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Municipales: la fessée pour LREM ?

Municipales: la fessée pour LREM ?

 

 

La république en marche pourrait bien recevoir une petite fessée lors des élections municipales. Certes, elle pourra toujours expliquer que le parti n’existait pas il y a cinq ans. N’empêche, on  pourra comparer le résultat d’élections à différents scrutins depuis 2017 aux résultats des municipales. Globalement, il se pourrait bien qu’une partie de la population ait  envie de sanctionner la politique économique et sociale du gouvernement aujourd’hui contesté par 70 % des Français.

 

En fait,  on pourrait bien transformer les municipales en une sorte de référendum contre Macron. Une hypothèse d’autant plus possible que la république en marche ne compte pas vraiment de leader incontesté sur le terrain et que ses candidats sont surtout des porteurs de pancartes de Macron auquel ils doivent tout. Il y a aussi les contradictions internes à la majorité. Des contradictions notamment entre la république en marche et le MoDem de Bayrou qui n’apprécie guère la concurrence excessive de LREM sur ses terres électorales. Il faut ajouter  à cela d’autres contradictions entre l’appareil central et les militants locaux. Des militants locaux animés par la mode du dégagé isthme et qui en bien virer les vieux crocodiles. Enfin la république en marche faute d’ancrage sur le terrain passe parfois de curieuses alliances avec selon les cas avec des maires  bien implantés de gauche ou de droite.

Dans plusieurs villes, à commencer par Bordeaux, la majorité aborde le scrutin de mars divisée. LREM doit aussi gérer ses dissidences internes, «au cas par cas». La direction du parti doit se prononcer cette semaine sur l’exclusion du parti du candidat dissident d’Aix-en-Provence, pour éviter la contagion.

Les dirigeants de LREM, qui disent aborder leur première élection locale avec «modestie et humilité» cherchent à mieux arrimer leurs partenaires et à attirer de nouveaux élus. «Nous devons rassembler toutes les forces progressives de ce pays», a plaidé Stanislas Guerini, le patron du parti. «Notre première responsabilité est d’être un parti ouvert, jamais En Marche ne sera un parti hégémonique», a insisté le numéro deux, Pierre Person. Reste qu’un grand nombre de chantiers à venir pourraient faire réapparaître des clivages au sein de la majorité.

 

Beauvau consulte déjà les députés en vue du débat sur l’immigration, prévu le 30 septembre au Parlement. «On risque de ne pas confirmer l’option du locataire de l’Élysée», prévient un parlementaire de l’aile gauche. D’où la nécessité, aux yeux de certains, d’organiser davantage les sensibilités politiques au sein de LREM. «On avait le choix entre être un mouvement politique ou un mouvement militant.  « ; La réalité c’est que la république en marche n’est pas non plus vraiment un mouvement militant mais plutôt un club de supporters de Macron.

 

La candidature Villani montre le vrai visage théocratique de LREM

 

 

La candidature Villani  montre le vrai visage théocratique de LREM

 

Avec la candidature de Villani, la république en marche a pris d’un coup 20 ou 30 ans de plus en se comportant finalement de manière aussi bureaucratique et sectaire que les autres partis. En effet, la plupart des ténors de la majorité sont montés au créneau pour critiquer la décision du mathématicien de se présenter à Paris et donc de s’asseoir sur la candidature officielle de Griveaux. Une candidature pourtant décidée par un comité de désignation bidon comme d’ailleurs la plupart des comités qui désignent les responsables dans le parti de Macron. Et pour cause, ce parti n’existe pas. Macron l’a transformé dès le départ en club de fans. Ce parti n’a aucun fonctionnement démocratique, aucune vie, aucune réalité régionale et locale. Pour faire semblant de satisfaire à la démocratie, on désigne deux ou trois membres chargés d’adouber des candidats désignés par avance. Villani  a transgressé les règles déclarent nombre de responsables de la république en marche. Finalement , il n’a fait qu’imiter Macron qui a fait exactement la même chose en accédant pouvoir grâce au parti socialiste puis en s’affranchissant des règles de ce parti.

 

Cette affaire pourrait être grave pour la république en marche qui montre ainsi son vrai visage d’appareil et de club d’élus et de futurs élus. La décision de Villani constitue une sorte de crime de lèse-majesté à l’égard du monarque républicain Macron. Macron n’est sans doute pas le premier monarque républicain mais son autoritarisme dépasse tout ce qu’on a connu aussi bien dans le champ politique que dans l’appareil d’État. Voir à cet égard l’ampleur et la vitesse de d’enterrement par la justice des affaires politico financières. Bêtement, les responsables de la république en marche reprennent en chœur les critiques à l’égard de Villani. Ils pourraient le payer très cher car l’opinion va découvrir la réalité d’un parti qui se voulait transgressif mais qui n’est en réalité que bureaucratique, théocratique et archaïque.-  Ce qui est certain c’est que Villani ne renoncera pas car lui au contrairement à  d’autres comme Griveaux n’a pas besoin de la politique pour exister.

“Je m’engage dans cette course pour aller jusqu’au bout”, a-t-il dit sur BFM TV-RMC. “Nous avons eu (avec Benjamin Griveaux) quelques échanges sur diverses formules pour mener la campagne, tout pris en compte, j’ai estimé que la meilleure façon d’être fidèle à mes engagements et ce pourquoi je suis entré en politique, c’était ma déclaration hier”.

“Je joue toujours collectif, je me lance dans une démarche libre, indépendante, précisément parce que je pense que c’est la démarche qui permet de rassembler”, a-t-il ajouté. “C’est sûr qu’on ne s’improvise pas, et cette annonce de candidature hier a été préparée dans un très grand détail avec les équipes”.

Malgré l’”engagement rompu”, le délégué général de LaRem, Stanislas Guerini a confirmé mercredi soir que Cédric Villani ne serait pas exclu du parti.

Selon une enquête Ifop commandée par l’équipe de Cédric Villani et publiée en juillet par l’Opinion, le député de l’Essonne était donné gagnant au second tour des municipales face à Anne Hidalgo (51% contre 49%) tandis que Benjamin Griveaux était donné battu (49% contre 51%).

Villani : une candidature qui montre le vrai visage théocratique de LREM

 

Avec la candidature de Villani, la république en marche a pris d’un coup 20 ou 30 ans de plus en se comportant finalement de manière aussi bureaucratique et sectaire que les autres partis. En effet, la plupart des ténors de la majorité sont montés au créneau pour critiquer la décision du mathématicien de se présenter à Paris et donc de s’asseoir sur la candidature officielle de Griveaux. Une candidature pourtant décidée par un comité de désignation bidon comme d’ailleurs la plupart des comités qui désignent les responsables dans le parti de Macon. Et pour cause, ce parti n’existe pas. Macron l’a transformé dès le départ en club de fans. Ce parti n’a aucun fonctionnement démocratique, aucune vie, aucune réalité régionale et locale. Pour f aire semblant de satisfaire la démocratie, on désigne deux ou trois membres chargés d’adouber des candidats désignés par avance. Villani  a transgressé les règles déclarent nombre de responsables de la république en marche. Finalement , il n’a fait qu’imiter Macron qui a fait exactement la même chose en accédant pouvoir grâce au parti socialiste puis en s’affranchissant des règles de ce parti.

Cette affaire pourrait être grave pour la république en marche qui montre ainsi son vrai visage d’appareil et de club d’élus et de futurs élus. La décision de Villani constitue une sorte de crime de lèse-majesté à l’égard du monarque républicain Macron. Macron n’est sans doute pas le premier monarque républicain mais son autoritarisme dépasse tout ce qu’on a connu aussi bien dans le champ politique que dans l’appareil d’État. Voir à cet égard l’ampleur et la vitesse de d’enterrement par la justice des affaires politico financières. Bêtement, les responsables de la république en marche reprennent en chœur les critiques à l’égard de Villani. Ils pourraient le payer très cher car l’opinion va découvrir la réalité d’un parti qui se voulait transgressif mais qui n’est en réalité que bureaucratique, théocratique et archaïque.-  Ce qui est certain c’est que Villani ne renoncera pas car lui au contrairement à  d’autres comme Griveaux n’a pas besoin de la politique pour exister.

“Je m’engage dans cette course pour aller jusqu’au bout”, a-t-il dit sur BFM TV-RMC. “Nous avons eu (avec Benjamin Griveaux) quelques échanges sur diverses formules pour mener la campagne, tout pris en compte, j’ai estimé que la meilleure façon d’être fidèle à mes engagements et ce pourquoi je suis entré en politique, c’était ma déclaration hier”.

“Je joue toujours collectif, je me lance dans une démarche libre, indépendante, précisément parce que je pense que c’est la démarche qui permet de rassembler”, a-t-il ajouté. “C’est sûr qu’on ne s’improvise pas, et cette annonce de candidature hier a été préparée dans un très grand détail avec les équipes”.

Malgré l’”engagement rompu”, le délégué général de LaRem, Stanislas Guerini a confirmé mercredi soir que Cédric Villani ne serait pas exclu du parti.

Selon une enquête Ifop commandée par l’équipe de Cédric Villani et publiée en juillet par l’Opinion, le député de l’Essonne était donné gagnant au second tour des municipales face à Anne Hidalgo (51% contre 49%) tandis que Benjamin Griveaux était donné battu (49% contre 51%).

Candidatures LREM dissidentes aux municipales: la diarrhée verbale Sibeth Ndiaye

Candidatures LREM dissidentes aux municipales: la diarrhée verbale Sibeth Ndiaye

La porte-parole du gouvernement a vainement tenté de justifier la position de la république en marche vis-à-vis de la candidature dissidente de Villani à Paris mais en utilisant comme d’habitude une dialectique de type macronienne, proche de la diarrhée verbale. Un flot de mots, de phrases, de contradictions et de langue de bois. Un flot inarrêtable, incompréhensible qui dit tout et le  contraire. Bref, la porte-parole imite Macon mais avec moins de talent littéraire.

Sibeth Ndiaye a bien prononcé une mise en garde vis-à-vis de Villani et autres contestataires :

« J’en appelle à la responsabilité de chacun de nos marcheurs. La responsabilité, c’est admettre que parfois, les choix qui sont faits ne sont pas des choix qui nous siéent. C’est admettre que parfois on n’est pas l’élu, que parfois on n’est pas la bonne personne au bon moment », a plaidé la porte-parole du gouvernement.

Mais la  secrétaire d’État a justifié la possibilité d’alliances avec des maires sortants, pour « ne pas rajouter de la division »:

« On a toujours considéré que nous étions de gauche et de droite en même temps. (…) Pour les municipales, il y a des endroits où des projets portés par des maires sortants, qu’ils soient de droite, historiquement, qu’ils soient de gauche, historiquement, sont des projets qui nous conviennent, donc assez naturellement on va les soutenir ». Bref une stratégie électorale qui ressemble à de la bouillie pour les chats et à de la très vieille politique enveloppée dans du papier de soie.

La candidature de Cédric Villani annonce-t-elle la défaite de LREM aux municipales

La candidature de Cédric Villani annonce-t-elle  la défaite de LREM aux municipales

La candidature de Cédric Villani à la mairie de Paris constitue indiscutablement un échec de l’appareil de la république en marche. Pourtant un comité de désignation  plus ou moins bidon avait désigné Benjamin Griveaux, un proche de Macron. On objectera que la situation de Paris est un peu spécifique du fait de la sociologie. Cependant, t il se pourrait bien que la république en marche  enregistre une défaite lors de ces  élections municipales. Le cas de Paris est aussi un peu particulier dans la mesure où Villani se réclame pratiquement autant de la gauche que de la droite de Macron. Chez Villani c’est un  en même temps de conviction contrairement à Macron et à son entourage. Le problème de la république en marche, c’est qu’elle  n’est pas parvenue à dégager des leaders charismatiques. Même au gouvernement, aucun ministre mis à part celui de l’éducation nationale ne parvient à faire son trou. Il en va de même chez les députés. A fortiori chez les candidats aux municipales dont beaucoup sont inconnus. Il y a chez la république en marche un manque général d’expérience politique et de compétence auxquels s’ajoutent maintenant le rejet de la politique de Macron sur le plans socio économiques par 65 à 70 % de la population. Macron porte la responsabilité de cette situation car il n’a pas voulu s’entourer de responsables à la hauteur craignant trop d’être un jour mis en concurrence. Pour l’essentiel, Macron est entouré de seconds couteaux comme Castaner, Griveaux, Ferrant et bien d’autres. Enfin la république en marche demeure un parti virtuel complètement sous la tutelle de Macron, sans véritablement de vie politique. Prudent et très habile politiquement

Cédric Villani- qui n’est pas un perdreau de l’année- a fait savoir qu’il avait contacté lundi Emmanuel Macron et Édouard Philippe. Sa candidature «alternative» à Paris «ne sera pas l’expression d’une défiance à leur égard». Même prévenance à l’égard du patron du mouvement, Stanislas Guerini, et de Benjamin Griveaux. Villani «ne s’exprimera pas contre La République en marche».

 

Avis de recherche pour haute trahison du député Moreau de LREM

Avis de recherche pour haute  trahison du député Moreau de LREM

 

 

L’ancien agriculteur Jean-Baptiste Moreau, également ancien responsable des jeunes agriculteurs devenus député de la république en marche est particulièrement visé par les contestataires. Pourtant Jean-Baptiste Moreau a pris de nombreuses précautions oratoires pour dire qu’il comprenait le malaise agricole. Reste que cet ancien responsable syndical à de fait  approuvé  le développement des mesures ultra libérales dans l’agriculture (même si le hasard a voulu qu’il n’était pas présent pour la ratification du CETA). Ce qui est en cause dans cette affaire,  c’est évidemment le décalage entre les intentions affichées lors des campagnes électorales et les orientations réellement prises ensuite par les élus. Ce qui est en cause aussi c’est une filière de certains responsables syndicaux agricoles qui généralement finissaient dans les rangs de la droite et qui maintenant par opportunisme sans doute vont rejoindre Macron. On sait que la plupart des responsables syndicaux sont plutôt des grandes gueules car la fonction n’est pas facile compte tenu des contradictions du milieu. Mais certains profitent du tremplin syndical pour se bâtir une petite carrière politique. Ce n’est pas forcément une contradiction mais cela devient effectivement une trahison quand la carrière prend le pas sur les anciennes convictions. Présentées comme des avis de recherche, les affiches accusent Jean-Baptiste Moreau, agriculteur de profession, de « haute trahison », « complicité d’empoisonnement » et de « léchage des bottes jupitériennes », en référence à Emmanuel Macron. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’intéressé se défend bien mal. Après avoir minimisé les attaques il passe désormais comme nombre de ses collègues de la république en marche qui sont actuellement bousculées dans la voix de l’hystérisation.

« Il ne s’agit pas de me victimiser, mais je trouve extrêmement grave de déclencher ce type de chasse à l’homme parce que soi-disant on n’aurait pas voté comme il faudrait. »

 

Jean-Baptiste Moreau, qui dit avoir porté plainte pour diffamation et insulte, a été vivement critiqué pour son vote en faveur de la ratification du traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne, le CETA. Fin juillet, des agriculteurs creusois avaient muré sa permanence parlementaire. Une action « à visage découvert », a-t-il précisé auprès de Franceinfo, justifiant le fait de ne pas avoir déposé plainte à ce moment-là. 

Les responsables locaux des syndicats agricoles FDSEA, Jeunes agriculteurs et Confédération paysanne ont tous réfuté avoir un quelconque lien avec les affiches placardées dans la nuit de lundi à mardi. L’une d’entre elles a d’ailleurs été posée sur la façade de la FDSEA. Selon Jean-Baptiste Moreau, c’est plutôt du côté de l’extrême gauche locale que se trouvent les responsables. 

Permanences des députés LREM vandalisées : les raisons

Permanences des députés LREM vandalisées : les raisons  

 

 

Chaque jour de nouvelles permanences de députés LREM sont agressées et ce n’est certainement pas terminées avec la montée de la colère notamment dans le secteur agricole. Les responsables politiques de la majorité et les députés en  particulier s’offusquent que les permanences des élus de l’Assemblée nationale soient souvent vandalisées. Au nom de la démocratie, il condamne avec fermeté ces actions. Le problème c’est qu’ils oublient les facteurs explicatifs qui sont à l’origine de ces manifestations de colère à l’égard des élus. Observons d’abord que la plupart de ces députés n’ont aucune légitimité et expérience sociale qu’en outre ils se permettent parfois des provocations naïves qui sont une sorte de mépris à l’égard des réalités économiques et sociales. Non seulement certains sont inexpérimentés mais en plus ce sont parfois des grandes gueules comme la députée LREM Claire O ‘Petit qui justifie tout et n’importe quoi dans la politique gouvernementale. Nombre de députés de la république en marche se comporte comme dans une cour d’école. Ils ont été élus, ce qui est incontestable. Juridiquement,  on ne peut donc discuter leur légitimité. Mais  la sociologie des députés de la république en marche est essentiellement composée de cadres supérieurs et de petits bourgeois idéologiquement plutôt à droite. Pour ne pas être injurieux, on parle de centre-droit ! En outre il faut aussi constater de nombreuses contradictions entre les propos de Macron lors de sa campagne électorale et les mesures antisociales voir anti économiques prises depuis par le gouvernement. Dernier aspect,  la politique globale de Macron est un échec. D’abord un échec économique là où se vantait de réussir. Le problème c’est que Macon n’est pas un économiste mais un littéraire, aussi un poète comme beaucoup d’autres. Ainsi quand on regarde les résultats économiques,  on s’aperçoit que la croissance sera encore très maladive en 2019 avec autour de 1,2 % de croissance pour le Pib. Pas de quoi faire bouger le chômage encore moins de rétablir les équilibres financiers. Enfin Macron n’a aucune vision sur la politique industrielle qui fout le camp ; il faut par exemple constater  -encore le recul de la production  industrielle de plus de 2 % en juin. Pire,  Macron brade ce qui reste de l’industrie comme chez Alstom par exemple. La politique agricole n’est pas dans le meilleur état et il faut s’attendre au pire avec d’une part avec le CETA,  d’autre part le Mercosur et cette année sera particulièrement catastrophique pour le résultat des importations agricoles (sauf pour les céréales). Les députés de la république en marche feraient bien de mettre en veilleuse leurs discours prétentieux et  provocateur et d’approfondir leur connaissance des réalités sociales et économiques au lieu de jouer aux vierges effarouchées par quelques tags et autres dépôts de fumier.

 

Pourquoi les permanences des députés LREM sont vandalisées

Pourquoi les permanences des députés LREM sont vandalisées  

Les responsables politiques de la majorité et les députés en  particulier s’offusquent que les permanences des élus de l’Assemblée nationale soient souvent vandalisées. Au nom de la démocratie, il condamne avec fermeté ces actions. Le problème c’est qu’ils oublient les facteurs explicatifs qui sont à l’origine de ces manifestations de colère à l’égard des élus. Observons d’abord que la plupart de ces députés n’ont aucune légitimité et expérience sociale qu’en outre ils se permettent parfois des provocations naïves qui sont une sorte de mépris à l’égard des réalités économiques et sociales. Non seulement certains sont inexpérimentés mais en plus ce sont parfois des grandes gueules comme la députée LREM Claire O ‘Petit qui justifie tout et n’importe quoi dans la politique gouvernementale. Pas étonnant elle fait de la politique un métier après être passée par le PS, l’UDF, le Modem et LREM. Une sorte de grande gueule, sans vraie conviction au profil de marchande de poissons.  Nombre d’autres  députés de la république en marche se comportent de façon moins vulgaire mais  comme dans une cour d’école. Ils ont été élus, ce qui est incontestable. Juridiquement,  on ne peut donc discuter leur légitimité. Mais  la sociologie des députés de la république en marche est essentiellement composée de cadres supérieurs et de petits bourgeois idéologiquement plutôt à droite. Pour ne pas être injurieux, on parle de centre-droit ! En outre il faut aussi constater de nombreuses contradictions entre les propos de Macron lors de sa campagne électorale et les mesures antisociales voir anti économiques prises depuis par le gouvernement. Dernier aspect la politique globale de Macron est un échec. D’abord un échec économique là où se vantait de réussir. Le problème c’est que Macron n’est pas un économiste mais un littéraire, aussi un poète comme beaucoup d’autres. Ainsi quand on regarde les résultats économiques,  on s’aperçoit que la croissance sera encore très maladive en 2019 avec autour de 1,2 % de croissance pour le Pib. Pas de quoi faire bouger le chômage encore moins de rétablir les équilibres financiers. Enfin Macron n’a aucune vision sur la politique industrielle qui fout le camp ; il faut par exemple constater  -encore le recul de la production  industrielle de plus de 2 % en juin. Pire,  Macon brade ce qui reste de l’industrie comme chez Alstom par exemple. La politique agricole n’est pas dans le meilleur état et il faut s’attendre au pire avec d’une part avec le CETA,  d’autre part le Mercosur et cette année sera particulièrement catastrophique pour le résultat des importations agricoles (sauf pour les céréales). Les députés de la république en marche feraient bien de mettre en veilleuse leurs discours prétentieux et  provocateur et d’approfondir leur connaissance des réalités sociales et économiques au lieu de jouer aux vierges effarouchées par quelques tags et autres dépôts de fumier.

Permanences des députés LREM vandalisées : pourquoi ?

Permanences des députés LREM vandalisées : pourquoi ?

Les responsables politiques de la majorité et les députés en  particulier s’offusquent que les permanences des élus de l’Assemblée nationale soient souvent vandalisées. Au nom de la démocratie, il condamne avec fermeté ces actions. Le problème c’est qu’ils oublient les facteurs explicatifs qui sont à l’origine de ces manifestations de colère à l’égard des élus. Observons d’abord que la plupart de ces députés n’ont aucune légitimité et expérience sociale qu’en outre ils se permettent parfois des provocations naïves qui sont une sorte de mépris à l’égard des réalités économiques et sociales. Non seulement certains sont inexpérimentés mais en plus ce sont parfois des grandes gueules comme la députée LREM Claire O ‘Petit qui justifie tout et n’importe quoi dans la politique gouvernementale. Nombre de députés de la république en marche se comporte comme dans une cour d’école. Ils ont été élus, ce qui est incontestable. Juridiquement,  on ne peut donc discuter leur légitimité. Mais  la sociologie des députés de la république en marche est essentiellement composée de cadres supérieurs et de petits bourgeois idéologiquement plutôt à droite. Pour ne pas être injurieux, on parle de centre-droit ! En outre il faut aussi constater de nombreuses contradictions entre les propos de Macron lors de sa campagne électorale et les mesures antisociales voir anti économiques prises depuis par le gouvernement. Dernier aspect la politique globale de Macron est un échec. D’abord un échec économique là où se vantait de réussir. Le problème c’est que Macon n’est pas un économiste mais un littéraire, aussi un poète comme beaucoup d’autres. Ainsi quand on regarde les résultats économiques,  on s’aperçoit que la croissance sera encore très maladive en 2019 avec autour de 1,2 % de croissance pour le Pib. Pas de quoi faire bouger le chômage encore moins de rétablir les équilibres financiers. Enfin Macron n’a aucune vision sur la politique industrielle qui fout le camp ; il faut par exemple constater  -encore le recul de la production  industrielle de plus de 2 % en juin. Pire,  Macon brade ce qui reste de l’industrie comme chez Alstom par exemple. La politique agricole n’est pas dans le meilleur état et il faut s’attendre au pire avec d’une part avec le CETA,  d’autre part le Mercosur et cette année sera particulièrement catastrophique pour le résultat des importations agricoles (sauf pour les céréales). Les députés de la république en marche feraient bien de mettre en veilleuse leurs discours prétentieux et  provocateur et d’approfondir leur connaissance des réalités sociales et économiques au lieu de jouer aux vierges effarouchées par quelques tags et autres dépôts de fumier.

Guerini, Le patron de LREM, contraint de défendre de Rugy

Guerini, Le patron de LREM ,contraint de défendre de Rugy

 

 

 

Alors que la plupart des ténors de la république en marche ont pour le moins pris des distances avec de Rugy (Griveaux  allant même jusqu’à déclarer que de Rugy offrait une image terrible), Stanislas Guerini s’est chargé d’apporter un soutien à de Rugy. Un soutien qui n’engage pas réellement le gouvernement, le Premier ministre ou même la majorité. On sait en effet que Stanislas Guerrini fait de la figuration. Officiellement il est délégué général de la république en marche mais n’influence en rien le gouvernement et a fortiori Macon. Pour preuve Guerini s’est même offusqué de l’extrême centralisation du parti après les nominations par un comité indépendant des candidatures aux municipales. Curieux, on aurait pu penser que le délégué général de la république en marche avait son mot à dire à propos de ces candidatures. Comme de Rugy apparaît lâché par beaucoup de responsables politiques y  compris de la majorité, on a sûrement demandé à Stanislas Guerini d’équilibrer un peu la balance et de soutenir même mollement de Rugy  encore accusé de n’avoir pas payé d’impôts en 2015  «Aucune irrégularité d’aucune sorte dans ce nouvel article.» Dans un tweet publié ce samedi matin, Stanislas Guérini, délégué général de La République en Marche (LREM), défend le ministre François de Rugy après la publication d’un nouvel article embarrassant. Donc aucune irrégularité d’aucune sorte dans ce nouvel article. J’espère que ceux qui se sont fait l’écho des soupçons qui sont donc infondés sur @FdeRugy apporteront autant de soin à rétablir la vérité.  Une seule raison : les dons de 1 200€ que je faisais chaque mois au parti EELV en tant que député du groupe EELV, comme TOUS les autres députés du groupe. La question est de savoir ce que rembourse ensuite le parti politique comme frais ? De toute manière, cette bizarrerie s’ajoute à bien d’autres.

Selon le site, Mediapart,  François de Rugy n’a pas été imposable en 2015 pour ses revenus déclarés de 2014. Conformément à la loi à l’époque, celui qui était alors député n’était pas imposable sur la totalité de son revenu. Il a pu également retrancher de son revenu imposable une partie des dons faits à des «organismes reconnus d’intérêt général», écrit le média en ligne. Il a enfin bénéficié de crédits d’impôt liés à la garde d’enfant.

Municipales Paris : comme à l’ENA, un grand oral pour choisir le candidat LREM

Municipales Paris : comme à l’ENA, un grand oral pour choisir le candidat LREM

 

 

C’est aujourd’hui que les candidats de la république en marche pour les municipales de Paris doivent passer leur grand oral. On a ainsi choisi la méthode de l’ENA pour  désigner les candidats puisque les organisations locales du parti de Macron n’ont pas leur mot à dire, ni sur ses désignations et encore moins sur les orientations politiques. Une bien curieuse façon de gérer la démocratie. On se souvient d’ailleurs que les députés, eux, avaient été choisis sur examen de dossiers transmis par Internet. Là encore un comité central de quelques personnes avait tranché. Des procédures invraisemblables dans un pays moderne et démocratique. Il n’y a guère que dans les dictatures qu’on procède encore à ce mode de désignation des responsables. Le plus ridicule dans cette affaire c’est qu’en réalité ce comité national ne décidera pas vraiment puisqu’en dernier ressort c’est Macron qui indiquera quels sont les candidats de la république en marche pour les municipales. C’est vrai Paris mais c’est aussi vrai pour d’autres villes comme Marseille ou Lyon on a vu par exemple que Macron s’était investi personnellement à Marseille pour rechercher une forme d’union avec la droite. Il vient d’en faire autant en se déplaçant aussi avec la gauche à Lyon. Bref Macron est devenu le chef de la campagne électorale ; ce dont d’ailleurs se plaint le délégué général officiel, Guerrini dans une tribune du Monde. Guerrini n’a encore pas compris que ce parti était complètement virtuel, qu’il était réduit à un clan de supporters et que même son délégué général  était sans aucune influence.  Sarkozy lui aussi du fait de son activisme avait tendance à mettre son nez partout y compris dans le travail de son premier ministre. Mais là,  Macron le dépasse encore en matière d’interventionnisme de nature étatique, un interventionnisme de type monarchique.

 

LREM-Paris 2020: un scientifique créatif ou un oligarque terne

LREM-Paris 2020: un scientifique créatif ou un oligarque terne

 

Il est clair que le mode de désignation des candidats de la république en marche pour les municipales ne garantit ni la démocratie, ni la compétence. On sait en effet que c’est un comité central auto désigné qui choisit les candidats dans les grandes villes puisque la république en marche  demeure un parti virtuel dans lequel les organisations locales n’ont aucune responsabilité. À Paris par exemple le favori de Macron était  jusque là Benjamin Griveaux qui justement a démissionné du gouvernement pour devenir maire de Paris. Or un autre candidat commence à lui faire sérieusement de l’ombre à savoir le député et mathématicien Cédric Villani. En fait le choix est celui entre un scientifique créatif un peu marginal et un oligarque terne par ailleurs assez condescendant. Le député Cédric Villani, principal concurrent de Benjamin Griveaux au sein de La République en marche (LaREM) en vue des élections municipales de 2020 à Paris, a reçu samedi un nouveau soutien, celui d’Anne Lebreton, qui renonce à briguer l’investiture du parti présidentiel. Après Mounir Mahjoubi, l’adjointe au maire du IVe arrondissement est la deuxième candidate, en moins d’une semaine, à se désister au profit du mathématicien, arrivé en politique il y a deux ans. “Malgré mon très fort désir de porter une candidature féminine à la commission d’investiture de LREM, je souhaite aujourd’hui apporter tout mon soutien à celui dont je pense qu’il fera un maire exceptionnel pour Paris”, écrit-elle dans une tribune publiée sur le site du Journal du dimanche. Anne Lebreton vante la “personnalité atypique” du député de l’Essonne, son “énergie qui déplace les montagnes”, sa “bienveillance qui sait réunir au-delà de tous les camps” de même que sa “capacité de s’adresser à tous les Parisiens». Son ralliement n’est pas totalement une surprise dans la mesure où l’élue parisienne avait assisté jeudi à un meeting de Cédric Villani. Le candidat officiel doit être désigné par la Commission nationale d’investiture de LaREM au lendemain de grands oraux (la même méthode qu’à l’ENA !) convoqués pour le 9 juillet.

LREM : des référents ou des commissaires politiques ?

LREM : des référents ou des commissaires politiques ?

 

Ça remue sérieusement dans les brancards à la base de la république en marche. Surtout en prévision des élections municipales, les responsables locaux vérifient que dans ce parti c’est une sorte de comité central qui va désigner les représentants LREM dans la plupart des grandes villes. On en profitera pour parachuter de nombreux oligarques proches de Macron Le deuxième motif d’insatisfaction démocratique est lié statut de ce qu’on appelle pudiquement des référents. En fait des responsables locaux désignés aussi par le pouvoir central mais qui n’ont aucune légitimité démocratique.  Pour eux,  il s’agit surtout de porter la parole du gouvernement et de Macron. Pas vraiment des animateurs de vie locale mais plutôt des sortes de commissaires politiques qui ont tout pouvoir écarter tels ou tels, empêcher le débat.   A LREM de toute manière les structures locales n’ont aucune existence juridique. Ce sont en quelque sorte des clubs d’amis ou de supporters de Macron mais pas des structures participants à l’élaboration de la politique globale défendue par la république en marche et le gouvernement. Macron veut surtout éviter qui émergent des frondeurs dans ce mouvement. On aura d’ailleurs noté que sitôt qu’un député par exemple émet des assez divergents du gouvernement il est assez rapidement mis sur la touche ou évincé,  finalement comme dans les monarchies prétendues républicaines.

Municipales : Bordeaux, Clermont-Ferrand, Vannes… le grand parachutage de LREM

Municipales :  Bordeaux, Clermont-Ferrand, Vannes… le grand parachutage de LREM

Il n’est pas étonnant que les responsables locaux de la république en marche n’aient  pas leur mot à dire concernant les candidatures aux municipales car le parti de Macron est en train d’organiser un vaste parachutage de personnalités qui lui sont proches. Les désignations de candidats sont de la responsabilité exclusive d’un comité central qui en quelque sorte attribue les villes aux amis. Depuis la deuxième guerre mondiale, on aura rarement assisté à une telle entreprise de parachutage. On objectera que ce n’est pas la première fois que des partis expédient en province des oligarques en recherche de légitimité. Mais la ou le parti en marche se distingue , c’est qu’il laisse son comité central d’investiture décider seul des têtes de liste pour les élections locales. Bref la nouvelle démocratie inspirée sans doute par les méthodes communistes. Le fameux comité central d’investiture à en effet annoncé ce lundi soir une nouvelle salve de candidats pour les élections de mars 2020, deux semaines après la première . Une nouvelle fois, 19 candidats ont été investis par le bureau exécutif du parti, qui a validé les décisions de la commission nationale d’investiture mise en place début juin.

Une ancienne député LREM se rebelle

Une ancienne  député LREM se rebelle

Elue en 2017 sous l’étiquette macroniste, la députée , Frédérique Dumas dénonce dans uen interview à l’Opinion la pensée unique du parti de Macron ( députée des Hauts-de-Seine en juin 2017 sous l’étiquette macroniste). Un an plus tard, elle a claqué la porte de LREM. Aujourd’hui, elle juge que la majorité en vient à refuser tout contre-pouvoir.

Voterez-vous la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe à l’issue de la déclaration de politique générale ?

Je m’abstiendrai car ce dont j’ai besoin pour pouvoir accorder ma confiance, c’est de preuves. Or, j’ai quitté le 17 septembre 2018 La République en marche car, à mes yeux, nos fondamentaux avaient été trahis. Après les européennes, nous sommes toujours sur le Titanic, l’orchestre joue de plus belle le sempiternel refrain « On garde le cap ». Alors que tout change autour de nous, la majorité ne fait qu’appliquer les recettes du passé, en vogue depuis des décennies, de manière plus radicale sous prétexte qu’elles n’auraient pas assez été appliquées. Mais pourquoi, par exemple, les 66 propositions avancées par Nicolas Hulot et Laurent Berger ont-elles été si abruptement écartées ? Elles proposaient pourtant un chemin vers un nécessaire changement de modèle, de manière non utopique. Au lieu de cela, on nous propose Matrix, avec une majorité qui n’a tout simplement pas conscience de se trouver coincée dans une matrice virtuelle. Le président de la République a placé Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, et Benoît Ribadeau-Dumas, le directeur de cabinet d’Edouard Philippe, à la tête d’une « delivery unit », et les parlementaires de la majorité sont transformés en courroies de transmission d’une pensée unique, d’un logiciel unique.

Vous êtes sévère…

Oui car aujourd’hui, plus grave encore, la majorité remet profondément en cause l’esprit de la démocratie. Elle veut nous imposer de rejoindre un parti unique. Des ministres nous expliquent que ceux qui pensent à l’intérêt du pays n’ont d’autre choix que de rejoindre En Marche. Cela n’est pas autre chose que de la propagande. Le délégué général de LREM nous explique, lui, que si un parlementaire ne vote pas la confiance au gouvernement, la majorité ne travaillera pas avec lui et cela, quelle que soit la pertinence de ses propositions, juste parce qu’il n’est pas dans la ligne ! On nous rabâche le mot « émancipation » alors que l’on ne fait que nous proposer l’auto-asservissement.

 

S’il n’y a aucun contre-pouvoir, il n’y a plus d’équilibre des pouvoirs. Ce n’est pas parce que La France insoumise ou Les Républicains ont été dans une opposition trop souvent systématique et caricaturale que LREM est par essence intelligente. Ce que nous propose aujourd’hui la majorité, c’est de renoncer à la possibilité d’avoir le choix, de renoncer à la bienveillance, de renoncer à rendre accessible la complexité. Imposer un choix binaire, manichéen entre le camp du bien et le camp du mal comporte en plus un réel risque : celui de la prophétie autoréalisatrice. Moi, je veux continuer à faire partie de ceux qui se battent pour que toutes les idées puissent continuer à exister. Depuis trente ans, j’ai toujours défendu la diversité culturelle. Si au niveau politique, on explique qu’il n’y a plus besoin de diversité autre que celle « acceptée » par la matrice, il n’y a plus de démocratie. Je n’ai qu’à citer François Bayrou en 2002 – « Si on pense tous la même chose, c’est qu’on ne pense plus rien » – et Emmanuel Macron en 2017 – « Il faut cesser d’utiliser son intelligence à trouver des raisons d’accepter ».

Qu’allez-vous faire ?

Je vais quitter le groupe UDI-Agir à l’Assemblée nationale. Je l’ai rejoint après mon départ de LREM, car c’était un lieu où l’on pouvait se positionner, sans pression, en fonction de ses convictions. Mais à l’occasion des élections européennes, Agir, dont le président, Franck Riester, est ministre de la Culture, est devenu une composante de la majorité, bien que ses membres s’en défendent. J’ai également décidé de quitter l’UDI, auquel j’avais réadhéré cet automne. Lors des européennes, la plupart des propositions de sa liste étaient inapplicables, d’autres n’avaient pas de sens à mes yeux. Quitte à proposer un chemin difficile mais qui va dans le sens de l’histoire, autant voter pour la liste Jadot. Ce que j’ai dit et ce que j’ai fait à titre personnel.

Où allez-vous siéger maintenant à l’Assemblée nationale?

Je ne veux plus aucune étiquette. Une étiquette, cela vous enferme, créé des barrières invisibles mais bien réelles. Je vais donc désormais siéger dans le groupe Liberté et territoires. C’est un groupe qui réunit des sensibilités différentes au service d’un projet de société. Il faudra être à la hauteur de cette promesse. Il ressemble au groupe auquel j’appartiens à la région Ile-de-France. Et je veux coopérer avec d’autres, là où ils sont, à la construction du modèle de demain. Il nous faut bâtir « l’internet de la politique ».

LREM : le véritable nouveau parti républicain de droite

LREM : le véritable nouveau parti républicain de droite

Des responsables du parti républicain se torturent les méninges pour envisager les conditions qui permettraient de restructurer leur organisation en pleine décomposition. Reconstruire le parti de l’intérieur ou au contraire reconstruire une confédération par-dessus l’UMP. Or la problématique n’est sans doute pas celle d’une nouvelle organisation mais celle des valeurs et de la ligne politique. Or aujourd’hui force est de constater que pratiquement plus rien ne distingue les orientations d’un parti républicain de celles  de la république en marche. LREM  pourrait tout aussi bien signifier les républicains en marche tellement macro a transformé le slogan ni à gauche ni à droite en ni à gauche ni à gauche. Certes Macron s’est  fait élire à la place de François Hollande après avoir appartenu à son gouvernement. Il a donné l’illusion qu’il pourrait s’inscrire dans une sorte d’orientation sociale démocrate avant de virer très clairement vers une ligne libérale bien peu sociale. Son premier geste a en effet consisté à récompenser les soutiens financiers qui ont permis son élection dans le symbole tabou est bien évidemment l’ISF. On voit mal ce que pourrait contester  les républicains du programme de Macron. Certes Laurent Wauquiez par démagogie prenait le contre-pied des l orientations gouvernementales mais en contradiction avec ce qui constitue le cœur des valeurs de son électorat. Idéologiquement, culturellement et sociologiquement rien ne distingue la direction de la république en marche des républicains. Il s’appuie sur les mêmes valeurs, viennent des mêmes milieux et sont tout autant coupés des réalités sociales voire culturelles des couches défavorisées. Il suffit pour le démontrer d’analyser la sociologie des députés de la république en marche composée de cadre supérieur de responsable et patrons  d’industrie, de hauts fonctionnaires, d’avocats, d’autres professions libérales de médecins. Bref essentiellement des CSP plus d’ailleurs recrutés  par petites annonces sur Internet moins en fonction de leur conviction que de leur qualification professionnelle. Ce sont les cadres supérieurs de la start-up de Macron qui conduit son parti (et la France en même temps)  comme une entreprise en s’asseyant sur les principes démocratiques y compris sur ceux  du Parlement. On objectera sans doute que cette victoire de Macron provient aussi de l’extrême faiblesse des autres formations politiques et de leurs leaders. Macron a grandement été aidé par la décomposition des partis classiques et par la caricature de formations extrémiste. Le succès de la république en marche constitue cependant une victoire à la Pyrrhus car les français ont bien compris que Macon et son gouvernement étaient t en même temps et de droite et de droite et qu’ils servaient t les intérêts à court terme des financiers. Témoin par exemple cette incurie dramatique à conduire la moindre réflexion sur la politique industrielle et l’aménagement du territoire. De ce point de vue Macron s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs (dont lui-même) qui ont par exemple sacrifié Alcatel, Alstom et bientôt peut-être Renault. La France a bradé son patrimoine industriel pour uen hypothétique économie dématérialisée dans laquelle elle ne pèse pas lourds par rapport notamment aux américains et aux Etats Unis. Dune certaine façon, Macron c’est du Sarkozy en mieux, ce dont convient d’ailleurs intéressé (peut aussi influencé par le devenir de ses casseroles judiciaires). Le parti républicain n’est pas à réinventer, il existe avec LREM. Il suffit de voir avec quelle morgue la plupart de ses responsables traitent toute opposition notamment toute aspiration à davantage d’équité sociale et fiscale. Les républicains avaient au moins eux le respect des convenances républicaines et démocratiques Les responsable LREM, eux, n’hésitent pas à afficher leur condescendance hiérarchique  méprisante. Mais pour beaucoup d’électeurs républicains (plus de la moitié au vue des sondages) l’affaire est réglée : la restructuration se réduit à l’adhésion Macron qui défend si bien les intérêts des couches déjà favorisées.

Européennes: 24% d’intentions de vote pour LREM, 21% le RN

Européennes: 24% d’intentions de vote pour LREM, 21% le RN

D’après le sondage quotidien réalisé par l’institut Harris Interactive et l’agence Epoka, en partenariat avec TF1-LCI la liste de la république en marche serait en tête avec 24 4 % suivie par le rassemblement national avec 21 %. En fait, les deux formations sont au coude à coude depuis un moment. Les seules évolutions significatives à constater sont la remontée des républicains proches de 15 %. Derrière les insoumis sont autour de 10 % comme les écologistes. Derrière, le score des autres formations est assez marginal, même le parti socialiste a de la peine à dépasser 5%.

Méthodologie

Enquête réalisée en ligne les 26 et 27avril 2019. Échantillon de 1059 personnes inscrites sur les listes électorales, issu d’un échantillon de 1197 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes: sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région de l’interviewé(e) et vote aux élections antérieures.

Affaire FDJ : scandale pour la nomination de la femme de Gilles Legendre(LREM)

Affaire FDJ : scandale  pour la nomination de la femme de Gilles Legendre(LREM)

 

 

Les responsables du pouvoir sont montés au créneau pour défendre la légitimité de la nomination de la femme du président du groupe parlementaire de la république en marche comme directrice de la communication à la Française des jeux. Une nomination intervenue juste avant la loi qui autorise la privatisation. Sans doute un hasard ! On sait évidemment que les salaires de la FDJ vont s’envoler pour les dirigeants une fois que cette société sera privatisée. Notons aussi que le dernier poste de l’épouse de Gilles Legendre était celui de conseiller à la communication auprès du secrétariat d’État aux personnes handicapées. Une nomination qui ne devait pas tout non plus au hasard même si l’intéressé a occupé des fonctions dans d’autres entreprises précédemment. La nomination résulte évidemment du fait du prince même si elle est légale. La question n’est pas de savoir si elle est légale mais si elle est politiquement correcte. Une affaire qui rappelle celle de Richard Ferrand, actuel président de l’Assemblée nationale qui avait permis à sa compagne de s’enrichir sur le dos des mutuelles de Bretagne quand il en était directeur et cela sans prendre aucun risque financier. Bénéfices pour l’intéressée, un petit pactole de 800 000 €. Sans doute légal lui aussi mais politiquement lamentable. Finalement ces responsables de la république en marche ne sont pas différents d’autres responsables qui ont mis les mains dans le pot de confiture et l’argumentation de ceux e qui les défendent est assez lamentable. “Je pense qu’on doit garantir aux conjoints ou conjointes de responsables politiques de pouvoir aussi avoir une vie professionnelle”, a dit sur franceinfo le ministre de la Culture Franck Riester. Il a ajouté que le député Gilles Legendre, l’époux de Raphaële Rabatel, n’était “pas directement décideur de la privatisation de la Française des jeux (…) Il n’est pas membre du gouvernement». SUR RTL, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, Gabriel Attal, a dénoncé des critiques qui desservent la cause féministe. “On considère qu’une femme, parce qu’elle est l’épouse d’un homme politique, ne pourrait pas penser, agir en indépendance ? C’est une femme, je ne la connais pas, mais il me semble que c’est une grande professionnelle, il suffit de regarder son CV”, a-t-il ajouté. L’annonce de sa nomination est à la Française des Jeux est intervenue mardi, deux jours avant l’adoption définitive par l’Assemblée nationale du projet de loi Pacte qui ouvre la voie à la privatisation du groupe. “Si cette information est exacte, c’est profondément choquant. Surtout venant d’une majorité donneuse de leçons comme jamais !”, a réagi mercredi le député LR Daniel Fasquelle dans un message sur son compte Twitter. La sénatrice socialiste Marie-Pierre de la Gontrie a dénoncé sur RTL “un mélange des genres incroyable”

FDJ -Comme déjà Richard Ferrand, Gilles Legendre le patron des députés LREM se sucre !

FDJ -Comme déjà Richard Ferrand, Gilles Legendre le patron des députés LREM se sucre !

 

 

 

C’est peut-être une tradition à la république en marche de se sucrer en utilisant sa compagne. L’ancien patron des députés de la république en marche Richard Ferrand avait déjà utilisé sa position pour permettre à sa compagne de réaliser une substantielle plus-value de l’ordre  de 800 000 € dans les mutuelles des Bretagne. Cette fois, c’est le très rigoureux donneur de leçons Gilles Legendre qui a succédé à Ferrand comme patron des députés de la république en marche qui fait entrer son épouse comme directrice de la communication à la Française des jeux. Un poste qui évidemment n’est pas rémunéré au niveau du SMIC quand on connaît les énormes profits de la FDJ  par ailleurs doit être privatisé par Macron. Gilles Legendre comme a tendance à confondre l’intérêt général avec son intérêt particulier. Pour Ferrand il s’agissait du bien immobilier acquis par sa compagne et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », a déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné, Richard Ferrand, 55 ans, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. Un petit boni de l’ordre de 800 000 euros pour la compagne de Ferrand.  Cette semaine, des personnalités politiques de tout bord ont publiquement exprimé leur mécontentement après à la nomination de l’épouse du chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre, comme directrice de la communication de la Française des jeux (FDJ). Pour les élus, Raphaële Rabatel est nommée dans un contexte jugé incongru, puisqu’elle intervient au moment de l’adoption définitive ce jeudi le projet de la loi Pacte du ministre de l’Économie Bruno Le Maire, qui prévoit le transfert au privé de la majorité du capital de l’entreprise.

 

Le capital de la FDJ est actuellement détenu à 72% par l’État, celui-ci devant conserver «au minimum» 20% des parts. À l’instar de la privatisation d’Aéroports de Paris, le projet est également contesté par de nombreux députés.

La sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie a exprimé son mécontentement sur les réseaux sociaux. «L’épouse du président du groupe LREM à l’Assemblée Nationale, nommée directrice de la communication de la Française des jeux en voie de privatisation …. #benvoyons», a-t-elle tweeté mercredi .

Élections européennes : la liste LREM, surtout des cadres

Élections européennes : la  liste LREM, surtout des cadres

 

Personne ne sera étonné de ne pas trouver de gilet jaune dans la liste de la république en marche ! Par contre on trouve essentiellement des cadres avec à la tête de la liste une supère techno aussi charismatique qu’une limande mais surdiplômée. Elle a même été directrice de l’ENA, une référence pour Macron. Une décision curieuse  car c’est au moment où l’Europe a besoin de politique pour retrouver une légitimité que Macron décide de faire diriger sa liste par une supère techno. Pas vraiment de quoi emballer sur des perspectives de vraies réformes de l’Europe et surtout de prise en compte des préoccupations légitimes et concrètes des Européens. Sans doute pour compenser les insuffisances de la tête de liste, la république en marche présente une sorte de liste en forme d’auberge espagnole où tous les secteurs d’activité ou de pensée, voire d’absence de pensée sont représentées. Il n’y a pas beaucoup de cohérence dans la vision commune. Un peu finalement comme la composition du gouvernement ou mieux celle de l’assemblée nationale. Sorte de cocktail sans ancrage politique ou social et sans vision. Bref le type de profil qui plaît à Macron qui demeure le seul chef d’orchestre de cette formation composite. Une formation qui évitera toutefois les fausses notes comme à l’Assemblée nationale parce que nous n’autoriser à penser et à s’exprimer. Bref des godillots. Des opportunistes en plus qui seront bien au chaud en Europe pendant que vraisemblablement la France connaîtra des soubresauts politiques d’ici 2022. Ce qui caractérise le plus cette liste c’est sa composition sociologique. Non seulement on ne trouve pas de gilet jaune mais pratiquement pas de représentants des couches moyennes et populaires.

 

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La liste complète des 30 premiers candidats

  • 1. Nathalie Loiseau, tête de liste Renaissance pour les élections européennes. (Île-de-France)
  • 2. Pascal Canfin, ancien président de WWF. (Île-de-France)
  • 3. Marie-Pierre Vedrenne, juriste et directrice de la Maison de l’Europe à Rennes. (Bretagne)
  • 4. Jérémy Decerle, exploitant agricole et président des Jeunes Agriculteurs. (Bourgogne-Franche-Comté)
  • 5. Catherine Chabaud, navigatrice et journaliste. (Pays de la Loire)
  • 6. Stéphane Séjourné, directeur de campagne. (Nouvelle-Aquitaine)
  • 7. Fabienne Keller, sénatrice. (Grand-Est)
  • 8. Bernard Guetta, spécialiste de géopolitique internationale. (Île-de-France)
  • 9. Irène Tolleret, vigneronne et conseillère départementale. (Occitanie)
  • 10. Stéphane Bijoux, directeur des rédactions des télés Outre-mer chez France Télévision. (Réunion)
  • 11. Sylvie Brunet, juriste et présidente de la section Travail et Emploi du Conseil économique social et environnemental. (Provence-Alpes-Côte d’Azur)
  • 12. Gilles Boyer, ancien conseiller du Premier ministre. (Île-de-France)
  • 13. Stéphanie Yon-Courtin, maire de la commune Saint-Contest dans le Calvados. (Normandie)
  • 14. Pierre Karleskind, vice-président du Conseil régional de Bretagne, en charge de la mer et des infrastructures portuaires. (Bretagne)
  • 15. Laurence Farreng, directrice de communication à Pau. (Nouvelle-Aquitaine)
  • 16. Dominique Riquet, député européen. (Hauts-De-France)
  • 17. Véronique Trillet-Lenoir, chef de service d’oncologie médicale du Centre Hospitalier Lyon Sud. (Rhônes-Alpes)
  • 18. Pascal Durand, député européen. (Île-de-France)
  • 19. Valérie Hayer, vice-présidente du Conseil départemental de la Mayenne. (Pays de la Loire)
  • 20. Christophe Grudler, conseiller départemental du Territoire de Belfort. (Bourgogne-Franche-Comté)
  • 21. Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue-chirurgienne et co-fondatrice de l’association Info-endométriose. (Grèce)
  • 22. Sandro Gozi, ancien secrétaire d’État italien aux affaires européennes. (Italie)
  • 23. Ilana Cicurel, avocate. (Île-de-France)
  • 24. Max Orville, directeur d’école. (Martinique)
  • 25. Catherine Amalric, médecin et adjointe au Maire à Aurillac. (Auvergne-Rhône-Alpes)
  • 26. Guy Lavocat, référent du département Puy-de-Dôme et spécialiste des questions de défense. (Auvergne-Rhône-Alpes)
  • 27. Charline Mathiaut, gestionnaire immobilier. (Auvergne-Rhône-Alpes)
  • 28. Xavier Fournier, conseiller municipal de Nantes. (Pays de la Loire)
  • 29. Nawel Rafik-Elmrini, avocate et adjointe aux affaires européennes à Strasbourg. (Grand Est)
  • 30. Mao Péninou, ancien adjoint à la Mairie de Paris. (Île-de-France)

 

 

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