Archive pour le Tag 'abstention'

Elections européennes : plus de 50% d’abstention

Elections européennes : plus de 50% d’abstention

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Si plus de 82 % des Français jugent cette élection importante, par contre il serait plus de 50 % à s’abstenir. En cause évidemment la crédibilité des organisations politiques. Les derniers sondages feraient apparaître la liste en marche avec autour de 24 % et le rassemblement national autour de 20 %. Des On peut légitimement s’interroger sur la crédibilité de ces  derniers sondages qui se caractérisent d’une part par la remontée de la république en marche pour les européennes ainsi que l’amélioration de la popularité de Macron. Concernant ce dernier point, il faut noter que les journaux que possède Lagardère entre (JDD, Paris-Match notamment), ont été particulièrement actifs pour diffuser une remontée de Macron dans l’opinion publique. Or on sait que la plupart des grands médias possédés par les financiers se sont fortement inquiets de la descente aux enfers de Macron, aussi des conséquences sur l’évolution de l’activité générale. De la même manière,  on constaterait dans les derniers sondages une remontée de la république en marche pour les européennes. Il y a seulement encore quelques semaines le rassemblement national semblait en tête avec un score proche de 24 % tandis que la république en marche stagnait à 20 %. On constate exactement le contraire depuis quelques semaines à savoir que la république en marche serait proche des 24 % et le rassemblement national à peine un peu au-dessus de 20 %. Par ailleurs ce sondage indiquerait qu’une liste éventuelle des gilets jaunes obtiendrait autour de 13 % et porterait surtout atteintes aux partis extrémistes. Dans la période il convient sans doute de se méfier particulièrement de ses sondages qui tendent à prouver que le pouvoir remonte dans l’estime de l’opinion publique. En effet la perspective de déstabilisation de Macron, voire la perspective notamment d’élections législatives qui modifieraient la majorité sont source de grandes inquiétudes dans les milieux financiers qui évidemment ne souhaitent pas que soit remise en cause une politique fiscale qui leur est favorable. Selon le dernier sondage Elabe, la liste emmenée par la majorité se détache en tête des projections pour les européennes dans quatre mois. Avec 23,5% des intentions de vote, elle devance la liste du Rassemblement national, créditée de 20,5%. Pour les européennes, la liste LaRem/MoDem est ainsi créditée de 23,5% des projections, en hausse de quatre points par rapport à la précédente mesure, en novembre dernier. Derrière elle, vient le cortège du Rassemblement national, et ses 20,5%, comme il y a deux mois. Loin, très loin derrière ce duo dépareillé, on note la troisième position de la liste des Républicains: 12,5% des intentions de vote, après une chute de 2,5 points. : La France insoumise, obtiendrait 9,5%, les Verts 9%, le Parti socialiste 6%. , de Génération.s de Benoît Hamon, et de la liste communiste chacun 2% cent. Debout la France, 5%, la liste UDI 3%. Des sondages qui laissent pensif quand on apprend de l’IFOP que plus de la moitié des Français ne voteront pas !

Législatives : Abstention record, pourquoi ?

Législatives :  Abstention record, pourquoi ?

Comme souvent plusieurs facteurs explicatifs permettent d’éclairer le record d’abstention de dimanche pour le second tour.  D’abord la lassitude, trop de politique tue la politique, ensuit le doute général vis-à-vis des promesses électorales, enfin la grande désillusion à l’égard de la compétence des mouvements essentiellement contestataires. De ce point de vue,  le débat Macron-Le Pen aura souligné que les extrêmes sont davantage des syndicats protestataires que des organisations à vocation gouvernementale. On s’attend à 53% d’absentions selon un sondage Odoxa pour franceinfo* pour le second tour, un record historique sou la 5ème république.  Ve République. Au premier tour du scrutin, le 11 juin, 51,29% des Français s’étaient abstenus, ce qui était déjà un record. Selon le sondage, 48% des sympathisants de gauche comptent s’abstenir, 35% des sympathisants de droite hors FN, 61% des sympathisants FN et 35% des sympathisants d’En Marche.  Ce sont les jeunes qui devraient le plus s’abstenir : 61% des 18-24 ans et 63% des 25-34 ans ne se rendront pas aux urnes. Du côté des catégories socioprofessionnelles, 58% des employés et ouvriers devraient s’abstenir.  En ce qui concerne les raisons, 27% des abstentionnistes déclarent ne pas se rendre aux urnes parce qu’ils pensent que l’élection est jouée d’avance et que La République en marche va l’emporter, alors que 24% ne se reconnaissent pas dans les projets ou les personnalités des candidats qui se présentent. Selon ce sondage, 6 Français sur 10 estiment qu’une large majorité En Marche à l’Assemblée nationale serait une mauvaise chose, étant donné que le mouvement n’a recueilli qu’un tiers des votes au premier tour des élections législatives. Dans le détail, c’est ce que pensent 65% des sympathisants de gauche, 77% des sympathisants de droite hors FN et 85% des sympathisants du FN.

Législatives: Nouveau record d’abstention

Législatives:  Nouveau record d’abstention

53% d’absentions selon un sondage Odoxa pour franceinfo* publié vendredi 16 juin. Si cette prévision se confirme, ce serait un record pour une élection présidentielle ou législative sous la Ve République. Au premier tour du scrutin, le 11 juin, 51,29% des Français s’étaient abstenus, ce qui était déjà un record. Selon le sondage, 48% des sympathisants de gauche comptent s’abstenir, 35% des sympathisants de droite hors FN, 61% des sympathisants FN et 35% des sympathisants d’En Marche.  Ce sont les jeunes qui devraient le plus s’abstenir : 61% des 18-24 ans et 63% des 25-34 ans ne se rendront pas aux urnes. Du côté des catégories socioprofessionnelles, 58% des employés et ouvriers devraient s’abstenir.  En ce qui concerne les raisons, 27% des abstentionnistes déclarent ne pas se rendre aux urnes parce qu’ils pensent que l’élection est jouée d’avance et que La République en marche va l’emporter, alors que 24% ne se reconnaissent pas dans les projets ou les personnalités des candidats qui se présentent. Selon ce sondage, 6 Français sur 10 estiment qu’une large majorité En Marche à l’Assemblée nationale serait une mauvaise chose, étant donné que le mouvement n’a recueilli qu’un tiers des votes au premier tour des élections législatives. Dans le détail, c’est ce que pensent 65% des sympathisants de gauche, 77% des sympathisants de droite hors FN et 85% des sympathisants du FN. 

 

Abstention législatives : la fatigue et le désintérêt

Abstention législatives : la fatigue et le désintérêt

Plusieurs facteurs explicatifs pour comprendre un taux d’abstention record aux législatives. Il y a peut-être d’abord un phénomène d’usure de la chose politique car la France connaît un environnement électoral depuis un an (depuis les primaires). Des primaires qui ont constitué une véritable caricature de la démocratie puisque ont été élu les candidats les plus extrêmes qui avaient le moins de chance de triompher aux présidentielles. Les affaires de Fillon ensuite n’ont guère contribué à redorer l’image de la politique. Il faut aussi surtout ajouter que la plupart des grandes formations sont relativement usées : les Républicains mais surtout le parti socialiste, usées par le pouvoir et les querellent internes.  Macron obtient un véritable raz-de-marée au premier tour des législatives mais il le doit surtout au découragement de nombreux électeurs qui ne voyaient plus l’intérêt de se déplacer compte tenu des faibles chances de leur champion. Enfin et peut-être surtout il faut souligner le scepticisme de plus en plus important de nombre d’électeurs à l’égard de la chose publique. En cause sans doute l’absence depuis une trentaine d’années de résultats significatifs tant dans le domaine économique que social ou encore sociétal. Pour ceux qui ont voté,  on a donc appliqué la logique républicaine de la Ve République qui veut qu’on accorde une majorité au président de la république élu. Un vote de raison davantage que d’adhésion, un vote de cohérence qui a prit le pas sur les réflexes partisans et qui se concrétise en particulier par l’écroulement du parti socialiste, le recul du Front National et des insoumis et la défaite des Républicains. En quelque sorte les Français encore mobilisés ont voulu donner sa chance à Macron qui jusque-là n’a pas commis de faute bien au contraire mais qui sera rapidement confronté aux réalités pouvoir en particulier pour la gestion des réformes sociales où l’extrême gauche l’attend.

2017 – 1er tour : record d’abstention.

2017 – 1er tour : record  d’abstention.

 

L’abstention pourrait en quelque sorte être considérée comme le premier parti de France avec près de 35 % .dépassant le record de 2002. Elle avait alors culminé à 28,4 %. Les anti-isoloirs ne sont pas exclusivement des adeptes du « tous pourris », dégoûtés par les affaires.  En cause évidemment le discrédit qui pèse sur les organisations politiques et d’une façon plus générale sur le système politique. En outre,  les affaires n’ont guère encouragé les citoyens déjà sceptiques à se déterminer à voter. En cause surtout et sans doute la complexité des enjeux actuels qui interagissent de façon systémique et dont l’appréhension est difficile notamment chez les moins diplômés. « Il existe une sociologie de l’abstention. Plus vous montez dans l’échelle sociale, moins vous vous abstenez. Les jeunes, les moins diplômés, les plus fragiles vont avoir tendance à s’abstenir plus que les autres », explique Bruno Cautrès, politologue au Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences-po. Cet électorat de précaires correspond justement à celui de la candidate FN. « Avec 30 % à 35 % des intentions de vote chez les moins de 35 ans. Ces jeunes non diplômés, surreprésentés dans l’électorat du FN, sont aussi les électeurs qui s’abstiennent le plus. Une faible participation le 23 avril peut donc nuire au FN », analyse Céline Braconnier, directrice de Sciences-po Saint-Germain-en-Laye et coauteure de « la Démocratie de l’abstention ». On peut regretter de ce point de vue que la plupart des candidats n’ont  pas consacré l’essentiel de leur réflexion aux grands enjeux du pays en se concentrant trop sur les promesses de court terme ;  des promesses de court terme qui faute de croissance seront récupérées par l’inflation et la fiscalité. L’abstention  se nourrit donc aussi de la médiocre qualité de la campagne considérée comme telle par 80 % des Français. Pour résumer,  là  ou on attendait une analyse et une vision, on doit se contenter d’une promesse d’augmentation des revenus de 80 à 100 euros.

 

Résultat des régionales : l’abstention vainqueur

Résultat des régionales : l’abstention vainqueur

 

On peut dores et déjà prévoir que l’abstention sera vainqueur lors du premier tour des régionales avec vraisemblablement autour de 50%, donc loin devant la première- formation qui obtiendra que de l’ordre de 30%. Pourquoi un tel taux d’abstention, tout simplement cette consultation n’a aucun ses pour la plupart des électeurs.  De toute évidence la consultation électorale pour les prochaines élections régionales va  démontrer les limites de l’exercice démocratique. Ces élections vont d’abord marquer le désintérêt des Français pour la chose publique. Il faut en effet s’attendre à une abstention de l’ordre de  50 %. Des Français, pour à peu  près la moitié des électeurs, qui  ignorent à quoi servent les régions et même quels courants politiques les dirigent actuellement. Par ailleurs le gouvernement a ajouté un peu plus de confusion sur la nature de la consultation. Il faut se rappeler la réforme régionale ambitionnait  de rationaliser les structures administratives avec la suppression des départements et la réduction du nombre de régions. Sous la pression du lobby des élus, on a abandonné la suppression des départements qui constituait le cœur de la réforme. En outre le nouveau découpage correspond encore moins qu’avant à des réalités économiques sociales ou culturelles. La plupart de ceux qui iront voter, c’est-à-dire à peine la moitié du corps électoral, vont transformer cette consultation locale en protestation nationale contre d’une part le gouvernement, d’autre part contre les partis classiques de la droite comme de la gauche. Finalement les contenus programmatiques des candidats importent peu. On leur pardonne même d’ignorer les réalités socio-économiques des régions où ils sont candidats. Pour l’essentiel les électeurs voteront en fonction d’une problématique nationale et plus précisément pour manifester leur mécontentement. Une sorte de vote défouloir regroupant toutes les insatisfactions et toutes les contradictions. Au final, c’est-à-dire au deuxième tour, des responsables seront élus à la direction des régions mais avec un pourcentage de voix ridicule par rapport au corps électoral à savoir autour de 20 %. Une représentativité pour le moins discutable. La transformation de cette consultation en référendum de protestation peut d’une certaine manière être considérée comme une caricature de la démocratie.

 

Punir l’ abstention ? ( François de Rugy )

Punir l’ abstention ? ( François de Rugy )

L’abstention massive prévue aux départementales inquiètent sans d’abord parce qu’elle va bousculer les équilibres politiques . ( en particulier peser de manière très négative sur les résultats du PS dont les électeurs sont les moins motivés). Certains  s’interrogent et notamment François de Rugy ( verts, EELV). Comme dans certains pays le vote pourraiat alors être obligatoire. La question se pose cependant pour savoir si cette abstention, sans doute record aux prochaines municipales, n’est pas la conséquence d’une absence de résultat économique et social du pouvoir en place. Au-delà sil ne découle pas plus généralement dune absence d’offre politique crédible. Un vote obligatoire et voire uen sanction ne saurit pas forcément de nature à répondre à ces problématiques. Faut-il sanctionner l’absentéisme ? Pour François de Rugy, le droit de vote est surtout un devoir. « J’en ai un peu assez qu’à chaque élection on se lamente, qu’on se mette à pleurer sur l’abstention et qu’on ne fasse rien. » Le coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée nationale a partagé son agacement face à l’absentéisme qui s’annonce lors des prochaines élections départementales.  »Je vais déposer une proposition de loi à l’Assemblée nationale cette semaine pour le vote obligatoire », a-t-il annoncé au micro de Sud Radio Mais alors, quelles sanctions contre les abstentionnistes ? François de Rugy mise sur une contravention. « Il s’exposerait à une petite amende, comme quand on se gare mal, qu’on comment des infractions mineures, une amende de 35 euros qui peut-être minorée à 22 euros. » Une amende donc pour lutter contre ce phénomène grandissant de l’abstention. « Sinon il faut arrêter de se lamenter et dire que finalement, l’abstention, c’est quasiment un vote comme un autre’, a-t-il commenté. La République ce sont des droits mais aussi des devoirs. Si l’abstention était sanctionnée, le député écologiste rappelle cependant que le vote blanc est une possibilité alors qu’une loi a été votée l’année dernière pour reconnaître ce choix. « Évidemment, si l’on n’est pas content par l’offre politique des partis et des candidats qui se présentent et bien on a la possibilité de voter blanc. Et ce vote est décompté de façon précise », a-t-il argumenté avant de conclure « la République ce sont des droits mais aussi des devoirs ». 

Budget de l’État : les « frondeurs » godillots pour l’abstention ?

Budget de l’État : les « frondeurs » godillots pour l’abstention ?

 

La logique voudrait qu’ils votent  contre le budget puisqu’ils affirment n’avoir été aucunement entendus  et qu’ils sont en désaccord total avec la politique économique du gouvernement.  En fait ce sera «  peut-être »  l’abstention ! Pas étonnant un désaccord ferait sauter le gouvernement et l’assemblée et nombre d’entre eux ne retrouveraient pas leurs fauteuils de députés.  Le soutien de Martine Aubry leur a donné une certaine légitimité. Plusieurs députés socialistes frondeurs, « confortés » dans leur démarche par Martine Aubry, pensent s’abstenir mardi 21 octobre lors du vote sur le projet de budget de l’Etat.  Leur position commune sur ce scrutin important doit être définie mardi matin lors de leur réunion hebdomadaire à l’Assemblée nationale, mais d’ores et déjà un de leurs animateurs, Christian Paul, estime que les frondeurs n’ont été « ni écoutés ni entendus », notamment sur le CICE, ce qui « ne prépare pas un vote positif ». « La logique voudrait que l’on s’abstienne », confirme son collègue Laurent Baumel. Ils assurent que leur décision ne sera pas influencée par le retour de Martine Aubry, qui critique ouvertement depuis dimanche une politique gouvernementale menée « au détriment de la croissance ». « Il faut distinguer ce qui relève du débat public national et ce qui relève des décisions parlementaires », appuie l’aubryste Christian Paul. Le soutien de l’ex-Première secrétaire du PS est néanmoins « précieux », déclarent en chœur ces parlementaires. Pour Laurent Baumel, un ancien strauss-kahnien, « cela donne du crédit à notre discours, qui n’est pas un discours de gauchistes irresponsables », pour Pouria Amirshahi de l’aile gauche du PS « cela légitime, cela conforte ».  Christian Paul le martèle: la maire de Lille n’est « ni derrière, ni devant les frondeurs », ce rassemblement hétéroclite né au printemps dernier après l’échec des municipales. « Ceux qui pensent que les frondeurs sont le faux nez de Martine Aubry jugent maintenant avoir raison », mais en réalité il y a au sein de ce mouvement « plusieurs sensibilités qui convergent » avec la même problématique: « Faire réussir la gauche tant qu’il est encore temps », d’après Laurent Baumel.  Et « plus nous serons nombreux et plus nous pourrons obtenir un contrat de majorité » avec le gouvernement pour infléchir sa politique économique et sociale, ajoute Christian Paul. L’heure ne semble cependant pas à un élargissement conséquent du cercle des frondeurs, qui sont actuellement 30 à 40. « Leur manière de faire ne me convient pas », explique ainsi le député Dominique Potier, qui a signé ce week-end la contribution de Martine Aubry pour les états généraux du PS, comme d’autres parlementaires non frondeurs.   »Je prendrai part aux débats au sein du groupe PS pour faire valoir des idées neuves et contribuer à la réussite du gouvernement » mais « je respecterai la décision majoritaire du groupe PS » pour les scrutins, précise Dominique Potier. Laurent Baumel l’affirme: « Je connais beaucoup de députés qui sont d’accord avec nous depuis longtemps mais pour eux franchir le pas dans les votes serait une transgression trop forte ».

 

Vote de confiance : abstention des frondeurs PS

Vote de confiance : abstention des frondeurs PS

 

Les députés ont le choix entre deux possibilités, voter la confiance et ne pas être réélu en 2017 ou ne pas voter et ne pas être réélu non plus en cas de dissolution. Finalement une fronde qui vient bien trop tard. Politiquement Hollande est mort et le PS bouge à peine écartelé entre dés lignes socialistes traditionnelles, des lignes sociale-démocrates, des lignes sociale-libérales et surtout entre nombre opportunistes sans vraiment de conviction. Les députés « frondeurs » du Parti socialiste ont donc annoncé mardi qu’ils s’orientaient vers une abstention collective la semaine prochaine lors du vote de confiance du nouveau gouvernement dirigé par Manuel Valls, qui s’annonce serré. Le Premier ministre engagera le 16 septembre la responsabilité de son nouveau gouvernement sur une déclaration de politique générale, un vote par lequel il espère rassembler un parti divisé sur sa politique en faveur des entreprises. « Nous nous orientons vers une abstention collective », a dit à la presse Christian Paul, l’un des chefs de file des frondeurs.  « Nous pensons qu’il n’est pas possible d’imposer au groupe socialiste une unanimité de façade », a-t-il ajouté, demandant à l’exécutif un changement de politique économique. Manuel Valls a pourtant dramatisé les enjeux devant le groupe socialiste réuni à l’Assemblée nationale. « Face à une situation politique très dégradée en France, (…) nous devons tenir, nous devons être à la hauteur », a-t-il dit à sa sortie. « Il y a tellement de doutes, tellement de défiance, une telle crise de confiance dans notre pays qu’il faut être capable de gouverner dans la dignité et en tenant évidemment le cap. »

 

Européennes : le parti de l’abstention vainqueur

Européennes : le parti de l’abstention vainqueur

 

L’abstention pourrait (une nouvelle fois) atteindre de records avec prés de 60% remettant ainsi en cause la légitimité des élus. Il faut dire que rien n’est clair dans cette élection pour un parlement qui en fait détient très peu de pouvoirs lesquels jusqu’à maintenant étaient détenus par les grands chefs d’Etat (et surtout Merkel) et par la commission. Du coup le premier parti élu en France représentera de l’ordre de 10% des électeurs et le PS 6% ! Pourtant les listes sont nombreuses, trop nombreuses. Cette affluence contraste avec l’atonie de la campagne électorale, jusqu’ici. « Il faut que cette campagne, elle s’anime ! », s’était impatienté le Premier ministre en entrant dans l’arène européenne, samedi à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), promettant de combattre une abstention attendue à des niveaux record. En 2009, seuls 4 Français sur 10 (40,63%) étaient allés voter. L’une des causes de cette désaffection résulte du mode d’organisation du vote, qui se déroule par « super-région » regroupant plusieurs régions administratives, à l’exception de l’Île-de-France (regroupée avec les Français de l’étranger). Sans surprise, c’est dans la région-capitale que les prétendants se bousculent le plus (31 listes). Il n’y a jamais moins de 22 listes. Le scrutin européen offrira d’autre part une tribune à une kyrielle de petits partis ou mouvements plus ou moins structurés. Cela va des « Féministes pour une Europe solidaire » au Parti Pirate (pour une Europe plus transparente et démocratique), en passant par « Europe citoyenne » (Corinne Lepage), « Force Vie » (Christine Boutin) et les listes de défense de l’espéranto comme « langue commune équitable pour l’Europe ».

 

 

Sondage Européennes : le FN en tête et 61% d’abstention

Sondage Européennes : le FN en tête et 61% d’abstention

A un mois et demi des élections européennes, le premier sondage Euro-rolling Paris Match- Ifop-Fiducial donne le FN en tête du scrutin. D’après cette enquête, qui sera désormais quotidienne, le parti de Marine Le Pen récolte 24% des intentions de vote, contre 23% à l’UMP et 21% au Parti socialiste. Les listes UDI-MoDem recueilleraient 9%. L’indice d’abstention, évalué à 61%, est particulièrement élevé : en 2009, elle avait été de 59,4%, ce qui était déjà un record pour ce scrutin.

Municipales : l’abstention vainqueur

Municipales : l’abstention vainqueur

 

Il ne fait pas de doute que les municipales ne suscite pas un intérêt massif de la part des électeurs et l’abstention pourrait atteindre 40%. La crise, l’ambiance politique sulfureuse, les affaires, le discrédit des institutions n’encourage pas les votes. Pourtant c’est au plan local que la fiscalité pèse le plus sur le ménages (en moyenne 2000 euros).C’est un enjeu considérable d’autant qu’on parle de réviser les valeurs locatives peut-être même en fonction des revenus. L’environnement est aussi un enjeu local majeur dans les zones très urbanisée, le logement, les transports aussi. A la décharge des abstentionnistes, il faut bien convenir que la plupart des maires se comportent dans notre monarchie républicaine comme de petits barons. La démocratie se réduit le plus souvent au dépôt d’un bulletin dans l’urne. Ensuite c’est la bureaucratie politique et administrative qui décide du reste, c’est à dire de l’essentiel sans verticale hiérarchisation économique et sociale des projets. D’où  une majorité de villes surendettées qui n’ont d’autres solutions que d’accroitre la fiscalité.  Les instituts de sondage prévoient une abstention supérieure à 2008. Ipsos pense que la barre des 40 % sera franchie. On sent le phénomène de lassitude et de défiance arriver dans ce vote de proximité. Il paraît vraisemblable que la gauche sera plus affectée que la droite par cette abstention en raison de la politique globale menée par le gouvernement actuel.

Elections Européennes : abstention et un radicalisme

Elections Européennes 2014 : abstention et un radicalisme

les sondages prédisent une abstention record, une montée de la gauche radicale et surtout une poussée des partis populistes, comme le PVV (Parti de la Liberté) néerlandais, le Front national français en passant par l’UKIP britannique qui souhaite la sortie de l’UE du Royaume-Uni. Au total, toutes ces formations pourraient recueillir plus de 20% des voix. L’extrême droite devrait pouvoir constituer un groupe, ce qui lui donnera plus de visibilité et des moyens pour peser sur les décisions.  Depuis des mois, les dirigeants européens mettent en garde contre la montée des populismes et des extrémismes, mais ils soulignent aussi que les partis modérés pro-européens conserveront une majorité confortable. Les conservateurs du Parti populaire européen (PPE) et les libéraux, au pouvoir dans 17 pays, devraient être sanctionnés, les écologistes ne rééditeront pas leur exploit de 2009, et les sociaux-démocrates du PSE devraient progresser pour se retrouver au coude-à-coude avec les conservateurs, voire même les coiffer au poteau. Selon les derniers sondages, ces quatre formations pro-européennes devraient obtenir plus de 70% des sièges. Les équilibres, et les alliances qui se noueront ensuite, détermineront le nom du prochain président de la Commission. Jusqu’à présent, les chefs d’État et de gouvernement le choisissaient au terme de tractations à huis clos. Ils doivent désormais tenir compte des résultats des élections. Les partis européens ont décidé d’aller plus loin en présentant chacun un candidat. La dynamique semble en passe de s’imposer, avec le soutien actif du Parlement, dont les pouvoirs ont été renforcés en 2009 et qui veut accroître son influence. Si cela se confirme, le prix se jouera entre le social-démocrate allemand Martin Schulz, parti très tôt en campagne, et le candidat conservateur, qui sera choisi début mars. L’ancien Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui a le soutien de la chancelière allemande Angela Merkel, fait figure de favori face à l’actuel commissaire européen français Michel Barnier. Mais nombre de dirigeants restent très réticents à se voir imposer leur interlocuteur à la tête de l’exécutif européen. « Nous consulterons les groupes parlementaires pour voir si quelqu’un émerge du lot, avec une majorité claire et stable au Parlement européen », a concédé le président sortant du Conseil européen, Herman Van Rompuy, prévenant aussitôt que le futur président devait aussi recueillir une « majorité qualifiée » au sein du Conseil des dirigeants européens. En cas de blocage, d’autres noms pourraient émerger. Parmi eux celui de l’actuelle patronne du FMI, la Française Christine Lagarde. Plusieurs Premiers ministres en exercice sont également en course même si leur fonction les oblige à la discrétion, selon des sources européennes. Le choix s’effectuera aussi dans le cadre d’un grand marchandage concernant trois autres postes : président du Parlement, mais surtout président du Conseil européen, l’émanation des Etats, et chef de la diplomatie de l’UE. « Il faut voir quand on décidera du paquet, en respectant des équilibres homme/femme, géographiques et entre familles politiques », a souligné Herman Van Rompuy.  Quel que soit le futur chef de la Commission, de centre-gauche ou de centre-droit, il devra incarner le changement par rapport à son prédécesseur, José Manuel Barroso critiqué en bloc comme trop libéral, trop soumis aux Etats membres et pas assez politique. Et après des années de réponse dans l’urgence à la crise, les deux grands défis des prochaines années seront la poursuite de l’intégration économique et politique de l’UE, avec son débat corollaire sur les changements de traité, et son affirmation sur la scène internationale, enjeu revenu au premier plan à la faveur de la crise en Ukraine.

 

Sondage- Municipales : 35% d’abstention et un vote sanction

Sondage- Municipales : 35% d’abstention et un vote sanction

Deux éléments majeurs pour les municipales d’abord l’abstention, très forte dans l’électorat de gauche et aussi le vote sanction à l’égard du gouvernement.   Un Français sur quatre veut sanctionner François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Selon un sondage Ifop/JDD, 35% des Français seraient tentés par l’abstention. Dans le détail, le résultat est encore plus inquiétant. Ce sont les jeunes et les classes populaires – plutôt acquises à la gauche – qui sont les moins mobilisés. 41% des sympathisants de gauche penchent aussi pour l’abstention, contre seulement 29% à droite et même 22% pour le Front national.Autre enseignement de ce sondage : le spectre d’un vote sanction. Un Français sur quatre déclare vouloir aller voter pour sanctionner la politique du gouvernement. Certes, 64% d’entre eux disent se déterminer principalement en fonction de considérations locales. Mais globalement, le contexte national devrait peser sur ce premier rendez-vous électoral de cette année. Il y a six ans, presqu’à la même époque, seuls 16% des Français déclaraient vouloir sanctionner la politique de Nicolas Sarkozy. Deux mois et demi plus tard, la droite perdait 29 villes de plus de 30.000 habitants.

 




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