Archive pour le Tag 'jour'

Mélenchon : faiseur de rois d’un jour ?

Mélenchon : faiseur de rois d’un jour ?

 

En mal sans doute d’analyse structurelle de la société, un article de Françoise Fressoz du « Monde » transforme Mélenchon en nouveau pôle d’équilibre de la politique française.Un article un peu superficiel qui oublie de prendre en compte le décalage immense qu’il y a entre les leaders politiques et leurs électeurs. Il n’y a pas de doute que ses électeurs de Mélenchon  vont peser de manière significative sur le résultat de la présidentielle. Mais pas de la manière dont Mélenchon l’envisage. Ce dernier a en effet déclaré qu’il ne fallait pas une seule voix à Marine Le Pen. Or en gros d’après les sondages d’opinion les sélecteurs de Mélenchon vont se diviser en trois groupes à peu près équivalent : ceux qui s’abstiennent , ceux qui vont se reporter sur Le Pen ceux qui vont se reporter sur Macron. Sitôt l’élection passée, Mélenchon va retourner dans le rang d’autant que les législatives lui seront moins favorables.La recomposition politique évoquée par l’article du « Monde » fait l’impasse désormais la porosité des votes politiques tout autant que de la fragilité des convictions. Un seul exemple la rapidité avec laquelle les électeurs communistes sont passés chez Le Pen

 

Chronique. 

Si le communiste Fabien Roussel ne s’était pas présenté à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon aurait réalisé le rêve de sa vie : il serait parvenu, dimanche 10 avril, à se qualifier pour le second tour et, ce faisant, à détrôner Marine Le Pen au terme d’un long parcours politique qui l’aura mené de l’extrême gauche à L’Union populaire, en passant par le Parti socialiste (PS), puis par le Parti de gauche.

Le cactus Roussel n’est pas un accident. Il est le fruit des relations conflictuelles que le leader des « insoumis » entretient avec le reste de la gauche, y compris avec celle dont il est supposé être le plus proche : les communistes, qui avaient, au début, misé sur lui pour tenter d’enrayer leur inexorable déclin, se sont sentis entraînés dans une aventure personnelle qui menaçait leurs alliances électorales. Ils ont rompu. Les comptes finissent toujours par se solder.

Au soir du premier tour, le seul gain apparent pour Jean-Luc Mélenchon est d’être monté d’une marche. De la quatrième place en 2012 et 2017, il s’est hissé à la troisième en 2022, grâce à une constante progression de ses voix : il avait enregistré 11,1 % des suffrages exprimés il y a dix ans, était passé à 19,6 % il y a cinq ans et grimpe cette fois à près de 22 %. Au vu de cette dynamique, il suffirait presque qu’il se montre patient pour 2027 si l’âge aidant – 70 ans –, le candidat ne se voyait désormais davantage en passeur qu’en conquérant.

La place de troisième homme n’est pas la plus confortable dans le système électoral français qui, de la présidentielle aux législatives, vise à favoriser la bipolarisation de la vie politique. François Fillon qui l’avait occupée en 2017 a disparu des radars ; François Bayrou, qui s’y était élevé en 2007, n’a pu accomplir son projet qu’en se ralliant à Emmanuel Macron dix ans plus tard. Cette fois, pourtant, Jean-Luc Mélenchon peut espérer compter bien davantage que tous ses prédécesseurs.

Le premier effet de ses 22 % est en effet de dynamiter la représentation symbolique de la recomposition politique voulue par les deux finalistes. Depuis 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’accordent à dire que le clivage gauche-droite est désormais supplanté par la fracture entre progressistes et nationalistes, organisée autour d’une vision antagonique de la construction européenne. La dynamique Mélenchon perturbe le récit : elle comporte certes une composante eurosceptique importante, mais elle se nourrit surtout du refus du match annoncé Macron-Le Pen, de la préoccupation écologique, très prégnante chez les jeunes et d’un antilibéralisme qui a toujours été vigoureux dans la gauche française.

 

Poutine un jour devant la justice internationale ?

Poutine un jour devant la justice internationale ?

 

 

L’ancien premier ministre britannique Gordon Brown et le juriste Philippe Sands expliquent, dans une tribune au « Monde », que le chef d’accusation de crime d’agression commis en Ukraine permettrait de viser directement Vladimir Poutine et ses plus proches collaborateurs qui mènent une guerre injustifiable au regard du droit international. ( le Monde).

 

Tribune.

 

L’offensive lancée par Vladimir Poutine contre l’Ukraine met gravement en péril l’ordre international de l’après-1945. Le président russe a bafoué les principes de la primauté du droit et de l’autodétermination des peuples au profit du recours à la force. La communauté internationale doit prendre conscience qu’il a fomenté un acte d’agression et donné l’ordre de commettre des atrocités, et faire en sorte qu’il ait à répondre de ses actes.

Le droit international offre un certain nombre d’instruments pour les obliger, lui et son régime, à répondre de leurs actes. L’Ukraine a saisi, le 27 février, la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye.

Elle fonde sa requête contre la Russie sur un motif peu commun : Moscou a faussement affirmé que des actes de génocide avaient été commis contre les populations d’origine russe du Donbass et a lancé une opération militaire contre l’Ukraine sur le fondement de ces allégations. Kiev y voit une utilisation abusive de la Convention sur le génocide. La cour tiendra des audiences le 7 et 8 mars sur la demande de mesures conservatoires présentée par l’Ukraine.

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg s’est aussi saisie du cas de la Russie. Le 25 février, le Conseil de l’Europe a suspendu la Russie de sa participation à son comité des ministres et à son Assemblée parlementaire. Moscou reste toutefois membre du Conseil de l’Europe et partie à ses conventions, notamment la Convention européenne des droits de l’homme, et peut donc avoir à répondre de ses actes en cas de violation des droits de l’homme.

Cela peut se produire si, après avoir épuisé les recours devant les instances nationales, un ressortissant ukrainien ou toute autre personne victime d’une violation de la Convention saisit la CEDH ou bien si l’un des Etats membres du Conseil de l’Europe (agissant seul ou collectivement) introduit une requête contre un autre Etat partie à la Convention. Le 1er mars, la Cour européenne a indiqué des mesures provisoires à la Russie à la suite d’une requête du gouvernement ukrainien.

La Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, qui enquête déjà sur les crimes commis durant la guerre entre la Russie et la Géorgie en 2008 et en Crimée en 2014, estime qu’il y a matière à enquêter sur la situation en Ukraine. Le 28 février, le procureur a déclaré qu’il pourrait ouvrir plus rapidement une enquête si un Etat membre de la CPI lui en faisait la demande : trente-neuf pays, dont la France, l’ont fait cette semaine.

 

« passe vaccinal « : ce sera un jour supprimé ! (Castaner)

« passe vaccinal « : ce sera un jour supprimé ! (Castaner)

 

 

 

Castaner le président du groupe de la majorité assure que le pass vaccinal sera un jour supprimé. Une déclaration qui normalement devrait rassurer mais qui en fait nourrit une certaine inquiétude car cela sous-entend que l’obligation du passvaccinal va se prolonger dans le temps, ce qui implique des mesures restrictives qui vont couvrir y compris la période des élections présidentielles et législatives… et même au-delà..

 

Une suppression future évidente qui justifie une déclaration qui , elle  est assez ambiguë.  «Personne n’entend faire du passe vaccinal une mesure permanente, mais tant que nous serons dans la situation où, le 8 janvier, samedi, il y avait 303.669 cas de Covid, le sujet n’est pas de présupposer la fin (du dispositif, NDLR) mais de se battre avec toutes les armes possibles pour faire reculer le Covid en France», a réagi Christophe Castaner lundi sur France Inter. Le passe «n’a pas vocation à être illimité dans le temps et nous n’avons pas vocation à légiférer tout le temps», a-t-il souligné.

Covid France : jusqu’à 250.000 cas par jour en janvier ( Olivier Véran)

Covid France : jusqu’à 250.000 cas par jour  en  janvier ( Olivier Véran)

 

 

D’après la plupart des expert,s il faut s’attendre en janvier à des nombres de contaminés jamais atteints jusque-là : jusqu’à plusieurs centaines de milliers par jour. Le ministre de la Santé Olivier Véran a lui-même reconnu qu’on pourrait enregistrer autour de 250 000 cas en janvier 2022. Olivier Véran souligne le que le variant Omicron « est beaucoup plus contagieux que les précédents, et notamment le variant Delta ». « Le nombre de malades contaminés double tous les deux jours, contre douze à quinze jours avec le variant Delta », a-t-il indiqué. Cette montée des contaminations « représente un risque majeur d’absentéisme », a noté le ministre. En fait il s’agit sans doute du principal risque de ce variant qui pourrait en partie paralysée un certain nombre d’activités y comprises essentielles du fait de la multiplication des arrêts maladie. « On voit déjà une hausse très forte et des arrêts de travail  » a déclaré le ministre de la santé

Covid Royaume-Uni : Un risque de contamination de 200 000 par jour

Covid Royaume-Uni : Un risque de contamination de 200 000 par jour

Le premier ministre a attiré l’attention de son pays sur l’explosion des contaminations en particulier du haut niveau du virus omicron. Ce nouveau variant circulerait aujourd’hui au rythme de 200 000 contaminations par jour. Une vague qui ne sera pas non plus sans conséquence sur la France qui en général subit après le Royaume-Uni et l’Allemagne les mêmes phénomènes d’amplification de la pandémie. Cela fait deux semaines qu’il circule en Grande-Bretagne, et le variant Omicron représente déjà 40 % des contaminations au Covid. D’ici la fin de la semaine, il sera majoritaire. Un premier décès lié à ce variant a été confirmé par le Premier ministre britannique, Boris Johnson, qui appelle tous les adultes à effectuer leur rappel. Il veut que l’on vaccine un million de personnes par jour.

Deux heures d’attente lundi 13 décembre devant ce centre de vaccination près de Big Ben, à Londres (Royaume-Uni). Les Britanniques se précipitent vers la troisième dose. Elle est désormais ouverte à toutes les personnes de plus de 18 ans, mesure décrétée dans l’urgence par le Premier ministre, Boris Johnson, face à ce qu’il décrit comme un raz-de-marée de variant Omicron. Objectif du gouvernement : un million d’injections par jour d’ici la fin de l’année, avec le renfort de l’armée.

200 000 contaminations par jour

Le Royaume-Uni emploie les grands moyens car de nouvelles études, bien que partielles, inquiètent. Deux doses n’empêcheraient plus suffisamment les formes symptomatiques face au variant Omicron. Les Britanniques doivent également composer avec le télétravail, redevenu la norme. Et un test quotidien pendant sept jours pour les personnes cas contact, même double-vacciné, est obligatoire, mesure inédite dans le pays. Selon une estimation citée par le ministre britannique de la Santé, le variant Omicron circulerait actuellement au rythme alarmant de 200 000 contaminations par jour dans le pays. Un chiffre qui dépasserait tous les records jamais enregistrés au Royaume-Uni depuis le début de la pandémie.

« La gauche meurt chaque jour » (Manuel Valls)

« La gauche meurt chaque jour » (Manuel Valls)

Manuel Valls, ex-socialiste estime dans le JDD que la gauche  meurt aujourd’hui de son aveuglement, de son passéisme et de sa paresse.

 

Le spectacle affligeant que la gauche donne d’elle-même ces derniers jours relève davantage de l’évidence que de la surprise. Elle n’est pas en train de succomber, en réalité elle meurt chaque jour un peu plus, et ce, depuis des années. C’est non sans nostalgie et amertume que je constate que la gauche s’éteint par reniement de ses valeurs et de son histoire. Ce n’est pas faute de m’être battu pour que ce moment n’arrive pas. J’ai formulé, des années durant, de multiples avertissements, me valant les critiques d’authentiques tartuffes, drapés dans des postures de prétendus sages.

Lorsque j’ai averti que la gauche pouvait mourir, je voulais provoquer un électrochoc. Parlant de gauches irréconciliables, je cherchais à ce que les républicains se distinguent définitivement des communautaristes. Parce qu’elle refuse de voir le réel et ostracise tous ceux qui veulent l’affronter, la gauche meurt.

Elle meurt de son aveuglement. Conseiller de Michel Rocard durant l’affaire du voile de Creil en 1989, j’ai vu une partie de la gauche troquer ses valeurs contre une paix sociale, voire électorale, précaire et illusoire. Maire d’Évry, j’ai prêché dans le désert sur l’abandon des quartiers populaires au communautarisme, sur la montée de l’insécurité, sur l’émergence de l’islamisme. Député, je fus l’un des rares membres de mon groupe à voter la loi d’interdiction de la burqa. Ministre de l’Intérieur puis Premier ministre, j’ai été esseulé dans mon propre camp lorsqu’il s’agissait de défendre la crèche Baby-Loup ou les maires interdisant le burkini sur les plages, ou critiqué quand j’invitais à questionner nos politiques migratoires. Cantonnée à des discours déresponsabilisants et arc-boutée au « pas de vague » par crainte de l’extrême droite, la gauche n’a jamais fait son aggiornamento.

Une partie de la gauche se fourvoie dans la décroissance ou le wokisme

La gauche meurt de son passéisme. Elle s’obstine à voir l’entreprise sous le prisme de la lutte des classes, jouant de vieilles lunes et d’épouvantails, des 35 heures au travail du dimanche. En s’opposant à ma volonté d’améliorer la compétitivité, les frondeurs savaient qu’ils condamnaient les salariés au chômage. Refusant de reconnaître la valeur émancipatrice du travail, la gauche n’a que des fantasmes : revenu universel, 32 heures… L’obsession antinucléaire de certains l’empêche de voir le potentiel de cette énergie bas carbone et la divise sur un sujet majeur.

La gauche meurt de sa paresse. Qu’a-t-elle fait en cinq années d’opposition? A-t-elle quelque chose de tangible à proposer aux Français sur les thématiques qui sont historiquement les siennes comme la lutte contre les inégalités, l’école, la laïcité, la protection des plus modestes ou la défense des services publics? La gauche ne réfléchit plus à l’avenir et une partie d’entre elle se fourvoie dans la décroissance ou le wokisme. Sa complaisance vis-à-vis des racialistes fait honte à son républicanisme originel.

La gauche pourra organiser toutes les primaires, se réunir autour de partis moribonds ou de tribuns déclinants [...], elle a déjà perdu

Face à ces contradictions et en l’absence d’une culture de gouvernement, la gauche ne peut être qu’inaudible. Elle pourra imaginer tous les subterfuges, organiser toutes les primaires, se réunir autour de partis moribonds ou de tribuns déclinants, se jeter dans les bras de figures tutélaires fantasmées qui sont à l’origine de sa perte, elle a déjà perdu. Elle a abandonné ce qui faisait son utilité et sa force : la nation aux nationalistes, l’assimilation aux xénophobes. Face à l’antirépublicain Zemmour qui attaque son héritage, elle se perd, honteuse, en propos verbeux.

Pourtant, jamais ses idées originelles n’ont été aussi essentielles et attendues. Nos valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité doivent beaucoup à ce camp politique qui a su les consacrer puis les décliner de façon concrète, au service du peuple. Alors qu’elles sont menacées et fragilisées, c’est aux véritables républicains des deux bords de s’unir pour les défendre et leur redonner du sens.

 

Santé-Covid 19 alerte en Europe : 300 000 contaminés par jour

Santé-Covid 19  alerte en Europe :  300 000 contaminés par jour

Nouveau record en Europe ; Avec près de 300.000 cas détectés mercredi, le continent européen a dépassé le pic de la seconde vague.  Depuis plusieurs semaines, une nouvelle vague de Covid-19 semble submerger la France, mais plus encore ses voisins européens. Certains d’entre eux sont d’ailleurs revenus à des restrictions drastiques : un confinement pour les personnes non vaccinées en Autriche, une preuve de vaccination obligatoire en Allemagne pour entrer dans les restaurants, les bars ou les salles de sport, un couvre-feu aux Pays-Bas

 D’après les statistiques d’ Our World in Data, l’Europe a  atteint son record de contaminations quotidiennes mercredi 17 novembre. Avec 299.582 personnes testées positives en moyenne sur sept jours à cette date, le continent a dépassé son dernier pic le plus élevé, atteint le 8 novembre 2020. En pleine seconde vague à l’époque, 287.103 cas positifs avaient été détectés, toujours en moyenne sur sept jours. À l’échelle plus restreinte de l’Union européenne, en revanche, le pic n’a pas encore été dépassé, même si la courbe progresse en flèche depuis le 1er novembre. À ce jour, 188.467 cas positifs ont été détectés en moyenne sur sept jours, contre 218.732 le 8 novembre.

 

Covid alerte en Europe : 300 000 contaminés par jour

Covid alerte en Europe :  300 000 contaminés par jour

Nouveau record en Europe ; Avec près de 300.000 cas détectés mercredi, le continent européen a dépassé le pic de la seconde vague.  Depuis plusieurs semaines, une nouvelle vague de Covid-19 semble submerger la France, mais plus encore ses voisins européens. Certains d’entre eux sont d’ailleurs revenus à des restrictions drastiques : un confinement pour les personnes non vaccinées en Autriche, une preuve de vaccination obligatoire en Allemagne pour entrer dans les restaurants, les bars ou les salles de sport, un couvre-feu aux Pays-Bas

 D’après les statistiques d’ Our World in Data, l’Europe a  atteint son record de contaminations quotidiennes mercredi 17 novembre. Avec 299.582 personnes testées positives en moyenne sur sept jours à cette date, le continent a dépassé son dernier pic le plus élevé, atteint le 8 novembre 2020. En pleine seconde vague à l’époque, 287.103 cas positifs avaient été détectés, toujours en moyenne sur sept jours. À l’échelle plus restreinte de l’Union européenne, en revanche, le pic n’a pas encore été dépassé, même si la courbe progresse en flèche depuis le 1er novembre. À ce jour, 188.467 cas positifs ont été détectés en moyenne sur sept jours, contre 218.732 le 8 novembre.

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Covid Europe: Hausse record, 300 000 contaminés par jour

Covid Europe: Hausse record, 300 000 contaminés par jour

Nouveau record en Europe ; Avec près de 300.000 cas détectés mercredi, le continent européen a dépassé le pic de la seconde vague.  Depuis plusieurs semaines, une nouvelle vague de Covid-19 semble submerger la France, mais plus encore ses voisins européens. Certains d’entre eux sont d’ailleurs revenus à des restrictions drastiques : un confinement pour les personnes non vaccinées en Autriche, une preuve de vaccination obligatoire en Allemagne pour entrer dans les restaurants, les bars ou les salles de sport, un couvre-feu aux Pays-Bas

 D’après les statistiques d’ Our World in Data, l’Europe a  atteint son record de contaminations quotidiennes mercredi 17 novembre. Avec 299.582 personnes testées positives en moyenne sur sept jours à cette date, le continent a dépassé son dernier pic le plus élevé, atteint le 8 novembre 2020. En pleine seconde vague à l’époque, 287.103 cas positifs avaient été détectés, toujours en moyenne sur sept jours. À l’échelle plus restreinte de l’Union européenne, en revanche, le pic n’a pas encore été dépassé, même si la courbe progresse en flèche depuis le 1er novembre. À ce jour, 188.467 cas positifs ont été détectés en moyenne sur sept jours, contre 218.732 le 8 novembre.

Covid Royaume-Uni : environ 43 000 cas par jour

  • Covid  Royaume-Uni : environ 43 000 cas  par jour
  • Alors qu’en France le nombre moyen de cas est descendu autour de 5000 par jour le Royaume-Uni, lui, en compte 43 000 en cause vraisemblablement une levée trop rapide des mesures de protection
  • « Le Royaume-Uni fait tout l’inverse des autres pays, notamment européens, et c’est pour ça que l’on fait face actuellement à l’un des plus hauts niveaux de contamination en Europe », estime Linda Bauld, professeure de santé publique à l’université d’Edimbourg.
  • Notons qu’un rapport parlementaire a clairement mis en cause la responsabilité du gouvernement dans sa politique erratique de prévention sanitaire

Consommateurs: un déluge de 1200 publicités par jour

Consommateurs: un déluge de 1200 publicités par jour

 «Pour  Dorothée Rieu. Docteur en neurosciences et spécialiste de la mémoire, la connaissance du fonctionnement du cerveau humain est une arme de choix pour orienter les décisions du consommateur.

 

Les marques doivent capter l’attention du consommateur, qui est hypersollicité: il voit 1200 publicités par jour en moyenne! «Pour ressortir dans ce brouhaha, l’heure de passage d’une publicité, ses aspects auditifs, visuels, l’impact des messages qui la précèdent et la suivent, le support choisi pour la passer, l’emplacement, etc., tout peut être testé en changeant une seule variable à la fois – tout le reste étant égal par ailleurs – jusqu’à trouver la formule la plus pertinente», explique Dorothée Rieu

Écolos dingos : la phrase du jour

Écolos dingos : la phrase du jour

 

 

« Ce n’est pas parce qu’ils restent en Afghanistan qu’ils sont moins dangereux. Les avoir en France, ça nous permet aussi de les surveiller », a- déclaré mardi Sandrine Rousseau, candidate à la candidature d’Europe écologie les Verts pour 2022.  .

 

Jusqu’à 200 000 cas par jour au Royaume-Uni ?

Jusqu’à 200 000 cas par jour au Royaume-Uni ?

 

C’est évidemment le paradoxe auquel nous a habitué d’ailleurs Boris Johnson, le champion du slalom politique. C’est au moment où le Royaume-Uni lève  pratiquement toutes les restrictions que le pays enregistre les plus forts taux de contamination. Sur la tendance, on prévoit même que le Royaume-Uni pourrait atteindre 200 000 cas par jour de contaminations.

Plus de 54 000 nouveaux cas ont été identifiés pour la seule journée du 17 juillet au Royaume-Uni. Des chiffres qui n’avaient plus été atteints depuis la mi-janvier. A titre de comparaison, la France en compte près de 11 000 pour la même journée. 

Malgré une vaccination bien avancée sur le territoire, la virulence du variant Delta fait que le virus continue de se propager dans le pays. A ce rythme, un membre du conseil scientifique britannique cité par la BBCestime que les autorités pourraient enregistrer jusqu’à « 200 000 cas et 2 000 hospitalisations par jour » d’ici la fin de l’été.

Société–Consommation de pain : de 1 kg avant 1900 à 100 g par jour aujourd’hui !

Société–Consommation de pain : de 1 kg avant 1900 à 100 g par jour aujourd’hui  !

 

 

Un peu avant 1900 on consommait  pratiquement 1 kg de pain par jour et par habitant. Aujourd’hui, c’est de l’ordre de 100 g !  En cause évidemment les conditions générales de vie relative aux conditions de travail et à l’alimentation. Précédemment, le pain constituait l’aliment de base. Aujourd’hui, il est devenu presque anecdotique et en plus décliné dans des dizaines et des dizaines de formules qui d’ailleurs n’ont plus grand-chose à voir avec le pain traditionnel.( Accessoirement avec des prix 5 à 10 fois plus chers).  Il est loin  le temps du pain de huit livres, de quatre livres ou même de deux livres qui aujourd’hui fait nettement moins de 500 g!

 

Concernant les prix, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques, en janvier 2020 une baguette – de 250 grammes donc – coûte 0,88 euro, soit un prix au kilo de 3,52 euros. 20 ans plus tôt, ce prix était de 0,63 euro, soit 2,53 euros par kilo.

 

Selon la dernière étude de la FEB, la Fédération des Entreprises de Boulangeries, si 87% des interrogés déclarent avoir toujours du pain chez eux, ils déclarent en consommer en moyenne 105 grammes par jour en semaine contre 114 grammes en 2015, soit un recul de près de 8%.

Si la quantité moyenne baisse, la quête de qualité progresse. En 2021, les trois critères d’achat du pain sont le goût, la fabrication traditionnelle et la fraîcheur. 65% des Français perçoivent une amélioration de la qualité du pain et les labels rassurent. 96% sont satisfaits du pain qu’ils achètent.

Le pain 100% français est plébiscité par la majorité des personnes interrogées. 52% sont sensibles à l’origine du blé et 73% trouvent important un pain fabriqué à base de blé cultivé en France.

Qui dit pain, dit baguette pour les Français, et ce produit demeure en tête des préférences pour 41% des Français dans sa version « tradition ». La baguette classique arrive juste derrière. Les consommatrices préfèrent quant à elles la baguette aux céréales (22% contre 9% des hommes).

En dehors des baguettes, ce sont le pain complet, le pain de campagne et aux céréales qui remportent la faveur des consommateurs.

VARIANT Covid DELTA : 20.000 CAS PAR JOUR À LA FIN DU MOIS

VARIANT Covid DELTA : 20.000 CAS PAR JOUR À LA FIN DU MOIS

Alors qu’en moyenne en tourne autour de 3000 cas par jour concernant les contaminations,  on pourrait atteindre 20 000 cas si la fin du mois d’après Olivier Véran .

 

« Avec la tendance épidémique de ce variant Delta, qui est beaucoup plus contagieux que le Covid-19 auquel nous avions affaire l’été dernier, les 3000 cas pourraient devenir 6000 cas dans une semaine, 12.000 cas dans quinze jours, et monter au-dessus de 20.000 cas, voire plus, début août si nous n’agissons pas », s’alarme le ministre de la Santé.

 

Olivier Véran  justifie ses prévisions sur l’exemple du Royaume-Uni vis-à-vis duquel nous avons environ un mois de retard concernant l’évolution des contaminations.

Société- Consommation de pain : de 1 kg avant 1900 à 100 g par jour !

Société- Consommation de pain : de 1 kg avant 1900 à 100 g par jour !

 

 

Un peu avant 1900 on consommait  pratiquement 1 kg de pain par jour et par habitant. Aujourd’hui c’est de l’ordre de 100 g !  En cause évidemment les conditions générales de vie relative aux conditions de travail et à l’alimentation. Précédemment, le pain constituait l’aliment de base. Aujourd’hui il est devenu presque anecdotique et en plus décliné dans des dizaines et des dizaines de formules qui d’ailleurs n’ont plus grand-chose à voir avec le pain traditionnel.( Accessoirement avec des prix 5 à 10 fois plus chers).  Il est loin  le temps du pain de huit livres, de quatre livres ou même de deux livres qui aujourd’hui fait nettement moins de 500 g!

 

Concernant les prix, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques, en janvier 2020 une baguette – de 250 grammes donc – coûte 0,88 euro, soit un prix au kilo de 3,52 euros. 20 ans plus tôt, ce prix était de 0,63 euro, soit 2,53 euros par kilo.

 

Selon la dernière étude de la FEB, la Fédération des Entreprises de Boulangeries, si 87% des interrogés déclarent avoir toujours du pain chez eux, ils déclarent en consommer en moyenne 105 grammes par jour en semaine contre 114 grammes en 2015, soit un recul de près de 8%.

Si la quantité moyenne baisse, la quête de qualité progresse. En 2021, les trois critères d’achat du pain sont le goût, la fabrication traditionnelle et la fraîcheur. 65% des Français perçoivent une amélioration de la qualité du pain et les labels rassurent. 96% sont satisfaits du pain qu’ils achètent.

Le pain 100% français est plébiscité par la majorité des personnes interrogées. 52% sont sensibles à l’origine du blé et 73% trouvent important un pain fabriqué à base de blé cultivé en France.

Qui dit pain, dit baguette pour les Français, et ce produit demeure en tête des préférences pour 41% des Français dans sa version « tradition ». La baguette classique arrive juste derrière. Les consommatrices préfèrent quant à elles la baguette aux céréales (22% contre 9% des hommes).

En dehors des baguettes, ce sont le pain complet, le pain de campagne et aux céréales qui remportent la faveur des consommateurs.

Consommation de pain : de 1 kg avant 1900 à 100 g par jour !

Consommation de pain : de 1 kg avant 1900 à 100 g par jour !

 

 

Un peu avant 1900 on consommait  pratiquement 1 kg de pain par jour et par habitant. Aujourd’hui c’est de l’ordre de 100 g !  En cause évidemment les conditions générales de vie relative aux conditions de travail et à l’alimentation. Précédemment, le pain constituait l’aliment de base. Aujourd’hui il est devenu presque anecdotique et en plus décliné dans des dizaines et des dizaines de formules qui d’ailleurs n’ont plus grand-chose à voir avec le pain traditionnel.( Accessoirement avec des prix 5 à 10 fois plus chers).  Il est loin  le temps du pain de huit livres, de quatre livres ou même de deux livres qui aujourd’hui fait nettement moins de 500 g!

 

Concernant les prix, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques, en janvier 2020 une baguette – de 250 grammes donc – coûte 0,88 euro, soit un prix au kilo de 3,52 euros. 20 ans plus tôt, ce prix était de 0,63 euro, soit 2,53 euros par kilo.

 

Selon la dernière étude de la FEB, la Fédération des Entreprises de Boulangeries, si 87% des interrogés déclarent avoir toujours du pain chez eux, ils déclarent en consommer en moyenne 105 grammes par jour en semaine contre 114 grammes en 2015, soit un recul de près de 8%.

Si la quantité moyenne baisse, la quête de qualité progresse. En 2021, les trois critères d’achat du pain sont le goût, la fabrication traditionnelle et la fraîcheur. 65% des Français perçoivent une amélioration de la qualité du pain et les labels rassurent. 96% sont satisfaits du pain qu’ils achètent.

Le pain 100% français est plébiscité par la majorité des personnes interrogées. 52% sont sensibles à l’origine du blé et 73% trouvent important un pain fabriqué à base de blé cultivé en France.

Qui dit pain, dit baguette pour les Français, et ce produit demeure en tête des préférences pour 41% des Français dans sa version « tradition ». La baguette classique arrive juste derrière. Les consommatrices préfèrent quant à elles la baguette aux céréales (22% contre 9% des hommes).

En dehors des baguettes, ce sont le pain complet, le pain de campagne et aux céréales qui remportent la faveur des consommateurs.

Amazon et livraison en un jour : Danger pour les petites entreprises

Amazon et livraison en un jour : Danger pour les petites entreprises

Christopher Mims é voqueDans le Wall Street Journal les conséquences néfastes du raccourcissement des délais de livraison exigé notamment par les grands du numérique comme Amazon .( Notons aussi que ces délais conduisent à une fragmentation des envois qui constituent une véritable catastrophe environnementale NDLR)

Les affaires marchaient bien pour Charleston Gourmet Burger, une petite entreprise familiale basée en Caroline du Sud. Fondée par le couple Chevalo et Monique Wilsondebriano en 2012, elle vendait ses sauces et marinades pour hamburgers dans des milliers de magasins à travers les Etats-Unis, sur la chaîne de téléachat QVC et directement aux clients via son site web. Mais juste avant que la pandémie n’entraîne des confinements en mars, le couple a pris la décision fatidique d’arrêter de vendre en magasins et de se concentrer sur le e-commerce.

Cela a failli être une erreur fatale pour la petite entreprise, seule source de revenus de la famille qui emploie les quatre enfants adolescents et adultes du couple, ainsi que la sœur et la mère de Mme Wilsondebriano.

A l’ère d’Amazon, vendre en ligne est une chose, mais livrer les produits aux clients assez rapidement pour les satisfaire en est une autre. Et les choses deviennent particulièrement difficiles si, comme les Wilsondebriano, le commerçant ne vend pas ses produits par l’intermédiaire d’Amazon, mais se sent quand même obligé de s’aligner sur les promesses de livraison gratuite et rapide du géant du e-commerce.

Le chiffre d’affaires de Charleston Gourmet Burger a alors chuté, passant de plus de 20 000 dollars par mois à seulement 3 000 dollars, selon Mme Wilsondebriano. La famille n’a eu d’autre choix que d’emballer et d’expédier elle-même les commandes, car elle n’avait plus les moyens de payer l’expéditeur tiers qu’elle utilisait jusqu’alors.

Les petites et moyennes entreprises américaines de commerce en ligne se divisent entre gagnants et perdants en fonction de leur capacité à s’adapter aux bouleversements logistiques largement dictés par Amazon et d’autres grands distributeurs

Pourtant, de nombreux acheteurs potentiels se sont plaints des frais de port — environ 8 dollars pour une commande de 40 dollars — et du fait que les sauces et les marinades mettaient trop de temps à arriver, poursuit Mme Wilsondebriano.

« C’est un combat quotidien que d’essayer de suivre le rythme d’Amazon, et ce n’est pas une partie de plaisir », constate-t-elle.

Charleston Gourmet Burger, qui a quitté Amazon il y a deux ans parce que les commissions étaient trop élevées, envisage aujourd’hui d’y retourner.

Les petites et moyennes entreprises américaines de commerce en ligne se divisent entre gagnants et perdants en fonction de leur capacité à s’adapter aux bouleversements logistiques largement dictés par Amazon et d’autres grands distributeurs. Les embauches massives et la construction ininterrompue d’entrepôts par le géant du e-commerce facilitent une livraison toujours plus rapide, qui plus est gratuite avec l’offre Prime.

En conséquence, même les commerçants qui ne vendent pas sur Amazon s’efforcent d’expédier leurs produits aussi vite que possible, soit en supportant un coût supplémentaire, soit en augmentant les prix — au risque de subir une baisse de leurs chiffres d’affaires —, tout en faisant face à des goulets d’étranglement dans la chaîne logistique.

Pour les Wilsondebriano, cela se traduit par un rituel quotidien impliquant toute la famille.

Toutes les deux semaines, des palettes de marchandises — de 1 500 à 3 000 bouteilles — quittent l’usine pour être déposées dans un atelier attenant à leur garage, qui sert d’entrepôt de fortune. En plus de gérer les campagnes publicitaires en ligne qu’ils utilisent pour stimuler leurs ventes, Mme Wilsondebriano et son mari doivent traiter chaque commande reçue sur leur site web.

A leurs moments perdus, entre les cours à distance dispensés sur Zoom, leurs filles de 15 et 16 ans aident à l’emballage et écrivent des messages personnalisés pour remercier les clients. Leur fils de 25 ans, leur fille aînée et la mère de Mme Wilsondebriano donnent aussi un coup de main quand ils sont disponibles.

Une fois les étiquettes apposées sur les colis, le couple les charge dans un SUV et les amène au bureau de poste local.

« C’est comme une chaîne de production », résume Mme Wilsondebriano.

Mais ce n’en est pas une, et encore moins un entrepôt rempli d’humains et de robots, fonctionnant selon un workflow optimisé par des logiciels et destiné à réduire le coût de chaque achat en ligne.

Amazon a été l’une des premières entreprises de e-commerce à faire de sa chaîne logistique un avantage concurrentiel, note Matt Crawford, directeur général des expéditions chez BigCommerce, qui aide les commerçants à créer et à gérer des boutiques en ligne. Lorsque le géant a eu créé sa marketplace — où tout le monde peut vendre des marchandises — et Expedié par Amazon — son service logistique pour l’entreposage et l’expédition des articles que ces entreprises vendent sur la plateforme —, cet avantage s’est étendu à tous les vendeurs prêts à payer pour ces services.

Depuis, Amazon n’a cessé d’accélérer la vitesse à laquelle la plupart des produits vendus sur son site arrivent sur le pas de la porte des acheteurs, en proposant d’abord la livraison sous deux jours, puis le lendemain, et maintenant fréquemment le jour même, grâce à la mise en place du service Prime Now sur son site principal et son application.

« Vous allez assister à une disparition progressive des commerçants qui ne peuvent pas résoudre leur problème de chaîne logistique [pour leurs ventes en ligne] ». Les frais de port des commerçants, via des transporteurs comme UPS, des services postaux américains et FedEx, vont augmenter de 5 à 7 % cette année, en raison de l’explosion de la demande

Selon Steve Denton, directeur général de Ware2Go, une filiale d’UPS qui met en relation des PME de commerce en ligne avec des entrepôts depuis lesquels ils peuvent distribuer leurs marchandises, les vendeurs qui souhaitent bénéficier du très convoité badge Prime d’Amazon — qui garantit une livraison rapide et permet d’augmenter considérablement les ventes — sont confrontés à un choix difficile.

Deux options s’offrent désormais à eux, dit-il. Soit ils paient des commissions de plus en plus élevées à Amazon pour stocker et expédier leurs marchandises à partir des installations de la société, soit ils expédient leurs produits à partir d’entrepôts autres que ceux d’Amazon, mais qui répondent aux exigences strictes du programme Seller Fulfilled Prime de l’entreprise — notamment bénéficier d’une disponibilité au niveau national et d’une expédition rapide. Certains marchands, en particulier ceux qui proposent des articles volumineux ou des produits qui ne se vendent en général pas vite, trouvent cette option plus abordable.

« Vous allez assister à une disparition progressive des commerçants qui ne peuvent pas résoudre leur problème de chaîne logistique [pour leurs ventes en ligne] », assure M. Crawford. Les frais de port des commerçants, via des transporteurs comme UPS, des services postaux américains et FedEx, vont augmenter de 5 à 7 % cette année, en raison de l’explosion de la demande. Et depuis que la Covid a perturbé la logistique dans le monde entier, les commerçants doivent payer plus cher pour stocker davantage de marchandises. Parallèlement, la demande d’expédition plus rapide oblige les distributeurs à déterminer avec précision le nombre d’articles à stocker dans les différents entrepôts d’un réseau qui s’étend sur tout le pays, ajoute-t-il. (Les commissions d’Amazon dissuadent les détaillants de garder longtemps des articles dans ses entrepôts).

La généralisation du modèle de marketplace et la façon dont Amazon façonne les attentes des clients signifient que les exigences croissantes que la société impose aux vendeurs Prime se répercutent sur l’ensemble du secteur du e-commerce

Pour intégrer le programme Seller Fulfilled Prime (SFP), les vendeurs doivent stocker des marchandises dans des entrepôts à partir desquels les clients peuvent être livrés en un ou deux jours, afin de maximiser le nombre de vues sur le site et l’appli d’Amazon.

Le succès d’Amazon avec sa marketplace a engendré de nombreuses copies. Les articles que vous achetez sur les sites de Walmart, Target, Wayfair et de dizaines d’autres grands distributeurs peuvent être vendus et expédiés non par ces entreprises, mais par de plus petites qui versent à ces géants de la distribution une partie de revenus tirés de ces ventes et paient éventuellement d’autres frais en échange de leur référencement.

La généralisation du modèle de marketplace et la façon dont Amazon façonne les attentes des clients signifient que les exigences croissantes que la société impose aux vendeurs Prime se répercutent sur l’ensemble du secteur du e-commerce, explique M. Denton. Les autres marketplaces modifient en effet continuellement leurs propres exigences en matière de livraison pour les vendeurs en s’inspirant largement des standards en vigueur chez Amazon.

Le géant de Seattle dit avoir « apporté des changements à Seller Fulfilled Prime, afin que les clients bénéficient d’une expérience de livraison Prime cohérente, quelle que soit la méthode de traitement de commandes. Amazon prospère quand les vendeurs ont du succès, et ces changements permettent de s’assurer que les vendeurs SFP continuent à satisfaire les clients Prime en leur offrant l’expérience d’achat qu’ils attendent. »

Pour les commerçants en ligne de petite ou moyenne taille, répondre aux dernières exigences de Prime nécessite de prendre des mesures qui, jusqu’à récemment, étaient considérées comme exceptionnelles. Cela signifie qu’il faut faire fonctionner les entrepôts au moins six jours par semaine, et parfois recourir à des envois coûteux à J+1 ou la nuit.

Certains vendeurs prospèrent toutefois dans ce nouveau monde. Au début des années 2000, Lee Siegel a fondé ECR4Kids, un fabricant de meubles et d’équipements de jeux pour enfants en kit. L’entreprise commercialisait alors ses produits auprès d’acheteurs traditionnels — revendeurs et districts scolaires ainsi qu’aux grandes surfaces et même à Amazon — mais uniquement en tant que grossiste et marchand. Fin 2018, pour augmenter ses ventes, M. Siegel a référencé certains de ses produits directement sur la marketplace d’Amazon.

Lorsque la pandémie a frappé, M. Siegel pensait que son chiffre d’affaires allait s’effondrer, mais il a, au contraire, explosé, car les parents d’élèves suivant leurs cours à distance se sont précipités pour acheter des articles comme des bureaux, des chaises et des casiers pour enfant.

A peu près au même moment où il a commencé à vendre sur la marketplace d’Amazon, ECR4Kids a cessé de gérer de ses propres entrepôts pour confier la logistique de ses commandes à des tiers, dont Ware2Go.

Auparavant, déclare M. Siegel, les services de traitement de commandes pouvaient être fournis par n’importe qui disposant « d’un chariot élévateur, d’un quai de chargement et d’un grand entrepôt vide avec des étagères. Mais pour survivre face à Walmart, Costco, Amazon et Wayfair, il faut une approche complètement différente de la satisfaction client et de la rapidité d’expédition. »

Certains se tournent vers des entreprises telles que Productiv, qui exploite six entrepôts de distribution. Alors qu’Amazon a sa propre armée de robots de mise en rayon et de tri des colis, des entreprises comme Productiv testent des systèmes avec des robots d’appui qui suivent les employés de l’entrepôt lorsqu’ils se déplacent dans les rangées d’étagères, puis acheminent vers des convoyeurs tous les articles prélevés sur ces rayonnages.

Comme dans de nombreux autres secteurs, cette automatisation répond en partie à la hausse des salaires et à la rareté de la main-d’œuvre. La demande en matière d’entreposage et de traitement des commandes bat des records chaque mois, ce qui entraîne à la fois une concurrence accrue entre ces services et une plus grande variété d’offres en la matière.

Chez Charleston Gourmet Burger, les choses se sont beaucoup améliorées. Les températures ont grimpé et des millions d’Américains vaccinés se réunissent à nouveau avec leurs amis et leur famille — et sortent leur barbecue. Le chiffre d’affaires mensuel a rebondi à près de 14 000 dollars en mai, et Mme Wilsondebriano prévoit un mois de juin encore meilleur.

En outre, la famille va commencer à essayer de passer par Amazon à la fois pour vendre ses produits et traiter ses commandes. Le géant du e-commerce est, en effet, en train de lancer un programme pilote visant à fournir une assistance supplémentaire aux entrepreneurs noirs comme les Wilsondebriano. Celle-ci comprend notamment la gratuité de publicités, du stockage et du traitement des retours et des services de conseils ainsi que la suppression de certaines commissions. Au cours des deux prochaines semaines, environ 90 % des commandes passées sur le site web de la famille seront traitées par Amazon, et leurs produits apparaîtront sur sa marketplace.

« Etre exonéré d’autant de frais semble être une solution gagnante pour tout le monde, reconnaît Mme Wilsondebriano. Mais je ne sais pas ce que ça va donner concrètement. »

Covid- Brésil: encore 2500 morts par jour

Covid- Brésil: encore 2500 morts par jour

Avec l’Inde, le Brésil est l’un des pays les plus touchés par le virus en raison de l’indigence système sanitaire tout autant que de l’irresponsabilité du pouvoir.  Le Brésil, deuxième pays le plus endeuillé au monde en chiffres absolus par le coronavirus, avec un peu plus de 383.500 morts, avait enregistré en moyenne 2.580 décès quotidiens jeudi soir sur les sept derniers jours, et ce chiffre est resté sous les 3.000 depuis le 15 avril. Le pays compte déjà le pire taux de mortalité des Amériques et de l’hémisphère Sud, avec 182 morts de Covid-19 pour 100.000 habitants, devant les États-Unis (172).

Covid- objectif, c’est 400.000 injections par jour ? (Alain Fischer)

Covid- objectif, c’est 400.000 injections par jour ?  (Alain Fischer)

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C’est ce que promet Alain Fischer, responsable national de la vaccination dans le Figaro.

Emmanuel Macron a parlé d’accélérer la campagne de vaccination. Comment pouvons-nous faire?

Alain FISCHER. - Nous venons d’injecter près de 7 millions de doses en un mois. Nous restons bien entendu tributaires des livraisons, qui ont pu connaître quelques retards en mars. Globalement, l’offre vaccinale monte en puissance. Nous disposons de trois vaccins (Pfizer, Moderna, AstraZeneca) dont nous attendons 12,2 millions de doses supplémentaires en avril et 17,7 millions en mai. À la fin du mois d’avril, nous pourrions en plus avoir celui de Janssen et, en juin, ceux de Curevac et de Novavax(voir infographie). Délivrer toutes ces doses au plus vite demande néanmoins une certaine organisation, c’est pourquoi nous avons ouvert de nouveaux mégacentres. Nous avons pour objectif une cadence de 400.000 injections par jour en avril.

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