Archive pour le Tag 'Maire'

Banlieue : la déception et la colère (Gilles Poux, maire de La Courneuve)

Banlieue : la déception  et la colère (Gilles Poux, maire de La Courneuve)

Déception et colère, la réaction de Gilles Poux, maire communiste de La Courneuve après la déclaration de Macron sur les banlieues (interview France info).

 

 

Franceinfo : Quel est votre sentiment après ce long discours d’Emmanuel Macron ?

Gilles Poux : Je suis déçu. Je ne m’attendais pas à grand chose, mais je suis quand même très déçu. Une nouvelle fois, on passe complètement à côté de la réalité de la situation dans les banlieues. Dans son rapport, Jean-Louis Borloo avait pourtant établi un diagnostic simple : ces territoires sont abandonnés par la République, sont mal dotées et n’ont pas un accès au même titre que les autres aux services publics, ce qui crée de graves inégalités.

Pour pallier tout cela, Borloo a remis des propositions concrètes. Mais le président n’en a pas tenu compte.

A l’inverse, on continue de demander aux collectivités territoriales de réduire leurs dépenses de fonctionnement. Donc de réduire l’accès des populations aux services publics de proximité. C’est le serpent qui se mord la queue.

En refusant d’annoncer un nouveau « plan banlieues », Emmanuel Macron a expliqué vouloir rompre avec des décennies de politique de la ville qui se sont avérées inefficaces…

D’abord, ce n’est pas tout à fait vrai. Les différents plans pour la banlieue ont tout de même permis de faire évoluer certaines choses sur nos territoires. Malgré le peu de moyens alloués pour les mettre en place, les précédents plans affirmaient au

Bien sûr, il y a des problèmes de sécurité de drogues et de radicalisation dans ces quartiers. Mais le véritable problème, c’est qu’il n’y a jamais eu de réels engagements sur les questions sociales. Je parle de l’école, de l’accès aux services publics, de l’emploi…

Sur ces questions, Emmanuel Macron a promis 30 000 stages pour les élèves de troisième de ces quartiers et la mise en place d’un « testing » anti-discrimination dans les entreprises. Ce n’est que de la poudre aux yeux ?

Je ne dis pas que cela sert à rien. Il faut accompagner les jeunes en troisième. Pour la discrimination à l’embauche, évidemment que cela existe. On le sait depuis très longtemps. Mais globalement, ce ne sont pas ces annonces qui vont inverser les logiques auxquelles nous sommes confrontés.

Je prend un exemple : au Pôle emploi de La Courneuve, il y a un conseiller pour 250 chômeurs ! En France, la moyenne c’est un conseiller pour moins de 100 chômeurs. C’est justement sur ce point qu’on l’attendait. Et encore une fois, cela ne changera pas.

Banlieues abandonnées : Le maire de Sevran démissionne

Banlieues abandonnées : Le maire de Sevran démissionne

C’est  un soutien de Macron maire d’une ville de banlieue difficile qui démissionne en raison de désintérêt de l’Etat  vis-à-vis des banlieues en général. Il a été notamment déçu par la rencontre avec le ministre de la cohésion du territoire « où le Ministre semblait plus   intéressé par son chien que par ce que disait les maires des banlieues de l’association blanc-bleu –zèbre ». Il faut rappeler que Jacques Mézard, ministre des territoires  a été mis à là un peu par hasard. L’ancien sénateur du Cantal qui ne connait pas grand chose aux banlieues a suppléé Richard Ferrand pris dans les affaires.

Le maire de Sevran  explique au Monde les raisons de son départ.

Pourquoi renoncez-vous à votre mandat de maire de Sevran avant son terme ?

J’ai été élu à 31 ans, cela fait donc dix-sept ans que j’exerce cette fonction. Dix-sept ans durant lesquels on s’est battus comme des fous pour transformer Sevran, attirer de grands projets, comme l’arrivée du métro, faire exister la ville en dehors de la rubrique faits divers. Mon but a toujours été de péter le ghetto, mais je crois que, malgré les déclarations qui vont dans ce sens, les gouvernements successifs ne partagent pas cet objectif. On continue à faire de la banlieue un monde parallèle, structuré comme une société précaire qui ne s’en sort que grâce aux solidarités, à la débrouille, à la démerde. Je pense aujourd’hui que cette situation arrange tout le monde. Alors, à un moment, on fatigue, on perd le jus…

Vous n’y croyez plus ?

En novembre 2012, j’ai mené une grève de la faim pour obtenir le remboursement des sommes dues par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, l’ANRU, et de meilleures dotations pour les villes pauvres et notamment pour Sevran. Cette action extrême montrait qu’à ce moment-là j’y croyais encore. J’avais dit, en y mettant fin au bout de six jours, que je démissionnerai le jour où je n’y croirais plus. Nous y sommes. Aujourd’hui, les villes de banlieue sont tenues à la gorge et on nous traite comme si nous étions aussi riches que Puteaux. La loi de finances 2018 nous impose de ne pas augmenter nos budgets de fonctionnement…

 

L’union bancaire : Lemaire dénonce le blocage de l’Allemagne

L’union bancaire : Lemaire dénonce le blocage de l’Allemagne

Une nouvelle fois l’Allemagne s’oppose à l’approfondissement de la politique européenne, cette fois sur l’union bancaire. Une affaire complexe mais qui peut se résumer à la création d’un fonds communs pour protéger les déposants et les créanciers. Or l’Allemagne et les Pays bas s’opposent à cette mutualisation des risques. La preuve que Macron est loin d’avoir  convaincu l’Allemagne de la grande réforme qu’il souhaite pour l’Europe.  L’Allemagne a donc une nouvelle fois empêché le déblocage du projet d’union bancaire censé permettre à la zone euro d’améliorer la stabilité de son système financier faisant amender un communiqué des dirigeants européens.   Le projet d’union bancaire a été lancé en 2012 en pleine crise de la dette souveraine européenne et dans la foulée de la crise financière mondiale de 2007-2008 qui a poussé les pays de la zone euro à fournir à leurs banques près de 2.000 milliards d’euros de capitaux et de garanties. Les 19 pays de la zone euro peinent désormais à amplifier l’union bancaire, divergeant notamment sur les modalités de la création d’un système européen de garantie des dépôts, troisième et dernier pilier du plan. Ils sont également en désaccord sur la mise en place d’un mécanisme de protection financière pour le fonds bancaire, l’Allemagne refusant d’être associée à un quelconque partage des risques tant que les pays du sud de la zone euro n’auront pas tout à fait nettoyé leur système bancaire et atténué le risque systémique.  “Je regrette que les difficultés politiques actuelles dans certains Etats européens empêchent aujourd’hui l’adoption de ces progrès politique majeurs”, a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances lors d’une intervention en ouverture du colloque House of Finance Days, à l’université Paris-Dauphine. “Je redis à nos partenaires, en particulier nos partenaires allemands: tout est sur la table, il est temps de décider, la France est prête à décider”, a-t-il ajouté. Pour Bruno Le Maire, les “concessions importantes” consenties par la France “pour parvenir à un consensus sur le paquet bancaire, sur l’union bancaire et sur l’union des marchés de capitaux”, appellent à une contrepartie, à savoir une décision sur ces sujets.

Les maires à l’Élysée: un double «dîner de cons»

 

 Les maires à l’Élysée d: un double  «dîner de cons»

 

Les maires à l’Élysée de Saint-Etienne un double  «dîner de cons»maire de Saint-Étienne a qualifié de dîner cons la petite sauterie gastronomique organisée par l’Élysée pour brosser les élus dans le sens du poil.  D’une certaine manière,  il s’agit même d’un double dîner cons  d’abord parce que les élus n’étaient pas obligés de se rendre à cet invitation s’ils étaient autant en colère. Ensuite parce qu’évidemment Emmanuel Macron  voulait flatter l’ego des  maires. E n les recevant dans le palais de la république monarchique. Le maire de Saint-Etienne est lui-même tombé dans le panneau. Il évoque le «sentiment étrange», «On avait un peu l’impression de participer à un dîner de cons. Les maires ont un peu le sentiment d’être pris pour des François Pignon»,  «Être invité à l’Elysée c’est toujours un honneur, bien entendu», explique Gaël Perdriau. «Mais ne pas voir celui qui vous invite, ne pas pouvoir échanger avec lui… Ça me fait penser aux auditions du pape au Vatican. Il y avait trois antichambres avant de pouvoir arriver là où il recevait. Nous avons été très peu à pouvoir approcher» Emmanuel Macron, regrette-t-il. «Il n’a pas daigné venir s’exprimer», tranche le maire qui «attendait, compte tenu du climat» de défiance entre l’exécutif et les élus locaux, une parole du chef de l’Etat.  «Il ne faut pas que le président de la République pense qu’en nous caressant le dos comme il a peut-être cherché à le faire hier soir avec ce cocktail, il a mis un étouffoir sur l’ensemble des sujets qui nous préoccupent», prévient le maire de Saint Etienne. Celui-ci dénonce «l’expression très arbitraire, très autoritaire» du président de la République lorsqu’il prend des décisions. «Il est éloigné dans les préoccupations qui sont les nôtres sur le terrain. Ça me fait penser à la foudre de l’Olympe qui frappe de manière arbitraire, très sévère des sujets comme le logement, l’emploi, le travail sans associer les postes avancés de la République que sont les maires», plaide-t-il alors que la colère des élus se cristallise sur la réduction des emplois aidés, la suppression partielle de la taxe d’habitation, ou encore le plan d’économies de 13 milliards d’euros réclamé sur l’ensemble du quinquennat. «L’opération de calinothérapie» a également été dénoncée par Annie Genevard, vice-présidente de l’Assemblée nationale. La députée du Doubs voit une «absence de considération et de connaissance des collectivités locales» chez le chef de l’Etat, qu’elle accuse également de «mépris».

Une centaine de Molenbeek : « beaucoup de responsables n’ont pas compris ce qui se passe dans les quartiers » (maire de Sarcelles)

Une centaine de Molenbeek : « beaucoup de responsables n’ont pas compris ce qui se passe dans les quartiers » (maire de Sarcelles)

 

 

 

Interview dans challenges du Député socialiste, maire de Sarcelles et président de l’Agence Nationale pour la rénovation Urbaine,

Patrick Kanner, le ministre de la ville, a déclaré qu’une centaine de quartiers présentaient des similitudes avec Molenbeek. A-t-il raison?

Oui, surtout quand je vois les réactions que cela suscite. Beaucoup de responsables politiques n’ont pas compris ce qui se passe dans ces quartiers. Ils sont incapables de conceptualiser la ghettoïsation. Dans ces cités déstructurées, il y des individus qui peuvent basculer de la délinquance au terrorisme. C’est ce qui s’est passé pour la quasi-totalité des terroristes en France.

En tant que maire de Sarcelles, comment vivez-vous cette radicalisation. Et comment réagir?

Notre plus grande difficulté, c’est que les islamistes ont identifié nos quartiers difficiles comme un terreau pour y recruter de potentiels terroristes. Nous sommes confrontés à une véritable entreprise de déstabilisation. L’Etat doit réagir mais il ne doit pas le faire seul. Il faut créer une task force associant les administrations centrales et les élus locaux afin d’échanger les informations de façon systématique. Par exemple, à Sarcelles, deux écoles coraniques viennent d’ouvrir, en toute légalité. Il faut que toutes les informations sur ces écoles, que certains soupçonnent d’abriter des réseaux salafistes, soient partagées. Les échanges existent mais ils sont liés aux relations amicales entre élus et responsables d’administrations. Il faut les systématiser.

Manuel Valls avait dénoncé l’apartheid « territorial, social et ethnique », il y a plus d’un an. Depuis, qu’est ce qui a changé?

Le premier ministre a défini une stratégie très offensive pour lutter contre les cités ghettos. Mais elle tarde à se mettre en place. Le Premier ministre a bien compris qu’il faut arrêter de concentrer les ménages les plus pauvres dans les villes en difficulté. Mais les préfets appliquent encore le Dalo, le droit au logement, et ils affectent les ménages les plus modestes dans les cités qui ont le plus de logements sociaux. La politique de peuplement, qui visait à casser les ghettos, n’est pas encore visible. On ne change pas des habitudes prises pendant 30 à 40 ans aussi vite.

Manuel Valls voulait aussi obliger les communes riches à construire des logements sociaux…

Oui, la pression est montée. Les préfets ont même réquisitionnés 70 terrains dans les communes qui refusaient d’appliquer la loi qui leur impose 25% de logements sociaux. Mais il faut faire très attention au type de logement social que vont construire les communes riches. Si ce sont des logements pour classes moyennes, cela risque de siphonner ces populations qui restent encore dans nos banlieues difficiles. Il faut imposer aux villes riches d’accueillir les ménages les plus en difficulté.

102 lingots d’or au planqué Luxembourg par la maire de Puteaux

102 lingots d’or au planqué Luxembourg par la  maire de Puteaux 

 

Une affaire qui traîne depuis une quinzaine d’années et qui ressemble à celle des Balkany : marchés publics truqués, pots de vin et compte planqué à l’étranger. Bref quand la politique se transforme en business familial. 102 lingots d’or et 865.300 euros en cash. Soit 2,86 millions d’euros au total. Entre le 16 octobre 2008 et le 23 avril 2009, un mystérieux émissaire aurait discrètement vidé le compte de la maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Les Républicains), au Luxembourg. Une affaire révélée par Mediapart, vendredi 18 septembre, documents à l’appui.  Les documents font état d’une dizaine de retraits. Ces preuves intéressent le juge d’instruction de Nanterre, Jean-Michel Bergès, qui enquête sur de présumés pots-de-vin dans l’attribution du marché du chauffage de La Défense, en 2001. Cet énorme contrat avait été attribué par un syndicat intercommunal, présidé par Charles Ceccaldi-Raynaud, le père de l’élue actuelle, alors lui-même sénateur-maire de Puteaux, où siégeait aussi Joëlle. L’ancien sénateur-maire a été mis en examen en 2007 pour favoritisme, recel d’abus de biens sociaux et corruption passive. Il est soupçonné d’avoir touché 750.000 euros de pots-de-vin. Dans ce dossier, cinq magistrats se sont succédé en 13 ans. 

Détournement de fonds publics : mise en examen du maire de Montauban

Détournement de fonds publics : mise en examen du maire de Montauban

 

La maire de Montauban, Brigitte Barèges (Les Républicains), a été mise en examen pour détournement de fonds publics, a-t-on appris jeudi matin auprès du Procureur de la République de Toulouse, Pierre-Yves Couilleau. « Elle a été mise en examen et placée sous contrôle judicaire avec une caution de 100.000 euros », a-t-il indiqué à l’AFP, précisant « qu’elle était repartie chez elle ». L’élue était entendue mercredi dans le cadre d’une enquête préliminaire confiée à la police judiciaire de Toulouse qui concerne « le financement par la municipalité de Montauban d’un emploi possiblement fictif d’un chargé de communication à la mairie », a précisé dans un communiqué le procureur de la République à Toulouse, Pierre-Yves Couilleau. Brigitte Barèges a effectivement été placée en garde à vue mercredi pour « détournement de fonds publics, complicité et recel de ce délit, faux et usage », ainsi que son ancien directeur de cabinet, Stéphane Bensmaine, l’ex-chargé de communication et directeur de campagne Jean-Paul Fourment et Alain Paga, directeur du Petit Journal, quotidien proche de la mairie, a précisé le procureur. L’enquête porte sur l’emploi fictif supposé qui aurait été attribué à Jean-Paul Fourment, payé par la mairie pour écrire des articles favorables à Brigitte Barèges dans le Petit Journal.

 

Interdire le culte musulman … ou la connerie du Maire

  • Interdire le culte musulman … ou la connerie du Maire

 

Ce n’est pas le culte musulman qui devrait être interdit mais la connerie du maire  de Venelles. Le propos est grossier mais moins que sa proposition d’interdire le culte musulman en France. Des propos d’un maire qui en disent  long sur la personnalité de certains élus, sur leur culture, leur idéologie et même leur respect  des lois républicaines. Sans doute aussi sur  les limites de la démocratie qui permet  à certains crétins d’être  élus. Pas trop étonnant non plus dans une  période où pour être élu il faut participer au concours du plus raciste ;  Robert Ménard à Béziers,  Estrosi à Nice, Jean Marie Le Pen bien sûr,   bien d’autres se sont déjà lancés dans la course à la démagogie et au populisme. Heureusement  une « procédure d’exclusion » de l’UMP va prochainement être lancée contre Robert Chardon, le maire de Venelles dans les Bouches-du-Rhône. Jeudi sur Twitter, il s’est prononcé pour « interdire le culte musulman en France ». La sanction n’a pas tardé. L’UMP a lancé vendredi une « procédure d’exclusion » visant Robert Chardon, le maire de Venelles dans les Bouches-du-Rhône, qui s’est prononcé sur Twitter pour « interdire le culte musulman en France ». « J’ai demandé qu’une procédure d’exclusion soit engagée pour des propos absurdes qui ne correspondent en aucune manière aux valeurs et au projet de l’UMP », a déclaré la vice-présidente du parti Nathalie Kosciusko-Morizet à l’AFP.  Nicolas Sarkozy a t réagi alors qu’il échangeait sur Twitter avec des utilisateurs du réseau social. Interpellé sur les déclarations du maire de Venelles, il a « condamné cette proposition même si la laïcité c’est aussi fixer des limites. Droit et limites, cela va ensemble ». « La laïcité, c’est la reconnaissance du droit pour chacun de vivre sa religion », a également insisté l’ex-président de la République. Jeudi, le maire de Venelles, commune  d’environ 8.000 habitants, avait lancé sur Twitter : « #NSDIRECT il faut interdire le culte musulman en France ». Le « hashtag » #NSDirect avait été lancé sur le compte Twitter de Nicolas Sarkozy pour inciter les internautes à lui poser des questions auxquelles il a répondu vendredi matin. Sur son compte, Robert Chardon a répété plusieurs fois son appel à « interdire » le culte musulman en France. Pour lui, « celui qui pratique (doit être) immédiatement reconduit à la frontière », a-t-il répondu à un utilisateur de Twitter qui l’interpellait. L’élu appelle également à modifier la Constitution pour atteindre son objectif: « Je supprime la loi de 1905 et proclame que la République favorise la pratique de la foi chrétienne ». « C’est bien moi qui suis l’auteur » de ces tweets, a reconnu auprès de l’AFP l’élu, qui suit actuellement un traitement pour un cancer.  »Je compte aller plus loin et me présenter aux régionales et à la présidentielle », a assuré Robert Chardon, annonçant son intention de se présenter à la primaire de l’UMP « si je reste dans le parti ». « Je risque d’être exclu », avait-il reconnu, avant les réactions de Christian Estrosi et Nicolas Sarkozy : « Dans ce cas, je vais créer un nouveau parti ».

Le maire d’Aix en Provence (UMP) mis en examen

Le maire d’Aix en Provence (UMP) mis en examen

La maire UMP d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), Maryse Joissains, a été mise en examen mardi soir pour « détournement de fonds publics » et « prise illégale d’intérêt », a-t-on appris mercredi de source judiciaire. L’élue a été mise en examen après l’ouverture d’une information sur les conditions de promotion de son chauffeur au plus haut grade de la fonction publique et l’emploi d’une collaboratrice de son cabinet chargée d’une mission sur la protection des animaux. Maryse Joissains avait été entendue en décembre par les enquêteurs de la division économique financière de la Direction Interrégionale de police judiciaire de Marseille sur des promotions dont auraient bénéficié son chauffeur et le fils de ce dernier. Maryse Joissains a été réélue pour un troisième mandat le 30 mars avec 52,61% des voix à l’issue d’une triangulaire.

 

Corruption : demande de levée d’immunité contre le Maire de Cannes (UMP)

Corruption : demande de levée d’immunité contre le Maire de Cannes (UMP)

« Cette demande de levée d’immunité, déposée cette semaine auprès du parquet de Grasse, est en cours d’instruction » après avoir été transmise au parquet général d’Aix-en-Provence, a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Grasse, Georges Gutierrez, confirmant des informations du site www.liberation.fr.  Charge désormais au parquet général de la transmettre à la Chancellerie qui peut alors l’adresser au président de l’Assemblée nationale. C’est le bureau de l’Assemblée qui tranche in fine.  Si la demande était acceptée, Bernard Brochand pourrait alors être entendu sous différents régimes possibles (par exemple garde à vue ou mise en examen) par le juge d’instruction de Grasse Jean-Pierre Murciano.  Six personnes ont jusque-là été mises en examen par le juge Murciano dans le proche entourage du maire de Cannes pour « corruption passive et active », « prise illégale d’intérêts » ou encore « soustraction de fonds publics ».  Les enquêteurs de la gendarmerie cherchent notamment à savoir si des fonds récoltés par l’association des Amis de Cannes (qui soutient le député-maire) ont pu servir à financer des événements liés à des campagnes électorales en 2012.  Deux co-listiers de Philippe Tabarot, élu UMP d’opposition et candidat aux municipales, avaient demandé plus tôt dans la journée à M. Brochand et à son premier adjoint David Lisnard, également candidat à la mairie, de s’expliquer sur ces « affaires cannoises » qui défraient la chronique depuis plusieurs mois.  Me Francis Szpiner, ténor du barreau de Paris, et Josy-Danielle Olini, magistrate en retraite et ancien vice-procureur de la République, ont fait part lors d’une conférence de presse de leur « inquiétude » et de leur « indignation », se disant « consternés par l’image donnée aujourd’hui de Cannes ».   »Une partie des faits, semble-t-il, a été reconnu », a souligné Me Szpiner, faisant allusion à des articles de presse dans lesquels des proches du maire de Cannes mettent l’édile en cause. « Dans ces conditions, le silence de M. Brochand est inacceptable », a asséné l’avocat.   »Quelle crédibilité accorder aux propos de (…) Me Szpiner, rémunéré par la famille Tabarot, pour défendre ses intérêts? Comment un avocat dont le rôle est de défendre, avant toute chose, la présomption d’innocence peut-il bafouer, pour des basses raisons électoralistes, ce principe intangible attaché aux droits de la défense? », avait réagi dans l’après-midi la majorité municipale dans un communiqué.   »Si des gens ont fauté, qu’ils soient punis, si les gens sont innocents, qu’ils soient innocentés », a rétorqué de son côté David Lisnard, dauphin adoubé par M. Brochand pour les municipales.  L’édile sortant ne se représente pas comme tête de liste, mais comme simple co-listier (en 17e position) de M. Lisnard. Celui-ci est donné jusque là vainqueur potentiel du second tour des municipales par les sondages.  Pour le premier tour, l’UMP n’a donné son investiture ni au filloniste David Lisnard, ni au copéiste Philippe Tabarot (frère de Michèle Tabarot, bras droit du patron de l’UMP

 

Dassault- Corbeil-Essonnes : le maire mis en examen

Dassault-  Corbeil-Essonnes : le maire  mis en examen

On se rappelle que le Sénat avait courageusement refusé de lever l’immunité parlementaire (on se demande d’ailleurs pourquoi cette immunité existe et  au-delà à quoi sert  le sénat) de Dassault pour enquêter sur l’achat de vois à Corbeil Essonne. Désormais c’est on successeur et une ajointe au Maire qui est accusés d’avoir perpétué la tradition locale d’achat de votes. On comprend l’importance pour Dassault de détenir des mandats politiques (comme maire, comme député ou  sénateur) car son lobbying, aura fait déjà dépenser  50 milliards pour le Rafale invendable à l’étranger. « L’affaire Dassault » rattrape  donc trois proches du sénateur UMP de l’Essonne. A commencer par son successeur à la mairie de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter. L’élu a été mis en examen vendredi pour « recel du produit d’infractions d’achats de votes », « financement illicite de campagnes électorales », « acceptation de dons » et « dépassement du plafond des dépenses électorales », a indiqué à l’AFP une source judiciaire. Les juges enquêtent sur les soupçons d’achat de votes dans cette commune lors des élections municipales de 2008, 2009 et 2010. Cristela de Oliveira, adjointe au maire, et Younès Bounouara, présenté comme un relais du sénateur UMP Serge Dassault dans les cités de Corbeil-Essonnes, ont également été mis en examen par les deux magistrats. Tous trois ont été déférés vendredi après deux jours de garde à vue à Nanterre. « On a bien le sentiment qu’on n’en est qu’au stade des hypothèses et que l’information judiciaire devra établir si ces hypothèses sont des faits. Pour l’instant, c’est loin d’être le cas », a déclaré à l’AFP l’avocat de Younès Bounouara, Me David-Olivier Kaminski. Younès Bounouara est d’ores et déjà mis en examen et écroué dans un autre dossier, pour tentative d’assassinat, instruit à Évry. De son côté, Serge Dassault a concédé avoir fait des dons à des habitants de Corbeil-Essonnes, dont Younès Bounouara, mais affirme qu’ils n’étaient pas destinés à acheter des voix. Le Sénat a récemment refusé de lever son immunité parlementaire comme le demandaient les juges. Il ne peut donc être placé en garde à vue. Mais les juges peuvent mettre en examen, sans contrôle judiciaire, l’industriel, qui a assuré qu’il restait à leur disposition.

 

Maire de Clichy(PS) « détournement de fonds publics »

Maire de Clichy(PS)   »détournement de fonds publics »

 

Des plaintes ont été déposées par un contribuable et un fonctionnaire de la ville qui souhaitent garder l’anonymat, « au vu d’un climat très pesant », a indiqué à l’AFP l’avocat des deux plaignants, Joseph Breham, confirmant une information du Parisien.  Elles « dénoncent une politique clientéliste ainsi qu’une confusion permanente entre intérêts privés et deniers publics », a-t-il expliqué.  Ces plaintes, que l’AFP a pu consulter, sont « actuellement en cours d’examen », a confirmé le procureur de la République Robert Gelli.  Les plaignants affirment avoir été en possession « d’un certain nombre de documents » dont certains éléments « permettent de démontrer à minima l’existence d’un climat délétère de magouilles et de copinage » au sein de l’administration municipale.  Ils évoquent des primes de nuit et/ou pour le dimanche travaillé versées indûment à des employés municipaux qui d’ordinaire ne sont pas en service sur ces tranches horaires.  Selon eux, ces compléments de salaires visaient à récompenser le travail effectué « pour les intérêts électoraux » ou « personnels » du maire, notamment des actions de tractage ou de collages d’affiches.  Il est également reproché au maire d’avoir utilisé de l’argent public pour payer une facture d’hôtel au Maroc de près de 19.250 dirhams (1.710 euros) en août 2013.  La plainte dénonce par ailleurs « un certain nombre de comportements délictueux » dans la gestion de l’opérateur public de logement social que Gilles Catoire préside, Clichy Habitat, et dont le directeur général Olivier Ménard aurait perçu des « avantages indus ».  Les plaignants mettent enfin en doute « l’égalité des candidats à un marché public »: l’obtention des contrats entre la SITA et la ville de Clichy aurait été conditionnée à l’embauche dans la société de valorisation des déchets du trésorier de la section locale du Parti socialiste.  L’édile de 64 ans, candidat à sa réélection aux municipales de mars, est déjà visé par une plainte déposée en octobre à Nanterre pour « harcèlement » par la veuve d’un employé municipal de 48 ans qui s’était pendu en janvier 2012 dans les sous-sols de l’hôtel de ville.  L’enquête policière ouverte à la suite de ce décès avait été classée sans suite. La veuve est défendue par Me Breham.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol