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Macron doit lâcher sur le social (Brigitte Bourguignon, LREM)

Macron doit lâcher sur le social (Brigitte Bourguignon, LREM)

C’est en substance ce que dit  la présidente En Marche de la Commission des Affaires sociales Brigitte Bourguignon qui ne remet pas en cause la politique libérale conduite jusque là mais qui demande un sérieux équilibrage au profit du social notamment des plus défavorisés.

Ce pourrait bien être un avertissement pour Macron qui par ailleurs dévisse sérieusement dans les sondages pour  les catégories les moins aisées.  La grande faiblesse de Macron concernant le manque d’équilibre de sa politique économique et sociale est confirmée  par les enquêtes notamment  un sondage Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva Assurances publié jeudi. Un an après son élection, 58% des Français ont une mauvaise opinion de sa politique économique et fiscale, une proportion qui monte à 88% parmi les sympathisants de La France insoumise, 75% des sympathisants Front national, 59% des sympathisants socialistes et 56% des sympathisants Les Républicains. Les sympathisants La République en marche la plébiscitent (92%). Cette politique est jugée favorable aux entreprises (70%), plutôt “de droite” (69%) et a rehaussé l’image de la France (55%). Une majorité estime qu’elle n’a pas amélioré la situation économique de la France (58%). (Le sondage a été réalisé les 25 et 26 avril)  Députée du Pas-de-Calais, ancienne du PS et leader de l’aile gauche du groupe La République En Marche, Brigitte Bourguignon,  lance dans le JDD un cri d’alarme pour un rééquilibrage social de la politique de l’exécutif. « Ce pari de la première année, qui visait à libérer l’économie et à renforcer la compétitivité des entreprises, je le soutiens, dit-elle. Mais il faut désormais déployer la même énergie au service du grand projet social que le Président a appelé de ses vœux. S’il y a un élan économique, on ne peut pas admettre que les plus fragiles, en particulier les mères célibataires, les jeunes, les seniors et les territoires abandonnés, restent à l’écart. » La vérité c’est que Macron est considéré comme le président de riches ; D’après un  sondage Odoxa pour Aviva, Challenges et BFM Business publié jeudi  82% des Français estiment que les grandes fortunes sont “plutôt avantagées” par la politique fiscale voulue par le président de la République. Les sondés sont également 77% à dire que les chefs d‘entreprises sont plutôt avantagés et 74% à dire que les salariés à haut revenus le sont aussi. Les propriétaires immobiliers assujettis à l‘ISF sont également considérés, par 68% des personnes interrogées, comme plutôt avantagés. A l‘inverse, les retraités modestes sont considérés, par 76% des sondés, comme plutôt désavantagés. Les salariés modestes sont également considérés, par 69% des Français, comme plutôt désavantagés par la politique fiscale. Du coup l’ancienne socialiste aujourd’hui en marche lance un appel à Macron. « Nous devons veiller à ce que notre action poursuive ces deux objectifs pour créer un nouvel équilibre. Je suis convaincue que l’investissement social est la clé de cet équilibre. Nous avons le devoir de faire plus, et plus vite, pour ceux qui ont moins. Il ne faut pas rater cette marche-là. » Elle revient également sur la baisse des APL décidée l’été dernier (« une erreur tant sur le fond que sur la forme ») et la cheffe de file de l’aile gauche du groupe LREM fait part « d’un certain trépignement et un désir d’avancer sur les sujets sociaux ». « De plus en plus de parlementaires disent : ‘Maintenant, on veut porter plus de mesures fortes sur le social’ », explique-t-elle. Pas sûr que Macron tellement persuadée la justesse de sa politique entende beaucoup de son oreille gauche !

 

Réforme immigration : JM Clément (LREM contre)

Réforme immigration : JM Clément (LREM contre)

Jean-Michel Clément  menacé d’expulsion  du groupe LREM explique sur Franceinfo  pourquoi il votera contre ce projet de loi.


« Alors que le projet de loi était initialement baptisé « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », l’expression  »intégration réussie » s’est, au terme des premiers débats parlementaires, invitée dans l’intitulé de la loi.

Cette nouvelle formulation résume l’idée que l’on se fait du phénomène migratoire :

- la France serait « submergée » par une vague migratoire ;

- la France accueillerait mal ceux qui cherchent chez nous une protection ;

- la France intégrerait mal ceux qui recherchent cet ailleurs protecteur.

Nombre d’avis vont dans ce sens, comme celui, éclairé, du Conseil d’Etat qui remet en cause l’opportunité d’un nouveau texte, alors que le dernier remonte à moins de… deux ans ! Un temps bien trop court pour en mesurer les effets, les bons comme les mauvais.

Le rapport d’évaluation, que j’ai rédigé avec mon collègue Guillaume Larrivé (LR), a été présenté le jour même où le nouveau projet de loi était examiné en Conseil des ministres ! Interrogeons-nous, à cette occasion, sur la considération accordée au travail parlementaire… Au caractère prématuré s’ajoute « une absence de stratégie publique éclairée par l’exacte mesure des défis à relever », constate le Conseil d’Etat dans son avis.

Tout cela fait de ce texte un problème de police, alors qu’il s’agit d’un problème de société pour Jacques Attali, mais aussi d’humanité ou d’inhumanité pour Etienne Pinte, président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Pour Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, c’est un texte inutile et inefficace, qui risque, en plus, aux yeux de Benjamin Stora, président du conseil d’orientation du Musée national de l’histoire de l’immigration, de stigmatiser des personnes d’origine étrangère installées en France depuis longtemps !

Contrairement à une idée trop répandue, la France n’est pas « submergée » ; le solde migratoire est le même depuis 1975. Ceux qui frappent à notre porte sont vingt fois moins nombreux qu’au Liban, dix fois moins qu’en Allemagne. Notre pays de 67 millions d’habitants pourrait parfaitement prendre sa part et l’assumer, si nous le décidions ; et si nous décidions d’allouer « le budget du non-accueil » à un traitement digne des personnes arrivant sur notre sol.

Nous allons continuer de transformer de très nombreux exilés en des personnes instables, insécurisées sur le plan juridique. Beaucoup, non expulsables, resteront trop longtemps avec des droits incomplets, sans possibilité de travailler, ni de se loger ou d’apprendre le français. Cette clandestinité nourrira les simplismes et les amalgames inhumains.

Au-delà de l’accueil dont ne traite pas ce texte, nous réduisons les droits des demandeurs d’asile en raccourcissant les délais dont ils disposent pour solliciter une protection et en écartant le caractère suspensif du recours devant la Cour nationale du droit d’asile. Sans parler du placement en centre de rétention administrative 90 jours durant, pour des individus dont nous ne sommes pas sûrs d’obtenir le laissez-passer consulaire nécessaire à leur renvoi dans leur pays d’origine. Ils resteront enfermés dans des conditions de promiscuité comparables

Intégrer, nous ne savons pas le faire non plus. Les non-nationaux en France sont inférieurs à ceux d’Espagne, d’Allemagne ou d’Angleterre… Et le nombre de naturalisations a baissé en 2017. Il faut également dire la vérité sur ce sujet.

La vérité est que nous sommes engagés dans une spirale tragique.

Qu’est-ce que la France d’aujourd’hui ? Est-elle toujours fidèle à la tradition d’accueil qui a fait son histoire et son honneur ? »

LREM : la dictature comme ciment des godillots?

LREM : la dictature comme ciment des godillots?

 Chez Macron comme à LREM, on ne tolère pas la contestation. Le parti du président est tellement ficelé qu’on a du mal à citer un nom de député ayant un peu d’originalité et de charisme. Un vrai parti de godillots avec la menace d’expulsion pour les contestataires. Cette expulsion pourrait être réalité pour un député LREM de la Vienne  qui ne veut pas voter la loi immigration. D’autres sont en désaccord mais il ses taisent. La quasi totalité des députés ne sont redevables de leur mandat qu’envers Macron qui les a recrutés par petites annonces. Et le chef des députés Richard Ferrandd (lui aussi ficelé mais en plus avec un affaire politico financière sur le dos)  obéit et confirme que l’exclusion du député sera nécessaire en cas de vote négatif de l’intéressé. Encore heureux qu’on ne fasse pas venir un bataillon de CRS pour l’expulser de l’assemblée au nom de «  L’état de droit » bien sur !  Richard Ferrand pourrait ordonner l’expulsion de Jean-Michel Clément, élu de la Vienne, qui a annoncé son intention de voter contre le projet de loi Asile et Immigration. Pour le chef du groupe LREM à l’Assemblée, Richard Ferrand, seule l’abstention est tolérée: « Si s’abstenir était un péché véniel, voter contre un texte était un péché mortel qui méritait l’exclusion », avait-il déclaré, comme le rappelle Le Parisien. « Mourir pour ses idées, il y a pire comme sanction », a rétorqué Jean-Michel Clément, assurant que la question de son exclusion « n’était pas d’actualité». Pourtant, l’élu de la Vienne devrait recevoir un courrier pour une convocation à une réunion spéciale du bureau du groupe le 9 mai. « Les règles statutaires sont claires: tout le monde peut faire valoir ses raisons mais ensuite c’est la position majoritaire du groupe qui prévaut. Sinon c’est l’anarchie », explique l’entourage de Richard Ferrand.

SNCF : L’argumentaire gnangnan de LREM

SNCF : L’argumentaire gnangnan de LREM

 

On savait que LREM n’était pas vraiment un parti politique mais plutôt un club de fans sans structure  et sans débat. Cette fois, la start-up de supporters de Macron adresse un argumentaire gnan-gnan sur la SNCF qui témoigne sans doute de l’idée qu’on se fait du militant : un consommateur de pub politique (en plus très mal faite). A noter en particulier l’amalgame entre les 50 milliards de dettes et le statut.

 

 

Document adressé aux « adhérents »

«Chères adhérentes, chers adhérents,

Comme 4 millions de Français, vous êtes peut-être touchés depuis lundi soir par la grève qui perturbe fortement la SNCF et nous vous adressons notre soutien plein et entier si tel est le cas.

Nous sommes tous attachés au service public ferroviaire. Il est essentiel pour assurer nos déplacements quotidiens, le développement économique et l’aménagement de nos territoires.

Mais nous ne devons pas nous voiler la face. Depuis des années ce service public coûte de plus en plus plus cher sans que la qualité  soit à la hauteur pour les usagers.

Face à cette situation, le plus grand danger aurait été de faire comme avant : ne rien changer, opter pour le statu quo. Nous avons fait le choix de mettre le sujet sur la table et de défendre une réforme indispensable pour la SNCF.

Que va permettre cette réforme ?

1️⃣ La réforme va permettre d’investir massivement dans le réseau

L’État va investir 10 millions d’euros par jour pendant 10 ans pour remettre à niveau le réseau et éviter retards, incidents, ralentissements qui pénalisent lourdement et mettent en danger les usagers. Ces investissements ont trop tardé. Ils sont indispensables.

Ces investissements auront un effet très concret pour les usagers. Par exemple, la ligne Brest-Quimper vient d’être rénovée. Résultat ? Le temps de trajet sur les 75 km est passé de 1h45 à 1h15 avec davantage de gares desservies.

2️⃣ La réforme va permettre de préparer  l’ouverture à la concurrence pour davantage de trains et de nouvelles offres

L’ouverture à la concurrence est actée. Elle est connue de tous, depuis presque 10 ans. Elle permettra de diversifier les offres, les services et de proposer aux voyageurs davantage de petits prix, en particulier à tous ceux pour qui prendre le train est aujourd’hui un service inaccessible.

La simple perspective de l’arrivée de la concurrence a d’ailleurs poussé la SNCF à créer les TGV OuiGo. Résultat ? Des voyageurs qui ne prenaient pas le train avant peuvent désormais profiter de ce service pour leurs déplacements.

La réforme donne les moyens à la SNCF de préparer cette ouverture à la concurrence. À l’avenir, les personnes recrutées ne le seront plus sous le statut de cheminot qui coûte trop cher à l’entreprise. Avec une dette de  50 milliards d’euros, la SNCF ne peut pas rester la seule entreprise à recruter au statut alors que le secteur s’ouvre à de nouveaux acteurs.

3️⃣ La réforme permet de réorganiser la SNCF

Savez-vous qu’aujourd’hui dans une gare, ce n’est pas la même direction de la SNCF qui gère les quais, la verrière ou les panneaux d’informations. Ce n’est pas non plus la même direction qui gère le grand panneau d’informations dans le hall et celui sur le quai.

La réforme permet de remettre de la cohérence dans  l’organisation de la SNCF. Les trois entités actuelles (SNCF, SNCF Mobilités et SNCF Réseau) vont être réunies pour créer un seul groupe plus uni et plus efficace.

 

 

Et nous, que pouvons nous faire pour défendre cette réforme indispensable ? Certains relaient des contre-vérités pour alimenter les peurs et justifier la grève. Rétablissons les faits :

  • · Cette réforme n’est pas la privatisation de la SNCF
    La SNCF deviendra une Société Anonyme dont les capitaux seront à 100% publics et incessibles, c’est-à-dire que l’Etat ne pourra pas vendre ses parts au capital de la SNCF.
  • · Cette réforme ne “casse pas le service public”
    Jamais un Gouvernement n’aura autant investi dans le service public ferroviaire : ce sont 36 milliards d’euros qui seront investis pour la décennie à venir.
  • · Cette réforme n’est pas la fermeture des petites lignes
    Le Gouvernement ne suivra pas un rapport indépendant (le rapport “Spinetta”) qui avait proposé cette mesure. L’avenir des petites lignes ne sera pas décidé depuis Paris mais sera décidé au plus près des réalités du terrain.
  • · Cette réforme ne “stigmatise” pas les cheminots
    La réforme assure au contraire leur avenir en renforçant leur entreprise. En l’état actuel des choses, l’attitude de certains met en danger l’avenir de la SNCF et des cheminots qu’ils prétendent défendre.
  • · Cette réforme n’est pas “un passage en force”
    La grève a débuté lundi alors même que les concertations entre le Gouvernement et les syndicats sont en cours pour préparer le débat parlementaire à venir »

Loiret élections partielles : nouvel échec pour LREM

Loiret élections partielles  : nouvel échec pour LREM

Dimanche, Jean-Pierre Door des Républicains  l’emporte nettement avec  67,08 % des suffrages contre seulement 32,92 % des voix pour Mélusine Harlé.  Un recul  qui s’ajoute à celle de Belfort et  du Val d’Oise. Ces mauvais résultats expliquant le  tassement de la popularité de Macron. Un président de la république dont l’image de président des riches lui colle un peu trop à la peau et qui n’est pas démentie  par la sociologie des responsables de la république en marche à peu près tous appartenant aux catégories sociales supérieures. Il s’agit là d’un handicap qui brouille la vision du parti au pouvoir concernant les réalités sociales voir sociétales. On objectera à juste titre que la participation aux deux élections partielle a été particulièrement faible mais ceci vaut pour tous les partis; bien que concernant l’élection d’un député, cette  échéances électorale prend surtout un caractère local car on sait que le résultat ne remettra pas en cause les équilibres nationaux. Alors dans ce domaine la république en marche ajoute une autre faiblesse à savoir la quasi inexistence de structures locales et de militants. Une telle faiblesse voulue au niveau national où le pouvoir est hyper centralisé et où on craint surtout l’établissement de baronnies locales. Résultat une grande insuffisance de relais sur le terrain Dans la première circonscription du territoire de Belfort, le LR Ian Boucard s’était nettement imposé avec 59,18 % des voix, plus de huit points de mieux qu’en juin, face au MoDem-LREM Christophe Grudler (40,82 %). Et dans la première circonscription du Val d’Oise, Isabelle Muller-Quoy (LREM, 48,55 %) a perdu la circonscription prise en juin à la droite : son rival LR Antoine Savignat l’a emporté avec 51,45 %, six points de mieux qu’en juin.

 

Législatives partielles en Loiret et Haute-Garonne : très net recul de LREM

Législatives partielles en Loiret et Haute-Garonne : très  net recul de LREM

Dans le Loiret, le député sortant Jean-Pierre Door (LR) est arrivé largement en tête au premier tour d’une législative partielle dans la 4e circonscription du Loiret et affrontera Mélusine Harlé (LREM) au second tour.  Dans la de la 8ème circonscription de la Haute-Garonne. Joël Aviragnet (PS) va retrouver son siège de député de Haute-Garonne. Il a remporté ce dimanche soir le second tour de la législative partielle face au candidat de la République en Marche Michel Montsarrat avec plus de 70 % des voix. Dans les deux cas le recul de LREM est très important.  Après l’invalidation de son élection en décembre, Jean-Pierre Door, cardiologue qui aura 76 ans le 1er avril et brigue un quatrième mandat, a ravi 38,20% des suffrages. En juin 2017, Jean-Pierre Door l’avait emporté de justesse au second tour face à Mélusine Harlé, avec seulement huit voix d’avance. Le Conseil constitutionnel avait annulé l’élection, notamment à cause de la diffusion de messages de propagande électorale, le jour même du scrutin, sur la page Facebook du candidat élu, un acte jugé « de nature à altérer la sincérité du scrutin ».  Dans le département de la Haute-Garonne. Ce dimanche, Joël Aviragnet (PS) a largement remporté l’élection partielle sur la 8ème circonscription face à son adversaire Michel Montsarrat (LREM). Joël Aviragnet remporte 70,31 % des voix contre 29,69 % à Michel Monsarrat. La participation s’est légèrement redressée par rapport au 1er tour du dimanche 11 mars. Cette mobilisation a visiblement profité à Joël Aviragnet. Les score du candidat En Marche sont, selon un membre de son équipe, « mauvais partout sauf à Luchon ». Les deux hommes s’étaient déjà affrontés en juin 2017 et Joël Aviragnet l’avait déjà emporté mais son élection avait finalement été annulée par le Conseil constitutionnel.   Contrairement à 2017, Joël Aviragnet était arrivé largement en tête au premier tour devançant son adversaire de près de 20 points. Michel Montsarrat avait perdu près des deux tiers des voix de 2017.  Ces législatives partielles sont un nouveau revers pour la majorité présidentielle.

 

Retraités “une génération dorée” (Eric Alauzet élu LREM)

Retraités “une génération dorée” (Eric Alauzet élu LREM)

 

 

Pour défendre les reformes fiscales du gouvernemenet, Eric Alauzet, député LREM du Doubs, affirme « les retraités d’aujourd’hui font partie d’une génération dorée ». Il note également que le montant de leur retraite serait plus élevé que celui de leurs grands-parents et la retraite de leurs enfants sera « entre 10 et 15 % moins élevée » que la leur. « Et s’ils ont travaillé toute leur vie, ça ne suffit pas comme argument au moment où il faut trouver de l’argent pour renflouer les caisses de l’Etat », (dans le  Parisien). Un beau raisonnement de bobo qui entretient sans doute une relation approximative avec les réalités sociales. Pas étonnant c’est un ancien écolo, médecin acuponcteur qui a sans doute choisi cette spécialité pour éviter les contraintes de temps de travail des généralistes. …..et leurs  faibles rémunérations. Le député ne comprend « pas vraiment » cette colère de retraités. « Ceux qui vont être pénalisés ne représentent qu’une minorité », indique ce rapporteur du budget de la Sécurité sociale pour la commission des finances. Une erreur évidemment car le montant moyen des pensions en France tourne autour de 1000 euros, pas vraiment le Pérou m^me s’il y a beaucoup d’écart autour de la moyenne. Le député zélé oublie une chose c’est que la génération visée a souvent travaillé le double de temps  de  la génération actuelle, autour de 70 heures, avec des congés écourtés voire pas du tout, un jour de repos hebdomadaire seulement. Beaucoup de travail physique  dans des conditions hygiène et de sécurité qui seraient condamnés aujourd’hui.  Le député macroniste pense cependant  qu’« il faut que les retraités se ressaisissent et comprennent que ces mesures accompagnent ceux qui travaillent »« Par ailleurs, la hausse de la CSG est une mesure de gauche, extrêmement sociale, elle n’impacte pas les retraités ou les Français les plus modestes. Ceux qui mettent au pot peuvent financièrement le faire », conclut-il hâtivement.  Si les caisses sont vides aujourd’hui c’est surtout en raison du chômage et du déséquilibre entre actifs et chômeurs en raison d’un manque de compétitivité de l’économie française et notamment d’un manque de productivité en particulier depuis les 35 heures. Le député bobo ne doit pas connaitre grand-chose à l’économie et même à la problématique sociale. Il devrait faire l’expérience et essayer de vivre avec 1000 euros surtout dans les grandes villes où les loyers sont démentiels.

 

Contre Anne Hidalgo «une alliance LR et LREM» (Copé)

Contre  Anne Hidalgo «une alliance LR et LREM» (Copé)

 

Une proposition de Copé à double objectif : Battre Hidalgo aux prochaines élections municipales et accessoirement mettre en difficulté Vauquiez empêtré dans la radicalité de sa stratégie. On sait que Copé et Vauquiez ne s’apprécient guère, Copé saisit donc la question des alliances à Paris pour abattre la responsable de cet important fief socialiste pur et dur. Une proposition qui aurait le mérite de l’efficacité. En effet,  La république en marche souhaitait bien éjecter Hidalgo mais son implantation est encore sans doute insuffisante sur le terrain. Une alliance LR-LREM serait de nature à chasser ‘lune des derniers représentant de cette gauche radicale et archaïque. La conquête de Paris constitue par ailleurs un enjeu électoral très stratégique. . Sur LCI, le maire de Meaux a donc prôné une «réflexion pour voir comment Les Républicains et La République en marche pouvaient se mettre d’accord» pour battre Anne Hidalgo. «C’est une exigence, même pas parce qu’elle est socialiste, mais parce qu’elle est dangereuse pour la ville. La question ne peut plus être taboue», a-t-il estimé. «Je respecte la personne mais aujourd’hui elle est devenue un danger du point de vue de l’équilibre social et économique de la région», a poursuivi Jean-François Copé s’indignant de «l’asphyxie» des banlieues provoquée, selon lui, par les mesures d’Anne Hidalgo. Si le maire de Meaux propose une alliance avec LREM à Paris, c’est aussi parce que Jean-François Copé se reconnaît dans la politique menée par Emmanuel Macron. «Il faut reconnaître que depuis qu’il est élu, il ne fait quasiment que des mesures de droite, à l’exception de l’augmentation de la CSG qui est une faute politique majeure. Sinon, il fait ce qu’on aurait dû faire nous à droite. Pour l’instant, ce qu’il fait correspond à ce que moi je crois. Et puis ce sont des mesures difficiles donc c’est plutôt courageux» a jugé le maire de Meaux. Des propos plutôt flatteurs, en opposition à ceux qu’il tient sur Laurent Wauquiez, pourtant le chef de son parti. «On ne peut continuer longtemps comme ça avec, à la tête de la droite à reconstruire, quelqu’un dont l’objectif est de poignarder les autres!», a-t-il même tranché, en faisant référence sur la fuite des paroles du patron des Républicains devant les étudiants de l’EM Lyon.

 

Elections partielles : avertissement sans frais à LREM à Belfort et dans le Val d’Oise

Elections partielles : avertissement sans frais à LREM à Belfort et dans le Val d’Oise

 

D’une certaine façon, la défaite de la république en marche à Belfort mais surtout dans le Val-d’Oise constitue un avertissement sans. Ces mauvais résultats s’ajoutent aux tassements de la popularité de Macron. Un président de la république dont l’image de président des riches lui colle un peu trop à la peau et qui n’est pas démentie  par la sociologie des responsables de la république en marche à peu près tous appartenant aux catégories sociales supérieures. Il s’agit là d’un handicap qui brouille la vision du parti au pouvoir concernant les réalités sociales voir sociétales. On objectera à juste titre que la participation aux deux élections partielle a été particulièrement faible mais ceci vaut pour tous les partis; bien que concernant l’élection d’un député, cette  échéances électorale prend surtout un caractère local car on sait que le résultat ne remettra pas en cause les équilibres nationaux. Alors dans ce domaine la république en marche ajoute une autre faiblesse à savoir la quasi inexistence de structures locales et de militants. Une telle faiblesse voulue au niveau national où le pouvoir est hyper centralisé et où on craint surtout l’établissement de baronnies locales. Résultat une grande insuffisance de relais sur le terrain. La large victoire était prévue à Belfort, mais beaucoup plus inattendue dans le Val d’Oise : Les Républicains ont emporté les deux sièges attribués lors des législatives partielles dimanche Dans la première circonscription du territoire de Belfort, le LR Ian Boucard s’est nettement imposé avec 59,18 % des voix, plus de huit points de mieux qu’en juin, face au MoDem-LREM Christophe Grudler (40,82 %). Et dans la première circonscription du Val d’Oise, Isabelle Muller-Quoy (LREM, 48,55 %) a perdu la circonscription prise en juin à la droite : son rival LR Antoine Savignat l’a emporté avec 51,45 %, six points de mieux qu’en juin. Les deux élections avaient été annulées par le Conseil constitutionnel, du fait d’un suppléant inéligible pour Isabelle Muller-Quoy et de faux tracts pour Ian Boucard. et le parti présidentiel rejetaient toute portée nationale à ces deux élections partielles. Mais une double défaite sonne comme un mauvais signal, alors que l’exécutif marque le pas dans les sondages ces derniers jours. Ce second tour est encore marqué par une participation très faible : 28,91 % à Belfort, contre 45,25 % en juin 2017. Et à peine 19,09 % dans le Val d’Oise, deux fois moins que l’an dernier.

 

Législative à Belfort: PS en voie de disparition et tassement LREM

Législative à Belfort:  PS en voie de disparition et tassement LREM

 

Sur l’ancienne terre de Chevènement le parti socialiste est en voie de disparition lors de l’élection législative partielle de Belfort. À noter aussi le tassement de la république en marche. En cause sans doute, la gestion calamiteuse d’Alstom bradé d’une part aux Américains d’autre part aux Allemands . L’extrême droite n’a pas non plus réussi à mobiliser Ian Boucard s’est positionné en tête du scrutin avec 38,80 % des voix, contre 26,50 % pour le conseiller départemental Christophe Grudler, lors du premier tour de la législative partielle de la 1re circonscription du Territoire de Belfort. Ian Boucard semble ainsi favori pour le second tour de l’élection, dimanche 4 février. Le duel très scruté entre le frontiste Jean-Raphaël Sandri (7,4 %) et l’eurodéputée les Patriotes Sophie Montel (2 %) a été largement remporté par le FN, qui n’a cependant pas réussi à mobiliser son électorat.  La prétendante de La France Insoumise, Anaïs Beltran (11,50 %), se positionne à la troisième place. Avec 2,6 %, le PS (9,10 % en juin 2017) disparaît pratiquement du paysage politique local.  Les électeurs se sont peu déplacés dimanche pour se rendre aux urnes et désigner l’un des dix candidats en lice. La participation s’élève à 29,50 %. Le 18 juin 2017, Ian Boucard, 29 ans, l’avait emporté de 279 voix face au candidat MoDem-LREM Christophe Grudler, 52 ans.

 

LREM : le rassemblement surtout de la classe moyenne supérieure

LREM : le rassemblement surtout de la classe moyenne supérieure

Ce que pense Christophe Bouillaud  professeur de sciences politiques à propos de la déclaration de Castaner de rassembler au sein de LREM de Cohn-Bendit à Juppé. Interview d’Atlantico.

 

Ce 26 janvier, le porte parole de LREM, Christophe Castaner a indiqué son souhait d’un rassemblement en vue des élections européennes « de Daniel Cohn Bendit à Alain Juppé dont j’ai entendu les volontés». En quoi une telle alliance correspondrait-elle réellement à un « grand mouvement central »? Quels sont les intérêts défendus par un tel « mouvement », et quelles en sont les conséquences pour une classification politique ?

Christophe Bouillaud : Si l’on veut rester réaliste, il ne faudrait pas parler  à ce propos de « mouvement central », mais bien plutôt de mouvement centriste, soit un mouvement qui rassemblerait officiellement, et non plus officieusement comme aujourd’hui, les modérés des deux camps historiques de la droite et du centre d’un côté, et de la gauche de l’autre, tous des pro-européens donc. Un tel mouvement, qui élargirait le périmètre déjà couvert par LREM, à sa droite et au centre, en s’alliant à tous ceux qui refuseront le leadership à la Viktor Orban de Laurent Wauquiez, et éventuellement à sa gauche en récupérant encore des restes du PS, risque cependant de regrouper uniquement les partis, les hommes et les femmes politiques, qui représentent les satisfaits de notre société.

En se coupant des extrêmes, ou simplement des convaincus des deux camps historiques de droite et de gauche, ce « mouvement central » n’attirerait probablement les suffrages que de la France satisfaite, celle qui vit encore plutôt bien, qui trouve le statu quo actuel de la société acceptable, qui aime dans le fond l’Union européenne et la globalisation, car elle en profite plus qu’elle n’en souffre. En même temps, ce mouvement de rassemblement du centre-droit et du centre-gauche correspond tout à fait à ce qu’on voit se dessiner dans les sondages actuels d’un Emmanuel Macron qui séduit de plus en plus dans le cœur de la droite modérée. Les classes populaires, ces éternels insatisfaits d’une vie qu’ils ne savent pas gérer ou prendre du bon côté,  seraient donc abandonnées aux séductions des adversaires populistes de droite et de gauche.

Comment expliquer cette divergence entre une sincère volonté d’incarner politiquement « le centre » de l’échiquier, et une perception de plus en plus marquée dans l’opinion d’une représentation des élites, des riches. Faut-il y voir une résurgence d’un phénomène de « fausse conscience de classe » ?

D’une part, sauf à se laisser prendre aux discours qui annoncent une Présidence « sociale », il n’y a pour l’heure qu’à constater que les principales décisions budgétaires annoncées et mises en œuvre vont dans le sens d’aider immédiatement ceux qui ont beaucoup à avoir encore plus et de faire des coupes dans des budgets qui aident en pratique ceux qui ont peu ou rien (comme avec les emplois aidés ou les APL). La suppression de l’ISF, et les autres réformes en matière de fiscalité des revenus du capital, sont perçues sans surprise par une bonne part de l’opinion publique comme des « cadeaux aux riches ». Surtout, ce qui me parait le plus important, c’est le fait que toutes ces décisions semblent dans leur cohérence correspondre aussi à une vision de l’utilité des habitants de ce pays uniquement  fonction de leur capacité à innover. La louange faite aux entrepreneurs, innovateurs, start-uppers de tous acabits, réels ou supposés d’ailleurs, possède pour contrepartie,  en creux,  la négation de l’utilité de tous les autres habitants de ce pays, en particulier de l’ensemble des classes populaires et moyennes. Cela fait tout de même beaucoup de monde dans un pays comme la France. Ce qui a pu être interprété comme du « mépris de classe » tient sans doute à la réalité de convictions partagées par tous les gens qui suivent Emmanuel Macron selon lesquelles, en réalité, seule une élite de bonne volonté crée toute la richesse présente et à venir de la société, et que les autres, par paresse ou absence de formation, en profitent déjà bien assez ainsi. Ce n’est pas donc tant une « fausse conscience de classe » qu’une vision très restreinte de ce qui fait avancer une société. Bref, on se dit parfois que cette nouvelle classe politique aurait besoin de relire quelques fables de La Fontaine. Et on se dit aussi que LREM et son chef payent le fait de n’avoir mobilisé en fait qu’une partie de la classe moyenne supérieure, comme le montre la députation LREM, totalement incapable de se mettre à la place de tout le reste de la population. N’ayant pas de réflexion sur la société, qui aille au-delà de leur expérience réussie de la vie, cette nouvelle classe politique risque l’isolement, et, en plus, elle n’a même pas pour elle la force de rappel que constitue pour les autres vieux partis la gestion des affaires locales. Celle-ci possède  en effet le mérite de renseigner les classes moyennes et supérieures qui constituent partout les élites municipales et locales aux besoins et aux contraintes de leurs concitoyens moins choyés par le destin.

Muriel Pénicaud justifie les injures du porte-parole de LREM

Muriel Pénicaud justifie les injures du porte-parole de LREM

Après Richard Ferrand englué dans le sulfureux dossier de l’enrichissement personnel de sa compagne, c’est au tour du porte parole porte parole de LREM d’être sur la sellette. «fiotte» pour Alain Juppé, «va niquer ta mère» pour Jean-François Copé, «pouffiasse» pour Valérie Pécresse – et d’autres à des journalistes. Voila les tweets qu’avait envoyés le nouveau porte parole de la république en marche. Une erreur de jeunesse tente vainement d’expliquer Muriel Pénicaud  «Quand on a 18 ans et qu’on dit des bêtises, qu’après on en prend conscience, qu’on s’excuse, qu’on répare et qu’on ne le fait plus…», a tempéré Muriel Pénicaud. La ministre a d’ailleurs estimé que si «on éliminait» une personnalité politique pour une erreur de jeunesse, «on manquerait de politiques».Procédant par amalgame confus, Muriel Pénicaud a aussi indiqué  «Les discussions au bistrot, dans les universités ou les manifestations, ce n’était pas forcément mieux ».  Muriel Pénicaud a également profité de la polémique pour rappeler certains dangers des réseaux sociaux. «Je pense que beaucoup de jeunes qui ont entre 18 et 15 ans aujourd’hui croient qu’ils sont dans une culture de l’immédiateté. Quand ils chattent ou font un tweet, ils croient que c’est pour tout de suite et que ça n’a pas beaucoup de valeurs», a souligné la ministre. Il y a cependant un hic ! , Rayan Nezzar n’avait pas «18 ou 15 ans» à la publication de ses tweets mais 22 ans et était étudiant à l’ENA. Une erreur de la ministre donc, qui insupporte encore un peu plus le député de la majorité, François-Michel Lambert. Samedi, il avait déjà demandé à Christophe Castaner de revenir sur la nomination de Rayan Nezzar. «On nous annonce une loi contre les “fake news” et trois jours plus tard on se retrouve avec une ministre qui ment!», s’agace auprès du Figaro le député LREM des Bouches-du-Rhône. «Le mouvement enchaîne les erreurs. Si Rayan Nezzar reste porte-parole je quitterai le parti. Je n’ai pas les mêmes valeurs que lui», en vient-il même à prévenir.

 

« Pute », « fiotte », « pouffiasse » : le langage du porte parole de LREM

« Pute », « fiotte », « pouffiasse » : le langage du porte parole de LREM

 

 

Décidément dans le parti de Macon la république en marche on a un peu de mal à dégager des profils adaptés aux responsabilités. Ainsi après le sulfureux Richard Ferrand, président du groupe parlementaire qui forcément éprouve quelques difficultés à s’imposer, Rayan Nezzar nouveau porte-parole de la république en marche fait l’objet d’une polémique pour des propos assez grossiers tenus précédemment. En 2012 et 2013, celui qui a été promu par le patron du parti présidentiel, Christophe Castaner, ce jeudi 4 janvier, traitait une journaliste de « poufiasse » et Marine Le Pen et Jean-François Copé de « pute[s]« , invitant ce dernier à « niquer [sa] mère ». Rayan Nezzar avait également employé le terme « poufiasse » en réponse à un tweet d’Aurore Bergé (aujourd’hui députée et porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée) citant Valérie Pécresse. Il avait aussi qualifié Alain Juppé de « fiotte » ou la journaliste et polémiste Caroline Fourest « d’épave » et jugé que Manuel Valls avait « zéro couille ». Des captures d’écran que le Lab s’est procurées : Buzzfeed rapporte avoir contacté Rayan Nezzar, après quoi ce dernier a supprimé environ 5.000 de ses anciens tweets (sur plus de 50.000). L’intéressé s’est ensuite excusé vendredi soir, toujours sur Twitter, pour ses « propos irréfléchis [tenus] quand [il] était étudiant». Reste un tempérament qui s’accorde mal avec le respect de l’opposition et plus généralement de la démocratie.

 

Castaner gronde les députés LREM plaintifs

Castaner gronde les députés LREM plaintifs

 

 

Visiblement Macron commence à être un peu agacé par le comportement de certains députés en marche qui se plaignent de ne pas être suffisamment rémunérée ou de travailler trop. Il ne devrait pas être étonné de ces réactions car il a recruté un peu n’importe qui uniquement sur CV sans même se préoccuper des convictions citoyennes et du passé sociétal des intéressés. Du coup Castaner, le nouveau patron, d’en marche a grondé les députés mécontents. Il en profite pour taper aussi sur les doigts de Richard Ferrand qui visiblement ne dispose pas de la crédibilité nécessaire pour faire taire les grincheux et éviter certaines bavures.  Kastner a sans doute aussi raison de critiquer une certaine forme de suffisance voire d’arrogance de députés plus proches d’une posture de directeur de start-up que de celle d’un représentant du peuple.  En cause notamment, le fait que certains parlementaires se soient récemment plaints des exigences de leur nouvelle vie dans la presse… Comme Véronique Hemmerer, élue de Haute-Gironde, qui a regretté dans Sud Ouest que son mari ne puisse pas s’acheter de Porsche Cayenne à cause de leur nouvelle exposition. Idem avec le député du Rhône Bruno Bonnell, qui s’est fait le porte-voix des jeunes conseillers ou élus qui vont au devant «d’ultimatums familiaux (…) du genre “si tu y retournes je te quitte”». Dernier exemple, enfin, avec cette élue qui – sous couvert d’anonymat cette fois – affirme qu’elle «mange pas mal de pâtes» et qu’elle a «ressorti les vêtements de la cave» depuis que son passage du privé au public a réduit son salaire de 8000 euros à 5000 euros par mois. «Être député et se plaindre de son niveau de vie, c’est inacceptable! Cependant je peux mesurer que certains députés, qui avaient avant une vie organisée, sont tombés dans un véritable tourbillon. Il convient néanmoins de souligner que le rythme parlementaire n’est pas plus élevé que dans le passé», s’est agacé Christophe Castaner.

Immigration : critique de Sonia KRIMI, (LREM)

Immigration : critique de Sonia KRIMI, (LREM)

 

Ça tangue un peu au sein de la république en marche, on pourrait dire enfin car on se demandait jusque-là si le parti de Macron   n’était pas une secte ou un parti godillot. C’est à propos de l’immigration que des interrogations et des oppositions sont apparues au sein du parti de Macron. Il est vrai que si sa politique d’immigration rééquilibrée à droite ne suscite pas une réprobation générale par contre son intention de recenser les immigrés dans les centres d’accueil critiquable. D’abord parce qu’il s’agit d’interventions policières qui ne sont pas justifiées dans des lieux d’hébergement à caractère social et humanitaire ensuite parce que les réfugiés vont fuir ses centres  et être contraints de dormir dans la rue.   Sonia Krimi, élue LREM de la Manche a donc vivement interpellé le ministre de l’intérieur sur cette question. :. « Tous les étrangers de France ne sont pas des terroristes, tous les étrangers de France ne sont pas d’indélicats fraudeurs aux aides sociales », a lancé celle qui dispose de la double nationalité franco-tunisienne. « Dire le contraire, c’est jouer avec les peurs. Vous le savez, les caricatures simplistes et cyniques apparaissent rapidement dans le débat public. » Et l’élue de souligner que les discours d’Emmanuel Macron, qui s’était montré pendant sa campagne et au début de son quinquennat très ouvert à l’accueil des réfugiés, semblent désormais contredis par les actes. « Les centres de rétention deviennent des centres de détention et sont indignes de notre République », a-t-elle déclaré. « Le traitement du séjour irrégulier en France est devenu une angoisse pour les étrangers, les associations, les forces de police, les préfectures et les avocats. ». Sonia Krimi a demandé à Gérard Collomb de détailler sa réforme, espérant qu’elle soit « juste » et « équilibrée ». Les premières pistes de réforme dévoilées dans la presse font état d’un doublement possible de la durée maximale de rétention des étrangers en attente d’expulsion, pour la porter à 90 jours. Mais aussi de l’intégration de la notion de « pays tiers sûr », désignant un État hors de l’Union européenne dans lequel les migrants, s’ils y ont été en transit, pourraient être renvoyés. Autant de dispositions qui, si elles se confirmaient, orienteraient la politique migratoire du quinquennat vers plus de dureté. Jusqu’ici, les associations et le Défenseur des droits, Jacques Toubon, s’étaient émus de nombreuses fois d’une politique trop répressive. L’interpellation de Sonia Krimi prouve que le débat commence aussi à agiter la majorité.

Notre-Dame-des-Landes : Ferrand (LREM) pour

Notre-Dame-des-Landes : Ferrand (LREM) pour

 

 

Sans doute par solidarité avec les élus bretons, Ferrand se prononce sans doute par solidarité pour NDDL.  Richard Ferrand président  du groupe parlementaire la république en marche soutien le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes. D’une certaine façon, Richard Ferrand ménage aussi ses intérêts électoraux puisqu’ils siègent au conseil régional de Bretagne. Ce n’est pas forcément une indication de la future décision d’Emmanuel Macron. Emmanuel macros qui a retardé cette décision d’environ un mois à fin de tester un peu plus les deux hypothèses : soit la modernisation de l’aéroport actuel, soit la création d’un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes. Implicitement Richard Ferrand indique aussi que l’orientation finale retenue par le gouvernement tiendra forcément compte du poids politique de Nicolas Hulot : “C‘est un ministre extrêmement précieux pour porter les combats qui sont les siens”, a dit Richard Ferrand. “Ce ne serait pas la première fois que tel ou tel ministre ne se reconnaîtrait pas dans telle ou telle décision. Mais pour autant, compte tenu de son utilité, de sa pertinence, resterait dans son gouvernement”. Reste que Nicolas Hulot ne pourra éternellement avaler toutes les couleuvres du gouvernement et que la création d’un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes pourrait soit justifiée son départ, soit gravement entaché son image d’écolo. En cas d’annulation du projet de Notre-Dame des Landes on sent que Richard Ferrand serait prêt à se résigner : “Moi, personnellement, je n‘en ferai pas une histoire même si je vous ai indiqué comment j‘analysais avec des collègues de Bretagne, des Pays de la Loire, avec les maires des grandes villes, ce qui me paraîtrait être le bon choix”, a-t-il ajouté.

LREM : coaché pour 1500 euros les quatre heures

LREM : coaché pour 1500 euros les quatre heures

 

Quand la communication prend le pas sur le fond dans le mouvement en marche. Faute d’expérience politique, sociale ou associative les députés du parti de Macron paient très cher pour savoir parler en public notamment devant les médias. Il faut dire que la plupart ont été recrutés selon les méthodes d’une entreprise à partir de leur CV et non à partir de leur expérience militante. Du coup, la république en marche est surtout constituée de cadres, de techniciens et de technocrates. Pour masquer le vide politique, la république en marche utilise la communication pour permettre d’apprendre à se comporter, à parler, à plaire et la formation à cette communication n’est pas gratuite. Pas sûr cependant que cette formation soit suffisante pour donner une cohérence à un mouvement politique dont l’idéologie et la vision se limite au soutien sans condition à Emmanuel Macron. Laurent Fontaine, ex-animateur star de TF1, a été recruté par Emmanuel Macron pour former ses proches au délicat exercice de l’interview politique. Interrogé par le site StreetPress en février dernier, Laurent Fontaine, qui reconnaissait déjà à l’époque soutenir le mouvement En marche! Depuis sa création en avril 2016, expliquait avoir pour mission d’inculquer ses «trucs de professionnels» aux différents députés membres du collectif. « Ce jeudi, l’ancien animateur était invité sur Europe 1 où il a déclaré continuer à préparer régulièrement les députés LREM à leurs interviews télévisés ou radio. Et cela peut avoir un coût…: «  c’est environ 1500 euros la grosse séance d’environ 4 heures», a expliqué Laurent Fontaine au micro d’Europe 1. Un tarif qui semble être «bien au-dessus de la moyenne du microcosme», estime Marianne. Selon le site d’information, et à valeur de comparaison, «le centre de formation continue CFPJ, qui accueille parfois des parlementaires, facture lui aussi 1500 euros son module intitulé “Être interviewé par des journalistes”. Sauf que ce tarif comprend deux jours de formation, soit 14 heures.

Prime de Noël : un député LREM patauge

Prime de Noël : un député LREM patauge

Le jeune député d’en marche Hervé Berville s’est pris les pieds dans le tapis à propos de la prime de Noël dont il ignorait l’existence. Pourtant ce député ne manque pas de zèle pour louer la politique de Macron sur à peu près tous les sujets avec suffisance et même condescendance vis-à-vis de ses interlocuteurs. Alliant volubilité et langue de bois il ne cesse de déverser des louanges concernant la politique gouvernementale. Pourtant sur la prime de Noël,  il s’est complètement planté. le jeune député serait un brillant économiste, haut fonctionnaire qui a surtout travaillé dans les institutions de développement où on sait évidemment parlée macro économie, plan et stratégie internationale  mais où on connaît peu les réalités concrètes surtout des plus démunis.  Interrogé sur BFM ,  Hervé Berville, député La République En Marche n’a, semble-t-il, jamais entendu parler du dispositif créé en France en 1998 et versé par la Caisse des allocations familiales aux bénéficiaires de certains minima sociaux. Pour se justifier, le porte-parole du groupe parlementaire REM fait mine de s’étonner : « La prime de Noël ? », rétorque-t-il. « Alors moi, je n’ai pas de prime de Noël en tant que député. » Un moment de flottement s’installe. « Peut-être que vous me donnez une information, mais je n’ai pas de prime de Noël. »  Malgré l’explication du dispositif – « une aide exceptionnelle destinée à aider les familles les plus fragiles dans la période des fêtes » – par Jean-Jacques Bourdin, Hervé Berville s’entête : « Oui oui (je connais l’existence de cette prime, ndlr). Mais vous me parliez pour les députés, c’est pour ça ? » Et d’interroger le journaliste : « Qui est-ce qui fournit la prime de Noël ? » Le député finira par dire qu’il n’a « pas d’information contradictoire » sur une éventuelle reconduction de la prime en décembre 2017. « Je pense qu’elle va être reconduite. On n’a pas voté, on n’a pas discuté d’une prime de Noël donnée par l’État qui ne serait pas reconduite. Selon toute vraisemblance, elle va être reconduite. » Le gouvernement a effectivement décidé, comme l’année passée, de verser la prime de Noël « la semaine précédant Noël à 2,5 millions de personnes », pour un montant oscillant entre 152,45 euros pour une personne seule, 228,67 euros pour un foyer de deux personnes (couple sans enfant, adulte isolé avec un enfant) et 274,41 euros pour trois personnes (couple avec un enfant, adulte isolé avec deux enfants).

Municipale Orthez: LREM patine

Municipale Orthez: LREM patine

 

À  Orthez, comme en Corse,  il se confirme que la république en marche éprouve  des difficultés pour son implantation locale. pas vraiment étonnant car la république en marche ne constitue pas un véritable parti politique mais une sorte de mouvement ultra centralisé sans structure locale, départementale ou régionale. A Orthez la liste en marche a tout juste dépassé les 10 % La liste du candidat PS est arrivée en tête, devançant le maire sortant (sans étiquette) dimanche au premier tour d’une élection municipale anticipée à Orthez (Pyrénées-Atlantiques), où la liste menée par une LREM, une première à valeur de test pour le mouvement, s’est qualifiée de justesse pour le second tour.
Le scrutin était provoqué par la démission en septembre de 11 membres de l’équipe du maire sortant Yves Darrigrand (SE), dernier épisode d’une fronde de deux ans au sein de sa majorité municipale.  Au terme d’un premier tour marqué par une faible participation (51,80 %), la liste du candidat PS Emmanuel Hanon a recueilli 39,48% des voix, devançant celle du maire sortant Yves Darrigrand (33,64%). Des candidats du MoDem, de l’UDI et des Constructifs s’étaient regroupés aux côtés de « Marcheurs » dans une liste d’union chapeautée par Marie-Hélène Marest, une enseignante et animatrice locale LREM. Elle est arrivée troisième avec 11,58% des voix, se qualifiant de justesse pour le second tour. Deux listes ont été éliminées à Orthez, celle de Dominique Lalanne (SE) avec 7,49 % des voix, et celle d’Eric Delteil (Parti ouvrier indépendant et démocratique, PCF, Front de Gauche) avec 7,81 %. Le deuxième tour aura lieu le 10 décembre. Inversement dans une autre municipale anticipée à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines), la liste en marche à obtenu 50 % grâce à une alliance avec des barons locaux.

LREM, le parti masque l’absence de démocratie avec internet

LREM, le parti masque l’absence de démocratie avec internet

Pour l’instant,  la république en marche se caractérise par le centralisme et la langue de bois. Le parti du président tente de masquer l’absence totale de démocratie avec les outils Internet qui diffusent information, formation et méthode politique mais dans un seul sens du haut vers le bas. D’ailleurs ce bas n’existe pas il n’y a aucune structure locale, départementale ou régionale seulement des référents, sorte de commissaires politiques désignés par des responsables nationaux autoproclamés. Officiellement le parti annonce toujours 388 000 adhérents, en réalité il s’agit de citoyens qui un moment à un autre ont apporté leur soutien à la candidature de Macron par un clic. D’ailleurs il n’y a pas de procédure formelle d’adhésion, pas de renouvellement,  ni même de désaffiliation. Pas de cotisation non plus. Du coup, on pourrait même compter tous ceux  qui un jour ont cliqué sur le site en marche. Les adhérents et les militants d’en marche ne sont que des lecteurs du site Internet du parti. Pour preuve de cet affaiblissement, le faible succès d’une consultation interne sur le logement en septembre, qui n’a recueilli que 20.000 réponses alors qu’En Marche revendique 388.000 adhérents. Pire : à la veille du congrès qui a couronné samedi dernier Christophe Castaner, seul candidat en lice adoubé par Emmanuel Macron, 100 « marcheurs » de toute la France, qu’il s’agisse d’élus, d’animateurs de comités locaux ou de simples adhérents, ont claqué la porte à grand bruit. Ce geste spectaculaire, très symbolique, a mis en lumière le double discours d’un parti  créé en avril 2016 sur la promesse de réinventer l’exercice de la politique, mais qui fonctionnerait en réalité comme une forteresse verrouillée par le haut, au mépris de la liberté d’expression et d’action de la base. Des pratiques que les démissionnaires estiment « issues de l’Ancien monde ». De nombreux témoignages de militants et de cadres, éparpillés dans les médias, ont confirmé le blues des « marcheurs » et la difficulté pour le mouvement d’Emmanuel Macron de s’affranchir d’une organisation pyramidale, voire inféodée… typique d’un parti politique traditionnel. . Cette modernité a cependant séduit Penelope Liot, membre de l’équipe et ancienne de la startup Lima, qui s’engage en politique pour la première fois. La fondatrice du Noël de la French Tech explique : « En Marche est une méta-plateforme composée de plusieurs sous-plateformes qui s’interconnectent. Il y a une sous-plateforme pour gérer les adhérents, une autre pour les initiatives citoyennes, une autre pour la formation, une plateforme dédiée aux idées.. Tout ceci vit séparément et ensemble.» bref le numérique pour cacher l’absence de démocratie.  

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