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Gouvernement Retraites: pourquoi avoir attendu 5 jours avant de parler ?

Gouvernement Retraites: pourquoi avoir attendu 5 jours avant de parler ?

 

 

On peut légitimement se demander ce qui justifie une prise de parole aussi tardive de la part du Premier Ministre après la forte mobilisation de jeudi dernier. Pourquoi avoir attendu cinq jours pour donner une orientation officielle à une réforme pour l’instant incompréhensible et inaudible. Deux hypothèses :o u  bien le gouvernement ne maîtrise pas le sujet ou bien des oppositions importantes demeurent au sein même de l’exécutif. On peut aussi penser que les deux facteurs explicatifs se cumulent. Un seul exemple, il est clair que le gouvernement n’a pas apprécié l’énorme effort qui sera à effectuer pour le relèvement des rémunérations des enseignants si l’on veut maintenir leur niveau actuel de pension. Mécaniquement les enseignants avec le système à point vont perdre en moyenne 30 % de leur niveau de retraite. Pour compenser cette baisse, la croissance des rémunérations doit être considérable et dès l’entrée dans la carrière. Notons que les enseignants français sont payés moitié moins que les enseignants allemands ! D’autres conséquences ont été largement sous-estimées comme l’incidence sur les retraites des femmes à carrière courte sans parler de la diminution de pension de cadres d’autant plus injuste qu’ils seront éjectés de leur ancien système de retraite complémentaire parfaitement équilibré et qu’ils devront souscrire une assurance privée de  retraite complémentaire. D’autres catégories sont dans le même cas comme les avocats ou les infirmiers. En réalité, on va aboutir un système entièrement étatisé qui va assurer une retraite plancher qui en moyenne fera baisser les pensions et à une incitation au recours aux assurances et aux banques pour couvrir les risques de la retraite complémentaire dont les coûts seront autrement plus importants que dans les systèmes actuels. Par ailleurs, la mise en œuvre de la réforme ne commencera sans doute pas avant 2035 et ne produira des effets un peu significatif que dans des dizaines d’années. À ce manque de préparation, s’ajoutent les oppositions au sein même du gouvernement avec d’un côté ceux qui sont favorables  à un lissage  dans le temps la réforme sur 15 ans voire davantage quand on se rapproche du principe du grand-père et ceux qui veulent une application immédiate en imposant aussi des mesures paramétriques notamment de report immédiat de l’âge de la retraite. Les confusions du gouvernement ajoutées aux contradictions internes expliquent sans doute qu’il aura fallu cinq jours pour que le Premier ministre donne enfin une première orientation officielle sur sa réforme. On peut imaginer que cette première déclaration ne sera pas suffisante rétablir la confiance et le calme. Il faudra d’autres déclarations qui feront suite à d’autres mobilisations. Pendant ce temps-là, la France verra sa croissance affectée, donc la richesse disponible. Les perspectives de croissance pour 2020 étaient déjà très faibles : de 1 %. Si le conflit social perdure par exemple pendant deux à trois mois , le   risque est de perdre la moitié de cette croissance soit une perte de 10 milliards ; bien au-delà de ce que va coûter le déséquilibre des prochaines années.

Taxe carbone : l’arnaque fiscale qui revient à l’ordre du jour !

Taxe carbone : l’arnaque fiscale qui revient  à l’ordre du jour !

 

Plus ou moins discrètement plusieurs voix se sont déjà élevées dans les milieux du pouvoir  et les écolos-bobos pour rétablir la taxe carbone sur le carburant.. Une manière de remettre le couvert pas tellement dans une optique environnementale mais plutôt pour boucher les trous du budget. Bref la transition écologique version fiscaliste. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française, on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulée  par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touchent surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité ou encore  l’éclatement de la bulle immobilière.

Le guet-apens de policiers à Mantes remet la question des banlieues à l’ordre du jour

Le   guet-apens de policiers à Mantes remet la question des banlieues à l’ordre du jour

 

Non seulement nombre de services publics ne pénètrent plus dans les quartiers sensibles sauf  les pompiers mais en plus ils sont souvent agressés comme ce fut le cas pour les forces de police jeudi à Mantes qui ont été victimes d’un véritable guet-apens. En fait, ils sont intervenus suite à l’incendie d’un véhicule et ont été la cible  de violences délibérées par une bande organisée de voyous du quartier. Un policier aurait même été atteint par un tir de mortier. On sait que cette question des banlieues a été complètement négligée par le pouvoir actuel ( les précédents aussi). Macron a même rejeté avec un certain mépris le très intéressant rapport qu’il avait demandé à Borloo sur le sujet. Pas un rapport se limitant à la question du maintien de l’ordre mais un rapport abordant les questions concernant la formation, la réinsertion et le développement économique de ces zones où le chômage atteint 20 à 25 % et dont la drogue constitue souvent le moyen de régulation économique et sociale sur fond de développement communautariste. Comme d’habitude, les autorités vont se satisfaire de déclaration en forme de protestation mais qui n’auront pas d’effet sur le maintien de l’art en général dans ces zones et encore moins sur les aspects économiques sociaux et culturels. Officiellement on dénombre en France de 750 quartiers dits sensibles qui concerneraient 7 % de la population. Dans la réalité on doit être plus proche de 1000 car il y a bien une dizaine de quartiers difficiles dans chaque  département sinon davantage. Des quartiers par exemple qu’il vaut mieux ne  pas fréquenter après 22 heures quand les  voyous ont repris en main la gestion de la zone. Pour l’instant les autorités se contentent donc de constats et d’incantations. Et pour cause, Macron ne veut surtout pas créer de motifs de mécontentement dans ces quartiers dont il espère un retour d’ascenseur électoral. Il faudra donc se satisfaire des cris de vierges effarouchées des ministres. Par exemple Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a qualifié ce vendredi à Trappes, dans les Yvelines, de « guet-apens » l’ »attaque extrêmement violente » la nuit précédente contre des policiers à Mantes-la-Jolie.

De son côté, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a « condamné sans réserve » dans un tweet ans « les violences commises » à Mantes-la-Jolie. « La République ne peut tolérer que l’on attaque ceux qui la protègent, au péril de leur vie (…). L’enquête permettra de faire la lumière sur les faits », a écrit le ministre.

La République ne peut tolérer que l’on attaque ceux qui la protègent, au péril de leur vie.
Je condamne sans réserve les violences commises hier à Mantes-la-Jolie.
L’enquête permettra de faire la lumière sur les faits.

En visite dans le commissariat de Trappes, ville proche de Mantes-la-Jolie, le secrétaire d’Etat a affirmé que les policiers étaient tombés « dans un guet-apens organisé, qui a réuni une centaine d’individus ». « C’est totalement inacceptable », a-t-il insisté devant la presse.

« Pendant plus d’une heure » les policiers, venus sur place les premiers après un appel pour un incendie de voiture, ont été la cible « de tirs de mortier » notamment, a expliqué Laurent Nuñez. « Les effectifs étaient encerclés, isolés (…) ensuite les renforts sont arrivés », a-t-il poursuivi.

C’est une « attaque extrêmement violente que je dénonce de manière catégorique », a ajouté le secrétaire d’Etat, qui devait rencontrer plus tard les équipes prises à partie à Mantes-La-Jolie.

Trou de la sécu : pas de jour de carence de caractère public dans le privé

Trou de la sécu : pas de jour de carence de caractère public dans le privé

 

On sait évidemment que le trou de la sécu se recreuse à nouveau. Pourtant Marisol Touraine avait annoncé son équilibre ! Il faut dire que le ralentissement général de l’activité est passé par là : moins de recettes mais davantage de dépenses. En cause surtout,  des dépenses non financées pour les entreprises (réduction de cotisations) et mesures gilets jaunes. On promet le rétablissement financier pour 2020-2021 mais évidemment personne n’en sait rien car cela dépendra notamment du niveau de croissance – donc aussi des recettes) tandis que les dépenses risquent de croitre avec un PIB anémié. La cour des comptes a proposé 42 mesures dont un jour de carence pour le privé. Un jour qui existe dans le public. Dans le privé,  c’est normalement 3 jours mais souvent pris en charge par les entreprises en fonction des accords de branche et/ou locaux.

Les effets de l’instauration d’un jour de carence dans le secteur public, réinstauré l’an dernier, semblent pour l’instant positifs: en 2018, «l’économie liée à cette mesure est estimée à 270 millions d’euros», écrit la Cour des comptes. De plus, les agents de la fonction publique ont vu la fréquence de leurs arrêts chuter de 19% entre 2017 et 2018, et «l’exposition aux arrêts», autrement dit la proportion d’agents ayant posé au moins un congé maladie dans l’année, a diminué de 9% en un an. Les arrêts plus longs et plus graves ont augmenté, tandis que ceux plus courts, d’une journée, ont baissé de 46%.

L’instauration d’un jour de carence risque toutefois de se heurter à une double limite. D’abord, elle risquerait de déclencher l’ire des travailleurs du privé, dont la première journée d’absence ne serait plus rémunérée. Ensuite, ses effets positifs pour l’État restent imprécis: «l’économie potentielle bénéficierait principalement aux entreprises», écrit la Cour dans son rapport. «La hausse des coûts est majoritairement due aux arrêts de longue durée de patients âgés, qui souffrent de maladie grave», rappelle de son côté la ministre: un jour de carence n’aurait donc qu’un effet limité, comme un pansement sur une jambe de bois.

 

G7–Iran : une rencontre un jour peut-être ! (Trump)

G7–Iran : une rencontre un jour peut-être ! (Trump)  

 

 

La mise en scène de Macron aura été réussie surtout à propos de l’Iran. Reste qu’il s’agissait plutôt d’un acte de théâtral car il n’était nullement besoin de faire venir un responsable iranien pour connaître les positions de son pays. Le résultat c’est une promesse très vague d’éventuelle rencontre entre le président des États-Unis et le président iranien. Sans doute pour ne pas casser l’ambiance, Trump à consenti à dire que cette rencontre aurait lieu un jour peut-être si les conditions sont réunies. Pas d’engagement clair et ferme, seulement la continuité de la position du président américain.

Cette question qui a dominé le sommet a permis au passage éclipsé les deux questions importantes relatives à l’environnement et aux risques d’une nouvelle crise économique et financière mondiale.

Et, a poursuivi le chef de l’Etat français qui s’exprimait au côté de Donald Trump, “si le président iranien Hassan Rohani acceptait une rencontre avec le président américain, ma conviction c’est qu’un accord peut être trouvé”.

“Je souhaite que dans les prochaines semaines sur la base de ces échanges nous puissions réussir à avoir un entretien au sommet entre le président Rohani et le président Trump” auquel la France et ses partenaires européens pourraient être “pleinement associés”.”

“Nous avons créé les conditions de cette rencontre et d’un accord”, a-t-il ajouté, même s’il “faut toujours être prudent”. Les conventions conditions d’une rencontre sont déjà aléatoires quant à la perspective d’un accord il paraît encore bien illusoire.

Interrogé à ce sujet lors de la même conférence de presse, Donald Trump s’est dit prêt à rencontrer son homologue iranien “quand les circonstances seront réunies”,

 

“Ce que nous voulons est très simple”, avait-il dit. “Ça doit être non-nucléaire. Nous allons parler des missiles balistiques, nous allons parler du calendrier”.

“Mais ils doivent arrêter le terrorisme. Je pense qu’ils vont changer. Je le pense vraiment. Je pense qu’il y a une occasion pour eux qui se présente”, avait-il ajouté. “Ce que nous voulons c’est un bon Iran, un Iran vraiment fort, nous ne cherchons à changer le régime”.

Donald Trump avait par ailleurs fait savoir qu’il n’avait pas souhaité rencontrer pour sa part le ministre iranien à Biarritz, estimant que cela aurait été prématuré.

Cette période apparente de détente, entre Hassan Rohani et Donald Trump qui seront tous les deux à New York fin septembre pour l’Assemblée générale des Nations unies, intervient à quelques jours de l’ultimatum fixé par Téhéran aux Européens pour répondre à ses demandes concernant le respect de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien.

Signe de la difficulté de la négociation, deux responsables iraniens et un diplomate ont fait savoir dimanche à Reuters que l’Iran souhaitait exporter au minimum 700.000 barils de pétrole par jour et idéalement jusqu’à 1,5 million de bpj et ont répété que le programme de missiles balistiques de l’Iran ne pouvait et ne serait pas négociable.

Taxe carbone : l’arnaque à nouveau à l’ordre du jour !

Taxe carbone : l’arnaque à nouveau  à l’ordre du jour !

 

Plus ou moins discrètement plusieurs voix se sont déjà élevées dans les milieux du pouvoir pour rétablir la taxe carbone sur le carburant. Cette fois, c’est le conseil d’analyse économique, organisme d’étude auprès du Premier ministre qui propose de la remettre en service mais de façon plus progressive. Une manière de remettre le couvert pas tellement dans une optique environnementale mais plutôt pour boucher les trous du budget. Bref la transition écologique version fiscaliste. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecté  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité.

 

Le principe du référendum le jour des européennes contesté

Le principe du référendum le jour des européennes contesté

 

 

Le principe du référendum est  contesté par l’opposition dans la mesure où il constitue une sorte de manipulation pour permettre à Macron d’obtenir une nouvelle légitimité sur des questions qui ne sont pas au cœur des enjeux actuels ;  mais le principe est également critiqué au sein même de la majorité qui considère qu’un référendum au moment des élections européennes risque de générer une grande confusion. Cela au motif que les enjeux européens sont à distinguer nettement d’un référendum concernant des questions purement nationales. Des figures de poids de la majorité et du gouvernement, dont Jean-Yves Le Drian, ont exprimé lundi leurs réticences, voire leur hostilité à l’idée d’organiser un référendum post-grand débat en même temps que les élections européennes. Il ne s’agit à ce stade que d’une hypothèse à laquelle songe Emmanuel Macron, qui a dit lundi aux chefs de groupes politiques à l’Assemblée nationale n’avoir pris aucune décision sur l’organisation de cette consultation. Un éventuel référendum concomitant à l’échéance du 26 mai risquerait d’éclipser les enjeux spécifiquement européens, redoutent les sceptiques. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a exprimé cette crainte sur France Inter : “Je ne pense pas qu’il faille mélanger les deux (enjeux européens et nationaux-NDLR)”, a-t-il déclaré, parlant d’un “avis personnel». Pour ces mêmes raisons, la ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, s’est elle aussi montrée réservée dimanche, lors du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro, quant à la possibilité d’ajuster le calendrier d’un référendum sur celui des européennes. “La ministre des Affaires européennes que vous interrogez souhaite qu’on parle d’Europe le 26 mai”, a-t-elle justifié. Invité de franceinfo lundi, le délégué général de La République en marche (LaREM), Stanislas Guerini, s’est pour sa part “interrogé sur l’opportunité” d’organiser un référendum le jour du scrutin européen, un moment à ses yeux “historique” qui décidera de l’avenir de l’UE. “C’est une question qui est essentielle et je pense qu’il ne faut pas qu’elle soit escamotée, je pense qu’il faut qu’on ait ce débat européen à plein”, a-t-il dit. La crainte effectivement c’est que le débat concernant un référendum étouffe complètement la question européenne.

Pétrole : la demande à 100 millions de barils par jour

Pétrole :  la demande à 100 millions de barils par jour

La demande mondiale de pétrole atteindra va continuer de croître, elle avait été de 97,4 millions de barils par jour en 2017. Elle pourrait être de 100 millions de barils par jour (bpj) dans le courant de l’année, soit nettement plus tôt que prévu, a déclaré mercredi le secrétaire général de l’OPEP. S’exprimant lors d’une conférence au Cap, en Afrique du Sud, Mohammed Barkindo a jugé qu’un environnement stable était nécessaire pour encourager les investissements dans le secteur pétrolier afin de répondre à cette demande croissante. “Le monde atteindra les 100 millions de barils par jour de consommation dans le courant de cette année, bien plus tôt que nous ne l’avions prévu jusqu’ici. Par conséquent, des forces stabilisatrices qui créent des conditions propices à l’investissement sont essentielles”, a-t-il déclaré. “La priorité (…) est de garantir la stabilité dans la durée, de répandre la confiance dans le secteur et d’encourager un environnement propice au retour des investissements”, a-t-il ajouté. Mohammed Barkindo a déclaré que les tensions commerciales à travers le monde pourraient affecter la demande d’énergie à l’avenir, tout en espérant que les incertitudes soient rapidement levées. “Les différends commerciaux qui émergent parmi certains des principaux partenaires mondiaux finiront par pénaliser la croissance (économique mondiale) et, par conséquent, la demande d’énergie”, a-t-il dit.

 

Referendum européen changement d’heure : dernier jour

Referendum européen changement d’heure : dernier jour

 

C’est le dernier jour pour le « référendum » européen sur le changement d’heure. Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

 

Benalla » un bagagiste d’un jour » !!! (Macron)

Benalla » un bagagiste d’un jour » !!! (Macron)

 

 

La morgue, le mépris, la condescendance ont à nouveau  émergé quand Macron a affirmé devant les députés d’en marche »“Alexandre Benalla, lui non plus, n’a jamais été mon amant. Alexandre Benalla, quoique bagagiste d’un jour, n’a jamais eu ces fonctions dans la durée”, a-t-il ironisé, tout en raillant des “fadaises” relayées par des “parlementaires”, des “commentateurs” et des “journalistes”. Une curieuse défense qui consiste à renvoyer Benalla au rand subalterne quand on sait que l’intéressé était pourtant le principal responsable de l’organisation des déplacements du président, des déplacements officiels ou privés. Voilà Benalla qualifié de bagagiste d’un jour ou de palefrenier de l’Elysée. Pourtant Macron a bien dû convenir que Benalla avait joué un rôle capital pour son élection :   Le chef de l’Etat a en effet  salué le “courage” et “l’engagement” manifestés par son ex-collaborateur durant la campagne présidentielle, “à un moment où, sortant de nulle part, n’étant protégé et aidé (…) ni par l’Etat ni par les services publics, il était légitime d’avoir des gens qui organisent des déplacements, des réunions publiques”. Selon plusieurs témoins, Emmanuel Macron a également parlé des actes commis par son ex-homme de confiance comme d’une “trahison». Une contradiction de plus car pour trahir il fauta une confiance que Macron minimise quant au rôle de Benalla à Elysée.

Fonctionnaires : troisième jour de manif unitaire

Fonctionnaires : troisième jour de manif unitaire

 

Troisième journée de mobilisation unitaire pour les fonctionnaires. Les syndicats dénoncent la réforme du gouvernement qui prévoit la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat, un recours accru aux contractuels, la fusion de certaines instances de représentation du personnel, la mise en place d’une rémunération au mérite ou encore l’introduction d’un plan de départs volontaires. Ils réclament également le dégel de la valeur du point d’indice, l’abrogation de la journée de carence, ainsi qu’une compensation “pérenne” pour la hausse de la CSG. Près de 320.000 personnes avaient défilé le 22 mars, dernière journée de mobilisation à laquelle s’étaient joints les cheminots. Et Les divergences entre les neuf syndicats de la fonction publique refont toutefois surface dès que surgit la question d’une mobilisation interprofessionnelle, objet de profonds désaccords entre les centrales contestataires et réformistes.  Les secrétaires généraux de la CFDT, Laurent Berger, de la CGT, Philippe Martinez, et de Force ouvrière, Pascal Pavageau, marcheront notamment dans le carré de tête de la manifestation des fonctionnaires de Paris, selon les neuf organisations syndicales à l’initiative de la journée de mobilisation. Par contre CFDT et FO  refusent de participer à la manifestation du 26 mais organisé par les Insoumis avec le CGT en raison de son caractère politique

Contre l’ absentéisme des fonctionnaires, le jour de carence rétabli

 

Le jour de carence a été rétabli par la gouvernemenet pour les fonctionnaires.  Très décrié par les syndicats de fonctionnaires, il avait été mis en place en janvier 2012 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et supprimé par François Hollande en janvier 2014. Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction publique de l’époque, avait jugé cette mesure « injuste, inutile et inefficace ». Notons toutefois qu’il faut signaler un absentéisme nettement pour important dans la fonction publique (surtout territoriale) que dans le privé pour cause de maladie. Exemple  21 jours de maladie en moyenne pour la territoriale contre environ 15 jours pour les salariés du privé. En outre d’après une  étude de Sofaxis, courtier en assurance auprès des collectivités territoriales et des établissements de santé, en  2016, les arrêts-maladies des fonctionnaires employés dans les collectivités territoriales ont clairement progressé. Cumulées sur l’année, ces absences représentent 9,5% de l’effectif contre 9,3% un an plus tôt, selon une étude parue mercredi 15 novembre cette étude de Sofaris, courtier en assurance auprès des collectivités territoriales et des établissements de santé. Incroyable Comme en 2015, 44% des agents ont été absents au moins une fois, dont 75% pour une maladie ordinaire. Un peu plus d’un arrêt déposé sur cinq se limite à un ou deux jours et 59% ont été inférieurs à sept jours. Le coût moyen des absences pour raisons de santé s’est élevé à 2.099 euros par agent employé, un coût direct qui a aussi des effets indirects sur l’organisation quotidienne des collectivités, souligne la dernière étude. Parallèlement au vieillissement des agents, la durée du travail a augmenté, suite aux dispositions réglementaires liées aux dernières réformes des retraites.  Les agents territoriaux occupent à 77% des postes de catégorie C (la plus modeste) dans les métiers techniques, physiquement et psychologiquement exigeants (activité de maintenance de locaux, nettoyage, entretien des espaces verts, surveillance scolaire et périscolaires…). Alors que l’âge de départ à la retraite est de 62 ans, il est de 55 à 57 ans pour ces catégories dites « actives », mais le cadre règlementaire contribuant à l’allongement du temps de travail, une part croissante des agents de 60 ans et plus vont continuer d’être employés, avec « un risque d’usure professionnelle » souligne l’étude !!!

 

Public : retour attendu du jour de carence dans le public

Public : retour attendu du jour de carence dans le public

 

Pourquoi tout simplement ce que les agents de la fonction publique sont plus souvent absents pour cause de maladie que ceux du secteur privé. Les salariés du privé enregistrent en moyenne 16,6 jours d’absence pour raison médicale mais ce chiffre atteint 20 jours  pour les fonctionnaires et plus de 25 jours pour ceux de la fonction publique territoriale.  Gérald Darmanin, le ministre des Comptes et de l’Action publique, veut donc rétablir le jour de carence dans la fonction publique à compter de 2018. Cette décision, qui figurait dans le programme de campagne d’Emmanuel Macron et qui rétablit une certaine équité avec le privé, a tout son sens. Le jour de carence, qui empêche d’être payé le premier jour d’arrêt maladie, avait été instauré par le gouvernement Fillon en 2012, avant d’être supprimé par François Hollande en 2014. Selon une étude Ayming-TNS Sofres, les salariés français du secteur privé ont, en moyenne, été absents pour maladie 16,6 jours en 2015. Par rapport à 2014, cette tendance reste stable. Le taux d’absentéisme en France s’est établi en moyenne à 4,55% en 2015, selon le huitième baromètre du groupe de conseil Ayming, portant sur une base de 26.230 entreprises (plus de 960.000 salariés). 16,6 jours d’absence pour raison médicale, est-ce beaucoup? A titre de comparaison, dans la fonction publique territoriale, les arrêts maladie déposés en 2015, représentaient 25,8 jours par agent, selon une étude de Sofaxis.   Le titre de champion est détenu par l’Italie avec un nombre de jours d’arrêt maladie dans le privé qui a atteint 19 jours, en moyenne, en 2014. Et, particularisme italien, ce chiffre est moins élevé dans le secteur public (17,9 jours d’absence pour cause médicale, en moyenne). Si la France et l’Italie affichent des performances presque équivalentes, on note néanmoins de fortes disparités dans les autres grands pays d’Europe :Espagne : 10,7 jours (en 2015),Allemagne : 15,2 jours (en 2015), Italie : 19 jours dans le privé et 17,9 dans le public (en 2014),Belgique: 14 jours (en 2011),France : 16,6 jours (en 2015),Royaume-Uni : 5,3 jours (en 2015). . Toutes les études sur le sujet aboutissent à la même conclusion: le régime d’indemnisation a une influence significative sur les absences justifiées par un certificat médical. « Le degré de générosité du régime d’indemnisation des arrêts maladie a un impact positif sur la probabilité d’absence au travail, notent les auteurs d’une étude de 2009 sur les absences au travail en Europe parue dans la revue Travail et Emploi. Et les auteurs de préciser: »L’absence est vue comme un moyen pour les salariés d’ajuster à la baisse leur nombre d’heures de travail, lorsque le temps de travail contractuel est supérieur au nombre d’heures souhaité. »Pour les fonctionnaires le nombre de jours de maladie est légèrement supérieur à 20 jours (il existe peu de statistiques sur le sujet). Comme le montre le baromètre très regardé de Sofaxis, un courtier en assurances, le nombre d’arrêts pour 100 agents dans les seules collectivités locales est passé de 70 en 2011 à 62 en 2012 et à 60 en 2013. Puis il est remonté à 65 en 2014 et à 72 en 2015. Le jour de carence a en fait permis de réduire le nombre des arrêts courts et ponctuels qui désorganisent les services.

Jour de carence aux fonctionnaires : pourquoi ?

Jour de carence aux fonctionnaires : pourquoi ?

La presse parle beaucoup du jour de carence rétabli pour les fonctionnaires mais s’interroge peu sur les raisons. Des raisons pourtant simples l’absentéisme est nettement plus important dans le public que dans le privé. Mis en place par la droite en 2011, puis supprimé par le pouvoir socialiste en 2013, le jour de carence dans la fonction publique va prochainement être rétabli par le gouvernement. C’est ce qu’a annoncé jeudi Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics. En moyenne 25 jours absentéisme pour les fonctionnaires mais bien davantage pour le personnel de grandes villes. Avec de fortes disparités. 36 jours pour les municipaux d’Amiens suivis de leurs  homologues marseillais (34,5 jours) et avignonnais (34) qui bouclent le podium, publié par la fondation iFrap en mai 2016.  Ce classement est établi à partir des bilans sociaux 2014 (chiffres de 2013) des 50 plus grandes communes de France. Cependant, certaines municipalités (comme Montpellier, Le Mans, Paris, Rouen ou encore Brest) n’ont pas souhaité communiquer leur bilan social.  Si on met de côté les congés maternité et parental, l’absentéisme atteint 24,5 jours en moyenne dans les grandes villes, contre 16,7 jours par an dans le privé, selon les données d’Alma consulting. Parmi les « bons élèves », Nîmes, Nancy et Versailles se démarquent avec un absentéisme moyen de respectivement 14,2, 16,3 et 17,9 jours par an, par agent (hors congés maternité et parentaux).  L’exécutif évoque donc sa volonté de « lutter contre l’absentéisme des agents », mais aussi de « rétablir de l’équité entre le public et le privé ». Le tout en économisant 170 millions d’euros par an, si l’on en croit Gérald Darmanin.

Trump : premier jour de président et des millions de manifestants

Trump : premier jour de président et des millions de manifestants

Le moins que l’on puisse dire c’est que le mandat de Trump  commence particulièrement mal avec des millions de manifestants aux États-Unis et dans le monde entier. En cause,  le rapport de Trump à la situation des femmes mais plus généralement sa politique réactionnaire, son  mépris des minorités et surtout ses provocations permanentes Un demi-million de manifestants à Los Angeles selon la police, la même chose à New York, plus d’un million à Washington selon les organisateurs, et des centaines de milliers à Chicago, Dallas, San Francisco, St Louis, Denver, Boston et dans des dizaines de villes américaines : le succès a dépassé les espérances des marcheuses et marcheurs, une démonstration de force qui illustre les fractures persistantes de la société américaine face au 45e président, investi vendredi. C’est sans doute la première fois qu’un président américain démarre son mandat avec seulement 40 % de soutien. Si TRUMP continue à provoquer des minorités, la presse ou l’administration y compris la CIA, il est probable que son mandat se terminera mal. Notons surtout l’ambiguïté relative aux conditions de son élection. En effet le milliardaire se veut porteur des intérêts des couches populaires mais son premier geste est de constituer un cabinet de milliardaires dans la fortune équivaut au patrimoine de 100 millions d’Américains. Sa promesse de rendre le pouvoir au peuple est évidemment une illusion qui reviendra en boomerang. Trois scénarios sont possibles. Ou bien Trump  enfile réellement le costume de président et ses partisans seront déçus qu’il rentre dans le rang. Ou pour donner le change Trump continue ses diatribes notamment en tweetant mais avec  les contradictions entre son battage médiatique et sa politique apparaîtront rapidement (exemple quand il veut augmenter les droits de douane de 50 % sur les produits chinois, quand il veut construire un mur entre les États-Unis et le Mexique ou quand il veut renvoyer les immigrés chez eux). Dernier scénario Trump  met réellement en œuvre ses orientations protectionnistes et nationalistes. Inévitablement les autres partenaires économiques des États-Unis seront contraints de prendre des mesures de rétorsion. Au-delà de la guerre économique pourrait resurgir le risque de la guerre tout court. Dans les trois scénarios le mandat de Trump  pourrait se terminer au mieux de manière pitoyable au pire de manière catastrophique. Sa dernière attaque contre l’ensemble de la presse qui aurait sous-estimé le nombre de participants à son investiture témoigne de son irresponsabilité car chaque geste, chaque orientation seront analysés au scalpel sans parler de son passé dont certains aspects sont assez sulfureux. Avec des manifestations partout dans le monde qui ont réuni des millions de manifestants Trump  démarre dans les pires conditions.

Augmentation des taux : un jour peut-être ! (Fed) !

Augmentation des taux : un jour peut-être !  (Fed) !

Une nouvelle fois le comité monétaire de la Fed à décidé de ne rien décider en matière de taux. Tout en menaçant de les relever un jour…. peut-être. La vérité c’est que les États-Unis commencent à s’inquiéter sérieusement du tassement économique, il pourrait perdre un point de croissance dés 2017  et finalement tomer eux aussi dans une situation de croissance molle comme en Europe.  La banque centrale américaine a d’ailleurs de nouveau abaissé sa prévision de croissance économique cette année aux Etats-Unis et s’est montrée également légèrement plus pessimiste sur le front de l’emploi. Le produit intérieur brut (PIB) américain devrait progresser de 1,8% sur un an au dernier trimestre 2016, soit 0,2 point de moins que ce qui était prévu il y a trois mois, selon les nouvelles projections du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed publiées mercredi. Au deuxième trimestre, l’économie américaine a crû de seulement 1,1% en rythme annualisé. Pour l’année prochaine, la banque centrale américaine maintient en revanche inchangées ses prévisions et continue de tabler sur une accélération des prix.  

FED : relèvement des taux……. Un jour !

FED : relèvement des taux……. Un jour !

La Fed comme la banque centrale européenne semble patauger quant à l’évolution de sa politique monétaire. Depuis le relèvement des taux en décembre 2015, chaque mois ou presque la banque centrale américaine évoque l’éventualité d’une hausse. Pourtant elle parait paraît de moins en moins certaine pour l’année en cours. En fait si l’économie américaine après un certain tassement retrouve des couleurs et si l’emploi se montre toujours aussi dynamique la Fed hésite à monter les taux en raison des incertitudes concernant la situation internationale. Comme la banque centrale européenne la Fed décide qu’il est urgent d’attendre. « Le comité a besoin de plus d’indicateurs pour décider d’un nouveau relèvement de ses taux ». La Fed, par cette phrase du communiqué, se donne encore quelques semaines et sans doute quelques mois d’attente pour statuer. La prudence est donc encore de mise.  Et pourtant, le paysage est en train de se dégager. Le marché de l’emploi américain devient même tendu, avec de l’inflation salariale.  Le vrai sujet de préoccupation concerne les « menaces externes », c’est-à-dire les risques internationaux sur l’économie américaine, semblent largement contenus. Chine, pays émergents… même le Brexit n’a pas d’impact notable marqué en ce moment, et le comité de politique monétaire de la Fed en convient. Alors pourquoi attendre encore ? D’autant que le ton se durcit très nettement dans les débats internes. Plusieurs gouverneurs ont ouvertement exprimé leur inquiétude concernant le niveau jugé trop bas des taux américains. Ils sont de nature à alimenter justement des sources d’instabilité mondiale.

(Avec BFM)

Consommation de pain : 120 g par jour au lieu d’un kilo en 1900 et de 2 kg en 1800

Consommation de pain : 120 g par jour au lieu d’un kilo en 1900 et de 2 kg en 1800

 

 

Signe de la modification complète du type de consommation le pain n’est plus consommé qu’à la marge en France. Tout juste 120 g par personne et par jour quand on en a consommé 1 kg en 1900 et 2kg  un siècle plus tôt. Il faut dire qu’à ces époques plus lointaines le pain constituait  la nourriture essentielle ; en outre la population active se concentrait essentiellement sur des activités manuelles. S’y ajoutent évidemment maintenant des recommandations alimentaires et esthétiques qui marginalisent la consommation de pain, des recommandations par ailleurs souvent excessives. La consommation de pain a de nouveau diminué l’an dernier dans l’Hexagone. «En 2015, chaque Français a mangé 120 grammes de pain par jour, soit 9 grammes de moins», explique Bernard Valluis, président délégué de l’ANMF(Association nationale de la meunerie française). Cela représente une baisse de 30 grammes depuis 2003 et surtout une quantité trois fois moins importante qu’en 1950. Par sexe, cette diminution est encore plus forte chez les femmes qui ne prennent que 80 à 90 grammes de pain par jour contre 140 grammes aux hommes, soit l’équivalent d’une demi-baguette pour ces derniers. Trois facteurs principaux expliquent cette situation. Tout d’abord le changement d’alimentation provoqué par les régimes alimentaires qui souvent proscrivent le pain. Par ailleurs les Français prennent de moins en moins de temps pour le petit-déjeuner, un moment pourtant propice au pain beurre confiture. Enfin l’augmentation du prix de la baguette n’est sans doute pas étrangère à cette tendance dans une contexte où le pouvoir d’achat est en berne. En dix ans il a augmenté de près de 24%, à 88 centimes aujourd’hui. Outre la baisse de la consommation, la hausse des importations de farine notamment d’Allemagne inquiète les professionnels de la meunerie française. «Nous assistons à une concurrence déloyale intra-européenne, insiste Lionel Deloingce, président de l’ANMF. La taxe sur la farine grève les producteurs nationaux. Son montant entre 62 et 64 millions d’euros représente la moitié de notre excédent brut d’exploitation. Comment voulez-vous que l’on lutte à armes égales avec nos voisins d’Outre Rhin dont les exportations ont doublé ces dernières années», interroge le responsable.

Permissions de sortie en prison : une évasion par jour depuis début 2015

Permissions de sortie en prison : une évasion par jour depuis début 2015

Après le drame survenu en début de semaine à Saint-Ouen (Seine Saint-Denis) où un détenu en cavale a grièvement blessé par balle un policier de la brigade anti-criminalité, Christiane Taubira souhaite réexaminer la législation applicable aux sorties de prison, pour éventuellement la modifier. Les chiffres sont en effet sidérants, puisque depuis le début de l’année, 236 détenus ne sont pas rentrés à temps de leurs sorties, ce qui équivaut pratiquement à une évasion par jour. Les détenus ne reviennent par exemple pas d’un enterrement, de l’hôpital ou d’un rendez-vous administratif et n’ont pas besoin de déjouer la surveillance puisque l’immense majorité va et vient librement. Ils n’ont en effet pas de bracelet électronique ou de policiers devant leur maison alors que les permissions de sortie peuvent aller jusqu’à 3 jours maximum mais ne durent la plupart du temps que quelques heures.  Les permissions sont très difficiles à obtenir. La justice tranche au cas par cas et c’est la prudence qui prime. Ainsi, pour les peines de plus de 5 ans, aucune sortie n’est permise avant un tiers de la peine. Le juge décide d’une heure de retour précise, temps de trajet inclut. Si le détenu est en retard, il devient un évadé.  L’idée de Christiane Taubira est donc de ne plus laisser seuls certains de ces détenus. Les sorties pourraient ainsi se faire menottées et encadrées par les policiers, sans que l’on sache encore pour quels types de profils et avec quels moyens, car aujourd’hui ces escortes restent absolument exceptionnelles : 18 seulement depuis janvier pour 40.000 permissions de sorties classiques sans surveillance.

Ecole : enfin le retour aux fondamentaux avec une dictée par jour ?

Ecole :  enfin le retour aux fondamentaux avec une dictée par jour ?

 

La ministre de l’éducation nationale vient peut-être de découvrir la lune mais cette découverte un peu naïve va peut-être enfin déboucher sur la plus grande réforme dont a besoin l’école. Il s’agirait tout simplement de rétablir la dictée, la lecture et le calcul de manière quotidienne. Bref,  les fondamentaux qui jusque-là ont été étouffés voir abandonnés par un pédagogisme fumeux. Il était temps puisque les insuffisances en orthographe notamment avaient conduit certaines universités à introduire des exercices de dictée ! La ministre reconnaît enfin que la maîtrise du français est indispensable à l’énonciation correcte d’une pensée. Cette orientation d’un certain point de vue constitue une véritable révolution tellement l’école s’était engluée dans les matières accessoires et le pédagogisme approximatif. Un regret toutefois cette réforme n’entrerait en vigueur qu’en 2016. On se demande bien pourquoi il convient d’attendre encore un an pour mettre en œuvre ce qui doit constituer le cœur de l’activité de l’école à savoir : apprendre à lire,  à compter et à écrire. Ce délai démontre à quel point les superstructures de l’éducation nationale sont sclérosées et se paralysent entre elles. Interrogée sur Europe 1, la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a donc annoncé l’instauration d’une dictée obligatoire et quotidienne à partir du CP à la rentrée 2016. Une dictée par jour, du calcul mental et de la lecture, tous les jours. Interrogée ce vendredi matin sur les ondes d’Europe 1, la ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem a confirmé sa volonté d’instaurer ces exercices quotidiens dans le cadre de la réforme des programmes scolaires. Ces changements seront mis en œuvre dès la rentrée 2016.  Dans une tribune publiée sur Le Monde, la ministre de l’Education nationale précise les modalités de cette réforme. « J’ai ainsi souhaité qu’à l’école élémentaire, en plus des dix heures hebdomadaires de français, dix autres heures lui soient consacrées, réparties dans les autres matières. Car, oui, la pratique répétée de la lecture et de l’écriture, la discipline exigée par des dictées quotidiennes sont indispensables, comme dorénavant le travail sur le langage oral, essentiel pour la compréhension de la lecture et la capacité à présenter de façon claire et ordonnée une pensée. »  Sur Europe 1, la ministre de l’Education a défendu un projet pensé globalement, avec des programmes « pensés tous ensemble », « pour la première fois ». D’autres aménagements ont été prévus. L’apprentissage de la division, qui débutait jusqu’à présent en CE2, sera décalé d’une année.

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