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Covid France 26 mai 2022 : 22 000 contaminations supplémentaires en 24 heures

On enregistre ce mercredi 25 mai 2022 :Covid France 26 mai 2022 : 22 000 contaminations supplémentaires en 24 heures,  148.056 morts au total, +51 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.863 (+4) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 119.193 (+47 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,74 le taux d’incidence à 250,84 et la tension hospitalière à 20,6 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 16.133 (-377) personnes hospitalisées et 1.043 (-29) malades en réanimation.

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.091 (-38) hospitalisées, 320 (-9) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Grand Est : 1.183 (-27) hospitalisés, 79 (-4) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.376 (-27) hospitalisés, 109 (-6) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.646 (-61) hospitalisés, 94 (-3) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.484 (-58) hospitalisé, 95 (-2) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Bretagne: 521 (-19) hospitalisés, 34 (-1) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Normandie : 1.259 (-15) hospitalisés, 31 (-2) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.052 (-30) hospitalisés, 63 (-3) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 292 (-17) hospitalisés, 25 (0) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Occitanie: 1.293 (-31) hospitalisés, , 91 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 707 (-39) hospitalisés, 39 (-1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 643 (-7) hospitalisés, 32 (+2) en réanimation et +3 décès en 24h

Covid France 25 mai 2022 :32 000 cas supplémentaires 24 heures

 

Covid France 25 mai 2022 :32 000 cas supplémentaires 24 heures

 

On enregistre ce mardi 24 mai 2022 : 32 000 cas supplémentaires 24 heures, 148.005 morts au total, +88 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.859 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 119.146 (+88 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,74 le taux d’incidence à 252,71 et la tension hospitalière à 21,2 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 16.510 (-275) personnes hospitalisées et 1.072 (-2) malades en réanimation.

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.129 (-1) hospitalisées, 329 (0) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Grand Est : 1.210 (-19) hospitalisés, 83 (-2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.403 (-34) hospitalisés, 115 (-1) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.707 (-14) hospitalisés, 97 (-1) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.542 (-59) hospitalisé, 97 (+4) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Bretagne: 540 (-27) hospitalisés, 35 (-1) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Normandie : 1.274 (-8) hospitalisés, 33 (-3) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.082 (-9) hospitalisés, 66 (-2) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 309 (-30) hospitalisés, 25 (+1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Occitanie: 1.324 (-53) hospitalisés, , 93 (0) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 746 (0) hospitalisés, 40 (+4) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 650 (-25) hospitalisés, 30 (-2) en réanimation et +7 décès en 24h

Crise Covid: un révélateur de crise mondiale ( Adam Tooze)

 

 Crise Covid: un révélateur de  crise mondiale ( Adam Tooze)

Dans son nouveau livre, « L’Arrêt » (1) (éd. Les Belles Lettres), l’historien de l’université de Columbia (Etats-Unis) signe la suite de son best-seller « Crashed », qui analysait les conséquences de la crise de 2008. Il n’aura fallu qu’une mutation marginale d’un virus dans une ville du centre de la Chine pour achever de remettre en cause un système économique basé sur le néolibéralisme, considère l’historien. ( le « Monde »)

 

Son nouvel ouvrage, « L’Arrêt. Comment le Covid a ébranlé l’économie mondiale » (1), dont la traduction paraît aux éditions Les Belles Lettres, apparaît comme la suite logique de « Crashed », avec toujours la capacité de cet historien – ce qui fait l’attrait de sa recherche – à identifier et synthétiser à travers le flux massif d’informations quotidiennes les tendances lourdes de la marche du monde qu’il reconstitue en un récit vivant et captivant, fourmillant de détails.

Entre 2014 et 2018, l’accumulation de crises avait ébranlé le monde: l’Ukraine, déjà là avec l’annexion de la Crimée par la Russie, la plongée du prix des matières premières, notamment celui du pétrole, la crise des réfugiés syriens, la crise de la dette de la Grèce, celle de la finance en Chine, le Brexit, la victoire de Trump ou encore le surgissement des Gilets jaunes en France. Or, même si, rétrospectivement, certains spécialistes avaient bien alerté sur le risque potentiel d’une pandémie, la propagation du Covid-19 en 2020 a plongé l’auteur comme la majorité de la population mondiale dans « l’incrédulité ».

Qui aurait pu imaginer que durant ces quelques semaines de mars l’économie mondiale allait se retrouver quasiment à l’arrêt, le PIB mondial se contractant de 20%, avec la mise hors service dans la plupart des pays de l’appareil productif et des services, notamment le transport, et le confinement de la majorité de la population mondiale. Outre ses conséquences économiques, le bilan de cette pandémie est lourd. Quelque 6,27 millions de personnes sont mortes, selon le décompte du site Our World in Data.

L’un des premiers enseignements de cette pandémie pour Adam Tooze est que « l’année 2020 a mis en lumière l’extrême dépendance de l’activité économique à la stabilité de son environnement naturel », autrement dit l’anthropocène, cette « transformation de la planète due à la croissance économique capitaliste et qui met en question la séparation de la nature et l’histoire de l’humanité », qui n’est pas seulement un concept mais bien une réalité à prendre en compte. Il a suffi d’une mutation virale marginale dans un microbe à Wuhan, une ville située dans le centre de la Chine, pour stopper net la « mondialisation ». Une perspective qui paraissait proprement inconcevable, tant elle s’était imposée comme un horizon indépassable. Désormais, pour Adam Tooze, cette mondialisation façonnée par « des cadres de pensée de l’âge du néolibéralisme » a vécu, marquant la fin d’une trajectoire dont l’origine remonte aux années 1970. »

Car ce que nous a appris cette pandémie, remarque-t-il, est « que le système monétaire et financier pouvait être réorienté, in extremis, vers le soutien aux marchés et aux ménages, ce qui imposait de poser la question de qui était aidé et comment ». Tout à coup, l’argent n’était plus un problème, « quoi qu’il en coûte », selon la formule d’Emmanuel Macron, car cette crise aura exhibé aux yeux de tous « l’impréparation institutionnelle et l’irresponsabilité organisée des élites économiques et politiques des pays riches », découlant, selon l’auteur, des « interactions entre l’organisation sociale, les intérêts politiques, les lobbies d’affaires et la politique économique (qui) peuvent avoir des conséquences humaines dévastatrices, des services d’urgence aux travailleurs migrants sans droits ».

Si l’impéritie politique est montrée du doigt, Adam Tooze pointe également une sous-estimation quant aux solutions à envisager : « En raison même des limites de nos capacités d’adaptation politiques, sociales et culturelles, nous dépendons en définitive de solutions techno-scientifiques. » Aussi, contrairement au concert de louanges qui a entouré l’apparition de vaccins contre le Covid-19 en à peine un an, il estime que les sommes investies dans la recherche, la production et la distribution – notamment vers les pays qui n’en disposaient pas – des vaccins n’ont représenté qu’une part infime du total que les Etats ont consacré à la lutte contre la crise, alors que c’était pourtant la réponse appropriée et urgente qu’il fallait massivement financer.

Pour l’avenir, il plaide d’ailleurs en faveur de l’augmentation de l’investissement dans la recherche et le développement dans des technologies dans le but de bâtir des économies et des sociétés plus durables et plus résilientes, de façon à pouvoir faire face à des « crises imprévisibles et mobiles » ou alors « nous prendrons de plein fouet le retour de bâton de notre milieu naturel ». Autrement dit, il s’agit « de faire précisément ce qui est habituellement qualifié d’irréaliste et balayé avec mépris d’un revers de la main » par les décideurs politiques.

Car au delà des perturbations des chaînes logistiques, qui ont focalisé l’attention lors de la la reprise économique de 2021, l’historien montre que cette crise a révélé les conséquences des « politiques de démolition des services publics menées depuis des dizaines d’années au nom de la performance et de l’efficacité, qu’il s’agisse des systèmes de santé, de l’école et des services sociaux ». Ces politiques qui étaient créatrices d’inégalités, déjà mises en évidence en 2008 et qui n’avaient toujours pas été réglées en 2021, malgré « les efforts faits par les élites mondiales pour contenir la crise », ironise l’auteur.

Pourtant l’élection aux Etats-Unis de Joe Biden qui disait vouloir « unir et mobiliser le pays pour répondre aux grands défis de notre temps: la crise climatique et les ambitions d’une Chine autocratique » en promettant des plans de relance keynésiens de centaines de milliards de dollars d’argent public ciblant les infrastructures et le soutien des ménages modestes et à la classe moyenne américaine lui semblaient aller dans le bon sens. Mais ils arrivent trop tard, juge Adam Tooze. « Le Green New Deal était brillamment d’actualité. Mais il partait de l’idée que la menace la plus urgente de l’anthropocène était le climat. Et il a été, lui aussi, dépassé, débordé par la pandémie. Ces révisions n’impliquent pas l’absence de tout principe directeur intellectuel ou politique. Elles sont seulement une ouverture à la mesure des temps dans lesquels nous vivions », écrit-il.

Non pas que la pandémie ait favorisé un repli sur le cadre national, comme on a pu le penser avec le retour sur le devant de la scène d’un besoin de souveraineté, en réalité du protectionnisme et de la fermeture des frontières pour certains politiques. L’auteur montre au contraire combien la crise sanitaire et sa gestion ont mis en évidence l’imbrication de chaque pays dans le système des relations internationales et de la circulation des biens et des individus. En revanche, ce qui n’existe plus, c’est un monde unipolaire dominé par les Etats-Unis auquel l’ascension de la Chine avait déjà mis un terme. « Le nouvel âge de la globalisation produit une multipolarité centrifuge », avec une prolifération de grandes puissances régionales qui multiplient les alliances ou les oppositions de façon mouvante. A l’exemple du Moyen-Orient, où s’affrontent deux camps, l’un soutenu par l’Arabie Saoudite et l’autre par l’Iran, où la Turquie joue sa propre partition. Ou bien encore dans la remise en cause par Pékin de l’accord global sur les investissements (AGI) signé au bout de 7 ans de négociations entre la Chine et l’Union européenne, en raison de la critique par des eurodéputés du traitement à l’égard de la minorité des Ouïghours. Toutefois, l’imbrication entre l’UE et la Chine est trop avancée, selon l’historien, pour en rester là, d’autant que la Chine « joue un rôle central dans les nouvelles technologies de la transition énergétique ». En 2020, la Chine était la première destination des investissements internationaux, rappelle-t-il.

Quant aux Etats-Unis, même si leur rôle dominant a été remis en cause, ils occupent une place centrale dans l’économie de la planète. « L’équilibre de l’économie mondiale dépend du quadrilatère qui relie le marché du travail américain, le marché obligataire américain, la politique budgétaire du gouvernement américain et les interventions de la Fed », souligne Adam Tooze. La banque centrale est d’ailleurs l’institution qui prend de plus en plus de poids dans nos économies modernes. « Ces interventions massives ont été motivées par la fragilité et les inégalités d’une dynamique de croissance alimentée par la dette. Ce qui a donné une place centrale aux banquiers centraux dans le combat contre la crise, c’est le vide créé par la démolition des syndicats, par l’absence de pression inflationniste et, plus généralement, par l’absence de tout défi anti-systématique. »

Toutefois, les banquiers centraux du XXIe siècle ne sont pas comme des keynésiens de l’après-guerre mais plutôt comme des conservateurs bismarckiens du XIXe siècle pour qui « tout doit changer pour que rien ne change », ironise l’auteur qui rappelle que « le 27 janvier 2021, quand on lui demanda, dans une conférence de presse, s’il pensait qu’il y avait un risque d’inflation, Jay Powell (président de la Fed) eut cette réponse remarquable : »Franchement, nous aimerions une inflation légèrement supérieure (…) L’inflation problématique avec laquelle des gens comme moi ont grandi ensemble semble loin de nous et assez improbable dans le contexte extérieur et extérieur dans lequel nous sommes depuis déjà longtemps. » »

A peine un an plus tard, cette prophétie a été démentie rappelant à Jay Powell ses années de jeunesse. Le taux d’inflation qui est au plus haut depuis 40 ans, obligeant la Fed à remonter ses taux ce qui ne va pas être sans conséquence pour « les marchés émergents (qui) sont devenus des noyaux centraux du système globalisé de la finance dollarisée », et pour l’économie mondiale plus largement.

Cette montée inflationniste qui se répand à travers la planète à laquelle s’ajoute la guerre en Ukraine et la transformation de la Russie en État paria, au moins aux yeux des Occidentaux, représente des risques que Tooze ne traite pas dans son ouvrage, achevé avant. Mais la leçon de « L’Arrêt » reste d’actualité : « Que nous le fassions ou non, pour le meilleur et pour le pire, il ne nous sera pas possible d’échapper au fait que « des choses énormes » vont arriver. La continuation du statu quo est la seule option que nous n’ayons pas », alerte-t-il.

L’auteur suggère pour s’y préparer de se mettre à l’écoute d’autres voix pour comprendre ces crises qui arrivent. Par exemple, celle de Chen Yixin, proche conseiller de Xi Jinping, dont la théorie des « six effets » sur les convergences des crises est bien plus pertinente et plus éclairante selon lui que « le concept de polycrise de l’Union européenne ou l’obsession solipsiste des Etats-Unis pour leur propre de récit national ».

Dans un texte de 2019, Chen Yixin proposait en effet une approche dite des « six effets » pour répondre aux questions suivantes : « comment les risques se conjuguent-ils? Comment les risques économiques et financiers se transforment-ils en risques politiques et sociaux? Comment les « risques du cyber-espace » finissent-ils par se traduire par des « risques sociaux réels »? Comment des risques intérieurs deviennent-ils intérieurs? »

On ignore si la gestion des futures crises pourra trouver une solution dans cette théorie de ces « six effets ». Pour le moment, le conseiller de Xi Jinping, secrétaire général de la Commission des Affaires politiques et légales, s’est surtout fait remarquer par sa « campagne de rectification » visant à purger l’appareil du parti communiste chinois des éléments qui mettent en doute la ligne du président à vie.

______

(1) Adam Tooze « L’Arrêt. Comment le Covid a ébranlé l’économie mondiale », éditions Les Belles Lettres, 2022 (2021), traduit de l’anglais par Christophe Jacquet, 410 pages.

(2) Adam Tooze « Crashed. Comment une décennie de crise financière a changé le monde », éditions Les Belles Lettres, 2018, traduit de l’anglais par Leslie Talaga et Raymond Clarinard, 766 pages, 25,90 euros.

Covid France 24 mai 2022 : 4386 cas nouveaux

Covid France 24 mai 2022 : 4386 cas nouveaux
On enregistre ce lundi 23 mai 2022, 147.917 morts au total et +4.386 nouveaux cas confirmés en 24h.

En France, le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de Covid-19, fait état d’au moins 1.194.827 cas confirmés soit +4.386 en 24h.

On recense ce lundi 23 mai 2022 : 147.917 morts au total, +82 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.859 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 119.058 (+82 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,75 le taux d’incidence à 260,30 et la tension hospitalière à 21,2 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 16.785 (-156) personnes hospitalisées et 1.074 (-7) malades en réanimation.

Bilan des régions:

  • Ile-de-France : 4.130 (-34) hospitalisées, 329 (-5) en réanimation et +11 décès en 24h
  • Grand Est : 1.229 (-36) hospitalisés, 85 (+2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.437 (-2) hospitalisés, 116 (-1) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.721 (-39) hospitalisés, 98 (+3) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.601 (-22) hospitalisé, 93 (-5) en réanimation et +16 décès en 24h
  • Bretagne: 567 (-7) hospitalisés, 36 (+1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Normandie : 1.282 (-1) hospitalisés, 36 (+1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.091 (-11) hospitalisés, 68 (-5) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 339 (+3) hospitalisés, 24 (+2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Occitanie: 1.377 (0) hospitalisés, , 93 (+1) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 746 (-11) hospitalisés, 36 (-1) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 675 (-14) hospitalisés, 32 (-3) en réanimation et +2 décès en 24h

 

Covid France 23 mai 2022: +16.965 nouveaux cas confirmés en 24h.

Covid France 23 mai 2022: +16.965 nouveaux cas confirmés en 24h.

On enregistre dimanche 22 mai 2022 :  +16.965 nouveaux cas confirmés en 24h, 147.785 morts au total, +3 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.859 (+3) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 118.926 (0 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,75 le taux d’incidence à 272,67 et la tension hospitalière à 21,6 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 17.141 (-390) personnes hospitalisées et 1.095 (-20) malades en réanimation.

Bilan des  régions françaises:

  • Ile-de-France : 4.168 (-97) hospitalisées, 331 (+6) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Grand Est : 1.291 (-37) hospitalisés, 85 (-5) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.474 (-34) hospitalisés, 117 (+2) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.770 (-12) hospitalisés, 95 (-2) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.639 (-26) hospitalisé, 99 (+1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Bretagne: 582 (-8) hospitalisés, 37 (+1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Normandie : 1.309 (-57) hospitalisés, 36 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.131 (-10) hospitalisés, 76 (-4) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 350 (-16) hospitalisés, 25 (-1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Occitanie: 1.385 (-51) hospitalisés, , 93 (-8) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 758 (-17) hospitalisés, 39 (-3) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 701 (-10) hospitalisés, 37 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h

Crise sanitaire Covid: révélateur de crise mondiale ( Adam Tooze)

 Crise sanitaire Covid: révélateur de  crise mondiale ( Adam Tooze)

Dans son nouveau livre, « L’Arrêt » (1) (éd. Les Belles Lettres), l’historien de l’université de Columbia (Etats-Unis) signe la suite de son best-seller « Crashed », qui analysait les conséquences de la crise de 2008. Il n’aura fallu qu’une mutation marginale d’un virus dans une ville du centre de la Chine pour achever de remettre en cause un système économique basé sur le néolibéralisme, considère l’historien. ( le « Monde »)

 

Son nouvel ouvrage, « L’Arrêt. Comment le Covid a ébranlé l’économie mondiale » (1), dont la traduction paraît aux éditions Les Belles Lettres, apparaît comme la suite logique de « Crashed », avec toujours la capacité de cet historien – ce qui fait l’attrait de sa recherche – à identifier et synthétiser à travers le flux massif d’informations quotidiennes les tendances lourdes de la marche du monde qu’il reconstitue en un récit vivant et captivant, fourmillant de détails.

Entre 2014 et 2018, l’accumulation de crises avait ébranlé le monde: l’Ukraine, déjà là avec l’annexion de la Crimée par la Russie, la plongée du prix des matières premières, notamment celui du pétrole, la crise des réfugiés syriens, la crise de la dette de la Grèce, celle de la finance en Chine, le Brexit, la victoire de Trump ou encore le surgissement des Gilets jaunes en France. Or, même si, rétrospectivement, certains spécialistes avaient bien alerté sur le risque potentiel d’une pandémie, la propagation du Covid-19 en 2020 a plongé l’auteur comme la majorité de la population mondiale dans « l’incrédulité ».

Qui aurait pu imaginer que durant ces quelques semaines de mars l’économie mondiale allait se retrouver quasiment à l’arrêt, le PIB mondial se contractant de 20%, avec la mise hors service dans la plupart des pays de l’appareil productif et des services, notamment le transport, et le confinement de la majorité de la population mondiale. Outre ses conséquences économiques, le bilan de cette pandémie est lourd. Quelque 6,27 millions de personnes sont mortes, selon le décompte du site Our World in Data.

L’un des premiers enseignements de cette pandémie pour Adam Tooze est que « l’année 2020 a mis en lumière l’extrême dépendance de l’activité économique à la stabilité de son environnement naturel », autrement dit l’anthropocène, cette « transformation de la planète due à la croissance économique capitaliste et qui met en question la séparation de la nature et l’histoire de l’humanité », qui n’est pas seulement un concept mais bien une réalité à prendre en compte. Il a suffi d’une mutation virale marginale dans un microbe à Wuhan, une ville située dans le centre de la Chine, pour stopper net la « mondialisation ». Une perspective qui paraissait proprement inconcevable, tant elle s’était imposée comme un horizon indépassable. Désormais, pour Adam Tooze, cette mondialisation façonnée par « des cadres de pensée de l’âge du néolibéralisme » a vécu, marquant la fin d’une trajectoire dont l’origine remonte aux années 1970. »

Car ce que nous a appris cette pandémie, remarque-t-il, est « que le système monétaire et financier pouvait être réorienté, in extremis, vers le soutien aux marchés et aux ménages, ce qui imposait de poser la question de qui était aidé et comment ». Tout à coup, l’argent n’était plus un problème, « quoi qu’il en coûte », selon la formule d’Emmanuel Macron, car cette crise aura exhibé aux yeux de tous « l’impréparation institutionnelle et l’irresponsabilité organisée des élites économiques et politiques des pays riches », découlant, selon l’auteur, des « interactions entre l’organisation sociale, les intérêts politiques, les lobbies d’affaires et la politique économique (qui) peuvent avoir des conséquences humaines dévastatrices, des services d’urgence aux travailleurs migrants sans droits ».

Si l’impéritie politique est montrée du doigt, Adam Tooze pointe également une sous-estimation quant aux solutions à envisager : « En raison même des limites de nos capacités d’adaptation politiques, sociales et culturelles, nous dépendons en définitive de solutions techno-scientifiques. » Aussi, contrairement au concert de louanges qui a entouré l’apparition de vaccins contre le Covid-19 en à peine un an, il estime que les sommes investies dans la recherche, la production et la distribution – notamment vers les pays qui n’en disposaient pas – des vaccins n’ont représenté qu’une part infime du total que les Etats ont consacré à la lutte contre la crise, alors que c’était pourtant la réponse appropriée et urgente qu’il fallait massivement financer.

Pour l’avenir, il plaide d’ailleurs en faveur de l’augmentation de l’investissement dans la recherche et le développement dans des technologies dans le but de bâtir des économies et des sociétés plus durables et plus résilientes, de façon à pouvoir faire face à des « crises imprévisibles et mobiles » ou alors « nous prendrons de plein fouet le retour de bâton de notre milieu naturel ». Autrement dit, il s’agit « de faire précisément ce qui est habituellement qualifié d’irréaliste et balayé avec mépris d’un revers de la main » par les décideurs politiques.

Car au delà des perturbations des chaînes logistiques, qui ont focalisé l’attention lors de la la reprise économique de 2021, l’historien montre que cette crise a révélé les conséquences des « politiques de démolition des services publics menées depuis des dizaines d’années au nom de la performance et de l’efficacité, qu’il s’agisse des systèmes de santé, de l’école et des services sociaux ». Ces politiques qui étaient créatrices d’inégalités, déjà mises en évidence en 2008 et qui n’avaient toujours pas été réglées en 2021, malgré « les efforts faits par les élites mondiales pour contenir la crise », ironise l’auteur.

Pourtant l’élection aux Etats-Unis de Joe Biden qui disait vouloir « unir et mobiliser le pays pour répondre aux grands défis de notre temps: la crise climatique et les ambitions d’une Chine autocratique » en promettant des plans de relance keynésiens de centaines de milliards de dollars d’argent public ciblant les infrastructures et le soutien des ménages modestes et à la classe moyenne américaine lui semblaient aller dans le bon sens. Mais ils arrivent trop tard, juge Adam Tooze. « Le Green New Deal était brillamment d’actualité. Mais il partait de l’idée que la menace la plus urgente de l’anthropocène était le climat. Et il a été, lui aussi, dépassé, débordé par la pandémie. Ces révisions n’impliquent pas l’absence de tout principe directeur intellectuel ou politique. Elles sont seulement une ouverture à la mesure des temps dans lesquels nous vivions », écrit-il.

Non pas que la pandémie ait favorisé un repli sur le cadre national, comme on a pu le penser avec le retour sur le devant de la scène d’un besoin de souveraineté, en réalité du protectionnisme et de la fermeture des frontières pour certains politiques. L’auteur montre au contraire combien la crise sanitaire et sa gestion ont mis en évidence l’imbrication de chaque pays dans le système des relations internationales et de la circulation des biens et des individus. En revanche, ce qui n’existe plus, c’est un monde unipolaire dominé par les Etats-Unis auquel l’ascension de la Chine avait déjà mis un terme. « Le nouvel âge de la globalisation produit une multipolarité centrifuge », avec une prolifération de grandes puissances régionales qui multiplient les alliances ou les oppositions de façon mouvante. A l’exemple du Moyen-Orient, où s’affrontent deux camps, l’un soutenu par l’Arabie Saoudite et l’autre par l’Iran, où la Turquie joue sa propre partition. Ou bien encore dans la remise en cause par Pékin de l’accord global sur les investissements (AGI) signé au bout de 7 ans de négociations entre la Chine et l’Union européenne, en raison de la critique par des eurodéputés du traitement à l’égard de la minorité des Ouïghours. Toutefois, l’imbrication entre l’UE et la Chine est trop avancée, selon l’historien, pour en rester là, d’autant que la Chine « joue un rôle central dans les nouvelles technologies de la transition énergétique ». En 2020, la Chine était la première destination des investissements internationaux, rappelle-t-il.

Quant aux Etats-Unis, même si leur rôle dominant a été remis en cause, ils occupent une place centrale dans l’économie de la planète. « L’équilibre de l’économie mondiale dépend du quadrilatère qui relie le marché du travail américain, le marché obligataire américain, la politique budgétaire du gouvernement américain et les interventions de la Fed », souligne Adam Tooze. La banque centrale est d’ailleurs l’institution qui prend de plus en plus de poids dans nos économies modernes. « Ces interventions massives ont été motivées par la fragilité et les inégalités d’une dynamique de croissance alimentée par la dette. Ce qui a donné une place centrale aux banquiers centraux dans le combat contre la crise, c’est le vide créé par la démolition des syndicats, par l’absence de pression inflationniste et, plus généralement, par l’absence de tout défi anti-systématique. »

Toutefois, les banquiers centraux du XXIe siècle ne sont pas comme des keynésiens de l’après-guerre mais plutôt comme des conservateurs bismarckiens du XIXe siècle pour qui « tout doit changer pour que rien ne change », ironise l’auteur qui rappelle que « le 27 janvier 2021, quand on lui demanda, dans une conférence de presse, s’il pensait qu’il y avait un risque d’inflation, Jay Powell (président de la Fed) eut cette réponse remarquable : »Franchement, nous aimerions une inflation légèrement supérieure (…) L’inflation problématique avec laquelle des gens comme moi ont grandi ensemble semble loin de nous et assez improbable dans le contexte extérieur et extérieur dans lequel nous sommes depuis déjà longtemps. » »

A peine un an plus tard, cette prophétie a été démentie rappelant à Jay Powell ses années de jeunesse. Le taux d’inflation qui est au plus haut depuis 40 ans, obligeant la Fed à remonter ses taux ce qui ne va pas être sans conséquence pour « les marchés émergents (qui) sont devenus des noyaux centraux du système globalisé de la finance dollarisée », et pour l’économie mondiale plus largement.

Cette montée inflationniste qui se répand à travers la planète à laquelle s’ajoute la guerre en Ukraine et la transformation de la Russie en État paria, au moins aux yeux des Occidentaux, représente des risques que Tooze ne traite pas dans son ouvrage, achevé avant. Mais la leçon de « L’Arrêt » reste d’actualité : « Que nous le fassions ou non, pour le meilleur et pour le pire, il ne nous sera pas possible d’échapper au fait que « des choses énormes » vont arriver. La continuation du statu quo est la seule option que nous n’ayons pas », alerte-t-il.

L’auteur suggère pour s’y préparer de se mettre à l’écoute d’autres voix pour comprendre ces crises qui arrivent. Par exemple, celle de Chen Yixin, proche conseiller de Xi Jinping, dont la théorie des « six effets » sur les convergences des crises est bien plus pertinente et plus éclairante selon lui que « le concept de polycrise de l’Union européenne ou l’obsession solipsiste des Etats-Unis pour leur propre de récit national ».

Dans un texte de 2019, Chen Yixin proposait en effet une approche dite des « six effets » pour répondre aux questions suivantes : « comment les risques se conjuguent-ils? Comment les risques économiques et financiers se transforment-ils en risques politiques et sociaux? Comment les « risques du cyber-espace » finissent-ils par se traduire par des « risques sociaux réels »? Comment des risques intérieurs deviennent-ils intérieurs? »

On ignore si la gestion des futures crises pourra trouver une solution dans cette théorie de ces « six effets ». Pour le moment, le conseiller de Xi Jinping, secrétaire général de la Commission des Affaires politiques et légales, s’est surtout fait remarquer par sa « campagne de rectification » visant à purger l’appareil du parti communiste chinois des éléments qui mettent en doute la ligne du président à vie.

______

(1) Adam Tooze « L’Arrêt. Comment le Covid a ébranlé l’économie mondiale », éditions Les Belles Lettres, 2022 (2021), traduit de l’anglais par Christophe Jacquet, 410 pages.

(2) Adam Tooze « Crashed. Comment une décennie de crise financière a changé le monde », éditions Les Belles Lettres, 2018, traduit de l’anglais par Leslie Talaga et Raymond Clarinard, 766 pages, 25,90 euros.

Covid France Samedi 21 mai 2022: 24 332 cas supplémentaires en 24 heures

 

 

 +24.332 nouveaux cas confirmés en 24h.

 

On enregistre vendredi 20 mai 2022 : 24 332 cas supplémentaires en 24 heures ,  147.780 morts au total, +65 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.854 (+3) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 118.926 (+62 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,75 le taux d’incidence à 297,64 et la tension hospitalière à 21,6 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 17.141 (-390) personnes hospitalisées et 1.095 (-20) malades en réanimation.

Bilan des régions:

  • Ile-de-France : 4.168 (-97) hospitalisées, 331 (+6) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Grand Est : 1.291 (-37) hospitalisés, 85 (-5) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.474 (-34) hospitalisés, 117 (+2) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.770 (-12) hospitalisés, 95 (-2) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.639 (-26) hospitalisé, 99 (+1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Bretagne: 582 (-8) hospitalisés, 37 (+1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Normandie : 1.309 (-57) hospitalisés, 36 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.131 (-10) hospitalisés, 76 (-4) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 350 (-16) hospitalisés, 25 (-1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Occitanie: 1.385 (-51) hospitalisés, , 93 (-8) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 758 (-17) hospitalisés, 39 (-3) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 701 (-10) hospitalisés, 37 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h

Covid: révélateur de crise mondiale ( Adam Tooze)

 Covid: révélateur de  crise mondiale ( Adam Tooze)

Dans son nouveau livre, « L’Arrêt » (1) (éd. Les Belles Lettres), l’historien de l’université de Columbia (Etats-Unis) signe la suite de son best-seller « Crashed », qui analysait les conséquences de la crise de 2008. Il n’aura fallu qu’une mutation marginale d’un virus dans une ville du centre de la Chine pour achever de remettre en cause un système économique basé sur le néolibéralisme, considère l’historien. ( le « Mond »e)

 

Son nouvel ouvrage, « L’Arrêt. Comment le Covid a ébranlé l’économie mondiale » (1), dont la traduction paraît aux éditions Les Belles Lettres, apparaît comme la suite logique de « Crashed », avec toujours la capacité de cet historien – ce qui fait l’attrait de sa recherche – à identifier et synthétiser à travers le flux massif d’informations quotidiennes les tendances lourdes de la marche du monde qu’il reconstitue en un récit vivant et captivant, fourmillant de détails.

Entre 2014 et 2018, l’accumulation de crises avait ébranlé le monde: l’Ukraine, déjà là avec l’annexion de la Crimée par la Russie, la plongée du prix des matières premières, notamment celui du pétrole, la crise des réfugiés syriens, la crise de la dette de la Grèce, celle de la finance en Chine, le Brexit, la victoire de Trump ou encore le surgissement des Gilets jaunes en France. Or, même si, rétrospectivement, certains spécialistes avaient bien alerté sur le risque potentiel d’une pandémie, la propagation du Covid-19 en 2020 a plongé l’auteur comme la majorité de la population mondiale dans « l’incrédulité ».

Qui aurait pu imaginer que durant ces quelques semaines de mars l’économie mondiale allait se retrouver quasiment à l’arrêt, le PIB mondial se contractant de 20%, avec la mise hors service dans la plupart des pays de l’appareil productif et des services, notamment le transport, et le confinement de la majorité de la population mondiale. Outre ses conséquences économiques, le bilan de cette pandémie est lourd. Quelque 6,27 millions de personnes sont mortes, selon le décompte du site Our World in Data.

L’un des premiers enseignements de cette pandémie pour Adam Tooze est que « l’année 2020 a mis en lumière l’extrême dépendance de l’activité économique à la stabilité de son environnement naturel », autrement dit l’anthropocène, cette « transformation de la planète due à la croissance économique capitaliste et qui met en question la séparation de la nature et l’histoire de l’humanité », qui n’est pas seulement un concept mais bien une réalité à prendre en compte. Il a suffi d’une mutation virale marginale dans un microbe à Wuhan, une ville située dans le centre de la Chine, pour stopper net la « mondialisation ». Une perspective qui paraissait proprement inconcevable, tant elle s’était imposée comme un horizon indépassable. Désormais, pour Adam Tooze, cette mondialisation façonnée par « des cadres de pensée de l’âge du néolibéralisme » a vécu, marquant la fin d’une trajectoire dont l’origine remonte aux années 1970. »

Car ce que nous a appris cette pandémie, remarque-t-il, est « que le système monétaire et financier pouvait être réorienté, in extremis, vers le soutien aux marchés et aux ménages, ce qui imposait de poser la question de qui était aidé et comment ». Tout à coup, l’argent n’était plus un problème, « quoi qu’il en coûte », selon la formule d’Emmanuel Macron, car cette crise aura exhibé aux yeux de tous « l’impréparation institutionnelle et l’irresponsabilité organisée des élites économiques et politiques des pays riches », découlant, selon l’auteur, des « interactions entre l’organisation sociale, les intérêts politiques, les lobbies d’affaires et la politique économique (qui) peuvent avoir des conséquences humaines dévastatrices, des services d’urgence aux travailleurs migrants sans droits ».

Si l’impéritie politique est montrée du doigt, Adam Tooze pointe également une sous-estimation quant aux solutions à envisager : « En raison même des limites de nos capacités d’adaptation politiques, sociales et culturelles, nous dépendons en définitive de solutions techno-scientifiques. » Aussi, contrairement au concert de louanges qui a entouré l’apparition de vaccins contre le Covid-19 en à peine un an, il estime que les sommes investies dans la recherche, la production et la distribution – notamment vers les pays qui n’en disposaient pas – des vaccins n’ont représenté qu’une part infime du total que les Etats ont consacré à la lutte contre la crise, alors que c’était pourtant la réponse appropriée et urgente qu’il fallait massivement financer.

Pour l’avenir, il plaide d’ailleurs en faveur de l’augmentation de l’investissement dans la recherche et le développement dans des technologies dans le but de bâtir des économies et des sociétés plus durables et plus résilientes, de façon à pouvoir faire face à des « crises imprévisibles et mobiles » ou alors « nous prendrons de plein fouet le retour de bâton de notre milieu naturel ». Autrement dit, il s’agit « de faire précisément ce qui est habituellement qualifié d’irréaliste et balayé avec mépris d’un revers de la main » par les décideurs politiques.

Car au delà des perturbations des chaînes logistiques, qui ont focalisé l’attention lors de la la reprise économique de 2021, l’historien montre que cette crise a révélé les conséquences des « politiques de démolition des services publics menées depuis des dizaines d’années au nom de la performance et de l’efficacité, qu’il s’agisse des systèmes de santé, de l’école et des services sociaux ». Ces politiques qui étaient créatrices d’inégalités, déjà mises en évidence en 2008 et qui n’avaient toujours pas été réglées en 2021, malgré « les efforts faits par les élites mondiales pour contenir la crise », ironise l’auteur.

Pourtant l’élection aux Etats-Unis de Joe Biden qui disait vouloir « unir et mobiliser le pays pour répondre aux grands défis de notre temps: la crise climatique et les ambitions d’une Chine autocratique » en promettant des plans de relance keynésiens de centaines de milliards de dollars d’argent public ciblant les infrastructures et le soutien des ménages modestes et à la classe moyenne américaine lui semblaient aller dans le bon sens. Mais ils arrivent trop tard, juge Adam Tooze. « Le Green New Deal était brillamment d’actualité. Mais il partait de l’idée que la menace la plus urgente de l’anthropocène était le climat. Et il a été, lui aussi, dépassé, débordé par la pandémie. Ces révisions n’impliquent pas l’absence de tout principe directeur intellectuel ou politique. Elles sont seulement une ouverture à la mesure des temps dans lesquels nous vivions », écrit-il.

Non pas que la pandémie ait favorisé un repli sur le cadre national, comme on a pu le penser avec le retour sur le devant de la scène d’un besoin de souveraineté, en réalité du protectionnisme et de la fermeture des frontières pour certains politiques. L’auteur montre au contraire combien la crise sanitaire et sa gestion ont mis en évidence l’imbrication de chaque pays dans le système des relations internationales et de la circulation des biens et des individus. En revanche, ce qui n’existe plus, c’est un monde unipolaire dominé par les Etats-Unis auquel l’ascension de la Chine avait déjà mis un terme. « Le nouvel âge de la globalisation produit une multipolarité centrifuge », avec une prolifération de grandes puissances régionales qui multiplient les alliances ou les oppositions de façon mouvante. A l’exemple du Moyen-Orient, où s’affrontent deux camps, l’un soutenu par l’Arabie Saoudite et l’autre par l’Iran, où la Turquie joue sa propre partition. Ou bien encore dans la remise en cause par Pékin de l’accord global sur les investissements (AGI) signé au bout de 7 ans de négociations entre la Chine et l’Union européenne, en raison de la critique par des eurodéputés du traitement à l’égard de la minorité des Ouïghours. Toutefois, l’imbrication entre l’UE et la Chine est trop avancée, selon l’historien, pour en rester là, d’autant que la Chine « joue un rôle central dans les nouvelles technologies de la transition énergétique ». En 2020, la Chine était la première destination des investissements internationaux, rappelle-t-il.

Quant aux Etats-Unis, même si leur rôle dominant a été remis en cause, ils occupent une place centrale dans l’économie de la planète. « L’équilibre de l’économie mondiale dépend du quadrilatère qui relie le marché du travail américain, le marché obligataire américain, la politique budgétaire du gouvernement américain et les interventions de la Fed », souligne Adam Tooze. La banque centrale est d’ailleurs l’institution qui prend de plus en plus de poids dans nos économies modernes. « Ces interventions massives ont été motivées par la fragilité et les inégalités d’une dynamique de croissance alimentée par la dette. Ce qui a donné une place centrale aux banquiers centraux dans le combat contre la crise, c’est le vide créé par la démolition des syndicats, par l’absence de pression inflationniste et, plus généralement, par l’absence de tout défi anti-systématique. »

Toutefois, les banquiers centraux du XXIe siècle ne sont pas comme des keynésiens de l’après-guerre mais plutôt comme des conservateurs bismarckiens du XIXe siècle pour qui « tout doit changer pour que rien ne change », ironise l’auteur qui rappelle que « le 27 janvier 2021, quand on lui demanda, dans une conférence de presse, s’il pensait qu’il y avait un risque d’inflation, Jay Powell (président de la Fed) eut cette réponse remarquable : »Franchement, nous aimerions une inflation légèrement supérieure (…) L’inflation problématique avec laquelle des gens comme moi ont grandi ensemble semble loin de nous et assez improbable dans le contexte extérieur et extérieur dans lequel nous sommes depuis déjà longtemps. »"

A peine un an plus tard, cette prophétie a été démentie rappelant à Jay Powell ses années de jeunesse. Le taux d’inflation qui est au plus haut depuis 40 ans, obligeant la Fed à remonter ses taux ce qui ne va pas être sans conséquence pour « les marchés émergents (qui) sont devenus des noyaux centraux du système globalisé de la finance dollarisée », et pour l’économie mondiale plus largement.

Cette montée inflationniste qui se répand à travers la planète à laquelle s’ajoute la guerre en Ukraine et la transformation de la Russie en État paria, au moins aux yeux des Occidentaux, représente des risques que Tooze ne traite pas dans son ouvrage, achevé avant. Mais la leçon de « L’Arrêt » reste d’actualité : « Que nous le fassions ou non, pour le meilleur et pour le pire, il ne nous sera pas possible d’échapper au fait que « des choses énormes » vont arriver. La continuation du statu quo est la seule option que nous n’ayons pas », alerte-t-il.

L’auteur suggère pour s’y préparer de se mettre à l’écoute d’autres voix pour comprendre ces crises qui arrivent. Par exemple, celle de Chen Yixin, proche conseiller de Xi Jinping, dont la théorie des « six effets » sur les convergences des crises est bien plus pertinente et plus éclairante selon lui que « le concept de polycrise de l’Union européenne ou l’obsession solipsiste des Etats-Unis pour leur propre de récit national ».

Dans un texte de 2019, Chen Yixin proposait en effet une approche dite des « six effets » pour répondre aux questions suivantes : « comment les risques se conjuguent-ils? Comment les risques économiques et financiers se transforment-ils en risques politiques et sociaux? Comment les « risques du cyber-espace » finissent-ils par se traduire par des « risques sociaux réels »? Comment des risques intérieurs deviennent-ils intérieurs? »

On ignore si la gestion des futures crises pourra trouver une solution dans cette théorie de ces « six effets ». Pour le moment, le conseiller de Xi Jinping, secrétaire général de la Commission des Affaires politiques et légales, s’est surtout fait remarquer par sa « campagne de rectification » visant à purger l’appareil du parti communiste chinois des éléments qui mettent en doute la ligne du président à vie.

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(1) Adam Tooze « L’Arrêt. Comment le Covid a ébranlé l’économie mondiale », éditions Les Belles Lettres, 2022 (2021), traduit de l’anglais par Christophe Jacquet, 410 pages.

(2) Adam Tooze « Crashed. Comment une décennie de crise financière a changé le monde », éditions Les Belles Lettres, 2018, traduit de l’anglais par Leslie Talaga et Raymond Clarinard, 766 pages, 25,90 euros.

La Chine s’enfonce dans le piège Covid

La Chine s’enfonce dans le piège Covid

 

 

Paralysée par le dogmatisme du parti communiste, la Chine met son économie en péril. Au nom du dogme zéro Covid, nombre d’activités sont aujourd’hui gelées et la perspective d’une croissance supérieure à 5 % semble remise en cause.Fait nouveau, les Chinois ne se privent plus désormais de protester contre cette politique sanitaire qui les prive d’activité et de liberté.

Alors que Shanghai, la capitale économique du pays, est paralysée depuis début avril, le pouvoir multiplie les gestes pour tenter de soutenir la conjoncture. La stratégie zéro Covid est de plus en plus contestée par les milieux d’affaires, qui s’alarment des menaces que font peser les confinements sur l’activité des entreprises et les chaînes d’approvisionnement.

La Chine a dévoilé lundi ses pires performances économiques depuis deux ans, avec un taux de chômage qui a bondi en avril à 6,1% – proche du record absolu.

Ce ralentissement de l’économie met en péril l’objectif de croissance de 5,5% fixé par Pékin. Nombre d’économistes doutent que le géant asiatique parvienne à son objectif, qui marquerait en Chine la plus faible croissance depuis 1990 hormis 2020, année initiale de la pandémie. « La stabilité de l’économie n’est pas seulement une question économique, mais aussi de stabilité sociale », a averti le Premier ministre chinois Li Keqiang, dans un discours samedi 14 mai.

 

 

Covid France 20 mai 2022 :+27.842 cas en 24h.

Covid France 20 mai 2022 :+27.842 cas en 24h. 

On enregistre ce jeudi 19 mai 2022 :+27.842 cas en 24h,  147.715 morts au total, +67 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.851 (+4) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 118.864 (+63 en 24h). France 20 mai 2022 :

Le taux de reproductivité R est de 0,75 le taux d’incidence à 310,70 et la tension hospitalière à 22,0 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 17.531 (-352) personnes hospitalisées et 1.115 (-34) malades en réanimation.

Bilan des  régions :

  • Ile-de-France : 4.265 (-15) hospitalisées, 325 (-5) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Grand Est : 1.328 (-47) hospitalisés, 90 (-5) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.508 (-37) hospitalisés, 115 (-3) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.782 (-44) hospitalisés, 97 (-2) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.665 (-39) hospitalisé, 98 (+1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Bretagne: 590 (-16) hospitalisés, 36 (+4) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Normandie : 1.366 (-31) hospitalisés, 38 (-7) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.141 (-40) hospitalisés, 80 (-5) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 366 (-44) hospitalisés, 26 (-3) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Occitanie: 1.436 (-28) hospitalisés, , 101 (-5) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 775 (+6) hospitalisés, 42 (+1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 711 (-18) hospitalisés, 39 (-4) en réanimation et +6 décès en 24h

 

Covid France 19 mai 2022 : plus 29 995 cas nouveaux en 24 heures

 

On enregistre ce mercredi 18 mai: plus 29 995 cas nouveaux en 24 heures , 147.648 morts au total, +80 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.847 (+2) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 118.801 (+78 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,75 le taux d’incidence à 331,93 et la tension hospitalière à 22,7 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 17.883 (-407) personnes hospitalisées et 1.149 (-24) malades en réanimation.

Bilan des régions  :

  • Ile-de-France : 4.280 (-18) hospitalisées, 330 (-2) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Grand Est : 1.375 (-20) hospitalisés, 95 (-3) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.545 (-15) hospitalisés, 118 (-5) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.826 (-64) hospitalisés, 99 (-1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.704 (-65) hospitalisé, 97 (-3) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Bretagne: 606 (-67) hospitalisés, 32 (-2) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Normandie : 1.397 (-34) hospitalisés, 45 (0) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.181 (+1) hospitalisés, 85 (-3) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 410 (-13) hospitalisés, 29 (0) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Occitanie: 1.464 (-12) hospitalisés, , 106 (+2) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 769 (-21) hospitalisés, 41 (-2) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 729 (-70) hospitalisés, 43 (+2) en réanimation et +10 décès en 24

Covid France 18 mai 2022 : encore 43 727 cas nouveaux en 24 h

On enregistre mardi 17 mai 2022: Covid France 18 mai 2022 : encore 43 727 cas nouveaux en 24 h 147.568 morts au total et +43.727 nouveaux cas confirmés en 24h.

En France, le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de Covid-19, fait état d’au moins 1.548.935 cas confirmés soit +43.727 en 24h.

On recense ce mardi 17 mai 2022 : 147.568 morts au total, +90 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.845 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 118.723 (+90 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,75 le taux d’incidence à 333,39 et la tension hospitalière à 23,2 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 18.290 (-452) personnes hospitalisées et 1.173 (-26) malades en réanimation.

Bilan des régions françaises  :

  • Ile-de-France : 4.298 (-72) hospitalisées, 332 (+3) en réanimation et +13 décès en 24h
  • Grand Est : 1.395 (-42) hospitalisés, 98 (-8) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.560 (-48) hospitalisés, 123 (-3) en réanimation et +22 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.890 (-58) hospitalisés, 100 (-7) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.769 (-17) hospitalisé, 100 (-1) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Bretagne: 673 (-38) hospitalisés, 34 (-7) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Normandie : 1.431 (-18) hospitalisés, 45 (+1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.180 (-38) hospitalisés, 88 (-5) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 423 (-59) hospitalisés, 29 (-1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Occitanie: 1.476 (-33) hospitalisés, , 104 (0) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 790 (-20) hospitalisés, 43 (-3) en réanimation et 0 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 799 (-2) hospitalisés, 41 (+3) en réanimation et +3 décès en 24h

 

Covid France 17 mai 2022: seulement +5.936 NOUVEAUX CAS

 

  FRANCE CE LUNDI 16 MAI 2022 : seulement +5.936 NOUVEAUX CAS

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On enregistre ce lundi 16 mai 2022, 147.478 morts au total et seulement +5.936 nouveaux cas confirmés en 24h.

En France, le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de Covid-19, fait état d’au moins 1.616.791 cas confirmés soit +5.936 en 24h.

On recense ce lundi 16 mai 2022 : 147.478 morts au total, +126 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.845 (+1) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 118.633 (+125 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,68 le taux d’incidence à 342,50 et la tension hospitalière à 23,7 %. Le taux de positivité est à 15,4 %.

La France compte actuellement 18.742 (-193) personnes hospitalisées et 1.199 (-15) malades en réanimation.

Le bilan des régions françaises  :

  • Ile-de-France : 4.370 (-22) hospitalisées, 329 (-2) en réanimation et +15 décès en 24h
  • Grand Est : 1.437 (-39) hospitalisés, 106 (-4) en réanimation et +20 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.608 (-38) hospitalisés, 126 (-6) en réanimation et +19 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.948 (-38) hospitalisés, 107 (-1) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.786 (+25) hospitalisé, 101 (-1) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Bretagne: 711 (+5) hospitalisés, 41 (-1) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Normandie : 1.449 (-27) hospitalisés, 44 (-3) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.218 (+19) hospitalisés, 93 (+8) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 482 (-61) hospitalisés, 30 (0) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Occitanie: 1.509 (+2) hospitalisés, , 104 (-1) en réanimation et +11 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 810 (-22) hospitalisés, 46 (-2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 801 (-5) hospitalisés, 38 (0) en réanimation et +7 décès en 24h

Covid: De nouveaux variants en Europe

Covid: De nouveaux variants en Europe

Les sous-variants d’Omicron BA.4 et BA.5 qui se développent surtout actuellement en Afrique du Sud pourraient éventuellement atteindre l’Europe à la fin de l’été.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) appelle donc  les Etats européens à surveiller de près l’émergence des sous-variants d’Omicron BA.4 et BA.5, dans un communiqué publié samedi 14 mai. « La proportion dans l’Union européenne est actuellement faible », précise le texte, « mais ils deviendront dominants dans les mois à venir », ce qui pourrait entraîner potentiellement « une augmentation significative du nombre de cas ». A ce stade, l’ECDC ne dispose pas d’éléments suggérant une augmentation de la gravité des cas de Covid-19 induits par ces sous-variants par rapport aux lignées précédentes.

 

Identifiés à la fin de l’année 2021, BA.4 et BA.5 sont désormais majoritaires en Afrique du Sud. Ils pourraient désormais s’imposer en Europe. « L’Institut national portugais de la santé a estimé que BA.5 représentait environ 37% des cas positifs au 8 mai 2022″, relève l’ECDC, qui ajoute que ce sous-variant devrait devenir dominant dans le pays d’ici le 22 mai. Leur avantage compétitif « est probablement dû à leur capacité à échapper à la protection immunitaire induite par une infection et/ou une vaccination antérieures, en particulier si celle-ci a diminué avec le temps ».

En France, le sous-variant BA.2 d’Omicron est toujours largement dominant, selon Santé publique France (SPF), avec 99% des séquences de la dernière enquête. Mais BA.4 et BA.5 ont déjà été détectés dans l’Hexagone et font l’objet d’« une surveillance renforcée », écrit l’agence sanitaire dans son bulletin épidémiologique du 5 mai. SPF précisait qu’au « 2 mai 2022, deux cas de BA.4 et six cas de BA.5 (avaient) été confirmés en France et (étaient) en cours d’investigation ».

Covid France 16 mai 2022: 22 844 cas supplémentaires en 24 heures

 

On enregistre ce dimanche 15 mai 2022 : 22 844 cas supplémentaires en 24 heures,  147.275 morts au total, +7 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.844 (+7) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 118.431 (0 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,68 le taux d’incidence à 354,17 et la tension hospitalière à 24,4 %. Le taux de positivité est à 16,7 %.

La France compte actuellement 19.272 (-490) personnes hospitalisées et 1.233 (-59) malades en réanimation.

Selon les données de Santé Publique France, Découvrez le bilan des différentes régions françaises et leur évolution :

  • Ile-de-France : 4.421 (-56) hospitalisées, 343 (-24) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Grand Est : 1.482 (-39) hospitalisés, 111 (-1) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.690 (-32) hospitalisés, 134 (+2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.009 (-149) hospitalisés, 110 (-5) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.782 (-55) hospitalisé, 102 (+1) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Bretagne: 737 (-16) hospitalisés, 43 (-1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Normandie : 1.540 (-61) hospitalisés, 44 (-13) en réanimation et +13 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.184 (+4) hospitalisés, 84 (-1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 648 (0) hospitalisés, 31 (-4) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Occitanie: 1.514 (-39) hospitalisés, , 107 (-1) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 839 (-5) hospitalisés, 47 (-5) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 826 (-40) hospitalisés, 43 (-3) en réanimation et +9 décès en 24h

147.275 morts au total, +7 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.844 (+7) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 118.431 (0 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,68 le taux d’incidence à 354,17 et la tension hospitalière à 24,4 %. Le taux de positivité est à 16,7 %.

La France compte actuellement 19.272 (-490) personnes hospitalisées et 1.233 (-59) malades en réanimation.

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.421 (-56) hospitalisées, 343 (-24) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Grand Est : 1.482 (-39) hospitalisés, 111 (-1) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.690 (-32) hospitalisés, 134 (+2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.009 (-149) hospitalisés, 110 (-5) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.782 (-55) hospitalisé, 102 (+1) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Bretagne: 737 (-16) hospitalisés, 43 (-1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Normandie : 1.540 (-61) hospitalisés, 44 (-13) en réanimation et +13 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.184 (+4) hospitalisés, 84 (-1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 648 (0) hospitalisés, 31 (-4) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Occitanie: 1.514 (-39) hospitalisés, , 107 (-1) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 839 (-5) hospitalisés, 47 (-5) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 826 (-40) hospitalisés, 43 (-3) en réanimation et +9 décès en 24h

Covid France 15 mai 2022: +30.459 cas supplémentaires en 24h.

cas confirmés soit +30.459 en 24h.

On recense ce samedi 14 mai 2022 : 147.268 morts au total, +11 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.837 (+11) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 118.431 (0 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,68 le taux d’incidence à 365,17 et la tension hospitalière à 24,4 %. Le taux de positivité est à 16,9 %.

La France compte actuellement 19.272 (-490) personnes hospitalisées et 1.233 (-59) malades en réanimation.

Bilan des régions

  • Ile-de-France : 4.421 (-56) hospitalisées, 343 (-24) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Grand Est : 1.482 (-39) hospitalisés, 111 (-1) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.690 (-32) hospitalisés, 134 (+2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.009 (-149) hospitalisés, 110 (-5) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.782 (-55) hospitalisé, 102 (+1) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Bretagne: 737 (-16) hospitalisés, 43 (-1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Normandie : 1.540 (-61) hospitalisés, 44 (-13) en réanimation et +13 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.184 (+4) hospitalisés, 84 (-1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 648 (0) hospitalisés, 31 (-4) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Occitanie: 1.514 (-39) hospitalisés, , 107 (-1) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 839 (-5) hospitalisés, 47 (-5) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 826 (-40) hospitalisés, 43 (-3) en réanimation et +9 décès en 24h

 

Covid: Nouvelle vague en Afrique du Sud

Covid: Nouvelle vague en Afrique du Sud

 

 

Les contaminations au Covid-19 repartent à la hausse en Afrique du Sud. Une reprise épidémique due à des sous-variants d’Omicron nommé BA4 et BA5, c’est donc la cinquième vague.

Pour l’heure, il n’y a pas de risque que l’épidémie reprennent en France à cause des variants BA4 et BA5, pour plusieurs raisons. D’abord, ces sous-variants d’Omicron sont présents dans le pays depuis fin décembre et n’ont pas pris le dessus sur BA2. Selon les autorités, deux contaminations à BA4 et BA5 ont été recensées.

Cependant les  scientifiques n’écartent pas une reprise épidémique, avec des sous-variants d’Omicron ou avec un nouveau variant, probablement à

Combien de victimes Covid dans le Monde ?

Combien de victimes Covid dans le Monde ?

 

 

Le JDD ente d’évaluer le nombre de victimes de la crise sanitaire. En réalité on ne connaîtra jamais le nombre précis en raison de problèmes méthodologiques mais aussi de la censure politique sur un élément central de la vie sociétale

 

 

Alors que la France, l’Italie et l’Espagne subissaient une déferlante épidémique, nos voisins allemands semblaient avoir trouvé la formule miracle pour résister au Covid-19 . On admirait leur volume de tests, on louait les vertus organisationnelles de leur système décentralisé et on s’ébahissait de leur nombre de lits de réanimation. En miroir, le système sanitaire français paraissait totalement archaïque.

Et puis, progressivement, on va découvrir l’imposture de toutes ces conclusions : les Allemands testent finalement beaucoup moins que les Français, la cohabitation entre la chancellerie et les Länder paralyse toute décision et les lits de réa manquent singulièrement de bras. Au bilan, les vagues suivantes en Allemagne seront aussi fulgurantes, sinon plus, qu’en France. Durant cette crise sanitaire, se comparer aux autres pays aura été un sport national, mais sûrement pas une science exacte.

 

Si le « modèle allemand » n’en était pas un, se pourrait-il que la France apparaisse finalement comme un modèle de gestion de la pandémie ? C’est l’étonnante conclusion d’une étude de l’OMS sur l’excès de mortalité associé au Covid-19, destinée à trancher une bonne fois pour toutes le bilan humain de la pandémie, pays par pays. La France apparaît parmi les meilleurs pays européens, avec un bilan de 125 décès pour 100 000 habitants pour les années 2020 et 2021, contre 266 pour l’Italie, 222 pour l’Espagne… ou 233 pour l’Allemagne. Autrement dit, la France aurait eu deux fois moins de morts Covid que ses voisins proches. Encore plus surprenant, deux pays honnis des défenseurs de la rigueur sanitaire obtiennent un bilan plus favorable que l’Allemagne : le Royaume-Uni (219 décès pour 100 000 habitants) et la Suède (111 décès). Comme s’il fallait jeter au rebut l’héritage d’Angela Merkel et réhabiliter en urgence Boris Johnson.

Si le rapport est passé presque inaperçu en France, ces résultats ont été abondamment repris en Angleterre – pour des raisons éminemment politiques. « Nous savons désormais que nos ministres se sont bien débrouillés contre Covid, mais je n’entends aucune excuse »,rage un chroniqueur du Times , trop content de pouvoir taper sur cette « gauche » qui vilipendait le gouvernement Johnson pour sa politique sanitaire parfois taxée d’ « eugéniste ». Les résultats flatteurs de la Suède n’ont pas échappé à l’opportuniste Florian Philippot, jamais avare d’une critique sur les mesures sanitaires : « La Suède a eu 100% raison ! Après 2 ans de covid ‘l’un des taux de mortalité les plus bas d’Europe’ ! Sans jamais confiner, fermer, sans masque, sans pass. Ceux qui n’ont pas suivi la Suède devront rendre des comptes ! ».

 

Pour appréhender cette étude de l’OMS – et ses limites – il faut bien comprendre ce qu’elle mesure. Il existe deux manières de comptabiliser les décès liés à la pandémie : la mortalité « attribuable » au Covid-19 et l’excès de mortalité. Les décès « attribuables » sont les chiffres les plus communs, ceux qui sont publiés chaque soir par Santé Publique France et repris ensuite dans les médias. Problème : cet indicateur ne permet pas une judicieuse comparaison internationale car il est largement dépendant de la politique de dépistage des différents pays. Plus un pays teste ses habitants, plus il y a de chance que les décès Covid soient reconnus comme tels. En revanche, les pays qui testent peu, tels l’Inde ou le Brésil, vont fortement sous-évaluer leur mortalité Covid : de nombreuses personnes décèdent sans avoir été testé positif au SARS-CoV-2 et ne sont donc pas intégrés dans les statistiques nationales.

Pour contrer ce problème, les chercheurs préfèrent l’excès de mortalité utiliser pour les comparaisons internationales. Il s’agit de comparer le nombre de décès, toutes causes confondues, sur 2020 ou 2021 au nombre de décès attendus sur cette même année en suivant la tendance des années pré-pandémie. L’idée est que ce différentiel correspond au bilan de la crise sanitaire, que ce soit des décès directement liés au Covid-19 ou des pertes de chances pour d’autres patients liées à la surcharge hospitalière.

C’est à travers ce mode de calcul que l’OMS estime que la pandémie a causé en 2020 et 2021 près de 15 millions de décès dans le monde. Soit beaucoup plus que l’addition des chiffres officiels qui place la barre à 5,4 millions. Pour certains pays, la différence entre décès officiels et excès de mortalité est saisissante : l’Inde a ainsi déclaré 480 000 morts alors que l’OMS estime que 4,7 millions de personnes seraient décédés du Covid-19 dans le pays, soit près de dix fois plus. Sur l’ensemble du continent africain, l’OMS estime le nombre de décès à 1,24 million, soit cinq fois et demi plus que le bilan officiel qui s’élève à 229.000.

Toutefois, l’excès de mortalité n’est pas lui-même un indicateur infaillible. D’abord parce que cela tend à minorer dans certains pays le bilan réel du Covid-19. Les mesures sanitaires prises contre le SARS-CoV-2 ont pu faire baisser le nombre de décès d’autres causes, à l’image des accidents de la route ou des morts liés à la grippe. Ensuite, il est délicat de s’entendre sur la manière la plus adéquate de calculer le nombre de décès attendus pour une année donnée. Avec le vieillissement de la population, en France, ce nombre augmente mécaniquement chaque année. Une mauvaise appréciation de la courbe naturelle des décès peut venir totalement fausser le calcul de la mortalité Covid. C’est le principal écueil de l’étude de l’OMS.

Surpris par les chiffres attribués à la Suède et à l’Allemagne, plusieurs analystes ont refait les calculs et arrivent à des conclusions diamétralement différentes. Le modèle mathématique utilisé par l’OMS pour calculer la mortalité attendue (une spline, pour les spécialistes) diffère fortement d’un modèle linéaire – qui serait plus logique – et sous-estime fortement le nombre de décès prévus pour 2020 et 2021 en Allemagne. En conséquence, l’excès de mortalité allemand est artificiellement gonflé. Pour les mêmes raisons, le chiffre d’excès de mortalité pour la Suède est jugé anormalement bas. « Les comparaisons entre pays sont susceptibles d’éclairer la politique gouvernementale et la perception par le public des mesures prises pour faire face à cette pandémie ou à de futures pandémies. Il est donc important que les calculs soient fiables », écrit le Covid-19 Actuaries Response Group.

 

D’autres équipes de chercheurs avaient déjà calculé l’excès de mortalité dans les différents pays. Un article publié dans la revue The Lancet en avril donne la France et l’Allemagne à un niveau pratiquement égal, respectivement 124 et 120 morts pour 100 000 habitants. Un match nul entre les deux pays, qui correspond sans doute mieux à la réalité. Le Royaume-Uni est un peu au-dessus avec 126, tandis que la Suède dénombre 91 morts pour 100.000 habitants. Si l’OMS a surévalué l’excès de mortalité allemand, il semble que la Suède ait effectivement un meilleur bilan que les pays de l’Ouest de l’Europe – si tant est que la comparaison ait un sens.

Loin de trancher la question définitivement, le rapport de l’OMS n’a fait que relancer les sempiternels débats. « Les taux de mortalité Covid sont, inévitablement, politiques. Comment pourraient-ils ne pas l’être lorsqu’ils sont considérés comme la preuve d’un bon ou d’un mauvais travail gouvernemental sur des questions de vie ou de mort ? »,écrit dans le Guardian François Balloux, directeur de l’Institut de génétique de l’University College London. Ces chiffres sont si politiques que la publication du rapport de l’OMS a été retardé de près de cinq mois. En cause : l’Inde qui protestait vivement contre le mode de calcul. Les chiffres ne mentent pas, dit-on. Il est en tout cas possible de les négocier.

Enjeu du Sommet mondial Covid

Enjeu du Sommet mondial Covid

 

 

Un sommet mondial Covid  a été organisé ce jeudi 12 mai ( la Tribune)

« Le sommet, expliquent les pays organisateurs sous l’égide des Etats-Unis, va redoubler nos efforts collectifs pour mettre fin à la phase aiguë de l’épidémie de Covid-19 et nous préparer à de futures menaces liées à la santé .  Nous savons que nous devons nous préparer maintenant à construire, stabiliser et financer la capacité globale dont nous avons besoin, non seulement face aux variants du Covid-19, mais aussi face à d’autres crises sanitaires ».

Les participants aborderont également les risques sanitaires auxquels nous pourrions faire face dans les prochaines années. Après avoir soigneusement ignoré les avertissements des épidémiologistes pendant vingt ans, les États occidentaux ont compris l’intérêt de se préparer aux prochains assauts microbiens. Les risques les plus classiques sont connus : une mauvaise grippe aviaire passant des oiseaux aux humains (comme cela vient d’être détecté en Chine) ou peut-être un futur variant Covid plus méchant que ceux de la lignée Omicron. Moins médiatisées, les bactéries multi-résistantes aux antibiotiques et les arbovirus transportés par des moustiques exotiques font aussi partie des grandes inquiétudes sanitaires.

Sur les bactéries résistantes, depuis dix ans, l’apparition de bactéries résistant aux principaux antibiotiques a sonné l’alarme. Ces microbes qui ont trouvé les moyens d’échapper à nos armes défensives sont liés notamment à la mauvaise utilisation des antibiotiques.

« Dans certains pays, on en prescrit dès le moindre symptôme, sans s’assurer par un antibiogramme qu’il s’agit d’une infection bactérienne, confirme Évelyne Jouvin-Marche, directrice de recherche Inserm. On a aussi pâti d’une sur-utilisation antibiotique dans les élevages. La France qui n’était pas vertueuse a diminué cette consommation avec les plans écoantibio 1 et 2. Mais certains sont plus avancés comme les pays d’Europe du Nord et la Grande-Bretagne qui a inversé la courbe de progression des résistances aux antibiotiques. Aujourd’hui, nous avons besoin de mener des études pour bien comprendre les mécanismes de résistance et leurs causes. »

En 2020, le ministère de la Santé français s’est fixé l’objectif de réduire de 25 % la consommation d’antibiotiques d’ici 2024. L’État a mis en place un programme prioritaire de recherche antibio résistance coordonné par Évelyne Jouvin-Marche.

En bonne place parmi les dangers sanitaires : les arbovirus. Ces virus de fièvre jaune ou de dengue transportés par des moustiques pourraient se développer chez nous sous l’effet du réchauffement climatique. Selon les spécialistes, une véritable pandémie dans le monde est peu probable. À part celui de la dengue, les arbovirus ont besoin de ce qu’on appelle un « réservoir animal » à proximité pour se développer, qui sont des singes pour ce type de virus. Cela dit, nous avons déjà un moustique qui joue le taxi pour ces virus en Europe, comme l’explique Anna-Bella Failloux, responsable de l’unité Arbovirus et Insectes Vecteurs à l’Institut Pasteur. « Le moustique tigre est compétent pour transmettre des virus de fièvre jaune, de dengue, de Zika ou de chikungunya. Il est arrivé en Albanie en 1979 puis a rejoint l’Italie en 1990 avant de s’installer en France en 2004. Mais en Europe, ce type d’infection vient toujours de virus importés. Un touriste rentrant de voyage ou venant en France après avoir été contaminé peut se faire piquer par un moustique tigre. L’insecte récupère le virus qu’il transmettra à la prochaine personne qu’il va piquer. Depuis qu’il s’est implanté en Europe, les arbovirus circulent un peu dans le Sud de la France, mais les contaminations restent très limitées.»

Enfin, alors que l’origine du coronavirus-19 n’est toujours pas clairement définie, il reste un autre danger. « Le grand risque dont personne ne parle est celui d’une pandémie partant d’un accident de laboratoire, estime l’épidémiologiste Renaud Piarroux. 

Santé-Nouvelle vague Covid en Afrique du Sud

Santé-Nouvelle vague Covid  en Afrique du Sud

Les contaminations au Covid-19 repartent à la hausse en Afrique du Sud. Une reprise épidémique due à des sous-variants d’Omicron nommé BA4 et BA5, c’est donc la cinquième vague.

Pour l’heure, il n’y a pas de risque que l’épidémie reprennent en France à cause des variants BA4 et BA5, pour plusieurs raisons. D’abord, ces sous-variants d’Omicron sont présents dans le pays depuis fin décembre et n’ont pas pris le dessus sur BA2. Selon les autorités, deux contaminations à BA4 et BA5 ont été recensées.

Cependant les  scientifiques n’écartent pas une reprise épidémique, avec des sous-variants d’Omicron ou avec un nouveau variant, probablement à l’automne prochain.

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