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Municipales: une condamnation majeure pour LREM

Municipales: une condamnation majeure pour LREM

 

Le parti du président enregistre une véritable catastrophe électorale. Un parti qui n’a même pas été capable de présenter des candidats dans la plupart des villes et qui a reçu des claques monumentales là où  il a osé s’afficher. Le parti la république en marche fait dans la plupart des cas des scores ridicules y compris quand ses députés étaient candidats. La preuve évidemment que la république en marche demeure une structure centralisée, une sorte de coquille vide sans aucune implantation locale. De l’ordre 30 % des électeurs d’après les sondages en ont profité pour régler des comptes avec Macron. L’abstention a fait le reste en accordant notamment une prime mécanique  aux sortants. «À Paris, c’est cuit, à Marseille, c’est la cata, à Lyon on risque de perdre la ville sans certitude de conserver la métropole», résume un historique de la campagne présidentielle. Même au Havre le premier ministre est bousculé. Pas sûr même qu’il parvienne à l’emporter car de peu de réserves de voix. C’est une véritable catastrophe électorale pour la république en marche et pour Macon lui-même. Cela traduit plusieurs choses d’une part un mécontentement latent dans le pays à propos de la politique économique et sociale. Ensuite une incompréhension totale entre la dramatisation de la situation sanitaire qui crée même une véritable panique et cette invitation du pouvoir à se rendre aux urnes. Une incohérence de plus qui a encouragé l’abstention.

Municipales: LREM explose avec ses dissidences

  • Municipales: LREM explose avec ses dissidences
  • Le parti du président s’apprête à recevoir une claque monumental aux municipales avec souvent des résultats complètement insignifiants pour un parti au pouvoir. Plusieurs facteurs explicatifs à cela. D’abord la république en marche en tant que parti a toujours été une structure vide dirigée de manière très centraliste et sans véritable relais sur le terrain. En tout cas avec des structures sans aucun pouvoir est managées  par des référents à la botte de la direction. Le second élément , c’est que la république en marche ne s’est pas du tout implantée localement. Elle manque cruellement de représentants locaux, même ses députés ne pèsent pas grand-chose sur le terrain. Pas étonnant,  ils ont été recrutés par petites annonces sur Internet et n’émanent pas politiques ou culturelles. Plutôt amateur qui ont tenté une aventure politique personnelle sans aucune vraie connaissance des réalités socio-économiques et sans vrai convictions.
  •  Quelques structures locales se sont quand même mises en place mais la contradiction, c’est que souvent les candidats potentiels de ces structures locales ont été écartés soient au profit d’alliances douteuses soient au profit de parachutages de responsables nationaux. Résultat,  il y a au moins autant de candidats dissidents que de candidats officiels dans la république en marche.
  •  La république en marche présentera seulement 256 mais allant soutiendra bien davantage compte tenu de la faiblesse de ses chances électorales. La république en marche et l’avantage d’une force d’appoint qu’une force d’entraînement. Nombre de ténors entre parenthèses députés par exemple n’obtiendront dans plusieurs municipalités que le score très modeste de l’art de 5 % ! LaStanislas Guerini, avait fixé comme objectif de «démultiplier le nombre d’élus locaux En Marche! et de faire élire 10.000 conseillers municipaux». Rappelons qu’aujourd’hui, ce sont moins de 5 000 conseillers municipaux qui ont rejoint En Marche!. Pour atteindre cet objectif, les grandes villes qui ont grandement contribué au succès de LREM lors des scrutins présidentiel et européen sont au cœur de sa stratégie municipale.
  • Dans un contexte de campagne municipale où jamais les mentions de parti politique n’avaient à ce point disparu des affiches, tracts, professions de foi et discours des candidats, le spectre de «l’étiquette honteuse» semble désormais toucher LREM. En effet, le parti a décidé d’investir au total seulement 260 listes (47 %) et d’en soutenir 298 autres

Encore une démission de député LREM

Encore une démission de député LREM

ça commence à sentir le roussi chez les élus nationaux de la république avec des démissions aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au Sénat. Certains le font par conviction parce qu’ils sont en désaccord avec les méthodes autoritaires de la république en marche, d’autres sont motivés par des soucis de réélection locale ou nationale. L’étiquette la république en marche n’est plus porteuse. S’ il devait y avoir des élections législatives aujourd’hui,  il ne resterait sans doute pas grand-chose des 297 députés qui sont  encore fidèles pouvoir. Preuve, la plupart des responsables de la république en marche cachent leur étiquette lors des élections municipales. On s’attend d’ailleurs un véritable séisme pour trois raisons. La première déjà évoquée: à savoir la nette perte de crédit du pouvoir auprès de l’opinion publique. La seconde l’absence de liste officielle de la république en marche dans nombre de municipalités aussi des ralliements et des divisions au sein des candidats du parti au pouvoir.

Regrettant de n’être qu’«un élu de seconde zone», le député du Gard Olivier Gaillard a expliqué dimanche 8 mars à l’AFP sa décision d’abandonner son mandat à l’Assemblée nationale et de quitter La République en Marche.

«La notion de citoyen de seconde zone existe. Nous sommes des élus de seconde zone. Ça ne date pas de Macron, je le vis depuis des années», a déclaré le député à l’AFP, confirmant une décision initialement annoncée samedi soir sur le site internet du journal Midi Libre.

Élu en 2017, Olivier Gaillard a précisé qu’il quitterait le palais Bourbon au lendemain du premier tour des élections municipales, lors desquelles il briguera la mairie de Sauve (Gard) face à l’élue sortante Alexandra Masot, comme candidat sans étiquette. «Ma démission sera effective au lendemain des élections municipales, le 16 mars, quels qu’en soient les résultats. S’il n’y avait pas eu d’élections, j’aurais quand même démissionné», a-t-il assuré à l’AFP.

. Olivier Gaillard explique avoir constaté un «fossé» entre «la réalité du terrain et la principauté de Paris». «L’homme de territoire l’a emporté sur l’homme de parti. Il m’était inconcevable de maintenir un pied à l’intérieur de ce système politique qui ne me convient pas. Ça fait quelques semaines que j’y pense», a-t-il insisté.

À la tête d’une circonscription située en zone rurale, Olivier Gaillard a cependant constaté des «efforts» pour la prise en compte des problématiques rurales. «Si j’ai un regret, c’est celui de n’avoir pas pu pousser assez les lignes sur la disparition des services publics et la désertification médicale», a-t-il dit.

 

Municipales: LREM soluble dans l’anonymat et la division

Municipales: LREM soluble dans l’anonymat et la division

 

Il est clair que la république en marche va subir une très lourde défaite aux municipales. Elle pourra toujours objecter que c’est la première fois que ce parti participe officiellement aux élections municipales. Reste qu’on peut faire la comparaison du résultat de cette élection par rapport par exemple aux  européennes. De toute évidence, la république en marche va recevoir une claque tout simplement parce que l’environnement politique à changé et que globalement Macron ne dispose plus des soutiens de gauche qui ont permis son élection et qui a été aussi lâché par des électeurs de droite.

 

De l’ordre  de 30 % des électeurs , d’après les sondages, pourraient  profiter de ce scrutin local pour régler des comptes avec Macron et son gouvernement. Il y a aussi d’autres facteurs qui vont encore alourdir la facture de cette élection pour le parti du président de la république. D’abord beaucoup de candidats étiquetés la république  en marche en dissimulent leur appartenance en rejoignant des listes politiquement neutres et ou appartenant même à l’opposition. Ensuite sur le plan local on a constaté de nombreux conflits entre la direction du parti qui a imposé des oligarques et les militants locaux qui ont répliqué avec des listes maintenant autonomes. Il sera donc difficile à la république en marche de retrouver ses petits dans cette grande confusion électorale.

 

. En janvier 2020, le patron du parti présidentiel, Stanislas Guerini, avait fixé comme objectif de «démultiplier le nombre d’élus locaux En Marche! et de faire élire 10.000 conseillers municipaux». Rappelons qu’aujourd’hui, ce sont moins de 5 000 conseillers municipaux qui ont rejoint En Marche!. Pour atteindre cet objectif, les grandes villes qui ont grandement contribué au succès de LREM lors des scrutins présidentiel et européen sont au cœur de sa stratégie municipale.

Dans un contexte de campagne municipale où jamais les mentions de parti politique n’avaient à ce point disparu des affiches, tracts, professions de foi et discours des candidats, le spectre de «l’étiquette honteuse» semble désormais toucher LREM. En effet, le parti a décidé d’investir au total seulement 260 listes (47 %) et d’en soutenir 298 autres

 

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Retraites: un 49-3 pour contrer aussi la majorité LREM

 Retraites: un 49-3 pour contrer aussi la majorité LREM

 

À moins de renverser le gouvernement, les députés de l’opposition bien sûr mais aussi ceux  la majorité sont condamnés à se taire. Certes ils pourront s’exprimer mais cela ne pourra pas modifier le projet de réforme des retraites.

Bref, ils ne serviront à rien. On comprend que le gouvernement ait voulu enrayer la procédure de blocage de l’opposition avec ses milliers d’amendements. De toute façon, tout le monde est content puisque l’objectif dans l’opposition était de contraindre le gouvernement à utiliser le 49 -3. Cela pour mieux démontrer l’autoritarisme du pouvoir. Mais en même temps la procédure brutale du 49 -3 permet aussi de museler les velléités  de modification de certains députés de la majorité. Beaucoup de ces députés sont en effet inquiets de la détérioration du climat politique et de la baisse de popularité y compris du président de la république. Ils sont inquiets à propos de leur réélection et auraient souhaité apporter des modifications sensibles à une réforme des retraites incomprise et impopulaire. Il n’en sera rien car le Premier ministre a sorti le marteau pilon pour écraser y compris la contestation interne.

Certains pourront s’interroger sur les raisons de cette brutalité aussi à propos du timing. Il se pourrait en effet qu’après des élections municipales qui s’annoncent comme une défaite assez catastrophique la république an marche , le président de la république ait envie de changer de gouvernement et de Premier ministre. Or  Édouard Philippe prépare déjà l’avenir, il veut marquer son passage avec une réforme significative et en affichant une vraie détermination pour 2027 voire 2022. On a sinon des difficultés à expliquer cette décision d’utiliser le 49 3/4.  De toute évidence il n’y a pas urgence à traiter en quelques semaines une réforme dans des conséquences ne prendront leur plein effet que dans 30 à 40 ans. L’opposition politique a bien entendu critiqué le recours aux 49 trois mais les syndicats.

La CFDT, favorable à un régime unique des retraites mais de plus en plus critique sur la méthode du gouvernement, a déploré dans un communiqué l’interruption des débats parlementaires et a appelé Edouard Philippe à intégrer dans le nouveau texte les demandes du syndicat en matière de pénibilité du travail.

Le recours au “49.3” était envisagé depuis plusieurs jours au regard de l’enlisement des débats à l’Assemblée nationale sur le projet de loi dont le huitième article, sur un total de 65, était examiné samedi après près de deux semaines de discussions hachées, week-ends compris.

Parallèlement au débat parlementaire, les partenaires sociaux devront trouver d’ici fin avril dans le cadre d’une “conférence de financement” des alternatives à la mise en place d’un âge pivot à 64 ans – alternatives à même de garantir l’équilibre financier du système en 2027. Reste à savoir s’il sera tenu  compte des propositions de cette conférence car rien n’ oblige le gouvernement.

Pavlenski : «Qu’on le foute dehors!» ( élu LREM )

 Pavlenski : «Qu’on le foute dehors!» ( élu LREM )

 

Pavlenski , » l’artiste »  soviétique dissident, évidemment n’est guère apprécié dans la classe politique et notamment au sein de la république en marche. Cela au motif qu’il n’a aucune légitimité démocratique pour critiquer la France. Peut-être pensent certains, est-il  aussi manœuvré tout  en bénéficiant du commerce d’informations sulfureuses. En tout cas pour un député de la république en marche il » faut qu’on le foute dehors » Il assume son «coup de gueule». Le député (La République en marche, LREM) Bruno Questel s’en est pris, vendredi, au statut de réfugié politique de Piotr Pavlenski. Ce artiste contestataire de 35 ans, placé en garde à vue avec sa compagne ce week-end pour «atteinte à l’intimité de la vie privée», revendique la diffusion sur le web d’images intimes privées de Benjamin Griveaux, à l’origine de son retrait de la campagne municipale à Paris.

Le Russe devrait être renvoyé manu militari, selon l’élu de l’Eure. «Qu’on foute ce mec dehors!», s’est-il emporté vendredi, sur le plateau de LCP-Assemblée nationale. «Il est réfugié politique, il est venu demander l’asile. Il se comporte comme un salopard et n’a aucune notion de ce que peut être un comportement adapté dans une société éclairée».

Réfugié politique en France depuis 2017, Piotr Pavlenski a été condamné en 2019 pour avoir incendié deux ans plus tôt une succursale de la Banque de France à Paris, au cours d’une «performance artistique». «Rien ne justifierait» son maintien en France, «une fois la justice passée», explique Bruno Questel au Figaro.

«Si l’on en croit ses motivations, la diffusion des vidéos serait le premier épisode d’actes de nature à déstabiliser le chef de l’État et les institutions», avance l’élu, convaincu que ces attaques «ignobles» de la vie privée s’apparentent «aux débuts d’un régime totalitaire». Le président des députés LREM, Gilles Le Gendre, s’est montré plus nuancé. «Ce n’est pas à nous de décider» d’un renvoi dans son pays de l’artiste russe, a-t-il estimé sur le plateau du «Grand Jury RTL-Le Figaro -LCI», préférant attendre «que la justice fasse son travail».

Municipales à Paris : Guerini s’est entretenu avec Villani, secours de LREM !

Municipales à Paris : Guerini s’est entretenu avec Villani, secours de LREM  ?

 

Il est particulièrement savoureux d’apprendre que discrètement Guerini, le supposé patron de la république en marche, et Villani, le dissident, se sont rencontrés pour discuter de la situation électorale à Paris suite à l’affaire du Griveaux . Il est clair que les carottes sont cuites pour la république en marche à Paris. Pire, cette très lourde défaite qui se profile aura des conséquences sur le parti, le gouvernement et même sur Macron. Cela va confirmer que le parti en marche n’a aucune assise locale, qu’il est par ailleurs de plus en plus minoritaire dans le pays. Pour sauver les meubles, la porte de secours politique pourrait  consister  pour la république en marche à se rabibocher avec Villani. En effet l’addition des intentions de vote aurait placé le parti du président en tête des intentions de vote. Une autre hypothèse serait de prendre un second couteau.

D’abord parce que les premiers couteaux sont très rares puisque Macron ne s’est entouré que de personnages assez transparents voire douteux d’autre part parce que les quelques premiers couteaux restant fuient  devant le danger en refusant de porter les couleurs de leur parti à Paris. En cause dans cette affaire, aussi le fonctionnement de la république en marche complètement aux ordres de Macron avec notamment une commission d’investiture composée de quelques courtisans et de vieilles barbes qui se sont trompées en désignant Griveaux comme candidat à la place de Villani.

Villani n’a sans doute pas toutes les qualités, loin s’en faut,  mais au moins qui  n’a pas les défauts des professionnels qui vendraient leur âme pour conquérir le pouvoir. Villani, lui, a un métier, une renommée internationale même, il pourra sans dommage abandonner la politique s’il le faut. À la différence de la plupart des autres produits d’une oligarchie sans vraies  convictions et pour lesquels la seule conquête pouvoir constitue l’essentiel du projet politique. Si la république en marche peut éviter de prendre une déculottée à Paris qui aura forcément des conséquences pour le parti au pouvoir et Macon lui-même, elle n’a peut-être pas d’autres solutions que de ce renier en quémandant le pardon d’un Villani qu’ils ont viré sans ménagement de manière particulièrement imprudente et irresponsable.

 

Villani, candidat libre, le vilain petit canard de LREM

Villani, candidat libre, le vilain petit canards de LREM

 Il y a évidemment quelque chose de surréaliste dans la décision de Stanislas Guerini d’exclure Cédric Villani de la république en marche. D’abord personne ne connaît Stanislas Guerini qui est supposé diriger un parti qui n’existe pas. En outre un délégué  général qui manifeste autant de charisme qu’  une limande . Guerini  n’a pas fait preuve depuis sa nomination de la moindre personnalité, de la moindre créativité et du moindre courage. Bref,  un oligarque placés là par Macron pour contrôler de façon stalinienne un pseudo parti. Notons d’ailleurs que les principaux responsables de la république en marche ont été auto désignés. Et pour cause, les structures locales ou régionales n’existent pas et où n’ont aucun pouvoir politique. La république en marche,  c’est un peu le parti communiste des années 50 avec les militants en moins et les courtisans en plus. Il y a une grande différence entre Cédric Villani qui, lui, a une vraie stature internationale, une reconnaissance mondiale, une vraie spécialité professionnelle tandis que  Stanislas Guerini q n’a jamais réussi grand chose. Prudent d’ailleurs, l’intéressé s’aventure peu sur la scène médiatique tellement il est transparent autant qu’inutile

 Le scientifique “n’est plus adhérent” de LaRem, a donc dit lundi sur Radio Classique le délégué général du parti, Stanislas Guerini, anticipant une exclusion qui sera discutée mercredi en bureau exécutif.

Cédric Villani avait acté dimanche à l’issue de l’entretien avec Emmanuel Macron une “divergence majeure” et dit son choix de briguer la mairie de la capitale en “toute indépendance”, en bâtissant une “coalition pour le climat”, sans rejoindre le candidat investi par LaRem, Benjamin Griveaux.

A pied, en métro, en auto ou en Vélib’, le scientifique de 46 ans va donc poursuivre sa campagne au pas de course, multipliant déplacements et contacts, des écologistes aux radicaux, sans céder aux sirènes qui l’invitent à renoncer. Un sondage Odoxa-CGI pour Le Figaro publié dimanche le place à 10% – le seuil pour qu’une liste passe au deuxième tour -, à six points derrière Benjamin Griveaux. L’écart était de deux points dans une enquête Ifop pour Le Journal du Dimanche du 19 janvier.

Dans le sondage Odoxa, le candidat Europe Ecologie-Les Verts David Belliard est à 14,5%. Un émiettement qui profite à la maire sortante Anne Hidalgo, en tête à 23%, devant l’ancienne ministre Les Républicains Rachida Dati, 20%.

Les prochains sondages diront si la mise à l’écart de Cédric Villani lui profitera ou pas. De l’avis d’une militante, cet acte d’autorité trahit les idéaux d’un mouvement né en 2016 autour de l’idée “macroniste” de bâtir au-delà des clivages partisans d’un monde alors jugé dépassé.

“On passe, comme ça, du rassemblement à l’exclusion en trois ans ?”, a-t-elle dit à Reuters. “Exclure Cédric Villani, c’est exclure la moitié des militants En Marche de Paris.”

Municipales: la «circulaire Castaner» pour cacher la prochaine défaite de LREM

Municipales: la «circulaire Castaner» pour cacher la prochaine défaite de LREM

 

 

D’une façon générale,  Castaner  ne s’embarrasse pas de principes ou de détails pour servir ses intérêts politiques. Ainsi un projet de circulaire prévoit de ne plus compter les résultats des communes de moins de 9000 habitants où  le parti de Macon est particulièrement mal représenté. Ainsi la moitié de la population ne serait plus prise en compte. De quoi présenter des résultats flatteurs pour la république en marche.

Adressée au président de l’Association des maires ruraux ainsi qu’aux préfets, cette circulaire  informe que les communes de moins de 9000 habitants ne seront plus prises en compte dans les résultats, soit l’équivalent de 96% d’entre elles et d’un électeur sur deux.

« J’ai demandé aux préfets de nuancer les candidats et listes de candidats uniquement dans les communes de 9000 habitants et plus, ainsi que dans les communes chefs-lieux d’arrondissement », a écrit Christophe Castaner.

Il faut dire que cette nouvelle règle favorise LaREM, le parti présidentiel dont l’implantation locale n’est pas si forte. A titre d’exemple, France 2 utilise le cas des élections européennes, d’où le Rassemblement national était sorti vainqueur devant LaREM. Avec ce nouveau comptage, le parti présidentiel serait arrivé avec cinq point d’avance sur le parti de Marine Le Pen.

Logiquement, cette décision a été ouvertement critiquée. Cette même Marine Le Pen a dénoncé, sur Twitter, « une minable manipulation. »

« Ce genre de minable manipulation doit être dénoncé! On ne peut pas rayer de la carte les électeurs de 96% des communes françaises, même pour faire plaisir à Jupiter!! », s’est-elle insurgée

De son côté, le président du groupe PS au Sénat Patrick Kanner estime que cette annonce  »est là pour camoufler les résultats. »

« C’est inimaginable, c’est exécrable sur le plan de la démocratie, c’est dangereux sur le plan de la liberté  d’expression et c’est considérer que 96% des communes peuvent échapper à un nuançage politique », a-t-il déclaré lors de ses voeux à la presse. « Nous n’allons pas nous laisser faire », a-t-il ajouté.

Même tonalité chez Valérie Boyer, députée LR. « L’objectif de Macron et Castaner, c’est de priver les Français d’envoyer un message politique en faisant disparaître arbitrairement les tendances politiques », affirme la députée des Bouches-du-Rhône. « A chaque élection, Macron change les règles du jeu. Le nouveau monde aurait-il tellement peur des Français ? », demande-t-elle. Opposé à la modification des règles sur les nuances politiques, LR lance des recours auprès du Conseil d’État pour contrer les directives du ministre de l’Intérieur.

Jean-Paul Delevoye: l’homme intègre de LREM !

Jean-Paul Delevoye: l’homme intègre de LREM !

 

Jean-Paul Delevoye  représente sans doute l’archétype de l’homme intègre tel qu’on le conçoit dans le parti de Macron. C’est-à-dire le responsable partagé entre ses intérêts personnels, l’intérêt des lobbys et l’intérêt général. Finalement , l’ancien directeur d’entreprise aura passé davantage de temps dans les arcanes de la politique qu’à  la tête d’une société. Ce qui lui a permis d accumuler les rémunérations aussi les régimes de retraite ( notamment comme  maire, député, en plus de sa retraite du régime général. Au bas mot autour de 10 000 €, de quoi voir venir. Il faudrait  ajouter ses rémunérations de président du conseil économique et social parenthèses autour de 3000 €, de haut-commissaire à la réforme des retraites. Bref un vrai spécialiste du cumul des retraites et des régimes spéciaux dont il a bénéficié. D’après la république en marche , Delevoye a  cependant fait preuve d’une grande honnêteté, d’une grande compétence et du sens des responsabilités. Un peu comme ses autres collègues du gouvernement qui ont dû quitter pouvoir précipitamment pour être impliqués dans des affaires du même type relevant notamment de conflits d’intérêts. On notera que le même reproche a été adressé au  directeur de cabinet de Macron ou encore à Richard Ferrand président de l’Assemblée nationale.

Compte tenu  les liens de Delevoye avec les lobbys de l’assurance, on aura compris que l’enjeu est évidemment d’affaiblir le système de retraite par répartition au profit des assurances privées. Le parcours et les affaires de Jean-Paul Delevoye  interrogent évidemment sur la définition d’intégrité pour la république en marche..

Le départ de Delevoye  départ intervient à la suite d’une série d’articles compromettants, d’abord dans Le Parisien du 9 décembre puis dans Capital et Le Monde, relatifs à des postes que l’ex-ministre a occupés, parfois sans les signaler comme il se doit à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).L’ancien élu du Pas-de-Calais, qui fut également médiateur de la République de 2004 à 2011, avait omis au total 10 fonctions dans la déclaration d’intérêts remplie lors de son entrée au gouvernement, en novembre dernier, selon Le Monde. Sous la pression, le haut-commissaire a envoyé vendredi soir à la HATVP une déclaration rectifiée qui faisait état de 13 mandats – dont 11 bénévoles -, contre trois initialement déclarés, et des salaires révisés à la hausse.

Certaines de ces fonctions, comme celle d’administrateur d’un institut de formation de l’assurance, soulevaient la question de potentiels conflits d’intérêts, incompatibles avec son rôle au gouvernement. Un soupçon relayé par l’opposition et les syndicats en pointe dans le mouvement de grèves et de manifestation, entamé le 5 décembre, contre le projet gouvernemental.“Quand on a autant d’implication dans les assurances (…), quand on touche beaucoup d’argent dans une série d’activités, je pense qu’il n’est plus crédible”, jugeait dimanche Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, sur BFM TV.

“Sa démission permet de répondre et de clarifier sa situation”, argue-t-on à l’Elysée. “On continue de penser que ses erreurs étaient de bonne foi ». Dans sa déclaration post-démission, Jean-Paul Delevoye parle pour sa part de “légèreté coupable”.“C’est la dure loi de la responsabilité, de l’exemplarité et de la transparence qui doit s’appliquer à tous et à moi en particulier”, estime-t-il. “J’avoue, autant je suis rigoureux sur les budgets publics, autant c’est ma femme qui s’occupe de tout ce qui est administratif”, s’est-il par ailleurs défendu dans Le Parisien, au début de la controverse.

 

Le procureur de Paris a interrogé la HATVP jeudi dernier “sur la réalité des faits décrits” et lui a demandé de lui “faire connaître les suites qu’elle entend y donner”, dit-on au parquet où, pour le moment, aucune enquête n’a été ouverte !

Richard Ferrand, 20 000 euros par mois, mis en examen, militant LREM contre les inégalités !

Richard  Ferrand, 20 000 euros par mois,  mis en examen, militant LREM contre les inégalités !

 

Selon le président de l’assemblée Richard Ferrand  (rémunéré 20 000 euros par mois), la grève qui s’annonce sera donc « une mobilisation pour conserver des inégalités ». Il ajoute que la réforme est indispensable à « la préservation de notre modèle social » et qu’il faudra « travailler plus ». En tout cas Ferrand, lui a déjà travaillé pour enrichir son entourage ( il est mis en examen mais la justice ne semble pas pressée de gérer ce dossier)

 

Rappel de l’affaire:  Richard Ferrand a largement utilisé son double statut de dirigeant des Mutuelles de Bretagne et d’élu pour directement et indirectement se remplir les poches. L’affaire la plus scandaleuse  concerne un contrat de location d’un local par les Mutuelles de Bretagne à la compagne de Ferrand alors  que cette dernière ne possédait pas encore ce local. Grâce à de généreuses conditions de location de ce local, la compagne de Ferrand a pu réaliser un petit profit de l’ordre de 800 000 €. Le détail de ces opérations est rappelé ci-après à partir d’une information tirée de Wikipédia. Toute la famille Ferrand a bénéficié des largesses mutuelles de Bretagne : son ancienne femme, ensuite sa compagne et lui-même. La justice de Brest avait enterré l’affaire considérant qu’il s’agissait d’une affaire privée et que les délais d’instruction étaient dépassés. Comme le dossier a été dépaysé à Lille, les nouveaux juges ont porté un autre regard sur ses affaires en mettant en examen Richard Ferrand. Ces nouveaux juges connaissent évidemment le contexte politique particulièrement délicat qui entoure cette affaire et s’ils ont mis en examen Richard Ferrand c’est qu’il dispose d’éléments nouveaux. Tout cela révèle que les bonnes vieilles pratiques provinciales de la IVe République ne sont pas mortes avec des relations plus ou moins sulfureuses  entre les élus politiques,  le monde économique et la justice.  Bref,  le nouveau monde promis par Macron et bien mort-né surtout si on n’y ajoute les autres affaires concernant par exemple le MoDem et Bayrou, Benalla, de Rugy, le secrétaire de l’Élysée, Macron lui-même avec les conditions de financement de sa campagne. On pourrait ajouter les lenteurs de la justice concernant aussi bien les affaires de Sarkozy que celle de Tapie vis-à-vis desquelles le pouvoir semble manifester une grande bienveillance. Bref, il n’y a pas de Nouveau Monde dans la république en marche mais plutôt la résurgence de pratiques caractérisées par la confusion des intérêts entre le monde politique, le monde économique et l’État.

Le résumé de l’affaire dans Wikipédia :

 

 

En mai 2017, Le Canard enchaînéLe Monde et Mediapart révèlent que les Mutuelles de Bretagne (MDB) ont été subventionnées à hauteur de 55 000 euros par de l’argent public99 lorsque Richard Ferrand les dirigeait dans les années 2010. Selon eux, son ex-femme Françoise Coustal, artiste plasticienne, a facturé aux Mutuelles de Bretagne des travaux d’aménagement d’un Ehpad, situé à Guilers, qui a bénéficié d’une subvention de 1,66 million d’euros100 du Conseil départemental du Finistère, dont Richard Ferrand était alors vice-président. Les Mutuelles de Bretagne ont ensuite fait effectuer d’autres travaux, pour 184 000 euros, dans un local appartenant à l’avocate Sandrine Doucen, sa compagne et mère de sa fille101, qui a par ailleurs facturé régulièrement aux Mutuelles de Bretagne des services de conseil juridique. Plus anecdotiquement, selon ces mêmes médias, Richard Ferrand a, une fois élu député en juin 2012, conservé un poste de chargé de mission des Mutuelles de Bretagne, rémunéré 1 250 euros102 par mois ou 1 547 euros par mois, selon les sources, et embauché comme assistant parlementaire Hervé Clabon, compagnon de son ex-adjointe puis son fils101. Ces révélations ont déclenché une polémique nationale, le Front national demandant sa démission du gouvernement, LR la saisie du Parquet national financier, et le 1er secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis à l’exécutif de s’exprimer103. Le 1er juin 2017, Éric Mathais, procureur de la République de Brest, ouvre une enquête préliminaire, confiée à la police judiciaire de Rennes104.

Richard Ferrand affirmera qu’il n’était « jamais intervenu pour qu’elle obtienne un quelconque contrat » et que « la première fois que les Mutuelles ont fait appel à ses prestations, c’était en 2002, donc 8 ans après notre divorce »105.

Appel d’offres attribué par les Mutuelles de Bretagne à sa compagne[modifier | modifier le code]

Le 23 décembre 2010106, Richard Ferrand signe un compromis de vente avec une clause suspensive en cas de non-location ultérieure par les Mutuelles de Bretagne107, pour un local de 379 m2108, 2 rue George-Sand à Brest109.

Le 25 janvier 2011, le conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne choisit à l’unanimité la proposition de la Saca, une SCI qui « n’a pas encore d’existence légale » et « n’est même pas encore propriétaire des surfaces qu’elle propose » comme le rappelle Le Canard enchaîné110. Sur le procès-verbal de la réunion du conseil d’administration à aucun moment n’est mentionné le nom de Sandrine Doucen110.

Sandrine Doucen crée le 28 mars 2011 la Saca, une SCI, dont elle détient 99 % des parts111.

Le 1er juillet 2011110, la SCI la Saca achète 402 000 € frais de notaire inclus108, grâce à un crédit remboursable sur quinze ans du Crédit agricole qui finance intégralement l’achat, sans aucun apport, ayant selon Le Canard enchaîné un « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis ». Revenus garantis par les 42 000 € de loyers annuels versés par les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand est le directeur général.

Les Mutuelles de Bretagne effectuent peu après, sans contrepartie, pour 184 000 euros de travaux dans le local acheté par Sandrine Doucen. Quelques années plus tard, la SCI de Sandrine Doucen est valorisée, lors d’une transaction, à 3 000 fois le montant du capital initial de 100 € soit 300 000 €112. Selon Le Canard enchaîné, l’avocate Sandrine Doucen a par ailleurs facturé des conseils juridiques aux Mutuelles de Bretagne en matière de gestion des ressources humaines.

Selon la défense de Richard Ferrand, l’opération n’a « rien d’illégal »113,114 : la démarche « respectait la procédure »[réf. nécessaire] et l’entreprise de sa compagne offrait « le meilleur prix » parmi les réponses à l’appel d’offres.

Sondage popularité LREM: encore en recul

Sondage popularité  LREM: encore en recul

LREM toujours en recul avec seulement 28% de cote de popularité auprès de l’opinion publique dominée nettement par les Verts à 55%.

 

Europe Écologie-Les Verts domine les autres formations politiques en présence avec  55% d’opinions positives. Il est suivi de loin par la République en marche. Le parti de la majorité collecte 34% de réponses favorables après 36% en octobre. Surtout, l’érosion des opinions favorables à l’égard du parti présidentiel est spectaculaire depuis le début du quinquennat avec 21 points en moins. Les Républicains et le Modem occupent la quatrième marche du podium avec 28% de réponses positives. Enfin, le Rassemblement national arrive juste derrière avec 26% d’opinions favorables.

Méthode : Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 13 au 14 novembre 2019. Elle a été réalisée à partir d’un échantillon de 968 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

Les députés LREM sont des gamins qu’il faut renvoyer à l’école de la vie

Les députés LREM sont des gamins qu’il faut renvoyer à l’école de la vie

 

Il est vraiment particulièrement surréaliste d’entendre un certain nombre de jeunes députés pérorer sur la politique macroniste. À travers ces propos, apparaît clairement  la faiblesse dialectique , le manque de compétence technique et de légitimité sociale. Bref c’est du Macron en pire mais toujours  avec cette espèce de suffisance voire de mépris. On objectera qu’il y a aussi parmi ses députés quelques crocodiles issus du parti socialiste où des républicains. Ceux-là, prudents, évitent se transformer en thuriféraires de Macron pour le cas où ils auraient à effectuer un nouveau visage politique encore en de défaite aux présidentielles. On ne  peut en effet insulter l’avenir, l’hypothèse d’un échec de Macron en 2022 n’est plus totalement à exclure tellement le rejet de l’intéressé supplante sans doute désormais le rejet de Le Pen. C’est d’ailleurs en slalomant politiquement  que la plupart se retrouveront un jour sénateur. Bref le Graal de l’oligarque. Il serait vain de personnaliser et de citer les noms de ces jeunes de LREM,  prétentieux, ignorants et incultes politiquement qui tentent  de d’expliquer ce qu’ils n’ont pas compris eux-mêmes. Il ne manque pourtant pas de talent et expérience en France mais pour  son parti Macron a choisi  surtout des seconds couteaux et des courtisans de peur que l’un d’entre eux  ne vienne faire concurrence. La démocratie dans ses modalités de mise en œuvre aujourd’hui permet à n’importe quel individu de se présenter comme président de la république  ou député pour peu  qu’il ait quelque soutien financier. Aux législatives de 2017, n’importe quel chèvre avec étiquette en marche  avait  des chances  d’être élu. Du coup, la république en marche ressemble à une espèce de troupeau de jeunes moutons qui bêlent  en essayant d’imiter le discours et la tonalité de Macron. Certains objecteront qu’il en est ainsi dans la démocratie. Sans doute actuellement mais cela ressemble cruellement à une démocratie de nature Néandertalienne. Dans les civilisations anciennes et encore aujourd’hui dans certains pays, les chefs  de communautés ne s’auto désignent pas. C’est en généra une  sorte de conseils d’anciens qui désignent les candidats qui leur paraissent avoir les meilleures compétences pour gérer le groupe. Dans nos démocraties de moderne, n’importe quel chèvre peut se présenter sous réserve qu’elle manifeste suffisamment de bagout et d’ambition. C’est ce contexte qui a compris permis à Macron de devenir président de la république sans aucune vraie formation, sans aucune compétence et sans légitimité sociale. Ce sont les mêmes circonstances qui ont permis à des gamins de devenir majoritaires à l’assemblée. Pour beaucoup, leur seule légitimité découle d’un passage rapide dans un institut d’études politiques où l’on apprend à peu près rien. En général, pour faire un responsable dans une organisation, il faut en moyenne une dizaine d’années avant d’accéder au niveau national,  le temps nécessaire à l’accumulation de connaissances et d’une pratique sociale concrète. C’est-à-dire pour justifier de compétence et de légitimité. Il convient en effet d’avoir vécu socialement pour  prétendre être responsable d’un collectif national. Faute de cela, l’inexpérience, la naïveté voir la prétention peut  conduire à n’importe quel catastrophe. Ce qui est en train de se produire dans le pays avec la montée d’un rejet voir de la haine de Macron qui progressivement prend le pas sur une partie du rejet rde Le Pen. Et ce ne sont pas les postures des jeunes députés qui peuvent racheter les détestables postures d’adolescent immature de Macron ; ils n’en sont que de pitoyable copie.

Justice: des tribunaux maintenus seulement en cas de victoire de LREM

Justice: des tribunaux maintenus seulement en cas  de victoire de LREM

 

 

  • On sait que vraisemblablement les résultats électoraux des municipales ne seront pas à la hauteur des espérances de la majorité. Du coup, non seulement on recherche des alliances parfois contre nature mais aussi en utilisant des expédients électoralistes assez lamentables. Ainsi par exemple on envisage de faire circuler l’idée que certains tribunaux de petites villes pourraient être supprimés pour le cas les représentants de la majorité seraient battus aux élections municipales. On objectera que ce n’est pas la première fois que des partis au pouvoir essayent de monnayer auprès de l’électorat le maintien de services publics contre un soutien électoral. Le problème c’est que la république en marche dispose de peu de soutien local. La république en marche n’a pas des d’instances réelles d’organisation locale. Le parti de Macon doit donc faire comprendre aux élus  que des services publics pourraient être supprimés si des opposants venaient prendre la place de représentant de la république en marche . On peut supposer que compte tenu des grandes incertitudes concernant les futurs résultats d’autres marchandages du même type seront utilisés.

En tout cas, dans une note mystère de la justice premier ministre que s’est procurée le Canard Enchaîné, on propose tout simplement une réunion avec « les experts des élections municipales de LaRem » pour avoir une idée des villes « qui représenteraient des cibles électorales », « afin de faire différer les annonces par les chefs de cours des schémas retenus. » En d’autres termes, informer la suppression d’un poste de juge, après les municipales de mars 2020.

Mercredi, vingt-quatre députés Les Républicains, emmenés par Julien Aubert, député de la 5e circonscription du Vaucluse, ont écrit à Emmanuel Macron, lui demandant de « mettre un terme à toute manipulation de l’organisation de la justice organisée par le pouvoir exécutif pour assouvir des objectifs électoralistes ».

« C’est d’abord atteindre durablement la crédibilité de l’Etat, deuxièmement c’est instrumentaliser l’Etat à des fins électorales et troisièmement c’est particulièrement bas en termes de vision de ce que doit être un Etat moderne », a déclaré Julien Aubert, ce jeudi sur RFI.

La divulgation de cette note a fait réagir au-delà des rangs des députés de droite. « Après l’instrumentalisation, la domestication. Après les pressions, la menace. Belloubet va virer les procureurs des villes qui ne voteront pas assez LaREM. L’indépendance de la justice? Qui peut y croire? », a réagi Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France Insoumise (LFI) et député des Bouches-du-Rhône.

« Avec ce qu’on découvre (…), c’est la fin du mythe de la République exemplaire, remplacée définitivement par la République des copains. Les Français disposeront de tribunaux selon qu’ils votent bien ou mal », s’est insurgé Pierre Jouvet, chargé des élections au Parti Socialiste (PS).

Interrogée mercredi sur Sud Radio, la ministre de la Justice Nicole Belloubet n’a pas démenti l’existence de cette note et s’est défendue de tout « favoritisme ».

A coté de LREM : Un pôle de gauche de cocus ou de complices ?

A coté de LREM : Un pôle de gauche de cocus ou de complices ?

Le pôle de gauche des anciens socialistes qui sont allés à la soupe chez Macron a de quoi faire sourire. Un vrai mouvement de faux culs. La plupart sont des oligarques qui font de la politique depuis des lustres et leurs convictions se réduisent au maintien de leur mandat. Ils pourraient tout aussi bien demeurer dans l’ancien PS, chez Bayrou ou à LR. Ils se disent sociaux démocrates mais non jamais été capables de théoriser leur projet (comme l’avait fait par exemple Rocard) et encore bien plus incapables de l’appliquer. Jusque là, ils ont soutenu Macron, sa politique libérale et  son régime théocratique   Les ralliés du PS à Macron découvrent subitement que LREM n’a pas grand-chose à voir avec la gauche. Ils auront mis du temps. Mais on objectera qu’il en fallait pour digérer la grosse couleuvre Macron mais qui leur a permis de sauver  leur peau et leur carrière en politique.

 

En plus, le leader d’un éventuel pôle de gauche de LREM serait Jean Yves Le Drian, appelé par ses camarades le  saumon rose, pour sa capacité à évoluer dans tous les courants. L’archétype du politique qui dodeline en permanence  de la tête pour manifester son accord sur tout et le contraire s’il le faut. Voir par exemple en ce moment la posture pitoyable de la France vis-à-vis des Kurdes. Et pour se défausser le Drian d’ajouter que nous ne disposons là-bas que de quelques centaines d’hommes quand il y a quelques semaines encore on nous faisait croire que la France occupait un place essentielle dans l’alliance contre le terrorisme au levant. En fait, les américains ont autorisé quelques avions français à bombarder un ou deux bâtiments. On ne peut pas croire que les anciens élus se sont fait avoir, ils se sont précipités chez Macron pour sauver leurs sièges.

 

Élus, anciens élus issus du Parti Socialiste et sympathisants publient donc dans le Journal du Dimanche un « manifeste pour un pôle de gauche dans la majorité », afin de porter « une voix sociale et républicaine » attentive à « la réduction des inégalités et la laïcité ». Cette tribune a été publiée en réaction au repli identitaire mais aussi aux impératifs écologiques.

Les 72 signataires de cette tribune entendent construire ce pôle indépendant de LaREM autour du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et du secrétaire d’État à la Fonction publique Olivier Dussopt, issus du PS. Dussopt qui se fait élire sur une liste socialiste comme député pour au denier moment rejoindre LREM. Lui aussi l’archétype du politicien socialiste qui n’a pratiquement jamais travaillé ailleurs que dans la politique ; le genre de profil qui a tué le PS et dont les convictions sont comme les montres de Dali,  très molles.

« En tant que sociaux-démocrates longtemps marginalisés, nous nous sentons dépositaires d’une culture de gouvernement plus proche aujourd’hui du réformisme gouvernemental que de la dérive illibérale de la gauche protestataire », écrivent les signataires, dont le maire de Strasbourg Roland Ries ou l’ancien secrétaire d’État François Loncle.

Aujourd’hui, « le cap est le bon et la France est gouvernée », jugent-ils, « malgré de regrettables maladresses » et la nécessité, selon eux, de « régénérer notre démocratie par la mobilisation des territoires et la participation citoyenne. »

Ils soulignent également que « la réduction des inégalités et la laïcité doivent rester au coeur de nos valeurs et de notre exigence républicaine ». « L’impératif écologique et la transition énergétique, sauf à se heurter à des résistances violentes, nécessitent l’accompagnement plutôt que l’ostracisation des professions et des populations les plus exposées aux changements de notre modèle de croissance », ajoutent-ils, un an après le déclenchement de la crise des « gilets jaunes ».

Après cette crise qui a transformé le rapport des Français à la politique et à la démocratie, ils affirment la nécessité d’être « sans complaisance avec les mensonges du populisme » notamment, avec « en contrepartie une éthique politique scrupuleuse et un usage reconsidéré de la force publique lorsqu’elle est nécessaire ».  Bref une critique molle de Macron comme leurs propres convictions.

LREM : Un pôle de gauche ou de faux-culs !

LREM : Un pôle de gauche ou de faux-culs !

Les ralliés du PS à Macron découvrent subitement que LREM n’a pas grand-chose à voir avec la gauche. Ils auront mis du temps. Mais on objectera qu’il en fallait pour digérer la grosse couleuvre Macron mais qui leur a permis de sauver  leur peau et leur carrière en politique. En plus, le leader d’un éventuel pôle de gauche de LREM serait Jean Yves Le Drian, appelé par ses camarades le  saumon rose, pour sa capacité à évoluer dans tous les courants. L’archétype du politique qui dodeline en permanence  de la tête pour manifester son accord sur tout et le contraire s’il le faut. Voir par exemple en ce moment la posture pitoyable de la France vis-à-vis des Kurdes. Et pour se défausser le Drian d’ajouter que nous ne disposons là-bas que de quelques centaines d’hommes quand il y a quelques semaines encore on nous faisait croire que la France occupait un place essentielle dans l’alliance contre le terrorisme au levant. En fait, les américains ont autorisé quelques avions français à bombarder un ou deux bâtiments. On ne peut pas croire que les anciens élus se sont fait avoir, ils se sont précipités chez Macron pour sauver leurs sièges.

Élus, anciens élus issus du Parti Socialiste et sympathisants publient donc dans le Journal du Dimanche un « manifeste pour un pôle de gauche dans la majorité », afin de porter « une voix sociale et républicaine » attentive à « la réduction des inégalités et la laïcité ». Cette tribune a été publiée en réaction au repli identitaire mais aussi aux impératifs écologiques.

Les 72 signataires de cette tribune entendent construire ce pôle indépendant de LaREM autour du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et du secrétaire d’État à la Fonction publique Olivier Dussopt, issus du PS. Dussopt qui se fait élire sur une liste socialiste comme député pour au denier moment rejoindre LREM. Lui aussi l’archétype du politicien socialiste qui n’a pratiquement jamais travaillé ailleurs que dans la politique ; le genre de profil qui a tué le PS et dont les convictions sont comme les montres de Dali,  très molles.

« En tant que sociaux-démocrates longtemps marginalisés, nous nous sentons dépositaires d’une culture de gouvernement plus proche aujourd’hui du réformisme gouvernemental que de la dérive illibérale de la gauche protestataire », écrivent les signataires, dont le maire de Strasbourg Roland Ries ou l’ancien secrétaire d’État François Loncle.

 

Aujourd’hui, « le cap est le bon et la France est gouvernée », jugent-ils, « malgré de regrettables maladresses » et la nécessité, selon eux, de « régénérer notre démocratie par la mobilisation des territoires et la participation citoyenne. »

Ils soulignent également que « la réduction des inégalités et la laïcité doivent rester au coeur de nos valeurs et de notre exigence républicaine ». « L’impératif écologique et la transition énergétique, sauf à se heurter à des résistances violentes, nécessitent l’accompagnement plutôt que l’ostracisation des professions et des populations les plus exposées aux changements de notre modèle de croissance », ajoutent-ils, un an après le déclenchement de la crise des « gilets jaunes ».

Après cette crise qui a transformé le rapport des Français à la politique et à la démocratie, ils affirment la nécessité d’être « sans complaisance avec les mensonges du populisme » notamment, avec « en contrepartie une éthique politique scrupuleuse et un usage reconsidéré de la force publique lorsqu’elle est nécessaire ».  Bref une critique molle de Macron comme leurs propres convictions.

Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Décidément le nouveau pari, du président qui devait faire de la politique autrement se banalise avec la multiplication d’affaires (dont certaines sont d’ailleurs enterrées comme celle de Richard Ferrand, président de l’assemblée nationale dont le dossier a été « exilé » à Lille). Cette fois, c’est un poids  lourd, Thierry Solère qui est mis en examen, un rallié de LR. L’homme politique mis en examen pour fraudes fiscales et d’autres chefs, notamment le détournement de fonds publics, le trafic d’influence et le financement illicite de campagnes électorales.

Ce vendredi 11 octobre, «après avoir été entendu dans le cadre d’un interrogatoire de première comparution durant cinq jours», le député La République en marche des Hauts-de-Seine Thierry Solère a été mis en examen, notamment pour fraude fiscale, détournement de fonds publics et trafic d’influence, a indiqué le parquet de Nanterre dans un communiqué envoyé à 21h35.

Le document précise que l’homme politique «a été mis en examen par les trois magistrats instructeurs du pôle économique et financier du tribunal de grande instance de Nanterre» pour sept chefs d’infractions, dont «fraude fiscale», «détournement de fonds publics par dépositaire de l’autorité publique», «recel de violation du secret professionnel», «trafic d’influence passif» concernant quatre sociétés, «recel d’abus de bien sociaux», «recel d’abus de confiance», «financement illicite de campagnes électorales». Le tout «portant sur une période comprise entre 2003 et 2017».

Le quadragénaire a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté pour «manquements aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique» et «trafic d’influence passif» concernant une cinquième société.

«Nous contestons formellement l’intégralité des motifs de ces accusations», ont réagi auprès de l’AFP le député et ses avocats, Pierre-Olivier Sur, Mathias Chichportich et Jean-Pierre Gastaud. «Cette affaire est délirante et maintenant que nous avons enfin accès au dossier, nous en ferons la démonstration».

La justice s’intéresse à ce proche du Premier ministre Edouard Philippe depuis 2016, après une plainte de Bercy pour fraude fiscale, qui avait entraîné l’ouverture d’une enquête préliminaire confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

L’affaire avait ensuite pris une autre ampleur: elle avait été élargie à une série d’autres infractions, notamment au trafic d’influence. L’élu s’était vu retirer son immunité parlementaire et il avait été placé en garde à vue en juillet 2018 – une mesure finalement levée pour raisons médicales. En février 2019, les investigations ont été confiées à des juges d’instruction. Six autres personnes sont aussi concernées depuis l’ouverture de cette information judiciaire.

Dans cette affaire, l’élu est soupçonné de fraude fiscale, notamment pour ses activités de conseil dans le privé, qu’il pratiquait en parallèle de ses mandats. Il est aussi soupçonné d’avoir usé de sa position d’élu pour favoriser certaines sociétés pour lesquelles il travaillait, afin qu’elles obtiennent des contrats publics.

L’embauche de l’épouse d’un ex-dirigeant d’une de ces sociétés en tant qu’assistante parlementaire intéresse en outre les enquêteurs. C’est ce dossier qui a valu à l’ancien ministre Jean-Jacques Urvoas d’être condamné, fin septembre, à un mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende. L’ancien garde des Sceaux a en effet été reconnu coupable de «violation du secret professionnel», pour avoir transmis à Thierry Solère, en 2017, des éléments sur l’enquête.

Durant le procès de Jean-Jacques Urvoas, Thierry Solère, entendu comme témoin, a réaffirmé qu’il n’aurait «jamais» été visé par une enquête fiscale «s’il n’avait pas été l’organisateur de la primaire de la droite et du centre». Il avait après la plainte de Bercy dénoncé la présence d’un «cabinet noir à l’Elysée».

Thierry Solère, âgé de 48 ans, s’était fait connaître du grand public en organisant la primaire des Républicains pour la présidentielle 2017. Il avait ensuite été porte-parole de François Fillon, avant de quitter avec fracas la campagne au moment de la révélation de l’affaire concernant le candidat. Après sa réélection à l’Assemblée en 2017, il avait créé aux côtés de Franck Riester le groupe des «Constructifs» avant de rejoindre LREM quelques mois plus tard.

Depuis le début, le député conteste haut et fort avoir commis une quelconque infraction. En janvier, il a déposé une plainte pour «faux» visant indirectement la procureure de Nanterre et sa supérieure hiérarchique de l’époque: il estimait en effet que la magistrate avait basé sa demande de levée d’immunité parlementaire sur des informations qu’elle savait erronées. Cette plainte a été classée sans suite en mars.

Encore un député LREM impliqué dans un détournement de fonds publics

Encore un député LREM impliqué  dans un détournement de fonds publics

 

Décidément le nouveau parti de Macron, la république en marche, se banalise vraiment notamment à travers la multiplication d’affaires politico- financières dont certaines sont d’ailleurs enterrées (l’affaire du conflit d’intérêts du secrétaire général de l’Élysée par exemple). Des affaires qui peuvent concerner de nouveaux élus qui faute de colonne vertébrale idéologique ont tendance à confondre intérêt général et intérêt privé.

 

Mais des affaires qui concernent aussi de vieux crocodiles par exemple comme Richard Ferrand qui lorsqu’il était le patron des mutuelles de Bretagne a permis à sa compagne d’empocher un petit boni de 800 000 € ! Cette fois c’est un autre crocodile x-maire socialiste de Fresnes, qui  est soupçonné d’avoir utilisé illégalement une partie de ses indemnités représentatives de frais de mandat à hauteur de 60.000 euros, selon Le Monde.

 

Le député La République en marche du Val-de-Marne, Jean-Jacques Bridey, est visé par une enquête préliminaire du parquet national financier (PNF) pour détournement de fonds publics, révèle Le Monde mercredi. Selon le quotidien, ces investigations sont liées à un usage illicite de ses indemnités représentatives de frais de mandat de député, lors de son premier mandat de député, entre 2012 et 2017.

 

. Jean-Jacques Bridey, actuellement président de la Commission de défense de l’Assemblée nationale (CDAN), aurait détourné 60.000 euros d’argent public pour des dépenses sans lien avec son mandat.

En septembre 2018, Mediapart a révélé que le député est aussi visé par une enquête préliminaire pour concussion. Selon le média d’investigation, il aurait cumulé les indemnités de ses différents mandats au-delà des plafonds autorisés par la loi. Au total, il aurait indûment touché 100.000 euros.

En outre, ce marcheur de la première heure se serait fait rembourser deux fois, en 2016 et 2017, des notes de frais contractées au restaurant pour un montant de 4807,70 euros, alors qu’il était maire de Fresnes. Épinglé par la chambre régionale de la Cour des comptes (CRC), il avait assuré début septembre vouloir «rembourser» ces frais, invoquant une «simple erreur d’inattention sur quelques doublons».

Macron hyper président et adjudant chef de LREM

Macron hyper président  et  adjudant chef de LREM

Macron avait pourtant promis de prendre du recul pour se sortir de cet activisme qui le conduit à intervenir sur tout et partout. La promesse n’aura duré que quelques semaines. Lors de sa  rencontre avec les députés de la république en marche non seulement il a repris la direction du parti mais il a clairement menacé tout le monde y compris ses ministres qu’il entend marquer à la culotte ;  il y aura même  un logiciel d’application pour vérifier tous les jours l’avancée de leur action. Bref,  l’hyper président devient aussi adjudant chef de la république en marche. Ceux  dont l’action ne sera pas satisfaisante seront punis  par des sanctions, des corvées voire des évictions.

. Plus qu’un avertissement, le locataire de l’Élysée les a carrément menacés d’un remaniement, dans le huis clos du séminaire gouvernemental. «Si vous ne changez pas, je vous change», a-t-il asséné. Au mitan de son quinquennat, Emmanuel Macron s’agace du manque de visibilité de sa politique sur le terrain. «Vous avez deux mois pour donner du sens à ce que vous faites, le communiquer et suivre l’exécution des réformes», a-t-il ordonné. …

 

Car le sommet de l’exécutif s’est doté d’un tableau de bord accessible via une application mobile pour suivre l’avancement des réformes clés. «Le message est passé avec netteté et clarté», sourit une secrétaire d’État. «Le président de la République et le premier ministre veulent voir où on en est des changements dans la vie quotidienne des Français. La réforme doit arriver sur la table de salon de Mme Michu», abonde-t-elle. L’outil interne de suivi est également décliné sur un site Internet, à destination des Français.

 

Emmanuel Macron n’en est pas resté là. Le président de la République s’est invité à la rentrée des parlementaires de la majorité, lundi soir, dans les jardins du ministère des Relations avec le Parlement. Le chef de l’État a débuté son intervention d’une quarantaine de minutes en réitérant son soutien au président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, mis en examen jeudi, qui se tenait à ses côtés. Surtout, Emmanuel Macron a évoqué le projet de loi bioéthique, «texte de tous les dangers» et décliné les «quatre priorités» de «l’agenda de réalisation»: «le travail, l’écologie, les retraites et le régalien». Le problème évidemment c’est que d’une part la crédibilité de Macron est clairement hypothéquée par environ 70 % de l’opinion qui n’adhère pas à sa politique économique et sociale, d’autre part par les affaires, comme celle de Richard Ferrand qui après celle de Rugy, qui  posent une lourde hypothèque sur son image et celle  de son entourage.

 

 

 

 

Municipales: la fessée pour LREM ?

Municipales: la fessée pour LREM ?

 

 

La république en marche pourrait bien recevoir une petite fessée lors des élections municipales. Certes, elle pourra toujours expliquer que le parti n’existait pas il y a cinq ans. N’empêche, on  pourra comparer le résultat d’élections à différents scrutins depuis 2017 aux résultats des municipales. Globalement, il se pourrait bien qu’une partie de la population ait  envie de sanctionner la politique économique et sociale du gouvernement aujourd’hui contesté par 70 % des Français.

 

En fait,  on pourrait bien transformer les municipales en une sorte de référendum contre Macron. Une hypothèse d’autant plus possible que la république en marche ne compte pas vraiment de leader incontesté sur le terrain et que ses candidats sont surtout des porteurs de pancartes de Macron auquel ils doivent tout. Il y a aussi les contradictions internes à la majorité. Des contradictions notamment entre la république en marche et le MoDem de Bayrou qui n’apprécie guère la concurrence excessive de LREM sur ses terres électorales. Il faut ajouter  à cela d’autres contradictions entre l’appareil central et les militants locaux. Des militants locaux animés par la mode du dégagé isthme et qui en bien virer les vieux crocodiles. Enfin la république en marche faute d’ancrage sur le terrain passe parfois de curieuses alliances avec selon les cas avec des maires  bien implantés de gauche ou de droite.

Dans plusieurs villes, à commencer par Bordeaux, la majorité aborde le scrutin de mars divisée. LREM doit aussi gérer ses dissidences internes, «au cas par cas». La direction du parti doit se prononcer cette semaine sur l’exclusion du parti du candidat dissident d’Aix-en-Provence, pour éviter la contagion.

Les dirigeants de LREM, qui disent aborder leur première élection locale avec «modestie et humilité» cherchent à mieux arrimer leurs partenaires et à attirer de nouveaux élus. «Nous devons rassembler toutes les forces progressives de ce pays», a plaidé Stanislas Guerini, le patron du parti. «Notre première responsabilité est d’être un parti ouvert, jamais En Marche ne sera un parti hégémonique», a insisté le numéro deux, Pierre Person. Reste qu’un grand nombre de chantiers à venir pourraient faire réapparaître des clivages au sein de la majorité.

 

Beauvau consulte déjà les députés en vue du débat sur l’immigration, prévu le 30 septembre au Parlement. «On risque de ne pas confirmer l’option du locataire de l’Élysée», prévient un parlementaire de l’aile gauche. D’où la nécessité, aux yeux de certains, d’organiser davantage les sensibilités politiques au sein de LREM. «On avait le choix entre être un mouvement politique ou un mouvement militant.  « ; La réalité c’est que la république en marche n’est pas non plus vraiment un mouvement militant mais plutôt un club de supporters de Macron.

 

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