Archive pour le Tag 'verts'

UE : report encore sur les investissements « verts » du nucléaire et du gaz

UE : report encore sur les investissements « verts » du nucléaire et du gaz

 

Un nouveau report jusqu’au 21 janvier de la consultation lancée par l’union européenne pour qualifier les investissements verts y compris le nucléaire et le gaz. En fait une prolongation qui correspond à une situation politique pleine de contradictions. Des pays du Nord en effet s’opposent notamment à la reconnaissance du nucléaire pouvant bénéficier du label vert. L’inclusion du nucléaire et du gaz dans la liste des investissements verts découlait en réalité d’un compromis entre la France qui pousse le nucléaire et l’Allemagne qui a un besoin urgent de gaz russe.

Cet accord politique donne lieu à des remous au sein même de l’alliance politique allemande qui comprend des libéraux, des écolos et des sociaux-démocrates. On voit mal cependant comment la France et d’autres favorables au nucléaire pourraient accepter que le gaz russe bénéficie du label vert tandis que le nucléaire serait rejeté. Ce serait une incongruité y compris sur le plan écologique puisque le nucléaire ne rejette pas pratiquement de carbone contrairement au gaz. La Commission européenne a donc annoncé lundi avoir repoussé la date butoir avant laquelle les experts doivent se prononcer sur sa proposition intégrant le gaz naturel et l’énergie nucléaire dans la catégorie des investissements dits « verts ».

Cette classification, ou « taxonomie pour une finance durable », vise à mieux orienter les capitaux vers des activités durables dans l’ensemble de l’Union européenne, afin de contribuer à l’objectif européen d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Bruxelles a déclaré lundi que ses experts auraient jusqu’au 21 janvier pour faire part de leurs observations sur le projet. Ils avaient initialement jusqu’au 12 janvier pour se prononcer.

« Nous avons repoussé la date limite d’une semaine afin de donner un peu plus de temps aux experts pour faire part de leurs observations », a dit Eric Mamer, porte-parole de l’exécutif européen, lors d’une conférence de presse.

Quand les experts auront rendu leur avis, Bruxelles dévoilera son projet définitif, lequel ne devra pas ensuite être bloqué par une majorité qualifiée de pays de l’UE ou par le Parlement européen dans un délai de quatre mois pour entrer en vigueur.

Climat-UE- marchandage écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

Climat-UE- marchandage écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

 

Comme Il fallait s’y attendre on assiste à un marchandage entre l’Allemagne et la France concernant deux sources d’énergie à la fois stratégique pour l’économie mais aussi pour l’environnement. Ainsi la France a réussi à faire reconnaître de nucléaire comme une énergie verte contre la concession faite à l’Allemagne d’admettre que le gaz pouvait également être labellisé vert. Le président de la république Emmanuel Macron va s’efforcer d’entériner juridiquement ce compromis pendant sa présidence de l’union européenne

 

Car l’enjeu est majeur : il s’agit de déterminer à l’échelle communautaire la liste des activités bénéfiques pour le climat afin de flécher les investissements privés vers celles-ci, mais aussi, in fine, les futures subventions publiques. D’ici à la prochaine décennie, ce sont donc des centaines de milliards d’euros à lever sur les marchés financiers qui sont en jeu.

« La transition énergétique coûtera cher. Et les investisseurs n’auront pas envie de financer une activité qui ne rapportera pas d’augmentation de leur part « verte ». Si l’activité en question n’est pas incluse dans la taxonomie, trouver des financements ce sera plus difficile, et le coût sera donc peut-être plus élevé », explique Eric Duvaud, fondateur et responsable de l’équipe développement durable d’EY.

Alors qu’Emmanuel Macron a récemment affirmé vouloir construire de nouveaux réacteurs nucléaires sur le territoire pour garantir la « souveraineté électrique de la France » et « atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050 », l’Hexagone espère ainsi orienter une partie de ces précieux fonds vers son industrie nucléaire.

UE- marchandage écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

UE- marchandage écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

 

Comme Il fallait s’y attendre on a assisté à un marchandage entre l’Allemagne et la France concernant deux sources d’énergie à la fois stratégique pour l’économie mais aussi pour l’environnement. Ainsi la France a réussi à faire reconnaître de nucléaire comme une énergie verte contre la concession faite à l’Allemagne d’admettre que le gaz pouvait également être labellisé verts. président de la république Emmanuel Macron va s’efforcer d’entériner juridiquement ce compromis pendant sa présidence de l’union européenne

 

Car l’enjeu est majeur : il s’agit de déterminer à l’échelle communautaire la liste des activités bénéfiques pour le climat afin de flécher les investissements privés vers celles-ci, mais aussi, in fine, les futures subventions publiques. D’ici à la prochaine décennie, ce sont donc des centaines de milliards d’euros à lever sur les marchés financiers qui sont en jeu.

« La transition énergétique coûtera cher. Et les investisseurs n’auront pas envie de financer une activité qui ne rapportera pas d’augmentation de leur part « verte ». Si l’activité en question n’est pas incluse dans la taxonomie, trouver des financements ce sera plus difficile, et le coût sera donc peut-être plus élevé », explique Eric Duvaud, fondateur et responsable de l’équipe développement durable d’EY.

Alors qu’Emmanuel Macron a récemment affirmé vouloir construire de nouveaux réacteurs nucléaires sur le territoire pour garantir la « souveraineté électrique de la France » et « atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050 », l’Hexagone espère ainsi orienter une partie de ces précieux fonds vers son industrie nucléaire.

UE- marchandage Écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

UE- marchandage Écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

 

Comme Il fallait s’y attendre on a assisté à un marchandage entre l’Allemagne et la France concernant deux sources d’énergie à la fois stratégique pour l’économie mais aussi pour l’environnement. Ainsi la France a réussi à faire reconnaître de nucléaire comme une énergie verte contre la concession faite à l’Allemagne d’admettre que le gaz pouvait également être labellisé verts. président de la république Emmanuel Macron va s’efforcer d’entériner juridiquement ce compromis pendant sa présidence de l’union européenne

 

Car l’enjeu est majeur : il s’agit de déterminer à l’échelle communautaire la liste des activités bénéfiques pour le climat afin de flécher les investissements privés vers celles-ci, mais aussi, in fine, les futures subventions publiques. D’ici à la prochaine décennie, ce sont donc des centaines de milliards d’euros à lever sur les marchés financiers qui sont en jeu.

« La transition énergétique coûtera cher. Et les investisseurs n’auront pas envie de financer une activité qui ne rapportera pas d’augmentation de leur part « verte ». Si l’activité en question n’est pas incluse dans la taxonomie, trouver des financements ce sera plus difficile, et le coût sera donc peut-être plus élevé », explique Eric Duvaud, fondateur et responsable de l’équipe développement durable d’EY.

Alors qu’Emmanuel Macron a récemment affirmé vouloir construire de nouveaux réacteurs nucléaires sur le territoire pour garantir la « souveraineté électrique de la France » et « atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050 », l’Hexagone espère ainsi orienter une partie de ces précieux fonds vers son industrie nucléaire.

Europe- marchandage Écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

Europe- marchandage Écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

 

Comme Il fallait s’y attendre on a assisté à un marchandage entre l’Allemagne et la France concernant deux sources d’énergie à la fois stratégique pour l’économie mais aussi pour l’environnement. Ainsi la France a réussi à faire reconnaître de nucléaire comme une énergie verte contre la concession faite à l’Allemagne d’admettre que le gaz pouvait également être labellisé verts. président de la république Emmanuel Macron va s’efforcer d’entériner juridiquement ce compromis pendant sa présidence de l’union européenne

 

Car l’enjeu est majeur : il s’agit de déterminer à l’échelle communautaire la liste des activités bénéfiques pour le climat afin de flécher les investissements privés vers celles-ci, mais aussi, in fine, les futures subventions publiques. D’ici à la prochaine décennie, ce sont donc des centaines de milliards d’euros à lever sur les marchés financiers qui sont en jeu.

« La transition énergétique coûtera cher. Et les investisseurs n’auront pas envie de financer une activité qui ne rapportera pas d’augmentation de leur part « verte ». Si l’activité en question n’est pas incluse dans la taxonomie, trouver des financements ce sera plus difficile, et le coût sera donc peut-être plus élevé », explique Eric Duvaud, fondateur et responsable de l’équipe développement durable d’EY.

Alors qu’Emmanuel Macron a récemment affirmé vouloir construire de nouveaux réacteurs nucléaires sur le territoire pour garantir la « souveraineté électrique de la France » et « atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050 », l’Hexagone espère ainsi orienter une partie de ces précieux fonds vers son industrie nucléaire.

UE : gaz et nucléaire considéré comme investissements verts

UE : gaz et nucléaire considéré comme investissements verts

 

L’union européenne s’apprêterait à considérer aussi comme investissements verts le gaz et le nucléaire. Une majorité s’est dégagée sur cette question. Sans doute un compromis politique notamment entre la France et l’Allemagne. L’Allemagne qui pousse le gaz provenant surtout de la Russie et la France qui pousse sa technologie nucléaire Le sujet divise les Vingt-Sept. Mais au sommet des chefs d’État et de gouvernement jeudi à Bruxelles, «une très grande majorité d’États membres» a souhaité inclure à la fois le gaz et le nucléaire dans cette liste d’investissements durables, a déclaré un diplomate européen à l’AFP.. La crise des prix du gaz semble avoir créé un contexte favorable au nucléaire.

Mi-octobre, dix États de l’UE, dont la France, ont publié une tribune soutenant le nucléaire au motif qu’elle n’émet pas de CO2 et fait partie des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique, mais également qu’elle contribue à l’indépendance énergétique européenne. Ce texte a aussi été signé par la Roumanie, la République tchèque, la Finlande, la Slovaquie, la Croatie, la Slovénie, la Bulgarie, la Pologne et la Hongrie. Les Pays-Bas se sont ralliés récemment à cette position.

D’autres pays comme l’Allemagne, l’Autriche ou le Luxembourg y sont farouchement opposés, à l’instar de plusieurs ONG qui épinglent le problème du stockage à très long terme des déchets radioactifs. Les centrales à gaz émettent du CO2, mais beaucoup moins que le charbon et, comme le nucléaire elles représentent une source d’électricité stable et pilotable qui peut apporter un complément nécessaire aux sources renouvelables (solaire, éoliennes) quand soleil et vent sont absents.

Europe écologie les Verts : déjà des divisions avec Sandrine Rousseau

Europe écologie les Verts : déjà des divisions avec Sandrine Rousseau

 

Après le résultat des primaires d’Europe écologie les Verts ,Sandrine Rousseau joue les mouches du coche. Il est clair que Sandrine Rousseau s’attendait à être élue puisqu’elle bénéficiait du soutien de l’appareil. La victoire de Jadot a été très courte mais réelle. Jusque-là les écologistes dans la primaire s’étaient efforcés de conduire un débat relativement serein.

 

Mais à peine Jadot élue, Sandrine Rousseau fait entendre sa petite musique de la radicalité. Elle suggère notamment que Jadot tienne largement tenir compte de la ligne politique radicale qu’elle représente et que son soutien n’est pas acquis. Une attitude qui contredit totalement l’engagement des candidats à la primaire de soutenir le gagnant de la consultation.

Les écolos ont réussi à ne pas trop se diviser pendant la primaire mais il pourrait bien faire ressurgir leurs vieux démons au cours de la campagne électorale. Rien d’étonnant à cela dans la mesure où les lignes électorales respectives de Yannick Jadot et de Sandrine Rousseau sont opposées à peu près sur tout sauf peut-être le climat est encore.

 

En gros Yannick Jadot développe un projet de gouvernement qui forcément tient compte des réalités tandis que Sandrine Rousseau s’enfonce dans le gauchisme et l’idéologie Woke. Sandrine Rousseau lance un avertissement en forme de menace à Yannick Jadot.

Europe écologie les Verts : déjà des divisions avec Sandrine Rousseau

Europe écologie les Verts : déjà des divisions avec Sandrine Rousseau

 

Après le résultat des primaires d’Europe écologie les Verts ,Sandrine Rousseau joue les mouches du coche. Il est clair que Sandrine Rousseau s’attendait à être élue puisqu’elle bénéficiait du soutien de l’appareil. La victoire de Jadot a été très courte mais réelle. Jusque-là les écologistes dans la primaire s’étaient efforcés de conduire un débat relativement serein.

 

Mais à peine Jadot élue, Sandrine Rousseau fait entendre sa petite musique de la radicalité. Elle suggère notamment que Jadot tienne largement tenir compte de la ligne politique radicale qu’elle représente et que son soutien n’est pas acquis. Une attitude qui contredit totalement l’engagement des candidats à la primaire de soutenir le gagnant de la consultation. Les écolos ont réussi à ne pas trop se diviser pendant la primaire mais il pourrait bien faire ressurgir leurs vieux démons au cours de la campagne électorale. Rien d’étonnant à cela dans la mesure où les lignes électorales respectives de Yannick Jadot et de Sandrine Rousseau sont opposées à peu près sur tout sauf peut-être le climat est encore.

 

En gros Yannick Jadot développe un projet de gouvernement qui forcément tient compte des réalités tandis que Sandrine Rousseau s’enfonce dans le gauchisme et l’idéologie woke. Sandrine Rousseau lance un avertissement en forme de menace à Yannick Jadot.

Allemagne : les « Verts » largement battus

Allemagne :  les verts largement battus

Comme sans doute en France, les verts  se voyaient déjà en haut de l’affiche en Allemagne ; ils escomptaient prendre la succession de Merkel. En fait ils ont reçu une véritable claque avec un score autour de 14 % quand la droite et la gauche classique obtienne chacun autour de 25 %. Certes les verres pourraient se présenter en arbitre de la situation car aucun parti ne dispose des voix suffisantes pour s’imposer au gouvernement et comme chancelier.

 

Il existe cependant d’autres hypothèses. La première consiste à une nouvelle alliance entre la CDU où est le SPD. Une autre possibilité consiste pour l’un des deux parties à s’allier avec les libéraux. Enfin les Verts  pourraient éventuellement être de la partie de la nouvelle union.

 

Il y a une certaine différence avec la France en Allemagne à savoir qu’ un accord entre des partis opposés est toujours possible dans l’intérêt du pays . Dans l’histoire de l’Allemagne on a déjà fait l’hypothèse d’une crise institutionnelle mais à chaque fois l’Allemagne a su faire prévaloir l’intérêt supérieur du pays sur l’intérêt des partis. Il est clair qu’on envisagerait pas une union en France entre par exemple les républicains ,  socialistes voir les écolos..

Présidentielle 2022 : 55% des Français estiment que le projet pour la société d’Europe écologie les Verts n’est pas réaliste

Présidentielle 2022 : 58% des Français estiment que le projet pour la société d’Europe écologie les Verts (EELV) n’est pas réaliste

Selon le sondage Odoxa réalisé avec Backbone Consulting pour Le Figaro

58% des Français estiment que leur projet pour la société n’est pas «réaliste», et 54% jugent qu’il n’est pas «crédible». Ancrés par tradition dans la «contre-culture», les écologistes veulent prouver qu’ils sont désormais mûrs pour décrocher le pouvoir. Ce sera donc un des chantiers à poursuivre pour le futur vainqueur de la primaire des écologistes. «S’ils veulent dépasser les 5% qui constituaient jusqu’à présent leur score record à ce scrutin, les écologistes doivent changer leur image de ‘gentils babacools’, pas capables de gouverner», note d’ailleurs Gaël Sliman, le président d’Odoxa.

De fait, une majorité de Français estiment que les Verts feraient moins bien que le gouvernement actuel sur «la politique économique et sociale» (62%), sur «la sécurité» (74%) ou sur la «politique internationale». En revanche, 72% jugent que les écologistes feraient mieux sur «l’environnement».

Révision des règles de l’UE, la prise en compte de quels investissements verts ?

Révision des règles de l’UE, la prise en compte de quels investissements verts ?

 

 

Les règles budgétaires  (notamment déficits publics à 3% et la dette à 60% du produit intérieur brut (PIB ) pourraient être modifiées au plan de l’union européenne avec éventuellement intégration ou plus exactement traitement spécifique des investissements verts. La difficulté réside évidemment dans le la difficile évaluation de ce qui est vert et de ce qui ne l’est pas. En outre certains états frugaux s’oppose à ces propositions des états dépensiers du Sud dont  la France. Au cours d’un sommet de deux jours, les ministres des Finances des 27 pays de l’UE ont débattu de la manière de modifier les règles budgétaires pour mieux les adapter aux nouvelles réalités économiques une fois que les règles budgétaires de l’Union, désormais suspendues jusqu’à la fin de 2022, seront rétablies à partir de 2023.

Primaire EELV : la justice condamne les verts pour manque de démocratie

Primaire EELV : la justice condamne les verts pour manque de démocratie

 

Décidément les verts ont des difficultés avec leurs primaires organisées à l’occasion des présidentielles. Non seulement général les verts ont l’habitude d’élire le candidat qui a le moins de chance de faire un bon score aux élections mais en plus, le parti élimine de façon arbitraire des candidats à la candidature de cette primaire. Moins d’ailleurs pour des questions de procédures internes aux écologiste  que pour l’orientation relativement centriste d’une minorité.

Ainsi, le petit parti de Corinne Lepage, Cap 21,  avait refusé de s’engager à soutenir le vainqueur de la primaire et avait  donc été éliminé la primaire des verts. Jean-Marc Governatori comptait sur cette formation : elle lui apportait 18 des 28 parrainages nécessaires pour se présenter.L’écologiste «centriste» , Jean-Marc Governatori , avait perçu derrière cette «agression» contre Cap 21 une manœuvre politique pour l’«empêcher de paraître».

Jean-Marc Governatori a déposé un référé au tribunal de Bobigny mi-juillet pour «invalider la démission de Cap 21 par la direction de la primaire et donc valider les parrainages». La justice lui a finalement donné raison jeudi, et a ordonné aux organisateurs de l’intégrer comme candidat.

PRIMAIRE ÉCOLOGISTE: Les verts vont encore choisir un candidat qui perd

PRIMAIRE ÉCOLOGISTE: Les verts vont encore choisir un candidat qui perd

Face à Yannick Jadot écolo plutôt centriste, Europe écologie les Verts va sans doute préférer un candidat qui perd comme Éric Piolle. Un candidat beaucoup plus à gauche et beaucoup moins connu. Bref le scénario éternel de la primaire écologiste ( Pour mémoire les écolos avaient déjà préféré Eva Joly à Nicolas Hulot). Éric Piolle vient d’ailleurs de soutenir de recevoir tout ce que compte l’écologie du gauche avec un appui de 300 élus.

« Nous avons besoin d’une présidence humble, terre à terre, qui nous ressemble et qui nous considère, qui connaisse la réalité du travail et celle des territoires », plaident ces soutiens d’Eric Piolle, rappelant sa victoire en 2014 à Grenoble puis sa réélection aux municipales de 2020.

« Il s’est inscrit dans une nouvelle page de l’histoire de l’écologie politique en France. Celle de l’écologie de gouvernement. Il a montré que les écologistes peuvent gagner pour agir sur le réel », insistent les signataires, qui plaident pour articuler « radicalité » et « pragmatisme ».

« Nous sommes également fiers de soutenir comme candidat à la présidentielle un ancien cadre » de Hewlett Packard « licencié pour avoir refusé un plan de délocalisation, devenu un élu de terrain à l’écoute, conscient des réalités du quotidien, attaché aux territoires qui font la France au-delà des considérations parisiennes et capable de construire le rassemblement des gauches écologistes », ajoutent ces personnalités.

Allemagne :La dirigeante des verts prises les mains dans le pot de confiture

Allemagne :La dirigeante des verts prises les mains dans le pot de confiture

Les verts en Allemagne vivent actuellement une mauvaise période d’abord avec des échecs aux élections locales mais aussi la mise en cause de leur principales dirigeante prise  les mains dans le pot de confiture. D’une part on l’accuse d’avoir minimisé sa fortune personnelle, d’autre part de s’être largement inspiré du copier coller pour grossir un programme politique un peu court. Sans parler d’un tripatouillage de son CV.

L’euphorie provoquée en avril par la nomination d’Annalena Baerbock pour briguer la chancellerie allemande pour les Verts est donc complètement retombée. Des incohérences et erreurs dans son curriculum vitae puis un bonus trop tardivement signalé avaient commencé d’égratigner la crédibilité de la candidate écologiste. Les nouvelles accusations de plagiat dont fait désormais l’objet son livre, tout juste paru à grand renfort de publicité, menacent de faire passer la jeune femme du statut d’espoir à celui de boulet pour les Verts.

 

Des plans de relance pas très verts plutôt gris voire noirs

Des  plans de relance pas très verts plutôt gris voire noirs

il y a évidemment les discours et les grandes rencontres internationales pour défendre l’environnement et notamment la détérioration du climat. Mais il y a aussi les réalités politiques et économiques. Et de ce point de vue les énormes plans de relance lancée partout dans le monde consacrent bien peu d’argent aux dimensions environnementales et en particulier aux énergies renouvelables. Les investissements destinés aux énergies fossiles sont en effet six fois plus nombreux que ceux affectés aux renouvelables. Pourtant, alors même que la crise sanitaire « aurait pu changer la donne », le compte n’y est pas, souligne le groupe de réflexion international sur les énergies renouvelables REN21 dans un nouveau rapport. Pour cause,« en dépit de tous les discours vers un avenir énergétique propre », les plans de relance post-Covid ont en fait accordé six fois plus d’investissements aux fossiles qu’aux renouvelables, signale l’étude.

En cause évidemment le décalage constant entre les discours tonitruants des responsables politiques et leurs orientations réelles. Mais il convient aussi de prendre en compte également les réalités économiques et énergétiques. Dans la plupart des cas le recours total ad énergie renouvelable pour remplacer les fossiles et complètement utopiques en quelques années. Ou alors il faut alors accepter de tuer toute croissance, tout emploi et en même temps toute redistribution. Une politique énergétique ne peut se gérer que dans la durée et il faut des dizaines d’années pour progressivement faire évoluer un modèle pertinent et durable. À moins de conseiller à tous les Français par exemple de prendre leur vélo pour la totalité de leur dépassement. Une vision très bobo qui ne tient pas vraiment compte des réalités économiques ,urbanistiques et sociales.

Un A320 avec du carburant 100 % verts : une escroquerie

Un A320 avec du carburant 100 % verts : une escroquerie

Le carburant 100 % vert pour l’aérien constituent la même escroquerie que l’électricité 100 % verte d’Engie. Énergie verte, électricité verte est maintenant carburant aérien vert. Une véritable escroquerie évidemment car il ne s’agit nullement de réduire la totalité des émissions de CO2. On va tout simplement Substituerau kérosène un autre carburant avec soi-disant 100 % de carburant alternatif mais dont beaucoup auront besoin du pétrole notamment pour être produit (déchets industriels et agricoles par exemple) .

Désigné sous le nom de code de VOLCAN (Vol avec Carburants Alternatifs Nouveaux), ce projet franco-français sera non seulement une première pour un appareil de cette taille, mais il permettrait  également de mesurer pour la première fois, en conditions réelles, les émissions polluantes d’un vol au carburant dit « vert ». Sur le papier, ces nouveaux carburants issus de la biomasse, des déchets de l’industrie alimentaire ou forestière ou bien synthétisés à base d’hydrogène, sont susceptibles de réduire de 80 % les émissions de CO2 d’un avion, comparé au kérosène à base de pétrole. Mais jusqu’à présent, leur utilisation s’est toujours faite en complément de jet fuel classique.

 

« Nos moteurs actuels sont déjà certifiés pour fonctionner avec jusqu’à 50 % de carburants alternatifs, explique Stéphane Cueille, le directeur de l’innovation chez Safran, qui produit la majorité des moteurs d’Airbus A320 et de Boeing 737. Passer de 50 % à 100 % ne présente pas de difficulté technique majeure. Mais nous devons vérifier la compatibilité des joints, des pompes et des différents composants du système de propulsion, avant de pouvoir certifier des vols à 100 % ».

Selon le directeur de Safran, cet objectif d’une certification des vols avec 100 % de carburants alternatifs, devrait être atteint « vers la fin de la décennie » au plus tard. « Mais si nous pouvons aller plus vite, nous le ferons », précise-t-il. Car l’enjeu est considérable. Les carburants alternatifs sont non seulement le meilleur outil actuel pour réduire de 50 % les émissions de CO2 des vols courts et moyen-courriers, en attendant un éventuel nouveau modèle d’Airbus à hydrogène vers 2035, mais ils sont aussi la seule solution de long terme pour les long-courriers.

Notre sélection d’articles

Succès de Merkel en Saxe-Anhalt et défaite des Verts

Succès de Merkel  en Saxe-Anhalt et défaite des Verts

De quoi doucher sérieusement les espérances des verts allemands se voyaient déjà pouvoir.  Le parti d’Angela Merkel a remporté 36,2 % des suffrages lors des élections en Saxe-Anhalt dimanche, devançant l’extrême droite de près de 14 points. Les Verts restent de leur côté loin des 10 % qu’ils visaient. Les  Verts, qui menacent la CDU au niveau fédéral, n’ont réussi à réunir que 6,2 % des suffrages.

Une déception pour les VertsCe succès devrait conforter les résultats du dernier sondage de l’institut Insa paru dimanche pour le tabloïd Bild, qui crédite la CDU de 26 % contre 21 % pour les Verts au niveau national. La candidate de ces derniers à la chancellerie, Annalena Baerbock, a reconnu sa déception, confirmant que « nous avions espéré plus » en Saxe-Anhalt. Les Verts visaient en effet les 10 %, contre 5,2 % en 2016. Leur nouveau score les place même juste en-deçà des Libéraux (FDP), qui reviennent ainsi au parlement régional après 10 ans d’absence.

Les verts français comparés aux verts allemands

Les verts  français comparés aux verts  allemands

Un papier des journalistes Luc André et  Raphaël Proust dans l’opinion tente un essai de comparaison entre les bobos français et les gestionnaires allemands.(Extrait).Notons qu’il s’agit cependant d’un essai de comparaison concernant la pollution, l’international, l’économie, Le social, l’ immigration ett qui fait l’impasse sur de nombreux aspects sociétaux où les verts français se signalent par leur position gauchiste.

Pollution

Pour limiter les gaz à effet de serre, les deux formations tablent sur une sortie plus précoce du charbon en 2030, une hausse du prix du CO2 (qui serait en Allemagne compensée par une allocation climat par tête), un développement des énergies renouvelables et de l’hydrogène mais aussi du rail au détriment de la route et un grand plan de rénovation thermique des bâtiments. Die Grünen proposent également l’arrêt des ventes de voitures thermiques neuves Vers 2030 comme Europe écologie les Verts. « pour respecter une trajectoire conforme aux accords de Paris ». Cette transition doit être financée en partie avec la fin des subventions aux énergies fossiles.

Enfin, la compatibilité de tous les textes de loi avec les objectifs climatiques devra être examinée

Europe et international

Les écologistes allemands veulent renforcer les prérogatives du Parlement européen. Strasbourg doit nommer les membres de la Commission et être mis sur un pied d’égalité avec le Conseil, représentant les Etats, en matière d’initiative législative. Dans cette enceinte, ils veulent mettre un terme aux décisions à l’unanimité. Sur les sujets financiers, il est question de réformer le pacte de stabilité, pérenniser le fonds de relance et lancer une garantie européenne des dépôts bancaires. Un changement évident de doctrine outre-Rhin.

Sur l’international et la défense européenne, les Verts sont prêts à prendre plus de responsabilités. Les critiques internes autour de la livraison d’armes défensives à l’Ukraine, proposée par le co-chef du parti, soulignent la fragilité de ce nouveau positionnement pour une formation à l’ADN pacifiste.

EELV partage d’ailleurs avec ses cousins allemands un penchant proeuropéen résolument hostile à la Russie de Vladimir Poutine, malgré le tropisme diplomatique et pacifiste traditionnel chez les écologistes. Outre la création d’un corps d’armée européen de prévention des conflits, le parti propose une refondation de l’Europe mais « dans le cadre des traités actuels », contrairement à la gauche radicaleFrançaise. Il propose surtout la fin de tous les traités de libre-échange et la « sortie de l’austérité » en dotant l’Union européenne d’un budget propre conséquent.

Immigration

Les Verts allemands plaident pour une politique d’immigration calibrée sur les besoins de l’économie, avec une porte ouverte à tous les profils de qualification. L

De son côté, EELV est favorable à une « politique de régularisation » inspirée d’exemples étrangers récents comme le Portugal. Le parti réclame ainsi « la régularisation inconditionnelle des personnes sans-papiers sur l’ensemble du territoire français ».

Emploi et fiscalité

Les Verts allemands Veulent passer le salaire minimum immédiatement à 12 euros brut de l’heure. Les intérimaires, désavantagés outre-Rhin, doivent toucher plus que les permanents à travail égal. Pour financer la transition sociale écologique, Die Grünen veulent alourdir l’impôt sur le revenu pour les plus aisés (deux nouvelles tranches) et introduire une contribution de 1 % sur le patrimoine.

En matière de relance économique, EELV propose pour sa part un retour des emplois aidés, en particulier dans le secteur marchand. Le parti promet également 145 000 postes à pourvoir dans la filière rénovation thermique en 2025, 36 000 autres liés au vélo, 160 000 dans les transports en commun, 55 000 dans le ferroviaire et 84 000 dans les énergies renouvelables. Côté fiscalité, du classique à gauche : fin de la flat tax sur les revenus du capital, rétablissement de l’ISF, élargissement de la taxe sur les transactions financières et « mise à contribution des secteurs qui ont profité de la crise » comme l’assurance ou les Gafam.

Entreprises et numérique

Interlocuteurs désormais reconnus par les entreprises, les Verts allemands proposent une pluie de milliards pour accompagner la transition verte de l’industrie et sauvegarder des centaines de milliers d’emplois bien payés : 500 milliards d’investissements publics sur dix ans sont annoncés pour soutenir l’innovation. Les Verts allemands promettent encore des facilités aux PME pour rebondir après la crise sanitaire : extension du report des pertes sur des bénéfices antérieurs, amortissements exceptionnels et restructurations simplifiées. La carte de l’innovation est brandie aussi pour numériser économie et services publics. Une aide de 25 000 euros est prévue pour aider les fondateurs à démarrer leurs projets.

EELV compte pour sa part procéder à une « réforme de l’entreprise », et notamment du droit des sociétés, en créant une « véritable démocratie d’entreprise » renforçant la présence des salariés au sein des conseils d’administration, ainsi que les rachats d’entreprise par ces derniers.

Social

Par souci de simplification et d’économie, Die Grünen tendent vers une allocation sociale unique, dépourvue des mécanismes de sanction en vigueur actuellement. Son montant doit être rehaussé progressivement. Les familles se voient proposer un congé parental rémunéré allongé (vingt-quatre mois à répartir dans le couple) et pouvant être pris jusqu’aux 14 ans de l’enfant. Autre aspect : offrir plus de logements abordables, le boom de l’immobilier pénalisant les classes moyennes. La source d’inspiration de cette politique du logement est la capitale autrichienne, Vienne.

Les Verts français plaident, eux, pour un « nouveau contrat social » axé sur la lutte contre les discriminations et notamment le rattrapage des écarts de rémunérations entre les hommes et les femmes. Le parti propose également de porter le smic à 1 800 euros bruts au cours d’une législature( Au lieu de 1554 actuellement, avec « augmentation immédiate de 10 % », soit 150 euros bruts et une revalorisation des minima sociaux de 50 % durant la mandature.

Agriculture

Lees Verts allemands défendent une vision paysanne. En s’appuyant sur les fonds de la politique agricole commune, ils visent 30 % d’exploitations bio en 2030, une réduction de moitié des pesticides et des antibiotiques à la même échéance. Un soutien à la réduction des troupeaux, aux circuits courts et à l’attribution de terres à de petits exploitants est également prévu dans le programme.

Les Verts français campent sur les mêmes positions et réclament une refonte totale de la PAC et notamment une redirection des plus de 10 milliards d’aides européennes distribués chaque année en France, essentiellement en faveur de l’agriculture biologique et paysanne. Un redéploiement « nécessaire pour sécuriser les systèmes en agroécologie » et « conforter les aides au maintien en agriculture biologique », assurait EELV dans son dernier programme présidentiel.

Sécurité

Die Grünen sont favorables à un renforcement des moyens matériels et humains de la police fédérale. Pour cimenter la confiance avec la population, le parti prévoit de faciliter les plaintes contre les agents et réclame une étude scientifique sur le racisme au sein des services de sécurité.

En France, la doctrine d’ensemble reste toutefois celle de la gauche : accent mis sur la prévention et la formation des agents, sortie de la « politique de chiffre » et introduction de dispositifs de lutte contre les contrôles aux faciès. Les réactions négatives à la venue de Yannick Jadot à la manifestation des syndicats de police devant l’Assemblée prouvent toutefois l’existence de vifs débats sur le rapport à entretenir avec l’institution policière.

Les e-carburants: Utiles et vraiment verts ?

Les e-carburants: Utiles et vraiment verts ? 

Un article du Wall Street Journal évoque la possibilité de sauver les moteurs à combustion avec le e-carburant. La question est cependant de savoir si ces carburants sont vraiment verts.
Tribune

Des compagnies aériennes, des spécialistes du fret et des majors pétrolières ont d’ores et déjà lancé des projets de production d’e-carburant ou testent un mélange d’e-carburant et de carburant classique. Les constructeurs automobiles investissent eux aussi dans une technologie qui, pour certains, pourraient permettre aux voitures traditionnelles de côtoyer véhicules hybrides et électriques, tout en polluant moins.

Le problème du coût

La technologie sur laquelle s’appuient ces nouveaux carburants n’a rien de nouveau. Il y a près d’un siècle, les scientifiques allemands Franz Fischer et Hans Tropschont ont mis au point une méthode, dit procédé de Fischer-Tropsch, qui permet de créer du pétrole synthétique en mélangeant du monoxyde de carbone et de l’hydrogène.

Pour beaucoup, l’avenir des e-carburants dépendra de l’évolution de la taxation des émissions de gaz à effet de serre (en cas d’adoption ou d’augmentation de ce type de dispositif, les carburants traditionnels deviendraient plus chers) et du soutien à la production d’hydrogène vert par des subventions et des financements publics

Pour leurs défenseurs, les carburants synthétiques présentent de nombreux avantages : ils peuvent être mélangés aux carburants traditionnels (leur densité et leur qualité sont similaires) ou les remplacer purement et simplement sans abîmer les pipelines, les stations-service ni les moteurs. Ils sont faciles à transporter et peuvent être stockés pendant longtemps.

 

Si les e-carburants reviennent à la mode, c’est parce que les prix des énergies renouvelables n’ont jamais été aussi bas, mais aussi parce que, partout dans le monde, les Etats et les entreprises investissent de plus en plus dans l’hydrogène vert et les technologies de capture du CO2, les deux éléments de base des e-carburants. Mais, pour l’heure, ils coûtent toujours entre quatre et six fois plus cher à produire (hors taxes) que les carburants traditionnels, selon eFuel Alliance, un groupe de promotion des énergies renouvelables sobres en carbone.

Pour beaucoup, l’avenir des e-carburants dépendra de l’évolution de la taxation des émissions de gaz à effet de serre (en cas d’adoption ou d’augmentation de ce type de dispositif, les carburants traditionnels deviendraient plus chers) et du soutien à la production d’hydrogène vert par des subventions et des financements publics.

Le cas échéant, les compagnies gazières et pétrolières devraient pouvoir fournir assez de CO2 capturé pour fabriquer des e-carburants. Les énergies fossiles représenteront une part importante du mix énergétique mondial, même en 2050. Mais en soutenant les technologies de capture du carbone, les majors pétrolières pourraient continuer de vendre de l’or noir tout en luttant contre le changement climatique.

Certaines sont d’ailleurs déjà passées à l’action. En Espagne, Repsol a investi 60 millions d’euros pour la construction d’une usine de carburants synthétiques utilisant le CO2 capturé près de la raffinerie de Bilbao. Le site, qui devrait ouvrir ses portes en 2023, produira 50 barils d’e-carburants par jour pendant la phase de test, puis augmentera sa cadence pour approvisionner le secteur des transports.

Le géant américain Exxon Mobil s’intéresse lui aussi à ces carburants de synthèse. Cette année, il s’est engagé à investir 3 milliards de dollars d’ici 2025 (soit environ 3 % à 4 % de ses investissements annuels) dans les technologies à faibles émissions, notamment la capture et le stockage du carbone. Il s’est aussi associé à Porsche pour tester les e-carburants sur des voitures.

« Les e-carburants ont un potentiel énorme, souligne Andrew Madden, vice-président en charge de la stratégie et de la planification d’Exxon Mobil Fuels & Lubricants. La technologie [de capture du carbone] progressant, on peut les lier quand c’est pertinent. »

Les bateaux et les avions d’abord

Dans l’immédiat, l’aviation et le transport maritime, deux secteurs aussi polluants que difficiles à électrifier pourraient être les premiers intéressés par les carburants synthétiques. La forte densité en énergie des e-carburants pourrait aussi en faire une bonne solution pour décarboner les poids lourds qui transportent les marchandises sur de longues distances, affirment les défenseurs de cette solution.

En janvier, KLM Royal Dutch Airlines a fait voler un avion commercial entre Amsterdam et Madrid avec du e-kérosène, une première mondiale. L’appareil était propulsé par un mélange de kérosène classique et 500 litres de carburant synthétique produit par Royal Dutch Shell. L’avionneur européen Airbus, qui aimerait faire voler le premier avion commercial zéro émission d’ici 2035, s’intéresse également aux e-carburants.

En 2019, la compagnie aérienne allemande Deutsche Lufthansa a, elle, signé un accord avec la raffinerie Heide pour produire du kérosène synthétique destiné à l’aéroport de Hambourg. L’objectif : remplacer, dès 2024, 5 % du kérosène fossile utilisé par les avions qui passent par cet aéroport par du kérosène synthétique produit grâce à une électricité éolienne locale.

Jürgen Wollschläger, directeur général de Heide, estime que les e-carburants pourraient aussi trouver des applications dans l’industrie chimique, par exemple en réduisant l’empreinte carbone de la transformation du plastique et les émissions liées à la production de smartphones, d’ordinateurs portables, de bouteilles de shampoing ou de jouets.

« Les applications sont très nombreuses et concernant plus ou moins tous les matériaux qu’on utilise au quotidien », affirme-t-il.

De son côté, le géant du transport maritime A.P. Møller-Mærsk voit en l’e-ammoniac et l’e-méthanol des carburants prometteurs pour sa flotte, et ajoute que ses clients ont indiqué qu’ils seraient à payer plus cher un transport plus vert, qui leur permettrait de réduire les émissions de leur chaîne logistique.

« Le dialogue que nous avons avec nos clients est prometteur, déclare Morten Bo Christiansen, vice-président et responsable de la décarbonisation de Mærsk. La technologie est éprouvée et mature, et peut être reproduite à grande échelle. Un immense cycle d’investissement nous attend. »

Mærsk devrait faire naviguer son premier bateau neutre en carbone d’ici 2023 et songe à utiliser l’e-méthanol comme carburant. Le groupe travaille aussi avec la société d’investissement Copenhagen Infrastructure Partners et des entreprises danoises pour bâtir le plus grand site de production d’ammoniac vert d’Europe à Esbjerg, sur la côte ouest du Danemark.

Des carburants vraiment verts ?

Mais c’est sur l’automobile que le récent retour en force des carburants de synthèse s’est concentré, certains constructeurs le voyant, aux côtés de l’électrique et de l’hybride, comme une autre façon de rendre la voiture plus écologique.

L’an passé, Porsche a annoncé qu’il allait investir environ 20 millions d’euros dans une usine de carburants de synthèse située dans le sud du Chili, une région très venteuse. Le constructeur allemand prévoit de tester ces carburants sur ses voitures de course, puis sur sa gamme de sportives, dont la 911.

Pour le groupe, l’écart de prix entre e-carburants et carburants fossiles pourrait fortement se réduire dans les cinq prochaines années en fonction des taxes et subventions publiques. La taxation du carbone ferait en effet grimper le prix des énergies fossiles et doperait la production des énergies renouvelables indispensables pour obtenir l’hydrogène vert.

« Si les régulateurs taxent les émissions de carbone, les e-carburants peuvent devenir une option de décarbonisation très pertinente », affirme Michael Steiner, membre du comité exécutif en charge de la R&D chez Porsche.

« Le problème des émissions ne vient pas des moteurs, mais des carburants, explique-t-il. Pourquoi renoncer au moteur à combustion interne si on peut le rendre extrêmement propre ? »

Pour lui, le fait que les e-carburants soient liquides les rend plus faciles à transporter et à stocker dans des villes ou des régions où les énergies renouvelables sont rares ou quand le réseau électrique ne permet pas de déployer des véhicules électriques à grande échelle.

Certains soulignent d’ailleurs que les véhicules électriques ont eu aussi des problèmes de pollution, à commencer par l’extraction du lithium utilisé dans les batteries, ainsi que le recyclage de ces batteries.

Christian Schultze, directeur des opérations du centre de R&D de Mazda Motor Europe, souligne que les carburants de synthèse pourraient rendre les véhicules anciens plus propres, donc accélérer la réduction des émissions de CO2.

« Le problème des émissions ne vient pas des moteurs, mais des carburants, explique-t-il. Pourquoi renoncer au moteur à combustion interne si on peut le rendre extrêmement propre ? »

Mais, pour les détracteurs des e-carburants, les véhicules roulant au carburant de synthèse ne seront jamais aussi verts que les véhicules électriques, entre autres à cause du volume d’énergie perdu lors de la conversion de l’électricité en carburants liquides ou gazeux.

« Il y a peu de chances pour que l’utilisation d’e-carburants dans un moteur à combustion interne inefficace soit une solution moins chère ou plus pratique pour réduire les émissions de carbone que les véhicules électriques », estime Stephanie Searle, directrice du programme sur les carburants de l’organisation International Council on Clean Transportation.

En outre, les énergies renouvelables étant indispensables aux carburants synthétiques, il faudra que leur production augmente de façon significative pour que les e-carburants soient produits en quantité.

Pour l’heure, l’offre est très limitée.

Geert Decock, responsable électricité et énergie chez Transport & Environment, une organisation à but non lucratif qui milite pour le transport durable en Europe, explique avoir voulu tester les e-carburants dans une voiture dotée d’un moteur à combustion. Il voulait en acheter 500 litres, mais il n’a pas réussi.

Selon lui, pour que cette technologie devienne réalité, il faut d’abord agrandir l’infrastructure de ravitaillement. « Il faut adapter les ports, installer des hubs pour l’hydrogène, aménager des zones de stockage de l’ammoniac, détaille-t-il. Il faut avancer sur ces axes dans les prochaines décennies pour déployer l’infrastructure et faire baisser les coûts. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

Lyon : les « verts » suppriment le financement d’une French Tech

Lyon : les « verts » suppriment le financement d’une French Tech

À Lyon les « verts »  coupent les vivres d’une French ,Tech French Tech ONE Lyon-Saint-Etienne,En supprimantla subvention de 70 000 euros qu’elle attribuait jusqu’ici à l’association. Celle-ci, soutenue par le gouvernement, est vouée à l’incubation et au développement des start-up et PME innovantes. Elle a le mérite de passer par-dessus la frontière symbolique séparant Lyon et Saint-Etienne.

Un cinquième du budget s’envole : deux emplois sur quatre ne seront plus financés. « C’est d’autant plus triste que nous sommes là pour épauler des entreprises locales dans leur développement. C’est efficace. J’en ai vu plus de 300 en un an. L’immense majorité œuvre localement pour l’inclusion sociale, les transitions écologiques… Exactement ce que la Métropole recherche !», se désole Emilie Le Goff.

Dans le même temps, la Métropole décidede donner 80 000 euros à Fing, un think tank numérique aux visées décroissantes, installé à Paris.

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