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Le miracle des emprunts verts pour le Grand Paris

Le miracle des emprunts verts pour le Grand Paris

Pour la quarantaine de milliards de travaux du Grand Paris notamment le métro, la France a trouvé la martingale. Au lieu de trouver le financement sur fonds propres, on va comme d’habitude emprunter mais faire appel aux fonds verts. Quelle différence ? Aucune ou presque, il s’agit toujours d’emprunts qui viendront alourdir la dette des collectivités et de l’Etat en particulier. On peut évidemment se féliciter que certains emprunts soient de plus en plus orientés en direction des investissements liés à la croissance verte. Pour autant, la France qui s’enorgueillit d’avoir lancé les premiers emprunts d’État verts au monde (mais après la Pologne quand même) devrait sans doute faire preuve de davantage de modestie. En effet un emprunt reste un emprunt et viendra s’ajouter à la dette française faute de ressources suffisantes pour le rembourser. Michel Sapin, initiateur des emprunts verts, avait indiqué en son temps que cette obligation verte devra permettre à la France de se financer au même coût, voire à un coût moindre, qu’avec des OAT classiques. « Nous pourrions bénéficier d’un effet de marché avantageux, lié aux règles qui suscitent de la demande verte». Pour se financer, la le métro du Grand Paris, on ne s’appuyait jusque-là principalement sur plusieurs recettes fiscales : une fraction de la taxe sur les surfaces commerciales, une imposition forfaitaire sur les futurs exploitants du réseau ainsi qu’une taxe spéciale d’équipement additionnelle (la TSE Grand Paris). Cette dernière est payée par les entreprises mais aussi par les habitants de la région parisienne via leur taxe d’habitation et leur taxe foncière. En tout, ces différentes taxes ont permis à la SGP de récolter un peu plus de 500 millions d’euros en 2016 et, avec la redevance des exploitants une fois les lignes mises en route, elles devraient permettre de récolter autour de 1,2 milliard d’euros par an autour de 2030. Problème : « les dépenses annuelles d’investissement ont commencé à dépasser le milliard d’euros en 2016 et seront comprises entre 2 et 3 milliards d’euros de 2018 à 2025″, notait la Cour des Comptes. Du coup on va emprunter et beaucoup. Mais comme c’est vert, c’est excellent d’après la Société du Grand Paris qui déclare avoir trouvé le financement grâce à ces emprunts verts.
. « Le Grand Paris Express est au cœur des enjeux de la transition écologique et énergétique, de mobilité durable, d’emploi et de développement territorial », malheureusement l’emprunt reste un emprunt et la dette, une dette.

La France emprunte 7 milliards d’emprunts verts pour une dette encore plus rouge

La France emprunte 7 milliards d’emprunts verts pour une dette encore plus rouge

 

7 milliards d’euros d’obligations vertes, sur une échéance de 22 ans, avec une date de remboursement fixée au 25 juin 2039.  On peut évidemment se féliciter que certains emprunts soient de plus en plus orientés en direction des investissements liés à la croissance verte. Pour autant, la France qui s’enorgueillit  d’avoir lancé les premiers emprunts d’État verts  au monde (mais après la Pologne quand même) devrait sans doute faire preuve de davantage de modestie. En effet,  un emprunt reste un emprunt et viendra s’ajouter à la dette française faute de ressources suffisantes pour le rembourser. Pourtant le gouvernement considère que cet emprunt présente un caractère historique par son ampleur  et que  les ambitions françaises sont sans commune mesure avec l’obligation assimilable d’Etat (OAT) de 750 millions de dollars et d’une maturité de cinq ans annoncée en décembre par la Pologne. « Avec cette obligation en euros, nous espérons susciter l’engouement d’autres Etats européens, ou d’autres entreprises, pour plus d’obligations, encore plus vertes et plus responsables », confie ainsi Michel Sapin, qui souligne que cette obligation verte devra permettre à la France de se financer au même coût, voire à un coût moindre, qu’avec des OAT classiques. « Nous pourrions bénéficier d’un effet de marché avantageux, lié aux règles qui suscitent de la demande verte», se prend-il à espérer. Avec cette obligation verte, la France, déjà à l’origine de 20% des émissions mondiales de green bonds, entend contribuer au bon fonctionnement du marché grâce à la grande qualité de crédit et à la liquidité de l’actif. Encore une fois reste qu’il faudra rembourser ce nouveau type d’obligations. De ce point de vue, avec un endettement dépassant  2000 milliards,  la France a certainement atteint et même dépassé ses capacités d’emprunt surtout si la tendance à la remontée des taux se confirme. On peut aussi se poser la question de la pertinence de l’affectation de ses obligations vers la croissance verte. Peut-être aurait-il été plus utile de contraindre la totalité des emprunts à comporter une part d’orientation de croissance verte ce qui serait économiquement, financièrement et écologiquement plus cohérent. Sinon, on risque de faire coexister des investissements au service d’une croissance verte et d’autres qui vont à l’encontre au contraire des préoccupations environnementales.

Produits verts : Prochain accord à l’OMC

Produits verts : Prochain accord à l’OMC

 

Une bonne nouvelle pour la planète et la lutte contre les émissions polluantes. Un accord devrait exonérer de droits de douane des produits qui participent à l’amélioration de l’environnement. Des poids lourds du commerce mondial dont l’UE, les Etats-Unis, la Chine et le Japon espèrent trouver un accord ce week-end à l’OMC à Genève établissant une liste de produits « verts, comme les panneaux solaires, dont les droits de douane seront à terme éliminés ou abaissés. La Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, est attendue samedi à Genève, ainsi que les ministres et hauts représentants de 17 pays, dont le représentant américain pour le Commerce (USTR) Michael Froman. Les ministres espèrent parvenir à un accord dimanche mais rien n’est garanti, a-t-on appris de source proche de l’OMC.

Europe Ecologie-Les Verts : la primaire aura lieu dans une cabine téléphonique

Europe Ecologie-Les Verts : la primaire aura lieu dans une cabine téléphonique

 

 

Il est vraisemblable que les primaires de la droite vont mobiliser des millions d’électeurs comme celle de la gauche même si vraisemblablement la participation à la consultation socialiste sera moins importante.  Du coup,  les verts qui organisent eux aussi leur concours de beauté se mettent aussi à la mode de la primaire. Mais la participation risque d’être moins importante pour ne pas dire anecdotique au point que la consultation pourrait même être organisée dans une cabine téléphonique. Officiellement d’ailleurs le parti écolo ne compte que sur une participation de 10 000 personnes. La comparaison avec les deux autres grandes primaires risque d’être douloureuse. Une participation pourtant cohérente car les écolos politisés d’Europe écologie les Verts ne représentent plus grand-chose. Pour peu que qua la gagnante soit la  gauchiste Cécile Duflot, il n’est même pas certain que le candidat des Verts dépasse  beaucoup 1 % aux présidentielles. Cette élection primaire d’Europe Ecologie-Les Verts en vue de désigner un candidat à la présidentielle se tiendra en deux tours par voie postale (une aberration pour les écolos quand on peut aujourd’hui utiliser informatique). Les résultats seront connus le 19 octobre puis le 7 novembre. Consultés, les quatre candidats sont tombés d’accord sur ces modalités et le principe d’un scrutin majoritaire à deux tours, a précisé à l’AFP Bruno Bernard du bureau exécutif de d’EELV. Débattue depuis le 1er septembre, date à laquelle le nom des quatre candidats a été arrêté, l’organisation de la primaire devait être validée le 24 septembre seulement, lors d’un conseil fédéral (parlement du parti). Ce dernier va être interrogé par voie électronique au début de la semaine prochaine sur la seule question du vote à deux tours. Pour le reste, le bureau exécutif a entériné calendrier et principes. « L’essentiel a été décidé, comme on est d’accord, ce n’est pas la peine de traîner », a précisé Bruno Bernard. Par ailleurs, les candidats, l’ancienne ministre Cécile Duflot et les trois députés européens Yannick Jadot, Michèle Rivasi et Karima Delli, ont également donné leur accord à l’organisation de deux débats, télévisés et/ou radio. L’un de ces débats devrait se tenir avant le 1er octobre, date à laquelle les inscriptions pour participer à la primaire pour les non-militants (moyennant une participation de 5 euros et la signature d’une charte) seront closes. L’autre aura lieu en octobre, avant le premier tour. Les écologistes tablent sur la participation d’environ 10.000 personnes à cette primaire, pour un coût total évalué à 40.000 euros.

2017 : Duflot candidate pour faire disparaître les verts

2017 : Duflot  candidate pour faire disparaître les verts

 

Avec la candidature annoncée de Cécile Duflot pour les primaires d’Europe écologie les Verts, ce pourrait bien être  la mort annoncée du mouvement politique des verts. Cécile Duflot est en effet l’une des personnalités les plus détestées par l’opinion publique en raison notamment de son sectarisme.  Plus rouge que verte Duflot pourrait obtenir un score encore plus désastreux qu’Eva Joly,  soit autour de 2 %.  L’ancienne ministre du Logement Cécile Duflot annonce en effet, dans une lettre publiée samedi par Libération, qu’elle sera candidate à la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) prévue fin octobre, en vue de l’élection présidentielle de 2017. . « Au travers de la primaire de l’écologie, j’ai décidé de concourir à l’élection présidentielle de 2017″, dit-elle dans cette lettre adressée aux adhérents écologistes. « Rien ne nous sera donné. Rien ne nous sera épargné. L’espace est mince. Mais il existe », ajoute-t-elle. « Tout a été fait et sera fait pour nous écarter : la bataille à venir s’annonce rude. Y compris pour recueillir les 500 signatures nécessaires (…) Nous devons tenir bon. » A 41 ans, la députée de Paris rejoint dans la course à la primaire écologiste l’eurodéputée et ancienne directrice de Greenpeace France, Michèle Rivasi, qui a annoncé début août sa candidature, et l’eurodéputé Yannick Jadot qui s’est dit prêt à y participer. Les prétendants à la primaire ont jusqu’à la fin du mois d’août pour obtenir le parrainage de 36 des 240 conseillers fédéraux d’EELV, requis pour participer au scrutin prévu fin octobre qui sera ouvert aux adhérents et aux sympathisants. « Au moment (…) de désigner la personne qui doit nous représenter dans le débat présidentiel, posez-vous une seule question : qui sera la plus apte? Qui pourra supporter la mitraille? Qui tiendra bon contre vents et marées? Qui ira au bout sans ciller? », souligne Cécile Duflot, créditée de 1 à 3% des intentions de vote dans les sondages pour 2017. Esquissant les grandes lignes de son programme, l’ancienne numéro un d’EELV prône notamment une « France 100% renouvelable qui sorte enfin de l’hiver nucléaire » et une réorientation de la politique européenne « pour que l’Europe ne se meure sous les coups de butoirs conjugués des nationaux populistes et des ultralibéraux ». Elle propose également un traité environnemental européen, un renforcement du parlement et indique que la bataille contre le Front national sera sa priorité. En 2012, Cécile Duflot s’était effacée en faveur de l’ancienne juge d’instruction Eva Joly, en expliquant ne « pas avoir les épaules assez larges pour porter seule une telle charge ». Mais depuis un an, le ton a changé et la députée n’a pas dissimulé ces derniers mois son envie de se lancer dans la course à la présidentielle. La décision début juillet de Nicolas Hulot de ne pas être candidat a ouvert la voie à Cécile Duflot, qui avait toujours affirmé qu’elle soutiendrait l’ancien présentateur d’Ushuaïa si ce dernier se présentait. L’ex-ministre, qui n’est pas parvenue à s’imposer comme la candidate naturelle du parti, était jusqu’à présent opposée à une primaire, critiquant une exercice fratricide et refusant d’être le « punching-ball d’une nouvelle mécanique infernale », dans une allusion au duel de 2012. Cécile Duflot a quitté le ministère du Logement en mars 2014 lorsque Manuel Valls s’est installé à Matignon et n’a depuis pas mâché ses mots contre le Premier ministre et François Hollande, à qui elle a reproche de s’être éloigné du socle de sa victoire en 2012. Divisé entre les « réformistes » pro-gouvernement et les « contestataires » favorables à une rupture claire avec le Parti socialiste, EELV a traversé en 2015 une année noire, marquée par le départ de plusieurs de ses responsables, et secoué par l’affaire Denis Baupin. « Je prends ma part de notre histoire commune, de nos succès comme de nos échecs », dit Cécile Duflot. « Les derniers mois en particulier ont été douloureux pour l’écologie politique. Les divisions organisées, les débauchages orchestrés, les déceptions mal maîtrisées nous ont considérablement affaiblis. Mais nous devons impérativement relever la tête. »

(Avec Reuters

EELV-les verts : petite primaire pour petit parti

EELV-les verts : petite primaire pour petit parti

L’ancienne responsable des verts  d’Europe écologie devenue ministre du logement résume bien la décision de son ancien parti : une petite primaire pour un petit parti. En effet ce qui reste d’Europe écologie les Verts a décidé de lancer sa propre primaire refusant ainsi de se joindre à la primaire du parti socialiste. Le plus surprenant et le plus ridicule aussi c’est que pour l’instant Europe écologie les Verts ne propose aucun candidat sorti de ses rangs espérant récupérer une personnalité médiatiquement connue. On sait cependant que Cécile Duflot meurt d’envie de ce présenter. C’est en effet la personnalité du parti la plus connue mais aussi la plus contestée voir la plus détestée par l’opinion publique. Sa candidature pourrait se traduire en 2017 par un score au moins aussi catastrophique que celui d’Eva Joly. Ce qui est vraisemblable c’est que la gauche apparaîtra plus divisée que jamais avec Mélenchon d’un côté, le candidat PS d’un autre enfin les écolos eux-aussi faisant bande à part. On est loin évidemment de la proposition faite en début d’année par Cohn-Bendit visant à organiser une primaire unique ouverte à toute la gauche. Bref pour résumer la gauche s’organise pour favoriser une défaite encore plus catastrophique que prévue. D’après les sondages,  la gauche pourrait n’obtenir qu’environ 50 députés en 2017 au lieu de près de 300 aujourd’hui. «Ce qui est assez dommage, c’est qu’il y a eu une initiative lancée en janvier dernier par Dany Cohn-Bendit pour lancer une primaire ouverte de la gauche et des écologistes, à laquelle moi j’étais extrêmement favorable», a-t-elle expliqué sur France 3, soulignant qu’EELV était à l’époque «très divisé sur la question». «Ce que je souhaite avant tout, c’est qu’il y ait une primaire qui réunisse toute la diversité de la gauche», a indiqué la ministre. «Il me semble qu’il vaut mieux aller faire avec une majorité, même s’il y a des désaccords, et mon action actuelle montre que j’arrive à obtenir des arbitrages sur des sujets importants, plutôt que de déserter toujours les lieux d’action et de responsabilité, et d’être en dehors», a-t-elle ajouté. À la faveur du remaniement de février, Emmanuelle Cosse a rompu avec son ancienne famille politique, se rapprochant des «écolos-réformateurs» ayant fait sécession, emmenés par Jean-Vincent Placé et François de Rugy. C’est d’ailleurs ce dernier que la ministre compte désormais soutenir dans le cadre de la primaire à gauche qui sera organisée en janvier par le PS.

(Avec t AFP)

Emmanuelle Cosse virée des verts

Emmanuelle Cosse virée des verts

Subtilité dialectique chez les verts ;  puisque la radiation n’existe pas dans les statuts, Europe écologie Les Verts a considéré les trois anciens membres du parti devenus ministres comme démissionnaires. Emmanuelle Cosse notamment paie son maroquin. La ministre du Logement a été radiée d’Europe Ecologie Les Verts lors de son entrée au gouvernement. «Considérée comme démissionnaire», nuance le porte-parole du parti écologiste, Julien Bayou. L’ancienne secrétaire nationale avait souhaité «se mettre en retrait», alors qu’elle devenait ministre sans l’accord de son parti. «Elle n’a pas jugé nécessaire de discuter avec la direction de l’opportunité d’entrer au gouvernement», tacle Julien Bayou.

Le 16 février, le bureau exécutif national a donc demandé au bureau régional d’Île-de-France d’exclure Emmanuelle Cosse. «La radiation n’existe pas chez nous. Politiquement, nous avons toutefois considéré que c’était une démission», détaille Jean-Luc Dumesnil, co-secrétaire régional d’Île-de-France. «Se mettre en retrait, explique Julien Bayou, ça ne veut pas dire avoir le droit d’aller porter des positions contraires à celles d’EELV, comme la déchéance de nationalité ou la loi El Khomri. Nous ne sommes pas masochistes». Contre sa participation au gouvernement Valls II, Emmanuelle Cosse a obtenu des gages sur «une consultation citoyenne pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et la centrale nucléaire de Fessenheim», explique un cadre du parti. Le lien entre l’exécutif et EELV, déjà effiloché, est désormais rompu: aucun des trois ministres écologistes n’est plus affilié au parti, puisque Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili ont déjà rendu leurs cartes.

 

Désintégration des verts d’EELV : la faute à Macron !!! (Duflot)

Désintégration des verts d’EELV : la faute à Macron !!! (Duflot)

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Duflot l’ancienne ministre écologiste du logement s’exonère de toute responsabilité dans la désintégration de son mouvement politique est un attribut la responsabilité au parti socialiste et surtout à Macron. Macron aujourd’hui utilisé comme facteur explicatif des déboires de la gauche dans l’opinion. Ceci vaut évidemment pour l’extrême gauche, par écologie les Verts mais aussi à l’intérieur du parti socialiste certes Macron en tant que ministre de l’économie n’est bien sûr pas sans responsabilité quant à la situation dans le domaine sociaux économiques pour autant les déboires de la gouvernance socialiste avait commencé bien avant y compris lorsque Duflot était déjà ministre. D’une certaine manière chez les écolos mais aussi dans la gauche de la gauche en pratique le déni de responsabilité. « Le carburant le plus puissant de la poussée nationale-populiste, c’est le sentiment que les responsables politiques ne mettent pas en œuvre leurs promesses, n’appliquent pas le programme sur lequel ils ont été élus », dit Cécile Duflot.   »On s’est habitué à des débats ouverts par le ministre de l’Économie qui sont contraires à ce que sont les valeurs et l’histoire de la gauche », ajoute-t-elle. « Quand on est dans un pays où le chômage ne cesse d’augmenter, on ne peut laisser penser que la modernité, c’est d’adouber la vision libérale de nos adversaires. » L’ancienne ministre écologiste du Logement Cécile Duflot met en doute la sincérité des dissidents d’Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), qui ont claqué ces dernières semaines la porte du parti sur fond de désaccords idéologiques et stratégiques. « Certains de nos anciens responsables choisissent de casser ce que nous avons construit ensemble et tentent de monnayer leur pouvoir de nuisance. Ils ont tort », dit-elle dans une interview accordée au Journal du Dimanche. « Moi, je défends l’écologie. On verra où se situe leur sincérité. » Cinq députés écologistes, dont François de Rugy et Barbara Pompili, et deux sénateurs, dont Jean-Vincent Placé, ainsi que divers élus ou cadres du parti, ont annoncé depuis cet été qu’ils quittaient EELV. François de Rugy et Jean-Vincent Placé ont lancé officiellement samedi un nouveau mouvement, Écologistes! qui entend s’allier avec le PS dès le premier tour des élections régionales de décembre, contrairement à EELV. Cécile Duflot a fait le choix d’alliances avec l’extrême gauche au premier tour, notamment dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, au risque de faciliter une percée du Front national. Mais elle assure se placer dans la perspective d’une alliance avec le PS au second tour.

Les verts d’EELV : « caricature de parti politique » (Cohn Bendit)

Les verts d’EELV : « caricature de parti politique » (Cohn Bendit)

 

Dans uen interview à Europe I (où il est aussi chroniqueur)  Cohn Bendit estime qu’EELV est devenu une caricature de parti politique. Il n’a pas complètement tort et le score possible  de Duflot aux présidentielles (entre 2 et 3%)  pourraiat bien signifier la fin du mouvement. En décembre 2012, Daniel Cohn-Bendit avait annoncé t son départ d’Europe Ecologie-Les Verts, invoquant « trop de désaccords avec le parti ». Trois ans plus tard, une autre personnalité d’EELV suit les pas de Dany. Dans une interview au Monde, François de Rugy annonce jeudi qu’il quitte la formation écologiste lancée par Daniel Cohn-Bendit en 2008.  »Je quitte Europe écologie-Les Verts car pour moi EELV, c’est fini. Le cycle ouvert par Daniel Cohn-Bendit en 2008 est arrivé à son terme. Aujourd’hui, on n’arrive plus à avoir les débats, ni de fond ni stratégiques, au sein d’un parti qui s’enfonce dans une dérive gauchiste », explique le député de Loire-Atlantique. Pour l’ancien eurodéputé écologiste et chroniqueur de la matinale d’Europe 1, ce nouveau départ est l’illustration « d’un énorme gâchis, un gâchis incroyable ». « Ils ont tous participé à détruire ce qu’on avait créé avec Europe Ecologie », a regretté Daniel Cohn-Bendit. « Europe Ecologie-Les Verts est devenu une caricature des partis politiques », a déploré notre chroniqueur. « On voulait faire de la politique autrement. Eh bien, on caricature ce que font tous les autres, estime le fondateur d’Europe Ecologie.  « C’est une réalité. François de Rugy part, Jean-Vincent Placé va partir. C’est triste (…) Ça me rend triste. Quand vous avez rêvé d’un bébé extraordinaire et que vous vous apercevez que ce bébé est quelque chose qui ne vous plaît plus du tout », vous vous dites ‘Mais où est l’erreur ? », a conclu l’ancien eurodéputé.  »L’idée, c’était de créer une force politique où on était justement capable de débattre », a rappelé le chroniqueur d’Europe 1. « Aujourd’hui, on est dans la tactique politique », estime Daniel Cohn-Bendit.  Europe Ecologie-Les Verts peut-il encore s’en sortir ? Pour l’ancien eurodéputé, il est essentiel de relancer les conditions d’un débat. « Les débats, ça existe, ça s’appelle les primaires. A droite, au moins, il y’aura un débat (…) Il faut une grande primaire à gauche, pour lancer le débat et redonner de l’espoir aux gens », estime Daniel Cohn-Bendit. Dans son interview au Monde, François de Rugy ne manque pas d’égratigner l’ancienne patronne des Verts et ministre Cécile Duflot et les ambitions présidentielles de cette dernière. « Dans l’opinion, je ne vois pas de dynamique autour de cette candidature mais Cécile Duflot se prépare et EELV est déjà devenu une petite boutique présidentielle », tacle François de Rugy.  »Cécile Duflot est l’une des responsables de ce qui se passe mais elle n’est pas LA responsable », estime Daniel Cohn-Bendit.

Retour des verts au gouvernement : pas exclu ( Duflot)

Retour des verts au gouvernement : pas exclu  ( Duflot)

 

Changement de ton chez Duflot, le retour au gouvernement n’est plus exclu. Et pour cause d’après un sondage Odoxa paru dans Le Parisien vendredi 13 mars, 92% des membres d’EELV sont pour un retour du parti au gouvernement. Jusqu’à ces sondages Duflot était complètement opposée à ce retour. On parlait même de scission chez EELV . Depuis il y a eu des sondages notamment le fait que les verts d’EELV ne feraient que 3% aux départementales. Bref ça sent l’extinction. Les verts , comme le reste de la gauche se rendent  compte de l’erreur stratégique de la division aux départementales en plus des conséquences désastreuse de la politique de Hollande et Valls. Du coup,  il faut resserrer les rangs ne serait-ce que pour éviter de disparaître. Hollande de son coté fait la même analyse sans regroupement  à gauche,  c’est la catastrophe encore davantage assurée. De ce fait il a commencé à reprendre des contact avec les écolos. Il a reçu aussi les frondeurs ( ce qui n’a pas fait plaisir à Valls !). la perspective d’un remaniement avec entrée des écolos, de frondeurs,  de personnalités de la société civile pouvant faire une certaine unanimité est du domaine du possible voire de la nécessité si la défaire est particulièrement sanglante. Exemple si le PS-comme c’est probable- ne sauve qu’une dizaine de départements. Bien sût le virage de Duflot se fait en douceur pour ne pas heurter les susceptibilités. Au-delà de la dialectique, il y a le fond qui montre bien que Duflot mange son chapeau.. L’ex-ministre du Logement (Europe Ecologie-Les Verts) a affirmé dimanche 15 mars lors du « Grand Rendez-vous » iTELEEurope 1 - Le Monde qu’un retour des écologistes au gouvernement n’était possible qu’en cas de changement de politique. « Moi je retourne au gouvernement, pas forcément moi, les écologistes iront dans des exécutifs départementaux, municipaux, etc. à partir du moment où la politique menée va dans le bon sens », a-t-elle jugé. Cela veut dire qu’il faut « que la politique globale aille dans le sens de la transition écologique. » Cécile Duflot a demandé entre autres que l’accent soit mis sur une « position européenne sur le climat ambitieuse », la réorientation « des crédits de la Défense concernant la dissuasion », une meilleure utilisation de l’argent du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), etc. Alors que les journalistes lui opposaient un « verdissement » de l’exécutif, Cécile Duflot a répondu : « Soyons sérieux. Vous pouvez me dire comment au-delà des discours, la politique du gouvernement s’est verdie ? Le nucléaire est l’avenir de la France ? Les crédits pour l’agriculture biologique ont été diminués de 25%, l’argent négocié dans le budget précédent pour l’isolation des bâtiments a été sabré… » Pour la députée, la politique du gouvernement « ne fonctionne pas à court terme, on voit l’augmentation du chômage, l’aggravation de la pauvreté, et la situation politique qui doit nous interroger profondément avec l’augmentation du soutien au parti de Marine Le Pen. Quand on est dans cette situation politique, on peut décider de changer, ça n’est jamais scandaleux ».

Sivens: « djihadistes verts «pour la FNSEA !!! Irresponsable !

Sivens: « djihadistes verts «pour la FNSEA !!! Irresponsable !

Propos scandaleux de la part de la FNSEA qui compare les opposants au barrage de Sivens à des djihadistes. Certes certains manifestants ne sont pas des tendres mais ce ne sont pas des assassins  comme les djihadistes. La FNSEA est par ailleurs mal placée pour qualifier des manifestations excessives, elle qui soutient nombre de manifestations violentes. Il ne s’agit pas de stigmatiser les réactions  de certains agriculteurs affrontés eux-aussi à une crise mais de dénoncer les propos  d’un responsable injurieux,  irresponsable et démagogique. Ce n’est pas seulement un manque de décence de la part du président de la FNSEA mais une provocation ridicule. La FNSEA dénonce au sujet du barrage de Sivens, les « djihadistes verts » d’un mouvement « bien organisé ». Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a estimé aujourd’hui que l’opposition au barrage de Sivens (Tarn) avait généré « des djihadistes verts » et que ce qui est « présenté comme un mouvement pacifique est extrêmement bien organisé ». « L’équilibre démocratique est menacé aujourd’hui », a ajouté lors d’une rencontre avec la presse le responsable du syndicat agricole pour qui « quand une décision est prise, on l’exécute, sinon ce n’est plus une démocratie digne de ce nom ». La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles s’exprime alors dans un contexte de vives polémiques autour du projet, en raison de la mort d’un manifestant Rémi Fraisse dans la nuit de samedi à dimanche.

 

Anniversaire des Verts : 30 ans et bientôt la fin !

Anniversaire des Verts : 30 ans et bientôt la fin !

 

30 ans, c’est l’âge du parti des verts, c est encore jeune et sans doute pourtant bientôt la fin. Pourquoi tout simplement parce que le verts sont devenus un parti comme les autres en oubliant leur objet social au profit d’intérêts boutiquiers. Le paroxysme ayant sans doute été atteint avec l’équipe dirigeante actuelle qui a sacrifié ses orientations pour quelques postes de députés et de ministres. Plus fondamentalement, un parti vert est une hérésie démocratique car on ne saurait créer un parti sur chaque sujet sociétal même si l’environnement constitue un enjeu essentiel mais il y en a d’autres. Il faut une vision globale, à la fois sociétale mais aussi économique et sociale. On se demande évidemment ce que font les écolos dans le gouvernement. En se politisant le mouvement écologique s’est discrédité alors que paradoxalement sur le terrain ne cessent de se développer des associations de défense  de la qualité de vie et de la planète. En faat les écolos n’auraient jamais du délaisser le terrain, ils n’auraient jamais du se laisser polluer par la politique. Ils vont le payer très cher aux élections même s’ils pourront encore sauver les meubles sous l’aile du PS.  Nés en 1984 de la fusion de plusieurs courants écologistes, les Verts subissent au début des années 90 la concurrence féroce de Génération écologie. Le mouvement de Brice Lalonde, Noël Mamère et Jean-Louis Borloo a été fondé avec l’appui discret de François Mitterrand, désireux de diviser les écologistes. Les deux partis passent néanmoins une alliance pour les législatives de 1993, sans parvenir à envoyer le moindre élu au palais Bourbon. « A l’époque, les Verts quittent aussi la stratégie du ‘ni droite ni gauche’ pour s’allier au PS, c’est un moment fondamental », note Daniel Boy. Noël Mamère rejoindra le parti en 1998. Avec l’arrivée de Lionel Jospin à Matignon, les Verts font leur entrée au gouvernement. Dominique Voynet, candidate à la présidentielle en 1995 (3,32%), devient ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire. « La dissolution provoquée par Chirac n’a pas laissé le temps de constituer un programme articulé. Les Verts n’obtiendront pas grand-chose de Jospin, qui n’était pas très allant sur le sujet de l’écologie », rappelle Daniel Boy. Avec les élections locales, les européennes sont le scrutin qui réussit le mieux aux Verts. L’année 2007, marquée par une appropriation du thème de l’écologie par les partis traditionnels, a été compliquée. 2009, avec la formation de la liste Europe Ecologie, ouverte à la société civile, marque un certain renouveau. Sous l’impulsion (entre autres) de Daniel Cohn-Bendit et José Bové, le parti obtient 16% des voix, manquant de peu de devancer le Parti socialiste. Un an plus tard, les Verts deviennent Europe Ecologie-les Verts. Ses détracteurs affirment toutefois que l’appareil politique a vite repris la main sur le mouvement civil. L’ancienne juge Eva Joly est désignée candidate d’EELV pour la présidentielle 2012 dans une primaire interne face à Nicolas Hulot. Au terme d’une campagne inaudible, la franco-norvégienne n’obtient finalement que 2,31% des voix. Depuis la candidature d’Antoine Waechter en 1988 (3,78%), les Verts n’ont dépassé la barre des 5% lors de ce scrutin qu’à une seule reprise, avec Noël Mamère en 2002 (5,25%). Ce dernier a dénoncé l’attitude de la direction du parti et rendu sa carte fin 2013. Au bénéfice d’un accord avec le PS, EELV envoie 17 députés à l’Assemblée nationale et forme pour la première fois de son histoire un groupe parlementaire. La patronne du parti, Cécile Duflot, entre au gouvernement comme ministre du Logement. Pour quel résultat? Daniel Boy se montre sceptique : « La transition écologique qu’ils appellent de leurs vœux met du temps à se lancer. Non seulement on ne sait pas encore ce qu’il y a dedans, mais en plus, du fait des décrets d’application, ce sera long à mettre en place. »

 

Démission de Noël Mamère des Verts ; Cohn Bendit comprend

Démission de Noël Mamère des Verts ; Cohn Bendit comprend

La décision de Noël Mamère de claquer la porte du parti écologiste ne va pas manquer de susciter des réactions politiques. L’eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit a, le premier, dit mercredi comprendre la décision de Noël Mamère de quitter EELV , officialisée ce mercredi par le député, car ce parti est en proie au «clanisme».  «Je comprends la décision de Noël Mamère», s’est exclamé sur Europe 1 le co-président du groupe Verts au parlement européen. «Je partage le ras le bol sur le fonctionnement, le clanisme, les couples terrifiants qui règnent sur EELV.» «Noël Mamère est un radical écologiste après avoir été un journaliste engagé, radical, c’est un humaniste. Et puis, en fait, il représente toute la contradiction de l’écologie politique : c’est un maire réformiste, qui, à petits pas, essaie de changer, réformer, faire avancer sa ville de Bègles et, en même temps, c’est un parlementaire ‘jusqu’auboutiste, un haut-parleur de l’humanisme radical écologiste.» «Sur le contenu on peut discuter, mais sur le fonctionnement il s’est dit, avec le départ ou la mise à l’écart de Pascal Durand , trop c’est trop», a poursuivi M. Cohn-Bendit, alors que le secrétaire national de Europe Écologie Les Verts doit jeter le gant et renoncer à briguer un second mandat au Congrès du parti en novembre à Caen. L’écologie politique «doit se réformer», a-t-il conclu.

 

Verts au gouvernement : DUFLOT restera, la place est bonne !

Verts au gouvernement : DUFLOT restera, la place est bonne !

 

 

Il fallait s’y attendre malgré la menace des verts Duflot restera au gouvernement. En fait il n’y aura sans doute pas d’augmentation du diesel mais on apprend aujourd’hui que c’est l’essence comme le gasoil qui augmenteront en même temps (mais dans le cardre de la transition énergétique !).  ; Belle entourloupe ! La ministre du Logement Cécile Duflot place le travail des écologistes au sein du gouvernement « dans la durée » après leur ultimatum pour obtenir des engagements sur la transition énergétique, dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui de mardi. »J’ai toujours placé notre travail dans la durée. Quand on est écologiste, on ne croit pas qu’on va faire changer les choses en claquant des doigts », affirme la ministre. Elle ajoute que « quand les temps sont durs, il faut se serrer les coudes et ne pas rajouter de la confusion à la crise ». Ceci dit, « une majorité doit écouter toutes ses composantes » et « la discussion doit avoir lieu », ajoute Cécile Duflot. « Nous devons peser sur le cours des choses. C’est pourquoi la question n’est pas celle d’une mise en scène d’un départ, mais la manière dont nous portons des exigences qui orientent la majorité ». Les écologistes sont rentrés lundi dans le rang de la majorité, deux jours après l’ultimatum lancé par leur secrétaire national Pascal Durand pour obtenir des engagements concrets de François Hollande sur la transition énergétique.

Les verts veulent une taxe sur le diesel pour rester au gouvernement

Les verts veulent une taxe sur le diesel pour rester au gouvernement

Une taxe en plus sur le gasoil et on reste ! Curieuse posture des écolos qui se rendent bien compte qu’ils ne servent à pas grand chose au gouvernement et qui veule un taxe symbole à tout prix. Sur le fond l’alignement essence-gasoil est fondé mais il doit être très progressif et peut se faire aussi en diminuant la fiscalité essence. En période crise, pas sûr que les socialistes apprécient la demande des verts, ce serait un matraquage fiscal supplémentaire avec sans doute des retombées désastreuses sur des municipales déjà mal engagées ; Depuis leur entrée au gouvernement, les écologistes n’en finissent pas de débattre sur une éventuelle sortie. Barbara Pompili affirme le dire « pour la première fois », ce vendredi matin sur RTL : « S’il n’y a pas une grande orientation écologique d’ici la fin de l’année, ça sera difficile pour les Verts de rester au gouvernement. » Jean-Marc Ayrault a, pour le moment, deux écologistes dans ses rangs : la ministre du Logement Cécile Duflot et le ministre chargé du Développement Pascal Canfin. Les points de désaccord avec les socialistes ne manquent pas, notamment depuis le limogeage de Delphine Batho, qui critiquait le budget accordé en 2014 à son ministère de l’Ecologie. Le débat porte à présent sur la taxe diesel, qui était également évoquée, mais qui pourrait être abandonnée par les socialistes. Elle est pourtant indispensable pour Barbara Pompili, qui estime que « le diesel tue des gens ». Son absence n’empêchera pas les Verts de voter le budget, à condition que d’autres mesures soient prises sur le logement, les transports en commun, une forme de fiscalité écologique.  « J’ai toujours été de ceux qui disaient qu’il fallait être dans le gouvernement et je le pense toujours », affirme Barbara Pompili. « Mais à un moment, il faut que le gouvernement tienne ses engagements, et pas que pour faire plaisir aux Verts. »




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