Archive pour le Tag 'risques'

Finances et Bourses : des risques de grand chambardement ?

Finances et Bourses : des risques de grand chambardement ?

 

 

Plusieurs gourous , dont Christine Lagarde, tentent de rassurer à propos de la gravité de la situation économique et en particulier en ce qui concerne l’envolée de l’inflation. La thèse encore défendue très mollement serait que cette inflation est très provisoire quand la plupart des experts pensent  le contraire en raison de la restructuration de l’appareil de production, de la recomposition logistique, de la hausse des matières premières y compris alimentaires et évidemment de la guerre en Ukraine.

La flambée d’inflation est en train de plomber la croissance. Du coup ,il n’est pas besoin d’être grand clerc pour prévoir que l’activité risque de stagner. C’est déjà le cas pratiquement en Europe. Or moins d’activité, c’est moins de profits à terme avec en plus souvent des dettes à amortir. Comme l’activité la bourse à un moment donné ne peut refléter que l’état de l’économie même si c’est par anticipation. Conclusion,  une baisse de croissance amène inévitablement à un tassement de la rentabilité et des profits

En fait, les Bourses européennes plongent  face à la menace de l’inflation…ou de la récession

Tout cela entraîne beaucoup de volatilité, au plus grand profit des opérateurs de marché.

Le  prix des actions est revenu à des niveaux de 2017, soit environ 18 fois les profits sur le S&P 500 et 13 fois sur le CAC 40.

La question fondamentale est de savoir si l’inflation va se maintenir autour de 5 % aussi elle ne risque pas d’atteindre près de 10 % d’ici la fin d’année.Avec en plus un risque de récession.

 

Finances–Bourse : des risques de grand chambardement

Finances–Bourse : des risques de grand chambardement

 

 

Plusieurs gourous , dont Christine Lagarde, tentent de rassurer à propos de la gravité de la situation économique et en particulier en ce qui concerne l’envolée de l’inflation. La thèse encore défendue très mollement serait que cette inflation est très provisoire quand la plupart des experts pensent  le contraire en raison de la restructuration de l’appareil de production, de la recomposition logistique, de la hausse des matières premières y compris alimentaires et évidemment de la guerre en Ukraine.

La flambée d’inflation est en train de plomber la croissance. Du coup ,il n’est pas besoin d’être grand clerc pour prévoir que l’activité risque de stagner. C’est déjà le cas pratiquement en Europe. Or moins d’activité, c’est moins de profits à terme avec en plus souvent des dettes à amortir. Comme l’activité la bourse à un moment donné ne peut refléter que l’état de l’économie même si c’est par anticipation. Conclusion,  une baisse de croissance amène inévitablement à un tassement de la rentabilité et des profits

En fait, es Bourses européennes plongent  face à la menace de l’inflation…ou de la récession

Tout cela entraîne beaucoup de volatilité, au plus grand profit des opérateurs de marché.

Le  prix des actions est revenu à des niveaux de 2017, soit environ 18 fois les profits sur le S&P 500 et 13 fois sur le CAC 40.

La question fondamentale est de savoir si l’inflation va se maintenir autour de 5 % aussi elle ne risque pas d’atteindre près de 10 % d’ici la fin d’année.Avec en plus un risque de récession.

 

Bourse : des risques de grand chambardement

Bourse : des risques de grand chambardement

 

 

Plusieurs gourous , dont Christine Lagarde, tente de rassurer à propos de la gravité de la situation économique et en particulier en ce qui concerne l’envolée de l’inflation. La thèse encore défendue très mollement serait que cette inflation est très provisoire quand la plupart des experts pensent  le contraire en raison de la restructuration de l’appareil de production, de la recomposition logistique, de la hausse des matières premières y comprise alimentaires et évidemment de la guerre en Ukraine.

La flambée d’inflation est en train de plomber la croissance. Du coup ,il n’est pas besoin d’être grand clerc pour prévoir que l’activité risque de stagner. C’est déjà le cas pratiquement en Europe. Or moins d’activité, c’est moins de profits à terme avec en plus souvent des dettes à amortir. Comme l’activité la bourse à un moment donné ne peut refléter que l’état de l’économie même si c’est par anticipation. Conclusion une baisse de croissance amène inévitablement à un tassement de la rentabilité et des profits

Les Bourses européennes plongent  face à la menace de l’inflation…ou de la récession

Tout cela entraîne beaucoup de volatilité, au plus grand profit des opérateurs de marché.

Le  prix des actions est revenu à des niveaux de 2017, soit environ 18 fois les profits sur le S&P 500 et 13 fois sur le CAC 40.

La question fondamentale est de savoir si l’inflation va se maintenir autour de 5 % aussi elle ne risque pas d’atteindre près de 10 % d’ici la fin d’année.Avec en plus un risque de récession.

 

Politique: Les risques d’un quinquennat de chaos

Politique: Les risques d’un quinquennat de chaos          

 

Rarement sans doute une élection aura aussi peu intéressé les Français qui a près de 70 % n’attendent  pas grand-chose de cette échéance. D’une certaine manière, ils ont raison. Pire, ce quinquennat pourrait être celui du chaos tellement de problèmes restent  en suspens.

Les principaux concernent le manque de compétitivité de l’économie, la bureaucratie étatique, le poids de la fiscalité sans parler des problèmes sociétaux de démocratie, de drogue, d’insécurité voire de terrorisme.

Sur l’ensemble de ces questions Macron a  joué au président caméléon : un coup à gauche, un coup à droite et retour à la case immobilisme.

Ce nouveau quinquennat comporte  le risque d’additionner les crises.

La première crise concernera sans doute le domaine démocratique ;  le président élu comme d’ailleurs les députés ne seront représentatifs que d’une faible majorité. En gros , les trois quarts des Français ne se reconnaîtront pas dans ces élus.

La seconde crise pourrait découler de la question socio économique très impactée par l’inflation. Une inflation en train discrètement mais sûrement de grignoter le pouvoir d’achat des ménages , donc de la consommation et de la croissance. Et plus loin derrière de l’emploi. En gros, en moyenne les Français vont voir leur pouvoir d’achat augmenter de 2 à 3 % qu’en inflation aura atteints cette année autour de 6 %.

La question économique centrale concerne le manque de compétitivité de la France qui en moyenne par an accuse toujours autour de 70 milliards de déficits quand les Allemands dégagent un bénéfice de près de 200 milliards. En cause, un ultralibéralisme qui  a tué notamment l’industrie et favorisé les délocalisations.

En cause, le poids de la fiscalité qui pèse sur les coûts de production. En cause aussi,  un problème tabou : le manque de productivité des actifs. Un manque de productivité qui a reçu le coup de grâce avec les 35 heures de la gauche irresponsable et incompétente. Les Français potentiellement actifs sont ceux parmi les pays développés qui travaillent le moins au cours de leur vie. Cette question va rapidement resurgir à l’occasion de la réforme des retraites sera forcément contestée.

Au-delà de la question économique se pose tout autant- et en interconnexion- la question financière avec l’accumulation d’une dette qui prouve que la France ne peut maintenir son train de vie qu’à crédit. Une dette qu’il faudra bien rembourser à terme   d’une manière ou d’une autre par la fiscalité ou l’inflation.

En matière sociétale, les questions de la sécurité et de la drogue devront être prises autrement en compte car elles gangrènent  progressivement non seulement certaines banlieues mais la plupart des villes mêmes les plus petites avec des contagions jusque dans la ruralité.

Évidemment d’autres problèmes non évoqués ici viendront aussi marquer ce quinquennat. Un quinquennat qui pourrait surtout être celui du chaos avec soit une présidente complètement incompétente, soit un président caméléon immature  qui confond bavardage et progressisme.

Politique-Macron II: Les risques d’un quinquennat de chaos

Politique-Macron II: Les risques d’un quinquennat de chaos          

 

Rarement sans doute une élection aura aussi peu intéressé les Français qui a près de 70 % n’attendent  pas grand-chose de cette échéance. D’une certaine manière, ils ont raison. Pire, ce quinquennat pourrait être celui du chaos tellement de problèmes restent  en suspens.

Les principaux concernent le manque de compétitivité de l’économie, la bureaucratie étatique, le poids de la fiscalité sans parler des problèmes sociétaux de démocratie, de drogue, d’insécurité voire de terrorisme.

Sur l’ensemble de ces questions Macron a  joué au président caméléon : un coup à gauche, un coup à droite et retour à la case immobilisme.

Ce nouveau quinquennat comporte  le risque d’additionner les crises.

La première crise concernera sans doute le domaine démocratique ;  le président élu comme d’ailleurs les députés ne seront représentatifs que d’une faible majorité. En gros , les trois quarts des Français ne se reconnaîtront pas dans ces élus.

La seconde crise pourrait découler de la question socio économique très impactée par l’inflation. Une inflation en train discrètement mais sûrement de grignoter le pouvoir d’achat des ménages , donc de la consommation et de la croissance. Et plus loin derrière de l’emploi. En gros, en moyenne les Français vont voir leur pouvoir d’achat augmenter de 2 à 3 % qu’en inflation aura atteints cette année autour de 6 %.

La question économique centrale concerne le manque de compétitivité de la France qui en moyenne par an accuse toujours autour de 70 milliards de déficits quand les Allemands dégagent un bénéfice de près de 200 milliards. En cause, un ultralibéralisme qui  a tué notamment l’industrie et favorisé les délocalisations.

En cause, le poids de la fiscalité qui pèse sur les coûts de production. En cause aussi,  un problème tabou : le manque de productivité des actifs. Un manque de productivité qui a reçu le coup de grâce avec les 35 heures de la gauche irresponsable et incompétente. Les Français potentiellement actifs sont ceux parmi les pays développés qui travaillent le moins au cours de leur vie. Cette question va rapidement resurgir à l’occasion de la réforme des retraites sera forcément contestée.

Au-delà de la question économique se pose tout autant- et en interconnexion- la question financière avec l’accumulation d’une dette qui prouve que la France ne peut maintenir son train de vie qu’à crédit. Une dette qu’il faudra bien rembourser à terme   d’une manière ou d’une autre par la fiscalité ou l’inflation.

En matière sociétale, les questions de la sécurité et de la drogue devront être prises autrement en compte car elles gangrènent  progressivement non seulement certaines banlieues mais la plupart des villes mêmes les plus petites avec des contagions jusque dans la ruralité.

Évidemment d’autres problèmes non évoqués ici viendront aussi marquer ce quinquennat. Un quinquennat qui pourrait surtout être celui du chaos avec un président caméléon immature  qui confond bavardage et progressisme, démocratie et technocratie.

Politique- risques d’un quinquennat de chaos

Politiquerisques d’un quinquennat de chaos          

 

Rarement sans doute une élection aura aussi peu intéressé les Français qui a près de 70 % n’attendent  pas grand-chose de cette échéance. D’une certaine manière, ils ont raison. Pire, ce quinquennat pourrait être celui du chaos tellement de problèmes restent  en suspens.

Les principaux concernent le manque de compétitivité de l’économie, la bureaucratie étatique, le poids de la fiscalité sans parler des problèmes sociétaux de démocratie, de drogue, d’insécurité voire de terrorisme.

Sur l’ensemble de ces questions Macron a  joué au président caméléon : un coup à gauche, un coup à droite et retour à la case immobilisme.

Ce nouveau quinquennat comporte  le risque d’additionner les crises.

La première crise concernera sans doute le domaine démocratique ;  le président élu comme d’ailleurs les députés ne seront représentatifs que d’une faible majorité. En gros , les trois quarts des Français ne se reconnaîtront pas dans ces élus.

La seconde crise pourrait découler de la question socio économique très impactée par l’inflation. Une inflation en train discrètement mais sûrement de grignoter le pouvoir d’achat des ménages , donc de la consommation et de la croissance. Et plus loin derrière de l’emploi. En gros, en moyenne les Français vont voir leur pouvoir d’achat augmenter de 2 à 3 % qu’en inflation aura atteints cette année autour de 6 %.

La question économique centrale concerne le manque de compétitivité de la France qui en moyenne par an accuse toujours autour de 70 milliards de déficits quand les Allemands dégagent un bénéfice de près de 200 milliards. En cause, un ultralibéralisme qui  a tué notamment l’industrie et favorisé les délocalisations.

En cause, le poids de la fiscalité qui pèse sur les coûts de production. En cause aussi,  un problème tabou : le manque de productivité des actifs. Un manque de productivité qui a reçu le coup de grâce avec les 35 heures de la gauche irresponsable et incompétente. Les Français potentiellement actifs sont ceux parmi les pays développés qui travaillent le moins au cours de leur vie. Cette question va rapidement resurgir à l’occasion de la réforme des retraites sera forcément contestée.

Au-delà de la question économique se pose tout autant- et en interconnexion- la question financière avec l’accumulation d’une dette qui prouve que la France ne peut maintenir son train de vie qu’à crédit. Une dette qu’il faudra bien rembourser à terme   d’une manière ou d’une autre par la fiscalité ou l’inflation.

En matière sociétale, les questions de la sécurité et de la drogue devront être prises autrement en compte car elles gangrènent  progressivement non seulement certaines banlieues mais la plupart des villes mêmes les plus petites avec des contagions jusque dans la ruralité.

Évidemment d’autres problèmes non évoqués ici viendront aussi marquer ce quinquennat. Un quinquennat qui pourrait surtout être celui du chaos avec soit une présidente complètement incompétente, soit un président caméléon immature  qui confond bavardage et progressisme.

Macron II: Les risques d’un quinquennat de chaos

Macron II: Les risques d’un quinquennat de chaos          

 

Rarement sans doute une élection aura aussi peu intéressé les Français qui a près de 70 % n’attendent  pas grand-chose de cette échéance. D’une certaine manière, ils ont raison. Pire, ce quinquennat pourrait être celui du chaos tellement de problèmes restent  en suspens.

Les principaux concernent le manque de compétitivité de l’économie, la bureaucratie étatique, le poids de la fiscalité sans parler des problèmes sociétaux de démocratie, de drogue, d’insécurité voire de terrorisme.

Sur l’ensemble de ces questions Macron a  joué au président caméléon : un coup à gauche, un coup à droite et retour à la case immobilisme.

Ce nouveau quinquennat comporte  le risque d’additionner les crises.

La première crise concernera sans doute le domaine démocratique ;  le président élu comme d’ailleurs les députés ne seront représentatifs que d’une faible majorité. En gros , les trois quarts des Français ne se reconnaîtront pas dans ces élus.

La seconde crise pourrait découler de la question socio économique très impactée par l’inflation. Une inflation en train discrètement mais sûrement de grignoter le pouvoir d’achat des ménages , donc de la consommation et de la croissance. Et plus loin derrière de l’emploi. En gros, en moyenne les Français vont voir leur pouvoir d’achat augmenter de 2 à 3 % qu’en inflation aura atteints cette année autour de 6 %.

La question économique centrale concerne le manque de compétitivité de la France qui en moyenne par an accuse toujours autour de 70 milliards de déficits quand les Allemands dégagent un bénéfice de près de 200 milliards. En cause, un ultralibéralisme qui  a tué notamment l’industrie et favorisé les délocalisations.

En cause, le poids de la fiscalité qui pèse sur les coûts de production. En cause aussi,  un problème tabou : le manque de productivité des actifs. Un manque de productivité qui a reçu le coup de grâce avec les 35 heures de la gauche irresponsable et incompétente. Les Français potentiellement actifs sont ceux parmi les pays développés qui travaillent le moins au cours de leur vie. Cette question va rapidement resurgir à l’occasion de la réforme des retraites sera forcément contestée.

Au-delà de la question économique se pose tout autant- et en interconnexion- la question financière avec l’accumulation d’une dette qui prouve que la France ne peut maintenir son train de vie qu’à crédit. Une dette qu’il faudra bien rembourser à terme   d’une manière ou d’une autre par la fiscalité ou l’inflation.

En matière sociétale, les questions de la sécurité et de la drogue devront être prises autrement en compte car elles gangrènent  progressivement non seulement certaines banlieues mais la plupart des villes mêmes les plus petites avec des contagions jusque dans la ruralité.

Évidemment d’autres problèmes non évoqués ici viendront aussi marquer ce quinquennat. Un quinquennat qui pourrait surtout être celui du chaos avec un président caméléon immature  qui confond bavardage et progressisme, démocratie et technocratie.

Les risques d’un quinquennat de chaos

Les risques d’un quinquennat de chaos          

 

Rarement sans doute une élection aura aussi peu intéressé les Français qui a près de 70 % n’attendent  pas grand-chose de cette échéance. D’une certaine manière, ils ont raison. Pire, ce quinquennat pourrait être celui du chaos tellement de problèmes restent  en suspens.

Les principaux concernent le manque de compétitivité de l’économie, la bureaucratie étatique, le poids de la fiscalité sans parler des problèmes sociétaux de démocratie, de drogue, d’insécurité voire de terrorisme.

Sur l’ensemble de ces questions Macron a  joué au président caméléon : un coup à gauche, un coup à droite et retour à la case immobilisme.

Ce nouveau quinquennat comporte  le risque d’additionner les crises.

La première crise concernera sans doute le domaine démocratique ;  le président élu comme d’ailleurs les députés ne seront représentatifs que d’une faible majorité. En gros , les trois quarts des Français ne se reconnaîtront pas dans ces élus.

La seconde crise pourrait découler de la question socio économique très impactée par l’inflation. Une inflation en train discrètement mais sûrement de grignoter le pouvoir d’achat des ménages , donc de la consommation et de la croissance. Et plus loin derrière de l’emploi. En gros, en moyenne les Français vont voir leur pouvoir d’achat augmenter de 2 à 3 % qu’en inflation aura atteints cette année autour de 6 %.

La question économique centrale concerne le manque de compétitivité de la France qui en moyenne par an accuse toujours autour de 70 milliards de déficits quand les Allemands dégagent un bénéfice de près de 200 milliards. En cause, un ultralibéralisme qui  a tué notamment l’industrie et favorisé les délocalisations.

En cause, le poids de la fiscalité qui pèse sur les coûts de production. En cause aussi,  un problème tabou : le manque de productivité des actifs. Un manque de productivité qui a reçu le coup de grâce avec les 35 heures de la gauche irresponsable et incompétente. Les Français potentiellement actifs sont ceux parmi les pays développés qui travaillent le moins au cours de leur vie. Cette question va rapidement resurgir à l’occasion de la réforme des retraites sera forcément contestée.

Au-delà de la question économique se pose tout autant- et en interconnexion- la question financière avec l’accumulation d’une dette qui prouve que la France ne peut maintenir son train de vie qu’à crédit. Une dette qu’il faudra bien rembourser à terme   d’une manière ou d’une autre par la fiscalité ou l’inflation.

En matière sociétale, les questions de la sécurité et de la drogue devront être prises autrement en compte car elles gangrènent  progressivement non seulement certaines banlieues mais la plupart des villes mêmes les plus petites avec des contagions jusque dans la ruralité.

Évidemment d’autres problèmes non évoqués ici viendront aussi marquer ce quinquennat. Un quinquennat qui pourrait surtout être celui du chaos avec soit une présidente complètement incompétente, soit un président caméléon immature  qui confond bavardage et progressisme.

Croissance : Les risques d’une stagnation de l’activité

Croissance : Les risques d’une stagnation de l’activité

Le choc énergétique pourrait déboucher sur une activité proche de zéro dans les prochains mois selon Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management.( La Tribune).
 L’Insee vient de confirmer sa première estimation d’inflation en mars à 4,5%. Etes-vous surpris par cette hausse ?

PHILIPPE WAECHTER- Non, cette hausse est commune à beaucoup de pays européens. En zone euro, l’Italie, l’Espagne ou l’Allemagne ont également enregistré une accélération significative de l’inflation au mois de mars. Cette accélération résulte en grande partie de la hausse très marquée des prix de l’énergie. Dans le détail, on voit que le prix de l’énergie a encore fortement progressé en mars. La France est néanmoins légèrement en retrait par rapport aux autres pays en raison du bouclier énergétique du gouvernement qui protège.

Selon l’Insee, ce bouclier permet de limiter l’inflation d’environ 1,5%. C’est un facteur qui à court terme joue favorablement. Il joue moins sur l’essence que sur le gaz ou l’électricité. Depuis l’entrée en guerre de la Russie en Ukraine, les prix de l’énergie ont fortement progressé. Les chiffres du mois de mars marquent une hausse entre 60% et 100% par rapport à la moyenne de 2021. C’est une hausse assez brutale.

À quoi peut-on s’attendre dans les prochaines semaines ?

On ne peut pas faire l’hypothèse que les prix de l’énergie vont se réduire spontanément.  À l’échelle de la zone euro, si le prix du baril est maintenu à 102 euros comme au mois de mars tout au long de l’année 2022, la contribution de l’énergie à l’inflation sera très forte au cours des prochains mois.

Sur la zone euro, la contribution de l’énergie en fin d’année serait de l’ordre de 2%. Il reste beaucoup d’incertitudes sur le plan diplomatique et la stratégie de l’Europe sur le gaz russe.

Le choc sur les prix de l’énergie peut-il entraîner une récession en Europe et en France ?

Si on replace le choc énergétique actuel dans une perspective historique, le prix du baril de pétrole est à un niveau très élevé. Le prix du baril en euros constants est bien plus élevé que lors des deux chocs pétroliers des années 70. Lorsqu’il y a un choc énergétique liée à une accélération brutale du prix de l’énergie, il y a une récession généralement derrière. Ce choc énergétique oblige tous les acteurs économiques à arbitrer dans leurs dépenses. Les ménages doivent faire des choix entre les carburants et d’autres biens. Ceux qui dépendent de la voiture vont être pénalisés dans leur consommation. Les entreprises sont contraintes de payer leur énergie plus cher. Cela les oblige à faire des choix. Cette situation modifie l’allocation des ressources. C’est un facteur de déstabilisation de la conjoncture.

Par ailleurs, quand il y a une telle hausse des prix de l’énergie, les factures énergétiques s’accroissent de manière significative. Il y a un transfert de revenus vers les pays producteurs de pétrole. Ces revenus ne vont pas revenir spontanément. Les Européens sont obligés d’ajuster leur budget à cette facture pétrolière. La demande adressée aux entreprises est forcément plus réduite.

La probabilité de récession en 2022 est loin d’être négligeable en Europe et en France. Cela ne veut pas dire que l’activité va s’effondrer rapidement. La probabilité d’une activité proche de zéro en Europe et en France est loin d’être nulle. Le choc énergétique peut avoir un caractère systématique.

L’horizon économique considérablement assombri avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie complique la tâche de la BCE. Quelles sont les marges de manoeuvre de sa présidente Christine Lagarde ?

La Banque centrale européenne n’a pas beaucoup de marges de manoeuvre. Le principal objectif de la BCE reste l’inflation. Elle est actuellement à 7,5% au mois de mars en zone euro. Lorsque l’on examine les contributions des différents postes, l’énergie et l’alimentation contribuent à hauteur de 5,5%. La contribution de l’énergie et de l’alimentaire est bien supérieure à celles des biens et services. La BCE ne peut pas contrôler la production de pétrole ou de gaz. Cette situation est contraignante pour la BCE. Aux Etats-Unis, la contribution des biens et services à l’inflation est très élevée par rapport à celle de l’énergie. La Réserve fédérale peut agir plus facilement.

En Europe, agir sur les comportements, c’est prendre un risque d’agir sur l’activité sans peser sur l’inflation. Christine Lagarde veut peser sur l’inflation. La BCE va probablement monter ses taux en septembre et en décembre. Pour l’instant, son discours tend à montrer que l’inflation actuelle ne doit pas s’inscrire dans l’esprit de tous les acteurs de l’économie et que chacun n’intègre pas l’idée que l’inflation soit persistante. Elle doit durcir le ton pour éviter la persistance de l’inflation. Dans le même temps, elle a demandé aux gouvernements d’avoir des politiques accommodantes pour que la demande soit soutenue. Le plus grand drame pour les banques centrales est la persistance de l’inflation.

Économie : Les risques d’une stagnation de l’activité

Économie : Les risques d’une stagnation de l’activité

Le choc énergétique pourrait déboucher sur une activité proche de zéro dans les prochains mois selon Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management.( La Tribune)
 L’Insee vient de confirmer sa première estimation d’inflation en mars à 4,5%. Etes-vous surpris par cette hausse ?

PHILIPPE WAECHTER- Non, cette hausse est commune à beaucoup de pays européens. En zone euro, l’Italie, l’Espagne ou l’Allemagne ont également enregistré une accélération significative de l’inflation au mois de mars. Cette accélération résulte en grande partie de la hausse très marquée des prix de l’énergie. Dans le détail, on voit que le prix de l’énergie a encore fortement progressé en mars. La France est néanmoins légèrement en retrait par rapport aux autres pays en raison du bouclier énergétique du gouvernement qui protège.

Selon l’Insee, ce bouclier permet de limiter l’inflation d’environ 1,5%. C’est un facteur qui à court terme joue favorablement. Il joue moins sur l’essence que sur le gaz ou l’électricité. Depuis l’entrée en guerre de la Russie en Ukraine, les prix de l’énergie ont fortement progressé. Les chiffres du mois de mars marquent une hausse entre 60% et 100% par rapport à la moyenne de 2021. C’est une hausse assez brutale.

À quoi peut-on s’attendre dans les prochaines semaines ?

On ne peut pas faire l’hypothèse que les prix de l’énergie vont se réduire spontanément.  À l’échelle de la zone euro, si le prix du baril est maintenu à 102 euros comme au mois de mars tout au long de l’année 2022, la contribution de l’énergie à l’inflation sera très forte au cours des prochains mois.

Sur la zone euro, la contribution de l’énergie en fin d’année serait de l’ordre de 2%. Il reste beaucoup d’incertitudes sur le plan diplomatique et la stratégie de l’Europe sur le gaz russe.

Le choc sur les prix de l’énergie peut-il entraîner une récession en Europe et en France ?

Si on replace le choc énergétique actuel dans une perspective historique, le prix du baril de pétrole est à un niveau très élevé. Le prix du baril en euros constants est bien plus élevé que lors des deux chocs pétroliers des années 70. Lorsqu’il y a un choc énergétique liée à une accélération brutale du prix de l’énergie, il y a une récession généralement derrière. Ce choc énergétique oblige tous les acteurs économiques à arbitrer dans leurs dépenses. Les ménages doivent faire des choix entre les carburants et d’autres biens. Ceux qui dépendent de la voiture vont être pénalisés dans leur consommation. Les entreprises sont contraintes de payer leur énergie plus cher. Cela les oblige à faire des choix. Cette situation modifie l’allocation des ressources. C’est un facteur de déstabilisation de la conjoncture.

Par ailleurs, quand il y a une telle hausse des prix de l’énergie, les factures énergétiques s’accroissent de manière significative. Il y a un transfert de revenus vers les pays producteurs de pétrole. Ces revenus ne vont pas revenir spontanément. Les Européens sont obligés d’ajuster leur budget à cette facture pétrolière. La demande adressée aux entreprises est forcément plus réduite.

La probabilité de récession en 2022 est loin d’être négligeable en Europe et en France. Cela ne veut pas dire que l’activité va s’effondrer rapidement. La probabilité d’une activité proche de zéro en Europe et en France est loin d’être nulle. Le choc énergétique peut avoir un caractère systématique.

L’horizon économique considérablement assombri avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie complique la tâche de la BCE. Quelles sont les marges de manoeuvre de sa présidente Christine Lagarde ?

La Banque centrale européenne n’a pas beaucoup de marges de manoeuvre. Le principal objectif de la BCE reste l’inflation. Elle est actuellement à 7,5% au mois de mars en zone euro. Lorsque l’on examine les contributions des différents postes, l’énergie et l’alimentation contribuent à hauteur de 5,5%. La contribution de l’énergie et de l’alimentaire est bien supérieure à celles des biens et services. La BCE ne peut pas contrôler la production de pétrole ou de gaz. Cette situation est contraignante pour la BCE. Aux Etats-Unis, la contribution des biens et services à l’inflation est très élevée par rapport à celle de l’énergie. La Réserve fédérale peut agir plus facilement.

En Europe, agir sur les comportements, c’est prendre un risque d’agir sur l’activité sans peser sur l’inflation. Christine Lagarde veut peser sur l’inflation. La BCE va probablement monter ses taux en septembre et en décembre. Pour l’instant, son discours tend à montrer que l’inflation actuelle ne doit pas s’inscrire dans l’esprit de tous les acteurs de l’économie et que chacun n’intègre pas l’idée que l’inflation soit persistante. Elle doit durcir le ton pour éviter la persistance de l’inflation. Dans le même temps, elle a demandé aux gouvernements d’avoir des politiques accommodantes pour que la demande soit soutenue. Le plus grand drame pour les banques centrales est la persistance de l’inflation.

 

Santé et édulcorants : Risques de cancer (Inserm)

Santé et édulcorants : Risques de cancer  (Inserm)

Des chercheurs français ont mené une étude sur plus de 10 000 personnes entre 2009 et 2021. Celle-ci pointe les dangers liés à la consommation d’aspartame par exemple. (Franceinfo)

 

 

 

Ils donnent un petit goût sucré aux aliments, tout en permettant de réduire leur teneur en sucre ajouté. Les édulcorants sont consommés au quotidien par des millions de personnes. Mais sont-ils si bons pour la santé ? Non, à en croire une étude réalisée par des chercheurs de l’Inserm, de l’Inrae, du Cnam et de l’université Paris-Sorbonne. D’après leurs travaux, ces additifs alimentaires sont associés à un risque accru de cancers, notamment de cancer du sein et de cancers liés à l’obésité.

Les chercheurs ont analysé les données de santé et la consommation d’édulcorants de 102 865 Français et Françaises, participant à la vaste étude NutriNet-Santé. Les volontaires y ont renseigné leurs antécédents médicaux, leur activité physique, leur état de santé et leur mode de vie. Ils ont aussi entré les noms et marques des produits consommés. De quoi mesurer leur exposition aux additifs alimentaires et notamment aux édulcorants.

Le suivi débuté en 2009 a duré jusqu’en 2021. Les chercheurs ont enregistré les diagnostics de cancers rapportés au cours de cette période. Et ils ont fait une analyse statistique afin d’étudier le lien éventuel entre la consommation d’édulcorants et le risque de développer un cancer.

Les scientifiques ont constaté que, comparés aux personnes qui n’en consommaient pas, les plus gros consommateurs d’édulcorants, c’est-à-dire ceux au-delà de la médiane de consommation, avaient un risque plus élevé de 13% de développer un cancer, quel qu’en soit le type, en particulier avec l’aspartame et l’acésulfame K.

A ce jour, les apports en édulcorants à travers l’alimentation « proviennent à 53% de boissons édulcorées, à 29% des sucrettes ou édulcorants de table, à 8% des produits laitiers ou desserts lactés, parfois même d’aliments salés comme des chips », détaille Mathilde Touvier, directrice de recherche en épidémiologie nutritionnelle à l’Inserm.

« L’étude quantifie pour la première fois dans le monde l’exposition aux édulcorants au global sur toute l’alimentation et par type de composant pour la mettre en relation avec le risque de maladie, souligne encore Mathilde Touvier, qui a coordonné l’étude. Jusqu’ici, les études étaient expérimentales, surtout sur des modèles animaux ou des cellules. »

Bien qu’il ne soit pas encore possible d’établir une relation de cause à effet directe,  »ces résultats ne soutiennent pas l’utilisation d’édulcorants en tant qu’alternatives sûres au sucre », prévient la chercheuse. Ces résultats, estime Mathilde Touvier, pourront servir à « la réévaluation en cours par l’Autorité européenne de sécurité des aliments et d’autres agences de santé publique dans le monde ».

 

Pas de risques de guerre mondiale ?

Pas de risques de   guerre  mondiale  ?

 

 

Depuis le 24 février, ce que nous racontent les marchés financiers peut paraitre anecdotique. Et en vérité, ça l’est. Que la bourse s’écroule ne devrait pas nous émouvoir. Mais, il se trouve que la bourse ne s’écroule pas. Karl Eychenne, stratégiste et économiste. reconnaît toutefois que cette relative sérénité repose davantage sur une opinion que sur une réelle connaissance.L es derniers événements relative au repli russe semble toutefois donner raison à l’expert

En Europe, les marchés d’actions ont récupéré tout ou presque de ce qu’ils avaient perdu depuis le début du conflit. Aux États-Unis, c’est encore mieux puisque les marchés sont en hausse de près de 5 % depuis cette date. Finalement, seuls les marchés émergents semblent encore sonnés par la déflagration, le marché russe ayant été carrément fermé. Que faut-il penser de cette suffisance des marchés d’actions alors que l’Europe tutoie le néant ?

Imaginons que les prix des actifs financiers nous disent quelque chose d’intelligent, on en déduit alors que les investisseurs ne semblent pas inquiets quant à l’évolution du conflit en cours. Certes, il y eut bien ce moment de stupeur au début du conflit, avec des marchés d’actions perdant près de – 10 % en une semaine. Puis très vite, les investisseurs ont décidé que les marchés n’iraient pas plus bas, rachetant les actifs financiers qu’ils avaient vendu. En clair, l’escalade n’a jamais semblé être le scénario retenu par les investisseurs. Pourquoi ?

Il ne faut jamais prêter une attention excessive à ce qui se cache dans le prix d’un actif financier. Les marchés sont un observatoire et non pas un conservatoire, on ne doit pas chercher à en déduire de grandes vérités à partir de grandes théories. Le risque de surinterprétation y est aussi fréquent que chez le critique d’art contemporain.

Il faut dire que l’on trouve de tout dans le prix d’un actif financier : des anticipations, des émotions, et bien entendu un peu beaucoup d’irrationalité. Dès lors, la résilience des marchés d’actions face à l’évènement reçoit plusieurs interprétations possibles : force tranquille du sachant, effroi de l’ignorant, hébétude de l’imbécile heureux. Difficile de choisir quel est le bon visage de l’investisseur. De la même façon, le visage du penseur laisse toujours planer un doute : est-il en train de méditer ou de somnoler ? Jules Renard avait bien une petite idée :

« il ne disait rien, mais on savait qu’il pensait des bêtises ».

Faisons l’hypothèse de l’investisseur qui pense. Celui qui fait des anticipations rationnelles par exemple, il ne connait pas la fin de l’histoire, mais il la déduit : « si l’on applique toutes ces sanctions économiques, la Russie va bien finir par plier, et le conflit sera terminé. » On a affaire alors à un investisseur de type Laplacien, qui prétend connaitre la trajectoire de la bourse de manière déterministe, juste parce qu’il connait les conditions initiales du problème. Cet investisseur déduit que l’escalade du conflit ne peut pas avoir lieu, car la Russie pliera avant. Fort de sa démonstration il anticipe alors que les marchés d’actions ne vont pas rester à peigner la girafe : les marchés doivent repartir vers le haut, ce qu’ils font effectivement.

Pas si naïf que cela en vérité. Il faut dire que la finance théorique propose un peu le même genre de raisonnement. En cas de crise sévère, l’investisseur serait fondé de vendre ses actions, car elles sont devenues extrêmement volatiles. Cela dit, il n’en vendra pas trop finalement, car la meilleure protection contre une baisse du marché… c’est de le détenir.

On ne rit pas, cette pirouette intellectuelle suppose que toute baisse du marché génère ce que l’on appelle des conditions favorables à son rebond (John Cochrane : Portfolios for long-term investors). Une crise fait baisser le prix courant, mais ne fait pas baisser le prix « final ». Ce prix final c’est celui qui reflète la valeur intrinsèque de l’action, sa vraie valeur en quelque sorte. Dès lors, vous produisez un potentiel de performance significatif entre le prix courant qui a baissé, et le prix final qui lui est resté stable. Il suffit juste d’être patient afin de laisser le temps au prix courant de converger vers le prix final, tout cela à condition bien entendu que la guerre totale n’ait pas lieu, sinon le prix courant n’aura jamais le temps de converger vers le prix final…

Ainsi donc, l’extrême complaisance des marchés d’actions face au tragique ne semble pouvoir se justifier que parce que le pire est écarté de l’horizon des possibles. Le pire ne peut advenir. Donc, il n’adviendra pas.

Mais l’Histoire de la finance n’est pas très sympathique avec l’argument de l’investisseur qui pense. Au mieux elle lui reconnaitra qu’il pense mal. Au pire, elle avancera que la probabilité de l’hypothèse de l’investisseur stupide « confine de façon extraordinaire à la certitude », pour paraphraser Orest Chwolson ce physicien russe des années 30. Plus élégamment, une autre Histoire de la finance se contentera de dire qu’il est bien difficile de séparer le bon grain de l’Ivrée : on ne sait pas si c’est l’investisseur qui est stupide, ou le modèle appliqué pour tester la stupidité de l’investisseur (tests d’hypothèses jointes).

Nous concernant, ces toutes dernières remarques signifient que la relative sérénité des marchés d’actions durant ce conflit ne peut être attribuée avec certitude à de l’hébétude de l’investisseur, mais que cela y ressemble quand même pas mal.

Cela dit, même si la confiance affichée par les marchés fait tiquer, on peut au moins leur reconnaitre une certaine forme de cohérence dans leurs propos. Ainsi, on remarquera que la hiérarchie des rendements observés sur les différentes classes d’actifs est assez cohérente avec l’intuition. Par exemple, les marchés d’actions américains se sont bien mieux comportés que les marchés européens davantage exposés au conflit. En termes de choix de valeurs, il y eut une préférence nette pour les valeurs de l’énergie (pétrole, gaz…) au détriment des valeurs bancaires et de l’automobile jugées les plus vulnérables. Enfin, les investisseurs ont cherché à se débarrasser de leurs obligations gouvernementales, dans un scénario où l’inflation galopante, la vraie cette fois, pouvait amener les Banques Centrales à durcir davantage leurs politiques monétaires.

Ainsi donc, à partir du moment où vous acceptez la prémisse de non fin du monde, tout le reste se déduit naturellement et semble assez cohérent. Faut-il accepter cette prémisse ? Oui, semble indiquer la relative sérénité affichée par les marchés. Mais comme nous l’avons vu, cette sérénité ressemble davantage à une opinion qu’à une réelle connaissance.

Une nuance dont le philosophe Theodor Adorno avait déjà relevé les méfaits :

« L’opinion s’approprie ce que la connaissance ne peut atteindre pour s’y substituer. Elle élimine de façon trompeuse le fossé entre le sujet connaissant et la réalité qui lui échappe ».

Edulcorants : Risques de cancer (Inserm)

Edulcorants : Risques de cancer  (Inserm)

Des chercheurs français ont mené une étude sur plus de 10 000 personnes entre 2009 et 2021. Celle-ci pointe les dangers liés à la consommation d’aspartame par exemple. (Franceinfo)

 

 

 

Ils donnent un petit goût sucré aux aliments, tout en permettant de réduire leur teneur en sucre ajouté. Les édulcorants sont consommés au quotidien par des millions de personnes. Mais sont-ils si bons pour la santé ? Non, à en croire une étude réalisée par des chercheurs de l’Inserm, de l’Inrae, du Cnam et de l’université Paris-Sorbonne. D’après leurs travaux, ces additifs alimentaires sont associés à un risque accru de cancers, notamment de cancer du sein et de cancers liés à l’obésité.

Les chercheurs ont analysé les données de santé et la consommation d’édulcorants de 102 865 Français et Françaises, participant à la vaste étude NutriNet-Santé. Les volontaires y ont renseigné leurs antécédents médicaux, leur activité physique, leur état de santé et leur mode de vie. Ils ont aussi entré les noms et marques des produits consommés. De quoi mesurer leur exposition aux additifs alimentaires et notamment aux édulcorants.

Le suivi débuté en 2009 a duré jusqu’en 2021. Les chercheurs ont enregistré les diagnostics de cancers rapportés au cours de cette période. Et ils ont fait une analyse statistique afin d’étudier le lien éventuel entre la consommation d’édulcorants et le risque de développer un cancer.

Les scientifiques ont constaté que, comparés aux personnes qui n’en consommaient pas, les plus gros consommateurs d’édulcorants, c’est-à-dire ceux au-delà de la médiane de consommation, avaient un risque plus élevé de 13% de développer un cancer, quel qu’en soit le type, en particulier avec l’aspartame et l’acésulfame K.

A ce jour, les apports en édulcorants à travers l’alimentation « proviennent à 53% de boissons édulcorées, à 29% des sucrettes ou édulcorants de table, à 8% des produits laitiers ou desserts lactés, parfois même d’aliments salés comme des chips », détaille Mathilde Touvier, directrice de recherche en épidémiologie nutritionnelle à l’Inserm.

« L’étude quantifie pour la première fois dans le monde l’exposition aux édulcorants au global sur toute l’alimentation et par type de composant pour la mettre en relation avec le risque de maladie, souligne encore Mathilde Touvier, qui a coordonné l’étude. Jusqu’ici, les études étaient expérimentales, surtout sur des modèles animaux ou des cellules. »

Bien qu’il ne soit pas encore possible d’établir une relation de cause à effet directe,  »ces résultats ne soutiennent pas l’utilisation d’édulcorants en tant qu’alternatives sûres au sucre », prévient la chercheuse. Ces résultats, estime Mathilde Touvier, pourront servir à « la réévaluation en cours par l’Autorité européenne de sécurité des aliments et d’autres agences de santé publique dans le monde ».

 

Pas de risques de guerre totale ?

Pas de risques de   guerre totale ?

 

 

Depuis le 24 février, ce que nous racontent les marchés financiers peut paraitre anecdotique. Et en vérité, ça l’est. Que la bourse s’écroule ne devrait pas nous émouvoir. Mais, il se trouve que la bourse ne s’écroule pas. Karl Eychenne, stratégiste et économiste. reconnaît toutefois que cette relative sérénité repose davantage sur une opinion que sur une réelle connaissance.

 

En Europe, les marchés d’actions ont récupéré tout ou presque de ce qu’ils avaient perdu depuis le début du conflit. Aux États-Unis, c’est encore mieux puisque les marchés sont en hausse de près de 5 % depuis cette date. Finalement, seuls les marchés émergents semblent encore sonnés par la déflagration, le marché russe ayant été carrément fermé. Que faut-il penser de cette suffisance des marchés d’actions alors que l’Europe tutoie le néant ?

Imaginons que les prix des actifs financiers nous disent quelque chose d’intelligent, on en déduit alors que les investisseurs ne semblent pas inquiets quant à l’évolution du conflit en cours. Certes, il y eut bien ce moment de stupeur au début du conflit, avec des marchés d’actions perdant près de – 10 % en une semaine. Puis très vite, les investisseurs ont décidé que les marchés n’iraient pas plus bas, rachetant les actifs financiers qu’ils avaient vendu. En clair, l’escalade n’a jamais semblé être le scénario retenu par les investisseurs. Pourquoi ?

Il ne faut jamais prêter une attention excessive à ce qui se cache dans le prix d’un actif financier. Les marchés sont un observatoire et non pas un conservatoire, on ne doit pas chercher à en déduire de grandes vérités à partir de grandes théories. Le risque de surinterprétation y est aussi fréquent que chez le critique d’art contemporain.

Il faut dire que l’on trouve de tout dans le prix d’un actif financier : des anticipations, des émotions, et bien entendu un peu beaucoup d’irrationalité. Dès lors, la résilience des marchés d’actions face à l’évènement reçoit plusieurs interprétations possibles : force tranquille du sachant, effroi de l’ignorant, hébétude de l’imbécile heureux. Difficile de choisir quel est le bon visage de l’investisseur. De la même façon, le visage du penseur laisse toujours planer un doute : est-il en train de méditer ou de somnoler ? Jules Renard avait bien une petite idée :

« il ne disait rien, mais on savait qu’il pensait des bêtises ».

Faisons l’hypothèse de l’investisseur qui pense. Celui qui fait des anticipations rationnelles par exemple, il ne connait pas la fin de l’histoire, mais il la déduit : « si l’on applique toutes ces sanctions économiques, la Russie va bien finir par plier, et le conflit sera terminé. » On a affaire alors à un investisseur de type Laplacien, qui prétend connaitre la trajectoire de la bourse de manière déterministe, juste parce qu’il connait les conditions initiales du problème. Cet investisseur déduit que l’escalade du conflit ne peut pas avoir lieu, car la Russie pliera avant. Fort de sa démonstration il anticipe alors que les marchés d’actions ne vont pas rester à peigner la girafe : les marchés doivent repartir vers le haut, ce qu’ils font effectivement.

Pas si naïf que cela en vérité. Il faut dire que la finance théorique propose un peu le même genre de raisonnement. En cas de crise sévère, l’investisseur serait fondé de vendre ses actions, car elles sont devenues extrêmement volatiles. Cela dit, il n’en vendra pas trop finalement, car la meilleure protection contre une baisse du marché… c’est de le détenir.

On ne rit pas, cette pirouette intellectuelle suppose que toute baisse du marché génère ce que l’on appelle des conditions favorables à son rebond (John Cochrane : Portfolios for long-term investors). Une crise fait baisser le prix courant, mais ne fait pas baisser le prix « final ». Ce prix final c’est celui qui reflète la valeur intrinsèque de l’action, sa vraie valeur en quelque sorte. Dès lors, vous produisez un potentiel de performance significatif entre le prix courant qui a baissé, et le prix final qui lui est resté stable. Il suffit juste d’être patient afin de laisser le temps au prix courant de converger vers le prix final, tout cela à condition bien entendu que la guerre totale n’ait pas lieu, sinon le prix courant n’aura jamais le temps de converger vers le prix final…

Ainsi donc, l’extrême complaisance des marchés d’actions face au tragique ne semble pouvoir se justifier que parce que le pire est écarté de l’horizon des possibles. Le pire ne peut advenir. Donc, il n’adviendra pas.

Mais l’Histoire de la finance n’est pas très sympathique avec l’argument de l’investisseur qui pense. Au mieux elle lui reconnaitra qu’il pense mal. Au pire, elle avancera que la probabilité de l’hypothèse de l’investisseur stupide « confine de façon extraordinaire à la certitude », pour paraphraser Orest Chwolson ce physicien russe des années 30. Plus élégamment, une autre Histoire de la finance se contentera de dire qu’il est bien difficile de séparer le bon grain de l’Ivrée : on ne sait pas si c’est l’investisseur qui est stupide, ou le modèle appliqué pour tester la stupidité de l’investisseur (tests d’hypothèses jointes).

Nous concernant, ces toutes dernières remarques signifient que la relative sérénité des marchés d’actions durant ce conflit ne peut être attribuée avec certitude à de l’hébétude de l’investisseur, mais que cela y ressemble quand même pas mal.

Cela dit, même si la confiance affichée par les marchés fait tiquer, on peut au moins leur reconnaitre une certaine forme de cohérence dans leurs propos. Ainsi, on remarquera que la hiérarchie des rendements observés sur les différentes classes d’actifs est assez cohérente avec l’intuition. Par exemple, les marchés d’actions américains se sont bien mieux comportés que les marchés européens davantage exposés au conflit. En termes de choix de valeurs, il y eut une préférence nette pour les valeurs de l’énergie (pétrole, gaz…) au détriment des valeurs bancaires et de l’automobile jugées les plus vulnérables. Enfin, les investisseurs ont cherché à se débarrasser de leurs obligations gouvernementales, dans un scénario où l’inflation galopante, la vraie cette fois, pouvait amener les Banques Centrales à durcir davantage leurs politiques monétaires.

Ainsi donc, à partir du moment où vous acceptez la prémisse de non fin du monde, tout le reste se déduit naturellement et semble assez cohérent. Faut-il accepter cette prémisse ? Oui, semble indiquer la relative sérénité affichée par les marchés. Mais comme nous l’avons vu, cette sérénité ressemble davantage à une opinion qu’à une réelle connaissance.

Une nuance dont le philosophe Theodor Adorno avait déjà relevé les méfaits :

« L’opinion s’approprie ce que la connaissance ne peut atteindre pour s’y substituer. Elle élimine de façon trompeuse le fossé entre le sujet connaissant et la réalité qui lui échappe ».

Des risques de politique monétaire ?

Des risques de politique monétaire ?

Un papier de Marie Charrel du Monde évoque les risques liés à la politique monétaire surtout pour les pays émergents.

Le problème c’est que l’Europe n’est pas forcément à l’abri dans la mesure où le relèvement des taux pourrait être imposé par le marché du fait de l’importance de l’inflation . En outre, la  BCE sera sans doute conduit à suivre la politique de relèvement des taux d’intérêt de la banque centrale américaine ou britannique. En creux l’article du « monde » suppose que la crise financière résultant de l’envolée de l’inflation pourrait être amortie par les seuls salariés; pas forcément une bonne nouvelle pour eux ni même pour l’économie NDLR

 

 

Chronique

 

En politique comme en économie, l’histoire ne se répète jamais à l’identique. Ainsi, la bouffée inflationniste que traversent nos pays n’a pas grand-chose à voir avec celles des années 1970. A l’époque, les salaires et prestations étaient encore largement indexés sur l’indice des prix dans les pays industrialisés, alors épargnés par la révolution numérique, et qui ne tremblaient pas encore face à la puissance économique chinoise.

De même, la séquence s’ouvrant aujourd’hui avec le resserrement monétaire entamé par la Réserve fédérale (Fed), qui pourrait relever ses taux directeurs d’un demi-point dès mars, sera inédite à plus d’un titre. Provoquera-t-elle une tempête sur les pays émergents, comme le craint le Fonds monétaire international (FMI) ?

En mai 2013, il avait suffi que la Fed évoque une réduction de ses rachats de bons du Trésor pour déclencher une terrible réaction en chaîne. Anticipant de meilleurs rendements aux Etats-Unis, les investisseurs avaient rapatrié en masse leurs capitaux placés au Brésil, en Afrique du Sud ou en Turquie vers New York. Ces sorties firent chuter les monnaies des pays concernés, tout en accroissant le prix des produits importés. Les banques centrales locales furent alors contraintes de relever leurs taux pour stabiliser leur devise, ce qui renchérit le coût du crédit et déclencha des récessions.

Cet épisode, baptisé taper tantrum par les observateurs des marchés, ébrécha sérieusement plusieurs théories financières en vigueur. A commencer par le triangle d’incompatibilité de Mundell, selon lequel une économie ne peut pas poursuivre simultanément trois objectifs : politique monétaire autonome, libre circulation des capitaux et taux de change fixe. Seules deux sur trois de ces cibles sont compatibles.

Las, le taper tantrum a démontré que, pour séduisant qu’il soit, le triangle de Mundell est un peu trop simpliste pour appréhender la réalité financière de l’économie mondialisée. Les travaux d’Hélène Rey, économiste à la London Business School, l’ont confirmé depuis : en 2013, des pays émergents ouverts aux flux de capitaux et laissant flotter leur taux de change ont malgré tout perdu l’autonomie de leur politique monétaire – ils ont été contraints de s’aligner sur la Fed et de relever leurs taux. Motif : il existe de grands cycles financiers mondiaux, où la politique monétaire des économies avancées, en particulier celle des Etats-Unis, influence le reste du monde par le canal du crédit, de l’endettement des banques et des mouvements de capitaux internationaux.

Le problème c’est que cela vaut aussi pour l’Europe ! NDLR 

 

Covid: Risques Omicron réduits de 70 %

Covid: Risques Omicron réduits de 70 %

 

Le retour d’expérience médicale dans le monde entier révèle qu’effectivement le risque du variant omicron est nettement moins important que les variant précédents notamment Delta.Par ,la propagation dans la population est autrement importante.On peut vérifier ce phénomène dans les pays où le variant Omicron à largement pénétré et faire le rapport avec les malades concernés en soins intensifs. Bref, avec le variant Omicron on s’oriente progressivement d’une pandémie vers une endémie.

Les risques d’hospitalisation en lien avec le Covid sont 69% inférieurs avec Omicron qu’avec Delta, ont indiqué mercredi les autorités sanitaires norvégiennes, confortant ainsi les indications selon lesquelles ce variant semble moins dangereux. «L’analyse préliminaire des données norvégiennes suggère que le risque d’hospitalisation avec le Covid-19 comme cause principale est 69% plus bas avec le variant Omicron comparé aux infections avec le variant Delta», écrit l’Institut norvégien de santé publique (FHI) dans son rapport hebdomadaire.

définition

L’endémie (du grec endemia = séjour) se définit par la présence habituelle d’une maladie, en général infectieuse dans une population déterminée ou une région précise, avec une incidence stable. Par exemple, le paludisme est endémique dans de nombreux pays africains, tout comme l’hépatite A est endémique en Thaïlande. La fièvre jaune est une endémie qui a fait beaucoup de ravages dans les régions intertropicales d’Afrique et Amérique du Sud.C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de se faire vacciner avant de se rendre dans ces pays. Une maladie endémique va concerner plus de personnes qu’une épidémie ou même qu’une pandémie .

 

2022: Les risques de guerre

2022: Les risques de guerre

 

Trois grandes puissances – les Etats-Unis, la Chine et la Russie – conservent l’hypothèse de la guerre dans les rapports de force entre nations, avertit Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.(extrait)

 

Europe, Asie, Moyen-Orient : dans ces trois régions, la possibilité d’une guerre, comme dirait Michel Houellebecq, menace l’année 2022. Que les compagnies d’assurances nous pardonnent à l’avance, mais, s’il fallait un classement par ordre de plus grande probabilité, on conduirait ce tour d’horizon des conflits potentiels en partant de l’Ukraine, pour aller du côté de l’Iran et finir au large de Taïwan. Voyage en zones à risque.

En Europe, Vladimir Poutine impose son tempo. Son message est simple : après avoir annexé une région de ce pays, la Crimée, organisé la sécession d’une autre, le Donbass, le président russe se dit prêt à aller à Kiev et à soumettre l’ensemble de l’Ukraine. Auparavant, il a pris soin de manifester avec éclat la puissance militaire retrouvée de son pays : tirs de missiles dernier cri, capacité de destruction dans l’espace, manœuvres géantes aux frontières de l’Ukraine. Des généraux ukrainiens disaient récemment au New York Times qu’ils ne résisteraient pas plus de quatre jours à l’armée russe. Après, ce sera affaire de guérilla populaire.

L’ambition russe a été publiquement affichée le 17 décembre 2021. Poutine veut une nouvelle « architecture de sécurité en Europe » – en fait, revenir, autant que possible, à la zone d’influence russe existant du temps de l’URSS. L’OTAN doit être neutralisée et fermer ses portes à tout nouvel impétrant. L’objectif est de consigner l’ensemble en bonne et due forme au terme d’une négociation bilatérale entre Américains et Russes qui s’ouvre les 9 et 10 janvier à Genève. Bien sûr, on ne parle qu’entre grandes puissances militaires : Moscou a expressément exclu les Européens de la discussion.

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés L’Ukraine, hantise du règne de Vladimir Poutine

« Négociation » est un grand mot. Le Kremlin a pris soin de tracer publiquement ses « lignes rouges » à l’avance, comme s’il souhaitait se lier les mains et rendre difficile la moindre concession de sa part – qui ressemblerait alors à un recul. La Maison Blanche a répliqué en faisant valoir que nombre des prétentions russes étaient inacceptables.

Peu importe que les Russes aient tort ou raison quant au sérieux de leurs griefs anti-occidentaux et peu importe qu’ils y croient ou pas eux-mêmes. Là n’est plus le problème. La Russie s’est placée dans une posture qui l’oblige à agir si elle n’obtient pas satisfaction sur ses « lignes rouges ». C’est cette situation qui compte, et qui nous rapproche de la guerre.

Entre la République islamique, d’un côté, les Etats-Unis de l’autre – avec les Européens en médiateurs –, les pourparlers ont repris, à l’hiver 2021, à Vienne, sur le programme nucléaire iranien. Il s’agit de s’assurer que Téhéran n’accède jamais à l’arme nucléaire. De rares progrès ont été enregistrés : les inspecteurs de l’ONU sont de retour sur le principal site d’enrichissement de l’uranium iranien. Mais l’espace de compromis est des plus limités.

Risques de ollisions spatiales : À quand une vraie régulation de l’espace

Risques de  ollisions spatiales  : À quand une vraie régulation de l’espace

 

Il est clair que l’envoi de milliers d’engins dans l’espace risquent de provoquer un jour ou l’autre devrait collusion. Plusieurs incidents ont d’ailleurs récemment pu être évités. Il s’agit en particulier d’une coalition avec un engin de space X ( d(Elon Musk) qui n’a pas voulu se dérouter.Selon un document adressé début décembre par Pékin au Bureau des affaires spatiales de l’ONU à Vienne, l’Administration spatiale chinoise (CNSA) a dû procéder à des manœuvres d’évitement à deux reprises, en juillet et en octobre, afin de prévenir « une rencontre » entre Tiangong et des engins de SpaceX. La station spatiale, dont l’assemblage doit être achevé l’an prochain, compte trois taïkonautes à son bord depuis le 15 octobre. C’est le deuxième équipage à y séjourner depuis le lancement du module principal Tianhe fin avril.

De moins d’une centaine jusqu’au début des années 2010, le nombre de satéllites croît rapidement depuis quelques années selon l’index du Bureau des affaires spatiales de l’ONU : 147 en 2016, 400 en 2018 et près de 1.200 l’an dernier, franchissant ainsi pour la première fois la barre du millier. Cette année, le chiffre devrait tutoyer les 1.700 satellites lancés. Ce sont ainsi près de 8.000 satellites actifs qui tournent autour de la Terre, en très large majorité en orbite basse (généralement entre 160 et 1.000 km d’altitude).

Cette accélération se fait essentiellement sous l’impulsion des constellations de satellites de communication, à commencer par Starlink mais aussi OneWeb, qui vient tout juste de placer 36 engins en orbite. La première compte ainsi près de 1.800 satellites actifs, possède les autorisations nécessaires pour atteindre les 12.000 unités dans les prochaines années, et projette d’atteindre les 42.000 à terme. La seconde en compte près de 400 satellites, prévoit de lancer son service avec 648 unités fin 2022 et se projette au-delà des 6.000 dans les prochaines années (après avoir évoqué un nombre de 48.000 jusqu’à l’an dernier).

 

 

Présidentielles : Les promesses de Valérie Pécresse

Présidentielles  : Les promesses de Valérie Pécresse 

 

Pour résumer un programme qui tente d’articuler libéralisme, action régalienne et rigueur de gestion.

 

ECONOMIE et  SOCIAL 

- Hausse « de 10% des salaires nets jusqu’à 2,2 Smic », par un transfert aux entreprises des cotisations sociales vieillesse

- Relance « dès le printemps 2022″ de la réforme des retraites: départ à 65 ans, pension d’ »au moins un Smic » si on a travaillé toute sa vie

- Hausse des pensions de réversion, cumul emploi-retraite possible

- Renforcement de la dégressivité des allocations chômage après six mois

- « Droit au logement prioritaire » pour les travailleurs de première ligne

- Suppression de 200.000 postes de fonctionnaires mais création de 50.000 pour « protéger, éduquer, soigner »

- « Comité de la hache » de simplification administrative

- Fin des 35 heures de travail hebdomadaire

 

CLIMAT, ENERGIE

- Taxe carbone aux frontières de l’Europe

- Objectif de neutralité carbone « en 2050″: Livret Vert, aucun véhicule neuf à énergie thermique « en 2040″

- Lancement de 6 EPR, zones d’ »interdiction d’implantation des éoliennes »

ECOLE

- Deux heures de français et une de maths en plus en primaire

- Examen d’entrée en 6e avec « classes de remise à niveau » en cas d’échec

- Création d’une « réserve éducative nationale » avec des profs à la retraite

- Autonomie renforcée des écoles et universités

- Revalorisation des carrières des enseignants, poursuites de « tous les faits » d’outrage ou agression

FAMILLE, SANTE, CULTURE

- Prime à la natalité de « 900 euros par an » dès le premier enfant, hausse des allocations familiales

- Défiscalisation des pensions alimentaires des parents seuls

- Don défiscalisé aux descendants possible « tous les six ans »

- Recrutement de 25.000 soignants à l’hôpital

- Déconjugalisation de l’allocation adulte handicapé

- Création d’une journée nationale des héros français

IMMIGRATION

- Quotas annuels votés par le Parlement

- Fin des visas si les pays ne reprennent pas leurs ressortissants expulsés, « intensification » des charters

- Dépôt des demandes d’asile depuis les ambassades à l’étranger

- Prestations sociales conditionnées à « cinq ans de résidence régulière »

- Durcissement du regroupement familial

LAICITE, INTEGRATION

- Serment de « respect de la laïcité » pour les fonctionnaires, licenciement possible en cas de radicalisation

- Maintien en rétention des « terroristes radicalisés » après leur peine

- Interdiction du « port forcé » du voile ainsi que pour les accompagnatrices scolaires

- 30% maximum de logements sociaux par quartier

SECURITE, JUSTICE

- « 5 milliards » d’euros pour équiper les forces de l’ordre et « 9 milliards par an » pour les tribunaux

- Armement des polices municipales

- Jugements en « moins de six mois » pour les délits du quotidien et « 15 jours » pour les violences conjugales

- Construction de « 20.000 places de prison », ouverture de centres fermés pour les courtes peines

- Retenues sur salaires « contre les amendes impayées »

- Majorité pénale à 16 ans

- « Circonstance aggravante » pour certaines infractions commises « dans 72 zones de reconquête républicaine »

- Reconnaissance faciale dans les transports en commun

Risques d’une inflation durable…..en cas de bouclage salaire- prix

Risques d’une inflation durable…..en cas de bouclage salaire- prix

  •  L’analyse de deux économistes,  Frédéric Pretet, co-directeur de la recherche macroéconomique chez BNP et na Boata, directrice de la recherche économique chez Euler Hermes qui repose essentiellement sur l’hypothèse qu’il il n’y aura pas de bouclage salaire prix. (L’opinion).

«Mieux vaut garder son sang froid s ur ce sujet très sensible de l’inflation, temporisait le ministre de l’Economie Bruno Le Maire la semaine dernière au Sénat. Mieux vaut une analyse lucide que d’exagérer la gravité de la situation.» + 6,2 % en octobre aux Etats-Unis, + 4,5 % en Allemagne, + 4,1 % dans la zone euro, + 2,6 % en France… Annoncées comme temporaires, ces hausses de prix pourraient s’installer dans la durée. «Nous considérons que l’inflation mérite toute notre vigilance», assurait encore Bruno Le Maire le 16 novembre à l’Assemblée.

«On était dans une phase de très forte dépression ou en tout cas de contraction de l’activité l’an dernier puisqu’on a fait – 3 % de croissance au niveau mondial», rappelle Frédéric Pretet, co-directeur de la recherche macroéconomique chez BNP Paribas Exane. «Et puis on a vu une reprise qui est beaucoup plus forte qu’attendue parce qu’on a mis énormément de stimulations pour rebondir. La stimulation monétaire avec des taux d’intérêt qui ont fortement baissé, la stimulation budgétaire avec des plans de soutien à l’économie, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, qui ont été massifs et sans précédent. Donc on a rebondi beaucoup plus fort que ce qu’on anticipait avec des prévisions qui, celles du FMI dernièrement, montrent des croissances mondiales autour de 6 %. Ce sont quand même des chiffres qui sont assez impressionnants, qui se poursuivent, autour de 5 % encore l’année prochaine.»

«Donc dès qu’on a une reprise cyclique, on a déjà des tensions sur tout ce qui est prix des matières premières. Dans la hausse de l’inflation qu’on voit dans l’ensemble des économies, il y a quand même une grosse composante prix des matières premières, prix des matières énergétiques (prix du baril, etc.) qui pèsent pour beaucoup dans cette hausse de l’inflation.»

Ce retour de l’inflation qui reflète le dynamisme de l’économie est plutôt une bonne nouvelle. «Quelque part c’est naturel et c’est une bonne nouvelle d’avoir une accélération d’inflation après une longue période où on avait des craintes de déflation», complète Ana Boata, directrice de la recherche économique chez Euler Hermes.

Une bonne nouvelle, mais pas que… «La mauvaise c’est qu’on a un choc d’offre qu’on ne peut pas tout à fait régler tout de suite», ajoute ana Boata. «Il y a une partie aussi mauvaise nouvelle qui est celle d’une accélération assez rapide», ajoute Frédéric Pretet. «Et puis, il y a une partie de cette inflation qui vient de cette hausse des prix de l’énergie. Et nous, en tant que pays consommateur, ce n’est jamais une très bonne nouvelle de ce côté-ci puisque ça veut dire qu’on vient attaquer notre pouvoir d’achat de façon un peu subie. Et là-dessus, on peut dire que c’est la partie inflationniste qui est plutôt la mauvaise nouvelle qui rend la situation un peu plus périlleuse.»

«Notre évaluation est que l’inflation est temporaire», affirmait le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, en présentant au Sénat le projet de budget pour 2022 le 18 novembre. C’est également ce qu’anticipent ces deux spécialistes : «L’inflation, certes, va encore accélérer, le pire n’est pas derrière nous», selon Ana Boata. «Mais on voit qu’en fait on est dans une dynamique, en sortie de crise, avec cette conjonction de facteurs qui fait que l’accélération est certes plus élevée qu’attendue mais encore une fois, elle devrait ralentir fin 2022 pour se rapprocher de la cible de 2 %. On pourra rester encore légèrement au-dessus de 2 %. Mais en tout cas on n’aura pas un phénomène d’hyperinflation.»

Pour Frédéric Pretet, «on est plutôt dans une situation conjoncturelle. Mais c’est vrai qu’on a quand même le sentiment que l’inflation s’est installée sur un sentier de croissance qui est sans doute un petit peu plus élevé que ce qu’on avait eu l’habitude de connaître sur les dix dernières années». «Effectivement il peut y avoir un côté structurel si, par exemple, on voit une boucle prix-salaires qui s’installe. Ce qui n’est pas vraiment notre scénario», nuance Ana Boata.

A quelques mois de l’élection présidentielle, le gouvernement craint que l’inflation ampute le pouvoir d’achat. Bruno Le Maire assure prendre «la question de la hausse des prix, avec le Premier ministre, très au sérieux». Car en s’installant durablement, ces augmentations pourraient conduire à un cercle vicieux qui peut nourrir lui-même l’inflation.

«Si cette inflation devient trop rapide, trop forte, trop longtemps, ça peut créer un déplacement dans les anticipations d’inflation et donc du coup des revendications salariales qui s’amplifient de plus en plus, qui viennent perturber, je dirais, le bon fonctionnement des entreprises, leur visibilité sur leurs coûts et donc du coup sur leurs investissements», prévient Frédéric Pretet. «Et donc ça peut créer un choc qui perdure et qui vient attaquer de façon durable aussi la reprise à moyen, long terme. Par rapport à ça, ça voudrait dire qu’on a des banques centrales qui sont quand même, bien sûr, sensibles au risque inflationniste, qui pourraient remonter les taux. Et donc si on remonte les taux, on rajoute aussi au coût pour les entreprises, pour les ménages, pour consommer, pour investir, et c’est là où l’inflation deviendrait une mauvaise nouvelle si ça devait durer trop longtemps et ça entraînerait cette réaction en chaîne de la part des autres agents économiques.»

Si cette hypothèse n’est pas à l’ordre du jour, une éventuelle hausse des taux d’intérêt viendrait tuer dans l’oeuf la reprise économique. «Un resserrement excessif des conditions de financement n’est pas souhaitable et constituerait un obstacle injustifié à la reprise», a déclaré le 15 novembre la présidente de la BCE, Christine Lagarde.

«Venir attaquer, par une hausse des taux d’intérêt, à un moment donné où le cycle de reprise reste quand même sur des niveaux qui sont en-dessous ou pas encore au niveau de ce qu’on avait il y a deux ans, c’est peut-être venir briser, je dirais, le cycle de reprise beaucoup trop tôt», analyse l’économiste Frédéric Pretet.

Une éventuelle hausse des taux viendrait également fragiliser les Etats les plus endettés comme l’Italie, la Grèce ou la France. «Tant que les taux d’intérêt restent bas et que la croissance reste supérieure à ces taux d’intérêt, on est bons, parce que les marchés savent qu’on est dans un scénario de soutenabilité de la dette qui est assurée», temporise Ana Boata.

«Une hausse des taux d’intérêt, bien sûr, c’est un frein pour la politique budgétaire, pour les arbitrages, pour l’investissement», estime par ailleurs Frédéric Pretet. «Le coût de la dette augmente avec la hausse des taux d’intérêt. Si vous avez une hausse des taux d’intérêt aujourd’hui, ça ne se traduirait pas directement tout de suite par une hausse de la charge de la dette à porter puisque, par exemple, pour un pays comme la France, la maturité de la dette est autour de sept ans. Donc, en gros, avant d’avoir un impact significatif de la hausse des taux d’intérêt, il faut laisser presque sept ans s’écouler avant d’avoir cet impact-là sur les finances publiques. Mais il n’empêche, c’est quand même un signal qui est envoyé. Ça veut dire qu’il faut quand même se préparer à une situation qui sera sans doute beaucoup plus compliquée sur le moyen terme. Et donc du coup, pour les politiques budgétaires, même si ça ne vient pas forcément freiner tout de suite les gouvernements, ça leur met quand même une espèce de «warning» je dirais, un avertissement. Et donc du coup ça peut un petit peu les gêner pour mettre en place certaines politiques qu’ils jugent comme importantes.»

 

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