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Prêts garantis par l’État: les risques pour les entreprises

Prêts garantis par l’État: les risques pour les entreprises

Les TPE et PME qui souhaitent prolonger la durée de leur prêt garanti par l’État (PGE) bénéficieront de taux bancaires compris entre 1% et 2,5%, «particulièrement avantageux», a annoncé dimanche le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

Le problème des prêts soutenus par l’État aux entreprises, c’est qu’ils sont souvent incontournables car sans aide à la trésorerie nombre d’entreprises pourraient mourir. Cependant il ne règle rien sur le fond concernant les pertes de chiffre d’affaires et de marges. Ils ne font que repousser dans le temps les difficultés. Par définition les prêts doivent être remboursés, normalement ou bout d’un an et peuvent être éventuellement amortis jusqu’à 5 ans  supplémentaires. Notons que ces prêts peuvent être d’un montant relativement considérable qu’ils peuvent atteindre jusqu’à 25 % du chiffre d’affaires. Pour des entreprises déjà fragiles et fortement affectées en plus par la crise sanitaire, il conviendra d’emprunter pour rembourser les prêts précédents, ce qui va dégrader encore un peu plus la situation financière.

Une crise d’une telle ampleur risque de peser sur certains secteurs de manière dramatique et les pertes de l’année 2020 ne pourront être amorties avant 10 ans. D’où l’inadaptation du système de prêt ( PEG ) qui auraient dû être consentis sur très longue période. Évidemment avec des critères pour éviter de soutenir artificiellement des activités structurellement déficitaires ou des entreprises zombies. Nombre d’entreprises responsables ne solliciteront pas des prêts dont ils savent qu’ils ne pourront être remboursés que par d’autres prêts.

 

Le prêt garanti par l’Etat est un prêt de trésorerie d’un an. Il comportera un différé d’amortissement sur cette durée. L’entreprise pourra décider, à l’issue de la première année, d’amortir le prêt sur une durée de 1, 2, 3, 4 ou 5 années supplémentaires. Ce prêt de trésorerie pourra couvrir jusqu’à trois mois de chiffre d’affaires. Le prêt bénéficie d’une garantie de l’État à hauteur de 70 à 90%, selon la taille de l’entreprise. Les banques conservent ainsi une part du risque associé.

Ce prêt s’adresse à toutes les activités économiques – sociétés, commerçants, artisans, exploitants agricoles, professions libérales, micro-entrepreneurs, associations et fondations – ayant une activité économique, hormis quelques exclusions dans le secteur financier et les sociétés civiles immobilières.

Un arrêté du 6 mai 2020 a élargi le bénéfice de ce dispositif :

  • à certaines sociétés civiles immobilières ;
  • aux entreprises en difficulté depuis le 1er janvier 2020.

Le PGE est aussi étendu aux prêts octroyés par l’intermédiaire des plateformes de financement participatif.

Quelles étapes pour obtenir un prêt garanti par l’État ?

·       Pour les entreprises de moins de 5 000 salariés

Cette procédure s’applique pour les entreprises employant moins de 5 000 salariés et réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros en France :

L’entreprise se rapproche d’un partenaire bancaire pour faire une demande de prêt

 

Il est possible de faire une demande regroupant plusieurs prêts. Le montant cumulé de ces prêts ne doit pas dépasser 25% du chiffre d’affaires ou 2 ans de masse salariale pour les entreprises en création ou innovantes

Après examen de la situation de l’entreprise (critères d’éligibilité notamment), la banque donne un pré-accord pour un prêt

 

L’entreprise se connecte sur la plateforme attestation-pge.bpifrance.fr pour obtenir un identifiant unique qu’elle communique à sa banque

 

L’entreprise fournit à cet effet son SIREN, le montant du prêt et le nom de l’agence bancaire. Pendant le premier mois du dispositif, l’entreprise ne pourra obtenir qu’un seul numéro unique, elle ne le demande donc qu’après avoir obtenu un pré-accord de la banque

Sur confirmation du numéro unique par Bpifrance, la banque accorde le prêt

 

En cas de difficulté ou de refus, l’entreprise peut contacter Bpifrance à l’adresse suivante : supportentrepriseattestation-pge@bpifrance.fr

 Pour les entreprises de plus de 5000 salariés

Cette procédure s’applique en France pour les entreprises employant au moins 5 000 salariés ou réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’euros en France

L’entreprise se rapproche de ses partenaires bancaires pour faire une demande de prêt, et obtient leur pré-accord

L’entreprise transmet sa demande à l’adresse : garantie.État.grandesentreprises@bpifrance.fr

Le dossier est instruit dès réception pour l’État par la Direction générale du Trésor appuyée par Bpifrance Financement SA

La garantie de l’État est accordée par arrêté individuel du ministre de l’Économie et des Finances

Les banques peuvent alors octroyer le prêt à l’entreprise

Taux d’intérêt bas : les risques

Taux d’intérêt bas : les risques

 

Olivier Klein, Directeur Général BRED, Professeur d’Économie à HEC ( opinion dans la Tribune) évoque le risque d’une politique de taux d’intérêt bas.( ( opinion dans la Tribune).

 

Lorsqu’une crise économique et financière très grave se produit, que les taux d’intérêt courts sont déjà proches de zéro et que l’on connaît une situation préalable de surendettement, les banques centrales mettent en œuvre des politiques monétaires non conventionnelles.  Avec, pour certaines, l’utilisation de taux d’intérêt négatifs et, pour toutes, la mise en place d’un Quantitative Easing (QE), afin de contrôler les taux long terme et les primes de risque (les « spreads ») des dettes publiques comme des dettes privées. Cela permet aux banques centrales, par leurs politiques conventionnelles comme non conventionnelles, d’amener les taux d’intérêt courts et longs à des niveaux très bas et d’empêcher les « spreads » de monter à des niveaux qui déclencheraient un enchaînement catastrophique de faillites par une montée brutale de l’insolvabilité. Les taux très bas jouent également favorablement directement sur la demande, comme sur la valeur des actifs patrimoniaux (immobilier et actions notamment), ce qui rétroagit positivement sur la demande et soutient le crédit.

Lors de ces crises, la politique monétaire, y compris non conventionnelle, a de facto notamment pour objet d’abaisser les taux d’intérêt nominaux en dessous du taux de croissance nominal. Ce qui aide clairement à relancer l’économie et facilite le désendettement en rendant la dette plus aisée à rembourser.

Alors, quel peut être le danger d’une telle politique monétaire qui protège l’économie contre une crise systémique et une profonde dépression ? Le risque vient d’une utilisation de la politique monétaire qui, de fait, est asymétrique. S’il est très utile et même indispensable que les banques centrales aient adopté ce type de politiques dans ce genre de situations, on assiste en réalité à une asymétrie problématique, car, lorsque la croissance est de retour avec une reprise notable du crédit, les banques centrales n’inversent que peu ou pas leur politique en n’augmentant pas ou trop peu leurs taux d’intérêt et en ne diminuant pas ou trop peu leur QE, c’est-à-dire la quantité de monnaie banque centrale.

La raison affichée dans la zone euro a souvent été que l’inflation encore trop basse, donc une cible d’inflation non encore atteinte, ce qui justifiait de maintenir une politique monétaire ultra accommodante. Mais l’inflation n’est-elle pas structurellement et non conjoncturellement très basse ? La politique monétaire peut-elle de ce fait la faire remonter ? Or, si la politique monétaire ne peut pas faire remonter une inflation fondamentalement très basse, il devient évidemment dangereux de continuer de mener une telle politique trop longtemps car elle maintient alors des taux d’intérêt inférieurs aux taux de croissance, donc des taux d’intérêt trop bas et ce trop longtemps. « Too low for too long ». Ce qui induit le retour d’un cycle financier, c’est-à-dire d’un endettement qui monte plus vite que la croissance économique, ce qui entraîne ainsi un nouveau surendettement, et le retour de bulles sur l’immobilier et/ou les actions.

Avec un effet de boucle, car l’endettement sert aussi à acheter ces actifs patrimoniaux, ce qui nourrit les bulles et rend possible le fait de s’endetter davantage. On augmente ainsi la vulnérabilité financière de l’ensemble de l’économie, avec des risques incorporés dans les bilans qui s’aggravent de plus en plus dangereusement :

1/ A l’actif des investisseurs financiers et/ou des épargnants

Ces cherchent à tout prix un peu de rendement, puisque les taux d’intérêt sont trop bas. Ils vont donc prendre de plus en plus de risque afin d’obtenir ce petit peu de rendement. Les primes de risque sont ainsi comprimées à leur tour de manière tout à fait anormale et évidemment dangereuse, car lorsque les bulles éclateront, les « spreads » n’auront tout simplement pas couvert le coût du risque avéré. L’actif des épargnants, comme l’actif des investisseurs financiers (qui travaillent pour les épargnants :(les fonds de pension, les assureurs, les fonds de placement, etc.), sont ainsi rendus vulnérables. Cela a conduit, avant la pandémie notamment, à une forte baisse historique des rendements des placements dans les infrastructures, à des « spreads » sur les dettes historiquement bas, à des niveaux de valorisation des entreprises en bourse ou en « private equity » très élevés, à des fonds de placement détenant de plus en plus d’actifs illiquides et/ou de maturité très longue, tout en assurant une liquidité quotidienne de ces mêmes fonds, etc.

2/ Au passif des emprunteurs

Ces derniers s’endettent trop dans ces conditions-là, ce qui entraîne des leviers trop élevés. Avec entre autres, des rachats d’actions par les sociétés elles-mêmes, notamment aux Etats-Unis. Les passifs deviennent ainsi eux-mêmes vulnérables. Ils sont vulnérables à une baisse des cash flows liés à un ralentissement de la croissance, aussi bien qu’une remontée des taux d’intérêt. Cela conduit ainsi à un risque accru d’insolvabilité.

La conjugaison des deux points ci-dessus provoque une croissance du nombre d’entreprises zombies, c’est-à-dire d’entreprises qui subsistent, mais qui ne sont pas rentables structurellement et qui feraient faillite avec des taux d’intérêt normaux. Ce phénomène contribue naturellement à une moindre efficacité de l’économie et à de moindres gains de productivité.

Le maintien de taux d’intérêt trop bas trop longtemps, alors que de tels taux ne sont plus nécessaires pour lutter contre une croissance insuffisante de l’économie et des crédits, installe donc une situation très risquée à long terme. Une asymétrie de la réaction de la politique monétaire peut ainsi conduire à une montée de l’instabilité financière et à une perte lente d’efficacité de l’économie avec une baisse des gains de productivité et, in fine, à une succession de crises financières. Telle était la situation pré-Covid.

La situation financière a ainsi tourné à la catastrophe au tout début du Covid, car la pandémie a produit une chute vertigineuse de la production, des contractions violentes de revenus et des cash-flows pour les entreprises, alors qu’elle est survenue sur un fond préalable de forte vulnérabilité financière.

Fin mars, la crise financière entraînée par le Covid était ainsi plus forte que celle de 2008-2009, avec une volatilité des actions deux fois plus grande, des spreads qui ont bondi, une liquidité, notamment des fonds de placement, qui était très problématique. Heureusement, les banques centrales ont répondu extrêmement rapidement : elles ont abaissé leurs taux lorsque c’était encore possible, aux États-Unis notamment, mais pas du côté européen parce qu’ils n’avaient pas remonté malgré la croissance revenue les années précédentes. Elles se sont mises également à acheter des dettes publiques et privées, y compris du « High yield », et parfois même des actions, en accroissant leur Quantitative Easing de façon considérable. Elles ont aussi adopté des mesures de réglage macro-prudentiel.

Les banques centrales ont ainsi permis à très juste titre de soulager en quelques semaines une situation financière catastrophique et ont soutenu les efforts des Etats en faveur de l’économie, grâce à une utilisation massive de la politique monétaire non conventionnelle. Mais la question qui se posera très vite est la suivante : Comment peut s’envisager la sortie d’une telle politique monétaire, lorsque la croissance sera revenue à un niveau satisfaisant, alors que l’endettement des Etats et des entreprises aura cru encore bien davantage ? Certes aujourd’hui la question centrale est de savoir comment sortir d’une crise économique inédite. Mais il faut malgré tout réfléchir dès à présent à la sortie à terme d’une situation exceptionnelle où les Banques Centrales auront à raison suspendu transitoirement la logique du marché, en assurant de façon délibérée et massive la liquidité des marchés et la solvabilité des Etats et, conjointement à l’action des Etats, en assurant également la solvabilité des entreprises, par le contrôle des taux d’intérêt et des « spreads ».

 

Première indication : il faudra en sortir très doucement. La situation sera en effet problématique, car à l’issue de la crise on connaîtra un surendettement de nombre d’entreprises, notamment parce qu’elles auront dû, et heureusement pu, financer leurs pertes, et un surendettement des nombreux Etats. En outre, il faudra faire face à des bulles sur les actifs patrimoniaux ; elles sont d’ailleurs déjà en train de gonfler fortement, aussi bien sur l’immobilier résidentiel que sur les actions. Si l’on remonte alors trop rapidement les taux notamment par un retrait mal calibré des QE, si l’on met fin hâtivement aux taux d’intérêts négatifs, cela peut avoir un effet désastreux sur l’insolvabilité privée et publique, et naturellement cela peut entraîner un risque de krach sur les marchés des actifs patrimoniaux, ce qui renforcerait l’insolvabilité générale. La sortie doit donc être très progressive.

Ajoutons que, si l’inflation revenait dans deux ou trois ans, cela poserait des questions très compliquées aux banques centrales. Devraient-elles maintenir la solvabilité des agents économiques au prix d’une inflation éventuellement incontrôlée ? Ou l’inverse ?

Mais, même si l’inflation ne réapparaissait pas, les banques Centrales devraient-elles poursuivre leur QE à l’infini, si les Etats et les entreprises volens nolens ne se désendettaient pas ? Ce serait au prix alors d’une instabilité financière structurellement accrue, tant en termes de surendettement que de bulles de plus en plus fortes, avec les dangers inhérents. Et au prix d’un aléa moral de plus en plus élevé, les emprunteurs, privés et publics, ne craignant plus les situations de surendettement. Au prix encore d’investisseurs comprenant qu’ils détiennent à tout jamais une option gratuite de la part des banques centrales les protégeant contre les krachs et qui seraient ainsi incités à sous pondérer durablement le prix du risque dans leurs calculs financiers. Au prix enfin d’une économie qui connaîtrait de plus en plus d’entreprises zombies, empêchant la destruction créatrice nécessaire à la croissance et entraînant une baisse durable des gains de productivité, donc, entre autres, freinant structurellement les augmentations de pouvoir d’achat non inflationnistes…

In fine, le risque d’une monétisation sans limite des dettes conduirait à une situation catastrophique de fuite devant la monnaie.

Première conclusion, pour conserver leur crédibilité, donc leur efficacité, y compris lors des crises systémiques, les banques centrales, pour que l’on ne tombe pas dans des crises de plus en plus fortes, violentes et potentiellement très dangereuses, doivent se prémunir d’une part contre le risque bien connu de fiscal dominance, mais aussi contre celui de financial market dominance ; c’est-à-dire qu’elles ne soient ni dominées par les Etats qui pourraient souhaiter une intervention ininterrompue des banques centrales pour « garantie » leur solvabilité, ni par les marchés financiers. Les banques centrales doivent en effet être dans une relation stratégique avec les marchés financiers. Mais elles ne doivent pas avoir peur de canaliser autant que possible vers des plages de fluctuation soutenables, voire de contrer, les représentations collectives et opinions moyennes des marchés. Alors même que les marchés demandent aujourd’hui toujours plus d’injections pour poursuivre leur dynamique haussière. Jérôme Powell, le Président de la Fed, disait d’ailleurs très justement récemment : « Le danger, c’est de rester coincé dans une zone où nous ne voulons pas être, sur le long terme. Ce que je redoute, c’est que certains veuillent que nous utilisions ces pouvoirs plus fréquemment, davantage que dans les seules situations de crise impérieuse ».

Seconde conclusion, à côté des politiques de banques centrales - qui doivent déjà réfléchir à la sortie ultérieure de leurs politiques ultra accompagnantes-, il est nécessaire de conduire des politiques budgétaires soutenables à moyen terme. Non à bref délai, en revanche, car il ne faut surtout pas provoquer d’austérité durant les prochaines années. Il faut également mener des réformes structurelles qui sont nécessaires pour augmenter le potentiel de croissance de chaque économie. Il s’agit là in fine de la meilleure façon de sortir du surendettement.

Cela inclut également des politiques favorisant le capital des entreprises. Nous aurons besoin, pour réduire l’excès d’endettement -sans réduire la croissance-, de beaucoup plus d’investissements en fonds propres et en quasi fonds propres (prêts participatifs, obligations convertibles…). Il faudra donc des mesures incitatives pour orienter l’épargne des ménages vers du capital plus à risque aussi bien que, notamment, des mesures visant le coût en capitaux propres prudentiels des banques et des assureurs pour ne pas rendre rédhibitoires leurs investissements en fonds propres des entreprises. Transitoirement, un système de garantie partielle étatique du capital investi pourra s’avérer nécessaire.

Les Banques Centrales ne peuvent en effet pas tout faire toutes seules et leur en demander trop peut s’avérer très dangereux, y compris pour leur efficacité, lorsque cela s’avérera à nouveau nécessaire.

(*) Par Olivier Klein, Directeur Général BRED, Professeur d’Économie à HEC

Marché du crédit: des risques

Marché du crédit: des risques

La prudence est de rigueur sur le marché de crédit avec une conjoncture appelée à demeurer morose jusqu’à la fin de l’année et des risques majeurs à l’horizon, à commencer par une résurgence de la pandémie de coronavirus, dit-on chez Robeco. “On assiste notamment à une importation migration des notations avec des grandes entreprises de qualité, comme Kraft Heinz ou Ford, qui ont rejoint l’univers du High yield ( émission obligataire à fort rendement mais à haut risque) ce qui crée des opportunités d’investissement très intéressantes”, dit-il.

 

Le regain de contaminations au Covid-19 et la perspective de l’élection présidentielle américaine de novembre, susceptible de ramener de la volatilité sur les marchés financiers, figurent parmi les principales raisons qui ont conduit Robeco à réduire son exposition à cette classe d’actifs au mois de juin, dit à Reuters David Hawa, spécialiste du crédit pour la société de gestion.

Passée à l’achat en mars pour profiter des opportunités offertes par la forte correction liée à l’imminence d’une récession majeure entraînée par la crise du coronavirus, la société a profité du rebond spectaculaire observé sur le deuxième trimestre avant de changer son fusil d’épaule le mois dernier en abaissant le profil de risque dans tous ses portefeuilles de crédit.

“On a pris nos gains en juin pour adopter une attitude plus prudente, avec des bénéfices des entreprises appelés à demeurer plus faibles et une conjoncture qui devrait rester molle jusqu’à la fin de l’année”, explique David Hawa.

Les mesures de soutien massives prises par les instituts d’émission et les gouvernements ont permis de remédier à une crise de liquidité mais les perspectives de résultats d’entreprises peu glorieux et les risques de défauts appellent à la prudence sur un marché où des opportunités demeurent à condition de se montrer sélectif, poursuit-il.

“Ce sont les facteurs techniques qui mènent la danse aujourd’hui dans les marchés du crédit avec une politique très active et très coordonnée de la part de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne”, dit-il.

Dans ce contexte, Robeco reste plutôt positif sur la dette d’entreprise classée en catégorie investissement (‘investment grade’) mais prend davantage de précautions sur le segment classé en catégorie spéculative par les agences de notation (‘high yield’).

David Hawa met un bémol pour le crédit ‘investment grade’ dans les pays émergents, où les perspectives macroéconomiques sont moins favorables et dont les moyens sont plus limités en matière de politique monétaire et budgétaire.

Du côté du ‘high yield’, le gérant dit suivre de près les anges déchus de renom ayant atterri dans ce coin de la galaxie après une dégradation de leur note de crédit.

Comme beaucoup de monde, la société se méfie en revanche des entreprises les plus exposées à la crise sanitaire, notamment dans le tourisme et les voyages, avec des acteurs fragiles comme Air France-KLM.

L’approche mesurée de Robeco s’explique également par le ralentissement des émissions, qui avaient explosé après la dislocation du mois de mars et rencontré un franc succès avec l’arrivée sur le marché de nombreuses entreprises contraintes à se refinancer.

“On a vu un niveau d’émissions très élevé sur le marché primaire fin mars, début avril avec de belles signatures comme Unilever, Sanofi ou Nestlé mais aujourd’hui, le marché primaire est devenu cher”, explique David Hawa.

Coronavirus: les risques de soulèvements et de révolutions

Coronavirus:  les risques de soulèvements et de révolutions

 

 

selon le cabinet d’étude des risques Verisk Maplecroft, on peut nourrir des craintes quant à l’émergence de soulèvements voire de révolutions dans certains pays très fragilisé et dont les populations ne supporteraient plus la misère amplifiée par le Corona virus. Les pays considérés comme développés ne seront pas non plus à l’abri de mouvements de contestation voire d’affrontement entre certains groupes sociaux et les gouvernements. Les conflits sociaux « représentent un risque pour la stabilité intérieure des pays, à un niveau rarement vu au cours des dernières décennies », indique l’organisme.

Au total, 37 pays ont été identifiés « qui feront face à des troubles majeurs durant le second semestre 2020 ». La deuxième partie de l’année s’annonce compliquée au Nigeria, en République démocratique du Congo, en Iran, en Ethiopie, au Bangladesh, au Pakistan, au Chili, en Algérie, ou encore en Egypte. Des pays où d’importantes tensions sociales existent déjà et où les rapports entre les gouvernants et les gouvernés sont difficiles.

La saison s’annonce notamment explosive en Afrique subsaharienne. Le nombre de manifestations risque d’augmenter « en raison du déclin économique, de la pauvreté et de l’incapacité à garantir des approvisionnements alimentaires adéquats », selon Verisk Maplecroft. D’importantes manifestations ont récemment traversé le Mali, où le pouvoir est contesté, notamment par l’imam Dicko. Sans surprise, en Amérique Latine, les troubles devraient notamment augmenter au Venezuela, en proie depuis de nombreuses années à une forme larvée de conflit civil entre le gouvernement Maduro et l’opposition.

Ces 37 pays font état d’un « faible taux de récupération », qui risque de les empêcher de traverser facilement les années à venir, et qui les placent face à un risque social pouvant éclater sur une période allant jusqu’à trois ans. Ce « faible taux de récupération » est défini par différents facteurs, comme le dynamisme économique, la force des institutions étatiques, la connectivité numérique, la sensibilité de la population, ou encore le risque de catastrophes naturelles ou d’attaques terroristes.

Pour autant, d’autres pays plus riches devraient encore connaître d’importants mouvements sociaux. Ce serait notamment le cas des Etats-Unis, selon Verisk Maplecroft. Le pays a connu d’importantes mobilisations liées au mouvement Black Lives Matter, depuis la mort de George Floyd, un homme noir tué lors d’une intervention de police à Minneapolis. Les protestations pourraient reprendre sur fond de chômage de masse lié à la crise économique.

Energie :  » les risques d’une tempête solaire sur les réseaux électriques »

Energie :  » les risques d’une tempête solaire sur les réseaux électriques »

Le professeur Charles Cuvelliez et l’assureur Emmanuel Michiels pointent, dans une tribune au « Monde », le risque que fait peser une toujours possible éruption solaire sur les réseaux électriques de la planète.

Tribune.

 En mars 2019, le président Trump a signé une ordonnance relative à une nouvelle menace militaire : les impulsions électromagnétiques, connues depuis longtemps comme un dommage « collatéral » des explosions nucléaires. Elles ont été découvertes en 1962 lors d’un essai nucléaire au-dessus du Pacifique. Sur un rayon de 1 400 km, des équipements électriques furent endommagés. Les Etats-Unis et l’Union soviétique ont alors investigué le potentiel de destruction de cette arme, mais elle a été jugée trop destructrice, puisque à même de stopper définitivement le fonctionnement d’un pays.

Une impulsion électromagnétique d’origine nucléaire a trois phases, dites E1, E2 et E3. Durant la phase E1, les rayons gamma émis par l’explosion arrachent des électrons aux atomes de la haute atmosphère. Ces derniers arrosent ensuite le sol et l’ensemble des équipements électriques, qui agissent comme des antennes pour les capter. Les dégâts sont immenses.

La phase E2 résulte des rayons gamma secondaires qui ont pu interagir avec la haute atmosphère. Leur effet est alors similaire à des orages, contre lesquels les protections habituelles peuvent fonctionner.

Enfin, la phase E3 a le même effet que les tempêtes solaires : c’est la phase « magnétohydrodynamique », qui déforme le champ magnétique terrestre et crée, du fait de cette interaction, des courants électriques géo-induits dans les équipements au sol.

Une arme aux mêmes effets, mais sans son côté nucléaire, pourrait mettre un adversaire hors de combat sans combat. Voilà qui est attirant pour les stratèges et les politiques. Les « e-bombes », appelons-les ainsi, ont aussi l’élégance, tout comme les cyberattaques, de ne tuer personne, ou presque (les porteurs de pacemakers et les patients sous assistance électronique dans les hôpitaux). Une e-bombe aurait été testée, dit-on, pour stopper le réseau de propagande de Saddam Hussein en 2003.

S’il n’y a pas besoin d’une arme nucléaire pour produire une e-bombe, des pays moins développés pourraient la développer. Il n’en fallait pas plus, dans le contexte actuel, pour voir les Etats-Unis s’en …. »

Second tour des municipales : nouveaux risques sanitaires … et abstention ?

Second tour des municipales : nouveaux risques sanitaires … et abstention ?

Il est clair que le premier tour des élections municipales s’est effectué dans la précipitation. Le gouvernement s’est d’ailleurs abrité derrière le parapluie du conseil scientifique. Une décision qui n’était pas forcément opportune. Pour preuve le lendemain le confinement généralisé a été décrété. À un jour d’écart, qu’elle était l’urgence !  Au total ce scrutin  a pu favoriser la diffusion du virus en outre la participation a été particulièrement ridicule puisque inférieure à 45 % le 15 mars. Et cela risque d’être pire ce dimanche. .

Scientifiquement il n’a pas été prouvé que le scrutin avait accéléré la diffusion du virus mais le contraire non plus car aucune sérieux étude sérieuse n’a été menée à ce propos .  Plusieurs assesseurs et élus, souvent très impliqués dans la campagne électorale, avaient été victimes du virus après le premier tour. L’opposition s’est également interrogée sur le maintien du scrutin alors qu’Edouard Philippe avait décidé d’obliger tous les bars et les restaurants à fermer le 14 mars au soir. Le 16 mars, au lendemain du premier tour, Emmanuel Macron finira par annoncer un confinement généralisé.

Une autre étude de trois chercheurs en économie – Simone Bertoli, Lucas Guichard et Francesca Marchetta – estime, elle, que l’organisation du premier tour des municipales a accentué la propagation du coronavirus chez les plus âgés. « Les résultats révèlent qu’un taux de participation plus élevé est associé à un nombre de décès significativement plus élevé chez les personnes âgées dans les cinq semaines suivant les élections », affirment ces trois chercheurs. Interrogé par La Montagne, Simone Bertoli reconnaît toutefois que c’est toute la campagne du premier tour qui explique le résultat de l’étude, pas seulement le jour du vote : « Ce jour, les gestes barrières ont été davantage respectés dans les bureaux de vote. Dans les jours précédents, il y avait moins de respect : il y a eu une réunion le 11 mars dans ma commune, avec chips et cacahuètes, des gens qui se serraient la main, etc. », note-t-il. Du coup pour ne pas subir de critiques sur le rôle des élections par rapport à l’éventuel diffusion du virus le gouvernement a pris un certain nombre de dispositions. Des dispositions pas forcément inutiles mais qui concerneront encore moins de monde puisque le taux de participation risque d’être particulièrement ridicule. encore inférieur premier tour dans nombre de villes. Il faut dire que la stratégie des alliances notamment avec slalom de la république en marche entre les différents partis ne facilite pas la lecture politique de ce scrutin. Notons cependant que la légitimité juridique de ce second tour ne sera pas inférieure à celle de certain scrutin délice unique endetté élu avec seulement 25 % des inscrits. Des participations qui posent de sérieuses questions non pas sur la légitimité juridique mais sur la légitimité politique de cette consultation locale. Les mesures prises par le gouvernement :

 

  • Un maximum de trois électeurs est autorisé à l’intérieur du bureau de vote.
  • Du savon ou du gel hydroalcoolique doit être mis à disposition dans tous les lieux de vote.
  • La carte électorale ne sera pas estampillée au moment du vote afin d’éviter la propagation du virus.
  • Le port d’un masque sera obligatoire pour les électeurs.
  • Le gouvernement a adapté et simplifié la procédure des procurations.

Inflation, fiscalité : les risques, les deux mon capitaine !

Inflation, fiscalité : les  risques, les deux mon capitaine !

 

Nombre d’experts économiques pour ne pas désespérer Billancourt et surtout les investisseurs voire les chefs d’entreprise et les ménages s’efforcent de minimiser l’impact de cette pluie de milliards qui tombent du ciel pour sauver un nombre incalculable de secteurs économiques qui effectivement ont eu à pâtir de la décision administrative de blocage de l’activité. Juridiquement on s’est aperçu par exemple que très peu de commerçants étaient assurés pour ce type de risque entre parenthèses à peine 10 %. La facture sera quand même salée pour les assurances qui inévitablement seront amenées à augmenter leurs tarifs dès 2021. La grande question c’est évidemment de savoir quelles peuvent être les conséquences économiques, sociales, politiques, et surtout financières de cette pluie de dollars qui tombent du ciel d’un coup alors qu’il y a à peine quelques semaines on mégotait encore pour quelques millions concernant par exemple la modernisation de l’hôpital.

 

Y aura-t-il un risque de dévaluation ou de fiscalité. D’une façon générale globalement le principal risque va concerner la diminution de perte d’emploi du fait de l’augmentation du nombre de chômeurs de l’ordre de 1,5 millions. Une perte pour les intéressés mais aussi pour l’État qui s’apprête à prolonger le système d’indemnisation jusqu’en 2022 pour les secteurs les plus concernés. L’autre risque concerne le pouvoir d’achat de tous les Français y compris des épargnants. Les plus graves dégâts de la crise sanitaire seront  en terme de croissance donc de richesse nationale et il y aura forcément le moment venu des réajustements monétaires pour adapter la valeur de la monnaie à la richesse réelle produite. Historiquement cela s’est toujours produit quand on a fait tourner la machine a billet. Bref tout le monde y perdra. Les épargnants bien sûr dont  d’ailleurs même en ce moment le pouvoir d’achat ne cesse de s’éroder en raison de l’écart permanent entre l’inflation réelle et la rémunération.

 

La crainte est tellement grande qu’en ce moment les épargnants préfèrent encore perdre de l’argent en maintenant leur épargne sur les livrets A ou équivalent voire même sur le compte courant. Pas tous évidemment mais il suffit de quelques pour cent pour déséquilibrer l’offre et la demande et porter un coup à la croissance, aux défaillances d’entreprise et à l’emploi. Le pire danger viendra de la situation de l’emploi ;en effet le marché; va se trouver très déséquilibré avec un taux de chômage passant de

à 8 % en 2009 à plus de 10 % fins 2020.

 

Une situation qui va peser sur tous les salaires et surtout les nouveaux embauchés . Il faut évidemment s’attendre aussi à des augmentations de fiscalité ne serait-ce que pour payer le coût de la crise sanitaire et certaines de ses conséquences économiques mais le coût est tel que la fiscalité nécessaire pour amortir une telle somme demandera au moins une dizaine d’années. Du coup, la régularisation se fera plus vraisemblablement à travers réajustements des parités monétaires notamment si les pays aidés ne parviennent pas à compenser par la richesse nationale le volume de monnaie fictive créée. Autrement dit à terme, sitôt que la reprise commencera à s’amorcer le principal risque sera celui de l’inflation.

Risques de scission à LaRem : pourquoi ?

Risques de scission à LaRem : pourquoi ?

 

Les dissensions internes à la république en marche pourraient se traduire par la constitution d’un groupe qui pourrait au départ comprendre 20 à 25 députés voir progressivement 50 à 60. Il y a bien entendu des divergences idéologiques mais aussi la crainte pour nombre de députés de n’être pas réélus en 2022 sous la bannière de la république en marche. Si l’on se fie aux résultats municipaux, 80 % des députés de la   république en marche pourraient bien ne pas être réélus. D’où la nécessité pour certains de prendre du champ avec la bannière officielle du président de la. République .

Le nouveau groupe ne sera pas formellement dans l’opposition, il a un pied dedans, un pied dehors. Ce donnera cependant un espace de liberté démocratique dont il ne dispose pas aujourd’hui puisque la république en marche fonctionne sur le mode de l’armée avec des chefs au sommet mais sans troupes à la base.! D’où cette humiliation subie lors des élections municipales.

Selon des sources parlementaires, ce nouveau groupe d’une vingtaine d’élus devrait voir le jour cette semaine et compter en son sein au moins cinq élus du groupe LaRem, qui compterait alors moins de 289 députés, la limite pour la majorité absolue.

Aurélien Taché, figure de l’aile gauche de LaRem, vient par ailleurs d’annoncer son départ du parti présidentiel, dont le groupe à l’Assemblée nationale a perdu 18 membres depuis le début de la législature il y a trois ans.

“Ce n’est pas le moment de nous diviser. C’est cet appel à la responsabilité que je veux lancer ce matin”, a déclaré Stanislas Guerini sur France 3.

Il a estimé que la création d’un nouveau groupe serait un “contretemps politique” par rapport à la situation sanitaire du pays qui lutte pour enrayer l’épidémie de coronavirus.

“(…) Nous sommes en train de bâtir la ligne politique pour l’après. C’est maintenant qu’il faut se retrousser les manches, travailler ensemble, réfléchir, y compris d’avoir des désaccords (…)”, a-t-il dit.

Aurélien Taché pourrait rejoindre le neuvième groupe de l’Assemblée actuellement en cours de constitution.

Baptisé “Ecologie démocratie solidarité”, le nouveau groupe entend peser sur la fin du quinquennat et la préparation de l’élection présidentielle de 2022.

Elections Iran: risques politiques et économiques

Elections Iran: risques politiques et économiques

Sébastien Abis , directeur du Club Demeter et chercheur associé à l’Iris, l’Institut de relations internationales et stratégiques s’inquiète des risques politiques et économiques susceptibles d’intervenir après les prochaines élections en Iran. (Tribune dans l’Opinion )

 

 

Dans la géopolitique effervescente du Moyen-Orient, l’évolution sociale de l’Iran pèse de tout son poids. Des élections législatives s’y tiennent ce 21 février dans un contexte caractérisé par l’affaiblissement du camp des modérés. Son premier représentant, le Président Hassan Rohani, peine à transformer l’essai de son pari diplomatique en résultats économiques. L’accord sur le nucléaire (Jappa), signé en juillet 2015 à Vienne, n’aura donné qu’une bouffée d’espoir conjoncturelle, vite tarie par l’unilatéralisme américain. En rétablissant des sanctions financières contre Téhéran, dès mai 2018, l’administration Trump cherche à maintenir l’Iran en dehors de la communauté internationale et à mettre la République islamique sous pression maximale. La croissance s’est contractée de 5 % en 2018 et de 10 % en 2019.

Si, de leur côté, les Européens tentent de sauver ce qu’il reste du Jappa, sachant que la majorité des conservateurs iraniens considèrent qu’il est désormais caduc, le bilan du mécanisme dit Instex, déployé il y a un an par l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, se révèle famélique. Créé pour favoriser le commerce et les affaires, il demeure inopérant et sert tout au plus à préserver un canal de discussion entre ces pays et le pouvoir iranien. Les débats se polarisent donc sur le politique, le diplomatique et le sécuritaire, ce que l’assassinat, sur décision de la Maison Blanche en janvier 2020, de Ghassem Soleimani, alors chef des Gardiens de la Révolution et protagoniste de l’activisme extérieur iranien, vient implacablement renforcer.

Or les conditions de vie des 85 millions d’Iraniens se dégradent. Etouffés par la rigidité d’un régime autoritaire et religieux, privés d’insertion dans la mondialisation, ils subissent un double enfermement. Deux-tiers de la population a moins de quarante ans. Elle est donc née après la révolution de 1979. Eduquée, fière de son identité iranienne, elle aspire aux changements. Le Jappa, au-delà des tractations nucléaires, était considéré comme un chemin de développement et de progrès pour de nombreux Iraniens. Ces derniers demandent des comptes au gouvernement et aux autorités, leur reprochant tout autant le manque de réformes politiques, l’absence de perspectives en termes d’emploi que le coût des opérations militaires à l’étranger. La récurrence de troubles publics s’est accentuée récemment.

L’inflation sur les denrées de base — pain, œuf, riz, poulet — s’élève à 30 % depuis un an. Bien que la nourriture et les médicaments sont censés ne pas être concernés par les sanctions, la réalité des faits, dans un pays si complexe, tranche avec les textes. En outre, l’agriculture iranienne, seule, ne subvient pas à l’ensemble des besoins nationaux. La croissance démographique (1 million de personnes en plus chaque année), l’urbanisation et les contraintes géographiques plongent l’Iran dans une terrible équation.

Il lui faut accéder aux marchés internationaux pour s’approvisionner et éviter que la société ne soit encore plus insatisfaite et turbulente en cas de pénuries alimentaires. Mais si ce levier est entravé par les blocages que provoque sa mise au ban du commerce mondial et des circuits officiels, l’Iran recours à deux ressources stratégiques : l’économie informelle et transfrontalière, qui rappelle que l’alimentaire rime souvent avec la géopolitique ; l’eau des nappes phréatiques pour irriguer davantage les cultures et assurer le maximum de sécurité nationale. C’est sans doute là l’une des faces cachées de la sismicité iranienne à moyen terme : le pays est menacé de déshydratation. Les crises de l’eau se multiplient et cette ressource se raréfie. Il s’agit là d’un élément de stress pour les agriculteurs et de nombreuses couches de la société. Sécheresses, désertifications et défis environnementaux seront des épreuves politiques intérieures redoutables. Mais ne nous trompons pas : la bombe hydrique iranienne pourrait aussi avoir des répercussions mondiales.

Coronavirus: risques pour l’économie ( BCE)

Coronavirus: risques pour l’économie ( BCE)

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Des experts ne veulent pas désespérer les acteurs économiques sous-estiment les conséquences  du virus chinois, Christine Lagarde , présidente  de la banque centrale européenne estime au contraire que cette épidémie ajoute de fortes incertitudes autres dangers comme les événements géopolitiques et la guerre commerciale qui menacent la croissance. Le 20 janvier le FMI avait déjà revu en baisse les perspectives déjà faiblardes de l’économie mondiale. Des perspectives qui devront sans doute être revues encore en diminution du fait des conséquences du virus chinois. La croissance ne serait plus que de 3 % au lieu des 3,3 % pronostiqués par le fonds monétaire international

Le FMI tablait  sur un rebond moins fort que prévu de la croissance mondiale en 2020 et 2021 en raison des « mauvaises surprises » dans les économies émergentes, à commencer par l’Inde, et de la persistance de risques notamment géopolitiques.  En dépit de l’accord entre la Chine et les États-Unis l’expansion s’essouffle. La croissance du PIB américain devait  ralentir à 2% (-0,1 point) après 2,3% l’an passé, les effets de la réforme fiscale s’estompant.

Pour autant, la première puissance au monde va continuer de faire la course en tête des pays avancés, bien loin des pays de la zone euro (+1,3%) et du Japon (+0,7%). Les pays émergents et en développement vont s’accroître, eux, de 4,4% après 3,7% en 2019. Le volume du commerce international, qui a porté la reprise après la récession mondiale, va se reprendre cette année (+2,9% contre 1% l’an passé). Mais l’augmentation sera inférieure à celle estimée en octobre et loin des 3,7% enregistrés en 2018.

Mais ces prévisions pourraient être bousculées par les conséquences du virus chinois. Avec la multiplication des mesures visant à endiguer la propagation du “coronavirus du Wuhan” – confinement de plusieurs grandes villes chinoises, restrictions sur les voyages et le commerce, isolement croissant de la Chine à l’international – les perturbations économiques pourraient prendre de l’ampleur en Chine et par conséquent affecter la croissance économique mondiale

.Même s’il est encore difficile d’anticiper le moment du pic épidémique et l’étendue maximale qu’atteindra la propagation du virus, les économistes de Barclays, JPMorgan et Morgan Stanley estiment que cette crise sanitaire pourrait amputer la croissance économique mondiale de jusqu’à 0,3 point en 2020.La banque Goldman Sachs table quant à elle sur un impact plus limité, entre -0,1 et -0,2 point, sous réserve que la Chine, ainsi que les autres pays, prennent des mesures suffisamment énergiques pour réduire drastiquement le taux de nouvelles infections d’ici fin mars. Des conséquences globalement sans doute très sous-estimé surtout content tenu des imbrications des processus de production avec la Chine.

“Les incertitudes à court terme sont principalement liées à des risques globaux: le commerce, la géopolitique et désormais l’épidémie de coronavirus et son impact potentiel sur la croissance mondiale”, écrit Christine Lagarde dans un discours à l’occasion de la remise du “grand prix de l’économie” du quotidien français Les Echos.

Le FMI: risques économiques

Le FMI:  risques économiques

Le FMI qui ne veut pas désespérer les acteurs économiques prévoit paradoxalement un petit rebond économique cette année tout en revoyant  ses anciennes estimations en baisse ! Paradoxalement, le FMI estime que la croissance 2019 aurait été plus faible d’un demi-point sans les multiples baisses de taux d’intérêt décidées par les banques centrales ; en même temps , le FMI  considère que de nouveaux assouplissements monétaires seraient susceptibles de contribuer à accroître les faiblesses financières et de peser sur la croissance à moyen terme. Pour résumer une position assez contradictoire qui constate qu’il est difficile de sortir d’une politique accommodante sans menacer une activité déjà bien faiblarde  mais qui signale en même temps les dangers de bulles notamment concernant l’endettement. La traduction sans doute d’un certain immobilisme des banques centrales pour cette année 2020 lesquelles envisagent d’éventuels durcissements mais pour beaucoup plus tard.

Amplifier encore l’assouplissement monétaire à ce stade du cycle économique et dans un contexte de montée des faiblesses financières pourrait menacer la croissance à moyen terme, estiment Tobias Adrian, directeur du département des politiques monétaires et des marchés de capitaux, et Fabio Natalucci, son adjoint, sur un blog du Fonds.

“Si l’on adopte une vision à plus long terme (…), l’assouplissement des conditions financières mondiales si tard dans le cycle économique et l’accumulation continue des vulnérabilités financières – parmi lesquelles la hausse des valorisations des actifs à des niveaux tendus sur certains marchés et dans certains pays, la hausse de l’endettement et les importants flux de capitaux vers les marchés émergents – pourraient menacer la croissance à moyen terme”, écrivent-ils.

Ils notent que les taux de défaut ont déjà augmenté sur le marché de la dette à haut rendement (“high yield”) aux Etats-Unis comme sur les marchés obligataires chinois même s’ils restent bas et que certaines dettes de marchés émergents se traitent à des niveaux tendus.

Si le mouvement synchronisé d’assouplissement monétaire observé l’an dernier a contribué à limiter les risques, les autorités doivent désormais envisager de recourir à d’autres outils, comme les coussins de capitaux contracycliques, afin d’”empêcher la montée des vulnérabilités de mettre en danger la croissance à moyen terme”, ajoutent-ils.

Catastrophes : « La régulation des risques protège avant tout l’industrie »

Catastrophes : « La régulation des risques protège avant tout l’industrie »

 

Thomas Le Roux, historien, estime que la régulation des risques est surtout assurée pour la protection de l’industrie et non des personnes.

 

Tribune. 

 

« C’est à 500 mètres de l’actuelle usine Lubrizol de Rouen qu’eut lieu la première grande pollution industrielle chimique en France, au cours des années 1770, dans le quartier Saint-Sever, sur la rive gauche : les fumées corrosives d’une fabrique d’acide sulfurique détruisirent la végétation alentour et on les soupçonna de menacer la santé publique. Malédiction sur le site ou simple coïncidence ? Ni l’un ni l’autre : mais c’est au miroir du passé que l’on peut mieux comprendre comment le risque industriel et les pollutions sont encadrés aujourd’hui.

Le procès instruit en 1772-1774 après la mise en cause de la fabrique d’acide, a en effet produit un basculement dans l’ordre des régulations environnementales, un vrai changement de paradigme lourd de conséquences.

Une mise en lumière du processus historique aide à répondre à un panache de questions, telles que : « Seveso, quèsaco ? », « Une usine dangereuse dans la ville, est-ce possible ? », « Tire-t-on les leçons d’une catastrophe industrielle ? » Ou encore : « l’industriel : responsable, pas coupable ? »

L’usine d’additifs pour essence et lubrifiants Lubrizol est classée « Seveso – seuil haut ». Elle est donc parfaitement connue des autorités de régulation, à savoir l’Inspection des établissements classés, qui dépend du ministère de la transition écologique et solidaire, et qui a un rôle préventif et de surveillance.

Le classement Seveso découle d’une harmonisation européenne des règles de droit des différents Etats régissant les industries les plus dangereuses. Il tire son nom de celui de la ville de Lombardie où, en juillet 1976, l’usine chimique Icmesa laisse s’échapper un nuage toxique de dioxine qui contamine les environs. Pour prévenir ce type d’accident, trois directives européennes Seveso sont successivement adoptées en 1982, 1996 et 2012 (entrée en vigueur en 2015). Une telle exposition des faits pourrait laisser penser que, tirant les leçons de l’expérience (un accident), les autorités réagissent et fondent un droit protecteur, sans cesse amélioré. Il n’en est rien.

D’une part parce qu’avant la mise en place des directives Seveso, les Etats avaient déjà leur propre réglementation, parfois plus sévère. D’autre part parce que les centrales nucléaires, par exemple, y échappent. Enfin, parce que l’on peut douter de l’efficacité du dispositif. »

Risques accrus du crédit immobilier (Bercy)

Risques accrus du crédit immobilier (Bercy)

Il était sans doute temps que les plus hautes institutions financières de Bercy s’alarment de la véritable dérive des prix dans l’immobilier. Le risque en effet c’est que la bulle explose, cela en raison du fait que nombre d’accidents sont maintenant écartés du marché ou prennent même des risques qui pourraient les conduire à la ruine. Finalement la reproduction de la crise de 2007.

 

Il est clair que la hausse invraisemblable du marché de l’immobilier risque de produire une explosion de la bulle un moment ou à un autre. Dans les grandes métropoles et autres grandes villes, les prix atteignent maintenant des niveaux explosifs  au regard des capacités financières des éventuels accédants. Ne parlons pas de Paris qui va devoir se vider de ses habitants au profit des touristes puisqu’il faut compter au bas mot 1 million d’euros pour un appartement correct. Dans les autres métropoles pour un F4-F5, les prix atteignent autour de 400 000 €, c’est-à-dire bien loin des possibilités de remboursement d’emprunt contracté par des candidats à l’accession. En effet, dans la plupart des cas compte tenu de ces prix, les accédants sans fortune personnelle devraient emprunter de l’ordre de 300 000 € soit des remboursements mensuels qui tournent autour de 4500 € (Selon les durées de remboursement). En clair, ces investissements ne sont accessibles qu’aux revenus  de l’ordre de 10 000 euros mensuels  au moins. (Il faut aussi prendre en compte les taxes foncières en général élevées dans les zones très denses).  Deux études Standard & Poor’s et UBS confirment  les risques d’un marché où les prix ne sont plus corrélés aux revenus des ménages.

Plastiques dans l’eau potable: risques encore faibles pour la santé selon l’OMS !

Plastiques  dans l’eau potable: risques encore faibles pour la santé selon l’OMS !

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que les niveaux actuels de microplastiques présents dans l’eau potable ne présentent pas encore de danger pour la santé, mais les experts restent prudents pour l’avenir.

Dans un rapport publié ce jeudi, l’OMS présente la synthèse des dernières connaissances sur les microplastiques dans l’eau du robinet et l’eau en bouteille et sur ses effets sur la santé humaine. «Le message clé vise à rassurer les consommateurs d’eau potable du monde entier: d’après cette évaluation, nous estimons que le risque est faible», a déclaré le coordonnateur de l’Unité Eau, assainissement, hygiène et santé de l’OMS, Bruce Gordon, lors d’une conférence de presse. Il a précisé que l’analyse des risques pour la santé liés aux microplastiques portait essentiellement sur trois aspects: le risque d’ingestion, les risques chimiques et les risques liées à la présence de bactéries agglomérées (biofilm). L’OMS insiste sur le fait que les données sur la présence de microplastiques dans l’eau potable sont pour l’instant limitées, avec peu d’études fiables, et que ces dernières sont difficilement comparables, ce qui rend plus difficile l’analyse des résultats. L’OMS appelle en conséquence les chercheurs à mener une évaluation plus approfondie, avec des méthodes standarisées.

Dans un communiqué, l’agence spécialisée de l’ONU indique que les microplastiques d’une taille supérieure à 150 microns ne sont en principe pas absorbés par l’organisme humain, et l’absorption des particules plus petites «devrait être limitée». Elle estime en revanche que l’absorption de très petites particules microplastiques, notamment de nanoparticules, «devrait être plus élevée, même si les données à ce sujet sont très limitées». «Les microplastiques présents dans l’eau de boisson ne semblent pas présenter de risques pour la santé, du moins aux niveaux actuels. Mais nous devons approfondir la question», a relevé la directrice du Département Santé Publique, à l’OMS, Maria Neira, citée dans le communiqué.

Le rapport alerte sur les dangers à venir: si les émissions de plastique dans l’environnement se poursuivent au rythme actuel, les microplastiques pourraient présenter des risques généralisés pour les écosystèmes aquatiques d’ici un siècle, ce qui ne devrait pas être sans conséquence sur la santé humaine. «Nous devons enrayer l’augmentation de la pollution plastique partout dans le monde», a souligné Maria Neira. Les experts soulignent aussi l’importance du traitement des eaux usées (matières fécales et chimiques) qui permet de retirer plus de 90% des microplastiques présents dans ces eaux. Actuellement, une grande part de la population mondiale ne bénéficie pas encore de systèmes adaptés de traitement des eaux usées, selon l’OMS.

L’or valeur refuge face aux risques de récession ?

L’or valeur refuge face aux risques de récession ?

 

Un article intéressant d Capital qui rappelle l’évolution de l’or.

« L’or est un placement millénaire, qui a fait ses preuves sur la durée. Traditionnelle valeur refuge en période de stress sur les marchés d’actions, il présente l’avantage d’être un actif tangible, qui n’est la dette de personne (contrairement aux obligations d’Etat). Il permet aussi d’éviter de subir la dévalorisation tendancielle des monnaies et tend à absorber l’inflation sur la durée. A cet égard, “un éleveur a indiqué qu’il achetait une vache pour la même quantité d’or qu’il y a 40 ans, même si son prix exprimé en euros ou en francs français n’est plus du tout le même”, rapporte ainsi Christophe Charve, collaborateur du livre Le Franc, les monnaies et directeur produit or investissement chez Or en Cash.

“L’or constitue un rempart historique face à l’inflation”, renchérit François de Lassus (CPoR Devises). Contrairement à des devises comme le dollar, l’euro ou le yen, manipulées par les banques centrales (planche à billets…), « l’or bénéficie de sa relative rareté, n’est adossé à aucune institution et préserve sa valeur et son pouvoir d’achat sur longue période », souligne l’expert… Depuis 1900, toutes les grandes devises ont vu leur valeur s’effondrer face à l’or. Reste que “s’il est généralement considéré comme une couverture contre l’inflation, le cours de l’or a surtout suivi les rendements réels (les taux d’intérêt réels, c’est-à-dire les taux d’intérêt moins l’inflation, NDLR) au cours de la dernière décennie. Si ceux-ci chutent, le prix de l’or a, quant à lui, tendance à augmenter”, souligne Johannes Muller, responsable de la recherche macroéconomique chez le géant allemand de la gestion d’actifs DWS.

 

Et cela n’a rien d’étonnant. En effet, l’or est un placement qui ne génère pas de revenus (seule la hausse de son cours est source d’enrichissement pour l’investisseur), ce qui présente pour l’investisseur un coût d’opportunité quand les taux d’intérêt réels sont élevés. L’or bénéficie ainsi logiquement d’un phénomène d’arbitrages favorables quand les taux d’intérêt réels diminuent… “Comme l’or ne rapporte pas d’intérêts ni de dividendes, les investisseurs gardent toujours un œil sur les coûts d’opportunité de la détention d’or, c’est-à-dire la perte de revenu régulier qui aurait été générée par un investissement dans d’autres placements”, relève à cet égard Johannes Muller.

Pour ce faire, on peut simplement se référer au rendement des obligations du gouvernement américain. Généralement, plus le taux d’intérêt est bas, plus l’or devient attractif, toutes choses égales par ailleurs. Dans l’illustration ci-dessous, DWS montre que “si l’on divise le rendement nominal américain en deux composantes, le rendement réel et les attentes d’inflation, il devient évident qu’historiquement, du moins depuis le début de la crise financière, les rendements réels ont montré une évolution parallèle (avec une échelle inversée, NDLR) avec le prix de l’or”.

Depuis la crise financière de 2008-2009 et celle de la zone euro de 2011-2012, les grandes banques centrales ont mené une politique monétaire ultra-accommodante, avec des taux d’intérêt très bas. Une politique qui “contribue de manière significative à l’attractivité de l’or”, relève Johannes Muller, pour qui l’influence des banques centrales sur les marchés ne devrait pas diminuer de sitôt. “La récente remontée du prix de l’or à plus de 1.500 dollars l’once s’est accompagnée d’une prise de conscience croissante des investisseurs qu’ils ne devraient pas compter pour l’instant sur les hausses de taux d’intérêt des grandes banques centrales. Ce n’est pas une coïncidence”, estime l’expert.

Les banques centrales – et celles des pays émergents en particulier (RussieChine, Pologne, Kazakhstan…) – soutiennent aussi le cours de l’or en en achetant massivement. Elles comptent parmi les plus gros acheteurs sur le marché de l’or depuis la crise financière. “En 2018, elles ont acheté 651,5 tonnes, soit plus qu’à tout autre moment depuis au moins 1971, année où les États-Unis ont mis fin à l’ancrage du dollar à l’or”, rapporte Johannes Muller. Et dernièrement, la banque centrale de Pologne en a acheté pour 100 tonnes d’un coup. En définitive, les banques centrales tendent à influencer le prix de l’or par plusieurs biais… »

Hong Kong : nouvelle grosse manif avec des risques

Hong Kong : nouvelle grosse manif avec des risques

 

Il y a maintenant 10 semaines que les manifestations ce succèdent à Hong Kong dans un environnement de plus en plus hystérique où la police devient de plus en plus violente et où certains radicaux provoquent à dessein les autorités au risque de faire perdre sa popularité au mouvement. Justement samedi mais surtout dimanche seront organisés d’énormes manifestations pour prouver le caractère encore très populaire de la révolte de la population contre la dictature de Pékin. Les risques sont cependant importants avec notamment la possibilité d’une intervention de l’armée chinoise cantonnée près  de Hong Kong.

On peut s’interroger sur les suites possibles de ce conflit entre Hong Kong et la Chine. Plusieurs hypothèses sont possibles mais elles sont toutes dangereuses pour la Chine. La première hypothèse consisterait à entériner le statut très particulier deux Hong Kong, système judiciaire notamment,  et finalement à donner raison aux manifestants. Or ce n’est pas dans la culture du pouvoir actuel de reconnaître l’émergence d’opposants au système politique chinois. Cela pourrait donner des idées dans d’autres régions ; cela d’autant plus que le climat  économique et social est loin d’être au beau fixe avec une industrie manufacturière dans le rouge, une croissance en net recul sans parler des conséquences prévisibles de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les  États-Unis qui viennent de décider de taxer 300 milliards nouveaux d’importations chinoises, la Chine qui, elle, vient de décider de ne plus importer de produits agricoles américains.

 

L’autre possibilité serait de mettre au pas Hong Kong en utilisant les moyens habituels de la dictature chinoise qui par exemple ont été utilisée contre les étudiants sur la place Tiananmen. Le pouvoir dispose de toute l’autorité juridique voulue pour cela dans la mesure où le président Xi a réussi l’exploit de faire sauter le verrou qui limitait la durée de son mandat. Il paraît difficile d’accepter pour lui une exception économique mais aussi politique et culturelle pour un territoire comme Hong Kong alors que parallèlement il est en train de siniser encore davantage ce les symboles culturels comme le nom des rues où les religions chrétiennes musulmanes.

 

Le président  Xi rencontrerait toutefois quelques réticences au sein même de la classe dirigeante politique comme économique. En effet ces nouveaux riches bénéficiaires du régime de dictature par prudence et par intérêt placent leur fortune à Hong Kong. Aujourd’hui le président Xi dispose de tous les pouvoirs, c’est un peu le nouveau Mao avec tous ses excès. Mais justement ces  excès de pouvoir pourraient bien un jour produire un rejet surtout si parallèlement le développement économique et social devait être durablement en panne comme actuellement. Évidemment pour sauver sa place la chef de l’exécutif local a soutenu sans état d’âme la condamnation de Pékin.  Par ailleurs le langage de plus en plus guerrier employé par les responsables du gouvernemenet Chinois rappelle tragiquement les événements de Tienanmen.

Crise Hong Kong : les risques d’une répression sanglante

Crise Hong Kong : les risques d’une  répression sanglante 

 

Après les nouvelles manifestations et la grève générale qui a paralysé les transports, on peut s’interroger sur les suites possibles de ce conflit entre Hong Kong et la Chine. Plusieurs hypothèses sont possibles mais elles sont toutes dangereuses pour la Chine. La première hypothèse consisterait à entériner le statut très particulier deux Hong Kong, système judiciaire notamment,  et finalement à donner raison aux manifestants. Or ce n’est pas dans la culture du pouvoir actuel de reconnaître l’émergence d’opposants au système politique chinois. Cela pourrait donner des idées dans d’autres régions ; cela d’autant plus que le climat  économique et social est loin d’être au beau fixe avec une industrie manufacturière dans le rouge, une croissance en net recul sans parler des conséquences prévisibles de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les  États-Unis qui viennent de décider de taxer 300 milliards nouveaux d’importations chinoises, la Chine qui, elle, vient de décider de ne plus importer de produits agricoles américains. L’autre possibilité serait de mettre au pas Hong Kong en utilisant les moyens habituels de la dictature chinoise qui par exemple ont été utilisée contre les étudiants sur la place Tiananmen. Le pouvoir dispose de toute l’autorité juridique voulue pour cela dans la mesure où le président Xi a réussi l’exploit de faire sauter le verrou qui limitait la durée de son mandat. Il paraît difficile d’accepter pour lui une exception économique mais aussi politique et culturelle pour un territoire comme Hong Kong alors que parallèlement il est en train de siniser encore davantage ce les symboles culturels comme le nom des rues où les religions chrétiennes musulmanes. Le président  Xi rencontrerait toutefois quelques réticences au sein même de la classe dirigeante politique comme économique. En effet ces nouveaux riches bénéficiaires du régime de dictature par prudence et par intérêt placent leur fortune à Hong Kong. Aujourd’hui le président Xi dispose de tous les pouvoirs, c’est un peu le nouveau Mao avec tous ses excès. Mais justement ces  excès de pouvoir pourraient bien un jour produire un rejet surtout si parallèlement le développement économique et social devait être durablement en panne comme actuellement. Évidemment pour sauver sa place la chef de l’exécutif local a soutenu sans état d’âme la condamnation de Pékin. Au cours de sa première conférence de presse d, la cheffe de l’exécutif local, soutenue par Pékin, a de nouveau rejeté les appels à la démission lancés par les manifestants et a affirmé que son gouvernement était résolu à maintenir la loi et l’ordre. “Ces actes illégaux qui menacent la souveraineté de notre pays et mettent en péril (la règle) ‘un pays, deux systèmes’ vont détruire la stabilité et la prospérité de Hong Kong”, a-t-elle prévenu.

Accord CETA : risques pour l’agriculture et l’environnement

Accord CETA : risques pour l’agriculture et l’environnement

 

 

Le Ceta constitue d’abord une bizarrerie juridique. Il a d’abord été négocié dans le plus grand secret par l’UE avec le Canada. Ensuite, il a immédiatement été appliqué et cela avant la ratification. Cet accord commercial présente un double danger : un danger pour l’agriculture et un danger pour l’environnement. D’une certaine manière, l’agriculture constitue la variable d’ajustement de ce traité destiné à accélérer les échanges de produits manufacturés surtout sur le dos de l’agriculture française ; une agriculture  qui ne peut être compétitive vis-à-vis du Canada en raison des normes aussi en raison du caractère encore artisanal de nombre d’exploitations françaises. (Même si l’industrialisation est en cours). Il n’y aura pour la France aucune disposition et forcément aucun moyen pour s’opposer notamment aux OGM, aux hormones, aux farines animales, aux pesticides et autres produits chimiques autorisés au Canada. Sans parler du fait que le Canada pourra aussi servir de porte discrète pour des productions des États-Unis. (Où on trouve par exemple des les élevages de 100 000 têtes). ’ Pour le ministère de l’Agriculture, cette crainte «n’est pas fondée»: «Quand on parle de farines animales, on fait référence aux farines de ruminants, qui ont été à l’origine de la maladie de la vache folle», estime le ministère, faisant valoir que ces produits sont interdits au Canada. Les éleveurs français s’inquiètent aussi de l’utilisation, outre-Atlantique, d’antibiotiques comme activateurs de croissance. Une pratique qui concerne, selon le ministère «l’ensemble des pays tiers qui fournissent l’UE en viande». A moyen terme (pourquoi attendre !  NDLR), l’Europe pourrait légiférer sur le sujet: un règlement décidé par le Parlement européen et le Conseil, publié début 2019, «demande à la Commission de prendre des dispositions visant à interdire l’importation à partir de pays tiers qui continuent à autoriser les antibiotiques comme promoteurs de croissance», selon le ministère, qui table sur une entrée en vigueur en janvier 2022. Enfin les éleveurs bovins n’ont de cesse de dénoncer des conséquences économiques désastreuses pour leur filière, compte tenu des contingents de bœuf que pourront exporter les Canadiens, des contingents en provenance du Canada voire des États-Unis. Le second risque et pas le moindre, c’est celui du développement de flux parasites. Une contradiction totale avec les préoccupations environnementales. En effet l’accélération des échanges va permettre à des produits d’effectuer des milliers de kilomètres inutiles et dont le bilan carbone viendra poser sur la qualité du climat et les émissions polluantes. Dans une problématique écologique,  c’est au contraire l’économie circulaire qu’il convient de favoriser.

Crise Hong Kong : les risques d’une répression sanglante

Crise Hong Kong : les risques d’une  répression sanglante 

 

Après les nouvelles manifestations et la grève générale qui a paralysé les transports, on peut s’interroger sur les suites possibles de ce conflit entre Hong Kong et la Chine. Plusieurs hypothèses sont possibles mais elles sont toutes dangereuses pour la Chine. La première hypothèse consisterait à entériner le statut très particulier de Hong Kong, système judiciaire notamment,  et finalement à donner raison aux manifestants. Or ce n’est pas dans la culture du pouvoir actuel de reconnaître l’émergence d’opposants au système politique chinois. Cela pourrait donner des idées dans d’autres régions ; cela d’autant plus que le climat  économique et social est loin d’être au beau fixe avec une industrie manufacturière dans le rouge, une croissance en net recul sans parler des conséquences prévisibles de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les  États-Unis qui viennent de décider de taxer 300 milliards nouveaux d’importations chinoises, la Chine qui, elle, vient de décider de ne plus importer de produits agricoles américains. L’autre possibilité serait de mettre au pas Hong Kong en utilisant les moyens habituels de la dictature chinoise qui par exemple ont été utilisée contre les étudiants sur la place Tiananmen. Le pouvoir dispose de toute l’autorité juridique voulue pour cela dans la mesure où le président Xi a réussi l’exploit de faire sauter le verrou qui limitait la durée de son mandat. Il paraît difficile d’accepter pour lui une exception économique mais aussi politique et culturelle pour un territoire comme Hong Kong alors que parallèlement il est en train de siniser encore davantage ce les symboles culturels comme le nom des rues où les religions chrétiennes musulmanes. Le président  Xi rencontrerait toutefois quelques réticences au sein même de la classe dirigeante politique comme économique. En effet ces nouveaux riches bénéficiaires du régime de dictature par prudence et par intérêt placent leur fortune à Hong Kong. Aujourd’hui le président Xi dispose de tous les pouvoirs, c’est un peu le nouveau Mao avec tous ses excès. Mais justement ces  excès de pouvoir pourraient bien un jour produire un rejet surtout si parallèlement le développement économique et social devait être durablement en panne comme actuellement. Évidemment pour sauver sa place la chef de l’exécutif local a soutenu sans état d’âme la condamnation de Pékin. Au cours de sa première conférence de presse depuis le 22 juillet, la cheffe de l’exécutif local, soutenue par Pékin, a de nouveau rejeté les appels à la démission lancés par les manifestants et a affirmé que son gouvernement était résolu à maintenir la loi et l’ordre. “Ces actes illégaux qui menacent la souveraineté de notre pays et mettent en péril (la règle) ‘un pays, deux systèmes’ vont détruire la stabilité et la prospérité de Hong Kong”, a-t-elle prévenu.

Hong Kong : les risques d’une répression sanglante

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Après les nouvelles manifestations et la grève générale qui a paralysé les transports, on peut s’interroger sur les suites possibles de ce conflit entre Hong Kong et la Chine. Plusieurs hypothèses sont possibles mais elles sont toutes dangereuses pour la Chine. La première hypothèse consisterait à entériner le statut très particulier deux Hong Kong, système judiciaire notamment,  et finalement à donner raison aux manifestants. Or ce n’est pas dans la culture du pouvoir actuel de reconnaître l’émergence d’opposants au système politique chinois. Cela pourrait donner des idées dans d’autres régions ; cela d’autant plus que le climat  économique et social est loin d’être au beau fixe avec une industrie manufacturière dans le rouge, une croissance en net recul sans parler des conséquences prévisibles de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les  États-Unis qui viennent de décider de taxer 300 milliards nouveaux d’importations chinoises, la Chine qui, elle, vient de décider de ne plus importer de produits agricoles américains. L’autre possibilité serait de mettre au pas Hong Kong en utilisant les moyens habituels de la dictature chinoise qui par exemple ont été utilisée contre les étudiants sur la place Tiananmen. Le pouvoir dispose de toute l’autorité juridique voulue pour cela dans la mesure où le président Xi a réussi l’exploit de faire sauter le verrou qui limitait la durée de son mandat. Il paraît difficile d’accepter pour lui une exception économique mais aussi politique et culturelle pour un territoire comme Hong Kong alors que parallèlement il est en train de siniser encore davantage ce les symboles culturels comme le nom des rues où les religions chrétiennes musulmanes. Le président  Xi rencontrerait toutefois quelques réticences au sein même de la classe dirigeante politique comme économique. En effet ces nouveaux riches bénéficiaires du régime de dictature par prudence et par intérêt placent leur fortune à Hong Kong. Aujourd’hui le président Xi dispose de tous les pouvoirs, c’est un peu le nouveau Mao avec tous ses excès. Mais justement ces  excès de pouvoir pourraient bien un jour produire un rejet surtout si parallèlement le développement économique et social devait être durablement en panne comme actuellement. Évidemment pour sauver sa place la chef de l’exécutif local a soutenu sans état d’âme la condamnation de Pékin. Au cours de sa première conférence de presse depuis le 22 juillet, la cheffe de l’exécutif local, soutenue par Pékin, a de nouveau rejeté les appels à la démission lancés par les manifestants et a affirmé que son gouvernement était résolu à maintenir la loi et l’ordre. “Ces actes illégaux qui menacent la souveraineté de notre pays et mettent en péril (la règle) ‘un pays, deux systèmes’ vont détruire la stabilité et la prospérité de Hong Kong”, a-t-elle prévenu.

 

Après les nouvelles manifestations et la grève générale qui a paralysé les transports, on peut s’interroger sur les suites possibles de ce conflit entre Hong Kong et la Chine. Plusieurs hypothèses sont possibles mais elles sont toutes dangereuses pour la Chine. La première hypothèse consisterait à entériner le statut très particulier deux Hong Kong, système judiciaire notamment,  et finalement à donner raison aux manifestants. Or ce n’est pas dans la culture du pouvoir actuel de reconnaître l’émergence d’opposants au système politique chinois. Cela pourrait donner des idées dans d’autres régions ; cela d’autant plus que le climat  économique et social est loin d’être au beau fixe avec une industrie manufacturière dans le rouge, une croissance en net recul sans parler des conséquences prévisibles de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les  États-Unis qui viennent de décider de taxer 300 milliards nouveaux d’importations chinoises, la Chine qui, elle, vient de décider de ne plus importer de produits agricoles américains. L’autre possibilité serait de mettre au pas Hong Kong en utilisant les moyens habituels de la dictature chinoise qui par exemple ont été utilisée contre les étudiants sur la place Tiananmen. Le pouvoir dispose de toute l’autorité juridique voulue pour cela dans la mesure où le président Xi a réussi l’exploit de faire sauter le verrou qui limitait la durée de son mandat. Il paraît difficile d’accepter pour lui une exception économique mais aussi politique et culturelle pour un territoire comme Hong Kong alors que parallèlement il est en train de siniser encore davantage ce les symboles culturels comme le nom des rues où les religions chrétiennes musulmanes. Le président  Xi rencontrerait toutefois quelques réticences au sein même de la classe dirigeante politique comme économique. En effet ces nouveaux riches bénéficiaires du régime de dictature par prudence et par intérêt placent leur fortune à Hong Kong. Aujourd’hui le président Xi dispose de tous les pouvoirs, c’est un peu le nouveau Mao avec tous ses excès. Mais justement ces  excès de pouvoir pourraient bien un jour produire un rejet surtout si parallèlement le développement économique et social devait être durablement en panne comme actuellement. Évidemment pour sauver sa place la chef de l’exécutif local a soutenu sans état d’âme la condamnation de Pékin. Au cours de sa première conférence de presse depuis le 22 juillet, la cheffe de l’exécutif local, soutenue par Pékin, a de nouveau rejeté les appels à la démission lancés par les manifestants et a affirmé que son gouvernement était résolu à maintenir la loi et l’ordre. “Ces actes illégaux qui menacent la souveraineté de notre pays et mettent en péril (la règle) ‘un pays, deux systèmes’ vont détruire la stabilité et la prospérité de Hong Kong”, a-t-elle prévenu.

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