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Muriel Pénicaud justifie les injures du porte-parole de LREM

Muriel Pénicaud justifie les injures du porte-parole de LREM

Après Richard Ferrand englué dans le sulfureux dossier de l’enrichissement personnel de sa compagne, c’est au tour du porte parole porte parole de LREM d’être sur la sellette. «fiotte» pour Alain Juppé, «va niquer ta mère» pour Jean-François Copé, «pouffiasse» pour Valérie Pécresse – et d’autres à des journalistes. Voila les tweets qu’avait envoyés le nouveau porte parole de la république en marche. Une erreur de jeunesse tente vainement d’expliquer Muriel Pénicaud  «Quand on a 18 ans et qu’on dit des bêtises, qu’après on en prend conscience, qu’on s’excuse, qu’on répare et qu’on ne le fait plus…», a tempéré Muriel Pénicaud. La ministre a d’ailleurs estimé que si «on éliminait» une personnalité politique pour une erreur de jeunesse, «on manquerait de politiques».Procédant par amalgame confus, Muriel Pénicaud a aussi indiqué  «Les discussions au bistrot, dans les universités ou les manifestations, ce n’était pas forcément mieux ».  Muriel Pénicaud a également profité de la polémique pour rappeler certains dangers des réseaux sociaux. «Je pense que beaucoup de jeunes qui ont entre 18 et 15 ans aujourd’hui croient qu’ils sont dans une culture de l’immédiateté. Quand ils chattent ou font un tweet, ils croient que c’est pour tout de suite et que ça n’a pas beaucoup de valeurs», a souligné la ministre. Il y a cependant un hic ! , Rayan Nezzar n’avait pas «18 ou 15 ans» à la publication de ses tweets mais 22 ans et était étudiant à l’ENA. Une erreur de la ministre donc, qui insupporte encore un peu plus le député de la majorité, François-Michel Lambert. Samedi, il avait déjà demandé à Christophe Castaner de revenir sur la nomination de Rayan Nezzar. «On nous annonce une loi contre les “fake news” et trois jours plus tard on se retrouve avec une ministre qui ment!», s’agace auprès du Figaro le député LREM des Bouches-du-Rhône. «Le mouvement enchaîne les erreurs. Si Rayan Nezzar reste porte-parole je quitterai le parti. Je n’ai pas les mêmes valeurs que lui», en vient-il même à prévenir.

 

« Pute », « fiotte », « pouffiasse » : le langage du porte parole de LREM

« Pute », « fiotte », « pouffiasse » : le langage du porte parole de LREM

 

 

Décidément dans le parti de Macon la république en marche on a un peu de mal à dégager des profils adaptés aux responsabilités. Ainsi après le sulfureux Richard Ferrand, président du groupe parlementaire qui forcément éprouve quelques difficultés à s’imposer, Rayan Nezzar nouveau porte-parole de la république en marche fait l’objet d’une polémique pour des propos assez grossiers tenus précédemment. En 2012 et 2013, celui qui a été promu par le patron du parti présidentiel, Christophe Castaner, ce jeudi 4 janvier, traitait une journaliste de « poufiasse » et Marine Le Pen et Jean-François Copé de « pute[s]« , invitant ce dernier à « niquer [sa] mère ». Rayan Nezzar avait également employé le terme « poufiasse » en réponse à un tweet d’Aurore Bergé (aujourd’hui députée et porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée) citant Valérie Pécresse. Il avait aussi qualifié Alain Juppé de « fiotte » ou la journaliste et polémiste Caroline Fourest « d’épave » et jugé que Manuel Valls avait « zéro couille ». Des captures d’écran que le Lab s’est procurées : Buzzfeed rapporte avoir contacté Rayan Nezzar, après quoi ce dernier a supprimé environ 5.000 de ses anciens tweets (sur plus de 50.000). L’intéressé s’est ensuite excusé vendredi soir, toujours sur Twitter, pour ses « propos irréfléchis [tenus] quand [il] était étudiant». Reste un tempérament qui s’accorde mal avec le respect de l’opposition et plus généralement de la démocratie.

 

Castaner gronde les députés LREM plaintifs

Castaner gronde les députés LREM plaintifs

 

 

Visiblement Macron commence à être un peu agacé par le comportement de certains députés en marche qui se plaignent de ne pas être suffisamment rémunérée ou de travailler trop. Il ne devrait pas être étonné de ces réactions car il a recruté un peu n’importe qui uniquement sur CV sans même se préoccuper des convictions citoyennes et du passé sociétal des intéressés. Du coup Castaner, le nouveau patron, d’en marche a grondé les députés mécontents. Il en profite pour taper aussi sur les doigts de Richard Ferrand qui visiblement ne dispose pas de la crédibilité nécessaire pour faire taire les grincheux et éviter certaines bavures.  Kastner a sans doute aussi raison de critiquer une certaine forme de suffisance voire d’arrogance de députés plus proches d’une posture de directeur de start-up que de celle d’un représentant du peuple.  En cause notamment, le fait que certains parlementaires se soient récemment plaints des exigences de leur nouvelle vie dans la presse… Comme Véronique Hemmerer, élue de Haute-Gironde, qui a regretté dans Sud Ouest que son mari ne puisse pas s’acheter de Porsche Cayenne à cause de leur nouvelle exposition. Idem avec le député du Rhône Bruno Bonnell, qui s’est fait le porte-voix des jeunes conseillers ou élus qui vont au devant «d’ultimatums familiaux (…) du genre “si tu y retournes je te quitte”». Dernier exemple, enfin, avec cette élue qui – sous couvert d’anonymat cette fois – affirme qu’elle «mange pas mal de pâtes» et qu’elle a «ressorti les vêtements de la cave» depuis que son passage du privé au public a réduit son salaire de 8000 euros à 5000 euros par mois. «Être député et se plaindre de son niveau de vie, c’est inacceptable! Cependant je peux mesurer que certains députés, qui avaient avant une vie organisée, sont tombés dans un véritable tourbillon. Il convient néanmoins de souligner que le rythme parlementaire n’est pas plus élevé que dans le passé», s’est agacé Christophe Castaner.

Immigration : critique de Sonia KRIMI, (LREM)

Immigration : critique de Sonia KRIMI, (LREM)

 

Ça tangue un peu au sein de la république en marche, on pourrait dire enfin car on se demandait jusque-là si le parti de Macron   n’était pas une secte ou un parti godillot. C’est à propos de l’immigration que des interrogations et des oppositions sont apparues au sein du parti de Macron. Il est vrai que si sa politique d’immigration rééquilibrée à droite ne suscite pas une réprobation générale par contre son intention de recenser les immigrés dans les centres d’accueil critiquable. D’abord parce qu’il s’agit d’interventions policières qui ne sont pas justifiées dans des lieux d’hébergement à caractère social et humanitaire ensuite parce que les réfugiés vont fuir ses centres  et être contraints de dormir dans la rue.   Sonia Krimi, élue LREM de la Manche a donc vivement interpellé le ministre de l’intérieur sur cette question. :. « Tous les étrangers de France ne sont pas des terroristes, tous les étrangers de France ne sont pas d’indélicats fraudeurs aux aides sociales », a lancé celle qui dispose de la double nationalité franco-tunisienne. « Dire le contraire, c’est jouer avec les peurs. Vous le savez, les caricatures simplistes et cyniques apparaissent rapidement dans le débat public. » Et l’élue de souligner que les discours d’Emmanuel Macron, qui s’était montré pendant sa campagne et au début de son quinquennat très ouvert à l’accueil des réfugiés, semblent désormais contredis par les actes. « Les centres de rétention deviennent des centres de détention et sont indignes de notre République », a-t-elle déclaré. « Le traitement du séjour irrégulier en France est devenu une angoisse pour les étrangers, les associations, les forces de police, les préfectures et les avocats. ». Sonia Krimi a demandé à Gérard Collomb de détailler sa réforme, espérant qu’elle soit « juste » et « équilibrée ». Les premières pistes de réforme dévoilées dans la presse font état d’un doublement possible de la durée maximale de rétention des étrangers en attente d’expulsion, pour la porter à 90 jours. Mais aussi de l’intégration de la notion de « pays tiers sûr », désignant un État hors de l’Union européenne dans lequel les migrants, s’ils y ont été en transit, pourraient être renvoyés. Autant de dispositions qui, si elles se confirmaient, orienteraient la politique migratoire du quinquennat vers plus de dureté. Jusqu’ici, les associations et le Défenseur des droits, Jacques Toubon, s’étaient émus de nombreuses fois d’une politique trop répressive. L’interpellation de Sonia Krimi prouve que le débat commence aussi à agiter la majorité.

Notre-Dame-des-Landes : Ferrand (LREM) pour

Notre-Dame-des-Landes : Ferrand (LREM) pour

 

 

Sans doute par solidarité avec les élus bretons, Ferrand se prononce sans doute par solidarité pour NDDL.  Richard Ferrand président  du groupe parlementaire la république en marche soutien le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes. D’une certaine façon, Richard Ferrand ménage aussi ses intérêts électoraux puisqu’ils siègent au conseil régional de Bretagne. Ce n’est pas forcément une indication de la future décision d’Emmanuel Macron. Emmanuel macros qui a retardé cette décision d’environ un mois à fin de tester un peu plus les deux hypothèses : soit la modernisation de l’aéroport actuel, soit la création d’un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes. Implicitement Richard Ferrand indique aussi que l’orientation finale retenue par le gouvernement tiendra forcément compte du poids politique de Nicolas Hulot : “C‘est un ministre extrêmement précieux pour porter les combats qui sont les siens”, a dit Richard Ferrand. “Ce ne serait pas la première fois que tel ou tel ministre ne se reconnaîtrait pas dans telle ou telle décision. Mais pour autant, compte tenu de son utilité, de sa pertinence, resterait dans son gouvernement”. Reste que Nicolas Hulot ne pourra éternellement avaler toutes les couleuvres du gouvernement et que la création d’un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes pourrait soit justifiée son départ, soit gravement entaché son image d’écolo. En cas d’annulation du projet de Notre-Dame des Landes on sent que Richard Ferrand serait prêt à se résigner : “Moi, personnellement, je n‘en ferai pas une histoire même si je vous ai indiqué comment j‘analysais avec des collègues de Bretagne, des Pays de la Loire, avec les maires des grandes villes, ce qui me paraîtrait être le bon choix”, a-t-il ajouté.

LREM : coaché pour 1500 euros les quatre heures

LREM : coaché pour 1500 euros les quatre heures

 

Quand la communication prend le pas sur le fond dans le mouvement en marche. Faute d’expérience politique, sociale ou associative les députés du parti de Macron paient très cher pour savoir parler en public notamment devant les médias. Il faut dire que la plupart ont été recrutés selon les méthodes d’une entreprise à partir de leur CV et non à partir de leur expérience militante. Du coup, la république en marche est surtout constituée de cadres, de techniciens et de technocrates. Pour masquer le vide politique, la république en marche utilise la communication pour permettre d’apprendre à se comporter, à parler, à plaire et la formation à cette communication n’est pas gratuite. Pas sûr cependant que cette formation soit suffisante pour donner une cohérence à un mouvement politique dont l’idéologie et la vision se limite au soutien sans condition à Emmanuel Macron. Laurent Fontaine, ex-animateur star de TF1, a été recruté par Emmanuel Macron pour former ses proches au délicat exercice de l’interview politique. Interrogé par le site StreetPress en février dernier, Laurent Fontaine, qui reconnaissait déjà à l’époque soutenir le mouvement En marche! Depuis sa création en avril 2016, expliquait avoir pour mission d’inculquer ses «trucs de professionnels» aux différents députés membres du collectif. « Ce jeudi, l’ancien animateur était invité sur Europe 1 où il a déclaré continuer à préparer régulièrement les députés LREM à leurs interviews télévisés ou radio. Et cela peut avoir un coût…: «  c’est environ 1500 euros la grosse séance d’environ 4 heures», a expliqué Laurent Fontaine au micro d’Europe 1. Un tarif qui semble être «bien au-dessus de la moyenne du microcosme», estime Marianne. Selon le site d’information, et à valeur de comparaison, «le centre de formation continue CFPJ, qui accueille parfois des parlementaires, facture lui aussi 1500 euros son module intitulé “Être interviewé par des journalistes”. Sauf que ce tarif comprend deux jours de formation, soit 14 heures.

Prime de Noël : un député LREM patauge

Prime de Noël : un député LREM patauge

Le jeune député d’en marche Hervé Berville s’est pris les pieds dans le tapis à propos de la prime de Noël dont il ignorait l’existence. Pourtant ce député ne manque pas de zèle pour louer la politique de Macron sur à peu près tous les sujets avec suffisance et même condescendance vis-à-vis de ses interlocuteurs. Alliant volubilité et langue de bois il ne cesse de déverser des louanges concernant la politique gouvernementale. Pourtant sur la prime de Noël,  il s’est complètement planté. le jeune député serait un brillant économiste, haut fonctionnaire qui a surtout travaillé dans les institutions de développement où on sait évidemment parlée macro économie, plan et stratégie internationale  mais où on connaît peu les réalités concrètes surtout des plus démunis.  Interrogé sur BFM ,  Hervé Berville, député La République En Marche n’a, semble-t-il, jamais entendu parler du dispositif créé en France en 1998 et versé par la Caisse des allocations familiales aux bénéficiaires de certains minima sociaux. Pour se justifier, le porte-parole du groupe parlementaire REM fait mine de s’étonner : « La prime de Noël ? », rétorque-t-il. « Alors moi, je n’ai pas de prime de Noël en tant que député. » Un moment de flottement s’installe. « Peut-être que vous me donnez une information, mais je n’ai pas de prime de Noël. »  Malgré l’explication du dispositif – « une aide exceptionnelle destinée à aider les familles les plus fragiles dans la période des fêtes » – par Jean-Jacques Bourdin, Hervé Berville s’entête : « Oui oui (je connais l’existence de cette prime, ndlr). Mais vous me parliez pour les députés, c’est pour ça ? » Et d’interroger le journaliste : « Qui est-ce qui fournit la prime de Noël ? » Le député finira par dire qu’il n’a « pas d’information contradictoire » sur une éventuelle reconduction de la prime en décembre 2017. « Je pense qu’elle va être reconduite. On n’a pas voté, on n’a pas discuté d’une prime de Noël donnée par l’État qui ne serait pas reconduite. Selon toute vraisemblance, elle va être reconduite. » Le gouvernement a effectivement décidé, comme l’année passée, de verser la prime de Noël « la semaine précédant Noël à 2,5 millions de personnes », pour un montant oscillant entre 152,45 euros pour une personne seule, 228,67 euros pour un foyer de deux personnes (couple sans enfant, adulte isolé avec un enfant) et 274,41 euros pour trois personnes (couple avec un enfant, adulte isolé avec deux enfants).

Municipale Orthez: LREM patine

Municipale Orthez: LREM patine

 

À  Orthez, comme en Corse,  il se confirme que la république en marche éprouve  des difficultés pour son implantation locale. pas vraiment étonnant car la république en marche ne constitue pas un véritable parti politique mais une sorte de mouvement ultra centralisé sans structure locale, départementale ou régionale. A Orthez la liste en marche a tout juste dépassé les 10 % La liste du candidat PS est arrivée en tête, devançant le maire sortant (sans étiquette) dimanche au premier tour d’une élection municipale anticipée à Orthez (Pyrénées-Atlantiques), où la liste menée par une LREM, une première à valeur de test pour le mouvement, s’est qualifiée de justesse pour le second tour.
Le scrutin était provoqué par la démission en septembre de 11 membres de l’équipe du maire sortant Yves Darrigrand (SE), dernier épisode d’une fronde de deux ans au sein de sa majorité municipale.  Au terme d’un premier tour marqué par une faible participation (51,80 %), la liste du candidat PS Emmanuel Hanon a recueilli 39,48% des voix, devançant celle du maire sortant Yves Darrigrand (33,64%). Des candidats du MoDem, de l’UDI et des Constructifs s’étaient regroupés aux côtés de « Marcheurs » dans une liste d’union chapeautée par Marie-Hélène Marest, une enseignante et animatrice locale LREM. Elle est arrivée troisième avec 11,58% des voix, se qualifiant de justesse pour le second tour. Deux listes ont été éliminées à Orthez, celle de Dominique Lalanne (SE) avec 7,49 % des voix, et celle d’Eric Delteil (Parti ouvrier indépendant et démocratique, PCF, Front de Gauche) avec 7,81 %. Le deuxième tour aura lieu le 10 décembre. Inversement dans une autre municipale anticipée à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines), la liste en marche à obtenu 50 % grâce à une alliance avec des barons locaux.

LREM, le parti masque l’absence de démocratie avec internet

LREM, le parti masque l’absence de démocratie avec internet

Pour l’instant,  la république en marche se caractérise par le centralisme et la langue de bois. Le parti du président tente de masquer l’absence totale de démocratie avec les outils Internet qui diffusent information, formation et méthode politique mais dans un seul sens du haut vers le bas. D’ailleurs ce bas n’existe pas il n’y a aucune structure locale, départementale ou régionale seulement des référents, sorte de commissaires politiques désignés par des responsables nationaux autoproclamés. Officiellement le parti annonce toujours 388 000 adhérents, en réalité il s’agit de citoyens qui un moment à un autre ont apporté leur soutien à la candidature de Macron par un clic. D’ailleurs il n’y a pas de procédure formelle d’adhésion, pas de renouvellement,  ni même de désaffiliation. Pas de cotisation non plus. Du coup, on pourrait même compter tous ceux  qui un jour ont cliqué sur le site en marche. Les adhérents et les militants d’en marche ne sont que des lecteurs du site Internet du parti. Pour preuve de cet affaiblissement, le faible succès d’une consultation interne sur le logement en septembre, qui n’a recueilli que 20.000 réponses alors qu’En Marche revendique 388.000 adhérents. Pire : à la veille du congrès qui a couronné samedi dernier Christophe Castaner, seul candidat en lice adoubé par Emmanuel Macron, 100 « marcheurs » de toute la France, qu’il s’agisse d’élus, d’animateurs de comités locaux ou de simples adhérents, ont claqué la porte à grand bruit. Ce geste spectaculaire, très symbolique, a mis en lumière le double discours d’un parti  créé en avril 2016 sur la promesse de réinventer l’exercice de la politique, mais qui fonctionnerait en réalité comme une forteresse verrouillée par le haut, au mépris de la liberté d’expression et d’action de la base. Des pratiques que les démissionnaires estiment « issues de l’Ancien monde ». De nombreux témoignages de militants et de cadres, éparpillés dans les médias, ont confirmé le blues des « marcheurs » et la difficulté pour le mouvement d’Emmanuel Macron de s’affranchir d’une organisation pyramidale, voire inféodée… typique d’un parti politique traditionnel. . Cette modernité a cependant séduit Penelope Liot, membre de l’équipe et ancienne de la startup Lima, qui s’engage en politique pour la première fois. La fondatrice du Noël de la French Tech explique : « En Marche est une méta-plateforme composée de plusieurs sous-plateformes qui s’interconnectent. Il y a une sous-plateforme pour gérer les adhérents, une autre pour les initiatives citoyennes, une autre pour la formation, une plateforme dédiée aux idées.. Tout ceci vit séparément et ensemble.» bref le numérique pour cacher l’absence de démocratie.  

LREM : les militants trop abandonnés (Castaner)

LREM : les militants trop abandonnés (Castaner)

C’est en substance ce qu’a reconnu Christophe Castaner à l’occasion de son élection comme délégué général de la république en marche. De fait,  la dynamique qui partait du bas avant l’élection de Macron  s’est inversée  désormais les adhérents ont l’impression de ne servir à rien. Castaner  qui lui a une véritable expérience politique est bien obligé d’en convenir, il va falloir sérieusement rectifier le tir. Le risque est en effet double d’abord que les militants soient comme actuellement privés totalement de parole au profit des oligarques et technos responsables autoproclamés de la république en marche et qu’ils se mettent  en sommeil comme la plupart  d’entre eux. Second risque, celui d’avoir un gouvernement un peu hors-sol sans appui, sans relais sur le terrain et donc à la merci des les aléas de la cote de popularité d’Emmanuel Macron. Castaner  devra changer de choses et sans doute d’abord se montrer moins condescendant voire moins méprisant à l’égard de la base de la république en marche.  “Ces derniers mois, nous avons commis des erreurs”, admet le secrétaire d‘Etat aux Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement. “On a désincarné le mouvement, on a donné l’impression d‘abandonner les militants. Nous sommes tous passés à autre chose : Emmanuel Macron est devenu président, les personnalités emblématiques sont devenues ministre ou député. Trop de choses ont été laissées de côté”, explique-t-il. Selon lui, LREM “aurait dû être un meilleur relais de l‘action gouvernementale” et n‘a pas été “assez en soutien” de ses adhérents. “Ma première priorité, c‘est donc de retrouver l‘ADN du mouvement : ouvert, libre, bienveillant, proche des territoires et utile aux citoyens.” Pour être utile, le mouvement doit s‘emparer de quelques grandes causes à définir et les accompagner, comme l’égalité entre femmes et hommes, la préservation de l‘environnement sur un territoire donné ou une cause médicale, estime-t-il. Castaner a sans doute raison de souligner ces thèmes qui paraissent cependant limiter l’action politique de base aux questions sociétales comme si les autres problématiques relevaient  uniquement de la décision d’élus nationaux. La vraie question est de savoir si la république en marche veut se transformer en véritable parti politique démocratique ou se limiter à un mouvement de fans de Macon

Sondage LREM – désignation de Castaner par Macron : choquant pour 52% des Français

Sondage LREM  - désignation de Castaner par Macron : choquant pour 52% des Français

 

Pendant la campagne électorale en marche se caractérisait par une démarche originale: tout devait partir du bas : les réflexions, les propositions, les futurs responsables. Mais depuis l’élection de Macron c’est l’inverse ;  tout part du haut.  Les responsables sont désignés par des dirigeants autoproclamés et les adhérents n’ont plus droit à la parole. La démocratie dans le mouvement en marche est complètement cadenassée, témoin par exemple la désignation par Macron lui-même du futur responsable d’une organisation qui refuse même le mot parti et veut demeurer un club de fans. Les Français sont sévères vis-à-vis de la république en marche.  Selon les résultats d’un sondage Odoxa pour Le Figaro et Franceinfo, La République en marche (LREM) n’aurait en effet pas grand-chose à envier aux autres grandes formations politiques du pays dont elle se faisait pourtant fort de renouveler les pratiques. Plus d’un Français sur deux juge ainsi choquantes les modalités de l’élection prévue de Christophe Castaner. Trois quarts d’entre eux estiment en outre que LREM n’est pas un parti plus démocratique que les autres. Un jugement d’autant plus sévère que le parti du président de la République s’était structuré et bâti sur la promesse d’un renouvellement des pratiques politiques. D’ailleurs, sur les promesses de se montrer plus démocratique, plus à l’écoute de ses adhérents et plus soucieux de la moralité, LREM ne convainc pas. Seulement un quart des Français estime que le parti remplit les deux premiers critères, et à peine plus d’un tiers juge qu’il remplit le troisième. Bref, après l’élection, c’est la déception, même si, pour l’heure, le jugement des Français porte plus sur LREM que sur l’action du président de la République.

LREM : Un bureau exécutif à la botte de Macron

LREM : Un  bureau exécutif à la botte de Macron

 

 

Pour donner l’illusion d’un semblant de démocratie la république en marche a organisé un débat entre listes de 20 noms candidates au bureau exécutif : “En Marche Citoyen”, “En Marche pour la Vie”, “Territoires, en Marche !” et “En Marche #AvecCasta”. Notons que le débat était animé par un directeur général, Stéphane Roques,  curieuse dénominations pour un responsable de parti politique ! Un peu la même bizarrerie sémantique pour le futur responsable d’es marche qui ne sera pas président mais simplement délégué général d’une organisation qui n’accepte même pas le concept de parti mais se satisfait de la définition de mouvement qui permet d’échapper aux règles habituelles de fonctionnement d’une organisation politique démocratique. En vérité, ce débat entre les quatre listes était complètement vain et creux, tous partageant à peu près la même conception et la même vision, tous fans inconditionnels de Macon et du centralisme démocratique de la république en marche.  Les adhérents n’ont pas leur mot à dire puisqu’ils seront simplement 25 % à siéger dans le principal organisme directeur et encore tirés au hasard. Pas étonnant si dans un récent sondage une majorité de Français trouve la désignation du responsable d’en marche par Macron choquante. Dans la réalité le parti en marche est une organisation comme les autres et même pire que les autres puisque les structures de base et les adhérents sont privés de tout responsabilité voire de tout droit d’expression. Exemple des limites de la démocratie lors de ce débat : Représentant de la liste numéro deux, Philippe Bercerol a notamment dit vouloir contribuer à la réélection d‘Emmanuel Macron pour un second mandat. Un peu court comme perspective politique. C’est tout juste si on s’est autorisé à faire quelques critiques.  Inscrite sur la liste “En Marche Citoyen”, Juliette De Causans s‘est quant à elle inquiétée de l‘utilisation de l‘argent que LREM recevra après ses victoires du printemps 2017, demandant que “les référents bénéficient de plus de moyens financiers pour pouvoir mener leurs actions”. Plusieurs candidats, dont Joachim Son-Forget, député des Français de l’étranger et tête d‘affiche de la liste “Territoires, en marche !” ont demandé que le vote de samedi ne se fasse pas à main levée mais à bulletins secrets. En réalité le vote est connu d’avance, Kastner désigné par Macon va enregistrer un score à la coréenne ou à la chinoise est le bureau politique sera composé de proches de Macon exclusivement. La députée Laëtitia Avia, inscrite sur la liste en soutien à Christophe Castaner, favorite du scrutin, a simplement  souligné la “tâche immense” qui attend le futur délégué général de LREM, appelant les adhérents à lui “faire confiance”. Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et le Figaro publié jeudi soir, plus de la moitié des Français jugent “choquant” que Christophe Castaner soit le seul candidat en lice et qu‘il ait été intronisé par Emmanuel Macron. Soixante pour cent des personnes interrogées jugent que LREM est un parti plus réformateur que les autres, mais les trois quarts (73%) ne le considèrent

LREM: un parti de gauche pour seulement 12% des Français

France: LREM, un parti de gauche pour seulement 12% des Français

C’est le résultat d’uen enquête Elabe pour BFM TV – 12% considèrent que le parti d‘Emmanuel Macron se trouve à gauche ou très à gauche.  LREM, qui proclame son ambition de s‘affranchir des clivages habituels, est à droite pour 24% des personnes interrogées et très à droite pour 5%.Un autre sondage de ViaVoice montrait  qu’Emmanuel Macon qui souhaitait être ni de droite,  ni de gauche est en fait  de plus en plus soutenu par la droite et le centre tandis que le soutien de la gauche devient très minoritaire. Une baisse dans cette dernière catégorie qui ne cesse de s’accroître. Ainsi dans le dernier sondage Viavoice, les sympathisants de gauche ne sont plus que 27 % à approuver la politique du président de la république en novembre alors qu’ils étaient 34 % en septembre. Par contre,  cette politique est plébiscitée par les sympathisants du centre 91 % à applaudir les orientations du chef de l’État alors qu’ils étaient 86 % en septembre. De la même manière,  Emmanuel Macon progresse aussi à droite passant de 41 % de soutien en septembre à 46 % en novembre. Il semble bien que le président de la république ait  du mal à se défaire d’une image de président des riches. En cause sans doute, le un manque d’équilibrage entre les mesures sociales et les orientations économiques mais aussi une certaine attitude condescendante voire méprisante  à l’égard de ceux qui ne partagent pas son point de vue. Une attitude générale des élites  d’en marche qui ont tendance à mépriser toute (y compris à l’intérieur de leur propre parti). Il faudra sans doute revenir à des conceptions plus démocratiques, moins techno est moins élitistes. Sinon la république en marche prend le risque de ne pas exister localement et d’enregistrer  une sérieuse claque aux élections locales sans parler des conséquences sur la popularité de Macron.

LREM : démission du fait des élites déconnectées

 

100 marcheurs qui demissionnent de LREM pour protester contre le manque de démocratie d’un parti qui relève davantage d’un club de fans que d’une organisation politique. Plus grave encore à peine 10 % des militants du début sont encore actifs. En cause, le fait que les structures de base ne jouent strictement aucun rôle dans l’orientation du parti. Le seul rôle de ces structures de base et des militants et de lire les communiqués nationaux et de les diffuser. Les responsables nationaux de la république en marche rétorquent que cette démission collective relève de l’épaisseur du trait (Griveaux sur BFM). On  considère le phénomène comme complètement anecdotique puisque le mouvement compterait 384 000 adhérents et que ce ne sont pas 100 démissions qui vont le déstabiliser. La vérité c’est que la république en marche ne compte certainement pas 384 000 adhérents. Ce chiffre est le total de ceux  qui a un moment ou à un autre ont apporté leur soutien à Macron mais il ne s’agit pas d’une véritable adhésion puisque cette adhésion n’est pas renouvelée chaque année et qu’elle ne nécessite pas de verser une cotisation. En fait c’est une addition de noms, une sorte de pétition. Non seulement les structures de base n’ont aucun rôle,  aucune responsabilité mais en plus le niveau national a désigné des référents locaux, sorte de commissaire politique représentant d’une direction autoproclamée. Dans une tribune publiée mardi sur le site de franceinfo, ces “100 démocrates” autoproclamés dénoncent ce qu‘ils considèrent comme un manque de démocratie au sein du mouvement dont quelque 800 membres – parlementaires, élus, référents et 200 militants tirés au sort – se réunissent samedi à Lyon. Parmi les démissionnaires figurent Tiphaine Beaulieu, présidente de la confédération des Marcheurs de la République, et Emmanuel Drouin, élu municipal de Segré (Maine-et-Loire). Tiphaine Beaulieu a expliqué vouloir quitter un “parti d’élites, complètement déconnecté des réalités”. “Moi, personnellement, ce que je rejette, c‘est l‘abus d‘autorité, l‘autocratie, l‘arrogance, la politique de l‘entre soi”, a dit à Reuters celle qui était il y a quelques mois la porte-parole du collectif des “Marcheurs en colère”. Ils affirment ne pouvoir “continuer au sein d‘un mouvement ou parti sans ligne politique qui n’a pas su s’appuyer sur les piliers de la démocratie et qui a nié avec arrogance et mépris l’intelligence du peuple”. Dans sa profession de foi, Christophe Castaner dit son vœu de “réinventer” le parti dont il entend “préserver la voix singulière” face au pouvoir. Il aura du travail car il faudra transformer le club de supporters de Macon en organisation politique réellement démocratique.

LREM : un club d’élus nationaux et/ou de supporters d’Emmanuel Macron ?

LREM : un club d’élus nationaux et/ou  de supporters d’Emmanuel  Macron ?

 

 

 

On peut éventuellement comprendre que la république en marche, mouvement construit à la hâte lors de l’élection d’Emmanuel  Macon présente un caractère très vertical, c’est-à-dire très centralisé. Les responsables nationaux ont été désignés par le sommet, lui-même auto proclamé. De même pour les députés.  Ce caractère centraliste sera confirmé lors du  congrès qui va approuver la nomination de Castaner  à la tête de la république en marche, une nomination décidée Emmanuel Macon. Pour l’avenir il faudra sans doute revenir à des conceptions plus démocratiques, moins technos est moins élitistes. Sinon la république en marche prend le risque de ne pas exister localement et de prendre une sérieuse claque aux élections locales sans parler des conséquences sur la baisse de popularité du président de la république.,   Au-delà du fonctionnement contesté  du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents, c’est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

 

LREM : démissions, « La démocratie n’est pas En Marche » !

LREM : démissions,  « La démocratie n’est pas En Marche » !

 

Par « 100 démocrates »

 

« En Marche ! Mouvement citoyen lancé par Emmanuel Macron en avril 2016, partait d’une conviction : « les Français devaient être au cœur de la vie politique, et non son décor.»En inscrivant cette promesse, dès la première ligne de la Charte des valeurs du mouvement En Marche, Emmanuel Macron a passé le plus formidable des contrats moraux avec les citoyens français. Les marcheurs sincères mus par une vision humaniste de l’engagement politique, se sont sentis compris. Ils allaient enfin pouvoir s’engager derrière un homme, avec la promesse d’en finir avec la politique comme profession réglementée et tout faire pour que les citoyens soient mieux associés aux décisions qui les concernent.

 

 Au- delà de l’action, la déception.

 

Respecter les lois de la République, ainsi que les règles élémentaires de la courtoisie, respecter d’autrui, l’honnêteté, la probité, s’engager à ne commettre aucune discrimination ou abus de pouvoir, signaler tout conflit d’intérêt, se dresser contre les corporatismes, transcender les intérêts particuliers et croire en l’intérêt général, étaient là les principes de la Charte pour avancer ensemble au sein du mouvement présidentiel.

 

Comment expliquer que les comités se soient vidés de leurs marcheurs cinq mois seulement après l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron ?Que s’est-il passé pour que certains de ces marcheurs authentiques et loyaux finissent par déposer plainte au cours de l’été contre le mouvement pour lequel ils se sont engagés sans compter ni leurs heures, ni leur temps ?Ces valeurs, des marcheurs ont tenté de les défendre, de les rappeler à la gouvernance de la République en Marche, pour empêcher que des opportunistes puissent entrer dans les arcanes du pouvoir, ce pouvoir si convoité, ce pouvoir qui trop souvent corrompt le libre jugement de la raison, et met sur la scène politique des hommes-

loups qui n’ont guère le souci de leurs semblables.

 

 La République en Marche, une grande muette !

 

Puisque le choix a été fait de ne contrôler aucune entrée et de permettre un accès libre à tous, il fallait donc dès le départ faciliter le travail de la gouvernance en installant des instances internes pour réguler les dérives et éviter aux vieux comme aux jeunes loups, qui avaient flairé la bonne affaire, de mettre hors-jeu la base militante lanceuse d’alerte sur ces jeux politiques pervers.

 

Aucune instance de régulation n’a été activée. Pire, les nouveaux statuts avec une représentativité très affaiblie de la base militante ne permettent ni la liberté d’opinion et d’expression, ni une critique interne du pouvoir contre ses propres abus.

 

Sous le poids des process marketing, des #LoveLaRem, #LoveLaTeamMacron, les piliers de la démocratie se sont effondrés entraînant dans leur chute l’engouement et la motivation des marcheurs.

 

Le prochain « sacre » de Christophe Castaner, élu à la tête du parti, avant l’heure en l’absence de concurrents, laisse peu d’espoirs aux militants en attente de démocratie.

 

Et malgré une profession de foi porteuse d’un futur fait de rêves, pour raccrocher la base militante, malgré une profession de foi porteuse d’une nouvelle promesse d’entendre la colère des concitoyens français, le mal est fait.

 

 La République en Marche entend mais n’écoute pas.

 

La gouvernance de La République en Marche a confondu entendre et écouter. Alors oui La République en Marche a des oreilles qui marchent bien et qui entendent tout, mais elle ne semble pas avoir ni les dispositions affectives ni la structuration psychique qui lui permettent de savoir écouter.

 

Entendre et écouter, la même différence que voir et regarder. Quand les uns ne concernent que les capacités physiques (le simple fait de posséder des organes sensoriels qui marchent), les autres font appel à des dispositions affectives et psycho-affectives

: J’écoute et je regarde celui auquel je prête de l’attention, celui que je considère comme mon semblable, celui que je considère comme digne d’être écouté et regardé.

La République en Marche est tout sauf bienveillante et empathique.

Ce n’est pas parce qu’elle a su mobiliser ces dispositions affectives comme des concepts marketing pour vendre le produit En Marche que La République en Marche est dotée de ces dispositions. Les marcheurs en colère ont bien tenté d’instaurer un dialogue, de proposer des pistes d’amélioration, d’inviter les acteurs à s’écouter jusqu’à solliciter un tiers pour ouvrir une médiation.

 

Le mépris et l’arrogance qu’ils ont essuyés, les menaces ou les tentatives d’intimidation ne sont pas des pratiques bienveillantes et laissent à penser que La République en Marche marche désormais sur la tête.

 

Nous espérons que Monsieur Castaner soit un excellent équilibriste qui pourra se contorsionner pour permettre à La République en Marche de retomber sur ses jambes.

 

 Passer du mythe de «l’Armée de l’An II   » au militantisme éclairé.

 

Entre le jeu des statuts, l’opacité des instances, la loterie du tirage au sort de ceux qui ne représenteront qu’un quart des voix au Conseil National, le jeu du chat et de la souris avec les instances ou les services ou les pôles de La République en Marche, les tirs aux pigeons sur les réseaux sociaux, les balles au prisonnier sur les boucles de communication telegram, nous avons pour notre part suffisamment joué au sein de l’expérimentation politique en Marche.

 

L’expérimentation est partie d’un postulat, d’une idée, de la volonté de construire un « nouveau monde politique ».Hormis les savants fous, les scientifiques savent en principe poser des limites à l’expérience menée : le cobaye humain volontaire, dont on aura recherché le consentement éclairé, ne sera mobilisé qu’en dernière instance et à la condition que toutes les sécurités aient été prises pour protéger son intégrité.

L’éthique, en tant que limites que l’on se fixe dans son rapport au monde et dans sa relation à autrui, est essentielle en sciences comme en politique si l’on veut chasser les pratiques de

«l’ancien monde  ».

 

Dommage que le Comité d’éthique de l’expérimentation politique en marche n’existe que sur le papier.

 

 

Dommage que le mouvement de La République en Marche qui refuse l’appellation de parti ne soit pas parvenu à sortir de l’expérimentation des mooc, des laboratoires d’idées, des protocoles, des process.

 

 

Dommage que La République en Marche n’ait pas su s’appuyer sur une démarche éthique responsable qui respecte les principes démocratiques : la liberté de conscience et

d’expression de ses militants.

 

 

Dommage que La République en Marche n’ait pas su mettre en avant une ligne politique affirmée proposant un corpus idéologique et assumant des convictions dans lesquelles les militants puissent se retrouver. Dommage qu’en faisant le choix d’un fonctionnement vertical et d’une gouvernance d’élites, qu’en méprisant les compétences et l’intelligence collective, La République en Marche se soit progressivement coupée de ses forces-vives.

 

En refusant le principe d’élections démocratiques consacré par la Révolution française de 1789 et par la Constitution de notre pays, pour permettre aux adhérents de la République en Marche de choisir leurs dirigeants, en imposant des directions autocratiques qui demandent aux adhérents de se satisfaire d’un budget dérisoire et indigne de 400 € par mois et par département, en organisant un système opaque et arbitraire de tirage au sort, en imposant un vote à main levée alors même qu’un vote à bulletin secret est sollicité, La République en Marche offense les principes fondamentaux de la démocratie avec un mode d’organisation digne de l’Ancien Régime. Les 100 humanistes que nous sommes, étudiants, ouvriers, universitaires, médecins, juristes, enseignants, travailleurs sociaux, retraités…qui faisaient la force de ce mouvement, partent justement pour ne pas se retrouver en souffrance éthique dans un vide idéologique navrant où seul demeure le jeu pervers de la courtisanerie, censé appartenir à « l’ancien monde politique ».

Richard Ferrand (LREM) chevalier blanc de la fraude fiscale !!

Richard Ferrand  (LREM) chevalier blanc de la fraude fiscale !!

 

 

Chacun  sait bien que l’optimisation fiscale est un sport autorisé par la circulation des capitaux et la souveraineté des Etats en matière de fiscalité. L’optimisation fiscale est donc le plus souvent légale. On voit mal comment on pourrait la réprimer comme le propose notamment Richard Ferrand (président du groupe parlementaire kw) qui n’est pourtant pas un modèle de vertu financière.  Dans le concert des réactions politiques, c’est le concours Lépine des expressions les plus hypocrites. Ainsi le ministre du budget, Gérald Darmanin, n’a pas hésité à déclarer que le gouvernement prendrait des sanctions comme jamais à propos de l’évasion et de la fraude fiscales. Le ministre est même prêt à reprendre la proposition de Richard Ferrand chef parlementaire en marche qui va jusqu’à envisager la privation des droits civiques pour fraude fiscale en cas de circonstances aggravantes. Première observation,  le gouvernement a mis du temps pour s’exprimer à propos des dernières révélations sur l’évasion fiscale. En cause sans doute ses conceptions voire peut-être des ambiguïtés quant à la situation de certains membres de la majorité et du gouvernement. En outre,  la proposition de Richard Ferrand paraît relativement évasive voire burlesque pour ne pas dire autre chose. Deuxième  observation, la menace de supprimer des droits civiques existe déjà. Troisième observation Richard Ferrand n’est sans doute pas le mieux placé pour se faire le chevalier blanc de la morale financière. En effet dans l’affaire des mutuelles de Bretagne dont il était le patron il a permis à sa compagne de s’enrichir à bon compte. Contrairement à ce qu’il a affirmé il n’a pas été blanchi dans cette affaire mais le dossier a été enterré notamment pour des questions de prescription des faits. Quant à Gérald Darmanin, ministre du budget il entretient le flou artistique le plus total sur le plan sémantique en mélangeant évasion fiscale, optimisation fiscale et fraude fiscale. Et sa menace demeure très théorique.  Gérald Darmanin a déclaré  que “chacune” des révélations des “Paradise Papers” qui “concernera une entreprise française ou un contribuable français verra, à la demande du Premier ministre, évidemment le contrôle, le renseignement et la poursuite si cela effectivement est avéré”. Dans la plupart des cas les révélations des Paradise Papers ne révèlent aucune illégalité car les montages fiscaux pour la plupart légalement autorisée par les règles en vigueur concernant la circulation des capitaux. La fraude ne peut être considérée comme illégale que si elle contrevient précisément aux règles De ce point de vue l’évasion fiscale permise par l’optimisation ne peut être condamnée ni pénalement, ni civilement. Pour parler clair, les grandes déclarations tonitruantes de la plupart des responsables sont complètement hypocrites

Fraudeurs fiscaux déchus de leurs droits civiques (Ferrand LREM)°

Fraudeurs fiscaux déchus de leurs droits civiques (Ferrand LREM)°

 

 

Richard Ferrand, président du groupe la république en marche donne des leçons de vertu et propose la déchéance des droits civiques pour les fraudeurs fiscaux. Pas sûr qu’il soit le plus qualifié pour faire triompher le vice sur la vertu. En effet dans l’affaire des mutuelles de Bretagne qui a permis l’enrichissement facile de sa compagne, Ferrand n’a pas été innocentée. On a simplement classé l’affaire pour fait insuffisamment   établis  et ou  prescrits. Un jugement déjà juridiquement contestable qui ne change rien à l’aspect politique très critiquable. Pour faire davantage gauche st davantage respectable il y avait sans doute mieux que Ferrand parmi les députés de la république en marche. Car il s’agit bien pour la république en marche de tenter de faire un peu plus gauche face aux accusations contre Macron considéré par certains comme président des riches. Les députés en marche qui ne sont guère autorisés à faire preuve d’originalité et d’initiative se rabattent sur une mesure complètement anecdotique au surplus qui existe déjà. La loi française dispose déjà que le fraudeur fiscal peut écoper d’une privation des droits civiques, uniquement si le juge le décide, au regard de «circonstances aggravantes», comme des comptes à l’étranger, des fausses identités, ou encore une domiciliation fiscale fictive. D’après l’amendement des députés Ferrand et Guerini, la déchéance dans ces cas précis deviendrait automatique dès lors qu’une peine serait prononcée. Il en faudra évidemment davantage pour montrer un meilleur équilibre entre  la problématique économique et la problématique sociale. Il en faudra aussi un peu plus pour montrer que le groupe parlementaire en marche dispose d’une véritable autonomie. Dans les colonnes de Libération , les instigateurs de l’amendement avouent envoyer «un petit message politique». Non seulement aux Français tentés par la fraude, mais sans doute également pour tenter de rassurer les nombreux déçus du Macronisme venus de la gauche, désorientés par la fin de l’ISF et les autres mesures d’attractivité fiscale contenues dans le budget 2018.

 

LREM : nouvelle preuve du centralisme démocratique, Macron choisit Castaner

LREM : nouvelle preuve du centralisme démocratique, Macron choisit Castaner

Inutile de tourner autour du pot Macron choisit encore la voie du centralisme démocratique pour désigner le futur responsable du parti en marche. Un parti déjà inexistant localement dont les dirigeants désignés par le niveau central lui-même autoproclamé. Par exemple dans l’organe directeur 25 % seulement des l adhérents seront autorisés à faire entendre leur voix (en plus tirés au sort comme au loto). On comprend que l’Élysée soit mécontent que cette information ait été diffusée. En effet, la présidence de la république ne veut pas prêter le flanc davantage à sa conception de la centralisation extrême pouvoir qui se traduit notamment par des ministres complètement tétanisés par la crainte d’être sermonnés voir exclus par Macon. Par des parlementaires qui peinent à exister mais qui se contente de cette situation car ils ne sont redevables en réalité qu’à Macron. Enfin le parti en marche est une fiction, totalement centralisé et dirigés par des responsables nationaux autoproclamés et ou désignés par Macron. En réalité, c’est Macron  qui décide de tout. Le pire c’est que Castaner  était assez réticent à se porter candidat à la tête mouvement en marche. « Ce n’est pas mon sport préféré » avait-il même déclaré à Laurent Neumann de BFM. Il a fallu que Macron insiste beaucoup pour qu’il accepte de devenir délégué général (il n’y a même pas de secrétaire ni de président, une fonction en fait assumée par Macron. Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents, c’est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  Le quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

Interdiction immédiate du Glyphosate: 54 députés LREM pour

Interdiction immédiate du Glyphosate: 54 députés LREM pour

 

 

 

 

Sans doute pour tenter d’influencer la décision prochaine de Bruxelles sur la prolongation ou non concernant l’utilisation du Glysophate (connu notamment sous son nom commercial de Rond-up), le gouvernement a sans doute autorisé une cinquantaine de députés à écrire une tribune dans le monde pour réclamer la suppression immédiate de ce désherbant. C’est aussi l’occasion de faire plaisir à Nicolas Hulot un ministre bien discret mais lui aussi partisan de l’interdiction du Glysophate. La manœuvre pourrait être assez politique d’une part pour faire plaisir aux écolos, notre part pesait sur la commission européenne. Bruxelles est en effet un peu le cul entre deux chaises car l’Allemagne soutient la prolongation du Glysophate et pour cause puisque le produit de Monsanto a été racheté par l’allemand Bayer. De toute manière, s’il semble avéré que le Glysophate présente un certain nombre de dangers notamment de cancers, il faudra bien accorder un délai pour trouver un produit de substitution. De ce point de vue la tribune des députés d’en Marche relève un peu de l’agitation organisée. On sait en effet que les députés d’en Marche ne disposent d’aucune marge de manœuvre pour se distinguer du gouvernement. Pas étonnant ils ont tous étés désignés dans haut et ne sont redevables que vis-à-vis de Macon. Finalement ils s’aligneront sur la position du gouvernement notamment celles exprimées par le Premier ministre Édouard Philippe qui a affirmé à l’Assemblée nationale, que le gouvernement allait « organiser une transition progressive et irréversible » du glyphosate dans l’agriculture vers des produits de substitution. « Il n’existe pas aujourd’hui de produits de substitution au glyphosate. Arrêter brutalement l’utilisation de ce produit, dont l’agriculture est assez largement dépendante, est évidemment difficile », a argué Edouard Philippe. « La commission a proposé d’autoriser le glyphosate pour une durée de dix ans. C’est une durée qui est trop longue », et « compte tenu des incertitudes qui pèsent sur la nature de ce produit, nous avons indiqué clairement – le président de la République dans un premier temps, le gouvernement ensuite – que nous ne voterions pas » cette proposition, a-t-il rappelé. Le gouvernement « arrêtera sa position avant la fin de l’année », une fois que les deux ministres concernés, Nicolas Hulot (Transition écologique) et Stéphane Travert (Agriculture) lui auront présenté une stratégie de sortie de ce produit, a-t-il ajouté. « Nous allons la confronter avec la position des autres Etats membres – parce que nous ne vivons pas dans un monde sans voisins – et avec la position qui aura été définitivement adoptée par la commission. Nous allons organiser une transition qui est à la fois progressive et irréversible ».

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