Archive pour le Tag 'Maire'

Menace de décapitation pour le maire de Bron

Menace de décapitation pour le maire de Bron

 

Le maire de Bron près de Lyon a été menacé par des inscriptions  qui appellent à sa décapitation. Une réaction sans doute à l’amplification de l’action de la police municipale contre les réseaux mafieux. Le signe sans doute qu’une guerre d’usure s’installe contre le séparatisme, l’islamisme et les réseaux de drogue.

«À Bron, nous avons augmenté les effectifs de la police municipale de 70%, renforcé la vidéoprotection… on lutte contre le trafic de drogue… Je pense qu’on dérange». «On voit qu’on a un ennemi qu’on identifie maintenant, l’islam radical», a déclaré le maire de Bron avant d’ajouter «quand on s’attaque aux élus, mais aussi aux pompiers, à la police, c’est la République qu’on attaque». L’élu a annoncé son intention de porter plainte. Une enquête a été ouverte par le ministère de l’intérieur.

 

L’association France urbaine, qui regroupe la quasi-totalité des grandes villes et des métropoles françaises, a également apporté son soutien à Jérémie Bréaud: «Ce type de menace (… ) mérite une condamnation ferme et unanime», a-t-elle affirmé dans une réaction transmise à l’AFP.

Le syndicat de la police nationale Synergie Officiers a également réagi sur le réseau social en tweetant : «Opérations stups qui dérangent, refus des dérives et rodéos lors de mariages… la fermeté ne plait pas à la #racaille. Les élus sont désormais des cibles».

À la suite de troubles lors d’un récent mariage à Bron, en particulier des rodéos en grosses cylindrées, Jérémie Bréaud avait décidé de restreindre la cérémonie aux deux mariés, parents et témoins, s’attirant des insultes.

Le maire Heller de Saint-Etienne craint la stigmatisation de l’islam

Le maire Heller de Saint-Etienne craint la stigmatisation de l’islam

Dans une tribune à l’opinion le maire de Saint-Etienne craint la stigmatisation de l’islam. Une tribune intéressante dans la mesure elle rend bien compte des hésitations et atermoiements de la classe politique depuis des années sur une problématique centrale pour l’avenir de la société. Le maire LR de Saint-Etienne estime que « le président de la République ôte toute dimension universelle au débat législatif qui va s’engager » et « prend le risque d’une stigmatisation de l’islam, appréhendé uniquement sous l’angle d’une radicalisation »

 

 

Le président de la République a souhaité préciser sa pensée concernant la future loi sur les séparatismes qui sera présentée, début décembre, en Conseil des ministres avant examen par le Parlement. Immédiatement, Emmanuel Macron a indiqué que le futur texte de loi sera entièrement destiné à combattre les dangers que fait peser l’islam radical sur notre République et sa cohésion nationale.

De nombreuses évolutions sont à attendre de ce texte concernant, notamment, la loi de 1901 qui touche à la liberté d’association ainsi que, comme le laisse entendre le ministre de l’Intérieur, la loi de 1905 portant sur la laïcité. Il est évident que ces deux lois, textes essentiels, piliers incontournables des libertés fondamentales, ne peuvent être modifiées sans qu’un certain nombre de garanties ne soient apportées par le pouvoir exécutif.

Souhaitons, à l’image de l’abbé Lemire, s’exclamant à la tribune de l’Assemblée nationale le 11 avril 1905, que cette loi « ne laisse pas derrière elle une inquiétude et une injustice ». Avouons, que depuis 2017, malheureusement, le président de la République n’a jamais donné la preuve de savoir toujours éviter les écueils de l’inquiétude et de l’injustice.

Méthode. A cet effet, la méthodologie de discussion qui sera retenue sera absolument primordiale, afin d’éviter tout risque de dérive, au moment des débats, qui pourrait conduire à rogner sur les libertés fondamentales. Il est évident aussi que les collectivités territoriales participent, dans l’esprit du président de la République, de la conception de ce texte à venir. Il reste à espérer que les associations représentatives seront largement associées afin d’apporter leurs éclairages indispensables lors des débats législatifs. Les collectivités en général, et plus spécifiquement les communes, sont au contact direct des associations, en les accompagnant tous les jours, et construisent, aussi, une « laïcité du quotidien » qui permet une déclinaison opérationnelle et pragmatique des valeurs chères à Aristide Briand. Une action bénéficiant, désormais, d’une assise juridique stable offerte par la jurisprudence du Conseil d’Etat, dont il faudra tenir compte au moment des débats.

En revanche, sur le fond, on peut regretter que la longue présentation du président de la République s’intéresse d’abord aux différences d’opinion, en l’espèce religieuses, au risque de se retrouver dans une impasse. En effet, la loi de 1905 s’attache, dans son esprit, d’abord à la question de l’exercice des libertés fondamentales reconnues au citoyen. Ce texte a servi aussi, par extension, à définir le périmètre exact de l’expression, au sein de la sphère publique, de toute opinion religieuse, philosophique ou politique.

En inversant cette logique, le président de la République ôte toute dimension universelle au débat législatif qui va s’engager mais, de surcroît, prend le risque d’une stigmatisation de l’islam, appréhendé uniquement sous l’angle d’une radicalisation, voulue par une infime minorité, dont le danger pour la République et les citoyens, à commencer par nos compatriotes de confession musulmane, est incontestable.

Risque de division. Il aurait été préférable de conserver l’esprit de la loi de 1905 faisant de l’individu d’abord un citoyen et, ensuite, un « porteur de différences ». Cela aurait permis aussi de s’interroger sur l’apport culturel de chacun à ce creuset si précieux qu’est la République. Dans une société fragmentée et en proie à des questionnements sur le vivre ensemble, cela aurait mis aussi le principe de concorde, donc de cohésion nationale, au cœur des débats sans prendre le risque de diviser nos concitoyens entre eux. Ainsi, nous aurions été en mesure de rappeler avec fermeté et sérénité, ce principe incontournable de notre Pacte républicain, à savoir que les particularismes ne peuvent primer sur la loi universelle.

La démarche présidentielle ouvre alors la voie à une négociation pérenne de la République avec tous les particularismes, quelle que soit leur nature, cherchant une reconnaissance au Panthéon des valeurs républicaines. La société française vit, depuis de trop nombreuses années, à l’heure de clivages qui la minent et l’affaiblissent, au moment même où les défis à relever exigent un effort de cohésion. Les Français s’interrogent sur le sens même du projet partagé qui doit servir de moteur à la Nation. En les opposant tour à tour sur le plan économique, social, politique ou des enjeux de société, nombreux sont ceux, parmi nos responsables politiques, qui ont pris le risque, en jouant aux apprentis sorciers, de provoquer des cassures qui pourraient, à terme, se révéler irréparables.

Il est temps que le président de la République, après avoir affronté la crise des Gilets Jaunes, prenne la mesure de ces cassures profondes et du besoin de créer les conditions mêmes d’une réconciliation à laquelle les Français, dans leur ensemble, aspirent de manière intense. Il est temps que notre réflexion politique replace, au centre du débat, le citoyen, être doué de droits et devoirs, dont la liberté ne saurait, au nom des différences qui sont les siennes, venir miner notre maison commune : la République.

Est-ce un nouveau rendez-vous manqué pour le président de la République ?

Gaël Perdriau est maire de Saint-Etienne et vice-président des Républicains.

LE MAIRE EELV DE GRENOBLE mal placé pour défendre les maires écolos dingos

LE MAIRE EELV DE GRENOBLE mal placé pour défendre les maires écolos dingos 

Éric Piolle, maire EELV de Grenoble, qui avait déclaré que la 5G servirai surtout à regarder des vidéos pornos dans l’ascenseur se fait l’avocat des maires écolos de Bordeaux et de Lyon qui eux aussi ont largement dérapé avec des propos invraisemblables contre des événements populaires. À noter que l’intéressé a conservé une toute petite partie dans sa société de gestion financière ( aux dimensions mondiales) mais que son épouse assume toujours un poste de directrice. D’après Wikipédia,  en 2001, il a co-fondé l’entreprise Raise Partners avec François Oustry7’, une société spécialisée en gestion de risques financiers.

Le site de Millenium Gobal, société d’investissement, précise que Raise Partner est une société de Technologie financière qui propose des solutions d’analyse de risque et d’optimisation de portefeuille, type Gestion alternative pour des investisseurs et des banques privées dans le monde entier.

La société Raise Partners, basée à Grenoble, dispose de filiales situées à Londres et à Singapour. Les opposants à Éric Piolle lui reprochent d’avoir accepté des clients recourant aux paradis fiscaux. À l’occasion d’une interview, celui-ci indique avoir conservé uniquement 0,5 % du capital2. Selon l’information publiée par le site efinancialcareers publiée en janvier 2016, la société Raise Partner, dirigée désormais par Sophie Echenim, compte toujours comme directrice de la recherche et du conseil, madame Piolle

 

Piolle a donc contre-attaqué ce dimanche, dans une vidéo publiée sur son compte Twitter, après les polémiques épinglant ses homologues de Lyon et de Bordeaux.

Selon l’élu isérois, les attaques répétées à l’encontre des écologistes ne sont qu’une conséquence de l’arrivée au pouvoir d’élus écolos dans les grandes villes, contre le « système ».

« Ce qui déclenche [les attaques, NDLR]« , dit-il, « ce ne sont pas les petites phrases, c’est le cap qui a été porté par les écologistes, un cap qui a été choisi par un grand nombre de Français et Françaises dans les grandes villes et villes moyennes (…) Pour eux, c’est un modèle qui attaque la logique néo-libérale productiviste d’exploitation de la terre et des humains. La meilleure défense c’est l’attaque, donc ils attaquent de tout ce qu’ils peuvent », explique-t-il.

« Modèle Amish » : propos outrancier pour le maire écolo de Grenoble

« Modèle Amish » : propos outrancier pour le maire écolo de Grenoble

Sur France info le maire écolo de Grenoble qui n’a pas hésité à faire dans la caricature et  reproche la même chose au président de la république. Pourtant c’est comme une sorte de boomerang qui revient sur des écolos bobos après des récentes prises de position provocatrices comme celle du maire de Lyon qui a considéré « que la 5 G ne servirait qu’à regarder des films pornos dans l’ascenseur ». (interview)

 

Amish, lampe à huile… Vous reconnaissez-vous dans ces propos du président ?

Éric Piolle : C’est totalement outrancier. On pense à trois choses quand on écoute le président de la République dire cela. D’abord, il y a cette caricature d’un modèle néolibéral qui, finalement, n’est plus en phase avec les aspirations de la société et devient extrêmement violent. Et Macron, finalement choisit ce camp de la violence. Bientôt, il dira qu’on mange les enfants ! La deuxième, c’est qu’il y a une vraie question sur les gaz à effet de serre. Le poids du numérique dans ces émissions est grandissant, donc il nous faut réfléchir là où on nous dit que les gaz à effet de serre liés au numérique vont être multipliés par deux. Et puis, il y a une troisième chose, c’est ce mépris des territoires.

Il faut qu’il sorte un peu de son bunker à Paris. Sa ‘start-up nation’, elle ne parle pas à beaucoup de gens qui, aujourd’hui, n’ont pas accès au numérique. Éric Piolle, maire EELV de Grenoble à franceinfo

Une pétition à Bordeaux contre le maire

Une pétition à Bordeaux contre le maire

L’affaire du sapin de Noël a provoqué la mise en ligne d’une pétition qui a déjà reçu plus de 7000 signatures sur le site change.org,  la pétition «Bordeaux veut garder son sapin de Noël!» . Il ne s’agit sans doute pas seulement d’une protestation concernant l’arbre de Noël mais une réaction plus globale aux propos moralisateurs et sectaires du maire de Bordeaux et de ses collègues écolos qui s’attaquent aux événements populaires  ( fêtes de Noël, football, tour de France etc.) et prônent  une sorte de philosophie punitive qui serait au service du combat écologiste. Pour ces écolos bobos très politisés, en fait des gauchistes, la privation de certaines libertés se trouve légitimée par la cause environnementale. Concernant la suppression de l’arbre de Noël, les réactions ont été assez vives dans la mesure où il s’agit d’un symbole de rassemblement et de joie familiale. En outre le maire de Bordeaux a raconté de grosses bêtises à propos du rapport entre ce sapin et la forêt. En effet, les sapins de Noël constituent une activité économique qui n’a rien à voir avec la forêt naturelle. La quasi-totalité des sapins de Noël sont cultivées uniquement pour l’usage des fêtes de fin d’année et certains peut même être éventuellement replantés. Il ne s’agit donc nullement d’un prélèvement sur la forêt. Ce n’est pas la première fois que ces maires écolos bobos révèlent une  ignorance totale du territoire hors des métropoles. La plupart sont des urbains et n’appartiennent pas par ailleurs aux milieux populaires. Leur position sont d’autant plus radicales qu’ils ignorent les réalités socio-économiques et même environnementales. Il faut évidemment distinguer les verts très politisés de l’ensemble du mouvement associatif, lui, en général très proche des réalités écologiques mais aussi sociales.

L’affaire du sapin de Noël a provoqué la mise en ligne d’une pétition qui a déjà reçu plus de 7000 signatures sur le site change.org,  la pétition «Bordeaux veut garder son sapin de Noël!» . Il ne s’agit sans doute pas seulement d’une protestation concernant l’arbre de Noël mais une réaction plus globale aux propos moralisateurs et sectaires du maire de Bordeaux et de ses collègues écolos qui s’attaquent aux événements populaires  ( fêtes de Noël, football, tour de France etc.) et prônent  une sorte de philosophie punitive qui serait au service du combat écologiste. Pour ces écolos bobos très politisés, en fait des gauchistes, la privation de certaines libertés se trouve légitimée par la cause environnementale. Concernant la suppression de l’arbre de Noël, les réactions ont été assez vives dans la mesure où il s’agit d’un symbole de rassemblement et de joie familiale. En outre le maire de Bordeaux a raconté de grosses bêtises à propos du rapport entre ce sapin et la forêt. En effet, les sapins de Noël constituent une activité économique qui n’a rien à voir avec la forêt naturelle. La quasi-totalité des sapins de Noël sont cultivées uniquement pour l’usage des fêtes de fin d’année et certains peut même être éventuellement replantés. Il ne s’agit donc nullement d’un prélèvement sur la forêt. Ce n’est pas la première fois que ces maires écolos bobos révèlent une  ignorance totale du territoire hors des métropoles. La plupart sont des urbains et n’appartiennent pas par ailleurs aux milieux populaires. Leur position sont d’autant plus radicales qu’ils ignorent les réalités socio-économiques et même environnementales. Il faut évidemment distinguer les verts très politisés de l’ensemble du mouvement associatif, lui, en général très proche des réalités écologiques mais aussi sociales.

Sapins de Noël : le maire de Bordeaux à côté de ses pompes

Sapins de Noël : le maire de Bordeaux à côté de ses pompes

Il est clair que le nouveau maire écolo de Bordeaux ne connaît pas grand-chose aux réalités concrètes notamment de l’agriculture ( normal, lui aussi a fait Sciences-po!). En effet, pour justifier la suppression du sapin de Noël, il évoque les effets supposés sur la forêt. Or chacun sait que la production de sapins est une activité agricole spécifique. Que des sapins sont cultivés exclusivement pour servir de décor à la fête traditionnelle de Noël . Certains sapins sont d’ailleurs parfois replantés.

L’Association française du sapin de Noël naturel a publié un communiqué dans lequel elle s’indigne de déclarations relevant d’une «vision dogmatique, sans aucun fondement, qui vise clairement à nier une tradition familiale appréciée et largement suivie».

Regroupant 130 adhérents, l’Association française du sapin de Noël naturel sanctionne des propos qui permettent au maire de «s’offrir une couverture médiatique à bon marché, tout en jetant l’opprobre sur toute une profession et porte atteinte à notre production et à nos emplois». Pierre Hurmic s’exprime sans «aucune caution scientifique», par des «propos excessifs» ajoute l’organisation, qui critique sa «réelle méconnaissance du monde agricole». L’association exprime son «vif mécontentement» et dénonce un «bien mauvais procès fait au sapin de Noël».

Les sapins cultivés par ses membres sont produits «dans le plus strict respect des normes et réglementations en vigueur», rappelle-t-elle, et ils n’ont aucun lien avec la déforestation : «l’arbre de Noël n’est pas un sapin sauvage déraciné en forêt mais bien une plante cultivée». En outre, un arbre est planté en forêt pour chaque sapin «proposé pour les fêtes de Noël». Sur Facebook, l’organisation martèle qu’il «n’y a pas de déboisement de forêts» pour produire les arbres. «Je plains nos collègues viticulteurs du Bordelais, à partir de maintenant pour préserver les chênes, le tonneau en bois sera interdit. Ce serait stupide ? Oui bien sûr, pourtant c’est la même logique», écrit-elle.

 

 

« Boris Johnson doit se calmer » ( Maire de Calais)

« Boris Johnson doit se calmer » ( Maire de Calais)

Toujours aussi provocateur, le Premier ministre britannique Boris Johnson n’a pas eu de mots assez durs pour condamner le phénomène de migration entre la France et l’Angleterre. Le Premier ministre britannique a laissé entendre que la France portait une responsabilité. En réponse , La maire de Calais, Natacha Bouchart a conseillé à Boris Johnson «se calmer» et de «changer d’urgence» ses méthodes d’accueil des migrants, responsables selon elle d’un «appel d’air» vers le Royaume-Uni.

 «Moi, je considère que les propos de Boris Johnson, c’est de la provocation, et je le dis clairement, c’est une déclaration de guerre maritime puisqu’il est hors de question que les navires de l’armée entravent en fait les eaux territoriales (françaises) et en plus, techniquement, c’est impossible», a-t-elle déclaré à l’AFPTV. «Si les migrants veulent passer, c’est parce que les Britanniques eux-mêmes créent l’appel d’air. Ils créent l’appel d’air puisqu’ils n’ont en fait rien touché de leur législation depuis vingt ans, donc depuis le centre de Sangatte», a-t-elle estimé.

 «Donc j’interpelle Boris Johnson en disant ‘vous vous calmez d’urgence, changez d’urgence vos méthodes de faire et d’accueil des migrants’. Et j’interpelle Gérald Darmanin (le ministre de l’Intérieur) en disant ‘ne cédez pas, ne cédez pas puisque les Britanniques ne savent pas négocier, il n’y a qu’en bras de fer qu’on est capable de pouvoir obtenir quelque chose’», a-t-elle encore ajouté.

Un plan de lutte contre les traversées maritimes illégales, élaboré en concertation avec les autorités britanniques, est en cours de finalisation pour renforcer les moyens de contrôle sur les côtes et en amont des principaux points de passage. Le gouvernement britannique a chargé dimanche un ancien de la Royal Marine de rendre «impraticables» les traversées illégales de la Manche. Boris Johnson a dénoncé lundi comme «stupide, dangereux et criminel» de vouloir traverser illégalement la Manche vers le Royaume-Uni. Les tentatives de traversées se sont multipliées récemment, profitant notamment de conditions météorologiques favorables.

Sables d’Olonne, le maire ferme la plage trois heures par jour !

Sables d’Olonne, le maire ferme la plage trois heures par jour  !

Les Sables d’Olonne ressemblent à beaucoup de sites de balnéaire. La plage principale est inondée de vacanciers à quelques centimètres les uns des autres. Presque la même promiscuité que dans des transports comme si cette promiscuité assurait une sorte d’assurance existentielle. À noter que parallèlement ces plages principales très prises sont entourées de plages moins à la mode ou pas du tout qui s’étendent sur des kilomètres et qui sont très peu fréquentées.

Un phénomène de concentration à la fois voulu et recherché dans nos sociétés modernes. La plage urbaine principale Sables d’Olonne sera fermée trois heures par jour justement par excès de concentration au moment de des marées qui réduisent la surface utilisable.

Maire de Marseille : une écolo, Michèle Rubirola

Maire de Marseille : une écolo, Michèle Rubirola

La tête de liste du Printemps marseillais, qui devient à 63 ans la première femme à accéder au poste de maire de la deuxième ville de France, l’a emporté au deuxième tour de scrutin avec 51 voix contre 41 pour Guy Teissier, candidat de la droite LR qui était son seul adversaire encore en lice.

Candidate au premier tour, dans la matinée, Samia Ghali avait finalement décidé après de longues tractations de retirer sa candidature avant le second tour, ce qui a permis à la nouvelle maire de Marseille d’être élue sans devoir en passer par un troisième tour.

Le socialiste Benoît Payan, qui a aspiré durant la campagne à diriger le Printemps marseillais avant de se rallier à Michèle Rubirola, sera son premier adjoint. Samia Ghali obtient elle le poste de deuxième adjointe.

Le Printemps marseillais – rassemblement de partis de gauche, écologistes et de militants associatifs emmené par Michèle Rubirola – était arrivé en tête au soir du second tour, emportant quatre des huit secteurs que compte la ville et obtenant 38,3% des suffrages, soit près de 13.000 voix d’avance sur les listes LR menées par Martine Vassal (30,8%), qui a laissé entre-temps sa place à Guy Teissier comme candidat au fauteuil de maire

Mais la répartition par secteurs des conseillers municipaux a réduit cet avantage, avec 42 élus pour le rassemblement de gauche de Rubirola et 39 pour LR, les huit élus de Samia Ghali jouant dès le rôle de “faiseurs de roi” dans une assemblée où le seuil de la majorité absolue est fixé à 51 voix.

La répartition de la ville en huit secteurs électoraux de deux arrondissements chacun prévue par la loi PLM a complexifié la procédure de désignation.

Quel vrai pouvoir économique d’un maire ?

Quel vrai  pouvoir économique d’un maire ?

Fabien Tastet, président de l’Association des hauts fonctionnaires territoriaux (AATF) s’interroge sur le pouvoir économique réel d’un maire mettant notamment en cause les doublons avec les administrations centrales et la superposition des superstructures politiques dernière en date l’intercommunalité qui vide de son contenu une grande partie du rôle des maires . source AFP Le Figaro)   «Quand les citoyens votent pour leur maire, il faut que ces derniers aient le pouvoir d’agir. Or, depuis quelques années, la tendance est à une perte de pouvoir fiscale des élus locaux», défend Fabien Tastet, Sur le volet fiscal, les maires ne décident pas des dépenses de collectivités locales et ne peuvent pas moduler l’assiette d’imposition des entreprises.

Après la taxe professionnelle en 2010, les communes ont perdu, en 2019, 80% de la taxe d’habitation au niveau national. Ces recettes fiscales en baisse ont contribué à réduire leur marge de manœuvre et leur autonomie financière. «Sur les 240 milliards d’euros de budgets locaux, une fois effectuée la réforme de la taxe d’habitation, il ne reste plus qu’environ 40 milliards de «vrais impôts» locaux. C’est-à-dire d’impôts sur lesquels les élus disposent d’un pouvoir de taux», explique Fabien Tastet.

Si ces impôts locaux ont été remplacés par des dotations de l’État, financées donc par des impôts nationaux, le maire de Sceaux Philippe Laurent assure que l’évolution de ces dotations ne suit pas l’évolution qu’aurait pu suivre la fiscalité. «En général, il y a eu des pertes», soutient le maire, qui est également président de la commission des finances de l’Association des maires de France (AMF).

Fraîchement réélu pour un quatrième mandat lors du second tour des élections municipales, le maire de Sceaux affirme que «la compétence de soutien à l’économie au niveau des mairies est finalement relativement faible. Il n’y a plus grand-chose qui se décide à l’échelle de la commune elle-même».

Depuis la loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) d’août 2015, les régions se sont vues confier la compétence en matière de développement économique. Ces dernières élaborent désormais le schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII). Un grand nombre de prérogatives ont également été transférées au niveau intercommunal. À titre d’exemple, les plans locaux d’urbanisme (PLU), votés par les maires, ont été transmis aux intercommunalités par la loi du 24 mars 2014 dite « pour l’accès au logement et un urbanisme rénové ». Les intercommunalités s’occupent également des questions liées à l’implantation de technologie et au bassin d’emploi dans les territoires.

Mais les maires jouissent toutefois d’un rôle essentiel pour façonner l’aménagement de leur territoire et favoriser l’implantation d’infrastructures stratégiques. Outre l’installation et l’accompagnement des entreprises et usines dans leur commune, ils sont surtout chargés de délivrer les précieux permis de construire et de rénovation. En ce qui concerne les équipements collectifs et les travaux publics, un tiers de l’investissement public total en France est réalisé par les communes.

Par ailleurs, sur la question des logements sociaux, les organismes sont dépendants de différentes administrations, dont les mairies. Les décisions relatives aux politiques de rénovations énergétiques sont, quant à elle, généralement le fruit d’une collaboration entre les communes et l’État, où le maire se positionne bien souvent comme animateur des projets auprès des citoyens.

Les maires ont été en première ligne dans la gestion de la crise sanitaire. À l’instar du maire de Sceaux, de nombreux élus ont regretté l’absence «d’outils adaptés» et de «leviers d’actions concrets» pour que les élus puissent répondre de manière plus efficace sur le terrain. Dans les premières semaines de la crise économique, l’association des maires de France avait d’ailleurs proposé que les communes puissent, durant un temps limité, retrouver des capacités d’aides directes aux entreprises. Car c’est la région qui est cheffe de file sur les champs des subventions, et non les collectivités publiques.

«Le gouvernement s’est opposé à notre demande et cela a été dommageable pour les très petits acteurs économiques», explique Philippe Laurent. Pour contourner le fait que les communes n’ont pas le droit de verser des aides directes aux entreprises, les maires ont trouvé des moyens astucieux de soutenir le commerce local en obtenant par exemple auprès de la préfecture que des fonds spéciaux, financés par la ville, puissent être distribués sous forme de bons d’achat.

Par ailleurs, les maires ont conservé le pouvoir d’accorder des exonérations d’impôts aux entreprises et d’implanter diverses mesures de soutien. Dernier exemple en date: l’allongement des terrasses de cafés et restaurants pour relancer l’activité de ces entreprises. Certaines municipalités ont également réallouer l’espace public au profit des circulations douces dans des opérations d’urbanisme jugé tactique.

Enfin, si le maire n’est pas toujours légitimé dans la stratégie économique de la ville, son implication auprès des entreprises locales ne fait pas débat. Au-delà des droits qui lui sont conférés, il reste une figure influente du paysage local, jouant un rôle de fédérateur entre les différents services des départements. Fin connaisseur de son tissu d’entreprises, les maires sont également capables d’exercer une pression sur l’État et de se battre contre les fermetures d’usines.

Ces derniers mois, certains maires ont déploré le manque d’articulation entre les collectivités et l’État, lié notamment à un «fonctionnement bureaucratique des institutions», confie un élu local d’une commune. «Cela nous a empêchés d’agir rapidement à l’aube de la crise. Il aurait fallu responsabiliser tout de suite les acteurs locaux et les laisser s’organiser», affirme-t-il. Autre sujet de perplexité, la redondance des services administratifs freine parfois les prises de décisions des collectivités locales. Outre les services régaliens qui s’occupent de la gestion des risques, «le préfet a également à ses côtés des services administratifs, qui font souvent doublons avec ceux des collectivités locales», explique Fabien Tastet.

Dans un document formulant une vingtaine de propositions pour favoriser la relance, le président de l’AATF préconise de donner plus de libertés aux maires dans le champ économique. L’association, qui assure notamment une fonction de lobbying auprès des pouvoirs publics suggère par exemple que les collectivités locales puissent rentrer temporairement au capital des entreprises. «Cela permettrait de sauver les petites entreprises locales en difficulté à cause de la crise, mais dont le modèle est fiable, tout en ayant la possibilité d’imposer des contreparties si nécessaire».

Déménagement de la gare de l’Est à Paris: le maire n’a aucune compétence !

Déménagement de la gare de l’Est à Paris: le maire n’a aucune compétence !

 

 

Benjamin grippaux en mal de propositions pour son programme municipal n’a pas osé proposer le déplacement de Paris en Sologne, il s’est limité à l’hypothèse d’un transfert de la Gare de l’Est en banlieue. « Déplaçons la gare de l’Est pour créer un ‘Central Park parisien’ ! » Benjamin Griveaux, le candidat de La République en marche aux municipales à Paris, a dévoilé le grand projet de son programme électoral dans les colonnes du Journal du dimanche, dimanche 26 janvier. Sur le fond ,évidemment une proposition totalement idiote car l’intérêt majeur des gares dans la plupart des pays est de permettre la pénétration du train au cœur des villes et d’éliminer ainsi nombreux de transports parasites. Au-delà du fond ,il y a aussi la forme ;  juridiquement le maire de Paris n’a aucune autorité sur la localisation des gares actuelles. Le domaine ferroviaire appartient en effet à l’Etat qui le met à disposition de la SNCF et sans doute demain à d’autres compagnies concurrentes. D’éventuelles modifications ne peuvent intervenir que dans le cadre des dispositions du plan local d’urbanisme ( PLU)  qui fixe des conditions strictes aux développements et réaménagements urbanistiques.

 

En clair , pour se faire élire Griveaux propose une mesure qui ne dépend pas de sa responsabilité. De ce point de vue, il imite  un peu Macron qui s’est fait élire notamment en proposant la suppression de la taxe d’habitation impôt local alimentant les ressources territoriales. Bref avec une promesse qui ne concernait pas le champ de compétence immédiat de l’État. Le pire évidemment dans l’opération, c’est que progressivement la taxe foncière va être revue à la hausse pour compenser la suppression de la taxe d’habitation ; cela au motif que les critères de confort ont évolué depuis des dizaines d’années ; Et oui maintenant les appartements comportent des toilettes et des salles d’eau individuelles ! Il y a une espèce d’escroquerie permanente d’une part à proposer des modifications qui n’entrent pas dans le champ de compétence d’un candidat à l’élection d’autre part à modifier le montant de fiscalité au nom de pseudo évolution des bases de calculs. Pour ce qui concerne la Gare de l’Est si l’hypothèse devait être retenue il faudrait au moins une dizaine d’années pour envisager un transfert complètement ridicule qui retirerait un grand attrait à l’utilisation du train. En outre, il y a quelque chose de gênant de repousser à l’extérieur des villes des activités économiques considérées comme perturbantes. Ainsi par exemple en est-il des bouts urbaines rejetées dans les champs ou des éoliennes refusées par les urbains mais imposées aux ruraux.

Rachida Dati, maire de Paris ou comme Fillon ?

Rachida Dati, maire de Paris ou comme Fillon ?

Nombre d’ élus républicains craignent que la campagne de Rachida Dati ressemble à celle de Fillon. En cause de graves ennuis judiciaires. Rachida Dati, ancienne magistrate devenue avocate, est visée par une enquête ouverte en mai pour «abus de biens sociaux» et «corruption». des contrats de conseil auprès d’une filiale de Renault-Nissan entre 2010 et 2012 alors que Carlos Ghosn en était encore le PDG.

L’archétype de l’oligarchie politique à savoir Rachida Dati sera cependant sans doute officiellement investie comme candidate à la mairie de Paris pour les Républicains. Ainsi après Hidalgo, fonctionnaire gaucho, on aurait donc une arriviste qui doit son ascension surtout pour avoir traversé les salons des plus puissants, « côtoyer » les personnes en vue pour parvenir à un poste de ministre de la justice. Ce n’est pas son parcours politique ou même sa formation professionnelle (très contestée) qui pouvait laisser imaginer un tel parcours. Choisir Rachida Dati serait donc tomber de Caribe en Sylla. Depuis le départ de Bertrand Delanoë qui lui avait réussi à unifier d’une certaine manière les parisiens, Paris est à la recherche d’une personnalité reconnue, compétente et non clivante. Pas tout à fait le profil d’Hidalgo ou le Rachid Rachida Dati qui sont plutôt des clercs de la politique parvenues au plus haut niveau grâce à leurs amitiés avec les responsables du haut clergé politique. La déclaration de Rachida Dati laisse pantois quant à sa banalité « Au-delà de la campagne européenne, je suis aussi très attachée au VIIe arrondissement et à ses habitants. Je reste donc évidemment très engagée à Paris. Quant à 2020 (année des élections municipales, ndlr), je veillerai avec force à ce que la droite ait un projet clair, assumé, terre à terre, pour améliorer concrètement la vie des Parisiens », ajoute l’actuelle eurodéputée.  »Je constate seulement que la droite ne s’est jamais remise de sa défaite de 2001. Comme si elle avait intériorisé le fait qu’elle n’était pas légitime pour s’adresser aux Parisiens. Je pense le contraire », explique-t-elle. Une déclaration en quelque sorte intemporelle et apolitique qui pourrait être l’expression de n’importe quel candidat à n’importe quelle époque. Bref le degré zéro

 

La justice annule l’arrêté anti pesticides du maire de Langouët

La justice annule l’arrêté anti pesticides du maire de Langouët

 

L’arrêté de Langouët qui fixait une distance de  150 des habitations a été annulé par la justice. Plusieurs dizaines de communes ont ensuite  pris par la suite par  arrêtés similaires, dont Paris et Lille. La préfecture avait saisi la justice au motif que la réglementation sur cette question relève de la compétence de l’Etat, et non du maire.  Une décision qui ridiculise la distance réglementaire   de 5 à 10 m entre les champs traités et les habitations. On sait que certains maires réclamaient une distance de 100 à 150 m. On peut voir dans cette de décision toute la contradiction qu’il y a entre les discours grandiloquents du gouvernement sur l’environnement et les mesures concrètes prises. La puissance d’émission pour les pesticides et autres produits chimiques contamine forcément les espaces voisins jusqu’à des dizaines de mètres. Il suffit pour s’en rendre compte de résider par exemple à proximité de vignes ou de pommiers, les cultures qui subissent le plus de traitements,  pour savoir que cette distance de 5  à 10 m est inefficace.

Dans un décret  en vigueur au 1er janvier 2020, l’exécutif a donc décidé de fixer une distance minimale nationale entre les champs sous pesticides et les habitations ou les écoles. Elle sera de 5 mètres pour ceux de culture basse (légumes) et de 10 mètres pour ceux de culture haute (céréales, arbres fruitiers…). Le gouvernement dit s’appuyer sur les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).Le militant écologiste Yann Arthus-Bertrand, fondateur et président de la fondation « GoodPlanet », a violemment réagi sur  BFM à l’annonce de la publication de ce décret:

« J’ai l’impression que c’est un poisson d’avril. Je ne peux pas croire qu’aujourd’hui les lobbies soient plus forts que la santé de la population et que la santé publique. C’est même insultant pour les gens qui se battent depuis si longtemps contre les pesticides. Je n’en reviens pas. Je suis atterré par ce que j’entends. Après avoir entendu ce qu’a dit le président Macron sur les conséquences sur la santé de l’épandage des pesticides et voir qu’il prend ces arrêtés, je n’y crois pas ».

Le photographe a également souligné que « la France est l’un des plus gros consommateurs de pesticides en Europe ».

« Emmanuel Macron est en train de passer à côté de quelque chose de très important pour devenir un grand président. C’est ridicule! », a-t-il ajouté.

 

Interdiction des pesticides à moins de 150 m des habitations (Daniel Cueff, maire de Langouët)

Interdiction des pesticides à moins de 150 m des habitations (Daniel Cueff, maire de Langouët)

 

 

 

Daniel Cueff, maire de Langouët) qui a interdit par arrêté municipal l’usage de pesticides à moins de 150 m des habitations se justifie dans une interview à France Info avant d’être convoqué par la justice à Rennes. Il  invite tous ses collègues de France à prendre la même disposition « (interview)

 

Comment interprétez-vous la réaction du chef de l’État ?

Daniel Cueff : Ce qu’a dit le président c’est que j’ai en même temps raison et en même temps tort. Il a indiqué deux choses qui sont extrêmement importantes. D’abord, il a dépêché madame la préfète pour trouver des solutions sur ma commune. Deuxième bonne nouvelle, il a dit qu’il voulait aller très vite. Je pense que la seule solution pour aller très vite, c’est que le tribunal administratif de Rennes constate que j’ai pris un arrêté qui n’est pas illégal et qui est dû à une carence de l’État à agir en la circonstance.

Depuis 2009, le Parlement européen à l’unanimité des membres de l’Union européenne a voté une directive glyphosate et pesticide demandant à ce que, dans chaque législation nationale, soit retranscrit le droit européen. La France ne le fait pas. Ce que je défends, c’est que face à une carence manifeste de l’État, je suis obligé de respecter la Constitution française et je prends en lieu et place les arrêtés qu’auraient dû prendre l’État. Le principe de précaution est inscrit dans la Constitution française et s’applique dans la commune. Dans notre village, les gens ont pris conscience qu’ils respiraient malgré eux, des pesticides de synthèse et ils ne sont plus d’accord.

Votre combat est-il sur la bonne voix ?

J’invite vraiment tous les maires de France à prendre le même arrêté. Il y a une sorte d’urgence à prendre des décisions au niveau du gouvernement et comme le président de la République a dit lui-même qu’il fallait faire vite, nous allons l’aider par nos actions sur le terrain à aller très vite. Je n’ai aucune raison de mettre en doute ses intentions. Il faut créer des zones de distance pour épandre les pesticides parce que les gens respirent ces produits qui se retrouvent dans leurs organismes.

Les élus locaux peuvent être en avance sur les lois qui régissent le pays ?

On est au courant de toutes ces victimes de pesticides, y compris parmi les agriculteurs. Leur sécurité sociale, la MSA, reconnaît aujourd’hui comme maladies professionnelles, les cancers dus aux pesticides. Je suis très content de l’intervention de monsieur Macron quand il a dit qu’il avait donné des consignes à madame la préfète pour qu’on expérimente un certain nombre de choses sur ma commune. Avec les agriculteurs, nous allons trouver des solutions pour cultiver sur les 150 mètres autour des habitations. C’est ce qu’on appelle une distance d’éloignement des pesticides. Je n’ai pas compétence à interdire les pesticides dans ma commune, mais j’ai une compétence fondamentale donnée par la Constitution et par les lois européennes, qui est de protéger les habitants de ma commune contre les pesticides de synthèse.

Banlieue : la déception et la colère (Gilles Poux, maire de La Courneuve)

Banlieue : la déception  et la colère (Gilles Poux, maire de La Courneuve)

Déception et colère, la réaction de Gilles Poux, maire communiste de La Courneuve après la déclaration de Macron sur les banlieues (interview France info).

 

 

Franceinfo : Quel est votre sentiment après ce long discours d’Emmanuel Macron ?

Gilles Poux : Je suis déçu. Je ne m’attendais pas à grand chose, mais je suis quand même très déçu. Une nouvelle fois, on passe complètement à côté de la réalité de la situation dans les banlieues. Dans son rapport, Jean-Louis Borloo avait pourtant établi un diagnostic simple : ces territoires sont abandonnés par la République, sont mal dotées et n’ont pas un accès au même titre que les autres aux services publics, ce qui crée de graves inégalités.

Pour pallier tout cela, Borloo a remis des propositions concrètes. Mais le président n’en a pas tenu compte.

A l’inverse, on continue de demander aux collectivités territoriales de réduire leurs dépenses de fonctionnement. Donc de réduire l’accès des populations aux services publics de proximité. C’est le serpent qui se mord la queue.

En refusant d’annoncer un nouveau « plan banlieues », Emmanuel Macron a expliqué vouloir rompre avec des décennies de politique de la ville qui se sont avérées inefficaces…

D’abord, ce n’est pas tout à fait vrai. Les différents plans pour la banlieue ont tout de même permis de faire évoluer certaines choses sur nos territoires. Malgré le peu de moyens alloués pour les mettre en place, les précédents plans affirmaient au

Bien sûr, il y a des problèmes de sécurité de drogues et de radicalisation dans ces quartiers. Mais le véritable problème, c’est qu’il n’y a jamais eu de réels engagements sur les questions sociales. Je parle de l’école, de l’accès aux services publics, de l’emploi…

Sur ces questions, Emmanuel Macron a promis 30 000 stages pour les élèves de troisième de ces quartiers et la mise en place d’un « testing » anti-discrimination dans les entreprises. Ce n’est que de la poudre aux yeux ?

Je ne dis pas que cela sert à rien. Il faut accompagner les jeunes en troisième. Pour la discrimination à l’embauche, évidemment que cela existe. On le sait depuis très longtemps. Mais globalement, ce ne sont pas ces annonces qui vont inverser les logiques auxquelles nous sommes confrontés.

Je prend un exemple : au Pôle emploi de La Courneuve, il y a un conseiller pour 250 chômeurs ! En France, la moyenne c’est un conseiller pour moins de 100 chômeurs. C’est justement sur ce point qu’on l’attendait. Et encore une fois, cela ne changera pas.

Banlieues abandonnées : Le maire de Sevran démissionne

Banlieues abandonnées : Le maire de Sevran démissionne

C’est  un soutien de Macron maire d’une ville de banlieue difficile qui démissionne en raison de désintérêt de l’Etat  vis-à-vis des banlieues en général. Il a été notamment déçu par la rencontre avec le ministre de la cohésion du territoire « où le Ministre semblait plus   intéressé par son chien que par ce que disait les maires des banlieues de l’association blanc-bleu –zèbre ». Il faut rappeler que Jacques Mézard, ministre des territoires  a été mis à là un peu par hasard. L’ancien sénateur du Cantal qui ne connait pas grand chose aux banlieues a suppléé Richard Ferrand pris dans les affaires.

Le maire de Sevran  explique au Monde les raisons de son départ.

Pourquoi renoncez-vous à votre mandat de maire de Sevran avant son terme ?

J’ai été élu à 31 ans, cela fait donc dix-sept ans que j’exerce cette fonction. Dix-sept ans durant lesquels on s’est battus comme des fous pour transformer Sevran, attirer de grands projets, comme l’arrivée du métro, faire exister la ville en dehors de la rubrique faits divers. Mon but a toujours été de péter le ghetto, mais je crois que, malgré les déclarations qui vont dans ce sens, les gouvernements successifs ne partagent pas cet objectif. On continue à faire de la banlieue un monde parallèle, structuré comme une société précaire qui ne s’en sort que grâce aux solidarités, à la débrouille, à la démerde. Je pense aujourd’hui que cette situation arrange tout le monde. Alors, à un moment, on fatigue, on perd le jus…

Vous n’y croyez plus ?

En novembre 2012, j’ai mené une grève de la faim pour obtenir le remboursement des sommes dues par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, l’ANRU, et de meilleures dotations pour les villes pauvres et notamment pour Sevran. Cette action extrême montrait qu’à ce moment-là j’y croyais encore. J’avais dit, en y mettant fin au bout de six jours, que je démissionnerai le jour où je n’y croirais plus. Nous y sommes. Aujourd’hui, les villes de banlieue sont tenues à la gorge et on nous traite comme si nous étions aussi riches que Puteaux. La loi de finances 2018 nous impose de ne pas augmenter nos budgets de fonctionnement…

 

L’union bancaire : Lemaire dénonce le blocage de l’Allemagne

L’union bancaire : Lemaire dénonce le blocage de l’Allemagne

Une nouvelle fois l’Allemagne s’oppose à l’approfondissement de la politique européenne, cette fois sur l’union bancaire. Une affaire complexe mais qui peut se résumer à la création d’un fonds communs pour protéger les déposants et les créanciers. Or l’Allemagne et les Pays bas s’opposent à cette mutualisation des risques. La preuve que Macron est loin d’avoir  convaincu l’Allemagne de la grande réforme qu’il souhaite pour l’Europe.  L’Allemagne a donc une nouvelle fois empêché le déblocage du projet d’union bancaire censé permettre à la zone euro d’améliorer la stabilité de son système financier faisant amender un communiqué des dirigeants européens.   Le projet d’union bancaire a été lancé en 2012 en pleine crise de la dette souveraine européenne et dans la foulée de la crise financière mondiale de 2007-2008 qui a poussé les pays de la zone euro à fournir à leurs banques près de 2.000 milliards d’euros de capitaux et de garanties. Les 19 pays de la zone euro peinent désormais à amplifier l’union bancaire, divergeant notamment sur les modalités de la création d’un système européen de garantie des dépôts, troisième et dernier pilier du plan. Ils sont également en désaccord sur la mise en place d’un mécanisme de protection financière pour le fonds bancaire, l’Allemagne refusant d’être associée à un quelconque partage des risques tant que les pays du sud de la zone euro n’auront pas tout à fait nettoyé leur système bancaire et atténué le risque systémique.  “Je regrette que les difficultés politiques actuelles dans certains Etats européens empêchent aujourd’hui l’adoption de ces progrès politique majeurs”, a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances lors d’une intervention en ouverture du colloque House of Finance Days, à l’université Paris-Dauphine. “Je redis à nos partenaires, en particulier nos partenaires allemands: tout est sur la table, il est temps de décider, la France est prête à décider”, a-t-il ajouté. Pour Bruno Le Maire, les “concessions importantes” consenties par la France “pour parvenir à un consensus sur le paquet bancaire, sur l’union bancaire et sur l’union des marchés de capitaux”, appellent à une contrepartie, à savoir une décision sur ces sujets.

Les maires à l’Élysée: un double «dîner de cons»

 

 Les maires à l’Élysée d: un double  «dîner de cons»

 

Les maires à l’Élysée de Saint-Etienne un double  «dîner de cons»maire de Saint-Étienne a qualifié de dîner cons la petite sauterie gastronomique organisée par l’Élysée pour brosser les élus dans le sens du poil.  D’une certaine manière,  il s’agit même d’un double dîner cons  d’abord parce que les élus n’étaient pas obligés de se rendre à cet invitation s’ils étaient autant en colère. Ensuite parce qu’évidemment Emmanuel Macron  voulait flatter l’ego des  maires. E n les recevant dans le palais de la république monarchique. Le maire de Saint-Etienne est lui-même tombé dans le panneau. Il évoque le «sentiment étrange», «On avait un peu l’impression de participer à un dîner de cons. Les maires ont un peu le sentiment d’être pris pour des François Pignon»,  «Être invité à l’Elysée c’est toujours un honneur, bien entendu», explique Gaël Perdriau. «Mais ne pas voir celui qui vous invite, ne pas pouvoir échanger avec lui… Ça me fait penser aux auditions du pape au Vatican. Il y avait trois antichambres avant de pouvoir arriver là où il recevait. Nous avons été très peu à pouvoir approcher» Emmanuel Macron, regrette-t-il. «Il n’a pas daigné venir s’exprimer», tranche le maire qui «attendait, compte tenu du climat» de défiance entre l’exécutif et les élus locaux, une parole du chef de l’Etat.  «Il ne faut pas que le président de la République pense qu’en nous caressant le dos comme il a peut-être cherché à le faire hier soir avec ce cocktail, il a mis un étouffoir sur l’ensemble des sujets qui nous préoccupent», prévient le maire de Saint Etienne. Celui-ci dénonce «l’expression très arbitraire, très autoritaire» du président de la République lorsqu’il prend des décisions. «Il est éloigné dans les préoccupations qui sont les nôtres sur le terrain. Ça me fait penser à la foudre de l’Olympe qui frappe de manière arbitraire, très sévère des sujets comme le logement, l’emploi, le travail sans associer les postes avancés de la République que sont les maires», plaide-t-il alors que la colère des élus se cristallise sur la réduction des emplois aidés, la suppression partielle de la taxe d’habitation, ou encore le plan d’économies de 13 milliards d’euros réclamé sur l’ensemble du quinquennat. «L’opération de calinothérapie» a également été dénoncée par Annie Genevard, vice-présidente de l’Assemblée nationale. La députée du Doubs voit une «absence de considération et de connaissance des collectivités locales» chez le chef de l’Etat, qu’elle accuse également de «mépris».

Une centaine de Molenbeek : « beaucoup de responsables n’ont pas compris ce qui se passe dans les quartiers » (maire de Sarcelles)

Une centaine de Molenbeek : « beaucoup de responsables n’ont pas compris ce qui se passe dans les quartiers » (maire de Sarcelles)

 

 

 

Interview dans challenges du Député socialiste, maire de Sarcelles et président de l’Agence Nationale pour la rénovation Urbaine,

Patrick Kanner, le ministre de la ville, a déclaré qu’une centaine de quartiers présentaient des similitudes avec Molenbeek. A-t-il raison?

Oui, surtout quand je vois les réactions que cela suscite. Beaucoup de responsables politiques n’ont pas compris ce qui se passe dans ces quartiers. Ils sont incapables de conceptualiser la ghettoïsation. Dans ces cités déstructurées, il y des individus qui peuvent basculer de la délinquance au terrorisme. C’est ce qui s’est passé pour la quasi-totalité des terroristes en France.

En tant que maire de Sarcelles, comment vivez-vous cette radicalisation. Et comment réagir?

Notre plus grande difficulté, c’est que les islamistes ont identifié nos quartiers difficiles comme un terreau pour y recruter de potentiels terroristes. Nous sommes confrontés à une véritable entreprise de déstabilisation. L’Etat doit réagir mais il ne doit pas le faire seul. Il faut créer une task force associant les administrations centrales et les élus locaux afin d’échanger les informations de façon systématique. Par exemple, à Sarcelles, deux écoles coraniques viennent d’ouvrir, en toute légalité. Il faut que toutes les informations sur ces écoles, que certains soupçonnent d’abriter des réseaux salafistes, soient partagées. Les échanges existent mais ils sont liés aux relations amicales entre élus et responsables d’administrations. Il faut les systématiser.

Manuel Valls avait dénoncé l’apartheid « territorial, social et ethnique », il y a plus d’un an. Depuis, qu’est ce qui a changé?

Le premier ministre a défini une stratégie très offensive pour lutter contre les cités ghettos. Mais elle tarde à se mettre en place. Le Premier ministre a bien compris qu’il faut arrêter de concentrer les ménages les plus pauvres dans les villes en difficulté. Mais les préfets appliquent encore le Dalo, le droit au logement, et ils affectent les ménages les plus modestes dans les cités qui ont le plus de logements sociaux. La politique de peuplement, qui visait à casser les ghettos, n’est pas encore visible. On ne change pas des habitudes prises pendant 30 à 40 ans aussi vite.

Manuel Valls voulait aussi obliger les communes riches à construire des logements sociaux…

Oui, la pression est montée. Les préfets ont même réquisitionnés 70 terrains dans les communes qui refusaient d’appliquer la loi qui leur impose 25% de logements sociaux. Mais il faut faire très attention au type de logement social que vont construire les communes riches. Si ce sont des logements pour classes moyennes, cela risque de siphonner ces populations qui restent encore dans nos banlieues difficiles. Il faut imposer aux villes riches d’accueillir les ménages les plus en difficulté.

102 lingots d’or au planqué Luxembourg par la maire de Puteaux

102 lingots d’or au planqué Luxembourg par la  maire de Puteaux 

 

Une affaire qui traîne depuis une quinzaine d’années et qui ressemble à celle des Balkany : marchés publics truqués, pots de vin et compte planqué à l’étranger. Bref quand la politique se transforme en business familial. 102 lingots d’or et 865.300 euros en cash. Soit 2,86 millions d’euros au total. Entre le 16 octobre 2008 et le 23 avril 2009, un mystérieux émissaire aurait discrètement vidé le compte de la maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Les Républicains), au Luxembourg. Une affaire révélée par Mediapart, vendredi 18 septembre, documents à l’appui.  Les documents font état d’une dizaine de retraits. Ces preuves intéressent le juge d’instruction de Nanterre, Jean-Michel Bergès, qui enquête sur de présumés pots-de-vin dans l’attribution du marché du chauffage de La Défense, en 2001. Cet énorme contrat avait été attribué par un syndicat intercommunal, présidé par Charles Ceccaldi-Raynaud, le père de l’élue actuelle, alors lui-même sénateur-maire de Puteaux, où siégeait aussi Joëlle. L’ancien sénateur-maire a été mis en examen en 2007 pour favoritisme, recel d’abus de biens sociaux et corruption passive. Il est soupçonné d’avoir touché 750.000 euros de pots-de-vin. Dans ce dossier, cinq magistrats se sont succédé en 13 ans. 

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