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Dernier sondage de mars élections européennes: RN toujours nettement en tête

Dernier sondage de mars élections européennes: RN toujours nettement en tête

 
D’après une enquête Ifop-Fiducial pour LCI, « Le Figaro » et Sud Radio, le Rassemblement national est toujours largement en tête des intentions de vote pour les élections européennes. À gauche c’est le PS qui domine. Les écolos et les Insoumis s’écroulent. 

Le Rassemblement national toujours largement favori des élections européennes. À un peu plus de deux mois du scrutin (9 juin), la liste portée par Jordan Bardella caracole en tête de la nouvelle enquête Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio. D’après ce sondage, le parti anciennement dirigé par Marine Le Pen recueille 30% des intentions de vote, soit un point de plus que lors de la dernière vague, fin février.

Derrière, le camp présidentiel tente de résister et conserve une dynamique. La liste conduite par Valérie Hayer (Renaissance, MoDem, Horizons, UDI) recueille 21% des intentions de vote (+2), un niveau proche de celui obtenu par la majorité présidentielle en 2019 (22,42%).
Elle devance celle du Parti socialiste, qui complète le podium et s’impose comme la première force de gauche. La liste portée par Raphaël Glucksmann obtient 11% des intentions de vote (+2), et fait mieux que les autres partis de gauche représentés à l’Assemblée nationale : les Écologistes (7%, -1), la France insoumise (6%, -2) et le Parti communiste (3%, -0,5).

À droite, les Républicains restent au-dessus de la barre des 5%, nécessaire pour envoyer des élus au Parlement européen. La liste conduite par François-Xavier Bellamy recueille 7% des intentions de vote (-1). Reconquête, le parti d’Éric Zemmour, flirte également avec cette barre. La liste conduite par Marion Maréchal obtient 6% (=).

 

Sondage réalisé par Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio en ligne entre le 19 et le 20 mars 2024 auprès d’un échantillon de 1112 personnes inscrites sur les listes électorales. La méthode des quotas a été utilisée. La marge d’erreur est comprise entre 1,1 et 2,5 points.

Laurent Berger: dernier interview avant son retrait de Secrétaire général de la CFDT

Laurent Berger: dernier interview avant son retrait de Secrétaire général de la CFDT

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, était l’invité du 8h30 franceinfo , jeudi 8 juin 2023. Retraites, débat parlementaire, salaires, RSA, vie personnelle… Retraites, débat parlementaire, salaires, RSA, vie personnelle.

Retraites : « Une défaite productive »
Laurent Berger a estimé que la mobilisation contre la réform
e des retraites était « une forme de défaite productive ». Certes, « on a perdu sur le texte, mais ça a été productif sur l’image qu’on a donnée du syndicalisme, du monde du travail et la force qui a été la nôtre », a-t-il affirmé. Il ne fait plus de doute pour le leader de la CFDT que la loi va s’appliquer à la rentrée. « Elle va changer la vie fondamentalement de millions et millions de travailleurs qui vont devoir travailler à terme deux ans de plus et il n’y aura jamais eu un vote à l’Assemblée nationale. Ça pose un problème de légitimité démocratique », selon lui. « Ça m’horrifie en fait. Ça me fait peur qu’on puisse changer la vie aussi concrètement de millions de salariés qu’il n’y ait pas un vote », a-t-il affirmé. Il a dénoncé le « déni de démocratie sociale de la part de ce gouvernement » qui « s’affiche finalement comme un mépris au monde du travail aujourd’hui » et « provoque du ressentiment et de la colère ». Cette « défaite productive », n’est pas pour lui « la fin de l’intersyndicale ». Selon Laurent Berger, le mouvement syndical ressort renforcé : « On a créé une force, on a une maturité dans l’intersyndicale. On s’est respecté, on a travaillé ensemble, on sait ce qui nous différencie, mais on sait aussi ce qui peut nous unir », a-t-il expliqué.

Débat parlementaire sur les retraites : « Il faut de la dignité »

Laurent Berger a appelé les parlementaires à la « dignité » alors que débutent ce jeudi les discussions à l’Assemblée nationale autour de la proposition de loi Liot sur les retraites. La présidente de l’Assemblée nationale a déclaré irrecevables les amendements réintroduisant la mesure d’abrogation des 64 ans, qui avait été supprimée en commission des affaires sociales. L’opposition crie au scandale démocratique. « Je ne sais pas ce qui va se passer aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Mais il faut de la dignité parce que derrière, il y a tous les citoyens et citoyennes de ce pays qui regardent et qui se disent ce n’est pas normal ce qui est en train de se passer, mais il ne faut pas qu’ils perdent encore plus confiance dans les institutions de notre pays », a estimé Laurent Berger. Il estime que le débat parlementaire sur cette réforme des retraites est « une forme de naufrage ».

Hausses des salaires : sans « contraintes, ça ne fonctionne pas »
Laurent Berger estime que les prochains combats syndicaux seront le pouvoir d’achat et la question des salaires. Il souhaite contraindre les aides publiques aux entreprises aux « politiques salariales dynamiques, notamment dans les branches », dit-il. Selon lui, « c’est quelque chose qui peut cheminer du côté de Matignon », mais « on sent moins d’écoute à d’autres endroits », à l’Élysée et au ministère du Travail notamment. Laurent Berger a cité comme exemple la branche de la volaille : « C’est quatorze échelons en dessous du SMIC. Et les patrons se plaindraient de ne pas trouver du monde. Il faut qu’ils regardent la réalité en face », a-t-il lancé. « S’il n’y a pas de contraintes sur les entreprises, ça ne fonctionne pas », a-t-il rappelé.

RSA : la « stigmatisation » du gouvernement est « intolérable »

Laurent Berger a dénoncé la « stigmatisation des personnes les plus en difficulté dans nos sociétés » par le gouvernement. « C’est inacceptable, c’est intolérable. J’en ai assez », a-t-il lancé.
Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a présenté mercredi en Conseil des ministres le projet de loi Plein emploi. Les bénéficiaires du RSA devront suivre 15 à 20 heures de travail ou d’activité de formation par semaine sous forme de « contrat d’engagement ». Laurent Berger se dit pour « un accompagnement renforcé » des allocataires du RSA. « Le premier des droits quand vous êtes au RSA, c’est d’avoir un accompagnement renforcé. Aujourd’hui, sur le nombre de personnes qui sont aux RSA, on est défaillant sur l’accompagnement », a-t-il dénoncé.

Vie personnelle : « Je n’ai pas pris le melon »

Laurent Berger semble insensible à la « Bergermania » qui touche le pays et assure ne pas avoir pris « le melon ». « D’ailleurs, je vais partir. Je n’étais pas là pour être connu et apprécié. J’étais là pour faire mon travail de syndicaliste. J’ai toujours considéré que j’étais de passage », a-t-il déclaré. Laurent Berger va passer le témoin à Marylise Léon, chimiste de formation. Elle succédera à Laurent Berger à la tête du premier syndicat français le 21 juin prochain. « Ce serait tellement facile de rester encore un an, deux ans, trois ans en plus et de jouer le « kéké » sur des plateaux ou ailleurs », dit-il. Il va se contraindre au « silence » que « je dois à la CFDT, à Marylise et à moi-même ». Bien qu’il ne sache pas encore ce qu’il fera après son mandat, il souhaite « être heureux et d’essayer de continuer à transformer le monde » à sa « modeste place ».

Démantèlement du fret SNCF : Avant-dernier coup avant la fin ?

Démantèlement du fret SNCF : Avant-dernier coup avant la fin ?

La réduction et la filialisation de fret SNCF pourrait bien être l’avant-dernier coup avant la fin de la SNCF. Une entreprise déjà concurrencée sur la grande vitesse mais aussi sur les transports régionaux. L’entreprise nationale a progressivement abandonné d’abord le transport de marchandises expresse, puis le transport de messagerie et s’apprête à abandonner une partie du fret.

Sur la tendance l’entreprise SNCF pourrait bien avoir disparu d’ici 20 ou 30 ans. En cause une politique très contradictoire du gouvernement depuis toujours, une certaine inadaptation de l’entreprise en matière commerciale et de gestion et un climat social particulièrement agité et assez souvent irresponsable.

Clément Beaune, le ministre des Transports discute avec la Commission européenne d’une solution dite « de discontinuité » pour la filiale de fret de la SNCF. Afin d’éviter le remboursement de 5,3 milliards d’euros d’aides jugées indues par Bruxelles – et donc la disparition pure et simple – il propose une liquidation de Fret SNCF (et donc de sa dette) et la création d’une nouvelle structure qui devrait avoir un périmètre différent. La nouvelle société aurait, en l’état actuel des négociations, 20% de chiffre d’affaires en moins. Les contrats concernés devraient échoir à la concurrence, après appel d’offres.

La part modale du transport de marchandises par le train remonte légèrement, mais elle n’est toujours que de 10% en France, contre 18% en Allemagne.

Covid France 22-11-21: doublement des cas par rapport à lundi dernier

Covid  France 22-11-21: doublement des cas par rapport à lundi dernier

 

 

 

La progression de la pandémie s’accélère encore. Avec notamment 5266 cas supplémentaires, un chiffre peu élevé comme chaque lundi, lendemain de week-end et de tests plus rares. Mais un chiffre tout de même supérieur de 2025 cas à celui de lundi dernier. La moyenne 7 jours passe à 18 479 cas enregistrés quotidiennement contre 18 189 hier et le taux d’incidence à 180,33 cas pour 100 000 habitants en France actuellement (171,53 hier).

L’évolution des chiffres dans les hôpitaux est moins importante, mais la progression est tout de même bien visible. On dénombre actuellement 8338 patients hospitalisés pour Covid-19 (en hausse de 300 par rapport à hier) tandis que 1406 personnes sont en réanimation soit 67 de plus que la veille. Sur les dernières 24 heures, 865 malades ont été admis à l’hôpital soit 707 de plus que dimanche et 234 de plus comparé à lundi dernier. 188 admissions en réanimation ont été enregistrées, soit 161 de plus qu’hier et 44 de plus que lundi dernier. Enfin, le nombre de décès enregistrés en 24 heures à l’hôpital est de 94 morts (hors Ehpad), soit 79 de plus qu’hier et 24 de plus que lundi dernier.

Départementales 2021 : Val-de-Marne, perte du dernier département par le parti communiste

Départementales 2021 : Val-de-Marne, perte du dernier département par le parti communiste

 

 

 

Le déclin du parti communiste avant sa disparition complète se confirme avec la perte du dernier département qu’il possédait à savoir le Val-de-Marne. La suite logique d’une dilution irréversible de son audience tant au plan national que local. Au plan national pour l’instant on ne donne que de l’ordre de 2 à 3 % pour le candidat communiste aux présidentielles de 2022.  Au plan local le parti communiste parvenait à n’exister que grâce à des les alliances avec les socialistes eux-mêmes en recul.

PS : De l’audace encore de l’audace ! Ou le dernier cri avant extinction ?

 PS : De l’audace encore de l’audace ! Ou le dernier cri avant extinction ?

Dans son essai, le député PS des Landes Boris Vallaud ancien énarque propose des pistes pour un prochain gouvernement de gauche, une rupture en faveur d’une « République sociale » qui permette d’affronter un « monde qui se défait ».De l’audace encore de l’audace ou peut-être le dernier cri avant extinction d’un parti socialiste qui n’en finit pas de mourir. Un cri qui aura du mal à être entendu car venant précisément d’un ancien énarque archétype du responsable socialiste qui a coulé le parti.

 

 

Livre.
 Réfléchir à l’après-crise sanitaire et économique et s’interroger sur la pertinence des valeurs chères à la gauche. Dans Un esprit de résistance, Boris Vallaud, député des Landes et une des principales voix du Parti socialiste à l’Assemblée nationale, s’est lancé dans une entreprise risquée. Les pistes qu’il propose ont le mérite de tenter un nouveau récit à un an de la présidentielle.C’est en s’appuyant tout à la fois sur son expérience de directeur de cabinet d’un gros ministère – il fut celui d’Arnaud Montebourg au ministère du redressement productif (en 2013-2014) – et de député du terrain que le responsable du projet du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2022 entend renouer avec l’audace d’une gauche réformatrice. L’essai revient d’abord sur la récession liée à la pandémie et ses répercussions sur un Etat social déjà bien mis à mal par vingt ans de libéralisme. L’auteur se souvient alors de ses jeunes années de sous-préfet et le « sentiment d’impuissance » qu’il a pu éprouver, et éprouve encore comme député devant l’affaiblissement de l’Etat.

Fidélité à l’Europe

Il décrit avec justesse la détresse sociale dont il est témoin, avec le creusement abyssal des inégalités : celle de ces « Daniel Blake », travailleur pauvre, héros éponyme du film de Ken Loach (en 2016), qu’il voit frapper à la porte de sa permanence. Des électeurs des classes populaires, laissés pour compte de la mondialisation, s’enfonçant un peu plus dans la pauvreté, qui ont formé le gros des troupes des « gilets jaunes ».

 

Le ténor socialiste prône – et ce n’est pas une surprise venant d’un ancien proche de Montebourg – « une souveraineté politique qui s’impose à l’ordre économique », afin de retrouver, face à la mondialisation des échanges, une capacité d’action tant industrielle qu’agricole. Mais s’il vante un mode de régulation par le pouvoir politique de la puissance du marché, il le fait, et c’est là son originalité, sans abandonner la fidélité exigeante envers l’Europe qu’il juge urgent de ne pas lâcher.

Boris Vallaud s’essaie ensuite à quelques propositions de réformes et de changement d’optique pour un prochain gouvernement de gauche, alliant renouvellement démocratique et justice sociale : scrutin préférentiel pour une Assemblée nationale renouvelée, protection sociale universelle et inconditionnelle pour « s’adapter aux mutations du salariat », revenu de base sans condition pour les jeunes, « salaire maximum de décence » pour limiter les rémunérations des grands patrons… Bref, explique-t-il, une rupture en faveur d’une « République sociale » qui permette d’affronter un « monde qui se défait ».

Fabien Roussel, : le dernier candidat communiste aux présidentielles ?

Fabien Roussel, : le dernier candidat communiste aux présidentielles  ?

 

Pour sans doute ne pas voir le parti communiste disparaître complètement de la scène politique, son secrétaire Fabien Roussel explique pourquoi il entend se présenter aux élections présidentielles de 2022 ( interview du JDD )

 

Pourquoi vouloir absolument être candidat du PCF à la présidentielle?
J’ai une conviction : présenter cette candidature aux Français en 2022 répond à un besoin. La crise sanitaire et économique que nous vivons impose encore plus de sortir des logiques de profit, de ce système économique qui exploite autant les hommes et les femmes que la planète. J’ai le sentiment que les valeurs de droite et d’extrême droite dominent en France. Cela me meurtrit. Avec cette candidature, j’ai l’ambition de créer la surprise, en particulier à gauche. Je souhaite porter ce combat pour que les valeurs de solidarité, de générosité et de justice redeviennent majoritaires. Le programme que je porterai sera celui d’une République sociale, laïque, écologique et féministe.

Êtes-vous certain d’être désigné, le 9 mai, par les militants communistes?
Le débat est ouvert. Je ne peux pas présager du résultat final, mais il y a une aspiration, plutôt majoritaire au PCF, à aller proposer notre projet aux Français, à apporter de la fraîcheur, des propositions nouvelles à gauche.

Qu’est-ce qui a changé par rapport à 2012 et à 2017, quand le PCF avait soutenu Jean-Luc ­Mélenchon?
La poussée énorme de l’abstention, le rejet de la politique, les déceptions à gauche. Les forces de gauche souffrent d’un manque de désir : elles ont besoin d’idées nouvelles et fortes pour le monde du travail, les salariés des usines, des hôpitaux, des écoles, les agriculteurs, les commerçants et artisans, les petits chefs d’entreprise… Aujourd’hui, quand on additionne l’ensemble des forces de gauche, on est loin d’une majorité. Je veux partir à la reconquête de ceux qui n’y croient plus. Et je crains qu’une candidature unique de la gauche génère plus d’abstention que de dynamique.

Justement, votre candidature ne rajoute-t-elle pas de la division à la division?
Je crois que la gauche peut redevenir majoritaire et je ne désespère pas pour 2022. L’objectif n’est pas d’additionner des partis qui ont déçu, mais d’aller ­conquérir de nouveaux électeurs. Un rassemblement de petits, ça fait toujours un petit rassemblement. Ce n’est pas ce que je souhaite. Il faut reprendre le pouvoir sur l’argent mais, pour cela, il faut ­convaincre ceux qui souffrent de retourner aux urnes.

Une primaire peut-elle rassembler la gauche?
Je n’y crois pas. Pour moi, ce n’est pas la solution. La primaire pose la question de la personne, comme si c’était cette personne qui pouvait tout régler. Je veux poser la question des idées et du programme : oui, il est possible de nationaliser les banques, de donner un avenir à chaque jeune de ce pays en lui garantissant un emploi à sa sortie de l’école. Qu’ils soient titulaires d’un CAP [certificat d'aptitude professionnelle] ou d’un diplôme d’ingénieur, tous auront une proposition d’emploi dans le périmètre où ils vivent et selon les compétences qu’ils ont acquises. Et pas un RSA [revenu de solidarité active]. Ce qui doit primer dans les quinze ans qui viennent, c’est notre jeunesse. On doit tout miser sur elle.

Si la gauche est faible aujourd’hui, c’est parce qu’elle a déçu, qu’elle a été arrogante

Justement, pourquoi ne pas porter ces idées dans le cadre d’une primaire?
Parce que c’est aux Français de choisir! Avec ces histoires de primaire, on est en train de mettre des pansements sans s’attaquer à la vraie maladie : si la gauche est faible aujourd’hui, ce n’est pas parce qu’elle est émiettée. C’est parce qu’elle a déçu, qu’elle a été arrogante, en dessous de tout. C’est là-dessus qu’on doit d’abord travailler. L’événement de cette présidentielle, ce sera donc un candidat communiste. Une candidature apaisée, bienveillante et ouverte sur l’ensemble de nos ­concitoyens.

La dernière candidate du PCF à se présenter, ­Marie-­George ­Buffet en 2007, avait recueilli moins de 2 % des suffrages…
Mais c’était en 2007! Au lendemain du vote des militants du PCF, le 9 mai prochain, nous fêterons un anniversaire symbolique : les 40 ans de la victoire de la gauche. Et, en 1981, les 15% du PCF au premier tour avaient apporté beaucoup d’espoir : ­Georges ­Marchais avait défendu l’ISF [impôt sur la fortune], la retraite à 60 ans, la cinquième semaine de congés payés. Et pourtant ce n’était pas une candidature unique de la gauche!

Quid des 500 parrainages d’élus nécessaires à une candidature?
Je m’adresserai à tous les élus PCF, mais aussi à tous les maires de France qui peuvent se retrouver dans ma candidature. J’ai l’ambition de recueillir des parrainages bien au-delà du PCF.

En 2022, « il ira jusqu’au bout »

Consigne sera-t-elle passée aux élus PCF de ne pas accorder les leurs à Jean-Luc Mélenchon?
Chaque élu se déterminera. Mais j’espère qu’ils respecteront nos débats et le choix qui sera fait. Ce n’est pas moi qui décide. Le centralisme démocratique, ça existe chez d’autres, mais plus chez nous.

En avril 2022, vous serez donc quoi qu’il arrive sur la ligne de départ?
Tout à fait. Si les communistes le décident. Et j’irai jusqu’au bout.

Quelle sera votre position en cas de second tour ­Macron-Le Pen?
Même si la perspective de ce duel désespère les Français, ce n’est pas leur principal problème. Leur problème, c’est la pauvreté, le chômage, les jeunes qui font la queue pour manger… Mais le candidat que je serai fera tout pour empêcher l’extrême droite de s’imposer. Et je le dirai clairement.

Votre candidature à la présidentielle a-t-elle un lien avec le fait que vous n’êtes finalement pas tête de liste de la gauche unie aux régionales dans les Hauts-de-France, puisque c’est l’écologiste ­Karima ­Delli qui la ­conduira?
Non. J’ai tout fait pour que nous soyons rassemblés. Aujourd’hui, ma Région est la seule de France où il y ait ce rassemblement : c’est évidemment positif. Si je suis déçu, c’est parce que j’ai de grandes ambitions pour cette Région, et que mes propositions auraient été différentes de celles d’une tête de liste écologiste. Mais l’essentiel est d’être unis.

Ce sera peut-être le cas en Normandie?
J’aimerais que mes camarades Verts et socialistes aient en Normandie la même attitude que moi dans les Hauts-de-France. S’ils ne parviennent pas à mettre leur ego de côté, qu’ils ne viennent pas me donner des leçons de rassemblement!

Mélenchon est « compliqué »

Quelles sont aujourd’hui vos relations avec Jean-Luc Mélenchon?
Nous avons des relations de parti à parti.

Pas d’homme à homme?
Ça fait un moment qu’on ne s’est pas vus. Moi, je ne suis pas compliqué. Lui, si. J’ai cru comprendre qu’il n’acceptait pas que je puisse oser défendre nos propositions en 2022. Je le regrette et je lui demande de l’accepter sans en prendre ombrage. On a plutôt intérêt à additionner nos efforts et à aller ­conquérir un maximum d’électeurs avec nos idées.

Les Insoumis pensent encore que vous les rejoindrez…
Si le PCF me soutient, c’est pour aller jusqu’au bout. Tout ce que je demande, c’est qu’on se respecte. C’est pour cela que je ne dirai pas de mal des autres forces de gauche.

Parlons ensemble des élections législatives

Avez-vous des contacts avec Yannick Jadot, Anne Hidalgo ou d’autres?
J’ai des ­contacts avec tout le monde. On se parle. Je n’ai pas rencontré ­Yannick ­Jadot, mais j’ai eu des échanges avec le maire écologiste de Grenoble, ­Éric ­Piolle, le premier secrétaire du PS, ­Olivier ­Faure, le numéro deux de LFI, ­Adrien ­Quatennens… À tous j’ai dit : respectez le fait que le PCF fasse le choix de présenter un candidat à l’élection présidentielle. ­Anne ­Hidalgo m’a répondu : « Bien sûr! » Mais, surtout, parlons ensemble des élections législatives. Listons les circonscriptions où il est possible de battre un candidat de droite ou d’extrême droite, et demandons-nous comment faire pour l’emporter.

Pas de candidature unique à la présidentielle, mais des accords pour les législatives, donc?
Nous voulons travailler à un pacte avec les autres forces de gauche pour que les législatives nous permettent de nous rassembler dans le plus de circonscriptions possible. Pour qu’à l’Assemblée nationale nous arrivions à parvenir à une majorité de gauche et écologiste, dans laquelle il y aurait un maximum de députés PCF. J’ai la ­conviction que nous pouvons le faire, ensemble.

Sur le plan sanitaire, comment jugez-vous les annonces de cette semaine?
Je ne veux pas être dans la critique pour la critique. Le pari d’­Emmanuel ­Macron a échoué. On ne peut pas vivre avec le Covid. À force de dire que les jours et les semaines sans ­confinement étaient autant de jours et de semaines gagnés, on a beaucoup perdu. J’avais prévenu qu’un plateau aussi élevé n’était pas soutenable. Sur la tension hospitalière, sur l’indispensable maîtrise de la circulation du virus, aujourd’hui hors ­contrôle, sur l’urgence d’une vaccination massive, la protection des salariés, l’organisation d’un véritable accompagnement sanitaire et social des personnes qui doivent s’isoler… Sur toutes ces questions nous avons des propositions. Je les présenterai au chef de l’État. Je demande un débat au Parlement.

Présidentielles 2022 : le parti communiste veut son candidat , le dernier de l’histoire ?

Présidentielles 2022 : le parti communiste veut son candidat , le dernier de l’histoire ?

 

 

 

 

 

Cette fois le parti communiste semble bien décidé à avoir son candidat en 2022. En fait,  une sorte de choix cornélien. Si le parti se présente, il risque de se voir attribuer autour de 2 % des voix d’après les sondages actuels autant dire comme certaines organisations d’extrême-gauche. Un résultat qui pourrait encore confirmer la totale marginalisation d’un parti qui a longtemps dominé la vie politique française à gauche. Et si le PC ne présente pas de candidats, il risque cette fois de disparaître complètement.

 

D’une certaine façon,  on peut considérer que le parti communiste a déjà été tué deux fois. Une fois par Mitterrand qui s’est servi des voix communistes et qui a ensuite étouffé le vieux parti. Une autre fois par Mélenchon qui a sucé le sang du parti et ses sympathisants. Un succès d’autant moins apprécié par les communistes que Mélenchon s’est enfoncé dans le gauchisme qu’ont toujours condamné des communistes orthodoxes.

 

Le déclin du parti communiste français est cependant pour l’essentiel du à l’enfermement doctrinaire du parti communiste lui-même. Pour résumer, c’est l’attachement morbide à l’idéologie des années 50 qui a éloigné progressivement une opinion publique qui, elle ,a évolué sur deux nombreux plans. À cela s’ajoute évidemment le discrédit général sur le concept de société communiste, les seules subsistants étant clairement des organisations autoritaires et même dictatoriales.

 

Dommage sans doute car le parti communiste est sans doute la seule organisation politique encore animée par une sociologie proche du peuple. Tous les autres partis, extrême-gauche comprise, se sont laissées envahir soient par des opportunistes, soit par des intellos bobos complètement coupés des réalités sociales. Le credo universitaire Islamogauchistes témoigne de l’énorme décalage entre ce que pense une très large majorité des Français et ces nouveaux activistes doctrinaires et clairement fascisants. Sur ce terrain. Les élus communistes eux-mêmes n’ont pas montré un grand courage et ont souvent montré une certaine complicité avec le développement communautarisme.

 

Un seul exemple pour illustrer le propos. À Saint-Pierre-des-Corps près de Tours, l’un des derniers bastions communistes, un très vieux club de football s’est toujours efforcé de maintenir une diversité dans le recrutement des joueurs mêmes si fort logiquement compte tenu de la population,  les joueurs d’origine étrangère étaient majoritaires. Par contre l’ancienne municipalité de Saint-Pierre-des-Corps a autorisé la création d’un club d’obédience maghrébine. Aux dernières élections , la municipalité communiste a été balayée et remplacée par une équipe municipale plutôt de droite.

 

Le parti communiste s’est lui-même tiré une balle dans le pied. Vraiment dommage. On peut évidemment être en désaccord avec l’idéologie et la pratique du parti mais on regrettera sans doute l’appropriation de tous les autres partis politiques par des opportunistes et où des intellos bobos.

Un dernier coup porté aux producteurs de lait avec la suppression de l’origine

Un dernier coup porté aux producteurs de lait avec la suppression de l’origine

 

 

le Conseil d’État a tranché, il n’est pas nécessaire d’indiquer l’origine géographique du lait. Un coup supplémentaire porté à la filière déjà dans un état désespéré puisque les prix d’aujourd’hui ne sont pas supérieurs à ceux qui existaient il y a 20 ou 30 ans !

 

Certes l’origine du lait ne constituait peut-être pas le facteur dominant de la crise. Pour autant le risque c’est de voir pénétrer en France encore davantage de lait étranger d’autres pays d’Europe voire au-delà.

 

Pourtant les conditions de production géographique ne sont pas sans lien avec la qualité du lait.

« Par décret du 19 août 2016, le Premier ministre a rendu obligatoire, à titre expérimental, l’indication de l’origine du lait ainsi que du lait et des viandes utilisées comme ingrédient dans des denrées alimentaires préemballées, pour la période allant du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018″, une période d’expérimentation prorogée par décrets jusqu’au 31 décembre 2021, rappelle la décision, dont l’AFP a pris connaissance vendredi 12 mars.

Le groupe laitier avait demandé l’annulation de cette obligation, soutenant qu’elle était contraire au règlement du 25 octobre 2011 du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires.

La raison invoquée : l’absence de lien avéré entre l’origine (UE ou non UE) du lait, et ses propriétés, a indiqué la plus haute juridiction administrative dans un communiqué synthétisant sa décision.

 

Couvre-feu: le dernier coup mortel pour les restaurateurs

Couvre-feu: le dernier coup mortel pour les  restaurateurs

 

L’éventualité d’un couvre-feu dans les zones d’alerte maximale qui ne cessent de s’étendre en France et qui comprend déjà neuf métropoles dont Paris pourrait être le dernier coup mortel pour nombre de restaurateurs. On envisage en effet un couvre feu peut-être même à 20 heures autant dire que les restaurants seront fermés le soir. Même si leur devait être un peu plus tardive il n’y aurait qu’un service dans des salles dans le nombre de participants a déjà été réduit.

«Un couvre-feu à 23 heures serait un nouveau coup dur pour la profession. Cette décision pourrait représenter jusqu’à 3 heures d’activités en moins et l’impossibilité d’assurer un deuxième service dans certains établissements», s’est inquiété auprès de l’AFP Franck Trouet, porte-parole du Groupement National des Indépendants de l’hôtellerie et restauration (GNI).

Du fait de la fermeture des bars , Certains clients ont donc naturellement migré des bars vers les restaurants : «On était là pour prendre un verre, mais le serveur vient de nous prévenir qu’à partir de 19h00, nous sommes obligés de prendre un plat si nous voulons rester. Et ça ne peut pas être juste des frites! Du coup, on va manger…», rapporte au Figaro un groupe de quatre jeunes médecins. «Mais ce n’est pas grave, certains bars ont des techniques pour rester ouverts, et puis il y a les bars cachés. Dans le pire des cas, s’il y a un couvre-feu, on ira les uns chez les autres», assure l’une des jeunes internes.

Pétrole : dernier pic avant le déclin ?

Pétrole : dernier pic avant le déclin ?

 

Le pétrole ne va évidemment pas disparaître du jour au lendemain et la transition énergétique se fera progressivement parce que dans le deux nombreux domaines, il n’y a pas d’autres alternatives actuellement que l’utilisation du pétrole. Ceci étant on pourrait avoir connu le pic de consommation de cette source. D’après l’importante compagnie de pétrole British Petroleum, la demande a certainement atteint son plafond et devrait maintenant décroître avec des rythmes différents selon les scénarios. Des prévisions confirmées d’une certaine manière par l’OPEP dans la production se réduit de manière plus sensible que prévu. En cause la crise sanitaire bien sûr mais aussi une évolution structurelle à la fois de la mobilité et du type d’énergie.

La demande de pétrole dans le monde pourrait avoir déjà atteint son pic et ne plus cesser de décliner en raison des conséquences de la pandémie et de la transition énergétique, estime lundi le géant britannique des hydrocarbures BP. Le groupe envisage trois scénarios sur la transition vers une énergie plus verte à échéance 2050, de la plus lente à la plus rapide.
Dans les deux scénarios les plus optimistes, la demande de pétrole a même déjà passé son pic et ne se relèvera jamais de la chute causée par la crise sanitaire. Si la transition énergétique se poursuit au même rythme que celui actuellement observé, le scénario le plus conservateur, la consommation d’or noir atteindra un plateau dans les années qui viennent, précise le rapport.
L’Opep s’est montrée lundi plus pessimiste pour la demande mondiale de pétrole cette année et en 2021, en raison de la faiblesse persistante dans certains pays asiatiques à la suite de la pandémie de Covid-19.

Sa prévision de l’évolution de la demande a été révisée en baisse de 0,4 million de barils par jour (mb/j) par rapport au mois d’août, indique l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dans son rapport mensuel sur le pétrole.

La demande mondiale cette année doit ainsi reculer plus fortement qu’anticipé jusqu’à présent, de 9,5 mb/j, pour atteindre 90,2 mb/j en raison de la crise sanitaire et économique liée à la pandémie de Covid-19.

 

Celle-ci a notamment pesé lourdement sur le secteur des transports, en particulier aérien. « Les risques restent élevés et orientés à la baisse, particulièrement en ce qui concerne l’évolution des cas d’infection au Covid-19 ainsi que de potentiels traitements », juge le rapport.

Cette révision est notamment liée aux difficultés que connaissent certains pays d’Asie. « Jusqu’à présent, la demande pétrolière en Inde, en Indonésie, en Thaïlande et aux Philippines a été bien moins solide que ce qui avait été attendu initialement », explique l’Opep.

Cette conjoncture négative dans certains pays asiatiques devrait se encore faire sentir au premier semestre de l’an prochain. Par conséquent, les prévisions concernant la demande mondiale pour 2021 ont aussi été revues en baisse, de 0,4 mb/j par rapport au mois dernier. Cette demande doit ainsi rebondir de seulement 6,6 mb/j en 2021 pour s’établir à 96,9 mb/j, selon les dernières prévisions de l’Opep.

Le cartel est engagé avec ses alliés, dont la Russie, dans une politique de restriction volontaire de sa production afin de soutenir les cours du brut. Les pays membres de l’Opep ont toutefois pompé plus au cours du mois d’août par rapport à juillet, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport. L’Opep a ainsi produit 763.000 barils par jour de plus, entraînée notamment par l’Arabie saoudite.

Dernier jour de campagne municipales et derniers jours de LREM ?

  • Dernier jour de campagne municipales  et derniers jours de LREM ?
  • La claque  est énorme pour la république en marche qui n’aura pas réussi à récupérer une seule municipalité d’importance : à peine quelque centaines dans des petites localités sur 35 000. La preuve que la république en marche n’a jamais existé en tant que parti local mais est demeuré un club de supporters et de courtisans de Macron sans ancrage local.
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  • La question qui se pose maintenant est de savoir quel peut être l’avenir d’un mouvement comme la république en marche qui sur le terrain demeure virtuelle. L’avenir politique est sans doute assez clair à savoir que la république en marche risque de s’effacer de plus en plus pour se fondre dans une espèce d’alliance où Macron représentera les intérêts non seulement de la république en marche mais aussi des républicains. Reste à voir si les républicains seront d’accord pour se rallier à cette candidature dont ils fournissent en fait les troupes. Pour l’instant, aucune personnalité ne s’impose vraiment les républicains( Bertrand, Baroin etc.) mais avec le temps des vocations pourrait naître à commencr peut-être par Édouard Philippe dont Macon aura du mal à se défaire.
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Si,Édouard Philippe est écarté il risque de prendre des libertés vis-à-vis de Macron et de cultiver sa plus grande popularité que celle du chef de l’État. Inversement Macron  le garde et si les sondages se confirment progressivement Édouard Philippe pourrait bien prendre régulièrement la popularité que perd le chef de l’État et donc en même temps sa crédibilité comme futur candidat en 2022.

Recyclage de papier : la fermeture du dernier site français

Recyclage de papier : la fermeture du dernier site français

Ce sont les contradictions du jour d’après. Contradictions marquées par ceux qui affirment que rien ne changera tandis que d’autres préconisent un changement radical et brutal. La vérité est sans doute entre les deux car la complexité du processus de production, de distribution et de commercialisation est telle qu’on ne changera pas du jour au lendemain. Parmi ces contradictions la perspective de fermeture du dernier site français de recyclage de papier «Le seul site français de recyclage papier risque, si rien n’est fait d’ici le 15 juin (date limite annoncée par UPM), de fermer purement et simplement», s’alarment les élus dans un courrier daté de lundi, adressé au Premier ministre Édouard Philippe et signé notamment par le maire PS de Rouen Yvon Robert, le député PS Christophe Bouillon, les sénateurs PS Didier Marie et Nelly Tocqueville.

Le groupe finlandais UPM avait annoncé en septembre la mise en vente de son usine de Grand-Couronne (agglomération de Rouen) communément appelée Chapelle Darblay. Selon les syndicats, les salariés vont être licenciés le 15 juillet.

Le site emploie 228 salariés et induit au moins 800 emplois indirects, selon le courrier. «Va-t-on laisser 1.000 familles sur le carreau? Faute de recyclage, va-t-on demain être obligé d’enfouir ou de brûler du papier en France? Est-ce cela, la France d’après?», poursuivent les élus.

Les signataires demandent «que la puissance publique intervienne pour imposer à UPM un délai plus long, empêcher la fermeture et sauver le site en facilitant le rachat».

«Le site pourrait devenir recycleur pour des tiers. Des débouchés pour de nouveaux produits, notamment dans le domaine du carton d’emballage et du conditionnement, sont économiquement attractifs. Un repreneur industriel sérieux s’est manifesté», précisent les élus. «Mais les besoins financiers sont importants -le fonds de roulement est estimé autour de 80 millions d’euros- et la crise sanitaire rend les choses bien plus compliquées», admettent-ils.

Selon des représentants du personnel, le groupe belge VPK Packaging notamment était toujours intéressé par le site, même si il n’a pas déposé d’offres dans les délais impartis par le PSE (le 15 mai) car il n’a pas réussi à s’entendre avec le groupe finlandais et en raison de la crise sanitaire. VPK ne voit toutefois pas de concrétisation possible avant fin 2020, début 2021, d’après la même source.

Ce site «unique en France» qui comptait 400 salariés en 2014, a une puissance de recyclage de l’équivalent du tri de 24 millions d’habitants, sa chaudière biomasse peut chauffer une ville de 20.000 habitants et il comprend une station d’épuration pouvant subvenir aux besoins de 400.000 personnes, selon ces sources.

« L’Afrique, dernier continent de pauvreté » (Banque mondiale)

« L’Afrique, dernier continent de pauvreté »  (Banque mondiale)

Une nouvelle fois, l’Afrique a fait l’objet d’une attention particulière de la part des grands pays. En cause,  le fait que l’Afrique risque d’être encore pour un moment le dernier continent de pauvreté d’après la Banque mondiale. Le G7  a donc mis l’accent notamment sur l’éducation des filles afin de permettre un meilleur accès au savoir et pouvoir. Il  faudra aussi traiter des questions d’investissement,  de la pertinence des choix aussi des questions de corruption. . Pour parler clair, une partie de l’aide finit dans les sables  ou plus exactement dans la poche de certains. La responsabilité en incombe au manque de rigueur dans l’évaluation des projets et surtout dans leur suivi. De ce point de vue,  certaine grande institution de coopération développement sont devenues de telles cathédrales administratives qu’elles rendent la politique de développement relativement opaque et inefficace.  La priorité donnée à la formation des filles est sans doute l’un des leviers majeurs pour la modernisation du continent. Les ministres du Développement et de l’Éducation du G7 ont donc décidé cette semaine à Paris de réorienter l’aide publique au développement. Kristalina Georgieva, la directrice générale de la Banque mondiale, explique au JDD l’importance de cette décision.

 

Kristalina Georgieva, la directrice générale de la Banque mondiale, est notamment mobilisée pour l’éducation des filles en Afrique. (Sipa)

C’est bien la première fois qu’un G7 accorde autant de place aux questions d’éducation et de développement dans les pays en voie de développement. Sous présidence française, la thématique des inégalités et de l’accès au savoir et aux compétences en Afrique a progressé cette année. Mais il faudra attendre le sommet des chefs d’État à Biarritz du 24 au 26 août pour savoir si l’on passe des vœux pieux des ministres à des mesures concrètes. Kristalina Georgieva, la directrice générale de la Banque mondiale, qui a failli devenir cette semaine présidente du Conseil européen, travaille au quotidien sur les questions d’investissements sur le continent africain.

 

Elle encourage les Européens à se mobiliser massivement dans la politique d’aide au développement en Afrique, persuadée que c’est dans l’intérêt général au sens le plus large. « L’Afrique est l’avenir [de l'Europe] et pas seulement parce que nos économies sont liées. Le continent africain est un immense marché », assure-t-elle.

Kristalina Georgieva insiste également sur le lien entre l’éducation des filles en Afrique et la démographie du continent : « Il est vital d’évoquer le rapport étroit qu’il y a entre démographie et émancipation individuelle. »

« L’idée est de tout faire pour que les filles en Afrique aillent à l’école jusqu’au bout et que les femmes soient encouragées par la suite à prendre des responsabilités, ce qui permet de reculer l’âge des mariages », développe-t-elle encore dans nos colonnes.  

« Selon nos estimations, les neuf dixièmes de la pauvreté dans le monde en 2030 seront concentrés sur le seul continent africain, ajoute-t-elle. Ce qui nous impose d’agir. »

Christian Jacob : le dernier président de LR ?

Christian Jacob : le dernier président de LR ?

 

Victime expiatoire ou sauveur, quel sera le destin de Christian Jacob ; Sera-t-il  le messie ou le maitre de cérémonie pour enterrer définitivement ce qui reste de LR ? La  difficulté,  c’est que le nouveau parti de droite existe, c’est LREM ! En tout cas il n’y a pas de quoi sauter au plafond avec cette déclaration. Interview le Figaro–L’intéressé n’est pas un extrémiste mais pas non plus d’un grand charisme  Le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée veut sauver le mouvement LR en posant les bases d’un projet «collectif». Son objectif: restaurer «l’ADN» de la droite.

Christian Jacob est député de Seine-et-Marne depuis 1995.

 

Êtes-vous candidat à la présidence des Républicains?

Oui, je suis candidat pour bâtir un projet d’alternance. Depuis sept ans, nous avons perdu deux présidentielles, dont une où nous n’avons pas été présents au deuxième tour. Nous avons également perdu deux législatives et subi un échec des plus cinglants aux élections européennes. Aujourd’hui, nous constatons également un éclatement de notre famille politique. Laurent Wauquiez est parti avec beaucoup de dignité et un véritable sens de l’intérêt général. Je mesure son courage. Il y a une part d’injustice dans tout cela mais la politique n’est parfois pas juste.

Le refus de Bruno Retailleau a-t-il joué dans votre décision?

Ensemble, nous avions acté le fait qu’il serait suicidaire d’être candidat l’un contre l’autre. Ni lui ni moi ne voulions d’affrontement. On s’est d’ailleurs beaucoup parlé. Il n’y a jamais eu de tensions ou de conflits entre nous. On s’entend …

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