnisme des Etats et des gouvernements, au détriment de la coopération régionale et collective.

La guerre des vaccins en est un véritable exemple. Au niveau stratégique, on note aussi un éloignement de la mondialisation et un retour aux frontières intérieures pour essayer d’assurer l’autosuffisance. La pénurie des masques, des gels hydroalcooliques, des appareils respiratoires et d’autres produits liés à cette crise est un bon indice de cette tendance.

Il s’agit d’un vrai risque qui pourrait toucher une partie fondamentale du système mondial actuel. L’espace Schengen est une fierté et un symbole de la géopolitique européenne mais il a été involontairement affecté par le virus avec la fermeture des frontières.

Au cours des premières semaines de février et mars 2020, des peuples comme les Italiens, très touchés par la pandémie, ont parfois perdu la foi en l’Union européenne. Cette remise en cause des grands ensembles va de pair avec celle montant à l’intérieur des pays, des métropoles jusqu’aux petites villes aux régions les plus enclavées.

Performance. Cela entraîne de nombreuses questions : quelle est l’efficacité des politiques gouvernementales contre le virus ? Pourquoi certains pays et pas d’autres ont-ils réussi à gérer cette crise ? Quelle stratégie de vaccination est la meilleure ? Quel système de gouvernance a été le plus performant ? Une question clé s’impose : quel est l’effet du virus sur le concept d’Etat « hyper-puissance » et d’Etat très développé ?

Si l’on jette un coup d’œil sur la liste des pays les plus touchés, les pays « hyper-puissances » comme les Etat-Unis, la France, la Russie, la Grande-Bretagne ou même très développés tels que l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne occupent les premières places.

La notion d’« hyper-puissance » est souvent évaluée au prisme du pouvoir militaire et surtout nucléaire. Mais les Etats détenteurs de la bombe atomique et d’arsenaux militaires surdimensionnés ont montré leur impuissance face à cette crise sanitaire. La Covid19 s’y est propagée sans véritable résistance, comme en témoignent les scènes des hôpitaux italiens. Ces « hyper-puissances » et les pays très développés sont aussi en retard en matière de vaccination par rapport à des pays jeunes comme Israël ou les Emirats arabes unis.

Cette crise est en passe de changer durablement le concept d’« hyper-puissance » à l’aune des nouveaux challenges et défis à relever dans notre futur proche : les réponses aux virus et aux maladies.

Le Dr Nidal Shoukeir est professeur de communications stratégiques et relations gouvernementales.

Covid et institut Pasteur

Covid et institut Pasteur

Directeur du laboratoire d’innovation vaccinale à l’Institut Pasteur, le professeur Frédéric Tangy revient dans un livre, L’Homme façonné par les virus (*), sur le coup d’arrêt porté à son vaccin contre la Covid-19 et sur une année de recherche hors normes.

L’Institut Pasteur et l’américain Merck ont annoncé le 25 janvier l’arrêt de votre projet de vaccin inspiré de celui contre la rougeole… Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

On m’avait prévenu 48 heures avant. Je n’ai pas dormi pendant trois jours. J’ai ressenti l’annonce comme une catastrophe pour l’Institut Pasteur, pour mon laboratoire et pour moi, qui suis l’inventeur de cette stratégie vaccinale. Puis, j’ai fait comme tout chercheur : j’ai accepté l’échec et j’ai rebondi en me remettant à l’ouvrage.

Dans votre livre, vous revenez sur les étapes de la fabrication de votre vaccin. Vous expliquez que les premiers résultats de vos candidats, avant que l’un d’entre eux entre en essai clinique au mois d’août, « induisent de très bonnes réponses immunitaires ». Que s’est-il passé ?

Nos candidats apportaient une très bonne protection chez l’animal, mais entre la souris et l’homme, il y a un monde. Nous avons fourni plusieurs candidats à la biotech autrichienne Thémis (racheté depuis par Merck MSD) fin mai après trois mois de recherche. L’essai clinique était en double aveugle, c’est-à-dire que, ni le promoteur (l’Institut Pasteur), ni l’investigateur (Odile Launay) ne pouvaient connaître les résultats avant la fin de l’essai, programmé pour octobre 2021. Je n’ai donc vu aucun des résultats. Merck avait la main sur les essais cliniques. D’après ce que je sais, les réponses anticorps induites par ce vaccin étaient plus faibles que celles induites chez des patients convalescents ou celles induites par des vaccins ARN messager. La décision de Merck et de l’Institut Pasteur a été d’abandonner le développement. Côté recherche, tout était bouclé en mai. Ont suivi huit mois d’essai clinique de phase I, ce qui me paraît très long quand on compare à la vitesse à laquelle Pfizer ou Moderna ont fini leur phase III, à l’été, avec publication de leurs résultats en septembre. Nous étions à ce moment-là toujours en phase I. Je ne sais pas pourquoi cela a été aussi long.

« Nous avons élaboré plusieurs formules vaccinales avec différents degrés d’efficacité, et l’industriel a choisi de tester le candidat le plus abouti. Peut-être y a-t-il eu excès de rapidité »

Retour un an en arrière. Vous avez pris connaissance de l’existence du virus le 15 janvier, en lisant un article de Libération. A ce moment-là, quel est votre sentiment ?

On a tout de suite compris qu’on avait affaire à une nouvelle pandémie. On connaissait déjà les coronavirus : on avait travaillé sur le Sars 1 et sur d’autres maladies émergentes, le Zika, la fièvre de Lassa, le chikungunya. Pour ce dernier, on avait élaboré un vaccin arrivé en phase III d’essais cliniques. Pour le Sars 1, notre vaccin n’a jamais été développé puisque l’épidémie s’est éteinte d’elle-même. Nous avions donc une bonne expérience et une grande confiance en notre stratégie. On s’est remis au travail. C’est le rôle de l’Institut Pasteur. On a travaillé comme des fous, jours et nuits, week-end inclus. Je sentais la pression de l’industriel, la pression de la course mondiale. Nous avons élaboré plusieurs formules vaccinales avec différents degrés d’efficacité, et l’industriel a choisi de tester le candidat le plus abouti. Peut-être y a-t-il eu excès de rapidité. Si Thémis nous avait laissés un mois de plus, nous aurions favorisé un autre candidat, qui n’était pas tout à fait stabilisé en mai, mais auquel je faisais davantage confiance.

Avec le recul, que sait-on de l’émergence de ce virus ?

L’immense majorité de la communauté scientifique est formelle : c’est une zoonose, un virus qui est sorti de l’animal. Il n’existe aucune preuve que le virus soit issu d’un incident de laboratoire. Certes, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mène une investigation. Elle ne trouvera rien de concluant plus d’un an après. S’il y a eu une fuite, une contamination accidentelle du laboratoire P4 de Wuhan, on n’en saura jamais rien. La Chine ne le permettra pas. Il n’y a rien de plus à dire sur l’origine du virus. Il est là, il ne partira plus, et il évolue.

Mais des équipes scientifiques ont déjà reconstitué ex nihilo des virus disparus. C’est le cas du virus de la grippe espagnole, reconstitué dans un labo américain en 2005…

On peut effectivement, par synthèse, reconstituer le génome d’un virus, quel qu’il soit. Mais il n’y a aucune raison d’inquiéter la population, on ne fabrique pas des virus sans avoir à rendre des comptes, notamment en France. La loi sur les micro-organismes toxiques (MOT) cadre la recherche. Les armoires et congélateurs où sont stockés ces MOT sont surveillés en permanence. Mais cette réglementation n’existe qu’en France.

Au printemps 2020, l’Institut Pasteur est accusé d’avoir contribué à l’élaboration du virus. Comment avez-vous réagi ?

Toute l’équipe a été secouée par cette fake news. On me comparaît à un assassin, une technicienne de mon laboratoire a reçu des menaces chez elle. L’Institut Pasteur a déposé plainte pour la première fois de son histoire. Un premier procès a été gagné et deux autres plaintes sont en cours avec constitution de parties civiles.

« L’industrie pharmaceutique française a été puissante, en particulier dans le domaine des vaccins. Puis les années 1990 ont vu des grandes fusions industrielles dans ce secteur, et nous n’avons pas suffisamment pris le tournant des biotechs »

En 1802, un caricaturiste anglais a griffé les Londoniens apeurés à l’idée de se transformer en vache après avoir été vaccinés contre la variole par un traitement dérivé de la vaccine, une maladie infectieuse des bovins. Pourquoi 200 ans après, se méfie-t-on toujours autant des vaccins ?

Les gens ont peur des vaccins, car ils n’ont plus peur des maladies qui, grâce aux avancées pasteuriennes entre autres, ont quasiment disparu : tuberculose, rougeole, polio, oreillons, coqueluche, etc. Et puis, en France, il y a un terreau, une histoire qui est défavorable. Le procès du sang contaminé par le sida et celui de l’hormone de croissance ont contribué à l’image négative et à la perte de confiance dans les industriels et les services de santé publique. Rappelez-vous également la polémique sur le vaccin contre l’hépatite B. A la fin des années 1980, une association a été faite entre le vaccin et l’apparition de la sclérose en plaques. Or, il n’y avait aucun lien. Mais cette histoire est restée dans l’esprit des gens.

Quel regard portez-vous sur la compétition mondiale liée aux vaccins ?

Le premier round a été clairement remporté par les Anglo-saxons, le président Trump s’en est assuré en mettant beaucoup de milliards sur la table, Boris Johnson en faisant de même pour faire travailler ensemble Astrazeneca et l’Université d’Oxford. En France, une telle incitation n’a pas été faite. Pasteur a pris l’initiative de se rapprocher de Sanofi, mais le laboratoire avait déjà sa propre stratégie. Dans notre pays, on a du mal à faire travailler ensemble les industriels et les scientifiques, contrairement aux Anglo-saxons. L’industrie pharmaceutique française a été puissante, en particulier dans le domaine des vaccins. Puis les années 1990 ont vu des grandes fusions industrielles dans ce secteur, et nous n’avons pas suffisamment pris le tournant des biotechs. Stéphane Bancel, le patron de Moderna, est Français. Il a préféré exporter son savoir-faire. Valneva est allé chercher des financements outre-Manche. Une nouvelle séquence de géopolitique de la santé s’ouvre désormais avec la Chine et la Russie en embuscade. En Europe, seuls les Anglais tirent leur épingle du jeu mais, pas de chance, le Brexit est passé par là. La France est démunie. A Pasteur, nous poursuivons le combat contre la Covid.

Le mode de vie, la promiscuité, l’avènement des transports ont influé sur l’expansion des virus. Le Covid-19 est un « rappel à l’ordre », écrivez-vous. Doit-on changer notre façon de vivre ?

Il faut à tout prix ralentir l’économie débridée, les échanges colossaux entre continents, stopper les milliers de conteneurs qui déversent dans les ports des milliers de microbes et de moustiques. La dengue est arrivée en Afrique de l’Est par conteneurs en provenance d’Asie et d’Arabie saoudite ! Quatre milliards de personnes prennent l’avion tous les ans. Pourquoi avons-nous besoin d’aller passer nos vacances en Afrique centrale ou en Amazonie ? C’est un combat écologique et biologique qu’il nous reste à mener. Il faut respecter les microbes et comprendre que nous, humains, sommes des intrus.

(*) L’Homme façonné par les virus, Frédéric Tangy et Jean-Nicolas Tournier, éd. Odile Jacob, 21,90 euros.Corvidés instituts Pasteur

Covid : le climat responsable ?

Covid : le climat responsable ?

 

Ce vendredi 5 février, une étude dont rencontrent les Échos explique ainsi que le réchauffement climatique pourrait avoir joué un rôle dans le passage à l’homme du SARS-CoV-2, et augmenté la probabilité de l’apparition de la pandémie que nous connaissons.

En effet, ce sont les chauves-souris qui sont présumées être la source du coronavirus responsable du Covid-19 . Or, pour cette étude parue dans la revue Science of the Total Environment, des chercheurs de l’université de Cambridge ont établi que sur les 100 dernières années, 40 espèces de chauve-souris ont ainsi vu s’étendre les conditions favorables à leur présence dans une zone à cheval sur le sud de la Chine, la Birmanie et le Laos. Cela repose sur des modèles utilisant des données de température et de pluviométrie pour déterminer la localisation du type de végétation constituant l’habitat des chauves-souris.

Un vivier important de coronavirus

Chaque espèce de chauve-souris est en moyenne porteuse de 2,7 coronavirus. Aussi, ce serait une centaine de ces virus différents qui seraient potentiellement en circulation dans cette zone, d’où le SARS-CoV-2 est présumé être originaire. « Nous sommes loin de dire que la pandémie ne serait pas survenue sans le réchauffement climatique. Mais il me semble difficile de dire que cette augmentation du nombre de chauve-souris et des coronavirus qu’elles portent le rende moins probable », a expliqué l’auteur principal Robert Meyer à l’AFP.

La chaîne de transmission exacte du SARS-CoV-2 reste à déterminer , mais le changement climatique et les destructions d’écosystèmes mettent en contact plus fréquent humains et animaux, a estimé le chercheur. « Ce sont les deux faces d’une même pièce, nous pénétrons plus profondément leur habitat et dans le même temps le changement climatique peut pousser les pathogènes vers nous », a ajouté Robert Meyer.

Un facteur parmi d’autres

Plusieurs scientifiques qui n’ont pas participé à l’étude ont souligné que l’apparition de la pandémie avait des ressorts multiples. « Les chercheurs montrent que le changement climatique a pu avoir un impact sur les espèces au Yunnan, mais c’est à plus de 2.000 kilomètres de Wuhan », où l’épidémie est apparue en Chine, a ainsi commenté Paul Valdes, professeur de géographie de l’environnement à l’université de Bristol.

« Le passage (de l’animal à l’homme) est le résultat de mécanismes complexes. Le changement climatique a certainement un rôle en modifiant la localisation des espèces. Mais il se pourrait que l’accroissement de la population humaine et la dégradation des habitats via l’agriculture jouent un rôle plus important », a de son côté relevé Kate Jones, professeure d’écologie et biodiversité au University College de Londres.

Une origine moins précise que l’on ne pensait ?

La publication de cette étude arrive quelques jours après une autre étude de l’Institut Pasteur de Phnom Penh dans laquelle des chercheurs ont établi une très grande similitude entre le SARS-CoV-2 et un virus retrouvé dans des chauves-souris congelées dans un laboratoire cambodgien depuis 2010. Ce coronavirus présent chez des chauves-souris fer à cheval de Shamel présente une similitude de 92,6 % avec le virus responsable de la Covid-19.

Cela ne fait en aucun cas du Cambodge l’origine du coronavirus. Un virus baptisé « RaTG13 » et trouvé dans une chauve-souris de la province chinoise du Yunnan présentait un niveau de correspondance de 96,2 %, plus que le virus cambodgien. En revanche, pour les chercheurs de l’Institut Pasteur, les données qu’ils publient montrent que « les virus liés au Covid-19 se retrouvent dans une zone géographique plus large qu’on ne le pensait jusqu’à maintenant ».

Variants covid: une part de 21% en France

Variants covid: une part de 21% en France

 

Alors que le premier ministre Jean Castex ce jeudi avait annoncé que la part des variants du virus ne dépassait pas 14 % les autorités sanitaires affirme nt que les variants occupent déjà une part de près de 20 %. Normalement d’ailleurs d’après les experts ces variants devraient devenir majoritaires en mars. Et même peut-être avant puisque ces variants progressent de 50 % en une semaine. «Selon Thomas Fatome, le directeur général de la Caisse nationale d’Assurance-Maladie, nous sommes à 19% pour le variant anglais et à 2,3%, en cumul pour les variants sud-africain et brésilien», précise François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes. Des données confirmées par Lionel Barrand, président du Syndicat des jeunes biologistes.

Les 21,3% de variants ont été obtenus par des PCR spécifiques aux variants, au moyen d’une méthode dite de criblage sur 13.555 tests positifs le 3 février. Les analyses ont été réalisées par deux des principaux réseaux de laboratoires de biologie en France, Eurofins et Cerba. De plus, ces chiffres sont extraits de la base de données Sidep où est précisé le poids respectif des variants.

Le 5 février au matin, Daniel Lévy-Bruhl, épidémiologiste à Santé publique France, a estimé que «le poids des variants augmente de 50% par semaine». À ce rythme de croissance, les nouveaux variants seront donc majoritaires d’ici 3 semaines dans l’Hexagone, si aucune nouvelle mesure n’est décidée par le gouvernement pour essayer d’enrayer la progression de l’épidémie.

Covid : toujours très haut niveau

Covid : toujours très haut niveau

La moyenne mobile sur sept jours des nouveaux cas quotidiens, qui égalise les irrégularités de signalement quotidien, s’élève désormais à 20515, un sommet depuis le 23 novembre.

Le nombre de personnes traitées dans les unités de soins intensifs (USI) pour la maladie a de nouveau augmenté, à 3228, passant au-dessus du seuil de 3200 pour la première fois depuis le 6 décembre.

Le total cumulé des cas en France a atteint 3 201 461, le sixième plus élevé au monde.

Le nombre de morts de COVID a augmenté de 455, à 76512, le septième le plus élevé au monde, contre une moyenne mobile de près de deux mois sur sept jours de 431.

Royaume-Uni : le masque covid pour masquer l’échec économique de Johnson

Royaume-Uni : le masque covid  pour masquer l’échec économique de Johnson

 

Pour Sylvie Bermann, ancienne ambassadeur au Royaume-Uni, le Premier ministre britannique a caché son échec économique derrière le masque du virus. ( Interview l’Opinion)

 

 

Successivement ambassadeur en Chine, au Royaume-Uni et en Russie, Sylvie Bermann vient de publier Goodbye Britannia, Le Royaume-Uni au défi du Brexit aux éditions Stock (260 pages, 19,50 euros).

Etes-vous surprise par les premières anicroches entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, notamment sur les vaccins ?

Non, pas du tout ! Le Brexit est un divorce douloureux après plus de quarante-sept ans de vie commune. Aujourd’hui, l’obsession de Boris Johnson est de prouver que la sortie de l’UE est bénéfique pour les Britanniques. Moyennant quoi, il explique que tout ce qui va mal est la faute du coronavirus et que tout ce qui va bien – c’est-à-dire la politique de vaccination – est grâce au Brexit. La réalité, c’est que le Brexit a des effets négatifs pour le Royaume-Uni et que ce type d’anicroche devait se produire. Ce qui a été négocié n’est pas un bon accord pour le Royaume-Uni. Les pêcheurs britanniques qui avaient pratiquement tous voté pour la sortie de l’UE sont furieux et accusent les Brexiters de leur avoir menti alors que leurs poissons et leurs fruits de mer sont en train de pourrir sur les quais. D’autres découvrent toute la paperasserie et la bureaucratie générées par le Brexit. Beaucoup d’entreprises sont encouragées à ouvrir bureaux et filiales sur le continent. Près de 800 000 personnes, dont nombre d’Européens, ont quitté le pays et les prix de l’immobilier ont baissé à Londres… C’est moins bien qu’avant !

Quant au comportement d’AstraZeneca qui explique ses retards par le fait que Bruxelles a contracté trois mois plus tard que Londres, il est problématique. Quand il y a un accord, on s’y tient quel qu’en soit le prix. Je comprends que la Commission européenne ait réagi très vivement compte tenu de la pénurie de vaccins. Maintenant, elle a fait une erreur en évoquant le recours à l’article 16 du protocole nord-irlandais (ce qui lui aurait permis de bloquer les exportations de doses produites par le groupe pharmaceutique sur le territoire de l’UE transitant par l’Irlande du Nord) sans en parler à Dublin. Ce que Londres n’a pas manqué de monter en épingle pour des raisons politiques. C’était une erreur vite reconnue par Ursula von der Leyen. Il y aura d’autres incidents de ce type d’autant que la pandémie ajoute un aspect très émotif à la situation. Il faut toutefois reconnaître qu’en matière de vaccins, ils ont mieux géré l’affaire que nous.

Que pensez-vous du refus de Londres d’accorder le statut d’ambassadeur au représentant de l’UE au Royaume-Uni ?

C’est totalement scandaleux parce que tous les pays y compris la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui pourraient être les plus réticents, ont accepté d’accorder le statut d’ambassadeur au représentant européen. Et quand les Britanniques étaient membres de l’UE, ils soutenaient ce statut dans le monde. C’est une mauvaise manière et c’est tout à fait mesquin.

« La seule chose qui sauvera Boris Johnson cette année, c’est que son pays va assurer la présidence du G7 et accueillir la Cop-26 sur le changement climatique »

Les réticences d’Emmanuel Macron à l’égard du vaccin d’AstraZeneca ont relancé le « french bashing »…

Il est récurrent. Il a dominé toutes la période de négociation de l’accord sur le Brexit. On revient à ce qu’on disait au Moyen Âge : « always blame the French » ! A l’époque où Angela Merkel avait des positions beaucoup plus dures que les nôtres, c’était quand même la France qui était accusée. Il y a et il y aura toujours des tensions. C’est une relation amour-haine, faite de rivalité et de comparaisons car nous sommes des pays de taille et de statut comparables dans le monde, que cela soit économiquement ou comme membres permanents du conseil de sécurité, puissances nucléaires et pays ayant des capacités de projection militaire. Mais nous avons besoin de continuer à avoir une vraie relation et à échanger avec les Britanniques, notamment dans les domaines de la défense et de la sécurité.

Comment pensez-vous que le Royaume-Uni va pouvoir se placer sur la scène internationale ?

Boris Johnson va continuer à mettre les difficultés du Brexit sous le tapis de la Covid. Il parle de négocier de nouveaux accords commerciaux mais il n’a pas réussi avec les Etats-Unis et « good luck » pour en trouver un avec la Chine ! Adhérer au traité de libre-échange transpacifique comme il l’aspire est purement symbolique. Aujourd’hui, on parle de la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis, avec l’Union européenne comme puissance d’équilibre entre les deux. On ne parle pas du Royaume-Uni. La seule chose qui sauvera Boris Johnson cette année, c’est que son pays va assurer la présidence du G7 et accueillir la Cop-26 sur le changement climatique.

« Bâtir un multilatéralisme plus solidaire face au Covid »….. un appel tardif !

 

 « Bâtir un multilatéralisme plus solidaire face au Covid »….. un appel tardif !

Dans une tribune au « Monde », la chancelière allemande, les présidents français et sénégalais, les dirigeants de l’Union européenne et des Nations Unies appellent à un renforcement de la coopération internationale pour lutter contre la pandémie.

Tribune. Le 8 septembre 2000, 189 pays signaient la déclaration du Millénaire, dessinant les principes de la coopération internationale pour une nouvelle ère de progrès autour d’objectifs communs. Au sortir de la guerre froide, nous avions confiance dans notre capacité à bâtir un ordre multilatéral qui permette de faire face aux grands enjeux de l’époque, comme la faim et l’extrême pauvreté, la dégradation de l’environnement, les maladies et les chocs économiques, et de prévenir les conflits. Au mois de septembre 2015, tous les pays ont de nouveau pris l’engagement de relever ensemble les défis mondiaux par l’intermédiaire du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Notre monde a connu des évolutions contradictoires, conduisant à une augmentation de la richesse à l’échelle planétaire tandis que dans le même temps, les inégalités persistaient ou s’accentuaient. La démocratie a gagné du terrain en parallèle à la résurgence du nationalisme et du protectionnisme. Au cours des dernières décennies, deux crises majeures ont bouleversé nos sociétés et fragilisé nos cadres d’action communs, semant le doute sur notre capacité à surmonter les chocs, à lutter contre leurs causes structurelles et à garantir un avenir meilleur aux générations futures. Elles nous ont également rappelé à quel point nos destins sont liés.

Pour préparer l’avenir, nous devons apporter des réponses inédites et ambitieuses aux crises les plus graves. La crise que nous traversons actuellement peut, nous en sommes convaincus, être l’occasion de forger un nouveau consensus au service d’un ordre international fondé sur le multilatéralisme et l’état de droit grâce à une coopération efficace, à la solidarité et à la concertation. Dans cet esprit, nous sommes déterminés à travailler ensemble avec les Nations unies, les organisations régionales, les enceintes internationales comme le G7 et le G20 et des coalitions ad hoc pour relever les défis mondiaux d’aujourd’hui et de demain.

Etendre l’accès aux tests, aux traitements et aux vaccins

L’urgence est d’abord sanitaire. La crise du Covid-19 met à l’épreuve la solidarité internationale comme jamais auparavant. Elle nous a rappelé une évidence : face à une pandémie, la chaîne de notre sécurité sanitaire est aussi solide que son maillon le plus faible. Partout, le Covid-19 menace la population et l’économie.

Cette pandémie exige une réponse internationale forte et concertée pour étendre rapidement l’accès aux tests, aux traitements et aux vaccins, étant entendu qu’une large couverture vaccinale est un bien public mondial qui doit être accessible à tous à un prix abordable. A cet égard, nous apportons notre soutien plein et entier à l’accélérateur « ACT », dispositif inédit lancé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les partenaires du G20 en avril 2020 pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre le Covid-19.

Gestion Covid: la France critiquée à l’étranger

Gestion Covid: la France critiquée à l’étranger

La France est très critiquée pour sa gestion; en effet ,c’est le septième pays dans le monde où le coronavirus a fait le plus de victimes.

 

Un bilan désastreux, d’après le Lowy Institute, un think-tank australien qui a dévoilé en fin de semaine dernière son «Indice de performance Covid». En se basant sur six critères objectifs (nombre de cas, nombre de décès, nombre de dépistages pour 1 000 habitants…), cet indice compare la réponse sanitaire apportée par 98 pays à travers le monde, pendant les 36 semaines suivant le 100e cas confirmé de coronavirus dans chacun d’entre eux.

 

Outre la Nouvelle-Zélande, classée numéro un pour son contrôle de la pandémie grâce à une fermeture de ses frontières et à des mesures de confinement et de dépistage « rapides et énergiques », le Vietnam, Taïwan, la Thaïlande, Chypre, le Rwanda, l’Islande, l’Australie, la Lettonie et le Sri Lanka figurent parmi les dix premiers pays ayant apporté les meilleures réponses.

Le Brésil arrive en bas du classement (98e), suivi de près par le Mexique, la Colombie, l’Iran et les États-Unis. La France est, quant à elle, 73e sur les 98 pays classés.

Sondage Covid: le non confinement désapprouvé par 52 %

Sondage Covid: le non  confinement désapprouvé par 52 %

 

 

Selon un  sondage Harris Interactive pour LCI, 52 % de la population désapprouvent la décision de non confinement. Par ailleurs, près de 4 Français sur 10 seulement estiment que les dernières mesures annoncées vendredi 29 janvier par Jean Castex seront efficaces sur le plan sanitaire.

 

 

Seulemenet 39% des personnes interrogées estiment que ces nouvelles mesures seront efficaces sur le plan sanitaire. Par comparaison, ils étaient encore 67% à approuver cette stratégie sanitaire à la fin du mois d’octobre, lorsqu’Emmanuel Macron avait annoncé le reconfinement du pays.

Sondage Covid: le non confinement désapprouvé par 52 %

Sondage Covid: le non  confinement désapprouvé par 52 %

 

 

Selon un  sondage Harris Interactive pour LCI, 52 % de la population désapprouvent la décision de non confinement. Par ailleurs, près de 4 Français sur 10 seulement estiment que les dernières mesures annoncées vendredi 29 janvier par Jean Castex seront efficaces sur le plan sanitaire.

 

 

Seulement 39% des personnes interrogées estiment que ces nouvelles mesures seront efficaces sur le plan sanitaire. Par comparaison, ils étaient encore 67% à approuver cette stratégie sanitaire à la fin du mois d’octobre, lorsqu’Emmanuel Macron avait annoncé le reconfinement du pays. 

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